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Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

ECOLE DES HAUTES ETUDES EN SCIENCES SOCIALES

FORMATION EN ANTHROPOLOGIE

2012-2013

105 boulevard Raspail 75006 Paris Téléphone : 01.53.63.51.09 - Télécopie : 01.53.63.51.01 anthropologie@ehess.fr http://www.ehess.fr

1

SOMMAIRE

I. PRESENTATION DE LA MENTION ET DE LA FORMATION DOCTORALE

5

II.

CONDITIONS D’ADMISSION

5

II.1. En master

5

II.2. En doctorat

6

III. INSCRIPTIONS

6

IV. ORGANISATION PEDAGOGIQUE DU MASTER

7

IV.1

Obligations de scolarité

7

Au niveau de la première année (M1)

8

Au niveau de la deuxième année (M2)

10

Cours de français langue étrangère

12

Tableau récapitulatif des obligations de scolarité

13

IV.2

Partenariats

14

IV.3

Unités d’Enseignement (UE)

14

UE propres à la mention Anthropologie

14

Validation et attribution des Crédits ou ECTS (European credits transfer system)

14

Enquête de terrain

14

Passage en M2

15

Soutenance d’un mémoire

15

IV.4

Enseignants habilités

15

V. Orientations scientifiques

17

VI. ORGANISATION PEDAGOGIQUE DU DOCTORAT

17

VI.1. Obligations de scolarité

17

VI.2. Dépôt et soutenance de thèse

18

VI.3. Enseignants habilités

18

VII. PROGRAMME DES ENSEIGNEMENTS 2012-2013

21

VII.1 Liste générale des unités d’enseignement

21

VII.2 Présentation détaillée et bibliographie de quelques UE

29

VII.3 Tableau récapitulatif des séminaires débutant en octobre

97

VII.4 Séminaire des anthropologues

98

VII.5 Enseignements rattachés aux centres de recherche, laboratoires

98

VIII.

BIBLIOTHEQUES

103

IX. LA VIDEOTHEQUE

103

X. SALLE INFORMATIQUE

103

XI. CENTRES, LABORATOIRES D’ACCUEIL

103

2

XII. AIDES DIVERSES

109

XII.1. Stage de formation au terrain

109

XII.2. Aide au terrain

109

XII.3. Contrats doctoraux

110

XII.4. Aides à la mobilité

110

XII.5. Cotutelles de thèse

110

XIII.

INFORMATIONS

110

XIII.1.Service de l’information et de la mobilité internationale étudiante

111

XIII.2. Espace numérique de travail (ENT)

111

XIV.

PERIODES DE CONGES

111

3

LES ETUDIANTS INSCRITS EN MASTER SONT CONVIES A UNE REUNION D’INFORMATION QUI SE TIENDRA

LE MERCREDI 7 NOVEMBRE 2012 à 9H30

DANS L’AMPHITHEATRE Bâtiment B 105, boulevard Raspail 75006 Paris Métro : Notre-Dame des Champs

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I. PRESENTATION DE LA MENTION ET DE LA FORMATION DOCTORALE

Responsable pédagogique : Enric Porqueres i Gené

Conseil pédagogique :

Marc ABELES, Anath ARIEL de VIDAS, Laurent BARRY, Irène BELLIER, Véronique BOYER, Dominique CASAJUS, Emmanuel DESVEAUX, Jean-Pierre DOZON, Dominique FOURNIER, Béatrice FRAENKEL, Afrânio GARCIA, Jean-François GOSSIAUX, Caterina GUENZI, Jean JAMIN, André MARY, Marie MIRAN, Michel NAEPELS, Jean-Claude PENRAD, François POUILLON, Richard RECHTMAN, Wiktor STOCZKOWSKI, Tassadit YACINE

Secrétariat de la Formation : Véronique Poullet

Permanence du secrétariat de la Formation: les lundi, mardi et jeudi de 9h à 12h et de 14h à 17h, bureau 6, 105 boulevard Raspail, 75006 Paris, bâtiment A. (tél : 01.53.63.51.09, e-mail : anthropologie@ehess.fr)

Madame Véronique Poullet gère le cursus pédagogique de tous les étudiants inscrits en master et en doctorat. Elle réceptionne notamment les formulaires d’inscription pédagogique, les mémoires de master et délivre les formulaires et attestations dont les étudiants peuvent avoir besoin. Le secrétariat n’intervient pas pour les inscriptions administratives et les attestations de réussite au diplôme, master de recherche ou thèse de doctorat, qui sont réglées directement par le Service de la scolarité (bureau 723, 190 avenue de France, 75013 Paris).

Le Conseil pédagogique de la formation en Anthropologie examine les candidatures en master et en doctorat et porte attention à tous les cas particuliers. A l’issue de la deuxième année du master, c’est le Conseil pédagogique qui joue le rôle de jury pour le diplôme du Master de recherche et qui établit le classement déterminant l’attribution des contrats doctoraux.

Monsieur Enric Porqueres i Gené a la responsabilité de l’ensemble de la Formation, au niveau master et doctorat. Il reçoit les étudiants sur rendez-vous en téléphonant au 01.53.63.51.09 ou par e-mail : anthropologie@ehess.fr.

II. CONDITIONS D’ADMISSION

II.1. En master

Les candidats à une inscription en première année de master (M1) doivent être titulaires d’une licence de Sciences humaines et sociales, de préférence en ethnologie, soit 180 crédits après le baccalauréat ou d’un diplôme équivalent, français ou étranger, sanctionnant une scolarité normale de trois années d’études supérieures.

Les candidats à une inscription en deuxième année de master (M2) devront pouvoir justifier du premier niveau de master, ou d'un titre sanctionnant une scolarité normale de quatre années d'études supérieures. Les titulaires du Diplôme de l'EHESS pourront également demander à être directement inscrits en M2.

5

L’admission en M1 et en M2 suppose l’acceptation préalable d’un enseignant habilité par la mention anthropologie (cf. liste p.15) après évaluation d’une note exposant les motivations à la recherche pour une demande en première année, après évaluation d’un projet de recherche pour une demande en deuxième année. L’ensemble du dossier est ensuite soumis à l’appréciation du Comité d’orientation du Conseil pédagogique qui statue de façon définitive.

Pour les étudiants ayant validé leur première année de master à l’EHESS, l’admission en deuxième année n’est pas automatique. Elle fait suite à un examen du dossier par le Comité d’orientation. L’étudiant devra posséder 240 crédits. Tout nouveau projet de recherche devra être approuvé par le tuteur. Dans les deux cas, une discussion avec l’étudiant sur les études effectuées, les débouchés professionnels offerts par un cursus « recherche » aura lieu avec le tuteur afin de déterminer son parcours de recherche.

Si le doctorat est la voie logique de prolongation des études de ce master, il est néanmoins possible aux étudiants qui s’interrompraient à la fin du M2 de le valoriser dans les métiers où la formation anthropologique est appréciée, les métiers de l’humanitaire, du social, du culturel, de l’audiovisuel….

II.2. En doctorat

Les candidats doivent être titulaires d’un Master de recherche en Sciences sociales, mention Anthropologie, spécialité ethnologie, anthropologie sociale ou d’un niveau reconnu équivalent, français ou étranger. A défaut de ce titre, l’étudiant sera dirigé vers une année préparatoire au doctorat afin d’acquérir les bases indispensables dans la discipline. Les candidats au Doctorat choisissent un directeur de recherche parmi les enseignants habilités à diriger des thèses (cf. liste p.18) et sollicitent son agrément en lui présentant un dossier d’inscription.

Ce dossier comprend impérativement un projet de recherche de cinq pages environ rédigées en français, qui témoigneront de l’aptitude à circonscrire un problème et à construire une recherche ainsi qu’une charte de thèse que les candidats feront signer au directeur de thèse et au responsable du laboratoire ou centre d’accueil uniquement.

Après avis favorable du directeur de recherche pressenti, le dossier est ensuite soumis au conseil pédagogique de la Formation doctorale.

III. INSCRIPTIONS

Le dossier de demande d’admission en master de recherche ou en doctorat peut être téléchargé directement sur le site de l’Ecole (www.ehess.fr) ou retiré au service de la scolarité, au 190 avenue de France, 75013 Paris, du 14 mai au 13 juillet et du 1er septembre au 5 octobre 2012 (pour les dossiers de master), au 26 octobre 2012 (pour les dossiers de doctorat).

Une fois complété et dûment signé par l’enseignant, il est remis au secrétariat de la Formation en Anthropologie, bureau 6, 105 boulevard Raspail, 75006 Paris, aux jours et heures indiqués plus haut, avant le 12 octobre au niveau du master, avant le 23 novembre au niveau du doctorat.

6

Après la tenue des conseils pédagogiques de la Mention, une inscription administrative, permettant le paiement des droits d’inscription et le retrait de la carte d’étudiant(e), est nécessaire. Elle se fera, pour les étudiants en Master et en première année de doctorat, directement auprès du service de la scolarité. Pour les étudiants en deuxième et troisième année de doctorat, une réinscription unique au service de la scolarité suffit.

La durée réglementaire de préparation du doctorat est de trois ans. Une inscription administrative doit être effectuée pour chaque année d'études. Ces inscriptions doivent être consécutives. Les interruptions d'études, quel qu'en soit le motif, ne sont pas autorisées.

IV. ORGANISATION PEDAGOGIQUE DU MASTER

Le master de recherche en Sciences sociales, mention Anthropologie, spécialité ethnologie et anthropologie sociale est destiné à former de jeunes chercheurs en vue de la préparation du doctorat en Anthropologie sociale et Ethnologie.

Dans l’enseignement dispensé aux étudiants inscrits en master, il convient de distinguer l’enseignement fondamental et méthodologique (au niveau de la première année) et l’enseignement de recherche et de spécialisation (au niveau de la deuxième année).

La première année (M1), elle-même subdivisée en deux semestres S1 et S2, vise à apporter des bases en termes de contenu et de méthode, la deuxième année (M2), également subdivisée en deux semestres, S3 et S4, propose une initiation approfondie à la recherche à travers des séminaires de spécialisation, la confrontation aux pratiques (enquête de terrain, travail en archives, stage, initiation aux méthodes de l’anthropologie visuelle) ainsi que la rédaction, la soutenance du mémoire de Master.

Les cours débutent généralement fin octobre-début novembre et ont lieu jusqu’à la fin juin. Le premier semestre se termine fin février.

Pour l’inscription pédagogique, les étudiants disposent de tous les renseignements nécessaires sur le site de l’Ecole (www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2012/ue) leur permettant de composer un programme personnalisé d’enseignements. Ce document, distribué lors de la réunion de rentrée, est complété lors de l’entrevue avec le tuteur et remis fin novembre au secrétariat de la mention. Il sera accompagné d’une charte du tutorat qui devra être signée conjointement par l’étudiant et le tuteur.

Chaque étudiant bénéficiera d’un fort encadrement pédagogique, assuré à la fois à travers le tutorat de son directeur de recherche, mais aussi par les responsables des unités d’enseignement qu’il aura choisies et qui communiqueront régulièrement entre eux et avec lui, de façon à accompagner au plus près son projet de formation.

Avant la rentrée, il est vivement recommandé aux étudiants de M1 de lire « Les Argonautes du Pacifique occidental » de Bronisław Malinowski.

IV.1 Obligations de scolarité

L’assiduité est obligatoire et l’étudiant inscrit en master s’engage à suivre un certain nombre d’Unités d’Enseignement fondamentales et méthodologiques en première année (M1), de recherche et de spécialisation en deuxième année (M2).

7

Les étudiants feront tout particulièrement attention à la répartition hebdomadaire ou bimensuelle des enseignements. Ainsi, une UE hebdomadaire peut être proposée sur un ou deux semestres. Elle équivaut alors à 6 ECTS par semestre. Par contre, une UE bimensuelle s’étale obligatoirement sur deux semestres et ne correspond qu’à 6 ECTS en fin d’année.

Au niveau de la première année (M1)

Les étudiants devront valider dix séminaires au minimum, afin d’obtenir les soixante crédits nécessaires, tout en respectant la répartition suivante:

Ils suivront deux UE obligatoires :

- Histoire et courants de l’anthropologie sociale (S1)

- La pratique ethnographique : questionnements méthodologiques et épistémologiques (S2)

Ils choisiront quatre UE fondamentales de la mention Anthropologie parmi les deux listes suivantes :

Séminaires sur un seul semestre :

- Le décentrement de l’anthropologie (3). Mobilités contemporaines (S2)

- Séminaire-atelier sur les terrains « difficiles » (S2)

- Atelier de formation « Parenté I » (S1)

- Atelier de formation « Parenté II » (S2)

- Atelier « Actualité de l’anthropologie » (S1)

- Formation à la recherche dans l’aire océanienne (S2)

- Anthropologie des religions et du fait religieux (S2)

- Ethnographie globale de la mondialisation (S2)

- Apprentissage de l’action (S1)

- Le geste technique et son apprentissage (S2)

- Ethnomathématiques (S2)

- Histoire sociale de la Corée coloniale (S1)

- Intelligences de la Corée (S1)

- Les objets comme source : le cas des textiles (S2)

- Les textiles comme source. Cours méthodologique (S1)

- Sciences sociales et questions morales (S1)

- La signature : usages et valeurs (S2)

- Anthropologie de l’économie. Ethnographies de marchés (S2)

- L’anthropologie du politique (S1)

- Anthropologie visuelle et hypermédia (S2)

- Anthropologie visuelle des pratiques rituelles (S2)

- Filmer le pouvoir et pouvoirs des images dans les mondes arabes et musulmans (S1)

- Formation à la recherche en Afrique (S2)

- Cinéma et anthropologie visuelle : possession et exorcisme dans le cinéma fantastique japonais (S1)

- Introduction à l’anthropologie du genre (S1)

- Anthropologie psychiatrique (S1)

- Anthropologie des savoirs. Cosmologies des sciences sociales (S1)

- Anthropologie en Chine : théories et terrains (S2)

- Approches anthropologiques sur le politique aujourd’hui en Chine (S1)

- Théologie des automates. 2 ème partie. Les ordinateurs et leur destin (S2)

- La ville postcoloniale : migrations, territoires et globalisation (S1)

- Atelier de lectures en anthropologie : des livres dans l’histoire (S1)

8

Séminaires sur deux semestres (S1 + S2 obligatoirement) :

- Frontières et mouvements de la ville (2). Comparaisons internationales en anthropologie

urbaine (S1) (S2)

- Empathie et compassion. L’Essai sur le don de Marcel Mauss (S1) (S2)

- Le sujet de la parole : de l’ethnographie politique du sujet à la fabrique de l’anthropologie

(S1) (S2)

- Histoire et anthropologie du Pacifique sud (S1) (S2)

- Formation à la recherche en Amérique latine (S1) (S2)

- Anthropologie du regard : Qu’est-ce qui est invisible dans l’image ? (S1) (S2)

- Penser en images (2)

- Anthropologie du langage: imaginaire linguistique et idéologie linguistique en question (S1)

(S2)

- Hypnoses d’hier et d’aujourd’hui (S1) (S2)

- Modélisation des savoirs musicaux relevant de l’oralité (S1) (S2)

- Atelier d’écriture documentaire (S1) (S2)

- Harems et despotisme(S1) (S2)

- Art et appropriations : légitimité/illégitimité des modes de création ou de réception (S1) (S2)

- Vers une anthropologie néo-culturaliste (S1) (S2)

- Pensée et pratiques eschatologiques musulmanes (S1) (S2)

- Le système religieux islamique : fondements, évolution historique et dynamique (S1) (S2)

- Réformes politiques et réformes religieuses dans la corne de l’Afrique (S1) (S2)

- Ethno-histoire de l’Asie centrale (S1) (S2)

- Atelier d’anthropologie sociale comparative (S1) (S2)

- Anthropologie politique du Brésil : lien national, recomposition de l’espace social et mondialisation (S1) (S2)

- Mondes imaginaires, pratiques symboliques (S1) (S2)

- Contacts et mutations des systèmes contemporains (S1) (S2)

- Anthropologie comparée de l’Asie du sud-est (S1) (S2)

- Idéaux de vie dans le monde hindou : corps, habitat, communauté (S1) (S2)

- L’enquête de terrain en anthropologie : atelier méthodologique (S1) (S2)

- Approches comparées du destin : le lot, la part, le lien (S1) (S2)

- Anthropologie et psychologie (S1) (S2)

- La femme du chasseur : exploration d’un espace imaginaire (S1) (S2)

- Anthropologie générale et philosophie (S1) (S2)

- Textes, images et sons IV (S1) (S2)

- Chant, poésie et mythe populaires (S1) (S2)

- Anthropologie du mouvement social (S1) (S2)

- Littératures de l’ethnographie (S1) (S2)

- Fondateurs, résistants, héros, pères de la nation : la fabrication des grands hommes dans l’Afrique moderne (S1) (S2)

- Anthropologie politique des religiosités contemporaines (S1) (S2)

- Situations de violence et retours à l’ordinaire (S1) (S2)

- Anthropologie du suicide (S1) (S2)

- Embryon et parenté (S1) (S2)

- Entre anthropologie et histoire : les conversos de Majorque (S1) (S2)

- Atelier « Anthropologie du monde arabe » (S1) (S2)

- Itinéraires d’Orient (S1) (S2)

- Archéologie et orientalisme : lieux communs (S1) (S2)

- Produire des subjectivités, hiérarchiser des altérités (S1) (S2)

- Eléments de psychiatrie transculturelle (S1) (S2)

- Anthropologie des sociétés andines (S1) (S2)

- Usages techniques, objets élaborés et patrimoine culturel immatériel dans le monde chinois (S1) (S2)

- Les nouvelles figures de l’artiste universel (S1) (S2)

(S1) (S2)

9

- L’image rituelle : agentivité et mémoire (S1) (S2)

- Des outils aux ateliers : la répartition des activités en agriculture et dans les sociétés pré- industrielles (S1) (S2)

- Anthropologie cognitive, une introduction (S1) (S2)

Ils choisiront enfin quatre UE d’une autre mention ayant une pertinence par rapport aux objectifs de la Formation (cf. brochures des autres mentions ou consulter le site de l’Ecole :

www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2012-2013/ue).

Pour les étudiants qui s’orienteraient plus particulièrement sur des études de genre, possibilité leur est donnée de choisir ces quatre séminaires dans la spécialité genre de la mention sociologie.

Au niveau de la deuxième année (M2)

Les étudiants devront valider six séminaires au minimum, afin d’obtenir les trente six crédits nécessaires, tout en respectant la répartition suivante :

Outre le séminaire obligatoire intitulé « L’anthropologie au miroir de ses controverses », ils devront choisir :

- Trois unités d’enseignement de recherche et de spécialisation de la mention Anthropologie parmi les deux listes suivantes :

Séminaires sur un seul semestre :

- L’anthropologie politique aujourd’hui (S3)

- Le décentrement de l’anthropologie (3). Mobilités contemporaines (S4)

- Le tourisme de soi et les figures de l’altérité (S4)

- Atelier de formation « Parenté I » (S3)

- Atelier de formation « Parenté II » (S4)

- Atelier « Actualité de l’anthropologie » (S3)

- Formation à la recherche dans l’aire océanienne (S4)

- Anthropologie des religions et du fait religieux (S4)

- Ethnographie globale de la mondialisation (S4)

- Apprentissage de l’action (S3)

- Le geste technique et son apprentissage (S4)

- Ethnomathématiques (S4)

- Histoire sociale de la Corée coloniale (S3)

- Intelligences de la Corée (S3)

- Les objets comme source : le cas des textiles (S4)

- Les textiles comme source. Cours méthodologique (S3)

- Sciences sociales et questions morales (S3)

- Autour des cadastres : enjeux anthropologiques, politiques et techniques (S3)

- La signature : usages et valeurs (S4)

- L’anthropologie du politique (S3)

- Anthropologie visuelle et hypermédia (S4)

- Formation à la recherche en Afrique (S4)

- Anthropologie visuelle des pratiques rituelles (S4)

- Filmer le pouvoir et pouvoirs des images dans mes mondes arabes et musulmans (S3)

- Introduction à l’anthropologie du genre (S3)

- Anthropologie psychiatrique (S3)

- Anthropologie des savoirs. Cosmologies des sciences sociales (S3)

- Approches anthropologiques sur le politique aujourd’hui en Chine (S3)

- Anthropologie en Chine : théories et terrains (S4)

- Théologie des automates. 2 ème partie. Les ordinateurs et leur destin (S4)

10

- La ville postcoloniale : migrations, territoires et globalisation (S3)

- Atelier de lectures en anthropologie : des livres dans l’histoire (S3)

Séminaires sur deux semestres (S3 + S4 obligatoirement) :

- Frontières et mouvements de la ville (2). Comparaisons internationales en anthropologie urbaine (S3) (S4)

- Parenté, identité, sexualité (S3) (S4)

- Empathie et compassion. L’Essai sur le don de Marcel Mauss (S3) (S4)

- Le sujet de la parole : de l’ethnographie politique du sujet à la fabrique de l’anthropologie (S3) (S4)

- Histoire et anthropologie du Pacifique sud (S3) (S4)

- Formation à la recherche en Amérique latine (S3) (S4)

- Anthropologie du regard : Qu’est-ce qui est invisible dans l’image ? (S3) (S4)

- Penser en images (2)

- Anthropologie du langage: imaginaire linguistique et idéologie linguistique en question (S3)

(S4)

- Hypnoses d’hier et d’aujourd’hui (S3) (S4)

- Modélisation des savoirs musicaux relevant de l’oralité (S3) (S4)

- Atelier d’écriture documentaire (S3) (S4)

- Harems et despotisme (S3) (S4)

- Art et appropriations : légitimité/illégitimité des modes de création ou de réception (S3) (S4)

- Figurer le monde : jardins et paysages (suite) (S3) (S4)

- Vers une anthropologie néo-culturaliste (S3) (S4)

- Du développement à l’aide humanitaire et internationale (2). Anthropologie d’une reconfiguration politique (S3) (S4)

- Pensée et pratiques eschatologiques musulmanes (S3) (S4)

- Le système religieux islamique : fondements, évolution historique et dynamique (S3) (S4)

- Les ethnologues et le fait colonial (1920-1960) (S3) (S4)

- Espaces et territoires religieux dans la Corne de l’Afrique (S3) (S4)

- Ethno-histoire de l’Asie centrale (S3) (S4)

- Atelier d’anthropologie sociale comparative (S3) (S4)

- Anthropologie politique du Brésil : lien national, recomposition de l’espace social et mondialisation (S3) (S4)

- Contacts et mutations des systèmes contemporains (S3) (S4)

- Anthropologie comparée de l’Asie du sud-est (S3) (S4)

- Idéaux de vie dans le monde hindou : corps, habitat, communauté (S3) (S4)

- L’enquête de terrain en anthropologie : atelier méthodologique (S3) (S4)

- Approches comparées du destin : le lot, la part, le lien (S3) (S4)

- Anthropologie et psychologie (S3) (S4)

- La femme du chasseur : exploration d’un espace imaginaire (S3) (S4)

- Anthropologie générale et philosophie (S3) (S4)

- Textes, images et sons IV (S3) (S4)

- Chant, poésie et mythe populaires (S3) (S4)

- Anthropologie du mouvement social (S3) (S4)

- Littératures de l’ethnographie (S3) (S4)

- Entre l’amitié et l’inimitié : l’échange, l’alliance et la complicité (S3) (S4)

- Fondateurs, résistants, héros, pères de la nation : la fabrication des grands hommes dans l’Afrique moderne (S3) (S4)

- Anthropologie politique des religiosités contemporaines (S3) (S4)

- Situations de violence et retours à l’ordinaire (S3) (S4)

- Embryon et parenté (S3) (S4)

- Entre anthropologie et histoire : les conversos de Majorque (S3) (S4)

- Atelier « Anthropologie du monde arabe » (S3) (S4)

- Itinéraires d’Orient (S3) (S4)

(S3) (S4)

11

- Archéologie et orientalisme : lieux communs (S3) (S4)

- Produire des subjectivités, hiérarchiser des altérités (S3) (S4)

- Eléments de psychiatrie transculturelle (S3) (S4)

- Anthropologie des sociétés andines (S3) (S4)

- Usages techniques, objets élaborés et patrimoine culturel immatériel dans le monde chinois (S3) (S4)

- Les nouvelles figures de l’artiste universel (S3) (S4)

- L’image rituelle : agentivité et mémoire (S3) (S4)

- Des outils aux ateliers : la répartition des activités en agriculture et dans les sociétés pré- industrielles (S3) (S4)

- Anthropologie de la domination : discours, pratiques et représentations dans les sociétés berbères (S3) (S4)

- Anthropologie cognitive, une introduction (S3) (S4)

NB : La réalisation d’un stage, d’une recherche en archives ou d’une enquête de terrain peut se substituer à l’une de ces UE sur la base d’un rapport écrit et valoir 6 crédits avec l’accord du tuteur.

- Deux unités d’enseignement d’une autre mention ayant une pertinence par rapport

aux objectifs de la Formation (cf. brochures des autres mentions ou consulter le site de l’Ecole : http://www.ehess.fr/fr/enseignement/ enseignements/2012/ue)

Pour les étudiants qui s’orienteraient plus particulièrement sur des études de genre, possibilité leur est donnée de choisir ces deux séminaires dans la spécialité genre de la mention sociologie.

- La rédaction d’un mémoire

Au moment de l’inscription en master, l’enseignant peut exiger de l’étudiant, en cas de niveau insuffisant en français, une remise à niveau grâce à des cours de français langue étrangère (FLE) à l’EHESS. L’étudiant devra alors s’inscrire à ces cours en plus de son programme d’enseignements et obtenir, en fin d’année, un certificat d’assiduité délivré par le responsable du cours. Ce certificat sera obligatoire pour la validation de son année.

Par ailleurs, en M1 comme en M2, la validation d’un cours de langue assuré par l’EHESS correspondra à 6 ects et pourra remplacer un séminaire hors-mention.

12

MASTER en Sciences Sociales – Mention Anthropologie Tableau récapitulatif des obligations de scolarité

 

Histoire et

 

UE

 

UE

 

UE

 

UE

Semestre

courants de

obligatoire

obligatoire

d’une

d’une

1

l’anthropologie

 

de la

 

de la

autre

autre

sociale

mention

mention

mention

mention

Enseignement

anthropologie

anthropologie

fondamental

et

 

24

h

 

24

h

 

24

h

 

24

h

 

24

h

méthodologique

         

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

Semestre

La pratique

 

UE

UE obligatoire de la mention anthropologie

 

UE

 

UE

2

ethnographique :

obligatoire

d’une

d’une

questionnements

 

de la

autre

autre

Enseignement

méthodologiques

mention

mention

mention

fondamental

 

et

anthropologie

 

et

épistémologiques

méthodologique

 

24

h

 

24

h

 

24

h

 

24

h

 

24

h

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

Semestre

L’anthropologie

UE obligatoire de la mention anthropologie

UE obligatoire de la mention anthropologie

 

UE

 

UE

3

au miroir de ses controverses

d’une

d’une

autre

autre

Enseignement

 

mention

mention

de recherche

   

et de

spécialisation

 

24

h

 

24

h

 

24

h

 

24h

 

24h

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

   

UE

 

obligatoire

Semestre

 

de la

 

Rédaction du

 

4

mention

mémoire

anthropologie

 

Application

 

ou

enquête

de terrain

 

24

h

   

24 ECTS

 

6

ECTS

 
 

13

IV.2 Partenariats

Une convention de mutualisation a été signée avec l’université René Descartes (Paris

V)

Les étudiants de master 1 et 2 qui le désirent peuvent y choisir un enseignement dans l’offre du master Sciences humaines, mention sciences de l’éducation de l’université de Paris V et le faire valider au titre d’une UE extérieure à la mention Anthropologie.

Réciproquement, les étudiants de Paris V du Master 1 susmentionné peuvent choisir un enseignement dans le master de sciences sociales, mention anthropologie et le faire valider au titre d’enseignement optionnel. Dans ce cas, ils devront remplir le formulaire « Inscription seconde » mis à leur disposition au secrétariat de la Formation en début d’année.

Pour tous renseignements concernant le choix des enseignements de Paris V, prendre contact avec Marie Salaün, bureau 706, au 54 bd Raspail. Tél : 01.49.54.25.17, courriel :

salaun@ehess.fr

Une convention a également été signée avec l’université de Paris IV Sorbonne – CELSA. Les étudiants de master 1 et 2 peuvent y choisir un enseignement dans l’offre du master en Sciences de l’information et de la communication et le faire valider au titre d’une UE extérieure à la mention Anthropologie (www.celsa.fr)

IV.3 Unités d’Enseignement (UE)

UE propres à la mention Anthropologie La liste d’UE obligatoires à choix, en M1, en M2, est réactualisée chaque année par la mention anthropologie. Elle tient compte de l’évolution des travaux de recherche des enseignants.

Validation et attribution des Crédits ou ECTS (European credits transfer system) Le système des crédits garantit la reconnaissance académique des études effectuées, à l’étranger. Dans ce cadre, une année d’études au niveau master représente 60 crédits.

Pour valider une UE, l’étudiant devra fournir un travail personnel sous la forme d’un écrit (fiche de lecture, construction d’un objet de recherche, bibliographie…) ou d’un exposé qui sera validé par l’enseignant et comptabilisé sous forme de crédits (ECTS), lisibles dans tous les pays de l’Union européenne.

L’attribution des crédits implique l’obtention d’une note supérieure ou égale à 10 sur 20. En cas de note insuffisante, l’étudiant peut demander à l’enseignant responsable du séminaire à réaliser un travail supplémentaire.

Pour les UE d’une autre mention, consulter la brochure spécifique de la mention choisie.

Enquête de terrain La réalisation d’un stage, d’une recherche ou d’une enquête de terrain en S4 (2ème semestre de la 2ème année) peut être validée par le tuteur sur la base d’un rapport écrit et correspondra alors à 6 crédits.

14

Passage en M2 La première et la deuxième année seront validées si l’étudiant obtient un total de 60 crédits par an. Toutefois, le passage en deuxième année n’est pas automatique. Le dossier de l’étudiant, contenant les attestations de validation des séminaires suivis et totalisant les 240 crédits nécessaires, sera ainsi examiné par le Conseil pédagogique de fin d’année. Tout nouveau projet de recherche devra être approuvé par le tuteur.

Soutenance d’un mémoire Les deux années du master se concluent par la soutenance d’un mémoire permettant d’apprécier les capacités de l’étudiant pour la recherche et pour la préparation d’une thèse. La soutenance elle-même, épreuve orale, permet de replacer le travail écrit dans un champ scientifique plus large.

L’étudiant doit remettre, au début du mois de juin ou de septembre, selon la date de soutenance retenue, un mémoire de cinquante pages minimum en trois exemplaires, accompagné des attestations de validation des séminaires suivis. Il constitue à lui seul l’équivalent de 24 crédits. Un exemplaire supplémentaire pourra être demandé aux candidats à un contrat doctoral.

Ce mémoire doit faire la preuve des aptitudes du candidat à la recherche ethnographique. Il ne s’agit donc pas de présenter une réduction de la thèse à venir mais plutôt de faire porter la présentation du texte sur un aspect précis de la recherche envisagée, à travers soit des données bibliographiques, soit des matériaux de terrain (qu’il s’agisse du terrain du master ou du terrain de la thèse). Il fait l’objet d’un rapport du tuteur, puis il est soutenu devant un jury composé du tuteur et d’un ou deux enseignants-chercheurs faisant partie de l’équipe pédagogique. Ces jurys se réunissent du 1er au 30 juin (première période de soutenance) et du 1er au 30 septembre (deuxième période). Ces dates sont impératives. L’admission définitive et l’attribution d’une mention pour le diplôme du Master sont prononcées par le Conseil pédagogique.

Un relevé de notes sera délivré conjointement au diplôme ainsi qu’une attestation de réussite.

IV.4 Enseignants habilités

Liste des enseignants de l’EHESS ou chercheurs extérieurs à l’EHESS habilités à diriger des masters :

Marc Abélès, IIAC, tél : 01.53.63.51.32, courriel : iiac@ehess.fr Michel Agier, CEAf, tél : 01 53 63 56 50, courriel : Elisabeth.Dubois@ehess.fr Catherine Ales, IMM, courriel : ales@ehess.fr Sossie Andézian, MASCIPO-LAHIC, courriel : sandezian@yahoo.fr Anath Ariel de Vidas, CERMA, courriel : anathari@ehess.fr

Marc Aymes, ETO, courriel : marc.aymes@gmail.com Laurent Barry, LAS, tél : 01.44.27.17.69, courriel : barry@ehess.fr Irène Bellier, LAIOS, courriel : ibellier@ehess.fr Alban Bensa, IRIS, tél : 01.49.54.24.30, courriel : iris@ehess.fr Laurent Berger, LAS, tél : 01.56.61.53.85, courriel : laurentberger@club-internet.fr Guillaume Boccara, CERMA, courriel : gboccara@ehess.fr Doris Bonnet, CEAf, courriel : dorisbonnet@noos.fr Thierry Bonnot, IRIS, thierry.bonnot@ehess.fr Véronique Boyer, CERMA, tél : 01.49.54.25.79, courriel : veronique.boyer@ehess.fr Bénédicte Brac de la Perrière, LASMA, courriel : brac@vjf.cnrs.fr

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Stéphane Breton, LAS, courriel : stephane.breton@college-de-france.fr Blandine Bril, GRAC, tél : 01.49.54.20.74, courriel : blandine.bril@ehess.fr Jacqueline Carroy, Centre Alexandre Koyré, courriel : jcarroy@ehess.fr Dominique Casajus, CHSIM, courriel : casajus@ehess.fr Marc Chemillier, CAMS, courriel : chemilli@ehess.fr Jean-Paul Colleyn, LISS, tél : 01.53.63.51.24 Saskia Cousin, LAIOS, courriel: saskia.cousin@ehess.fr Jocelyne Dakhlia, CRH, tél : 01 49 54 22 45, courriel : dakhlia@ehess.fr Alessia de Biase, CERMA, courriel : adebiase@paris-lavillette.archi.fr Alain Delissen, CRC, tél : 01.53.70.18.76, courriel : alain.delissen@ehess.fr Brigitte Derlon, LAS, tél : 01.44.27.17.50, courriel : derlon@ehess.fr Sophie Desrosiers, CRH, courriel : sophie.desrosiers@ehess.fr

Philippe Descola, LAS, tél : 01.44.27.17.32, courriel : tiziana.manicone@college-de-france.fr Emmanuel Désveaux, Institut Marcel Mauss, tél: 01.49.54.20.70, courriel :

desveaux@ehess.fr Salvatore D’Onofrio, LAS, courriel : s.donofrio@libero.it Jean-Pierre Dozon, CEAf, tél : 01 53 63 56 50, courriel : eldubois@ehess.fr Hassan Elboudrari, CHSIM, tél : 01.53.63.02.44, courriel : helboudrari@wanadoo.fr

Daniel Fabre, LAHIC, tél: 01.40.15.76.20, courriel : daniel.fabre@libero.it Didier Fassin, IRIS, courriel : dfassin@ias.edu Eloi Ficquet, courriel : eloi.ficquet@ehess.fr Vincent Fourniau, ETO, courriel : vincent.fourniau@ehess.fr Béatrice Fraenkel, IIAC, courriel : fraenkel@ehess.fr Jonathan Friedman, IRIS, tél: 01.53.63.56.34, courriel : jonathan.friedman@ehess.fr Jean-Claude Galey, CEIAS, tél : 01.49.54.20.44, courriel : jcgaley@ehess.fr Afrânio Garcia, CRBC, tél : 01.49.54.20.85, courriel : afranio-raul.garcia@ehess.fr Jésus Garcia-Ruiz, CEIFR, tél : 01.53.10.54.49, courriel: jesus.garcia-ruiz@wanadoo.fr Barbara Glowczewski, LAS, courriel : b.glowczewski@college-de-france.fr Jean-François Gossiaux, IIAC, tél : 01.53.63.51.57, courriel : iiac@ehess.fr Yves Goudineau, CASE, tél : 01.49.54.83.24 : yves.goudineau@efeo.net Caterina Guenzi, CEIAS, courriel : guenzi@ehess.fr Pascale Haag, CEIAS, tél : 01.49.54.25.57, courriel : pascale.haag@ehess.fr

Klaus Hamberger, LAS, tél : 01.44.27.17.31, courriel : Klaus.Hamberger@ehess.fr Benoit Hazard, IIAC, tél : 01.40.82.75.35, courriel : bhazard@ehess.fr Bernard Hours, IIAC, tél: 01.45.23.14.87, courriel : bernard.hours@ird.fr Jean Jamin, LAS, tél : 01.44.27.17.41, courriel : jamin@ehess.fr Monique Jeudy-Ballini, LAS, tél : 01.44.27.17.51, courriel : monique.jeudy@ehess.fr Marie-José Jolivet, CEAf, courriel : Marie-Jose.Jolivet@ird.fr Pierre-Léonce Jordan, CREDO, courriel : jordan@ehess.fr Dimitri Karadimas, LAS, tél : 01.44.27.17.38, courriel : dimitri.karadimas@college-de- france.fr Denis Laborde, LAIOS, courriel : dlaborde@msh-paris.fr Pierre Lachaier, CEIAS, tél : 01.46.83.95.73, courriel : pierre.lachaier@wanadoo.fr Frédérique Langue, CERMA, tél : 01 49 54 24 33, courriel : flangue@ehess.fr Sara Le Menestrel, MASCIPO-CENA, courriel : lemenest@ehess.fr Alain Mahé, courriel : mahe@ehess.fr André Mary, CEIFR, tél : 01.53.10.54.37, courriel : andre.mary@ehess.fr Marie Mauzé, LAS, courriel : marie.mauze@college-de-france.fr Elikia M’Bokolo, CEAf, tél : 01.53.63.56.50, courriel : stceaf@ehess.fr

Isabelle Merle, CREDO, courriel : isabelle.merle@ehess.fr Marie Miran-Guyon, CEAf, courriel : Marie.Miran@ehess.fr

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Birgit Müller, LAIOS, tél : 01.49.54.21.99, courriel : bmuller@msh-paris.fr Michel Naepels, IRIS, courriel : michel.naepels@ehess.fr Pap N’Diaye, CENA, tél : 01.53.63.51.90, courriel : pap.ndiaye@ehess.fr Catherine Neveu, IIAC, courriel: Catherine.neveu@ehess.fr Jean-Claude Penrad, CEAf, tél : 01 53 63 56 60, courriel : penrad@ehess.fr Boris Pétric, courriel : boris.petric@ehess.fr Mary Picone, courriel: marypicone@hotmail.com Enric Porqueres i Gené, LAIOS, tél : 01.49.54.23.37, courriel : enric.porqueres@ehess.fr François Pouillon, CHSIM, tél : 01.53.63.56.03, courriel : pouillon@ehess.fr Richard Rechtman, IRIS, tél : 01.49.54.24.30, courriel : rechtman@ehess.fr Gilles Riviere, CERMA, tél: 01.49.54.23.57, courriel: riviere@ehess.fr Françoise Sabban, CECMC, courriel : sabban@ehess.fr Marie Salaün, IRIS, tél : 01.53.63.51.44, courriel : salaun@ehess.fr Fabienne Samson Ndaw, CEAf, courriel : Fabienne.Samson-Ndaw@bondy.ird.fr Jean-Marie Schaeffer, CRAL, courriel : jean-marie.schaeffer@ehess.fr Jean Schmitz, CEAf, courriel : schmitz@ehess.fr Monique Selim, IIAC, tél: 01.45.23.14.87, courriel: monique.selim@ird.fr Carlo Severi, LAS, courriel: severi@ehess.fr Wiktor Stoczkowski, GERS, courriel: stoczkow@ehess.fr Alexandre Surallès, LAS, tél: 01.44.27.17.52, courriel: alexandre.suralles@ehess.fr Kadya Tall, CEAf, tél : 01.53. 63. 56. 50, courriel : kadya.tall@ehess.fr Joël Thoraval, CECMC, courriel : joel.thoraval@ehess.fr Denis Vidal, CEIAS, courriel : dvidal@ehess.fr Thierry Wendling, IIAC, courriel: Thierry.wendling@ehess.fr Eric Wittersheim, IRIS, tél: 01.49.54.26.75, courriel: eric.wittersheim@ehess.fr Tassadit Yacine, LAS, tél : 01.49.54.22.00, courriel : yacine@msh-paris.fr

V. ORIENTATIONS SCIENTIFIQUES

La formation a pour but d’offrir les savoirs fondamentaux et la méthodologie dans des domaines classiquement reconnus de l’anthropologie (parenté, religieux, politique, économie) ainsi que dans les champs nouveaux qui s’offrent à la discipline (anthropologie de la contemporanéité, globalisation, métissage, diasporas, études postcoloniales, anthropologie visuelle, santé, biopolitique, corps, personne…).

Elle essaie de mettre en évidence sa spécificité en la confrontant aux autres sciences sociales : histoire, sociologie, arts et langages…

Elle cherche à développer certaines compétences telles que la capacité à construire un questionnement anthropologique et, à une échelle plus vaste, à en analyser les enjeux politiques et sociaux.

Elle invite les étudiants à se diriger vers les métiers de la muséographie, la conservation du patrimoine, la médiation culturelle, l’expertise auprès d’organismes privés (ONG) ou publics (collectivités territoriales).

VI. ORGANISATION PEDAGOGIQUE DU DOCTORAT

VI.1. Obligations de scolarité

Les doctorants sont invités, en fonction de leur thème de recherche, à nouer des contacts avec les membres de l’une ou l’autre des unités de recherche sur laquelle s’appuie la formation. (cf. Présentation des principaux laboratoires d’accueil p.102)

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Il leur est vivement conseillé de suivre l’unité d’enseignement de recherche et de spécialisation de leur directeur de recherche.

VI.2. Dépôt et soutenance de thèse

Deux mois avant la soutenance, le candidat dépose au service de la scolarité (bureau 721, au 190 avenue de France, 75013), un exemplaire de sa thèse de doctorat (texte définitif).

L’autorisation de soutenir une thèse est donnée par le président de l’EHESS après examen et avis favorable des deux rapporteurs choisis par le président de l’Ecole sur proposition du directeur de thèse. Ces derniers sont obligatoirement extérieurs à l’établissement et à l’Ecole doctorale dont dépend le candidat. Ils disposent d’un mois pour transmettre leurs rapports écrits. L’étudiant doit fournir un exemplaire de son mémoire de thèse à chacun des rapporteurs et un autre au service de la scolarité.

Dès que l’autorisation de soutenance a été confirmée, il dépose un résumé de sa thèse en dix exemplaires, trois exemplaires brochés du mémoire de thèse ainsi que deux formulaires d’enregistrement de thèse soutenue (à destination du Fichier central des thèses) au service de la scolarité. Chaque membre du jury devra également avoir un exemplaire du mémoire.

Le jury proposé par le directeur de thèse comprend de 3 à 8 membres, au moins la moitié de personnalités extérieures à l’EHESS et à l’école doctorale concernée, et au moins un représentant de l’EHESS. Le jury doit être composé pour moitié au moins de professeurs ou assimilés.

Les thèses soutenues en Anthropologie sociale, Ethnologie, à l’EHESS, sont pour l’essentiel consultables à la bibliothèque de la Fondation de la Maison des sciences de l’homme (190 avenue de France, 75013 Paris) et à la bibliothèque du musée du Quai Branly.

VI.3. Enseignants habilités

Liste des enseignants de l’EHESS habilités à diriger des thèses :

Marc Abélès, IIAC, tél : 01.53.63.51.32, courriel : iiac@ehess.fr

Michel Agier, CEAf, tél : 01 53 63 56 50, courriel : ceaf@ehess.fr

Alban Bensa, IRIS, tél : 01.49.54.24.30, courriel : iris@ehess.fr

Giorgio Blundo, EHESS-Marseille, courriel : giorgio.blundo@univ-amu.fr

Blandine Bril, GRAC, tél : 01.49.54.20.74, courriel : blandine.bril@ehess.fr

Giovanni Careri, courriel : careri@ehess.fr

Jacqueline Carroy, Centre Alexandre Koyré, courriel : jacqueline.carroy@wanadoo.fr

Marc Chemillier, CAMS, courriel : chemilli@ehess.fr

Jean-Paul Colleyn, LISS, tél : 01.53.63.51.24

Jocelyne Dakhlia, CRH, courriel : dakhlia@ehess.fr

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Michel de Fornel, IMM, courriel : michel.de-fornel@ehess.fr

Alain Delissen, CRC, tél : 01.53.70.18.76, courriel : alain.delissen@ehess.fr

Brigitte Derlon, LAS, tél : 01.44.27.17.50, courriel : derlon@ehess.fr

Philippe Descola, LAS, tél : 01.44.27.17.32, courriel : tiziana.manicone@college-de-france.fr

Emmanuel Désveaux, Institut Marcel Mauss, tél: 01.49.54.20.70, courriel :

desveaux@ehess.fr

Jean-Pierre Dozon, CEAf, tél : 01 53 63 56 50, courriel : eldubois@ehess.fr

Christian Duverger, CRAP, tél : 01 53 10 54 47, courriel : crap@ehess.fr

Daniel Fabre, LAHIC, tél : 01.40.15.76.20, courriel : daniel.fabre@libero.it

Didier Fassin, IRIS, courriel : dfassin@ias.edu

Agnès Fine, EHESS-Toulouse, courriel : afine@univ-tlse2.fr

Vincent Fourniau, ETO, courriel : vincent.fourniau@ehess.fr

Béatrice Fraenkel, IIAC, courriel : fraenkel@ehess.fr

Jonathan Friedman, IRIS, tél: 01.53.63.56.34, courriel: jonathan.friedman@ehess.fr

Jean-Claude Galey, CEIAS, tél : 01.49.54.20.44, courriel : jcgaley@ehess.fr

Afrânio Garcia, CRBC, tél : 01.49.54.20.85, courriel : afranio-raul.garcia@ehess.fr

Jean-François Gossiaux, IIAC, tél : 01.53.63.51.57, courriel : lpavili@ehess.fr

Jean Jamin, LAS, tél : 01.44.27.17.41, courriel : jamin@ehess.fr

Elikia M’Bokolo, CEAf, tél : tél, 01 53 63 56 50 courriel : stceaf@ehess.fr

Michel Naepels, IRIS, courriel : michel.naepels@ehess.fr

Jean-Pierre Olivier de Sardan, SHADYC, EHESS-Marseille, tél : 04.91.14.01.21

Enric Porqueres i Gené, LAIOS, tél : 01.49.54.23.37, courriel : enric.porqueres@ehess.fr

François Pouillon, CHSIM, tél : 01.53.63.56.03, courriel : pouillon@ehess.fr

Richard Rechtman, IRIS, tél : 01.49.54.24.30, courriel : rechtman@ehess.fr

Françoise Sabban, CECMC, courriel : sabban@ehess.fr

Carlo Severi, LAS, courriel: severi@ehess.fr

Wiktor Stoczkowski, GERS, courriel: stoczkow@ehess.fr

Serge Tcherkezoff, CREDO, tél : 04.91.10.62.35, courriel : credo@newsup.univ-mrs.fr

Tassadit Yacine, tél : 01.49.54.22.00, yacine@msh-paris.fr

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Enseignants de l’EHESS non habilités à diriger des thèses :

Laurent Barry, LAS, tél : 01.44.27.17.69, courriel : barry@ehess.fr

Stéphane Breton, LAS, tél : 01.42.51.33.08, courriel : stephane.breton@college-de-france.fr

Sophie Desrosiers, CRH, courriel : sophie.desrosiers@ehess.fr

Hassan Elboudrari, CHSIM, courriel : helboudrari@wanadoo.fr

Nicolas Ellison, EHESS-Toulouse, courriel : nellison@ehess.fr

Eloi Ficquet, CEAf, tél : 01 53 63 56 50, courriel : ficquet@ehess.fr

Caterina Guenzi, CEIAS, courriel : guenzi@ehess.fr

Pascale Haag, CEIAS, tél : 01.49.54.25.57, courriel : pascale.haag@ehess.fr

Klaus Hamberger, courriel : Klaus.Hamberger@ehess.fr

Pierre L. Jordan, EHESS-Marseille, courriel : jordan@ehess.fr

Frédéric Joulian, EHESS-Marseille, tél : 04.91.14.07.58, Frederic.Joulian@ehess.fr

José Kagabo, CEAf, tél : 01 53 63 56 50

Alain Mahé, courriel : mahe@ehess.fr

Marie Miran-Guyon, CEAf, courriel : Marie.Miran@ehess.fr

Jean-Claude Penrad, CEAf, tél : 01 53 63 56 60, courriel : penrad@ehess.fr

Gilles Rivière, CERMA, tél: 01.49.54.25.06, courriel: riviere@ehess.fr

Valeria Siniscalchi, EHESS-Marseille, courriel: valeria.siniscalchi@ehess.fr

Jean-Paul Zuniga, CRH, tél : 01.49.54.23.37, courriel : zuniga@ehess.fr

Enseignants ou chercheurs extérieurs à l’EHESS (liste non exhaustive)

Sossie Andézian, Franck Alvarez-Pereyre, Anath Ariel de Vidas, Jackie Assayag, Cécile Barraud, Patrick Beillevaire, Irène Bellier, Doris Bonnet, Véronique Boyer, Édouard Conte, Jean Copans*, Maria Pia Di Bella, Jean-Pierre Digard, Barbara Glowczewski, Yves Goudineau, Bertrand Hell*, Monique Jeudy-Ballini, Marie-José Jolivet, Denis Laborde, Anne- Marie Losonczy-Menget*, André Mary, Marie Mauzé, Franck Mermier, Catherine Neveu, Jean-Bernard Ouedraogo, Catherine Quiminal, Jean-Claude Riviere, Jean Schmitz, Alexandre Surrallès, Kadya Tall, Denis Vidal.

* pour ceux habilités en codirection.

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VII. PROGRAMME DES ENSEIGNEMENTS 2012-2013

VII.1 Liste générale des unités d’enseignement dispensées uniquement à Paris, classées par ordre alphabétique en fonction de l’enseignant responsable.

Problématiques et débats actuels en anthropologie politique Marc Abélès, directeur d’études Maximo Badaro, enseignant à l’IDAES, UNSAM

Le décentrement de l’anthropologie (3)

Mobilités contemporaines

Michel Agier, directeur d’études

Frontières et mouvements de la ville (2) Comparaisons internationales en anthropologie urbaine Michel Agier, directeur d’études Alessia de Biase, maître de conférences à l’ENSA de Paris Belleville

Anne Raulin, professeur à l’université de Paris-Ouest Nanterre La-Défense

Le tourisme de soi et les figures de l’altérité

Jean-Loup Amselle, directeur d’études*

Atelier sur les terrains « difficiles » Violaine Baraduc, monitrice

Parenté, identité, sexualité

Laurent Barry, maître de conférences

Atelier de formation « Parenté I » Laurent Barry, maître de conférences

Isabelle Daillant, chargée de recherche au CNRS Klaus Hamberger, maître de conférences Michael Houseman, directeur d’études à l’EPHE Enric Porqueres i Gené, directeur d’études

Atelier de formation « Parenté II » Laurent Barry, maître de conférences

Isabelle Daillant, chargée de recherche au CNRS Klaus Hamberger, maître de conférences Michael Houseman, directeur d’études à l’EPHE Enric Porqueres i Gené, directeur d’études

Empathie et compassion. L’Essai sur le don de Marcel Mauss Nicole Belmont, directrice d’études*

Atelier « Actualité de l’anthropologie »

Alban Bensa, directeur d’études

Jean Schmitz, directeur de recherche à l’IRD Thierry Bonnot, chargé de recherche au CNRS Eric Wittersheim, maître de conférences Anne Both, docteur en anthropologie Antonella Di Trani, doctorante

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Le sujet de la parole : de l’ethnographie politique du sujet à la fabrique de l’anthropologie Alban Bensa, directeur d’études Eric Chauvier, docteur en anthropologie

Formation à la recherche dans l’aire Océanienne (FRAO)

Alban Bensa, directeur d’études Yannick Fer, chargé de recherche au CNRS

Gwendoline Malogne-Fer, postdoctorante au GSRL Marie Salaün, maître de conférences à l’université Paris-Descartes Éric Wittersheim, maître de conférences

Histoire et anthropologie du Pacifique sud

Alban Bensa, directeur d’études Virginie Riou, docteure

Anthropologie des religions et du fait religieux

Laurent Berger, maître de conférences

Ethnographie globale de la mondialisation

Laurent Berger, maître de conférences

Formation à la recherche en Amérique latine (FRAL)

Anath Ariel de Vidas, chargée de recherche au CNRS Véronique Boyer, Frédérique Langue, directrices de recherche au CNRS Gilles Rivière, maître de conférences Jean Hébrard, inspecteur général de l’Éducation nationale honoraire Mônica Raisa Schpun, ingénieure d’études

Les signes en société Anthropologie du regard : qu’est-ce qui est invisible dans l’image ?

Stéphane Breton, maître de conférences

Penser en images (2) Stéphane Breton, Jean-Claude Penrad, maîtres de conférences

Jean-Paul Colleyn, Jean-Marie Schaeffer, directeurs d’études

Apprentissage de l’action

Blandine Bril, directrice d’études

Le geste technique et son apprentissage Blandine Bril, directrice d’études

Anthropologie du langage Imaginaire linguistique et idéologie linguistique en question

Cécile Canut, professeur des universités, CEPED, université Paris-Descartes

Hypnoses d’hier et d’aujourd’hui Jacqueline Carroy, directrice d’études Pascale Haag, maître de conférences

Roberto Poma, maître de conférences à l’université de Paris-est

Anthropologie et psychologie Pascale Haag, maître de conférences Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky, professeur à l’INALCO

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Anthropologie des connaissances Modélisation des savoirs musicaux relevant de l’oralité Marc Chemillier, directeur d’études

Ethnomathématiques Marc Chemillier, directeur d’études

Sophie Desrosiers, maître de conférences Eric Vandendriessche, docteur

Atelier d’écriture documentaire Jean-Paul Colleyn, directeur d’études Jean-Claude Penrad, maître de conférences

Catherine Balladur, directrice de recherche au CNRS

Harems et despotisme

Jocelyne Dakhlia, directrice d’études

Histoire sociale de la Corée coloniale

Alain Delissen, directeur d’études

Intelligences de la Corée Alain Delissen, directeur d’études Valérie Gelézeau, maître de conférences

Isabelle Sancho, chargée de recherche au CNRS

L’anthropologie au miroir de ses controverses

Brigitte Derlon, directrice d’études

Wiktor Stoczkowski, directeur d’études

Art et appropriations : légitimité/illégitimité des modes de création ou de réception

Brigitte Derlon, directrice d’études Cosmina Ghebaur, docteure

Monique Jeudy-Ballini, directrice de recherche au CNRS

Figurer le monde : jardins et paysages (suite) Philippe Descola, directeur d’études

Les objets comme source : le cas des textiles

Sophie Desrosiers, maître de conférences Marie Phliponeau, docteur en ethnologie

Les textiles comme source (cours méthodologique)

Sophie Desrosiers, maître de conférences

Anthropologie des Indiens d’Amérique du Nord Vers une anthropologie néo-culturaliste

Emmanuel Désveaux, directeur d’études

Du développement à l’aide humanitaire et internationale Anthropologie d’une reconfiguration politique (2)

Jean-Pierre Dozon, directeur d’études

Laetitia Atlani-Duault, directrice de recherche à l’IRD

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Pensée et pratiques eschatologiques musulmanes Hassan Elboudrari, maître de conférences

Le système religieux islamique : fondements, évolution historique et dynamique anthropologique Hassan Elboudrari, maître de conférences

Les ethnologues et le fait colonial (1920-1960)

Daniel Fabre, directeur d’études

Christine Laurière, chargée de recherche au CNRS André Mary, directeur de recherche au CNRS

Sciences sociales et questions morales

Didier Fassin, directeur d’études

Réformes politiques et réformes religieuses dans la Corne de l’Afrique

Eloi Ficquet, maître de conférences

Ethno-histoire de l’Asie centrale Vincent Fourniau, maître de conférences

Anthropologie de l’écriture La Signature : usages et valeurs

Béatrice Fraenkel, directrice d’études

Autour des cadastres : enjeux anthropologiques, politiques et techniques Béatrice Fraenkel, directrice d’études Véronique Dorner, anthropologue, experte du foncier, consultante

Atelier d’anthropologie sociale comparative

Cécile Barraud, directrice de recherche au CNRS* Jean-Claude Galey, directeur d’études André Itéanu, directeur d’études à l’EPHE Ismaël Moya, chargé de recherche au CNRS

Anthropologie politique du Brésil Lien national, recomposition de l’espace social et mondialisation Afranio Garcia, maître de conférences Vassili Rivron, maître de conférences à l’université de Caen

Anthropologie de l’économie Ethnographies de marchés

Afranio Garcia, maître de conférences Marie-France Garcia, chargée de recherche à l'INRA Emmanuelle Lallement, maître de conférences à l'Université Paris-Sorbonne Valeria Siniscalchi, maître de conférences Seung Yeon Kim, ATER

Mondes imaginaires, pratiques symboliques

Maurice Godelier, directeur d’études *

Contacts et mutations des systèmes contemporains

Jean-François Gossiaux, directeur d’études Boris Pétric, chargé de recherche au CNRS

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L’anthropologie du politique

Jean-François Gossiaux, directeur d’études Riccardo Ciavolella, chargé de recherche au CNRS Eric Wittersheim, maître de conférences

Anthropologie comparée de l’Asie du sud-est

Yves Goudineau, directeur d’études à l’EFEO

Bénédicte Brac de la Perrière, directrice de recherche du CNRS

La pratique ethnographique : questionnements méthodologiques et épistémologiques

Caterina Guenzi, maître de conférences

Aïssatou Mbodj-Pouye, chargée de recherche au CNRS

Idéaux de vie dans le monde hindou : corps, habitat, communauté

Caterina Guenzi, maître de conférences Raphaël Voix, post-doctorant

L’enquête de terrain en anthropologie : atelier méthodologique Caterina Guenzi, maître de conférences Violaine Baraduc, monitrice

Stage de formation au terrain

Baudouin Dupret, directeur de recherche au CNRS Caterina Guenzi, maître de conférences Gianfranco Rebucini, Seung Yeon Kim, ATER

Approches comparées du destin : le lot, la part, le lien

Marcello Carastro, Caterina Guenzi, maîtres de conférences Silvia D’intino, chargée de recherche au CNRS Frédérique Ildefonse, directrice de recherche au CNRS

Anthropologie et psychologie Pascale Haag, maître de conférences

Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky, professeur à l’INALCO

Hypnoses d’hier et d’aujourd’hui

Pascale Haag, maître de conférences Jacqueline Carroy, directrice d’études Roberto Poma, maître de conférences à l’université Paris-est/Créteil/Val-de-Marne

Anthropologie de l’espace social La femme du chasseur : exploration d’un espace imaginaire Klaus Hamberger, maître de conférences

Anthropologie générale et philosophie

Jean Jamin, directeur d’études

François Flahault, directeur de recherche au CNRS*

Histoire et épistémologie de l’anthropologie Textes, images et sons (IV)

Jean Jamin et Jean-Paul Colleyn, directeurs d’études

Chant, poésie et mythe populaires Jean Jamin, Daniel Fabre, directeurs d’études

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Anthropologie visuelle et Hypermédia

Pierre-Léonce Jordan, maître de conférences

Anthropologie du mouvement social

Seung-Yeon Kim, ATER

Histoire et courants de l’anthropologie sociale

Christine Laurière, chargée de recherche au CNRS Jean-Claude Galey, Jean-François Gossiaux, directeurs d’études Afranio Garcia, maître de conférences Francis Zimmermann, directeur d’études*

Littératures de l’ethnographie Claude Lefébure, chargé de recherche au CNRS*

Dominique Casajus, directeur de recherche au CNRS François Pouillon, directeur d’études Sylvette Larzul, docteur

Entre l’amitié et l’inimitié : l’échange, l’alliance et la complicité

Alain Mahé, maître de conférences

Fondateurs, résistants, héros, pères de la nation : la fabrication

des grands hommes dans l’Afrique moderne Elikia M’Bokolo, directeur d’études

Anthropologie politique des religiosités contemporaines Marie Miran-Guyon, maître de conférences Jean-Paul Colleyn et Jean-Pierre Dozon, directeurs d’études

Fabienne Samson-Ndaw et Kadya Tall, chargées de recherche à l’IRD

Situations de violence et retours à l’ordinaire

Michel Naepels, directeur d’études

Anthropologie visuelle des pratiques rituelles

Jean-Claude Penrad, maître de conférences

Formation à la recherche en Afrique (SéFRA) Jean-Claude Penrad, maître de conférences Emmanuel Grégoire, Marie-France Lange, directeurs de recherche à l’IRD

Benoît Hazard, chargé de recherche au CNRS

Filmer le pouvoir et pouvoirs des images dans les mondes arabes et musulmans

Cécile Boëx, post-doctorante Jean-Claude Penrad, maître de conférences

Cinéma et anthropologie visuelle :

possession et exorcisme dans le cinéma fantastique japonais Jean-Michel Butel, maître de conférences à l’Inalco Mary Picone, maîtresse de conférences

Anthropologie du suicide

Mary Picone, maîtresse de conférences

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Embryon et parenté

Enric Porqueres i Gené, directeur d’études

Entre anthropologie et histoire :

les conversos de Majorque

Enric Porqueres i Gené, directeur d’études

Atelier « Anthropologie du monde arabe »

François Pouillon, directeur d’études Gianni Albergoni, maître de conférences à l’université Paris-Ouest* Dominique Casajus, directeur de recherche au CNRS Claude Lefébure, chargé de recherche au CNRS* Kahina Mazari, doctorante

Relations, représentations, confrontations : anthropologies du monde arabe Itinéraires d’Orient

François Pouillon, directeur d’études

Archéologie et orientalisme : lieux communs François Pouillon, François Lissarague, directeurs d’études

Anthropologie du genre

Gianfranco Rebucini, ATER

Anthropologie psychiatrique Richard Rechtman, directeur d’études

Produire des subjectivités, hiérarchiser des altérités

Richard Rechtman, directeur d’études

Eléments de psychiatrie transculturelle

Richard Rechtman, directeur d’études

Simeng Wang, doctorante contractuelle

Anthropologie des sociétés andines Gilles Rivière, maître de conférences Pascale Absi, chargée de recherche à l’IRD

Olivia Angé, postdoctorante à l’université libre de Bruxelles

Usages techniques, objets élaborés et patrimoine culturel immatériel

dans le monde chinois Françoise Sabban, directrice d’études

Caroline Bodolec et Frédéric Obringer, chargés de recherche au CNRS

Les nouvelles figures de l’artiste universel (VI)

Jean-Marie Schaeffer, directeur d’études Yolaine Escande, directrice de recherche au CNRS Denis Vidal, directeur de recherche à l’IRD

Anthropologie de la mémoire L’image rituelle : agentivité et mémoire

Carlo Severi, directeur d’études

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Des outils aux ateliers : la répartition des activités en agriculture et dans les sociétés pré-industrielles François Sigaut, directeur d’études*

Sophie Archambault de Beaune, professeur à l’université Lyon III Didier Bouillon, professeur à l’Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles Narjys El Alaoui, chargée de recherche au MUCEM Hara Procopiou, maître de conférences à l’université de Paris I Cozette Griffin-Kremer, docteur en Ethnologie Yoshio Abé, docteur en Ethnologie

Anthropologie des savoirs Cosmologies des sciences sociales

Wiktor Stoczkowski, directeur d’études

Anthropologie en Chine : théories et terrains

Joël Thoraval, maître de conférences*

Approches anthropologiques sur le politique aujourd’hui en Chine

Joël Thoraval, maître de conférences*

Théologie des automates (2 ème partie) :

les ordinateurs et leur destin

Michel Tibon-Cornillot, maître de conférences *

Atelier de lectures en anthropologie : des livres dans l’histoire

Eric Wittersheim, maître de conférences Caroline Bertron, doctorante à l’université de Paris I Daniele Inda, doctorante contractuelle

La ville postcoloniale : migrations, territoires et globalisation

Eric Wittersheim, maître de conférences

Anthropologie de la domination :

discours, pratiques et représentations dans les sociétés berbères Tassadit Yacine, directrice d’études

Anthropologie cognitive, une introduction

Francis Zimmermann, directeur d’études*

* Enseignant(e) retraité(e)

Avertissement : les informations concernant les dates et lieux de cours sont données à titre indicatif et sont susceptibles d’être modifiées. Aussi les étudiants sont-ils invités à vérifier le planning du jour, dès la rentrée, sur le site de l’Ecole :

http://www.ehess.fr/fr/etudiant/informations-pratiques/

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VII.2 Présentation détaillée et bibliographie de quelques UE

PROBLEMATIQUES ET DEBATS ACTUELS EN ANTHROPOLOGIE POLITIQUE

Marc Abélès, directeur d’études Maximo Badaro, enseignant à l’IDEAS, UNSAM, Buenos Aires

L’objectif du séminaire est de réfléchir sur la perspective et les instruments conceptuels qu’offre l’anthropologie pour mieux comprendre les transformations des formes et des enjeux politiques dans le contexte de la globalisation et de la redéfinition des modes de gouvernementalité et d’exercice du pouvoir. Qu’en est-il aujourd’hui de notions comme la démocratie, la souveraineté et la légitimité, comment se concrétise-t-elles dans ces nouveaux contextes ? Quels nouveaux acteurs, quels scénarios, quelles problématiques doit-on explorer pour mieux comprendre les mutations de la vie politique contemporaine ? Quels défis posent-ils à l’exercice du travail de terrain ?

Telles sont quelques unes des interrogations qu’on abordera dans ce séminaire qui vise à poser de nouveaux jalons dans ce domaine de l’anthropologie.

Attention : Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et de M2 (6 ECTS) mais a lieu au Centro de IDEAS Paranà 145 – cuarto Piso C1017AAC-C.A.B.A. (centroideas@unsam.edu.ar) à Buenos Aires.

LE DECENTREMENT DE L’ANTHROPOLOGIE (S2) (S4)

Michel Agier, directeur d’études

Pour la troisième année consécutive le séminaire sera consacré à différents aspects du décentrement de l’anthropologie. Dans un premier temps, théorique et méthodologique, il s’agira de décrire et poursuivre le tournant contemporain de l’anthropologie. Une anthropologie à la fois impliquée et décentrée des processus sociaux, locaux ou culturels suppose une capacité de description et d’analyse des lieux, situations et mouvements « en train de se faire », dégagée de tout présupposé identitaire. Dans un deuxième temps, on engagera une réflexion nouvelle à partir d’enquêtes sur les conditions, les lieux et les cultures de l’exil contemporain. Par ce biais, on cherchera à poser le cadre d’une anthropologie de la mondialisation à partir des mobilités et des frontières dans un contexte social élargi qui a d’ores et déjà inclus la multilocalité et le déplacement dans ses fondements.

Renseignements : Élisabeth Dubois, Centre d'études africaines, 96 bd Raspail 75006 Paris, tél : 01 53 63 56 50

Courriel: Elisabeth.Dubois@ehess.fr

Jeudi de 11h à 13h (salle 4, 105 Bd Raspail, 75006 Paris), du 21 mars au 20 juin 2013.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2 (6 ECTS).

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Bibliographie indicative :

- AGIER, Michel, 2008.Gérer les indésirables. Des camps de réfugiés au gouvernement humanitaire, Paris, Flammarion, Bibliothèque des savoirs, 2008.

- AUGE, Marc, 1994. Pour une anthropologie des mondes contemporains, Paris, Flammarion.

- BAUMAN, Zygmunt, 2006.Vies perdues. La modernité et ses exclus, Paris, Payot,

2006).

- MBEMBE, Achille 2010. Sortir de la grade nuit, Paris, La Découverte.

- RABINOW, Paul and MARCUS, George. 2008. Designs for an anthropology of the Contemporary, Durham & London, Duke University Press.

FRONTIERES ET MOUVEMENTS DE LA VILLE COMPARAISONS INTERNATIONALES EN ANTHROPOLOGIE URBAINE

Michel Agier, directeur d'études Alessia de Biase, maître de conférences à l'Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Belleville Anne Raulin, Professeur à l’Université de Paris Ouest Nanterre-La Défense

S’interroger sur l’apport des ethnologues et anthropologues à la connaissance des villes ne vise pas à fonder une anthropologie spécialisée. Au contraire il s’agit de partir de l’enquête urbaine des anthropologues pour dire tout ce qui fait la ville (le faire ville de chaque lieu, région, situation ou contexte) et dire ce que la ville fait aux sociétés qui l’inventent. Ainsi la présence de l’anthropologue en ville et son enquête dans et avec la ville, seront interrogées en regardant de près la nécessaire construction d’outils méthodologiques qui lui permettent d’appréhender les processus matériels et immatériels de construction, continuellement négociée, de l’espace. Les processus et les mouvements des citadins, individuels ou collectifs, sont indissociables des limites, et des frontières parfois durcies, dont chaque ville dépend pour se définir comme un tout et définir les parties qui la composent. Les topographies sont variables et changeantes : mosaïque, ghetto, gated communities, campements, sont les mots que semblent croiser ou contredire ceux de réseaux, fluides, monde. Les frontières limitent ou entravent les déplacements ; mais elles sont elles-mêmes touchées, franchies ou déplacées par les mouvements. Toute réflexion qui vise à déconstruire les topographies, matérielles, imaginaires, communautaires, de la ville engage ainsi une autre réflexion sur ce qui reconstruit d’autres frontières, lignes de front ou de rencontres. Il s’agit d’introduire le mouvement dans l’étude des limites de la ville.

Courriels: agier@ehess.fr, adebiase@paris-lavillette.archi.fr, raulin@ivry.cnrs.fr

3 e et 5 e jeudis du mois de 15h à 19h (salle M et D. Lombard, 96 Bd Raspail, 75006 Paris) du 17 janvier au 30 mai 2013.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1et M2 (6 ECTS).

Bibliographie :

- AGIER, Michel, 2009. Esquisses d’une anthropologie de la ville, Louvain, Academia Bruylant.

- BERQUE, Augustin, de BIASE, Alessia, BONNIN, Philippe (dir.), 2012, La poétique de l’habiter, Paris, éditions Donner Lieu.

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- HANNERZ, Ulf, 1983. Explorer la ville. Éléments d’anthropologie urbaine, Paris, Minuit.

- PETONNET, Colette, 1979. On est tous dans le brouillard : Ethnologie des banlieues, Paris : Galilée.

- RAULIN, Anne, 2007, Anthropologie urbaine, Paris, Armand Colin.

LE TOURISME DE SOI ET LES FIGURES DE L’ALTERITE (S4)

Jean-Loup Amselle, directeur d’études*

Dans ce séminaire qui prend la suite de celui de l’année 2011-2012 sur « La nostalgie des origines », on s’efforcera de mettre en évidence les modalités de rupture et de continuité entre l’exploration de soi à domicile et le tourisme du moi tel qu’il s’exprime dans les différentes formes de tourisme – mystique et médical notamment - à destination des zones tropicales de la planète. Dans cette perspective, il s’agira d’examiner les parcours spirituels et thérapeutiques de ces explorateurs du soi en relation avec les figures du psychothérapeute, du guérisseur et du chamane. Cette enquête devrait permettre de dresser la carte des différentes figures de l’autre (interne, externe, individuel, collectif).

Jeudi de 13h à 15h (salle 1, au 105 bd Raspail, 75006 Paris) du 21 mars 2013 au 20 juin

2013.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M2 et aux doctorants (6 ECTS)

Bibliographie :

- AMSELLE Jean-Loup, Rétrovolutions. Essais sur les primitivismes contemporains,

Paris, Stock, 2010.

- CHABLOZ Nadège, « Tourisme et primitivisme. Initiations au bwiti et à l’iboga (Gabon), Cahiers d’études africaines (« Tourismes. La quête de soi par la pratique des autres »), N. Chabloz et Julien Raout (éds.), 193-194, pp. 391-428, 2009. - HUXLEY Francis et NARBY Jeremy, Anthologie du chamanisme, Paris, Albin Michel,

2009

- KOUNEN Jan, NARBY Jeremy, RAVALEC Vincent, Plantes et chamanisme. Conversations autour de l’ayahuasca et de l’iboga, Paris Mama Editions, 2008

- ZNAMENSKI Andrei, The Beauty of the Primitive, Shamanism and the Western Imagination, Oxford University Press, 2007.

Renseignements: auprès du secrétariat de la Formation en Anthropologie, 105 bd Raspail, 75006 Paris, Courriel : anthropologie@ehess.fr, téléphone : 01.53.63.51.09.

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SEMINAIRE-ATELIER SUR LES TERRAINS « DIFFICILES » (S2)

Violaine Baraduc, doctorante contractuelle

Ce séminaire propose de préparer les étudiants de M1 à l’élaboration d’une enquête en milieu difficile ou posant des problèmes particuliers. À partir d’une recherche en cours au Rwanda mobilisant des femmes détenues pour crime de génocide, nous nous focaliserons sur la pratique ethnographique. Chaque séance sera consacrée à un point précis de la construction d’une enquête, que ce soit les contraintes méthodologiques qui peuvent y être attachées, une réflexion sur sa charge politique, la place du chercheur sur son terrain ou encore la relation de celui-ci avec des sujets « détestables ». Une partie des séances sera notamment dédiée à des discussions sur les outils permettant de surmonter les limites du terrain, comme l’image, la production de données quantitatives ou la consultation d’archives. Certains questionnements pourront être mis en perspective avec les travaux d’autres doctorants, qu’ils portent ou non sur les massacres de masse.

Mardi de 9 h à 11 h (salle 3, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 26 mars 2013 au 25 juin 2013

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1, correspond à 6 ECTS.

Courriel : violaine.baraduc@laposte.net

PARENTÉ, IDENTITÉ, SEXUALITÉ (S3) (S4)

Laurent Barry, maître de conférences

Ce nouveau séminaire se penchera tout d’abord sur la manière dont la parenté se constitue à partir de la perception de l'identité commune que nous entretenons avec certains des êtres qui nous entourent. En parcourant de nombreux exemples ethnographiques empruntés à diverses aires culturelles, nous pourrons apprécier les modalités et les limites de cette familiarité. Dans un second temps, nous examinerons le rapport que cette conception de l'identité entretient avec la prohibition de l'inceste. Pour ce faire, nous passerons en revue les différentes théories - qu'elles émanent des recherches en sciences sociales ou en sciences de la vie - qui tentent de mettre ce lien en lumière.

Enfin, nous nous intéresserons aux mécanismes, positifs cette fois, qui régulent nos sexualités. Nous partirons pour ce faire d'une relecture à la fois critique et constructive de la théorie de la sélection sexuelle de Charles Darwin, pour nous diriger vers un modèle susceptible de mieux intégrer la dimension éminemment sociale de celles-ci.

(Ce séminaire fera fréquemment référence à des notions techniques empruntées au domaine de l’anthropologie de la parenté. Un bagage anthropologique minimum ou encore un suivi en parallèle du cours « Lien social et parenté » est donc souhaitable.)

1er et 3ème mardis du mois de 13 h à 15 h (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 6 novembre 2012 au 18 juin 2013.

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Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M2, correspond à 6 ECTS validés en fin d’année.

Bibliographie :

- BARRY, L., La parenté, Paris, Gallimard (Folio Essais), 863 p, 2008

- BARRY, L., « Aux origines de la filiation », in René Frydman & Muriel Flis- Trèves (eds.), Origines de la vie … Vertiges des origines, Colloque Gypsy VIII, Paris, PUF, pp. 57-107, 2008

- BARRY, L., « Qui sont nos enfants, où sont nos parents. Aux origines de la génération ». Actes du XXe Colloque Le monde-Le Mans, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009

- BARRY, L., « L’oubli des origines. L’amnésie généalogique en histoire et en ethnologie », Annales de démographie historique, écrit avec Michael Gasperoni, 2009

Renseignements : Laurent Barry, Laboratoire d'Anthropologie Sociale, Collège de France, 52, rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris, téléphone: 01.44.27.17.69

Courriel : barry@ehess.fr

Atelier de formation "Parenté I" (S1) (S3)

Laurent Barry et Klaus Hamberger, maîtres de conférences Isabelle Daillant, chargée de recherche au CNRS Michael Houseman, directeur d'études à l'EPHE Enric Porqueres i Gené, directeur d'études

Cet atelier de formation a pour vocation d’équiper les participants des compétences élémentaires nécessaires à l’étude des phénomènes de parenté. D’une orientation à la fois théorique et pratique, il se propose à la fois de les familiariser avec les concepts et méthodes des théories de la parenté restituées dans leur contexte historique et critique, que de les entrainer à l’application pratique de ces outils aux matériaux ethnographiques. Destiné aux débutants et consacré aux domaines fondamentaux de la parenté – filiation, alliance, résidence et terminologie – cet atelier de base sera suivi au second semestre par un atelier d’approfondissement (Parenté II).

Mercredi de 13 h à 15 h (salle 4, au 105 bd Raspail 75006 Paris), du 14 novembre 2012 au 20 février 2013.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 6 ECTS.

Atelier de formation "Parenté II" (S2) (S4)

Laurent Barry et Klaus Hamberger, maîtres de conférences Isabelle Daillant, chargée de recherche au CNRS Michael Houseman, directeur d'études à l'EPHE Enric Porqueres i Gené, directeur d'études

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Ce deuxième atelier de formation a pour objectif d’approfondir et d’élargir les compétences acquis dans l’atelier « Parenté I » du premier semestre. Combinant comme celui-ci exposés et exercices suivant une orientation à la fois théorique et pratique, il vise à transmettre une perspective plus différenciée et plus détaillée de la parenté et des outils plus élaborés intervenant dans son traitement. Le programme abordera notamment la question de la diversité des systèmes de parenté (dravidien, endogame, complexe) ainsi que celle des nouvelles méthodes (analyse des réseaux) et nouveaux objets (technologies de reproduction), et accordera une attention toute particulière aux approches critiques.

Mercredi de 13 h à 15 h (salle 4, au 105 bd Raspail 75006 Paris), du 6 mars au 26 juin 2013.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 6 ECTS.

Courriels:laurent.barry@ehess.fr,daillant@vjf.cnrs.fr,klaus.hamberger@ehess.fr,houseman @attglobal.net, enric.porqueres@ehess.fr

ANTHROPOLOGIE DE LA TRANSMISSION ORALE EN EUROPE

Nicole Belmont, directrice d’études*

Empathie et compassion. L’Essai sur le don de Marcel Mauss

On poursuivra la recherche sur la dette amorcée l’an dernier, en introduisant des notions médiévales comme celles de la dépense excessive, des pratiques de l’usurier et du don comme régulateur des liens sociaux, sans oublier le thème littéraire du « don contraignant », engagement sans contenu actuel, faisant donc du donateur un être fondamentalement en dette. On se posera la question de savoir si ces notions ne se retrouvent pas de tous temps et de tous lieux, sous des formules diverses. Dès sa naissance, et sans doute déjà avant celle-ci, l’être humain est en dette. On reviendra ensuite au thème qui avait motivé notre étude de l’œuvre de M. Mauss (Essai sur le don) : « empathie et compassion ». À l’aide du concept de Nebenmensch que Freud introduit dans l’Esquisse, et en reprenant les travaux de René Spitz concernant les liens noués très tôt avec les enfants, on posera la question de la nécessité de cet être « en proximité », être secourable, comme facteur indispensable d’humanisation. On inclura une réflexion sur les modes de relation aux animaux, empathie ou cruauté.

2ème et 4ème lundis du mois de 9h à 11h (salle 4, 105 bd Raspail) du 12 novembre 2012 au 27 mai 2013.

Renseignements : auprès du Laboratoire d’anthropologie sociale, Collège de France, 52, rue du Cardinal Lemoine, 75005, Paris, tél : 01.44.27.18.84, Courriel : belmont@ehess.fr

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, correspond à 6 ECTS validés en fin d’année.

Pré-requis : recherche engagée dans le domaine de l’anthropologie.

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Atelier "ACTUALITÉ DE L’ANTHROPOLOGIE"

Alban Bensa, directeur d'études Thierry Bonnot, chargé de recherche au CNRS Jean Schmitz, directeur de recherche à l'IRD Éric Wittersheim, maître de conférences Anne Both, docteur en anthropologie Antonella di Trani, doctorante

Lecture critique des publications courantes (françaises et anglo-saxonnes) dans le domaine de l'anthropologie et de ses liens aux autres sciences sociales (histoire, sociologie, science politique), leur spécificité thématique et leur retour sur l'analyse des questions contemporaines. Théories, méthodes d'enquêtes, écriture de l'anthropologie dans les travaux actuels et leur interférence avec les préoccupations de la société civile et les nouvelles configurations sociales, politiques, idéologiques, etc., tant nationales qu'internationales. Le séminaire est organisé en atelier de lecture : la liste des œuvres travaillées est arrêtée en début d'année en concertation avec les participants. Des séances sont laissées ouvertes pour faire place à des collègues de passage et à l'actualité éditoriale dans la discipline.

Lundi de 17h à 20h (96 bd Raspail 75006 Paris, salle M.et D. Lombard), du 12 novembre 2012 au 18 février 2013. La séance du 26 novembre se déroulera en salle 2 (105 bd Raspail).

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 6 ECTS validés en fin de semestre.

Courriels: bensa@ehess.fr, bonnot@ehess.fr, schmitz@ehess.fr, eric.wittersheim@ehess.fr, bothanne@yahoo.fr, antonella.di-trani@ehess.fr

Bibliographie :

- BENSA Alban, Après Lévi-Strauss. Pour une anthropologie à taille humaine (entretien avec Bertrand Richard), Textuel, 2010

- CHAUVIER Eric, Contre Télérama, Allia, 2011

- CONAN DOYLE Arthur, Les Aventures de Sherlock Holmes, éd. intégrale bilingue, Omnibus, 2005-07, 3 volumes (éd. Eric Wittersheim)

- DERLON Brigitte & JEUDY-BALLINI M., La passion de l’art primitif. Enquête sur les collectionneurs, Gallimard, 2008

- GUTRON Clémentine, L'archéologie en Tunisie (XIXe-XXe siècles) : Jeux généalogiques sur l'Antiquité, Paris Karthala/IRMC, 2010

- HAUDRICOURT André Georges, Des Gestes aux techniques. Les techniques dans les sociétés pré-machinistes, Quae-MSH, 2010 (éd. Jean-François Bert)

LE SUJET DE LA PAROLE : DE L’ETHNOGRAPHIE POLITIQUE DU SUJET A LA FABRIQUE DE L’ANTHROPOLOGIE

Alban Bensa, directeur d'études Éric Chauvier, docteur en anthropologie

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Tout sujet est porté par sa parole. Toute parole nous situe dans un espace politique particulier. Afin de lier étroitement ethnographie de la parole et anthropologie politique du sujet, nous croiserons plusieurs questionnements :

En quoi les paroles des individus sont-elles héritages ou performances créatrices de rapports sociaux ? Une attention particulière sera accordée aux stratégies narratives à travers lesquelles les personnes entretiennent et/ou modifient leurs positions ; et nous continuerons d’explorer l’hypothèse d’une différence importante en matière de perception et de mise en scène de soi entre les sujet inscrits dans des ordres politiques peu centralisés et ceux qui relèvent de dispositifs plus étatiques.

Comment penser l’ethnographie en tant que travail d’interlocution ? Notre réflexion s’appuiera sur des analyses du fonctionnement de la parole dans les situations mêmes où l’ethnographe se trouve inclus pour les observer. L’écoute et l’entente ethnographiques ne pouvant être comprises comme de simples transmissions de messages, il faut analyser les difficultés intersubjectives de la relation avec les observés comme autant d’expériences plus ou moins bien partagées de savoir et aussi de pouvoir.

Comment restituer par l’écriture le croisement de l’anthropologie de la communication, de l’anthropologie politique et de la réflexivité ethnographique ? Nous examinerons les procédures qui repensent la fabrique de l’anthropologie et peuvent ouvrir de nouvelles pistes à ce passage délicat du terrain au texte.

Ces questions seront présentées à partir de nos expériences respectives de terrain en France (institutions en charge d’actions sociales, enquêtes urbaines et péri-urbaines) et en Océanie (monde kanak, bouleversements socio-économiques et politiques).

Jeudi de 11h à 13h (salle 7, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 8 novembre 2012 au 6 juin

2013.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 12 ECTS.

Courriels: bensa@ehess.fr, echauvier@free.fr

Formation à la Recherche dans l'Aire Océanienne (S2) (S4)

Alban Bensa, directeur d'études Marie Salaün, maître de conférences à l’université Paris-Descartes Eric Wittersheim, maître de conférences Yanick Fer, chargé de recherche au CNRS Gwendoline Malogne-Fer, post-doctorante au GSRL

Séminaire pluridisciplinaire qui réunit des anthropologues, des linguistes et des historiens pour rendre compte des travaux récents consacrés à l'étude des sociétés du Pacifique. Plusieurs invités interviennent régulièrement dans le séminaire pour en faire un lieu de formation aux enjeux et aux pratiques de la recherche dans cette partie du monde.

Jeudi de 15h à 17h (salle 5, 105 bd Raspail), du 7 mars au 13 juin 2013.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 6 ECTS.

Renseignements : IRIS, 190 avenue de France, 75013 Paris, tél : 01 49 54 24 30.

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Courriel : eric.wittersheim@ehess.fr

Site web: http: //iris.ehess.fr

HISTOIRE ET ANTHROPOLOGIE DU PACIFIQUE SUD

Bensa Alban, directeur d'études Virginie Riou, post-doctorante

Dans ce séminaire seront présentés des travaux aboutis ou des recherches en cours d''histoire, d'anthropologie historique et d'archéologie du Pacifique sud ancien et contemporain. Les transformations des mondes océaniens, les peuplements du Pacifique avant et après la colonisation européenne, les retours sur le passé dans les jeux politiques actuels seront abordés à travers des études d'ensemble ou de cas. Une attention particulière sera accordée à la Nouvelle-Calédonie et au Vanuatu.

1 er vendredi du mois de 11h à 13h (salle 5, 105 bd Raspail), du 2 novembre 2012 au 7 juin

2013.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et de M2 (3 ECTS).

Courriels : bensa@ehess.fr, virginie.riou@ehess.fr

ANTHROPOLOGIE DES RELIGIONS ET DU FAIT RELIGIEUX (S2) (S4)

Laurent Berger, maître de conférences

Ce cours présente un échantillon représentatif des principales enquêtes ethnographiques et des plus importantes contributions théoriques à l'analyse anthropologique du fait religieux et des religions. Chaque semaine sera abordée l'œuvre d'un anthropologue focalisée sur l'étude de certains rites, mythes et croyances, à travers la lecture critique de ses textes les plus pertinents sur le sujet. Le choix et l'ordre de présentation des textes et des auteurs suivront l'histoire de la discipline et la chronologie des publications afin de restituer le fil directeur des débats et des positionnements éventuels opérés. La sélection des œuvres proposées recouvre la diversité des grands courants théoriques (anthropologie fonctionnaliste, structuraliste, marxiste, interprétative, cognitiviste, postcoloniale, etc.). Elle tâche d'aborder la plupart des phénomènes religieux traités par l'anthropologie (sacrifice, possession, sorcellerie, initiation, prière, culte aux ancêtres, prophétisme, messianisme, shamanisme, nouveaux mouvements religieux, monothéisme, etc.).

Lundi de 15 h à 17 h (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 18 mars 2013 au 17 juin 2013

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2 correspond à 6 ECTS.

Renseignements : Musée du quai Branly, département de la Recherche et de l'Enseignement, 222 rue de l'Université 75343 Paris Cedex 07, tél. : 01 56 61 53 85.

Courriel: berger@ehess.fr

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Bibliographie :

- André Mary, 2010, Presses universitaires de France, Les anthropologues et la religion

- Lionel Obaldia, 2012, éd. La Découverte, L'anthropologie des religions

- Evans Pritchard, 1965, Clarendon Press, Theories of Primitive Religion

- Michael Lambek (ed), 2002, Blackwell, A reader in the Anthropology of Religion

ETHNOGRAPHIE GLOBALE DE LA MONDIALISATION (S2) (S4)

Laurent Berger, maître de conférences

Quels sont les dispositifs d’enquête dont dispose aujourd’hui l’anthropologie pour circonscrire et étudier « au ras du sol » la mondialisation ? La première difficulté porte sur les théories guidant le choix des pratiques et des terrains à investir en priorité. La seconde difficulté est de rendre compte de l’expansion géographique des interconnexions entre sphères d’activités sociales, et de l’accroissement en vitesse et en volume des flux de capitaux, d’idées, d’images, de populations, et de biens et services véhiculés par les technologies de transport et de communication. La troisième difficulté est relative à la description du changement social qu’entraînent ces processus de globalisation, et des transformations structurelles qui modifient les conditions d’exercice des activités sociales reliées par ces flux. L’objectif est de faire un bilan critique, sur la base d’exemples classiques ou contemporains, de la méthodologie d’enquête développée par l’ethnographie globale pour résorber ces difficultés : des « études de cas élargies » et des « analyses situationnelles » préconisées par l’École de Manchester, à l’« ethnographie multi-site » initiée par Edmund Leach, jusqu’aux « enquêtes collectives » impulsées par Julian Steward, en passant par l’« ethno-historiographie » et l’« ethno-archéologie » défendues par Marshall Sahlins, l’un des enjeux déterminants est de déployer l’observation participante au croisement des temporalités et au cœur des jeux d’échelles constitutifs de la mondialisation.

Lundi de 11h à 13 h (salle 4, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 18 mars 2013 au 17 juin 2013

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2 correspond à 6 ECTS.

Renseignements : Laboratoire d'anthropologie sociale, 52 rue du Cardinal-Lemoine 75005 Paris, tél. : 01 56 61 53 85.

Courriel: berger@ehess.fr

Formation à la recherche en Amérique latine (FRAL)

Anath Ariel de Vidas, chargée de recherche au CNRS Véronique Boyer et Frédérique Langue, directrices de recherche au CNRS Jean Hébrard, inspecteur général de l'Éducation nationale honoraire Gilles Rivière, maître de conférences Monica Raisa Schpun, ingénieure d’études

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Ce cycle de séminaires de la Formation à la recherche en Amérique latine (FRAL) s’adresse en priorité aux étudiants des mentions « Histoire et civilisations » et « Ethnologie et anthropologie sociale » ayant choisi le parcours de spécialisation « Construction et déconstruction des Amériques latines » assuré par le Centre d’études et de recherches sur les mondes américains (CERMA) et le Centre de recherches sur le Brésil contemporain (CRBC). Deux modules complémentaires permettront de présenter les grandes problématiques latino-américanistes aussi bien dans les domaines de l’histoire et de l’anthropologie que de l’ethnohistoire et de la sociohistoire. Ils feront également le point sur les historiographies concernées, en apportant notamment les bases d’une première réflexion critique. Dans un second temps, les examens de quelques types de terrains et de quelques types de sources utilisées par les intervenants seront l’occasion de proposer une approche méthodologique spécifique aux recherches réalisées dans l’aire latino-américaine.Ce séminaire est également accessible aux auditeurs libres et aux étudiants des formations doctorales Histoire et civilisations et Ethnologie et anthropologie sociale, intéressés par les problématiques (latino) américaines d’hier et d’aujourd’hui.

Lundi de 15 h à 17 h (salle du conseil A, R-1, 190 av de France, 75013 Paris), du 5 novembre 2012 au 10 juin 2013. La séance du 19 novembre se déroulera en salle 3 (même adresse).

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 12 ECTS.

Courriels : anathari@ehess.fr, flangue@ehess.fr, moschpun@ehess.fr, veronique.boyer@ehess.fr, jean.hebrard@ehess.fr,riviere@ehess.fr, mesquita@ehess.fr

ANTHROPOLOGIE DU REGARD : QU’EST-CE QUI EST INVISIBLE DANS L’IMAGE ?

Stéphane Breton, maître de conférences

Toute image photographique ou cinématographique suppose la présence immédiate du dispositif de prise de vues. Celui-ci n'apparaît pas clairement dans la scène filmée ou photographiée, mais il se décèle, et d'autant mieux qu'il s'agit d'une image documentaire, celle où le point de vue est par définition contemporain des faits et participe au sens de à la scène. A la fois invisible et visible, mais selon des modalités particulières qu'il faudra reconnaître avec soin, la trace du dispositif au moment de la prise de vues, la trace du point de vue, la trace du regard en somme, appartient à un registre de l'image qu'on peut appeler “indexical”. C'est donc ce que l'on ne voit pas dans l'image qu'on essaiera de voir, ce qui n'est pas nécessairement montré mais qui ne manque pas d'être perçu.

4ème mercredi du mois de 13 h à 17 h (salle 8, 105 bd Raspail, du 23 janvier 2013 au 26 juin 2013.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 6 ECTS.

Courriel: stephane.breton@college-de-france.fr

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PENSER EN IMAGES (2)

Stéphane Breton et Jean-Claude Penrad, maîtres de conférences Jean-Paul Colleyn, Jean-Marie Schaeffer, directeurs d'études

Comment un film élabore-t-il une pensée, avec des images ? Comment les pensées du film s'articulent-elles ? Et nous autres, spectateurs bénévoles, comment pensons-nous avec les images que nous donne un film ? L'image n'est pas de l'ordre du discours et la pensée du film n'est pas discursive. On s'efforcera donc avant tout dans ce séminaire d'apprendre à voir les images, en débarrassant notre perception des habitudes et des mots qui l'obscurcissent.

3 ème mercredi du mois de 13 h à 17 h (salle 8, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 16 janvier 2013 au 19 juin 2013.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 6 ECTS.

APPRENTISSAGE DE L’ACTION (S1) (S3)

Blandine Bril, directrice d'études

Apprentissage et transmission sont les deux facettes d'un même phénomène, celui de l'acquisition de la capacité à agir sur son environnement. Ce séminaire traitera des processus d'apprentissage de l'action chez l'enfant et l'adulte en relation avec l'organisation de l'environnement de l'apprenant. L'approche présentée dans le séminaire sera essentiellement psychologique, tout en prenant en compte les approches plus anthropologiques. Une attention particulière sera portée aux questions de méthodologie.

Lundi de 17h à 19h (salle 10, 105 bd Raspail), du 19 novembre au 11 février 2013.

Courriel : blandine.bril@ehess.fr

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et M2, correspond à 6 ECTS validés en fin de semestre.

Site web: http: // grac.ehess.fr

LE GESTE TECHNIQUE ET SON APPRENTISSAGE (S2) (S4)

Blandine Bril, directrice d'études

Nous discuterons la question du geste technique chez les primates humains et non humains selon une approche pluridisciplinaire issue des sciences du comportement et des sciences du mouvement. Une attention particulière sera portée aux questions de méthodes d'analyse.

Lundi de 17h à 19h (salle 10, 105 bd Raspail), du 18 février au 3 juin 2013.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

Renseignements : Blandine Bril, GRAC, EHESS 190 av de France 75013 Paris ou par courriel.

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Site web : http://grac.ehess.fr/

Adresse(s) électronique(s) de contact : blandine.bril@ehess.fr

ANTHROPOLOGIE DU LANGAGE

IMAGINAIRE LINGUISTIQUE ET IDÉOLOGIE LINGUISTIQUE EN QUESTION

Cécile Canut, professeur des universités, au CEPED, université Paris-Descartes

Dans le cadre d’une anthropologie du langage française, fortement liée à la linguistic anthropology anglo-saxonne, nous poursuivrons cette année notre réflexion sur les relations entre langage et pouvoir à travers le prisme de la notion d’idéologie linguistique et de celle d’imaginaire linguistique. Largement développée aux États-Unis, la notion d’idéologie linguistique émerge dans le paysage sociolinguistique français. Cette notion sera discutée au regard d’autres approches impliquant notamment l’analyse de discours française ou la sociolinguistique. Comment les idéologies linguistiques naissent-elles ? Comment sont-elles véhiculées ? Quel en est le processus d’appropriation ? En quoi l’approche de la subjectivité nous offre un autre regard sur la circulation des discours ? À travers plusieurs travaux ethnographiques filmés, impliquant tout à la fois les questions de « minorités » (les Tsiganes en Bulgarie) et de migration (en Afrique et en Europe) nous engagerons un débat visant à l’élaboration d’une anthropologie politique du langage.

Mercredi de 17h à 19h (salle 6, 105 bd Raspail, 75006 Paris), les 21 novembre, 12 et 19 décembre 2012, 30 janvier, 6, 13, 20 février, 20 et 27 mars et 3, 10 et 17 avril 2013.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1, M2 et aux doctorants, correspond à 6 ECTS.

Courriel: cecile.canut@ceped.org

Site web: http://www.ceped.org

Bibliographie sommaire:

- BLOMAERT J. (1999). Language ideological debates. Berlin, New York : Mouton de Gruyter.

- CANUT C. ET DUCHENE A. (Eds.) (2011). Les nouveaux régimes langagiers :

L’instrumentalisation politique et économique des langues. numéro spécial Langage et société, Paris, MSH. n°136.

- DURANTI, Alessandro (ed.) (2001). Linguistic anthropology. A Reader, Oxford, Blakwell

- FAIRCLOUGH N. (2003). Analysing Discourse: Textual analysis for social research. London & New York : Routledge.

- KROSKRITY P. V. (éd.), (2000). Regimes of language: Ideologies, polities, and identities, Oxford, James Currey.

- PENNYCOOK, A. (2007). Global Englishes and Transcultural Flows, London, Routledge

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- WODAK R. & Meyer M. (Eds.) (2001). Methods of Critical Discourse Analysis, SAGE Publications, London.

- WOOLARD K. A. & KROSKRITY P. V. (éds.) (1998). Language Ideologies. Practice and Theory. Oxford & New York : Oxford University Press, 3-47.

HYPNOSES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Jacqueline Carroy, directrice d'études Pascale Haag, maître de conférences Roberto Poma, maître de conférences à l'université Paris Est Créteil Val-de-Marne

Pratiques « hypnotiques »

Un terme en relation au sommeil – hypnose – s’est accrédité dans la médecine et la psychologie des XIXe et XXe siècles occidentaux pour désigner un « état non ordinaire de conscience ». Sa signification s’est cristallisée dans un ensemble de représentations culturelles qui demandent à être élucidées. L’hypnose peut en effet renvoyer à des pratiques très variées, impliquant paroles ou gestes, musiques, danses ou mises en scène théâtrales. Si les pratiques « hypnotiques » sur lesquelles se centrera le séminaire en 2012-2013 se présentent sous différents modes, elles ont aussi en commun de poser un certain nombre de question au sujet du corps, de ses représentations et de la place qui lui est accordée selon les contextes. Nous nous attacherons à les mettre en perspective dans le respect de leur diversité.

2 e mardi du mois de 9h à 13h (salle 8, 105 bd Raspail, 75006 Paris), du 13 novembre 2012 au 11 juin 2013.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1et de M2, correspond à 6 ECTS.

Courriels : jacqueline.carroy@wanadoo.fr, ph@ehess.fr, poma@u-pec.fr

ANTHROPOLOGIE DES CONNAISSANCES

Marc Chemillier, directeur d'études

Modélisation des savoirs musicaux relevant de l’oralité

Ce séminaire s’intéresse aux savoirs techniques développés dans un contexte sans écriture, plus particulièrement aux savoirs musicaux relevant de l’ethnomusicologie. On entend par « modélisation » au sens large l’étude des principes de cohérence qui organisent ces savoirs et qui en déterminent la logique implicite. La question centrale qui se pose est de savoir dans quelle mesure cette logique est consciente pour les experts des savoirs concernés. On envisagera différentes manières de mener l’enquête auprès d’eux dans un contexte social donné. Une partie du séminaire traitera de répertoires musicaux traditionnels et d’activités techniques ancrés dans de petites sociétés en Afrique notamment. Une autre abordera la question générale de l’improvisation dans le jazz et dans les musiques électroniques actuelles, du point de vue des savoirs qu’elle mobilise (rapport de l’anticipé et de l’imprévu) et des technologies qu’elle met en jeu (des instruments traditionnels aux dispositifs

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numériques). Cette partie du séminaire est liée au projet ANR 2009-2012 « IMPROTECH » (Technologies et musiques improvisées). Aucune connaissance mathématique n’est requise.

Mercredi de 10h à 12h (salle du conseil B, 190 avenue de France 75013 Paris), les 14 novembre, 12 décembre 2012, 9 et 23 janvier, 6 février, 13 et 27 mars, 10 et 24 avril et 15 et 29 mai 2013

Bibliographie :

- LEVI-STRAUSS Claude, La pensée sauvage, Paris, Plon, 1962, [rééd. Agora]

- GOODY Jack, The domestication of the savage mind, Cambridge University Press,

1977 [trad. J. Bazin, A. Bensa, La raison graphique, Paris, Minuit, 1979].

- SPERBER Dan, La Contagion des idées, Paris, Odile Jacob, 1996.

- CHEMILLIER Marc, Les Mathématiques naturelles, Paris, Odile Jacob, 2007.

- L'Homme, Revue française d'anthropologie n° 158-159, avril/septembre 2001, numéro spécial Ja zz et anthropologie (présenté par Jean Jamin et Patrick Williams) n° 171-172, jui llet/décembre 2004, numéro spécial Musique et anthropologie (présenté par Bernard Lortat-Jacob et Miriam Rovsing Olsen) n°177-178, janvier/juin 2006, dossi er Chanter, musiquer, écouter

Ce séminaire, réservé aux étudiants inscrits en M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

Courriel : chemilli@ehess.fr

Site Web: http://ehess.modelisationsavoirs.fr

ETHNOMATHEMATIQUES (S2) (S4)

Marc Chemillier, directeur d'études Sophie Desrosiers, maître de conférences Éric Vandendriessche, docteur en épistémologie et histoire des sciences, agrégé de mathématiques

Il est des pratiques longtemps restées à l’écart du champ d’étude des historiens et des pédagogues des mathématiques à propos desquelles on peut se demander si elles relèvent des mathématiques ou appartiennent à un champ plus vaste. Si les activités faisant appel à des nombres et à des mesures peuvent être plus facilement identifiées comme relevant des mathématiques, qu’en est-il de nombreuses autres activités, par exemple à caractère « géométrique » ou « algorithmique » comme le tissage, les dessins sur le sable, et les jeux de ficelle? Et quel peut être le rôle et le statut de ces activités au sein des sociétés concernées? Enfin que nous apprennent les expérimentations pédagogiques visant à enseigner les mathématiques en tenant compte du contexte culturel ?

Le séminaire proposera cette année une analyse des travaux fondateurs d’ethnomathématiques et de ceux qui ont suivi, ainsi que des approches culturelles de l’enseignement des mathématiques. Quelques cas précis seront plus particulièrement examinés, certains en relation étroite avec les autres séminaires des enseignants.

Mercredi de 13 h à 15 h (salle 11, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 13 mars au 29 mai 2013

Ce séminaire, réservé aux étudiants inscrits en M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

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ANTHROPOLOGIE VISUELLE

Jean-Paul Colleyn, directeur d’études Jean-Claude Penrad, maître de conférences Catherine Balladur, directrice de recherche au CNRS

Atelier d’écriture documentaire

L'atelier d'écriture documentaire est destiné aux étudiants souhaitant se familiariser avec les écritures visuelles dans le contexte des sciences sociales. L'exposé critique des travaux réalisés ou des projets et ébauches conçus par les participants seront placés au centre de la démarche. Ainsi, les questions relatives à la construction de l'objet et à la rédaction d'un projet, les techniques de tournage, la production de données audiovisuelles, l'écriture filmique seront abordées en lien direct avec ces présentations.

L'atelier concerne toutes les aires culturelles et est réservé aux étudiants inscrits à l'EHESS.

Ce séminaire, réservé aux étudiants inscrits en M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

1er

et 3ème vendredis du mois de 13h à 15h (salle 8, 105 bd Raspail) à partir

du 16

novembre au 7 juin 2013

Courriels : raclin@ehess.fr, colleyn@ehess.fr, penrad@ehess.fr

Renseignements : Corinne Raclin, tél : 01 53 63 51 24

Site Web: http://ehess.fr/audiovisuel

HAREMS ET DESPOTISME

Jocelyne Dakhlia, directrice d’études

À partir du cas des gouvernants du Maroc entre le XVI e siècle et le début du XX e siècle, on interrogera le lien logique qui unirait la question du Harem sultanien et du sérail à celle du despotisme. Si la référence au despote, en effet, renvoie au pouvoir du chef de famille, comment l'institution du Harem en est-elle politiquement le reflet ? Comment le pouvoir exercé dans la maison du prince s'articule-t-il à un contrôle exercé ou revendiqué sur l'ensemble d'un royaume ? On s'intéressera aussi bien à l'institution du Harem en tant que telle, très peu connue dans ces contextes, qu'aux représentations du sérail produites, d'une part dans l'historiographie islamique, et, d'autre part, dans la littérature européenne, corrélativement à la constitution de la catégorie du despotisme. On interrogera de manière plus générale les modalités d'émergence de la question des femmes comme lieu d'un partage fondamental et d'une fracture politique entre Orient et Occident, avant de s'interroger sur les effets possibles d'une problématique du genre sur les lectures du sérail.

Mardi de 13h à 15h (salle 3, au 105 bd Raspail) du 13 novembre 2012 au 11 juin 2013.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et de M2 (6 ECTS par semestre).

Courriel : dakhlia@ehess.fr

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Bibliographie :

- ALLEN C, HOWARD J. A., SALIBA T., Gender, Politics and Islam, 2002

- AYALON D, EUNUCHS, Caliphs and Sultans: a Study in Power Relationships, Jerusalem, 1999

- Butler J. Défaire le genre, Paris, Ed. Amsterdam, 2006

- ANDREWS W.G., KALPAKLI M., Love and the Beloved in early-Modern Ottoman and European Culture and Society, Duke University Press, 2005

- EL-ROUAYEB H., Before Homosexuality in the Arab-Islamic World, 1500-1800, University of Chicago Press, 2005

- NAJMABADI A., Women with Moustaches and men without Beards. Gender and

Sexual Anxieties of Iranian Modernity, University of California Press, 2005

Pré-requis: connaissance de la langue arabe ou apprentissage en cours nécessaire

HISTOIRE SOCIALE DE LA COREE COLONIALE (S1) (S3)

Alain Delissen, directeur d’études

Ce séminaire de recherche est consacré à l'étude de documents et sources primaires en relation avec la colonisation japonaise en Corée.

On porte au crédit du renouveau général de l’histoire coloniale une meilleure intégration du cas japonais ainsi qu’un récent et net remaniement des historiographies, tant en Corée qu’au Japon. Toutefois, à rebours des approches dominantes qui privilégient soit le temps moyen et l’échelle régionale soit l’histoire culturelle ancrée dans un seul groupe, le séminaire explore d’autres voies et d’autres lieux : à la frontière du rapport colonial.

Exposée aux forces déstabilisantes de la mobilité et de l’assimilation, la situation coloniale nippo-coréenne est ainsi examinée sous deux espèces. Tantôt on propose une histoire sociale urbaine qui, à partir du Séoul des années 1920, cherche à saisir morphologie et interactions en prêtant attention aux territorialités enchevêtrées et aux trames du quotidien. Tantôt, on piste la trajectoire d’individus d’exception, japonais ou coréens, capables (coupables ?) d’avoir joué un rôle de part et d’autre d’une frontière coloniale à la fois tangible et invisible, niée et préservée.

En 2012-2013, le séminaire portera notamment sur le droit au quotidien, à travers l'examen d'une nouvelle série de brèves tirée du quotidien Tonga ilbo, sous forme de "Questions, Réponses"

Jeudi de 13h à 15h (Maison de l’Asie, 22 avenue du Président Wilson 75016 Paris) du 8 novembre 2012 au 7 février 2013.

Ce séminaire, destiné aux étudiants de M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

Courriel : delissen@ehess.fr

Pré-requis: connaissance du coréen ou du japonais souhaitable.

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INTELLIGENCES DE LA COREE (S1) (S3)

Alain Delissen, directeur d'études Valérie Gelézeau, maîtresse de conférences Isabelle Sancho, chargée de recherche au CNRS

Ce séminaire est tout particulièrement destiné aux étudiants de master désireux de se former à la recherche en études coréennes. En mettant celle-ci en perspective critique et historique, le but est d’introduire et de former aux disciplines, thèmes, auteurs, et problématiques des études coréennes telles que conçues et pratiquées par les sciences sociales et humaines.

Deux types d’exercice sont donc proposés :

1) à chaque séance, la discussion commune de textes puisés dans un syllabus raisonné d’articles importants, actuels ou plus anciens qui permet de saisir un questionnement.

2) en atelier à la fin du semestre, l’exposé oral en temps limité, fondé sur un compte-rendu critique d’un ouvrage choisi dans une bibliographie limitative.

De façon structurée, progressive et pédagogique, ce séminaire fait écho au séminaire interdisciplinaire « Etudes coréennes, Korean studies, han’gukhak, choseonhak) du Centre de Recherches sur la Corée : comme lui, il vise aussi à introduire à la variabilité de l’objet « Corée » (le Nord, le Sud, la diaspora, le passé) ainsi qu’aux savoirs scientifiques et paradigmes situés qui les appréhendent.

Jeudi de 10h à 12h (Maison de l’Asie, 22 avenue du Président Wilson 75016 Paris) du 8 novembre 2012 au 7 février 2013.

Ce séminaire, destiné aux étudiants de M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

Courriel : delissen@ehess.fr

L'ANTHROPOLOGIE AU MIROIR DE SES CONTROVERSES (S3)

Brigitte Derlon, Wiktor Stoczkowski, directeurs d’études

Avec les interventions de : Alban Bensa, Jean-Paul Colleyn, Brigitte Derlon, Philippe Descola, Emmanuel Désveaux, Béatrice Frankael, Jean-Claude Galey, Caterina Guenzi, Aïssatou Mbodj, Marie Miran, Michel Naepels, Wiktor Stoczkowski, Eric Wittersheim.

Assuré à tour de rôles par une douzaine d’intervenants, cet enseignement se propose d’analyser, à travers une série d’études de cas, plusieurs controverses qui ont marqué l’anthropologie dans les dernières décennies. Comme toute discipline académique, l’anthropologie n’a jamais renoncé à l’ambition d’élaborer un savoir objectif et empiriquement fondé. Cependant, à l’instar des autres sciences sociales, elle reste porteuse d’une multiplicité de théories et de méthodes. Cette diversité des paradigmes anthropologiques est perçue tantôt comme un symptôme d’immaturité d’une discipline encore trop jeune, tantôt comme un signe de sa vitalité et de sa richesse. En tout état de cause, cette diversité engendre parfois de vives controverses, au cours desquelles les anthropologues échangent des arguments portant sur la construction des faits ethnographiques, la pertinence des formules théoriques, les approches jugées légitimes, les finalités du travail anthropologique,

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et le rôle que cette discipline est appelée à jouer aussi bien parmi les sciences sociales que sur la scène publique. Alors que la présentation habituelle des théories et écoles anthropologiques permet de décrire l’état des savoirs établis, l’analyse de controverses donne à voir l’anthropologie en train de se faire. C’est une perspective d’observation privilégiée qui permet de mieux comprendre la façon dont la discipline se construit, se transforme et redéfinit ses enjeux.

Lundi de 15h à 17h (amphithéâtre, 105 bd Raspail 75006 Paris) du 12 novembre 2012 au 11 février 2013.

Ce séminaire, obligatoire pour les étudiants de M2, correspond à 6 ECTS.

Courriels : derlon@ehess.fr, wiktor.stoczkowski@ehess.fr

La liste des intervenants et les détails sur cet enseignement seront consultables sur l’ENT.

ART ET APPROPRIATIONS : LÉGITIMITÉ/ILLÉGITIMITÉ DES MODES DE CRÉATION OU DE RÉCEPTION

Brigitte Derlon, directrice d'études Cosmina Ghebaur, docteure Monique Jeudy-Ballini, directrice de recherche au CNRS

Toute culture se construit par l’importation ou sous l’influence d’éléments exogènes, la création artistique se nourrit de l’imitation, et la réception de l’art relève d’une pratique dynamique qui redéfinit le sens des œuvres. Dans les polémiques relatives aux « appropriations culturelles », ces trois affirmations ne vont pas de soi pour ceux qui contestent le droit des artistes occidentaux à s’inspirer des motifs et genres artistiques des peuples autochtones, ou celui des publics occidentaux à interpréter librement les œuvres produites dans les pays anciennement colonisés. Le séminaire de l’an passé portait sur les aspects identitaires, politiques, juridiques et éthiques de ces contestations. Cette année, il s’agira de poursuivre la réflexion en l’ouvrant à des formes d’appropriations créatives et interprétatives qui ne mettent pas en jeu des rapports de domination, opèrent de manière intraculturelle, ou ne donnent pas lieu à controverses. Sur la base d’exemples puisés dans l’anthropologie des pratiques contemporaines, on tentera de saisir les facteurs favorisant ou freinant les processus d’appropriation artistique et de comprendre comment se construit leur légitimité/illégitimité.

Jeudi de 11h à 13h (salle 8, au 105 bd Raspail) du 15 novembre 2012 au 23 mai 2013.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et de M2 (12 ECTS)

Courriels : brigitte.derlon@ehess.fr, m.jeudy-ballini@college-de-france.fr

FIGURER LE MONDE : JARDINS ET PAYSAGES (S3) (S4)

Philippe Descola, directeur d'études

Poursuivant l’enquête débutée l’année dernière, on s’attachera à examiner les formes de figuration d’un environnement in visu ou in situ consistant à isoler une portion du monde pour

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la transposer à une autre échelle, en deux ou trois dimensions, dans des artefacts ou dans des aménagements de l’espace.

Au premier semestre le séminaire prendra la forme de journées d'études thématiques dont les dates seront annoncées ultérieurement.

Jeudi de 10h à 12h (Collège de France, 11 place Marcelin-Berthelot, 75005 Paris), du 28 février 2012 au 25 avril 2013.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M2 (6 ECTS).

Renseignements : auprès du Laboratoire d’anthropologie sociale, Collège de France, 52, rue du Cardinal Lemoine, 75005, Paris.

Courriel: tiziana.manicone@college-de-france.fr, téléphone : 01.44.27.17.32

LES OBJETS COMME SOURCE: LE CAS DES TEXTILES

Sophie Desrosiers, maître de conférences Marie Phliponeau, docteur en ethnologie

Les objets constituent une source particulière du fait de leur matérialité et du rôle qu’ils jouent et qu’ils ont joué dans de nombreuses sociétés. Objets de prestige comme objets du quotidien nous renseignent sur les pratiques et les idées mises en œuvre au cours de leur production et de leur participation à la vie sociale, économique, politique, et religieuse des sociétés. Du fait de leur omniprésence comme objet technique, objet d’art et de mise en scène et /ou de vêtement, les textiles sont riches en informations sur le présent comme sur le passé. Ils permettent de retisser l'histoire parfois sur la très longue durée en apportant des informations que les autres sources ne peuvent pas toujours fournir, quand elles existent. Le séminaire sera cette année à deux voix qui tenteront de comparer méthodes et résultats élaborés dans des contextes différents autour de fibres textiles particulières : le coton en Afrique de l’Ouest, le coton et les poils de camélidés dans les Andes centrales et du centre- sud, la soie entre la Chine et l’Occident à la fin de l'Antiquité et au Moyen Âge.

Vendredi de 9 h à 11 h (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 1er mars 2013 au 7 juin

2013.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2 et correspond à 6 ECTS.

Courriels : sophie.desrosiers@ehess.fr, mariephlip@hotmail.com

LES TEXTILES COMME SOURCE

Sophie Desrosiers, maître de conférences

Cours méthodologique

Cours présentant les méthodes d'analyse et de description des textiles dans le cadre de l’histoire sociale, de l’art et des techniques.

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Vendredi de 9 h à 12 h (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 23 novembre 2012 au 22 février 2013.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2 et correspond à 6 ECTS.

VERS UNE ANTHROPOLOGIE NÉO-CULTURALISTE

Emmanuel Désveaux, directeur d’études

L'anthropologie contemporaine tend à se détourner de son objectif traditionnel : rendre compte de la diversité culturelle et faire de celle-ci le socle de son ambition à élucider ce qui serait au fondement de la nature humaine. L'intention de ce séminaire est donc d'aller à contre-courant et de renouer avec ce projet, sans naïveté, c'est-à-dire sans perdre de vue les critiques — d'ordre historique ou politique — qu'il a suscitées, ni les impasses épistémologiques dans lesquels il s'est fourvoyé dans le passé — on pense ici notamment à l'évolutionnisme et, bien que de façon un peu plus indulgente, au fonctionnalisme. Revenant aux écrits ethnographiques anciens et interrogeant les ethnographies les plus actuelles nous esquisserons les contours d'une anthropologie générale qui, fondée sur ce qu'on pourrait appeler une ethnosémantique, s'articule autour des singularités absolues de l'Amérique, de l'Australie et de l'Europe. La thématique de la parenté s'imposera d'elle-même comme devant occuper le cœur de la discussion.

Lundi, de 11h à 13h (salle 1, au 105 bd Raspail), du 19 novembre 2012 au 10 juin 2013.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2 et correspond à 12 ECTS.

Bibliographie :

- DURKHEIM, Emile, Les Formes élémentaires de la vie religieuse : le système totémique australien, Paris, F. Alcan, 1912.

- ELKIN, Adolphus P, Les Aborigènes australiens, Paris, Gallimard, 1967.

- FABIANI, Jean-Louis, Qu'est-ce qu'un philosophe français ? : la vie sociale des concepts (1880-1980), Paris, Éditions de l'École des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 2010.

- LEVI-STRAUSS Claude, Le Totémisme aujourd'hui, Paris, PUF, 1962. La Pensée sauvage, Paris, Plon, 1962. L'Origine des manières de table, Paris Plon, 1968.

- ROHEIM, Géza, Psychanalyse et anthropologie, Paris, Gallimard, 1967.

Courriel : desveaux@ehess.fr, tél : 01.49.54.20.70

Site Web: http://imm.ehess.fr/document.php?id=70

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DU DEVELOPPEMENT A L’AIDE HUMANITAIRE ET INTERNATIONALE ANTHROPOLOGIE D’UNE RECONFIGURATION POLITIQUE (2) (S3) (S4)

Jean-Pierre Dozon, directeur d'études Laetitia Atlani-Duault, directrice de recherche à l’IRD

Constatant l'entrée en force des études sur l'aide humanitaire dans le champ de l'anthropologie, on se proposera d'abord d'en prendre plus précisément la mesure en nous livrant, dans le même esprit du séminaire des deux années précédentes, à la mise au jour des filiations intellectuelles qui ont façonné leurs domaines plus particuliers d'investigation. Mais ensuite on s'interrogera sur la façon dont l'aide humanitaire s'est peu à peu substituée à ce qui était auparavant appelé développement, que l'anthropologie avait su prendre pour objet, ainsi que sur le contexte plus général dans lequel cette aide se déploie, qui met en jeu institutions internationales, ONG et acteurs locaux, mais qui oblige du même coup la discipline à redevenir plus directement politique pour saisir, au-delà des rhétoriques officielles, la nature des rapports entre les uns et les autres. 2ème et 4ème mercredis du mois de 11h à 13h (salle 1, au 105 bd Raspail) du 14 novembre au 12 juin 2013.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M2, correspond à 6 ECTS validés en fin d’année.

Renseignements : auprès d’Elisabeth Dubois au Centre d’Etudes Africaines, 96 bd Raspail, 75006 Paris, téléphone : 01.53.63.56.50.

Courriels : dozon@ehess.fr, eldubois@ehess.fr, laetitia.atlani-duault@ird.fr

Site Web: http://ceaf.ehess.fr/

PENSEE ET PRATIQUES ESCHATOLOGIQUES MUSULMANES

Hassan Elboudrari, maître de conférences

Pan essentiel de la religiosité musulmane, mais assez peu analysé jusque-là dans sa dimension consciente et inconsciente de l’expérience religieuse des sociétés musulmanes, l'eschatologie indique aux croyants le destin du monde à sa fin dernière (signes de l'"Heure", événements apocalyptiques, ordre nouveau à venir), mais aussi leur destin post mortem (« épreuves du tombeau », jugement dernier, salut / damnation, paradis / enfer, etc.). À partir d'une littérature populaire de large diffusion, et des références classiques « orthodoxes » de celle-ci, explicites ou latentes, comme aussi à partir de quelques enquêtes de terrain maghrébin, on examinera les représentations et les pratiques eschatologiques (propitiatoires) médianes dans le monde musulman méditerranéen moderne et contemporain, leurs effets sur la vision collective du monde et sur l'action mondaine des hommes.

1 er et 3 ème lundis du mois, de 11h à 13h (IISM, salle de réunion, 96 bd Raspail, 75006 Paris) du 5 novembre au 17 juin 2013

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2 (6 ECTS)

Bibliographie :

- BLOCH Ernest, Le principe espérance, Paris, Gallimard, 3 volumes, 1976, 535,578 et 563 p. - CASANOVA Paul, Mahomet et la Fin du Monde, Paris, Librairie Paul Geuthner, 1911, 244 p

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- Cohn Norman, Les fanatiques de l’Apocalypse. Millénaristes et anarchistes mystiques au

Moyen- âge, Paris, Payot, 1983, 378 p.

- GARCIA-ARENAL Mercedes, Messianism and puritanical reform. Mahdis of the Muslim west,

Leiden, Brill, 2006, 391 p. - HADDAD Yvonne et SMITH Jane, The islamic understanting of death and Resurrection,

Albany,

- LAUBIER Patrick de, L’eschatologie, Paris, PUF, 1998, 125 p.

State University of New York Press, 1981, 262 p.

Renseignements auprès du CHSIM, 96 bd Raspail, 75006 Paris, téléphone : 01.53.63.56.00

Courriel: helboudrari@wanadoo.fr

Pré-requis : connaissance de la langue arabe souhaitée mais non obligatoire.

LE SYSTEME RELIGIEUX ISLAMIQUE : FONDEMENTS, EVOLUTION HISTORIQUE ET DYNAMIQUE ANTHROPOLOGIQUE

Hassan Elboudrari, maître de conférences

Initiation aux fondements du système religieux islamique pour des recherches approfondies en sciences sociales et humaines, quelles que soient les disciplines de référence mais qui ont en commun de concerner des aires culturelles ou des périodes historiques où l'islam, comme système religieux, (mais aussi l'Islam, comme type de civilisation ou de culture), ont eu un rôle prépondérant dans l'organisation de la société (religion, représentations, références symboliques ou idéologiques).

2e et 4e lundis du mois de 11h à 13h (IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 bd Raspail 75006 Paris), du 12 novembre 2012 au 10 juin 2013

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2 (6 ECTS)

Pré-requis : connaissance de la langue arabe souhaitée mais non obligatoire

ANTHROPOLOGIE DE L’EUROPE

Daniel Fabre, directeur d’études Christine Laurière, chargée de recherche au CNRS André Mary, directeur de recherche au CNRS

Les ethnologues et le fait colonial (1920-1960) (S3) (S4)

Ce séminaire entend revenir de façon dépassionnée sur les rapports entre anthropologie et colonisation. Longtemps accusée d’être la fille du colonialisme, née « d’une ère de violence » (Lévi-Strauss), l’anthropologie des années 1960-1970 a vigoureusement battu sa coulpe et douloureusement pris conscience des relations complexes entre la constitution du savoir ethnographique et le pouvoir impérial. L’historiographie récente invite à étudier à nouveau frais cette question, en ne partant non pas des concepts, des théories, mais de situations particulières qui unissent un individu précis (l’ethnologue) à une situation

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contextualisée et des pratiques savantes. En somme, c'est à une anthropologie des savoirs ethnographiques en situation coloniale que ce séminaire souhaite apporter sa contribution. Pour sa deuxième année, le séminaire continuera d’interroger les modalités concrètes de la constitution de ces savoirs ethnographiques, en privilégiant le comparatisme (spatial et historique), la diversité des expériences coloniales, et une approche analytique qui affronte ces questions par l'entrée biographique.

2ème et 4ème jeudis du mois de 15h à 17h (salle 1, 105 bd Raspail) du 13 décembre 2012 au 27 juin 2013.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M2 (6 ECTS)

Renseignements : auprès de Nadine Boillon, au Lahic, 11 rue du séminaire de Conflans, 94220 Charenton le pont, M°8, station: Liberté, tél éphone : 01.40.15.76.20.

Courriels : daniel.fabre@libero.it, christine.lauriere@wanadoo.fr, amary@ehess.fr

Site Web: http://www.iiac.cnrs.fr/lahic/

SCIENCES SOCIALES ET QUESTIONS MORALES (S1) (S3)

Didier Fassin, directeur d'études, professeur à l'Institute for Advanced Study, Princeton

Les sciences sociales entretiennent depuis leur naissance un rapport ambivalent avec les questions morales. D’un côté, elles n’ont jamais cessé de les traiter directement ou indirectement. De l’autre, elles ont toujours hésité à les constituer en objet autonome et légitime. On en proposera une approche pluri-disciplinaire visant à associer les acquis théoriques et empiriques de la sociologie, de l’histoire et de l’anthropologie, en dialogue avec la philosophie. On montrera comment les trois approches déontologique, conséquentialiste et de la vertu se déclinent, dans les sciences sociales, à travers les approches inspirées de Durkheim, Weber et, plus récemment, Foucault. On ouvrira également d’autres pistes de recherche autour des économies morales et des communautés morales. Enfin, on discutera des enjeux politiques des questions morales à travers, d’une part, les avatars du débat entre relativisme et universalisme, d’autre part, les développements des droits de l’homme et de la raison humanitaire. Le séminaire se déroulera sur quatre journées. Une participation des étudiants est attendue autour de lectures de textes proposés.

De 9h à 13h et de 15h à 17h (salle du conseil A, Bât. Le France, 190 av. de France, 75013 Paris) les 22, 23, 24 et 25 octobre 2012. La séance du 25 octobre après-midi se tiendra en salle du conseil B, même lieu.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1et de M2, correspond à 6 ECTS.

Bibliographie:

- DURKHEIM Émile (2004), Sociologie et philosophie, Paris: Presses universitaires de France, 1ère edition 1924.

- FASSIN Didier (2010), La Raison humanitaire. Une histoire morale du temps présent, Paris: Hautes Études-Gallimard-Seuil.

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- FASSIN Didier dir. (2012), Moral Anthropology, Malden, MA: Wiley-Blackwell, Companion series.

- FASSIN Didier et EIDELIMAN Jean-Sébastien dir. (2012), Économies morales contemporaines, Paris: La Découverte.

- HOWELL Signe ed. (1997), The Ethnography of Moralities, London: Routledge.

- LAMBEK Michael ed. (2010), Ordinary Ethics. Anthropology, Language, and Action, New York: Fordham University Press.

Courriels : iris@ehess.fr, dfassin@ias.edu

Site WEB: http://www.iris.ehess.fr

REFORMES POLITIQUES ET REFORMES RELIGIEUSES DANS LA CORNE DE L’AFRIQUE

Éloi Ficquet, maître de conférences

2ème et 4ème jeudis du mois de 15h à 17h (salle 3, au 105 boulevard Raspail) du 22 novembre au 13 juin 2013 (voir descriptif).

1) Espaces et territoires religieux dans la Corne de l'Afrique

2 e jeudi du mois de 15 h à 17 h (salle 3, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 13 décembre 2012 au 13 juin 2013

En collaboration avec Stéphane Ancel, chargé de recherche à l'Université de Hambourg - Ethio-SPARE Program

Avec pour domaine d’observation les religions et mouvement religieux qui coexistent et/ou se confrontent en Éthiopie et dans les autres pays de la Corne de l’Afrique, dans une perspective associant les dynamiques historiques et les développements contemporains, le séminaire portera sur les formes et les pratiques d’inscription des appartenances et convictions religieuses dans différents types d’espaces, à différentes échelles. D’une part il sera question des interactions qui se jouent à l’articulation des sphères privées et publiques, contribuant soit à démarquer les clivages confessionnels soit à les rendre poreux. D’autre part, en comparant plusieurs territoires, on verra de quelle façon les groupes religieux s’y établissent, gèrent leur installation et leur expansion, forment des maillages d’institutions, obtiennent des autorités locales ou supra-locales la reconnaissance ou l’allocation de parcelles, administrent ces biens fonciers, en tirent des revenus et les gèrent.

2) Matérialité de l’État éthiopien contemporain : hommes, réformes et pouvoirs

4 e jeudi du mois de 15 h à 17 h (salle 3, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 22 novembre 2012 au 23 mai 2013

En collaboration avec Sabine Planel, chargée de recherche à l'IRD.

L’actuelle République fédérale démocratique d'Éthiopie, établie depuis 1991 et proclamée constitutionnellement en 1995, continue de se construire au jour le jour par des pratiques du pouvoir produites et portées par des acteurs très diversifiés. Fondamentalement pragmatique, l’État éthiopien peut adopter et intégrer les nouvelles normes internationales en

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matière de gouvernance sans paraître se départir de ses attributs identitaires ancrés dans des héritages idéologiques eux-mêmes hétérogènes. Cet apparent paradoxe nous semble pouvoir se résoudre dans l’analyse de sa matérialité.

L'attention portera notamment sur les séries de réformes économiques et administratives entreprises depuis une dizaine d'années, qui engagent potentiellement le devenir de l’État et parachèvent la mise en place du fédéralisme. La nature comme les effets de réalité de ces réformes seront discutées à l’aune des modalités de leur mise en œuvre, des jeux de pouvoirs qu’elles recomposent ou au contraire qu’elles renforcent ainsi que des hommes qui les portent, les pensent ou les subissent.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1et de M2, correspond à 6 ECTS.

Courriel : ficquet@ehess.fr

ETHNO-HISTOIRE DE L’ASIE CENTRALE

Vincent Fourniau, maître de conférences

L'aire historique appelée Asie centrale est située au centre de l'Asie mais à la marge de nombre de domaines de recherches. On marginalise trop l'intérêt que peut représenter son étude pour mieux comprendre les grands systèmes politiques et sociaux auxquels elle a appartenu. C'est en particulier le cas de l'histoire des identités collectives dans ses sociétés entre les XV e et XX e siècles. La recherche qui sera menée en 2012-2013 dans ce séminaire explorera cette longue période, les discours endogènes et les travaux disponibles sur ces questions. Deux paradoxes en particulier doivent retenir notre attention: les travaux occidentaux depuis 1945 sur l'Asie centrale ont accordé une attention très vive à la Politique soviétique des nationalités dans cette région, sans développer nullement de recherches historiques sur les identités collectives avant la colonisation russe; enfin, un discours national très ethno-centré se développe dans les républiques indépendantes actuelles, en l'absence de travaux majeurs sur les identités collectives entre les XV e et XX e siècles.

Mercredi de 11h à 13h (salle 3, Bât. Le France, 190 av. de France, 75013 Paris) du 14 novembre 2012 au 12 juin 2013.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1et de M2, correspond à 12 ECTS.

Courriel : fourniau@ehess.fr

AUTOUR DES CADASTRES : ENJEUX ANTHROPOLOGIQUES, POLITIQUES ET TECHNIQUES (S3)

Véronique Dorner, anthropologue, experte du foncier, consultante Béatrice Fraenkel, directrice d'études

Nous partirons d’une recherche en cours sur la reconstruction du cadastre haïtien.

1. Nous nous proposons tout d’abord de décrire la matérialité documentaire d’un cadastre :

La chaîne des inscriptions qui aboutissent au cadastre, du levé cadastral au plan, du croquis

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d’arpentage à la conservation; mais aussi tous les réseaux d’écriture mobilisés, les titres fonciers, les documents cartographiques, les photos aériennes ; les compte rendus d’enquêtes cadastrales etc. Nous prendrons en compte quelques dossiers particuliers permettant d’analyser les opérations cognitives liées à l’élaboration des documents, les effets de « traduction » d’un document à l’autre.

Nous comparerons le cas haïtien à d’autres exemples, notamment mais pas exclusivement africains, susceptibles de faire apparaître des modèles cadastraux différents (modèle allemand vs modèle français par exemple) et d’interpréter ces différences en termes d’enjeux politiques et juridiques.

2. Nous nous attacherons à identifier les acteurs qui participent à des degrés divers à la

réalisation d’un programme cadastral qu’il s’agisse des responsables politiques, des commanditaires et financeurs, des ingénieurs du cadastre, des notaires, des arpenteurs, des fonctionnaires des impôts, des experts internationaux, consultants et chercheurs présents sur le terrain, « spécialistes en administration foncière », juristes, économistes, anthropologues, géographes, historiens …, etc.

Nous examinerons la part de travail qui revient à chacun, les collaborations qui s’établissent et les conflits qui peuvent surgir.

3. Enfin nous discuterons de la mondialisation du cadastre, de ses enjeux, de ses effets

dans différentes sociétés, des résistances qu’il suscite. Nous chercherons à évaluer jusqu’à

quel point le statut de technique de gouvernement qu’on lui prête est fondé.

Ce séminaire est exploratoire. Il a pour ambition de réunir des « experts » venant d’horizons différents (ING, IRD par exemple), des chercheurs de plusieurs disciplines (histoire, sociologie, anthropologie, droit), des doctorants et des étudiants de master.

Mardi de 15h à 17h (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 6, 20, 27 novembre, 4 et 18 décembre 2012, 15, 22, 29 janvier et 5,19, 26 février 2013.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M2, correspond à 6 ECTS.

Courriel : fraenkel@ehess.fr

LA SIGNATURE : USAGES ET VALEURS (S2) (S4)

Béatrice Fraenkel, directrice d’études

Nous reprenons cette année l’analyse du phénomène « Signature » que nous n’avons cessé d’étudier depuis notre ouvrage La Signature Genèses d’un signe (1992).

Plusieurs publications récentes incitent à la reprise des analyses du signe dans sa dimension sémiotique, pragmatique et performative.

Nous nous intéresserons à plusieurs dimensions négligées et contradictoires de la signature : sa dimension cryptographique et sa valeur d’exposition (voire d’ostentation), son statut d’autographe et sa reproductibilité mécanique, sa nature individualisante et ses usages collectifs.

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Nous accorderons une place particulière aux usages contemporains et contestataires de la signature, du refus de signer aux campagnes de collectes d’innombrables signatures. Ce sont bien des valeurs opposées que l’on attribue dans ces deux cas au signe et ce sont des modèles différenciés de signataires qui sont proposés. L’art contemporain offre un vaste terrain de recherche que nous aborderons à partir notamment du cas de Duchamp. Enfin, si la figure du signataire est rarement prise en compte explicitement, elle apparaît en creux de théories de l’écriture comme celle de Derrida, de Ricoeur ou de Foucault. Nous procéderons au repérage de cette présence discrète mais éloquente de qui agit en signant. Nous associerons à notre réflexion plusieurs chercheurs dont les travaux récents ou en cours proposent des analyses inédites du phénomène « Signature ».

Mardi de 15h à 17h (salle 1, 105 bd Raspail), du 19 mars au 18 juin 2013.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

Courriel : fraenkel@ehess.fr

ATELIER D’ANTHROPOLOGIE SOCIALE COMPARATIVE

Jean-Claude Galey, directeur d’études Cécile Barraud, directrice de recherche au CNRS* André Itéanu, directeur d’études à l’EPHE Ismaël Moya, chargé de recherche au CNRS

Ce séminaire à vocation généraliste s’inscrit dans une tradition d’anthropologie et de sociologie comparative pour en présenter les fondements et en actualiser la pertinence dans le contexte contemporain. Il s’agit, d’une part, de conjuguer la reconnaissance singulière de faits concrets, parfois logiquement contradictoires, recueillis par l’enquête de terrain à une problématique soucieuse de la nature cohérente du tout du social et, d’autre part, d’interroger la place constitutive qu’occupe l’observateur dans la comparaison anthropologique. Le séminaire est un atelier de travail collectif. Il sera consacré cette année à la discussion de travaux ethnographiques et des développements récents des problématiques holistes et comparatives dans des contextes divers, ruraux comme urbains, tirés de différentes aires culturelles (Afrique, Asie du Sud-est, Europe, Inde, Océanie…).

2 e et 4 e mardis du mois de 17h à 19h (salle 6, 105 bd Raspail) du 13 novembre au 25 juin

2013.

Attention : Contrairement aux années précédentes, ce séminaire, ne donnera pas lieu à validation.

Courriels : jcgaley@ehess.fr, barraud@msh-paris.fr, iteanu@msh-paris.fr, moya.ismael@gmail.com, tél : 01 49 54 20 44

Sites Web: http://ceias.ehess.fr , http://case.vjf.cnrs.fr

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ANTHROPOLOGIE DE L’ÉCONOMIE. ETHNOGRAPHIES DE MARCHÉS (S2)

Afrânio Garcia, maître de conférences Marie-France Garcia, chargée de recherche à l'INRA Emmanuelle Lallement, maître de conférences à l'Université Paris-Sorbonne Valeria Siniscalchi, maître de conférences Seung Yeon Kim, ATER

Cet enseignement présentera la façon dont l’économie a été pensée par différents auteurs qui sont autant de références incontournables de la tradition anthropologique (Bronislaw Malinowski, Marcel Mauss, Raymond Firth, Karl Polanyi, Clifford Geertz, …) et étudiera l’apport théorique de l’anthropologie sociale à l’étude des représentations et des conditions sociales de tout échange, notamment les échanges marchands. Il supposera la lecture de monographies qui contribuent à la compréhension des échanges, focalisant également l'attention sur des ethnographies plus récentes et des enjeux contemporains. Cet enseignement comprendra aussi un travail de terrain nécessaire à la maîtrise des outils de la discipline (problématiques, techniques d’observation et d’entretien, traitement des données) et à la formation à la recherche. Il sera ouvert à une vingtaine d’étudiants au maximum sur présentation d’un dossier exposant un projet de recherche. Vendredi de 11h à 13h (salle 3, 105 bd Raspail) du 22 février au 31 mai 2013

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1, correspond à 6 ECTS.

Courriels : valeria.siniscalchi@ehess.fr, afranio-raul.garcia@ehess.fr, mfcgarcia@aol.com, pichot@msh-paris.fr

ANTHROPOLOGIE POLITIQUE DU BRESIL

LIEN NATIONAL, RECOMPOSITION DE L’ESPACE SOCIAL ET MONDIALISATION

Afrânio Garcia, maître de conférences Vassili Rivron, maître de conférences à l'Université de Caen

L’érosion progressive des liens nationaux est souvent invoquée dans la description de la mondialisation ou de ses effets. Or l’appel à une solidarité fondée sur des bases nationales est resté une ressource pour affronter les défis posés par l’intensification des échanges culturels internationaux. Le séminaire vise à étudier les implications des changements institutionnels à l’échelle internationale liés à l’intensification des échanges économiques et culturels. Il s’intéressera en particulier à leurs conséquences sur les styles de vie des différents groupes sociaux à l'intérieur des nations et leurs représentations de l’avenir collectif et individuel. Il portera spécifiquement sur les enquêtes analysant la circulation internationale des idées et des paradigmes savants, à travers la mobilité universitaire et les changements survenus dans les marchés de l’édition, de la diffusion et de la communication scientifique, littéraire et musicale.

Mardi de 11h à 13h (salle de réunion du CEAf, au 96 bd Raspail), du 5 novembre 2012 au 24 juin 2013.

Bibliographie :

- ABELES, Marc, Anthropologie de la globalisation, Paris, Payot, 2008.

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- AMSELLE, Jean-Loup. – L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes. Paris, Stock (« Un ordre d’idées »), 2008, 320 p.

- APPADURAY, Arjun, Après le colonialisme. Les conséquences culturelles de la globalisation, Paris, Payot, 2005.

- BENSA, Alban, La fin de l'exotisme, Essais d'anthropologie critique, Toulouse, Anacharsis,

2006.

- BOURDIEU, Pierre, La Distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Minuit, 1979.

- BOURDIEU, Pierre, « Les conditions sociales de la circulation internationale des idées », in Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n°145, 2002, pp. 3-8.

- CHAKRABARTHY, Dipesh, Provincialiser l'Europe - la pensée postcoloniale et la différence historique, Paris, Ed. Amsterdam, 2009.

- CHARLE, Christophe, Théâtres en capitales. Naissance de la société du spectacle, Paris, Berlin, Londres, Vienne 1860-1914, Paris Albin Michel, 2008, 575 pages.

- DEZALAY, Yves, et GARTH, Bryant, Asian Legal Revivals: Lawyers, Politics and the Re- structuring of States from Colonialism to Hegemony, Chicago University Press, 2010.

- GARCIA, Afrânio, “Les souvenirs d’un européen : entre le Brésil, Terre d’avenir et Le monde d’hier, les derniers écrits de Stefan Sweig”, Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 186-187, 2011, pp.112 - 131.

- GOODY, Jack, Le vol de l'Histoire - Comment l'Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde, Editions Gallimard, Paris, 2010

- KARADY, Victor, "Elite formation in the other Europe", in Historical social research, vol.33 ,n° 2, 2008, p.3 - 312

- LECLERC-OLIVE Michèle, SCARFO GHELLAB Grazia et WAGNER Anne-Catherine (Dir.), Les mondes universitaires face au marché. Circulation des savoirs et pratiques des acteurs, Khartala, 2011.

- LOYER Emmanuel, Paris à New York, Intellectuels et artistes français en exil, 1940-1947, Grasset, 2004, réédité, "Pluriel", Hachette Littérature, 2007

- RIVRON, Vassili, " Le goût de ces choses bien à nous : La valorisation de la samba comme emblème national (Brésil, années 1920-1940)", Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n°181-182, mars 2010, pp. 126-141.

- SAPIRO, Gisèle, La responsabilité de l'écrivain. Littérature, droit et morale en France (XIXe- XXIe siècle), Seuil, 2011. - SCARFO GHELLAB Grazia, LECLERC-OLIVE Michèle et WAGNER Anne-Catherine (dir.), Les mondes universitaires face au marché. Circulation des savoirs et pratiques des acteurs, Khartala, 2011.

- SORA, Gustavo Alejandro, Brasilianas, José Olympio e a Gênese do Mercado Editorial Brasileiro, Editora da Universidade de São Paulo / COM-ARTE, Coleção Memória Editorial, São Paulo, 488 pp.

- THIESSE, Anne-Marie, Faire des Français : quelle identité nationale ?, Stock, Paris, 2010.

Ce séminaire est destiné aux étudiants de M1 et M2 (12 ECTS validés en fin d’année)

Courriels : garcia@ehess.fr, vassili.rivron@unicaen.fr

Site Web : http://crbc.ehess.fr/

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MONDES IMAGINAIRES, PRATIQUES SYMBOLIQUES (S1) (S2)

Maurice Godelier, directeur d’études*

Une partie du séminaire sera consacrée à l'analyse des rapports entre mythes, rites et société.

Lundi de 18h à 20h (salle Jean-Pierre Vernant, 8 e étage, 190-198 avenue de France, 75013 Paris) les 10 et 17 décembre 2012, 7 et 14 janvier, 4 et 11 février, 18 mars, 8 et 15 avril, 13 et 27 mai, et 3 juin 2013.

Renseignements : auprès d’Héléna Meininger, bureau 801, 190-198 avenue de France, tél :

01.49.54.25.80

Ce séminaire est destiné aux étudiants de M1 (6 ECTS)

Courriel : godelier@ehess.fr

L’ANTHROPOLOGIE DU POLITIQUE (S1) (S3)

Jean-François Gossiaux, directeur d’études Riccardo Ciavolella, chargé de recherche au CNRS Eric Wittersheim, maître de conférences

Cet enseignement présente l’évolution de l’anthropologie politique, depuis l’origine – avec ses fondements intellectuels, historiques et épistémologiques - jusqu’à son apport actuel à la compréhension du contemporain. Les séances se concentreront sur l’analyse de quelques classiques incontournables (Evans-Pritchard, Gluckman, Balandier, Sahlins, Clastres, Gellner…) pour en présenter ensuite l’héritage, les débats qu’ils ont provoqués, ainsi que leur actualité ou influence : à la fois dans la pensée anthropologique et dans le dialogue avec la société et les autres sciences sociales, notamment l’ensemble des théories critiques actuelles. Le séminaire sera également l’occasion d’éclairer les concepts-clés de l’anthropologie politique : pouvoir, ethnicité, violence, domination et résistance, institutions, mouvements sociaux, mobilisation, État et anarchie, hégémonie et subalternité, globalisation.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2. Il correspond à 6 ects.

Mardi de 11h à 13h (salle M et D. Lombard, 96 bd Raspail) à partir du 13 novembre 2012 jusqu’au 26 février 2013.

Bibliographie:

- BALANDIER, G. 1967. Anthropologie politique. Paris: Presses universitaires de France.

- VINCENT, J. (sous la direction de) 2002. The anthropology of politics : a reader in ethnography, theory, and critique, Blackwell Publishers, Malden, Mass.

- EVANS-PRITCHARD, E.E. & M. FORTES, (dir). 1940. African Political Systems. London: Oxford university press.

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- SAHLINS, M. "Poor Man, Rich Man, Big-Man, Chief: Political Types in Melanesia and Polynesia", , Comparative Studies in Society and History, Vol. 5, No. 3.(Apr., 1963), pp. 285-303. http://links.jstor.org/sici?sici=0010-

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- GELLNER, E. 1983. Nations and nationalism. Blackwell (Gellner, E. 1989. Nations et nationalisme. Payot, Paris).

- CLASTRES, P. 1974. La société contre l’Etat : recherches d’anthropologie politique, Editions de Minuit, Paris.

- GLEDHILL, J. 2000. Power and its disguises: anthropological perspectives on politics, Pluto Press, London.

- ABELES, M. (1989). Jours tranquilles en 89: ethnologie politique d’un département français, Odile Jacob, Paris.

Courriels : riccardo.ciavolella@ehess.fr, lpavili@ehess.fr

ANTHROPOLOGIE DES ESPACES POLITIQUES

Jean-François Gossiaux, directeur d’études et Boris Pétric, chargé de recherche au CNRS

Contacts et mutations des systèmes contemporains

Par delà les concepts génériques comme ceux de colonisation, de mondialisation ou de transition, le séminaire partira d’un certain nombre de constats de terrain ou d'exemples historiques pour poser à nouveaux frais la question du rapport entre systèmes sociaux. Dans quelle mesure les réalités locales participent-elles d'un système englobant et dans quelle mesure constituent-elles en elles-mêmes un système autonome ? Comment une logique dominante est-elle localement appropriée, détournée ou inversée ? Il s’agira de saisir les processus de la contemporéanité : comment les systèmes se rencontrent, se confrontent, réagissent et interagissent, se transforment ou se détruisent.

L’attention portera notamment sur les différents modes de frontière organisant la circulation, la régulation et le contrôle des ressources. On s’attachera également à comparer les façons dont ces processus de contemporanéité peuvent, au sein d’une société, entraîner une modification radicale de la production de ressources agissant elle-même sur l’organisation et l’exercice du politique. La comparaison se fondera pour l'essentiel sur des études de cas en Asie post-soviétique (Ouzbékistan, Kirghizstan, Territoires bouriates de Sibérie méridionale) et en Europe (Balkans, France). L’analyse, à partir du « mythe » du vin français, de la grande transformation de l’économie viticole, marquée notamment par un déplacement significatif de la production et de la consommation vers la Chine, permettra de saisir le caractère ambivalent de la mondialisation d’une ressource et ses incidences pour la société française.

1er et 3ème mardis du mois de 15h à 17h (salle 7, 105 bd Raspail) à partir du 6 novembre 2012 au 21 mai 2013.

Ce séminaire correspond à 6 ECTS. Il est ouvert aux étudiants de M1 et M2.