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1.

Compte Rendu de Synthèse de la Benzoïne

1.1. Introduction
La benzoïne est un intermédiaire important dans la synthèse organique, utilisé notamment dans
la production de dérivés pharmaceutiques et de matériaux fonctionnels. Elle est obtenue par la
condensation benzoinique à partir du benzaldéhyde, sous l'action d'un catalyseur tel que le
cyanure de potassium (KCN) ou le cyanure de sodium (NaCN).

1.2. Objectif
Synthétiser la benzoïne à partir du benzaldéhyde par réaction de condensation benzoinique en
présence cyanure de potassium (KCN) comme catalyseur.

1.3. Principe
La réaction de condensation benzoinique est une transformation bimoléculaire impliquant des
aldéhydes aromatiques, catalysée par des ions cyanure, généralement issus du cyanure de
sodium (NaCN) ou de potassium (KCN) en milieu hydroalcoolique. (Schéma-1-) Dans notre
cas, le catalyseur utilisé est le KCN. Lors de la première étape, l'ion cyanure s'additionne au
groupement carbonyle de l'aldéhyde, formant un carbanion stabilisé par résonance. Ce
carbanion réagit ensuite avec une seconde molécule de benzaldéhyde, aboutissant à la formation
de la benzoïne après un réarrangement intramoléculaire et le départ de l'ion cyanure.4.

Schéma-1-

1
1.4. Mécanisme de la réaction

Schéma-2-

1.5. Matériaux et réactifs


• Benzaldéhyde (C6H5CHO) : 15 g
• Cyanure de potassium (KCN) : 1.5 g
• Ethanol à 95 % : 20 ml
• Eau distillée : 15 ml
• Matériel de verrerie standard (Image-1-)
• Un agitateur magnétique
• Réfrigérant à eau
• Thermomètre

2
Image-1-

1.6. Protocole Expérimental


1. Dans un ballon dicol de 250 cm³ équipé d'un réfrigérant, ajouter 20 ml d'éthanol à 95
%, 15 g de benzaldéhyde et une solution de 1.5 g de cyanure de potassium dans 15 ml
d'eau (Image-2-).

2. Chauffer le mélange réactionnel au reflux sous agitation magnétique pendant 30


minutes (Image-3-).

3. Refroidir dans un bain d'eau glacée (Image-4- et Image-5-).

3
Image-2-

Image-3-

4
Image-4-

Image-5

5
4. Filtrer le précipité sur Büchner (Image-6-), puis laver plusieurs fois avec de l'eau
glacée (Image-7-).

Image-6-

Image-7-

6
5. Essorer le produit brut obtenu (Image-8-).

6. Recristalliser le produit brut dans l’éthanol (Image-9-).

Image-8-

Image-9-

7
1.7. Résultats et Observations
• Apparence du produit brut : cristaux blancs à jaunâtres (Image-10-).
• Température de fusion observée à l’aide d’un banc Kofler est de 142°C.
• Masse expérimentale avant recritalisation : est de 12.9 g
• Masse expérimentale après recritalisation : est de 7,2 g

Image-10-

1.8. Analyse et interprétation


1.8.1. Le point de fusion
Le produit final a été séché afin d’éliminer les traces d’eau résiduelles, permettant ainsi
d'obtenir une mesure précise du point de fusion et un rendement moyen. Le point de fusion a
été mesuré à l’aide d’un banc Kofler et la valeur obtenue est de 142°C, tandis que la valeur
théorique attendue se situe entre 135°C et 137°C. Cette différence peut être attribuée à la
présence des impuretés et de faibles traces de benzaldéhyde dans le produit final, comme on a
confirmé après par l’analyse en chromatographie sur couche mince (CCM).

1.8.2. Chromatographie sur couche mince


Dans un tube à essai, une petite quantité de benzoïne a été dissoute dans du dichlorométhane.
Dans un autre tube, une solution de benzaldéhyde, utilisé comme réactif, a été préparée de la

8
même manière. Une goutte de chaque solution a été déposée sur la plaque CCM. L’éluant utilisé
est un mélange de deux solvants : 80% de dichlorométhane, solvant polaire miscible avec de
nombreux solvants organiques, et 20% d’éther de pétrole, solvant apolaire aprotique. La plaque
CCM a été placée dans un bécher contenant l’éluant(cuve) (Image-11-), et la migration a été
observée après quelques minutes.

Image-11-
Après la révolution sous les UV on trouve sur la plaque (Image-12-), deux tâches principales :
une dans le dépôt de référence et une dans le dépôt de produit. En plus de ces deux taches on a
une petite tache au même niveau de la tache de référence ce qui indique qu’une portion de
l’aldéhyde n’a pas été consommée lors de la réaction.

Image-12-

9
1.8.3. Analyse des spectres RMN du produit

• Le déplacement chimique δ 7.4 - 8 ppm


Ces signaux correspondent bien aux protons aromatiques (C6H5) des deux noyaux benzéniques
présents dans la molécule de benzoïne.

• Le déplacement chimique δ ~4.5 ppm


Ce signal correspond au proton en position α par rapport au groupe carbonyle (C=O). Ce proton
est désigné comme Hα est déblindé par l'effet inductif du groupe carbonyle électroattracteur.

• Le déplacement chimique δ ~6 ppm


Ce signal correspond au proton lié à l'oxygène du groupe hydroxyle (-OH).

• Le déplacement chimique δ ~1.3 ppm


Un signal autour de 1.3 ppm est plutôt caractéristique des protons alkyles (-CH3 ou -CH2).
Donc probablement il correspond à une impureté.
[Link] des spectres IR du produit

10
D’après le spectre infrarouge on trouve :
• Une bande fine et intense à 1678,47 cm⁻¹ qui caractéristique de la vibration
d'élongation du groupe carbonyle (C=O), présent dans la benzoïne.
• Une autre bande autour de 3401,27 cm⁻¹ correspond à la liaison O-H d'une fonction
alcool.
• Des harmoniques de vibration entre 1907,11 et 2283 cm⁻¹ sont typiques des vibrations
associées aux liaisons aromatiques (C=C) présentes dans les cycles benzéniques.

[Link] du rendement

• Calcul de la masse théorique de benzoïne mth

Données nécessaires :

➢ Masse de benzaldéhyde utilisée : 15 g

➢ Masse molaire du benzaldéhyde (C₇H₆O) : 106,12 g/mol

11
➢ Masse molaire de la benzoïne (C₁₄H₁₂O₂) : 212,25 g/mol

Réaction chimique :
2 C₇H₆O → C₁₄H₁₂O₂

Donc :

nbenzoïne = nbenzaldéhyde /2
Et on a :
nbenzaldéhyde = mbenzaldéhyde /Mbenzaldéhyde =15/106.12 = 0.14 mol
Alors :
nbenzoïne = 0.14 /2 = 0.07 mol
Or :

mth = nbenzoïne * M benzoïne = 0.07 * 212.25


d’où
mth = 14.85 g

• Rendement brut avant la purification

Rbrut = mexp(brut) / mth = (12.9 /14.85) *100

Rbrut = 86.86%

• Rendement après la purification

R = mexp / mth = (7.2 /14.85) *100


12
R = 48 .48%

La réaction de condensation benzoinique a permis d'obtenir un rendement brut satisfaisant.


Cependant, le rendement final après purification montre des pertes significatives, probablement
dues aux manipulations techniques et à la recristallisation. Une optimisation des étapes de
purification pourrait améliorer le rendement final.

[Link] sur les sous-produits éventuels


Les sous-produits principaux incluent le benzile, des produits de polymérisation du
benzaldéhyde, des résidus issus de la réaction de Cannizzaro, et des impuretés initiales
provenant du benzaldéhyde. Pour minimiser leur formation, il est essentiel de :

• Maintenir des conditions de réaction optimales (pH, température, concentration en


cyanure).

• Utiliser des réactifs purs.

• Effectuer une purification minutieuse (recristallisation, lavage approprié).

Ces points peuvent contribuer à une amélioration du rendement final et de la pureté du produit
obtenu.

1.9. Conclusion
La réaction de condensation benzoinique a permis la synthèse de la benzoïne avec un rendement
brut initial relativement satisfaisant. Toutefois, le rendement final après purification révèle des
pertes notables, principalement attribuables aux manipulations techniques et à l’étape de
recristallisation.L'analyse par CCM sous UV montre clairement la présence d'une tache
correspondant au benzaldéhyde non réagi, indiquant qu'une partie du réactif initial n'a pas été
entièrement consommée. Cela souligne une conversion incomplète lors de la réaction.

Pour améliorer les performances de cette synthèse, il est recommandé de :

• Optimiser les paramètres réactionnels (pH, température, durée de réaction).

• Utiliser des réactifs de haute pureté.

• Améliorer les étapes de purification, notamment la recristallisation.

13
Ces ajustements permettront non seulement d'augmenter le rendement final, mais aussi
d'assurer une meilleure pureté du produit obtenu.

En somme, malgré certaines limitations, cette expérience a permis de mettre en évidence les
étapes critiques de la synthèse de la benzoïne et les points d'amélioration possibles pour des
travaux futurs.

[Link] Rendu de Synthèse du cinnamone

2.1. Introduction
Le cinnamone, également appelée dibenzalacétone, est un composé organique obtenu par une
réaction d'aldolisation suivie d'une crotonisation. Cette réaction implique la condensation de
deux molécules de benzaldéhyde avec une molécule d'acétone en milieu basique, généralement
catalysée par l'hydroxyde de sodium (NaOH).

Cette réaction est largement utilisée en chimie organique pour illustrer les mécanismes de
condensation aldolique et les procédés de formation de liaisons carbone-carbone. Le cinnamone
présente un intérêt particulier en raison de ses propriétés chimiques et de ses applications
potentielles, notamment comme intermédiaire dans la synthèse de composés aromatiques
complexes et comme additif dans certaines formulations industrielles.

L'objectif de cette expérience est donc de synthétiser le cinnamone, d'optimiser les conditions
réactionnelles pour maximiser le rendement, et de caractériser le produit obtenu à l'aide de
techniques spectroscopiques telles que l'IR et la RMN.

2.2. Objectif :
Synthétiser le cinnamone (ou dibenzalacétone) à partir de benzaldéhyde et de propanone via
une double réaction d'aldolisation-crotonisation en milieu basique.

2.3. Principe de la réaction :


La réaction repose sur l'addition de deux molécules de benzaldéhyde à une molécule de
propanone sous l'effet catalytique de l'hydroxyde de sodium en milieu hydroalcoolique, suivie
d'une déshydratation pour former la dibenzalacétone (Schéma-3-).

14
Schéma-3-

2.4. Mécanisme de la réaction

Schéma-4-

2.5. Matériaux et réactifs

15
• Benzaldéhyde purifié : 13,25 g
• Propanone (acétone pure) : 3,7 g
• Hydroxyde de sodium (NaOH) : 12,5 g
• Eau distillée : 125 ml
• Éthanol : 100 ml
• Acétate d’éthyle : 60 ml (pour la recristallisation)
• Matériel de verrerie standard (Image-1-)
• Un agitateur magnétique
• Réfrigérant à eau
• Thermomètre
• Papier indicateur de pH

2.6. Protocole Expérimental


1. Préparation de la solution basique : Dissolution de 12,5 g de NaOH dans 125 mL d'eau
et 100 mL d’éthanol (Image-13-).

Image-13-

2. Mélange des réactifs : Ajout de 13,25 g de benzaldéhyde et 3,7 g de propanone en deux


étapes à la solution basique sous agitation par un ampoule de coulée avec une fréquence
de 15min (Image-14-).

16
Image-14-

3. Agitation : Maintien de l'agitation pendant 30 min après addition complète.

4. Filtration et lavage (Image-15-). : Filtration du précipité et lavage à l'eau glacée jusqu’à


l’élimination de NaOH dans le précipité (utilisation du papier indicateur du pH)

(Image-16-).

Image-15-

17
Image-16-

5. Essorer le produit brut obtenu (Image-17-).

6. Recristallisation dans l'acétate d'éthyle (Image-18-)

18
Image-17-

Image-18-

2.7. Résultats et Observations


• Apparence du produit brut : cristaux jaunes (Image-19-).
• Température de fusion observée à l’aide d’un banc Kofler est de 120°C .
• Masse expérimentale après recristallisation : est de 8.35 g

19
Image-19-

2.8. Analyse et interprétation


2.8.1. Le point de fusion
Le point de fusion a été mesuré à l’aide d’un banc Kofler et la valeur obtenue est de 120°C,
tandis que la valeur théorique attendue se situe entre 113°C. Cette différence peut être
attribuée à la présence des impuretés et de faibles traces de benzaldéhyde dans le produit final

2.8.2. Chromatographie sur couche mince


Dans un tube à essai, une petite quantité de benzoïne a été dissoute dans du dichlorométhane.
Dans un autre tube, une solution de benzaldéhyde, utilisé comme réactif, a été préparée de la
même manière. Une goutte de chaque solution a été déposée sur la plaque CCM. L’éluant utilisé
est un mélange de deux solvants : 80% de dichlorométhane, solvant polaire miscible avec de
nombreux solvants organiques, et 20% d’éther de pétrole, solvant apolaire aprotique. La plaque
CCM a été placée dans une cuve contenante l’éluant (Image-11-).

Après la révolution sous les UV on trouve sur la plaque (Image-20-), deux tâches : une dans le
dépôt de référence et une dans le dépôt de produit. ce qui signifie que la réaction est complète
et que ne reste aucune quantité des réactifs .

20
Image-20-

2.8.3. Analyse des spectres RMN du produit

Protons Déplacement Intégration Multiplicité


chimique (ppm)
Ha 7.43 6H multiple
Hb 7.11 4H multiple
Hc 7.77 2H double

21
Hd 7.64 2H double

2.8.4. Analyse des spectres IR du produit

Le nombre d’onde en cm-1 Attribution


1650 C=O
2800-3050 C-H
1625 C=C
1575 C=C (aromatique)

2.8.5. Calcul du rendement


On a
R= (nexp /nth) *100

22
Détermination de nth :

→ Pour le benzaldéhyde n C₇H₆O = m/M = 13.25/ 106,12 = 12,48.10-2mol

→ Pour l’acétone n C3H6O = m/M = 3,7/ 58,08 = 6,37.10-2mol


Alors le réactif limitant est le benzaldéhyde et nth = xmax= 12,48.10-2/2 =6,24.10-2mol
Donc R= (3,56.10-2/6,24.10-2) *100

R= 57,11%

1.9. Conclusion
La synthèse réalisée a permis d’obtenir le produit attendu sous forme de cristaux jaunes après
condensation aldolique entre deux équivalents de benzaldéhyde et un équivalent d’acétone en
milieu basique. La masse expérimentale obtenue après recristallisation est de 8,35 g, ce qui
témoigne d’un bon [Link] point de fusion mesuré à 120°C est légèrement supérieur à la
valeur théorique attendue de 113°C, suggérant la présence d’impuretés ou de traces résiduelles
de benzaldéhyde non éliminées. Cette différence peut être corrigée par une recristallisation
supplémentaire pour améliorer la pureté du [Link] chromatographie sur couche mince
(CCM) a confirmé la complétude de la réaction. La présence de deux tâches distinctes sur la
plaque CCM, observées sous UV, montre que le produit final ne contient plus de réactifs
initiaux. Cette étape confirme la réussite de la réaction [Link] résultats obtenus sont
satisfaisants et confirment la synthèse du cinnamone avec une bonne pureté. Toutefois, des
ajustements au niveau de la purification permettraient d’améliorer davantage la qualité du
produit final.

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