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Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

ECOLE DES HAUTES ETUDES EN SCIENCES SOCIALES

FORMATION EN ANTHROPOLOGIE

2013-2014

105 boulevard Raspail 75006 Paris Téléphone : 01.53.63.51.09 - Télécopie : 01.53.63.51.01 anthropologie@ehess.fr http://www.ehess.fr

SOMMAIRE

I. PRESENTATION DE LA MENTION ET DE LA FORMATION DOCTORALE

5

II.

CONDITIONS D’ADMISSION

5

II.1. En master

5

II.2. En doctorat

6

III. INSCRIPTIONS

6

IV. ORGANISATION PEDAGOGIQUE DU MASTER

7

IV.1

Obligations de scolarité

7

Au niveau de la première année (M1)

8

Au niveau de la deuxième année (M2)

10

Cours de français langue étrangère /cours de langue

12

Tableau récapitulatif des obligations de scolarité

13

IV.2

Partenariats

14

IV.3

Unités d’Enseignement (UE)

14

UE propres à la mention Anthropologie Séminaire des anthropologues

14

Validation et attribution des Crédits ou ECTS (European credits transfer system)

14

Enquête de terrain

15

Passage en M2

15

Soutenance d’un mémoire

15

IV.4

Enseignants habilités

15

V. Orientations scientifiques

17

VI. ORGANISATION PEDAGOGIQUE DU DOCTORAT

17

VI.1. Obligations de scolarité

17

VI.2. Dépôt et soutenance de thèse

18

VI.3. Enseignants habilités

18

VII. PROGRAMME DES ENSEIGNEMENTS 2012-2013

21

VII.1 Liste générale des unités d’enseignement

21

VII.2 Présentation détaillée et bibliographie de quelques UE

28

VII.3 Tableau récapitulatif des séminaires débutant en octobre

97

VII.4 Enseignements rattachés aux centres de recherche, laboratoires

97

VII. 5 Conférences complémentaires

104

VIII.

BIBLIOTHEQUES

104

IX. LA VIDEOTHEQUE

105

X. SALLE INFORMATIQUE

105

XI. CENTRES, LABORATOIRES D’ACCUEIL

105

2

XII.

AIDES DIVERSES

110

XII.1. Stage de formation au terrain

110

XII.2. Aide au terrain

111

XII.3. Contrats doctoraux

111

XII.4. Aides à la mobilité

111

XII.5. Cotutelles de thèse

112

XIII.

INFORMATIONS

112

XIII.1.Service de l’information et de la mobilité internationale étudiante

112

XIII.2. Espace numérique de travail (ENT) XIII.3. Recours

112

XIV. PERIODES DE CONGES

113

XV. RAPPEL CALENDRIER GENERAL

114

3

LES ETUDIANTS INSCRITS EN MASTER SONT CONVIES A UNE REUNION D’INFORMATION QUI SE TIENDRA

LE VENDREDI 8 NOVEMBRE 2013 à 9H30

DANS L’AMPHITHEATRE Bâtiment B 105, boulevard Raspail 75006 Paris Métro : Notre-Dame des Champs

4

I. PRESENTATION DE LA MENTION ET DE LA FORMATION DOCTORALE

Responsable pédagogique : Enric Porqueres i Gené

Conseil pédagogique :

Marc ABELES, Anath ARIEL de VIDAS, Laurent BARRY, Rémy BAZENGUISSA GANGA, Irène BELLIER, Laurent BERGER, Véronique BOYER, Dominique CASAJUS, Emmanuel DESVEAUX, Eloi FICQUET, Dominique FOURNIER, Béatrice FRAENKEL, Caterina GUENZI, Christine LAURIERE, Michel NAEPELS, Jean-Bernard OUEDRAOGO, Jean-Claude PENRAD, Alexandre SURRALLES, Wiktor STOCZKOWSKI, Eric WITTERSHEIM, Tassadit YACINE

Secrétariat de la Formation : Véronique Poullet

Permanence du secrétariat de la Formation: les lundi, mardi et jeudi de 9h à 12h et de 14h à 17h, bureau 6, 105 boulevard Raspail, 75006 Paris, bâtiment A. (tél : 01.53.63.51.09, e-mail : anthropologie@ehess.fr)

Madame Véronique Poullet gère le cursus pédagogique de tous les étudiants inscrits en master et en doctorat. Elle réceptionne notamment les formulaires d’inscription pédagogique, les mémoires de master, délivre les relevés de notes et attestations dont les étudiants peuvent avoir besoin. Le secrétariat n’intervient pas pour les inscriptions administratives et les attestations de réussite au diplôme, master de recherche ou thèse de doctorat, qui sont réglées directement par le Service de la scolarité (bureau 723, 190 avenue de France, 75013 Paris).

Le Conseil pédagogique de la formation en Anthropologie examine les candidatures en master et en doctorat et porte attention à tous les cas particuliers. A l’issue de la deuxième année du master, c’est le Conseil pédagogique qui joue le rôle de jury pour le diplôme du Master de recherche et qui établit le classement déterminant l’attribution des contrats doctoraux.

Monsieur Enric Porqueres i Gené a la responsabilité de l’ensemble de la Formation, au niveau master et doctorat. Il reçoit les étudiants sur rendez-vous en téléphonant au 01.53.63.51.09 ou par e-mail : anthropologie@ehess.fr.

II. CONDITIONS D’ADMISSION

II.1. En master

Les candidats à une inscription en première année de master (M1) doivent être titulaires d’une licence de Sciences humaines et sociales, de préférence en ethnologie, soit 180 crédits après le baccalauréat ou d’un diplôme équivalent, français ou étranger, sanctionnant une scolarité normale de trois années d’études supérieures.

Les candidats à une inscription en deuxième année de master (M2) devront pouvoir justifier du premier niveau de master, ou d'un titre sanctionnant une scolarité normale de quatre années d'études supérieures. Les titulaires du Diplôme de l'EHESS pourront également demander à être directement inscrits en M2.

5

L’admission en M1 et en M2 suppose l’acceptation préalable d’un enseignant habilité par la mention anthropologie (cf. liste p.15) après évaluation d’une note exposant les motivations à la recherche pour une demande en première année, après évaluation d’un projet de recherche pour une demande en deuxième année. L’ensemble du dossier est ensuite soumis à l’appréciation du Comité d’orientation du Conseil pédagogique qui statue de façon définitive.

Pour les étudiants ayant validé leur première année de master à l’EHESS, l’admission en deuxième année n’est pas automatique. Elle fait suite à un examen du dossier par le Comité d’orientation. L’étudiant devra posséder 240 crédits. Tout nouveau projet de recherche devra être approuvé par le tuteur. Dans les deux cas, une discussion avec l’étudiant sur les études effectuées, les débouchés professionnels offerts par un cursus « recherche » aura lieu avec le tuteur afin de déterminer son parcours de recherche.

Si le doctorat est la voie logique de prolongation des études de ce master, il est néanmoins possible aux étudiants qui s’interrompraient à la fin du M2 de le valoriser dans les métiers où la formation anthropologique est tout particulièrement appréciée, les métiers de l’humanitaire, du social, du culturel, de l’audiovisuel.

II.2. En doctorat

Les candidats doivent être titulaires d’un Master de recherche en Sciences sociales, mention Anthropologie, spécialité ethnologie, anthropologie sociale ou d’un niveau reconnu équivalent, français ou étranger. A défaut de ce titre, l’étudiant sera dirigé vers une année préparatoire au doctorat afin d’acquérir les bases indispensables dans la discipline. Les candidats au Doctorat choisissent un directeur de recherche parmi les enseignants habilités à diriger des thèses (cf. liste p.18) et sollicitent son agrément en lui présentant un dossier d’inscription.

Ce dossier (version papier uniquement) comprend impérativement un projet de recherche de cinq pages environ rédigées en français, qui témoigneront de l’aptitude à circonscrire un problème et à construire une recherche ainsi qu’une charte de thèse que les candidats feront signer au directeur de thèse et au responsable du laboratoire ou centre d’accueil uniquement.

III. INSCRIPTIONS

Le dossier de demande d’admission en master de recherche ou en doctorat peut être téléchargé directement sur le site de l’Ecole (www.ehess.fr) ou retiré au service de la scolarité, au 190 avenue de France, 75013 Paris, du 15 mai au 4 octobre 2013 (pour les dossiers de master), au 25 octobre 2013 (pour les dossiers de doctorat).

Une fois complété et dûment signé par l’enseignant, il est remis au secrétariat de la Formation en Anthropologie, bureau 6, 105 boulevard Raspail, 75006 Paris, aux jours et heures indiqués plus haut, avant le 11 octobre au niveau du master, avant le 22 novembre au niveau du doctorat. Il sera examiné par le Conseil pédagogique de la Formation, puis après accord, transmis à la scolarité.

Au niveau doctoral, après avis favorable du directeur de recherche pressenti, du responsable du laboratoire dont dépend l’enseignant, le dossier d’inscription en doctorat est soumis à l’accord du responsable de la Formation, puis transmis à la scolarité qui finalise l’inscription.

6

Il ne reste plus alors à l’étudiant qu’ à payer les droits d’inscription, à récupérer la carte d’étudiant ainsi qu’une adresse électronique donnant accès à l’Espace numérique de travail. Pour les étudiants en deuxième et troisième année de doctorat, une réinscription unique et directe au service de la scolarité suffit.

La durée réglementaire de préparation du doctorat est de trois ans. Une inscription administrative doit être effectuée pour chaque année d'études. Ces inscriptions doivent être consécutives. Les interruptions d'études, quel qu'en soit le motif, ne sont pas autorisées.

Le paiement des droits d’inscription doit se faire obligatoirement avant le 15 novembre 2013.

IV. ORGANISATION PEDAGOGIQUE DU MASTER

Le master de recherche en Sciences sociales, mention Anthropologie, spécialité ethnologie et anthropologie sociale est destiné à former de jeunes chercheurs en vue de la préparation du doctorat en Anthropologie sociale et Ethnologie.

Dans l’enseignement dispensé aux étudiants inscrits en master, il convient de distinguer l’enseignement fondamental et méthodologique (au niveau de la première année) et l’enseignement de recherche et de spécialisation (au niveau de la deuxième année).

La première année (M1), elle-même subdivisée en deux semestres S1 et S2, vise à apporter des bases en termes de contenu et de méthode, la deuxième année (M2), également subdivisée en deux semestres, S3 et S4, propose une initiation approfondie à la recherche à travers des séminaires de spécialisation, la confrontation aux pratiques (enquête de terrain, travail en archives, stage, initiation aux méthodes de l’anthropologie visuelle) ainsi que la rédaction, la soutenance du mémoire de Master.

Les cours débutent généralement fin octobre-début novembre et ont lieu jusqu’à la fin juin. Le premier semestre se termine fin février.

Pour l’inscription pédagogique, les étudiants disposent de tous les renseignements nécessaires sur le site de l’Ecole (www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue) leur permettant de composer un programme personnalisé d’enseignements. Ce document, distribué lors de la réunion de rentrée, est complété lors de l’entrevue avec le tuteur et remis fin novembre au secrétariat de la mention. Il sera accompagné d’une charte du tutorat qui devra être signée conjointement par l’étudiant et le tuteur.

Chaque étudiant bénéficiera d’un fort encadrement pédagogique, assuré à la fois à travers le tutorat de son directeur de recherche, mais aussi par les responsables des unités d’enseignement qu’il aura choisies et qui communiqueront régulièrement entre eux et avec lui, de façon à accompagner au plus près son projet de formation.

Avant la rentrée, il est vivement recommandé aux étudiants de M1 de lire « Les Argonautes du Pacifique occidental » de Bronisław Malinowski.

IV.1 Obligations de scolarité

L’assiduité est obligatoire et l’étudiant inscrit en master s’engage à suivre un certain nombre d’Unités d’Enseignement fondamentales et méthodologiques en première année (M1), de recherche et de spécialisation en deuxième année (M2) ainsi que le séminaire des anthropologues (cf. présentation p. 79)

7

Les étudiants feront tout particulièrement attention à la répartition hebdomadaire ou bimensuelle des enseignements. Ainsi, une UE hebdomadaire peut être proposée sur un ou deux semestres. Elle équivaut alors à 6 ECTS par semestre. Par contre, une UE bimensuelle s’étale obligatoirement sur deux semestres et ne correspond qu’à 6 ECTS en fin d’année. Une UE de 6 ects correspond à 24h d’enseignement.

Au niveau de la première année (M1)

Les étudiants suivront avec assiduité le séminaire des anthropologues (cf. p.79). Ils devront également valider dix séminaires au minimum, afin d’obtenir les soixante crédits nécessaires, tout en respectant la répartition suivante:

Ils suivront deux UE obligatoires :

- Histoire et courants de l’anthropologie sociale (S1)

- La pratique ethnographique : questionnements méthodologiques et épistémologiques (S2)

Ils choisiront quatre UE fondamentales de la mention Anthropologie parmi les deux listes suivantes :

Séminaires sur un seul semestre :

- Autour du global-politique : philosophie et anthropologie, entrecroisements et déplacements

(S2)

- Atelier de formation « Parenté I » (S1)

- Atelier de formation « Parenté II » (S2)

- Actualité de l’anthropologie (S1)

- Formation à la recherche dans l’aire Océanienne (S2)

- Anthropologie des religions et du fait religieux (S2)

- Ethnographie globale de la mondialisation (S2)

- Apprentissage de l’action (S1)

- Le geste technique et son apprentissage (S2)

- Introduction à l’anthropologie du droit (S1)

- Ethnomathématiques (S2)

- Les objets comme source : le cas des textiles (S2)

- Histoire sociale de la Corée coloniale (S1)

- Intelligences de la Corée (S1)

- Figurer le monde : jardins et paysages (suite) (S2)

- Anthropologie des religiosités contemporaines au prisme des rapports de genre (S2)

- Ethnographie de l’État (S1)

- Anthropologie de l’écriture : théories, travaux et recherches (S1)

- Actes d’écriture : gouverner, opprimer, résister, protester (S2)

- Anthropologie de l’économie. Ethnographies de marchés (S2)

- Anthropologie du politique (S1)

- Anthropologie générale et philosophie (S2)

- Anthropologie visuelle des pratiques rituelles (S2)

- Cinéma et anthropologie visuelle : les représentations de l’au-delà dans le cinéma japonais

(S2)

- Anthropologie du suicide : la mondialisation des thérapies et des méthodes de prévention versus les « sentiments ethniques » intraduisibles (S1)

- Anthropologie psychiatrique (S1)

- Anthropologie des savoirs. Cosmologies des sciences sociales (S1)

- Anthropologie en Chine : théories et terrains (S2)

- Approches anthropologiques sur le politique aujourd’hui en Chine (S1)

8

- Comment penser l’autonomie des techniques face à la numérisation générale ? (S2)

- Transmission et minorités : interroger les mécanismes de perpétuation de la mémoire au sein des groupes sociaux minoritaires (S2)

- Aux marges de l’anthropologie (S1)

Séminaires sur deux semestres (S1 + S2 obligatoirement) :

- Atelier méthodologique : approches pluridisciplinaires pour l’étude des techniques du corps (S1) (S2)

- Parenté, identité, sexualité (S1) (S2)

- De la guerre et de la démocratisation des sociétés (S1) (S2)

- Empathie et compassion. L’Essai sur le don de Marcel Mauss (S1) (S2)

- L’anthropologie de l’enquête (S1) (S2)

- Anthropologie du cinéma : pour une pragmatique de l’image (S1) (S2)

- Atelier méthodologique : approches pluridisciplinaires pour l’étude des techniques du corps (S1) (S2)

- Anthropologie du langage: idéologies linguistiques, une approche critique (S1) (S2)

- Atelier d’anthropologie religieuse : figurations de l’invisible (suite) (S1) (S2)

- Atelier de méthode en anthropologie. L’enquête de terrain autour de la nourriture à Paris (S1) (S2)

- Monographies urbaines : temps de l’ethnographie, ethnographies du temps ? (S1) (S2)

- Lectures du droit (S1) (S2)

- Modélisation des savoirs musicaux relevant de l’oralité (S1) (S2)

- Atelier d’écriture documentaire (S1) (S2)

- Pour une anthropologie visuelle pluridisciplinaire et multimédia (S1) (S2)

- Un paradigme tunisien ? Histoire et sciences sociales en révolution (S1) (S2)

- Formation à la recherche en Amérique latine (FRAL) (S1) (S2)

- Art et appropriations : la référence au non occidental dans l’art contemporain européen (S1)

(S2)

- Exogenèses. La production d’ «objets-frontières» dans l’art en Europe depuis 1500 (S1)

(S2)

- Les objets comme source : le cas des textiles (S1) (S2)

- Vers une anthropologie néo-culturaliste II (S1) (S2)

- Anthropologie historique des pratiques religieuses en Islam méditerranéen (S1) (S2)

- Les ethnologues et le fait colonial (S1) (S2)

- Religions en débat dans la corne de l’Afrique (S1) (S2)

- L’État éthiopien en débat : la pensée développementale face aux enjeux mondiaux (S1)

(S2)

- Ethno-histoire de l’Asie centrale (S1) (S2)

- Anthropologie sociale de l’Inde et du monde indien (S1) (S2)

- Anthropologie politique du Brésil : le lien national, à l’épreuve de la mondialisation (S1) (S2)

- Mondes imaginaires, pratiques symboliques (S1) (S2)

- Contacts et mutations des systèmes contemporains (S1) (S2)

- Idéaux de vie dans le monde hindou : corps, habitat, communauté (S1) (S2)

- Anthropologie et psychologie. Action thérapeutique et parole (S1) (S2)

- Pratiques « hypnotiques » : limites, problèmes et intersections (S1) (S2)

- Espaces sexués : de la brousse au couvent (S1) (S2)

- Histoire de l’anthropologie : question de méthode, problème d’objet (S1) (S2)

- Anthropologie du mouvement social (S1) (S2)

- Entre l’amitié et l’inimitié : l’échange, l’alliance et la complicité (S1) (S2)

- Les Afriques dans la longue durée : acteurs, savoirs, pratiques (XVe-XXe siècle) (S1) (S2)

- Atelier de lecture. Formes de contacts culturels et pratiques quotidiennes (S1) (S2)

- Situations de violence et temporalités (S1) (S2)

- Sorcellerie et violence en Afrique : une ethnographie par l’image (S1) (S2)

- Embryon, personne, cosmologie (S1) (S2)

9

- Atelier d’embryologie indienne (S1) (S2)

- Entre anthropologie et histoire : la généalogie (S1) (S2)

- Parcours anthropologiques dans le monde arabe (S1) (S2)

- Produire des subjectivités (S1) (S2)

- Éléments de psychiatrie transculturelle (S1) (S2)

- Les nouvelles figures de l’artiste universel VII (S1) (S2)

- Anthropologie de la mémoire (S1) (S2)

- L’anthropologie philosophique en question (S1) (S2)

- Théologie des automates : Le rêve des ordinateurs, cet ultime salut des hommes ! (S1)

(S2)

- Histoire du corps, objets, méthodes (S1) (S2)

- La pluralité des mondes vécus. Une approche à partir de l’Inde (S1) (S2)

- Stage de formation au terrain dans la région de Rabat-Salé, Maroc (S1) (S2)

Ils choisiront enfin quatre UE d’une autre mention ayant une pertinence par rapport aux objectifs de la Formation (cf. brochures des autres mentions ou consulter le site de l’Ecole :

www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013-2014/ue).

Pour les étudiants qui s’orienteraient plus particulièrement sur des études de genre, possibilité leur est donnée de choisir ces quatre séminaires dans la spécialité genre de la mention sociologie.

Au niveau de la deuxième année (M2)

Les étudiants suivront avec assiduité le séminaire des anthropologues (cf. p.79). Ils devront également valider six séminaires au minimum, afin d’obtenir les trente six crédits nécessaires, tout en respectant la répartition suivante :

Outre le séminaire obligatoire intitulé « L’anthropologie au miroir de ses controverses », ils devront choisir :

- Trois unités d’enseignement de recherche et de spécialisation de la mention Anthropologie parmi les deux listes suivantes :

Séminaires sur un seul semestre :

- Autour du global-politique : philosophie et anthropologie, entrecroisements et déplacements

(S4)

- Atelier de formation « Parenté I » (S3)

- Atelier de formation « Parenté II » (S4)

- Formation à la recherche dans l’aire Océanienne (S4)

- Anthropologie des religions et du fait religieux (S4)

- Ethnographie globale de la mondialisation (S4)

- Apprentissage de l’action (S3)

- Le geste technique et son apprentissage (S4)

- Introduction à l’anthropologie du droit (S3)

- Ethnomathématiques (S4)

- Les objets comme source : le cas des textiles (S4)

- Histoire sociale de la Corée coloniale (S3)

- Intelligences de la Corée (S3)

- Figurer le monde : jardins et paysages (suite) (S4)

- Anthropologie des religiosités contemporaines au prisme des rapports de genre (S4)

- Ethnographie de l’État (S3)

10

- Anthropologie de l’écriture : théories, travaux et recherches (S3)

- Actes d’écriture : gouverner, opprimer, résister, protester (S4)

- Anthropologie du politique (S3)

- Anthropologie générale et philosophie (S4)

- Anthropologie visuelle des pratiques rituelles (S4)

- Cinéma et anthropologie visuelle : les représentations de l’au-delà dans le cinéma japonais

(S4)

- Anthropologie du suicide : la mondialisation des thérapies et des méthodes de prévention versus les « sentiments ethniques » intraduisibles (S3)

- Anthropologie psychiatrique (S3)

- Anthropologie des savoirs. Cosmologies des sciences sociales (S3)

- Approches anthropologiques sur le politique aujourd’hui en Chine (S3)

- Anthropologie en Chine : théories et terrains (S4)

- Comment penser l’autonomie des techniques face à la numérisation générale ? (S4)

- Transmission et minorités : interroger les mécanismes de perpétuation de la mémoire au sein des groupes sociaux minoritaires (S4)

- Aux marges de l’anthropologie (S3)

Séminaires sur deux semestres (S3 + S4 obligatoirement) :

- Situations, concepts et engagements d’une anthropologie-monde (S3) (S4)

- Parenté, identité, sexualité (S3) (S4)

- De la guerre et de la démocratisation des sociétés (S3) (S4)

- Empathie et compassion. L’Essai sur le don de Marcel Mauss (S3) (S4)

- L’anthropologie de l’enquête (S3) (S4)

- Anthropologie du cinéma : pour une pragmatique de l’image (S3) (S4)

- Atelier méthodologique : approches pluridisciplinaires pour l’étude des techniques du corps (S3) (S4)

- Anthropologie du langage: idéologies linguistiques, une approche critique (S3) (S4)

- Atelier d’anthropologie religieuse : figurations de l’invisible (suite) (S3) (S4)

- Atelier de méthode en anthropologie. L’enquête de terrain autour de la nourriture à Paris (S3) (S4)

- Monographies urbaines : temps de l’ethnographie, ethnographies du temps ? (S3) (S4)

- Lectures du droit (S3) (S4)

- Modélisation des savoirs musicaux relevant de l’oralité (S3) (S4)

- Atelier d’écriture documentaire (S3) (S4)

- Pour une anthropologie visuelle pluridisciplinaire et multimédia (S3) (S4)

- Un paradigme tunisien ? Histoire et sciences sociales en révolution (S3) (S4)

- Formation à la recherche en Amérique latine (FRAL) (S3) (S4)

- Art et appropriations : la référence au non occidental dans l’art contemporain européen (S3)

(S4)

- Exogenèses. La production d’ «objets-frontières» dans l’art en Europe depuis 1500 (S3)

(S4)

- Vers une anthropologie néo-culturaliste II (S3) (S4)

- Anthropologie historique des pratiques religieuses en Islam méditerranéen (S3) (S4)

- Les ethnologues et le fait colonial (S3) (S4)

- Religions en débat dans la Corne de l’Afrique (S3) (S4)

- L’État éthiopien en débat : la pensée développementale face aux enjeux mondiaux (S3)

(S4)

- Ethno-histoire de l’Asie centrale (S3) (S4)

- Anthropologie des systèmes mondiaux (S3) (S4)

- Anthropologie sociale de l’Inde et du monde indien (S3) (S4)

- Anthropologie politique du Brésil : le lien national, à l’épreuve de la mondialisation (S3) (S4)

- Mondes imaginaires, pratiques symboliques (S3) (S4)

11

- Contacts et mutations des systèmes contemporains (S3) (S4)

- Idéaux de vie dans le monde hindou : corps, habitat, communauté (S3) (S4)

- Anthropologie et psychologie. Action thérapeutique et parole (S3) (S4)

- Pratiques « hypnotiques » : limites, problèmes et intersections (S3) (S4)

- Espaces sexués : de la brousse au couvent (S3) (S4)

- Histoire de l’anthropologie : question de méthode, problème d’objet (S3) (S4)

- Anthropologie du mouvement social (S3) (S4)

- Entre l’amitié et l’inimitié : l’échange, l’alliance et la complicité (S3) (S4)

- Les Afriques dans la longue durée : acteurs, savoirs, pratiques (XVe-XXe siècle) (S3) (S4)

- Situations de violence et temporalités (S3) (S4)

- Sorcellerie et violence en Afrique : une ethnographie par l’image (S3) (S4)

- Embryon, personne, cosmologie (S3) (S4)

- Atelier d’embryologie indienne (S3) (S4)

- Entre anthropologie et histoire : la généalogie (S3) (S4)

- Parcours anthropologiques dans le monde arabe (S3) (S4)

- Produire des subjectivités (S3) (S4)

- Éléments de psychiatrie transculturelle (S3) (S4)

- Histoires, mémoires, écritures (S3) (S4)

- Les nouvelles figures de l’artiste universel VII (S3) (S4)

- Anthropologie de la mémoire (S3) (S4)

- Théologie des automates : Le rêve des ordinateurs, cet ultime salut des hommes ! (S3)

(S4)

- L’anthropologie philosophique en question (S3) (S4)

- Anthropologie de la domination : discours, pratiques et représentations dans les sociétés berbères (S3) (S4)

- La pluralité des mondes vécus. Une approche à partir de l’Inde (S3) (S4)

NB : La réalisation d’un stage, d’une recherche en archives ou d’une enquête de terrain peut se substituer à l’une de ces UE sur la base d’un rapport écrit et valoir 6 crédits avec l’accord du tuteur.

- Deux unités d’enseignement d’une autre mention ayant une pertinence par rapport

aux objectifs de la Formation (cf. brochures des autres mentions ou consulter le site de l’École : http://www.ehess.fr/fr/enseignement/ enseignements/2013/ue)

Pour les étudiants qui s’orienteraient plus particulièrement sur des études de genre, possibilité leur est donnée de choisir ces deux séminaires dans la spécialité genre de la mention sociologie.

- La rédaction d’un mémoire

Au moment de l’inscription en master, l’enseignant peut exiger de l’étudiant, en cas de niveau insuffisant en français, une remise à niveau grâce à des cours de français langue étrangère (FLE) à l’EHESS. L’étudiant devra alors s’inscrire à ces cours en plus de son programme d’enseignements et obtenir, en fin d’année, un certificat d’assiduité délivré par le responsable du cours. Ce certificat sera obligatoire pour la validation de son année.

Par ailleurs, en M1 comme en M2, la validation d’un cours de langue assuré par l’EHESS ou dans un autre établissement en parallèle la même année correspondra à 6 ects et pourra remplacer un séminaire hors-mention.

12

MASTER en Sciences Sociales – Mention Anthropologie Tableau récapitulatif des obligations de scolarité

 

Histoire et

 

UE

 

UE

 

UE

 

UE

Semestre

courants de

obligatoire

obligatoire

d’une

d’une

1

l’anthropologie

 

de la

 

de la

autre

autre

sociale

mention

mention

mention

mention

Enseignement

anthropologie

anthropologie

fondamental

et

 

24

h

 

24

h

 

24

h

 

24

h

 

24

h

méthodologique

         

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

Semestre

La pratique

 

UE

UE obligatoire de la mention anthropologie

 

UE

 

UE

2

ethnographique :

obligatoire

d’une

d’une

questionnements

 

de la

autre

autre

Enseignement

méthodologiques

mention

mention

mention

fondamental

 

et

anthropologie

 

et

épistémologiques

méthodologique

 

24

h

 

24

h

 

24

h

 

24

h

 

24

h

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

Semestre

L’anthropologie

UE obligatoire de la mention anthropologie

UE obligatoire de la mention anthropologie

 

UE

 

UE

3

au miroir de ses controverses

d’une

d’une

autre

autre

Enseignement

 

mention

mention

de recherche

   

et de

spécialisation

 

24

h

 

24

h

 

24

h

 

24h

 

24h

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

6

ECTS

   

UE

 

obligatoire

Semestre

 

de la

 

Rédaction du

 

4

mention

mémoire

anthropologie

 

Application

 

ou

enquête

de terrain

 

24

h

   

24 ECTS

 

6

ECTS

 
 

13

IV.2 Partenariats

Une convention de mutualisation a été signée avec l’université René Descartes (Paris

V)

Les étudiants de master 1 et 2 qui le désirent peuvent y choisir un enseignement dans l’offre du master Sciences humaines, mention sciences de l’éducation de l’université de Paris V et le faire valider au titre d’une UE extérieure à la mention Anthropologie.

Réciproquement, les étudiants de Paris V du Master 1 susmentionné peuvent choisir un enseignement dans le master de sciences sociales, mention anthropologie et le faire valider au titre d’enseignement optionnel. Dans ce cas, ils devront remplir le formulaire « Inscription seconde » mis à leur disposition au secrétariat de la Formation en début d’année.

Pour tous renseignements concernant le choix des enseignements de Paris V, prendre contact avec Marie Salaün, bureau 706, au 54 bd Raspail. Tél : 01.49.54.25.17, courriel :

salaun@ehess.fr

Une convention a également été signée avec l’université de Paris IV Sorbonne – CELSA. Les étudiants de master 1 et 2 peuvent y choisir un enseignement dans l’offre du master en Sciences de l’information et de la communication et le faire valider au titre d’une UE extérieure à la mention Anthropologie (www.celsa.fr)

IV.3 Unités d’Enseignement (UE)

UE propres à la mention Anthropologie La liste d’UE obligatoires à choix, en M1, en M2, est réactualisée chaque année par la mention anthropologie. Elle tient compte de l’évolution des travaux de recherche des enseignants.

Validation et attribution des Crédits ou ECTS (European credits transfer system) Le système des crédits garantit la reconnaissance académique des études effectuées, à l’étranger. Dans ce cadre, une année d’études au niveau master représente 60 crédits.

Pour valider une UE, l’étudiant devra fournir un travail personnel sous la forme d’un écrit (fiche de lecture, construction d’un objet de recherche, bibliographie…) ou d’un exposé qui sera validé par l’enseignant et comptabilisé sous forme de crédits (ECTS), lisibles dans tous les pays de l’Union européenne.

L’attribution des crédits implique l’obtention d’une note supérieure ou égale à 10 sur 20. En cas de note insuffisante, l’étudiant peut demander à l’enseignant responsable du séminaire à réaliser un travail supplémentaire.

Pour les UE d’une autre mention, consulter la brochure spécifique de la mention choisie.

Le séminaire des anthropologues L’assiduité à ce séminaire est OBLIGATOIRE pour tous les étudiants de master en anthropologie, qu’ils soient de première ou de deuxième année (cf. présentation p. 79)

14

Enquête de terrain La réalisation d’un stage, d’une recherche ou d’une enquête de terrain en S4 (2ème semestre de la 2ème année) peut être validée par le tuteur sur la base d’un rapport écrit d’une dizaine de pages et correspondra alors à 6 crédits.

Passage en M2 La première et la deuxième année seront validées si l’étudiant obtient un total de 60 crédits par an. Toutefois, le passage en deuxième année n’est pas automatique. Le dossier de l’étudiant, contenant les attestations de validation des séminaires suivis et totalisant les 240 crédits nécessaires, sera ainsi examiné par le Conseil pédagogique de fin d’année. Tout nouveau projet de recherche devra être approuvé par le tuteur.

Soutenance d’un mémoire Les deux années du master se concluent par la soutenance d’un mémoire permettant d’apprécier les capacités de l’étudiant pour la recherche et pour la préparation d’une thèse. La soutenance elle-même, épreuve orale, permet de replacer le travail écrit dans un champ scientifique plus large.

L’étudiant doit remettre, au début du mois de juin ou de septembre, selon la date de soutenance retenue, un mémoire de cinquante pages minimum en trois exemplaires, accompagné des attestations de validation des séminaires suivis. Il constitue à lui seul l’équivalent de 24 crédits.

Ce mémoire doit faire la preuve des aptitudes du candidat à la recherche ethnographique. Il ne s’agit donc pas de présenter une réduction de la thèse à venir mais plutôt de faire porter la présentation du texte sur un aspect précis de la recherche envisagée, à travers soit des données bibliographiques, soit des matériaux de terrain (qu’il s’agisse du terrain du master ou du terrain de la thèse). Il fait l’objet d’un rapport du tuteur, puis il est soutenu devant un jury composé du tuteur et d’un ou deux enseignants-chercheurs faisant partie de l’équipe pédagogique. Ces jurys se réunissent du 1er au 30 juin (première période de soutenance) et du 1er au 30 septembre (deuxième période). Ces dates sont impératives. L’admission définitive et l’attribution d’une mention pour le diplôme du Master sont prononcées par le Conseil pédagogique.

Un relevé de notes sera délivré conjointement au diplôme ainsi qu’une attestation de réussite.

IV.4 Enseignants habilités

Liste des enseignants de l’EHESS ou chercheurs extérieurs à l’EHESS habilités à diriger des masters :

Marc Abélès, IIAC, tél : 01.49.54.21.98, courriel : laios@msh-paris.fr Michel Agier, CEAf, tél : 01 53 63 56 50, courriel : Elisabeth.Dubois@ehess.fr Catherine Ales, IMM, courriel : ales@ehess.fr Sossie Andézian, MASCIPO-LAHIC, courriel : sandezian@yahoo.fr Anath Ariel de Vidas, CERMA, courriel : anathari@ehess.fr

Marc Aymes, ETO, courriel : marc.aymes@gmail.com Laurent Barry, LAS, tél : 01.44.27.17.69, courriel : barry@ehess.fr Rémy Bazenguissa Ganga, CEAf, courriel : bazengui@ehess.fr Irène Bellier, LAIOS, courriel : ibellier@ehess.fr Alban Bensa, IRIS, tél : 01.49.54.24.28, courriel : iris@ehess.fr Laurent Berger, LAS, tél : 01.44.27.17.35, courriel : berger@ehess.fr

15

Guillaume Boccara, CERMA, courriel : gboccara@ehess.fr Julien Bonhomme, LAS, courriel : julienbonhomme@yahoo.fr Doris Bonnet, CEAf, courriel : dorisbonnet@noos.fr Thierry Bonnot, IRIS, thierry.bonnot@ehess.fr Véronique Boyer, CERMA, tél : 01.49.54.25.79, courriel : veronique.boyer@ehess.fr Bénédicte Brac de la Perrière, LASMA, courriel : brac@vjf.cnrs.fr Stéphane Breton, LAS, courriel : stephane.breton@college-de-france.fr Blandine Bril, GRAC, courriel : blandine.bril@ehess.fr Marcello Carastro, AnHiMA, tél : 01 47 03 84 23, marcello.carastro@ehess.fr Jacqueline Carroy, Centre Alexandre Koyré, courriel : jcarroy@ehess.fr Dominique Casajus, CHSIM, courriel : casajus@ehess.fr Marc Chemillier, CAMS, courriel : chemilli@ehess.fr Riccardo Ciavollela, LAIOS, tél : 01 49 54 21 98, courriel : riccardo.ciavolella@ehess.fr Michèle Coquet, LAHIC, courriel : mcoquet@ivry.cnrs.fr Jean-Paul Colleyn, LISS, tél : 01.53.63.51.24, courriel : colleyn@ehess.fr Jocelyne Dakhlia, CRH, tél : 01 49 54 25 74, courriel : dakhlia@ehess.fr Claudia Damasceno Fonseca, CRBC, courriel : claudia.damasceno@ehess.fr Alice Degorce, CEAf, courriel : alice.degorce@ehess.fr Alessia de Biase, CERMA, courriel : adebiase@paris-lavillette.archi.fr Benoit de l’Estoile, IRIS, courriel : estoileb@ens.fr Alain Delissen, CRC, tél : 01.53.70.18.76, courriel : alain.delissen@ehess.fr Linda De Matteo, IIAC, courriel : linda.dematteo@ehess.fr Brigitte Derlon, LAS, tél : 01.44.27.17.50, courriel : derlon@ehess.fr Sophie Desrosiers, CRH, courriel : sophie.desrosiers@ehess.fr

Philippe Descola, LAS, tél : 01.44.27.17.32, courriel : tiziana.manicone@college-de-france.fr Emmanuel Désveaux, Institut Marcel Mauss, tél: 01.49.54.20.70, courriel : desveaux@ehess.fr Salvatore D’Onofrio, LAS, courriel : s.donofrio@libero.it Hassan Elboudrari, CHSIM, tél : 01.53.63.02.44, courriel : helboudrari@wanadoo.fr

Daniel Fabre, LAHIC, tél: 01.40.15.76.20, courriel : daniel.fabre@libero.it Didier Fassin, IRIS, courriel : dfassin@ias.edu Eloi Ficquet, courriel : eloi.ficquet@ehess.fr Vincent Fourniau, ETO, courriel : vincent.fourniau@ehess.fr Béatrice Fraenkel, IIAC, courriel : fraenkel@ehess.fr Jonathan Friedman, IRIS, tél: 01.53.63.56.34, courriel : jonathan.friedman@ehess.fr Jean-Claude Galey, CEIAS, tél : 01.49.54.20.44, courriel : jcgaley@ehess.fr Barbara Glowczewski, LAS, courriel : b.glowczewski@college-de-france.fr Jean-François Gossiaux, IIAC, tél : 01.53.63.51.57, courriel : iiac@ehess.fr Caterina Guenzi, CEIAS, courriel : guenzi@ehess.fr Pascale Haag, CEIAS, tél : 01.49.54.25.57, courriel : pascale.haag@ehess.fr

Klaus Hamberger, LAS, tél : 01.44.27.17.31, courriel : Klaus.Hamberger@ehess.fr Benoit Hazard, IIAC, tél : 01.40.82.75.35, courriel : bhazard@ehess.fr Monique Jeudy-Ballini, LAS, tél : 01.44.27.17.51, courriel : monique.jeudy@ehess.fr Marie-José Jolivet, CEAf, courriel : Marie-Jose.Jolivet@ird.fr Pierre-Léonce Jordan, CREDO, courriel : jordan@ehess.fr Dimitri Karadimas, LAS, tél : 01.44.27.17.38, courriel : dimitri.karadimas@college-de- france.fr Denis Laborde, LAIOS, courriel : dlaborde@msh-paris.fr Frédérique Langue, CERMA, tél : 01 49 54 24 33, courriel : flangue@ehess.fr Sara Le Menestrel, MASCIPO-CENA, courriel : lemenest@ehess.fr Alain Mahé, courriel : mahe@ehess.fr Isabelle Merle, CREDO, courriel : isabelle.merle@ehess.fr Anne Monjaret, LAHIC, courriel : anne.monjaret@ehess.fr

16

Birgit Müller, LAIOS, tél : 01.49.54.21.99, courriel : bmuller@msh-paris.fr Michel Naepels, IRIS, courriel : michel.naepels@ehess.fr Catherine Neveu, IIAC, courriel: catherine.neveu@ehess.fr Jean-Claude Penrad, CEAf, tél : 01 53 63 56 60, courriel : penrad@ehess.fr Boris Pétric, LAIOS, tél : 01 49 54 24 91, courriel : boris.petric@ehess.fr Mary Picone, courriel: marypicone@hotmail.com Laurent Pordié, CERMES3, courriel: laurent.pordie@ehess.fr Enric Porqueres i Gené, LAIOS, tél : 01.49.54.23.37, courriel : enric.porqueres@ehess.fr Richard Rechtman, IRIS, tél : 01.49.54.24.91, courriel : rechtman@ehess.fr Gilles Riviere, CERMA, tél: 01.49.54.23.57, courriel: riviere@ehess.fr Blandine Ripert, CEIAS, courriel : ripert@ehess.fr Marie Salaün, IRIS, tél : 01.53.63.51.44, courriel : salaun@ehess.fr Fabienne Samson Ndaw, CEAf, courriel : Fabienne.Samson-Ndaw@bondy.ird.fr Jean-Marie Schaeffer, CRAL, courriel : jean-marie.schaeffer@ehess.fr Jean Schmitz, CEAf, courriel : schmitz@ehess.fr Monique Selim, IIAC, tél: 01.45.23.14.87, courriel: monique.selim@ird.fr Carlo Severi, LAS, courriel: severi@ehess.fr Wiktor Stoczkowski, GERS, courriel: stoczkow@ehess.fr Alexandre Surallès, LAS, tél: 01.44.27.17.52, courriel: alexandre.suralles@ehess.fr Kadya Tall, CEAf, tél : 01.53. 63. 56. 50, courriel : kadya.tall@ehess.fr Joël Thoraval, CECMC, courriel : joel.thoraval@ehess.fr Denis Vidal, CEIAS, courriel : dvidal@ehess.fr Thierry Wendling, IIAC, tél: 01 53 63 51 57, courriel: Thierry.wendling@ehess.fr Eric Wittersheim, IRIS, tél: 01.49.54.26.75, courriel: eric.wittersheim@ehess.fr Tassadit Yacine, LAS, tél : 01.49.54.22.00, courriel : yacine@msh-paris.fr

V. ORIENTATIONS SCIENTIFIQUES

La formation a pour but d’offrir les savoirs fondamentaux et la méthodologie dans des domaines classiquement reconnus de l’anthropologie (parenté, religieux, politique, économie) ainsi que dans les champs nouveaux qui s’offrent à la discipline (anthropologie de la contemporanéité, globalisation, métissage, diasporas, études postcoloniales, anthropologie visuelle, santé, biopolitique, corps, personne…).

Elle essaie de mettre en évidence sa spécificité en la confrontant aux autres sciences sociales : histoire, sociologie, arts et langages…

Elle cherche à développer certaines compétences telles que la capacité à construire un questionnement anthropologique et, à une échelle plus vaste, à en analyser les enjeux politiques et sociaux.

Elle invite les étudiants à se diriger vers les métiers de la muséographie, la conservation du patrimoine, la médiation culturelle, l’expertise auprès d’organismes privés (ONG) ou publics (collectivités territoriales).

VI. ORGANISATION PEDAGOGIQUE DU DOCTORAT

VI.1. Obligations de scolarité

Les doctorants sont invités, en fonction de leur thème de recherche, à nouer des contacts avec les membres de l’une ou l’autre des unités de recherche sur laquelle s’appuie la formation. (cf. Présentation des principaux laboratoires d’accueil p.106)

17

Il leur est vivement conseillé de suivre l’unité d’enseignement de recherche et de spécialisation de leur directeur de recherche.

VI.2. Dépôt et soutenance de thèse

Deux mois avant la soutenance, le candidat dépose au secrétariat de l’Ecole doctorale (bureau 712B, au 190 avenue de France, 75013), un exemplaire de sa thèse de doctorat (texte définitif).

L’autorisation de soutenir une thèse est donnée par le président de l’EHESS après examen et avis favorable des deux rapporteurs choisis par le président de l’Ecole sur proposition du directeur de thèse. Ces derniers sont obligatoirement extérieurs à l’établissement et à l’Ecole doctorale dont dépend le candidat. Ils disposent d’un mois pour transmettre leurs rapports écrits. L’étudiant doit fournir un exemplaire de son mémoire de thèse à chacun des rapporteurs et un autre au service de la scolarité. Dès que l’autorisation de soutenance a été confirmée, il dépose un résumé de sa thèse en dix exemplaires, trois exemplaires brochés du mémoire de thèse ainsi que deux formulaires d’enregistrement de thèse soutenue (à destination du Fichier central des thèses) au service de la scolarité. Chaque membre du jury devra également avoir un exemplaire du mémoire.

Le jury proposé par le directeur de thèse comprend de 3 à 8 membres, au moins la moitié de personnalités extérieures à l’EHESS et à l’école doctorale concernée, et au moins un représentant de l’EHESS. Le jury doit être composé pour moitié au moins de professeurs ou assimilés.

Les thèses soutenues en Anthropologie sociale, Ethnologie, à l’EHESS, sont pour l’essentiel consultables à la bibliothèque de la Fondation de la Maison des sciences de l’homme (190 avenue de France, 75013 Paris) et à la bibliothèque du musée du Quai Branly.

VI.3. Enseignants habilités

Liste des enseignants de l’EHESS habilités à diriger des thèses :

Marc Abélès, IIAC, tél : 01.53.63.51.32, courriel : iiac@ehess.fr

Michel Agier, CEAf, tél : 01 53 63 56 50, courriel : ceaf@ehess.fr

Rémy Bazenguissa Ganga, CEAf, courriel : bazengui@ehess.fr

Alban Bensa, IRIS, tél : 01.49.54.24.30, courriel : iris@ehess.fr

Giorgio Blundo, EHESS-Marseille, courriel : giorgio.blundo@univ-amu.fr

Blandine Bril, GRAC, tél : 01.49.54.20.74, courriel : blandine.bril@ehess.fr

Giovanni Careri, courriel : careri@ehess.fr

Jacqueline Carroy, Centre Alexandre Koyré, courriel : jacqueline.carroy@wanadoo.fr

Marc Chemillier, CAMS, courriel : chemilli@ehess.fr

Jean-Paul Colleyn, LISS, tél : 01.53.63.51.24

18

Jocelyne Dakhlia, CRH, courriel : dakhlia@ehess.fr

Michel de Fornel, IMM, courriel : michel.de-fornel@ehess.fr

Alain Delissen, CRC, tél : 01.53.70.18.76, courriel : alain.delissen@ehess.fr

Brigitte Derlon, LAS, tél : 01.44.27.17.50, courriel : derlon@ehess.fr

Philippe Descola, LAS, tél : 01.44.27.17.32, courriel : tiziana.manicone@college-de-france.fr

Emmanuel Désveaux, Institut Marcel Mauss, tél: 01.49.54.20.70, courriel :

desveaux@ehess.fr

Christian Duverger, CRAP, tél : 01 53 10 54 47, courriel : crap@ehess.fr

Daniel Fabre, LAHIC, tél : 01.40.15.76.20, courriel : daniel.fabre@libero.it

Didier Fassin, IRIS, courriel : dfassin@ias.edu

Agnès Fine, EHESS-Toulouse, courriel : afine@univ-tlse2.fr

Vincent Fourniau, ETO, courriel : vincent.fourniau@ehess.fr

Béatrice Fraenkel, IIAC, courriel : fraenkel@ehess.fr

Jonathan Friedman, IRIS, tél: 01.53.63.56.34, courriel: jonathan.friedman@ehess.fr

Jean-Claude Galey, CEIAS, tél : 01.49.54.20.44, courriel : jcgaley@ehess.fr

Afrânio Garcia, CRBC, tél : 01.49.54.20.85, courriel : afranio-raul.garcia@ehess.fr

Jean-François Gossiaux, IIAC, tél : 01.49.54.21.98, courriel : lpavili@ehess.fr

Michel Naepels, IRIS, courriel : michel.naepels@ehess.fr

Enric Porqueres i Gené, LAIOS, tél : 01.49.54.23.37, courriel : enric.porqueres@ehess.fr

Richard Rechtman, IRIS, tél : 01.49.54.24.30, courriel : rechtman@ehess.fr

Françoise Sabban, CECMC, courriel : sabban@ehess.fr

Carlo Severi, LAS, courriel: severi@ehess.fr

Wiktor Stoczkowski, GERS, courriel: stoczkow@ehess.fr

Serge Tcherkezoff, CREDO, tél : 04.91.10.62.35, courriel : credo@newsup.univ-mrs.fr

Tassadit Yacine, tél : 01.49.54.22.00, yacine@msh-paris.fr

Enseignants de l’EHESS non habilités à diriger des thèses :

Laurent Barry, LAS, tél : 01.44.27.17.69, courriel : barry@ehess.fr

19

Laurent Berger, LAS, tél : 01.44.27.17.35, courriel : berger@ehess.fr

Stéphane Breton, LAS, tél : 01.42.51.33.08, courriel : stephane.breton@college-de-france.fr

Sophie Desrosiers, CRH, courriel : sophie.desrosiers@ehess.fr

Hassan Elboudrari, CHSIM, courriel : helboudrari@wanadoo.fr

Nicolas Ellison, EHESS-Toulouse, courriel : nellison@ehess.fr

Eloi Ficquet, CEAf, tél : 01 53 63 56 50, courriel : ficquet@ehess.fr

Caterina Guenzi, CEIAS, courriel : guenzi@ehess.fr

Pascale Haag, CEIAS, tél : 01.49.54.25.57, courriel : pascale.haag@ehess.fr

Klaus Hamberger, courriel : Klaus.Hamberger@ehess.fr

Pierre L. Jordan, EHESS-Marseille, courriel : jordan@ehess.fr

Frédéric Joulian, EHESS-Marseille, tél : 04.91.14.07.58, Frederic.Joulian@ehess.fr

José Kagabo, CEAf, tél : 01 53 63 56 50

Alain Mahé, courriel : mahe@ehess.fr

Marie Miran-Guyon, CEAf, courriel : Marie.Miran@ehess.fr

Jean-Claude Penrad, CEAf, tél : 01 53 63 56 60, courriel : penrad@ehess.fr

Gilles Rivière, CERMA, tél: 01.49.54.25.06, courriel: riviere@ehess.fr

Valeria Siniscalchi, EHESS-Marseille, courriel: valeria.siniscalchi@ehess.fr

Eric Wittersheim, IRIS, tél : 01.49.54.24.30, courriel : eric.wittresheim@ehess.fr

Jean-Paul Zuniga, CRH, tél : 01.49.54.23.37, courriel : zuniga@ehess.fr

Enseignants ou chercheurs extérieurs à l’EHESS habilités à diriger des thèses (liste non exhaustive)

Sossie Andézian, Franck Alvarez-Pereyre, Anath Ariel de Vidas, Jackie Assayag, Cécile Barraud, Patrick Beillevaire, Irène Bellier, Véronique Bénéï, Doris Bonnet, Véronique Boyer, Édouard Conte, Jean Copans*, Benoit de Lestoile, Maria Pia Di Bella, Jean-Pierre Digard, Barbara Glowczewski, Yves Goudineau, Bertrand Hell*, Monique Jeudy-Ballini, Marie-José Jolivet, Denis Laborde, Anne-Marie Losonczy-Menget*, André Mary, Marie Mauzé, Franck Mermier, Anne Monjaret, Catherine Neveu, Jean-Bernard Ouedraogo, Catherine Quiminal, Jean-Claude Riviere, Alexandre Surrallès, Kadya Tall, Catherine Tourre-Malen, Denis Vidal.

* pour ceux habilités en codirection.

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VII. PROGRAMME DES ENSEIGNEMENTS 2012-2013

VII.1 Liste générale des unités d’enseignement dispensées uniquement à Paris, classées par ordre alphabétique en fonction de l’enseignant responsable.

Autour du global-politique : philosophie et anthropologie, entrecroisements et déplacements Marc Abélès, directeur d’études

Situations, concepts et engagements d’une anthropologie-monde

Michel Agier, directeur d’études

Parenté, identité, sexualité

Laurent Barry, maître de conférences

Atelier de formation « Parenté I » Laurent Barry, maître de conférences Yazid Ben Hounet, chargé de recherche au CNRS

Isabelle Daillant, chargée de recherche au CNRS Klaus Hamberger, maître de conférences Michael Houseman, directeur d’études à l’EPHE Enric Porqueres i Gené, directeur d’études

Atelier de formation « Parenté II »

Laurent Barry, maître de conférences Yazid Ben Hounet, chargé de recherche au CNRS Isabelle Daillant, chargée de recherche au CNRS Klaus Hamberger, maître de conférences Michael Houseman, directeur d’études à l’EPHE Enric Porqueres i Gené, directeur d’études

De la guerre et de la démocratisation des sociétés

Rémy Bazenguissa Ganga, directeur d’études

Empathie et compassion. L’Essai sur le don de Marcel Mauss (suite)

Nicole Belmont, directrice d’études* Agnès Antoine, professeur agrégée

Actualité de l’anthropologie Alban Bensa, directeur d’études

Jean Schmitz, directeur de recherche à l’IRD Thierry Bonnot, chargé de recherche au CNRS Eric Wittersheim, maître de conférences Anne Both, docteur en anthropologie Antonella Di Trani, doctorante

Formation à la recherche dans l’aire Océanienne (FRAO)

Alban Bensa, directeur d’études Yannick Fer, chargé de recherche au CNRS

Gwendoline Malogne-Fer, postdoctorante au GSRL Marie Salaün, professeur à l’université de Nantes Éric Wittersheim, maître de conférences

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L’anthropologie de l’enquête

Alban Bensa, directeur d’études Eric Chauvier, docteur en anthropologie

Anthropologie des religions et du fait religieux

Laurent Berger, maître de conférences

Ethnographie globale de la mondialisation

(cycle II : terrains multi-sites et enquêtes collectives) Laurent Berger, maître de conférences

Anthropologie du cinéma : pour une pragmatique de l’image

Stéphane Breton, maître de conférences

Apprentissage de l’action

Blandine Bril, directrice d’études

Le geste technique et son apprentissage

Blandine Bril, directrice d’études

Atelier méthodologique : approches pluridisciplinaires pour l’étude des techniques du corps Blandine Bril, directrice d’études Nicole Rodda, doctorante contractuelle

Anthropologie du langage idéologies linguistiques, une approche critique

Cécile Canut, professeur à l’université Paris-Descartes

Atelier d’anthropologie religieuse : figurations de l’invisible (suite)

Marcello Carastro, maître de conférences

Stéphan Dugast, chargé de recherche à l’IRD

Atelier de méthode en anthropologie. L’enquête de terrain autour de la nourriture à Paris

Sarah Carton de Grammont, ATER Birgit Müller, Elise Demeulenaere, chargées de recherche au CNRS

Monographies urbaines : temps de l’ethnographie, ethnographies du temps ?

Ethnographier les pleins, ethnographier les vides ? Sarah Carton de Grammont, ATER

Introduction à l’anthropologie du droit

Olivier Cayla, directeur d’études (et al.)

Lectures du droit

Olivier Cayla, directeur d’études (et al.)

Anthropologie des connaissances Modélisation des savoirs musicaux relevant de l’oralité

Marc Chemillier, directeur d’études

Ethnomathématiques (2) Marc Chemillier, directeur d’études Sophie Desrosiers, maître de conférences

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Eric Vandendriessche, docteur en épistémologie et histoire des sciences

Atelier d’écriture documentaire Jean-Paul Colleyn, directeur d’études Catherine Balladur, ingénieure de recherche au CNRS Jean-Claude Penrad, maître de conférences

Pour une anthropologie visuelle pluridisciplinaire et multimédia Jean-Paul Colleyn, directeur d’études

Un paradigme tunisien ? Histoire et sciences sociales en révolution Jocelyne Dakhlia, directrice d’études

Formation à la recherche en Amérique latine (FRAL)

Véronique Boyer, directrice de recherche au CNRS Claudia Damasceno Fonseca, directrice d’études

Histoire sociale de la Corée coloniale

Alain Delissen, directeur d’études

Intelligences de la Corée Alain Delissen, directeur d’études Valérie Gelézeau, maître de conférences

Isabelle Sancho, chargée de recherche au CNRS

Art et appropriations : la référence au non occidental

dans l’art contemporain européen Brigitte Derlon, directrice d’études

Monique Jeudy-Ballini, directrice de recherche au CNRS

Exogenèses. La production d’ « objets-frontières » dans l’art en Europe depuis 1500 Brigitte Derlon, directrice d’études Sabine Du Crest, maîtresse de conférences à Bordeaux III Monique Jeudy-Ballini, directrice de recherche au CNRS Rémi Labrusse, professeur à Paris X

Figurer le monde : jardins et paysages (suite) Philippe Descola, directeur d’études

Les objets comme source : le cas des textiles (II)

Sophie Desrosiers, maître de conférences Marie Phliponeau, docteur en ethnologie

Anthropologie des Indiens d’Amérique du Nord Vers une anthropologie néo-culturaliste (II)

Emmanuel Désveaux, directeur d’études

L’anthropologie au miroir de ses controverses

Emmanuel Desvéaux, directeur d’études Mary Picone, maîtresse de conférences

Francis Zimmermann, directeur d’études*

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Anthropologie des religiosités contemporaines au prisme des rapports de genre Jean-Pierre Dozon, directeur d’études*

Alice Degorce, Fabienne Samson, Kadya Tall, chargées de recherche à l’IRD Tal Tamari, chargée de recherche au CNRS

Anthropologie historique des pratiques religieuses en Islam méditerranéen Hassan Elboudrari, maître de conférences

Les ethnologues et le fait colonial

Daniel Fabre, directeur d’études

Christine Laurière, chargée de recherche au CNRS André Mary, directeur de recherche au CNRS*

Ethnographie de l’Etat

Didier Fassin, directeur d’études

Religions en débat dans la Corne de l’Afrique

Eloi Ficquet, maître de conférences Stéphane Ancel, chercheur

L’Etat éthiopien en débat : la pensée développementale face aux enjeux mondiaux

Eloi Ficquet, maître de conférences Sabine Planel, chargée de recherche à l’IRD

Ethno-histoire de l’Asie centrale

Vincent Fourniau, directeur d’études

Anthropologie de l’écriture :

théories, travaux et recherches

Béatrice Fraenkel, directrice d’études

Actes d’écriture: gouverner, opprimer, résister, protester Béatrice Fraenkel, directrice d’études

Histoire et courants de l’anthropologie sociale

Jean-Claude Galey, Jean-François Gossiaux, directeurs d’études Afranio Garcia, maître de conférences Francis Zimmermann, directeur d’études* Christine Laurière, chargée de recherche au CNRS

Anthropologie sociale de l’inde et du monde indien

Jean-Claude Galey, directeur d’études

Anthropologie politique du Brésil Le lien national, à l’épreuve de la mondialisation

Afranio-Raul Garcia Jr, maître de conférences

Vassili Rivron, maître de conférences à l’université de Caen

Anthropologie de l’économie Ethnographies de marchés Afranio Garcia, maître de conférences Marie-France Garcia, chargée de recherche à l'INRA Emmanuelle Lallement, maître de conférences à Paris IV

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Valeria Siniscalchi, maître de conférences Seung Yeon Kim, ATER

Mondes imaginaires, pratiques symboliques

Maurice Godelier, directeur d’études *

Contacts et mutations des systèmes contemporains

Jean-François Gossiaux, directeur d’études Boris Pétric, chargé de recherche au CNRS

Anthropologie du politique

Jean-François Gossiaux, directeur d’études Riccardo Ciavolella, chargé de recherche au CNRS Eric Wittersheim, maître de conférences

La pratique ethnographique : questionnements méthodologiques et épistémologiques

Caterina Guenzi, maître de conférences

Aïssatou Mbodj-Pouye, chargée de recherche au CNRS

Idéaux de vie dans le monde hindou : corps, habitat, communauté Caterina Guenzi, maître de conférences Raphaël Voix, post-doctorant

Stage de formation au terrain Baudouin Dupret, directeur de recherche au CNRS

Tassadit Yacine, Jean-Claude Galey, directeurs d’études Seung Yeon Kim, Sarah Carton de Grammont, ATER

Anthropologie et psychologie Action thérapeutique et parole Pascale Haag, maître de conférences

Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky, professeur à l’INALCO

Pratiques « hypnotiques » : limites, problèmes et intersections

Serena Bindi, maître de conférences à Paris V Pascale Haag, maître de conférences

Roberto Poma, maître de conférences à Paris12

Anthropologie de l’espace social Espaces sexués : de la brousse au couvent Klaus Hamberger, maître de conférences

Anthropologie générale et philosophie Jean Jamin, directeur d’études* François Flahault, directeur de recherche au CNRS

Lorenzo Vinciguerra, professeur à l’Université d’Amiens

Histoire de l’anthropologie :

question de méthode, problème d’objet Jean Jamin, directeur d’études* Eric Jolly, chargé de recherche au CNRS

Christine Laurière, Marianne Lemaire, chargées de recherche au CNRS

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Anthropologie du mouvement social Seung-Yeon Kim, ATER

Entre l’amitié et l’inimitié : l’échange, l’alliance et la complicité

Alain Mahé, maître de conférences

Les Afriques dans la longue durée :

acteurs, savoirs, pratiques (XVe-XXe siècle)

Elikia M'bokolo, directeur d'études*

Catarina Madeira-Santos, maître de conférences

Atelier de lecture. Formes de contacts culturels et pratiques quotidiennes Martin Minost, doctorant contractuel

Situations de violence et temporalités

Michel Naepels, directeur d’études

Sorcellerie et violence en Afrique : une ethnographie par l’image

Sandra Fancello, chargée de recherche au CNRS Bruno Martinelli, professeur à l’Université d’Aix-Marseille Jean-Claude Penrad, maître de conférences

Anthropologie visuelle des pratiques rituelles

Jean-Claude Penrad, maître de conférences

Cinéma et anthropologie visuelle :

les représentations de l’au-delà dans le cinéma japonais

Matthias Hayek, maître de conférences à Paris VII Mary Picone, maîtresse de conférences

Anthropologie du suicide : la mondialisation des thérapies et des méthodes de

prévention versus les « sentiments ethniques » intraduisibles Mary Picone, maîtresse de conférences

Embryon, personne, cosmologie

Enric Porqueres i Gené, directeur d’études

Entre anthropologie et histoire :

la généalogie

Enric Porqueres i Gené, directeur d’études Jean-Paul Zuniga, maître de conférences

Atelier d’embryologie indienne

Enric Porqueres i Gené, directeur d’études Francis Zimmermann, directeur d’études*

Parcours anthropologiques dans le monde arabe

(ethnographie, littérature, arts, archéologie, orientalisme) François Pouillon, directeur d’études* Dominique Casajus, directeur de recherche au CNRS

Anthropologie psychiatrique Richard Rechtman, directeur d’études

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Produire des subjectivités

Richard Rechtman, directeur d’études

Eléments de psychiatrie transculturelle

Richard Rechtman, directeur d’études Simeng Wang, doctorante à l’ENS

Anthropologie des sociétés andines Histoires, mémoires, écritures Gilles Rivière, maître de conférences Laurence Charlier, postdoctorante

Les nouvelles figures de l’artiste universel (VII)

Jean-Marie Schaeffer, directeur d’études Yolaine Escande, directrice de recherche au CNRS Denis Vidal, directeur de recherche à l’IRD

Anthropologie de la mémoire

Carlo Severi, directeur d’études

L’anthropologie philosophique en question Emanuele Coccia, maître de conférences Carlo Severi, directeur d’études

Anthropologie des savoirs Cosmologies des sciences sociales

Wiktor Stoczkowski, directeur d’études

Anthropologie en Chine : théories et terrains Joël Thoraval, maître de conférences

Approches anthropologiques sur le politique aujourd’hui en Chine

Joël Thoraval, maître de conférences

Théologie des automates:

Le rêve des ordinateurs, cet ultime salut des hommes ! Michel Tibon-Cornillot, maître de conférences *

Comment penser l’autonomie des techniques

face à la numérisation générale ?

Michel Tibon-Cornillot, maître de conférences *

Transmission et minorités : interroger les mécanismes de perpétuation de la mémoire

au sein des groupes sociaux minoritaires Fanny Urien, doctorante contractuelle

Histoire du corps, objets, méthodes Georges Vigarello, directeur d’études*

Rafael Mandressi, chargé de recherche au CNRS Thierry Pillon, professeur à l’Université de Rouen

Aux marges de l’anthropologie

Eric Wittersheim, maître de conférences

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Anthropologie de la domination :

discours, pratiques et représentations dans les sociétés berbères Tassadit Yacine, directrice d’études

La pluralité des mondes vécus. Une approche à partir de l’Inde

Francis Zimmermann, directeur d’études*

* Enseignant(e) retraité(e)

Avertissement : les informations concernant les dates et lieux de cours sont données à titre indicatif et sont susceptibles d’être modifiées. Aussi les étudiants sont-ils invités à vérifier le planning du jour, dès la rentrée, sur le site de l’Ecole :

http://www.ehess.fr/fr/etudiant/informations-pratiques/

VII.2 Présentation détaillée et bibliographie de quelques UE

AUTOUR DU GLOBAL-POLITIQUE : PHILOSOPHIE ET ANTHROPOLOGIE, ENTRECROISEMENTS ET DÉPLACEMENTS (S2) (S4)

Marc Abélès, directeur d'études

Les processus de globalisation sont aujourd’hui vecteurs de crise et se traduisent par des tensions fortes qui mettent en lumière les limites du néo-libéralisme comme idéologie et comme politique. Dans ce contexte des craquelures apparaissent sur la surface lisse du global-politique. De toute part émergent les interrogations sur les alternatives possibles aux formes de pouvoir qui se sont historiquement imposées comme corrélatives de la toute- puissance du marché et du capital. Questionnement du partage du sensible, revival de la société contre l’État, réflexions sur les relations entre pouvoir et résistance, remise en chantier du micro-politique et du moléculaire, réactualisation du débat sur le communisme :

c’est véritablement un champ expérimental qui s’ouvre, où, au-delà des concepts classiques de citoyenneté et de démocratie, la théorie politique fonctionne de plus en plus dans un chassé-croisé avec l’anthropologie. Certains philosophes n’hésitent pas à se proclamer anthropologues et réintroduisent dans la théorie politique la question des différences culturelles, d’autres font largement appel à l’expérience anthropologique pour penser la dialectique de l’empire et des multitudes. Les anthropologues de leur côté retravaillent des concepts tels que ceux de souveraineté et d’hégémonie. L’objectif de ce séminaire est de porter la réflexion sur ces entrecroisements et ces déplacements, pour mieux en appréhender les enjeux théoriques et pratiques dans les univers du contemporain. Pour ce faire, textes et terrains seront mis à contribution et traités à la fois comme symptômes et comme dispositifs d’anticipation.

Renseignements : Lydie Pavili-Baladine, LAIOS, 5e étage, bureau 588, noyau B, 190-198 av. de France 75244 Paris cedex 13, courriel : laios@msh-paris.fr, tél. : 01 49 54 21 98.

Mercredi de 11h à 13h (salle 7, 105 Bd Raspail, 75006 Paris), du 5 mars au 11 juin 2013.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de master et de doctorat (6 ECTS)

Site web : http://www.iiac.cnrs.fr/laios/

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Courriel: marc.abeles@ehess.fr

Bibliographie indicative :

- ABELES, M., Politique de la survie, Paris, Flammarion, 2006.

- BADIOU, A., ZIZEK, S., L’Idée du communisme, Paris, Lignes, 2010.

- BALIBAR, E., Citoyen Sujet et autres essais, Paris, PUF, 2011.

- CLASTRES, P. La société contre l’État, Paris, Editions de Minuit, 1974.

- DELEUZE, G., GUATTARI F., L’Anti-Œdipe, Paris, Editions de Minuit, 1972. Mille Plateaux, Paris, Editions de Minuit, 1980.

- FOUCAULT, M., Dits et écrits II, 1976-1988, Paris Gallimard, 2001. Naissance de la biopolitique. Cours au Collège de France1978-1979, Paris, Gallimard/EHESS, 2004.

- GRAEBER, D., Fragments of an Anarchist Anthropology, Chicago, Prickly Paradigm Press, 2004.

- HARDT, M., NEGRI, A., Commonwealth, Paris, Stock, 2012.

- LEVI-STRAUSS, Cl., La Pensée sauvage, Paris, Plon, 1960.

- ORTNER, S.B., « Theory in Anthropology since the Sixties », Comparative studies in society and history, 26(1), 126-66, 1984.

- RANCIERE, J., Et tant pis pour ceux qui sont fatigués, Paris, Editions Amsterdam,

2009.

- SCOTT, J.C., La domination et les arts de la résistance, Fragment du discours subalterne [1998], Paris, Editions Amsterdam, 2008

- SARTRE, J.P., Critique de la raison dialectique, Paris, Gallimard, 1960.

SITUATIONS, CONCEPTS ET ENGAGEMENTS D’UNE ANTHROPOLOGIE-MONDE (S3) (S4)

Michel Agier, directeur d'études

La remise en cause politique de l’idée du décentrement culturel est aussi celle du relativisme et des ontologies identitaires. L’une et l’autre critique conduisent l’anthropologie vers de nouvelles évidences, comme l’égalité épistémologique de toutes les situations observées et de toutes les parties du monde, ou le constat récurrent des conflits politiques d’universalismes. Ces deux critiques doivent se prolonger et s’approfondir dans une conception nouvelle du décentrement anthropologique, post-culturaliste et épistémologique – se décentrer toujours « ici et maintenant », se décentrer de soi. Pourra alors se mettre en place un projet d’anthropologie-monde selon laquelle aucune situation ethnographique n’est isolable du reste du monde, mais au contraire se comprend avec le monde en tête, dans des dispositifs et des réseaux multi-locaux.

D’une part, on s’attachera à l’ethnographie des mobilités et des situations de frontière comme expériences du monde − des expériences cosmopolites où se mettent en crise les assignations identitaires et où se rejouent à chaque fois de nouvelles épreuves d’altérité. D’autre part on poursuivra la révision conceptuelle pour une anthropologie davantage ouverte (rapprochant l’ethnologie, la sociologie, la philosophie, l’histoire) afin de mieux comprendre et décrire le monde contemporain dans sa globalité et dans la multiplicité de ses situations locales, de ses réseaux et paysages.

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Renseignements : Élisabeth Dubois, CEMAF-Centre d'études africaines, 96 bd Raspail 75006 Paris, tél : 01 53 63 56 50

Courriels: Elisabeth.Dubois@ehess.fr, agier@ehess.fr

2 e et 4 e jeudis du mois de 11h à 13h (salle 4, 105 Bd Raspail, 75006 Paris), du 14 novembre 2013 au 12 juin 2014.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2, doctorants (6 ECTS).

Bibliographie indicative :

- AGIER Michel, La condition cosmopolite. L'anthropologie à l'épreuve du piège

identitaire, La Découverte, 2013.

- MBEMBE Achille, Sortir de la grande nuit. Essai sur l'Afrique décolonisée, La

Découverte, 2010 (rééd. poche 2013)- SAFI Mirna, Les inégalités ethno-raciales,

La Découverte (repères), 2013

- ALBERT Bruce et KOPENAWA Davi, La chute du ciel. Paroles d'un chaman yanomami, Plon (Terre humaine), 2011

PARENTÉ, IDENTITÉ, SEXUALITÉ

Laurent Barry, maître de conférences

Nous poursuivrons le séminaire initié l'année précédente en nous penchant sur la manière dont la parenté se constitue à partir de la perception de l'identité commune que nous entretenons avec certains des êtres qui nous entourent.

Cette appréhension des frontières de la parenté, des limites de cette identité, pose bien entendu la question de son internalité et de l’émergence de l’institution de la prohibition de l'inceste. Nous examinerons donc ici les différentes théories – qu'elles émanent des recherches en sciences sociales ou en sciences de la vie – qui tentent d'en décrypter les logiques. Mais qui s’il y a des frontières c’est qu’il existe un au-delà, où sexe et mariage prennent place. Nous nous intéresserons donc également aux mécanismes, positifs cette fois, qui régulent nos sexualités. Nous partirons pour ce faire d'une relecture à la fois critique et constructive de la théorie de la sélection sexuelle de Charles Darwin, pour nous diriger vers un modèle susceptible de mieux intégrer la dimension éminemment sociale de celles-ci.

1er et 3ème mardis du mois de 13 h à 15 h (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 5 novembre 2013 au 17 juin 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et M2, correspond à 6 ECTS validés en fin d’année.

Bibliographie :

- BARRY, L., La parenté, Paris, Gallimard (Folio Essais), 863 p, 2008

- BARRY, L., Aux origines de la filiation, in René Frydman & Muriel Flis-Trèves (eds.), Origines de la vie … Vertiges des origines, Colloque Gypsy VIII, Paris, PUF, pp. 57-107, 2008

- BARRY, L., Qui sont nos enfants, où sont nos parents. Aux origines de la

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génération. Actes du XXe Colloque Le monde-Le Mans, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009 - BARRY, L., L’oubli des origines. L’amnésie généalogique en histoire et en

ethnologie, Annales de démographie historique, écrit avec Michael Gasperoni,

2009

Renseignements : Laurent Barry, Laboratoire d'Anthropologie Sociale, Collège de France, 52, rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris, téléphone: 01.44.27.17.69

Courriel : barry@ehess.fr

Atelier de formation « Parenté I » (S1) (S3)

Laurent Barry, maître de conférences Yazid Ben Hounet, chargé de recherche au CNRS Isabelle Daillant, chargée de recherche au CNRS Klaus Hamberger, maître de conférences Michael Houseman, directeur d'études à l'EPHE Enric Porqueres I Gené, directeur d'études

Cet atelier de formation a pour vocation d’équiper les participants des compétences élémentaires nécessaires à l’étude des phénomènes de parenté. D’une orientation à la fois théorique et pratique, il se propose à la fois de les familiariser avec les concepts et méthodes des théories de la parenté restituées dans leur contexte historique et critique, que de les entrainer à l’application pratique de ces outils aux matériaux ethnographiques. Destiné aux débutants et consacré aux domaines fondamentaux de la parenté – filiation, alliance, résidence et terminologie – cet atelier de base sera suivi au second semestre par un atelier d’approfondissement (Parenté II).

Mercredi de 13 h à 15 h (salle 4, au 105 bd Raspail 75006 Paris), du 6 novembre 2013 au 19 février 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 6 ECTS.

Courriels: Laurent.Barry@ehess.fr, daillant@vjf.cnrs.fr, Klaus.Hamberger@ehess.fr, houseman@attglobal.net, Enric.Porqueres@ehess.fr, yazid.ben-hounet@college-de- france.fr

Atelier de formation "Parenté II" (S2) (S4)

Laurent Barry, maître de conférences Yazid Ben Hounet, chargé de recherche au CNRS Isabelle Daillant, chargée de recherche au CNRS Klaus Hamberger, maître de conférences Michael Houseman, directeur d'études à l'EPHE Enric Porqueres I Gené, directeur d'études

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Ce deuxième atelier de formation a pour objectif d’approfondir et d’élargir les compétences acquis dans l’atelier « Parenté I » du premier semestre. Combinant comme celui-ci exposés et exercices suivant une orientation à la fois théorique et pratique, il vise à transmettre une perspective plus différenciée et plus détaillée de la parenté et des outils plus élaborés intervenant dans son traitement. Le programme abordera notamment la question de la diversité des systèmes de parenté (dravidien, endogame, complexe) ainsi que celle des nouvelles méthodes (analyse des réseaux) et nouveaux objets (technologies de reproduction), et accordera une attention toute particulière aux approches critiques.

Mercredi de 15 h à 17 h (salle 1, au 105 bd Raspail 75006 Paris), du 5 mars au 25 juin 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 6 ECTS.

Courriels: Laurent.Barry@ehess.fr, daillant@vjf.cnrs.fr, Klaus.Hamberger@ehess.fr, houseman@attglobal.net, Enric.Porqueres@ehess.fr, yazid.ben-hounet@college-de- france.fr

DE LA GUERRE ET DE LA DEMOCRATISATION DES SOCIETES

Rémy Bazenguissa Ganga, directeur d'études

Ce séminaire entend construire la relation entre la Guerre et le Politique à partir d’un ancrage empirique africain conçu comme un lieu épistémique plutôt que comme une aire culturelle spécifique. Nous entendons par Guerre, un phénomène générateur de reconfiguration des règles d’institution d’un ordre social et par Politique, le moment existentiel rare de l’institution de l’unité d’une société. Cette année, nous mettrons à l’épreuve l’analyse de cette relation en comparant des expériences de la démocratisation dans le cadre de la globalisation.

2e et 4e mardis du mois de 15 h à 17 h (CEAf, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail 75006 Paris), du 12 novembre 2013 au 10 juin 2014

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 6 ECTS.

Courriels: eldubois@ehess.fr, bazengui@ehess.fr

ANTHROPOLOGIE DE LA TRANSMISSION ORALE EN EUROPE

Nicole Belmont, directrice d’études*

Empathie et compassion. L’Essai sur le don de Marcel Mauss (suite)

Le séminaire de l'an dernier a permis d'aborder la notion de dette présente dans divers champs, aussi bien anthropologique que psychanalytique, économique que littéraire. Sans quitter complètement cette question, on s'orientera plus largement vers celle de l'empathie,

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en partant de la difficile notion freudienne de Nebenmensch, être humain "à côté", être proche dont le nouveau-né en détresse a un besoin urgent, créant une situation de dette dès le début de la vie. La recherche inclura le rappel d'études anthropologiques concernant la réception des nouveau-nés et le statut ambigu de ceux-ci. Le rapport aux animaux entrera dans nos questionnements, de la cruauté à la compassion, en faisant appel à des travaux contemporains remarquables. Nous relierons ces éléments à des problématiques philosophico-politiques actuelles.

2 ème , 4 ème et 5 ème lundis du mois de 9h à 11h (salle 4, 105 bd Raspail) du 25 novembre 2013 au 23 juin 2014.

Renseignements : auprès du Laboratoire d’anthropologie sociale, Collège de France, 52, rue du Cardinal Lemoine, 75005, Paris, tél : 01.44.27.18.84 ou Agnès Antoine au CESPRA, bureau 45, 105 bd Raspail 75006.

Courriels : belmont@ehess.fr, agnes.antoine@ehess.fr

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, correspond à 6 ECTS validés en fin d’année.

Pré-requis : recherche engagée dans le domaine de l’anthropologie.

Atelier "ACTUALITÉ DE L’ANTHROPOLOGIE" (S1)

Alban Bensa, directeur d'études Thierry Bonnot, chargé de recherche au CNRS Anne Both, docteur en anthropologie Antonella Di Trani, doctorante Jean Schmitz, directeur de recherche à l'IRD Éric Wittersheim, maître de conférences

Lecture critique des publications courantes (françaises et anglo-saxonnes) dans le domaine de l'anthropologie et de ses liens aux autres sciences sociales (histoire, sociologie, science politique), leur spécificité thématique et leur retour sur l'analyse des questions contemporaines. Théories, méthodes d'enquêtes, écriture de l'anthropologie dans les travaux actuels et leur interférence avec les préoccupations de la société civile et les nouvelles configurations sociales, politiques, idéologiques, etc., tant nationales qu'internationales. Ce séminaire est donc une invitation à dépasser le « grand partage » entre l'Occident et les autres, entre les disciplines et principalement entre sociologie et anthropologie, et à pousser vers la nécessaire historicisation des enquêtes ethnographiques. Il est organisé en atelier de lecture : la liste des œuvres travaillées est arrêtée en début d'année par les différents participants. Des séances sont aussi laissées ouvertes pour inviter des collègues de passage et évoquer l'actualité éditoriale dans la discipline.

Lundi de 17h à 19h (96 bd Raspail 75006 Paris, salle M.et D. Lombard), du 18 novembre 2012 au 17 février 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1, équivaut à 6 ECTS validés en fin de semestre.

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Courriels: bensa@ehess.fr, bonnot@ehess.fr, schmitz@ehess.fr, eric.wittersheim@ehess.fr, bothanne@yahoo.fr, antonella.di-trani@ehess.fr

Bibliographie :

- BENSA Alban, Après Lévi-Strauss. Pour une anthropologie à taille humaine (entretien avec Bertrand Richard), Textuel, 2010

- CHAUVIER Eric, Contre Télérama, Allia, 2011

- CONAN DOYLE Arthur, Les Aventures de Sherlock Holmes, éd. intégrale bilingue, Omnibus, 2005-07, 3 volumes (éd. Eric Wittersheim)

- DERLON Brigitte & JEUDY-BALLINI M., La passion de l’art primitif. Enquête sur les collectionneurs, Gallimard, 2008

- GUTRON Clémentine, L'archéologie en Tunisie (XIXe-XXe siècles) : Jeux généalogiques sur l'Antiquité, Paris Karthala/IRMC, 2010

- HAUDRICOURT André Georges, Des Gestes aux techniques. Les techniques dans les sociétés pré-machinistes, Quae-MSH, 2010 (éd. Jean-François Bert)

Formation à la Recherche dans l'Aire Océanienne (S2) (S4)

Alban Bensa, directeur d'études Marie Salaün, maître de conférences à l’université Paris-Descartes Eric Wittersheim, maître de conférences Yanick Fer, chargé de recherche au CNRS Gwendoline Malogne-Fer, post-doctorante au GSRL

En 2013-2014, le séminaire abordera l’Océanie contemporaine à travers la projection et l’analyse d’une série de films, documentaires ou de fiction, consacrés à cette région. La structuration d’une économie audiovisuelle régionale – notamment autour des festivals organisés en Nouvelle-Calédonie (Anûû-rû âboro), en Polynésie française (FIFO), et en France métropolitaine (Festival de Rochefort) – et le développement d’une anthropologie visuelle en Océanie contribuent aujourd’hui à la constitution d’un champ d’études à part entière. On dispose désormais d’un ensemble de films suffisamment large pour croiser les regards et éclairer ainsi les réalités et les représentations de l’Océanie : qu’ils soient réalisés par des auteurs océaniens, des anthropologues ou des cinéastes occidentaux, ces films soulèvent des enjeux méthodologiques importants et permettent de mieux comprendre la complexité de ces sociétés insulaires.

Jeudi de 10h à 13h (amphithéâtre François Furet, 105 bd Raspail), du 6 mars au 5 juin 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 6 ECTS.

Renseignements : IRIS, 190 avenue de France, 75013 Paris, tél : 01 49 54 24 30.

Courriel : eric.wittersheim@ehess.fr

Site web: http: //iris.ehess.fr

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SITUATIONS COLONIALES ET POSTCOLONIALES :

VUES DU PACIFIQUE ET D’ AILLEURS

Alban Bensa, directeur d'études Marie Salaün, professeur à l'Université de Nantes Benoît Trépied, chargé de recherche au CNRS Éric Wittersheim, maître de conférences

Le Pacifique occupe une place importante dans l’histoire de l’anthropologie et des sciences sociales (Durkheim, Mauss, Bateson, Mead, Malinowski…), mais demeure nettement moins connu pour le rôle central qu’il a joué dans la mondialisation des échanges commerciaux, la formation des empires coloniaux et l’émergence des débats sur le postcolonial (et ce malgré les travaux de Sahlins ou Clifford). La « situation coloniale » (Balandier 1951) n’y a guère été appréhendée en tant que telle, et le renouveau historiographique sur la colonisation et les empires fait le plus souvent l’impasse sur le continent océanien.

Cette région a pourtant été un lieu de confrontation des modèles impériaux européens, américain et asiatiques, et a elle joué un rôle majeur durant la Seconde Guerre mondiale. Elle a ensuite connu une décolonisation tardive et inachevée, sous des formes institutionnelles très diverses : État associé, indépendance, territoire sous tutelle, reconnaissance des droits autochtones…

Ce séminaire veut donc à la fois aborder des situations coloniales et postcoloniales océaniennes très importantes pour l’étude de la formation et du déclin des empires coloniaux, et intégrer ce continent aux débats historiographiques les plus récents. Nous travaillerons à partir de textes classiques et contemporains, et inviterons des chercheurs travaillant sur ces problématiques, en Océanie ou ailleurs.

Mardi de 15 h à 17 h (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 5 novembre 2013 au 11 février 2014

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 6 ECTS.

Courriels: benoit.trepied@ehess.fr, eric.wittersheim@ehess.fr

L'ANTHROPOLOGIE DE L’ENQUETE

Alban Bensa, directeur d'études Éric Chauvier, anthropologue

En cédant aux nouvelles contraintes d’éligibilité institutionnelle (appels d’offres, usages de mots-clés donnés a priori, évaluations standardisées, etc.), l’anthropologie risque de perdre de vue ce qui la constitue profondément : l’enquête dans sa liberté, sa durée et sa complexité. Nous proposons d’y revenir en approfondissant les conditions et les significations de cette démarche essentielle tant pour les ethnographes que pour les personnes dont l’enquête est l’objet.

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Si l’enquête permet l’anthropologie elle est aussi susceptible d’être ethnographiée. Du côté des praticien(ne)s du terrain par observation, dialogue, immersion, nous questionnerons les étapes qui autorisent (mais à quel prix ?) la transmutation de l’expérience vécue d’investigation en un texte descriptif et/ou explicatif savant. Du côté des observés, nous nous demanderons comment l’enquête peut rendre justice à leur prise de parole et éviter ainsi ce que nous pourrions appeler les « effets de désinterlocution ». À partir de lectures de textes canoniques et d’écrits nouveaux, de compte rendus de terrain et d’œuvres plus théoriques, nous chercherons à montrer en quoi l’enquête elle-même, en tant qu’histoire intersubjective singulière, est porteuse de connaissances et comment cette réflexivité éclaire d’un nouveau jour les « données ». Nous reviendrons aussi sur nos propres enquêtes dans les milieux de l’action sociale, dans les nouveaux espaces urbains et dans le Pacifique sud. Enfin, nous montrerons en quoi ces interrogations trouvent écho dans l’écriture même de l’anthropologie saisie alors non plus seulement comme une collecte d’informations mais comme une expérience de savoir.

Ce séminaire cherchera donc à explorer les alternatives à une anthropologie surplombante et désincarnée.

Jeudi de 11h à 13h (salle 7, 105 bd Raspail), du 14 novembre au 22 mai 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 12 ECTS.

Courriel : bensa@ehess.fr

ANTHROPOLOGIE DES RELIGIONS ET DU FAIT RELIGIEUX (S2) (S4)

Laurent Berger, maître de conférences

L’objectif est d’introduire à la description ethnographique et à l’analyse anthropologique des pratiques rituelles instituant une relation avec des forces et des agents intentionnels imaginaires (the occult/the divine), représentés dans des corpus de mythes et de croyances. Sur la base d’une présentation initiale des approches durkheimienne et wébérienne, sera ainsi abordée chaque semaine l’œuvre d’un anthropologue classique, complétée par la lecture critique de certains de ses héritiers contemporains. Le choix et l'ordre de présentation des textes et des auteurs suivront l'histoire de la discipline et la chronologie des publications afin de restituer le fil directeur des débats et des positionnements éventuels opérés. La sélection des œuvres recouvrira la diversité des courants théoriques (anthropologie fonctionnaliste, structuraliste, marxiste, interprétative, cognitiviste, postcoloniale, etc.), et s’efforcera de traiter la plupart des phénomènes religieux étudiés en priorité par l’anthropologie (shamanisme, cultes de possession, prophétisme, sorcellerie, royautés divines, culte des ancêtres et des esprits de la nature, rituels du cycle de vie, initiations, polythéismes et monothéismes).

Lundi de 15 h à 17 h (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 3 mars au 2 juin 2014

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2 correspond à 6 ECTS.

Renseignements : Laboratoire d'anthropologie sociale 52 rue du Cardinal Lemoine 75005 Paris, tél. 01 44 27 17 35.

Courriel: berger@ehess.fr

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Bibliographie :

- MARY André, 2010, Presses universitaires de France, Les anthropologues et la religion

- OBALDIA Lionel, 2012, éd. La Découverte, L'anthropologie des religions

- PRITCHARD Evans, 1965, Clarendon Press, Theories of Primitive Religion

- LAMBEK Michael (ed), 2002, Blackwell, A reader in the Anthropology of Religion

ETHNOGRAPHIE GLOBALE DE LA MONDIALISATION (S2) (S4)

Laurent Berger, maître de conférences

Cycle II : terrains multi-sites et enquêtes collectives

De quels outils théoriques et méthodologiques dispose l'anthropologie pour circonscrire, décrire et rendre intelligibles les phénomènes de mondialisation ? Quelle est sa contribution originale au tournant global en sciences sociales ? Le premier cycle de ce séminaire a revisité les dispositifs d’enquête et les travaux issus de l'analyse situationnelle et de la case extended method (école de Manchester et école de Berkeley). Cette année sera consacrée à la discussion des apports et limites propres aux enquêtes collectives pluridisciplinaires d’une part (projet Columbia de Karl Polanyi, projet portoricain de Julian Steward, linkage methodology d'Élizabeth Colson, RCP de Plozévet…), et d’autre part, aux terrains multi-sites initiés par Edmund Leach, puis développés par George Marcus.

Lundi de 11h à 13 h (salle 4, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 3 mars au 2 juin 2014

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2 correspond à 6 ECTS.

Renseignements : Laboratoire d'anthropologie sociale, 52 rue du Cardinal-Lemoine 75005 Paris, tél. 01 44 27 17 35.

Courriel: berger@ehess.fr

ANTHROPOLOGIE DU CINEMA : POUR UNE PRAGMATIQUE DE L’IMAGE ?

Stéphane Breton, maître de conférences

Qu’elle soit photographique ou cinématographique, l’image enregistrée a cette particularité unique parmi tous les arts de ne pas seulement enregistrer ce qu’elle montre, mais encore le moment même de son opération. Contrairement à la peinture (si l’on excepte l’action painting à la manière de Pollock, qui dissout l’objet pictural dans l’acte de peindre), l’objet et sa production deviennent le sujet même de l’image : l’objet révélant sa production tout autant que l’inverse. Dans le cas de l’instantané photographique ou du cinéma direct (dans lesquels on renonce à l’indépendance de l’objet au profit de la coprésence du regard et de la scène, et qui reviennent au même d'un point de vue sémiotique en dépit de la dimension temporelle dont est privé le premier mais pas le deuxième), cette production résulte d’une relation particulière entre un sujet et un objet, ou entre deux sujets : celui qui regarde, celui qui est regardé, si bien que la relation de production de l’image enregistrée ressemble singulièrement à un échange de parole. Dans celui-ci, la dimension intersubjective et sociale

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n’est pas détachée de la dimension sémantique et référentielle. Envisager l’image enregistrée à la manière d’une énonciation (et non plus d’une représentation), revient donc à la considérer comme l’empreinte d’une relation sociale, passible d'une analyse ethnographique et pragmatique.

Deux mercredis par mois de 13 h à 17 h (salle 8, 105 bd Raspail), les 15 et 29 janvier 2013, 12 et 26 février, 12 et 26 mars 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 6 ECTS.

Courriel: stephane.breton@college-de-france.fr

APPRENTISSAGE DE L’ACTION (S1) (S3)

Blandine Bril, directrice d'études

Apprentissage et transmission sont les deux facettes d'un même phénomène, celui de l'acquisition de la capacité à agir sur son environnement. Ce séminaire traitera des processus d'apprentissage de l'action chez l'enfant et l'adulte en relation avec l'organisation de l'environnement de l'apprenant. L'approche présentée dans le séminaire sera essentiellement psychologique, tout en prenant en compte les approches plus anthropologiques. Une attention particulière sera portée aux questions de méthodologie et aux cadres théoriques explicatifs actuels.

Lundi de 17h à 19h (salle 10, 105 bd Raspail), du 4 novembre au 10 février 2014.

Courriel : blandine.bril@ehess.fr

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et M2, correspond à 6 ECTS validés en fin de semestre.

Site web: http: // grac.ehess.fr

LE GESTE TECHNIQUE ET SON APPRENTISSAGE (S2) (S4)

Blandine Bril, directrice d'études

La définition du geste technique soulève d’emblée la question de son rapport avec l’action, le mouvement, la manipulation d’objet ou l’utilisation d’outils. Le geste technique peut être abordé selon des angles d’études différents qui se rapportent à ses nombreuses composantes. Les questionnements sur le geste technique vont être dès lors très divers puisque l’on s’intéressera à des niveaux d’analyse différents qui iront par exemple des contraintes sur le geste proprement dit (si la gestualité humaine peut prendre les formes les plus variées, elle reste néanmoins contrainte par la morphologie du corps humain) aux phénomènes anthropologiques tels que l’innovation ou le transfert de techniques ? Nous tenterons dans ce séminaire d’aborder ces niveaux d’analyse rarement traités simultanément alors que dans bien des cas, chacun est nécessaire à la compréhension de l’autre. Cette année nous poursuivrons notre réflexion sur la notion « d’expérimentation de terrain ».

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Lundi de 17h à 19h (salle 10, 105 bd Raspail), du 17 février au 16 juin 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

Renseignements : Blandine Bril, GRAC, EHESS 190 av de France 75013 Paris ou par courriel.

Site web : http://grac.ehess.fr/

ATELIER METHODOLOGIQUE : APPROCHES PLURIDISCIPLINAIRES POUR L’ETUDE DES TECHNIQUES DU CORPS

Blandine Bril, directrice d'études Nicole Rodda, doctorante contractuelle

À partir de la définition de Marcel Mauss, les recherches d’André Leroi-Gourhan et André Georges Haudricourt, jusqu’aux travaux plus récents sur l’action humaine, le séminaire propose une réflexion méthodologique appliquée pour l’étude des techniques et des techniques du corps. Avec une approche pluridisciplinaire, des méthodes de récolte de données et d’analyse issues de différents domaines (ethnologie, psychologie/sciences du comportement, sciences du mouvement) seront présentée et « testées » par les étudiants dans des exercices pratique le plus possible adaptés à leur sujets de recherche. L’objectif est de comprendre les apports de chaque discipline à l’étude des usages culturels du corps et animer une discussion sur l’intégration des différents niveaux d’analyse que chacune d’entre-elles touche.

1 er mardi du mois de 17h à 19h (salle 1, bât. Le France, 190 av. de France, 75013 Paris), du 5 novembre au 3 juin 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et M2, correspond à 3 ECTS.

Site web : http://grac.ehess.fr/

Courriels: blandine.bril@ehess.fr, nicole.rodda@ehess.fr

ANTHROPOLOGIE DU LANGAGE

IDEOLOGIES LINGUISTIQUES, UNE APPROCHE CRITIQUE

Cécile Canut, professeur des universités, au CEPED, université Paris-Descartes

Dans la continuation de notre exploration des approches de la linguistic anthropology américaine, nous focaliserons cette année le séminaire sur les questions posées par le champ de la linguistic anthropology anglo-saxonne et canadienne. Largement développée aux États-Unis, la notion d’idéologie linguistique émerge actuellement dans le paysage sociolinguistique européen sans toujours tenir compte de l’hétérogénéité des positionnements épistémologiques et méthodologiques. Cette notion sera ainsi discutée au regard d’autres approches impliquant notamment l’analyse de discours française, la CDA

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(Critical Discursive Analysis) et la sociolinguistique critique. À travers plusieurs travaux ethnographiques filmés, impliquant tout à la fois les questions de « minorités » (les Tsiganes en Bulgarie) et de migration (en Afrique et en Europe), nous engagerons un débat visant à la compréhension de la circulation des discours et des configurations langagières marquées par les idéologies.

Mercredi de 17h à 19h (salle 6, 105 bd Raspail, 75006 Paris), les 27 novembre, 18 décembre 2013, 29 janvier, 12 février, 5, 12, 19, et 26 mars et 2, 9 avril, 14 et 21 mai 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1, M2 et aux doctorants, correspond à 6 ECTS.

Courriel: cecile.canut@ceped.org

Site web: http://www.ceped.org

Bibliographie sommaire:

- BLOMMAERT J. (1999). Language ideological debates. Berlin, New York : Mouton de Gruyter.

- DURANTI, Alessandro (2006). A Companion to Linguistic Anthropology, Malden- Oxford, Blackwell

- FAIRCLOUGH N. (2003). Analysing Discourse: Textual analysis for social research. London & New York : Routledge.

- GAL, Susan, WOOLARD, Kathryn A. (ed.) (2001). Languages and Publics. The Making of Authority, Manchester, UK, & Northampton, MA: St. Jerome

- HELLER Monica (2011). Paths to Postnationalism: A Critical Ethnography of Language and Identity. Oxford: Oxford University Press.

- HELLER Monica et DUCHENE Alexandre (2011). Language in Late Capitalism: Pride and Profit. London: Routledge.

- PENNYCOOK, A. (2007). Global Englishes and Transcultural Flows, London, Routledge

- SILVERSTEIN, M. (1996) (with G. Urban). Natural Histories of Discourse, Chicago:

University of Chicago Press.

- WODAK R. & MEYER M. (Eds.) (2001). Methods of Critical Discourse Analysis, SAGE Publications, London.

- WOOLARD K. A. & KROSKRITY P. V. (éds.) (1998). Language Ideologies. Practice and Theory. Oxford & New York : Oxford University Press, 3-47.

- WOOLARD K. A. & SCHIEFFLIN B. B. (1994). « Language Ideology », Annual Review of Anthropology 23, 55-82.

ATELIER D’ANTHROPOLOGIE RELIGIEUSE : FIGURATIONS DE L’INVISIBLE (suite)

Marcello Carastro, maître de conférences Stéphan Dugast, chargé de recherche à l'IRD

Ce séminaire entend nouer un dialogue entre antiquisants et ethnologues de terrain autour de questions d’anthropologie religieuse. Cette année, le problème de la figuration des êtres et des puissances invisibles sera au cœur des enquêtes et des échanges comparatistes. Il sera envisagé à partir de la notion de fétiche. Dans le cadre de cet atelier sera proposée une lecture suivie de travaux anthropologiques classiques et d’actualité.

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1 e , 3 e et 5e jeudis du mois de 11h à 13h (INHA, salle Pierre-Jean Mariette, 2 rue Vivienne, 75002 Paris), du 21 novembre 2013 au 5 juin 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1et de M2, correspond à 6 ECTS.

Renseignements : Marcello Carastro, AnHiMA, 2, rue Vivienne 75002 Paris.

Courriels: carastro@ehess.fr, sdugast@mnhn.fr

ATELIER DE METHODE EN ANTHROPOLOGIE

Élise Demeulenaere, chargée de recherche au CNRS Birgit Müller, chargée de recherche au CNRS Sarah Carton De Grammont, ATER

L'enquête de terrain autour de la nourriture à Paris

Cet enseignement sur l’enquête anthropologique se présente comme une préparation au travail de terrain, sur les plans méthodologique, pratique et déontologique. Relevant d’une épistémologie commune à l’ensemble des sciences sociales, la production des données en anthropologie est guidée par une pragmatique ou encore par une « politique du terrain » qui, mêlant l’implication du chercheur et les techniques d’observation, fait sa spécificité. Poser la question de la méthode revient donc en premier lieu à s’interroger sur la construction d’un terrain, c’est-à-dire à envisager la relation scientifiquement la plus rentable entre l’observateur et son objet d’étude. Bien qu’il n’existe pas de systèmes de règles permettant d’établir ce qu’est une enquête ethnographique, l’ethnographe dispose de gardes fous relatifs aux conditions de l’enquête (élucidation du contexte, choix du thème et du terrain, question de départ, implication du chercheur, gestion de l’information…), de techniques (l’observation à l’aide d’une grille, l’entretien), utilisation du medium audiovisuel (photos, enregistrements) et de « savoirs faire » (journaux de terrain, comptes rendus d’enquête…) qui permettent que la production des données alimente le processus de description d’une société ou d’un fait social.

Prenant la forme d’un atelier, cet enseignement accordera une place importante à la mise en

œuvre de travaux pratiques, à partir des travaux d’enquêtes individuels dans Paris autour du thème commun de la nourriture, sa gestion, consommation, commercialisation, préparation

etc

permettent de s’arrêter sur les différentes phases de l’enquête jusqu’à l’écriture d’un compte-

rendu. Cet enseignement requiert des étudiants un engagement dans ces enquêtes, incluant des comptes rendus d’observation et des transcriptions d'entretiens.

Ces travaux individuels seront complémentés par des exercices communs qui

2e et 4e mardis du mois de 13 h à 15 h (salle 587, bât. Le France, 190-198 av de France 75013 Paris), du 26 novembre 2013 au 10 juin 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1et de M2, correspond à 12 ECTS.

Courriels : bmuller@msh-paris.fr, sarah.cartondegrammont@wanadoo.fr

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MONOGRAPHIES URBAINES

Sarah Carton De Grammont, ATER

Temps de l’ethnographie, ethnographies du temps ? Ethnographier les pleins, ethnographier les vides?

Avec pour point de départ l’expérience personnelle d’une monographie urbaine se donnant les « savoir vivre avec son temps » dans un quartier de la Moscou postsoviétique, on reviendra sur quelques monographies classiques ou travaux plus récents mais qui ont fait date, pour réinterroger la pertinence, la possibilité, et les moyens de telles approches pour une pratique de l’anthropologie (dite) « urbaine » aujourd’hui. À les relire en effet, nombre de ces travaux ont cherché à saisir ou se sont donné pour objet, directement ou très indirectement, le changement, ou des temporalités diverses – longues, accélérées, syncrétiques, suspendues, faillées ou heurtées, etc. Comment se ressaisir de ces textes et de leurs apports, à l’heure de la globalisation et des changements que cette dernière semble induire en termes méthodologiques ? Comment leurs auteurs ont-ils procédé ? Quelles leçons en retenir ? À quelles limites se sont-ils trouvés confrontés ? Comment se sont-ils emparés et nous ont-ils restitué des questionnements tels que la fabrique de l’esprit des lieux, mais aussi de leurs matérialités, ou encore tels que les (re)jeux de valeurs (économiques, politiques, symboliques) ici ou là – ou enfin, tels que la question des vides, des béances, des absences, de la déstructuration, de la nostalgie, et de comment tout ceci est ou n’est pas socialement organisé ? Comment se sont-ils saisis – ou pas – de « passés pas passés », d’avenirs non advenus, de ce que « ne s’être pas passé » est aussi parfois une modalité de « s’être passé », et « ne pas se passer » – une manière de « se passer » ? Bien des espaces urbains ne sont-ils pas tissés de vides, de diverses natures ? Comment l’anthropologie s’en est-elle saisie, et comment peut-elle s’en saisir maintenant ? À partir du cas russe, dont on présentera certains aspects en fonction des « types de temporalités » ou de « vides » qu’on se fixera d’aborder lors de telle ou telle séance, on naviguera parmi ces textes, en se demandant notamment si une approche holiste aujourd’hui, sans chercher à rendre compte d’une totalité close et figée, ne permet pas au contraire de restituer l’articulation et les effets d’action et de rétroaction intriqués dans les différentes dimensions de la vie sociale, dans un monde plus que jamais urbanisé, et aux temporalités « globalement » modifiées, sans pour autant qu’elles soient nécessairement toutes « neuves ».

Ce séminaire se veut une invite à lire ces textes avec une nouvelle fraîcheur – ou avec fraîcheur tout simplement – et avec plaisir. Il ne suppose donc pas de savoirs préalables en anthropologie « urbaine », mais suppose par contre de jouer le jeu de la lecture. Il se veut aussi l’occasion pour les participant(e)s de réfléchir à des travaux en projet ou déjà en cours. Il sera ainsi éventuellement possible d’inventer des séances de lectures croisées, ou des séances avec « grille/angle de lecture(s) » en fonction des besoins, envies, désirs ou difficultés des un(e)s et des autres, s’ils s’inscrivent de manière pertinente dans la réflexion du séminaire. Le séminaire s’adresse également aux étudiant-e-s intéressés par les espaces postsoviétiques/postsocialistes.

Ouvrages indicatifs (une bibliographie plus complète sera proposée et discutée lors de la première séance ou envoyée par mail) :

- BALANDIER G., Sociologie des Brazzavilles noires, Paris, Presses Universitaires de Sciences Po, 1985.

- PETONNET C., On est tous dans le brouillard, Paris, Comité des travaux historiques et scientifiques - CTHS, (1979-1982) 2002.

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- HUMPHREY C., The Unmaking of Soviet Life : Everyday Economies after Socialism, New York, Cornell University Press, 2002.

- YURCHAK A., Everything was Forever, Until it was No More : the Last Soviet Generation, Princeton, NJ, Princeton University Press, 2005.

2 e mercredi du mois de 13h à 17h (salle 10, au 105 bd raspail, 75006 Paris), du 8 janvier au 11 juin 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1et de M2, correspond à 6 ECTS.

Courriel: sarah.cartondegrammont@wanadoo.fr

INTRODUCTION A L’ANTHROPOLOGIE DU DROIT (S1) (S3)

Frank Alvarez-Pereyre, Elisabeth Claverie, directeurs de recherche au CNRS Baudouin Dupret, Gilles Tarabout, directeurs de recherche au CNRS Yazid Ben Hounet, Daniela Berti, chargés de recherche au CNRS Deborah Puccio-Den, Perig Pitrou, chargés de recherche au CNRS Olivier Cayla, directeur d’études Alain Moreau, Gilda Nicolau, Cécile Bes, chercheurs au LADJ, Université de Paris 1 Bertram Turner, chercheur à l’Institut Max Planck

L’anthropologie du droit, dans son souci de résoudre les problèmes liés à l’impossibilité de donner une définition incontestable au terme de droit, s’est depuis longtemps tournée vers l’étude des cas litigieux et des processus de règlement des conflits. La méthode des trouble- cases du réalisme américain, qui remonte à l’ouvrage de Llewellyn et Hoebel (1941), The Cheyenne Way, a fondé nombre d’études du droit dans les sociétés sans Etat. Plus récemment, l’étude du règlement du conflit s’est transformée en étude du processus conflictuel, sous l’impulsion de l’anthropologue Laura Nader (1969) entre autres, pour finir par devenir, avec Sally Falk Moore (1978), l’étude du droit en tant que processus. Dans cette évolution, on voit que ce n’est plus seulement la restitution de cas problématiques tels que s’en souviennent des informateurs qui constitue le matériau de l’anthropologie, mais aussi l’ethnographie du déroulement des litiges et de leur règlement, dans une dimension donc à la fois processuelle et procédurale. Le livre de Gluckman, The judicial Process among the Barotse (1955) est l’ouvrage à la fois fondateur et inégalé de cette tendance anthropologique. L’un des intérêts principaux de la démarche réside dans l’attention portée aux modes de raisonnement propres aux personnes impliquées dans le processus, qui ne sont pas abstraits du contexte de leur déploiement, mais au contraire articulés systématiquement à celui-ci.

Assuré à tour de rôles par une douzaine d’intervenants, le programme de cet enseignement est composé comme suit :

Les débuts de l’anthropologie du droit Les catégories juridiques : processus et facteurs de sédimentation Foncier-environnement et Recherche-action Torts, crimes et sanctions Les pluralismes juridiques L’anthropologie du droit dans le contexte des sociétés musulmanes L’anthropologie du droit et les juristes

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L’exercice de la justice dans les communautés indiennes d’Amérique Centrale Gouvernance et justice en situation postcoloniale Anthropologie des affaires criminelles en Inde Violence, procès, mafia Anthropologie du droit et terrains européens L’exercice du Jugement au sein des juridictions pénales internationales Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1et de M2, correspond à 6 ECTS.

Lundi 4 novembre de 9h à 10h30 et de 14h à 18h (salle 8, 105 bd Raspail, 75006 Paris) Mardi 5 novembre de 9h à 12h et de 14h à 18h (salle 4, 105 bd Raspail, 75006 Paris) Mercredi 6 novembre de 9h à 12h (salle 8, 105 bd Raspail, 75006 Paris) Jeudi 7 novembre de 9h à 12h et de 14h à 18h (salle 11, 105 bd Raspail, 75006 Paris) Vendredi 8 novembre de 9h à 12h (salle 5, 105 bd Raspail), de 14h à 17h (salle 8, 105 bd Raspail, 75006 Paris)

Renseignements : auprès du secrétariat de la Formation Anthropologie, bureau 6, 105 bd Raspail, 75006 Paris, tél : 01 53 63 51 09.

Courriel: yazid.ben-hounet@ehess.fr

LECTURES DU DROIT

Olivier Cayla, Simona Cerutti, directeurs d'études Emanuele Coccia, Yann Rivière, maîtres de conférences Béatrice Fraenkel, Gisèle Sapiro, directrices d'études Marie-Angèle Hermitte, Dominique Schnapper, directrices d'études* Liora Israël, Patricia Sampaio Silva, maîtresses de conférences Rainer Maria Kiesow, Paolo Napoli, Kapil Raj, directeurs d'études Deborah Puccio-Den, chargée de recherche au CNRS

Ce séminaire collectif et interdisciplinaire vise à travailler sur le droit et la justice, à partir de lectures croisées de travaux de droit et de sciences sociales. Son objectif est de confronter ces lectures, afin de faire surgir des lignes de tension ou au contraire des convergences entre différentes traditions de recherche. Visant à ouvrir un espace de discussion sur les phénomènes juridiques et leurs approches sans exclusive de méthode, de période, de sujet, ce séminaire est ouvert aux étudiants et aux chercheurs curieux d’approfondir ainsi la connaissance du droit et de la justice mais aussi et surtout de s’ouvrir à la diversité des « lectures » qui peuvent en être proposées.

2e vendredi du mois de 10 h à 13 h (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 8 novembre 2013 au 13 juin 2014

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1et de M2, correspond à 6 ECTS.

Courriel : liora.israel@ehess.fr

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ANTHROPOLOGIE DES CONNAISSANCES

Marc Chemillier, directeur d'études

Modélisation des savoirs musicaux relevant de l’oralité

Ce séminaire s’intéresse aux savoirs techniques développés dans un contexte sans écriture, plus particulièrement aux savoirs musicaux relevant de l’ethnomusicologie. On entend par « modélisation » au sens large l’étude des principes de cohérence qui organisent ces savoirs et qui en déterminent la logique implicite. La question centrale qui se pose est de savoir dans quelle mesure cette logique est consciente pour les experts des savoirs concernés. On envisagera différentes manières de mener l’enquête auprès d’eux dans un contexte social donné. Une partie du séminaire traitera de répertoires musicaux traditionnels et d’activités techniques ancrés dans de petites sociétés en Afrique notamment. Une autre abordera la question générale de l’improvisation dans le jazz et dans les musiques électroniques actuelles, du point de vue des savoirs qu’elle mobilise (rapport de l’anticipé et de l’imprévu) et des technologies qu’elle met en jeu (des instruments traditionnels aux dispositifs numériques). Cette partie du séminaire prolongera le projet ANR « IMPROTECH » (Technologies et musiques improvisées) qui s'est terminé en juin 2013. Aucune connaissance mathématique n’est requise.

Mercredi de 10h à 12h (salle du conseil B, 190 avenue de France 75013 Paris), les 13 et 27 novembre, 11 décembre 2013, 15 et 29 janvier, 12 et 26 février, 12 et 26 mars, 9 avril et 14 mai et 4 juin 2014

Bibliographie :

- LEVI-STRAUSS Claude, La pensée sauvage, Paris, Plon, 1962, [rééd. Agora]

- GOODY Jack, The domestication of the savage mind, Cambridge University Press,

1977 [trad. J. Bazin, A. Bensa, La raison graphique, Paris, Minuit, 1979].

- SPERBER Dan, La Contagion des idées, Paris, Odile Jacob, 1996.

- CHEMILLIER Marc, Les Mathématiques naturelles, Paris, Odile Jacob, 2007.

- L'Homme, Revue française d'anthropologie n° 158-159, avril/septembre 2001, numéro spécial Jazz et anthropologie (présenté par Jean Jamin et Patrick Williams) n° 171-172, juillet/décembre 2004, numéro spécial Musique et anthropologie (présenté par Bernard Lortat-Jacob et Miriam Rovsing Olsen) n°177-178, janvier/juin 2006, dossier Chanter, musiquer, écouter

Ce séminaire, réservé aux étudiants inscrits en M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

Courriel : chemilli@ehess.fr

Site Web: http://ehess.modelisationsavoirs.fr

ETHNOMATHEMATIQUES.2 (S2) (S4)

Marc Chemillier, directeur d'études Sophie Desrosiers, maître de conférences Éric Vandendriessche, docteur en épistémologie et histoire des sciences, agrégé de mathématiques

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Il existe nombre d’activités à caractère « arithmétique », « géométrique », ou encore « algorithmique » (tissage, dessin sur le sable, divination, etc.), pour lesquelles on peut se demander si elles relèvent des mathématiques, même si elles ne sont pas reconnues comme telle par celles et ceux qui les pratiquent ; question centrale du jeune champ interdisciplinaire qu’est l’ethnomathématique. Après une rapide synthèse des travaux fondateurs de ce domaine, le séminaire proposera cette année, d’une part, d’interroger ces pratiques au regard de l’histoire et de la philosophie des mathématiques, et d’autre part, de croiser ces perspectives avec celle que l’anthropologie propose concernant certaines de ces activités, tout particulièrement celles relevant des nombres et de la mesure.

Mercredi de 13 h à 15 h (salle 2, bât. Le France, 190-198 av. de France, 75013 Paris), du 29 janvier au 9 avril 2014. Pas de séance le 5 février.

Ce séminaire, réservé aux étudiants inscrits en M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

Courriels : chemilli@ehess.fr, sophie.desrosiers@ehess.fr, eric.vandendriessche@univ- paris-diderot.fr

Bibliographie :

- ASCHER, Marcia (1991). Ethnomathematics : A multicultural view of mathematical ideas. Pacific Grove, California: Brooks and Cole Publishing Compagny, 199 p., Translation in French, "Mathématiques d’ailleurs : nombres, formes et jeux dans les sociétés traditionnelles", by Karine Chemla and Serge Pahaut, Editions du Seuil, 1998, 280p.

- CHEMILLIER, Marc (2007). Les mathématiques naturelles. Odile Jacob

- DEHOUVE, Danièle (2011). L'imaginaire des nombres chez les anciens Mexicains, Presses universitaires de Rennes, 283p.

- DESROSIERS, Sophie (2012). “Le textile structurel : Exemples Andins dans la très longue durée”, Techniques et culture, 58(2), p. 82-103.

- GERDES, Paulus (1995). Une tradition géométrique en Afrique. les dessins sur le sable - tome 1. L’Harmattan.

- VANDENDRIESSCHE, Eric (2007). Les jeux de ficelle: une activité mathématiques dans certaines sociétés "traditionnelles". Revue d’Histoire des Mathématiques, 13, p. 7-84.

ANTHROPOLOGIE VISUELLE

Jean-Paul Colleyn, directeur d’études Jean-Claude Penrad, maître de conférences* Catherine Balladur, directrice de recherche au CNRS

Atelier d’écriture documentaire

L'atelier d'écriture documentaire est destiné aux étudiants souhaitant se familiariser avec les écritures visuelles dans le contexte des sciences sociales. L'exposé critique des travaux déjà réalisés, des projets ou des ébauches conçus par les participants seront placés au centre de la démarche. Ainsi, les questions relatives à la construction de l'objet et à la rédaction d'un projet, les techniques de tournage, la production de données audiovisuelles, l'écriture filmique seront abordées en lien direct avec ces présentations.

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L'atelier pluridisciplinaire concerne toutes les aires culturelles et est réservé aux étudiants inscrits à l'EHESS.

Ce séminaire, réservé aux étudiants inscrits en M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

1er et 3ème vendredis du mois de 13h à 15h (salle 8, 105 bd Raspail) à partir novembre au 6 juin 2014

Courriels : colleyn@ehess.fr, penrad@ehess.fr

Site Web: http://www.ehess.fr/audiovisuel

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POUR UNE ANTHROPOLOGIE VISUELLE PLURIDISCIPLINAIRE ET MULTIMEDIA

Jean-Paul Colleyn, directeur d'études

Le séminaire expose les recherches d’anthropologues, d’historiens, de spécialistes du cinéma, des médias et des arts du spectacle. L’interrogation centrale porte sur les représentations telles qu’elles sont véhiculées, dans le monde entier, par les films, les vidéos, les nouveaux médias. Il s’agit de décloisonner le film documentaire et son sous- genre « ethnographique » afin d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherche, en prenant comme point de départ les supports et les dispositifs mobilisés pour fabriquer l’image telle qu’elle est proposée par ses créateurs.

Ce séminaire, réservé aux étudiants inscrits en M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

1er et 3ème jeudis du mois de 13h à 15h (salle 8, 105 bd Raspail) à partir du 5 décembre au 19 juin 2014

Courriel : colleyn@hess.fr

UN PARADIGME TUNISIEN ? HISTOIRE ET SCIENCES SOCIALES EN RÉVOLUTION

Jocelyne Dakhlia, directrice d’études

La Révolution tunisienne a fait voler en éclats le présupposé tenace de sociétés islamiques vouées au pouvoir autoritaire et sans aspiration démocratique. Ce faisant, elle fut une révolution sans modèle et sans leadership, suscitant par là un espoir universel. Elle ouvrait aussi la voie à toutes les projections analytiques, et à toutes les récupérations ou confiscations possibles. Qu’est-il advenu de cet universalisme révolutionnaire ? Faut-il en faire le deuil ? L’effet d’exemplarité et d’« entraînement » du soulèvement tunisien, tant dans les autres pays arabes que, de manière bien plus limitée, en d’autres parties du monde, demeure, à bien des égards, mal élucidé.

Ce séminaire tentera d’élucider ce phénomène d’une « Tunisie au monde » mais aussi la pertinence d’un « paradigme tunisien », sur divers plans et dans une approche résolument transdisciplinaire (histoire, sociologie, sciences politiques, économie, anthropologie…).

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On y conduira une réflexion sur l’articulation problématique et difficile des sciences sociales à une dynamique de type révolutionnaire, ou référée au trouble révolutionnaire. Le séminaire présentera et discutera des enquêtes en cours, enquêtes de fond et de terrain, sur la société et la situation tunisiennes. On y interrogera donc la pertinence d’une « exception » tunisienne, si fortement mise en exergue dans nombre d’analyses (premier pays arabe à abolir l’esclavage, première Constitution du monde arabe, premier pays islamique en matière de droits des femmes…)… Par la comparaison, par la déspécification méthodologique on tentera aussi de comprendre ce que la Tunisie, par son histoire et son présent, dit aujourd’hui au monde.

Mardi de 13h à 15h (salle 3, au 105 bd Raspail) du 5 novembre 2013 au 27 mai 2014.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et de M2 (6 ECTS par semestre).

Courriel : dakhlia@ehess.fr, vuckovic@ehess.fr

Bibliographie :

-

RANCIÈRE Jacques, La haine de la démocratie, Paris, La Fabrique, 2005

-

BECHIR AYARI Michael et BARGAOUI Sami (dir), Après l’indépendance : parcours

et discours, Tunis, Arabesques éditions, 2010

-

DAKHLIA Jocelyne, Tunisie. Le pays sans bruit, Arles, Actes Sud, 2011

-

ALLAL Amin et PIERRET Thomas, Au coeur des révoltes arabes. Devenir révolutionnaires, Paris, Armand Colin, 2013

-

DOT-POUILLARD Nicolas, Tunisie : la révolution et ses passés, Paris, L’Harmattan,

2013

-

ISKANDAR Adel et HADDAD, Mediating the Arab Uprisings, Washington, Tadween

Publishing, 2013

-

Formation à la recherche en Amérique latine (FRAL)

Véronique Boyer, directrice de recherche au CNRS Claudia Damasceno Fonseca, directrice d'études

Le séminaire Formation à la recherche en Amérique latine (FRAL) propose aux étudiants de master une approche de la recherche latino-américaniste centrée sur l’histoire et l’anthropologie. Assuré conjointement par le Centre d’études et de recherches sur les mondes américains (CERMA) et le Centre de recherches sur le Brésil colonial et contemporain (CRBC), il s’adresse en priorité aux étudiants inscrits en master 1 « Ethnologie et anthropologie sociale » ou « Histoire et civilisations », mais il est également ouvert aux auditeurs libres , aux étudiants de master 2 et doctorants de ces formations, intéressés par les problématiques (latino)américaines d’hier et d’aujourd’hui.

Ce séminaire de spécialisation, le premier du genre dans les cursus de l’Ecole, présente l’avantage de combiner l’approche pluridisciplinaire et un recentrage sur une aire culturelle quelque peu oubliée des différents champs disciplinaires. Il permettra aux étudiants d’acquérir les bases d’une réflexion critique, à la fois épistémologique et méthodologique, sur la construction de l’objet d’étude. À partir de la présentation de cas précis et contextualisés, tant dans les domaines de l’histoire et de l’anthropologie que dans ceux de l’ethnohistoire et de la sociohistoire, on fera le point sur les historiographies et sur l’état des questions dans les champs concernés, et on examinera quelques types de terrains et quelques types de sources utilisées par les intervenants.

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Ce séminaire est formé de deux modules semestriels indépendants. Néanmoins, comme il s’inscrit dans l’idée d’un parcours spécifique sur la « Construction et déconstruction des Amériques latines », il est recommandé aux étudiants de valider les deux. Ceux-ci sont encouragés à participer activement aux discussions en classe, devront faire des lectures liées au thème abordé dans chaque séance et produire des comptes rendus critiques pour la validation.

Mercredi de 15 h à 17 h (salle 2, 190 av de France, 75013 Paris), du 6 novembre 2013 au 4 juin 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1 et de M2, équivaut à 6 ECTS.

Courriels : claudia.damasceno@ehess.fr, veronique.boyer@ehess.fr, mesquita@ehess.fr

HISTOIRE SOCIALE DE LA COREE COLONIALE (S1) (S3)

Alain Delissen, directeur d’études

Ce séminaire de recherche est consacré à l'étude de documents et sources primaires en relation avec la colonisation japonaise en Corée.

On porte au crédit du renouveau général de l’histoire coloniale une meilleure intégration du cas japonais ainsi qu’un récent et net remaniement des historiographies, tant en Corée qu’au Japon. Toutefois, à rebours des approches dominantes qui privilégient soit le temps moyen et l’échelle régionale soit l’histoire culturelle ancrée dans un seul groupe, le séminaire explore d’autres voies et d’autres lieux : à la frontière du rapport colonial.

Exposée aux forces déstabilisantes de la mobilité et de l’assimilation, la situation coloniale nippo-coréenne est ainsi examinée sous deux espèces. Tantôt on propose une histoire sociale urbaine qui, à partir du Séoul des années 1920, cherche à saisir morphologie et interactions en prêtant attention aux territorialités enchevêtrées et aux trames du quotidien. Tantôt, on piste la trajectoire d’individus d’exception capables (coupables ?) d’avoir joué un rôle de part et d’autre d’une frontière coloniale à la fois tangible et invisible, niée et préservée.

Jeudi de 14h à 16h (Maison de l’Asie, 22 avenue du Président Wilson 75016 Paris) du 7 novembre 2013 au 13 février 2014.

Ce séminaire, destiné aux étudiants de M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

Courriel : delissen@ehess.fr

Pré-requis: certaines connaissance du coréen (ou des sinogrammes via le chinois ou le japonais) sont utiles et conseillés. La connaissance de l’anglais est indispensable.

Sites Web : http://korea.hypotheses.org http : //crc.ehess.fr

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INTELLIGENCES DE LA COREE (S1) (S3)

Alain Delissen, directeur d'études Valérie Gelézeau, maîtresse de conférences Isabelle Sancho, chargée de recherche au CNRS

Ce séminaire est tout particulièrement destiné aux étudiants de master désireux de se former à la recherche en études coréennes. En mettant celle-ci en perspective critique et historique, le but est d’introduire et de former aux disciplines, thèmes, auteurs, et problématiques des études coréennes telles que conçues et pratiquées par les sciences sociales et humaines.

Deux types d’exercice sont donc proposés :

1) à chaque séance, la discussion commune de textes puisés dans un syllabus raisonné d’articles importants, actuels ou plus anciens qui permet de saisir un questionnement.

2) en atelier à la fin du semestre, l’exposé oral en temps limité, fondé sur un compte-rendu critique d’un ouvrage choisi dans une bibliographie limitative.

De façon structurée, progressive et pédagogique, ce séminaire fait écho au séminaire interdisciplinaire « Etudes coréennes, Korean studies, han’gukhak, choseonhak) du Centre de Recherches sur la Corée : comme lui, il vise aussi à introduire à la variabilité de l’objet « Corée » (le Nord, le Sud, la diaspora, le passé) ainsi qu’aux savoirs scientifiques et paradigmes situés qui les appréhendent. Une séance y est réservée à l’invité du CRC présent en janvier.

Vendredi de 10h à 12h (Maison de l’Asie, 22 avenue du Président Wilson 75016 Paris) du 8 novembre 2013 au 14 février 2014.

Ce séminaire, destiné aux étudiants de M1 et M2, correspond à 6 ECTS.

Courriels : delissen@ehess.fr, gelezeau@ehess.fr, sancho@ehess.fr

Pré-requis : connaissance de l’anglais indispensable.

ART ET APPROPRIATIONS : LA REFERENCE AU NON OCCIDENTAL DANS L’ART CONTEMPORAIN EUROPEEN

Brigitte Derlon, directrice d'études Monique Jeudy-Ballini, directrice de recherche au CNRS

Ce séminaire s’inscrit dans le prolongement d’une réflexion engagée depuis plusieurs années sur les appropriations en matière de création artistique et de réception des arts. Cette réflexion a récemment porté sur les polémiques suscitées par la présentation muséale et l’interprétation des arts non occidentaux, ainsi que sur les controverses relatives au droit des artistes occidentaux à s’inspirer des motifs et des genres artistiques des peuples autochtones. Cette année, on s’intéressera plus largement à la référence au non occidental dans l’art contemporain européen, en s’interrogeant sur le sens que revêt aujourd’hui, pour les artistes, l’usage d’images, de matériaux ou de savoirs venus d’ailleurs. Comment expliquer la persistance de cette référence au début du XXI e siècle, alors que la mondialisation, le tourisme et les médias de masse, ainsi que l’afflux des arts contemporains non occidentaux

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en Europe ont considérablement réduit les distances physiques et intellectuelles avec les sociétés lointaines ? Peut-on encore parler de primitivisme, au sens d’une quête des origines à des fins de régénération artistique ? S’agit-il même toujours d’exotisme, au vu de la biographie des artistes ou des caractéristiques de leurs œuvres ? Le filtre du post- colonialisme s’avère t-il pertinent pour penser ce phénomène – avec ses critiques de l’essentialisation des cultures, de l’hégémonie occidentale, des stéréotypes et de la mise à distance de l’Autre non occidental, ou encore de l’universalité présumée du langage artistique (Saïd, Clifford, Price…) ? C’est en ethnologues que nous tenterons de répondre à ces questions, en faisant surtout porter notre attention sur la parole d’artistes d’horizons divers recueillie dans le cadre d’une enquête en cours.

2 e et 4 e jeudis du mois de 11h à 13h (salle 8, au 105 bd Raspail) du 14 novembre 2013 au 12 juin 2014.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et de M2 (6 ECTS)

Renseignements : Brigitte Derlon par courriel ou tél. : 01 44 27 17 50.

Courriels : brigitte.derlon@ehess.fr, m.jeudy-ballini@college-de-france.fr

EXOGENESES. LA PRODUCTION D’« OBJETS-FRONTIERES » DANS L’ART EN EUROPE DEPUIS 1500

Brigitte Derlon, directrice d'études Sabine Du Crest, maîtresse de conférence à l'Université Michel de Montaigne (Bordeaux III) Monique Jeudy-Ballini, directrice de recherche au CNRS Rémi Labrusse, professeur à l'Université Paris-Ouest Nanterre-La-Défense (Paris-X)

Au cours de son histoire, l’Europe n’a cessé de porter témoignage, à travers son art, de l’attrait exercé sur elle par ce qui vient d’ailleurs. Ce goût s’est certes traduit visuellement par des démarches formelles et des sujets nouveaux. Mais il s’est aussi traduit physiquement, dans la matière même de certains objets qui, produits à partir d’éléments extra-européens, conservent ainsi la trace de leur « exogenèse » : des pièces liturgiques du XVI e siècle en plumasserie amérindienne à certaines œuvres d’art contemporain, en passant par les céramiques chinoises, japonaises, islamiques, remontées à l’âge baroque ou au XIX e siècle, les panneaux de laque extrême-oriental réutilisés en ébénisterie, etc. Ces objets, qui invitent à s’interroger non plus seulement sur la question des influences ou des métissages mais sur la manière dont on fabrique concrètement de l’endogène avec de l’exogène, nous les appelons des « objets-frontières ». À l’intersection d’ensembles culturels distincts, ils constituent un espace de significations où cohabitent l’ici et l’ailleurs, où, par le biais de la culture matérielle, s’entrecroisent et se traduisent des univers de sens. Au-delà des objets stricto sensu, relèvent aussi des « objets-frontières », au sens large, les espaces publics ou privés où pièces européennes et extraeuropéennes, subtilement agencées, se côtoient jusqu’à former un tout : des cabinets de curiosités humanistes aux intérieurs mondialisés des collectionneurs actuels en passant par les salons exotiques bourgeois du XIX e siècle. Au croisement de l’histoire interconnectée, des transferts culturels et de la culture matérielle, le séminaire se propose donc d’associer les approches d’historiens d’art et d’anthropologues pour explorer, à partir de cas concrets, les processus matériels et intellectuels d’appropriation en jeu dans les « objets-frontières ». À travers l’étude des configurations et des usages de tels objets, replacés dans les contextes politiques et culturels de leur époque,

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il s’agira aussi de mieux comprendre ce que la construction de l’identité européenne doit à l’élaboration, par l’art, d’un rapport aux Autres où coexistent un violent désir de maîtrise et un sentiment de trouble fasciné.

1 er , 3 e et 5 e jeudis du mois de 11h à 13h (salle 8, au 105 bd Raspail) du 7 novembre 2013 au 15 mai 2014.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et de M2 (6 ECTS)

Courriel : brigitte.derlon@ehess.fr

FIGURER LE MONDE : JARDINS ET PAYSAGES (suite) (S2) (S4)

Philippe Descola, directeur d'études

On poursuivra, pour la troisième année consécutive, l’analyse des formes de transfiguration in situ et in visu consistant à transposer sous forme d’image à une autre échelle des portions du monde réel ou imaginaire. On s’intéressera tout particulièrement cette année aux jardins vivriers, aux observatoires et aux modèles réduits.

Au premier semestre le séminaire prendra la forme de journées d'études thématiques dont les dates seront annoncées ultérieurement.

Jeudi de 10h à 12h (Collège de France, 11 place Marcelin-Berthelot, 75005 Paris), du 20 février au 10 avril 2014.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2 (3 ECTS).

Renseignements : auprès de Tiziana Manicone, Laboratoire d’anthropologie sociale, Collège de France, 52, rue du Cardinal Lemoine, 75005, Paris, téléphone : 01.44.27.17.32

Courriel: tiziana.manicone@college-de-france.fr

LES OBJETS COMME SOURCE: LE CAS DES TEXTILES (II)

Sophie Desrosiers, maître de conférences Marie Phliponeau, docteur en ethnologie

Les objets constituent une source particulière du fait de leur matérialité et du rôle qu’ils jouent et qu’ils ont joué dans de nombreuses sociétés. Objets de prestige comme objets du quotidien nous renseignent sur les pratiques et les idées mises en œuvre au cours de leur production et de leur participation à la vie sociale, économique, politique, et religieuse des sociétés. Du fait de leur omniprésence comme objet technique, objet d’art et de mise en scène et/ou de vêtement, les textiles sont riches en informations sur le présent comme sur le passé. Ils permettent de retisser l'histoire parfois sur la très longue durée en apportant des informations que les autres sources ne peuvent pas toujours fournir, quand elles existent.

Lundi de 17h à 19 h (salle 4, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 6 janvier 2014 au 7 avril 2014.

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Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2 et correspond à 6 ECTS.

Courriels : sophie.desrosiers@ehess.fr, mariephlip@hotmail.com

Renseignements : au secrétariat du Centre de recherches historiques, 190 av. de France,

75013.

Bibliographie :

- ALLMAN Jean, 2004, Fashioning Africa: Power and the politics of dress edited by Jean Allman, Indiana University Press, U.S., 247p.

- BEDAUX, Rogier M.A, Les plus anciens tissus retrouvés par les archéologues, in Vallées du Niger, Réunion des Musées Nationaux, 1993, Paris, pp.456-463

- GARDI Bernhard, 2002, Le Boubou - c’est chic, Les boubous du Mali et d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, Musée national des arts d’Afrique et d’océanie, Museum der Kulturen Basel (Ed.), Christoph Merian Verlag, Bâle, 207p.

- GROSFILLEY Anne, 2004, L’Afrique des textiles, Edisud, Aix-en-Provence, 175p.

- LOMBARD Maurice, 2004, Les textiles dans le monde musulman du VIIe au XIIe siècle, Les ré-impréssions des Editions De L’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, 316p.

- Musée Dapper, 1995, Au fil de la parole, Editions Dapper, Paris, 202p.

- PHLIPONEAU Marie, 2009, Le coton, fil d’une histoire africaine, Casbah Editions, Alger, 229p.

- PHLIPONEAU Marie, 2009, article Micro-histoire de la diffusion de l’islam en Afrique de l’Ouest. Créations de réseaux et de chaînes d’enseignement en Bwamu (Burkina Faso) in Cahiers d’Etudes Africaines, 196 (4), pp. 969-1000.

VERS UNE ANTHROPOLOGIE NÉO-CULTURALISTE (II)

Emmanuel Désveaux, directeur d’études

L'anthropologie contemporaine, qu'elle soit d'obédience cognitiviste ou d'obédience déconstructionniste et historiciste, ignore de plus en plus sa vocation initiale, à savoir rendre compte de la diversité culturelle et faire de celle-ci le socle de son ambition à élucider ce qui serait au fondement de la nature humaine. Cette situation nous paraît périlleuse pour la discipline elle-même, car elle n'aura alors plus rien de spécifique à proposer, sinon sa propre histoire comme menant à son propre perdition. Nous tenterons d'aller à contre-courant en réaffirmant l'existence de différentes cultures, mais en les considérant non pas comme une multitude d'idiosyncrasies locales, mais au contraire en tant que variations, structurellement engendrées, au sein d'aires culturelles de grandes dimensions et en nombre limité. Nous porterons pour ce faire notre attention en particulier sur deux grands domaines, où au delà de tout déterminisme matérialiste, prime des impératifs d'ordre sémantique : celui de la relation sexuée - et donc de la parenté - et celui de l'architecture vernaculaire, qui à bien des égards, peut être considéré comme une prolongation du premier.

Lundi, de 11h à 13h (salle 1, au 105 bd Raspail), du 4 novembre 2013 au 2 juin 2014.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2 et correspond à 12 ECTS.

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Bibliographie :

- DURKHEIM, Emile, Les Formes élémentaires de la vie religieuse : le système totémique australien, Paris, F. Alcan, 1912.

- ELKIN, Adolphus P, Les Aborigènes australiens, Paris, Gallimard, 1967.

- FABIANI, Jean-Louis, Qu'est-ce qu'un philosophe français ? : la vie sociale des concepts (1880-1980), Paris, Éditions de l'École des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 2010.

- LEVI-STRAUSS Claude, Le Totémisme aujourd'hui, Paris, PUF, 1962. La Pensée sauvage, Paris, Plon, 1962. L'Origine des manières de table, Paris Plon, 1968.

- ROHEIM, Géza, Psychanalyse et anthropologie, Paris, Gallimard, 1967.

Courriel : desveaux@ehess.fr, tél : 01.49.54.20.70 Site Web: http://imm.ehess.fr/document.php?id=70

ANTHROPOLOGIE DES RELIGIOSITES CONTEMPORAINES AU PRISME DES RAPPORTS DE GENRE (S2) (S4)

Alice Degorce, chargée de recherche à l'IRD Jean-Pierre Dozon, directeur d'études à l'EHESS* Fabienne Samson, chargée de recherche à l'IRD Kadya Tall, chargée de recherche à l'IRD Tal Tamari, chargée de recherche à l'IRD

Ce séminaire continue d’interroger les formes plurielles de production religieuse de la modernité, avec cette année une attention particulière pour la manière dont se négocient les relations de genre dans l’espace religieux. Les séances s’attacheront ainsi à analyser les discours produits sur la distinction sociale et les rapports entre genres, les pratiques concourant à les façonner, ou encore les revendications d’émancipation qui, tout en trouvant un ancrage dans les questions religieuses, interrogent la vie politique et sociale. Elles mettront l’accent sur les traductions contextualisées des grandes traditions religieuses et privilégieront une perspective comparative, en partant du contexte subsaharien mais sans s’y limiter.

1 er , 3 ème et 5ème mercredis du mois de 14h à 17h (salle de réunion du CEAF, au 96 bd Raspail) du 15 janvier au 18 juin 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M2, correspond à 6 ECTS.

Renseignements : auprès d’Elisabeth Dubois au Centre d’Etudes Africaines, 96 bd Raspail, 75006 Paris, téléphone : 01.53.63.56.50.

Courriels : alice.degorce@ird.fr, elisabeth.dubois@ehess.fr

Site Web: http://ceaf.ehess.fr/

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ANTHROPOLOGIE HISTORIQUE DES PRATIQUES RELIGIEUSES EN ISLAM MEDITERRANEEN

Hassan Elboudrari, maître de conférences

1- « Le système religieux islamique : fondements, évolution historique et dynamique anthropologique » :

Réflexion critique (collective) sur les fondements du système religieux islamique pour des recherches approfondies en sciences sociales et humaines qui ont en commun de concerner des aires culturelles ou des périodes historiques où l'islam, comme système religieux, mais aussi l'Islam, comme type de civilisation ou de culture, ont eu un rôle prépondérant dans l'organisation de la société (religion, représentations, références symboliques ou idéologiques).

2- "Pensée et pratiques eschatologiques musulmanes" :

Pan essentiel de la religiosité musulmane, mais assez peu analysé jusque-là dans sa dimension consciente et inconsciente de l’expérience religieuse des sociétés musulmanes, l'eschatologie indique aux croyants le destin du monde à sa fin dernière (signes de l'"Heure", événements apocalyptiques, ordre nouveau à venir), mais aussi leur destin post mortem (« épreuves du tombeau », jugement dernier, salut / damnation, paradis / enfer, etc.). À partir d'une littérature populaire de large diffusion, et des références classiques « orthodoxes » de celle-ci, explicites ou latentes, comme aussi à partir de quelques enquêtes de terrain maghrébin, on examinera les représentations et les pratiques eschatologiques (propitiatoires) médianes dans le monde musulman méditerranéen moderne et contemporain, leurs effets sur la vision collective du monde et sur l'action mondaine des hommes.

Lundi de 11h à 13h (IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 bd Raspail 75006 Paris), du 4 novembre 2013 au 16 juin 2014.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2 (12 ECTS)

Pré-requis : connaissance de la langue arabe souhaitée mais non obligatoire.

Courriel : helboudrari@wanadoo.fr Renseignements au CHSIM, 96 bd raspail, 75006 Paris.

Bibliographie indicative :

- Indispensable (outil de travail) : Encyclopédie de l’Islam, nouvelle édition, Leiden, Brill, 1991, et sq.

- Indispensable Le Coran, éd. et trad. de l'arabe par Régis Blachère, Maisonneuve et Larose, 2005[1 ère éd,1950]

- ARKOUN Mohammed, Pour une critique de la raison islamique, Paris, Maisonneuve et Larose, 1984, 378p

- DESROCHE Henri, L’Homme et ses religions, Paris, Cerf, 1972, 239 p.

- GARDET louis, Religion et communauté, Paris, Desclée de Brouwer, 1967 (rééditions nombreuses)

- LAPIDUS Ira, A History of Islam Societies, Cambridge (Usa), CUP, 1988,

1002p

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ANTHROPOLOGIE DE L’EUROPE

Daniel Fabre, directeur d’études Christine Laurière, chargée de recherche au CNRS André Mary, directeur de recherche au CNRS

Les ethnologues et le fait colonial

Ce séminaire entend revenir de façon dépassionnée sur les rapports entre anthropologie et colonisation. Longtemps accusée d’être la fille du colonialisme, née « d’une ère de violence » (Lévi-Strauss), l’anthropologie des années 1960-1970 a vigoureusement battu sa coulpe et douloureusement pris conscience des relations complexes entre la constitution du savoir ethnographique et le pouvoir impérial. L’historiographie récente invite à étudier à nouveaux frais cette question, en ne partant non pas des concepts, des théories, mais de situations particulières qui unissent un individu précis (l’ethnologue) à une situation contextualisée et des pratiques savantes. En somme, c'est à une anthropologie des savoirs ethnographiques en situation coloniale que ce séminaire souhaite apporter sa contribution. Pour sa troisième année, ce séminaire continuera d’interroger les modalités concrètes de la constitution de ces savoirs ethnographiques, en privilégiant le comparatisme (spatial et historique), la diversité des expériences coloniales, et une approche analytique, empirique, qui affronte ces questions par l'entrée biographique. Seront ainsi évoqués à la fois des moments (la Révolution française au prisme de ses colonies intérieures et d’Outre-mer, le mouvement religieux nord-amérindien du Ghost Dance dans les années 1890, l’ethnographie française de l’Indochine dans l’entre-deux-guerres, l’Angola des années 1930, l’Océanie française des années 1950), des figures et pratiques d’ethnologues sur des terrains coloniaux (James Mooney, Aristide Letourneux, Jacques Berque, Georges Condominas, Michel Leiris, Jean Guiart, les ethnographes maussiens en Afrique, etc.).

2ème et 4ème jeudis du mois de 15h à 17h (salle 1, 105 bd Raspail) du 14 novembre 2013 au 12 juin 2014. Séance supplémentaire le 15 mai (salle 8, même heure, même adresse).

Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2 (6 ECTS)

Renseignements : auprès de Nadine Boillon, au Lahic, 105 bd raspail, 75006 Paris. tél: 01.53.63.51.57

Courriels : daniel.fabre@libero.it, christine.lauriere@wanadoo.fr, amary@ehess.fr Site Web: http://www.iiac.cnrs.fr/lahic/

ETHNOGRAPHIE DE L’ETAT (S1) (S3)

Didier Fassin, directeur d’études, professeur à l’Institute for Advanced Study, Princeton

Depuis quelques années, un renouveau des travaux sur l’État s’est produit à travers une approche ethnographique attentive à la manière dont les agents, dans les administrations et les services publics, ne se contentent pas de mettre en œuvre des politiques, mais les font. Cette approche prolonge les travaux plus anciens sur la street-level bureaucracy et rencontre les analyses foucaldiennes autour de la gouvernementalité. Elle permet de complexifier et de critiquer les lectures durkheimienne, wébérienne et marxiste de l’État, notamment en soulignant les dimensions morale et politique du travail quotidien des agents. Mais ces travaux conduisent en retour à poser des questions de méthode, d’épistémologie et

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d’éthique qui concernent de manière plus générale la sociologie et l’anthropologie. Ce séminaire s’appuie sur le programme scientifique "Towards a Critical Moral Anthropology" soutenu par le Conseil européen de la recherche, dont des études de cas sur la police, la justice, la prison, les services sociaux seront présentées (voir le site web http://morals.ias.edu/ et l’ouvrage Juger, réprimer, accompagné. Essai sur la morale de l’État, Paris : Seuil, 2013). Des textes seront donnés à lire et à présenter lors des séances. Ce séminaire est ouvert aux étudiants de M1 et M2 (6 ECTS)

Lundi 6, mardi 7 et mercredi 8 janvier 2014 de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h 30 (salles du Conseil A et B, bât. Le France, 190-198 av de France 75013 Paris), ainsi que le jeudi 9 janvier 2014 de 9 h à 12 h 30 (mêmes salles)

Courriel : dfassin@ias.edu Site web : http://morals.ias.edu/

RELIGIONS EN DEBAT DANS LA CORNE DE L’AFRIQUE

Stéphane Ancel, chercheur, Ethio-Spare Project, Hambourg Éloi Ficquet, maître de conférences

Avec pour domaine d’observation les religions et mouvements religieux qui coexistent et/ou se confrontent en Éthiopie et dans les autres pays de la Corne de l’Afrique, dans une perspective associant les dynamiques historiques et les développements contemporains, le séminaire porte principalement sur les pratiques et les discours relatifs à la fixation d’institutions religieuses et à leurs transformations.

Après avoir examiné et comparé les modalités d’établissement, de gestion et de changement des espaces institutionnels du christianisme orthodoxe et de l’islam, le séminaire se poursuivra en étudiant les positionnements discursifs de ces deux cultes selon plusieurs configurations : l’un face ou en rapport à l’autre ; l’un et l’autre affirmant ou effaçant leurs particularismes locaux en regard des mouvements universels dans lesquels ils s’inscrivent ; le rôle de l’Etat dans la régulation de leur diffusion et de leur concurrence; les mouvements et débats au sein de chaque ensemble, générés par des acteurs internes et externes, avec une attention particulière portée au rôle des communautés en diaspora.

2 e jeudi du mois de 15 h à 17 h (salle Alphonse Dupront, 10 rue Monsieur le Prince, 75006 Paris), du 14 novembre 2013 au 12 juin 2014

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1et de M2, correspond à 3 ECTS.

Courriel : ficquet@ehess.fr

L'ÉTAT ETHIOPIEN EN DEBAT: LA PENSEE DEVELOPPEMENTALE FACE AUX ENJEUX MONDIAUX

Éloi Ficquet, maître de conférences Sabine Planel, chargée de recherche à l'IRD

L’actuelle République fédérale démocratique d'Éthiopie, établie depuis 1991 et proclamée constitutionnellement en 1995, continue de se construire au jour le jour. Tout en affichant

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son adaptation aux nouvelles normes internationales en matière de gouvernance, cet État ne se départit pas de ses héritages idéologiques eux-mêmes hétérogènes, qu’il s’agisse de l’ancien modèle polyarchique impérial ou des plus récents avatars de la doctrine marxiste. Après avoir observé les pratiques du pouvoir produites et portées par des acteurs dans divers secteurs et à divers niveaux de l'appareil d’État, le séminaire questionnera les débats qui, dans un environnement de censure, portent sur l’action de l’État dans sa capacité à définir, à initier et à soutenir une stratégie de développement.

Le Premier ministre Meles Zenawi avait été le concepteur et le promoteur de la plupart des formules qui orientaient la politique éthiopienne, notamment celle de « démocratie développementale » mise depuis quelques années sur la place publique africaine et fortement appuyée par les organismes internationaux. Depuis le décès du dirigeant éthiopien en août 2012, de nouveaux équilibres se négocient au sein du parti-État. La célébration de la pensée du leader disparu génère des divisions exégétiques sur ses nombreuses prises de parole, impliquant la relance de débats d’idée pour penser le renouveau du projet politique ou à tout le moins l’émergence d’une nouvelle génération politique.

À travers le cas éthiopien, il sera aussi question des grands débats sur la mise en œuvre de politiques de développement, notamment dans des situations autoritaires : gestion des ressources foncières, hydrauliques et énergétiques ; transformations rurales et croissance urbaine ; voies d’échange et des technologies de communication ; politiques éducatives et culturelles ; formation de nouveaux groupes sociaux et les aspirations qu’ils expriment ; place des pays vulnérables face au changement climatique…

Jeudi de 15 h à 17 h (salle Alphonse Dupront, 10 rue Monsieur le Prince, 75006 Paris) les 31 octobre, 28 novembre, 19 décembre 2013, 30 janvier, 27 février, 27 mars et 22 mai 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants de M1et de M2, correspond à 3 ECTS.

Courriel : ficquet@ehess.fr

ETHNO-HISTOIRE DE L’ASIE CENTRALE

Vincent Fourniau, maître de conférences

L'aire historique appelée Asie centrale est située au centre de l'Asie mais à la marge de nombre de domaines de recherches. On marginalise trop l'intérêt que peut représenter son étude pour mieux comprendre les grands systèmes politiques et sociaux auxquels elle a appartenu. C'est en particulier le cas de l'histoire des identités collectives dans ses sociétés entre les XV e et XX e siècles. La recherche qui sera menée en 2013-2014 dans ce séminaire explorera cette longue période, les discours endogènes et les travaux disponibles sur ces questions. Deux paradoxes en particulier doivent retenir notre attention: les travaux occidentaux depuis 1945 sur l'Asie centrale ont accordé une attention très vive à la Politique soviétique des nationalités dans cette région, sans développer nullement de recherches historiques sur les identités collectives avant la colonisation russe; enfin, un discours national très ethno-centré se développe dans les républiques indépendantes actuelles, en l'absence de travaux majeurs sur les identités collectives entre les XV e et XX e siècles.

Mercredi de 11h à 13h (salle 3, Bât. Le France, 190 av. de France, 75013 Paris) du 13 novembre 2013 au 11 juin 2014.

Ce séminaire, ouvert aux étudiants