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ROYAUME DU MAROC PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2005 COMPTES SPECIAUX DU TRESOR
ROYAUME DU MAROC
PROJET DE LOI DE FINANCES
POUR L’ANNEE 2005
COMPTES SPECIAUX DU TRESOR
i

SOMMAIRE

IINNTTRROODDUUCCTTIIOONN

 

11

II

CCAADDRREE JJUURRIIDDIIQQUUEE RREEGGIISSSSAANNTT LLEESS CCOOMMPPTTEESS SSPPEECCIIAAUUXX DDUU

22

TTRREESSOORR

 
 

I.1

Objet des Comptes Spéciaux du Trésor

22

I.2

Catégories des Comptes Spéciaux du Trésor

33

I.2.1 Comptes d'affectation spéciale

33

I.2.2 Comptes d'adhésion aux organismes internationaux

44

I.2.3 Comptes d’avances

44

I.2.4

Comptes de prêts

44

I.2.5

Comptes d'opérations monétaires

44

I.2.6

Comptes de dépenses sur dotations

55

I.3 Procédure de gestion des Comptes Spéciaux du Trésor

55

II. EEVVOOLLUUTTIIOONN DDUU NNOOMMBBRREE DDEESS CCOOMMPPTTEESS SSPPEECCIIAAUUXX DDUU TTRREESSOORR

66

III. NNAATTUURREE DDEESS RREESSSSOOUURRCCEESS EETT CCHHAARRGGEESS DDEESS CCOOMMPPTTEESS SSPPEECCIIAAUUXX DDUU TTRREESSOORR

88

 

III.1

Nature des ressources

88

III.1.1 Ressources des comptes d’affectation spéciale

88

III.1.2 Ressources des comptes de dépenses sur dotations

1010

III.1.3 Ressources des autres comptes spéciaux du Trésor

1010

III.2 Nature des charges programmées dans le cadre des CST

1010

ii

IIVV

BBIILLAANN CCHHIIFFFFRREE DDEE LLEEXXEECCUUTTIIOONN DDEESS CCOOMMPPTTEESS SSPPEECCIIAAUUXX DDUU TTRREESSOORR AAUU TTIITTRREE DDEESS EEXXEERRCCIICCEESS BBUUDDGGEETTAAIIRREESS DDEE 22000011 AA 22000033 1212

 

IV.1. Ressources des Comptes Spéciaux du Trésor

1212

IV.1.1 Prévisions des ressources des CST au titre des exercices budgétaires de 2001 à 2003

1212

 

IV.1.2

Réalisations des ressources des CST

1313

 

IV.1.2.1

Ressources de la gestion réalisées en cours d’année

1313

IV.1.2.2

ressources totales des CST

1414

 

IV.2 Charges des Comptes Spéciaux du Trésor

1515

 

IV.2.1 Prévisions des charges des CST au titre des exercices budgétaires de 2001 à 2003

1515

IV.2.2

Réalisations des dépenses des CST

1717

 

IV.2.2.1 Dépenses de la gestion

1717

IV.2.2.2 Dépenses totales des CST

1818

 

IV.3

Soldes des Comptes Spéciaux du Trésor

1919

VV

PPRROOGGRRAAMMMMEESS DDAACCTTIIOONNSS DDEESS CCOOMMPPTTEESS SSPPEECCIIAAUUXX DDUU TTRREESSOORR AAUU IITTRREE DDEESS EEXXEERRCCIICCEESS BBUUDDGGEETTAAIIRREESS DDEE 22000011 AA 22000033

2020

V. 1 Domaine Social

 

2121

 

V. 1.1 Fonds de Soutien des prix de certains produits alimentaires

2222

V.1.2

Fonds Solidarité Habitat

2323

V.1.3 Financement des dépenses d’équipement et de la lutte contre le chômage (Promotion Nationale)

2626

V.1.4

Fonds spécial de la Pharmacie centrale

2828

V.1.5 Fonds spécial pour la promotion et le soutien de la protection civile

2929

iii

V.2 Domaine de l’Infrastructure

3232

 

V.2.1

Fonds Spécial Routier

3333

V.2.2 Fonds pour l’Amélioration de l’Approvisionnement en Eau Potable des Populations Rurales

3535

V.2.3 Fonds National du Développement du Sport

3838

V.3 Domaine agricole

3939

 

V.3.1 Fonds de la lutte contre les effets de la sécheresse

3939

V.3.2 Fonds de Développement Agricole

4242

V.3.3

Fonds National Forestier

4545

V.3.4

Fonds spécial de sauvegarde et de protection du cheptel

4646

V.4 Promotion économique et financière

4747

 

V.4.1 Fonds de promotion des investissements

4747

V.4.2

Fonds de soutien à certains promoteurs

4949

V.4.3 Fonds spécial pour le financement de programmes socio- économiques

5050

V.5 Développement local

5151

 

V.5.1 Part des collectivités locales dans le produit de la TVA

5151

V.5.2 Fonds spécial relatif au produit des parts d’impôts affectées aux régions

5353

V. 6

Autres domaines

5454

V.6.1 Fonds spécial pour le soutien des juridictions et des établissements pénitentiaires

5454

V.6.2

Fonds pour la promotion du paysage audiovisuel national

5656

V.6.3

Fonds de Remploi Domanial

5858

iv

INTRODUCTION

Les comptes spéciaux du Trésor (CST) au nombre de 131 ont pour objet de retracer les recettes affectées, conformément aux dispositions de la loi organique relative à la loi de finances, au financement des dépenses afférentes à des opérations déterminées et l’emploi donné à ces recettes. Ces dépenses dont le montant prévisionnel s’élève au titre de l’année 2004 à 23.950 MDH soit 14,2 % du budget de l’Etat, concernent la réalisation des programmes d’actions intéressant les domaines social, agricole, de l’infrastructure, du développement local et de la promotion économique et financière. Elles sont programmées au niveau des comptes en question en raison :

de leur lien de cause à effet réciproque avec les recettes affectées auxdits comptes. Ainsi le montant des dépenses programmées et exécutées dans le cadre des CST est étroitement lié au montant des recettes effectivement réalisées ;

de leur nature nécessitant un cadre souple de gestion en vue d’améliorer la performance de réalisation des programmes d’actions réalisés dans ce cadre et portant notamment sur le développement de l’habitat social et la résorption de bidonvilles, la mise à niveau des infrastructures du monde rural, la lutte contre la pauvreté, le soutien des prix des produits de base, la promotion de l’investissement et le développement local.

Ainsi, les CST en tant que composante du budget de l’Etat contribuent à la mise en œuvre des orientations du gouvernement visant à assurer une meilleure allocation des ressources budgétaires affectées auxdits comptes et la rationalisation des dépenses programmées dans ce cadre à travers notamment l’application progressive de la nouvelle approche budgétaire axée sur les résultats et la performance.

Le présent rapport se propose d’aborder successivement :

le cadre juridique régissant les comptes spéciaux du Trésor ;

l’évolution du nombre des CST ;

la nature des ressources et dépenses des CST ;

le bilan chiffré de l’exécution des CST au titre de la période 2001-2003 ;

les programmes d’action des CST au titre de la période précitée.

v

II

CCAADDRREE JJUURRIIDDIIQQUUEE RREEGGIISSSSAANNTT SSPPEECCIIAAUUXX DDUU TTRREESSOORR

LLEESS

CCOOMMPPTTEESS

I.1 Objet des Comptes Spéciaux du Trésor

Les comptes spéciaux du Trésor (CST) constituent à côté du Budget Général, du Budget Annexe, et des Services de l’Etat Gérés de Manière Autonome, les composantes du budget de l’Etat. Ils visent conformément aux dispositions de l’article 17 de la loi organique n° 7-98 du 26 novembre 1998 relative à la loi de finances :

- soit à décrire des opérations qui, en raison de leur spécialisation ou d’un lien de cause à effet réciproque entre la recette et la dépense, ne peuvent être commodément incluses dans le cadre du budget général ;

- soit à décrire des opérations en conservant leur spécificité et en assurant leur continuité d’une année budgétaire sur l’autre ;

- soit à garder traces, sans distinction d’année budgétaire, d’opérations qui se poursuivent pendant plus d’une année.

Ces opérations sont liées à l’application d’une législation, d’une réglementation ou d’obligations contractuelles de l’Etat, précédant la création du compte.

Par ailleurs, en vertu des dispositions de l’article 18 de la loi organique relative à la loi de finances, les CST sont créés et supprimés par la loi de finances qui prévoit leurs plafonds de ressources et fixe le montant maximum des dépenses qui peuvent y être imputées.

Toutefois en cas d’urgence et de nécessité impérieuse, de nouveaux CST peuvent être créés en cours d’année budgétaire, par décret pris sur proposition du Ministre chargé des Finances. Ces nouveaux comptes doivent être soumis au Parlement pour ratification dans le cadre de la plus prochaine loi de finances.

En application de cette disposition, un seul compte d’affectation spéciale a été créé depuis 1998 par décret et soumis pour ratification au parlement. Il s’agit du Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social qui a été érigé par la loi n° 36-01 du 29 janvier 2002 en établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

vi

I.2 Catégories des CST

Dans le cadre de la rationalisation de la gestion des CST, la loi organique relative à la loi de finances promulguée en 1998 a réduit le nombre des catégories des CST de neuf (9) à six (6). Les trois catégories supprimées concernent les comptes d'opérations bancaires et commerciales, les comptes de règlement avec les gouvernements étrangers et les comptes d'investissement.

Les six catégories de CST actuellement en vigueur sont les suivantes :

I.2.1 Comptes d'affectation spéciale

Ces comptes retracent les recettes affectées au financement d'une catégorie déterminée de dépenses et l’emploi donné à ces recettes. Ils peuvent être alimentés par le produit de taxes, de versements budgétaires ou de recettes particulières. Leur solde qui est toujours créditeur est reporté d'année en année pour son montant intégral et constitue le disponible utilisable dans le cadre de chacun des comptes concernés.

Les évaluations de recettes des comptes d’affectation spéciale prévues par la loi de finances donnent lieu à ouverture de crédits dans la limite des prévisions de dépenses prévues par ladite loi. Si, en cours d'année, les recettes d'un compte d'affectation spéciale y compris le solde reporté apparaissent supérieures aux prévisions de recettes de la loi de finances, de nouveaux crédits peuvent être ouverts par arrêté du ministre chargé des finances dans la limite de l'excédent des recettes enregistré.

Tout compte d'affectation spéciale qui n'a pas donné lieu à dépenses pendant trois années consécutives est soldé de plein droit au terme de la troisième année et le solde est pris en recettes au budget général.

Les plus importants comptes en terme de volume de recettes et de dépenses parmi cette catégorie de CST retraçant environ 69 % des crédits ouverts au titre de la loi de finances pour l’année 2004 au profit de l’ensemble des CST sont les suivants :

- Part des collectivités locales dans le produit de la TVA (8.185 MDH) ;

- Fonds spécial routier (2.070 MDH) ;

- Fonds de soutien des prix de certains produits alimentaires (1.810 MDH) ;

- Fonds solidarité habitat (1.000 MDH).

vii

I.2.2 Comptes d'adhésion aux organismes internationaux

Ces Comptes décrivent les versements et les remboursements au titre de la participation du Maroc aux organismes internationaux. Ils retracent au débit le montant des souscriptions initiale et additionnelle et, au crédit les dotations budgétaires destinées à l’apurement des souscriptions.

Dans ce cadre, des comptes d’adhésion aux organismes de Bretton Woods et des organismes arabes, islamiques et internationaux ont été créés par les lois de finances pour retracer les opérations d’adhésion auxdits organismes.

I.2.3 Comptes d’avances

Ces comptes décrivent les versements, sous forme d’avances remboursables sur une durée égale ou inférieure à 2 ans, faites par l’Etat sur les ressources du Trésor et accordées pour des raisons d’intérêt public à des organismes relevant de l’Etat.

I.2.4 Comptes de prêts

Les comptes de prêts décrivent les versements, sous forme de prêts octroyés sur une durée supérieure à 2 ans, par l’Etat sur les ressources du Trésor et accordés pour des raisons d’intérêt public.

Les prêts et avances sont accordés dans la mesure où les bénéficiaires n'ont pu obtenir de ressources suffisantes pour la réalisation de leurs opérations. Ils sont productifs d'intérêts.

L'attribution des prêts et avances fait l'objet d'un contrat entre le Ministère chargé des Finances et le bénéficiaire. Ce contrat précise, notamment, le montant du prêt ou de l'avance, le taux d’intérêt et les modalités de remboursement.

Les comptes de prêts et d’avances sont supprimés par la loi de finances dès que les avances ou prêts accordés sont recouvrés auprès des organismes concernés et lesdits comptes deviennent créditeurs. L’excédent éventuel de ces comptes après leur clôture est versé au budget général.

I.2.5 Comptes d'opérations monétaires

Ils décrivent les mouvements de fonds d'origine monétaire qui sont de différentes natures. Au niveau de cette catégorie de CST, deux types d’opérations sont prises en compte :

viii

- Les différences de change sur vente et achat de devises ;

- Les opérations relatives aux contrats d’échange de taux d’intérêt des emprunts extérieurs et aux contrats d’échange de devises des emprunts extérieurs.

I.2.6 Comptes de dépenses sur dotations

Ils retracent les opérations relatives à une catégorie spéciale de dépenses dont le financement est assuré par des dotations budgétaires. Les dépenses programmées dans le cadre desdits comptes sont réalisées dans la limite des ressources effectivement recouvrées. L’excédent de ressources de chaque année budgétaire réalisé dans le cadre d’un compte de dépenses sur dotation est reporté sur l'année suivante.

Le Fonds de relations publiques figure parmi cette catégorie de CST. Il est destiné à comptabiliser les dépenses et recettes afférentes à la réalisation du 5ème recensement général de la population et de l’habitat au Maroc réalisé en septembre 2004.

I.3 Procédure de gestion des CST

Les opérations des CST sont prévues, autorisées et exécutées dans les mêmes conditions que les opérations du budget général, sauf dispositions contraires prévues par une loi de finances. Ainsi, les dépenses programmées dans le cadre desdits comptes sont engagées, ordonnancées et payées conformément aux dispositions du décret royal n° 330-66 du 21 avril 1967 portant règlement général de la comptabilité publique tel qu’il a été modifié et complété et du décret n° 2-75-839 du 30 décembre 1975 relatif au contrôle des engagements de dépenses de l’Etat tel qu’il a été complété par le décret n° 2-03-706 du 13 novembre 2003.

En outre les procédures et les règles de passation des marchés prévus dans le cadre des CST sont celles prévues par le décret n° 2-98-482 du 30 décembre 1998 fixant les conditions et les formes de passation des marchés de l’Etat ainsi que certaines dispositions relatives à leur contrôle et à leur gestion.

Par ailleurs et en vue de conférer auxdits comptes un cadre souple et simplifié de gestion, des règles spécifiques ont été introduites au profit des CST. Il s’agit de :

- la nécessité pour les comptes d’affectation spéciale (CAS) et les comptes de dépenses sur dotations (CDD) d’être toujours

ix

créditeurs. A cet effet, la réalisation des recettes au titre de ces comptes doit précéder les dépenses ;

- la possibilité en cours d’exercice budgétaire de relever par arrêté du ministre chargé des finances les plafonds de charges des CAS et CDD dans le cas où les recettes réalisées excèdent les plafonds de ressources prévues par la loi de finances ;

- la possibilité de reporter d’année en année le solde de chaque CST ;

- la suppression des CAS et des CDD non mouvementés sur une période de 3 ans ;

- l’établissement pour chacun des CAS et des CDD de programmes d’emploi des prévisions des ressources et des charges arrêtées par la loi de finances, complétés, le cas échéant, en cas de réalisations de ressources supplémentaires. Ces programmes d’emploi sont établis dans le respect des différentes natures de recettes et de dépenses retracées par les comptes concernés ainsi que des règles de la nomenclature budgétaire applicables au budget général.

IIII

EEVVOOLLUUTTIIOONN DDUU NNOOMMBBRREE DDEESS CCOOMMPPTTEE SSPPEECCIIAAUUXX DDUU TTRREESSOORR

Globalement, le nombre des CST est passé de 154 en 1999/2000 à 131 en 2004. Au cours de cette période, le nombre des comptes d’adhésion aux organismes internationaux (20) et des comptes de dépenses sur dotations (10) est resté stable. Par contre, le nombre des comptes d’affectation spéciale est passé de 43 en 1999/2000 à 46 en 2004 avec la création en 2001 du compte « Fonds national de soutien à la recherche scientifique et au développement technologique », en 2002 du compte « Fonds de participation des Forces Armées Royales aux missions de paix » et en 2004 du compte « Fonds de soutien à la sûreté nationale ».

Evolution du nombre total des CST

160

150

140

130

120

110

154 155 156 132 131 130 1999/00 2000 2001 2002 2003 2004
154
155
156
132
131
130
1999/00
2000
2001
2002
2003
2004

x

La ventilation de ces comptes par catégories est donnée dans les graphiques ci-dessous pour les années 1999/2000 et 2004.

1999/2000 2004 CA 12 CDD 10 CAS 43 CP 41 CA 16 CDD 10 CAOI
1999/2000
2004
CA 12
CDD 10
CAS 43
CP 41
CA 16
CDD 10
CAOI 20
COM 2
CP 62
CAS 46
COM 3
CAOI 20
Légende :
CAS : Comptes d'Affectation Spéciale.
CAOI : Comptes d'Adhésion aux Organismes
Internationaux.
CAM : Comptes d'Opérations Monétaires.
CP
: Comptes de Prêts.
CA
: Comptes d'Avances.
CDD : Comptes de Dépenses sur Dotations.

Compte tenu des opérations qu’ils retracent, les dépense imputées aux comptes d’adhésion aux organismes internationaux, aux comptes d’opérations monétaires, aux comptes de prêts et aux comptes d’avances sont ordonnancées par le ministre chargé des Finances. Quant aux dépenses imputées aux comptes d’affectation spéciale (CAS) et aux comptes de dépenses sur dotations (CDD), elles sont ordonnancées respectivement par 16 et 6 départements ministériels.

Ainsi sur un nombre total de 131 CST, le ministère chargé des Finances gère, en raison de leur spécificité, 93 comptes, soit environ 72 % du nombre total. Le poids de ces comptes dans la masse globale des charges des CST n’est toutefois que de 17 % sachant que la part des charges découlant des opérations du CAS relatif au soutien des prix de certains produits alimentaires représente plus de 40 %.

NOMBRE DES CST PAR DEPARTEMENT ET LEUR POIDS DANS LES

CHARGES TOTALES EN 2004

100 93 80 60 40 20 20 8 3 2 2 3 0 ADN Finances
100
93
80
60
40
20
20
8 3 2
2
3
0
ADN
Finances
Equipement&Tr
Habitat Autres
Agriculture

Nbre des CST

Poids dans le total %

xi

III NATURE DES RESSOURCES ET CHARGES DES COMPTES SPECIAUX DU TRESOR

III.1 Nature des ressources

III.1.1 Ressources des comptes d’affectation spéciale

D’une manière générale, les comptes d’affectation spéciale sont financés

par :

des recettes fiscales, des taxes spéciales ou des redevances affectées auxdits comptes par dérogation au principe de non affectation des ressources conformément aux dispositions de l’article 9 de la loi organique relative à la loi de finances. Il s’agit notamment de la taxe à l’essieu, des taxes intérieures de consommation sur les produits pétroliers, de la taxe additionnelle d’immatriculation affectés au Fonds spécial routier, des prélèvements à l’importation au titre des équivalents tarifaires instituées sur le sucre et le blé tendre et affectés au Fonds de soutien des prix de certains produits alimentaires, et de la taxe sur le ciment affectée au Fonds Solidarité Habitat ;

des contributions budgétaires ;

des produits de ventes et de services rendus tels que le produit de vente des terrains du domaine privé de l’Etat affecté au Fonds de Remploi Domanial ;

d’autres recettes tels que les dons, les contributions du Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social et les versements des Collectivités Locales.

Ainsi, pour l’année 2004, les ressources des comptes d’affectation spéciale prévues par la loi de finances s’élèvent à 19.019 MDH et sont ventilées par source de financement comme suit :

 

Montants

% dans le total général

NATURE DES RECETTES

(en MDH)

Recettes fiscales destinées aux Collectivités Locales et aux Régions

8.507

45

%

Recettes fiscales et parafiscales (non compris la part de 30 % de TVA affectée aux Collectivités Locales et la part des impôts affectée aux régions)

6.877

36

%

Dotations budgétaires

1.764

9

%

Produits des ventes et des services rendus

875

5

%

Autres recettes (dons, Collectivités Locales, CAS TVA …)

657

3

%

Produits des confiscations, des condamnations pécuniaires, des transactions et des amendes et pénalités

339

2

%

TOTAL GENERAL

19.019

100 %

xii

Nature des ressources des Comptes d'Affectation Spéciale Année 2004 Autres recettes: 3 % Produits des
Nature des ressources des Comptes
d'Affectation Spéciale Année 2004
Autres recettes: 3 %
Produits des ventes et
services rendus: 5%
Produits des
confiscations,
condamnations,
amendes…: 2 %
Ressources fiscales
des Collectivités
Locales & Régions:
Dotations budgétaires:
45 %
9 %
Recettes fiscales et
parafiscales:
36 %

Ainsi et exception faite des dotations budgétaires versées aux comptes d’affectation spéciale totalisant un montant de 1.764 MDH au titre de l’année 2004 et des ressources destinées aux collectivités locales (part dans le montant de la TVA, de l’IS et de l’IGR) et celles affectées à la compensation des prix de base à travers le fonds de soutien des prix de certains produits alimentaires, cette catégorie de compte précitée procure aux ministères dont ils relèvent des ressources additionnelles s’élevant au titre de cette année à 6.941 MDH ce qui représente environ 106 % des enveloppes d’investissement allouées aux mêmes ministères.

Crédits de paiement et ressources additionnelles CAS des départements ministériels Année 2004 2500 2000 1500
Crédits de paiement et ressources additionnelles CAS des
départements ministériels
Année 2004
2500
2000
1500
1000
500
0
Crédits investissement 2004
Ressources additionnelles CAS
et Transport
Equipement
Habitat
et
Urbanisme
et Privatisation
Finances
Intérieur
Agriculture
Justice
Communication
et Forêts
Eaux
Sports
Autres

xiii

III.1.2 Ressources des comptes de dépenses sur dotations

Le montant des ressources de cette catégorie de comptes prévu pour l’année 2004 s’élève à 4.681 MDH. Les sources de financement de ces comptes proviennent de contributions budgétaires programmées soit dans les budgets de fonctionnement et d'investissement des ministères concernés, soit au niveau du chapitre des charges communes.

III.1.3 Ressources des autres comptes spéciaux du Trésor

Au titre de l'année 2004, les plafonds de ressources prévus au titre des comptes d’adhésion aux organismes internationaux, des comptes d'opérations monétaires, des comptes de prêts et des comptes d'avances totalisent un montant de 346 MDH se ventilant par catégorie comme suit :

Comptes d’adhésion aux organismes internationaux

:

-

Comptes d’opérations monétaires

:

5 MDH

Comptes de prêts

:

338 MDH

Comptes d’avances

:

3 MDH

Total

:

346 MDH

Si les comptes d’opérations monétaires trouvent leurs sources de financement dans des opérations monétaires (Compte des opérations d’échange de taux d’intérêt et de devises des emprunts extérieurs), les ressources des comptes d’avances et de prêts sont constituées par les remboursements des avances et des prêts déjà consentis.

III.2 Nature des charges programmées dans le cadre des CST

Les principales natures de charges programmées dans le cadre des comptes spéciaux du Trésor et notamment au niveau des comptes d’affectation spéciale sont prévues en vertu des dispositions législatives fixant les opérations pouvant être comptabilisées dans ce cadre. Elles concernent les domaines d’action ci-après :

1. Développement régional et local à travers les ressources programmées dans le cadre du compte « Parts des Collectivités Locales dans le produit de la TVA » et du Fonds relatif au « produit des parts d’impôts affectées aux régions » ;

xiv

2. Domaine des infrastructures rurales à travers le Fonds pour le Développement Rural, la construction de pistes et de routes rurale et l’entretien courant du réseau routier (Fonds spécial routier) ainsi que l’équipement en moyens de pompage et travaux de génie civil pour le stockage et la fourniture d’eau en milieu rural (Fonds pour l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable des populations rurales) ;

3. Incitations aux investisseurs et promotion de l’investissement dans le domaine agricole à travers l’octroi de primes de valorisation des produits agricoles (Fonds de développement agricole) ainsi que des avantages prévus par la Charte de l’Investissement. Il s’agit de la prise en charge, dans la limite de 5 % du coût de l’investissement, des frais d’acquisition de terrains, des dépenses de réalisation des équipements hors site et des frais de formation (Fonds de la Promotion des Investissements).

4. Compensation des produits de base à savoir, le sucre et la farine nationale pour une quantité annuelle de 10 millions de quintaux (Fonds de soutien des prix de certains produits alimentaires), résorption des bidonvilles et restructuration de l’habitat insalubre à travers le Fonds solidarité habitat et le Fonds national d’achat et d’équipement de terrains ;

5. Gestion du domaine privé de l’Etat à travers l’acquisition, la vente et la réhabilitation des terrains et immeubles domaniaux. Ces opérations sont réalisées pour contribuer au développement des bâtiments publics en relation avec les impératifs de déconcentration, de rapprochement de l’Administration des administrés et l’amélioration des services rendus. Elles contribuent également aux efforts de promotion de l’investissement (Fonds de remploi domanial) ;

6. Réalisation de programmes d’investissement sectoriels dans les domaines suivants :

boisement et reboisement, ouvertures de pistes et recherches forestières (Fonds national forestier et Fonds de la taxe de réfection des chemins forestiers) ;

études et construction de complexes sportifs et soutien aux différentes fédérations sportives (Fonds national de développement du sport) ;

développement culturel (Fonds national pour l’action culturelle) ;

extension et rénovation des juridictions (Fonds spécial pour le soutien des juridictions et des établissements pénitentiaires).

xv

IIVV BBIILLAANN CCHHIIFFFFRREE DDEE LLEEXXEECCUUTTIIOONN DDEESS CCOOMMPPTTEESS SSPPEECCIIAAUUXX DDUU TTRREESSOORR AAUU TTIITTRREE DDEESS EEXXEERRCCIICCEESS BBUUDDGGEETTAAIIRREESS DDEE 22000011 AA 22000033

IV.1. Ressources des comptes spéciaux du Trésor

IV.1.1 Prévisions des ressources des CST au titre des exercices budgétaires de 2001 à 2003

Les prévisions de ressources des CST sont passées de 21.430 MDH en 2001 à 21.755 MDH en 2003, soit une augmentation de 325 MDH ou 1,5 %. En 2002, les prévisions de ressources s’élevaient à 20.425 MDH. La baisse de ces ressources est imputable essentiellement aux opérations du Fonds de développement rural inscrites pour mémoire en 2002 contre un montant de 2.200 MDH prévu au profit dudit compte en 2001 destiné à contribuer à la réalisation du programme de lutte contre les effets de la sécheresse.

Dans ce cadre, les comptes d’affectation spéciale retracent en moyenne 76% desdites recettes, suivis des comptes de dépenses sur dotations, regroupant environ 21% du montant total des recettes prévues au titre des CST pour la période précitée.

(En MDH)

CATEGORIES DE CST

LF 2001

LF 2002

LF 2003

Comptes d'affectation spéciale

16 520

15 588

16 536

Comptes de dépenses sur dotations

4 391

4 381

4 681

Comptes de prêts

511

448

522

Comptes d'avances

3

3

11

Comptes d'opérations monétaires

5

5

5

Comptes d'adhésion aux organismes internationaux

-

-

-

TOTAL GENERAL

21 430

20 425

21 755

xvi

IV.1.2 Réalisation des ressources des CST :

IV.1.2.1 Ressources de la gestion réalisées en cours d’année

Le montant total des ressources réalisées en cours d’année 2003 dans le cadre des différentes catégories des comptes spéciaux du Trésor s’élève à 25.120 MDH contre 23.287 MDH en 2002, soit une hausse de 1.833 MDH ou 7,9 %. En 2001, le montant de ces ressources s’élevait à 30.528 MDH y compris la dotation de 6.170 MDH enregistrée dans le cadre du Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social et représentant la part versée à ce Fonds suite à l’opération de cession de la 2 ème licence GSM.

Abstraction faite des ressources de la gestion enregistrées au niveau dudit Fonds, au titre des années 2001 (6.170 MDH) et 2002 (1.000 MDH), les recettes réalisées par les CST ont connu une hausse de 12,7% en 2003 par rapport à l’année 2002.

(En MDH)

CATEGORIES DE CST

LF 2001

LF 2002

LF 2003

Comptes d'affectation spéciale

26 388

19 199

20 523

Comptes de dépenses sur dotations

3 678

3 665

3 763

Comptes d'adhésion aux organismes internationaux

29

0

32

Comptes d'opérations monétaires

6

14

32

Comptes de prêts

424

406

739

Comptes d'avances

3

3

31

TOTAL GENERAL

30 528

23 287

25 120

D’une manière générale, l’évolution des ressources des CST a été marquée par celles enregistrées au niveau des CAS lesquels représentent une part prépondérante allant de 82 à 86% du total. Quant aux CDD, ils représentent une part relative dans les recettes totales oscillant entre 12 % et 15,7 %, enregistrant une stabilité en valeur absolue avec un montant annuel de l’ordre de 3.650 MDH.

Les autres catégories de comptes, bien que représentant plus de la moitié du nombre total des CST, mobilisent des ressources dont la part dans le total des ressources des CST est en légère amélioration se situant à 1,5% en 2001, 1,8% en 2002 et 3,3% en 2003.

xvii

RESSOURCES DES CST DE 2001 à 2003

(EN MDH)

30 000 25 000 20 000 15 000 10 000 5 000 0
30
000
25
000
20
000
15
000
10
000
5 000
0

Comptes d'affectation spéciale

Comptes de dépenses sur dotations

Autres catégories de CST

LF 2001 LF 2002 LF 2003

LF 2001

LF 2001 LF 2002 LF 2003

LF 2002

LF 2001 LF 2002 LF 2003

LF 2003

IV.1.2.2 Ressources totales des CST

Les ressources réalisées par les CST augmentées des soldes des gestions antérieures reportés au profit desdits comptes ont évolué de 45.708 MDH en 2002 à 50.438 MDH en 2003, soit une hausse de 4.730 MDH ou 10,3 %. En 2001, les ressources réalisées s’élèvent à 55.460 MDH y compris 11.097 MDH au niveau du Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social.

(En MDH)

CATEGORIES DE CST

LF 2001

LF 2002

LF 2003

Comptes d'affectation spéciale

46 946

37 216

41 542

Comptes de dépenses sur dotations

7 527

7 907

7 955

Comptes d'adhésion aux organismes internationaux

29

2

32

Comptes d'opérations monétaires

6

14

32

Comptes de prêts

949

566

846

Comptes d'avances

3

3

31

TOTAL GENERAL

55 460

45 708

50 438

L’analyse de la structure des ressources totales réalisées permet de relever une très grande prépondérance des comptes d’affectation spéciale avec une part relative dépassant les 80% sur les trois exercices.

xviii

Au niveau de cette catégorie de comptes, une dizaine de comptes sur un

total de 46 représentent 75% de la masse globale des ressources réalisées en

2003.

(En MDH)

 

Intitulé du code

 

Ressources 2003

Part des collectivités locales dans le produit de la TVA

 

9.216

Fonds de remploi domanial

 

6.308

Fonds spécial pour le financement des programmes socio- économiques

3.774

Fonds de soutien des prix de certains produits alimentaires

 

2.557

Fonds de solidarité assurance

 

2.216

Fonds spécial routier

 

2.209

Fonds de développement agricole

 

1.629

Fonds

Spécial

pour

le

soutien

des

juridictions

et

des

 

établissements pénitentiaires

 

1.124

Financement des dépenses d’équipement et de la lutte contre le chômage

1.096

Fonds national forestier

 

1.045

 

TOTAL

31.174

IV.2 Charges des Comptes Spéciaux du Trésor

IV.2.1 Prévisions des charges des CST au titre des exercices budgétaires de 2001 à 2003

L’évolution des plafonds des charges prévus initialement par les lois de finances pour les exercices budgétaires 2001 à 2003 est retracée dans le tableau ci-après :

 

(En MDH)

CATEGORIES DE CST

LF 2001

LF 2002

LF 2003

Comptes d'affectation spéciale

16 520

15 588

16 536

Comptes de dépenses sur dotations

4 391

4 381

4 681

Comptes d'adhésion aux organismes internationaux

51

53

77

Comptes d'opérations monétaires

5

5

5

Comptes de prêts

1 452*

405

157

Comptes d'avances

-

-

-

TOTAL GENERAL

22 419

20 432

21 456

* dont prêts au Crédit Immobilier et Hôtelier 1.000 MDH.

xix

L’évolution des prévisions de dépenses des CST est identique à celle des prévisions de ressources, en particulier pour les CAS et les CDD, conformément aux dispositions de la loi organique relative à la loi de finances stipulant une gestion en équilibre de ces catégories de comptes.

PREVISIONS DES DEPENSES DES CST DE 2001 à 2003 (EN MDH) 18,000 16,000 14,000 12,000
PREVISIONS DES DEPENSES DES CST DE 2001 à 2003
(EN MDH)
18,000
16,000
14,000
12,000
10,000
8,000
6,000
4,000
2,000
0

Comptes d'affectation spéciale

Comptes de dépenses sur dotations

Autres catégories de CST

LF 2001 LF 2002 LF 2003

LF 2001

LF 2001 LF 2002 LF 2003

LF 2002

LF 2001 LF 2002 LF 2003

LF 2003

L’analyse des plafonds de charges des comptes d’affectation spéciale montre que dix comptes parmi les quarante cinq CAS totalisent 13.630 MDH soit 82 % du montant global desdits plafonds prévus en 2003 au profit de cette catégorie de comptes.

(En MDH)

 

Intitulé du code

 

Charges 2003

Part des collectivités locales dans le produit de la TVA

 

7.652

Fonds spécial routier

 

1.500

Fonds de soutien des prix de certains produits alimentaires

1.100

Fonds de développement agricole

 

600

Fonds de remploi domanial

 

587

Financement des dépenses d’équipement et de la lutte contre le chômage

566

Fonds de solidarité des assurances

 

445

Fonds national du développement et du sport

 

430

Fonds solidarité habitat

 

400

Fonds

spécial

pour

le

soutien

des

juridictions

et

des

 

établissements pénitentiaires

 

350

 

SOUS TOTAL

 

13.630

xx

IV.2.2 Réalisations des dépenses des CST

IV.2.2.1 Dépenses de la gestion

Les dépenses réalisées au titre des différentes catégories de CST en 2003 s’élèvent à 22.601 MDH contre 20.007 MDH en 2002, soit une hausse de 2.594 MDH ou 13 %. Pour l’année 2001 les dépenses enregistrées sont de 33.307 MDH dont 10.612 MDH au titre du Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social :

 

(En MDH)

CATEGORIES DE CST

LF 2001

LF 2002

LF 2003

 

Comptes d'affectation spéciale

28 923

16 194

19 015

 

Comptes de dépenses sur dotations

3 285

3 707

3 427

 

Comptes d'adhésion aux organismes internationaux

26

27

31

 

Comptes d'opérations monétaires

8

8

40

 

Comptes de prêts

1 065

71

88

 

Comptes d'avances

-

-

-

 

TOTAL GENERAL

33 307

20 007

22 601

 

DEPENSES DE LA GESTION DES CST DE 2001A 2003 (EN MDH)

30 000 25 000 20 000 15 000 10 000 5 000 0
30
000
25
000
20
000
15
000
10
000
5 000
0

Comptes d'affectation spéciale

Comptes de dépenses sur dotations

Autres catégories de CST

LF 2001 LF 2002 LF 2003

LF 2001

LF 2001 LF 2002 LF 2003

LF 2002

LF 2001 LF 2002 LF 2003

LF 2003

xxi

IV.2.2.2 Dépenses totales des CST

Les dépenses totales des CST s’entendent en terme des dépenses réalisées au titre de l’exercice, augmentées des soldes reportés des gestions antérieures. Ces dépenses s’élèvent à 44.695 MDH en 2003 contre 42.473 MDH en 2002, soit une hausse de 2.222 MDH ou 5,2 %.

 

(En MDH)

 

CATEGORIES DE CST

 

LF 2001

LF 2002

LF 2003

Comptes d'affectation spéciale

 

28 943

16 206

19 023

Comptes de dépenses sur dotations

 

16.185

16.607

16.319

Comptes

d'adhésion

aux

organismes

2 222

2 220

2 249

internationaux

Comptes d'opérations monétaires

 

3 091

3 093

3 119

Comptes de prêts

 

4 598

4 244

3

885

Comptes d'avances

 

106

103

100

 

TOTAL GENERAL

 

55.145

42.473

44.695

Il convient de noter que le poids des soldes reportés des gestions antérieures est perceptible au niveau des catégories de CST autres que les CAS et les CDD qui sont par nature débiteurs, en particulier :

Les comptes d’adhésion aux organismes internationaux qui enregistrent au débit les participations cumulées du Maroc à ces organismes. En cas de retrait de notre pays de l’un de ces organismes, le compte d’adhésion concerné sera crédité du montant remboursé au titre de la participation du Maroc de l’organisme concerné ;

Les comptes de prêts et d’avances qui comptabilisent en dépenses l’encours des dettes consenties aux organismes bénéficiaires sont crédités, au fur et à mesure des remboursements des dettes.

Dépenses totales des CST y compris les soldes débiteurs reportés de 2001 à 2003 (en
Dépenses totales des CST y compris les soldes débiteurs reportés
de 2001
à 2003
(en MDH )
30,000
25,000
20,000
15,000
10,000
5,000
0
Comptes d'affectation spéciale
Comptes de dépenses sur dotations
Autres catégories de CST
LF 2001
LF 2002
LF 2003

xxii

IV.3 Solde des comptes spéciaux du Trésor

Le rapprochement du montant total des recettes et des dépenses des CST laisse apparaître un solde en fin d’exercice passant de 316 MDH en 2001 à 3.235 MDH en 2002 et 5.743 MDH en 2003.

 

(En MDH)

Désignation

2001

2002

2003

Total des recettes

55.460

45.708

50.438

Total des dépenses

55.144

42.473

44.695

Solde à reporter à la gestion suivante

316

3.235

5.743

Evolution du solde net des CST de 2001 à 2003 (En MDH)

7000

6000

5000

4000

3000

2000

1000

0

2001 2002 2003
2001
2002
2003

Les soldes excédentaires enregistrés notamment au niveau des comptes d’affectation spéciale, sont utilisés pour :

- Régler le reliquat des dépenses engagées dans le cadre des comptes concernés et qui n’ont pas donné lieu à paiement à la fin de l’exercice budgétaire ;

- engager de nouvelles opérations dès le début de l’exercice budgétaire en attendant la réalisation des recettes de la gestion.

xxiii

VV

PPRROOGGRRAAMMMMEESS

AAUU TTIITTRREE DDEESS EEXXEERRCCIICCEESS BBUUDDGGEETTAAIIRREESS DDEE 22000011 AA 22000033

DDAACCTTIIOONN DDEESS CCOOMMPPTTEESS SSPPEECCIIAAUUXX DDUU TTRREESSOORR

Le présent bilan des principales réalisations des comptes spéciaux du Trésor au titre des exercices budgétaires 2001-2003 mettra l’accent sur les comptes d’affectation spéciale (CAS) en raison de l’importance de cette catégorie de comptes dans le montant global des dépenses enregistrées au niveau des CST, et des programmes réalisés dans les domaines d’intervention suivants :

- Social ;

- Infrastructure ;

- Agricole ;

- Promotion économique et financière ;

- Développement local ;

- Autres.

La ventilation de l’ensemble des CAS par domaine d’intervention, ainsi que leur poids dans le total de cette catégorie, est retracée dans le tableau ci- après :

Prévisions des charges des CAS en 2004

Domaines d’intervention

Nombre de

Crédits

Part des crédits ouverts dans le total des CAS

comptes

ouverts

- SOCIAL

10

4.099,5

21,6 %

- INFRASTRUCTURE

4

2.668,5

14 %

- AGRICOLE

9

911

4,8 %

-PROMOTION ECONOMIQUE ET FINANCIERE

8

1.076

5,7 %

- DEVELOPPEMENT LOCAL

3

8.507

44,7 %

- AUTRES DOMAINES

12

1.757

9,2 %

TOTAL DES CAS

46

19.019

100 %

xxiv

PART DES CREDITS DES CAS PAR DOMAINE D'INTERVENTION (ANNEE BUDGETAIRE 2004)

DEVELOPPEMNT LOCAL

44,7%

AUTRES DOMAINES SOCIAL 9,2% 21,6% AGRICOLE PROMOTION ECONOMIQUE 4,8%
AUTRES DOMAINES
SOCIAL
9,2%
21,6%
AGRICOLE
PROMOTION ECONOMIQUE
4,8%

ET FINANCIERE

5,7%

INFRASTRUCTURE

14,0%

V. 1

Domaine social

Les comptes d’affectation spéciale dont les programmes d’action relèvent du domaine social, concernent principalement :

Le Fonds de Soutien des prix de certains produits alimentaires ;

Le Fonds solidarité habitat ;

Le Financement des dépenses d’équipement et de la lutte contre le chômage (Promotion Nationale) ;

Le Fonds spécial de la pharmacie centrale ;

Le Fonds spécial pour la promotion et le soutien de la protection civile.

Evolution des plafonds des charges des CAS dans le domaine social au titre de la période 2001-2004

(En MDH)

Nature du crédit

 

Crédits ouverts

 

Ordonnateurs

2001

2002

2003

2004

Fonds de soutien des prix de certains produits alimentaires

1.467

1.600

1.100

1.810

Finances et Privatisation

Fonds solidarité habitat

60

300

400

1.000

Habitat et Urbanisme

Financement des dépenses d’équipement et de la lutte contre le chômage

585,5

566,5

566,5

566,5

Intérieur

Fonds spécial de la pharmacie centrale

170

170

256

260

Santé

Fonds spécial pour la promotion et le soutien de la protection civile

164,44

170,47

184,24

190,00

Intérieur

T o t a l

2.446,94

2.806,97

2.506,74

3.826,50

 

xxv

V. 1.1

Fonds de Soutien des prix de certains produits alimentaires

Ce compte dont le Ministre chargé des Finances est ordonnateur, a été institué à partir du 1 er janvier 1995. Il retrace les opérations liées à la protection de certains produits agricoles de base instituée par la loi n° 13-89 relative au commerce extérieur sous forme de prélèvement à l’importation égal à la différence entre le prix de référence et le prix réel à l’importation. Les ressources mobilisées dans ce cadre sont destinées à contribuer au financement du système de compensation du sucre et de la farine à l’effet de stabiliser leurs prix de vente.

Ce compte retrace au crédit :

1- La part supérieure à 27,5% de la valeur en douane au titre du droit d’importation perçu sur le sucre de betterave à sucre, et/ou de cannes à sucre, sous toutes ses formes tant que ces produits demeurent compensés ;

2- La part supérieure à 17,5% de la valeur en douane au titre du droit d’importation perçu sur le blé tendre tant que la farine nationale de blé tendre demeure compensée;

3- La part supérieure

du droit

d'importation perçu sur les dérivés du blé tendre tant que la farine nationale de blé tendre demeure compensée.

à 50%

de

la valeur en douane

au titre

Au débit, ce compte retrace les versements au profit de la Caisse de Compensation des recettes perçues au titre du sucre de betterave à sucre, et/ou de cannes à sucre, sous toutes ses formes, ainsi que les versements au profit du budget de l’Office National Interprofessionnel des Céréales et des Légumineuses (ONICL) des recettes perçues au titre du blé tendre et de ses dérivés. Ces versements contribuent à la compensation du :

Prix du sucre, à travers l’octroi d’une subvention forfaitaire de 2000 Dh/T du sucre vendu, servie aux sucreries raffineries correspondant à une charge annuelle de 2.000 MDH. L’objectif de ce soutien est de maintenir les prix à des niveaux supportables par le consommateur.

Depuis la mise en place du système de protection par les équivalents tarifaires, en 1996, le montant total des recettes réalisées au titre de l’importation du sucre brut et raffiné à fin 2003 et affectées au fonds de soutien, s’élève à 4.480 MDH ;

Prix de la farine nationale pour un contingent de 10 MQX institué depuis Août 1998. La subvention unitaire allouée dans ce cadre est de 143,38 Dh/Ql.

xxvi

Le soutien de la farine nationale consiste à compenser la différence entre son prix de revient et le prix de vente, fixé à un niveau de l’ordre de 200 Dh/Ql.

Il est à signaler que la réforme de la filière oléagineuse entrée en vigueur le 1 er novembre 2000, s’est traduite par l’abandon du système de protection par les équivalents tarifaires et son remplacement par des droits d’importation classiques de 2,5 % pour les graines oléagineuses et les huiles brutes et 25 % pour les huiles raffinées et les tourteaux.

Le tableau suivant retrace les ressources réalisées par ce compte au titre de la période 2001-2003 et les affectations qui en ont été faites sachant que la filière oléagineuse a été libéralisée à partir de l’année 2001 :

(En DH)

ANNEES

SUCRE

HUILE

FARINE

 

Recettes

 

Recettes

 

Recettes

 

de l’année

Dépenses

de l’année

Dépenses

de l’année

Dépenses

 

2001 363.160.339

389.978.490

8.548.136

8.780.787

1.400.943.286

1.923.000.000

 

2002 532.288.048

428.536.260

143.480

0

1.457.030.871

1.267.075.513

 

2003 869.978.645

839.551.099

0

0

1.042.350.230

1.153.433.025

TOTAL

1 765 427 032

1 658 065 849

8 691 616

8 780 787

3 900 324 387

4 343 508 538

V.1.2 Fonds Solidarité Habitat :

Dans le cadre de la stratégie nationale de résorption de l’habitat insalubre, il est apparu nécessaire de se doter d’un instrument de financement permettant de contribuer à la réalisation dudit programme et de constituer un levier pour la mobilisation des ressources nécessaires à cet effet.

Ainsi, il a été procédé, en 2002, à la modification de l’objet du compte d’affectation spéciale « Fonds Social de l’Habitat », créé en 1984, et son remplacement par le « Fonds Solidarité Habitat ».

Ce fonds, ainsi modifié, vise la comptabilisation des opérations afférentes aux projets d’habitat social et aux actions et programmes de résorption de l’habitat insalubre.

Les recettes de ce compte se sont sensiblement améliorées par le produit de la taxe spéciale sur le ciment instituée par la loi de finances de l’année 2002 au taux de 0,05 DH/Kg, porté à 0,10 DH/Kg en 2004.

xxvii

EVOLUTION DES RESSOURCES DU FONDS SOLIDARITE HABITAT (EN MDH) 1000 900 800 700 600 500
EVOLUTION DES RESSOURCES DU FONDS
SOLIDARITE HABITAT (EN MDH)
1000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
2001
2002
2003
2004

La nature des dépenses prises en charge par ledit fonds a également été étendue à l’aménagement et l’équipement de terrains destinés au développement de l’habitat social, ainsi qu’aux versements au profit des fonds de garantie des prêts consentis par les institutions bancaires pour l’accès au logement social.

Le bilan des réalisations du Fonds au titre des exercices budgétaires 2001-2003 permet de constater le renforcement au fil des années des actions réalisées dans ce cadre.

Ainsi, en 2002, 21 opérations concernant la résorption des bidonvilles et la restructuration de l’habitat non réglementaire ont été prises en charge pour un montant de l’ordre de 163 MDH au profit d’environ 20.000 ménages. Cette action a été achevée en 2003 et étendue à 76 autres opérations comprenant, en plus, le financement du programme d’urgence et la réhabilitation des tissus anciens au profit de 70.152 ménages pour un montant de 288 MDH.

Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations gouvernementales dans le domaine de l’habitat social relatives à la résorption du déficit en logements estimé à un million d’unités en milieu urbain, l’année 2004 a été caractérisée par la mise en œuvre d’une nouvelle approche axée notamment sur :

La mise à la disposition des promoteurs immobiliers des terrains équipés et libres de toute contrainte à des prix préférentiels ;

La prise en charge par l’Etat ou par des organismes publics de l’équipement des terrains qui pourront être confiés à des promoteurs publics ou privés ;

xxviii

La restructuration des opérateurs publics de l’habitat qui devront se consacrer exclusivement à la mobilisation et l’équipement des terrains destinés à l’habitat social. Cette restructuration qui constitue l’un des axes de la réforme structurelle du secteur de l’habitat vise à assurer la mise à niveau de ces organismes, à corriger les dysfonctionnements qui caractérisent leurs structures et leurs activités, à développer de nouvelles synergies dans leurs actions par leur regroupement au sein d’une société Holding, et à mettre en cohérence les interventions publiques d’habitat avec les nouvelles orientations gouvernementales.

La mise en place de fonds de garantie pour faciliter l’accès aux prêts bancaires à des conditions avantageuses pour l’achat ou l’auto-construction de logements sociaux.

Ainsi, le Fonds Solidarité Habitat assure le financement des actions arrêtées par les pouvoirs publics pour le développement de l’habitat social, portant notamment sur :

1. La mise en œuvre du programme « villes sans bidonvilles » (VSB), visant, à l’échéance 2008, l’éradication des bidonvilles en milieu urbain. Ce programme concerne les villes chefs-lieu de région ou de province et les centres urbains et sera réalisé dans un cadre de partenariat avec les autorités régionales et locales par la conclusion de « contrats de ville ». Ledit programme devant être réalisé au cours de la période 2004-2008 en trois tranches a pour objectif d’éradiquer l’ensemble des bidonvilles identifiés dans 67 villes et communes urbaines et intéressant 201.550 ménages.

2. Le lancement d’un programme d’habitat social de prévention. Il porte sur la réalisation de logements sociaux à faible Valeur Immobilière Totale (VIT) et des lots d’habitat économique pour atteindre l’objectif de production de 100.000 logements par an à moyen terme, destinés aux ménages dont les revenus ne dépassent pas 1,5 fois le SMIG ;

3. La mise à la disposition des promoteurs immobiliers, désireux de réaliser des opérations de l’habitat social, des terrains de l’Etat équipés et libres de toutes contraintes à des prix préférentiels dans le cadre de conventions devant préciser la nature et la consistance des opérations à réaliser, leurs coûts, ainsi que les prix de vente. L’équipement de terrains sera pris en charge par l’Etat et ses démembrements et pourra être confié au secteur privé ou aux promoteurs publics dont la restructuration actuellement en cours devra aboutir à leur spécialisation en matière d’équipement et de mobilisation des terrains destinés aux opérations de l’habitat social. A ce titre, il convient de souligner qu’une assiette foncière de 6.700

xxix

hectares a été identifiée et concerne les villes de Casablanca, Marrakech, Agadir, Fès, Tanger, Tétouan, Kénitra, Témara et Salé.

4. L’amélioration des conditions d’octroi de crédits au logement social par la mise en place de mécanismes de garantie permettant d’assurer le remboursement sur une longue période des prêts contractés en matière d’acquisition de logements sociaux et partant réduire les taux d’intérêts y afférents. Ainsi, la création de trois fonds de garantie au profit respectivement, des fonctionnaires et employés du secteur public (FOGALOGE-Public), de la population à revenu faible ou non réguliers (FOGARIM) et des salariés du secteur privé (FOGALOGE- Privé) a été retenue. Les conventions Etat/CCG concernant les deux premiers fonds ont été signées en décembre 2003. Le FSH contribuera au financement du FOGARIM pour un montant de 600 MDH.

V.1.3 Financement des dépenses d’équipement et de la lutte contre le chômage (Promotion Nationale) :

Le compte d’affectation spéciale intitulé « Financement des dépenses d’équi