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Les filières Droit (économie, gestion)

et Sciences Humaines et Sociales

Le choix d'orientation doit prendre en compte deux variables :


La durée des études ( « courtes » ou « longues »)

La sélectivité du cursus

Depuis la rentrée 2014, les licences sont réparties en quatre


domaines d'enseignement ( déclinés en 45 mentions) :


Arts, lettres et langues

Sciences humaines et sociales

Droit, économie, gestion

Sciences, technologie et santé
I. les filières universitaires

Faiblement sélectives, elles sont faiblement professionnalisées.


Pour cela, il faudra faire une licence pro ou poursuivre en master et
donc viser un diplôme à Bac+5.
A)Le domaine sciences
humaines et sociales

Les mentions de ce domaine d’études accueillent en priorité des


bacheliers généraux (L, ES, S).
Une bonne culture générale et une très bonne maîtrise de la langue
française sont des atouts essentiels.
Les principales mentions en sciences humaines sont :

Géographie et aménagement
Histoire
Histoire de l'Art et Archéologie
Psychologie
Sciences de l'éducation
Philosophie
Sociologie
Sciences de l'Homme, Anthropologie, Ethnologie
Humanités
Sciences sociales
Théologie
Géographie et aménagement

Cette discipline exige curiosité et ouverture d’esprit, mais aussi


beaucoup de rigueur.

Au programme :
géographie physique (climatologie, géomorphologie, hydrologie) et
humaine (organisation de l’espace, population, géographie
économique des territoires).

S’y ajoutent l’apprentissage des méthodes et des outils du géographe


(cartographie, système d’information géographique, télédétection,
statistiques...) et un travail sur le terrain (stages, sorties intégrées aux
études…)
Et après ?
Le choix du parcours dépend du projet
professionnel.

Le parcours géographie et histoire est


conseillé à ceux qui visent les concours de
l’enseignement en master ;

Les parcours aménagement, environnement


sont adaptés à ceux qui se destinent à
l’urbanisme ou au développement
territorial. Des connaissances en droit, en
géologie, en informatique ou en
marketing permettent de diversifier les
débouchés.
Histoire

Au programme :

Ancienne, médiévale, moderne et contemporaine : toutes les époques


sont abordées, sous tous les angles (chronologique, économique,
social, politique…). S’y ajoute l’apprentissage des méthodes de
travail : analyse et commentaire de documents historiques, et
dissertation.

Et Après

Le parcours histoire et géographie est à privilégier pour préparer les


concours de l’enseignement accessibles en master. D’autres parcours
sont possibles : archéologie-histoire de l’art, documentation, langues
étrangères, préparation au concours des IEP...
Histoire de l'art et archéologie

Pour qui ?
Des études pour les passionnés d’histoire et d’art qui veulent acquérir
les bases indispensables à l’exercice professionnel de l’archéologie,
de la conservation-restauration de biens culturels, de l’animation du
patrimoine ou de l’expertise en art.

Au programme :
approche de tous les arts (peinture, sculpture, gravure, architecture...)
sous tous les angles (historique, esthétique, sociologique, culturel) et
sur toute période (ancienne, médiévale, Renaissance, moderne,
contemporaine...). Sans oublier la méthodologie : (techniques
iconographiques, analyse des sources textuelles sur l’art, analyses
formelles et stylistiques) et les langues. Travaux pratiques, stages,
fouilles, visites de musées, expositions... viennent compléter ces
enseignements théoriques.
biens culturels (2 ans).
Des parcours permettent de s’orienter vers l’archéologie, l’animation
du patrimoine, la muséologie... Certaines universités proposent des
bi-licences droit-histoire de l’art, bien adaptées pour se former
ensuite au métier de commissaire-priseur. À signaler, la licence
préservation de biens culturels à Paris 1 (1 an, accès sur épreuves
post-bac+2) qui ouvre sur le master conservation restauration des
biens culturels (2 ans).
Philosophie

Au programme :
en licence de philo, vous vous plongerez dans l’histoire de la
philosophie, la métaphysique, l’épistémologie, la logique… Lecture
de textes abstraits et pratique de la dissertation sont à prévoir. Des
enseignements dans une autre discipline (psychologie, sociologie,
géographie, histoire…) permettent une éventuelle réorientation.

Et après ?
Plusieurs choix de projet professionnel s’offrent aux diplômés (qui
auront préalablement choisit un parcours de licence adapté) :
préparation aux concours de l’enseignement, journalisme et
communication, métiers de la culture et du patrimoine, métiers de
l’administration, musique... Bien qu’il y ait peu de postes ouverts
dans cette discipline, le débouché majeur reste l’enseignement, avec
un recrutement niveau master.
Sciences de l'éducation

Au programme :
la mention sciences de l’éducation permet d’étudier les mécanismes
des apprentissages chez l’enfant et l’adulte, aborde la psychologie du
développement, les pratiques éducatives, l’histoire et l’économie de
l’éducation...
Apparaît souvent en troisième année

Et après ?
Tout dépend du secteur visé (éducation, formation pour les adultes,
travail social, etc) et du parcours choisi en licence : évaluation et
formation, enfance et pédagogie.... Ceux qui visent le concours de
CPE doivent envisager un master métiers de l'enseignement, de
l'éducation et de la formation (MEEF) mention encadrement éducatif.
Psychologie

Au programme de cette licence :


les différents champs de la psychologie (sociale, cognitive, du
développement, clinique…), mais aussi la psychophysiologie, la
neurophysiologie, l’analyse de données et les outils méthodologiques,
comme les statistiques, indispensables à la profession. Un bon niveau
en maths est donc nécessaire.
S’y ajoute souvent une autre discipline (sociologie, philosophie, droit,
sciences du langage...) qui permet une réorientation.

Et après ?
Les parcours sont variés : psychologie clinique, psychologie du
développement, ressources humaines, travail social, métiers de
l’éducation…
Sociologie

Au programme :
l’analyse de faits sociaux étudiés à partir d’enquêtes de terrain, de
statistiques, de sondages, de documents… et généralement un stage.
Autant d’outils qui requièrent un goût pour la théorie, une bonne
expression écrite et un sens aigu de l’observation.
La sociologie s’enrichit aussi d’autres disciplines (histoire, géo,
économie…). Elle nécessite donc curiosité et ouverture d’esprit.
Et après
Les parcours sont divers : sociologie d'entreprise, ingénierie sociale,
sociologie urbaine.. et parfois bidisciplinaires : sociologie-économie,
sociologie-démographie, sociologie-histoire...
Sciences de l'homme, Anthropologie, Ethnologie

Au programme :
les programmes de cette licence abordent l’histoire et les théories de
l’anthropologie. Les étudiants sont amenés à étudier les objets
anthropologiques et l'organisation humaine avec ses manifestations
majeures (l'art et l'esthétique, les jeux et les sports, vie quotidienne,
l'économie et la société...) sur différentes aires géographiques et
culturelles. S’ajoutent à cela des cours de sociologie, de langues
vivantes et de méthodologie (enquête de terrain, sources).

Et après ?
Poursuite d’études en masters d’anthropologie, d’ethnologie ou de
sociologie, en master métiers de l'enseignement, de l'éducation et de
la formation (MEEF)), concours administratifs.
Sciences sociales

Au programme :

Analyse de faits sociaux, des évolutions démographiques ou


anthropologiques étudiés à partir d’enquêtes de terrain, de
statistiques, de sondages, de documents... Autant d’outils qui
requièrent un goût pour la théorie, une bonne expression écrite et un
sens aigu de l’observation.

Et après ?

L’étudiant peut, après une 2e année, rejoindre une licence pro. Sa


licence en poche, il peut intégrer un master du domaine ou
éventuellement un institut d'études politiques ( IEP).
Humanités

Pour qui ?

Cette mention s’adresse aux bacheliers qui ont des centres d’intérêt
variés et sachant bien s’exprimer à l’écrit comme à l’oral, aimant
lire, et sachant fournir un travail régulier et soutenu. Ce cursus peut
convenir à des lycéens qui hésitent entre une CPGE et une formation
renforcée à l’université.

Au programme :

la licence mention Humanités propose un enseignement équilibré en


lettres et sciences humaines avec des associations de disciplines
(philosophie, littérature, histoire, langues ancienne et vivante et des
spécialisations propres en fonction des parcours proposés par les
universités.
Et après ?

Poursuite d’études en masters de lettres, de philosophie, d’histoire,


en LLCE ou en master métiers de l'enseignement, de l'éducation et
de la formation (MEEF). Les étudiants peuvent également tenter les
concours d’entrée aux écoles de journalisme ou de communication,
en instituts d'études politiques ( IEP), ou de la fonction publique.
Théologie

Au programme :
les licences de théologie reconnues par l’État se préparent dans
quelques universités. Elles abordent la théologie catholique ou
protestante : Ancien et Nouveau Testament, histoire des religions,
théologie pratique et systématique,patristique (étude de la doctrine
des Pères de l’Église), philosophie, éthique chrétienne, sociologie
religieuse…

Et après ?
Poursuite d’études possible en master (théologie catholique ; théologie
protestante ; éthique et religion…).
Information et communication (??)

Au programme :
Cette mention permet d’acquérir les bases théoriques et
méthodologiques en sciences de l’information et de la communication
(sociologie de la communication, histoire de l’information et de la
communication, économie et politique de la communication...).
À ces disciplines s’ajoutent une langue vivante, des enseignements
professionnels et de l’informatique.

Et après ?
Il existe des parcours comme communication, multimédia,
documentation, journalisme, adaptés à la poursuite d’études. Ils peuvent
être requis pour l’entrée en master.
Et après

L’étudiant peut, après une 2e année de licence, rejoindre une licence


pro.Les diplômes requis :
DUT (diplôme universitaire de technologie),
BTS/BTSA (brevet de technicien supérieur/agricole),
DEUST (diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques)
L2 (2e année de licence validée/120 crédits)
Une sélection drastique
Entre 20 et 30 places, pour souvent plus de 200 dossiers, autant dire
qu'il y a affluence surtout après un BTS ou un DUT. L’admission est
sélective : examen du dossier, entretien de motivation devant un jury.

Sa licence en poche, il peut se diriger vers un master, rejoindre une


école spécialisée ou un IEP (sur concours).
B- Le domaine droit, économie et
gestion
Les principales mentions en droit, économie et gestion sont :

Administration publique
Droit
Sciences politiques

Economie
Economie et gestion
Gestion
Administration publique

Au programme :
cette licence aborde le droit public, la science politique ainsi que
l'économie et les finances publiques. Elle prépare aux concours
administratifs de la fonction publique (catégories A et B) et à la
poursuite d'études en master principalement dans le droit.
La mention est assortie de parcours diversifiés associant plusieurs
disciplines. L’étudiant construit progressivement son parcours en
fonction de son projet d’étude et son projet professionnel.
Et après ?
Les titulaires de la L3 peuvent passer les concours d’entrée dans les
instituts régionaux d’administration (IRA).
Droit

Pour qui ?
Les bacheliers ES sont les plus nombreux à choisir cette voie, devant
les L et les S. Les titulaires du bac STMG avec un bon niveau
peuvent envisager cette mention.

Un esprit rigoureux, de solides capacités d’abstraction et des qualités


d’expression à l’écrit comme à l’oral.

Le droit repose sur l’analyse, le raisonnement et l’argumentation.

S’intéresser à d’autres disciplines pour comprendre l’environnement


social dans lequel s’applique le droit est important.

Autres impératifs : une bonne organisation, un travail régulier et une


réelle motivation.
Au programme :

Le droit est une matière qui n’est pas enseignée en lycée dans les
filières générales. Il faut donc s’attendre à un choc des cultures :
trouver ses marques à l’université, assimiler un grand nombre de
notions nouvelles, acquérir une méthodologie bien particulière.
Les licences de droit permettent d’assimiler les connaissances
juridiques de base et de maitriser un vocabulaire et des exercices
totalement nouveaux : le commentaire d’arrêt ou la dissertation
juridique (très différentes de celles pratiquées en français). Une
spécialisation progressive (à travers le choix de parcours de licence)
dans un domaine précis du droit préfigure la poursuite en master
(droit privé, droit public, droit européen et international …)
Le tronc commun (L1 - L2)

Les enseignements des 2 premières années (4 semestres) sont


organisés autour d’un tronc commun qui apporte les enseignements
juridiques fondamentaux.

Au programme :

droit civil, constitutionnel, administratif, pénal, européen, histoire du


droit et des institutions, relations internationales, économie, finances
publiques, travaux dirigés, informatique et langues vivantes
Les spécialisations (L3)

Bien que généraliste, la 3e année (L3) permet de « colorer » sa licence


par le choix d’un parcours, en fonction de ses goûts et de son projet
professionnel.
Sans être une réelle spécialisation, le parcours renforce la formation
dans un domaine ; il préfigure la poursuite d’études en 1re année de
master (M1), sans pour autant fermer les portes.

Droit privé (droit civil, droit des sociétés, droit commercial, du


travail, droit judiciaire privé, de la propriété intellectuelle).
Droit public (droit administratif, fiscal, droit public des affaires,
contentieux…).
Droit européen et droit international (droit européen, droit
international public, droit du commerce international, droit
comparé).
Science politique (droit, philosophie et doctrines politiques,
politiques publiques, sociologie politique, relations internationales...
Les doubles cursus :

Certains établissements organisent des licences bidisciplinaires qui


associent un autre domaine au droit, comme les biotechnologies, la
science politique, l’économie et la gestion, les sciences sociales ou
l’histoire de l’art...
Des filières exigeantes et sélectives qui permettent d’acquérir une
double compétence de plus en plus recherchée.
Exemple : licence droit-économie de Paris 1.

Les licences franco-étrangères forment des juristes bilingues, avec


une partie de la formation qui s’effectue à l’étranger. On y étudie le
droit français et un droit étranger (allemand, anglais, américain,
russe, suisse...), avec un double ou un bidiplôme à la clé. Accès
sélectif qui exige un très bon niveau dans la langue choisie.
Exemple : licence droit français-droit anglais et américain de Paris
10.
Autre possibilité, notamment après un parcours administration
publique : passer les concours d’entrée dans les instituts régionaux
d’administration (IRA).

Après la licence de science politique, possibilité de poursuivre en


master relations internationales, communication politique et
institutionnelle, coopération internationale et développement…, en
vue des concours de la haute fonction publique (État,
internationale).

Passer par un institut d’études politiques (IEP) permet d’augmenter


ses chances (accès sélectif).
Sciences politiques

Au programme :
La mention sciences politiques aborde aussi bien le droit, la
philosophie, les doctrines politiques, les politiques publiques, la
sociologie, les relations internationales….
Elle est assortie de parcours diversifiés associant plusieurs disciplines.
L’étudiant construit progressivement son parcours en fonction de son
projet d’étude et son projet professionnel.

Et après ?
Après la licence de science politique, possibilité de poursuivre en
master relations internationales, communication politique et
institutionnelle, coopération internationale et développement…, en
vue des concours de la haute fonction publique (État, internationale).
Passer par un institut d’études politiques (IEP) permet d’augmenter
ses chances (accès sélectif).
Administration économique et sociale

Pour qui ?

Les bacheliers généraux ( S, L, ES) ou STMG y sont majoritaires.

Au programme :

Un peu éloignée des licences d’éco-gestion, la licence AES joue la


carte de la pluridisciplinarité. Elle se compose de droit, d’économie,
de gestion et de sciences sociales. Avec, à l’appui, de l’informatique,
des mathématiques, des statistiques et des langues vivantes. Une large
place est faite à la méthodologie.
Et après ?

Les différents parcours de spécialisation permettent un grand choix


d’orientation, souvent liés à la fonction publique :
 administration générale et territoriale
développement social
administration et gestion des entreprises
ressources humaines
commerce et affaires internationales
sciences économiques et sociales. Ce parcours est adapté à ceux qui
veulent enseigner car il prépare aux concours du professorat,
accessibles en master : agrégation, CAPES et CAPET.
Sciences sanitaires et sociales

Pour qui ?
La licence sciences sanitaires et sociales accueille des titulaires du
baccalauréat S, L, ES, STMG, ST2S. Les titulaires d’un bac + 2
(licence "sciences de la vie", "sciences humaines et sociales", DE des
professions de santé ou sociales, BTS économie sociale familiale,
hygiène et sécurité...) peuvent également intégrer la mention en cours
de cursus.
Au programme :

centrés sur le système de santé publique, les enseignements abordent


la législation hospitalière, le fonctionnement des systèmes de soins
publics et privés. Des cours plus généralistes permettent d’acquérir
des bases en droit, en économie et gestion et en sciences humaines
et sociales (psychologie, sociologie).
Et après ?

Préparation à l'entrée en IFSI (écoles d'infirmières) ou en écoles du


travail social, et préparation aux concours administratifs. Poursuite
en en master métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la
formation (MEEF) en vue du CAPET en sciences médico-sociales
et masters professionnels du secteur de la santé publique, du
management des établissements sanitaires et sociaux, de l’ingénierie
sociale.
Economie

Pour qui ?
C’est la filière la plus "matheuse", à réserver aux étudiants prêts à
passer des heures sur des séries statistiques.

Au programme

Conçue pour des débutants en économie, cette licence demande


cependant de bonnes capacités d’abstraction. Elle aborde le
fonctionnement d’une économie (macroéconomie), le comportement
des acteurs économiques (microéconomie) et les problèmes
économiques contemporains. L’acquisition des outils de l’économiste
(mathématiques, statistiques, informatique) représente une part
importante du programme.
La mention est assortie de parcours diversifiés associant plusieurs
disciplines économiques. L’étudiant construit progressivement son
parcours en fonction de son projet d’étude et son projet
professionnel.

Possibilité de bifurquer vers une licence de gestion après la 2e année


de licence.

La licence d’économie permet différentes spécialisations :


 Analyse économique
 Finance
 Modélisation économique
 Economie et sciences sociales. Ce parcours est adapté à ceux qui
veulent enseigner car il prépare aux concours du professorat,
accessibles en master : CAPES.
Et après ?

Les parcours mathématiques-économie, économétrie et modélisation


ou finance sont très recherchés dans la banque et l’assurance.
Débouchés dans l’enseignement vers le CAPES.
Economie et gestion

Pour qui ?

Conçue pour des débutants en économie, cette licence demande


cependant de bonnes capacités d’abstraction. Mieux vaut avoir un
bagage scientifique : les bacheliers ES, option maths et S sont les
plus à l’aise.

Au programme :

cette mention aborde le fonctionnement d’une économie


(macroéconomie), le comportement des acteurs économiques
(microéconomie) et les problèmes économiques contemporains.
L’acquisition des outils de l’économiste (mathématiques,
statistiques, informatique) représente une part importante du
programme.
Au programme :

La licence de gestion comprend de l’économie, de la gestion, de la


finance et de la comptabilité.

Tournée vers le monde professionnel, cette licence offre deux


parcours principaux :

Généralistes, les parcours gestion et management préparent au


management d’entreprise.
Plus spécialisé, le parcours comptabilité-finance prépare aux
masters de comptabilité, contrôle de gestion, audit, et sert de
passerelle vers la filière de l’expertise comptable.
Attention aux noms

Les licences d’économie et de gestion sont difficiles à différencier car


elles sont souvent regroupées sous un même intitulé de "licence
économie, gestion".
Or, il existe bien 3 sortes de licences ou "mentions" : économie, gestion
–toutes deux décrites ici – mais aussi éco-gestion, mêlant à égalité les
2 disciplines.
C’est là qu’il faut être particulièrement attentif aux termes et
s’intéresser à la notion de "parcours", plus caractérisé au sein de
chaque mention.
Par exemple, la licence "mention économie, gestion" de l’université de
Paris-Sud propose 3 parcours spécifiques : économie appliquée,
gestion des entreprises ou comptabilité. Cette "spécialisation" se fait
en 3e année et prépare pour la suite des études. Les 2 premières
années sont composées du même tronc commun pour tous les
étudiants.
II- Les filières « sélectives »

A côté de l'université, il existe plusieurs formations, plus ou moins


longues et sélectives
Les CPGE lettres et sciences sociales

Très exigeante, la voie lettres et sciences sociales s’adresse aux élèves


présentant un profil pluridisciplinaire équilibré.
Elle accueille les bacheliers S munis d’un solide bagage culturel et les
bacheliers ES (voire L) dotés d’un bon niveau en maths. Les langues
vivantes y ont leur importance.
Recrutement sur dossier scolaire (bons résultats attendus en français,
maths, histoire et philo), voire lettre de motivation.
Les S représentent 66% de l’effectif, les ES 32% et les L 3%.
Les prépas ECE : économiques et commerciales

Trois options de prépa économique et commerciale mènent aux


concours d’entrées des écoles de commerce et de management.
Chacune correspond à une série de baccalauréat.
La prépa ECS : économique et commerciale, option scientifique
La prépa ECT : économique et commerciale, option technologique
La prépa ECE : économique et commerciale, option économique

Deux autres CPGE, plus confidentielles, préparent aux concours des


écoles normales supérieures de Cachan et de Rennes, section
économie et gestion.
Les écoles de commerce

Une cinquantaine d’ écoles supérieures de commerce recrutent dès


le bac pour 4 ou 5 ans d’études. Certaines d’entre elles, spécialisées
dans le commerce international, exigent deux langues vivantes
(écoles du concours Sésame, notamment).
D’autres écoles forment en 2 ou 3 ans à la vente (réseau Negoventis,
écoles de gestion et de commerce...).
Les Instituts d'Etudes Politiques

Aux côtés de Sciences Po Paris, le prestigieux établissement de la rue


Saint-Guillaume, 9 autres IEP (instituts d’études politiques) attirent
chaque année plus de candidats.
7 d'entre eux (dont le tout nouveau implanté à Saint-Germain-en -Laye)
se sont associés pour leur sélection d'entrée en 1re année.
Des admissions en cours de cursus existent, notamment un concours
commun à 6 IEP pour l'entrée en 2e année. Mais les règles du jeu ne
sont pas les mêmes partout.
D'une durée de 5 ans, les études en IEP s'articulent en 2 cycles et
débouchent sur un diplôme conférant le grade de master. Le 1er
cycle, de 3 ans, est pluridisciplinaire. Les 2 dernières années sont
celles de la spécialisation et de la professionnalisation.
Les 2 premières années en IEP
Elles donnent la priorité à la culture générale.
Au programme : économie, droit, histoire, science politique. On ne
fait donc pas que des sciences politiques à Sciences Po. L'objectif :
permettre aux étudiants de développer une approche
pluridisciplinaire des questions qui se posent à nos sociétés et des
réponses qu’on pourrait y apporter.
Une spécialisation progressive. Dès la 2e année, des pré-
spécialisations sont parfois proposées. Mais rien de radical : le tronc
commun représente toujours environ 70 % des enseignements.
Place au travail personnel. 20 à 25 heures de cours par semaine, le
rythme est moins soutenu qu'en classe prépa. Mais l'investissement
personnel exigé est important, seul ou en groupe.
Une année à l’étranger

Tous les IEP l'imposent. Une année entière (souvent la 3e, la 2e pour
Grenoble à partir de 2014) se déroule hors des frontières. New York
ou Londres ? Dehli ou Shanghai ? Galatasaray ou Melbourne ? Des
accords d'échange ont été signés par chaque établissement, aux
quatre coins de la planète. Il s'agit la plupart du temps de séjour
d'études dans des universités étrangères, plus rarement de stages.

Deux langues obligatoires.

Cette ouverture à l’international se mesure d’emblée par la place


accordée aux langues dès les premières années. L’apprentissage de 2
langues étrangères, voire de 3 est imposé. L'anglais bien sûr, mais
aussi le mandarin, le tchèque, le russe, l'espagnol...
Et après ?
Tous fonctionnaires ?
C’est bien souvent l’image véhiculée encore çà et là. Mais, si lLes
masters en affaires publiques constituent toujours la voie royale
pour accéder au rang de haut commis de l’Etat, et si ceux en
carrières européennes préparent efficacement aux plus hautes
instances communautaires, le spectre couvert par les Instituts
d’études politiques est bien plus large.

Une large palette de fonctions


A regarder de plus près les enquêtes d’insertion, les emplois dans les
fonctions publiques sont même très largement minoritaires. Avec les
années, l’offre des IEP s’est étoffée et ressemble à s’y méprendre au
catalogue de formations proposées par les prestigieuses écoles de
commerce. Aussi, retrouve-t-on des diplômés dans le marketing, la
logistique, l’audiovisuel, le management, les télécommunications….
Au sortir de l’IEP de Paris, 75 % des diplômés travaillent dans le
secteur privé, 20 % dans les administrations publiques françaises,
européennes et internationales, et 5 % dans l'enseignement et la
recherche.
La filière expertise comptable

La filière expertise comptable comprend des formations à différents


niveaux, menant à des diplômes spécifiques. Le premier est le
diplôme de comptabilité et de gestion ( DCG), en 3 ans, qui peut être
complété par un diplôme supérieur ( DSCG) en 2 ans. Cette
formation est proposée en lycée, en école privée et plus rarement à
l'université.Les écoles de commerce, notamment celles à vocation
internationale, accueillent pour 5 ans des L solides en langues et en
maths.
La filière notariale

Pour exercer les professions de notaire et d'huissier, il faut être


détenteur d'une « charge », qui s'achète... On constate une forte
reproduction sociale dans ces professions
Mais ces professions ont besoin de collaborateurs dont les formations
sont diverses : licences pro ; BTS ; DUT ; écoles privées...
Les écoles spécialisées

De nombreux métiers sont accessibles à partir de formations préparées


en écoles spécialisées, et sanctionnées par un diplôme d'état reconnu
ou non par l'état. Motivation indispensable.
Envisager d’intégrer une école spécialisée suppose d’avoir un objectif
professionnel. Car, à quelques exceptions près, les "systèmes
d’équivalence" avec d’autres filières sont rares.
L’entrée est toujours sélective : au minimum, un examen du dossier et
un entretien. La sélectivité dépend des écoles.
Certaines formations, par exemple celles d’infirmier ou de
psychomotricien, sont soumises à un "numerus clausus", c’est-à-dire
un nombre de places limité.

Une année préparatoire à l’issue de la terminale est souvent utile, pour


affronter les concours d’entrée dans les écoles paramédicales, les
écoles sociales ou encore les écoles d’art.

Parfois, une expérience préalable constitue un autre critère de


sélection (c’est le cas notamment des écoles du secteur social).

Enfin, de nombreuses écoles n’ouvrent leurs portes qu’à des étudiants


déjà diplômés (bac + 2, + 3 ou + 4).
Quelques exemples d'écoles spécialisées en lien avec le droit :

Ecoles de police : gardien de la paix avec le bac ; technicien de police


technique et scientifique à bac+2 ; officier de police à Bac +3 ;
Commissaire (ENSP à Lyon) à Bac+5

Ecole Nationale d'Administration Pénitentiaire (ENAP- différents


niveaux)

Ecole Nationale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (ENPJJ)


recrutement à bac +2) située à Roubaix, elle forme environ 150
éducateurs par an

Ecole Nationale de la Magistrature : classes prépas accessibles à Bac


+ 4 ; Attention : les concours de la magistrature ne sont ouverts
qu'aux personnes de nationalité française.
Les filières courtes

A noter qu'il existe de nombreuses formations courtes DUT ( 42


spécialités) et BTS (136 spécialités).
Les brevets de technicien supérieur proposent des spécialités dans
presque tous les domaines, notamment :
Banques, assurances, immobilier
Management, Commerce
Gestion, comptabilité
Information et communication
Ressources Humaines

Il existe un DUT carrières juridiques et un DUT carrières sociales


option éducateur spécialisé
Conclusion :

Vous vous serez sans doute rendu compte que nombre de ces
formations sont sélectives et/ ou avec des débouchés limités.
Il est donc souhaitable de bien réfléchir avant de faire son choix et
même de toujours envisager des solutions alternatives. Les abandons
en première année sont parfois nombreux. Il est important de ne pas
se décourager ou de se dévaloriser et de toujours avoir un objectif.
Essayez de discuter le plus souvent possible avec des personnes
actives. La réalité de certaines professions est parfois éloignée de
l'image que l'on s'en fait. A l'inverse, certaines professions auxquelles
on ne pense pas ou que l'on ne connaît pas peuvent correspondre à
vos centres d'intérêt ou à votre caractère.
Et puis, lorsque la motivation est réelle, on peut faire beaucoup avec
une chose que l'on appelle...le Travail …