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BANQUE D’ALGERIE QUE MEMOIRE DE FIN D’ETUDES En vue de l’obtention du Diplôme Supérieur des
BANQUE D’ALGERIE
QUE
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES
En vue de l’obtention du
Diplôme Supérieur des Etudes Bancaires
(D.S.E.B)
Thème
LE CAPITAL INVESTISSEMENT
LOGIQUE, TECHNIQUE ET PRATIQUE
Présenté par
Mr. MEHAL Mohamed Amine
8 e Promotion
Promoteur
Mr.Abdelkader BOULARDJEM
FINALEP
Encadreur
Mr.Yacine MHAMRI
SOFINANCE
OOccttoobbrree 22000066

Toute ma gratitude

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REMERCIEMENTS

Nous tenons par la présente à témoigner de nos plus sincères remerciements au personnel de la SOFINANCE pour leur accueil chaleureux et aides. en particulier Mr. Mensouri, Mr Mensouri.

Nous voudrions également remercier Mr. A. BOULARDJEM notre promoteur ET M elle . D. Medhar pour le soutient technique qu’il nous ont

Nous tenons aussi à remercier le personnel de la bibliothèque, pour leur assistance logistique et psychologique.

Enfin, mes dernières pensées sont pour toi DJAMEL.

Introduction générale

1

Introduction générale 1 Introduction générale La pratique économique et financière, à traver s le monde, ne

Introduction générale

La pratique économique et financière, à travers le monde, ne cesse d’évoluer, répondant à des exigences et à des besoins de plus en plus grandissants. En effet, une telle évolution ne saurait s’opérer sans toucher au reste du monde qui tente de combler le vide créé par les pays en avance.

Cette distorsion est d’autant plus amplifiée par un effet de mondialisation qui passe outre les frontières physiques, touchant les pays en récession en plein dans leurs économies, grâce à l’imposition d’un principe de concurrence libre placé sous l’égide de l’économie de marché.

Aussi, l’Algérie, dans le cadre de son éventuelle adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce et son désir de s’imprégner du tissu économique international, convient du retard qu’elle accuse et a conscience de l’énorme effort qu’elle se doit de fournir afin de se mettre au niveau de ses concurrents potentiels.

Ainsi, dans une perspective de mondialisation et de concurrence, l’Algérie se doit de revitaliser son propre tissu économique, en œuvrant en faveur d’une dynamisation de ce dernier. Aussi, les efforts des pouvoirs publics algériens doivent déboucher sur des résultats probants, assurant la compétitivité des PME algériennes et leurs aptitudes concurrentielles qualité/prix, à l’échelle internationale.

La réalisation de cette dynamisation économique est, en soit, un objectif à atteindre pour toute entité économique de production, en particulier les PME trouvant une grande difficulté à accéder au financement traditionnel devenu de plus en plus sélectif surtout quand il s’agit de PME développant des projets de haute technologie ou du renforcement de leurs situations financières. D’ où la nécessité d’innover dans le domaine financier.

Cette innovation doit porter sur de nouveaux modes de financement tels que le crédit-bail ou le capital investissement qui proposent des solutions aux entrepreneurs en leur offrant de nouvelles perspectives, contrecarrant ainsi la finance traditionnelle.

Le capital investissement, que nous nous proposons d’étudier tout au long de notre mémoire, se présente comme un outil de financement des entreprises, notamment les PME. Cet instrument s’avère incontournable de par l’assistance financière, stratégique et relationnelle qu’il confère.

Depuis son apparition aux Etats-Unis dans les années 50, le capital investissement s’est forgé une place parmi les grands de la finance, et se retrouve aujourd’hui convoité par tous les pays désirant relancer leurs activités économiques.

Le capital investissement est devenu par conséquent un métier à part entière se distinguant des autres métiers de la finance par sa logique, la diversité de ses métiers et surtout son mode opératoire.

des autres métiers de la finance par sa logique, la diversité de ses métiers et surtout
des autres métiers de la finance par sa logique, la diversité de ses métiers et surtout

Introduction générale

2

Introduction générale 2 Dans une tentative de prospection, quant à ce nouveau mode de financement, nous

Dans une tentative de prospection, quant à ce nouveau mode de financement, nous tenterons à travers notre mémoire de répondre aux deux questions suivantes :

Quel est la portée de l’activité du capital investissement et qu’en est-il de son mode opératoire lors des opérations de prise de participation ?

Où se situe la réalité algérienne par rapport au capital investissement ?

Pour ce faire, nous avons vu qu’il serait juste de scinder notre mémoire en trois parties :

La première partie sera consacrée à la présentation du concept de capital investissement, car il est important de définir et de situer le concept avant de s’étaler sur ses aspects pratiques.

Notre première partie est scindée en trois chapitres. Le premier sera dédié à la présentation du capital investissement, ses divers métiers, ainsi qu’à une étude comparative face à la finance traditionnelle. Le deuxième chapitre abordera les divers intervenants du métier en s’étalant sur leurs principales caractéristiques et le dernier sera consacré à l’analyse de la pratique du capital investissement à travers le monde.

La deuxième partie de notre mémoire sera consacrée aux aspects exclusivement techniques du métier. Il s’agit de présenter la démarche suivie par le capital investisseur lorsqu’un projet lui est soumis. Cette démarche sera également traitée en trois chapitres :

Le premier présentera les outils techniques utilisés par le capital investisseur lui permettant de se prononcer quant à son éventuelle participation dans les affaires qui lui sont soumises. Le deuxième traitera du montage financier et juridique effectué en évoquant les divers instruments servant au bouclage financier d’une éventuelle participation ainsi que les diverses opérations juridiques qui accompagnent le financement. Quant au troisième, il abordera le rôle partenarial que joue le capital investisseur dans sa participation ainsi que les différentes modalités de sortie envisagées.

La troisième partie sera consacrée à la présentation de deux cas pratiques illustrant la réalité de l’exercice du métier en Algérie. Cette partie sera constituée de trois chapitres : le premier aura pour objectif la présentation de structures de financement opérant dans le secteur et leurs modes d’intervention. Le deuxième chapitre présentera un cas réel de participation tiré du portefeuille de la SOFINANCE alors que le troisième chapitre sera dédié à un cas pratique traité au niveau de la FINALEP. Nous essayerons au fil de ces chapitres de présenter les aspects techniques de l’étude d’un dossier de financement.

essayerons au fil de ces chapitres de présenter les aspects techniques de l’étude d’un dossier de
essayerons au fil de ces chapitres de présenter les aspects techniques de l’étude d’un dossier de

Concept de capital investissement

3

Concept de capital investissement 3 Partie 1 Le concept du capita l investissement Introduction : Pour

Partie 1

Le concept du capital investissement

Introduction :

Pour la première partie de notre modeste travail,il nous a paru important de commencer par la présentation du concept de capital investissement, sa définition, ses métiers, son champ d’intervention ainsi que ses différents intervenants, en clôturant par un bref aperçu de la pratique du capital investissement à travers le monde.

Le premier chapitre de cette première partie sera consacré à la définition du concept de capital investissement, la distinction entre ses différents métiers et la particularité qui le caractérise face à la finance traditionnelle.

Le deuxième chapitre sera consacré aux intervenants dans le métier de capital investissement. Nous nous focaliserons sur les deux principaux intervenants (offreurs et demandeurs de financement) destinés à animer le marché en question.

Le dernier chapitre relatera la réalité de la pratique du capital investissement à travers le monde. Nous y ferons, dans un premier temps, référence à l’état du marché américain puis celui européen et nous examinerons, dans un second temps, l’état du marché algérien.

du marché américain puis celui européen et nous examinerons, dans un second temps, l’état du marché
du marché américain puis celui européen et nous examinerons, dans un second temps, l’état du marché

Concept de capital investissement

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Concept de capital investissement 4 CHAPITRE 1 CONCEPT DU CAPITAL INVESTISSEMENT. Avant de s’élancer dans une

CHAPITRE 1

CONCEPT DU CAPITAL INVESTISSEMENT.
CONCEPT DU CAPITAL INVESTISSEMENT.

Avant de s’élancer dans une étude purement analytique du capital investissement, il nous parait judicieux de passer par une analyse descriptive, en définissant le concept du capital investissement, ses métiers, ses intervenants, et ses divers champs d’intervention.

Le chapitre présent a pour objet, de définir, dans une première section le concept du capital investissement, puis nous présenterons les différents métiers y inhérents. Dans une deuxième section nous essayerons de faire le point sur les différences qui existent entre le métier de banque et celui de capital investissement.

SECTION 1 : définition et métiers du capital investissement.

Il est d’usage méthodologique de définir le concept du capital investissement avant d’étudier

ses divers aspects.

Il s’agira dans ce qui suit , après avoir introduit une réflexion sémantique dont le but est de

faciliter l’appréhension du concept, de définir le capital risque , d’en déterminer les

principales caractéristiques et de définir par la suite ses différents métiers.

1. Réflexion sémantique :

La majorité des ouvrages ayant abordé le financement en fonds propres, donnent libre court à l’ambiguïté. En effet l’utilisation des deux vocables «Capital risque » et « capital investissement » laissent le lecteur perplexe quant au vocable à utiliser.

Pour ce, nous avons jugé utile d’apporter quelques éclaircissements, afin de résorber cette ambiguïté .et de définir un terme générique.

Il s’agit donc, dans ce qui suit, de signaler : que parler du capital risque revient à parler de

l’aventure du capital au sens du « venture capital » et non du financement du risque au sens du « risque financing. ».

Le « venture capital », ancêtre du capital investissement moderne, est apparu pour la première fois aux Etat Unis en 1945 puis introduit en Europe et particulièrement en France au début des années 70. Cette traduction, en parfaite conformité du point de vue littéraire, est largement contestée par les praticiens du capital investissement ;

P Battini, pionnier du capital risque en France, décrit la traduction française du venture

capital comme saugrenue 1 , car il considère que ce générique est dépourvu de toute

1 P. Battini, capital risque ; mode d’emploi, Ed d’Organisation, Paris, 2000, p 21

rique est dépourvu de toute 1 P. Battini, capital risque ; mode d’emploi, Ed d’Organisation, Paris,
rique est dépourvu de toute 1 P. Battini, capital risque ; mode d’emploi, Ed d’Organisation, Paris,

Concept de capital investissement

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Concept de capital investissement 5 signification économique et qu’il ne reflète pas la vraie nature du

signification économique et qu’il ne reflète pas la vraie nature du capital investissement. En effet, cette traduction fidèle met l’accent sur l’aspect du risque et fait l’impasse sur l’aspect aventure du capital, l’évolution des projets, la concrétisation des idées, l’arrimage entrepreneur/investisseur et l’ascension du capital.

Dans tout ce qui suit, nous utiliserons le vocable capital risque pour désigner le financement des entreprises en création ou celle en post-création. Le vocable de capital investissement désignera, sauf mention contraire, l’activité de capital investissement en générale.

2. Définition du Capital Investissement :

Les praticiens ne s’accordent pas toujours à donner une même définition au capital risque même si au fond ces définitions dégagent le même esprit, celui de :

Selon l’EVCA 2 : le Capital Investissement est l’ensemble des activités d’investissement à risque effectuées par un intermédiaire financier professionnel dans des sociétés ou projets spécifiques prometteurs 3 . Pour les Français ;

c’est l’investissement en fonds propres ou quasi fonds propres réalisés dans des sociétés non cotées 4 .

Selon D. Nouvellet « le capital risque peut se définir comme l’association d’un entrepreneur et d’un capitaliste, qui vont ensemble courir le risque de l’entreprise et se partager leurs éventuels profits » 5 .

D’après l’Association Française des Investissements en Capital (AFIC) , communément admise en Europe ; le capital risque est un financement en vrais fonds propres, c'est-à-dire exposé aux risques de l’entreprise ; sans garanties ni de l’entrepreneur ni de la société ; qui prend la forme de prise de participation en capital , le plus souvent minoritaire ; pour une durée généralement limitée à celle prévue pour la réussite du projet ( 3 , 5 ou 7 ans le plus souvent), qui doit avoir un fort potentiel de croissance et de rentabilité 6 . Sous l’angle strictement juridique, c’est la prise de participations minoritaires en fonds propres dans des sociétés non cotées en vue de réaliser à terme une plus-value, accompagnée d’une collaboration plus ou moins active entre l’investisseur en capital-risque et l’équipe dirigeante 7 , ces prises de participations nécessitent l’instauration de protections conventionnelles, qui impliquent des mécanismes juridiques.

Au sens de la législation tunisienne, l’article 21 de la loi n° 95-87 8 stipule : le capital risque est la participation au renforcement des fonds propres des entreprises et notamment des entreprises promues par de nouveaux promoteurs, des entreprises implantées dans les zones de développement régional, des entreprises objet d’opérations de mise à niveau ainsi que des entreprises qui réalisent des

2 European Private Equity and Venture Capital Association

3 A.DOUHANE et J-M ROCHI, technique d’ingénierie financière ; pratique et méthode des montage financier, Ed. SEFI, Paris 1997, p.12.n° : 496. Juillet- août 1989.

4 In DOUHANE Amar et ROCHI Jean-MICHEL, Techniques d’ingénierie financières ; pratique et méthodologies des montages financiers, Ed. SEFI, Paris, 1997, P 12

5 D. Nouvellet, « Le capital risque, un métier qui tarde à devenir majeur »,revue Banque n°505 , mai 1990, p. 455.

6 P. Battini, Capital risque ; mode d’emploi, Edition d’Organisation, 1998,p.36

7 G.Copin, « Capital risque en France, un mode ou une institution »Revue du financier, juillet 1986, p.14.

8 Loi 95-87 du 30 octobre 1995, modifiant et complétant la loi 88-92 du 2 août 1988 relative aux sociétés d’investissement, Journal officiel de la république tunisienne n°89,7 novembre 1995,Tunis ,p 2080 .

aux sociétés d’investissement, Journal officiel de la république tunisienne n°89,7 novembre 1995,Tunis ,p 2080 .
aux sociétés d’investissement, Journal officiel de la république tunisienne n°89,7 novembre 1995,Tunis ,p 2080 .

Concept de capital investissement

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Concept de capital investissement 6 investissements permettant de promouvoir la technologie ou sa maîtrise ainsi que

investissements permettant de promouvoir la technologie ou sa maîtrise ainsi que l’innovation dans tous les secteurs économiques.

De toutes ces définitions, l’on pourrait formuler une définition fonctionnelle :

« Le capital investissement est une technique de financement de haut de bilan par des ressources propres de la société de capital investissement, sous forme de prise de participation le plus souvent minoritaire, dans des sociétés non cotées en bourse à fort potentiel de croissance ou de développement, pour une durée moyenne de 5 ans, non assortie d’option de

garanties, dans l’espoir de réaliser des

plus-values de cessions sur des parts de participation

antérieurement acquises dans le capital de la société cible, il est possible que l’investisseur exige un rendement régulier sous forme de dividendes ».

Le capital investissement, plus qu’un simple financement en fonds propres, est un partenariat entre le capital investisseur et l’entrepreneur. Un partenariat prédéfini lors de la conclusion du contrat de financement concrétisé par la rédaction du « pacte d’actionnaires ». Le capital investisseur, providence technique de l’entrepreneur, offre une panoplie de services qui dépendent de sa politique et de ses moyens :

- Ingénierie financière ;

- Aide et assistance dans les domaines ; financier, stratégique et relationnel ;

Le capital investissement reste une activité assez méconnue en Algérie, malgré les efforts des pouvoirs publiques, encore faut-il changer les mentalités des entrepreneurs, et faire face à leur culture patrimoniale. Les entrepreneurs sont prêts à partager l’échec et moins spontanément la réussite. Le capital investisseur prend le risque et apporte son soutien dans le but de partager les deux, avec l’espoir de réaliser une plus-value qui est la concrétisation de la réussite du projet

3. Métiers du capital investissement :

Une société suivant un cycle de vie dit normal, passerait par les étapes suivantes; création, développement, introduction en bourse, transmission. Les entrepreneurs sont donc confrontés à des contraintes stratégiques selon le stade de développement de leurs sociétés.

Les sociétés de capital investissement tendent par conséquent, à définir leurs interventions selon les sollicitations dont elles font l’objet de la part de ces entrepreneurs. On distingue trois catégories distinctes :

le capital risque ;

le capital développement ;

le capital transmission ;

3.1. Le capital risque :

Le capital risque est le financement en fonds propres qui vise le développement initial d’un projet, la création d’entreprise ou son démarrage. En effet, la société de capital investissement avance des fonds destinés à couvrir les frais d’avant création (recherche, prototype …), frais liés au lancement de l’entreprise (fabrication et commercialisation des toutes premières séries produites par l’entreprise) :

de l’entreprise (fabrication et commercialisation des toutes premières séries produites par l’entreprise) :
de l’entreprise (fabrication et commercialisation des toutes premières séries produites par l’entreprise) :

Concept de capital investissement

7

Concept de capital investissement 7 Le capital risque ² regroupe donc trois métiers bien distincts :

Le capital risque ² regroupe donc trois métiers bien distincts :

1. le capital amorçage (seed capital) ;

Le capital amorçage consiste en une intervention en amont du démarrage 9 , ou du financement d’un entrepreneur qui veut prouver la faisabilité technique de son idée ; « capital faisabilité ». En d’autre terme c’est le financement de l’entreprise à son état embryonnaire, ceci est dire que la prise de risque est très grande, du fait de l’incertitude quant au devenir du projet. Ainsi, pour améliorer les chances de réussite du projet, il faudra s’appuyer sur un partenariat actif et rechercher « une intervention par étapes avec capitalisation progressive » Le capital amorçage, particulièrement orienté vers la promotion de la haute technologie et le financement de l’innovation est peu répandu dans le monde vu les risques qu’il véhicule et le manque d’accompagnement de la part des Etats. Au Etats Unies par exemple; les« R & D partnerships », organisme de capital risque, permettent aux investisseurs privés finançant un projet de recherche, de percevoir des royalties sur la technologie en cas de succès de son exploitation.

2. le capital création ( le start-up capital ) :

Le « capital création » concerne le premier vrai tour de table de l’entreprise, il finance des entreprises en création, des entreprises qui n’en sont encore qu’à leurs naissances, mais possèdent déjà un statut juridique.

Les capitaux alloués couvrent le démarrage de l’activité, les frais d’établissement, d’acquisition d’équipement et d'exploitation ainsi que des frais de R&D 10 pour des entreprises technologiques et assimilées. Il accompagne l’entreprise dans l’industrialisation et la commercialisation de sa première série de produits,

Le tableau ci-dessous reflète les principaux points communs et les différences entre les deux métiers précédemment cités :

 

Capital amorçage

 

Capital création

 

Chiffre d’affaires

C.A = 0

 

C.A. > 0

Résultat net

Perte

par

absence

de

produits

Perte (incapacité d’atteindre le point mort)

encaissés

 

Montant investi

Faible en raison des risques

Plus

élevé

(risque

moindre)

Nature des besoins couverts

- Etude de faisabilité

- industrialisation

- Prototypes tests

 

- commercialisation

- Pré-séries

 

- recherche

et

- Recherche développement

et

 

investissement

Plus-value potentielle

Très élevée

 

élevée

9 Appelé également « zéro stage »

10 Recherche et développement.

Très élevée   élevée 9 Appelé également « zéro stage » 1 0 Recherche et développement.
Très élevée   élevée 9 Appelé également « zéro stage » 1 0 Recherche et développement.

Concept de capital investissement

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Concept de capital investissement 8 Intensité de la prise de risque Probabilité proche de celle de

Intensité de la prise de risque

Probabilité proche de celle de gagner le gros lot de la loterie

Très élevé

Nature du risque

De

produit,

de

concept

- industriel

technologique

 

- de marché

Modèle organisationnel

Absence (créateurs travaillant dans son garage)

Informel

maturation

De 1 à5 années

 

De 1 à 3 années

Source 11

3. le capital poste-création (early stage) :

Le capital création s’adresse à des entreprises nouvellement créées en première croissance, qui dans le premier développement de leurs produits, expriment des besoins de financement afin de couvrir les frais d’industrialisation et de commercialisation.

La décision de développer un produit représente un choix stratégique dans la vie d’une entreprise, et devrait coïncider avec le déclin de ce produit sur le marché (relative au cycle de vie d’un produit), chose qui est plus fréquente et indispensable pour les entreprises de haute technologie

3.2. Le capital développement :

Le capital développement finance la croissance de l’entreprise alors qu’elle commence à dégager des profits, sans pour autant être suffisant pour soutenir l’investissement nécessaire (le réajustement du niveau de la production, le lancement d’un nouveau produit, la pénétration de nouveaux marchés étrangers,…etc.). A ce stade de développement il est plus facile pour l’entreprise de trouver des financements du fait du moindre risque qu’elle génère et de la possibilité de se baser sur des éléments financiers existants.

L e capital développement se subdivise en trois importantes étapes :

le second tour « second stage » : ce financement assure notamment les besoins en fond de roulement lorsque l’entreprise voit ses ventes se développer et ses délais de règlement s’allonger du fait de l’accès à de nouveaux marchés. Le financement d’expansion « expansion stage »: si les ressources ou l’autofinancement ne suffisent pas, l’entreprise peut avoir recours à des investisseurs extérieurs pour financer ses extensions de réseaux commerciaux, de capacités de production. Le financement d’attente « mezzanine financing » : financement d’intermédiation, il sert à préparer la cession de l’entreprise à une autre ou bien son entrée en bourse. Cette étape nécessite des moyens que l’entreprise ne peut pas toujours mobiliser et pour lesquels elle a recours à un investisseur étranger.

Dans le capital développement, l’arbitrage risque/rentabilité est de rigueur. En effet, si l’entreprise présente moins de risque, les espérances de plus-value demeurent minimes et sont presque similaires à des profits réalisés par un financement bancaire.

11 In DOUCHANE Amar et ROCCHI Jean Michel, technique d’ingénierie financière ;pratique et technique des montages financiers, Ed. SEFI, Paris, 1997, P.23.

technique d’ingénierie financière ;pratique et technique des montages financiers , Ed. SEFI, Paris, 1997, P.23.
technique d’ingénierie financière ;pratique et technique des montages financiers , Ed. SEFI, Paris, 1997, P.23.

Concept de capital investissement

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Concept de capital investissement 9 3.3. Le capital reprise / transmission : Le capital transmission consiste

3.3. Le capital reprise / transmission :

Le capital transmission consiste à financer le rachat des positions majoritaires. Les capitaux investis dans le capital transmission sont destinés à permettre l’acquisition par la direction existante ou par une nouvelle équipe déjà établie.

La disponibilité d’états financiers antérieurs facilite l’appréhension du projet de transmission de l’entreprise, et amoindrit de ce fait le risque de contrepartie. Néanmoins, le risque de management est présent car on ne peut prévoir la qualité de gestion de la nouvelle direction.

Par ailleurs, l’espérance de plus-value demeure importante, particulièrement quand le repreneur de l’entreprise est un investisseur de haut standing (reprise d’un sous-traitant).

La technique financière de capital transmission d’entreprise s’inspire directement du MBO (management buy-out) ou LBO (leverage buy-out) utilisant l’effet de levier 12 financier à travers une holding et l’appel à l’endettement. Les repreneurs peuvent être des dirigeants en place (buy-out), une équipe existante ou une combinaison des deux.

P.VERNIMMEN définit la technique d’LBO comme suit : « un LBO ou (leverage buy-out) est le rachat des actions d’une entreprise, financé par une très large part d’endettement. Concrètement, une holding 13 constituée s’endette pour racheter la cible. Le holding paiera les intérêts de sa dette et remboursera celle-ci grâce aux dividendes réguliers ou exceptionnels provenant de la société rachetée » 14 .

Pour optimiser le montage de l’opération de LBO, l’AFIC recommande aux holding repreneurs de détenir au moins 95 % du capital et des droits de vote de l’entreprise cible, ce qui lui permet de déduire les frais financiers de la dette d’acquisition du bénéfice imposable de la cible en application du régime de l’intégration fiscale. Les opérations de LBO peuvent avoir pour origine ;

Une procédure de privatisation ;

Une sortie de bourse 15 ;

La reprise de sociétés en difficultés ou en liquidation ;

Un changement dans la structure du capital, en particulier dans les PME/PMI familiales dont :

- Les actionnaires majoritaires souhaitent concrétiser leurs plus-values en cédant l’intégralité de leurs parts.

- Les entrepreneurs opèrent une diversification de leur patrimoine (cession partielle des titres).

- Les actionnaires rencontrent de graves dissensions.

12 L’effet de levier de l’endettement consiste en un accroissement du rendement des fonds propres investis dans une activité, du fait du recours à un emprunt dont le coût est inférieur au taux de rendement interne de l’activité considérée.

13 Holding ; société publique ou privée dont l'actif est composé de parts du capital d'autres entreprises dont elle contrôle et coordonne les activités.

14

P.VERNIMMEN, finance d’entreprise 5 eme édition, Ed. Dalloz, Paris, 2002, P.688.

15 L’opération de LBO réalisée sur de petites capitalisation en vue de les faire sortir de la bourse est aussi appelé ; opération de retrait de la cote (public to private) ; elle se traduit par l’acquisition d’un bloc significatif d’actions suivie par une sortie de la cote par le biais d’une office publique de retrait

d’un bloc significatif d’actions suivie par une sortie de la cote par le biais d’une office
d’un bloc significatif d’actions suivie par une sortie de la cote par le biais d’une office

Concept de capital investissement

10

Concept de capital investissement 10 Une stratégie de désinvestissement de grands groupes ; - Cession d’entreprise

Une stratégie de désinvestissement de grands groupes ;

- Cession d’entreprise non rentable selon la définition de la maison mère, ce qui en fait des cibles difficiles.

- Recentrage de l’activité en cédant des actifs non stratégiques, suite à des déconvenues financières (besoins provenant de la maison mère) ou échec industriel ou commercial (lors d’une diversification par exemple).

- Reprise d’une filiale par les salariés (RES ;pouvant bénéficier d’avantages fiscaux, à condition qu’un nombre minimum de cadres et/ou de salariés prenne part à la transaction et prenne contrôle de la holding.

I l existe deux principaux types de LBO (leverage buy-out) :

Le MBO (management buy-out) : rachat d’une entreprise par sa propre équipe dirigeante (un ou plusieurs de ses cadres, non actionnaires ou minoritaires). Le MBI (management buy-in) : rachat de l’entreprise par un ou plusieurs repreneurs étrangers.

D ’autres formules sont des variantes :

- Le BIMBO (buy in management buy out) : rachat par un dirigeant repreneur extérieur en association avec le vendeur et ou avec les cadres de l’entreprise.

- L’OBO (owner buy-out) : rachat d’une entreprise par un holding détenu conjointement par les propriétaires actuels et les investisseurs financiers. pour bénéficier de l’intégration fiscale, le vendeur ne doit pas détenir le contrôle du holding.

- Le LBU (leverage build up) : rachat d’une première entreprise qui sert de plate-forme pour l’acquisition d’autres entreprises du même secteur ou d’un secteur connexe.

Lors de la transmission d’entreprise, le vendeur doit présenter à l’acquéreur une garantie d’actif et de passif, il lui sera demandé de façon quasi systématique de constituer des garanties de façon à assurer sa solvabilité en cas de mise en jeu de cette garantie. Appelé communément « la garantie de la garantie ».

Un troisième type de financement dit « mezzanine » intervient lors d’opérations risquées et en particulièrement dans certaine LBO ou, soit les fonds propres ne suffisent pas à obtenir un prêt classique soit que les fonds propres et le financement classique obtenus ne suffisent pas à couvrir tout les besoins de financement.

Dette « subordonnée » 16 ou dette « junior », le financement mezzanine est un concours de risque et de rendement intermédiaire entre ceux des fonds propres et ceux le la dette « senior ». Il ouvre généralement un accès au capital de la société emprunteuse en faisant appel à des obligations convertibles, des obligations à bon de souscription d’achat ou de rachat d’actions.

4. Autres métiers du capital : investissement :

4. Autres métiers du capital : investissement : Le bridge financing: Le bridge financing ou capital

Le bridge financing:

Le bridge financing ou capital déploiement, ce financement est destiné aux entreprises conduites à l’introduction en bourse. Des entreprises qui ont besoins de fonds pour pouvoir répondre aux exigences du marché boursier.

16 Dont le remboursement est subordonné à celui de la dette senior.

répondre aux exigences du marché boursier. 1 6 Dont le remboursement est subordonné à celui de
répondre aux exigences du marché boursier. 1 6 Dont le remboursement est subordonné à celui de

Concept de capital investissement

11

Concept de capital investissement 11 A ce niveau, l’entreprise néce ssite, en plus des fonds inje

A ce niveau, l’entreprise nécessite, en plus des fonds injecter pour lui permettant de

s’introduire en bourse, un control,des conseils de gestion et une gestion de trésorerie.

Le capital reclassement (replacement capital):conseils de gestion et une ge stion de trésorerie. Il consiste en le rachat de positons

Il consiste en le rachat de positons minoritaires d’un ou plusieurs associés ou actionnaires de la société cible, qui peuvent être des capital-investisseurs. Il a été développé par analogie au capital transmission sauf que ces prises de participation ne permettent pas la prise de contrôle

de

la société cible.

Le financement du retournement (turnaround) ;

Le financement du retournement (turnaround) ;

Ce

mode financement à pour objectif le redressement d’entreprises en difficulté, l’intevention

de

la société de capital investissement n’a pas pour seul objectif de rétablir la situation

financière de l’entreprise par un apport de capitaux mais, aussi l’aider à retrouver une certaine

prospérité sur le marché en l’assistant dans sa gestion et ses choix stratégiques. I’Algérie a pratiqué le financement de retournement par le biais de la CNOC 17 , un financement de retournement qui ne disait pas son nom car il est plus connu sous le nom de « aide aux entreprises en difficulté » ou encore « financement du maintien de l’emploi ».

Le

schéma ci-après illustre l’adéquation des métiers de capital investissement au cycle de vie

de

l’entreprise :

17 Caisse National d’Assurance Chômage.

de capital investisse ment au cycle de vie de l’entreprise : 1 7 Caisse National d’Assurance
de capital investisse ment au cycle de vie de l’entreprise : 1 7 Caisse National d’Assurance

Concept de capital investissement

12

Concept de capital investissement 12 Stades de développement Ressources financières • LMBI/LMBO Sortie Transm
Stades de développement Ressources financières • LMBI/LMBO Sortie Transm ission • DEV ELOPPEMENT Bourse et
Stades de développement
Ressources financières
LMBI/LMBO
Sortie
Transm ission
DEV
ELOPPEMENT
Bourse et
Capital transmission
Concours bancaires
Dével oppement
Croissance
Capital développement
EARLY-STAGE
1 ere croissance
Décollage
Concours bancaires
Capital risque
START-UP
Lancem ent
Aides publiques
Autofinancementutofinancement
C
réation
CapitalCapital dede départdépart
AidesAides publiquespubliques
SEED CAP ITAL
Prot otype
Faisabilité
Recherche
Idée
Apport personnel
Apport personnel
ou autofinancement
ou autofinancement

ChercheursChercheurs // inventeursinventeurs /entreprises/entreprises

Cheminée du financement des entreprises

Cheminée du financement des entreprises 18 .

Toute classification est à priori arbitraire. A cet égard nous ferons remarquer que ;

• Chaque intervention d'un organisme de Capital Investissement dans une entreprise est un

cas particulier;

• la sophistication croissante des techniques utilisées et le professionnalisme de plus en plus marqué des équipes impliquent l'analyse des conditions concrètes de chaque entreprise et non l'adoption de méthodologies « passe-partout ».

Autant d’éléments faisant du capital investissement un mode de financement tout à fait distinct des autres modes de financement et particulièrement de celui bancaire. La section qui suit est une étude comparative entre le capital investissement et le financement bancaire.

18 J.LACHMAN,capital risque et capital investissement,Ed Economica, Paris. 1996, p.41.

et le financement bancaire. 1 8 J.LACHMAN, capital risque et capital investissement, Ed Economica, Paris. 1996,
et le financement bancaire. 1 8 J.LACHMAN, capital risque et capital investissement, Ed Economica, Paris. 1996,

Concept de capital investissement

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Concept de capital investissement 13 SECTION 2 : Etude comparative entre le capital invest issement et

SECTION 2 : Etude comparative entre le capital investissement et finance traditionnelle :

La banque dans son rôle d’intermédiaire financier entre les déposants de fonds et les demandeurs de capitaux doit prendre en compte un certain nombre de mesures lors de ces opérations d’octroi de crédit, telles que les règles prudentielles édictées par la Banque Centrale ; les taux d’intérêt, durée du prêt, échéancier de remboursement, garanties et/ou cautionnement, autant d’éléments contraignants pour une entreprise à la recherche de financement.

L’entreprise se trouve donc prise dans un étau, entre impossibilité d’obtenir des prêts bancaires et l’impossibilité d’accéder aux marchés financiers. L’entreprise peut ainsi rater l’occasion de développer son activité au moment voulu malgré des espérances de rentabilité importante et un risque certes existant mais souvent injustifié.

L’alternative est apportée par le capital investissement qui, au coté des banques peut favoriser la complémentarité entre l’économie des fonds propres et celle de l’endettement. Une complémentarité prometteuse dans une économie en expansion et notamment dans le domaine des technologies et de l’innovation.

Il est claire que ces deux modes d’intervention convergent quand à leurs objectifs de financement de projets et d’entreprises, mais divergent quand à leurs approches, leurs éléments d’appréhension et leurs critères d’éligibilité. Le capital investissement et le financement bancaire se retrouvent ainsi diamétralement opposés.

I. Le financement :

Le financement sous tous ses aspects sera notre premier point d’attache parce qu’il est le principal critère de distinction entre les deux puisqu’il définit les deux à travers leurs fonctions.

1)

La nature du financement :

Le banquier à pour vocation première, l’octroi de crédits à court, moyen et long terme ,celle du capital investisseur est de prendre part au capital des entreprises financées par des fonds propres.

Le financement bancaire répond en général à des besoins momentanés de trésorerie ou à des financements de projets à effet de levier important, le capital investissement est un apport en capital et de gestion améliorant le ratio d’endettement(fonds propres /dette).

Le capital investisseur aussi bien que le banquier peut étendre son activité, à titre accessoire, aux activités de l’autre ; le premier peut octroyer des prêts et le deuxième peut faire des apports en capital.

2)

La durée du financement :

; le pr emier peut octroyer des prêts et le deuxième peut faire des apports en
; le pr emier peut octroyer des prêts et le deuxième peut faire des apports en

Concept de capital investissement

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Concept de capital investissement 14 Pour le capital investisseur la durée du fina ncement est assimilée

Pour le capital investisseur la durée du financement est assimilée à celle nécessaire à la réussite du projet. La durée de financement dépend aussi des modalités de sorties elles même conséquentes du développement impondérable de l’entreprise.

Chez le banquier, la situation est tout à fait différente, car vu l’exigibilité des fonds qu’il emploie, le banquier est obligé de gérer au mieux sa trésorerie et d’expliciter la durée de financement dans le contrat de prêt.

3)

Le retour sur investissement :

La plus-value qu’espère réaliser un capital investisseur peut être accompagnée de rémunérations tels que des dividendes inhérents aux actions ou des intérêt rattachés à des obligations, néanmoins elle conserve son caractère aléatoire, et dépend du moment, de la valeur de la cession de ses participations et du mode de sortie, il peut donc réaliser à ce titre des gains importants comme il peut enregistrer une perte sèche.

Le banquier s’assure du retour sur investissement, sous forme de taux d’intérêt que percevra le banquier en contre partie des fonds engagés, lors de la conclusion du contrat de prêt.

4)

La garantie du financement :

Lors d’un financement classique, le banquier se protège d’un éventuel défaut de paiement, par la prise de garantie réelle (hypothèque ou gage) ou personnel (cautionnement), d’une valeur supérieure à celle du prêt. Le capital investissement se dit être un financement sans garantie, il se proclame associé de l’entreprise financée et n’exige de ce fait aucune garantie si ce n’est de rédiger un plan d’affaire qu’il compte mener à bien.

II. Ressources du métier ;

Les organismes de capital investissement puisent dans leurs fonds propres pour financer leurs métiers. Ces fonds sont mis à leurs dispositions soit par l’Etat soit par des investisseurs avertis pour gestion, ils revêtent un caractère de fonds propres car les organismes de capital investissement sont dégagés de toute responsabilité en cas de non retour sur investissement.

Par contre le banquier dispose de fonds collectés auprès du public en plus de ses fonds propres, il est donc tenu pour responsable en cas de non remboursement des prêts octroyés et est tenu de respecter un certain nombre de règles prudentielles édictées par la Banque Centrale.

III. La clientèle ciblée :

Le capital investissement cible en particulier les projets ou des entreprises à fort potentiel de croissance,. Les gros risques, que véhiculent les opérations qu’il réalise, ne lui permettent pas toujours de financer des affaires non prometteuses de fortes plus-values.

Le financement traditionnel assure un financement aux personnes solvables et aux entreprises bancables présentant un risque moindre et une rentabilité appréciable.

ent aux personnes solvables et aux entreprises bancables présentant un risque moi ndre et une rentabilité
ent aux personnes solvables et aux entreprises bancables présentant un risque moi ndre et une rentabilité

Concept de capital investissement

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Concept de capital investissement 15 IV. La qualité de l’étude préalable au financement : Là encore,

IV. La qualité de l’étude préalable au financement :

Là encore, les méthodes d’analyses et de prises de décisions s’avèrent complètement différentes.

Le capital investissement se base sur le busines plan, concept qui sera abordé plus en détail ultérieurement, cette approche atteste de la particularité de la philosophie du capital investissement. En effet, pour le capital investissement la réussite d’un projet ne dépend pas seulement des aspects financiers de ce dernier mais aussi de la capacité de ses hommes de mener à bien le projet.

Pour le banquier, il doit tout d’abord s’assurer de pouvoir récupérer sa mise initiale majorée par un intérêt, généralement annuel, payable à une date donnée. Il s’en dégage deux grandeurs financières principales ; le délai de récupération estimé par une analyse des cash-flow pouvant être générer par le projet, la solvabilité appréciée par une étude rétrospective des trois derniers bilans.

V. La gestion du financement :

La gestion du financement est sans doute l’un des aspects les plus distinctifs du capital investissement. Aussi vrai que le banquier est réputé être un intervenant passif, le capital investisseur va au delà du simple apport en fonds propres, il assiste l’entreprise dans sa gestion, cette contribution peut aller du simple rôle de conseil à celui de participation à l’administration.

VI. La mesure de la performance des investissements réalisés :

La mesure de la performance des investissements réaliser ne s’impose pas pour le banquier car celle-ci a préalablement été définie lors de la conclusion du contrat de prêt par l’application d’un taux d’intérêt.

Pour le capital investisseur, l’appréciation de la performance d’un investissement en plus de son suivi permanent est primordiale. Le capital investisseur dispose ainsi d’une panoplie de méthode pour mesurer la performance des fonds investis, celle du taux de rendement interne (TRI) est la plus utilisée.

Le TRI est de rendement annuel, défini comme le taux d’actualisation qui égalise les montants encaissés aux montants décaissés. C’est donc le taux d’actualisation qui annule la Valeur Actuelle Nette (VAN).

De par sa définition, le TRI s’applique aux flux de liquidité relatifs à des investissements qui ont fait l’objet de désinvestissements, c'est-à-dire aux participations des capital investisseurs qui ont fait l’objet de cession.

désinvestissements, c'est-à-dire aux participations des capital investisseurs qui ont fait l’objet de cession.
désinvestissements, c'est-à-dire aux participations des capital investisseurs qui ont fait l’objet de cession.

Concept de capital investissement

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Concept de capital investissement 16 Il s’agira alors, de déterminer le taux d’actua lisation qui égaliserait

Il s’agira alors, de déterminer le taux d’actualisation qui égaliserait les montant encaissés par le capital investisseur (plus-value + dividendes reçus le cas échéant)) aux montants investis au départ (montant de la participation).

Exemple 19 :

Si nous avons réalisé un investissement de 1000 dans une société quelconque et que nous n’avons encore reçu aucun dividende pendant trois ans. Si nous avions à vendre notre participation au bout de la quatrième année avec une valorisation de la société dix fois supérieure à celle retenue à l’entrée, le TRI de notre investissement se calculera comme suit :

- 1 000

Avec ;

+ 10 000 / (1 + r) = 0

r = taux de rentabilité interne

TRI = 78 %

« très élevé »

Les capital-investisseurs attendent en général un taux de rendement interne de 25 à 30 %.

Par extension, le capital investisseur peut également calculer un Tri sur des investissements encore en portefeuille, c'est-à-dire n’ayant pas fait l’objet de sortie, en considérant la valeur estimative générée par la valorisation de l’entreprise financée à la date de calcul.

Ces critères discriminants sont nombre de critères, non exhaustifs mais importants, qui permettent de faire abstraction des deux métiers l’un vis-à-vis de l’autre.

Ainsi, le métier de capital risque et celui du banquier se trouvent souvent diamétralement opposés, d’ou la nécessité d’une formation spécialisée inhérente au capital investissement, une nécessité sans laquelle le métier connaît de véritable difficultés de développement et notamment dans des pays voisins tels que le Maroc ou la Tunisie. Ce pourquoi l’Algérie a anticipé le lancement du capital investissement par l’organisation de formation à l’intention des cadres de banques et établissements financiers chez qui nous avons ressenti une véritable prise de conscience quand au rôle que pourrait jouer le capital investissement dans une économie telle que la notre même s’il affichent quelques réserves inhérentes à la maîtrise du métier.

19 PALLANCA –PASTOR Gildo et a., busines angel une solution pour financer les Start-up, Ed d’Organisation,Paris 2000, p. 48.

–PASTO R Gildo et a., busines angel une solution pour financer les Start-up , Ed d’Organisation,Paris
–PASTO R Gildo et a., busines angel une solution pour financer les Start-up , Ed d’Organisation,Paris

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 17 Chapitre 2 Les intervenants du capital investissement Le capital

Chapitre 2

Les intervenants du capital investissement
Les intervenants du capital investissement

Le capital investissement est animé, dans son rôle d’intermédiation financière, par quatre opérateurs cités ci- dessous selon l’ordre chronologique de leur intervention :

Les investisseurs : l’investissement en capital est une forme d’intermédiation financière destinée à canaliser deux formes de sources de capitaux : soit par appel à l’épargne publique des particuliers, soit par mobilisation de capitaux des établissements privés (investisseur institutionnels ; établissements bancaires, sociétés d’assurance, caisses de retraite. Entreprises industrielles) dans une logique financière ou le risque est généralement très élevé avec l’espoir d’une importante plus-value, ou des institutions publiques (Etat, universités, grandes écoles, collectivité locales,…etc.) dans une logique économique ou prédomine l’optique de développement économique et de création d’emploi ; Les organismes de capital investissement : ce sont des intermédiaires financiers, qui disposent d’une équipe opérationnelle dont le rôle est ; la prospection, l’étude, la sélection et le financement d’entreprises en besoin de financement, ils emploient des ressources qui leurs sont confiées par les investisseurs susmentionnés qui n’ont ni les moyens ni les compétences pour exercer ce métier ; Les entreprises bénéficiant de financement : sont généralement des entreprises innovantes dans le domaine des technologies ou dans de nouveaux procédés de production, des PME en réelle phase de croissance, qui éprouvent des difficultés à trouver des financements par le canal classique, sont prêtes à ouvrir leurs capitals à des financiers qui les assisteront afin de mener à biens les projets financés ; Les repreneurs ; investisseurs privés, autres organismes de capital investissement et marchés financiers. La présence de ce quatrième opérateur est indispensable pour assurer la sortie du capital investisseur du capital de la société cible d’où la nécessité d’un marché financier liquide et dynamique.

Pour mieux comprendre les rouages de ce métier, il nous parait primordial de présenter, au préalable, les deux principal intervenants, à savoir : les institutions spécifiques au capital investissement, ce qui constitue l’offre sur le marché en question, tout en essayons de faire un détour pour expliquer l’origine des fonds du capital investissement, et les particularités qui s’y rattachent, et bien évidemment des entreprises, représentant la demande de capitaux.

Section 1 : Les organismes de capital investissement :

L’AFIC définit les organismes de capital investissement comme tout « tout organisme effectuant des investissement en fonds propres dans des entreprises non cotées, s’étant d »une

« tout organisme effectuant des investissement en fonds propres dans des entreprises non cotées, s’étant d
« tout organisme effectuant des investissement en fonds propres dans des entreprises non cotées, s’étant d

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 18 équipe de professionnels se consacrants à temps plein à cet

équipe de professionnels se consacrants à temps plein à cette activité et apportant une contribution constructive aux opérateurs dans lesquels il investit» 20 .

Selon la provenance de leurs ressources, la forme de leurs structures, le niveau d’intervention dans l’économie ; les organismes de capital investissement diffèrent, on peut ainsi recenser des investisseurs opérants avec leurs propres fonds propres ou encore ceux générant de l’épargne à long terme en vu de la fructifier en l’investissant dans des projets à fort potentiel de croissance.

Dans cette section, nous procèderons en premier lieu à une distinction des structures de l’offre en adoptant la classification la plus claire possible reposant essentiellement. Sur la provenance des fonds gérés par les organismes de capital investissement. Nous aborderons en second lieu l’organisation interne d’une équipe de capital investissement et la particularité de chaque structure organisationnelle pouvant être adoptée,

Nous avons introduit dans la première partie de cette section, un bref aperçu s sur les investisseurs dans des organismes ou fonds de capital investissement.

I. Structure de l’offre :

Les organismes de capital investissement ne constituent pas une catégorie homogène, une diversification dors et déjà imposée par la pratique du métier.

Il y a en effet plusieurs critères de classification, ceux cités ci après sont les plus importants :

Le statut juridique et fiscal ; La spécification par types d’intervention (capital création, capital développement, capital transmission) ; La spécialisation par secteur ; La dimension régionale ; L’origine des fondateurs des organismes de capital investissement ; Leurs stratégies et leurs logiques de fonctionnement (frais de gestion par dossier, engagement unitaire moyen, actif).

Cette classification multicritères devrait permettre aux entrepreneurs d’optimiser la recherche d’un partenaire financier mais elle a aussi pour rôle de leur faire comprendre les contraintes et les systèmes de valeur de leurs interlocuteurs lors de la négociation.

Nous retenons ci-après, le critère basé sur l’origine des fondateurs de ces organismes afin d’en présenter une classification sommaire. Nous distinguons ainsi trois catégories de fondateurs :

Les institutions financières ou publiques regroupant ; les banques, les assurances, les caisses de retraite et les établissements financiers ainsi que les pouvoirs publics et les collectivités locales ;

Les groupes industriels ;

Les personnes privées indépendantes ou liées à des réseaux indépendants.

20 Rapport sur l’activité du capital investissement en France en 1999, annexe 1, AFICPWC.

réseaux indépendants. 2 0 Rapport sur l’activité du capital investissement en France en 1999, annexe 1,
réseaux indépendants. 2 0 Rapport sur l’activité du capital investissement en France en 1999, annexe 1,

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 19 Avant d’aborder les diverses formes de capita l investissement nous

Avant d’aborder les diverses formes de capital investissement nous avons vu qu’il serait plus approprié de présenter les principales sources de risques que peuvent supporter les investisseurs ainsi que leurs motivations.

1. Les sources de risque des investisseurs :

Outre la concentration des pouvoirs entre les mains des dirigeants, qui portent la lourde responsabilité de décider de l’investissement, il est possible de classifier les risques qu’encourent les capital-investisseurs ainsi que leurs investisseurs Ainsi trois sortes de risques se présentent dans l’optique investisseur :

1.1 La perte de la participation :

La rentabilité négative est bien sûr le risque qui constitue l’essence même du risque de l’investisseur. La perte peut être, selon le cas, totale ou partielle, ce-ci fait bien évidemment référence à une souscription de convention auprès d’un fond de garantie telle que la Sofaris en France.

1.2. Les risques de gestion et de responsabilité face aux créanciers :

Plus insidieux, ce risque comporte en réalité plusieurs. L’investisseur intervenant dans une entreprise peu rentable qui d’une part empêche partiellement la sélection de nouveaux dossiers, puis plus important le risque de se faire poursuivre en réparation par des créanciers lors de la faillite de l’entreprise. En effet, étant associé au capital, participant au conseil d’administration et de fait intervenant dans les décisions de gestion, les créanciers se retournent en premier lieu vers les actionnaires capables de payer les impayés.

1.3. L’immobilisation des fonds :

L’investisseur, en prenant une participation non négociable au capital, se retrouve « piégé »par l’entrepreneur qui ne verse pas de dividendes. Verrouillé par un pacte d’actionnaire l’investisseur ne peut pas dégager sa participation. Elle reste bloquée et ne peut servir à financer d’autres projets prometteurs.

2. Les investisseurs et leurs motivations :

L’activité de financement de haut de bilan ne se résume pas à l’image du business angel particulier à la recherche d’investissement pour son argent personnel. Le capital investissement est un marché animé par plusieurs acteurs, qui n’affichent pas forcément les mêmes motivations, une diversification d’autant plus amplifiée par l’évolution de la fiscalité :

2.1 ;

L’Etat :

Conscient de l’importance des PME, de la création d’entreprises sur l’emploi, la vie sociale dans les régions et la recherche, l’Etat et les collectivités locales sont des pourvoyeurs de fonds du capital investissement. En général, l’Etat en plus des avantages fiscaux accordés aux investisseurs, injecte directement de l’argent destiné à la création d’entreprise à travers la création de fonds publics pour la promotion du capital risque.

destiné à la création d’entreprise à travers la création de fonds publics pour la promotion du
destiné à la création d’entreprise à travers la création de fonds publics pour la promotion du

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 20 2.2. Les banques : Le financement du haut de bilan

2.2. Les banques :

Le financement du haut de bilan est une activité naturelle pour les banques, la plupart d’entre elles créent leurs propres fonds sous forme de filiales (Chose qui pourrait se vérifier en Algérie). Il est à signaler néanmoins que la logique purement financière de ces organismes les pousse vers les opérations les moins risquées tel que le capital transmission ou l’entrée au capital dans les « bons dossiers » c'est-à-dire les grosses PME que tous voudraient avoir en portefeuille.

2.3. Les caisses de retraite et les compagnies d’assurances :

Là encore, les allègement fiscaux, telle la défiscalisation conditionnée des plus-values, donnent à ces établissements la possibilité de les investir en parts dans des organismes de capital investissement assurant une rentabilité supérieure à celle d’un placement classique.

2.4. Les investisseurs industriels :

Plus qu’une logique financière, c’est un positionnement stratégique que cherchent les investisseurs industriels. La participation au capital d’une société développant un produit ou une technologie susceptible d’être complémentaire à leurs activités est très importante car elle met le groupe en position d’acheteur privilégié au moment de sortie des autres investisseurs. En outre elle extériorise des coûts de R&D et minimise les risques (par rapport à un développement interne). Enfin, c’est une manière de se tenir au courant des évolutions de marché, il est possible que des cabinets de conseil et d’audit participent à des fonds de capital investissement.

2.5. Les particuliers :

Il existe plusieurs types d’investisseurs particuliers, les business angel et les autres :

Le business angel, étant donné l’importance des fonds qu’il a à sa disposition, peut se permettre d’investir directement dans une affaire et de la suivre, de lui faire bénéficier de ses réseaux…etc. Ses motivations sont bien sûr la recherche de plus-value, mais aussi le sentiment d’entrepreneur qui l’anime et sa capacité de s’impliquer dans une affaire. De l’autre coté, les petits épargnants qui peuvent choisir de souscrire à des fonds de capital investissement lesquels autorise en général un ticket d’entrée moindre et des avantages fiscaux.

A. Capital investissement institutionnel :

Le capital investissement institutionnel désigne les structures de capital investissement auxquels les « institutions », financières ou publiques, ont confié une partie de leurs actifs 21 obéissant à des motivations différentes.

Leurs méthodes de travail, leurs objectifs et leurs décisions sont pratiquement les même dans le métier qu’ils exercent d’ordinaire. Constituant ainsi une offre de capitaux hétérogènes répondant ainsi aux besoins des porteurs de projets au cas par cas :

21 Cofinancement ou intervention conjointe de plusieurs capital investisseurs : un pool d’investisseurs qui permet la division du risque encouru et la mise en commun d’une expertise.

: un pool d’investisseurs qui permet la division du risque encouru et la mise en commun
: un pool d’investisseurs qui permet la division du risque encouru et la mise en commun

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 21 Les structures fondées par les pouvoirs public s et les

Les structures fondées par les pouvoirs publics et les collectivités locales n’attendent pas toujours des projets des perspectives de croissance intensives mais escomptent néanmoins un minimum de retour de leurs investissements. La participation de groupes industriels peut apporter un plus technique absolument indéniable mais pouvant s’avérer obères dans le cadre d’utilisation abusive ou maladroite. Les organismes d’origines bancaires ont deux particularités ; la première est de limiter leurs partenariats à un suivi régulier des résultats. Le second provient du fait qu’ils sont autant intéressés par l’octroi de prêts que par l’apport en fonds propres.

A.1.

Le degré d’indépendance des établissements de capital investissement :

L’AFIC ventile ces établissements selon leurs degrés d’appartenance ou au contraire d’indépendance. Nous pouvons ainsi recenser quatre types d’investisseurs :

o

Les indépendants : société ou fond de capital investissement, pouvant être coté ou non, dont les fonds proviennent de plusieurs sources et dans lesquels aucun actionnaire n’est majoritaire ; la structure de décision est donc indépendante et est habilitée à prendre des décisions en toute liberté sans tenir compte d’autres intérêts que ceux propres aux projets.

o

Les captifs : organisme spécialisé dans le capital investissement, filiales ou département d’une banque, d’un établissement financier, d’une compagnie d’assurance ou d’une société industrielle ; la majorité sinon la totalité des capitaux proviennent de maison mère ; les décisions d’investissement peuvent alors être prises en fonction d’autres éléments (conduite édictée par la stratégie et les projections de la maison mère).

o

Les semi- captifs : filiales ou établissement financier, d’une compagnie d’assurance ou d’une société industrielle qui opère comme un indépendant qui lève des capitaux importants auprès d’investisseurs externes.

o

Les fonds du secteur public : organisme spécialisé dans le capital investissement dont les capitaux proviennent en totalité ou en partie, directement ou indirectement, d’organismes publics. Ces organismes privilégient en général les projets créateurs d’emplois ou présentant des profils d’intérêt général.

La prise en compte de ces caractéristiques, souvent négligées par les entrepreneurs, peut s’avérer déterminante. Ainsi, la qualité de l’organisme de capital investissement et son degré d’engagement doivent être compatibles aux besoins de l’entrepreneur et au risque que présente son projet.

A.2.

La levée des fonds :

Le capital investisseur indépendant change l’espace d’une compagne commerciale de statut et devient vendeur de produit financier il doit ainsi séduire les institutionnels par sa stratégie de financement et par l’efficacité de son équipe.

La levée de fonds se déroule en deux temps ; la préparation et la levée proprement dite :

La première phase commence du moment où l’investisseur songe à lever de nouveaux fonds

et prend fin avec

levée. Elle consiste essentiellement à définir les grandes lignes du véhicule d’investissement

l’annonce officielle, par un communiquer de presse, du lancement de la

grandes lignes du véhi cule d’investissement l’annonce officielle, par un communiquer de presse , du lancement
grandes lignes du véhi cule d’investissement l’annonce officielle, par un communiquer de presse , du lancement

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 22 (type de structure, stratégie d’ investissement) et de tester le

(type de structure, stratégie d’investissement) et de tester les investisseurs institutionnels existant afin d’apprécier la profitabilité d’une éventuelle participation.

Si le capital investisseur décide d’aller de l’avant, il entre dans la phase de levée des fonds proprement dite qui comprend ; la rédaction du document de présentation, la structuration des fonds, le marketing du produit et surtout la rencontre des investisseurs institutionnels nationaux et internationaux qui procèdent à une évaluation et mènent, en complément des due diligence 22 afin de prendre une décision.

Au cours des négociations, le capital investisseur déploiera toutes ses compétences, ses performances ainsi qu’une excellente rentabilité de son activité afin de convaincre les investisseurs potentiels.

En cas d’un accord, les fonds seront levés, naîtra alors une relation analogue à celle existant entre l’entrepreneur et le capital investisseur,ente le capital investisseur et ses nouveaux investisseurs.

La question de levée de fonds ne se pose pas pour les structures captives de capital investissement car elles reçoivent leurs ressources de la maison mère.

A.3.

Les investisseurs publics et parapublics :

Soucieux de la croissance économique, de la création d’emploi et de la maîtrise de l’inflation, les pouvoirs publics soutiennent le capital investissement, seul mode de financement donnant suite aux réels besoins des PME et des sociétés innovantes en particulier.

Ainsi, l’Etat intervient en sa qualité d’investisseur institutionnel dans le capital investissement, afin d’appuyer les entrepreneurs à travers des structures de soutien et d’accompagnement tel que les incubateurs, les fonds d’amorçage et les fonds publics pour le capital investissement.

Cette intervention vise essentiellement le financement du capital amorçage et du capital création, apportant ainsi une solution aux entrepreneurs porteurs de projets innovants, ayant des difficultés à se financer à cause des risques élevés qu’ils véhiculent.

- les incubateurs :

Les incubateurs sont des structures généralement subventionnées par l’Etat et adossées aux

organismes de recherche et aux organismes d’enseignement supérieur, ils assistent les personnes physiques

- les fonds d’amorçage :

Les fonds d'amorçage sont créés par des établissements de recherche et d’enseignement ayant recours aux avances remboursables que leur accorde l’Etat. Ils sont destinés au financement en fonds propres de jeunes entreprises innovantes en création, un créneau souvent délaissé par les investisseurs privés en raison de l’importance du risque qui les caractérise.

22 L’ensemble des vérifications préalables (audit) permettant à un investisseur de s’assurer du contenu du document de présentation et de peser les forces et les faiblesses, les risques et les opportunités d’un investissement. Cette expertise est généralement menée par l’investisseur en collaboration avec des experts extérieurs.

Cette expertise est généralement menée par l’investisseur en collaboration avec des experts extérieurs.
Cette expertise est généralement menée par l’investisseur en collaboration avec des experts extérieurs.

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 23 - Les fonds publics pour le capital investissement : La

- Les fonds publics pour le capital investissement :

La création de ces fonds de fonds a pour principale vocation l’accroissement de l’offre de capitaux au profit des sociétés innovantes. Pour ce, les fonds publics prennent des participations dans des fonds de capital investissement privés, permettant d’attirer d’autres

et faciliter ainsi la levée de nouveaux

souscripteurs (investisseurs institutionnels, banques, fonds

),

B. Le corporate financing ou le corporate venture :

Le corporate financing est l’intervention de grands groupes industriels dans le capital risque. Un mode de financement prisé autrefois par les groupes industriels de hautes technologies, qui tendaient à financer des projets dédiés à être complémentaires ou proches aux leurs, ils les incorporaient même dans leurs programme de recherche et développement. Aujourd’hui, les intervenants dans ce mode de financement sont nettement plus diversifiés et n’opèrent pas forcément dans le même secteur d’activité.

Cette intervention peut se faire de trois manières :

directement dans une PME ; le groupe industriel ou l’une de ses filiales devenant actionnaire minoritaire d’une société développant une nouvelle technologie. Dans un fonds de venture capital dirigé par une équipe indépendante ; il devient alors un souscripteur comme les autres. Par des opérations de « spin off », c’est à dire d’accompagnement de cadres créant leur entreprise, le groupe peut devenir actionnaire majoritaire ; il s’agit en général de projets technologiques ayant plus de chance de réussir à l’extérieur.

A travers les opérations de corporate financing, le groupe vise à :

Ouvrir une fenêtre d’observation sur une technologie particulière liée aux activités du groupe, ou au contraire complètement étrangère.

Réaliser de forte plus-value, diversifiant ainsi leurs sources de profits.

Développer une nouvelle technologie à l’extérieur en la confiant à un cadre de haut niveau qui se conduira en véritable chef d’entreprise.

C. le capital investissement informel :

Le capital investissement informel est celui pratiqué de façon occasionnelle ou permanente par de petites structures très indépendantes, ou par des personnes physiques fortunées tels que les « business angel ».

1. Les petites structures indépendantes :

Ces institutions ont un statut d’associations pouvant revêtir plusieurs formes. Il s’agit d’association de chefs d’entreprises ou encore d’anciens élèves de grandes écoles de commerce ou de technologie qui ont créé des fonds d’investissement pour soutenir les projets de leur rang.

2. le capital de proximité :

Le capital de proximité est le soutien financier apporté par des proches, collègues, amis,

voisins ; « love money », ou simplement des groupements particuliers souhaitant agir et investir ensemble en faveur de la création d’une entreprise locale.

des groupements particuliers souhaitant agir et investir ensemble en faveur de la création d’une entreprise locale.
des groupements particuliers souhaitant agir et investir ensemble en faveur de la création d’une entreprise locale.

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 24 3. les business angels : Ce sont généralement d’anciens patrons

3. les business angels :

Ce sont généralement d’anciens patrons d’entreprises ayant de fortes disponibilités en temps et en argent, hyperactifs, ambitieux, et bien trempés dans la réalité des affaires. Ils sont particulièrement motivés par la création de valeur ajoutée et sa forte contribution dans le tissu économique. Le business angel est souvent qualifié d’investisseur « providence » ou de « bienfaiteur » finance, sur ses deniers personnels, des sociétés innovantes à fort potentiel de croissance, le plus souvent en stade de création. Il investit en général dans un secteur qu’il maîtrise de façon à pouvoir apprécier le risque et la faisabilité du projet.

II. . L’organisation d’une structure de capital investissement :

« Il n’y a pas une structure meilleure, mais différentes structures sont les meilleures dans différentes conditions » 23 .

Dans la plupart des cas, le fonds de capital investissement est une petite structure. Que l’organisation soit indépendante ou filiale d’un grand groupe, elle repose avant sur la qualité de ses dirigeants et non sur la taille. De fait, elle sera bien distincte de la maison mère, et ce quel que soit le type d’organisation.

1 Composition d’une structure de capital investissement :

En général, une structure de capital investissement se présente comme suit :

- Une équipe :

Dans la plupart des cas, le fonds est géré par deux ou trois dirigeants assistés d’autant d’employés. Il est possible de trouver de grands fonds dont l’effectif dépasse les 10, leur particularité est l’augmentation de leurs tickets d’entrée. Elle se présente en général comme suit :

Des senior partners (associés seniors) : ils dirigent la société de gestion et participent à la prise de décision ; Des junior partners (associés juniors) : ils gèrent de manière autonome des investissements et n’ont pas le droit de veto sur les décisions d’investissement ; Des senior analysts (chargés d’affaires) : ils participent à l’étude des dossiers d’investissement et sont responsables de leurs suivis ; Des junior analysts (chargés d’affaires juniors) ; ils assistent les chargés d’affaires dans l’étude et le suivi des dossiers d’investissement ; Un organe juridique : chargé de coordonner les nombreux aspect juridiques des participations et la vie sociale des sociétés en portefeuille.

- Une administration :

Elle reste très légère vu la taille réduite de l’équipe, elle comprend un secrétariat et un service comptable. Pour ses autres besoins le fonds n’hésite pas à consulter des cabinets spécialisés,

23 In G. Mangenot, tout savoir sur le capital risque, Ed.Gualdino, Paris. 2002, p.217.

des cabinets spécialisés, 2 3 In G. Mangenot, tout savoir sur le capital risque, Ed.Gualdino, Paris.
des cabinets spécialisés, 2 3 In G. Mangenot, tout savoir sur le capital risque, Ed.Gualdino, Paris.

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 25 d’une part par un souci de limiter les coûts de

d’une part par un souci de limiter les coûts de gestion et d’autre part par le souci de conseiller leurs affiliés par les cabinets les plus compétents.

- Des réseaux d’experts :

Le réseau d’experts caractérise plus particulièrement les organismes de capital risque, dédiés au financement de l’innovation et du progrès technique. Ils font donc appel à leur propre réseau d’experts qu’ils chargent d’une évaluation plus poussée du projet. Certains fonds possèdent même des « comités scientifiques », ou une personne employée par le fonds qui se charge de l’animation d’un énorme réseau d’experts.

- l’organe décisionnel :

Il se doit d’être souple. En effet, les relations entre les porteurs de projets et les dirigeants de fonds se révèlent être aussi, voire plus importantes, que le projet lui-même. Ce pourquoi, une décision prise par le conseil d’administration composé majoritairement d’acteurs extérieurs, écarté de tout contacts avec le porteur du projet , ne serait pas aussi efficace qu’une décision par les dirigeant du fonds. Cependant, l’accord des administrateurs étant nécessaire, les décisions sont prises par un comité de direction interne, comprenant un ou deux représentants des actionnaires, consultés tous les mois ou par cession extraordinaire si nécessaire.

2. les types de structures retenues par le capital investisseur :

Deux structures majeures s’offrent au capital investisseur, la structure unique et la structure duale.

2.1. La structure unique :

A l’origine la structure de capital investissement était unique, regroupant en son sein les levées de fonds et l’équipe de managers (les capital-investisseurs).

On pouvait donc, retrouver dans une même unité :

- le personnel et le matériel ;

- le portefeuille de participation ;

- la trésorerie.

Généralement captives, ces sociétés étaient destinées à investir les liquidités de groupes industriels ou d’une institution financière. Elles étaient souvent désignées par le générique de holding.

Néanmoins ces structures uniques présentaient quelques inconvénients :

La majorité de ces structures étaient financées soit par des établissements bancaires soit par les pouvoirs publics, ainsi ces structures mêlaient allègrement leurs rôles de prêteurs à celui d’investisseurs. on retrouvait alors des investissements de montants importants équivalents à l’apport d’un seul investisseur. La nécessité de libérer la totalité du capital en une seule fois et de ne retourner aux investisseurs la plus-value que sous forme de dividendes réduisent ainsi leurs potentiel de rentabilité 24 .

24 Les capitaux non investis étaient en général placés à faible rendement

potentiel de rentabilité 2 4 . 2 4 Les capitaux non investis étaient en général placés
potentiel de rentabilité 2 4 . 2 4 Les capitaux non investis étaient en général placés

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 26 2.2 La structure duale : Le modèle le plus utilisé

2.2 La structure duale :

Le modèle le plus utilisé actuellement est celui reposant sur une structure duale, dont la durée

est limitée dans le temps (les anglo-saxons imposent dans leur réglementation de fonds de restituer aux actionnaires les sommes reçues lors de sessions).

L’idée directrice de la structure duale est de dissocier la société de gestion constituée essentiellement de managers appelée société de capital investissement et du véhicule d’investissement - le fonds proprement dit-.

Un entrepreneur en recherche de financement, entrera d’abord en contact avec les membres d’une société de gestion –capital investisseurs-, leur présentera son projet, discutera les modalités de l’opération, mais ne rencontrera probablement jamais les investisseurs institutionnels. Cependant, si l’opération est réalisée ce n’est pas la société de gestion mais le fonds d’investissement qui devient actionnaire.

Le schéma d’une structure duale 25 :

actionnaire. Le schéma d’une structure duale 2 5 : 2 5 Source, G.Mangenot, tout savoir sur

25 Source, G.Mangenot, tout savoir sur le capital risque, op. cit, p.225.

d’une structure duale 2 5 : 2 5 Source, G.Mangenot, tout savoir sur le capital risque
d’une structure duale 2 5 : 2 5 Source, G.Mangenot, tout savoir sur le capital risque

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 27 Ainsi, la structure duale répond à deux principaux objectifs :

Ainsi, la structure duale répond à deux principaux objectifs : la prévention de certains risques et l’assurance de la pérennité de la société.

Dans le rôle de prévention la structure duale assure :

La protection des actionnaires contre les manquements aux obligations de gestion : un contrat de management est passé entre le fonds et la société de gestion, stipulant un certain nombre de clauses résolutoires en cas d’inexécution d’un certain nombre de devoirs de l’équipe de gestion. si les clauses du contrat venaient à être activées, la gestion du fonds sera confiée à une autre équipe.

Ce contrat porteur d’une faculté de mettre fin au contrat est une garantie fondamentale pour les investisseurs du fonds qui s’engagent sur le long terme, tout en étant par définition loin des bases opérationnelles.

Protection des actionnaires contre les conflits d’intérêts : une structure duale permet

d’éviter les conflits potentiels et de clairement séparer les pouvoirs. Une identification claire des compétences et le partage des responsabilités autour des organes de décisions suivants :

- le conseil d’administration de la société de gestion ;

- le conseil d’administration qui doit définir la politique d’investissement du fonds, mandate la société de gestion pour l’étude et la gestion des dossiers, mandate le comité de gestion pour la prise de décision et contrôle l’exécution du contrat de gestion ;

- le comité d’investissement.

Permet la fidélisation de l’équipe de gestion : cette fidélisation trouve d’autres ressorts que ceux salariaux car en générale les managers de la société de gestion sont des actionnaires et bénéficient d’une partie des plus-values qu’ils contribuent à créer. La structure duale permet de considérer le développement à long terme du fonds de commerce, envisageant la création de plusieurs fonds dont les liquidations de feront à dates échelonnées, autorisant ainsi une activité de gestion du fonds à long terme. Ces fonds auront des objectifs différents et parfois complémentaires, gérés par la même société de gestion,ils bénéficient de la courbe d’expérience par l’attribution à chacun des fonds d’une équipe qui lui est spécifique.

A travers cette section, il nous a été possible d’exposer la diversité des structures de capital investissement, leurs modes de financement, leurs organisations internes et leurs logiques d’intervention.

Cette diversité permet une meilleure allocation des fonds investis. Elle permet de ce fait de

en offrant les solutions de financement adéquates

satisfaire aux besoins des entrepreneurs par le biais de structures spécifiques.

Nous nous devons toute fois de garder à l’esprit qu’il n’existe pas de recette « de grands mères» pour faire du capital investissement. En effet, une entreprise ne se résume pas en trois mots, il n’y a, par conséquent, pas de méthode universelle pour caractériser une équipe de capital investissement. L’originalité de ce métier provient du fait qu’il repose sur un partenariat entre les hommes.

investissement. L’originalité de ce métier provient du fait qu’il repose sur un partenariat entre les hommes.
investissement. L’originalité de ce métier provient du fait qu’il repose sur un partenariat entre les hommes.

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 28 Section 2 : les PME et l’apport du capital investissement

Section 2 : les PME et l’apport du capital investissement :

L’intervention du capital investissement favorise la substitution de l’économie d’endettement à celle des fonds propres nécessaire au financement des investissement.

En effet, le capital investissement offre des solutions de financement aux Petites et Moyennes Entreprises (PME), à la recherche de concours financiers, qui sont confrontées à la sélectivité du financement bancaire et au manque d’instruments financiers appropriés leur permettant d’accéder au marché financier.

Cette section traitera de l’apport du capital investissement en terme économique et social à travers le financement des PME.

Il s’agira d’abord, de définir la PME, d’en présenter les principales caractéristiques puis de s’intéresser à son cycle de vie et au financement adéquat pour chaque étape. Enfin de mettre en exergue le rôle du capital investissement dans la promotion de la technologie, du développement, des zones régionales et la résorption du chômage.

1. Définition et caractéristiques des PME :

Avant de nous lancer dans l’analyse de l’apport du capital investissement dans le monde des PME, il nous parait opportun de présenter ces entités et d’en citer les principales caractéristiques.

1.1. Définition de la PME :

Bien que la désignation PME fait référence à des aspects de distinction exclusivement qualitatifs (petite ou moyenne), la définition de la PME repose essentiellement sur des critères qualitatifs et quantitatifs.

Théoriquement, l’identification de la PME se fait par la combinaison des critères : qualitatifs, englobants ; la responsabilité des dirigeants,la propriété personnelle ou familiale du patrimoine,et de critères quantitatifs concernant l’effectif employé par l’entreprise et le chiffre d’affaires . Cependant, il en est tout autrement dans la pratique, son identification est essentiellement basée sur des éléments mesurables entre eux, pour des raisons d’objectivité et de facilitation de la sélection et du classement des entreprises (petites , moyennes ou grandes).

L’Algérie retient comme définition des PME celle adoptée par l’union Européenne en 1996 26 et qui a fait l’objet de recommandation à l’ensemble des pays membres. Une définition reprise par la loi n°01-18 du 12 décembre 2001, portant loi d’orientation sur la promotion de la PME dans article 04, elle se fond sur : les effectifs, le chiffre d’affaires et le total bilan annuel et son indépendance.

Ainsi, la PME algérienne est définit comme une entreprise de production de biens et de services, de quelque statut juridique que ce soit, employant entre 1 à 250 personnes à plein temps pendant une année, dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 2 milliards de DA ou dont le total bilan n’excède pas 500 millions de DA, et qui respecte le critère d’indépendance.

26 Selon : projet de rapport : pour une politique de développement de la PME en Algérie. C N E S, Alger, 2002,

pp 14 et

15.

: projet de rapport : pour une politique de développement de la PME en Algérie. C
: projet de rapport : pour une politique de développement de la PME en Algérie. C

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 29 Cette définition constitue une ré férence dans le traitement

Cette définition constitue une référence dans le traitement périodique et conjoncturel des statistiques relatives aux PME. Cependant, une distinction entre les petites, moyennes et grandes entreprises s’impose avant une quelconque classification :

 

Nombre d’effectifs

Chiffre

d’affaires

Total bilan annuel

annuel

   

Compris entre 200

compris

entre

Moyenne entreprise

50

à 250 employés

millions et 2 milliards de DA

1OO

et

500

 

millions de DA

Petite entreprise

10

à 49 employés

N’excède pas 200 millions de DA

N’excède pas 100 millions de DA

Très petite entreprise (TPE) ou micro entreprise

1à 9 employés

Inférieur à 200 millions

N’excède pas 10 millions de DA

Source 27

1.2. Les caractéristiques de la PME :

La PME est promue d’un bon nombre de caractéristiques qui lui confèrent, d’un coté, des atouts majeurs dont elle pourrait tirer profit, d’un autre, des inconvenants érigés en obstacles qu’elle se doit de gravir.

1.2.1. Les atouts de la PME :

Toute PME désirant se développer se doit d’exploiter au maximum les atouts dont elle dispose, il s’agit notamment de :

La rapidité de la prise de décision : la souplesse dont jouit la PME lui confère une réactivité très vive face aux conjectures économiques, elle peut par conséquent, modifier sa stratégie de production et/ou sa politique de commercialisation. Il est à signaler que les coûts de développement d’une PME sont 24 fois moins importants que ceux d’ une grande entreprise. Une forte motivation des équipes et de leurs dirigeants : par le biais d’une structure humaine adaptée, constituée d’un capitaine et d’une équipe. La fluidité de la circulation de l’information : le cercle de communication dans une PME est très réduit rendant ainsi la circulation de l’information assez fluide ,il lui évite toute déformation possible (parasites de communications)et lui permet de se concentrer sur sa productivité et sa créativité. La concentration de l’effort : en général, la PME n’aura qu’un seul segment de marché à conquérir, ce qui lui donnera, en permanence, une vision nette de son évolution et lui permettra de réaliser la meilleur adéquation produit/marché.

27 Loi n° 01-18 du 12 décembre 2001 portant loi d'orientation sur la promotion de la Petite et Moyenne Entreprise

Loi n° 01-18 du 12 décembre 2001 portant loi d'orientation sur la promotion de la Petite
Loi n° 01-18 du 12 décembre 2001 portant loi d'orientation sur la promotion de la Petite

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Les intervenants du capital investissement. 30 1.2.2. Les faiblesses de la PME : Les PME souffrent

1.2.2. Les faiblesses de la PME :

Les PME souffrent de leurs faiblesses qui ralentissent considérablement leurs expansions :

La perte de l’autonomie : l’autonomie reste pour un bon nombre de PME très relative. En effet, une majorité s’oriente vers la sous-traitance, évitant ainsi, de se frotter aux grands groupes. La fragilité de leurs structure financière : la majeur partie du temps les PME présentent des bilans caractérisés par l’importance des postes à court terme. Le manque de notoriété : Les PME sont, en général, peu connues aussi bien du public que des éventuels partenaires de l’entreprise (fournisseurs, clients, administration, banque…) ce qui leur vaut un manque de confiance envers elles, et un formalisme stricte dans leurs relations communes. La difficulté de se procurer des ressources financières et humaines : la sous-capitalisation, ses indicateurs financiers souvent insuffisants et son manque de notoriété font de la recherche de financement au profit des PME, un exercice laborieux relevant parfois de l’exploit. Il en est de même pour le recrutement des compétences professionnelles, qui préfèrent vendre leurs services aux grandes entreprises offrant une rémunération nettement plus attrayante.

1.3. La spécificité de la start-up innovante et la problématique de son financement :

L'innovation est un investissement risqué et sa dimension financière devrait être soumise à la même logique que le financement de toute activité économique.

Les nouvelles firmes innovantes représentent une catégorie particulière dans l’économie, jeunes, petites voire très petites et surtout développant de nouveaux procédés d’intervention sur le marché, sont, en général, caractérisées par :

La difficulté de valorisation des start-up innovantes, en particulier, celles opérant dans le domaine des nouvelles technologies : une asymétrie souvent ressentie lors des négociations pour l’investissement, les investisseurs externes sollicités pour le financement du projet, ne disposent pas toujours de prérequis ou de connaissances suffisantes pour évaluer le procédé ou la technologie développée. Les entrepreneurs, de leur coté, qui n’ont pas toujours des réflexes de financiers, connaissent souvent mal le marché de l’entreprise et de son évolution future.

Une faible surface financière, une capacité d’autofinancement insuffisante pour couvrir les coûts de développement. En plus, leur pouvoir de négociation limité auprès des investisseurs, dû en grande partie à l’absence d’actifs matériels pouvant être présentés en garantie.

un portefeuille d’activité restreint : la plus part des start-up disposent de réseaux d’approvisionnement, de réseaux de distribution peu importants, les rendant vulnérables à tout retournement conjoncturel.

Nous ne manquerons de rappeler que ni la comptabilité privée, ni la comptabilité nationale n’intègre le concept de l’innovation,

de rappeler que ni la comptabilit é privée, ni la comp tabilité nationale n’intègre le concept
de rappeler que ni la comptabilit é privée, ni la comp tabilité nationale n’intègre le concept

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 31 Outre, les spécificités qui pénalisent la PME innovante, elle se

Outre, les spécificités qui pénalisent la PME innovante, elle se retrouve prisonnière de sa propre nature, de son environnement et du manque d’accompagnement de la part des pouvoirs publics et des institutions financières. Aussi, devient-il primordial de mettre en place des mécanismes d’évaluation, de sélection et de contrôle spécifiques. D’où l’intérêt que portent les pouvoirs publics algériens pour la promotion du capital investissement.

2. Le cycle de vie de la PME et financement adapté :

L’adéquation des ressources externes au financement des PME dépend du stade de développement dans lequel elles se situent (recherche pour les PME innovantes, démarrage, développement, maturité).

Très souvent, le taux de mortalité est assez conséquent dans la première phase de développement du projet de création ou d’innovation, justifiant ainsi le comportement des financiers envers eux.

La théorie financière n’admet pas que l’incertitude et/ou le taux de mortalité des PME soient les seuls obstacles pouvant obstruer leurs accès au financement, le comportement des financiers n’en dit pas autant, ils classent irrémédiablement les entreprises en démarrage et les programmes d’innovation comme très difficiles à financer, alors que les entreprises développant de nouvelles technologies ne devraient pas rencontrer des difficultés de financement, même si elles doivent au risque élevé qu’elles présentent l’appellation de « cocktail de la mort ».

La dynamique du cycle de vie de l’entreprise est marquée par l’évolution du risque associé au développement du projet (innovation, création, développement) et au comportement du financier. Une dynamique largement omise, et tout à fait négligée par la théorie financière, même si son analyse révèle un ensemble d’éléments financiers, plus significatifs au regard des financiers ; elle éclaire le profil temporel des besoins de financement de l’entreprise et met en avant le risque entrepreneurial.

L’étape de développement d’une entreprise, l’horizon d’investissement et le secteur économique et les prévisions de santé du marché financier sont nécessaires pour l’évaluation du risque, il en ressort que le degrés de risque d’une entreprise se traduit par un coût plus élevé du capital et donc par un rendement attendu plus important.

Le cycle de vie d’une PME est étroitement lié à celui du produit qu’elle développe (conception, lancement, croissance, maturité, déclin), d’où l’intérêt de prospection permanente de nouveaux concepts de production, de nouveaux marchés (viser une clientèle spécifique) et surtout de l’innovation qui permet de perpétuer le cycle.

Nous présentons ci-après un graphique reprenant les différents cycles de vie de la PME, nous essayerons par la suite de donner plus de précisions :

phique reprenant les différents cycles de vie de la PME, nous essayerons par la suite de
phique reprenant les différents cycles de vie de la PME, nous essayerons par la suite de

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 32 TEMPS CONCEPTION LANCEMENT CROISSANCE MATURITE DECLIN Chiffre
TEMPS CONCEPTION LANCEMENT CROISSANCE MATURITE DECLIN Chiffre d’affaires Résultat Zone de profits cumulés
TEMPS
CONCEPTION
LANCEMENT
CROISSANCE
MATURITE
DECLIN
Chiffre d’affaires
Résultat
Zone de profits cumulés
TEMPS
-1
0
1
2
3
4
6
10
(en années)
Zone de déficits cumulés
PHASE
PHASE
TECHNIQUE
PHASE INDUSTRIELLE
ET MARKETING
PHASE MANAGEMENT
ET ORGANISATION
FINANCIERE
IDEE
RECHERCHE/
EVALUATION
FAISABILIT2E
PROTOTYPE
DEMARAGE
INDUSTRIALISATI
ON
1 ere CROISSANCE
DEVELOPPEMEN
T
MARUROTE
DECLIN
AMORÇAGE CREATION POSTE CREATION DEVELOPPEMENT TRANSMISSION BOURSE
AMORÇAGE
CREATION
POSTE CREATION
DEVELOPPEMENT
TRANSMISSION
BOURSE

Schéma illustrant l’adéquation des modes de financement au cycle de vie de la PME 28 .

28 Le schéma est inspiré de deux schémas repris dans deux oucrages :

- Pierre BATTINI, «capital risque ; mode d’emploi», Edition d’Organisation, Paris, Novembre 2000, P 73.

- Jean LACHEMEN, «Financer l’innovation des PME», Edition Economica, Paris , 1996. P 18.

Paris, Novembre 2000, P 73. - Jean LACHEMEN, «Financer l’innovation des PME», Edition Economica, Paris ,
Paris, Novembre 2000, P 73. - Jean LACHEMEN, «Financer l’innovation des PME», Edition Economica, Paris ,

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 33 1. La conception du produit : la première phase du

1. La conception du produit :

la première phase du cycle de vie de la PME est consacrée à la création, à la concrétisation de l’idée motrice du projet, passant ainsi par la recherche technique , l’évaluation des coûts, l’étude de faisabilité et en fait la réalisation d’un prototype. A ce stade de développement le chiffre d’affaires est quasiment nul et le cash-flow est généralement négatif du fait des investissements principalement immatériels (recherches, études, frais de personnels), en plus, la commercialisation du produit nécessitera beaucoup d’efforts et d’investissement sur une durée plus ou moins longue (nous pouvons citer l’exemple des produits médicinaux et leur cheminement de l’idée de production à l’obtention d’agrément auprès des autorités compétentes à la commercialisation), rendant de ce fait, le financement de la PME à ce stade de développement très risqué.

Jugés très risqués, trop lents à réaliser, n’offrant aucune garantie réelle ou personnelle, les banquiers préfèrent ne pas s’aventurer dans le financement de la conception et préfèrent plutôt s’engager sur le court terme. Il est à signaler que le financement de la conception doit être garanti par des fonds personnels ou par un apport en « love money » ou encore de business angel.

L’intervention des fonds de capital risque à ce stade de développement reste lui aussi relativement faible, seuls les projets à très fort potentiel de croissance ou promus par des personnes notoires peuvent faire l’objet de financement capital investissement par le biais du capital amorçage.

2. Le lancement de l’entreprise :

Cette phase correspond au lancement industriel et commercial effectif du produit, la production augmente, l’entreprise commence à dégager un chiffre d’affaires, le résultat demeure négatif mais continue de s’améliorer. Elle est caractérisée par un risque assez élevé et un besoin accru en fonds propres.

L’entreprise, se heurtant au refus de financement de la part du banquier pour manque de garanties réelle ou personnelle, est obligée de puiser dans ses capitaux propres pour financer ses frais d’établissement et ses premiers coûts exploitation.

Le fonds de roulement constitue une composante importante pour une nouvelle entreprise, dans la mesure où le capital de départ est souvent insuffisant pour couvrir l’ensemble des frais de lancement (acquisition d’actifs incorporels, dépenses immatériels).

En général, l’autofinancement demeure la principale source de financement à ce stade de développement de l’entreprise. Pour les financiers, le temps c’est de l’argent, le risque que véhicule ce genre de financement et la longue durée de retour sur investissement, évaluée de cinq à dix ans les laissent perplexes et ne plaident en leur faveur. Néanmoins, il existe partout dans le monde, des régimes publics d’aides à la création d’entreprises et d’emplois, qui peuvent être d’un apport plus ou moins intéressant aux nouvelles entreprises en phase de lancement.

qui peuvent être d’un apport plus ou moins intére ssant aux nouvelles entreprises en phase de
qui peuvent être d’un apport plus ou moins intére ssant aux nouvelles entreprises en phase de

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 34 Les organismes de capital investissement destinés à financer

Les organismes de capital investissement destinés à financer l’entreprise dans sa phase de lancement (capital création), ont tendance à intervenir, exclusivement, sur de gros projets, avec des tickets de participation assez élevés faute de rentabilité attrayante sur les petits projets.

3. La phase de croissance :

L’entreprise s’est faite un nom sur le marché (parts de marché), maintenant, les produits connaissent un succès commercial, propulsant son chiffre d’affaires à même de générer des bénéfices et de résorber le cumul de déficits antérieurs ou dépenses réalisées ultérieurement pour développer l’innovation. Dans cette phase de développement, l’entreprise doit faire face à de nouvelles préoccupations, l’apparition de problèmes de fabrication (phase industrielle) et le développement de la politique commerciale (engagement d’actions publicitaires…), et parfois, des réajustements au niveau de la conception technique du produit (suite à un feed- back du marché) nécessitent de nouveaux investissements.

A ce stade, l’entreprise présente un risque moindre, et peut désormais accéder au financement

traditionnel. Toutefois, les motivations des banquiers demeurent, toujours, fondées sur des critères, de rentabilité (chiffre d’affaires, résultats), de solvabilité (niveau des fonds propres, indicateurs de santé financière) et commerciaux (parts de marché, concurrence…).

Le capital investissement joue pleinement son rôle à ce stade de développement de l’entreprise. Mais comme il n’a pas la possibilité de l’aider à se perfectionner dans l’exportation, il la conforte dans l’accentuation de la recherche sur de nouveaux produits pour d’éventuels perfectionnement ou visant une nouvelle catégorie de clientèle, ou dans l’accroissement des capacités de production de l’entreprise, lui permettant de réaliser une économie d’échelle et conquérir de nouvelles parts de marché.

4. La maturité de l’entreprise :

A la suite d’une période d’expansion réussie, l’entreprise aura conquis une part importante de

son marché, les taux de croissance des ventes et du cash-flow ont ralenti après avoir atteint

des seuils maximums. Le produit est arrivé à maturité et entamera dans quelque peu son déclin, des problèmes de management et d’organisation peuvent apparaître,

L’entreprise financera donc, son exploitation grâce aux bénéfices cumulés antérieurement (résultat non distribué) et aux concours extérieurs plus faciles à obtenir du fait du moindre

risque qu’elle véhicule. N’ayant pas d’autre choix, l’entreprise adoptera une stratégie de repli

et se mettra en position de défense, attendant le résultat de la rénovation ou de l’amélioration

de son produit. Si cette démarche aboutit et que le lancement du nouveau produit a réussi, l’entreprise entamera alors un nouveau cycle de vie, sinon, elle entre en phase de déclin.

Dans le cadre d’un développement, le recours au capital risque peut avoir lieu lors d’une croissance de la force de vente, d’une opération de croissance externe (rachat d’une entreprise concurrente ou intégration verticale) ou pour le développement de nouveaux produits.

(rachat d’une entreprise concurrente ou intégration verticale) ou pour le dével oppement de nouveaux produits.
(rachat d’une entreprise concurrente ou intégration verticale) ou pour le dével oppement de nouveaux produits.

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 35 En effet, à travers ses structures de développeme nt, il

En effet, à travers ses structures de développement, il contribue au financement, selon le cas, à la rénovation du produit, ou à son amélioration, avant son arrivée en phase de déclin. Il peut aussi être sollicité pour des opérations d’introduction en bourse (bridge financing).

5. La phase de déclin :

Les difficultés que rencontre une entreprise, dont le produit a atteint sa phase de déclin, pour trouver des moyens de financement, sont assimilables à celles rencontrées lors de la conception du produit. Les financiers traditionnels ne voient pas l’intérêt de financer une entreprise qui tend à disparaître et dont les ressources propres auraient été épuisées durant la phase précédente.

Une entreprise en phase de déclin doit fixer à l’avance ses objectifs et ses horizons, car un financement n’a d’intérêt que s’il s’inscrit dans le cadre d’un processus qui engendrerait un retour sur investissement assez satisfaisant par rapport au risque encouru.

Dans ce cas de figure, l’intervention des structures de capital investissement peut intervenir en adoptant plusieurs scénarios:

- la transmission de l’entreprise à travers des investisseurs détenant le savoir faire et la connaissance requise de technologie contribuant à la réduction du taux de mortalité des entreprises en transmission du fait de manque de volonté de ses dirigeants.

- Le désengagement d’actionnaires minoritaires, dans le cas d’une architecture éparpillée du capital de l’entreprise (petits actionnaires présents lors de la constitution, inactifs), l’actionnaire peut décider de regrouper le capital entre les mains des actionnaires actifs, en phase avec le développement de l’entreprise. Le capital investisseur peut alors s’immiscer dans l’affaire en rachetant les parts des autres actionnaires et jouer un rôle actif dans la société.

- La réalisation d’une partie du capital : un actionnaire majoritaire souhaite réaliser une partie du capital de son entreprise et le réinvestir afin de redresser la situation.

3. L’apport du capital investissement :

Le capital investissement intervient dans des économies qu’il a l’aptitude de dynamiser à condition qu’elles présentent les caractéristiques favorables à la relance à laquelle il les destine. Ainsi, il intervient à des niveaux régionaux ou nationaux et sur les plans ; financiers, économiques et sociale, sans pour autant, omettre ses objectifs financiers, le capital investissement donne sa chance à qui veut la prendre et l’assumer (assurer la réussite du projet), privilégiant le partenariat des hommes et la conjugaison des compétences.

Le pratique du capital investissement contribue, de cette façon à la création de valeurs ajoutées économique et intellectuelle, au développement des zones régionales, à travers le financement de l’entreprenariat, assure plus qu’un apport financier qui s’étend à une assistance stratégique et relationnelle.

assure pl us qu’un apport financier qui s’étend à une assistance stratégique et relationnelle.
assure pl us qu’un apport financier qui s’étend à une assistance stratégique et relationnelle.

Les intervenants du capital investissement.

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Les intervenants du capital investissement. 36 1.1. Le capital investissement et le financement de la haute

1.1. Le capital investissement et le financement de la haute technologie :

Le financement de la haute technologie est un créneau risqué et difficile à appréhender par la finance traditionnelle qui la délaisse pour se tourner vers des opérations de prêt à court et moyen terme, moins risqués et relativement rentables.

De son coté, le capital investisseur adepte du rendement, trouve dans ce créneau, l’occasion idéale pour exercer pleinement son rôle d’apporteur de fonds. Ainsi, l’intervention du capital risque et du capital développement contribue au financement d’entrepreneurs porteurs de nouveaux procédés technologiques et de PME innovantes.

Dans la pratique, l’intervention des organismes de capital investissement dépend de la nature de la structure de financement (captive, indépendante, semi captive ou fonds du secteur public). En effet, ces structures opèrent, selon le cas, dans des champs d’intervention qui leur ont été autorisés ou dans ceux dont elles ne se sont pas défendues elles mêmes de s’y aventurer.

Les difficultés rencontrées par les entreprises de haute technologie peuvent être résumées par les principaux éléments suivants :

-

elle doit enregistrer un niveau de croissance élevé dés les premières années de son existence. Ceci traduit la nécessité pour l’entreprise d’engager une course ardue aux parts de marché menant des politiques marketing, d’alliance ou d’association très coûteuse. Le prix est évidemment cher payé mais il est indispensable pour se frayer un chemin dans la cour des grands.

-

La conquête des marchés internationaux, notamment le marché américain (50 % du marché mondial). Un challenge d’autant plus important que la mondialisation et l’ouverture des marchés dictent la compétence et la perfection, au profit de la croissance mondiale.

-

L’investissement massif en recherche et développement devant accompagner la vie de l’entreprise est également un élément primordial quand l’évolution rapide de la technologie entraîne, systématiquement, l’obsolescence des produits.

-

Les ressources humaines nécessaires à l’exploitation de la technologie sont souvent difficiles d’accès. Les experts préférant travailler sur des projet d’innovation plutôt que de s’orienter vers les grands industriels sont rares, ce pourquoi, l’entreprise doit engager une politique attrayante, de fidélisation et de formation des compétences.

3.2 .

Le capital investissement et le développement des zones régionales :

L’apparition du capital investissement régional a pour principal objectif le développement harmonieux de l’ensemble de l’économie d’un pays dans lequel il opère, empêchant, ainsi, la concentration des apports en capitaux dans une seule région.

d’un pays dans lequel il opère, empêchant, ainsi, la concentration des apports en cap itaux dans
d’un pays dans lequel il opère, empêchant, ainsi, la concentration des apports en cap itaux dans

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Les intervenants du capital investissement. 37 Le capital investissement régi onal est né de la volonté

Le capital investissement régional est né de la volonté des pouvoirs publics de décentraliser l’activité du capital investissement.

Une telle spécialisation permet aux investisseurs d’être présents sur une région dont ils ont une plus grande connaissance du tissu économique et des acteurs qui y activent. Ils peuvent, ainsi faire jouer un réseau de proximité. Une proximité appréciée par les entrepreneurs sachant que leurs associés ne sont jamais trop loin.

Ces dernières années, nous avons assisté à la promotion du capital investissement régional par un certain nombre de pays tels que la France et la Tunisie, qui ont opté pour le développement des régions, que ce soit en contribuant à la création de d’organisme de capital investissement spécialisés dans le financement de projets implantés dans ces zones ou en prévoyant des assouplissements fiscaux pour les intervenants dans le domaine.

3.3. Le capital investissement et la résorption du chômage :

Le capital investissement contribue significativement à la résorption du chômage à travers le financement de PME, promouvant, de ce fait, le recrutement.

Il est évident que le financement de la PME, dans les diverses phases de son cycle de vie, est assorti de besoins d’embauche, même si la taille des PME est relativement petite, il n’y a pas de petit geste quand elles sont plusieurs à le faire. En effet, aux Etat Unis d’Amérique, le secteur des PME représente le premier employeur du pays.

Il est à noter que les entreprises de haute technologie, atteignent au cours de leurs développements des proportions gigantesques, leur permettant de conforter, ainsi, leur statut d’employeur potentiel.

4. Le capital investissement face aux problèmes de mortalité :

Si l’un des fondements du capital investissement est de prendre des risques, on dénote une caractéristique certaine des expériences passées, celle de l’éviter au maximum, d’où une faiblesse de l’investissement en création ou en amorçage.

Le plus gros problème ne réside pas dans la prise de risque ou de sa crainte, mais dans la relation entrepreneur/investisseur. En effet, l’entrepreneur a souvent tendance à se comporter en autodidacte et accepte avec beaucoup de mal l’interventionnisme actif de l’investisseur.

Un autre problème récurrent dans les mentalités est la divergence au niveau commercial. Les entrepreneurs ont souvent tendance à croire que le meilleur produit se vend forcément mieux, mais un meilleur produit, notamment dans le domaine de la haute technologie, induit plus de complexité, le consommateur pourrait lui tourner le dos pour s’orienter vers des produit plus simples.

plus de complexité, le consommateur pourrait lui tourner le dos pour s’orienter vers des produit plus
plus de complexité, le consommateur pourrait lui tourner le dos pour s’orienter vers des produit plus

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Les intervenants du capital investissement. 38 La pratique des marchés nous apprend que la force d’une

La pratique des marchés nous apprend que la force d’une entreprise ne réside pas seulement dans son avance technologique et sa capacité à la conserver, mais aussi dans sa force à proposer son produit.

Nous venons de présenter dans ce chapitre les principaux intervenants dans l’activité de capital investissement en focalisant notre attention sur les deux plus importants acteurs du marché, à savoirs ; les offreurs (les organismes de capital investissement), et les demandeurs (entreprises à besoins de financement.

L’acticité de capital investissement acquiert de plus en plus les faveurs des Etats et de leurs tissus politiques et financiers, d’où la grande richesse et diversité de l’offre.

Le capital investisseur est un outil de dynamisation économique offrant la possibilité aux PME à fort potentiel de croissance, pour qui il est impossible d’accéder au marché des capitaux, d’exploiter leurs capacités

Outre son rôle purement économique et financier dans le financement des PME, le capital investissement joue pleinement son rôle sur le plan social, contribuant ainsi, *à la résorption du chômage et au développement régional.

son rôle sur le plan social, c ontribuant ainsi, *à la résorption du chômage et au
son rôle sur le plan social, c ontribuant ainsi, *à la résorption du chômage et au

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Le capital investissement à travers le monde 39 Chapitre 3 Le capital investissement à travers le

Chapitre 3

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Le capital investissement à travers le monde

Il serait injuste de développer un thème sur le capital investissement sans évoquer les expériences des pays leaders dans ce domaine. Les Etats-Unis d’Amérique ; berceau du venture capital, l’Union Européenne et les efforts entrepris afin de promouvoir ce métier et dynamiser les économies.

Après avoir brièvement exposé l’ascension du capital investissement dans les pays leaders de ce métier, il nous parait opportun de nous intéresser à la pratique du métier en France et en Tunisie, du fait des liens économiques et culturels que ces pays partagent avec l’Algérie.

Section 1 : le développement du capital investissement aux Etats-Unis et en Europe

Les Etats-Unis, toujours en pointe du progrès représentent le berceau du capital investissement moderne, même s’ils doivent à l’Europe, en perpétuelle quête du retard qu’elle accuse face à son concurrent, l’origine du fondateur de ce mode financement.

Nous présenterons dans ce qui suit de manière brève et succincte, le développement du capital investissement aux Etats-Unis et le rôle des pouvoirs publics dans sa promotion puis l’évolution de ce métier dans l’Union Européenne, les principaux obstacles et les mesures de déblocages employées.

I. Le développement du venture capital aux Etats Unis :

L’environnement favorable dont jouit le venture capital aux Etats ; avancée dans tous les domaines, l’esprit d’entreprise et l’abondance de ressources, autant d’éléments ayant contribué au succès que connaît aujourd’hui le venture capital américain.

1. L’ascension du venture capital aux Etats Unis :

Le venture capital a fait sa première apparition aux Etats-Unis dans les années 50, mais le véritable ressort que connaît ce métier n’arrive que dans les années 70 et 80.

1946, le général DORIOT fonde, à son retour de la guerre, l’American Research and Development, premier fonds d’investissement en capital. Dans son rapport d’activités annuel

American Research and Development, premier fonds d’investissement en cap ital. Dans son rapport d’activités annuel
American Research and Development, premier fonds d’investissement en cap ital. Dans son rapport d’activités annuel

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Le capital investissement à travers le monde 40 de 1947 on pouvait lire : « l’analyse

de 1947 on pouvait lire : « l’analyse des ratios sont de peu de valeur dans ce métier. Les hommes et les idées sont non actifs. Leur mesure et leur évaluation sont notre problème » 45 . L’émergence de nouvelles technologies dans les années 80 et 70 a marqué le début de l’ère d’or pour le venture capital qui réalise quelques unes de ses plus grandes réussites ; Intel, Apple, DEC, Biogen…

L’une des principales raisons du succès du venture capital américain est l’abondance de ressources soutenue par plusieurs facteurs :

 

-

une politique fiscale favorable baissant le taux d’imposition de la plus-value par rapport à celui du revenu ;

-

la pertinence d’un marché boursier haussier, notamment le compartiment des nouvelles industries ;

-

l’adoption de règles prudentielles allégées permettant aux fonds de pension le placement d’une partie de leurs avoirs dans des affaires risquées. Ce facteur est très important d’autant plus que les premiers pourvoyeurs de fonds pour le venture capital américain sont les fonds de pension.

2.

Apparition des SBIC est leur rôle dans la promotion du venture capital :

Les SBIC ont été créés en 1958, avec l’aide des pouvoirs publics américains, ce sont des sociétés, regroupées dans une association professionnelle ; National Association of Small Business Investment corporate (NASBIC), sous la tutelle de la Small Business Association (SBA) dont la fonction est la gestion des ressources dont elle dispose dans la promotion des PME.

2.1 particularité des SBIC :

Les SBIC doivent leur réussite à un certain nombre de particularités qui les caractérisent:

- un partenariat public-privé : l’agrément de le SBA donne à la SBIC le droit d’emprunter des fonds fédéraux à moyen et long terme et à des taux préférentiels. Ces fonds serviront, avec la combinaison de fonds privés apportés par les actionnaires des SBIC à financer en fonds propres les PME ou leur consentir des prêts à des conditions préférentielles ;

- La prise de risque par les actionnaire privés : les SBIC sont dotées d’un mode de gestion privé, les risque sont par conséquent supportés en premier lieu par les actionnaires puis par l’Etat ;

- La forte rémunération des actionnaires : elles procurent aux actionnaires privés des gains sans limites, une fois la rémunération des fonds publiques assurée ;

- La dispersion géographique : elles sont répandues sur tout le territoire américain ;

- La diversification de ses interventions : les SBIC disposent de portefeuilles de participation très diversifiés, en effet, elles interviennent dans tous types de projets sans préférence particulière. Son risque s’en retrouve, ainsi, réduit.

2.2. Les mécanismes de fonctionnement :

Les SBIC ont le même mode de fonctionnement que les sociétés de venture capital, elles financent des PME qui n’ont pas réussi à accéder au marché de capitaux et aux crédits bancaires.

45 DOUHANE Amar et RCCHI Jean-Michel, Technique d’ingénierie financière : pratique et méthodologie des montages financiers, Ed. SEFI, Paris. 1997, p.13

Technique d’ingénierie financière : pratique et méthodologie des montages financiers, Ed. SEFI, Paris. 1997, p.13
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Le capital investissement à travers le monde 41 Néanmoins certaines restrictions ont été assignées aux SBIC

Néanmoins certaines restrictions ont été assignées aux SBIC 46 :

- Un investissement peut représenter jusqu’à 20 % du capital ;

- Seuls les Small Business sont éligibles au financement par une SBIC. La SBA les définit comme des affaires dont la situation nette 47 est inférieure à 6 millions de dollars (M$) et les résultats nets de 2 M$ ;

- Les marges entre les taux du prêt du portefeuille et le taux bonifié des prêts fédéraux aux SBIC sont plafonnées à 6 ou 7 % selon le cas.

3. Les tendances récentes des SBIC

Les dernières années de la décennie 90 ont vu une explosion du Venture Capital, ce dernier est entré dans une phase d’hyper croissance. L’année 1999 a enregistré une hausse particulière dans tous les aspects touchant au venture capital. Le total investissement a fait plus que doubler, les investissements en technologie ont triplé sous l’effet multiplicateur des investissements dans l’internent.

La réussite du venture capital aux Etats-Unis s’explique par les éléments suivants :

Abondance de fonds grâce aux apports des fonds de pension ;

La forte présence des Business Angel ;

L’esprit d’entreprise et le goût au risque des américains ;

La dynamique du marché de la technologie qui représente plus de 50 % du marché mondial ;

Un marché boursier spécialisé (NAZDAQ) dans les affaires à forte croissance et qui offre une importante possibilité de sortie pour les venture capitalistes ;

La contribution de l’Etat à travers les SBA, favorisant l’activité de venture capital ;

Les règles prudentielles plus souples en faveur des fonds de pension.

II. Le développement du capital investissement en Europe :

Le capital investissement européen est plus récent, mais tend à rattraper le retard qu’il accuse grâce aux efforts déployés par les Etats en ce sens, soit à titre individuel, soit dans le cadre de l’Union Européenne.

1. Les premiers efforts européens :

Aussitôt que l’Europe prit conscience de l’importance du capital investissement, elle fonda en 1983 la European Venture Capital Association. L’ EVCA a pour principal objectif d’encourager et de développer le capital investissement en Europe, en se sens, elle a accompli :

- le lancement d’étude des problèmes de la profession en 1984, ce bilan s’appuiera sur le bilan des opérations de capital investissement déjà réalisées ;

- l’initiation du projet« Venture Consort» en 1985. Le « Venture Consort » est un fonds communautaire qui finance en partie les investissements nationaux d’innovation ;

46 BESSIS Joël, capital risque et financement des entreprises , Ed. Economica, Paris.1988, p.255.

47 Situation nette = actif de la société - dettes

financement des entreprises , Ed. Economica, Paris.1988, p.255. 4 7 Situation nette = actif de la
financement des entreprises , Ed. Economica, Paris.1988, p.255. 4 7 Situation nette = actif de la

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Le capital investissement à travers le monde 42 - La constitution de « l’Euro Venture »,

- La constitution de « l’Euro Venture », un réseau de capital investissement regroupant une trentaine de grands groupes industriels (Philips, Olivetti, Saint Gobain, Volvo, fiat…) et de grands établissements financiers (BNP, Suez, Amrobank…) dans un holding qui contribue aux opérations nationales de capital investissement;

Grâce à une action communautaire combinée, le capital investissement européen a connu une expansion exceptionnelle dans les années 80 où, en 1987 la collecte de capitaux a atteint un niveau historique :3,9 milliard d’Ecus contre 3,8 aux Etats Unis.

2. Les tendances récentes et perspectives de développement :

L’essor qu’a connu le capital investissement européen à la fin des années 80 et au début des années 90, ne suffit pas pour rattraper le retard qu’accuse l’Europe sur son homologue américain, puisqu’en 2001 les montants investis en Europe (12 milliards d’Euro) reste quatre fois plus faible qu’aux Etats-Unis 48 . En effet, la faiblesse du taux de croissance entrave l’évolution du métier,

Dans son rapport publié en 1998, la Commission Européenne identifie le principaux obstacles au développement de capital investissement au sein de l’Union Européenne et propose des solutions 49 .

2.1. Les obstacles aux développement du capital investissement en Europe :

La Commission Européenne a identifié six principales catégories d’obstacles :

-

La fragmentation des marchés nationaux : l’existence de 33 marchés nationaux, de 18 organismes de conseil limite fortement la liquidité de chaque marché nationale. De plus, la libéralisation des marchés nationaux de capitaux et l’introduction de l’Euro n’ont pas encore réussi à décloisonner les marchés nationaux ;

-

La barrière institutionnelle et règlementaire : la différence dans les règles comptables impose la présentation des documents comptables de diverses façons ;

-

Des barrières fiscales : il existe une grande disparité dans les procédures fiscales entre les pays membres de l’Union Européenne. Cette diversité touche notamment l’imposition des capitaux propres (dividendes, bénéfices à distribuer), imposition des plus-values et des sociétés de capital investissement ;

-

Une pénurie des PME de haute technologie : l’Europe jouit d’un excellent potentiel de recherche et d’innovation dans le domaine de haute technologie qui ne se reflète pas sur l’activité de capital investissement ;

-

Le manque de formation professionnelle : il est nécessaire de former des professionnels du métier afin d’éviter toute confusion avec celui de banquier ;

-

La barrière culturelle : l’esprit d’entreprise, l’approche du risque, la mobilité sont autant de qualités essentielles à l’exercice du métier mais qui demeurent peu développés en Europe.

2.2.

Les mesures stratégiques de l’UE :

Pour surmonter ces difficultés la Commission Européenne propose dans le même rapport un certain nombre de solutions :

48 Selon www.industrie,gouv,fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p165.pdf,p1.

49 www. Industrie.gouv.fr/eic/dosier/doc/capinc.htm.

www.industrie,gouv,fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p165.pdf,p1. 4 9 www. Industrie.gouv.fr/ei c/dosier/doc/capinc.htm.
www.industrie,gouv,fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p165.pdf,p1. 4 9 www. Industrie.gouv.fr/ei c/dosier/doc/capinc.htm.

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Le capital investissement à travers le monde 43 - Adopter des mesures d’encouragement, en faveur des

- Adopter des mesures d’encouragement, en faveur des Business Angel telle que la simplification des procédures administratives ;

- Adopter des règles prudentielles moins contraignantes permettant aux investisseurs institutionnels d’investir dans des sociétés de capital investissement.

En plus de ces propositions, la Commission Européenne incite les pays membres de l’UE à définir une réglementation nationale dédiée la pratique du métier et à l’imposition de ses opérations, à promouvoir l’innovation et à encourager l’actionnariat des salariés et l’utilisation des stock-options 50 .

III. Le développement du capital investissement en France :

L’apparition du capital investissement en France remonte aux années 50 par la création des toutes premières sociétés de développement régionales. Cependant, la réelle apparition du métier remonte aux années 80 avec la création de Fonds Communs de Placement à Risque.

Nous présenterons dans ce qui suit les divers intervenants dans le capital investissement français puis nous exposerons ses principaux facteurs d’encouragement.

1. Les intervenant dans l’activité de capital investissement :

Outre les organismes de capital investissement, il existe plusieurs intervenant dans le métier tels que les organismes d’assurance, l’agence de promotion et l’association des investisseurs en capital.

1.1 Les formes juridiques des organismes de capital investissement :

Nous recensons quatre principales formes juridiques :

Les Sociétés Financières d’innovations (SFI) :

Créées en 1972, la loi définit leur objet ainsi² : « Faciliter en France la mise en oeuvre industrielle de la recherche technologique ainsi que la promotion et l'exploitation d'inventions portant sur un produit, un procédé ou une technique, déjà brevetés ou devant l'être, qui n'ont pas encore été exploités ou qui sont susceptibles d'applications entièrement nouvelles ». Ces sociétés peuvent investir soit par le biais d’une intervention directe en fonds propres, soit sous forme de prêts ou bien en utilisant des instruments assimilés. Pour bénéficier des avantages fiscaux, les SFI doivent se plier à plusieurs contraintes :

Un commissaire du gouvernement à la charge de valider la définition des entreprises pour savoir si elles rentrent dans le cadre des sociétés innovatrices. 60% des capitaux doivent être investis dans les trois ans qui suivent la création de la société ou de son augmentation de capital dans des sociétés réalisant moins de € 7.5 millions de chiffre d’affaires (50 millions de Francs) et ne peuvent détenir plus de 25% de la même entreprise et doivent rester au capital pendant 6 ans. Le capital de la SFI doit être au moins de € 1.5 million (10 millions de francs) et aucun actionnaire ne détenir plus de 33% de ce capital.

50 Stock-options : techniques financière permettant aux salariés ou aux dirigeant d’une entreprise détenteur de ces titres, d’en devenir actionnaires à des condition financières privilégiées et avec une fiscalité favorable.

de ces titres, d’en devenir actionnaires à des condition financières privilégiées et avec une fiscalité favorable.
de ces titres, d’en devenir actionnaires à des condition financières privilégiées et avec une fiscalité favorable.

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Le capital investissement à travers le monde 44 En contrepartie, les SFI bénéficient gratu itement de

En contrepartie, les SFI bénéficient gratuitement de la garantie SOFARIS que nous présenterons dans le paragraphe suivant. Une quinzaine de SFI ont été à ce jour créées dont la plus ancienne est la SOFINNOVA, créée par le Crédit National. Les actionnaires bénéficient d’un amortissement fiscal exceptionnel de 50% si les titres sont détenus depuis plus de trois ans et d’une exonération d’impôts sur les plus-values dans la limite de ces 50%. Le statut des SFI n’est plus cependant très prisé car il est imposé au titre de l’impôt sur les sociétés et ne bénéficie vraiment qu’aux sociétés ne réalisant pas ou peu de bénéfices.

La garantie SOFARIS :

La SOFARIS (Société Française pour l’Assurance du Capital Risque des PME) est une société d’économie mixte créée par l’Etat en 1982 afin de jouer les assureurs du capital risque. La SOFARIS propose sa garantie aux établissements de crédit et aux organismes de fonds propres qui apportent leur concours aux entreprises en création et aux jeunes entreprises de moins de 3 ans pour le financement des investissements matériels et immatériels et de