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JACQUES BERGIER,

N'ÉTAIT PAS UNE LEGENDE.


" Je ne suis pas une légende ", tel est le titre de l'autobiographie que JB écrivit
en 1977, peu de temps avant sa mort.

On pourrait s'attendre à ce qu'une autobiographie soit la meilleure source de


renseignements concernant le personnage. Malgré la masse d'anecdotes que l'on
peut y découvrir, cette lecture laisse pourtant un curieux sentiment
d'incomplétude.

Au fur et à mesure que JB avance dans la description de sa vie, il semble s'égarer


dans des considérations passablement subalternes pour le lecteur, et ce dernier
désespère de trouver les détails qu'il aimerait surtout apprendre. Les derniers
chapitres semblent comme précipités, jetés avec ennui et désintérêt. L'homme
devait être fatigué, obligé au secret sur certains aspects de ses activités, et
entravé par certaines contraintes éditoriales. Il est vrai que sa santé déclinait et
que ce genre d'exercice n'était pas ce qu'il appréciait le plus. En refermant ce livre
de 240 pages, on voudrait qu'il y en eût 1000 de plus, car l'on devine qu'il y a
dans cette vie matière à de nombreux chapitres supplémentaires et fantastiques!
Mais ce serait oublier que JB joua toute sa vie sur l'ambiguïté de son personnage:
être surdoué, scientifique, espion, journaliste, écrivain, boulimique de lecture, "
amateur d'insolite et scribe des miracles " (sa célèbre carte de visite),... Jacques
Bergier, l'homme aux multiples vies parallèles, dont mêmes les proches ne
percevaient que quelques facettes! Aussi n'est-il pas si étonnant que son
autobiographie nous apparaisse de la même encre.

" Mais il y aurait aussi le livre total à écrire sur JB. Peut-être d'ailleurs y aurait-il
un livre total à écrire sur chaque surdoué; peut-être s'apercevrait-on que leurs
dons étonnants ne sont qu'une face de leur personnalité, sont liés, s'expliquent et
n'ont pu se révéler que grâce aux autres faces; et qui sont peut-être semblables
chez tous ce genre d'hommes. " (François Richaudeau, in Question de n°29,
1979).

En attendant, voici un modeste portrait:

Jacques Bergier est né le 08 août 1912 à Odessa. Famille juive pittoresque, père
épicier en gros, grand-père maternel rabbin miraculeux, cousin Anatole régicide,
tante " quel malheur ", oncle Asraël (l'ange de la mort), un autre contrebandier et
passeur,...

C'est un enfant surdoué qui se signale très tôt par une capacité de lecture
impressionnante: premier journal à 2 ans; à 4 ans il lit couramment le russe, le
français et l'hébreu. Il ne va pas à l'école mais dispose de professeurs particuliers.
En 1920, la Russie connaît la guerre civile et à l'automne la famille décide
d'émigrer vers la France. La première étape sera toutefois la petite ville polonaise
de Krzemeiniec où vit la branche maternelle de la famille. JB y restera jusqu'en
1925, il étudie dans les livres et un rabbin lui donne une instruction religieuse. Il
apprend aussi les mathématiques, la physique, l'anglais, l'allemand,... Il lit de
façon vorace, d'abord la presse puis tout ce qui lui tombe sous la main. La
bibliothèque locale contient des collections complètes de revues de science-fiction
russes et étrangères dont il se délecte (sauf durant la parenthèse
concentrationnaire, il lira de 4 à 10 livres par jours tout au long de sa vie).

Les affaires familiales périclitent et l'émigration vers la France est décidée. Ils
s'installent à Paris en 1925. JB fréquente l'école communale de Boulogne-sur-
Seine de 1926 à 1927 où il passe le certificat d'études primaires et fait une année
de préparation au brevet élémentaire. Il entre en 1928 au Lycée Saint-Louis où il
organise des canulars mémorables tout en étant un élève frondeur et intelligent. Il
passe les baccalauréats section sciences et philo en 1930 et réussit le concours
d'entrée à l'Institut de Chimie. Il s'inscrit en même temps à la Sorbonne pour
divers certificats de mathématique et de chimie.

Les grandes écoles, Normale, Polytechnique, Centrale, lui sont interdites, car ces
parcours exigeaient des préparations coûteuses, sa famille connaissait toujours
des difficultés financières, les bourses étaient pratiquement inexistantes, et il
avoue lui même que ses " faiblesses " en mathématique lui interdisaient cette voie
royale,... voilà pourquoi il envisage l'Institut de Chimie.

Il peut alimenter sa boulimie de lecture en découvrant les collections des revues


américaines " Argosy " et " All Story " (stock ayant appartenu à l'American Legion)
à la librairie Joseph-Gibert. Il peut y lire les plus grands noms du fantastique et de
la SF américaines. Il entretiendra une correspondance de 10 ans avec Lovecraft,
jusqu'à la mort de ce dernier. Il fréquente aussi assidûment les quais et les
bibliothèques publiques. Grâce à quelques travaux de traductions et des leçons, il
peut assumer une partie de ses frais d'études et s'acheter quelques livres neufs.
Fin 1933, il quitte l'Institut de chimie où il n'a pas réussi à obtenir de diplôme,
ainsi que la Sorbonne, pour ne plus refaire d'études.

Note: aussi bien les événements, que les conditions matérielles familiales, que les
différents " pédagogues et maîtres ", se liguèrent pour décourager et désorienter
le surdoué. Cet exemple est malheureusement loin d'être un cas isolé et ancien,
du peu de cas que fait la société du potentiel intellectuel de certains de ses
éléments.

De 1933 à 1936, il exerce différents petits métiers (traducteur, analyste, fabricant


de colle...). En 1936, son ami Alfred Eskenazi, ingénieur chimiste, finance la mise
sur pied d'un laboratoire. En association avec le physicien Vladimir Gavreau ils
travaillent d'abord sur des produits pour le tissage de la soie et de la rayonne,
ainsi que sur les premières méthodes d'automation des procédés industriels.
Parallèlement, Bergier s'intègre à l'équipe de chimie-physique d'Hellbronner pour
des travaux de physique nucléaire. Il découvre l'utilisation de l'eau lourde pour le
freinage des neutrons et réalise la première synthèse d'un élément radioactif
naturel, le polonium. JB vit à cette époque un bouillonnement créatif intense, et il
rêve de fonder un véritable empire industriel de l'atome par l'exploitation des
brevets qu'il prend sur un certain nombre de découvertes. Ces laboratoires
fonctionneront jusqu'à la débâcle en 1940.

Depuis plusieurs années, JB s'était aussi investi dans la lutte antinazie. En 1935,
avec le soutien du parti communiste allemand, il distribuait des tracs à la sortie
des cinémas et des théâtres lors de voyages d'affaire en Allemagne. Il
transmettait également des rapports sur l'utilisation de l'énergie atomique aux
gouvernements américains et français, ce qui l'engagera progressivement au sein
des services secrets alliés. En mai 1940, il choisit la lutte sur le terrain de la
France. Il se rend d'abord à Toulouse, puis à Lyon où il restera de septembre 1940
à novembre 1943, date de son arrestation par la Gestapo.

Ses activités de résistant sont multiples. Il met en place des laboratoires


clandestins pour la fabrication de bombes explosives et incendiaires, d'émetteurs
radio, de dispositifs d'écoute téléphonique, de fausses monnaies et faux papiers. Il
organise des actions comme l'intimidation de collabos par l'envoi d'oreilles
coupées, des attentats à la bombe, etc. Début 1942, il réalisera et fera éditer à
Londres un " manuel du parfait saboteur ", traduit en 38 langues. Il est aussi le
rédacteur du journal " Le soldat allemand en Méditerranée ", feuille clandestine en
allemand servant à démoraliser l'ennemi. Il organise des réseaux de résistants et
d'espions, c'est ainsi qu'il devient l'un des dirigeants du réseau " Marco Polo ", et
qu'il parvient à obtenir la localisation de la base secrète de construction de V2 de
Pennemünde, qui sera finalement bombardée par l'armée alliée. Il est arrêté à
Lyon le 23 novembre 1943 par la Gestapo et soumis à la question.

" Aucune torture n'a pu avoir raison de cet homme de fer ", dira Julius Mader,
historien allemand.

En mars 1944 il est envoyé au camp de Neue Bremme, en Sarre, section " retour
indésirable ", où il restera trois semaines. Contre toute logique, il survit aux
tortures que ses tortionnaires lui font subir. Il connaîtra plusieurs fois le coma et
usera de stratagèmes mentaux afin de supporter les sévices. Il sera envoyé au
camp de Mauthausen le 02 avril 1944 et y restera jusqu'à la chute du camp le 05
mai 1945. Là, il rejoindra et dirigera l'organisation clandestine de résistance. Il
organise l'insurrection de la nuit du 2 au 3 février 1945. Après la chute du camp, il
poursuivra et abattra personnellement le chef Ziereis (c'est du moins ce qu'il
raconte dans son autobiographie où, pour des raisons qu'il ne nous appartient pas
de juger ici, il prend certaines libertés avec la vérité historique !). Il quittera
Mauthausen le 19 mai après avoir accompli divers devoirs de mémoire.

C'est un mort-vivant (36kg) qui finalement rentre en France et réintègre la vie


civile (il regrettera ce choix, jugeant bien vite qu'il aurait eu plus d'avenir en
URSS). Il recevra les plus hautes distinctions militaires des russes, des anglais,
des américains et des français. Les russes lui consacrèrent un film " L'homme qui
arrêta la foudre " (autre titre " Et l'Angleterre sera détruite "), qui glorifie son
action d'espionnage dans l'affaire de la destruction de la base de Pennemünde.
Estimant qu'il va mourir s'il prend du repos, il continue ses activités. Dans les
premiers temps, il s'occupe d'organiser la DGER, de la poursuite des criminels de
guerre (Nuremberg de novembre 45 à octobre 46), d'espionnage et de contre-
espionnage, de la recherche de secrets militaires. Il demande à de Gaulle de créer
le Commissariat à l'Energie Atomique.

Il dit avoir ramené deux pouvoirs paranormaux de Mauthausen. Le premier dont il


se débarrassera rapidement est de pouvoir deviner de quoi les gens ont faim. Le
second est de savoir avec certitude quand il est suivi (ce qu'il aura l'occasion de
faire vérifier plus d'une fois). Depuis toujours, il jouit également d'un don
d'hyperosmie (olfaction exacerbée), tandis que sa myopie est très accentuée.

Selon ses propres termes, il connaît la pauvreté, le chagrin et l'exil. La pauvreté,


car ses rêves de grandeur sont anéantis. Le chagrin d'avoir perdu tant d'amis
dans la bataille. Enfin l'exil, car il se sentira toujours comme un exilé en France.
En 1947, il fonde la société Recherche et Industrie, groupe d'ingénieurs conseils. Il
effectuera notamment une mission aux Etats-Unis (New-York, Chicago, Detroit,
Pittsburgh, Boston) dans le cadre d'un projet de fabrication par l'Inde d'essence
synthétique. Aux Etats-Unis, il en profite pour voir où en est la littérature de
science-fiction et pour croiser un autre destin illustre en la personne d'Albert
Einstein à Princeton. Il fonde aussi l'association des écrivains scientifiques en
France. S'il s'est rendu aux Etats-Unis, Bergier a aussi accompli un voyage en
URSS (Kiev,...) quelques années plus tard, en 1972, à l'invitation des autorités
militaires.

Dès avant la guerre mais de plus en plus activement après 1948, il s'adonne au
journalisme. Il écrit ainsi pour "Les lettres françaises", journal fondé par Aragon,
puis entre à " Constellation " vers 1953, journal où le sérieux passe loin après la
quête du sensationnel. Entre autres canulars, il inventa les aventures de l'Abbé
Mélisse, dont les mémoires ont été " sérieusement " publiées et traduites en 17
langues par la suite.

Aparté alchimique.

Jacques Bergier est également connu pour ses positions sur l'alchimie. Il s'y
intéresse pour la première fois en 1938 quand Hellbronner l'emmène dans une
usine à gaz de la région parisienne, où ils rencontrent Fulcanelli, l'auteur des deux
célèbres livres " Le mystère des cathédrales " et " Les demeures philosophales ".
Ils discuteront des dangers pour l'humanité de la recherche atomique. Après la
guerre, JB aurait réalisé des expériences alchimiques, comme la synthèse d'argent
et d'or en petites quantités, ainsi que du béryllium. Il recevra d'un alchimiste
tchèque quelques onces de " poudre de projection ", qui selon ses dires
fonctionnait parfaitement. Cette facette du personnage reste parmi les plus
mystérieuses. Il portait cependant l'alchimie en haute estime.

Dans le milieu des années 50, Bergier rencontre Louis Pauwels. Les deux hommes
n'ont rien en commun. Pauwels est un littéraire alors que Bergier méprise ce qui
ne relève pas de la méthode scientifique. Néanmoins, une grande amitié naît entre
eux, ce qui conduira à la rédaction du fameux " Matin des Magiciens ", publié chez
Gallimard en 1960. Ce pavé du " réalisme fantastique " connaît un succès
phénoménal et Bergier devient rapidement une célébrité au-delà des frontières de
l'hexagone (il sera le "guide touristique" de Youri Gagarine lors de sa visite au
salon aéronautique du Bourget en 1965). Les faits cités dans ce livre sont issus
pour l'essentiel de ses dossiers personnels qu'il distillait lors de discussions avec
Pauwels, lequel se chargeait le lendemain de rédiger le manuscrit. Dans la foulée
de ce livre, Pauwels et Bergier lancent la revue Planète afin de combler l'attente
des milliers de lecteurs. La revue connaît un véritable succès et devient un
phénomène de société. L'aventure durera 8 ans, 41 numéros de 200 pages, des
centaines d'articles, une tentative de reconduction avec 25 " Nouveau Planète ",
mais aussi une production d'ouvrages annexes fort intéressants, comme les "
Encyclopédie Planète ", les " Anthologie Planète ", les " Présence Planète ", les "
Métamorphoses de l'Humanité ", les " Planète Histoire ", les " Trésors spirituels de
l'humanité " et autres productions de qualité...

Bergier alimentera ce mouvement d'articles et de préfaces sur l'alchimie, les


recherches parapsychologiques, les armes secrètes, l'archéologie mystérieuse,
l'espionnage, " l'histoire invisible ",...
Cette aventure se terminera au début des années 70. Les événements de mai 68
ont profondément divisé la rédaction. En désaccord avec la nouvelle politique
éditoriale, Bergier quitte la direction. Il publiera néanmoins " L'homme éternel ",
premier volet d'une suite au " Matin des Magiciens " prévue initialement en 5
actes. Ce livre n'ayant pas le succès escompté, Pauwels abandonne le projet et ce
sera la brouille entre les deux auteurs. JB écrira alors seul ses propres livres dans
la continuité du réalisme fantastique, livres qui s'ajouteront à ses oeuvres diverses
et variées sur l'espionnage, la chimie, la politique fiction, ... Sans compter ses
nombreux articles toujours proposés dans divers journaux et revues et l'entretien
d'une correspondance mondiale avec de nombreux personnages (par ex. 40 ans
de correspondance avec JB Rhines). (voir bibliographie).

Aparté Science-fiction

Jacques Bergier s'est beaucoup intéressé la littérature de science-fiction, la seule


d'ailleurs, avec une certaine poésie, qu'il ne méprisât point. Déjà à Krzemeiniec il
découvre la SF russe et étrangère dans les collections de la bibliothèque, puis à
Paris dans les années 30, grâce aux " pulps " américains achetés d'occasion. Il
sera un fan de H.P. Lovecraft avec qui il entretiendra une correspondance de 1932
jusqu'à sa mort en 1937, et contribuera à le faire connaître en France (préface à
la traduction française du recueil " Démons et Merveilles ", aux Éditions des Deux
Rives en 1955). Dès 1946, il rencontra à Londres l'éditeur John Carnel, il avait
déjà le projet de promouvoir la littérature anglo-saxonne du genre en france. Il y
parvint plus tard avec les revues, "Fiction", "Satellite", les collections "Rencontre"
et "Fiction", ainsi que son ouvrage "Admirations". Pour lui, la SF n'est pas
seulement un loisir, mais une manière de penser et de comprendre le monde, une
préfiguration de ce qui attend l'humanité. Il a l'idée du prix Rosny Aîné, lancé le
14/10/54 et est membre fondateur des prix Jules Verne et Apollo.

Qui était Jacques Bergier?

Celui qui disait que mai 68 était une démonstration de l'Interterror visant à
montrer que l'on peut détruire un pays de l'intérieur, ou, visant plus directement
les participants, " la révolte des imbéciles contre l'intelligence "?

Celui qui comme Charles Fort collectait et accumulait (dans des dossiers secrets et
avec sa mémoire comme boîte à fiches) les faits étranges, maudits, paranormaux?
Mais, rebelle aux histoires de soucoupes-volantes, qui disait aussi avec son
humour pervers " les OVNI sont des hallucinations collectives provoquées par des
extraterrestres "?

L'espion scientifique, le conseiller militaire?

Le scientifique, découvreur, membre de l'académie des sciences de N.Y.,


dépositaire de brevets,... et alchimiste à ses heures?

Celui qui " distillait des idées comme la reine des abeilles pond des oeufs, par
millions, à jet continu et sans repos " (Charles Noël Martin in Question de n° 28)?

" L'ordinateur vivant " de l'émission " Les Incollables "?

Un mégalomane, un paranoïaque?
Un être d'une gentillesse extrême?

Un surdoué!

Il est mort seul, pour la seconde fois, le 23 novembre 1978. Comme il l'avait dit
lui-même, il était mort une première fois le 23 novembre 1943, jour de son
arrestation à Lyon : "En voyant la Gestapo arriver, j'ai cru ma vie finie. Elle ne
faisait en fait que débuter. Je devais sacrifier au rite du passage, mourir et
renaître comme dans la légende. Telle l'âme nouvellement libérée qui commence
son lent voyage à la rencontre du Visage juste, j'avais encore beaucoup à
apprendre." (Je ne suis pas une légende, p. 113)

Et, " en mourant, c'est la première fois qu'il fait de la peine ", (Aimé Michel in
Question de n°28).

Boules lumineuses vertes, projet Twinkle, petites


lumières, et Grudge
A minuit exactement le 18 Septembre 1954, mon téléphone sonna. C'était Jim Phalen, un de mes amis
du Long Beach Press-Telegram, et il avait un bon rapport de soucoupe volante, chaud depuis les
lignes. Il me lu. Le titre était : Des milliers de personnes ont vu une énorme boule
lumineuse s'éclairer dans le ciel sombre du Nouveau Mexique ce soir.

L'histoire continuait en parlant de comment une boule lumineuse d'un vert aveuglant de la taille
d'une pleine Lune avait silencieusement foncé vers le Sud-Est au travers du Colorado et vers le Nord du
Nouveau Mexique à 20 h 40 cette nuit-là. Des milliers de personnes avaient vu la boule lumineuse. Elle
était passée juste au-dessus d'un stade de football rempli à Santa Fe (Nouveau Mexique) et des
personnes à Denver indiquèrent qu'elle avait changé la nuit en jour. L'équipage d'un avion de
ligne de la TWA volant à Albuquerque depuis Amarillo (Texas), la vit. Tous les standards de police et de
journaux dans les 2 états furent bloqués par des appels.

Un des appels venait d'un homme demandant si quelque chose s'inhabituel était arrivé récemment.
Lorsqu'il fut informé de la mystérieuse boule lumineuse il poussa un soupir audible de soulagement,
Merci, dit-il, j'avais peur d'avoir pris du mauvais bourbon. Et il raccrocha.

Le docteur Lincoln La Paz, une autorité renommée dans le monde sur les météorites et directeur de
l'Institut de Météoritique du Nouveau Mexique, prit apparemment l'événement calmement. L'histoire
[wire] raconte qu'il avait dit à un journaliste qu'il relèverait les coordonnées de sa course, tenterait de
déterminer où elle avait atterri, et sortirait dehors pour tenter de la trouver. Mais, dit-il, Je ne
m'attends pas à trouver quoi que ce soit.

Lorsque Jim Phalen eut lu le reste du rapport il demanda, Qu'est-ce que c'était ?

Quelque chose me dit que les boules lumineuses vertes sont de retour, répondis-je.

Que diable sont les boules lumineuses vertes ?

Que diable sont les boules lumineuses vertes ? J'aimerai le savoir. Comme l'aimeraient beaucoup
d'autres personnes.

Les boules lumineuses vertes ont débarqué dans l'histoire de ovnis fin Novembre 1948, lorsque des gens
autour d'Albuquerque (Nouveau Mexique), commençèrent à signaler voir de mystérieuses fusées
vertes la nuit. Les premiers signalements ne mentionnaient qu'un trait vert dans le ciel, bas sur
l'horizon. A partir de la description les gens du Renseignement de l'Air Force à la base aérienne de
Kirtland à Albuquerque et des gens du Projet Sign à l'ATIC décrivirent les objets comme des fusées.
Après tout, des milliers de GIs avaient probablement été discharged with a duffel bag plein de Very
pistols and flares liberés.

Mais alors que les jours passaient les signalements devenaient meilleurs. Ils semblaient indiquer que les
"fusées" devenaient plus grandes et de plus en plus de gens signalaient les voir. On se demandait si cet
"accroissement" était psychologique parce qu'il n'y avait eu aucune publicité - donc l'Air Force décida
de reconsidérer la réponse des "fusées". Ils étaient dans le processus de le faire la nuit du 5 Décembre
1948, une nuit mémorable dans le chapitre des boules lumineuses vertes dans l'histoire des ovnis.

A 21 h 27 le 5 Décembre, un transport C-47 de Air Force volait à 18000 pieds à 10 miles à l'Est
d'Albuquerque. Le pilote était un capitaine Goede. Soudain l'équipage, le capitaine Goede, son co-
pilote, et son ingénieur furent effarés par une boule lumineuse verte clignotant à travers le ciel devant
eux. Elle ressemblait à un énorme météore sauf qu'elle était d'une couleur vert brillant et qu'elle
n'arquait pas vers le bas, comme les météores le font d'habitude. La boule lumineuse de couleur verte
avait démarré bas, depuis un endroit près des pentes de l'Est des Montagnes de Sandia, légèrement
arquées vers le haut, puis semblant s'égaliser. Et elle était trop grosse pour un météore, au moins plus
grande que n'importe quel météore que quiconque dans le C-47 avait vu auparavant. Après une
discussion précipitée l'équipage décida qu'ils feraient mieux d'en parler à quelqu'un, surtout depuis qu'ils
avaient vu un objet identique 22 mn avant près de Las Vegas (Nouveau Mexique).

Le capitaine Goede prit son microphone et appela la tour de contrôle de la base aérienne de Kirtland et
signala ce que lui et son équipage avaient vu. La tour relaya le message aux personnes du
renseignement local.

Quelques minutes plus tard le capitaine du vol 63 de Pioneer Airlines appela la Tour de Kirtland. A 21 h
35 il avait également vu une boule lumineuse verte just à l'Est de Las Vegas (Nouveau Mexique). Il était
sur sa route pour Albuquerque et ferait un rapport complet lorsqu'il atterrirait.

Lorsqu'il amena son DC-3 jusqu'à la rampe des passagers à Kirtland quelques minutes plus tard,
plusieurs officiers du renseignement l'attendaient. Il rapporta qu'à 21 h 35 il se trouvait en direction de
l'Ouest, approachant Las Vegas depuis l'Est, lorsque lui et son co-pilote virent ce qu'ils pensèrent
d'abord être une étoile filante. Elle était devant eux et un peu au-dessus. Mais, dit le capitaine, il ne
leur fallu qu'une demi-seconde pour réaliser que quoi qu'ils virent cela avait une trajectoire trop basse et
trop plate pour être un météore. Alors qu'il regardaient, l'objet sembla approcher de l'avant de leur
appareil, changeant se couleur du rouge-orangé au vert. Alors qu'il devenait de plus en plus gros, dit le
capitaine, il était convaincu qu'il allait entrer en collision avec eux et il étira donc le DC-3 vers le haut
dans un virage serré. Alors que la boule lumineuse verte est à côté d'eux elle commence à tomber vers le
sol, s'atténuant de plus en plus jusqu'à disparaître. Juste avant d'éviter le DC-3, la boule lumineuse était
aussi grande, ou plus grande, qu'une pleine Lune.

Les officiers de renseignement posèrent quelques questions supplémentaires et rentournèrent à leur


bureau. D'autres rapports, qui avaient été téléphonés depuis tout le Nord du Nouveau Mexique, les
attendaient. Le matin une véritable enquête était en route.

Peu importe ce que ces boules lumineuses vertes étaient, les militaires commençaient à être tendus.
Elles auraient pu être des météorites courantes, des fusées agrandies psychologiquement, ou de
véritables ovnis, mais quoi qu'elles fussent elles jouaient alentours dans une des zones de sécurité les
plus sensibles des Etats-Unis. Dans les 100 miles d'Albuquerque se trouvaient 2 installations constituant
la colonne vertébrale du programme de bombe atomique, Los Alamos et la Base de Sandia. Eparpillées
à travers le pays se trouvaient d'autres installations vitales pour les défense des U.S.: stations radar,
bases de chasseurs intercepteurs, et les autres zones mystérieuses qui avaient été blocked off by high
chain link fences.
Les boules lumineuses vertes montrant une certain ressemblance avec les météores ou météorites, les
officiers de renseignement de Kirtland appelèrent le docteur Lincoln La Paz.

Le docteur La Paz indiqua qu'il serait heureux de pouvoir aider, et les officiers lui expliquèrent donc les
étranges séries d'événements. Effectivement, dit-il, la description des boules lumineuse sonnait comme
s'il pouvait s'agit de météorites - à l'exception de quelques points. Une manière d'être sûr était d'essayer
de plot the flight path of the green fireballs the same way he had so successfully plotted the flight path
of meteorites in the past. From this flight path he could determine where they would have hit the earth -
if they were meteorites. They would search this area, and if they found parts of a meteorite they would
have the answer to the green fireball riddle.

The fireball activity on the night of December 5 was made to order for plotting flight paths. The good
reports of that night included carefully noted locations, the directions in which the green objects were
seen, their heights above the horizon, and the times when they were observed. So early the next
morning Dr. La Paz and a crew of intelligence officers were scouring northern New Mexico. They
started out by talking to the people who had made reports but soon found out that dozens of other
people had also seen the fireballs. By closely checking the time of the observations, they determined
that eight separate fireballs had been seen. One was evidently more spectacular and was seen by the
most people. Everyone in northern New Mexico had seen it going from west to east, so Dr. La Paz and
his crew worked eastward across New Mexico to the west border of Texas, talking to dozens of people.
After many sleepless hours they finally plotted where it should have struck the earth. They searched the
area but found nothing. They went back over the area time and time again-nothing. As Dr. La Paz later
told me, this was the first time that he seriously doubted the green fireballs were meteorites.

Within a few more days the fireballs were appearing almost nightly. The intelligence officers from
Kirtland decided that maybe they could get a good look at one of them, so on the night of December 8
two officers took off in an airplane just before dark and began to cruise around north of Albuquerque.
They had a carefully worked out plan where each man would observe certain details if they saw one of
the green fireballs. A 18 h 33 they saw one. This is their report:

At 18 h 33 while flying at an indicated altitude of 11500 pieds, a strange


phenomenon was observed. Exact position of the aircraft at time of the
observation was 20 miles east of the Las Vegas, N.M., radio range station. The
aircraft was on a compass course of 90 °. Capt. was pilot and I was acting as
copilot. I first observed the object and a split second later the pilot saw it. It was
2000 pieds higher than the plane, and was approaching the plane at a rapid rate
of speed from 30 degrees to the left of our course. The object was similar in
appearance to a burning green flare, the kind that is commonly used in the Air
Force. However, the light was much more intense and the object appeared
considerably larger than a normal flare. The trajectory of the object, when first
sighted, was almost flat and parallel to the earth. The phenomenon lasted about 2
seconds. At the end of this time the object seemed to begin to burn out and the
trajectory then dropped off rapidly. The phenomenon was of such intensity as to
be visible from the very moment it ignited.

Back at Wright-Patterson AFB, ATIC was getting a blow-by-blow account of the fireball activity but
they were taking no direct part in the investigation. Their main interest was to review all incoming UFO
reports and see if the green fireball reports were actually unique to the Albuquerque area. They were.
Although a good many UFO reports were coming in from other parts of the U.S., none fit the
description of the green fireballs.

All during Décembre 1948 et Janvier 1949 the green fireballs continued to invade the New Mexico
skies. Everyone, including the intelligence officers at Kirtland AFB, Air Defense Command people, Dr.
La Paz, and some of the most distinguished scientists at Los Alamos had seen at least one.
En mi-Février 1949 a conference was called at Los Alamos to determine what should be done to further
pursue the investigation. The Air Force, Project Sign, the intelligence people at Kirtland, and other
interested parties had done everything they could think of and still no answer.

Such notable scientists as Dr. Joseph Kaplan, a world-renowned authority on the physics of the upper
atmosphere, Dr. Edward Teller, of H-bomb fame, and of course Dr. La Paz, attended, along with a lot of
military brass and scientists from Los Alamos.

This was one conference where there was no need to discuss whether or not this special type of UFO,
the green fireball, existed. Almost everyone at the meeting had seen one. The purpose of the conference
was to decide whether the fireballs were natural or man-made and how to find out more about them.

As happens in any conference, opinions were divided. Some people thought the green fireballs were
natural fireballs. The proponents of the natural meteor, or meteorite, theory presented facts that they had
dug out of astronomical journals. Greenish colored meteors, although not common, had been observed
on many occasions. The flat trajectory, which seemed to be so important in proving that the green
fireballs were extraterrestrial, was also nothing new. When viewed from certain angles, a meteor can
appear to have a flat trajectory. The reason that so many had been seen during December of 1948 and
January of 1949 was that the weather had been unusually clear all over the Southwest during this
period.

Dr. La Paz led the group who believed that the green fireballs were not meteors or meteorites. His
argument was derived from the facts that he had gained after many days of research and working with
Air Force intelligence teams. He stuck to the points that (1) the trajectory was too flat, (2) the color was
too green, and (3) he couldn't locate any fragments even though he had found the spots where they
should have hit the earth if they were meteorites.

People who were at that meeting have told me that Dr. La Paz's theory was very interesting and that
each point was carefully considered. But evidently it wasn't conclusive enough because when the
conference broke up, after two days, it was decided that the green fireballs were a natural phenomenon
of some kind. It was recommended that this phase of the UFO investigation be given to the Air Force's
Cambridge Research Laboratory, since it is the function of this group to study natural phenomena, and
that Cambridge set up a project to attempt to photograph the green fireballs and measure their speed,
altitude, and size.

In the late summer of 1949, Cambridge established Projet Twinkle to solve the mystery. The project
called for establishing 3 cinetheodolite stations near White Sands, New Mexico. A cinetheodolite is
similar to a 35 mm. movie camera except when you take a photograph of an object you also get a
photograph of three dials that show the time the photo was taken, the azimuth angle, and the elevation
angle of the camera.

If two or more cameras photograph the same object, it is possible to obtain a very accurate measurement
of the photographed object's altitude, speed, and size.

Le Projet Twinkle was a bust. Absolutely nothing was photographed. Of the 3 cameras that were
planned for the project, only one was available. This one camera was continually being moved from
place to place. If several reports came from a certain area, the camera crew would load up their
equipment and move to that area, always arriving too late. Any duck hunter can tell you that this is the
wrong tactic; if you want to shoot any ducks pick a good place and stay put, let the ducks come to you.

The people trying to operate Project Twinkle were having financial and morale trouble. To do a good
job they needed more and better equipment and more people, but Air Force budget cuts precluded this.
Moral support was free but they didn't get this either.

When the Korean War started, Projet Twinkle silently died, along with official interest in green fireballs.
When I organized Projet Blue Book in the summer of 1951 I'd never heard of a green fireball. We had a
few files marked "Los Alamos Conference," "Fireballs," "Project Twinkle," etc., but I didn't pay any
attention to them.

Then one day I was at a meeting in Los Angeles with several other officers from ATIC, and was
introduced to Dr. Joseph Kaplan. When he found we were from ATIC, his first question was, What
ever happened to the green fireballs ? None of us had ever heard of them, so he quickly gave
us the story. He and I ended up discussing green fireballs. He mentioned Dr. La Paz and his opinion that
the green fireballs might be man-made, and although he respected La Paz's professional ability, he just
wasn't convinced. But he did strongly urge me to get in touch with Dr. La Paz and hear his side of the
story.

When I returned to ATIC I spent several days digging into our collection of green fireball reports. All of
these reports covered a period from early December 1948 to 1949. As far as Blue Book's files were
concerned, there hadn't been a green fireball report for a year and a half.

I read over the report on Projet Twinkle and the few notes we had on the Los Alamos Conference, and
decided that the next time I went to Albuquerque I'd contact Dr. La Paz. I did go to Albuquerque several
times but my visits were always short and I was always in a hurry so I didn't get to see him.

It was 6 or 8 months later before the subject of green fireballs came up again. I was eating lunch with a
group of people at the AEC's Los Alamos Laboratory when one of the group mentioned the mysterious
kelly-green balls of fire. The strictly unofficial bull-session-type discussion that followed took up the
entire lunch hour and several hours of the afternoon. It was an interesting discussion because these
people, all scientists and technicians from the lab, had a few educated guesses as to what they might be.
All of them had seen a green fireball, some of them had seen several.

One of the men, a private pilot, had encountered a fireball one night while he was flying his Navion
north of Santa Fe and he had a vivid way of explainihg what he'd seen. "Take a soft ball and paint
it with some kind of fluorescent paint that will glow a bright green in the dark," I
remember his saying, then have someone take the ball out about 100 feet in front of
you and about 10 feet above you. Have him throw the ball right at your face, as
hard as he can throw it. That's what a green fireball looks like.

The speculation about what the green fireballs were ran through the usual spectrum of answers, a new
type of natural phenomenon, a secret U.S. development, and psychologically enlarged meteors. When
the possibility of the green fireballs' being associated with interplanetary vehicles came up, the whole
group got serious. They had been doing a lot of thinking about this, they said, and they had a theory.

The green fireballs, they theorized, could be some type of unmanned test vehicle that was being
projected into our atmosphere from a "spaceship" hovering several hundred miles above the earth. Two
years ago I would have been amazed to hear a group of reputable scientists make such a startling
statement. Now, however, I took it as a matter of course. I'd heard the same type of statement many
times before from equally qualified groups.

Turn the tables, they said, suppose that we are going to try to go to a far planet. There would be three
phases to the trip: out through the earth's atmosphere, through space, and the re-entry into the
atmosphere of the planet we're planning to land on. The first two phases would admittedly present
formidable problems, but the last phase, the re-entry phase, would be the most critical. Coming in from
outer space, the craft would, for all practical purposes, be similar to a meteorite except that it would be
powered and not free falling. You would have myriad problems associated with aerodynamic heating,
high aerodynamic loadings, and very probably a host of other problems that no one can now conceive
of. Certain of these problems could be partially solved by laboratory experimentation, but nothing can
replace flight testing, and the results obtained by flight tests in our atmosphere would not be valid in
another type of atmosphere. The most logical way to overcome this difficulty would be to build our
interplanetary vehicle, go to the planet that we were interested in landing on, and hover several hundred
miles up. From this altitude we could send instrumented test vehicles down to the planet. If we didn't
want the inhabitants of the planet, if it were inhabited, to know what we were doing we could put
destruction devices in the test vehicle, or arrange the test so that the test vehicles would just plain burn
up at a certain point due to aerodynamic heating.

They continued, each man injecting his ideas.

Maybe the green fireballs are test vehicles-somebody else's. The regular UFO reports might be
explained by the fact that the manned vehicles were venturing down to within 100000 ou 200000 pieds
of the earth, or to the altitude at which atmosphere re-entry begins to get critical.

I had to go down to the airstrip to get a CARGO Airlines plane back to Albuquerque so I didn't have
time to ask a lot of questions that came into my mind. I did get to make one comment. From the
conversations, I assumed that these people didn't think the green fireballs were any kind of a natural
phenomenon. Not exactly, they said, but so far the evidence that said they were a natural phenomenon
was vastly outweighed by the evidence that said they weren't.

During the kidney jolting trip down the valley from Los Alamos to Albuquerque in one of the CARGO
Airlines' Bonanzas, I decided that I'd stay over an extra day and talk to Dr. La Paz.

He knew every detail there was to know about the green fireballs. He confirmed my findings, that the
genuine green fireballs were no longer being seen. He said that he'd received hundreds of reports,
especially after he'd written several articles about the mysterious fireballs, but that all of the reported
objects were just greenish colored, common, everyday meteors.

Dr. La Paz said that some people, including Dr. Joseph Kaplan and Dr. Edward Teller, thought that the
green fireballs were natural meteors. He didn't think so, however, for several reasons. First the color was
so much different. To illustrate his point, Dr. La Paz opened his desk drawer and took out a well worn
chart of the color spectrum. He checked off two shades of green; one a pale, almost yellowish green and
the other a much more distinct vivid green. He pointed to the bright green and told me that this was the
color of the green fireballs. He'd taken this chart with him when he went out to talk to people who had
seen the green fireballs and everyone had picked this one color. The pale green, he explained, was the
color reported in the cases of documented green meteors.

Then there were other points of dissimilarity between a meteor and the green fireballs. The trajectory of
the fireballs was too flat. Dr. La Paz explained that a meteor doesn't necessarily have to arch down
across the sky, its trajectory can appear to be flat, but not as flat as that of the green fireballs. Then there
was the size. Almost always such descriptive words as "terrifying," "as big as the moon," and
"blinding" had been used to describe the fireballs. Meteors just aren't this big and bright.

No ---Dr. La Paz didn't think that they were meteors.

Dr. La Paz didn't believe that they were meteorites either.

A meteorite is accompanied by sound and shock waves that break windows and stampede cattle. Yet in
every case of a green fireball sighting the observers reported that they did not hear any sound.

But the biggest mystery of all was the fact that no particles of a green fireball had ever been found. If
they were meteorites, Dr. La Paz was positive that he would have found one. He'd missed very few
times in the cases of known meteorites. He pulled a map out of his file to show me what he meant. It
was a map that he had used to plot the spot where a meteorite had hit the earth. I believe it was in
Kansas. The map had been prepared from information he had obtained from dozens of people who had
seen the meteorite come flaming toward the earth. At each spot where an observer was standing he'd
drawn in the observer's line of sight to the meteorite. From the dozens of observers he had obtained
dozens of lines of sight. The lines all converged to give Dr. La Paz a plot of the meteorite's downward
trajectory. Then he had been able to plot the spot where it had struck the earth. He and his crew went to
the marked area, probed the ground with long steel poles, and found the meteorite.

Of all the successful expeditions in his file this was just one case that he showed me. He had records of
many more similar expeditions.

Then he showed me some other maps. The plotted lines looked identical to the ones on the map I'd just
seen. Dr. La Paz had used the same techniques on these plots and had marked an area where he wanted
to search. He had searched the area many times but he had never found anything.

These were plots of the path of a green fireball.

When Dr. La Paz had finished, I had one last question, "What do you think they are?"

He weighed the question for a few seconds then he said that all he cared to say was that he didn't think
that they were a natural phenomenon. He thought that maybe someday one would hit the earth and the
mystery would be solved. He hoped that they were a natural phenomenon.

After my talk with Dr. La Paz I can well understand his apparent calmness on the night of September
18, 1954, when the newspaper reporter called him to find out if he planned to investigate this latest
green fireball report. He was speaking from experience, not indifference, when he said, "But I don't
expect to find anything."

If the green fireballs are back, I hope that Dr. La Paz gets an answer this time.

The story of the UFO now goes back to late January 1949, the time when the Air Force was in the midst
of the green fireball mystery. In another part of the country another odd series of events was taking
place. The center of activity was a highly secret area that can't be named, and the recipient of the UFO's,
which were formations of little lights, was the U.S. Army.

The series of incidents started when military patrols who were protecting the area began to report seeing
formations of lights flying through the night sky. At first the lights were reported every three or four
nights, but inside of two weeks the frequency had stepped up. Before long they were a nightly
occurrence. Some patrols reported that they had seen three or four formations in one night. The
sightings weren't restricted to the men on patrol. One night, just at dusk, during retreat, the entire
garrison watched a formation pass directly over the post parade ground.

As usual with UFO reports, the descriptions of the lights varied but the majority of the observers
reported a V formation of three lights. As the formation moved through the sky, the lights changed in
color from a bluish white to orange and back to bluish white. This color cycle took about two seconds.
The lights usually traveled from west to east and made no sound. They didn't streak across the sky like a
meteor, but they were going faster than a jet. The lights were a little bigger than the
biggest star. Once in a while the GI's would get binoculars on them but they couldn't see any more
details. The lights just looked bigger.

From the time of the first sighting, reports of the little lights were being sent to the Air Force through
Army Intelligence channels. The reports were getting to ATIC, but the green fireball activity was taking
top billing and no comments went back to the Army about their little lights. According to an Army G-2
major to whom I talked in the Pentagon, this silence was taken to mean that no action, other than
sending in reports, was necessary on the part of the Army.

But after about two weeks of nightly sightings and no apparent action by the Air Force, the commander
of the installation decided to take the initiative and set a trap. His staff worked out a plan in record time.
Special UFO patrols would be sent out into the security area and they would be furnished with sighting
equipment. This could be the equipment that they normally used for fire control. Each patrol would be
sent to a specific location and would set up a command post. Operating out of the command post, at
points where the sky could be observed, would be sighting teams. Each team had sighting equipment to
measure the elevation and azimuth angle of the UFO. Four men were to be on each team, an instrument
man, a timer, a recorder, and a radio operator. All the UFO patrols would be assigned special radio
frequencies.

The operating procedure would be that when one sighting team spotted a UFO the radio operator would
call out his team's location, the location of the UFO in the sky, and the direction it was going. All of the
other teams from his patrol would thus know when to look for the UFO and begin to sight on it. While
the radio man was reporting, the instrument man on the team would line up the UFO and begin to call
out the angles of elevation and azimuth. The timer would call out the time; the recorder would write all
of this down. The command post, upon hearing the report of the UFO, would call the next patrol and tell
them. They too would try to pick it up.

Here was an excellent opportunity to get some concrete data on at least one type of UFO. It was
something that should have been done from the start. Speeds, altitudes, and sizes that are estimated just
by looking at a UFO are miserably inaccurate. But if you could accurately establish that some type of
object was traveling 30000 miles/h, even 3000 miles/h - through our atmosphere, the UFO story would
be the biggest story since the Creation.

The plan seemed foolproof and had the full support of every man who was to participate. For the first
time in history every GI wanted to get on the patrols. The plan was quickly written up as a field order,
approved, and mimeographed. Since the Air Force had the prime responsibility for the UFO
investigation, it was decided that the plan should be quickly coordinated with the Air Force, so a copy
was rushed to them. Time was critical because every group of nightly reports might be the last.
Everything was ready to roll the minute the Air Force said "Go."

The Air Force didn't O.K. the plan. I don't know where the plan was killed, or who killed it, but it was
killed. Its death caused two reactions.

Many people thought that the plan was killed so that too many people wouldn't find out the truth about
UFO's. Others thought somebody was just plain stupid. Neither was true. The answer was simply that
the official attitude toward UFO's had drastically changed in the past few months. They didn't exist,
they couldn't exist. It was the belief at ATIC that the one last mystery, the green fireballs, had been
solved a few days before at Los Alamos. The fireballs were meteors and Project Twinkle would prove it.
Any further investigation by the Army would be a waste of time and effort.

This drastic change in official attitude is as difficult to explain as it was difficult for many people who
knew what was going on inside Project Sign to believe. I use the words "official attitude" because at
this time UFO's had become as controversial a subject as they are today. All through intelligence circles
people had chosen sides and the two UFO factions that exist today were born.

On one side was the faction that still believed in flying saucers. These people, come hell or high water,
were hanging on to their original ideas. Some thought that the UFO's were interplanetary spaceships.
Others weren't quite as bold and just believed that a good deal more should be known about the UFO's
before they were so completely written off. These people weren't a bunch of nuts or crackpots either.
They ranged down through the ranks from generals and top grade civilians. On the outside their views
were backed up by civilian scientists.

On the other side were those who didn't believe in flying saucers. At one time many of them had been
believers. When the UFO reports were pouring in back in 1947 and 1948, they were just as sure that the
UFO's were real as the people they were now scoffing at. But they had changed their minds. Some of
them had changed their minds because they had seriously studied the UFO reports and just couldn't see
any evidence that the UFO's were real. But many of them could see the "I don't believe" band wagon
pulling out in front and just jumped on.

This change in the operating policy of the UFO project was so pronounced that I, like so many other
people, wondered if there was a hidden reason for the change. Was it actually an attempt to go
underground - to make the project more secretive? Was it an effort to cover up the fact that UFO's were
proven to be interplanetary and that this should be withheld from the public at all cost to prevent a mass
panic? The UFO files are full of references to the near mass panic of October 30, 1938, when Orson
Welles presented his now famous "The War of the Worlds" broadcast.

This period of "mind changing" bothered me. Here were people deciding that there was nothing to this
UFO business right at a time when the reports seemed to be getting better. From what I could see, if
there was any mind changing to be done it should have been the other way, skeptics should have been
changing to believers.

Maybe I was just playing the front man to a big cover-up. I didn't like it because if somebody up above
me knew that UFO's were really space craft, I could make a big fool out of myself if the truth came out.
I checked into this thoroughly. I spent a lot of time talking to people who had worked on Projet Grudge.

The anti saucer faction was born because of an old psychological trait, people don't like to be losers. To
be a loser makes one feel inferior and incompetent. On September 23, 1947, when the chief of ATIC
sent a letter to the Commanding General of the Army Air Forces stating that UFO's were real,
intelligence committed themselves. They had to prove it. They tried for a year and a half with no
success. Officers on top began to get anxious and the press began to get anxious. They wanted an
answer. Intelligence had tried one answer, the then Top Secret Estimate of the Situation that "proved"
that UFO's were real, but it was kicked back. The people on the UFO project began to think maybe the
brass didn't consider them too sharp so they tried a new hypothesis: UFO's don't exist. In no time they
found that this was easier to prove and it got recognition. Before if an especially interesting UFO report
came in and the Pentagon wanted an answer, all they'd get was an "It could be real but we can't prove
it." Now such a request got a quick, snappy "It was a balloon," and feathers were stuck in caps from
ATIC up to the Pentagon. Everybody felt fine.

In early 1949 the term "new look" was well known. The new look in women's fashions was the lower
hemlines, in automobiles it was longer lines. In UFO circles the new look was cuss 'em.

The new look in UFO's was officially acknowledged on February 11, 1949, when an order was written
that changed the name of the UFO project from Project Sign to Project Grudge. The order was
supposedly written because the classified name, Project Sign, had been compromised. This was always
my official answer to any questions about the name change. I'd go further and say that the names of the
projects, first Sign, then Grudge, had no significance. This wasn't true, they did have significance, a lot
of it.

BUSH JUNIOR ET LES OVNIS


- par Fabrice Bonvin -

“Le Président serait très préoccupé par toute institution gouvernementale qui, par principe, ne
disséminerait pas la vérité et les faits”
Déclaration du porte-parole de la Maison-Blanche,
Ari Fleischer, le 25 février 2002

LE CONTEXTE
La déclassification de documents officiels dans plusieurs pays, notamment aux Etats-Unis, Australie et
en Espagne, révèlent que les OVNIs ont fait l’objet d’études secrètes dans les milieux scientifiques et
militaires depuis les années 40s.

Durant plusieurs décennies, les agences gouvernementales US ont nié une quelconque implication dans
l’étude des OVNIs avant que la déclassification de milliers de documents – environ 30'000 - prouve
exactement le contraire. Tout porte à croire que de telles études sont encore en cours.

De plus, plusieurs agences gouvernementales, comme la CIA, DIA ou la NSA admettent que de
nombreux documents Top-Secret sont toujours gardés secrets dans «l’intérêt de la sécurité nationale».

Dans ce contexte, les changements d’administrations continuent à susciter beaucoup d’espoir chez ceux
qui militent pour une politique de transparence gouvernementale en matière d’OVNIs. Selon ces
militants, l’occupation du bureau ovale par un nouveau locataire pourrait être propice à la
déclassification d’informations relatives aux OVNIs.

Cet optimisme se fonde sur des précédents qui ont vu d’anciens présidents prendre des décisions
favorables à une politique d’ouverture.

Par exemple, le président Gerald Ford exigea du Congrès qu’une enquête soit menée suite à une
importante vague d’OVNIs en 1966 dans le Michigan.

Au cours de sa candidature présidentielle, Jimmy Carter, témoin d’une apparition d’OVNI le 6 janvier
1969 en Géorgie, avait promis de rendre public toutes les données détenues par le gouvernement. La
déclassification n’eut pas lieu.

CLINTON ET LA CHASSE AUX SOUCOUPES

La politique de la dernière administration en matière d’OVNIs fut particulièrement encourageante. Très


intéressé par les OVNIs et auteur de plusieurs dizaines de remarques à leur sujet durant sa présidence,
Bill Clinton avait chargé son ami l’Attorney General Webster Hubbell d’en savoir plus. Dans ses
mémoires intitulées « Friends in High Places », Hubbel se rappelle les propos de Clinton : « Si je te
place au département de la Justice, je veux que tu me trouves les réponses à ces deux questions. Un –
Qui a tué JFK. Et deux – est-ce que les OVNIs existent ? ». «Clinton était sérieux » remarque Hubbel. «
J’ai enquêté pour lui mais je ne fus pas satisfait des réponses que je reçus ». Plus tard, on apprit que
Hubbell s’était même rendu aux QG du NORAD avant de s’heurter au silence des responsables.

William Laparl, qui travailla pour la CIA pendant les débuts de l’administration Clinton, confirme
l’intérêt du président pour les OVNIs : “Les hauts responsables de la CIA et leurs contacts n’ignoraient
pas que les Clinton s’intéressaient aux OVNIs. Bill Clinton sollicitait quiconque susceptible de détenir
le secret, de le lui révéler. Vous savez, il était capable de rencontrer un Amiral et lui dire : «Au fait,
révélez-moi le secret sur les OVNIs».

Le 29 mars 1993, le milliardaire philanthrope Laurence Rockefeller écrit une lettre au conseiller
scientifique de Clinton, John Gibbons. Cette lettre révèle que Rockefeller « tient à avoir une brève
entrevue avec le Dr. Gibbons afin de discuter de la disponibilité d’éventuelles informations
gouvernementales au sujet des OVNIs et de la vie extraterrestre ».

En août 1995, Laurence Rockefeller invite Bill et Hillary Clinton à son ranch dans le Wyoming pour
leur présenter les preuves les plus solides sur les OVNIs. Clinton découvre les détails et les implications
du crash de Roswell et se rend à l’évidence : il n’a pas été mis au courant.

Agacé, il décide d’envoyer un message à l’Air Force. Quelques mois après le briefing de Rockefeller,
lors d’une conférence de presse à Belfast, Clinton lit la question de Ryan, 13 ans, concernant le crash de
Roswell : «Ryan, si tu es dans la foule ce soir, voici la réponse à ta question. Non, d’après mes
informations, un vaisseau extraterrestre ne s’est pas écrasé à Roswell. Et, Ryan, si l’USAF a récupéré
des corps extraterrestres, ils ne me l’ont pas dit. Si c’est le cas, je veux savoir». Il va sans dire que les
lettres sont sélectionnées en fonction des thèmes présents dans ces missives, qui ne sont, bien
évidemment, laissés au hasard.

Durant la même période, un chercheur, Steven Greer, directeur du « Center for the Study of
Extraterrestrial Intelligence” (CSETI) entreprend des démarches pour briefer l’administration Clinton
sur les OVNIs dans l’espoir d’obtenir 1) une complète déclassification des documents sur les OVNIs
détenus par le gouvernement ; 2) l’amnistie pour les témoins impliqués dans ces documents, afin qu’ils
puissent témoigner sans craintes de représailles.

Greer fournit à James Woolsey, alors Director of Central Intelligence, les données nécessaires à la
recherche de documents dans les fichiers de la CIA. Peine perdue, puisque Woolsey s’est vu refuser
l’accès aux documents sur les OVNIs.

Selon Greer, Woolsey lui aurait répondu : “Vous m’avez donné les informations qui m’ont permis de
questionner certains compartiments. Ils ne m’ont rien répondu. Ils m’ont affirmé que l’USAF a clos le
Projet Blue Book en 1969. Je ne peux pas rendre publique ce à quoi je n’ai pas accès ». Conclusion : le
Chef de la communauté du renseignement aux USA est tenu à l’écart des informations sur les OVNIs.

Partageant la frustration de Woolsey, le Président Clinton s’est entretenu avec une journaliste de la
Maison Blanche, Sarah McClendon. Selon Steven Greer, il lui aurait confié : « Sarah, il existe un
gouvernement secret au sein de ce gouvernement, et je n’ai aucun contrôle sur cette situation ».

Steven Greer rapporte également qu’au terme d’un briefing donné au directeur de la CIA James
Woolsey en décembre 1993, un ami du président le visita chez lui. Il lui annonça : « Steven, je ne pense
pas qu’on puisse le faire, même si on adhère à tes objectifs » (en parlant du projet «Disclosure project
»).

Steven demanda : “Pourquoi pas ?” Il répondit : « Et bien, nous sommes convaincus que si le président
fait ce que vous lui demandez, il va finir comme Kennedy ». Pensant à une blague, Steven Greer
s’esclaffa. «Je suis sérieux » rétorqua l’ami de Clinton.

Ces obstacles à une levée du secret ne découragent pas Bill Clinton à employer les instruments de
pouvoir à sa disposition pour lancer une dynamique d’ouverture des archives gouvernementales sur les
OVNIs. Ainsi, le 17 avril 1995, Bill Clinton signe l’ordre exécutif 12958 exigeant l’examen et la
déclassification des documents gouvernementaux à caractère historique et ceux dont la classification
remonte à plus de 25 ans, à moins qu’ils répondent à l’une des neuf exemptions étroitement définies. La
date limite était fixée à avril 2000.

Cette initiative réjouit Rockefeller qui, dans une lettre à Gibbons, exprime son optimisme :

« Dans une large mesure, mes préoccupations à l’égard de la politique gouvernementale en matière de
gestion des informations sur les OVNIs sont justifiées par la croyance populaire que le gouvernement
dissimule des informations sur les OVNIs. Si cette démarche de déclassification entre en vigueur, les
gens sensés vont s’assurer que le gouvernement rendra les informations disponible ».

A ce jour, les conséquences de cette mesure se font toujours attendre, en tout cas en ce qui concerne le
dossier OVNI.

CONCLUSION
Sous l’administration Clinton, mieux vaut courir après les jupons que chasser les soucoupes. Et encore,
vu les conséquences, d’aucun hésiterait à réprimer ses pulsions. George Bush Junior est averti…

BUSH JUNIOR ET L’AXE DU SILENCE

L’élection du président illégal, George Bush Junior, a ravivé les espoirs d’une éventuelle politique
d’ouverture sur les OVNIs.

Il serait hasardeux de se prononcer sur l’issue de sa politique en matière d’OVNIs, même si celle du
père Bush durant sa présidence de 1989 à 1992 pourrait nous donner un avant-goût de ce qui nous
attend.

Un épisode particulièrement intéressant se déroule le 7 mars 1988 alors que Bush est encore vice-
président sous Reagan, en campagne électorale à Rogers, Arkansas. L’enquêteur ufologue Charles
Huffer se trouve là en embuscade, prêt à questionner le vice-président sur les OVNIs. Alors que Bush
Senior s’avance vers la salle de conférence de presse, Huffer enclenche son enregistreur et l’approche.

« Mr. Bush, allez-vous révéler aux citoyens la vérité sur les OVNIs ? » Silence. Huffer insiste : «Vous
l’aurez, vous l’aurez, c’est prévu ». Par cette formulation maladroite et obscure, Huffer veut dire que
Bush sera mis au courant dès qu’il entrera dans sa fonction de président. « Déclassifiez le dossier et
dîtes nous tout, ok ? » conclut Huffer.

« Ok, d’accord » promet Bush.

Bush s’acquitte de sa besogne tandis que Huffer grille une clope dehors, attendant, tel le vautour, sa
victime de vice-président. Aussitôt Bush sortit de la salle de conférence que Huffer remet ça : « Tenez
votre promesse ! »

« D’accord » répète Bush. Probablement agacé, il rétorque : “Pourquoi ne me donnez-vous pas ces
informations ?”

« Vous êtes un homme de la CIA. Vous connaissez le dossier » répond Huffer. «J’en connais une partie »
concède Bush en ajoutant : « Une bonne partie ». Finalement, Bush surenchère, comme pour brouiller
les cartes : « Si nous trouvons de quoi il s’agit, nous serons très intéressés ».

Que signifie cette réponse équivoque ? Quand on sait que Bush a servi plusieurs années comme chef de
la communauté du renseignement (Director of Central Intelligence) sous Ford et Carter, on imagine bien
qu’il devait en savoir davantage que les citoyens qu’il était sensés servir. D’ailleurs, un bruit courait que
Bush s’était entretenu avec le président Carter et lui avait annoncé : « the UFO subject is a need-to-
know subject, and that he as President didn’t have the need to know »

Est-il nécessaire de signaler qu’au terme de son mandat, George Herbert Walker Bush, n’a pas honoré
sa promesse ? Etait-il plus occupé à affamer la population irakienne ou s’est-il heurté à une levée de
boucliers, à l’instar de son successeur ?

Toujours est-il qu’une déclaration de Dick D’Amato, spécialiste de la Sécurité Nationale et


Internationale pour le Sénateur Robert Byrd, et membre du National Security Council (NSC) nous
éclaire sur la politique du secret de l’époque. Faite en 1991, cette déclaration survient alors qu’il invite
le Dr. Jesse Marcel Jr., le fils du Major du même nom envoyé sur le site du crash de Roswell en 1947, à
Washington pour une entrevue privée et confidentielle.
Durant cet entretien, D’Amato reconnaît qu’un OVNI s’est abîmé à Roswell. Questionné sur l’endroit
où seraient déposés l’épave et les corps d’extraterrestres, D’Amato répond : « Nous (au Conseil
National de Sécurité) ne savons pas ». Il ajoute que, dans un avenir proche, les informations relatives
aux OVNI devront être publiées mais qu'une branche "occulte" du gouvernement, incroyablement
puissante, garde cela secret. De plus, selon D’Amato, ces "gens" dépensent d'énormes sommes d'argent
de manière illégale et que le NSC essaie de les identifier et de connaître les raisons du secret. Cette
entrevue est confirmée par l’enquêteur Stanton Friedman puisqu’il y assista également. Plus tard,
l’Ufologue Timothy good rencontra D’Amato qui lui confirma ses propos.

Outre leurs aspects anecdotiques, ces trois épisodes, ajoutés aux péripéties ufologiques de
l’administration Clinton, suggèrent une gestion du dossier et de la politique du secret sur les OVNI au
plus haut niveau. Une instance si haute que les différents protagonistes la qualifie de « secrète » ou «
occulte », ce qui ne manquera pas d’émoustiller les amateurs de complots.

Dans ce contexte, on peut se demander si Bush Jr., perpétuellement plongé dans les ténèbres de
l’ignorance ou, en de rares occasions, de l’analphabétisme, a été instruit du dossier OVNI. Peut-être par
Papa ?

En tout cas, sur les traces de son géniteur, il commet les mêmes turpitudes. Quant à Charles Huffer,
l’enquêteur qui avait déjà harcelé Papa, il a affiné sa technique d’approche et s’en est allé quêter la
vérité auprès de Junior : "Allez vous finalement dire aux citoyens la vérité sur les OVNIs ?" lui
demande-t-il lors du rally présidentiel à Springdale, Arizona le 28 Juillet 2000.

"Bien sûr, je le ferai" répond George Bush et désignant Dick Cheney : "Ce sera la première chose qu'il
fera".

Quelques mois plus tôt, ce fut au tour de John Tenney, le co-fondateur de M.A.I.N., le Michigan
Anomalous Information Network, d’approcher Bush. Le 22 février 2000, Bush, en campagne, passe par
Royal Oak, Michigan, précisément le lieu de résidence de Tenney. Ce dernier saisit l’occasion pour le
questionner sur les OVNIs. Il est prévu que des résidents puissent s’entretenir avec Junior dans un
restaurant de la ville, à l’issue d’une pré-sélection des candidats. Teney est retenu et échange une
poignée de main avec Bush. Il lui demande : « En tant que candidat à la présidence, allez-vous émettre
une déclaration sur le droit aux Américains à accéder aux informations détenus par le gouvernement
sur les OVNIs ? ».

Cette question a le don d’irriter un staff de la sécurité de Junior, qui, selon Tenney, le fait dégager manu
militari. Un autre gorille pousse le candidat à la présidence dans son véhicule de fonction. Voici
l’incident tel que Tenney le rapporte : «J’interrogeais le type qui me fit dégager : «C’est quoi le
problème ? ». Pour seule réponse, il secoua la tête et s’éloigna sans rien dire. Une équipe de CNN vint
à ma rencontre et le caméraman me dit : « C’était bizarre. C’était comme s’il savait à l’avance que
vous étiez sur le point de dire quelque chose d’étrange ».
Alors qu’à l’issue de la péripétie des bulletins de vote, Bush devient président, avec le panache que l’on
sait, la question des OVNIs reste en suspens. Pis, elle est ignorée par son administration. Les lettres de
citoyens adressées à l’administration du président pollueur restent sans réponses.

Un exemple parmi d’autres : le Projet Disclosure du Dr. Steven Greer. Pour rappel, le Disclosure Project
visait à « la déclassification des informations sur les OVNIs, la vie extraterrestre, les systèmes de
propulsion et d’énergies révolutionnaires ». Le 9 mai 2000, Greer tient une conférence de presse au
National Press Club de Washington, accompagné de 20 témoins qui exposent leur rôle au sein de la
machine bureaucratique dans la politique du secret. Cet événement, complètement occulté par les
médias en Europe mais bénéficiant d’un traitement médiatique favorable Outre-atlantique, porte en lui
le potentiel d’un coup de fouet à l’administration Bush.

Voici, par exemple, la réponse que reçoit un intéressé au nom de Kevin Ketchikan suite à sa missive,
adressée au président, sur le projet disclosure :

« Le président apprécie votre intérêt et vos opinions qui vous ont poussé à écrire. En raison du nombre
élevé de requêtes similaires reçues par la Maison Blanche, je dois décliner votre requête. Je regrette
que cette réponse ne vous satisfasse pas. Merci pour votre compréhension

Signé Deborah Hair, Special Assistance to the President »

Mis à part la prose maladroite de la réponse de la Maison Blanche, celle-ci a valeur de confirmation de
nos soupçons : Project Disclosure ou non, le président n’est pas disposé au dialogue sur les OVNIs et
encore moins à déclassifier quoique ce soit.

John Dean, ancien conseiller légal de Richard Nixon, a récemment expliqué : «Nous avons un président
qui aime le secret. Il s’est entouré de conseillers loyaux qui n’ont jamais, dans le passé, causé des
fuites. Il a fait transféré ses archives de gouverneur du Texas à la bibliothèque présidentielle de son
père, où elles demeurent inaccessibles»

Ce témoignage, qui est en harmonie avec la réalité et la politique de Bush sur les OVNIs, contraste
singulièrement avec cette déclaration du porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, faite le 25
février 2002 : “Le Président serait très préoccupé par toute institution gouvernementale qui, par
principe, ne disséminerait pas la vérité et les faits”.

Après lecture de telles inepties, il faut avoir des nerfs d’acier pour ne pas envoyer un courrier injurieux
à Junior. De quatre choses l’une :

1. le porte-parole est un boy-scout : il ne comprend rien à ce qui se passe à Washington, ignore l’histoire
et l’existence et l’histoire des agences de sécurité (CIA, FBI, NSA, etc…). Il a justement été choisi
comme porte-parole pour sa naïveté d’où découle son obéissance.

2. le porte-parole n’est pas un boy-scout : il sait, comme toute personne ayant bénéficié d’une éducation
sommaire, que ces agences sont engagées dans des projets et opérations clandestines, dont certains sur
les OVNIs. Pourtant, il pense sincèrement que le président est préoccupé par la transparence
gouvernementale. Auquel cas, il n’a pas connaissance des sollicitations des citoyens en matière
d’OVNI. Ce qui implique que Junior lui dissémine les faits ou lui raconte des balivernes.

3. le porte-parole est un être malfaisant : comme il travaille à Washington pour le gouvernement, il est
naturellement mais vaguement au courant des activités suspectes des agences gouvernementales et
celles ayant trait aux OVNIs. Son éthique atteint sa limite critique dès qu’il songe à sa fiche de paye.
4. le porte-parole est un dangereux psychopathe : il raconte n’importe quoi, sans l’approbation de ses
collègues et du président. Il doit être viré sur le champ.

Une combinaison des quatre options est également envisageable, avis aux amateurs…

Mais revenons à la promesse faite à Charles Huffer le 28 juillet 2000 de « dire la vérité aux citoyens sur
les OVNIs ». Toujours selon cette déclaration, Dick Cheney, dès son entrée en fonction, était chargé de
le faire.

Il y a bien eu une déclaration de Dick Cheney. La voici, telle que l’édition du Washington Post du 13
avril 2001 la rapporte :

Lors de l'émission radiophonique nationale de Diane Rehm avec Dick Cheney en special guest, un
intervenant a demandé à ce dernier si l'administration "a développé une politique sur les OVNIs et les
petites créatures les pilotant".

C'est alors que Cheney a levé un sourcil et a répondu que, sans l'ombre d'un doute, s'il avait participé à
la mise en place d'une telle politique sur les OVNIs, elle serait très certainement "classifiée" et qu'il ne
serait donc pas en mesure d'en parler.

A l’instar d’un bretzel, cette réponse restera en travers de la gorge de ceux qui suivent le feuilleton des
OVNIs à la Maison Blanche. Qu’il nous serve de leçon : en période de campagne électorale, les
candidats sont prêts à nous faire avaler n’importe quoi et de nous ouvrir l’appétit avec d’astucieux
bretzels au relent ufologique.

Tout grognon, Bush affiche la mine du « perdant » au


lendemain de son combat avec un bretzel… non identifié

Alors que l'on croyait l'affaire enterrée, le désormais célèbre Charles Huffer décide que Dick Cheney ne
s'en sortira pas de la sorte et donne en main propre une lettre au staff du Congressman Asa Hutchinson à
l'intention du...Vice-Président Cheney.

Voici quelques extraits de la lettre adressée à Dick Cheney (dont vous trouverez l'original en anglais
scannée ci-après) :

"Le Président Bush remplit ses promesses électorales à la vitesse de la lumière et je veux être bien sûr
que celle qu'il m'a faite personnellement sera honorée"

"Etant donné les efforts de transition (d'une administration à l'autre), il est tout-à-fait possible que la
promesse qui m'a été faite ait été mise de côté".
Ensuite, la lettre enchaîne avec une série de recommandations sur la manière de révéler au compte
goutte les informations que détient le gouvernement sur les OVNIs et leurs occupants. Je pense que le
gouvernement US est passé maître dans ce genre de manipulations de l’opinion publique et n’a donc pas
besoin de l’aide gracieusement offerte par Huffer. S’il se croit assez malin pour conseiller un Vice-
Président, je propose qu’il prenne sa place. C'est, en tout cas, une façon très originale de flatter l'orgueil
de son interlocuteur et de lui faire une requête !

Petit extrait :

"Etape numéro 1. Déclarez simplement (sic) que certains OVNIs sont d'origine extraterrestre ou
proviennent d'autres dimensions et qu'ils se baladent dans notre environnement depuis des milliers
d'années tout en provenant d'endroits différents (par exemple, Zeta 1 ou Zeta 2 Reticuli) et mettez à la
disposition de la presse quelques photos de ces OVNIs".

Ensuite, Mr. Huffer continue de confabuler et de projeter ses fantasmes. Tiens, on arrive à l'étape
numéro 7 de son plan de divulgation de l'existence des OVNIs (toujours devant être rendu public par le
Président Bush ou le Vice-Président Cheney, selon les précieux conseils de Charles Huffer) :

"L'étape numéro 7 consisterait à montrer au public des photos de cadavres d'extraterrestres avec les
rapports d'autopsies."

Je pense que l'on peut s'arrêter là. Le lecteur aura saisit l'objet et le ton de la lettre de Charles Huffer...
L’avantage de cette lettre est de bien renseigner le lecteur sur les conceptions de Huffer sur les OVNIs
et de prouver, noir sur blanc et une fois de plus, que la composition de la communauté ufologique aux
USA est représentative de sa population : une élite, minoritaire, qui domine la scène mondiale pour une
majorité d’oligophrènes.

Reste que loin de se laisser impressionner, Charles Huffer a maintenant l'intention d'aller jusqu'au
Sénateur de son Etat, Tim Hutchinson (le frère de Asa Hutchinson) pour arracher la promesse du Vice-
Président. Affaire à suivre…
CONCLUSIONS

Ainsi, le feuilleton continue. Que peut-on espérer de cette administration en matière d’OVNIs ? La
réponse tient, à mon avis, en un seul mot : RIEN. L’intérêt majeur de ce bref panorama présidentiel a été
de mettre en évidence la suspicion suivante : la gestion du dossier sur les OVNIs est orchestrée au plus
haut niveau. Un niveau, qui, selon les diverses anecdotes relevées
dans cet article, dépasse le besoin de savoir (need-to-know) du président des USA, autorité suprême du
pays. C’est une découverte lourde de conséquences…
Trans en Provence : le mythe de l'OVNI scientifique

quand science et croyance font bon ménage...

par Éric Maillot

"Nous avons sur le rivage de l'inconnu, trouvé l'empreinte d'un pied


étrange.Nous avons, à ce sujet édifié de savantes théories. Enfin nous avons
réussi à reconstituer la créature qui a laissé cette empreinte; et voilà que nous
reconnaissons que c'est l'empreinte de notre propre pied."
Tout le monde a entendu parler de "l'affaire" de TRANS-EN-PROVENCE et les ufologues
francophones et anglophones n'hésitent pas à le présenter comme LE cas d'ovni scientifiquement étayé,
la référence quasi incontournable... N'a-t-il pas servi, il y a deux ans, à donner de la consistance au
dossier ovni présenté par le MUFON, le FUFOR et le CUFOS au congrès des Etats-Unis (1) afin de
financer une recherche sur le sujet? N'est pas le cas de T.E.P et l'aura du CNES que le Pr Sturrock utilise
lors du colloque international de Pocantico, en septembre 1997, chez Laurence Rockfeller pour
cautionner le dossier ovni? S'il y a beaucoup de "spécialistes" du cas, très rares sont ceux qui ont
vraiment étudié l'ensemble du dossier en détail et plus rares encore sont ceux qui ont tenu compte des
détails du dossiers.

Un exemple révélateur : pas un ufologue, pas même un seul des scientifiques ou experts, de J.Jacques
Vélasco du Service d'Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques (SEPRA/CNES) en
passant par Jacques Vallée, ne décrit l'aspect de la trace tel qu'il est réellement! Pas même le dessin
effectué par les gendarmes (2) sur le site n'est réaliste. On lira ici "deux cercles concentriques", là "deux
arcs de couronne" mais jamais vous n'avez entendu parler d'une belle empreinte rectiligne, intimenent
liée à LA trace.

Elément structurel, aussi net que dérangeant, visible sur toutes les photos détaillées publiées, de la revue
"Lumières dans la nuit (3)" de l'époque à la récente plaquette publicitaire du très officiel SEPRA/CNES
de 1992 (4). En exagérant à peine, c'est comme si tout le monde décrivait une soucoupe en ayant sous
les yeux une poêle à frire... (fig1)

Alors pourquoi ce cas de rencontre rapprochée du 2ième type est-il si renommé et si mal connu ? C'est
précisément ce que je me propose de vous raconter ici. Pour qu'une histoire d'ovni devienne un grand si
grand classique du répertoire, point n'est besoin de disposer d'un récit extraordinaire, il suffit que la
"science" s'en mêle.

L'histoire commence en fait quelques mois avant l'observation: En 1980, aussi incroyable que cela
puisse paraître concernant un organisme officiel, le GEPAN ne sait pas comment trouver un biologiste
pour des analyses d'échantillons susceptibles d'avoir été affectés par un atterrissage d'ovni. C'est grâce a
un ingénieur stagiaire, Jean Christophe Vève, qui est aussi un ufologue, que le GEPAN entend parler de
Michel Bounias, biochimiste a l'INRA (5) d'Avignon. Bounias étant en fait son voisin...Ainsi fonctionne
l'ufologie française officielle. Un contrat sera signé entre le Pr Bounias et le GEPAN/CNES, et bientôt
mis en application sur un cas réel.

Les premiers dérapages

Le 9 janvier 1981, Un télex de la gendarmerie de Draguignan parvint au GEPAN. En voici le contenu


principal:

"Le 8/1/81, route de la Motte, témoin distant de 50m, attiré par un léger
sifflement a aperçu l'objet à la verticale de son jardin. Il a continue sa
descente jusqu'à un mètre du sol environ. Lorsque le témoin s'est approché
l'objet a redecollé à la verticale assez rapidement sans soulever de poussière,
jusqu'à une hauteur de 25m environ pour aller vers l'Est. Durée totale:
1minute environ. Aspect ovoïde gris mat sans hublot ni antenne, pas d'effet
sur le témoin, pas d'êtres visibles. Traces: 2 arcs de cercle ressemblant à des
traces de ripage de pneumatiques, longueur 80cm largeur, 10cm."
A ce stade quelques remarques s'imposent:

Voici un ovni "stationnaire à 1 mètre du sol" dans ce télex mais qui est décrit comme étant "vu au sol"
dans le procès verbal qui mentionnera aussi de la poussière au décollage, en contradiction avec le télex
(et les dires ultérieurs du témoin). En moins d'une heure, au sein de la brigade de gendarmerie, l'histoire
est déjà déformée...

Dans l'introduction de ses travaux, citant ce télex, M.Bounias écrira 40cm au lieu de 80. Et ce n'est que
le début. L'expression "trace de ripage de pneumatiques" qui est employée pour la première fois dans ce
télex de gendarmerie destiné au GEPAN disparaît étrangement dans le procès verbal d'audition du
témoin. Le mot "pneumatique" est porté manquant dans la toute la note technique GEPAN n°16 (notée
NT16 par la suite) (6) Il y devient en page 16 "genre de trace de ripage" et, à la page 27, il est remplacé
par des points de suspension!

Seule la presse reparlera du "ripage de pneumatiques" par la suite; les promoteurs les plus célèbres du
cas baniront l'expression. Il est en effet difficilement imaginable de promouvoir scientifiquement et avec
sérieux un ovni à roulette" laissant des traces de pneus au démarrage. On amnésia donc le mot et l'idée
qu'il sous entendait afin que le cas entre dans l'Histoire de l'ufologie (et pour y entrer avec lui).
L'observation de Rénato Niccolaï (noté R.N par la suite) allait donc se relater ainsi : Le 8 janvier 1981
vers 17h, le temps commence à fraîchir et le soleil à se coucher. R.N, âgé de 52 ans,en arrêt maladie
suite à un infarctus avec rechute, oeuvre à la construction d'un abri à pompe (A) en parpaing sur le terre-
plein surplombant sa maison. Il a son attention attirée par un sifflement. Tournant la tête vers l'Est (ou
N/E), il aperçoit un disque mat entouré d'un anneau épais qui déboule du haut des arbres bordant sa
propriété. Ce disque se pose sur le terre-plein situé en contrebas et n'est dès lors plus visible du
témoin,situé à 50m mètres de là. R.N marche sur une vingtaine de mètres puis se place près d'une
maison annexe (B) située sur la même terrasse que l'abri à pompe.

De là, R.N observe l'engin qu'il va décrire ainsi:"c'est un disque un peu ventru comme deux assiettes
collées l'une contre l'autre par les bords avec un anneau central d'une vingtaine de cm de large".
L'objet, qui est posé très près du mur de la terrasse supérieure, peut avoir 2.5m de diamètre, 1.5m de
haut et repose sur deux (ou quatre) pieds (ou tuyères) qui ressemblent à des "seaux de maçon renversés"
dépassant d'une vingtaine de centimètres. Le témoin ne voit que deux "seaux" qui lui font face. Au bout
de 4 secondes d'observation, le phénomène décolle rapidement vers l'Est en passant entre deux grands
pins. Deux "seaux" déployés et les deux autres rentrés sont visibles sous l'ovni. L'observation a duré au
total quelques dizaines de secondes (30 à 40s). R.N descend alors sur la terrasse du milieu puis
emprunte quelques marches d'escalier pour se retrouver sur le terre-plein où a stationné l'ovni. Il
s'approche et découvre des traces (C) qui ressemblent à des traces de ripages (...). Il se remet au travail
puis rentre à son domicile, proche du site, pour regarder la télévision en attendant le retour de son
épouse qui travaille. A son arrivée, vers 21h, il lui racontera sa vision et la présence de traces au sol.
Elle ne le croira pas, pensant à une blague. Le lendemain, elle sera convaincue face aux traces et elle
préviendra ses voisins, les Morin. Mme Morin expliquera à Mme Niccolaï qu'il faut prévenir la
Gendarmerie Nationale qui doit enquêter et faire des prélèvements pour analyse. C'est cette voisine,
intéressée par les ovnis, qui préviendra les gendarmes et non les Niccolaï (comme on le prétendit
souvent).

D'autres versions de l'histoire allaient voir le jour au fur et à mesure des enquêtes et des publications. La
revue FSR situa le cas dans le Gard au lieu du Var et la très officielle plaquette SEPRA/CNES (4) parle
d'un ovni posé durant plus d'une minute! Nous ne nous attarderons pas sur ces variantes et ces
déformations outrancières pour nous concentrer sur les incohérences internes du témoignage. Si l'on
admet l'ovni tel que décrit par le témoin, en forme et en taille :

• les 2 ou 4 "seaux" sous l'ovni n'ont laissé aucune marque visible au sol.
On prétendit que les photos infrarouges montraient les traces circulaires
des seaux, qui seraient donc fixes, sans s'étonner que la vraie trace soit
due à un ripage consécutif à un mouvement.
• l'ovni n'a pu laisser trace de ces deux arcs sans être en contradiction
avec le témoignage: "il ne tournait pas".
• même si l'ovni avait tourné, la largeur des "seaux" est bien plus
importante que celle de la trace. De plus leur position sous l'ovni ne
correspond pas à un diamètre de 2,40m! Si l'on augmente l' estimation
de la taille globale de l'ovni pour arriver à positionner les seaux au
diamètre de la trace alors l'ovni touche le talus du muret et la largeur des
seaux devient plus grande donc incompatible avec celle des arcs...
• le témoin, situé à 20m environ, n'entend aucun bruit d'impact alors qu'il
décrit l'ovni "tombant comme une pierre". Admettons. Mais pourquoi ne
perçoit-il pas le bruit du frottement et de l'écrasement des petits cailloux
en silex (ceux qui font crisser une craie sur un tableau et rayent le
verre!) par la masse de cet ovni, estimée à quelques tonnes par J.J
Vélasco. R.N. entendit pourtant bien, à 50m et plus, le léger bruissement
ou chuintement d'air de l'ovni descendant vers la terrasse puis repartant
vers le ciel...
• à aucun moment, le témoin, de son point de vue surélevé et décalé, ne
pouvait voir le contact sol/ovni, ce dernier étant partiellement masqué
par le muret de la terrasse. Ceci est visible sur le plan du GEPAN mais
le GEPAN ne le vit pas...
Au vu de ces incohérences, il eut été légitime de penser que cette trace n'avait aucun lien avec l'ovni
décrit. Le GEPAN, le SEPRA et tous les scientifiques mélés au dossier, déclarèrent que le témoignage
était cohérent avec la trace!

On aurait pu admettre que le témoin, qui n'est pas allé voir la trace tout de suite mais quelques instants
plus tard (de 30s à 5mn suivant les versions), se soit trompé de localisation et de trace. Il a une vue
plongeante et partielle de l'ovni. Il se fie donc à des repères en perspective, mémorisés durant le temps
très bref de stationnement. Cela tout en se déplaçant par rapport a ses repères (probablement des arbres
mais rien n'a été enquêté à ce sujet). Combien de personnes seraient capables de situer à un mètre près
la position d'un objet dans ces conditions? La preuve, les enquêteurs du GEPAN commettent bien une
erreur de localisation de la trace sur certaines photos du site dans la N.T 16 GEPAN et même la
rétrécissent de moitié sur deux photos (page 15)! On aurait aussi pu envisager une autre explication
logique : un stationnement de l'ovni à 1m ou 50cm du sol (comme dans le télex) au lieu d'un
atterrissage... et tout s'arrangeait.

Plutôt que de privilégier ces deux explications logiques, les "experts" du dossier, scientifiques et/ou
ufologues, préféreront soutenir l'insoutenable et prétendre trouver des effets qui confortent un lien entre
témoignage, trace et ovni. Considérer que le témoin aurait pu amalgamer une trace indépendante et
préexistante avec un ovni bien réel, c'était faire sortir cette observation du cadre d'étude du GEPAN et
aurait privé cet organisme d'une occasion de profiter des fonds alloués pour les analyses végétales.
Rappelons ici que le GEPAN était sensé intervenir uniquement aux conditions suivantes: pouvoir aller
sur les lieux 48h maxi après l'observation et avoir des témoins multiples et/ou une trace au sol.

Quand on sait que le GEPAN arriva sur les lieux 40jours plus tard, qu'il n'y a qu'un seul témoin et que la
trace est incohérente avec le témoignage, on voit que la motivation du GEPAN ne relevait pas du
respect de la méthodologie scientifique ni du protocole d'intervention. Chercher à comprendre pourquoi
une éventuelle intelligence E.T se serait posée si près du muret, alors qu'il y avait toute la place sur la
vaste terrasse, n'était pas non plus leur souci majeur. L'essentiel était que vive l'ovni de Trans "made in
GEPAN". Et il vit bien.

L'INRA donne du pigment à l'affaire

Les analyses des végétaux allaient permettre de faire oublier cette trace physique visible, très utile pour
l'image de marque du cas mais aussi très dérangeante pour sa crédibilité. Malheureusement aucun
protocole de prélèvement, élaboré et préalablement testé scientifiquement, ne semble mis au point à
cette époque pour vérifier l'existence ou non d'un objet X (dit ovni) matériel produisant un effet très
localisé mais non ponctuel sur l'environnement biologique. On ne trouvera présence de cette réflexion
méthodologique que dans une autre enquête avec trace, faite 5 mois après, où les prélèvements seront
enfin effectués sur 2 axes X&Y couvrant toute la surface de la trace et en doublant les distances de
prélèvement (7). La trace de Trans fut étudiée asymétriquement, sur un seul axe s'arrêtant au centre de la
trace, et en prélevant des végétaux au hasard de leur implantation. Un amateur ufologue n'aurait pas fait
pire.

Sans méthodologie d'étude de trace éprouvée, sans connaissance des techniques d'enquêtes ufologiques
et surtout sans être un spécialiste des maladies des plantes (phytopathologue), Michel Bounias allait
devenir LE spécialiste d'une nouvelle discipline "scientifique": l'analyse des traumatismes végétaux liés,
a priori, a des engins mystérieux venus d'on ne sait où. Grâce à ses travaux, publiés dans la NT16 (8) de
1983 et dans un rapport interne de l'INRA (9), le Pr Bounias déclara, à qui voulait l'entendre et surtout
le croire, qu'il avait mis en évidence, à partir des variations de concentrations de pigments végétaux
(chlorophylles, caroténoïdes,...) un vieillissement accéléré des plantes, inversement proportionnel au
carré de la distance! Sans justifier en détail pourquoi il excluait certaines causes possibles (maladie,
action chimique, choc lumineux, chaleur ou froid, sécheresse, foudre,...), l'éminent biomathématicien et
écotoxicologue ajouta que cela pouvait être la conséquence d'un puissant champ électro-magnétique du
type micro-ondes pulsées émis par un engin mystérieux. Beaucoup y croient encore...même si
M.Bounias semble avoir, au fil du temps, modéré ses ardeurs en déclarant clairement que d'autres
causes étaient envisageables.

Il faut savoir qu'à cette époque, le GEPAN et M.Bounias sont sous l'influence des théories du Dr
J.P.Petit qui agite les médias pour promouvoir la propulsion M.H.D des ovnis et obtenir des fonds pour
ses travaux. Le trio Vélasco, Bounias, Petit allait se cristalliser sur ce sujet pour faire fonctionner l'ovni
de Trans dans tous les médias et donner ses lettres de noblesse ufologiques à l'histoire de R.N.

Ainsi Trans en Provence devenait un des grands classiques mondiaux de l'ufologie. La plupart des
ufologues se délectèrent d'avoir un cas ovni soutenu par des scientifiques renommés et un organisme
gouvernemental comme le GEPAN/CNES. C'était compter sans quelques ufologues lucides qui ne
tombèrent pas dans le piège de "l'argument d'autorité" qui fonctionne encore aujourd'hui et consiste à
dire : "Ce que je dis est incroyable mais je suis scientifique alors croyez-moi!". Ces quelques curieux ou
sceptiques approfondirent selon leurs possibilités le dossier et proposèrent soit des vérifications
expérimentales soit des hypothèses explicatives pragmatiques.

En mars 1984, Michel Monnerie structure les bases d'une hypothèse psychologique. Elle pourrait
s'intituler "Dépassé par les évènements" ou "L'effet boule de neige". La voici dans les grandes lignes:
Mme Morin, voisine des Niccolaï, a un faible pour les S.V. et en parle avec
enthousiasme à Mme Niccolaï et à son mari. R.N., qui lui est incrédule,
imagine une bonne farce alors qu'il maçonne son abri à pompe. Il a entendu
dire que ce qui compte c'est la preuve (enlèvement, photo, trace). Comme par
hasard des véhicules ayant manoeuvré sur son chemin ont laissé une trace
curieuse. Il n'hésite plus. C'est sur sa femme qu'il essaie sa petite farce. Il ne
connaît pas trop le dossier "soucoupe volante"; il sait vaguement que cela doit
ressembler à deux assiettes l'une sur l'autre, il ajoute des tuyères, un
sifflement... Elle pense d'abord à une blague de son mari mais elle finit par y
croire quand il lui montre une trace. Son histoire fonctionne; sa femme
prévient Mme M., la femme du percepteur. R.N jubile de piéger des gens d'un
statut social plus élevé que le sien... Mais jamais il n'a imaginé la suite! Tout
s'emballe quand Mme M. leur dit de prévenir les gendarmes et finalement les
prévient elle-même, probablement suite au manque d'enthousiasme, fort
compréhensible, de R.N.
Surprise, les gendarmes arrivent chez R.N. Dès lors, il faut tenir bon sinon il y a outrage aux forces de
l'ordre, à sa femme et aux M., qui seraient fâchés à jamais. Passé le cap de l'interrogatoire et du procès
verbal, l'affaire est admise. Elle s'accélère, prend de plus en plus d'ampleur. Des enquêteurs privés le
questionnent! Ils en savent normalement plus que lui. Ils disent qu'il y a des boulons? Va pour les
boulons... R.N. essaie pourtant de rester en retrait du thème ovni en utilisant le truc classique: "je ne
crois pas aux S.V; c'était un engin curieux, sûrement militaire". Complice forcé de la plus grosse blague
de l'année, face aux voisins, aux gendarmes, aux journaux, aux scientifiques du GEPAN, à la radio, la
télévision, à l'ampleur nationale et même internationale de l'histoire, il n'a qu'une solution: ne jamais
avouer la blague et s'en tenir au mieux au récit initial. A quelques variantes près qui montrent qu'il n'a
pas cherché à faire un canular sophistiqué ni eu le temps de préparer un scénario cohérent.

Et quelle joie, même des années plus tard, de voir des spécialistes venir le voir, lui, ouvrier sans travail,
italien parlant mal le français, pour l'entendre raconter son histoire et lui montrer que, grâce à lui, "la
science avance" comme le dit le titre du livre de J.J Vélasco & J.Claude Bourret (10).

Cette hypothèse est la plus économique. Elle élimine les manipulations du témoin pour fabriquer une
fausse trace, elle explique les variations et les incohérences de son récit. Mais elle n'est pas la seule
possible, nous le verrons plus loin. Elle ne fut évidemment pas envisagée par les partisans de l'ovni
scientifique et autres bons croyants.

Un débat scientifique occulté

Toujours en 1984, les résultats des analyses du Pr Bounias sont soumis au Pr A., un phytopathologue
belge, a priori ouvert aux ovnis puisque membre de la SOBEPS (11). Michel Bounias refusa ce débat
scientifique, pourtant discret, et ne répondit pas aux critiques justifiées de son collègue. Il préféra
continuer à médiatiser ses travaux à la TV ou dans la presse, là où il était certain que personne ne
pourrait lui opposer des questions embarrassantes.

Le GEPAN et J.J Vélasco, informés des conclusions du Pr A., ne chercha pas l'avis d'autres spécialistes
pour en avoir le coeur net et amnésia lui aussi l'existence d'une contestation scientifique. Quasiment
personne dans le public ou le milieu ufologique ne fut au courant de ce débat de fond qui, étouffé,
sombra pour quelques années dans l'oubli. La SOBEPS et le Pr A. ne laissèrent résonner, dans leur
revue Inforespace, aucun écho de ce pétard qui explosait en coulisse...
Voici donc d'autres conclusions scientifiques dont vous n'avez jamais entendu parlé : les constats du Pr
A. Il fit ressortir plusieurs erreurs ou failles dans le travail du Pr Bounias:

La méthodologie de prélèvement sur un axe unique fut contestée. Il s'étonna de l'absence de certains
échantillons d'après leur numérotation, de l'absence de valeurs relatives à des échantillons "témoins"
non affectés, de l'absence de recherche d'une simple carence en sels minéraux, de l'absence d'étude au
binoculaire ou au microscope des prélèvements frais. Il critiqua des techniques ou méthodes d'analyses
parfois non justifiées. Il constata que six prélèvements végétaux (dont deux au même endroit), c'était un
échantillonnage trop faible pour prétendre à une quelconque fiabilité des résultats sur les relations
dose/effet (22% de variance sur un type de dosage ou des écarts-types représentant parfois plus de 25%
de la valeur mesurée!). Il trouva regrettable qu'un spécialiste ne formule pas d'hypothèses claires sur
chaque effet constaté, pigment par pigment. Il s'étonna de certaines comparaisons insolites (entre une
crucifère à l'état germinatif et une luzerne adulte!). Il regretta de ne pouvoir faire de comparaison entre
certaines données. En utilisant ces dernières, il vit que les courbes des autres pigments végétaux étaient
très différentes de la courbe idéale présentée comme le modèle de l'effet inversement proportionnel au
carré de la distance. Ceci explique peut-être pourquoi on ne voit pas ces courbes publiées dans la N.T 16
du GEPAN; la méthode de démonstration consistant en ce cas à choisir des pigments cohérents avec la
relation 1/d2 et à rejeter les autres.

Le Pr A. conclut enfin que cela faisait beaucoup de travail pour ne pas apprendre grand chose et surtout
qui ne permettait de rien conclure. L'avis officiel du GEPAN en conclusion de la note technique 16
ressemble fortement à celà! Il y avait là de quoi voir un formidable gâchis au frais du contribuable
français, d'autres y ont vu une avancée de la science. Une certaine science qui se refuse à considérer la
critique d'un de ses pairs et l'évidence des faits.
Ce n'est qu'en 1995, que j'examinais toutes les données et graphiques supposés montrer un effet ovni
d'après M.Bounias. Quelle ne fut pas ma surprise de voir:
• qu'il n'avait pas prelevé vers le Sud, où l'herbe abonde, mais sur l'axe
d'un passage où les plants sont rares. L'excès de promiscuité des plantes
pouvant perturber les résutats, prétendra-t-il pour se justifier aux
rencontres de Lyon. On pourrait en conclure que l'effet de l'ovni,
"l'évènement de grande ampleur", serait plus faible que cet éventuel
effet de proximité...non vérifié sur place.
• qu'il ne prenait qu'un échantillon témoin à 20m ce qui rend tout calcul
de normalité statistique caduque. D'autant plus que rien ne lui
garantissait que ce seul plant témoin à 20m était normal.
• qu'il ne présentait que rarement deux tableaux de dosage des pigments
qui soient comparables point par point. Un truc pour éviter les
vérifications par des petits fouineurs ou un manque de méthode?
• qu'il traçait une courbe avec 6, voire 4 points et en déduisait un modèle
théorique. Tout mathématicien sait qu'on peut faire dire ce qu'on veut à
des points et à des statistiques, dans ces conditions.
• que si l'on utilise les écarts types comme fourchette d'encadrement des
valeurs (quand ils sont disponibles!) aucun échantillon de la série E (dite
affectée) ne peut être considéré hors norme. Pourquoi notre grand
professeur n'a pas voulu nous montrer des graphes avec des marges
d'erreur (ou écart-types) alors qu'il doit savoir qu'en science (la vraie), il
n'existe pas de mesures sans marge d'erreur? Même sur la distance, nous
n'en voyons pas.
• que si l'on utilise les échantillons E5&6 et N15, respectivement, ceux
qui sont normalement les moins affectés (à 10m) et le "témoin" (à 20m à
l'opposé), pour définir un mini et un maxi des valeurs dites normales, on
constate que seuls E1 et N8 s' écartent, visuellement, de la norme.
Pourquoi le Pr ne reporte-t-il pas la valeur du "témoin" N15 sur tous ses
graphiques?
• qu'en lisant le descriptif de l'état des échantillons E1 et N8, il était
évident, simplement de par leur aspect visuel, que ces échantillons
étaient affectés puisqu'il les décrit "désséchés, brunis et écrasés"... Les
premiers enquêteurs du CEOSE prélevant, on ne saura jamais où, un
échantillon de sol (c'est vrai!) ou bien les Niccolaï montrant la trace aux
voisins auraient très bien pu piétiner ce qui allait être les échantillons N8
et E1, que préleva 40 jours plus tard le GEPAN. Incroyable? Regardez
les traces de leurs pas visibles sur les photos faites moins de 48 heures
après...
Un simple piétinement, jamais envisagé dans les hypothèses de M.Bounias, pourrait donc
passer pour l'effet d'un ovni, c'est fort!

• que des coefficients de corrélations statistiques dépassant +0.95 sont


souvent l'indice de l'usage d'une fonction mathématique trop complexe
(Log x/(d+1)2 au lieu de x/d par ex.). A noter que dans ses travaux sur
les échantillons de 1983 les corrélations négatives fortes, donc
significatives (ex: -0.9)et proportionnelle à la distance cette fois, sont
bizarrement ignorées dans son compte-rendu des actes des rencontres de
Lyon en 1990.
• qu'il modifie la pente de la courbe dose/distance2, normalement faible si
l'on use de D+0.05m, grâce au D+1m qui la fait grimper en flèche.
• qu'il avait tenté (et peut-être réussi!) de faire croire aux membres d'un
colloque international de biologie théorique en décembre 1984 que des
plants étaient affectés au niveau des chlorophylles. Pourtant en
superposant ses graphiques, des plants, dits affectés, se retrouvent tous,
sauf E1, dans la zone de normalité des plants qu'il définit lui-même
comme sains. Il inventait du même coup sans le savoir un nouveau
concept : l'échantillon "normal et affecté". C'est très, très fort!
• qu'il comparait l'irradiation d'une crucifère germinative mais aussi un
effet thermique sur un pissenlit ou le dosage des chlorophylles A chez
l'orge avec l'effet X d'un ovni Y sur ....une luzerne sauvage adulte. Ceci
équivaut à comparer l'effet d'un poison essayé sur une abeille pour le
transposer à l'homme. Mais alors pourquoi a-t-il exclu de son l'étude les
prélèvements de thym E7 et de salade sauvage E8 récoltés à Trans?
• qu'il y aurait eu des prélèvements effectués à J+4 ou à l'épicentre dans la
série 1. Ce qui serait faux d'après les données de la NT16 du GEPAN...
Prélèvements fantômes ou erreurs de compte-rendu?
• qu'il n'y a eu aucune surveillance de l'évolution des végétaux sur le site,
notamment de ceux non touchables par l'homme. Les épines des pins
survolés par l'ovni ne contenaient- elles pas de chlorophylle?
Le comble est que les travaux du Pr Bounias ne permettent pas de démontrer :

• que l'effet constaté a bien commencé le jour de l'observation 8 janvier


(et pas avant ou après !).
• que l'effet maxima était bien au "centre" présumé de la trace (échantillon
E1) puisqu'il n'y eut aucun autre échantillon pris symétriquement à E2
par rapport au "centre" pour le confirmer. En fait, l'ovni allégué et son
effet maxima allégué pouvait très bien se situer 1m ou 3m avant
l'échantillon E1, vers l'Ouest! C'en était alors fini de l'effet sur les
plantes étayant le témoignage. Dois-je continuer?
Les effets indésirables d'une analyse complémentaire

Voici un autre fait troublant. Le Pr.Bounias déclara aux médias, dès janvier 1984, que l'effet sur les
végétaux persistait deux ans après. Il développera ces résultats dans une revue de l'INRA et aussi dans la
presse ufologique (12). Parvenu à cette conclusion, d'après ses travaux sur de nouveaux prélèvements
effectués sur le site en 1983, le Pr Bounias s'est vite rendu compte des conséquences. Si l'effet persistait
aussi longtemps, c'est qu'il était lié au sol ou au vécu du site (et non plus aux prétendues micro-ondes de
l'ovni!) puisque les jeunes végétaux prélevés deux ans après les faits n'avaient pas "vécu" l'effet de
l'ovni. Tout au plus, comme les plants de la première série de prélèvements effectués 40 jours après
l'observation, avaient-ils subi le piétinement répété des curieux venus en pélerinage. Devinerez-vous qui
se faisait alors photographier ou filmer sur le site de la trace pour passer dans le journal ou à la télé?

Pour se sortir de cet imbroglio, il n'osa pas annoncer au public que ces analyses démontraient que l'ovni
était revenu incognito entre 1981 et 1983. Il fallait donc trouver des explications scientifiques ou bien
qu'il n'y ait plus aucun effet deux ans après pour conserver l'ovni de Trans et l'image de marque de
Michel Bounias. Sachant que peu de gens possèdent ou comprennent ses travaux et qu'il y a peu de
chance pour que, parmi eux, quelqu'un ait accès à un média assez puissant pour le contredire, il opta
alternativement pour l'explication complexe ou l'oubli du second effet très retardé (type "kiss cool"?)
comme le fit J.J Vélasco dans ses conférences ou dans Ciel&Espace d'avril 1992.

Dans un langage scientifique suffisamment abscons pour que personne ne réagisse, il parlera "d'effet
rémanent" et "d'intervention d'un effecteur antérieur" ajoutant que "plusieurs anomalies semblent
fortuites, sans relation causale avec le phénomène étudié"; il reniera des effets sensés exister dans ses
précédents travaux sur les échantillons de 1981 et démontrera des effets sur les plants non exposés de
1983...Une sorte de demi aveu? Il publiera même que :

1. les prélèvements datés J+1 avaient probablement été victimes d'un


déficit d'éclairement. Pour un ovni qui est resté là 40secondes, de
surcroît au soleil couchant, c'est une prouesse scientifique!
2. à J+40, l'effet était d'une autre nature, liée aux oxydations
phosphorylante, sans autre explication claire.
M.Bounias fera une conférence aux rencontres de Lyon en 1990 (13) où il exposera beaucoup plus en
détail ses résultats et conclusions sur cette seconde analyse Pour les tests effectués deux ans après, il les
noiera dans une théorie mathématique de son cru et, pour les valeurs génantes, il ira jusqu'à arguer avec
humour de l'éventualité d'un rat urinant sur un plant. Mais pour les mesures de 1981, il confirmera la
relation x/d2 et la théorie du champ électro-magnétique. Il n'ira malheureusement pas jusqu'à avancer
une explication bien plus prosaïque:

J moins X: Un ou des véhicules ont été manoeuvrés ou garés pendant un temps assez long au dessus de
l'herbe et vous avez le fameux manque de lumière qui altère les chlorophylles, l'écrasement, le
flétrissement, le frottement, les traces en arc,...

J+1: Criez à l'ovni et les gendarmes prélèvent. Les enquêteurs de la SVEPS aussi...Où? Nul ne le sait.

J+1 à J+40: Les curieux viennent aussi piétiner les plantes environnantes (selon une relation
logiquement inversement proportionnelle à la distance, s'il ne sont pas aveugles!)

J+2 ans: Cela continue moins fort, de manière plus aléatoire, au gré des interviews et pélerinages sur le
site. CQFD

Quelques années plus tard, M.Bounias eut l'opportunité de réaliser d'autres analyses de plantes
présumées exposées aux radiations mystérieuses d'un ovni. A Nort sur Erdre (Loire Atlantique) en 1987,
un jeune garçon aurait enregistré le son étrange émis par un ovni stationnant au dessus des arbres. Des
feuilles ont été collectées et -en serez vous surpris?- M.Bounias trouva un traumatisme similaire à celui
observé sur la luzerne de TEP (14). Hélas pour lui, une enquête de Renaud Marhic (15) a démontré qu'il
s'agissait d'un canular. Nombreux sont les facteurs qui influencent les végétaux...

Ici je désire qu'il soit parfaitement clair que je ne discute pas l'expertise de M.Bounias dans le domaine
ou il est réellement spécialiste, par exemple l'analyse de petites quantités de substances par
microchromatographie en couche mince. Mais un examen des publications de M.Bounias (16) a montré
que peu de ses travaux concernaient les plantes et aucun sur des effets du type de celui de TEP. Son
principal sujet d'expérimentation en étant très éloigné: la glycémie chez les abeilles. Comme chacun
sait, la science est aujourd'hui très spécialisée et un scientifique n'est, hors de son domaine d'expertise,
pas plus compétent qu'un profane normalement intelligent. Donc je ne conteste pas la valeur des
résultats des mesures chromatographiques mais celle des conclusions qu'il s'aventure à formuler sur la
cause des traumatismes observés. Je pense que, comme cela est arrivé à d'autres scientifiques qui croient
aux ovnis, sa croyance a obscurci sa raison dans cette affaire.

Recherche ciment pour un cas béton

Revenons encore en 1984, Michel Figuet entreprend son enquête auprès du témoin pour tester
l'hypothèse d'une bétonnière laissant couler des traces de ciment ou d'un 4x4 utilisé pour les forages
(qui aurait été vu sur le site) ayant pu provoquer les traces et effets observés. En 1985, une analyse du
pH et de quelques composants du sol est commanditée par cet ufologue auprès du laboratoire de
pédologie de l'institut agricole du Hainaut. Conclusion: Rien ne démontre formellement l'existence
d'anomalies (17). C'est le statu quo. Aucune analyse du pH du sol n'existant dans la note GEPAN,
Michel Bounias, chatouillé par les critiques, comble cette lacune trois ans après les faits et expérimente
en hâte l'effet du ciment sur le pH du sol pour conclure que cette hypothèse "bétonnière" est exclue (*).
Malheureusement là encore, l'expérience est biaisée et bâclée. Entre autre, il n'indique même pas les
proportions du ciment mélangé au sol sachant pourtant très bien que la concentration peut faire varier le
pH; il ignore tout effet de dilution par des pluies éventuellement acides; il réduit le nombre et le temps
global des mesures à 2h au lieu de 24h pour les échantillons témoins (18).

Ayant obtenu toutes les pièces du dossier de Michel Figuet, et suite à une discussion avec ce dernier,
Jacques Vallée va vouloir lui aussi laisser son empreinte sur le cas, et recrédibiliser cet ovni par
conséquent. En 1989, il publie un article (19) où il explique qu'il a fait effectuer aux USA des nouvelles
analyses à cause "d'un certain nombre d'ufologues indépendants...ayant notamment enquêté auprès des
voisins... qui ont observé un véhicule de forage". Face à ces "spéculations", J.Vallée propose une
approche qu'il dit "scientifique". La voici:

Il se procure, auprès du GEPAN, deux échantillons provenant tous deux de l'anneau de la trace. L'un de
sa surface Q1, l'autre en profondeur Q2. L'absence d'un échantillon témoin montre déjà que sa démarche
n'est pas de confirmer la présence de trace d'un ovni par comparaison mais bien de casser les hypothèses
dérangeantes de Michel Figuet. J.Vallée concluera qu'aucune trace de ciment, d'huile de polluant
chimique ne témoigne de la présence d'un véhicule. Etonnants propos chez un scientifique, quand on
pense que ces substances n'ont pas été recherchées puisqu'il déclare au laboratoire chargé de l'analyse
que les échantillons "ne contiennent pas de substances toxiques ni radioactives". Ainsi il fausse, même
involontairement, d'entrée le protocole d'une analyse qu'il dit en aveugle. Les méthodes d'analyses
requises pour déceler des toxiques pour les plantes (l'huile de vidange, des pesticides, des desherbants
ou du ciment) ne seront alors pas mis en oeuvre. Microscope à balayage électronique et analyse de
dispersion aux rayons X, quoiqu' inadéquats pour rechercher les composés intéressants, feront au moins
illusion sur le public néophyte et même, c'est plus grave, pour des scientifiques américains.

D'emblée la validité de la méthode s'écroule et l'on voit que ses arguments relèvent de la pure
spéculation sauf pour la revue à "referee" Journal of Scientific Exploration qui n'a pas hésité à
cautionner J.Vallée et le cas de TEP.

Mais il y a mieux dans cette analyse borgne pour ufologues aveugles : il expose ensuite une analyse
microbiologique qui met à jour des insectes morts et des "fibres noires et blanches" dont la nature n'est
pas recherchée. Notons que les analyses biologiques du GEPAN sont contradictoires sur ce sujet
(absence de traces organiques" : p.40 de la NT16, mais "présence de mousses" en p.34).

En ce qui concerne les composants chimiques du sol, on est aussi très loin de retrouver les mêmes
éléments dans les analyses de J.Vallée et du GEPAN. Au point, qu'on arriverait à se demander s'il s'agit
bien des mêmes échantillons ou de la même trace. Un bref rappel pour mémoire:

• Par le GEPAN: fer libre ou oxydé trouvé; composé monocristallin sans


efflorescence "foisonnante" (indice d'une genèse à moins de 600°C);
ions négatifs C2H2O et ions phosphates 63&79 (ressemblance avec des
polymères et résidus de combustion envisagés); faible quantité de
sodium, magnésium, titane; présence de zinc et phosphates sur les
particules noires; matrice polymérique carbonée (revêtement primaire à
base de carbon black); pas d'aluminium sur les particules noires.
• Par Jacques Vallée: Présence d'aluminium, silicium, calcium, fer dans
les deux échantillons; traces de potassium (sodium peut-être masqué par
le type d'analyse) présence de cuivre incertaine ou irrégulière.
Pas de zinc, ni de phosphate. Aucune allusion à la présence de matrice carbonée polymérique ou des
particules noires. Rien que du sol...Bizarre...

Ni la note technique GEPAN ni J.Vallée n'indiquent:

• la nature exacte du sol. Le GEPAN, se souciant fort peu de la géologie


et de la composition naturelle de la roche indique suivant les pages
"prédominance calcaire" ou "argilo-calcaire" et/ou "grès". Pour
l'analyse de J.Vallée, il s'agit de "sable humide et beige".
• une mesure du pH des échantillons de sol
• la présence de sulfates, nitrates, chlorures,...susceptibles d'influencer la
croissance de plantes (non recherchés)
Dans les deux cas, les analyses sont purement qualitatives et mettent en évidence (en majorité) des
éléments normaux d'un sol. Des analyses quantitatives mettant en évidence des différences
significatives entre sol témoin et trace auraient eu une toute autre valeur...scientifique.

Cela n'empèchera pas J.Vallée d'écrire que les échantillons du sol ont été analysés "en vue de valider
l'étude du cas par le CNES et que leurs résultats tendent à étayer les constations antérieures des
laboratoires français". Pourtant, là où le GEPAN voyait des traces "d'un événement de grande
ampleur", J.Vallée ne voit qu'un sol normal! Comble, il essaie de prouver la présence de l'ovni par
l'absence d'indice au sol (malgré ceux mis en évidence par le GEPAN) et l'absence de trace de ciment
par l'absence d'une recherche de toxiques pour les plantes. Voilà qui manquait au riche argumentaire des
incongruités ufologiques. C'est ainsi que J.Vallée tenta (au nom de la science ou d'une croyance?) de
mettre fin à l'hypothèse "engin roulant: foreuse ou bétonnière".

C'est en réalité Michel Figuet, lui même et non J.Vallée, qui invalida l'hypothèse d'un forage en
découvrant que le témoin avait noté sur son carnet dates, lieux et profondeurs des divers forages (dont
celui d'août 1982). L'emplacement, la date ne correspondait pas et ce type de sondage ne s'effectuait pas
à moins de 2 mètres d'un mur. Voilà qui montre qu'on peut être amateur et savoir ce qu'est une preuve.

Rappelons, pour expliquer l'hypothèse bétonnière, que "les ciments sont obtenus par broyage de
calcaire et d'argile (silice) mélangés en une pâte humide à laquelle on adjoint du laitier de haut
fourneau ou de la pouzzolane (cendre volcanique) ou des scories ( qui contiennent des phosphates) ou
du minerai de fer. La pâte est cuite pour donner le clinker. On peut y mélanger enfin 2% maximum de
gypse (CaSO4) pour ralentir la rapidité de prise. La composition moyenne d'un ciment oscille entre 20
à 24 % de Silice, 7 à 11 % d'oxyde Alumine + Oxyde de Fer et 63 à 67 % de Oxyde de Calcium.
Lorsque l'on verse de l'eau sur cette poudre, il se produit deux réactions: une d'hydratation et l'autre
d'hydrolyse. Un dégagement de chaleur important s'en suit et de longs cristaux imbriqués se forment
progressivement donnant de la rigidité au mélange. Le ciment prend et durcit en séchant."

Que de points communs avec notre affaire! Toutefois même si des traces de ciment avaient été
recherchées, il eut été très improbable de les déceler ou de les discerner dans le sol de Trans-en-
Provence par les seules analyses chimiques comme le constata pertinemment un vrai ingénieur
pédologue. En revanche, les cristaux insolites trouvés par le GEPAN pourraient encore parler si le
SEPRA consultait des experts en ciment et en minéralogie. On peut rêver...

Un objet roulant non-identifié

L'histoire de T.E.P aurait pu s'arrêter là sans la pugnacité de Michel Figuet. Son désir de faire un bilan
de l'affaire Trans-en-Provence m'obligea à me plonger dans ce dossier que, comme beaucoup, je pensais
connaître.

L'examen attentif des photos et diapositives des traces permit de voir des éléments dont aucune enquête,
même dite scientifique, n'avait tenu compte. Tous amnésièrent les empreintes de piétinement et surtout
les traces de pneus nettement visibles sur le chemin (fig2), dans l'herbe et surtout traversant la trace en
tous sens, notamment en plein "centre" ou reliées aux fameux arcs. L'une d'elle, très courte et attenante
à la trace, a le même aspect blanchâtre provoqué par un ripage qui fut traditionnellement lié à l'ovni
allégué.

Un autre élément étaie cette hypothèse d'une trace de pneus indépendante de l'ovni décrit par
R.Niccolaï. N'en déplaise à J.J Vélasco qui déclare à qui veut l'entendre qu'il n'y a pas de résidus de
combustion à Trans, les analyses du GEPAN indiquent la présence de carbon black qui, comme le
représentant du SEPRA veut l'ignorer, est obtenu par combustion de gaz ou de dérivés pétroliers. Il
serait, d'après l'un des labos, issu d'une "peinture primaire".

Toutefois de nombreux autres composés, non trouvés à l'analyse, entrent dans la fabrication des
peintures. En revanche, le carbon black est utilisé, pour 90% de sa production, dans le caoutchouc
(matrice polymérique carbonée) des pneumatiques. Il représente en proportion (40 à 50%) du mélange.
On y met aussi des oxydes de zinc (ZnO) et de magnésium (MgO), de la silice, de la calcite (CaCO3),
du sodium (Na) et d'autres adjuvants faisant le secret de la fabrication (antioxydant du type phosphites
ou phosphates, huiles minérales contenant elles-même des dithiophosphates de zinc, antiabrasion, oxyde
de titane,...). Voilà encore bien des choses trouvées à Trans par le GEPAN... Notons que la surface
spécifique du carbon black diffère selon son utilisation. Si le SEPRA voulait bien en donner la valeur
chiffrée au lieu d'une vague précision du type "section efficace importante" dans la note GEPAN, il
serait possible d'en connaître la provenance probable. Les grands mystères tiennent parfois à peu de
choses.

A défaut d'aide du SEPRA, une petite expérience avec ma voiture allait me confirmer bien des points
communs avec l'aspect visuel microscopique décrit dans la NT16. En faisant un dérapage par freinage
(ou un démarrage avec patinage de roue) sur un sol argilo-calcaire, on constate un polissage, une
abrasion des graviers, de fines striures ferreuses d'éclat métallique et un petit dépôt noir granuleux laissé
par le pneu sur les grains de roche qui, examinés au binoculaire, sont identiques à ce que montrent les
photos du GEPAN (p.36, NT16). Amusez-vous aussi! J'invite ceux qui en ont les moyens à faire
l'analyse d'un pneu des années 80 ( ex: caoutchouc du type SBR 1800 ou du type NR).

J.Vallée ou J.Jacques Vélasco du SEPRA ne le feront sûrement pas... et ne l'ont toujours pas fait.

Bien des vérifications et comparaisons élémentaires n'ont pas été faites à cause d'idées préconçues ou
par peur d'être éventuellement obligé d'admettre que cette trace-là pourrait avoir été faite par un objet
monté sur roues chaussées de pneumatiques (et laissant peut- être choir du ciment?). R.N a pourtant
signalé la présence de véhicules sur le terre-plein pour la construction de la petite maison
annexe...quelques semaines avant l'ovni.

Une bouée de sauvetage pour le GEPAN?

Un article du FIGARO du 11 février 1983, amena Raoul Robé et moi-même à nous demander si le cas
de Trans n'était pas un ovni utilisé comme une bouée de sauvetage sensée sauver le GEPAN d'un
naufrage programmé. Cet organisme disparut en 1988. Il fut remplacé par le Service d'Expertise des
Phénomènes de Rentrées Atmosphériques, représenté par l'unique J.J Vélasco, qui justifie son existence
par quelques apparitions médiatiques mais n'effectue plus aucune étude globale ni communication
d'enquêtes. A la fin de l'année 1983, il y eut une restructuration qui restreignit la mission du GEPAN.
D'organisme collégial chargé d'étudier scientifiquement les ovnis, il devint simple "chargé d'enquête"
sans moyen d'étude scientifique. Un sacré virage et une grosse purge! A cela on peut voir divers
mobiles:

• Le gouvernement de gauche en place n'était pas ouvert comme le


gouvernement de droite, qui fit naître le GEPAN, au phénomène ovni ou
à l'hypothèse HET.
• Le contexte ufologique est alors morose. Peu d'observations donc un
service du CNES qui pouvait sembler onéreux pour un phénomène quasi
absent des médias.
• Les années écoulées depuis la création du GEPAN n'ont pas réussi à
étayer une quelconque piste démontrant un phénomène scientifiquement
intéressant ou économiquement exploitable. Tout au plus, elles ont
permis de prendre conscience qu'une forte majorité de cas relevait de la
méprise et de la psychologie humaine.
• L'objectivité et la méthodologie du GEPAN était contestable et contestée
au vu de quelques unes de ses publications externes ou internes (20).
Quoiqu'il en soit de ces mobiles, il planait tout début 1983, voire courant 1982, une ombre menaçante
pour le GEPAN. Certaines personnes membres de cet organisme auraient pu penser que c'était le
moment ou jamais de montrer des cas forts et récents qui justifieraient une prolongation de budget pour
l'étude ovni (et la conservation de certains postes). Si cette hypothèse est viable, il devrait donc y avoir à
cette époque des cas forts étudiés par le GEPAN et une démonstration d'objectivité. Et quelle
coïncidence justement, c'est le 1 mars 1983 (alors que les compléments d'analyse de M.Bounias sont en
cours!) que parait le cas de "T.E.P" datant pourtant de janvier 1981.

Suit dans la foulée, la publication du deuxième cas fort, surnommé l' "amarante" suite a une altération
présumée de plantes du même nom. Quand on l'examine de près, cette observation est, par de très
nombreux points de son scénario, une sorte de "Trans-bis amélioré". Le témoin unique est cette fois un
scientifique anonyme (de l'INRA, quel hasard!). Cette observation qui date du 21 octobre 1982 sera
publiée le 21 mars 1983 (21). Avant cette averse soudaine d'ovnis "scientifiquement étayés", la note
technique n°14 montrait que le GEPAN savait élucider certains ovnis boiteux et que certains
phénomènes météorologiques (foudroiement au sol) pouvaient grâce à lui être mieux étudiés (22). La
répartition temporelle des enquêtes publiées montre bien une fréquence accrue entre 1981, changement
politique, et 1983, mutation du GEPAN, ainsi qu'une absence de cas forts avant.

Cette hypothèse à l'avantage d'expliquer la manière dont fut traitée toute l'enquête officielle du GEPAN.

Un hélicoptère passe incognito

C'est encore Raoul Robé qui fit un constat relatif aux conditions d'ensoleillement lors de l'observation
de R.N.

Tout le monde croyait que le cas de Trans était diurne. Faux encore, l'observation se serait faite "entre
chien et loup" au crépuscule! La N.T n°16 mentionne une nébulosité de 2/8 et nous renseigne un peu sur
l'état d'éclairement :"le soir tombant, il voudrait en avoir terminé avant la nuit". Rappelons que
l'observation se déroule vers 17 h. locales, sans aucune précision de la fiabilité de cette information. Or
le 8 janvier, le soleil se couche à 17h 14 légales (16h58 pour le centre météo local).

Au 240°N, là où était le soleil, une colline culmine à 100 m environ plus haut que le site, à 2,5km de là,
soit un angle supérieur à 2 degrés. Le soleil étant très bas sur l'horizon, sinon carrément couché d'après
la météo; la présence de cette colline occulte d'autant la lumière.

Cette heure crépusculaire et hivernale n'est vraiment pas favorable à une bonne visibilité, d'autant que
l'on ne connait pas l'état de l'acuité visuelle du témoin. Ceci expliquerait qu'il ait pu voir un objet
"sombre, couleur gris foncé, mat" mais pas qu'il se remette au travail, comme il le déclara à la presse,
alors que la maçonnerie nécessite un temps assez important de rangement (sacs) ou de nettoyage des
outils et bacs. Se serait-il trompé dans l'estimation de l'heure ?

Et si l'observation s'était passée un peu plus tôt, avant le coucher du soleil, vers 16h30, comme ne cesse
de l'écrire J.J Vélasco dans la presse. Or à cette heure (encore approximative!), un hélicoptère Alouette
II de l'ALAT survolait Trans à 200m du sol, d'après le GEPAN. Voici qui pourrait expliquer l'origine du
récit sachant que l'attention du témoin a été attirée par un léger sifflement, comme celui des
hélicoptères, dira-t-il à Michel Figuet. Celà ouvre deux pistes :

Soit R.N, vers 16h30/17h00, surpris par un hélicoptère (dont il ne mentionna pas le passage au
GEPAN!) pense à un ovni qui lui inspire sa farce, c'est l'hypothèse psychologique du canular basé sur
un stimulus physique reél. Soit, vers 16h30, sous l'influence d'un médicament pour son traitement
cardiaque, il se relève brusquement, ne reconnait pas l'hélicoptère qui approche ni l'ombre portée
oblongue de celui-ci qui défile sur la terrasse et les arbres. Cette vision fugitive disparue, il trouve une
trace insolite (de pneu!) qui le convainc d'une descente vers le sol. C'est l'hypothèse méprise par
perception altérée d'un stimulus physique réel.

Explication fréquente en ufologie et bien connue du GEPAN qui étudia une affaire datant de 1979 (23)
où le témoin était sous l'influence d'un traitement médical à base de cimétidine. Il n'y aura pourtant
aucune enquête du GEPAN sur les médicaments pris par R.N.

Si l'hypothèse d'une heure erronée est bonne et s'il s'agissait bien d'un ovni venu d'ailleurs, il y a fort à
parier que le pilote de l'hélicoptère aurait pu le voir. Le GEPAN ne lui demanda d'ailleurs pas puisqu'il
était certain que l'ovni était là! Quand je pense qu'en 16 ans, aucun ufologue, aucun des grands
scientifiques s'étant fait le défenseur du cas, aucun des experts du GEPAN qui ont cru (ou fait semblant
de croire) à cet ovni n'a cherché à comprendre ce qu'il serait venu faire là. En admettant cette incertitude
horaire, tout s'éclairerait: c'est élémentaire, l'ovni se serait caché pour ne pas être vu par un hélicoptère
de l'ALAT.

J'avoue qu'il m'est agréable (comble pour un débunker!) de reboulonner cet ovni qui perdait ses tôles, sa
peinture et donc toute son "essence" extra-terrestre à cause de ceux qui prétendirent le faire voler.

Moralité: Ceux qui sabotent la recherche ufologique ne sont pas là où on voudrait faire croire qu'ils
sont et ceux qui cherchent à comprendre ne sont sûrement pas ceux qui prétendent savoir parce qu'ils
ont un titre scientifique!

CONCLUSION

A partir d'un témoignage, unique et bancal, le GEPAN, avec le concours de bien d'autres intervenants
scientifiques, mais touchant tous au milieu ufologique, a réussi à créer un cas quasi mythique dans
l'opinion publique. Il s'avère que le dossier Trans-en-Provence est bien loin d'être aussi consistant qu'on
le prétend.

Une petite devinette, basée sur des résultats contenus dans le dossier scientifique de l'enquête, résume à
elle seule la valeur de l'ovni de Trans en Provence : "Quel objet posé au sol, émettant probablement des
micro-ondes pulsées, peut produire un échauffement du sol inférieur à 600°C et ne pas laisser de trace
d'un d'effet thermique sur les plantes qui y poussent ?"

Pour finir, cédons la parole au témoin qui déclara à la fin d'une émission télévisée consacrée à son
observation :

"Le petit mot que je voulais dire moi pour terminer, c'est dans... Disons, j'ai
vu, j'ai vu, c'est un conte disons! La preuve qu'on peut trouver par terre
là,...des gens, des scientifiques là, relever quelquechose, ça c'est une autre
chose. Je dis moi aussi dans la nuit je rêve."
A Michel Figuet, il confia enfin:

"Il y a tellement de couillons dans le monde. Un jour, je vous dirai toute la


vérité".
J'attends ce jour, sans surprise...
Eric Maillot

Remerciements au Dr Jacques Scornaux pour son aide et sa traduction anglaise (parue dans UFO 1947-
1997, Hilary Evans et Dennis Stacy, Ed. Fortean Times.)

Instituteur, spécialisé en sciences et techniques, "ufologue" provincial actif depuis une dizaine d'années,
ex-membre de la SERPAN, membre du CNEGU, intéressé par l'aspect physique d'abord puis par la
psychologie de la perception des ovnis, il structure une base de donnée comparative OVI/OVNI puis
explique (hypothèses ou preuves) par diverses méprises plusieurs centaines de cas ovnis français réputés
solides ou classiques. Agacé par les ravages de la croyance ou pire de la pseudo-science sur un public
peu formé à l'esprit critique, il publie études et critiques, étayées et détaillées, sans concession envers
l'establishment ufologique (proHET ou proHSP) ce qui lui vaut d'être classé comme debunker ou néo-
ufologue dérangeant. Son moteur: le plaisir de comprendre une énigme et de l'expliquer aux autres.

P.S : Si vous désirez en savoir beaucoup plus sur cette affaire très complexe et très passionnante que je
n'ai pu aborder ici que très, très, succinctement, reportez-vous au dossier le plus complet qui existe à ce
jour sur ce sujet, celui édité par la SERPAN (disponible à : SERPAN c/o Thierry Rocher, 9bis rue de
Rouen F-94700 MAISONS ALFORT. Chèque de 120f port compris libellé à l'ordre de la SERPAN).
Son président Michel Figuet et ses membres y défient toute personne de trouver dans le dossier
scientifique de Trans une preuve allant à l'encontre de l'hypothèse majeure développée: "des traces de
pneus servirent de prétexte pour crédibiliser le témoignage unique de M.Niccolaï et cautionner la
croyance aux ovnis d'origine E.T. "

Additif :"Derniers rebondissements"

Personne n'a osé, à ce jour, relever le défi de la SERPAN depuis la parution du dossier. Il a toutefois
suscité quelques réactions :

Radio "Le Mouv ' " a consacré plusieurs émissions aux ovnis en Janvier 1998. Je fus invité à
participer par téléphone à un débat sur Trans avec J.J Vélasco et M.Bounias (Transcription de l'émission
disponible auprès de l'auteur). Michel Bounias lors de cette émission radio a déclaré en direct que, suite
aux analyses effectuées deux ans après, "tout était redevenu normal" (si!). Chose attendue, d'après ses
dires, notamment à cause du "lessivage du sol"... C'est ce même professeur qui déclarait qu'il n'y avait
aucune substance (ciment, lessive,..) qui puisse expliquer les effets, qu'il décrit aujourd'hui comme
"parfaitement identifiables et caractérisables", trouvés sur les plantes et qu'un canular consistant à
épandre un produit quelconque n'aurait pu donner les résultats obtenus. Pourquoi prétendre vouloir
vérifier le lessivage d'un produit qu'il dit inexistant? Cela ne l'empêcha pas de défendre l'idée de champs
E.M pour expliquer un effet inversement... encore une fois. Il déclara aussi que les échantillons furent
prélevés à J+4 jours (et pas à J+1 jour). La note technique GEPAN ment ou Michel Bounias a une
conception de la science "pure et dure", très... souple. Enfin il prétend désormais, pour contrer ma
critique qui semble avoir porté, que ses résulats d'analyse confirment qu'il y eût un phénomène insolite
"à l'endroit indiqué et à la période indiquée par le témoin". Cherchez cette prétendue démonstration
dans les publications de M.Bounias ! Un argument d'autorité de plus...Invérifiable.

Jean Jacques Vélasco, lui, ne trouve rien d'autre comme argument pour contrer la critique de la
SERPAN de dire (conférence au Planétarium de Vaulx en Velin) et répéter dans l'émission que le
président de la SERPAN a invité le témoin (M.Niccolaï) à de nombreuses reprises au restaurant pour
l'influencer et lui faire modifier son témoignage (pourtant définitivement enregistré depuis 1981!).
Propos qui en plus d'être diffamatoires sont absurdes. Il suffit de lire le dossier SERPAN pour s'en
rendre compte. Mais l'auditeur ne le possède pas. Mentez, il en restera toujours quelque chose...
Dans VSD, Jean Jacques Vélasco est interviewé dans un restaurant de luxe (Le Fouquet's) en
compagnie de l'ex-président du CNES, de M.Louange,de l'ex-général Norlain et de Bernard Thouanel
(concepteur du n°Spécial ovni de VSD). Que devrait-on en déduire en suivant son raisonnement?

Dans FACTEUR X n°41, J.J Vélasco déclare que "des travaux de laboratoire ont montré que l'on
pouvait produire l'effet constaté sur les plantes grâce à des champs E.M (micro-ondes pulsées ou non)".
Là encore où sont les publications de ces travaux? Il nous faut donc croire l'expert qui prétend être
capable de voir "à la simple lecture d'un rapport d'enquête de G.N" s'il s'agit d'un ovni ou d'une
méprise. Si ce n'est pas de la science infuse par révélation, je ne m'y connais pas. Et pour nous montrer
l'étrangeté de l'ovni de Trans, il dit que des traces de zinc montrent que l'objet était métallique. Pas de
chance, les stries dûes aux frottements sur le sol étaient ferreuses! Il ajoute avoir fait "récemment"
(rires!!) une estimation du poids de l'ovni donnant une fourchette de 250kg à 1tonne (par trace?). Une
roue d'un véhicule (voiture/camion) peut donc bien avoir exercé cette pression...Merci M.Vélasco

Facteur X N°19 a aussi publié tout un article pro-ovni sur Trans (probablement de J.Y Casgha) où
Michel Bounias, parlant de la nature du phénomène qui a causé les effets constatés sur les plantes,
déclare ceci: "Seule certitude : nous n'en connaissons ni la nature ni l'origine, et là réside le vrai
problème, cela ne ressemble à rien de ce je connais sur la planète. il serait utile de comparer nos
observations avec les effets d'autres agents physiques, par exemple des générateurs de champs E.M.".
Comme si les autres agents physiques (le piétinement?) et les champs E.M (de la foudre?) n'existaient
pas sur notre planète!

Suite à la parution, sérieusement tronquée en anglais, de notre texte dans UFO 1947-1997 (édité par
Hilary Evans et Dennis Stacy), Jacques Vallée semble avoir révisé sa position pro-Trans. Lorsqu'on lui
demande s'il existe des cas solides, il répond (in FACTEUR X n° de 1998) "que même Trans en
Provence est critiqué par des enquêteurs sérieux. Je préfère le cas de Valensole...". Il considérait
pourtant (ref courrier privé), avant la publication d'UFO 1947-1997 où il signe aussi un texte, que notre
critique sur Trans n'était pas sérieuse mais "une attaque personnelle et non scientifique". Le fait d'avoir
été publié en anglais, dans le même ouvrage (sus-cité) que lui, semble l'avoir aidé à reconsidérer son
point de vue qui consistait à ignorer superbement notre critique qui n'avait que peu de chance d'être
connue aux USA (où l'on ne lit pas le français!).

Cet été sur Europe 1, Pierre Lagrange (ufologue-sociologue) indiquait que T.E.P n'était pas concluant et
citait des arguments de la SERPAN en les attribuant à un grand spécialiste de Trans... Jacques Vallée !
La copie est la rançon du succès. Il nous apprenait aussi (de source non citée) que les prélèvements
auraient été faits dans l'axe du vent dominant et qu'une substance poudreuse lâchée sur le site aurait pu
affecter les plantes proportionnellement à la distance.

Quelques ufologues anglais et américains ont apprécié et reconnu notre travail. Certains le mettant
même en avant parmi tous les autres thèmes publiés dans "UFO 1947-1997". Nul n'est prophète en son
pays! D'autres n'ont évidemment pas dû apprécier que l'on discrédite ce qu'ils ont présenté au congrès
américain mais n'ont donné aucune nouvelle.

Alias R.Nolane dans UFO NEWS LETTER a fait un bref commentaire critique du dossier de la
SERPAN qui atteint le niveau du fond des ébats ufologiques faute de pouvoir accéder au niveau des
débats de fond ufologiques.

Silence complet du côté de Joël Mesnard dans "Lumières Dans La Nuit" qui préfère taire l'existence du
document SERPAN ainsi que le contenu de notre contestation du cas de TEP. Quelques lecteurs curieux
pourraient avoir l'idée d'aller nous lire...

Le site Ufocom met à disposition la Note Technique 16 du GEPAN sur internet. Le commentaire de leur
biochimiste généticien, qui considére l'enquête comme sérieuse et corroborant le témoignage, montre
quelques lacunes d'analyse (sur les phosphates), constate des étrangetés sur les mesures (trop
décimales!) et la présence de dates différentes de prélèvements qui biaisent l'étude. Il conclut, ce qui
mérite d'être salué, en disant que ces résulats d'analyses doivent être manipulés avec précaution. On est
loin d'une telle prudence dans les propos de MM. Bounias et Vélasco...

Pour les médias toujours aussi peu enclins à l'investigation mais toujours prompts à faire un gros titre ou
un numéro spécial sur les ovnis pour augmenter leurs bénéfices (tels VSD, Paris Match, Science &
Vie,...), Trans-en-Provence reste un cas ovni mystérieux et scientifiquement reconnu. Ceci s'explique
quand on sait que leur seule source d'information est le SEPRA ou des ufologues crédules devenus
auteurs à succès.

NOTES et REFERENCES

1. Unidentied Flying Objects Briefing Document - The best available


evidence, UFO Research Coalition, 1995.
2.
3. LDLN (Lumières Dans La Nuit) une des plus ancienne revue ufologique
française, désormais dirigée par Joël Mesnard, N°207 Août/Septembre
1981, pp.11-17 avec photos; N°231/232 Sept/Oct 1983 avec photos du
site pp 3-6.
4. CNES, Plaquette de présentation gratuite du Service d'Expertise des
Phénomènes de Rentrées Atmosphériques (SEPRA/CNES). Adresse : 18
avenue Edouard Belin, F 31055 TOULOUSE CEDEX. Le SEPRA est le
nouveau GEPAN réduit en effectif et privé de conseil scientifique. Sa
mission a aussi été modifiée en 1988.
5. INRA : Institut National de la Recherche Agronomique
6. GEPAN / CNES, note technique N°16. Enquête 81/01."Analyse d'une
trace", CNES, Toulouse 1 mars 1983 (66 pages). Document gratuit.
7. GEPAN note technique N°12. Enquête 81/07. CNES, Toulouse 5 mai
1982. Voir fig 16 p.36.
8. Voir ref. 6, pp. 41-64. Pour un exemplaire en anglais voir Michel
Bounias "Biochemical Traumatology as potent tool for identifying
actual stresses elicited by unidentified sources : evidence for plant
metabolic disorders in correlation with a UFO landing". Journal of
scientific exploration, 4 (1), 1990 pp.1-18.
9. Perturbation biochimique observée en relation avec l'apparition d'un
phénomène aérospatial non identifié chez une luzerne sauvage
(medicago minima). Contrat CNES/GEPAN, C.R. annuel
trav.lab.biochimie. 11, 1982, pp.40-95
10.Jean Claude Bourret et Jean Jacques Vélasco, "Ovnis-La science
avance", Ed. R.Laffont, Paris 1993. Le cas est développé en pages 76-95
sous le titre très explicite "Le cas qui allait tout changer".
11.l'hypothèse psychologique de Monnerie et les analyses du Pr Bounias
sont publiées respectivement à la page 19 et aux pages 41-49 dans :
SERPAN. "L'affaire de Trans en Provence", 1996, 144 pages. Cette
monographie est disponible à l'adresse suivante : Michel Figuet, Lou
Sabi, La Roche, F 71520 DOMPIERRE LES ORMES. SERPAN =
Société d'Enquête et de Recherche sur les Phénomènes Aérospatiaux
Non-identifiés.
12.Pr Michel Bounias dans Ovni-Présence n°31, septembre 1984, pp.2-7.
Résultats des prélèvements de 1981 comparés à ceux de 1983.
13.Michel Bounias : "Quantification biophysique des effets liés à l'ovni de
Trans-en-Provence", actes des 4èmes rencontres européennes de Lyon.
28 au 30 avril 1990, Ed.SOSOVNI pp.4-7
14.Ce cas et les résultats des analyses du Pr. Bounias sont décrites en ref.
10, pp.106-112.
15.Renaud Marhic, "Il est cinq heures...Laurent s'éveille", Ovni Présence
n°39 février 1988, pp.13-16 et bulletin N°3 du C.U.B (Comité des
groupement ufologiques bretons), février 1988 (116 pages).
16.Cette recherche bibliographique a été effectuée principalement dans
"Chemical Abstracts" et "Bulletin signalétique du CNRS" par le Dr
Jacques Scornaux, ufologue belge, qui a lu une centaine de publications
scientifiques du Pr Bounias. Communication personnelle.
17.Les résultats de cette analyse sont disponibles en ref.11 pp. 27-30.
18.Les mesures tardives du pH du sol par le Pr Bounias sont présentées et
commentées en ref.11 pp.56-61.
19.Jacques Vallée, "Return to Trans/Retour à Trans", Journal of scientific
exploration,4 (1), 1990 et Ovni Présence n° 46, août 1991 pp.5-14.
Analyses du sol par un laboratoire anonyme.
20.Le cas de Luçon, classé non-identifié par le conseil scientifique du
GEPAN, a été contre-enquêté par plusieurs ufologues amateurs qui ont
prouvé qu'il s'agissait sans aucun doute de la lune. Voir à ce sujet :
Robert Roussel, "Ovni-Les vérités cachées de l'enquête officielle",
ed.Albin Michel, Paris 1994, p54; Dominique Caudron, "Analyse d'un
cas particulièrement crédible ou l'enquête au second degré", Inforespace
(magazine de la SOBEPS) n°Spécial 3, décembre 1979 pp.14-38;
dossier de la SERPAN : "Les influences de la lune sur la casuistique et
l'ufologie", E.Maillot "les leçons de Luçon", 1993.
21.GEPAN, note technique N°17, enquête 86/03 "L'Amarante", CNES
Toulouse, 21 mars 1983. Ce cas est surnommé ainsi parce que des plants
d'amarante auraient été affectés par un ovni. Les échantillons mal
collectés et préservés ont rendu les analyses inconclusives.
22.GEPAN, note technique N°14, Mini-enquêtes en 1981 et 1982, CNES
Toulouse, 21 janvier 1983.
23.GEPAN, note technique n°7, Compte-rendu de l'enquête 79/05 - "A
propos d'une rencontre", CNES Toulouse, 27 avril 1981. Cas de méprise
avec la lune avec un témoin sous l'influence du Tagamet.

Références bibliographiques et chronologie des événements sur les lieux


Année 1981 :

• Jeudi 8 janvier 1981 : l'observation et la découverte des traces par le


témoin.
• Vendredi 9 janvier :
o à 11 h 20, appel téléphonique de Mme M. à la B.T. de Draguignan;
o 12 h arrivée des gendarmes sur les lieux, un prélèvement de terre
et d'herbe a été effectué, ainsi que des photos.
• Samedi 10 janvier :
o Article dans Nice Matin en pages départementales et locale.
o Article dans Var Matin République.
o L'IMSA (MM. Savelli et Monier) sur les lieux.
o Météo : précipitations importantes durant le week-end (NT p. 32)
• Dimanche 11 janvier : parution d'un article dans Nice Matin en page
départementale (avec erreur du journaliste qui signale que le témoin
édifiait un mur le vendredi 9 et non le 8).
• Lundi 12 janvier : Télex de la Gendarmerie Nationale au GEPAN
• Mardi 13 janvier : Enquête de M.H. Julien
• Vendredi 16 janvier : Article dans Var Matin République: «Ces OVNI
qui sillonnent le ciel varois»
• Vendredi 23 janvier : Echantillons témoins prélevés par la gendarmerie
• Le 17 février : Enquête du GEPAN qui a effectué 40 jours après les
faits une série de prélèvements sur le site
• Août-septembre : Enquête de H. Julien parait dans LDLN n° 207, p.11
à 17.
Année 1982 :

• Avril 1982 : «L'Autre Monde« n° 59, p.30 à 32, article de R. Thomas:


«l'Ufologie en question»
• Juillet-Août 1982 : Bulletin du CEOSE n° 001.
• 24 août : Forage sur le terre-plein à 15m de la trace.
Année 1983 :

• Le 6 janvier : Le Monde «La soucoupe dans le jardin».


• Le 1 mars : Note technique n° 16 du GEPAN (CNES 1983) enquête
81/01.
• 7 et 8 mai : Congrès de la FFU à Lyon et parution du compte rendu de
JC. Vève, p.49 à 52.
• Le 10 juillet : Journal du Dimanche, l'article de J.C. Bourret «OVNI: le
cas numéro 16» signale l'atterrissage d'un ovni de 4 mètres de diamètre.
• Le 21 juillet : Sunday Express, Flying Saucer Review (octobre 1983,
n°1, p. 21 à 23) «Le GEPAN, tranquillement, livre les marchandises!»
• 15 au 29 septembre : Nostra n°522, p.28-29: «Une soucoupe volante
s'écrase dans le Var».
• Septembre-octobre : LDLN n° 231/232, p.3 à 6, «Sur ce site, des
preuves scientifiques» par F. Lagarde
• Le 28 octobre : Paris Match, interview de Rémy Chauvin.
• Le 10 novembre : France-Soir Magazine n° 12212, p.60 à 63, «Des
preuves scientifiques» par J.Y. Casgha
• Décembre : LDLN n° 233/234, p.45, article de H. Julien :«A propos du
cas de Trans-en-Provence et de ses répercussions»
• 31 décembre : Télé Star n°378.
Année 1984 :

• Le 2 janvier : Colloque sur France Inter animé par J.Y.. Casgha, invités:
J.J. Vélasco, J.P.Petit, M.Bounias, J. Audouze, Pr Pachéco, F. Raulin,
R.Chauvin, et M.Monnerie.
• Le 3 janvier : Le Soir de Marseille, p.16 et dernière.
• Le 4 janvier :
o France-Soir, le Provencal, La Montagne, Nice-Matin, Midi-Libre,
Le Méridional, les Dépêches.
o Emission T.V. «Temps X» sur TF1 avec J.P. Petit.
o «La trace de l'ovni de Trans» par J.Y. Gasgha dans Les Carnets de
L'Insolite, p.145. Garancière).
• Le 5 janvier : Ouest France, Le Figaro
• Le 6 janvier : Le Monde, Télé Star n°378
• Le 8 janvier : Le Provencal Dimanche, «Aucune phénomène connu ne
peut expliquer les conséquences de l'apparition»
• Le 9 janvier : Le Méridional, «La preuve par Trans»
• Le 11 janvier : Ici Paris «Les ET sont parmi nous» et «Le témoignage
de Renato Nicolaï est irréfutable»
• Le 14 janvier : Le méridional, p.3 «Ces choses bizarres venues
d'ailleurs» (Le CEOSE apporte des précisions sur le mystérieux
phénomène de Trans)
• Le 17 janvier : Il Picola de Trieste.
• Le 21 janvier : Interview de Michel Chombard (ex journaliste de Nice-
Matin) par: Michel Piccin, Michel Coste, MFT, et Thierry Pinvidic sur
le site (sans le témoin)
• Mai : M. Figuet se rend sur le site et prend des photos.
• Mars :
o Bulletin du GESAG (Belgique) n° 75, p. 2-3
o Commentaires de J-P Petit dans OVNI-PRESENCE N° 29 - p. 27-
28.
• Le 13 juillet : Critique de l'étude du Pr. Bounias par le Pr. A.
(phytopathologue)
• Le 16 août : T. Pinvidic, B. Méheust, JP. Grangeon, P. Pétrakis, Y.
Bosson, JL. Decanis, et MFT sur le site (sans le témoin)
• Le 22 septembre : T. Pinvidic, Y. Bosson, JL.Decanis et P.Pétrakis sur
le site.
• Septembre : Nouvelles conclusions du Pr. Bounias dans OVNI
PRESENCE N°31 - p. 3-7.
• Le 13 octobre :
o TF1 diffuse «Droit de Réponse» de Michel Polac avec la
participation du témoin sur le plateau.
o Le Quotidien de Paris.
• Le 26 octobre : Paris Match n° 2533, «Où sont passées les soucoupes
volantes?» : interview du Pr. JP. Petit par Marie-Thérèse De Brosses.
• Le 10 novembre : Sur le site avec Y. Bosson et JL.Decanis (sans le
témoin).
• Le 23 novembre :
o Contre-enquête de M. Figuet. Interrogatoire du témoin et de sa
femme.
o Rencontre avec M. Antoine Castellan.
o «La vie ET» livre de JF. Crolard (Suisse, Y. Peyret) p. 65-66
(nombreuses erreurs).
Année 1985 :

• Le 17 février : Prélèvements sur le site par MFT, YBN et JLDC avec


accord du témoin
• Le 8 août : Sur le site avec le CVLDLN (Cercle Vosgien Lumières
Dans La Nuit).
• Le 15 décembre : Enquête de voisinage de Michel Figuet.
Année 1986 :

• Le 17 octobre : Lettre de M. Médina (Var Forage) à MFT.


Année 1988 :

• Novembre : Visite des lieux par J. Vallée et sa femme en présence du


témoin (Confrontations, p.136)
Année 1989 :

• Le 7 novembre (22h35) : «Ciel mon mardi» de C. Dechavanne (TF1)


où le témoin dit in fine:

«A la finé là, pour terminer, ce qué jé voulais dire là. J'ai vis. C'est oune
conte, parfois dans la nuit je rêve. Les scientifiques là. La trace c'est
autre chose...».

Invités présents: Michel Bounias, Jimmy Guieu, Renaud Marhic,


J.Pierre Petit, et Jacques Vallée.

• Le 18 décembre : Analyse des prélèvements effectués sur le site le


17/02/85 par l'ingénieur P.
Année 1990 :

• «Enquête sur les OVNI» livre de J.P. Petit, p.120 à 125, (édit. Albin
Michel).
• Le 9 janvier : Var Matin «Neuf ans après, l'énigme de Trans intéresse
toujours les scientifiques»
• Le 27 avril (15h40) : A2 diffuse «Après-midi Show» avec M.Bounias et
J.Claude Bourret.
• 28/29/30 avril : 4èmes Rencontres de Lyon : "Quantification physique
des effets liés à l'ovni de Trans" par M. BOUNIAS
Année 1991 :

• Mars/Avril :
o N° 190 des Cahiers de l'AFIS p.? "Les extraterrestres et la
mémoire de l'eau" par Marc Hallet
o «Confrontations» livre de J.Vallée, p.133 à 137 (édit. Robert
Laffont)
• Août :
o Contre-enquête de la SERPAN (M.Figuet et E. Maillot )
o OVNI PRESENCE n°46, p.5 à 14 "Dix ans après, retour sur un
cas d'exception...", avec traduction de l'article de J.Vallée intitulé:
«Return to Trans-en-Provence» (tiré du :Journal of Scientific
exploration, vol. 4, n°1, 1990), et planche de dessins des
différentes formes de l'OVNI par M.Figuet
• Novembre : interview du témoin et de sa femme au domicile de
M.Figuet, où il précise que «c'est un conte pour lui que de rencontrer
des scientifiques, des ufologues et des journalistes; et que parfois il
rêve..»
Année 1992 :

• Avril 1992 :
o Article dans «Ciel et Espace» n°268, p.35
o Plaquette de présentation du SEPRA par le CNES (page 6
consacrée à Trans).
• Le 1er mai :
o Rencontres Européennes de Lyon, exposé de MFT (Actes de Lyon
1992)
o Compte-rendu des 6èmes Rencontres de Lyon des 1/2/3 par Ch.
Veux
• Juin : «UFO» bulletin n° 11 du CISU (Italie), spécial GEPAN/SEPRA
• Août : «Interview Interdit» n° 13, «Les ovnis de Trans-en-Provence», p.
58, 59
• Le 25 octobre (20h45) : TF1 diffuse «Mystères» avec comme invités:
R. Niccolai, M.Bounias, P.Pétrakis, et J.J. Vélasco.
• 12 et 15 novembre :
o Var Matin: «Mystères: on reparle de l'ovni de Trans»
o La Ligne Bleue Survolée? n° 26 du CVLDLN, article de E.
Maillot. «Trans: analyses de traces d'un objet roulant non
identifié?».
Année 1993 :

• Le 23 avril (9h20) :
o TF1 diffuse «Matin Bonheur» avec comme invités: JC. Bourret,
J.J. Vélasco et J.Y. Casgha.
o Nice Matin: «Neuf ans après l'énigme de Trans intéresse toujours
les scientifiques», (photo de MM. Petit et Bounias en compagnie
du témoin sur les lieux), «Sous l'engin, les matériaux ont vieilli
prématurément»
• Mai / Juin : Phénoména No 15 - p. 16.
• Le 24 juin (20h45) : TF1 diffuse «Mystères» avec JC. Bourret.
• Août : OVNI Présence No 51 - p. 34.
• Septembre 1993 : Horoscope n°522, publicité pour livre commun J.C.
Bourret J.J. Vélasco :
o «Ovnis, la science avance» p. 78 à 112 (Edit. Robert Laffont)
o «Rendez-vous avec les Extraterrestres» de P. Picard pages 78-79
(Edit. M. Lafon).
Année 1994 :

• Les 25 et 26 juin : Le point sur les photos et les analyses des traces de
Trans par EMT lors de la 48ème session du C.N.E.G.U. (Comité Nord
Est des Groupes Ufologiques) au Château de Remicourt (Nancy 54)
(compte-rendu de la 48ème session par T. Pinvidic/T. Rocher)
• Le 7 août 1994 : La lettre de région du conseil général PACA n° 204, p.
14 à 16, rubrique Mystére: »Ovni es-tu là?» de Jacqueline Massot
• «OVNI Les vérités cachées de l'enquête officielle» livre de R. Roussel,
p.153 à 161, (Edit. Albin Michel).
Année 1995 :

• LDLN N° 334 p.5 Article de P. Guérin.


Année 1996 :

• Dossier «L'Affaire de Trans-en-Provence» de la SERPAN.


Publié avec l'accord des auteurs que je remercie.

Classification du secret
Classification

Action de restreindre l'autorisation d'accès à une information. Il s'agit exclusivement d'une mesure de
sécurité qui n'a aucun effet sur le contenu de cette information. Elle a pour objet de protéger, d'une part
le contenu de l'information, et d'autre part la source de cette information.

Les règles de classification varient d'un pays à l'autre. D'une manière générale, la classification est
indiquée en haut du document, parfois également en bas.

Aux Etats-Unis, on peut également classifier des parties de documents de manière indépendante en
précédant les paragraphes concernés par une indication entre parenthèses :

• (TS) Top Secret


• (S) Secret
• (C) Confidential
• (R) Restricted
• (U) Unclassified

Ce système classifie ce qui est strictement nécessaire, et permet le découpage et la distribution de


certaines parties d'un document.
Code de distribution

La classification peut être assortie d'un code de distribution et de code d'autorisation (clearance ou
security clearance) supplémentaires.

Ainsi, un document américain peut, par exemple, avoir une classification de la forme :

SECRET/PROPIN/NOCONTRACT/NOFORN

comme :

Organis U UE EURA OT Commenta


Pays USA
ation K O TOM AN ire

Na Do Do
vy D E
Déclas
U U Unclassified
sifié

D R=Restricted,
WR=WEU
Restriced,
D=Dienstgebra
uch=Usage
interne,
Restrei
R R WR NR ENFD=EURA
nt ENFD Nur Für
Den=EURA
seulement,
NR=NATO
Restricted=Offic
ial Use Only

C=Confidential,
WC=WEU
Confidential,
Confide EV=EURA
C C WC ER NC
ntiel Vertraulich=Co
Non
nfidentiel EURA,
atomiqu
NC=NATO
e
Confidential

S=Secret,
Classifi WS=WEU
cation Secret,
EG=EURA
Secret S S WS EG NS
Geheim=EURA
Secret,
NS=NATO
Secret

Q=Informations
sur les armes
nucléaires,
FTS=Focal Top
Secret,
Très T
TS Q FTS ESG CTS ESG=EURA
Secret S
Streng
Geheim=Secret
strict EURA,
CTS=Cosmic
Top Secret

NATO
Confide
NCA Confidential
ntiel
Atomal
Atomiqu
NATO Secret
e Secret NSA
Atomal

Top C Cosmic NATO


Secret TSA Secret Atomal
Opérations
M spéciales de la
Marine

Opérations
N spéciales de la
Marine

Prescription sur
L les armes
nucléaires

Critical Nuclear
Weapons
Design
InformationClas
sification des
données quant
à la conception
et au
fonctionnement
de têtes et
ogives
nucléaires, de
munitions
nucléaires ou
Distribu CN de systèmes
tion WDI d'essais
nucléaires. Sont
exclus de cette
classification les
composants à
durée de vie
limitée ainsi
que les
composants
faisant l'objet
d'une
manipulation
par la troupe.
En plus de Q-
Clearance.

Special
IntelligenceInfo
S rmations
I provenant de la
reconnaissance
électronique

Talent-
T KeyholeInforma
K tions provenant
de satellites

Code permettant d'imposer des restrictions supplémentaires à la classification en fonction des clients.

Pays Code Signification Description


Ne peut être lu que
par son premier
destinataire et ne doit
pas être copié ou
EYES ONLY Eyes Only
montré à une tierce
personne. C'est le
code de distribution le
plus restrictif.

LIMDIS LIMited DIStribution Distribution limitée

Ne doit pas être


transmis à un
NOt releasable to contractant ou un
NOCONTRACT
CONTRACTor/consultants consultant, quelle que
soit son autorisation
de sécurité.

Ne doit pas être


NODIS NO DIStribution
redistribué plus loin.

Ne doit pas être remis


NOt releasable to FOReign
NOFORN à des étrangers, alliés
Nationals
ou non.
USA Distribution contrôlée
ORCON ORiginator CONtrolled par l'office qui a
produit l'information.

Contient des
informations d'origine
caution - PROPrietary industrielle ou autre
PROPIN
INformation involved dont la divulgation
pourrait porter
préjudice à la source.

Utilisé lorsque le
contenu de
l'information pourrait
Warning Notice -
dévoiler les méthodes
WNINTEL INTELligence sources or
utilisées pour l'obtenir
methods involved
ou compromettre
dangereusement une
source.

Utilisé la Maison
Blanche et pour des
US ADMINISTRATIVELY CONFIDENTIAL documents internes de
l'administration
américaine.

Utilisé pour classifier


UK STAFF IN CONFIDENCE des documents à
caractère personnel.

L'accès aux documents SECRET ou TOP SECRET requiert une Special Background Investigation
(SBI).

(C)

Sigle du niveau de confidentialité Confidential (Confidentiel) utilisé dans divers documents officiels
anglophones.
C. C. O.

Sigle marquant les document faisant référence à des COMINT, mais ne nécessitant pas de protection par
mot de code (handle via Comint Channels Only).

COMINT

Abbréviation désignant une source de renseignement électronique (SIGINT) des issue de transmissions
(COMmunication INTelligence), utilisé dans divers documents officiels anglophones.

Le mot de code secret (secret codeword) UMBRA désigne par exemple un COMINT de catégorie III (la
plus haute catégorie).

ELINT

Abbréviation désignant une source de renseignement électronique (SIGINT) autre que les transmissions
: radars, etc.

M. A. J. I. C.

Sigle pour MAJI Controlled, niveau de classification de l'hypothétique opération Majestic 12.

MASINT

Abbréviation désignant une source de renseignement électronique (SIGINT) mais ayant pour origine
d'autres phénomènes physiques tels que les sons, les radiations, etc. (Measurement And Signature
INTelligence).

Le MASINT inclut plusieurs sous-groupes :

• ACINT
• ACOUSTINT
• CBNINT
• DEWINT
• FISINT
• LASINT
• RADINT
• RINT

Noms

Les noms de projets et mots-code sont utilisés par les organisations militaires et de renseignement dans
le monde entier depuis de nombreuses années. Ils apparaissent durant la 1ère guerre mondiale, et sont
virtuellement partout dans la 2nde guerre mondiale. La Guerre Froide laisse un existant de secret et une
bureaucratie énorme, qui contribue beaucoup à la prévalence des Mots-Code et des classifications, une
bureaucratie qui continue à dominer la communauté du renseignement US et les militaires à ce jour.

Il existe plusieurs types différents de Noms utilisés dans l'armée US, la plupart dans le but de
désignation mais certains simplement pour dissimulation. La plupart de ces noms sont publics mais
traitent ou décrivent des choses secrètes, mais certains Noms ou Mots-Codes sont en fait eux-mêmes
secrets.

Parmi les différents types de "Noms" on trouve :


Noms Classés

Mots-Codes Seulement losrqu'ils sont "Actifs" ou "Annulés

Surnoms Non, noms "disponibles" (ou non affectés)

Termes d'exercice Non, noms "disponibles" (ou non affectés)

Signes d'appel (US, alliés) Parfois

Signalements ASCC du NATO Parfois

Populaires Non, noms "disponibles" (ou non affectés)

Unités et de bases (AFB, etc.)

Véhicules (appareils, etc.)

Les surnoms et mots-codes sont généralement affectés par blocs, par le Directeur des Operations, Joint
Staff (JCS-J3), et affectés à des composantes spécifiques du DoD.

Mots-Codes

Les mots-codes sont toujours classés (CONFIDENTIEL, SECRET, ou plus haut) et consistent toujours
en 1 seul mot. L'affectation de mots-codes TRES SECRET nécessite l'approbation du Directeur des
Programmes Spéciaux, ODTUSD(P). Les mots-codes ou blocs de mots-codes sont affectés à des
composants du DoD par l'Etat-Major (Joint-Staff ou JS). Si un Mot-Code a été affecté, il est considéré
ACTIF. Les mots-codes doivent toujours être montrés avec leur classification, comme (S) pour
SECRET ou (TS) pour TRES SECRET, et ne peuvent pas être discutés sur des réseaux ou lignes non
classées. Normalement, les mots-codes sont imprimés en n'utilisant que des lettres capitales.

Si un mot-code devient compromis (ou est suspecté d'être compromis), un nouveau mot-code est affecté
et l'ancien mot-code est ANNULE. Les mots-codes sont également annulés si les projet, programme,
opération, ou mission auxquels ils ont été affectés, ont été achevés ou démantelés. Tous les mots-codes
annulés restent classés (au moins) CONFIDENTIEL pour (au moins) 2 autres années, avant de devenir
DISPONIBLE (et déclassés) à nouveau. Les mots-codes disponibles peuvent être ré-utilisés et affectés à
nouveau pour un but différent. En raison de cela, les seuls mots-codes que nous (le grand public)
connaissons et que nous discutons ici, sont généralement des mots-codes ayant été annulés à un moment
ou à un autre. Il est hautement improbable que de tels mots-codes bien connus et ayant reçu de la
publicité tels que Oxcart ou Tagboard soient jamais réutilisés, mais c'est possible. Il pourrait même être
avantageux de réutiliser des mots-codes précédemment annulés pour la même raison, puisque le but est
la dissimulation.

Les mots-codes ne devraient pas décrire ni suggérer la nature de ce qui est classé. Des projets
successeurs ou phases d'un programme doivent recevoir des mots-codes différents. Par exemple, les
phases succédant au projet "Gusto" ne peuvent recevoir des mots-codes comme "Gusto II" ou "Gusto
III".

Des mots-codes peuvent être affectés à virtuellement tout ce qui pourrait être classés, dont les
Programmes, Projets, Zones ou Lieux Géographiques, Opérations, Objectifs, Missions, Plans, Tâches,
Information, etc. Ce qu'on appelle les Programmes à Access Spécial ("Special Access (required)
Programs" ou SAP), également connus comme les programmes "noirs", pourraient avoir un mot-code
classé qui leur serait affecté, mais c'est optionnel. Des mots-codes ne sont généralement pas affectés à
des Essais, Exercices, ou Identifiants de Budgets, mais de nombreux Essais d'Armes Spéciales
(Nucléaires) ont reçu des mots-codes. Ces mots-codes pourraient avoir eu pour origine le DoE plutôt
que le DoD, cependant.
Le DoD n'affecte qu des mots-codes à 1 seul mot, mais utilise également parfois des mots-codes
provenant d'autres agences (CIA, DoE, etc.), de société commerciales, ou de pays étrangers, qui
pourraient ne pas suivre les directives du DoD pour l'affectation de mots-codes. Tous les mots-codes
utilisés doivent être répertoriés, afin de prévenir les doubles affectations ou les confusions. Tous les
mots-codes et Surnoms sont stockés dans la base de donneés Code Word, Nickname, and Exercise Term
System, également connue sous le nom de NICKA, qui a été accessible via le réseau de Commandement
Militaire et Système de Contrôle Mondial (WWMCCS), mais qui est aujourd'hui accessible via le JS
LAN (Joint Staff Local Area Network).

Les mots-codes ne sont pas vraiment utilisés pour dissimuler l'objet classé en lui-même, les mots-codes
étaient eux-mêmes classés, mais sont plutôt utilisés pour mettre en place un système de Besoin-de-
Savoir pour les SCI, conçu pour empêcher des individus ou groupes d'en savoir trop sur un système ou
sujet spécifique, et limiter leur accès exclusivement à l'information nécessaire à la réalisation de leur
travail. Il y a plusieurs catégories SCI differentes utilisés au DoD, et les mots-codes sont affectés au sein
de ces catégories. Par exemple, des photos ou bandes créées par SIGINT ou PHOTINT (Photographic
Intelligence) peuvent être visualisés et analysés par des interprêtes ayant des accréditations Special
Intelligence (SI) et/ou Talent-Keyhole (TK). SI couvre toutes sortes de signaux et données de
reconnaissance en survol, tandis que TK couvre la reconnaissance par survol (aérien comme satellite).
Les systèmes de collecte (ou Capitaux) du NRO sont couverts sous accréditations Byeman, et reçoivent
des mots-codes séparés. Même les systèmes et missions individuels, comme un satellite ou lancement
particulier, ou un vol ou une mission de reconnaissance particulière, recoivent 1 ou plusieurs codes
numériques.

Des types spécifiques d'information pourraient également recevoir des mots-codes, par exemple Umbra,
qui couvre le renseignement sur les communications (COMINT) particulièrement sensibles ou Ruff, qui
couvre le renseignement spécifique basé sur l'imagerie satellite. Certains de ces mots-codes (comme
Cosmic, Gamma, Umbra, Byeman, Talent et Keyhole) sont toujours utilisés, bien qu'ils soient connus
publiquement depuis longtemps.

Surnoms

Les surnoms sont toujours non classés, et consistent (généralement) en 2 mots séparés. Le 1er mot doit
commencer par 2 lettres sélectionnées dans un intervalle de blocs alphabétiques affectés aux différentes
agences par l'Etat-Major (JS). Souvent, des Premiers Mots spécifiques issus de ces blocs alphabétiques
sont réservés pour des types spécifiques d'utilisateurs, de projets ou d'opérations. Cette pratique existe
depuis au moins le début des années 1970s.

Les surnoms ne devraient pas contenir lesmots "projet", "Opération", "Exercice", ni consister en 2 mots
séparés existant déjà comme un seul mot, comme "Moon Light". Parfois, 3 mots sont utilisés, et le 1er
ou 2nd mot est parfois un acronyme. Les projets successeurs ou phases supplémentaires d'un
programme reçoivent souvent des suffixes numériques romains, comme "Peace Vector II" et "Peace
Vector III", etc. En cas de tels programmes à plusieurs phases, le 1er projet d'origine reçoit souvent un
suffixe numérique romain "I", même si ce "I" extra ne lui fut pas affecté à l'origine. Dans l'exemple ci-
dessus, "Peace Vector" and "Peace Vector I" auraient été équivalents et désigneraient le même
programme. Les surnoms sont le plus souvent imprimés en utilisant des lettres capitales, mais cela ne
semble pas être une règle immuable. Les surnoms ne devraient pas être des mots exotiques,
expressions trivales, ou marques déposées commerciales bien connues. Ils devraient
également ne pas exprimer un bias incohérent avec les idéaux traditionnels ou la
politique étrangère américains. Porter des connotations offensant le bon goût ou
dérogeant à un groupe, secte, ou foi particuliers, ou portant des connotations
offensantes pour nos alliés ou autres nations.

Tous les département et agences placent généralement des restrictions supplémentaires aux affectations
des surnoms, telles que le fait qu'ils ne devraient pas contenir des mots proches d'un mot-code en
eppelation ou prononciation ou de toute signal d'appel par voix de combinaison de 2
mots trouvé dans le JANAP-119 ou le ACP-119. De plus, les Premiers Mots sont parfois
affectés à des départements, unités ou types de projets spécifiques.

Les surnoms peuvent être virtuellement affectés aux mêmes choses que les mots-codes, comme les
programmes, projets, événements, Zones et lieux géographiques, Opérations, Objectifs, Missions, Plans,
Tâches, et Tests, etc. Ce que l'on appelle les "Special Access Programs" (SAP), également connus
comme les programmes "noirs", doivent avoir un Surnom non classifié qui leur est affecté. Bien que les
Surnoms soient toujours non classés, ils ne devraient pas être discutés ou mentionnés sur des réseaux ou
lignes téléphoniques non classés, à moins que l'ensemble des aspects, y compris les associations
organizationnelles, soient entièrement non classées. Les SAPs reçoivent également généralement un
trigraphe ou digraphe (codes à 3 ou 2 lettres), qui dans le cas des digraphes, sont généralement les 2
premières lettres des 2 mots non classés du surnom, comme "TK" pour "Talent-Keyhole" -- bien que
"Talent" et "Keyhole" soient 2 mots-codes séparés, plutôt qu'un surnom, dans cet exemple. Un exemple
de trigraphe pourrait être "ONW" pour "Operation Northern Watch" (bien que ONW ne soit pas un SAP,
bien sûr).

Parfois, des groupes entiers de projets ou programmes sont regroupés sous un seul Surnom, comme les
Surnoms du NRO "Senior Keyhole" ou "Senior Year", qui couvrent (apparemment) tous les satellites de
survol de reconnaissance (photo) et appareils de survol de reconnaissance (photo), respectivement.

De nombreux projets reçoivent aussi un Numéro de Projet à des fins logistiques. Ce "Nombre" consiste
en fait en un code alphanumérique à 3 caractères. Where known, this code is also given in the
accompanying list of Nicknames.

Termes d'exercices

Les termes d'exercices peuvent être considérés comme une forme spéciale de surnom, étant toujours non
classés et à usage public, consistant souvent en 2 mots, et devant être basés sur les mêmes blocs
alphabetiques de mots possibles. Parce que les exercices sont souvent répété régulièrement, que ce soit
trimestriellement, annuellement ou bi-annuellement, des exercices spécifiques sont souvent indiqués en
ajoutant des suffixes numériques, comme "Roving Sands '99", ou"Red Flag 2/03", ou "Balikatan 2000".

Il n'y a également généralement aucune contrainte sur le signification des Termes d'Exercice, et il est
parfaitement adapté d'utiliser un nom décrivant l'exercice ou un quelconque de ses aspects. Certaines
composantes du DoD attribuent des significations spécifiques au 1er ou aux 2 mots. Par exemple, tous
les termes d'exercice du NORAD utilisent le 1er mot pour décrire l'organisation ou l'agence
responsable, tandis que le 2nd mot décrit le type d'exercice, ou l'expérimentation qui sera menée.

Blocs alphabétiques pour surnoms et termes d'exercice

Les blocs alphabétiques suivants sont affectés aux composantes DoD, agences et commandements
unifiés ou spécifiés listés, dont 24 différents sont connus. Tout "?" signifie que le bloc couvert est
affecté à une composante inconnue du DoD, mais certaines spéculations peuvent être faites, sur la base
des Surnoms connus. La séparation de 4 blocs par lettre -- qui semble être cohérente pour la plupart si
ce n'est la totalité des 26 lettres de l'alphabet -- resulte en 104 blocs séparés, with apparently 4 to 6
blocks assigned to each of the 24 DoD components, possibly based on the size of the department,
agency or command in question.

Bloc Agence

AA - AF ?

AG - AL USACOM (US Atlantic Command)

AM - AR NORAD/AFSPC
AS - AZ USEUCOM (US European Command)

BA - BF ?

BG - BL ?

BM - BR ?

BS - BZ ?

CA - CF ?

CG - CL USN (United States Navy)

CM - CR ? (possibly USAF TAC/AAC (Tactical Air Command) ???)

CS - CZ USMC (United States Marine Corps)

DA - DF ?

DG - DL ?

DM - DR ?

DS - DZ ?

EA - EF ?

EG - EL ?

EM - ER ?

ES - EZ USACOM (US Atlantic Command)

FA - FF NORAD/AFSPC (USAF Space Command)

FG - FL USEUCOM (US European Command)

FM - FR ?

FS - FZ ?

GA - GF ?

GG - GL ? (possibly USAF HQ (United States Air Force) ???)

GM - GR ?

GS - GZ USN (United States Navy)

HA - HF ? (possibly AFSC (US Air Force System Command) ???)

HG - HL USMC (United States Marine Corps)

HM - HR ?

HS - HZ ?

IA - IF ?

IG - IL ?

IM - IR ?

IS - IZ ?

JA - JF ?
JG - JL USACOM (US Atlantic Command)

JM - JR NORAD/AFSPC (USAF Space Command)

JS - JZ USEUCOM (US European Command)

KA - KF ?

KG - KL ?

KM - KR ?

KS - KZ ?

LA - LF ?

LG - LL USN (United States Navy)

LM - LR ?

LS - LZ USMC (United States Marine Corps)

MA - MF ?

MG - ML ?

MM - MR ?

MS - MZ ?

NA - NF ?

NG - NL ?

NM - NR USEUCOM (US European Command)

NS - NZ ?

OA - OF ?

OG - OL ? (possibly USAF SAC/ACC (Strategic Air Command) ???)

OM - OR ?

OS - OZ USN (United States Navy)

PA - PF ? (possibly AFLC (US Air Force Logistics Command) ???)

PG - PL USMC (United States Marine Corps)

PM - PR ?

PS - PZ ?

QA - QF USACOM (US Atlantic Command)

QG - QL ?

QM - QR ?

QS - QZ ?

RA - RF USN (United States Navy)

RG - RL ? (possibly USAF SAC/ACC (Strategic Air Command) ???)

RM - RR ?
RS - RZ USN (United States Navy)

SA - SF ? (possibly USAF HQ (United States Air Force) ???)

SG - SL USEUCOM (US European Command)

SM - SR USACOM (US Atlantic Command)

SS - SZ ?

TA - TF ? (possibly USAF HQ (United States Air Force) ???)

TG - TL ? (possibly USAF SAC/ACC (Strategic Air Command) ???)

TM - TR ? (United States Army ???)

TS - TZ ?

UA - UF ?

UG - UL ?

UM - UR USACOM (US Atlantic Command)

US - UZ ?

VA - VF ?

VG - VL NORAD/AFSPC (USAF Space Command)

VM - VR ? (possibly AMC (US Air Force, Air Mobility Command) ???)

VS - VZ ?

WA - WF ? (possibly USAF SAC/ACC (Strategic Air Command) ???)

WG - WL

WM - WR

WS - WZ

XA - XF

XG - XL

XM - XR

XS - XZ

YA - YF

YG - YL

YM - YR

YS - YZ

ZA - ZF

ZG - ZL

ZM - ZR

ZS - ZZ
Ces affectations pourraient très bien changer dans le temps, en particulier lorsque de nouvelles
organisations et commandements sont créés ou désactivés. Récemment, of the US-led Operations and
Exercises received more often Nicknames that are not in line with the assigned blocks, but instead are
supposed to sound "patriotic" or maybe "inspiring". For some insight on how some of the more popular
operations' names were assigned, see the following interesting article at http://carlisle-
www.army.mil/usawc/Parameters/1995/sieminsk.htm

Liste de noms

La liste inclut principalement des surnoms à 2 mots pour les projets, opérations, exercices et
programmes d'aide étrangère militaire U.S. et liés à l'aviation autour des années 1960s et plus tard.
Quelques noms (e.g. codes CIA à un seul mot), which would fall outside that scope are included
nevertheless, when one of our authors happened to come across it.

Quick links to the most important first words of the nicknames, together with their suspected scope:

• Cobra (RADINT/TELINT/SIGINT intelligence-gathering systems?)


• Combat (TAC (and/or PACAF?) OpOrd/"Proword")
• Commando (AFSOC or PACAF(?) OpOrd/"Proword")
• Compass (ELINT/PHOTINT/SIGINT intelligence-gathering systems?)
• Have (AFSC and/or DARPA/ARPA programs)
• Pacer (AFLC Conversion/Modification/Update programs)
• Pave
• Peace (FMS/MDAP programs)
• Rivet (ELINT/ECM systems)
• Seek
• Senior (USAF HQ/Pentagon program)
• Teal

Références :

• Code Names for U.S. Military Projects and Operations par Andreas Parsch
• Chairman of the Joint Chiefs of Staff Manual (CJCSM)
• 3150.01A
• 3150.29B - Code Word, Nickname, and Exercise Term (NICKA) System
• 3150.06 - JRS, Reconnaissance
• Joint Army-Navy-Air Force Publication (JANAP)
• 119 - Joint Voice Call Sign Book
• 299 - U.S. Joint Code Work Index
• Allied Communications Publications (ACP)
• 100 - U.S. Call Sign and Address Group System-Instructions and Assignment
• Réglement du Département de la Défense américain (DoD)
• 5200.1-R - DoD Information Security Program

(S)

Sigle du niveau de classification Secret utilisé dans les documents officiels américains.

S. C.

Sigle désignant un mot de code (de 5 lettres) secret (Secret Codeword) utilisé pour désigner une source
d'information en tant que renseignement de communication (COMINT). Ce sigle est utilisé dans divers
documents officiels anglophones.
S. C. I.

Sigle de Sensitive Compartmented Information qualifiant une information à diffusion extrêmement


restreinte au sein de la CIA.

S. I.

Sigle pour Special Intelligence.

SIGINT

Abbréviation désignant de manière globale le renseignement électronique (SIGnals INTelligence), qui


est divisé en 3 sous-catégories :

• COMINT
• ELINT
• les renseignements obtenus par des moyens électroniques, mais qui ont pour origine
d'autres phénomènes physiques, comme les sons, les radiations, etc. (measurement and
signature intelligence ou MASINT).

Le renseignement électronique est conduit au niveau stratégique par des services spécialisés. Il touche
tous les types de transmissions électroniques, y compris les transmissions de téléphones cellulaires, les
transmissions de données, etc.

Allemagne Amt für Nachrichtenwesen der Bundeswehr (AfNB). voir BND.

Australie Defense Signals Directorate (DSD)

Canada Communications Security Establishment (CSE)

France Groupement des Contrôles Radioélectriques (GCR)

Grande-Bretagne GHCQ

N o u v e l l e Z é l a n d e Government Communications Security Bureau (GCSB)

Pays-Bas Technische Informatie Centrale Vewerkening (TICV)

Russie Federal'naya Agentura Pravitel'stevennykh Svyazeï Informatsiy (FAPSI)

Suède Försvarets Radioanstalt

Suisse Office Fédéral des Troupes de Transmissions (OFTT)

USA National Security Agency (NSA)

T. S.

Sigle du niveau de confidentialité Top Secret, utilisé dans divers documents officiels anglophones.

T. S. C.

Sigle désignant un mot de code (de 5 lettres) très secret (Top Secret Codeword) utilisé pour désigner une
source d'information en tant que renseignement de communication (COMINT). Ce sigle est utilisé dans
divers documents officiels anglophones.
U.

Sigle du niveau de confidentialité Unclassified (non classifié, non secret) utilisé dans divers documents
officiels anglophones.

Club de Rome (1968)


Association internationale fondée le 8 avril 1968 lors d'une réunion à Rome.

Le Club de Rome a pour but officiel l'étude de l'activité de l'humanité, envisagée comme un système
global à l'échelon mondial pour résoudre les problèmes nationaux.

Composé d'une centaine de chercheurs, professeurs, décideurs publics ou privés du monde entier,
l'association à pour caractéristique de proposer des solutions issues de points de vue mondialistes,
froidement "scientifiques" (proposition pour la réduction de la population par exemple). On lui reproche
donc un aspect technocratique privilégiant par exemple les grandes firmes internationales, et une
exploitation du mythe de la catastrophe.

D'après certains textes extrêmes, le Club de Rome aurait été fondé par Illuminati, travaillant pour une
conspiration mondiale avec les Gris. Le Club de Rome aurait "vendu" la race humaine à une race
extraterrestre en échange de certaines promesses. Le planning de cette "vente" comprendrait un
programme de génocide de masse contre la race humaine dans son ensemble.

Club de Rome
Secrétariat Général
34, avenue d'Eylau
75116 Paris

LE CNES EST-IL ENCORE CRÉDIBLE ?


Ce texte peut être reproduit et diffusé librement, en totalité ou en partie.
L'auteur assume l'entière responsabilité de ses dires.
N'hésitez pas à demander la version papier et à en distribuer des copies autour de vous.

Merci également de réagir en écrivant à l'adresse suivante :


Robert Alessandri, 81 rue Auguste Blanqui, 13005 Marseille.

SEPRA, c'est quoi ?


Le CNES, Centre National d'Études Spatiales, est le principal organisme français de recherches
spatiales. Ses activités sont multiples, mais il existe au sein de cet organisme une structure censée
étudier les «phénomènes aérospatiaux non identifiés», autrement dit les ovnis, aussi bien que les
rentrées atmosphériques (météores, satellites)... Bien que son rôle soit tout à fait mineur au sein du
CNES, cette structure est bien connue du public et les médias font largement appel à son directeur à
chaque fois que l'on parle d'ovnis, de météorites, de pollution spatiale, etc. Or, nous allons voir que ce
service est parfaitement inapte à remplir sa mission et discrédite complètement l'organisme qui le
chapeaute.

Le SEPRA, Service d'expertise des phénomènes de rentrées atmosphériques, a été créé en novembre
1988 pour succéder au GEPAN (Groupe d'étude des phénomènes aériens non identifiés). Son
responsable est Jean-Jacques Velasco, qui dirigeait déjà le GEPAN depuis 1983.
Ce service a pour fonction première, si l'on en croit la plaquette qu'il édite et le livre coécrit par son
directeur [1, p.38], le suivi et la prévision des rentrées dans l'atmosphère des objets artificiels
(satellites, débris de fusée).

On est donc en droit de penser que le SEPRA, service spécialisé dans ce domaine au sein du CNES, est
l'interlocuteur privilégié en matière de rentrées atmosphériques.

Flûte, une rentrée atmosphérique !


Tout allait bien pour le SEPRA et son directeur jusqu'à ce soir maudit du 5 novembre 1990, quand a eu
lieu un de ces phénomènes qu'il était supposé expertiser, une rentrée atmosphérique, très spectaculaire
de surcroît : les témoignages relatifs à un immense ensemble de lumières qui a traversé la France d'ouest
en est se comptent par milliers.

Un authentique spécialiste du suivi des satellites, Pierre Neirinck, a identifié dès le lendemain l'objet
responsable, un troisième étage de fusée russe Proton, et en a immédiatement informé le SEPRA... Mais
notre grand spécialiste du CNES, Monsieur Velasco, n'a pas voulu le croire, tout ignorant qu'il était de
l'aspect de ces phénomènes !

Ainsi, le 8 novembre, il répondait au présentateur du journal télévisé qui lui demandait si un satellite
suffirait à expliquer le phénomène : Non, il ne pourrait pas à lui seul expliquer le phénomène, il
pourrait tout au plus expliquer pendant quelques secondes une forte lueur, mais il ne pourrait pas
expliquer la longue durée de l'observation, qui a duré plusieurs minutes.

Or, à l'inverse de ce qui se passe avec les météorites, les rentrées de satellites, objets qui se déplacent
presque horizontalement et à une vitesse relativement faible (de l'ordre de 500 kilomètres par minute
avant d'être freinés par l'atmosphère), durent pratiquement TOUJOURS plusieurs minutes et sont
souvent visibles sur une grande partie de leur
trajectoire.

Voilà qui montre déjà que depuis deux ans, Monsieur


Velasco qui devait être l'expert national en matière de
rentrées atmosphériques ignorait absolument tout de
ces phénomènes...

Il a sans doute un peu appris depuis, et dès le


lendemain de cette déclaration il confirmait
l'identification de la rentrée de l'étage de fusée, après
avoir reçu un télex de la NASA.

Sur ce télex figuraient les coordonnées de l'objet en


question lors des cinq derniers repérages par les
radars de l'USSpaceCom, peu avant la rentrée
[cf 2, p.14]... Avec ces indications, n'importe quel
lycéen un peu matheux serait capable de tracer autour
du globe terrestre un grand cercle passant par ces
points, en tenant compte de la rotation de la Terre, et d'extrapoler la trajectoire au-dessus de la France,
laquelle passait un peu au nord de l'axe Bordeaux-Strasbourg... Le CNES dispose bien sûr de moyens
informatiques très performants pour effectuer de tels calculs avec une grande précision... à condition
que l'on sache s'en servir !

Ça n'était pas le cas de Jean-Jacques Velasco, qui annonçait dans une dépêche AFP une trajectoire
proche d'un axe Pau-Strasbourg (notez que Pau est une ville bien moins importante que Bordeaux)...
Une erreur loin d'être négligeable, comme le montre le graphique ci-contre...
Il va sans dire que les témoignages, que le SEPRA avait reçus par centaines, étaient en désaccord
complet avec la trajectoire fantaisiste annoncée par notre expert national en matière de rentrées
atmosphériques, comme ils étaient en désaccord avec les notions que Velasco diffusait concernant ces
phénomènes.

Ainsi a-t-il toujours nié l'ampleur du phénomène, qui s'expliquait pourtant par l'explosion de l'étage de
fusée lors de sa rentrée dans l'atmosphère. Il n'est pas rare qu'il reste une bonne quantité de propergols
dans un étage de fusée, et leur explosion dans la haute atmosphère disperse les débris sur plusieurs
dizaines de kilomètres, l'ensemble occupant alors une grande portion du ciel des régions survolées.
Cette explosion au-dessus du Golfe de Gascogne, la plupart des témoins situés sur la côte atlantique
l'ont observée, et le SEPRA a reçu des quantités de rapports la mentionnant... Il s'agit de la clé de
l'aspect particulièrement spectaculaire de cette rentrée atmosphérique, et Monsieur Velasco est passé
complètement à côté : il cherchait désespérément à expliquer la multitude de lumières par la présence de
plusieurs éléments annexes genre jupe inter-étage, équipement divers [lettre du SEPRA aux témoins,
reproduite en 3, pp.474-478]... Une explication d'autant plus fantaisiste que les deuxième, troisième et
quatrième étages des lanceurs Proton ont le même diamètre et qu'il n'y a donc pas de «jupe inter-
étage» !

Alors, lorsque les témoins refusaient de croire à l'explication par la rentrée atmosphérique en raison de
l'immensité du phénomène qu'ils avaient observé, il estimait que ces centaines de personnes qui
décrivaient la même chose étaient toutes abusées par la «psychologie de la perception» !

Il a poussé la farce jusqu'à mettre en doute les capacités d'observateur d'un spationaute du CNES, Jean-
Pierre Haigneré, qui avait lui-même observé le phénomène... Voici en effet ce qu'il écrit dans son livre
après avoir mentionné cette observation [1, p.42] :

Celui-ci nous déclara qu'il avait observé le phénomène dans la région parisienne et qu'il était très
étonné par son étrangeté. Il affirma par ailleurs qu'il ne pouvait pas s'agir d'une rentrée
atmosphérique.

Or les observateurs, nous allons le voir, commettaient des erreurs. Je dois préciser ici que je ne crois
guère, par expérience, à l'infaillibilité des observateurs «qualifiés».

Certes, Jean-Pierre Haigneré rejetait l'explication par une rentrée atmosphérique, mais il ne s'est jamais
présenté comme expert dans ce domaine. C'est la fiabilité de son observation que Velasco met en doute.
On ose croire pourtant que le CNES fait preuve de plus de sérieux dans le choix de ses spationautes, qui
doivent au moins être capables de décrire correctement ce qu'ils observent, que dans celui de ses
«experts» ! Non seulement Velasco discrédite le CNES par des affirmations complètement erronées
concernant les phénomènes qu'il est censé expertiser, mais il dénigre injustement du personnel du CNES
bien plus qualifié que lui !

Bien sûr, les «chasseurs d'ovnis» n'ont pas manqué de noter toutes les incohérences de l'explication du
SEPRA, et ont érigé le phénomène du 5 novembre 1990 en véritable culte dont on continue de parler
abondamment... Il en a été largement question par exemple dans l'émission que la chaîne Arte a
consacrée au phénomène OVNI en 1996...

Depuis le phénomène, un de ces «ufologues» distribue partout des tracts, et plus tard un gros livre de
500 pages, affirmant que «LE CNES A MENTI AU PUBLIC» [3], et Monsieur Velasco n'a jamais rien
fait pour répondre à son argumentation... Ce «Culte du 5 novembre 90», on peut dire que c'est Jean-
Jacques Velasco et lui seul qui l'a créé !
Lui-même s'est d'ailleurs rendu compte que la thèse
qu'il avait présentée au public n'était pas compatible
avec une majorité des témoignages, puisque
plusieurs mois après le phénomène, il aurait avoué à
l'astronome Pierre Guérin et au météorolgiste
Christian Perrin de Brichambaut que la majorité des
rapports collectés par la Gendarmerie ne pouvaient
pas s'expliquer par le troisième étage de la fusée
Proton [4].

Quand les âneries du CNES se répandent


Le plus grave, c'est sans doute que cet expert de
pacotille a entraîné d'authentiques scientifiques dans
ses concepts totalement erronés.

C'est notamment le cas du psychologue Manuel


Jimenez, qui a été le psychologue attitré du GEPAN
puis consultant pour le SEPRA. Jimenez a fait sa
thèse sur l'étude psychologique des témoignages
d'ovnis, et il s'en est ensuite servi pour illustrer son
livre sur la psychologie de la perception [5].

Voici ce que l'on peut y lire :

L'auteur a analysé un échantillon de mille deux cent


vingt-cinq témoignages d'ovi [objets volants
identifiés], constitué de cas de témoignages
multiples consignés dans le fichier de la
gendarmerie nationale. Il s'agit de dix-huit rentrées atmosphériques qui se sont produites entre 1974 et
1990.
[p.96].

Les rentrées de météores, de débris de satellites, de fusées se déroulent dans les hautes couches de
l'atmosphère [...]. Vues de la terre, ces rentrées atmosphériques se présentent comme des taches
lumineuses, rondes ou allongées, d'une taille angulaire comparable à la pleine lune. Les couleurs sont
en général multiples, et la durée très courte, en général de quelques secondes à peine. Ils constituent
donc, pour un psychologue expérimentaliste, des stimuli fugaces et vagues.

Les travaux statistiques décrivant les témoignages d'ovi décèlent une grande variabilité des
caractéristiques rapportées, souvent très différentes de celles des phénomènes connus après expertise.
[...] Dans certains cas, les autres caractéristiques rapportées du phénomène sont fortement différentes
des caractéristiques qu'on aurait dû normalement percevoir. Deux procès-verbaux d'observation
rapportant de façon très différente une même rentrée atmosphérique sont reproduits en annexe.
[pp.91-92].

Ces deux procès-verbaux concernent justement le phénomène du 5 novembre 90, que les deux témoins
ont en fait très correctement décrit ! Il n'est pas difficile de comprendre qui a renseigné Jimenez sur les
«caractéristiques qu'on aurait dû normalement percevoir» (selon lui, des phénomènes fugitifs ayant la
taille apparente de la pleine lune, et présentant un aspect invariable) !

Bien sûr, Jimenez n'est pas innocent dans cette affaire : s'il avait réellement consulté et étudié
statistiquement, comme il le prétend, plus de mille témoignages relatifs à dix-huit rentrées
atmosphériques tant naturelles qu'artificielles, il aurait constaté que la plupart des témoins décrivaient
bien des phénomènes fugitifs et de petite dimension dans le cas des météores, et des phénomènes
beaucoup plus durables dans le cas de rentrées de débris spatiaux, atteignant en outre dans certains cas
comme celui du 5 novembre 90 des dimensions gigantesques ! Mais enfin, le pauvre homme pouvait
difficilement savoir qu'en travaillant pour le Service d'expertise des phénomènes de rentrées
atmosphériques, il se trouvait sûrement au service du CNES où l'on en savait le moins sur ces
phénomènes !

Voici donc un livre qui nous explique à partir de notions complètement fallacieuses que des centaines de
témoins observant un phénomène vague pendant quelques secondes le décrivent comme un immense
ensemble de lumières qui traverse le ciel en une minute ou plus... Et ce livre est édité dans une
collection très prisée des universitaires, recommandé comme «ouvrage de synthèse remarquable» par
des revues de vulgarisation scientifique telles que Science & Vie [6], et je ne doute pas que les cours de
Manuel Jimenez à l'université de Montpellier soient très appréciés des étudiants... Voilà à partir de
quelles sottises on forme les psychologues de demain !

Et les ovnis, dans tout ça ?


Avec la vague du 5 novembre 1990, le SEPRA a démontré son incompétence totale en matière de
rentrées atmosphériques, et il a encore accumulé les erreurs lors de la rentrée atmosphérique du 31 mars
1993 [2, pp.167-171].

Mais il est vrai que le SEPRA, malgré sa dénomination, n'étudie pas que les rentrées atmosphériques...
Héritier du GEPAN qui avait été créé pour étudier les «phénomènes aérospatiaux non identifiés»,
autrement dit les ovnis, il continue à collecter les témoignages dans ce domaine, et il est aussi censé les
étudier... Selon le livre co-signé par son responsable [1, p.38], le SEPRA a pour seconde fonction la
collecte, analyse et expertise des informations relatives aux phénomènes aérospatiaux non identifiés,
que nous désignerons plus commodément par «OVNI».

Quelles enquêtes a donc effectuées cet organisme depuis sa création ? Aucune ! Les seules enquêtes un
peu fouillées dont Jean-Jacques Velasco parle, ce sont celles qui remontent au temps du GEPAN, en
particulier au sujet du fameux cas de Trans-en-Provence, où un témoignage était accompagné d'une
trace au sol et de perturbations des végétaux.

Signalons au sujet de ce cas que le premier télex transmis au GEPAN par la gendarmerie indiquait que
la trace évoquait un «ripage de pneumatique»... Mais ce dernier mot a purement et simplement été
occulté dans le rapport du GEPAN [7] ! Ce sont des enquêteurs privés qui ont retouvé ce détail gênant,
et qui ont mis en évidence les graves lacunes de l'enquête du GEPAN sur ce cas [8]... On comprend dès
lors que Jean-Jacques Velasco s'efforce désormais d'empêcher les enquêteurs privés d'accéder aux
rapports de gendarmerie !

Notons que Velasco n'était pas encore directeur du GEPAN, mais c'était lui qui avait effectué l'enquête
sur place et rédigé le rapport...

On a l'impression que le GEPAN n'était absolument pas préparé à traiter une enquête importante, et qu'il
a été dissous peu après par crainte d'être dépassé... Quant au SEPRA, il ne fait plus rien que récolter des
témoignages, et n'a produit aucun travail digne de ce nom depuis sa création...

Expertises photographiques
Le SEPRA serait-il plus performant dans les analyses de photographies que dans les enquêtes sur le terrain ? Les
témoins sont en tout cas fortement incités à confier leurs photographies aux gendarmeries qui les transmettent au
SEPRA... Et ensuite, personne ne les revoit jamais, et aucune conclusion n'est rendue ! On ne compte pas les
braves témoins qui ont été ainsi abusés, confiant leurs précieux clichés aux «scientifiques» du SEPRA en espérant
qu'on leur fournirait une explication, et qui n'ont ensuite jamais rien reçu malgré leurs réclamations. Il y a tout de
même quelques rares photographies au sujet desquelles Jean-Jacques Velasco s'est exprimé. L'une d'elles
concerne justement la rentrée atmosphérique du 5 novembre 90, dont un photographe de l'agence Magnum,
Philippe Ughetto, aurait pris trois clichés, publiés dans le magazine Paris-Match [9]. Voici un détail représentant
l'objet :
Jean-Jacques Velasco commentait ainsi cette photographie :

Sur ces photos, exceptionnel outil d'étude, les couleurs correspondent aux différences de densité des
métaux et à leur température de fusion. La couleur
rouge : 1500 degrés; la blanche : 3000. Les
clignotements viennent du fait que l'épave de
l'espace tournait sur elle-même.

Outre le fait que les témoins ne décrivaient rien de


tel, cette interprétation est absurde : pour expliquer
la régularité et le synchronisme des lumières
blanches, il aurait fallu que deux débris de la rentrée
atmosphérique tournent à la même vitesse, et
s'échauffent à chaque tour jusqu'à une température
de 3000 degrés avant de refroidir instantanément !

Tous les amateurs de photographie ou d'astronomie


avaient compris quant à eux qu'il s'agissait en fait
d'une photographie à longue pose des lumières
clignotantes d'un avion ! Monsieur Velasco en avait
d'ailleurs été informé, mais il persistait dans son
«expertise» de cet «exceptionnel outil d'étude»...

Tout récemment, le 10 septembre 97, notre expert a présenté au journal de 13 h sur TF1 la vidéo d'un
«OVNI» filmé le 7 septembre à Metz, se donnant deux mois pour conclure... Le gendarme qui a pris
cette vidéo, pour sa part, n'a mis que deux jours pour comprendre qu'il avait filmé la lune bas sur
l'horizon [10]... Il suffisait de consulter les éphémérides astronomiques pour se rendre compte que la
lune se trouvait dans la direction de l'«ovni», clairement indiquée dans le rapport ! Eric Maillot du
CNEGU [Groupe privé très sérieux, 11], qui m'a aimablement transmis cette information, avait
immédiatement reconnu la lune, comme beaucoup d'astronomes amateurs...

La science de Monsieur Velasco


Alors, le directeur du SEPRA aurait-il de bonnes connaissances scientifiques dans d'autres domaines en
rapport avec ses fonctions ? Peut-être l'astronomie, la physique ? Ça n'est apparemment pas le cas, à en
juger par ce que Velasco déclarait à un journaliste [12, article encore transmis par des membres du
CNEGU] :

De très nombreuses d'observations d'Ovnis ont été réalisées sur Terre après la Deuxième guerre
mondiale. C'est à cette époque qu'ont eu lieu plusieurs essais thermo-nucléaires, dans des sites
désertiques, qui ont provoqué des rayons gamma. Or, les rayons gamma n'existent pas à l'état naturel.
De quoi étonner une intelligence extra-terrestre qui observe la Terre depuis longtemps, et l'inciter à
venir voir sur place.

Eh bien non, tout étudiant en physique sait que les rayons gamma sont produits par des désintégrations
radioactives naturelles, et n'importe quel amateur d'astronomie a entendu parler des «sursauts gamma»,
qui intriguent les astronomes depuis vingt-cinq ans ! Depuis que l'on connaît ces phénomènes, observés
par des satellites spécialisés au rythme de plusieurs par jour, les spécialistes du SETI n'espèrent guère
pouvoir différencier au milieu de tout ça des explosions nucléaires d'origine artificielle... Enfin, Velasco
confond les bombes atomiques, dont les essais ont commencé à la fin de la guerre, et les bombes
thermo-nucléaires, dont la première n'a explosé qu'en 1952, bien après les premières manifestations
massives de «soucoupes volantes».

Les compétences d'un expert du CNES


Mais au fait, quelle a été la formation de Monsieur Velasco ?
On peut trouver la réponse dans un article de la revue Ciel et Espace écrit d'après ses indications
[13, p.32] : Le service emploie alors jusqu'à sept personnes, dont trois ingénieurs et un technicien
supérieur diplômé d'optique, Jean-Jacques Velasco. En 1989, le Gépan devient le Sepra, avec pour
directeur J.-J. Velasco, promu ingénieur.

Ainsi donc, il s'agirait d'un «ingénieur-maison» n'ayant pas fait la moindre école d'ingénieur, et promu à
ce grade simplement parce que ses titres réels paraissaient bien maigres pour le poste qui lui était affecté
(Une pratique courante, le titre d'ingénieur n'étant pas protégé... C'est un peu comme les «marabouts»
africains, très vite promus «professeurs») !

Avec ses études d'optique, Jean-Jacques Velasco se déclare volontiers «spécialiste de l'optique
atmosphérique»... Une prétention qui fait rire lorsqu'on lit un passage de son livre [1, p.58] :

Parmi les phénomènes de perception étranges, celui de la lune, qui apparaît beaucoup plus grosse
qu'elle n'est lorsqu'elle est basse sur l'horizon, est sans doute le plus fréquent et celui qui suscite les
plus importantes réactions d'étonnement. Ces fréquentes erreurs d'interprétation ont été étudiées depuis
longtemps. Déjà Ptolémée au IIe siècle réfléchissait au paradoxe de la pleine lune. Ce paradoxe,
rappelons-le, est dû à un simple effet de réfraction atmosphérique.

Ce phénomène est en effet bien connu, et on peut trouver dans bien des livres de vulgarisation
scientifique pour enfants qu'il s'agit d'une impression purement psychologique ! Aucun astronome
amateur, aucune personne ayant la moindre notion d'optique, aucun esprit curieux ayant simplement fait
l'essai avec un appareil photographique, ne peut ignorer que la réfraction atmosphérique n'a rien à y voir
(tout au contraire, elle explique un léger aplatissement de la lune ou du soleil près de l'horizon) !

Les actes de Monsieur Velasco


Avec tous ses talents, qu'a donc fait Velasco ? Au GEPAN, il a commencé par exploiter ses compétences
en optique pour participer à la conception du «SIMOVNI», un appareil permettant de mesurer les
caractéristiques d'un OVNI, dont «on va vite constater les limites» selon les propres mots de Velasco
[propos recueillis par Robert Roussel, 14, p.187].

Ensuite, il a écrit un livre... Et comme il craignait que son nom ne soit pas assez porteur pour lui assurer
un grand succès, il s'est associé le concours de Jean-Claude Bourret [1]... Ce dernier, toujours en quête
d'argent facile, était ravi de toucher des droits d'auteur sur un livre dont il n'avait écrit qu'une vingtaine
de pages [il a fait pire depuis, en appelant un «nouveau livre» une compilation de ses anciens
livres : 15].

Ce livre, c'est donc pour l'essentiel Jean-Jacques Velasco qui l'a écrit, et il ne s'en cache pas...

Qu'y trouve-t-on ?

Que le SEPRA signifie «Service d'études des phénomènes de rentrée dans l'atmosphère»... Ça n'est
certes pas loin de la signification exacte, mais on attendrait du directeur d'un service du CNES qu'il
connaisse précisément la signification du sigle de l'organisme qu'il dirige !

Dans le domaine des ovnis, il nous expose quelques cas d'identifications d'une banalité consternante, et
les trois cas étudiés il y a bien longtemps par le GEPAN et considérés comme inexpliqués...

Puis, Velasco nous donne quelques «opinions personnelles», qui ne sont que des reprises d'autres
auteurs :

• deux astronomes défendent l'hypothèse que les ovnis sont réellement des véhicules
extraterrestres [16], et Velasco la reprend (l'idée n'avait rien de novateur, mais pour la première
fois elle était exposée par des scientifiques dans un livre grand public, et il n'en lit pas d'autres);
• un pseudo-journaliste veut démontrer par des raisonnements assez farfelus que la fameuse
«affaire Ummo» aurait été montée par le KGB [17], aussitôt Velasco fait sienne cette hypothèse;
• un membre de la SOBEPS, l'association belge qui s'est illustrée par son étude de la fameuse
vague d'ovnis en Belgique, suggère que cette vague d'observations pouvait être due à un modèle
expérimental de dirigeable de surveillance [18], et Velasco le suit, appelant l'engin un «avion
furtif plus léger que l'air» (sic) !

Toujours aussi inspiré, le directeur du SEPRA a recopié quelques extraits du manuscrit que lui avait
confié le journaliste Robert Roussel sur les recherches effectuées par les militaires et les scientifiques au
sujet des ovnis [14] (ne cherchez pas ces passages dans l'excellent livre de Robert Roussel : son livre
ayant finalement été publié après celui de Velasco/Bourret, il a préféré les modifier afin que ses lecteurs
ne puissent pas penser qu'il avait copié Velasco !)

En bref, un livre dénué du moindre intérêt, et dont le titre relève de la farce : Ovnis, la Science avance !
Quelle image que Jean-Jacques Velasco donne de la science française !

Voyons ce qu'en dit un chercheur russe [19] :

La conduite du [...] directeur du Service d'Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques Jean-
Jacques Velasco, pendant les événements du 5 novembre 1990, illustre un amateurisme sorti d'un
dictionnaire : «Amateurisme. /Pej./ Caractère d'un travail d'amateur (négligé, non fini, incomplet,
etc.)»

Mais à qui profite le SEPRA ?


Quant au SEPRA, que fait-il, avec son budget annuel d'un million de francs payés par le
contribuable ? Apparemment, rien ! Pas un seul
compte-rendu du ses activités «scientifiques» n'en
est sorti depuis sa création... Il recueille des
témoignages, mais personne n'y a accès, en tout
cas personne qui travaille pour le public ou pour
la communauté scientifique (il n'y a guère que le
psychologue de service, Manuel Jimenez, qui ait
quelque peu exploité les fichiers du SEPRA, et on
a vu le résultat !)... Sous ses aspects de service
public largement médiatisés par Velasco, le
SEPRA n'est apparemment rien de plus qu'un
outil de collecte de témoignages au service
exclusif des autorités militaires.

Si le SEPRA est devenu au fil des ans le service du


CNES le plus connu du public, il est pratiquement
inconnu au sein du CNES... Il suffit pour s'en
convaincre de lire le gros ouvrage publié par ce centre
sur son histoire [20] : on n'y trouve pas la moindre
mention du SEPRA, ni d'ailleurs du GEPAN pourtant
bien plus important !

La signification du sigle n'est même pas connue des


principaux responsables du CNES... En 1990, Jack
Muller, directeur de l'Établissement de Toulouse dont
dépend le SEPRA, indiquait dans une lettre très officielle qu'il s'agit du «Service d'Expertise pour les
Retombées Atmosphériques» ! Voilà qui ne fait pas très sérieux, pour une lettre portant l'en-tête du
CNES et largement diffusée dans le public [introduction à la lettre adressée aux témoins, reproduite
en 3] !
Quand la «justice» s'en mêle
Tout ce que j'ai écrit est parfaitement avéré, mais ne le répétez surtout pas si vous ne voulez pas que
Monsieur Velasco vous traîne en justice ! C'est ce qu'il a fait lorsque j'ai dénoncé son incompétence
dans un article consacré à la «vague d'ovnis» du 5 novembre 1990, dans une revue que j'édite moi-
même à titre purement bénévole, dans le cadre d'une association sans but lucratif [21].

Monsieur Velasco a déposé une plainte pour diffamation auprès du Tribunal de Grande Instance [22],
n'hésitant pas à réclamer 110 000 F de dommages et intérêts pour cet article d'une revue tirée à 1000
exemplaires, réalisée bénévolement sur un vieil ordinateur Atari, non distribuée en kiosque et largement
déficitaire (tout cela est clairement indiqué dans l'éditorial).

Bien entendu, ce monsieur me reproche d'avoir employé des termes excessifs, mais n'attaque aucun des
nombreux arguments que j'ai développés. N'importe quel scientifique véritable aurait fait le contraire !

J'estime pour ma part que les termes que j'ai employés, s'ils sont évidemment déplaisants, conviennent
parfaitement aux circonstances... J'ai par exemple traité Monsieur Velasco de «fumiste», mot défini par
les dictionnaires courants comme «familièrement, personne peu sérieuse, sur qui on ne peut compter»...
Dire que Monsieur Velasco est «peu sérieux», ça n'est pas un excès de langage, mais un euphémisme !

Mais je ne me fais guère d'illusions sur l'issue de cette plainte, puisqu'il m'est interdit de me défendre !
On a en effet obligation pour se défendre auprès du Tribunal de Grande Instance d'être représenté par un
avocat, je n'ai pas les moyens d'en payer un et je n'ai pas droit à l'aide judiciaire, étant attaqué en tant
que représentant d'une association (laquelle n'a pas plus les moyens que moi-même de payer un avocat)
et directeur d'une publication (fût-elle bénévole et largement déficitaire, cela ne change rien aux yeux de
la loi !) Je serai donc jugé uniquement sur les pièces fournies par Monsieur Velasco, sans même être
entendu... C'est ainsi que fonctionne la «justice» en France !

Je suis allé voir le président du Tribunal de grande instance qui doit traiter cette affaire, Monsieur
Guichard, qui m'a gentiment expliqué qu'il ne faisait pas les lois et que je n'avais qu'à faire une quête
pour pouvoir payer un avocat... Ça n'est nullement mon intention : si l'on doit faire une quête pour avoir
le droit de seulement se défendre quand on est accusé de délits assez graves, je ne vois vraiment rien là-
dedans qui mérite le nom de justice !

Je me fiche donc d'être condamné par une telle «justice», et je suis beaucoup plus curieux de connaître
les réactions du public et de la communauté scientifique sur les «expertises» et les méthodes de
Monsieur Velasco. C'est pourquoi je vous demande encore de diffuser ce texte, et d'y réagir... Prenez ça
comme une «chaîne», une de ces lettres qu'on vous demande de photocopier en dix exemplaires pour
assurer leur diffusion, mais en plus honnête : il n'y a rien à gagner et votre maison ne brûlera pas si vous
ne le faites pas, mais vous aurez contribué à faire avancer la science, quand d'autres sont grassement
payés pour la faire reculer !

Un expert comme ça, on y tient !


J'ai enfin été surpris par la réaction du CNES... Étant passionné par l'espace, j'ai toujours eu beaucoup
de respect pour l'agence spatiale française, et je prenais soin de mettre en cause le SEPRA et non le
CNES dans son ensemble... Pour moi, il était clair, et je l'ai écrit plusieurs fois y compris dans l'article
incriminé, que ce service pratiquement ignoré au sein de l'agence spatiale lui était imposé pour des
raisons politico-militaires. J'ai donc été surpris de recevoir en décembre 97 une lettre du directeur de
l'établissement de Toulouse, Yves Trempat, prenant la défense de Monsieur Velasco et me menaçant à
son tour de poursuites judiciaires en cas de récidive. Monsieur Trempat trouve intolérable que je mette
en cause la renommée et la compétence du CNES, mais également celle d'un de ses agents en la
personne de Monsieur Velasco... Bien entendu, lui non plus ne parle nullement des arguments que j'ai
développés, considérant qu'à lui seul, le caractère outrancier de mes écrits suffit à jeter le discrédit sur
ma publication.
Ainsi donc, au plus haut niveau, le CNES considère son «expert» en rentrées atmosphériques comme
quelqu'un de très valable et son digne représentant (et par contre, il n'est pas choqué de lire sous la
plume de cet «expert» qu'un de ses spationautes est un piètre observateur)... Les affirmations de Jean-
Jacques Velasco concernant les rentrées atmosphériques et d'autres domaines relevant des compétences
du SEPRA engagent donc le CNES dans son ensemble, et pas seulement un petit groupuscule
complètement ignoré en son sein...

La rentrée atmosphérique de novembre 90 a traversé la France selon un axe Pau-Strasbourg, la


photographie de Monsieur Ughetto représente bien ce phénomène et pas un vulgaire avion, l'exagération
de la taille de la lune vue bas sur l'horizon est due à la réferaction atmosphérique, les rayonnements
gamma n'existent pas dans la nature... Il s'agit là de positions officielles du CNES... Peut-être m'étais-je
fait des idées sur le sérieux de l'agence spatiale française !

Robert Alessandri, amateur de sciences

Références :

1. J.-C. Bourret et J.-J. Velasco : Ovnis, La Science avance.


Robert Laffont, 1993.
2. Robert Alessandri : 5 novembre 1990 : le Creux de la vague.
I.N.H. Évidence (adresse de l'auteur), 1995.
3. Franck Marie : OVNI Contact.
S.R.E.S. Diffusion (B.P.41, 92224 Bagneux Cedex), 1993.
4. Jean Sider : OVNI, le Secret des Aliens.
Éditions Ramuel, 1998.
5. Manuel Jimenez : La Psychologie de la perception.
Flammarion, collection Dominos n°129, 1997.
6. Science & Vie spécial «50 ans d'ovnis», juin 1997, p.121.
7. GEPAN : Note technique numéro 16.
CNES (18, av. Edouard Belin, 31400 Toulouse).
8. L'Affaire de Trans-en-Provence.
SERPAN (La Roche, 71520 Dompierre-les-Ormes).
9. Paris-Match du 21 novembre 1990,
repris en partie dans le numéro du 13 février 1997.
10.Le Républicain Lorrain du 18 septembre 1997.
11.CNEGU : 9 rue des Templiers, 21121 Fontaine-les-Dijon;
revue Les Mystères de l'Est.
12.L'Ardennais du 7 octobre 1994.
13.Ciel et Espace, avril 1992.
14.Robert Roussel : OVNI, les vérités cachées de l'enquête officielle.
Albin Michel, 1994.
15.Jean-Claude Bourret : OVNIS, 1999 le contact ?
Michel Lafon, 1997.
16.Jean-Claude Ribes et Guy Monnet : La Vie extraterrestre.
Larousse, 1990.
17.Renaud Marhic : Ces extraterrestres qui venaient du froid.
SOS-OVNI (B.P.324, 13611 Aix Cedex 1).
18.Vague d'ovnis sur la Belgique.
SOBEPS (Avenue Paul Jansen 74, 1070 Bruxelles, Belgique), 1991.
19.Boris Chourinov : OVNIS en Russie, les Deux faces de l'ufologie russe.
Guy Trédaniel, 1995.
20.Univers OVNI numéro 2, octobre 1997.
Association I.N.H. Évidence (adresse de l'auteur).
21.Tribunal de Grande Instance de Marseille,
1ère Chambre, M. Guichard, R.G. n°9800449.

Crédibilité des témoins


Bien que l'on ait des témoignages sur les ovnis depuis de nombreuses années, ce n'est que récemment
que l'on effectue des études sur les différents facteurs pouvant avoir un impact sur la crédibilité des
témoins. Dans la plupart des cas, il n'y a aucune sorte de preuve flagrante mais uniquement des
comptes-rendus d'observation visuelle.

On a donc maintenant demandé aux sociologues et aux psychologues quelle était leur opinion sur le
genre de personnes effectuant des témoignages sur des ovnis, d'autant qu'il semble d'une évidence
écrasante qu'un très petit nombre de personnes ayant vu un ovni en témoigne, et ce par crainte du
ridicule. J. Allen Hynek raconte que lorsqu'il demande à ses auditoires combien d'entre eux ont vu un
ovni, plus de 10 % lèvent la main. Par contre, lorsqu'il demande à ceux-ci quels sont ceux qui en
témoignent, très peu d'entre eux, voire personne, ne répond.

Dans ces conditions, quel est alors le portrait-type d'un témoin d'ovni, et ce qui est également important,
quel est le degré de précision avec lequel la personne juge ce qu'elle est en train de voir ? La situation
est probablement une situation de tension où toutes les facultés ne sont pas à leur niveau optimum, et où
il n'y a que très peu de points de référence disponibles pour effectuer une détermination précise de la
distance, de la taille, de l'objet ainsi que de sa vitesse, s'il se déplace.

Facteurs sociologiques et psychologiques

Apparemment, il semble que l'attention publique fut, pour la première fois, attirée sur cet aspect des
ovnis en 1968, lors des auditions par le Comité de la Chambre sur la Science et l'Astronautique (réf.
chapitre 5). Le Dr. Robert Hall, directeur du département de Sociologie à l'Université d'Illinois, fut
entendu en tant que témoin ; le Dr. Roger N. Shepard, du Département de Psychologie de l'Université de
Stanford ainsi que le Dr. R. Leo Sprinkle, de l'Université du Wyoming, fournirent des documents pour
le procès-verbal. 1 an plus tard, l'AAAS effectue un Symposium à Boston, sur le phénomène ovni,
symposium comprenant quatre personnes de ces différentes spécialités.

Les sociologues et les psychologues sont largement divisés sur les témoins d'ovnis, au même titre que
les autres investigateurs le sont sur le problème ovni en général. Par exemple, les Dr. Lester Grinspoon
et Alan Persky semblent considérer que, non seulement les témoins, mais aussi les scientifiques
sérieusement impliqués dans l'étude du phénomène ovni, sont victimes du syndrome Freudien classique
sein/pénis, pour ceux qui font état de formes d'ovnis du type cigare ou soucoupe [Sagan et Page, op. cit., p.
233-246]. Cet auteur ne put trouver aucun autre document à l'appui de cette hypothèse.

Le Dr. Robert Hall qui était présent aux auditions du Parlement ainsi qu'au symposium de l'AAAS,
rapporte que les gens essaient d'abord d'expliquer l'ovni en termes d'objet familier. C'est uniquement
lorsque celui-ci ne peut être classé dans une catégorie connue que le témoin conclut que c'est un ovni. Il
explique que chacun de nous possède un ensemble de systèmes de croyances qui nous aide à déterminer
nos structures de référence pour la vie de tous les jours.

Ce à quoi croient les gens est généralement organisé à l'intérieur de systèmes de


croyances élaborés. C'est à dire que chaque personne a une structure de
connaissance constituée de nombreux éléments d'information et de croyance qui
sont interdépendants, et les gens sont organisés en systèmes sociaux dans
lesquels chaque personne prête appui à la croyance des autres à l'intérieur du
système. Une croyance isolée est une croyance inconsistante ...

... Il apparaît que les gens tentent dans de nombreuses circonstances d'avoir des
croyances cohérentes avec celles de leur environnement... Lorsque des personnes
raisonnables rapportent des événements qui ne reçoivent aucun appui social de la
part de leurs amis et qui ne sont pas en harmonie avec leurs propres croyances
antérieures alors là nous devons prendre leur témoignage au sérieux… [Ibid., p. 215]

De par ce raisonnement, le rapport d'un témoin devrait être crû, aussi longtemps que celui-ci a un bon
comportement dans la communauté et qu'il répond aux autres critères définis dans la section B du
présent chapitre.

Walter Sullivan, chroniqueur scientifique du New-York Times, souligne cependant que les ovnis font
partie des systèmes de croyance de la plupart des gens après avoir été introduits dans ces systèmes par
les media (ce sont eux après tout qui ont inventé le terme de "soucoupe volante" après que Kenneth
Arnold eut rapporté ce qu'il avait vu).

On prétend que de nombreux témoins de phénomènes ovnis non expliqués ne


croyaient pas aux ovnis avant leur propre expérience. Je soutiens que nous avons
été conditionnés par la presse, la radio et la T. V. -- c'est à dire par l'accent
général de notre société -- à une hiérarchie de croyances qui comprennent au
minimum l'image de l'ovni pour la plupart de la population [Sagan et Page, op. cit., p. 39].

Si l'on accepte formellement que les ovnis fassent partie de fait du vocabulaire de tout un chacun, il faut
donc déterminer quels sont les indices que l'on peut obtenir pour déterminer la fiabilité des témoins.
Hall fait remarquer que notre système légal comporte des critères pour déterminer la crédibilité d'un
témoin appelé devant un tribunal. Ce système prend en compte au niveau de l'individu : sa réputation
dans la communauté ; sa connaissance antérieure de faits et de personnes impliquées dans la
déposition ; ses motifs apparents de prévarication ou de déformation ainsi que les caractéristiques
propres de la déposition telles que consistance, caractère récent, vérifiabilité des délais, etc ... [Ibid., p.
218]

Hynek appelle cela "taux de crédibilité" et pense que nous n'avons aucun droit d'ignorer
sommairement les dépositions (des témoins) et de conclure qu'ils se sont trompés
ou qu'ils sont de simples menteurs. Traiterions-nous ainsi ces mêmes personnes si
elles déposaient sous serment devant un tribunal, sur des sujets plus concrets ?
[Ibid, p. 218].

En tant que consultant de l'Air Force depuis des années, Hynek a une bonne connaissance des témoins
et a observé qu'il y a très peu de témoignages d'ovnis effectués par des
excentriques, et ce pour de nombreuses raisons dont la principale est que ces
gens sont tout simplement incapables d'effectuer un compte-rendu articulé,
objectif et basé sur des faits [Hynek, J. Allen (témoignage) dans Congrès U.S. Comité sur la Science et
l'Astronautique. Symposium sur les Objets Volants Non Identifiés, op. cit., p. 5]. C'est une considération importante
car elle met en évidence un aspect des témoignages d'ovnis sur lequel tout le monde tombe
généralement d'accord. - Plus il y a de témoins, plus les rapports sont crédibles -. Hynek constate :

Il est vrai qu'occasionnellement un témoin unique, de faible crédibilité effectuera


un compte-rendu hautement imaginatif sur un phénomène de toute évidence
naturel. Mais ce type de compte-rendu est une mise en garde sur des
témoignages d'ovnis effectués par un seul témoin... [Hynek, J. Allen. The UFO Experience: A
Scientific Inquiry. Chicago, Henry Regnery, 1972, p. 20]
Philip Morrison en convient : Je dirais même qu'aucun témoin qui rapporte une histoire
véritablement étrange n'est crédible. Le seul espoir est d'avoir des déclarations
indépendantes avec plusieurs témoins indépendants et alors la crédibilité est
certainement établie [Sagan et Page, op. cit., p. 282].

Il existe cependant un danger dans cette théorie. C'est la situation psychologique appelée hystérie
collective par laquelle un groupe d'individus peut être amené à croire que tel ou tel événement est en
train de se passer. On le définit de la manière suivante :

…Sa dissémination à travers une population de symptômes dans un contexte où


aucune base concrète à ces symptômes n'a pu être établie et où toute une
gamme de pratiques et comportements, largement empreinte d'un sentiment de
peur d'une force mystérieuse, se répand à travers la collectivité... Ceci est
inexplicable en termes habituels d'effets mécaniques, chimiques ou physiologiques
[Kerckhoff, A. C. et K. W. Black. The June Bug: A Study of Hysterical Contagion. New York, Appleton-Century-Crofts, 1968].

La relation que peut avoir cette situation avec les ovnis est inconnue le rapport Condon et le Symposium
AAAS ont discuté ce point comme une possibilité. 2 cas cités dans ces 2 mêmes études illustreront ce
que cette situation peut entraîner.

Le 1er cas est la fameuse émission radio de H. G. Wells, La Guerre des Mondes, en 1938. Pour les
auditeurs de ce programme qui n'avaient pas entendu le présentateur expliquer que c'était seulement une
fiction et non un fait réel, tout se passa comme si la terre avait été effectivement envahie par des extra-
terrestres venus d'une autre planète. Leur réaction fut une réaction de panique, certains ayant
littéralement "mis le cap sur les collines", et dans certains cas tentative de suicide. L'émission eut lieu à
une époque où il régnait une grande anxiété causée par le risque de guerre, lorsque Hitler venait juste
d'envahir l'Autriche et que les Japonais marchaient sur la Chine. La population était conditionnée avec
des nouvelles de guerre et de destruction et la panique s'ensuivit.

Le 2ème cas concerne l'épidémie "June Bug" d'une usine du Sud. En 1942 des ouvriers d'une section
d'une usine de textile du Sud firent état de troubles ayant comme symptômes : nausées, urticaire et
évanouissement, causés par un minuscule insecte. En fait, il n'y avait aucun insecte. Ces symptômes
s'étaient manifestés spontanément et résultaient de tension et de frustration ressenties par les ouvriers.

Le rapport Condon conclut simplement que l'on doit tenir compte de ce phénomène lorsque l'on étudie
des cas d'ovnis, mais ne le cite pas comme une cause effective. Le Dr. Hall à la réunion de l'AAAS
décida de l'écarter totalement en tant qu'explication.

On tenta d'assimiler les rapports sur les ovnis à ces cas d'hystérie collective...
mais il est très difficile de faire admettre que les cas "solides" puissent être
expliqués de cette manière. Tout d'abord les témoins d'ovnis, dans la plupart des
cas n'interprètent pas cela comme une menace personnelle sérieuse. Ils décrivent
souvent un ovni avec embarras mais sans peur. D'autre part, compte tenu que ces
témoignages d'ovnis se succèdent depuis au moins des décades et qu'ils sont
répartis à travers le monde entier ce serait un cas d'hystérie collective sans
précédent [Sagan et Page, op. cit., p. 217].

Dans ces conditions le chercheur doit-il abandonner l'idée de déterminer la crédibilité d'un témoin ? Le
Dr. Roger Shepard, dans sa déclaration au House Science and Astronautics Committee" * conclut que :

... Une étude scientifique des phénomènes ovnis n'est pas impossible...
simplement plus difficile, car nous avons à faire face, dans la plupart des cas, à un
problème ne pouvant pas être résolu en valeurs physiques, mais par
l'interprétation de comptes-rendus verbaux. En résumé, nous avons à faire face à
un problème relevant plus du domaine du psychologue que du scientifique. [Shepard,
Roger N. (témoignage) dans Congrès U.S. Comité sur la Science et l'Astronautique. Symposium sur les Objets Volants Non
Identifiés, op. cit., p. 224].

Le rapport Condon conclut qu'il serait souhaitable que des sociologues et des psychologues fassent
partie des équipes d'enquêteurs sur les rapports d'ovnis [Rhine, Mark W. Psychological aspects of UFO reports, in
Condon, Edward U. Scientific Study of Unidentified Flying Objects. New York, Bantam Books, 1968. p. 597 (notez que l'on y
fait fréquemment référence comme étant le Rapport Condon].
Il semble de toute évidence, que les gens de ces
disciplines pourraient contribuer grandement à l'effort. Mais du fait des divergences d'opinion existant
dans ces professions, il semble douteux qu'ils arrivent à résoudre la controverse.

Le Dr. Hall déclara au Symposium de l'AAAS que :

Nous trouvâmes quelques scientifiques tenant un raisonnement de ce style : "Je


peux citer des centaines de cas où les gens ont été vivement intrigués par un
avion ou une étoile et qui l'ont signalé comme étant un ovni. Je peux également
citer des centaines de cas comiques où des gens déséquilibrés racontaient des
histoires de toute évidence fausses ; par conséquent il est plausible que le reste des
cas soit du même genre". De ma propre expérience de pilote militaire durant la
guerre, je sais que des aviateurs ont parfois tiré sur Vénus ou sur une île en
croyant que c'était un avion. Il serait néanmoins stupide de ma part d'en conclure
qu'il n'existe pas d'avions dans le ciel [Sagan et Page, op. cit., p. 221].

Il y a donc 2 solutions possibles :

• soit que les témoins aient observé un phénomène physique particulier,


• soit qu'il s'agisse d'une forte projection de leurs phantasmes, d'un phénomène
d'hallucination collective ou de tout autre mécanisme similaire.

Etant donné ces différentes possibilités, je pense qu'il est plus plausible de croire à
un stimulus physique particulier plutôt que de croire que de nombreux témoins se
trompent de telle manière qu'ils arrivent à croire fermement qu'ils sont en train de
voir quelque chose contraire à leurs propres croyances, et qui risque de les rendre
ridicules aux yeux de leurs concitoyens [Ibid., p. 219].

De même que des professionnels, tels que Grinspoon & Persky pensent que les
ovnis sont des manifestations psychologiques, il y a ceux qui rejoignent le Dr.
Shepard dans sa conviction, après étude de nombreux cas d'ovnis, que la plupart
des observations ne sont pas des aberrations psychologiques et qui reconnaissent
avoir négligé d'étudier sérieusement ces cas, soit à travers la psychopathologie,
soit à travers le phénomène ovni..." [Sagan et Page, op. cit., p. 254].

Autres limitations aux témoignages

En plus de la discussion ci-dessus, il est nécessaire d'identifier d'autres facteurs jouant sur un témoin
d'ovni et ayant peu à voir sinon rien avec leur portrait psychologique. Le Dr. Frank Drake rapporta au
symposium de l'AAAS une expérience qu'il eut alors qu'ils visitait un astronome au NRAO de Green
Bank (Virginie Occidentale). En 1962, une pluie de météores eut lieu dans cette zone globale, et alors
qu'il se trouvait dehors avec ses collègues à recueillir des échantillons des météorites, Drake interrogea
de nombreux témoins pour voir quelle avait été leur perception de la pluie. Ils découvrirent que la
mémoire d'un témoin de tels événements exotiques se dégradait très rapidement.
Au bout de 1 jour, près de la moitié des signalements sont clairement erronés ; au
bout de 2 jours, près de 3/4 sont clairement erronés ; après 4 jours, seuls 10 %
sont bons ; après 5 jours, les gens rapportent plus d'imagination que de vérité
[Sagan et Page, op. cit., p. 254].

Il y a un bon moyen d'essayer non seulement de se rappeler un certain nombre de faits mais également
de les décrire à un enquêteur. Ceci consiste à décrire un ami, ou une proche relation, à quelqu'un de telle
manière que celui-ci puisse le reconnaître dans une foule. Ce n'est vraiment pas facile quoique vous
connaissiez bien cet ami ou cette relation depuis nombre d'années.

D'autre part, le problème fondamental est d'essayer de déterminer la couleur, la forme la vitesse et la
distance d'un objet. Dans l'exemple cité par Drake, les témoins avaient attribué aux météores à peu près
toutes les couleurs du spectre, du rouge au bleu. Il est possible que l'œil soumis brutalement à une
lumière vive dans un environnement sombre puisse enregistrer n'importe quelle couleur et que cela
rende inutile par conséquent le témoignage de l'observateur. De même certains témoins pensaient
connaître leur position exacte par rapport à la pluie de météores et donner ainsi une bonne estimation de
la distance et de la position. Cependant, en reconstituant les faits, il s'avéra qu'ils n'étaient pas sûrs de
l'endroit où ils se trouvaient, comme ce chasseur qui avait dit savoir exactement où était garée sa
voiture, mais après avoir effectué un nouvel examen (à partir des détritus de son casse-croûte de la nuit),
on s'aperçut que l'endroit en question était à environ cent mètres
du point qu'il avait précédemment montré aux enquêteurs.

La figure ci-contre illustre également le fait que ce que l'on voit


n'est pas ce que l'on croit. Bien que la ligne du bas paraisse plus
longue, sa mesure prouve qu'elle est exactement de la même
longueur que celle du haut.

En 1968, Sydney Walker III, M.D., suggère qu'une série de tests


physiques soient effectués sur chaque observateur d'ovni. L'examen proposé comprendrait : bilan
médical et études particulières en laboratoire, examen neuro-ophtalmologique des yeux pour s'assurer
que cornée, lentille, humeur aqueuse, humeur vitreuse, rétine, nerf optique ( tête et ramifications au
cerveau ) sont en bon état ; examen neurologique détaillé pour s'assurer qu'une affection neurologique
ne soit pas à l'origine d'hallucinations, d'abus, de distorsions, d'affabulations ; et finalement un examen
psychiatrique (28).

Mark W. Rhine, dans le Rapport Condon, attache une grande importance à ce dernier point.

Le témoignage de tout observateur ne montrant aucun caractère médical ou


psychologique pouvant affecter sa perception ou son interprétation devra avoir un
bon facteur de crédibilité. Je suggérais ... l'utilisation d'un test psychologique ...
lorsque le psychiatre le recommanderait. Un entretien psychiatrique ne serait pas
socialement infâmant s'il faisait partie routinière de l'évaluation d'un observateur
(29).

Ce que ni le Dr. Walker ni Mr. Rhine ne prennent en compte, c'est que les témoins éventuels d'ovnis
seraient peu enclins à témoigner s'ils savaient qu'ils feraient l'objet de pareils tests. La meilleure preuve
en est le nombre de viols ne faisant l'objet d'aucune plainte de la part de femmes craignant l'humiliante
procédure à laquelle elles seraient soumises dans ce cas de la part de la police et des médecins ; que
"toutes" les victimes de viol soient sujettes au même traitement, ne diminuerait en rien le stigmate social
qu'elles ressentiraient.

Dans sa déclaration au Comité de la Chambre sur la Science et l'Astronautique, le Dr. Shepard suggère
que l'on demande aux témoins de répéter leurs histoires suivant une procédure en trois temps. Dans un
1er temps, le témoin rapporterait ce qu'il a vu, avec ses propres mots et sans que l'investigateur ne
cherche à l'influencer. Dans un 2ème temps, on montrerait au témoin un jeu de représentations et celui-
ci choisirait l'objet lui paraissant le plus proche de ce qu'il a vu. L'étape finale permettrait de reconstituer
l'objet vu le plus exactement possible avec l'aide d'un dessinateur qualifié. Ces deux dernières
procédures sont identiques à celles utilisées par la police pour effectuer le portrait-robot d'un criminel.
Shépard souligne que ce système aida à résoudre de nombreux cas dont les meurtres de huit élèves-
infirmières par Richard Speck à Chicago dans les années 1960s.

* *
5 OO O C
R R

***
***
** OO CCC O
4 OO
OO CCCC PP PP
R
RRRR
Probabilité
de ***
****
l'événement OO
*** OOO O
(P) 3 CCCCC PPP
OOO P PPPP
(crédibilité PPPPPPP
RR
des RRR
témoins)
***
****** OO O
OO
2 OOOOOO CC CC PPP
CCC
CC PPP PPP
P

*
C
1 OOO O P PP
P
P

1 2 3 4 5

Etrangeté (S)

Courbe étrangeté / Probabilité

Face à tous ces facteurs et au problème posé par leur assimilation, J. Allen Hynek a établi une courbe,
Etrangeté/Probabilité pour déterminer quels cas ont la plus grande probabilité d'être des cas "solides".
Une explication complète de ses méthodes figure dans son livre : The UFO Experience : A Scientific
Inquiry (Chicago, Henry Regnery Co, 1972, 22-31). En substance, il définit l'étrangeté en fonction du
nombre de points particuliers ou d'éléments d'informations contenus dans le rapport et suivant la
difficulté existant à les expliquer en faisant l'hypothèse que l'événement a réellement eu lieu. La
crédibilité prend en compte plusieurs facteurs : s'il y a plusieurs témoins quelle est leur
objectivité collective ? Comment répondent-ils aux tests sur leur capacité à
déterminer une vitesse angulaire ? Quelle est leur vision ? Quelle est leur
réputation générale dans la communauté ? Pour la véracité de leur témoignage,
quelle est leur réputation de "recherche de publicité". Quelle est leur profession et
son niveau de responsabilité ? (30).

Hynek positionne alors les cas pour déterminer les meilleurs, suivant le tableau ci-contre. Les cas
tombant dans le coin supérieur droit seraient potentiellement les plus importants et, comme on le voit,
cette région est très peu peuplée. Le graphique fournit, cependant, un début pour la recherche de "bons"
cas.
D. R. B. (1946-1974)
Sigle du Defense Research Board, ou Conseil de Recherches pour la Défense (CRD) canadien, fondé et
présidé en 1946 par le docteur O. M. Solandt.

Après avoir reçu le mémo de Wilbert Smith le 21 Novembre 1950, le Département du Transport
canadien ne tarde pas à suivre la recommandation de Smith : le 2 Décembre, le commandant C. P.
Edwards, alors Délégué du Ministre des Transport aux Services de l'Air, met en place le projet Magnet.
La section diffusion et mesure de la Division des Télécommunications reçoit l'ordre de mener à bien le
projet avec toute l'assistance nécessaire de sources telles que le DRB et le National Research Council
(NRC) canadien. Le docteur Solandt, président du DRB, offre sa pleine coopération [Good 1987].

Le 15 Septembre 1953, le New York Times publie un article relatant la visite officielle du lieutenant-
général Donald Putt de l'ARDC sur le site la compagnie Avro à Malton, où il rencontre le docteur O. M.
Solandt du DRB, et se déclare impressionné par la maquette d'un appareil VTOL du "Project Y".

En Décembre 1953, Smith met en place une station de détection d'ovnis à Shirley Bay, en dehors
d'Ottawa, avec des appareils d'enregistrement. Mais les scientifiques du gouvernement veulent tellement
éviter d'être associés à un projet aussi controversé que même le jour où la station entre en opération le
docteur Solandt déclare que les rapports concernant son installation sont totalement faux. En fait, le
bâtiment hébergeant l'équipement de détection est loué à Smith par le DRB, présidé par le docteur
Solandt [Good 1987].

En 1958, le DRB envisage de construire un terrain d'atterrissage top secret pour les ovnis (idée qui sera
reprise plus tard par l'opération Lure). Le projet échoue, aucune visite d'ovni n'étant constatée.

En 1974 le DRB est démantelé est la branche de la Direction de la Recherche et Développement (Chief
of Research and Development ou CRAD) est formée.

Les Dropas
Traduction de The Stonedisks of Baian-Kara-Ula.

Dans les hauteurs des montagnes de Bayan Kara-Ula, aux frontières de la Chine et du Tibet — une
équipe d'archéologues entreprît une inspection particulièrement détaillée d'une série de grottes
connectées entre elles. Leur intérêt fut excité par la découverte de séries de tombes alignées contenant
les squelettes d'une race d'humains bien étrange ; étrange par leurs corps frêles et de leurs têtes larges et
surdéveloppées. On pensa au début que les cavernes avaient été le foyer d'une espèce inconnue de
primates. Mais comme le chef de l'expédition — archéologue Chinois, le professeur Chi Pu Tei —
l'indiqua : Qui a déjà entendu parler de singes enterrant leurs congénères ? Ce fut lors
de l'étude des squelettes qu'un membre de l'équipe tomba sur un grand disque de pierre, à moitié enfoui
dans la poussière sur le sol de la grotte. L'équipe se rassembla autour de la découverte, le tournant d'une
manière puis d'une autre. Cela ressemblait, de manière absurde, à une sorte de disque pour
gramophone de l'âge de pierre. Il y avait un trou en son centre et une fine canelure en spirale
partait vers la bordure. Une inspection plus minutieuse cependant, montra que la rainure était, en fait,
une ligne continue en spirale continue d'inscriptions en caractères. L'objet était bien un
"enregistrement"... à plus d'un titre. Personne à l'époque — c'était en 1938 — ne possedait la clé de cet
incroyable message. Le disque fut étiquetté et archivé parmi d'autres objets découverts dans la zone.
Même ceux qui connaissaient son existence ne savaient rien de sa signification.

De nombreux experts tentèrent de traduire les hiéroglyphes durant les 20 ans que le disque passa à
Peking. Tous échouèrent. Jusqu'à ce qu'un autre professeur — le docteur Tsum Um Nui — brisa le code
et commença à déchiffrer les 'rainures parlantes' et permit de realiser quelles extraordinaires
implications révélait le disque. Realiser, en fait, par seulement quelques individus sélectionné. Le
monde de l'extérieur restait toujours, lui, dans l'ignorance. Les conclusions du professeur sur la
signification du disque furent si fracassantes qu'elle furent officiellement supprimées. L'Académie de
préhistoire de Peking lui interdit de publier ses découvertes. 2 ans plus tard, en 1965, le professeur et 4
de ses collègues obtiennent finalement la permission de révéler leur théorie. Elle apparaît sous le long
mais intriguant titre, Le texte taillé concernant les Vaisseaux spatiaux qui, selon les
Disques, atterrirent sur Terre il y a 12000 ans. Les 'enregistrements' — 716 de disques
taillés furent plus tard découverts dans les mêmes grottes — racontaient l'histoire étonnante de la 'sonde
spatiale' d'habitants d'une autre planète qui vint s'écraser dans la zone montagneuse de Bayan-Kara-Ula.
L'étrange texte en spirale indiquait comment les intentions pacifiques des 'visiteurs' furent mal
comprises et comment nombre d'entre eux furent pourchassés et tués par la tribu des Hams, qui vivaient
dans des cavernes proches.

D'après Tsum Um Nui, une des lignes de hiéroglyphes indique, Les Dropas descendirent des
nuages dans leur appareil aérien. Nos hommes, femmes et enfants se cachèrent
dans les grottes dix fois avant le lever du soleil. Lorsqu'à la fin ils comprirent le
langage de signes des Dropas, ils surent que les nouveaux venus avaient des
intentions de paix... Une autre section exprime le 'regret' de la tribu Ham que le vaisseau de
visiteurs se soit écrasé dans des montagnes si éloignées et difficilement accessible et qu'il n'y ait pas de
moyen de construire d'en construire un nouveau pour que les Dropas puissent retourner sur leur planète.
Dans les années qui suivirent la découverte du 1er disque, archéologues et anthropologues en apprirent
plus sur la région isolée de de Bayan-Kara-Ula. Et beaucoup d'informations semblèrent corroborer
l'étrange histoire racontée par les disques. La légende existe toujours dans la région, parlant d'hommes
petits, frèles, au visage jaune qui arrivent depuis les nuages, il y a très, très longtemps.
Ces hommes avaient de grosses têtes protubérantes et des corps chétifs, et étaient si horribles et
repoussants qu'ils furent pourchassés à cheval par les hommes des tribus locales. Etrangement, la
description des 'envahisseurs' correspondaient aux squelettes découverts à l'origine dans les cavernes par
le professeur Chi Pu Tei. Sur les murs des grottes elle-mêmes les archéologues découvrirent des
représentations primitives du Soleil levant, de la Lune, d'étoiles non identifiables et de la Terre... tous
reliés par des lignes de points de la taille de petits pois. Comme les disques, les dessins des grottes
furent datés d'environ 12000 ans.

La grotte était toujours habitée par 2 tribus semi-troglodytes connues sous le nom de Hams et Dropas,
eux-même d'apparence particulièrement bizarre. Les fragiles et chétifs membres de la tribu ne
mesuraient en moyenne que 5 pieds de haut et n'étaient ni typiquement chinois ou tibétains. Leur
origine raciale, indique un expert, est un mystère. Mais même avec les publications de
l'incroyable traduction du professeur Tsum Um Nui's, l'histoire des disques de l'espace n'était pas
terminée. Des scientifiques russes demandèrent à voir les disques et certains furent envoyés à Moscou
pour être examinés. Ils furent débarassés des particules minérales qui s'y étaient collées puis soumis à
une analyse chimique. A la surprise des scientifiques, on trouva qu'ils contenaient de grandes quantités
de cobalt et d'autres substances metalliques. Ce n'était pas tout. Lorsqu'ils étaient placés sur une platine
spéciale — d'après le docteur Vyatcheslav Saizev, qui décrivit les expérimentations dans le magazine
soviétique Sputnik — ils vibraient ou 'bourdonnaient' selon un rythme inhabituel comme si une charge
électrique les traversaient. Ou comme l'un des scientifiques le suggera, comme s'ils formaient
une partie d'un circuit électrique. Il est clair qu'ils furent exposés à un moment à un voltage
extraordinairement élevé.

Les disques racontent-ils vraiment la mission spatiale avortée d'astronautes extraterrestres il y a 12000
ans de cela ? Pratiquement tous les principaux 'spéculateurs des théories de l'espace' — des théoristes
tels que Erich von Daniken et Peter Kolosimo — le pensent. Si l'on accepte l'idée selon laquelle des
extraterrestres ont déjà dû visiter la Terre, alors vient l'idée que certaines de leurs sondes spatiales
peuvent avoir eu des problèmes et que les astronautes à bord ont dû être détruits.
Les disques de pierre de Baian-Kara-Ula

Ce rapport est basé sur les écrits de MM. J. Drendl et H. Hausdorf de l'AAS. Les informations
présentées ici sont issues d'une recherche approfondie mais prétendent pas être exhaustives ou précises.
Toutes les images sont la propriétées de l'AAS.

Sommaire :

• 1937 : Découverte des disques de pierre


• 1947 : Expédition du docteur Karyl Robin-Evans
• 1968 : W. Saitsew et le professeur Tsum Um Nui
• 1995 : Une preuve ethnologique ?

1937 : Découverte des disques de pierre


Dessin d'un disque de pierre
Au cours d'une expédition dans la région montagneuse
difficilement accessible de Baian-Kara-Ula située à la frontière du
Tibet et de la Chine, l'archéologue chinois Chi Pu Tei découvrit un
certain nombre de grottes funéraires contenant d'étranges
squelettes, grands seulement de 4 pieds 4 pouces, dont les têtes étaient disproportionnées par rapport à
leur carrure menue. Dans chacune des 716 grottes au total il découvrit un disque de pierre d'un diamètre
approximatif de 1 pieds et de l'épaisseur de 1/3 de pouce. Ces disques étaient gravés avec des
inscriptions d'origine alors inconnue. Chi Pu Tei publia ses découvertes en indiquant que les squelettes
étaient ceux de gorilles des montagnes et que les disques avaient été ajoutés par les cultures suivantes,
ce qui le ridiculisa au yeux de la communauté des archéologues chinois.

1947 : Expédition du docteur Karyl Robin-Evans

Peu après la seconde guerre mondiale, le professeur polonais Un disque de pierre


Lolladoff montra un disque étrange au scientifique anglais et
docteur Karyl Robin-Evans. Lolladoff déclare avoir acheté le
disque à Mussorie (Inde du nord) et qu'il est supposé provenir d'un
peuple mystérieux appelé les "Dzopa" qui l'a utilisé pour des rites
religieux.

En 1947 le docteur Robin-Evans effectua un voyage pour le pays mystérieux des Dzopas,
traversant Lhasa (Tibet) où il obtint une audience avec le 14ème Dalai Lama. Sur la route de cette
région particulièrement difficile d'accès du nord-est de l'Himalaya, le scientifique anglais fut abandonné
par ses porteurs tibétains — particulièrement effrayés par Baian-Kara-Ula — et ce ne fut qu'au terme
d'un incroyable effort qu'il réussit à gagner sa destination. Après avoir gagné la confiance des indigènes,
le docteur Karyl Robin-Evans reçu les enseignements d'un professeur de langue locale qui lui appris les
bases de la langue Dzopa et il apprit de Lurgan-La, gardien de la religion des Dzopa, l'histoire des
Dzopas. Lurgan-La indiqua qu'ils (les Dzopas) venaient originellement d'un planète du système de
Sirius. Ils avaient entrepris — il y a environ 20000 puis en l'année 1014 — 2 missions d'exploration sur
Terre. En 1014 eu lieu un crash qui ne permit pas aux survivants de l'accident de repartir de la Terre.

Le couple royal Dropa Hueypah-La (1,20 m) et Veez-La (1 m) photographié par le


docteur Karyl Robin-Evans lors de son expédition de 1947

Cette image prise par le docteur Karyl Robin-Evans montre le couple de chefs des Dzopas, Hueypah-La
(mesurant 4 pieds) et Veez-La (mesurant 3 pieds 4 pouces).

Le docteur Karyl Robin-Evans déceda en 1974. Le rapport ci-dessus fut publié en 1978.
Remarques :

• Les Dzopas sont souvent appelés Dropas. Ceci parce que le son de la seconde consonne est
entre le 'Z' et le 'R'.
• Le Tibet n'étant pas sous tutelle chinoise en 1947, le voyage du docteur Robin-Evans pu
facilement être entrepris.
• Il est très possible que le docteur Robin-Evans ait été reçu par un "lineholder" au lieu du
Dalai Lama lui-même, fait qui peut être exploité pour vérifier l'exactitude du récit du
docteur Robin-Evans.
• Le rapport du docteur Robin-Evans date le crash à l'année 1014, toutes les autres sources
parlant au contraire d'un crash ayant eu lieu il y a 12000 ans de cela. Cette divergence
reste inexpliquée à ce jour.
• D'après l'histoire de Lurgan-La les Dzopas seraient les descendants directs d'"étrangers"
voyageurs de l'espace.

1968 : W. Saitsew et le professeur Tsum Um Nui

En 1968 le scientifique russe W. Saitsew publia un article à sensation déclenchant un grand intérêt quant
au sujet des extraterrestres ayant visité la Terre par le passé. Certaines informations présentées dans son
article étaient basées sur les travaux qu'effectua le professeur Tsum Um Nui en 1962.

1962 : Professeur Tsum Um Nui

En 1962 le professeur Tsum Um Nui entreprit de décoder et traduire partiellement les disques de pierre
et publia ses découvertes, qui furent si extraordinaires que l'adadémie des sciences de Beijing interdit
tout d'abord leur publication. Le rapport du professeur Tsum Um Nui racontait l'histoire d'un groupe
d'individus — appelés les Dropas — dont le vaisseau spatial s'était écrasé dans les montagnes Baian-
Kara-Ula il y a 12000 ans de cela et qui, après avoir réalisé l'impossibilité de quitter la Terre à nouveau,
avait dû supporter un environnement assez hostile afin de survivre. Le professeur Tsum Um Nui publia
son rapport après en avoir reçu la permission de l'académie, ce qui lui valut la moquerie de nombreux
archéologues. Attristé par ces événements, le professeur Tsum Um Nui émigra au Japon, où il mourut en
1965.

Remarques :

• Tsum Um Nui ne semble pas être un nom chinois mais plutôt la transcription phonétique
d'un nom d'origine japonaise.
• Aucune minorité ethologique du nom de "Dropa" ou "Dzopa" n'est recensée en Chine.

1968 : Article "science ou fantasme" de W. Saitsew

A la frontière du Tibet et de la Chine se trouve la zone de grottes des montagnes Baian-Kara-Ula. Il y a


25 ans, les découvertes remarquables de tablettes avec des écritures et des hiéroglyphes furent faites à
cet endroit. Il y a de cela quelques milliers d'années un peuple dont l'aspect n'est que peu familier aux
archéologues chinois, a découpé dans le granit des disques de pierre semblables à ceux d'un
phonographe, à l'aide d'outils complètement
inconnus. Les 716 disques de pierre retrouvés Deux disques de pierre
jusqu'ici ont un trou en leur centre exactement
comme l'ont les disques d'un phonographe. De là,
en spirale jusqu'à la bordure, partent des doubles
rainures. Ce rainures ne correspondent pas bien sûr
à des pistes sons mais plutôt au système d'écriture le plus particulier jamais découvert en Chine et Peut-
être dans le monde entier. Cela prit aux archéologues et scientifiques plus de 2 décennies pour les
déchiffrer. Leur contenu est si fantastique que l'académie de préhistoire de Beijing ne voulu pas publier
le rapport du professeur scientifique Tsum Um Nui au départ. Backed by four colleagues, archeologist
Tsum Um Nui stated: le texte gravé parle de véhicules aériens qui, d'après les disques
de pierre, furent là il y a 12000 ans. A un moment, il dit litéralement : Les Dropas
descendirent des nuages avec leurs planneurs aériens. Par dix fois les hommes,
femmes et enfants de Khams se cachèrent dans les grottes jusqu'au lever du
Soleil. Puis ils comprirent les signes et virent que les Dropas venaient cette fois en
paix.

Les découvertes des races Dropa et Kham avaient déjà été faites dans ces grottes des montagnes. Les
archéologues avaient été incapables de classer ethnologiquement ces humains 4 pieds et 4 pouces de
haut. Il n'y a aucune similarité avec les chinois, les mongols ou les tibétains. On pourrait bien sûr
suggérer qu'il y a quelques années un Kham instruit voulu faire une blague, ou qu'il s'agissait plutôt
d'une supersistion lorsqu'il parla d'appareils volants. Mais alors, que dire du récit, toutes sensations
exclues, raconté dans d'autres bas-reliefs hiéroglyphiques à propos du lourd deuil de leur propre flotte
aérienne au cours d'un atterrissage dans les montagnes difficilement accessibles et de l'impossibilité de
réparer.

Les hiéroglyphes de Baian-Kara-Ula semblent être si mystérieux pour l'archéologie chinoise que celle-
ci ne les utilisa que d'une manière extrêmement scientifique. En une occasion une découverte
sensationelle fut faite. Les disques contenaient beaucoup de cobalt et d'autres métaux. Lorsqu'ils
testèrent un disque avec une oscillographe un rythme oscillatoire surprenant fut découvert, comme si les
disques et leurs écritures gravées avaient été chargés ou avaient fonctionné comme des conducteurs
électriques. Personne ne peut dire ce qu'il y a derrière ces disques de pierre de 12000 ans. Des
suppositions seraient trop risquées et pas assez objectives. Mais on se souvient de ce vieux conte chinois
à propos d'un peuple jeune et chétif qui vint des nuages et fut fuit par tout le monde en raison de leur
apparence hiddeuse — de grande tête larges et des corps très frèles — et pourchassés par les hommes
aux chevaux rapides (les Mongols ?). En fait il y eu découverte de tombes et de squelettes restés
dans ces grottes depuis 12000 ans et il est également un fait que ces découvertes, classées comme
reliques des races Dropa et Kham, portaient les signes de la carrure d'un petit corps et de très grandes
têtes. Le 1er rapport archeologique parle d'une espèce éteinte de gorilles des montagnes. Mais quelqu'un
a-t-il déjà entendu parler de tombes de singes alignées et de tablettes écrites ? En 1940 l'archéologue
Chi Pu Tei fut largement ridiculisé pour avoir fait de telles déclarations. Mais Chi Pu Tei se défendit en
déclarant que les disques de pierres avaient été apportés par les cultures suivantes.

Tout ceci est plutôt confus, mais ne change rien quant au mystère hiéroglyphique de Baian-Kara-Ula,
qui se complique encore par le fait que les murs des grottes présentaient des figures sculptées des
tablettes d'écriture, et à divers endroit le Soleil levant, la Lune et des étoiles, entre lesquels des séries de
points de la taille d'un petit-pois descendaint vers les montagnes et la Terre selon des courbes
gracieuses.

Ce texte ci-dessus est une traduction de l'article originellement écrit par W. Saitsew, modifié en aucune
façon.

1995 : Une preuve ethnologique ?

En 1995 des nouvelles remarquables vinrent de Chine : dans la province de Sichuan, située du côté est
des montagnes Baian-Kara-Ula, 120 membres d'une tribu jusqu'ici ethnologiquement non classée furent
découverts. L'aspect le plus important de cette nouvelle tribu est la taille de ses membres : pas plus
grands que 3 pieds 10 pouces, le plus petit adulte mesurant seulement 2 pieds 1 pouce !

Cette découverte pourrait être la première preuve solide de l'existence des Dropas/Dzopas - un peuple
dont les ancêtres sont supposés être venu de l'espace.

[Fin de la traduction].

Cette histoire extraordinaire est contestée : les noms employés, en particulier, sont sujets à caution.
Outre le nom improbablement chinois de l'archéologue Tsum Um Nui, certains arguent que le mot
"Ham" n'est en fait qu'une déformation de "Kham" venant de "Kham-pa" (homme des Khams),
désignant les personnes vivant dans la partie Est du Tibet. Le terme de "Dropa" désignerait quant à lui
les "Drok-pa", vivant dans les régions montagneuses du Tibet et qui sont en quelque sorte les bergers
des pâturages de la montagne. Dans les deux cas, les voyageurs les ont décrits comme de solides
gaillards qui sont parmi les plus impressionnants et les plus robustes ruffiants et maraudeurs qui aient
vu le jour sur notre planète [Christiane Piens].

Evaluation Ballester-Guasp
Manuel des enquêteurs sur le terrain du MUFON, XVIII Recommandations supplémentaires, Partie 2

Par Jerold R. Johnson

Procédures d'évaluation des rapports

Cette section détaille la procédure d'évaluation appliquée aux rapports au niveau du siège avant qu'ils
soient entrés dans le fichier informatisé et physiquement classés dans le bureau du siège du MUFON.
Ceci n'est pas une tâche demandée à l'Enquêteur de Terrain, ou à un quelconque des volontaires au
niveau de l'Etat ou de la Province, mais est inclus afin que l'ensemble des utilisateurs du manuel sache
comment l'évaluation est faite et pourquoi. La familiarité avec les données nécessaires dans chaque
rapport pour effectuer cette évaluation est encouragée chez l'Enquêteur de Terrain, comme l'est un
"passage de test" sur les rapports préparés pour soumission afin de s'assurer que les données sont
présentes.

Evaluation numérique des rapports

Depuis 1992, les rapports traités dans les fichiers du MUFON ont reçu une évaluation numérique :

1. Le volume et la qualité des données enregistrées, sur la base des méthodes employées et
du temps passé à enquêter sur le cas
2. L'anormalité inhérente ou "étrangeté" de l'événement, en faisant un candidat peu probable
à une explication naturelle ou conventionnelle
3. La crédibilité du rapport, sur la base de la fiabilité, maturité et des circonstances des
témoins interrogés.
4. Un "score" global pour le rapport dérivé en multipliant les 3 valeurs précédentes,
représentant le degré de certitude que le rapport représente bel et bien un événement
anormal qui est arrivé tel qu'enregistré.

Chacune de ces quantités est exprimée comme une fraction décimale entre 0 et 1, de sorte que
multipliés ensemble, tout paramètre proche de l'extrémité 0 de son échelle amènera le score global de
"certitude" vers le bas, et que si un paramètre vaut 0, comme lorsqu'il n'y a aucun élément d'"étrangeté"
pour différencier l'observation signalée d'un événement trivial, alors l'indice final de certitude devient 0,
marquant le signalement comme un "OVI" ou autrement faux.

Ce système d'évaluation numérique et les standards et définitions sur lesquels il est basé furent
développés et codifiés par Vincente-Juan Ballester Olmos (représentant du MUFON pour l'Espagne) et
Miguel Guasp. Sa dérivation détaillée pourrait être trouvée dans 2 publications : Hynek, Mimi (ed.) The
Spectrum of UFO Research, CUFOS de J. Allen Hynek, Chicago, 1988, p. 175182, et Ballester, V. J. et
Guasp, M. Los OVNIs y la Ciencia (Les OVNIs et la science), Plaza & Janes, S.A., Barcelona, 1981,
1989, p. 117-135.

Ils décrivent le système comme une formule pour une auto-évaluation basée sur le contenu du
signalement lui-même, qui peut être effectué par toute personne indépendamment de leur niveau
d'"expertise" dans le sujet et [lore] des soucoupes volantes. Le système fournit des nombres
reproducibles lorsqu'évalué par des individus différents, à des moments differents, tant qu'ils suivent les
standards tels qu'ils sont publiés. La méthode est relativement "aisée et rapide" avec l'aide d'une
calculatrice et de quelques tableaux et définitions extraites des publications et aussi maniables que des
notes. La valeur ultime vient de l'utilisatation des nombres dérivés et attachés aux rapports enregistrés
dans un catalogue pour comparer la valeur de chaque rapport par rapport aux autres dans ce catalogue.
Il pourrait également être comparé avec d'autres catalogues semblables maintenus par d'autres
organizations en utilisant les mêmes standards reconnus pour évaluation, afin de sélectionner les
rapports de plus grande valeur pour des études détaillées, un traitement statistique, et une analyse de
tendances.

En présentant les 3 composantes de la qualité d'information, étrangeté de l'événement, et fiabilité du


témoin ainsi que leur produit : indice de certitude, on peut dire ce qui confère au rapport un score élevé
ou bas, et les rapports peuvent être regroupés numériquement selon chacun de ces facteurs pour une
analyse supplémentaire. Au minimum, une organisation d'enquêteurs volontaires peut garder la trace,
statistiquement, d'un des facteurs sur lequel ils ont un certain contrôle : la qualité de l'enquête et la
préparation de rapport, et prendre les mesures pour maximiser ces nombres lorsque la significativité du
cas demande un effort de "qualité".

Notez les détails d'information particuliers qui doivent être enregistrés par l'enquêteur, et préservés
même sur le fichier informatique, de sorte que cette évaluation puisse être complétée, à la fois lors de
l'entrée initiale et plus tard par tout chercheur futur qui pourrait vouloir revérifier les nombres ou
déterminer leur source d'après les détails internesdu rapport. Ceci nécessite de rapporter les détails non
seulement de l'anomalie observée, mais aussi le statut et les circonstances du(des) témoin(s)
impliqué(s), et la situation, aussi bien que l'étendue de l'enquête de terrain. Evitez the urge to argue with
the selection, ordering, ou valeur de nombre affectée aux divers facteurs. Les standards doivent être
stables et faire l'objet d'une adhésion rigoureuse afin d'être de quelque utilité dans les comparaisons de
rapports utilisant les nombres à différents moments, par différentes personnes, voire dans différents
pays, mais tous utilisant la même procédure d'évaluation standardisée. La manipulation statistique des
nombres nécessite également que les "règles" ne changent pas en partie durant le "jeu". Une
connaissance, une expérience et des tests considérable ont participé de la sélection et de l'organisation
de ces facteurs et de leur limitation à ce qui est raisonnablement attendu d'enregistrer pour l'enquêteur et
de traiter en terme de complexité pour l'évaluateur.

Indice de qualité d'information

Le 1er paramètre est l'Indice de Qualité d'Information, symbolisé par Q. Il prend une valeur entre 0 et 1,
et indique la "force" qu'un signalement a pour l'analyse sur la base de la manière dont il a été obtenu.

Source

Enquête Type Quantité Q

>= 2 h 1,0
Sur site
<2h 0,9

>= 1 h 0,9
Directe Interview personne à personne
<1h 0,8

>= 30 mn 0,7
Par téléphone
< 30 mn 0,6
Etendu 0,7
Questionnaire avec suivi
Bref 0,6
Indirecte
Etendue 0,6
Lettre avec suivi
Bref 0,5

Questionnaire 0,6

>= 1 page 0,4


Lettre/narration
< 1 page 0,3

>= 500 mots 0,2


Autre Journal
< 500 mots 0,1

Radio/TV 0,1

Parent du témoin 0,1

Verbal/Rumeur/Inconnu 0,0

Le catalogue des rapports collectés par le MUFON ne contient que les signalements ayant fait l'objet
d'enquêtes, réalisées par des enquêteurs connus du MUFON, de sorte que la valeur de Q devrait
toujours être de 0,5 et au-delà.

Indice d'étrangeté

Le 2ème paramètre est l'Indice d'Etrangeté, symbolisé par Σ (sigma). C'est une valeur entre 0 et 1 qui
indique le niveau d'"anormalité" d'un signalement comparé aux processus normaux, phénomènes
familiers et objets manufacturés connus. 7 facteurs couramment trouvés dans les signalements
d'observations ont été précautionneusement définis, et on compte simplement le nombre de ces facteurs
reconnus à la lecture du rapport et divise par 7 pour enregistrer Σ. Les 7 facteurs (les citant verbatim
d'après Ballester et Guasp) sont :

1. Apparence anormale
2. Existence de mouvements anormaux
3. Apparition d'incongruités physico-spatiales
4. Détection technologique
5. Rencontre rapprochée
6. Présence d'êtres associés à l'ovni
7. Découverte de traces ou production d'effets

Apparence anormale

L'apparence anormale serait le 1er indice pour le chercheur pour douter de la normalité de ce qui a été
observé. Un phénomène apparemment physique aura un tel aspect anormal lorsque sa forme ou ses
dimensions ne peuvent être corrèlées avec un quelconque appareil volant identifiable. Sa forme pourrait
être celle d'un disque, cigare, etc., ou pourrait inclure dans sa description, par exemple, des lumières
dont l'intensité ou la situation excluent immédiatement d'autres lumières conventionnelles pouvant être
vues dans les cieux.
Existence de mouvements anormaux

Les mouvements anormaux sont ces caractéristiques dynamiques du phénomène observé qui rendent ne
peuvent recevoir une explication logique, sur la base de la connaissance actuelle. La définition doit
inclure les vitesses horizontales ou ascendantes énormes (plus élevées que celles des appareils les plus
rapides) ; les accélerations énormes (idem), les trajectoires étranges (mélangées, rompues, hélicoïdales,
etc.) ; les ascensions ou descentes à la manière de "feuille morte" (comme si la gravité n'existait pas) ; et
en général, toute contradiction avec les mouvements habituels ou appareils aéronautiques, corps
astronomiques, oiseaux, etc.

Apparition d'incongruités physico-spatiales

Par incongruités physico-spatiales nous voulons parler de ces éléments qui sont en contradiction
flagrante avec le sens intuitif des dimensions et des volumes (tels que les apparitions et disparitions
évidentes sur place et bien observées, la fusion de 2 objets en 1, etc.), et/ou qui semblent violer le
comportement connu des entités physiques (tels que déformations d'objets apparemment matériels, cas
de "lumière solide", etc.).

Détection technologique

La détection technologique désigne l'observation et/ou l'enregistrement du pasage d'un ovni via des
instruments à précision calibrée (technique ou scientifique) : suivi radar ou laser, observation à travers
télescope ou théodolite, enregistrement dans photographie, film ou bande video, analyse de spectre
lumineux, enregistrement audio, etc.

Rencontre rapprochée

Une rencontre rapprochée intervient lorsque le témoin a joui d'une position privilégiée, grâce à la
proximité de l'événement, pour observer en détails dans la distortion de la distance. Quantitativement,
ce facteur devrait suivre l'échelle de Hynek (i.e., dans les 500 pieds ou 150 m).

Présence d'êtres associés à l'ovni

Par la présence d'être nous voulons désigner l'association d'occupants présumés avec les objets se
conformant à au moins un des prérequis d'apparence anormale, mouvements anormaux ou incongruités
physico-spatiales.

Découverte de traces ou de production d'effets

Par traces et effets nous voulons désigner celles des caractéristiques physiques ou chimiques restantes
ou des résidus laissés par un ovni après sa disparition, à partir du moment où il existe un témoignage
selon lequel les traces ont été produites par la présence d'un ovni. Celles-ci devraient inclure les effets
sur les personnes, les effets de nature mécanique, les changements physiques dans les corps inanimés et
les effets électromagnétiques sur les moteurs, véhicules ou circuits électriques.

18.7.8

Les facteurs à comptabiliser sont ceux qui restent inexpliqués après analyse par des enquêteurs et
directeurs expérimentés (avec consultation d'expert lorsque nécessaire) au sein du réseau d'enquêteurs
de terrain du MUFON, et pas seulement les déclarations initiales de témoins. Tout "inconnu" valide doit
avoir au moins un facteur d'"étrangeté" (généralement apparence anormale). Si l'analyste ne peut pas, en
toute honnêteté, trouver des facteurs quelconques dans le rapport se conformant à ces définitions
quelque peu conservatrices alors un Σ = 0,0 est enregistré et le rapport est classé comme "OVI
probable". Autrement, le total des facteurs reconnus et accepté est divisé par 7 et le nombre décimal
résultant enregistré pour Σ.
Indice de fiabilité

Le 3ème paramètre est l'Incidice de Fiabilité, symbolisé comme Π (pi). Il s'agira également d'une valeur
décimale entre 0 et 1, indiquant le "crédibilité" du témoin. Il existe 6 catégories au sein de ce paramètre
et à chacune est affectée un "facteur de pondération". D'après l'information enregistrée dans le rapport,
on sélectionne le nombre approprié de chaque catégorie, le multiplie par son "facteur de pondération" et
enfin additionne les 6 résultats ensemble pour produire Π. Evidemment, si peu ou rien n'est enregistré
sur les témoins et leur activité au moment de l'observation, ils recevront un Π très faible, et il incombe
donc à l'enquêteur de terrain de faire de son mieux pour rapporter cette information dans la mesure où
elle décrit simplement l'anomalie. A nouveau en citant extensivement Ballester et Guasp :

Nombre de témoins

Une observation est plus crédible si elle a plus de témoins.

Valeur Nombre de témoins

0,0 aucun ou inconnu

0,3 1

0,5 2

0,7 3 à 5; "plusieurs"

0,9 6 à 10

1,0 Plus de 10

(multiplier par un facteur de pondération de 0,25)

(Notez que le MUFON requiert que ceci soit le nombre de témoins interrogés ou ayant signé les
formulaires de signalement. Un témoin interrogé déclarant que d'autres étaient présent reste un seul
témoin à moins que ces autres soient contactés et confirmés d'une manière ou d'une autre).

Profession ou occupation

Indique le niveau de responsabilité du travail des témoins, à partir duquel peut être inferré une mesure
de leur dépendabilité ou statut social.

Valeur Profession ou occupation

0,0 Non spécifiée

0,3 Etudiants (pré-université)

0,5 Ouvriers, fermiers et femmes au foyer

0,7 Marchands, hommes d'affaire, employés et artistes

0,9 Techniciens, police et pilotes

1,0 Diplômés d'université et personnel militaire

(multiplier par un facteur de pondération de 0,2)

(Notez que "retraité" n'est pas une profession. Les enquêteurs devraient demander et enregistrer quelle
était la carrière des témoins avant qu'ils ne partent à la retraite, ainsi que leur service militaire, et toute
autre chose qui pourrait aider à évaluer la fiabilité de la personne en tant qu'observateur et rapporteur
d'événements phénoménaux. Les formulaires de signalement du MUFON fournissent un espace étendu
pour les "commentaires supplémentaires" ; non utilisés dans trop de cas).

Relation entre témoins

Fournit une indication de la tendance théorique à générer un canular ensemble, sur la base des différents
types de liens entre eux.

Valeur Relation entre témoins

0,0 Inconnue

0,3 Amis

0,6 Relation familiale ; s'applique également aux cas avec 1 seul témoin

0,8 Relation professionnelle

1,0 Aucune relation

(multiplier par un facteur de pondération de 0,15)

Répartition géographique entre témoins

Lorsqu'il y a plusieurs observateurs, leurs localisation relative affecte la certitude de l'événement.

Valeur Relation géographique entre témoins

0,0 Inconnue

0,5 Ensemble ; s'applique également lorsqu'il y a 1 seul témoin

1,0 Indépendants (séparés)

(multiplier par un facteur de pondération de 0,15)

Activité au moment de l'observation

Mesure l'opportunité d'un canular.

Valeur Activité au moment de l'observation

0,0 Non spécifiée

0,3 Récréationnelle (marche, repos, de sortie, chasse, sport, chez soi, en vacance, etc.)

0,6 Voyageant (se déplaçant, par quelque moyen)

0,8 Activité culturelle ou intellectuelle

1,0 Travaillant (au travail ou sur le trajet vers ou depuis)

(multiplier par un facteur de pondération de 0,15)


Age du témoin

Indique leur degré de maturité de la validité de leur témoignage, sur la base de leur capacité.

Valeur Age du témoin

0,0 Inconnu

0,2 Moins de 10 ans ou plus de 75 ans

0,4 Entre 10 et 17 ans

0,6 Entre 18 et 34 ans

0,8 Entre 65 et 74 ans

1,0 Entre 35 et 64 ans

(multiplier par un facteur de pondération de 0,1)

(Notez qu'il doit s'agit de l'âge au moment où le signalement a été fait, et non l'âge au moment de
l'observation, si les 2 diffèrent. L'âge présent devrait être noté dans les blocs d'information sur le témoin
des formulaires du MUFON, âge au moment de l'observation écrit dans leszones "Narration"
ou"Commentaire").

Dans le cas de témoins multiples, pour la Profession et l'Age, les valeurs prises chez les témoins sont
celles qui fournissent la valeur absolue la plus élevée.

Indice de certitude

Les 3 paramètres Q, Σ et Π sont enregistrés pour le rapport pris en considération, puis un 4ème, l'Indice
de Certitude, symbolisé par Δ (delta) est dérivé en multipliant les 3 autres ensemble Q, Σ et Π = Δ, pour
fournir une mesure du degré global de "certitude" de la présence d'un événement anormal derrière le
rapport. Δ est souvent exprimé comme un pourcentage d'unité en déplaçant la décimale de 2 crans sur la
droite et ajoutant "%," par exemple Δ = 0,125 indique une "certitude" de 12,5 %, un pourcentage
respectable pour ce genre de choses. L'Indice de Certitude pourrait être utilisé comme une manière
rapide de classer les rapports dans un catalogue depuis les "moins prometteurs" jusqu'aux "plus
prometteurs", tandis que les 3 autres paramètres indiqueront pourquoi chaque rapport a reçu la valeur de
Δ qu'il a.

Comment un rapport s'auto-évalue

Pour montrer comment un rapport "s'auto-évalue" dans ce système, un bref exemple hypothétique est
présenté :

Les commentaires de l'Enquêteur de Terrain, sous le titre "Général" d'un Formulaire n° 2, indique qu'une
interview personnelle a été menée avec les témoins, nécessitant plus de 1 h du temps de l'enquêteur, mais
que parce que l'observation a eut lieu lors d'un voyage routier, une visite du site n'a pas été considérée
comme envisageable. D'après la première table, la Qualité d'Information Δ = 0,9.

Une description détaillée d'une rencontre de jour avec un objet métallique en forme de bobine de fil,
plus grand qu'un diamant de baseball, qui approcha à moins de 100 pieds de la voiture d'un couple de
mariés à un rythme de vitesse incroyable puis ralentit pour accompagner leur voiture à une
certaine distance pendant plusieurs mn avant de s'évanouir dans le néant alors qu'une autre
voiture approchait. La synthèse dans les champs "Evénement" et "Lumières ou objets anormaux" du
formulaire n° 2, nous permet de retrouver les définitions d'apparence anormale, mouvements anormaux
et rencontre rapprochée ; et ainsi 3 "septièmes" d'une étrangeté Δ = 0,4286.

Le rapport inclut 2 formulaires n° 1 signés et il y a donc 2 témoins enregistrés (0,5 x 0,25 = 0,125).
Mère au foyer est listé pour l'occupation de la femme, Professeur de collège pour celle de
l'homme, mais ils sont tous 2 diplômés d'université, donc (1,0 x 0,2 = 0,2). Mari et femme est une
relation de famille (0,6 X 0,15 = 0,09). Tous 2 étaient ensemble dans un véhicule (0,5 x 0,15 ~= 0,075),
voyageant mais pas vers ou depuis le travail (0,6 x 0,15 = 0,09), et l'âge de la femme de 43 ans permet la
plus haute cétegorie (1,0 x 0,1 = 0,1). Additionnant 0,125 + 0,2 + 0,09 + 0,075 + 0,09 + 0,1 fournit une
Fiabilité Δ = 0,68.

Finalement, 0,9 x 0,4286 x 0,68 multiplie pour une certitude Δ = 0,2623, ou 26,23 %.

Analyse et calcul

Bien que l'analyse et le calcul de cette formule d'évaluation ne soit pas requise pour eux, les Enquêteurs
de Terrain pourraient souhaiter l'exécuter sur leurs propres rapports avec soumission, pour vérifier si
toutes les questions requises pour l'évaluation ont reçu une réponse quelque part dans le rapport. Les
formulaires du rapport du MUFON ont été conçus avant que cette formule soit reconnue comme
intéressante et il n'y a pas de champs spécifiques sur les formulaires pour toutes les données requises, en
particulier dans la catégorie sur la "manière dont l'enquête a été menée, pendant combien de temps", et
donc certains "ajouts manuscrits" de l'Enquêteur de Terrain sont nécessaires.

France
Zone
Région Ville ou lieu-dit
militaire

Cougnac

Argenteuil, Cergy-Pontoise, Commeny, Eaubonne, Eragny,


Val d'Oise Ermont, Gonesse, Jouy-le-Moutier, Pierrelaye, Montmorency,
Taverny
(95) Roissy, Saint-Gratien, Conflans-Sainte-Honorine, Cormeille-en-
Parisis, Domont, Ermont

Alpes de
Haute- Valensole
Provence

Alpes Camp de
Caille, Gréolières, Saint-Barnabé, Vence, La Moulière, Grasse
Maritimes Canjuers

Vaucluse (84) Albion

Var Trans-en-Provence

Rendlesham Bentwaters
Anciens témoignages

La France connaît quelques cas avant l'ère moderne,


dont l'une des plus fameuses est celle vécue et relatée
par Agobard à Lyon au 9ème siècle, ou l'apparition
étrange à Bernadette Soubirous en 1844.

Cougnac

Grotte du Lot contenant la représentation de formes


très proches de celle de la grotte de Pech-Merle
distante de 40 km, accompagnées d'une autre
représentation d'un personnage blessé.

Niaux

Grotte de l'Ariège dont l'ensemble pariétal (les peintures rupestres) appartient au Style IV dit Ancien (de
-12000 à -10000), époque où l'art préhistorique atteint son apogée.

Aimé Michel à découvert à Niaux des symboles ressemblant de près aux ovnis lenticulaires et même,
dans certains cas, accompagnés de signes en forme de pointillé et suggérant une idée de mouvement.

Pair-non-Pair

Grotte de la Gironde contenant un ensemble rupestres du Style II (-2500 à -17000) incluant des gravures
circulaires ou elliptiques avec, à l'intérieur, un cercle ou une ellipse concentrique.

Pech-Merle

Grotte du Lot contemporaine de celle de Lascaux et correspondant au Style III (-1700 à -12000). On y
découvre dans une niche la représentation, effectuée à la peinture rouge, d'un personnage aux yeux
bridés et à la grosse tête ronde et dépourvue d'oreilles. Ce personnage semble être transpercé par des
lances et au-dessus de lui est dessiné un signe ressemblant à un ovni avec un dôme supérieur vu de
profil.

Des formes très proches accompagnent une autre représentation d'un personnage blessé dans la grotte de
Cougnac, située à environ 40 km de là. La proximité des 2 grottes peut laisser penser qu'il s'agirait là de
l'évocation d'un même événement dramatique.

Trois frères

Grotte de l'Ariège comportant des figures énigmatiques.

Ussat

Grotte de l'Ariège comportant des figures énigmatiques.

La vague de 1942

La vague de 1944

Après la 2nde guerre mondiale, les premières observations aéronautiques d'ovnis sont réunies et
archivées au Q.-G. de l'armée de l'Air française, au Bureau Prospective et Etudes (EMAA/BPE). La
même fonction est assurée aujourd'hui par le Bureau Espace [Bourdais-IUR-4-25].
La vague de 1947

La vague de 1950

L'ère moderne des ovnis en France commence en 1950. En 1951, avec quelques observations (Fructus,
Tours) et la création de la première association d'étude des ovnis, Ouranos. S'ensuivent d'autres
observations en 1952 (La Roche-sur-Yon, l'aéroport du Bourget, Villacoublay, Draguignan, Gaillac) et
en 1953 (Pau) où un jeune lieutenant de l'Armée de l'Air publie ses théories sur le phénomène dans une
revue de l'armée (de telles initiatives sont encouragées par le général Lionel Max Chassin). En ce début
des années 1950s, les gendarmes commencent à enregistrer des rapports d'observation d'ovnis. Etant des
militaires, c'est tout naturellement qu'ils collaborent avec l'armée de l'Air et leur transmettent des copies
[Bourdais-IUR-4-25].

La vague de 1954

Cependant c'est véritablement en 1954 qu'une vague sans précédent va parcourir la France. Elle dépasse
en ampleur celle de 1952 aux USA et revêt des aspects récurrents quand aux personnages observés
notamment. On note des observations à Marignane, Arras, Lunéville, Erchin, Fontenay-Torcy mais aussi
en Algérie (Constantine, Sétif, Ouled Djellal).

La vague de 1959

La vague de 1964

En 1966, par l'entremise de son ami Aimé Michel, Vallée rencontre le physicien Yves Rocard. Il lui
donne des copies de cas remarquables du projet Blue Book, mais déplorera que leur contact s'arrête là
[Vallée 1992, pp. 201 et 227]. En fait, l'idée d'établir un groupe officiel de recherche sur les ovnis est prise
en considération à peu près à la même époque, sans que l'on puisse dire clairement si la visite de
Jacques Vallée y était pour quelque chose [Bourdais-IUR-4-25].

En 1966, alors que les américains mettent en place la commission Condon, Charles De Gaulle approuve
l'idée d'un groupe d'étude secret français indépendant sur le sujet. Il a en outre été impressionné par
l'observation, en 1954, d'un ovni au dessus de la ville de Tananarive (Madagascar). Le cabinet militaire
du président de Gaulle, soutenu par le professeur Yves Rocard, demande donc à Alain Peyrefitte de
créer un groupe de recherche sur la vie extraterrestre et les ovnis. Peyrefitte contacte Jean-Luc Bruneau
et lui demande de faire des propositions en ce sens. A cette occasion, Bruneau est transféré du CEA pour
travailler directement avec Peyrefitte [Bourdais-IUR-4-25].

La vague de 1967

Le projet de Bruneau, confidentiel, est approuvé. Il propose 3 objectifs d'étude, à mener avec l'aide
d'experts de différentes disciplines :

• la probabilité de l'existence et la recherche de vie intelligente extraterrestre


• quelles pourraient être nos relations avec d'autres civilisations dans l'espace
• que se passe-t-il dans notre environnement terrestre - en d'autres termes, l'étude des PAN.

Il recommande aussi que cette étude soit d'abord un projet du CNES, et qu'il devienne ensuite un projet
européen. A l'époque les opinions dans les milieux scientifiques étaient également réparties "pour" ou
"contre" les ovnis.

Ce projet est cependant reporté en raison des événements de Mai 1968, et il ne sera jamais repris par la
suite [Bourdais-IUR-4-25].
La vague de 1973

Après ces années où surviennent quelques cas (1966-1967), survient une réelle vague qui va commencer
en 1972 (Cluny), avec un pic fin 1973 et 1974. C'est le début des émissions de Jean-Claude Bourret sur
le sujet. C'est à cette époque que se constitue de manière encore non-officielle les fondements du
GEPAN à l'initiative d'un ingénieur du CNES, Claude Poher.

Le GEPAN

En 1977 est créé le GEPAN, l'un des premiers organismes officiels dans le monde chargé de l'étude des
ovnis.

C'est le GEPAN qui va mener les enquêtes les plus sérieuses sur les cas des années suivantes, tels que :

• Trans-en-Provence (1981)
• L'amarante
• Cergy-Pontoise en 1979

La vague de 1979-1980

C'est la 3ème vague en France avec 312 témoignages recensés en 2 ans [Roussel 1994].

Le SEPRA

En 1983 le GEPAN est remplacé par le SEPRA, moins prompt à l'analyse de cas d'ovnis (moins de
budget) et moins communiquant (fin des rapports d'enquêtes publics).

La vague de 1990

La vague suivante a lieu dans le Nord de la France en 1990.

Petit

En 1991 Petit, scientifique du CNRS, déclare avoir été inspiré des lettres Ummites pour une bonne
partie de ses travaux.

COMETA

A l'été 1999 une association des anciens membre de l'IHEDN, le COMETA, publie un rapport intitulé
OVNI et Défense : A quoi doit-on se préparer ? relayé par un numéro Hors-Série de VSD.

G. E. P. A. N. (1977-1988)
Groupe d'Etude des Phénomène Aérospatiaux Non-identifiés, organisme officiel français chargé de
l'étude du phénomène ovni.

1974 : Préparation du terrain

Le GEPAN doit en grande partie sa naissance à Claude Poher, ingénieur au CNES qui s'intéresse au
phénomène ovni dans les années 1970s. D'abord seul dans son coin, il entâme quelques travaux sur le
sujet (des études statistiques notamment), puis commence à les diffuser, discutant avec ses collègues
pour ouvrir les esprits. Très compétent, convaincant, il est la bonne personne au bon moment pour
participer à la réponse des autorités françaises à la vague qui fait rage à cette époque, en 1974. Cette
année-là, dans une émission radio de Jean-Claude Bourret, le Ministre de la Défense Robert Galley
admet l'intérêt scientifique du problème et indique la marche à suivre pour envoyer les rapports
d'observation à Poher, au CNES.

La réponse officielle à un problème ovni qui se fait de plus en plus pressant va alors commencer alors à
se structurer. En 1975, après une entente entre le ministre de l'Industrie et de la Recherche et les
militaires, la Gendarmerie Nationale est officiellement chargée de recueillir systématiquement tous les
rapports d'observation d'ovni. Dans le milieu scientifique, Poher recueille les efforts propres à instituer
un groupe officiel d'étude du phénomène ovni et soumet une proposition à la Direction Générale du
CNES. L'initiative est examinée. Poher use de tout son charisme pour convaincre, et fait même jouer
l'ensemble de ses relations, y compris auprès du Président de l'Assemblée Nationale de l'époque, Alain
Poher. Après avoir passé des protocoles d'accord de collaboration avec la Gendarmerie Nationale,
l'Aviation Civile, l'Armée de l'Air et Météo-France, ainsi qu'après un rapport bienveillant de l'IHEDN,
la création du GEPAN est acceptée par le CNES.

Poher (1977-1978)

C'est le 1er Mai 1977 que le CNES annonce officiellement la naissance du GEPAN pour étudier
prioritairement les phénomènes aérospatiaux que ses experts n'étaient pas
parvenus à identifier près du Centre Spatial de Toulouse (CST), sous la direction de Poher.

En fait pendant les 6 premiers mois Poher est seul avec une secrétaire pour classer les dossier et
répondre au courrier. Malgré l'aide de 4 ou 5 chercheurs bénévoles en France, il ne peut répondre à la
demande d'enquêtes sur le territoire à la fin de la vague d'observations, et le manque de ressources se
fait rapidement et cruellement sentir.

Conseil scientifique

En Septembre, Poher tape du poing sur la table et demande un plus grand soutien du CNES. Hubert
Curien l'autorise alors à faire appel au bénévolat de ses ingénieurs, et consent à mettre en place un
conseil scientifique du GEPAN. Le GEPAN, qui va être constitué d'une dizaine de scientifiques
effectuant leur tâche à temps partiel, sera supervisé par ce conseil de 7 scientifiques de haut niveau qui
devront se réunir tous les ans en moyenne pour évaluer le travail effectué et prodiguer conseils et
recommandations.

Parmi les membres de ce Conseil, on trouve :

• Hubert Curien, président du CNES


• René Pellat, du CNRS, directeur scientifique du CNES
• Jean Gruau, secrétaire de ce Conseil Scientifique, qui mène les débats
• Guy Monnet, astronome
• Roland Omnès, doyen de la faculté des sciences d'Orsay, spécialiste de cosmologie
• Christian Perrin de Brichambaut, de la Météorologie Nationale
• un ingénieur de météo France (très critique) [Poher]
• un magistrat, membre du Conseil Supérieur de la Magistrature [Poher]
• (Henri ?) Faure, psychiatre/professeur de psychosociologie, qui sera le plus actif et
désignera un chercheur de son laboratoire pour participer aux enquêtes sur le terrain
• le commandant Cochereau, de la gendarmerie
• un représentant de la direction de l'armée de l'air
• un physicien, spécialiste des plamas, qui n'assistera en fait jamais aux réunions.
• Pierre Guérin ?

Curien et Bignier, directeur général du CNES, adoptent une attitude neutre sur la question des ovnis. En
revanche, le travail du GEPAN est soutenu par Gruau [Bourdais-IUR-4-25].
Poher demande également la participation d'autres scientifiques intéressés par les ovnis, comme Jean-
Pierre Petit et Maurice Viton du CNRS, qui ont déjà mené des expériences sur la MHD, une technologie
candidate à la propulsion de certains ovnis. Mais le CNRS voit tout cela d'un très mauvais oeil : certains
d'entre eux, menacés de sanctions par leur direction scientifique, sont contraints à l'abandon, et doivent
rapidement prendre leurs distances avec le GEPAN [Petit].

Au cours de sa première année d'existence, le GEPAN réalise des travaux statistiques sur plus de 300
rapports transmis par la Gendarmerie, et procède à une vérification des études déjà conduites par Poher
à titre privé depuis 1974, ainsi que travaux d'autres ufologues. En Décembre, le travail est soumis à la
1ère réunion du Conseil Scientifique. Le 14 Décembre, ce dernier approuve l'approche interdisciplinaire
:

Le Conseil Scientifique recommande la poursuite des activités du GEPAN dans le


cadre du CNES avec mission de coordonner la collecte des données à l'échelle
nationale et de procéder à l'étude des données. Il recommande que des moyens
suffisants soient dégagés pour remplir ces missions.

Cependant, il suggère également l'amélioration de la récolte des cas, de la méthodologie de recherche,


des procédures de sélection et d'analyse des données. Il invite le GEPAN à présenter un rapport plus
complet à la prochaine réunion, et suggère de ne pas publier les résultats :

Le Conseil recommande de garder une grande vigilance quant à la diffusion et la


publication des études et des résultats. Il sera consulté avant toute publication.

En Juin 1978, le GEPAN soumet au Conseil un rapport semestriel en 5 volumes de plus de 500 pages. 3
de ces volumes sont consacrés à la description et à l'analyse de 11 cas d'un haut degré d'étrangeté,
soumis à une nouvelle enquête très détaillée. Une explication n'est trouvée que dans 1 seul des cas. Sur
354 procès-verbaux transmis par la Gendarmerie et analysés à l'aide de procédures mécanisées, 25 %
demeurent inexpliqués. La conclusion du GEPAN est qu'il s'agit de machines volantes d'origine
inconnue. Le Conseil Scientifique exprime sa satisfaction quant au travail effectué, recommande de
poursuivre ses activités et si possible d'impliquer les ufologues privés, afin de créer un réseau de recueil
de données.

Dernière réunion

En septembre les ufologues français recoivent, individuellement, une invitation à une réunion bipartite
GEPAN / groupements privés. Si l'objectif officiel est de présenter le GEPAN aux ufologues, on
annonce plus officieusement qu'il s'agit d'une sorte de test, pour déterminer avec qui le GEPAN serait le
plus susceptible de collaborer.

La rencontre à lieu près du CST, où vient une centaine de personnes représentant plus de 40
associations. Poher présente la structure et les activités du GEPAN, auquel collaborent — outre le
Directeur et la secrétaire — une cinquantaine de personnes du CNES, divisés en 7 groupes de travail
(intervention rapide, prélèvement de traces, alarmes radars, évaluation des cas, archives nationales,
codification et statistiques, simulateur optique SIMOVNI).

Le GEPAN demande alors leur collaboration aux ufologues pour signaler des cas, et propose d'instituer
des cours de formation pour les enquêteurs. Il offre également de fournir des filtres de diffraction pour
les appareils de photographie, afin d'organiser un réseau de surveillance nocturne du ciel. Dans
l'ensemble, les ufologues français sont plutôt enthousiastes, à l'exception des 2 extrêmes de l'aile anti-
scientifique et cultiste (Guieu, Gille) qui parle de fanfaronnade et de nouveau Rapport Condon, et de
néo-sceptiques (Monnerie, Barthel et Brucker) qui attaquent lourdement les modus operandi pro-ovnis
du GEPAN dans les pages de la revue Science & Vie.
Poher en profite pour annoncer son départ du GEPAN, dont le Conseil Scientifique ne le laisse pas
publier librement les résultats des recherches.

Esterle (1979-1983)

C'est alors l'ingénieur mathématicien Alain Esterle qui est placé à la tête du GEPAN. A partir de 1979,
celui-ci promeut une activité intense et tous azimuts : plusieurs recherches sur des cas à haut indice
d'étrangeté (dont le plus fameux est l'enlèvement de Cergy-Pontoise cette année-là), l'élaboration d'un
modèle épistéologique original, la participation à des conventions et rencontres ufologiques à l'étranger,
la diffusion d'un fascicule de présentation des activités du GEPAN, un stand au salon de l'aéronautique
du Bourget, de fréquentes interviews dans les journaux et à la télévision, et par-dessus tout, la
publication des 2 premières Notes Techniques, disponibles également pour le grand public, dans
lesquelles sont publiées les activités du groupe : création d'archives nationales, techniques d'évaluation
des cas, codes mécanographiques, statistiques élémentaires sur les rapports d'observation transmis par la
gendarmerie. Cependant, à la différence de son prédécesseur, Esterle refroidit les rapports avec les
ufologues privés et, petit à petit, ceux-ci commencent à manifester de la défiance envers l'organisme.

C'est à ce début de l'ère de l'ère Esterle que le financement des travaux MHD de Petit arrive à sa fin.
Petit contacte alors Esterle, en lui présentant ses idées : il adresse au GEPAN un rapport de 200 pages,
intitulé Perspectives en MagnétoHydroDynamique, contenant une masse d'idées "brutes". Le GEPAN va
alors se révéler sous un autre aspect : celui d'une structure captant les idées et les travaux scientifiques
du secteur civil au profit des militaires. Esterle transmet le rapport de Petit à la Direction Générale du
CNES et à la DRET, l'organisme de la recherche de l'armée, par l'intermédiaire du général Rouvillois et
de G. P., qui s'intéresse toujours aussi activement aux ovnis.

Cependant Petit inquiète et semble peu contrôlable. Alors qu'il aurait pu se rendre indispensable en ne
communiquant pas sur ses travaux, il vient de donner ses idées au GEPAN et les organismes militaires
qui se trouvent derrière. Ceux-ci, pensant que les idées de Petit suffisent, décident de se passer de ses
services. Il suffit de trouver des scientifiques un peu coûtumiers du domaine pour appliquer tout cela.
Cependant, personne n'est véritablement compétent en MHD : ni au CNES, ni sans doute au sein de la
recherche militaire elle-même. N'oublions pas que la France est restée hors jeu pendant plus de 10
années, et que Petit a été le seul à poursuivre des recherches sur le sujet dans ses caves successives. De
plus le GEPAN a un peu "la bride sur le cou" et est peu contrôlé : il n'a pas de statut bien défini, et
fonctionne "comme un département", faute d'avoir pu être intégré comme le service d'un département
existant.

Esterle embauche alors Bernard Zapoli, un jeune chercheur élève de Petit pour s'occuper à Toulouse des
recherches sur la MHD. A cette époque où l'organisme monte en puissance et se voit attribuer des
financements vertigineux par le CNES — portant le nombre de permanents de 2 à 10 personnes à plein
temps — Esterle passe des contrats avec 2 laboratoires de Toulouse, dépendant du CERT : en particulier
le DERMO (Département d'étude et de Recherche sur les Micro-Ondes), dirigé à l'époque par le
professeur Thourel et très lié avec l'armée, est chargé de concrétiser une des idées trouvées dans le
rapport de Petit. Il s'agit de l'extension d'une de ses expériences réussies en 1976. Toujours présent et
toujours discrètement, G. P. patronne dans l'ombre ce nouveau projet. Cependant l'équipe toulousaine
subit un échec, 10 ans après l'équipe que Valensi avait, à l'IMFM, mis sur l'idée que Petit avait su, lui,
concrétiser expérimentalement avec brio. Les idées de Petit ne sont pas "piégées", mais la MHD qui est
une discipline déconcertante, pleine de chausse-trappes, et requiert des masses de connaissances
annexes, de l'imagination, du talent.

Henri Bondar, un jeune ingénieur militaire, est appelé à la rescousse. Découvrant qu'il s'agit d'un
véritable pillage scientifique, choqué, il prévient Petit et lui remet en mains propres le rapport qui décrit
la gabegie menée par Zappoli et Esterle un an plus tôt. Il paiera fort cher cette réaction d'honnêteté
intempestive. En attendant Petit est furieux, et considère que s'il avait été au cour de ces recherches, il
aurait pu résoudre en quelques jours les problèmes auxquels Zappoli a été confronté [Petit 1990, p. 90]. Il
décide alors de faire éclater le scandale et publie dans la revue OVNI-Présence des extraits du rapport.
En couverture on peu lire "GEPAN : une manip' de trop". Le CNES craint le scandale. Il n'est pas
dissout mais mis en sommeil, sous la direction à Jean-Jacques Vélasco, un collaborateur d'Esterle au
GEPAN. Ce dernier comme Zappoli disparaissent dans des placards et on n'entendra plus parler d'eux,
pas plus que de Poher.

Un membre du conseil scientifique, Christian Perrin de Brichambaut, n'accepte pas cette mise à la
trappe, après une douzaine de réunions de ce conseil et réclame une ultime convocation, avant
dissolution. Il effectuera plusieurs démarches auprès du CNES (reproduction de ces courriers dans [Petit
1990, pages 127 à 132] mais n'obtiendra jamais satisfaction.

A la fin de Mars 1983, les Notes Techniques comptent en tout 18 exemplaires :

• Notes techniques
1. Analyse du problème du pré-traitement des données (techniques d'expertise, règles
de codage, rapport d'études statistiques par Paul Legendre, réflexion sur les
principes du pre-traitement, étude des problèmes liés à la création d'un fichier
informatique par Jean-Pierre Rospars, méthodes de traitement de I’information
appliquées aux phénomènes ovni) (29 Octobre 1979)
2. Etude comparative des résultats statistiques élémentaires relatifs aux observations
de phénomènes aérospatiaux non identifiés (21 Avril 1980)
3. Méthodologie d'un problème - Principes & Applications (Méthodologie - Isocélie -
Information) (27 Avril 1981)
4. Recherche statistique d'une typologie des descriptions de phénomènes aérospatiaux
non identifiés (25 Mars 1981)
5. Compte rendu de l'enquête n° 79/03 (30 Avril 1981)
6. Enquête n° 79/07, "A propos d'une disparition" (31 Mars 1981)
7. Compte rendu de l'enquête n° 79/05, "A propos d'une rencontre" (27 Avril 1981)
8. Enquête n° 79/06 (26 Octobre 1981)
9. La magnétohydrodynamique, état de l'art et premières expériences probatoires
d'application propulsive (17 Novembre 1981) - Sur la MHD
10.Les phénomènes aérospatiaux non-identifiés et la psychologie de la perception (14
Décembre 1981)
11.Enquête n° 81/02 (8 Mars 1982)
12.Enquêtes n° 81/07 et 81/09 (5 Mai 1982)
13.Recherche statistique d'une typologie identifiée/non-identifiée (26 Novembre 1982)
14.Mini-enquêtes en 1981 et 1982 (21 Janvier 1983)
15.Recherche de stéréotypes : dessine-moi un ovni, par Philippe Besse et Manuel
Jimenez (10 Février 1983)
16.Enquête 81/01 (1er Mars 1983) sur l'analyse du cas avec traces au sol de Trans-en-
Provence (1981), qui ranime l'enthousiasme des ufologues privés envers le GEPAN,
eu égard aux conclusions positives sur la nature inconnue de l'objet observé.
17.Enquête n° 86/06 (21 Mars 1983) - Cas de l'Amarante (1982)
18.Système d'acquisition et d'analyse de spectres photographiques, le point sur
l'utilisation des réseaux de diffraction (15 Mars 1983) par François Louange.
• Notes d'information
1. Observations de phénomènes atmosphériques anormaux en URSS - Analyse
statistique - M. Guindilis, Menkov & Petrovskaia. Publié sur décision du Département
de Physique générale et d'Astronomie du Présidium de l'Académie des Sciences
d'URSS en 1979. Page 50, il est dit : il est nécessaire de réfléchir soigneusement à
la question d'une organisation d'observations avec des instruments spéciaux (...) à
notre avis, le stockage actuel des observations des données soviétiques et
étrangères justifie l'organisation d'études (15 Février 1980)
2. Les études de phénomènes aérospatiaux non identifiés aux USA - 1ère partie
(L'Enigme des ovnis - Martia S. Smith - 9 Mars 1976) (2 Octobre 1981)
3. Les études de phénomènes aérospatiaux non identifiés aux USA - 2ème partie - les
premières études officielles (4 Novembre 1981)
4. Les études de phénomènes aérospatiaux non identifiés aux USA - 3ème partie - la
fin des recherches officielles (29 Septembre 1981). On peut lire p. 36 : (...) nous
pensons (Dr Condon) que tout scientifique, nanti de la formation et de la
compétence requises, présentant un programme d'études déterminé et clairement
défini, devrait être soutenu.

Au cours de ces 5 premières années, le GEPAN a développé des méthodes scientifiques de collecte et
d'analyse de données indépendantes. Les données observables sont constituées par :

• le témoin (aspects physiologiques, psychologiques, etc.)


• son témoignage (déposition, enregistrements écrits, oraux, etc.)
• l'environnement psychosocial (contexte social, culturel, paradigme, action des médias, etc.)
• l'environnement physique (traces au sol, enregistrements, photos, conditions
météorologiques, astronomiques, etc.)

Le GEPAN aura également effectué des recherches effectuées dans le cadre des statistiques
différentielles, pour définir des caractéristiques typologiques du phénomène, la définition des principes
méthodologiques et à l'étude du rôle des mass-médias, ainsi que des expériences de propulsion MHD et
la psychologie des perception sensorielles.

Velasco (1983-1988)

En 1983, le GEPAN ne correspond donc clairement plus à l'image que le CNES souhaite donner de ses
services. Plutôt que de risquer une confrontation ouverte avec le public et les médias traditionnellement
assez attachés aux ovnis, les autorités choisissent la douceur. Après avoir subit ne vives critiques —
l'organisme s'avére extrêmement prudent sur la réalité des ovnis ce qui irrite nombre d'ufologues —
qu'il considére comme injustifiées, une réforme du groupe est menée. Le Conseil Scientifique ne se
réunit plus, et le nouveau directeur, Jean-Jacques Velasco, n'a plus de comptes à rendre à qui que ce soit,
hormis sa hiérarchie. Sous sa direction le GEPAN, mis à part quelques interview télévisées, tient un
profil bas.

A partir de 1984, les fonds alloués au CNES subissent de larges coupes, et le GEPAN entre en phase de
sommeil : non seulement le Conseil Scientifique n'est plus convoqué, mais les Notes Techniques ne sont
plus publiées, pas plus que les résultats des recherches et des études.

En france, les cris d'alarme des ufologues hostiles au GEPAN se multiplient. Même le milieu
scientifique manifeste de l'ostracisme : en Juillet 1988, la revue Science et Nature conteste l'existence-
même du GEPAN, vu les maigres résultats obtenus en 11 années.

SEPRA (1988)

En Novembre 1988 une lettre d'information du CNES annonce la cessation d'activité du GEPAN qui est
remplacé par le SEPRA, au sein de la Direction des Systèmes Opérationnels (Département Sciences).
Le nom change mais l'organigramme est maintenu (2 personnes à temps plein : le Directeur Vélasco et
une secrétaire). A partir de ce moment cesse officiellement toute activité de divulgation (en particulier la
publication de Notes Techniques qui ne sont plus accessibles au public), le Conseil Scientifique est
supprimé et les objectifs sont modifiés : suivre les rentrées atmosphériques des satellites ; recueillir et
pré-élaborer des informations sur les phénomènes aérospatiaux non-identifiés, en organisant des
recherches, mettant les données à disposition des entités de recherche qui souhaitent les utiliser, dans le
cadre éventuel d'une coordination d'études inter-disciplinaires.

En 1990 le scientifique et ufologue Jean-Pierre Petit attaque violemment le GEPAN dans son livre
Enquêtes sur les OVNI : selon lui, la création-même du GEPAN n'aurait été dès le début qu'un paravent
destiné à tranquiliser l'opinion publique et consentir à un groupe militaire secret la récolte et l'étude des
cas les plus intéressants et développer des applications pratiques, comme la propulsion MHD (la grande
passion de Petit) et l'utilisation de micro-ondes comme arme.

Références :

• UFO-Revue Information Ufologique n°11 juillet 1992 (c) CISU


• [Roussel 1994]
• From GEPAN to SEPRA - Official UFO studies in France par Gildas Bourdais (IUR 4-25)
• traduit Du GEPAN au SEPRA - Les études officielles sur les OVNIS en France
(UFOCom)
• Menace(s) sur le SEPRA ? par Thibaut Canuti

G. S. W.
Sigle du Ground Saucer Watch, association de recherche sur les ovnis dirigée par William Spaulding et
basée à Phoenix (Arizona).

C'est entre autres grâce aux documents obtenus de la CIA par le GSW que l'on sait aujourd'hui que le
gouvernement américain a bel et bien déformé la vérité au sujet des ovnis, et cela depuis les premières
vagues d'apparitions dans les années 1940. Les intentions de celui-ci étaient de conditionner l'opinion
publique, de semer le doute et le ridicule. Il utilisa pour ce faire diverses méthodes. La généralisation
hâtive est une des plus efficace. Les explications plausibles d'objets non-identifiés ne manquent pas :
conditions atmosphériques inhabituelles, météorites, avions, ballons-sondes, etc. Puisqu'il est prouvé
que 95 % des cas sont effectivement des erreurs d'interprétation, il est facile d'assimiler les 5 % restant
et d'admettre qu'on les aurait identifiés si l'on avait eu en main toutes les informations nécessaires.
Méthode convaincante et qui a fait ses preuves.

Des hommes publics, des généraux connus, ont aussi fait pencher la balance en se faisant les porte-
parole de l'attitude gouvernementale : Nous sommes en mesure d'expliquer tout ce qui se
passe dans le ciel. Rien à signaler. Si, d'aventure, un chercheur indépendant mettait en doute
l'attitude officielle, il passait vite pour un farfelu, et l'homme de la rue continuait à ce qu'on voulait lui
faire croire.

Pour assurer le succès de cette "manipulation" de l'opinion publique, le secret était nécessaire. Il fut
d'ailleurs respecté, et à peine 12 agents du gouvernement firent des déclarations intempestives.

Malgré toutes ces précautions, certains continuaient à avoir des doutes. Au fil des ans, le GSW
accumula des preuves d'une intervention directe ou indirecte dou gouvernement : photos qui
disparaissaient, lieux d'atterrissage d'ovnis consciencieusement labourés, témoins qui recevaient des
visites de militaires ou d'agents des services de renseignement. Trop d'enquêtes tournèrent court parce
que des éléments essentiels venaient souvent à manquer, rendant toute conclusion valable impossible.

A l'instigation de Todd Zechel, directeur de recherche du groupe, le GSW décida d'attaquer le problème
de front, c'est-à-dire de contacter directement les membres du gouvernement. En premier lieu, les
enquêteurs du GSW interrogèrent des officiers de l'USAF. Ils en obtinrent, bien sûr, les réponses
escomptées : Nous n'avons jamais trouvé trace d'une technologie plus avancée que la
nôtre... Les ovnis ne présentent aucune menace directe pour le pays... Rien ne
prouve que ce que l'on appelle des objets non-identifiés soient des véhicules
extraterrestres.

Les membres du GSW contactèrent ensuite la CIA, certains de toucher là le coeur du problème. Voici la
réponse de la CIA datée du 26 Mars 1976 :

Afin de vous donner plus amples informations sur le rôle joué par la CIA dans les enquêtes menées
sur les ovnis, nous vous joingnons un bref rappel historique. Vers la fin de l'année 1952, le
National Security Council a demandé à la CIA d'enquêter sur les ovnis et sur la menace éventuelle
qu'ils représentaient. L'Office of Scientific Intelligence a créé un comité - l'Intelligence Advisory
Committee - chargé de s'occuper de cette affaire. Les avis de la commission furent émis dans le
rapport de la commission Robertson.

A aucun moment avant la formation de la commission Robertson, ni après la dissolution de cette


commission en janvier 1953, la CIA ne s'est occupée de recherches sur le phénomène ovni. Le
rapport de la commission Robertson représente, et tout et pour tout, le travail de la CIA à ce sujet.

En fait, contrairement à ce qu'elle prétendait, la CIA continua à s'intéresser aux objets non-identifiés
après 1953. En compulsant les archives nationales, on a découvert que beaucoup de rapports avaient été
retirés des dossiers. Des douzaines de lettres, dont certains adressées à la Maison Blanche, obtinrent
invariablement la même réponse : les ovnis n'existent pas.

En 1976, le GSW rouvrit l'enquête sur divers cas du projet Blue Book. Parmi ceux-ci, l'observation le 2
août 1965 dans le Dakota du Sud, le nord du Mexique et le Texas, et par des dizaines de milliers de
témoins d'un véritable carousel de lumières dans le ciel pendant plusieurs heures, et d'une photographie
de cette observation. 21 ans après une analyse dubitative des services photographiques de l'USAF, le
GSW analyse le cliché par ordinateur et en conclut qu'il représente un extraordinaire vaisseau
volant de grandes dimensions.

Attaque FOIA

Grâce au FOIA, le GSW, réussit à récupérer quelques dossiers ; mais tellement "assainis" qu'ils sont
parfaitement inutilisables. Avec l'aide de Peter Gersten, le CAUS (formé à cette époque avec des ex du
GSW comme W. Todd Zechel) décide alors d'attaquer en justice [Action civile n° 78-859]. Le 15 Décembre
1978, après 14 mois de procédures épuisantes, un juge fédéral ordonne à la CIA de publier un millier de
pages de documents secrets concernant les ovnis. Le 14 Janvier 1979 le New York Times relate
l'événement, indiquant que le gouvernement américain, via la CIA, enquête sur la présence d'ovnis
depuis 1949, et interroge William Spaulding, directeur du GSW. Celui-ci déclare : Les ovnis
existent. Ils sont réels. Le gouvernement a complètement menti et la
dissimulation est massive

L'ile de paques
La Légende de l'Homme-Oiseau
Tous les printemps, la plus grande fête de l'année avait lieu. C'était une compétition où chaque
participant doit s'emparer d'un oeuf. Elle est précédée d'une cérémonie religieuse consacrée au culte de
l'Homme-Oiseau. C'est la fête de «Tangata Manu». L'objectif de cette fête est de désigner un second roi
sur l'île pour un an. Le concurrent ( une personne influente ) est représentée par un serviteur ( le Hopu ).
Celui ci se dirige avec les autres concurrents à la falaise d'Orongo et se rend vers l'île de l'Homme
Oiseau qui est la plus éloignée ( environ à 2 Kilomètres de la côte ). Ils doivent ramener le premier oeuf
de sterne ( des hirondelles de mer ou Manutara dans le language local ) pondu sur l'îlot de Moto Nui. Il
faut pour cela, grimper une falaise à pic de 180 mètres et ramener l'oeuf sur sa tête sans évidemment le
briser. Pendant la compétition, la population observe sur la pente en face de l'îlot pour attendre le
vainqueur et bien veiller au respect des règles. Le site d'Orongo était situé sur la partie de la crête du
cratère du Rano Kao qui surplombe les hautes falaises noires où se trouve un village avec des maisons
en forme de pirogue faites de pierres.

L'île de l'Homme-Oiseau vu depuis le site d'Orongo ( c'est l'îlot le plus éloigné )


Celui qui ramène l'oeuf à son maître, prend alors le nom d'Homme-Oiseau ( ou dans la langue locale le
Tangata manu ); il incarne sur Terre le Dieu Maké Maké : le créateur de l'univers. Le maître gagnait un
pouvoir considérable pour une année : il devenait le second roi de l'île ou obtenait un titre de chef
militaire ( quand on sait que les tribus se bataillaient régulièrement, on peut mieux percevoir
l'importance de cet homme ). Cette compétition dura jusqu'à la fin du XIX eme siècle, elle finira par
disparaître du fait de la présence de très peu de pascuans d'origine au fil des années, les traditions se
perdant. Après la fête, le guerrier qui rapporte l'oeuf se fera raser le crâne et devra séjourner pendant un
an ( jusqu'à la prochaine célébration ) dans une grotte. Très peu de personnes ont le droit de le voir et
ses repas sont préparés par les quelques personnes habilitées à le faire ( essentiellement des prêtres ). Il
était soumis à de sévères interdits du fait de son caractère sacré.

L'écriture Rongo-Rongo
--L'écriture Rongo-Rongo, est aperçue pour la première fois par un européen en 1870 par le
missionnaire Hypolite Roussel. Il découvre dans les mains des habitants locaux des tablettes de bois
recouvertes de signes gravés. Les Pascuans les appellent « Ko Hau Rongo Rongo » que le peu traduire
littéralement par « Bois Parlants » ( ou selon d'autre personne «bâton de chantre» ). Pour des raisons
obscures ( ou peut-être par obscurantisme... ), les missionnaires présents sur l'île donnent l'ordre de
toutes les détruire ( la majorité sont brûlées, au nom d'un idéal religieux qui ne tolérait pas les reliques
païennes ). De cette période, il ne reste plus aujourd'hui que 21 tablettes dans le monde. ( Elles sont
dispersées dans des musées et dans quelques collections de particuliers ; le musée de Braine-le-Comte
en Belgique en possède d'ailleurs une importante partie ). En outre, aucune datation ne c'est montrée
concluante, leur âge reste actuellement indéterminé ( on ne peut que donner une vague estimation de
leur âge ). Comme on peut aisément l'observer sur les photos ici présentes, on reconnaît nettement des
représentations d'hommes, des objets quotidiens, mais aussi des poissons, des lézards, des oiseaux.
( certains y voit aussi quelques animaux qui n'ont pas leur place sur l'île de Pâques ) Les spécialistes de
ces tablettes ont estimé qu'il existait pas moins de 500 caractères. Évidemment, l'interprétation de ces
tablettes prêtes à discussion. On s'accorde évidemment à dire qu'il s'agit d'une écriture idéographique
( pas d'alphabet ou de syllabe ) ; à un dessin donné, on associe un mot ou une idée ( les combinaisons de
plusieurs pictogrammes ne sont pas à exclure, c'est à dire des associations pour donner une autre
signification à tel ou tel dessin ). L'écriture Rongo-Rongo est probablement dans l'esprit des
hiéroglyphes égyptiens ( mais l'on manque de données, et malheureusement, le Rongo-Rongo ne
dispose pas de sa Pierre de Rosette ). La seule source locale qui aurait pu permettre une interprétation,
se nommai Meteoro, un Tahitien a qui le Père Jaussen montra les tablettes, car ce premier s'était vanté
de pouvoir les lire ( ceci se passa à la fin du XIX eme siècle ). En effet, à la vue des tablettes, Meteoro
se mit à chanter ce qu'il y voyait. C'est à ce jour à priori la seule personne qui ai compris ce qu'elles
signifiaient. De ces observations et de ces dialogues avec Meteoro, le Père Jaussen, n'a réussi à
comprendre que la façon dont se lisait les « textes », et qu'ils étaient chantés. Ils sont en effet écrits
selon un schéma inédit : le texte est divisé en lignes « paires » et en lignes « impaires ». Les lignes
paires sont orientées de droite à gauche et les lignes impaires de gauche à droite et apparemment chaque
signe est placé la tête en bas.

Tablette Rongo-Rongo
Trois hypothèses principales s'opposent actuellement, elles sont proposées par trois linguistes.

--L'Américain Steven Fischer, voit le Rongorongo comme une écriture mixte : certains signes
représentent une chose ou un être, exprimé par un mot ou un ensemble de mots, alors que les autres,
indiquent un acte. Il voit dans ces tablettes principalement des textes sur la création du monde et des
chants cosmogoniques.
--L'anthropologue russe Irina Fédorova de l'Académie des sciences de Russie à Saint Pétersbourg
n'identifie que 200 signes de base. Pour elle chacun d'eux aurait plusieurs sens, car comme l'ancienne
langue pascuane, il y aurait de nombreuses homonymies. Elle y voit des chants rituels liés aux
cérémonies agraires ( elle y décèle une grande fréquence de noms de plantes et d'étoiles ), les autres
textes sont riches en vocabulaire guerrier et familial relateraient des légendes. Ils seraient écrits dans la
langue ancienne mais avec de multiples variations dues vers l'actuelle évolution vers l'actuel pascuan
( proche apparemment du maori parlé en Nouvelle-Zélande ). Cela explique l'apparente multitude de
signes et la difficulté de décryptage du Rongorongo.
--Enfin, Konstantin Podzniakov collègue de la précédente, interprète les différences comme les
variations qu'il a mis en évidence sur diverses tablettes de signes semblables. Il a isolé quelques signes
marqueurs de début et de fin d'énoncé. Le nombre de signes reste trop important pour qu'ils puissent
constituer un alphabet et trop réduit pour qu'ils représentent des mots. En revanche, selon lui, leur
fréquence est statiquement comparable à celle des syllabes de la langue pascuane. Il essaie toujours de
faire correspondre des dizaines de gryphes les plus courants avec des syllabes de la langue parlée.
Pour conclure, on ne peut être sûr de rien quant au Rongorongo, sinon une estimation de l'époque où on
l'a créée. En effet, tous les motifs de l'écritures étaient gravés à partir probablement vers le VIII ou IX
siècle après J.C, par contre on ne sait quand la sculpture de ces tablettes a cessé. On sait que le bois était
particulièrement précieux sur l'île, mais il ne servait pas uniquement à faire des tablettes pour le Rongo-
Rongo. En effet, il servait aussi à la sculpture de Kava Kava. Les Kava Kava étaient de petites figurines
à l'éffigie du diable. Ces statuettes sacrées étaient accrochées dans les habitations et à l'occasion étaient
portées par les homes lorsqu'ils dansaient.

L'Oeuf centre du monde


Au Nord-Est de l'île, dans la baie de Hanga Hoonu ( Baie Lapérouse ), on trouve à côté du plus grand
moaï ( une douzaine de mètres, mais il a été mis à terre ), une petite pierre ronde. On n'a pu réussir à
déterminer depuis combien de temps cette pierre est là, ni si ce sont les vents et la mer qui l'ont ainsi
façonnée naturellement ou bien si cette pierre a été sculptée par l'homme. Enfin pour les pascuans, cette
pierre dans leur culture représente le centre du monde ( étrange car elle ne se situe pas du tout au centre
de l'île ). Il semblerait que par le passé, les pascuans accordaient réellement une valeur très importante à
cette pierre. Un culte lui était probablement dédié.

Illuminati (1776)
Groupe d'adeptes déclarant posséder une connaissance secrète (ou
"lumière", d'où leur nom) d'une source cosmique ou hautement spirituelle.
Le terme "Illuminati" apparaît en Europe au 15ème siècle, où il est associé
à des ordres occultes tels que les Franc-maçons de l'époque ou les
Rosicruciens. Cependant, la secte à laquelle il est généralement associé est
l'Ordre d'Illuminati, fondé en Bavière (Allemagne) le 1er Mai 1776 par
Adam Weishaupt. Ce dernier, alors 28 ans, est un professeur de Loi
Canonique à l'Université de Ingolstadt, accepté chez les Maçons en 1778,
et qui incorpore des éléments maçoniques dans sa propre organisation.

L'Illuminati de Weishaupt attire de nombreuses figures européennes


distinguées, telles que Goethe et Franz Anton Mesmer. Cependant, leur
politique est considérée comme dangereuse par le gouvernement bavaroi,
et l'ordre est dissout, ainsi que tous les autres ordres secrets, dont la
Maçonnerie, dans les années 1780s.

Ceci est loin de constituer la fin de l'Illuminisme cependant, dont l'Ordre


est restauré à Dresde (Allemagne) en 1880 par Leopold Engel, puis passe en 1885 sous la main du
docteur Karl Kellner qui le renomme Ordo Templi Orientis (Ordre du Temple des Orientaux) ou
O.·.T.·.O. Ce dernier existe toujours aujourd'hui, bien que séparé en deux organisations (l'une basée en
Angleterre, l'autre aux Etats-Unis) après la mort de Kellner en 1947.

Plus tard, l'écrivain américain Robert Anton Wilson utilise l'Illuminati de Weishaupt dans Illuminatus!,
une trilogie qu'il co-écrit avec Robert J. Shea. Cette fiction conspirationniste aboutit cependant à de
nombreuses allégations selon lesquelles l'Ordre Illuminati existe toujours, et contrôle secrètement la
Terre. Parmi les nombreux théoriciens de la conspiration, William Cooper et le Commandant X écrivent
largement sur la véritable nature de Illuminati, déclarant que la secte fut à l'origine un groupe
extraterrestre qui arriva sur Terre il y a des millions d'années, et passa une alliance avec la Race Serpent.
Pour cette raison on réfère parfois Illuminati comme "Culte du Serpent", un groupe ou secte
hypothétique travaillant avec une race extraterrestre à l'aspect de serpent qui lui aurait promis en retour
une place de choix dans le "Nouvel Ordre Mondial" qu'il compterait établir. Illuminati aurait fondé le
Club de Rome dans ce but.

D'après Commandant X, les Illuminati ne sont pas distinguables des humains modernes, et peuvent
donc passer innaperçus dans l'humanité, pensant qu'il est de leur "droit de naissance" de jouir des
plaisirs et des richesses que la plupart des mortels ne sont pas autorisés à s'offrir :

Ils contrôlent le marché de la drogue, permettent la libre circulation des armes atomiques vers les
pays sous-développés, placent des structures criminelles aux niveaux locaux, nationaux et
fédéraux, et simplement contrôlent les média - ne permettant que les nouvelles qu'il veulent voir
rendues publiques. Ainsi nous entendons peu de choses quant à la véritable nature des OVNI, les
sources d'énergie alternatives, les remèdes au cancer ou au SIDA, etc. De plus, nous sommes
grossièrement abusés sur toute une série de sujets qui pourraient être utilisés pour amener la
tendance de malaise humain en notre faveur [Commandant X 1994, p.23].

Si l'on accepte les dires du Commandant X, on peut toutefois se demander comment le groupe
Illuminati aurait accepterait la publication de son ouvrage, ou que vous lisiez ces lignes.

Sources :

• [Baker 1999]

Incommensurabilité, Incommensurabilité,
Orthodoxie et la Physique de Haute Etrangeté -
Un modèle à 6 niveaux des phénomènes
anormaux
par Jacques Vallée et Eric W. Davis NIDS, Las Vegas (Nevada)

Résumé

Le principal argument présenté dans cet article est qu'une étude continue des Phénomènes Aériens Non
identifiés ("PAN"), y compris les “apparitions” de nature religieuse ou spirituelle, pourraient offrir un
théorème d'existence pour de nouveaux modèles de réalité physique. Le paradigme SETI actuel et sa
"supposition de banalité" pose des restrictions sur les formes d'une intelligence non humaine qui
pourraient être recherchées dans notre environnement. Un biais différent existe dans l'hypothèse souvent
indiquée des ufologues selon laquelle les PAN, s'ils sont réels, doivent représenter des visiteurs de
l'espace. En observant que les deux modèles sont biaisés par l'anthropomorphisme, les auteurs tentent de
clarifier les questions entourant les observations de "haute étrangeté" en distinguant 6 niveaux
d'information pouvant être dérivés d'événements anormaux, c'est-à-dire (1) les manifestations
physiques, (2) les effets antiphysiques, (3) les facteurs psychologiques, (4) les facteurs physiologiques,
(5) les effets psychiques et (6) les effets culturels. Dans une étape ultérieure ils proposent le cadre d'une
analyse scientifique des phénomènes non identifiés prenant en compte le problème de
l'incommensurabilité.
Le défi de la haute étrangeté

L'étude rationnelle des cas signalés de Phénomènes Aériens Non identifiés (PAN), y compris les
apparitions religieuses telles que ce que l'on appelle les "miracles de Fatima" et autres événements
marials est actuellement dans une impasse. Cette situation a beaucoup a voir avec l'état incomplet de
nos modèles de réalité physique ainsi qu'avec la complexité des données. Un objection de base à la
réalité des événements PAN parmi les scientifiques est que les témoins s'accordent à signaler des objets
dont le comportement apparemment absurde "ne peut être" associé à un phénomène réel, même dans
des conditions extrêmes. A cet égard la simiitude est frappante entre les événements contemporains
signalés comme rencontres rapprochées d'ovnis et les observations plus traditionnelles d'entités décrites
comme des "anges", elfes et fées, ou déités. Les sceptiques insistent sur le fait que des êtres supérieurs,
ambassadeurs célestes ou visiteurs extraterrestres intelligents (IET) ne perpétraient tout simplement pas
de telles actions primitives telles que celles rapportées dans la littérature. Cet argument peut être critiqué
comme une observation anthropocentrique, auto-sélectionnée résultant de notre propre point de vue
limité en tant qu'Homo Sapiens du 21ème siècles tentant de tracer des conclusions sur la nature de
l'univers. Néanmoins, la haute étrangeté de nombreux rapports et l'absurdité présente dans les miracles
religieux doit être prise en compte.

Les avocats de la réalité des PAN, de l'autre côté, déclarent généralement l'Hypothèse Extra-Terrestre
(HET) centrée sur des voyageurs interstellaires venant de systèmes extrasolaires et visitant les restes de
la Terre comme l'explication la plus probable aux objets et entités qui leurs sont associés. Logiquement,
ils ré-interprêteraient les récits Bibliques et apparitions religieuses dans le cadre de visites d'étrangers
venus de l'espace. Cet argument, aussi, peut être remis en cause sur la base du propre témoignage des
témoins : les ufologues ont uniformément ignoré ou minimisé les signalements de comportements
apparemment absurdes contredisant l'HET, en extrayant de manière sélective les données s'accordant le
plus à leur agenda ou version de la théorie. Ainsi l'HET, tout comme l'argument sceptique, est basée sur
une auto-sélection anthropocentrique (Vallée, 1990). Ici nous assistons à un recouvrement intéressant
entre les paradigmes SETI et PAN : chacun exclut la considération de l'autre en se réclamant de la
recherche légitime de et le contact avec une intelligence non humaine potentielle. Du point de vue des
auteurs, les hypothèses actuelles ne sont pas suffisamment étranges pour expliquer les faits du
phénomène, et le débat souffre d'un manque d'information scientifique. De fait, du point de vue de la
physique moderne, notre Voisinage Cosmique pourrait inclure d'autres univers (parallèles), des
dimensions extra-spatiales et d'autres dimensions semblables à celle du temps au-delà de l'espace temps
commun à 4 dimensions que nous reconnaissons, et que de tels aspects pourraient mener à des
explications rationnelles de comportements apparemments "incomprehensibles" de la part des entités
émergeant dans notre continuum perçu. Comme elle tente de réconcilier la théorie avec les propriétés
observées de particules élementaires et avec les découvertes aux frontières de la cosmologie, la
physique moderne suggère que l'humanité n'a pas encore découvert toutes les facettes de l'univers, et
nous devons proposer de nouvelles théories et expériences afin d'explorer ces facettes non découvertes.
C'est pourquoi une étude continue des événements anormaux signalés est importante : elle pourrait nous
fournir un théorème d'existence pour de nouveaux modèles de réalité physique.

Une grande partie des progrès récents dans les concepts cosmologiques est directement applicable au
problème : les trous de ver traversables (tunnels à hypersurface tridimensionnelle) ont maintenant été
dérivés de la Théorie de la Relativité Générale d'Einstein (Morris et Thorne, 1988; Visser, 1995). En
particulier, il a été montré que la Théorie de la Relativité Générale d'Einstein ne contraint en aucune
manière la topologie de l'espace-temps, ce qui autorise les trous de ver à fournir des connexions
traversables entre des régions au sein de 2 univers séparés ou entre des régions et/ou temps éloignés au
sein du même univers. Mathématiquement il peut aussi être montré que des trous de vers de plus de
dimensions encore peuvent fournir des connexions d'hypersurface entre des espaces multidimensionnels
(Rucker, 1984; Kaku, 1995). Des programmes récents de quantum de gravité ont exploré cette propriété
dans la théorie des supercordes, ainsi que des propositions pour examine théoriquement et
expérimentalement des espaces extra-dimensionnels d'échelle macroscopique (Schwarzschild, 2000).
Ainsi il est aujourd'hui largement acquis que la nature de notre univers est bien plus complexe que les
observations basées sur un auto-sélection anthropocentrique portend. A cet égard, les ufologues et
chercheurs SETI semblent mener une bataille d'arrière-garde. Tous deux souffrent de limitations
identiques dans la vision du monde qu'ils apportent à leurs propres domaines, et à leur antagonisme.

Biais anthropocentrique dans les paradigmes SETI et PAN

Les biais anthropocentriques dans le programme SETI sont évident dans le paradigme de recherche
actuel. Historiquement les fondateurs du SETI ont défini le paradigme de recherche d'après d'une séries
d'arguments et de suppositions complexes qui ont mené à la création de la "vision SETI orthodoxe" de
communication interstellaire tout en appliquant le "principe de banalité" à nos capacités technologiques
actuellement connues (Oliver et al., 1973).

Cette approche fut prédite sur la notion qu'il était économiquement moins coûteux et technologiquement
plus facile de générer et recevoir des photos par ondes radio pour émettre des signaux interstellaire
plutôt que de s'engager dans un voyage interstellaire habité ou des sondes robotiques. En fait ces
derniers furent considérés économiquement et technologiquement improbables au sein de la "vision
SETI orthodoxe". Ceci a débouché sur 4 décades du programme SETI suivant un schéma de recherche
orienté de manière dominante vers les radio/micro-ondes (RMW).

Etant donné l'échec de cette approche initiale, dans les dernières 2 décades des programmes SETI
alternatifs ont été proposés. Ils exploitent le laser optique cohérent/IR (COSETI), les signaux
holographiques et des schémas de détection sur le worldwide web, ainsi que des idées pour rechercher
des artefacts d'IET (SETA, ou astroarcheologie) et sondes visitant (SETV, V=visite) le système solaire
ou la Terre (Tough, 2000).

Il existe de nouveaux schémas de recherche proposés basés sur l'application de détection de physique
(particules) de haute énergie, tels que les rayons de neutrino modulés, les rayons X, les rayons gamma,
les rayons cosmiques, etc. D'autres schémas de recherche proposent de rechercher des émissions de
radiations en excès générées artificiellement depuis des corps astronomiques dans l'espace ou des
traînées de radiation de haute-énergie issues de vaisseaux spatiaux (Matloff, 1998).

Ces nouveaux programmes ont été en désaccord avec les membres du programme dominant SETI-
RMW, possibly because of concern over having to share scarce resources or compete with other non-
RMW programs for the very limited private funding available for overall SETI research.

The community of UAP researchers is also driven by its own orthodoxy, which is only violated at great
personal risk to the critic who proposes a deviant view, and by its own “principle of mediocrity” when
attempting to categorize and hypothesize explanations for thephenomenon. For this reason we prefer to
use the term “UAP” rather than the more common “UFO”, which is immediately associated with the
idea of space visitors in the mind of thepublic and media. Yet a bridge could be formed between the
disparate SETI and Ufologycommunities if both would only recognize a simple fact: No experiment can
distinguishbetween phenomena manifested by visiting interstellar (arbitrarily advanced) ETI
andintelligent entities that may exist near Earth within a parallel universe or in differentdimensions, or
who are (terrestrial) time travelers.

Each of these interesting possibilities can be manifested via the application of thephysical principle of
traversable wormholes since they theoretically connect between twodifferent universes, two remote
space locations, different times and dimensions (Davis, 2001).

Traversable wormholes are but one example of new physical tools that are available forconsideration of
interuniversal, interstellar, interdimensional or chronological travel.This leads the present authors to
speculate that a new synthesis can be found byexamining the full context of anomalous phenomenon —
including the apparently “absurd”characteristics found in religious apparitions — in terms of a six-layer
model. The model usesthe framework of the incommensurability problem and concepts borrowed from
semiotics.
PAN - Le besoin d'une approche unifiée

What we present here is a new framework for UAP analysis that takes into account thelessons from
SETI. In any scientific question it must be possible to ascertain to what extent ahypothesis, when tested
and proven to be true, actually “explains” the observed facts. In thecase of UAP, however, as in physics
generally, a hypothesis may well be “proven true” whilean apparently contradictory hypothesis is also
proven true. Thus the hypothesis that thephenomenon of light is caused by particles is true, but so is the
opposite hypothesis that it iscaused by waves. We must be prepared for the time when we will be in a
position toformulate scientific hypotheses for UAP, and then we may face a similar situation.The
framework we present here is based on such an apparent contradiction, becausewe will argue that UAP
can be thought of both as physical and as “psychic”. We hope that itwill prove stimulating as a unified
approach to a puzzling phenomenon that presents bothundeniable physical effects suggesting a
technological device or craft and psychic effectsreminiscent of the literature on poltergeists and
psychokinetic phenomena. Here we use theword “psychic” in the sense of an interaction between
physical reality and humanconsciousness. As one example among many, It will be recalled that the
events at Fatimainvolved luminous phenomena, atmospheric and thermal effects, and descriptions of
anapparently metallic disk in the sky, while many of the 70000 witnesses also experiencedspiritual and
psychological effects. The main percipients reported psychic states conducive toa form of extrasensory
communication with a non-human entity assumed to be the VirginMary.

The feeling of absurdity and contradiction in these two aspects is not worse thanscientific puzzlement
during the particle/wave or, more recently, quantum entanglement andmulti-dimensional transport
controversies. The contradiction has to do with the inadequacy ofour language to grasp a phenomenon
that defies our attempts at classification.

Les 6 niveaux de l'analyse de PAN

Considérons les caractéristiques des observations non expliquées par des causes triviales naturelles ;
nous pouvons reconnaître 6 "niveaux" principaux en terme de nos perceptions de ces caractéristiques,
telles quelles peuvent être extraites de travaux antérieurs sur la phénoménologie des PAN (Vallee,
1975a, 1975b) ou de la base de données actuelle du NIDS.

Niveau 1

Le 1er de tous est le niveau physique, évident dans la plupart des récits de témoins décrivant un objet
qui :

• occupe une position dans l'espace, cohérente avec la géométrie


• se déplace au fil du temps
• interagit avec l'environnement via des effets thermiques
• montre une absorption et émission de la lumière à partir de laquelle des estimation de
sortie d'énergie peuvent être déduites
• produit des turbulences
• lorsqu'il a atterri, laisse des indentations et des brûlures à partir desquelles des chiffres de
masse et d'énergie peuvent être déduits
• gives rise to photographic images
• leaves material residue consistent with Earth chemistry
• gives rise to electric, magnetic and gravitational disturbances

Thus UAP, in a basic physical sense, are consistent with a technology centered on a craft thatappears to
be using a revolutionary propulsion system. It is the existence of this layer that hasled mainstream
ufologists to claim that UFOs and elated phenomena were due toextraterrestrial machines.
Niveau 2

Par absence de terme adéquat nous appelerons le 2nd niveau anti-physique. Les variables are the same
as those in the previous category but they form patterns that conflictwith those predicted by modern
physics: Objects are described as physical and material butthey are also described as:

• sinking into the ground


• shrinking in size, growing larger, or changing shape on the spot
• becoming fuzzy and transparent on the spot
• dividing into two or more objects, several of them merging into one object at slow speed
• disappearing at one point and appearing elsewhere instantaneously
• remaining observable visually while not detected by radar
• roducing missing time or time dilatation
• producing topological inversion or space dilatation (object was estimated to be ofsmall
exterior size/volume, but witness(s) saw a huge interior many times the exteriorsize)
• appearing as balls of colored, intensely bright light under intelligent control It is the
presence of such descriptions that leads most academic scientists to reject the phenomenon
as the product of hallucinations or hoaxes.

Niveau 3

The third layer has to do with the psychology of the witnesses and the socialconditions that surround
them. Human observers tend to see UAP while in their normalenvironment and in normal social
groupings. They perceive the objects as non-conventionalbut they try to explain them away as common
occurrences, until faced with the inescapableconclusion that the object is truly unknown.

Niveau 4

Physiological reactions are another significant level of information. Thephenomenon is reported to


cause effects perceived by humans as:

• sounds (beeping, buzzing, humming, sharp/piercing whistling, swooshing/air rushing,


loud/deafening roaring, sound of a storm, etc.)
• vibrations
• burns
• partial paralysis (inability to move muscles)
• extreme heat or cold sensation
• odors (powerful, sweet or strange fragrance, rotten eggs, sulphurous, pungent, musky,
etc.)
• metallic taste
• pricklings
• temporary blindness when directly exposed to the objects’ light
• nausea
• bloody nose and/or ears; severe headache
• difficulty in breathing
• loss of volition
• severe drowsiness in the days following a close encounter

Niveau 5

The fifth category of effects can only be labeled psychic because it involves a classof phenomena
commonly found in the literature of parapsychology, such as

• impressions of communication without a direct sensory channel


• poltergeist phenomena: motions and sounds without a specific cause, outside the observed
presence of a UAP
• levitation of the witness or of objects and animals in the vicinity
• maneuvers of a UAP appearing to anticipate the witness’ thoughts
• premonitory dreams or visions
• personality changes promoting unusual abilities in the witness
• healing

Niveau 6

The sixth and last category could be called cultural. It is concerned with society’sreactions to the
reports, the way in which secondary effects (hoaxes, fiction and sciencefictionimagery, scientific
theories, cover-up or exposure, media censorship or publicity, sensationalism, etc.) become generated,
and the attitude of members of a given culturetowards the concepts that UAP observations appear to
challenge. In the United States thegreatest impact of the phenomenon has been on general acceptance of
the idea of life in spaceand a more limited, but potentially very significant, change in the popular
concept of nonhumanintelligence. In earlier cultures, such as medieval Europe or Portugal in the early
yearsof the 20th century, the cultural context of anomalous observations was strongly colored
byreligious beliefs.

Nature possible de la technologie des UAP

Un cadre pour une hypothèse scientifique sur les observations de PAN peut être construit sur
l'identification (évidemment très grossière) des 6 principaux niveaux des effets des PAN. Si nous
devions formuler une vision du problème en une seule phrase à ce point, celle-ci serait : Tout marche
comme si les PANs étaient les produits d'une technologie qui intègre les phénomènes physiques et
psychiques et affecte principalement les variables culturelles dans notre société par la manipulation de
paramètres physiologiques et psychologiques chez les témoins. Cette seule phrase peut être développée
comme suit :

a.Le phénomène est le produit d'une technologie. Durant l'observation, le PAN est un objet
aérien, physique et matériel. Cependant, il semble utiliser soit une tromperie très habile soit
des principes physiques très avancés, donnant les effets que nous avons appelés
"antiphysiques", qui doivent finalement être réconciliés avec les lois de la physique.
b.La technologie déclenche des effets psychiques soit à dessein soit comme une conséquence
de ses manifestations. Ces phénomènes de conscience sont aujourd'hui trop courants pour être
ignorés ou relégués dans la catégorie des faits exaggérés ou ill-observed. Tous ceux d'entre
nous ayant enquêté sur les observations rapprochées sont devenus familiers de ces effets.
c.Le but de la technologie pourrait être une manipulation culturelle — peut-être mais pas
nécessairement sous le contrôle d'une forme d'intelligence non-humaine — auquel cas les
effets physiologiques et psychologiques sont un moyen pour atteindre cette fin. Maus le
parapsychologiste avec un cadre Jungien pourrait arguer que l'inconscient collectif humain est
également une source potentielle pour de tels effets — sans le besoin d'invoquer une
intervention extraterrestre.

Le problème de l'incommensurabilité

Les considérations ci-desus nous ramènent à la considération du paradigme SETI. De nombreux


chercheurs SETI réalisent maintenant que nous ne pouvons être si présomptueux en présupposant que
les cultures ET, possédant une incompatibilité cognitive avec nous, se comporteront comme les font les
humains au 21ème siècle. En particulier, il n'y a aucune raison de les restreindre à une technologie de
communications basée sur la radio et d'exclure le voyage à travers l'espace interstellaire, la transmission
d'imagerie ou l'envoi de sondes automatisées. Ainsi le programme SETV/SETA recouvre l'ufologie
basée sur l'HET. Tous deux sont dédiés à la détection d'une intelligence non-humaine sur ou près de la
Terre, démontrant un décalage de paradigme s'éloignant de la "vision SETI orthodoxe” et du principe de
banalité.

Le vision selon laquelle les ETs et humains pourraient avoir des manières différentes de conceptualiser
le monde telles qu'il ne puisse pas y avoir de compréhension mutuelle est désignée comme le "Problème
de l'Incommensurabilité" dans la littérature SETI (Vakoch, 1995, 1999). L'incompatibilité cognitive ou
Problème d'Incommensurabilité entre les cultures humaines et ET garantiront que ces dernières
développeront des techniques de communication autres que la radio. Les cultures ET pourraient envoyer
des signaux radio et optiques vers la Terre mais pourraient aussi envoyer des signaux dans une variété
d'autres formes telles que des images holographiques, des signaux psychiques ou autres liés à la
conscience, des neutrinos modulés, des bursters de rayons gamma, des wormhole-modulated starlight
caustics, des signaux générés par des techniques de lentilles gravitationnelles, des rayons X modulés,
des signaux téléportés quantum, ou un effet theoretic quantum field, etc. Le Problème de
l'Incommensurabilité s'applique même au problème de compréhension des manifestations de PAN dans
le cadre de l'HET.

Au coeur du Problème d'Incommensurabilité se trouve la vision qu'aucune espèce intelligente ne peut


comprendre la réalité sans faire certains choix méthodologiques, et que ces choix pourraient varier de
civilisation en civilisation (Vakoch, 1995). Si les entités ETs et les PAN ont des biologies différentes et
vivent dans des environnement considérablement différents de ceux des humains, ils pourraient bien
avoir des buts différent pour leur science, et des critères radicalement différents pour évaluer le succès
de leur science. Leurs mécanismes exploratoires, leurs préoccupations prédictives, leur mode de
contrôle sur la nature pourraient tous être très différents, et on devrait s'attendre à ce que leurs moyens
de formuler des modèles de la réalité diffèrent de manière drastique des nôtres (Rescher, 1985).

A cet égard, il existe une caractéristique supplémentaire qui doit être mentionnée comme soutenant les
paradigmes SETI alternatifs. L'insistance du cryptage/décryptage du programme SETI sur des images
picturales ou messages est prédit sur la supposition que les ETs ont une vue semblable aux humains vis-
à-vis de la "vision SETI orthodoxe" (Oliver et al., 1973). Nous observons que cette insistance is not so
much a reflection of the primacy of vision in humans, but rather a reflection of the philosophical
assumptions about the proper means of gaining knowledge. Hence, anthropocentric selfselection
becomes manifest within the SETI and UFOlogy “orthodox view”.

Michel Foucault asserts that human reliance on science is based on studying visible characteristics of
objects (Foucault, 1966). The belief that true knowledge must be acquired from sight originated in the
17th century. This emphasis on sight led to eliminating the othersenses as potentially valuable sources
of scientific information.

Without even raising the question of whether ETs or UAP entities can “see”, we maybe wise not to
overestimate the importance of pictorial representations for them. The sameapplies for ET/UAP
transmissions to us. We can see and gain knowledge by sight, but ET/UAP signals potentially
bombarding the Earth could be misunderstood, unrecognized orundetected because we are not
employing paradigms involving our other modalities, such aspsychic functioning. Many examples of
this are found in interactions between humans fromdifferent cultures (Highwater, 1981) and in Marial
apparitions where the prime witnesses areoften uneducated, illiterate children (Fatima, Lourdes,
Guadalupe).

Cette dernière observation pose des contraintes sur ce que nous pouvons attendre comme réaction ET à
des signaux envoyés de la Terre. Because we cannot be certain of the nature of ET/UAPrecipients of our
deliberate messages and they cannot be certain of our nature when sendingus their messages a priori, it
is difficult to construct pictures that will be unambiguous. To some extent, ET/UAP viewers of our
pictograms may project characteristics from their own species-specific experiences onto our messages,
and we certainly project our own species specific experiences onto their messages. The former may be
the cause for the lack of detected ET signals (save for those 100+ radio and optical signals which were
not falsepositives but also not repeated by their source) while the latter can be the cause of the current
impasse in the study of UAP phenomena.

Sémiotique

In his analysis of the communication problem SETI Institute psychologist, Doug Vakoch, hasadvocated
the application of semiotics, the general theory of signs (Vakoch, 1999), where asign is something that
represents something else, the signified. For example the words “thecoin” might represent a particular
object you hold in your hand.

In interstellar messages, in terms of classical information theory, there is no innaterelationship between


the form of the message and the content borne by the message. Once theinformation of the message is
decided upon, an efficient means of encoding it is sought. Inthis approach, there is a purely arbitrary
connection between content and form of the message.Semiotic-based messages have a wider range of
possibilities for relating form and content.Semioticians categorize signs according to the ways that the
sign and signified arerelated to one another. In the association between the sign “the coin” and its
signified object,this relationship is purely arbitrary. The sign for this object could have well been “the
poof hoffer”. This is a purely conventional association. In semiotics, when the associationbetween sign
and signified is arbitrary, the sign is referred to as a symbol. With symbols,there is no intrinsic
connection between the form of expression (the sign) and the content thatis expressed (the signified).

There are alternatives to the arbitrary connection between sign and signified that areseen in symbols.
One alternative is the icon, a sign that bears a physical resemblance to thesignified. With icons, the form
of the message reflects its contents. For example, the profile ofthe man on a modern American quarter is
an icon for a specific man who was the firstPresident of the United States. We can also represent the
same man with the symbol “GeorgeWashington”. In the former case, the image of Washington is an
icon because it physicallyresembles the signified. Icons can also be used when the signified is less
concrete. Forexample, the scales of justice icon represents the concept of justice because there is
similaritybetween the sign (scales that balance two weights) and the signified (concept of justice,
whichinvolves a balance between transgression and punishment). At Fatima, the entity firstdescribed (in
the 1915 sightings) as an “Angel of Peace” within a globe of light became a“Lady of Light” in the 1917
observations. In turn she became identified with the symbol ofMary, and ultimately with the Virgin
herself.

It is also helpful to realize that icons are not specific to the visual sensory modality. Itis possible to have
a sign that physically resembles the signified in a nonvisual way. Forexample, the fly Spilomyia
hamifera beats its wings at a frequency very close to the wing-beatfrequency of the dangerous wasp
Dolichovespula arenaria. As a result, when one of these fliesis in the vicinity of a group of these wasps,
the fly gains some immunity from attack by birds.The fly’s mimicry of the wasps occurs within the
auditory modality. It is not attacked bywould-be predators because it sounds like the wasps. In short, the
fly’s defense strategy isbased on producing an auditory icon, in which the fly’s wing-beating (the sign)
physicallyresembles the wing-beat of the wasps (the signified) (Vakoch, 1999).

Icons could function in any sensory modality. Given that we are not sure whichsensory modality may be
primary for ETs/UAP, a sign for communication that is not relianton any particular sensory modality
would be preferable. In SETI/CETI, electromagneticradiation is used as an iconic representation,
allowing a direct communication of concepts(Earth chemistry, solar system organization, human DNA,
math, geometry, etc.) withoutencoding the message into a format specific to a particular sensory
modality. In using icons,the message’s recipients are pointed directly toward the phenomena of interest,
and nottoward our models of these phenomena.

From a more complete perspective, the sign and the signified are in a triadic with theinterpreter of the
relationship. Thus, the similarity that exists between an icon and its referentdoes not exist independently
of the intelligence perceiving this similarity. Although iniconicity there is a natural connection between
the sign and the signified, this connectioncannot exist without intelligence to observe the connection.

Ultimately, the problem of iconicity is that similarity is in the eye of the beholder. Andbecause we do
not know what ETs/UAP are really like, we cannot be sure that what to usseems an obvious similarity
will be seen as such by an intelligence with a different biology,culture, and history, possibly originating
in a different universe. Thus, judgment of similarityis not purely objective, but is influenced by a variety
of factors that impact conventions ofinterpretation.
Les UAP et le problème des abductions

The aforementioned behavior of UAP is not fundamentally absurd. This apparent absurdity ismerely a
reflection of the cognitive mismatch or the Incommensurability Problem that existsbetween humans and
the phenomenon.

In this particular case, UAP are sending the message and we are the recipients. Themessage(s) sent to us
are icons, icons fashioned by the phenomenon and sent to us via varioussensory modalities. The
difference between our respective cultures, biologies, sensorymodalities, histories, dimensional
existence, physical evolution, models of nature and science,etc. may be directly responsible for our lack
of understanding of the phenomenon and itsmessage. We cannot see what UAP believe to be (iconical)
similarities in the message that isintended for us. These stated differences directly impact our
conventions of interpretation insuch a way as to impair our recognition of the “similarity” between the
sign and the signifiedcontained within the icons of the UAP message, further impairing our ability to
“see andunderstand” the potential message or pattern.

The difference between the sensory modalities of UAP entities and humans may beresponsible for our
inability to properly detect the UAP message (icons) and correspond withthem. This difference may also
prevent us from correctly interpreting what their icons are ifwe do in fact recognize them. In this regard,
recall that we will project our own speciesspecificexperiences onto their icons (messages) thus
manifesting the appearance of“absurdity” during the human-UAP interaction.

UFO abduction cases may exemplify this, in the sense that the “absurd” activities (orscenes) concurrent
with abduction events could merely be the iconical defense mechanismdeployed by the UAP to protect
itself from the subject much like the way Spilomyia hamiferaprotects itself from birds by mimicry.

Kuiper (1977) and Freitas (1980) suggest that ETs/UAP visiting Earth would find itnecessary to hide
themselves from our detection mechanisms until they have assessed ourtechnological level or potential
threat and hazards. They would employ an adaptive multilevelrisk program to avoid danger. Low
observable stealth such as simple camouflagethrough mimicry, which works well in nature, may be the
technique of choice for visitingUAP/ETI experienced in surveillance (Stride, 1998). Examples of
mimicry techniques areUAP/ETI entering the atmosphere with either the look or trajectory of a meteor
or hiddenwithin a meteor shower, behaving like dark meteors without the associated optical
signature,hiding within an artificial or natural cloud or a satellite reentry, behaving as pseudo-
starssitting stationary over certain regions, or mimicking man-made aircraft’s aggregate features(Stride,
1998). Another possibility is mimicry techniques employed for the manipulation ofhuman
consciousness to induce the various manifestations of “absurd” interactions or sceneryassociated with
the encounter. Yet another would be to appear as an entity recognizablewithin the target culture as an
angel, demon or deity.

Conclusion

Modern engineering has made us familiar with display technologies that produce
threedimensionalimages with color, motion and perspective through physical devices. Wespeculate that
UAP are analogous to these display technologies but utilize a wider range ofvariables to operate on the
percipients and, through them, on human culture. The long timescale and the global nature of the effects
make it difficult to test hypotheses involving suchcultural effects.

Science fiction has familiarized us with the concept of machines or beings projectingan image of
themselves that systematically confuses observers. One could imagine that UAPrepresent physical craft
equipped with the means to interact both with the surroundingatmosphere and with the senses of
observers in such a way as to convey a false image of theirreal nature. One could argue that such an
object could use microwave devices to createperceptual hallucinations in the witnesses (including
messages that are heard or seen by asingle individual in a group).
Even such a complex scheme, however, fails to explain all the reported effects and thesubsequent
behavior changes in close-range witnesses. We must assume something more, thetriggering of deep-
seated processes within their personality. The question then becomes: towhat extent are these effects
evidence of a purposeful action of the operators? To answer thisquestion, and to test more fully the
hypothesis that UAP phenomena are both physical andpsychic in nature, we need much better
investigations, a great upgrading of data quality, and amore informed analysis not only of the object
being described, but of the impact of theobservation on the witnesses and their social environment. In
other words, we need to developa multidisciplinary methodology that encompasses all six of the layers
we have identified, andcan be applied to SETI as well as to UFO phenomena and close encounters with
the entitiesassociated with them. Such a methodology would open the way to the rational testing
ofhypotheses in an important domain that has been sorely neglected by mainstream science fortoo long.

Références
• Davis, E.W. (2001). “Wormhole-Stargates: Tunneling Through The Cosmic Neighborhood”,
MUFON 2001 International UFO Symposium Proceedings, Irvine, CA, pp. 32-50.
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• Freitas, R. A., (1980). “A Self-Reproducing Interstellar Probe”, JBIS, 33, pp. 251-264.
• Highwater, J., (1981). The Primal Mind: Vision and Reality in Indian America, Meridian, N.Y.
• Kaku, M. (1995). Hyperspace: A Scientific Odyssey Through Parallel Universes, Time-
• Warps, and the 10th Dimension, Anchor Books Doubleday, N.Y.
• Kuiper, T. B. H. and Morris, M., (1977). “Searching for Extraterrestrial Civilizations”, Science,
196, pp. 616-621.
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interstellar travel: A tool for teaching general relativity”, Am. J. Phys., 56, no. 5, pp. 395-
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• Oliver, B.M., et al., (1973). Project Cyclops: A Design Study of a System for Detecting
Extraterrestrial Intelligent Life, NASA-Ames Research Center, CR 114445, pp. 177-181.
• Rescher, N., (1985). “Extraterrestrial Science”, in Extraterrestrials: Science and Alien
Intelligence, E. Regis Jr., ed., Cambridge Univ. Press, Cambridge, U.K.
• Rucker, R. (1984). The Fourth Dimension: A Guided Tour of the Higher Universes,
Houghton-Mifflin Co., Boston.
• Schwarzschild, B. (2000). “Theorists and Experimenters Seek to Learn Why Gravity Is So
Weak,” Physics Today, 53, no. 9, pp. 22-24.
• Stride, S. L., (1998). "SETV - The Search for Extraterrestrial Visitation: Introduction to a
Heterotic Strategy in the Search for ETI", JSE, submitted.
• Tough, A. (2000) http://members.aol.com/AllenTough/strategies.html, Univ. of Toronto,
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approach", Paper IAA-95-IAA.9.2.05 presented at the SETI: Interdisciplinary Aspects
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• Vakoch, D. A., (1999). SETI Institute, private communication, 1999.
• Vallee, J.F. (1975a). The Invisible College, E. P. Dutton, N.Y.
• Vallee, J.F. (1975b). “The Psycho-Physical Nature of UFO Reality: A Speculative Framework,”
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• Vallee, J. F. (1990) Confrontations: A Scientist’s Search for Alien Contact. Ballantine, N.Y.
• Visser, M. (1995) Lorentzian Wormholes: From Einstein to Hawking, AIP Press, N.Y.

Indices physiques directs


Roy Craig

1. Introduction
2. Traces prétendumment faites par des ovnis
3. Matériaux prétendumment déposés par des ovnis
4. Parties d'ovnis, ou équipement d'ovnis
5. Conclusion
Références

Plusieurs types d'effets physiques ont été présentés comme une preuve qu'un objet de nature inhabituelle
avait été présent en un lieu donné. De tels effets consistent en :

1. traces au sol, sur la végétation, ou objets avec lesquelles un ovni, ou quelque chose venant
d'un ovni, aurait eut un contact physique direct ou indirect ;
2. résidu de matériel prétendumment déposé depuis pour par un ovni et
3. articles ou portions d'articles fabriqués par des êtres intelligents, mais qui n'auraient pas
été produits par des cultures connues.

Un 4ème type concevable connu de preuve physique, consistant en une "soucoupe volante" non-
terrestre ou capturée, serait la plus impressionnante des preuves. L'existence de ce type de preuve a été
suggérée par certains journalistes, tels que Moseley (1967), qui rapporta la déclaration qu'une soucoupe
volante capturée était détenue à une base militaire en Ohio, et Allen (1959), qui présenta une
photographie d'une minuscule créature humanoïde et 4 résidents adultes de la Terre, déclarant que la
créature était un membre de l'équipage d'une soucoupe qui s'était écrasée près de Mexico City en 1950.
Au cours de cette étude, cependant, aucune indication ne fut trouvée que ce 4ème type de preuve ait
jamais existé.

Traces prétendumment faites par des ovnis

Claims of evidence of the first type are common. UFO reports contain numerous descriptions, often
with supporting photographs of saucer "nests" -- areas where soil, grass, cattails, or other vegetation had
been flattened, burned, broken off, or blown away, allegedly by an UFO that landed or hovered there.
The Lorenzens (1967) also have described six case; in which sets of circular or wedge-shape
depressions were allegedly made by the landing legs of unidentified vehicles. A number of other cases
of the landing-gear imprint type have been reported, including incidents at Presque Isle State Park, Pa.,
31 July 1966; South Hill, Va., 23 April 1967; and Tucson, Ariz., 9 October 1967. These 3 cases were
examined and analyzed by Project Blue Book. Hall (1964) and others have listed other cases in which
ground impressions are claimed as evidence that unknown physical objects had been present. Hall's
listing also includes a half dozen "nest" reports, and a 13-ft. ring imprint of a general type earlier
reported in a case described by Maney and Hall (1961).

Reports of ring imprints are not uncommon. Four cases, involving ring imprints generally about 30 ft. in
diameter and 6 - 12 in. wide were reported in August and September, 1967, in three different Canadian
provinces. In Camrose, Alberta six different rings were reported. Photographs of the Camrose rings
were received by this project for evaluation.

Claims of the saucer nest type of evidence were made in a few of the current cases investigated by the
field teams (e. g. Cases 22, 25, 38). In some cases, the "nest" seemed imaginary. In other cases, the
reality of an imprint, of a type which conceivably could have been made by a large saucer or by a being
from a saucer, was evident (as in Case 22 ). However, in all such cases, it was impossible to establish as
factual the claims that the imprints actually were made by an extraordinary object or being.

If the evidence displayed could have been the result of human or animal activity, or lightning or other
natural events, the probability that it was so caused is much greater, in absence of independent evidence
to the contrary, than the probability of its creation by an extraterrestrial vehicle or being: therefore, the
burden of proof must lie with the person claiming a strange origin.
The independent evidence most frequently claimed is presence of unusual radioactivity at the site. In
cases where such claims were checked by our field teams, ( 32 , 42) the claim was found to be untrue.
In one case C 22 ), radioactive material was found to be present by Canadian investigators and in other
cases, (e. g. Fisherville, Va., 12-21-64) which could no longer be checked, testimony by persons other
than the UFO observer supported a claim that the site was found to be radioactive. In such cases,
however, if radioactive material actually were present, the possibility that it was placed there by humans
cannot be ignored. If humans are known to have visited the site before official confirmation of presence
of radioactive material has been made, and the material found is either a naturally occurring radioactive
mineral or a commercially available luminous paint, the presence of this material serves to weaken any
claim of strange origin of the markings.

The existence of an imprint of odd shape or a circular area of crushed vegetation often can be
established. Its mere existence does not prove, however, that the marking was made by a strange being
or vehicle. Demonstration of a connection between such markings and strange objects has thus far not
been accomplished. Attempts to establish such connection must still depend upon personal testimony.
Generally, personal testimony includes the reported sighting of an UFO in the area of the discovered
imprints or nest. Quite frequently, however, UFO origin of the markings is assumed, even though no
UFO was seen in the area near the time the markings must have been made. This was true of the
Camrose rings, whose appearance did not differ markedly from tracks left by wheels of farm vehicles.
In case 38 "nests" were reportedly discovered in the forest just after the field team investigated a
multitude of UFO reports in the region. The project sent photographs of these circular patches of forest
damage to Dr. Carl E. Ostrom, Director of Timber Management Research, U. S. Forest Service, for
comment. Dr. Ostrom listed four natural causes of such patches of forest damage. He indicated that
members of the Forest Service had observed similar damage in other regions under ecological
conditions similar to those in the area in which these "saucer nests" were reported. Although UFOs had
been reported in the general region, there again was no direct connection between them and the patches
of timber damage, the existence of which could be accounted for by quite earthly processes.

Generally there are no physical tests which can be applied to a claimed saucer landing site to prove the
origin of the imprints. Occasionally, the degree of compaction of soil by UFO "landing legs" is
presented as evidence that the force was extraordinary. However, if the compaction could have been
achieved by a human with a sledge hammer, for example, compaction measurements are of little
significance, since they do not yield information regarding the cause of compaction. Chemical tests of
soil can sometimes be used to disprove a claim, but are not likely to support a claim of strange origin of
markings, since there is no obvious reason to expect chemical alteration. For example, samples of soil
from a golf course at Port Townsend, Wash, were submitted to this project for analysis (Case 1406P,
1074T, project files). One sample was taken from a burned area where an UFO, reportedly observed
earlier by several youngsters, was assumed to have touched down. Comparison samples from unaffected
areas nearby were also studied. Gas chromatography showed the existence of hydrocarbon residues in
the sample from the burned area, indicating that gasoline or other hydrocarbon had been used to make
this particular "saucer nest." An empty lighter fluid can was found in the area a few hundred yards away.

Material Allegedly Deposited by UFOs

An elusive material, called "angel hair" in UFO publications, is sometimes reported to have been
deposited by UFOs. Seventeen cases involving "angel hair" were listed by Maney and Hall (1961) for
the period 1952 through 1955. In fourteen there was an associated sighting reported of an UFO. The
"angel hair" is described as a fibrous material which falls in large quantities, but is unstable and
disintegrates and vanishes soon after falling. It has also been described as filaments resembling spider
webs, floating down to earth, hanging from telephone wires and tree branches and forming candy-floss-
like streamers. These streamers, which sometimes are reported to cover areas as large as 0.25 sq. mi.,
also are reported to vanish on touch, burn like cellophane when ignited, and sublime and disappear
while under observation. A somewhat similar evanescent residue, described as a luminous haze or a
misty, smokelike deposit, was reported in three cases discussed by the Lorenzens (1967), and "angel
hair" cases are also described by Michel (1958), who suggested that the material be collected and
preserved at low temperature for crystal structure study by X-ray diffraction. Hall (1964) has stated that
many deposits of "angel's hair" have been nothing but cob-webs spun by ballooning spiders. On at least
one occasion, he wrote, small spiders have actually been found in the material. In other cases, the
composition or origin of the "angels hair" is uncertain. During the course of this study, one sample of
dry white powder was submitted to the project for analysis. It had been collected from beneath the eaves
of a house over which "angel hair" was reported to have settled, leaving a sticky deposit. (Project files
1406P, 1074T). Since the major cationic component of this powder was titanium, it was concluded that
the powder was the residue of a commonly used house paint containing a titanium oxide pigment. Few
recent UFO reports have involved material of the "angel hair" type.

A second type of material often is assumed, because of the circumstances of its appearance, to have
been dumped by UFOs. The material is commonly referred to as "space grass" and has appeared
unexpectedly in fields and yards after falling from the sky. Generally, no sighting of identified or
unidentified objects is associated with the fall. The material is composed of metallic threads of lengths
varying from a fraction of an inch to a foot or more, generally with many threads intertwined into a
loose mass. Typical material of this type is described by Keel (1967), who suggests that UFOs are using
the earth as a kind of garbage dump. Actually, "space grass" is aluminum "chaff" of the various sizes
and types used by military aircraft to confuse tracking radar (voir Section 6, Chapitre 5).

Samples of material sent to the project for analysis because of their assumed UFO association were
most commonly "space grass." The first sample was received from observers of two "space ships"
reported over Manhattan Beach, Calif., on 5 February 1957. The material appeared 24 hr. after the
sighting and was reported to have been radioactive when found. It was not radioactive when received.
Analysis demonstrated it to be 1145 alloy bard aluminum foil chaff dipoles with both a slip and a stripe
coating applied to the surface of the foil. Since the slip coating was color coded red, it could be
identified as a product of the Foil Division of Revere Copper and Brass Incorporated, Brooklyn, N. Y.
The company identified the chaff as its product. This chaff could have been dropped by aircraft. It also
could have been carried aloft by sounding rockets or balloons, and released at high altitudes for radar
tracking. It is certain, however, that this sample of "space grass," like other such samples submitted to
the project for analysis, had a quite earthly origin, and was not deposited by vehicles of extra-terrestrial
origin.

Parties d'ovnis, ou équipement d'ovni

Frank Edwards (1966) discute 3 cas dans lesquels un ovni ou une partie d'ovni est déclarée avoir été
récupérée :

1. un disque volant signalé s'est écrasé à l'Ile de Spitzbergen en 1952 et avoir été récupéré,
particulièrement endommagé mais intact [NDT, sic], par la Force Aérienne Norvégienne ;
2. un fragment de 1 lb d'un disque luisant de 2 pieds [NDT, sic] qui aurait été intercepté au-
dessus de Washington (D. C.), en 1952 ; et
3. une masse de 3000 lb. de métal étrange trouvé vers le 1er Juillet 1960, dans la rivère Saint
Laurent au Québec, et considérée par un ufologue canadien comme pouvant être une
portion d'un appareillage interstellaire très grand qui arriva dans ce système solaire à une
époque inconnue dans le passé.

Des efforts ont été faits pour déterminer à quel degré une quelconque de ces déclarations pourrait être
factuelle. Dans le cas de Spitzbergen, M. Finn Lied, Directeur de l'Etablissement de Recherche de la
Défense Norvégienne, répondit que les seuls articles qu'il connaissait comme ayant été récupéré en
Norvège avait été retrouvé comme étant du matériel de fusée et satellite. M. Tage Eriksson, de l'Institut
de Recherche de la Défense Nationale (Suède) répondit que ni la Force Aérienne Suédoise ni l'Institut
de Recherche de la Défense Nationale n'avait à quelque époque que ce soit prit part à l'investigation
d'un ovni écrasé à Spitzbergen ou ailleurs. Un rapport d'information du renseignement de l'air U. S.,
daté du 12 Septembre 1952, révèle que le gouvernement norvégien ne savait rien d'un tel objet.
L'histoire fut apparemment le travail d'un journaliste de l'Allemagne de l'Ouest. Elle apparut pour la
1ère fois dans le journal allemand Berliner Volksblatt du 9 Juillet 1952. Le journal rapporte à l'origine et
catégoriquement que le corps semblable à un disque d'argent faisait 48,88 m de diamètre et fait d'un
composé de métal inconnu ; ses compteurs et instruments portaient des symboles russes, et il
apparaissait comme ayant une autonomie de quelques 30000 km. De manière significative, les aspects
de ce 1er signalement impliquant que le véhicule était d'origine russe ont été négligés dans la sélection
des rédacteurs suivants, en particulier ceux de l'avis que l'épave récupérée était d'origine extra-terrestre.
Il semble bien établi que cette histoire n'avait en fait pas de fondement.

Representatives of Air Force Project Blue Book claimed no knowledge of the disc fragment discussed
by Edwards, who claimed the successful search for this fragment was confirmed by Lt. Cdr. Frank
Thompson of the U.S. Navy. The fragment, said to have been dislodged by gunfire from a Navy jet,
reportedly fell to the ground, where it was found, still glowing, an hour later by U.S. military ground
search crews. Reports of UFO events over Washington, D. C., in 1952 contain no reference to such a
gunfire incident. If such a fragment did exist and was classified "Secret" as was claimed, its existence
and whereabouts would not necessarily be revealed to this project. A request for official confirmation
that the claimed fragment did or did not exist and does or does not exist was forwarded to U.S. Air
Force headquarters. A reply was received from J. W. Clinton, by direction of the Chief of Information,
Department of the Navy. M. Clinton indicated that a thorough search of all Navy records available
failed to reveal any account of a Navy jet fighter's encounter with an UFO in July 1952 or at any other
time. Perhaps more significant, however, were the facts that Navy records of the year 1952 carried only
one Frank Thompson, an individual who had retired from active duty several years before 1952 with the
rank of lieutenant, not lieutenant commander. Navy fighters based near Washington were armed only for
firing practice conducted far out at sea over a restricted firing area. Navy aircraft armed with live
ammunition, Mr. Clinton pointed out, would have been usurping an Air Force function if they had been
present over Washington, D. C., as interceptors. Mr. Clinton concluded: "The incident is not
beyond the realm of possibility, but due to the nature of the Navy's jet operations
about the Washington, D. C. area at the time, it was very highly unlikely."

The 3000 lb. mass of metallic material from the St. Lawrence River was the subject of several
communications received by this project. Among these was a letter from Mrs. Carol Halford-Watkins,
Secretary of the Ottawa New Sciences Club (Project file l326-P). The Club now has custody of the
specimen. The Club does not claim that the piece of metal is, in fact, part of a spaceship; however, its
members do not reject this possibility. Mrs. Halford-Watkins generously offered samples of the material
for analysis and provided photographs of the object and a description of details of the find and analyses
of the material. The Canadian Arsenals Research and Development Establishment (CARDE) had
examined the non-homogeneous material, and described it as high-manganese austenitic steel. GARDE
personnel considered the material the normal product of a foundry, consisting of slag with semi-molten
scrap imbedded in it. The object was not believed to have fallen in the location where it was found,
which is near Quebec City, in a channel of the St. Lawrence River which carries water only at high tide,
for there was no crater nor splattered material in the vicinity.

A Quebec newspaper had reported that a fiery object fell out of the sky with an accompanying sonic
boom rocking the area, prior to discovery of the massive metal in the river. Members of Ottawa New
Sciences Club who investigated, however, were unable to find anyone in the area who had actually
heard or seen the object fall. Since no connection could be seen between the existence of this metal or
slag and the UFO question, no further analysis of the material was undertaken by the project. This
writer examined the metallic mass at Ottawa and agreed with the CARDE conclusion that it was
ordinary foundry waste.

Examination of claimed evidence of any of the three general types revealed a tendency of some persons
to attribute to UFOs any track material, or artifact which seemed unusual and strange, even when there
had been no sighting of an UFO in the vicinity. The 3,000 lb. metallic mass is one example. Another
example was a ground depression and connecting system of crooked, thread-like tunnels found near
Marliens, France, on 9 May 1967, and reported in The Flying Saucer Review (1967). The radar chaff
"space grass" described above also illustrates this tendency. Metal spheres, a foot or two in diameter,
have also been found in fields or woods and reported as mysterious UFOs or UFO evidence. These
hollow spheres actually are targets used to calibrate radar sets. One such object, not considered an
"UFO" by the finder in this case, but arousing widespread interest, was found on an Arkansas farm on 3
November 1967. The sphere had been manufactured by the Universal Metal Spinning Company of
Albuquerque, N. M. for the Physical Science Laboratory of New Mexico State University at Las
Cruces. These spheres, according to the manufacturer, are made of aluminum, vary in diameter from 3-
3/16 in. to 28 in., and are deployed from aircraft, balloons, or rockets. In ordinary use, they fall freely,
reaching a terminal velocity of about 90 mph. They are normally dropped only in uninhabited regions.
Such spheres, found in Australia,were mentioned in an UFO context by Edwards (1967).

A 5-in, metal object found on a lawn in Colorado, near a burned spot its own size where it evidently had
struck while still hot, was thought perhaps to have fallen from outer space during the night, since it was
not on the lawn when it had been mowed the previous day. This object was easily identified as the
power lawn mower's muffler.

Any artifact reportedly found at the site of an alleged UFO landing, collision, or explosion presents the
primary problem of establishing a relationship between the artifact and the UFO. During the course of
this study reports reaching us of events from which such artifacts might be recovered have invariably
been sufficiently vague and uncertain to make doubtful the reality of the event described. Analysis of
the artifact is therefore meaningless unless the analysis itself can demonstrate that the artifact is not of
earthly origin. Samples of material were submitted to this project from two reported events which
occurred during project operation. In one case (42), a tiny irregular piece of thin metal had reportedly
been picked up from among the beer-can tabs and other earthly debris in an area beneath the reported
location of a hovering UFO. It was said to have been picked up because it was the only object in the
area that the local investigator could not identify immediately. Analysis showed the sample to be
composed chiefly of iron. No additional effort was made to prove that it was or was not a piece of
corroded metal can, for project investigators saw no reason to assume it was related to the UFO, even if
the reported UFO were real. In the other case, two metal samples were submitted, through APRO
headquarters, reportedly from the site of an UFO-automobile collision of 16 July 1967. One of these, a
tiny piece of thin, rolled metal, was shown by analysis to be an alloy of magnesium, aluminum, and
zinc. The other sample, weighing several grams, was an iron--chromium--manganese alloy in
unworked, crystalline state. Large crystals extending from one surface suggested this sample had
solidified at the edge of a vessel from which the rest of the melt had been poured. Both of these
materials could be produced by conventional technology. Proof that they are residue from a strange
object would require demonstration that they were actually found at the site; that they were not there
prior to the reported UFO event and could not have been brought there by the automobile or by other
means subsequent to the event; that there was dependable continuity of custody of samples between
discovery and analysis; and that there was, indeed, an UFO involved in the reported event. In other
words, the existence of these materials, since they are easily producible by earthly technology, can not
serve as evidence that a strange flying object collided with the automobile in question.

One case described at great length in UFO literature (Lorenzen, 1962) emphasizes metal fragments that
purportedly fell to earth at Ubatuba, Sao Paulo, Brazil from an exploding extra-terrestrial vehicle. The
metal was alleged to be of such extreme purity that it could not have been produced by earthly
technology. For that reason, this particular material has been widely acclaimed as a fragment of an
exploded flying disc. Descriptions of the material's origin and analyses occupy 46 pages of the
Lorenzen book and the material is referred to in a high percentage of UFO writings. These fragments of
magnesium metal -- undoubtedly the most famous bits of physical evidence in UFO lore -- were
generously loaned to the Colorado project by Jim and Coral Lorenzen of APRO for analysis.

The story which associated these fragments with an UFO is even more tenuous than most UFO reports,
since the observers could never be identified or contacted because of the illegibility of the signature on
the letter which described the event. According to the account by Olavo T. Fontes, M.D., a Rio de
Janeiro society columnist wrote, under the heading, "A Fragment From a Flying Disc" :
We received the letter: "Dear Mr. Ibrahim Sued. As a faithful reader of your column and your
admirer, I wish to give you something of the highest interest to a newspaperman, about the flying
discs. If you believe that they are real, of course. I didn't believe anything said or published about
them. But just a few days ago I was forced to change my mind. I was fishing together with some
friends, at a place close to the town of Ubatuba, Sao Paulo, when I sighted a flying disc. It
approached the beach at unbelievable speed and an accident, i.e. a crash into the sea seemed
imminent. At the last moment, however, when it was almost striking the waters, it made a sharp
turn upward and climbed rapidly on a fantastic impulse. We followed the spectacle with our eyes,
startled, when we saw the disc explode in flames. It disintegrated into thou sands of fiery
fragments, which fell sparkling with magnificent brightness. They looked like fireworks, despite the
time of the accident, at noon, i. e. at midday. Most of these fragments, almost all, fell into the sea.
But a number of small pieces fell close to the beach and we picked up a large amount of this
material - which was as light as paper. I am enclosing a sample of it. I dont know anyone that
could be trusted to whom I might send it for analysis. I never read about a flying disc being found,
or about fragments or parts of a saucer that had been picked up. Unless the finding was made by
military authorities and the whole thing kept as a top-secret subject. I am certain the matter will
be of great interest to the brilliant columnist and I am sending two copies of this letter - to the
newspaper and to your home address."

From the admirer (the signature was not legible), together with the above letter, I
received fragments of a strange metal.....

Following the appearance of this account, the claim was published that analyses of the fragments,
performed by a Brazilian government agency and others, showed the fragments to be magnesium of a
purity unattainable by production and purification techniques known to man at that time. If this proved
to be true, the origin of the fragments would be puzzling indeed. If it could then be established that the
fragments had actually been part of a flying vehicle, that vehicle could then be assumed to have been
manufactured by a culture unknown to man.

The first step in checking this claim was independent analysis of the magnesium fragments, and
comparison of their purity with commercially produced pure magnesium. A comparison sample of triply
sublimed magnesium, similar to samples which the Dow Chemical Company has supplied on request
for at least 25 years, was acquired from Dr. R. S. Busk, Research Director of the Dow Metal Products
Dept., Midland, Mich. Since it was assumed that extremely small quantities of impurities would need to
be measured, neutron-activation analysis was selected as the analytical method. The samples were taken
to the National Office Laboratory, Alcohol and Tobacco Tax Division, Bureau of Internal Revenue, at
which the personnel had no special interest in the UFO question. The neutron irradiation and gamma
spectrometry were personally observed by this writer. The analysis was performed by Mr. Maynard J.
Pro, Assistant Chief, Research and Methods Evaluation, and his associates. Original irradiation data and
gamma-spectrometer read-out tapes are preserved in project files.

The material irradiated was a chip broken from the main fragment. It was immersed in HCl to remove
surface contamination. After washing, the sample presented a bright, shiny, metallic surface. The
absence of chlorine emissions in the gamma-ray spectra after neutron activation showed both that
washing had been thorough and that chlorine was not present in the sample itself. The concentrations of
eight impurity elements were measured. Results are given in parts per million parts of sample, with
limits of error estimated on the basis of greatest conceivable error. The "UFO fragment" compared with
the Dow material as follows:

Parties par million

ELEMENT Dow Mg. Ovni Brésil

Mn 4.8±0.5 35.0±5.

Al not detected (<5) not detected (&lt10)

Zn 5.±1. 500.±100.
Hg 2.6±0.5 not detected

Cr 5.9±.12 32.0±10.

Cu 0.4±0.2 3.3±1.0

Ba not detected 160.±20.

Sr not detected 500.±100.

Mn, Al, Zn, Hg, and Cr values were obtained from direct gamma spectrometry and half-life
measurement; Cu, Ba, and Sr values were obtained by gamma spectrometry after radiochemical
separation of the elements. In the latter cases, known standard samples of these elements were irradiated
and analyzed concurrently with the specimen. Results, within the limits of error indicated, should be
quite dependable. Since spectrographic analyses routinely performed on purified magnesium show no
other elements present at concentrations of more than a few parts per million, the analytical results
presented above show that the claimed UFO fragment is not nearly as pure as magnesium produced by
known earthly technology prior to 1957, the year of the UFO report.

The neutron activation analysis also was utilized as a means of checking the magnesium isotopic
content. The suggestion had been made (Jueneman, 1968) that the fragment might be composed of pure
Mg26, and therefore the magnesium isotopic content of this fragment should be determined. The
suggestion was based on assumed qualities of such a pure isotope and on a density figure of 1.866
gm/cc, which had been reported for the center of one of the magnesium pieces "as determined in
replicate using a Jolly balance" (Lorenzen, 1962). It is interesting that this figure was chosen over the
density figure of 1.7513 gm/cc, also reported in the Lorenzen book, which was determined at a US
Atomic Energy Commission laboratory by creating a liquid mixture in which the fragment would
neither float nor sink, and measuring the density of the liquid. The quantity of Mg27 isotope produced by
neutron activation [Mg26 (n, gamma) Mg27, as determined by gamma spectrometry after activation,
showed that the Brazil sample did not differ significantly in Mg26 isotope content from other magnesium
samples.

Although the Brazil fragment proved not to be pure, as claimed, the possibility remained that the
material was unique. The high content of Sr was particularly interesting, since Sr is not an expected
impurity in magnesium made by usual production methods, and Dr. Busk knew of no one who
intentionally added strontium to commercial magnesium. The sample was, therefore, subjected also to a
metallographic and microprobe analysis at the magnesium Metallurgical Laboratory of the Dow
Chemical Company, through the cooperation of Dr. Busk and Dr. D. R. Beaman. Again, all work was
monitored by this writer. Microprobe analysis confirmed the presence of strontium and showed it to be
uniformly distributed in the sample (see Case 4). In all probability, the strontium was added
intentionally during manufacture of the material from which the sample came. Metallographic
examinations show large, elongated magnesium grains, indicating that the metal had not been worked
after solidification from the liquid or vapor state. It therefore seems doubtful that this sample had been a
part of a fabricated metal object.

A check of Dow Metallurgical Laboratory records revealed that, over the years, this laboratory made
experimental hatches of Mg alloy containing from 0.1% - 40% Sr. As early as 25 March 1940, it
produced a 700 gm. batch of Mg containing nominally the same concentration of Sr as was contained in
the Ubatuba sample.

Since only a few grams of the Ubatuba magnesium are known to exist, and these could have been
produced by common earthly technology known prior to 1957, the existence and composition of these
samples themselves reveal no information about the samples' origin. The claim of unusual purity of the
magnesium fragments has been disproved. The fragments do not show unique or unearthly composition,
and therefore they cannot be used as valid evidence of the extra-terrestrial origin of a vehicle of which
they are claimed to have been a part.
Conclusion

This project has found no physical evidence which, in itself, clearly indicates the existence in the
atmosphere of vehicles of extraordinary nature. Belief in the existence of such vehicles, if such belief is
held, must rest on other arguments.

Références

• Allen, W. Gordon. Space Craft from Beyond Three Dimensions, Exposition Press: New York,
(1959), 51 and 98.
• Edwards, Frank. Flying Saucers - Here and Now, Lyle Stuart, Inc.: New York, (1967), 199.
• Edwards, Frank. Flying Saucers, Serious Business, Bantam Book 53378, (1966), 41ff.
• Flail, Richard H. The UFO Evidence, NICAP publication, (1964), 97.
• Jueneman, Frederick B. Private communication to Mrs. Coral Lorenzen, 4 January 1968.
• Keel, John A. "Are UFOs Using the Earth For a Garbage Dump?" Flying Saucers, No. 4, Dell
Publication, (1967), 32ff.
• Lorenzen, Coral E. The Great Flying Saucer Hoax, The William Frederick Press: New York,
(1962), 89ff. Also reprinted, paperbound, as Flying Saucers, the Startling Evidence of the
Invasion from Outer Space, Signet Book T3058, 104ff.
• Lorenzen, Coral et Jim. Flying Saucer Occupants, Signet Book T3205, (1967), 19-32.
• Maney, C. A. and R. H. Hall. The Challenge of Unidentified Flying Objects, NICAP
publication, (1961), iii.
• Michel, Aimé. Flying Saucers and the Straight Line Mystery, S. G. Phillips, Inc. : New York,
(1958), 170.
• Moseley, James W. Saucer News, (Spring 1967).
• The Flying Saucer Review, Courier Printing and Publishing Co., Ltd.: Tunbridge Wells, Kent,
England, (Sept.-Oct., 1967), 14.

J. I. O. A.
Sigle du Joint Intelligence Objectives Agency du Département de la Guerre.

Convaincu que les scientifiques allemands pourraient aider aux efforts d'après-guerre américains, le
président Truman donne son accord en Septembre 1946 pour autoriser le "Projet Paperclip," un
programme pour sélectionner des scientifiques allemands pour travailler pour le compte des Etats-Unis
durant la "guerre froide".

Cependant, Truman exclut expressemment toute personne ayant été membre du parti Nazi et
plus qu'un participant nominal dans ses activités, ou un supporter actif du
nazisme ou du militarisme.

Le JIOA mène des enquêtes de fond sur les scientifiques à récupérer dans le cadre du projet Paperclip.
En Février 1947, Bosquet Wev, directeur du JIOA soumet pour examen le première groupe de dossiers
de de scientifiques aux Département d'Etat et de la Justice.

Les dossiers sont accablant. Samauel Klaus, le représentant du Département d'Etat au comité du JIOA,
indique que tous les scientifiques du premier lot étaient des "nazis férus". Leurs demandes de visa sont
refusées. Wev est furieux au JIOA. Il rédige un memo d'avertissement indiquant que les meilleurs
intérêts des Etats-Unis ont été subjugués aux efforts consacrés à "battre un
cheval nazi mort". Il déclare également que le retour de ces scientifiques en Allemagne, où ils
pourraient être exploités par les ennemis de l'Amérique, représente une menace de sécurité bien
plus grande pour ce pays que tout affiliation à l'ancien nazi qu'ils aient pu être ou
même toute sympathies nazies qu'ils aient pu avoir.
Lorsque le JIOA fut formé pour enquêter sur le fond et la forme des dossiers des nazis, le chef du
renseignement nazi Reinhard Gehlen rencontre Allen Dulles, directeur de la CIA. Dulles et Gehlen hit it
off immediatly. Gehlen était un maître espion pour les nazis et avait infiltré la Russie avec son vaste
réseau de renseignement nazi. Dulles promet à Gehlen que son unité de renseignement est protégée au
sein de la CIA.

Apparemment, Wev décide de contourner le problème. Dulles fait réécrire les dossiers des scientifiques
afin d'éliminer tout élément incriminant. Comme promis, Dulles livre l'unité de renseignement nazie à la
CIA, qui ouvrira par la suite de nombreux projets de dissimulation sur des recherches folles nazies
(MK-Ultra / Artichoke, Opération Midnight Climax)

Le Renseignement Militaire "nettoie" les dossiers des références nazies. En 1955, plus de 760
scientifiques allemands ont obtenu la citoyenneté américaine et des postes proéminents dans la
communauté scientifique américaine. Nombre d'entre eux ont longtemps été membres du parti nazi et de
la Gestapo, ont mené des expériences sur des humains dans des camps de concentration, ont exploité le
travail d'esclaves, et commis d'autres crimes de guerre.

Dans un exposé de 1985 dans le Bulletin des Scientifiques Atomistes, Linda Hunt déclare avoir examiné
plus de 130 rapports sur des sujets liés au Projet Paperclip -- et chacun d'entre eux "a été modifié
pour éliminer la classification de menace pour la sécurité."

Truman, qui avait explicitement ordonné de ne pas admettre des nazis dans le cadre du Projet Paperclip,
n'a apparemment jamais été averti de la violation de cette directive. Les archives du Département d'Etat
et les mémoires d'officiels de l'époque confirment cela. En fait, d'après le livre "Opération Paperclip" de
Clare Lasby, les officiels du projet couvrèrent leurs plans d'un tel secret qu'ils abusèrent
leur propre président; à Potsdam il refuta leurs activités et augmenta
indubitablement la suspicion et le manque de confiance envers les Russes,
alimentant ainsi probablement encore plus la Guerre Froide.

Un bon exemple de la manière dont ces dossiers furent modifiés est le cas de Wernher von Braun. Un
rapport du 18 Septembre 1947 sur le scientifique allemand des fusées indique Le sujet est perçu
comme une menace potentielle pour la sécurité par le Gouverneur Militaire. En
Février suivant, une nouvelle évaluation de sécurité de Von Braun indique Aucune information
dérogatoire n'est disponible sur le sujet... L'opinion du Gouvernement Militaire est
qu'il ne devrait pas constituer de menace pour la sécurité des Etats-Unis.

D'après le premier rapport annuel du MJ12, l'IAC, le JIOA et le JIC examinèrent le 19 Septembre 1947
le rapport Top Secret intitulé RAPPORT AU PRESIDENT, 1947, PARTIES 1-V, MAGIC EYES
ONLY, DTG 000190947.

La commission Robertson (1952-1953)


Vers la fin de l'année 1952, le NSC demande officiellement à la CIA d'enquêter sur les ovnis et sur la
menace éventuelle qu'ils représentent. L'OSI, bureau dépendant de la CIA, crée alors l'IAC, qu'il charge
de cette mission. Les avis de ce comité sont rendus dans le rapport de la "Commission Robertson", dont
les réunions secrètes sont organisées à partir du 13 Janvier 1953. Cette commission tire son nom
(Robertson Panel) de son illustre président, le docteur Harold Robertson, physicien travaillant lui-même
pour la CIA.

Ont participé à la Commission Robertson :

• un conseil scientifique composé de :


• docteur Harold P. Robertson lui-même, physicien spécialiste des systèmes
d'armement, de l'Institut de Technologie de Californie
• docteur Samuel Goudsmit, du Laboratoire National de Brookhaven
• docteur Luis W. Alvarez, physicien spécialiste des radars, de l'Université de Californie
• docteur Thornton Page, astronome et astrophysicien, du Bureau des Opérations de
Recherche de l'Université John Hopkins
• docteur Lloyd Berkner, géophysicien, des Universités Associées
• des membres associés (scientifiques) :
• le docteur Allen Hynek, astronome, de l'Université d'Etat de l'Ohio (qui assite à une
seule de ces réunions, le 14 Janvier 1953)
• le docteur Frederick C. Durant, spécialiste des fusées et missiles guidés, de chez
Arthur D. Little, Inc.
• de personnes auditionnées :
• le général William H. Gerland, commandant général de l'ATIC de l'USAF
• le docteur H. Marshall Chadwell, directeur adjoint de l'OSI de la CIA
• Ralph L. Clark, directeur adjoint de l'OSI de la CIA
• Philip G. Strong, chef des services opérations de l'OSI de la CIA
• Steven T. Poisony, membre de la CIA et chef actif du groupe d'étude spéciales D/I de
l'USAF
• le capitaine Edward J. Ruppelt, chef de la branche des phénomènes aériens de l'ATIC
(USAF)
• Dewey Fourney Junior, alors ingénieur aéronautique de la Ethyl Corporation
• le lieutenant R. S. Rensham, spécialiste du NavPIC
• Harry Weo, spécialiste du NavPIC

La commission examine divers documents, dont le film Tremonton, dont elle confie l'analyse au
NavPIC. Ce dernier conclue à des objets lumineux non-identifiés très rapides. La commission analyse le
film pendant des heures. Puis on leur montre un film où des oiseaux de mer se reflétent dans le Soleil,
ce qui crée un effet de luminosité intense. La commission en conclut alors que les objets étaient
probablement des oiseaux.

Cette commission conclue que le phénomène ovni ne représentait aucun danger militaire ou
scientifique. Elle indique cependant que :

Le fait que l'on insiste continuellement sur ces phénomènes constitue une menace pour l'ordre
public.

ce qui l'amène par exemple à recommander la surveillance (c'est-à-dire une infiltration) d'association
ufologiques :

La Commission a eu connaissance de l'existence de groupes comme les "Enquêteurs civils sur les
soucoupes volantes" de Los Angeles et l'"Organisation pour les recherches sur les phénomènes
aériens" du Wisconsin (APRO). Nous pensons que de telles organisations doivent être surveillées
en raison de leur grande influence sur l'opinion publique si des observations se produisaient à
grande échelle. L'apparente irresponsabilité et l'utilisation possible de tels groupes dans des buts
subversifs ne doivent pas être sous-estimés.

Une fois ses conclusions rendues, la commission fut dissoute dans le mois qui avait vu sa naissance. On
en profite pour dissoudre également le NavPIC et ses conclusions, le remplaçant par le NPIC, cette fois
dépendant de la CIA.

Les documents originaux :

• Lettre de la CIA communiquant le rapport le 12 Mars 1953


• 1ère page du rapport datée du 17 Janvier 1953
• 2nde page du rapport signée par le Conseil Scientifique
• 1ère page de l'annexe A du rapport décrivant les membres de la commission
• 2nde page de l'annexe A du rapport
• Annexe B du rapport, décrivant les élements présentés à la commission
• 2nde page de l'annexe B du rapport
• Memo
• Memo 2

Références :

• [BlackVault]
• Rapport Condon (1969)
• La Commission Robertson - OVNIs : 1947-1968
• Annexe U - Rapport des réunions de la Commission de Conseil Scientifique sur les
Objets Volants Non Identifiés (Commission Robertson)

La diffusion des informations de Cooper


Traduction de "The release of Cooper's informations", du "National Security Council".

Note : Ce texte est signé de la source anonyme "Falcon", ayant contacté William Moore en 1980 pour
lui proposer de participer "à l'étude du gouvernement sur les ovnis". Falcon est connu comme étant en
fait Richard Doty, un agent de l'AFOSI qui contribua avec William Moore à la campagne de
désinformation menée contre Paul Bennewitz. Une fois de plus, je vous le livre tel quel, mais rappelez-
vous que la désinformation consiste à méler le faux au vrai.

TOP SECRET
Nom de code : Falcon

Il y a beaucoup de risques à diffuser des informations à propos des ovnis. Ce n'était pas le cas jusqu'à ce
que, récemment, aucune sécurité ne soit assurée aux personne diffusant ces informations. Peut-être ce
ne fut-il pas le cas pour Cooper parce qu'il diffusa ses informations très largement et que de nombreuses
personnes eurent l'occasion de les filtrer au moins une fois — journaux, législateurs, officiels d'état, et
nombre de personnes à des positions importantes de par le monde — sans quoi il aurait eu à en souffrir
sévérement. Mais parce que ces informations furent diffusées si largement et si rapidement, il a du être
considéré plus adéquat de le réduire au silence une fois ces informations diffusées. Le contraire n'aurait
fait que les rendre plus crédibles.

Au début de 1990, on s'activait toujours sur un débat au sein de certains cercles à propos ce que qu'il
fallait faire à propos de Cooper - s'il fallait coopérer avec lui de manière hypocrite ou s'il fallait
simplement le discréditer. Une campagne d'environ un million de dollars fut préparée afin de le
discréditer. L'argent devait être utilisé pour exposer que Cooper avait fabriqué ou collecté ses
informations à partir de diverses sources et diffusées dans un but purement financier. Cette manoeuvre
ne devait pas être effectuées au travers des médias traditionnaux, mais de magazines et bulletins sur les
ovnis, sous la forme d'articles et d'exposés, ainsi qu'au travers de groupes ufologiques, dont la plupart
sont controllés.

Des scénarios ufologiques alternatifs devaient également être diffusés, si bien que, fin 1990, beaucoup
de scénarios différents devaient circuler. Le public devait être incapable de discerner le véritable
scénario du faux.

Tant qu'un groupe réduit de personnes, dont la curiosité était excitée par les ovnis, s'intéressait aux
informations fournies par Cooper, il n'y avait pas de raison d'entreprendre d'action particulière. Mais si
ces informations étaient considérées sérieusement par des personnes crédibles, des efforts seraient
entrepris pour le discréditer.

D'énormes quantités d'informations hautement classifiées ont pu être dévoilées au travers de cette
brèche. Nous nous trouvons aujourd'hui dans une situation où des individus, au lieu d'être forcé de se
taire par peur pour leur vie, n'éprouve aucune crainte à dire ce qu'ils pensent. Trop de personnes ont vu.
Trop ont témoigné. Toutes ne peuvent rester silencieuses. Ceci est le début de fin de la confidentialité
planant sur cette affaire. Par conséquent, l'information qui suit va pouvoir être diffusée.

Les espèces classées

Le nombre actuel de types d'entités extraterrestres actuellement en contact avec la terre est de 9, 7 l'étant
de manière relativement permanente, et 5 exerçant une influence.

Contrairement à une information pouvant provenir du gouvernement, tous les occupants d'ovnis ne sont
pas des êtres amicaux représentatifs de la Confédération Spatiale Galactique.

Les Gris de Zeta Reticuli - Petits

Les Gris de Zeta Reticuli viennent de Zeta Reticulan, près de l'étoile de Barnard, qui est un système
stellaire voisin d'Orion. Ils sont très petits (entre 1 m et 1,20 m), de couleur argent-gris, et leur corps ne
comprend aucun appareil digestif ou génital. Ils sont créés à partir d'un processus de clonage génétique
de conception extraterrestre. Ils représentent une race ancienne et se reproduisent depuis des milliers
d'années. Ils n'ont qu'une capacité d'expression facile très limitée, possèdent de grands yeux, un très
petit trait pour leur bouche et pas de nez à proprement parler. Leurs yeux sont grands, noirs, et en forme
d'amande.

Leur évolution a dépassé le processus de reproduction sexuelle et ne disposent donc que d'organes
sexuels et d'appareil digestif totalement atrophiés. Il ne sont plus capables de manger ou de se livrer à
des activités sexuelles, et se rapprochent en fait de la famille des insectes.

Les Zetas sont ceux impliqués dans les mutilations de bétail. L'absorption de certaines substances
provenant de certaines parties du bétail leur permet de se stabiliser durant le processus de clonage. Ces
substances peuvent être placées sous la langue afin de fournir une alimentation et une stabilité pour une
certaine période. Cette substance provient de certaines membranes muqueuses : les lèvres, le nez, les
organes génitaux, le rectum, ainsi que quelques autres organes. Ces substances glandulaires leur servent
de substances nutritives et remplacent l'activité consistant à manger.

Mais déposer de telles substances sous leur langue n'est pas pour eux la seule manière de se nourrir.
Peut-être avez-vous noté que les mutilations de bétail aboutissent généralement à une absence totale de
sang dans le corps de la bête. Les Zetas possèdent dans leurs bases des containers et des cuves dans
lesquelles des organes animaux ou humains flottent au sein d'un liquide pourpre afin de garder ceux-ci
en suspension. Les Zetas nagent dans cette mixture et en absorbent les éléments nutritifs au travers de
leur peau. Ils utilisent le péroxide d'hydrogène dans les processus d'absorption et d'élimination. Le
péroxide d'hydrogène permet également au liquide et aux organes qu'il contient d'éviter de pourrir.

Ils ne disposent d'aucun appareil digestif et éliminent par leur peau. Ils ont besoin pour cela de faire
passer la substance au travers d'une partie de leur corps, de la même manière que les plantes éliminent
au travers de leur peau ou de leur enveloppe extérieure. Ils utilisent toujours le péroxide d'hydrogène
pour aider à cette élimination.

Les Zetas ont également été désignés comme étant les Petits Hommes Verts parce qu'ils tendent à
prendre une teinte verte lorsqu'ils n'ont pas reçu assez de nourriture. Lorsqu'ils sont dans cet état, ils
deviennent très dangereux.

Le clonage de ces extraterrestres peut être réalisé relativement rapidement, par la reproduction de
répliques synthétiques. Ils disposent d'une technologie dépassant de loin celle des humains ayant
débouché sur les accords avec le gouvernement des Etats-Unis spécifiant que des échanges de ces
techniques pourraient être effectués.
Les Gris de Zeta Reticuli ne sont pas maître de leur propre destin. Il sont, plutôt, serviteurs d'une race
reptilienne de leur planète d'origine. Les Zetas cherchent, mais en ont également peur, à se libérer du
joug de leurs maîtres. Ils semblent désireux de travailler avec les humains dans le but de maintenir la
liberté dont ils disposent sur Terre, liberté dont ils n'avaient jamais fait l'expérience auparavant. Il
espèrent, dans cet objectif, devenir maîtres de la Terre, ou du moins exercer un contrôle suffisant leur
permettant de ne plus subir d'esclavage de la part d'autres espèces.

Les Zetas ont deux classes sociales, l'une étant de véritables rapaces, et l'autre étant plus douce. Les
Zetas les plus doux sont plus rafinés et plus capables d'entretenir des rapports "commerciaux" avec les
humains, tandis que les autres sont plus abrupts, carrés et crûs dans leurs directives. Les Zetas désirent
l'aide des humains dans la perspective d'une confrontation future avec leurs maîtres reptiliens attendus
pour bientôt, dans les 20 années à venir. Ceci se réfère à un astéroïde en direction de la terre, abritant
approximativement 30 millions d'extraterrestres reptiles. Ce dernier à cependant détourné
temporairement son chemin vers la constellation de Draco.

Les Gris de Bellatrax - Très Petits

Le petit Gris, qui est plus petit que celui de Zeta Reticuli, vient d'un système stellaire proche de la
constellation d'Orion, appellé Bellatrax. Ils sont plus petits, comme le sont les nains (environ 45 cm). Ils
sont plus indirects, mais tout aussi dangereux envers les humains que peuvent l'être les Zetas.

Les Gris de Bellatrax et de Zeta Reticuli ont pour la même race pour origine génétique, et se
ressemblent beaucoup mis à part leur taille.

Les Gris d'Orion - Grands

L'autre type de Gris est le Gris grand, à gros nez. Ils possèdent de gros nez et mesurent entre 2,10 m et
2,50 m. Ils sont basés dans les îles Aleutian et ont récemment été aperçus dans un parc de l'Est de la
Russie. Ces créatures sont hostiles, bien que moins vicieuses envers les humains. Ils tentent d'exercer
leur influence par le biais de contrôles politiques. Ils disposent de certains pouvoirs et technologies leur
permettant d'effectuer des actions paraissant miraculeuses.

Dans l'incident Russe, une femme dont la jambe était malformée fut enlevée par les Gris d'Orion puis
fut relâchée des milliers de kilomètres plus loin. Sa jambe était redevenue normale, mais les
extraterrestres n'avaient pas soigné cette jambe. Ils avaient transplanté une nouvelle jambe sur son
corps.

Les Gris d'Orion donnent l'impression d'être bienveillant envers les humains, mais sont experts en
manipulation génétique. Ils utilisent les humains comme nous utiliserions des cobayes afin de conduire
diverses expériences. Ils ont fait pousser bras et jambes ainsi que d'autres parties du corps au sein d'une
matrice informe faite de chair humaine. Une jambe peut pousser depuis un torse, et des mains depuis le
milieu du ventre. Tout cela est effectué en injectant certains génomes dans la chair et en y appliquant
certaines charges électromagnétiques. Ils peuvent de cette manière faire pousser diverses parties du
corps humain afin de venir en aide à des humains malformés ou handicapés - ou dans le but de cultiver
leur propre nourriture. Ils sont intéressés par le contrôle des masses sur la terre via certains accords
négociés avec les personnes au pouvoir.

Tous les Gris

Les Gris influencent tous actuellement, à leur degré, l'histoire de l'humanité. La nature des Gris,
spécialement ceux de Zeta Reticuli et les très petits, n'inclut pas de sentiments émotionnels profonds ou
de compassion. Ils sont très calculateurs, réfléchissent froidement et considèrent les humains comme
inférieurs, comme un fermier considérerait ses vaches. Il ne comprennent les passions et la compassion
des humains qu'au degré à laquelle ils les observent, mais ils n'ont pas de sentiments.
Ces extraterrestres sont d'un niveau humain comparable à celui des cannibales. Ils considèrent les êtres
humains comme une espèce inférieure, et sont carnivores. Les Gris de Zeta Reticuli se nourrissent des
sécrétions glandulaires des humains et sont tout à fait capable de tuer ou d'enlever des humains pour les
obtenir.

La manipulation génétique est l'une des solutions imaginée par les extraterrestres pour l'évolution de
leur race en voie de disparition. D'une certaine manière, les humains sont les sauveurs des âmes des
extraterrestres. Ceci est au moins une façon pour les humains d'avoir une influence sur eux.

Ce n'est pas la première fois qu'une civilisation tente d'absorber un ennemi plutôt que de le combattre.
Alors que l'ennemi envahisseur pense prendre possession, il est en fait absorbé. Les Tartares envahirent
la Russie et furent absorbés dans la société Russe en une centaine d'années.

Les Pleiadiens

Parmi les cinq, ceux venant des Pléiades sont des entités éloignées du genre humain. Ils sont connus
pour être et sont la race mère responsable de la création génétique du genre humain. Il ont un
développement spirituel supérieur à la plupart des gens sur terre aujourd'hui. Ils ont un lien de parenté
avec les humains, et sont à peu près les seuls extraterrestres envers qui les humains puissent avoir
confiance. Ils sont blonds et ont une belle peau. Ils font partie de la Confédération Spatiale
Intergalactique. Ceci ne signifie pas que l'on puisse et doive faire confiance à toutes les entités à
l'apparence humaine provenant d'un vaisseau spatial, parce divers humains de notre planète travaillent
pour les Gris de Zeta Reticuli.

Certains des Pléiades sont d'ailleurs subordonnés aux Gris, ayant été enlevés enfants ou étant
descendants de ceux-ci. Ils sont été dressés et entraînés par les Gris à être des serviteurs. Les humains
des Pléiades ont eu divers contacts avec la terre, mais ont récemment suspendu leurs visites à notre
planète.

La raison fournie au gouvernement était qu'une loi de l'espace établissait que la destinée d'un peuple ne
devrait subir aucune interférence à moins qu'elle ne soit menacée ou ne menace d'autres dans la galaxie.
Ces entités indiquèrent qu'elle pourrait décider d'interférer si la menace d'une guerre nucléaire devenait
trop importante, mais seulement dans le sens d'une réduction de cette menace. Ceci pourrait également
créer un conflit entre les Pléiadiens et les Gris de Zeta, pour qui une guerre nucléaire limitée ne serait
pas une mauvaise chose.

Les humains ayant passé un accord et signé un pacte avec les Gris de Zeta en dépit des avertissements
des Pléiadiens, une politique de "laisser faire" est aujourd'hui en vigueur. Les Pléiadiens considèrent que
les humains ont fait leur lit et qu'ils leur faut maintenant coucher dedans. Les humains ne seront pas si
simplement sauvés des conséquences d'événements programmés et libérés de maîtres avec qui ont
choisi de travailler.

Draco Mothmen

Il existe dans la constellation de Draco une autre race d'entités ayant visité la Terre. Ils mesurent 2,50 m,
et sont des extraterrestres noirs, nocturnes, apparaissant autour des cimetières et des parcs. Ils ont des
yeux rouges brillant dans l'obscurité et des ailes pour voler. Nous leur avons donné le nom de mothmen.
Ils sont également la source d'anciennes légendes relatives aux gargouilles et aux Valkyries. Certaines
caractéristiques des vampires ont même été inspirées des caractéristiques de ces créatures - la capacité
de voler et les habits nocturnes.

Les Mothmen n'ont actuellement aucune autre influence sur terre que d'être la cause de paniques et
l'objet de curiosité. Ils sont plus la plupart cachés sous terre et ne souhaitent pas attirer l'attention.
Deros/Teros

Il existent également des civilisation souterraines d'êtres non humains, désignés comme Deros et Teros.
Les Teros sont les plus amicaux et aident à empêcher les Deros, plus fous, d'acquérir un pouvoir
excessif. Ils vivent sous terre dans des tunnels, des cités, et parfois sous la mer. La plupart des légendes
anciennes sur les leprechauns et les trolls se réfèrent à ces non-humains originaire de l'intérieur de la
terre. Les Deros sont en compétition avec les Gris, mais ont des caractéristiques similaires et on ne peut
leur faire confiance.

L'implication du gouvernement

La gestion de crise est un terme utilisé par le gouvernement pour décrire le scénario mettant en scène un
scénario ou une situation de crise est créée et où l'on présente des solution au public, généralement trois,
que le public n'aurait pas accepté avant l'arrivée de la crise. Ces solutions intègrent toujours la mise en
place de sécurités, signifiant nécessairement la perte de certaines libertés. Lorsque la situation atteint le
niveau de crise, il semble apparaître qu'il n'y ait aucune autre alternative. Il semble que la crise vienne
juste de survenir alors qu'elle a été soigneusement préparée.

La gestion de crise est une façon de créer la maladie pour laquelle la pilule a déjà été inventée. En
créant un problème dans le seul but de fournir un remède qui n'aurait pas été acceptable sans le
problème en question, le gouvernement est capable de manipuler le public, semblant ainsi avoir une
attitude bienveillante en s'occupant du sort du public, alors qu'en fait, il le dirige le long d'un chemin
tracé depuis longtemps.

La crise de la drogue actuelle en est un exemple, bien qu'il y ait une liaison avec le financement de
bases extraterrestres, en faisant ainsi un scénario très spécial.

La Grande Manipulation Cosmique


Traduction du document The Cosmic Grand Deception.
26 mars 1995.
auteur(s) inconnu(s).

L'intérêt principal de ce texte volumineux réside dans l'énumération détaillée et quasi-exhaustive des
affaires les plus proéminentes à l'époque de sa rédaction. On peut cependant regretter que la théorie,
contestable, soutenue tout au long de celui-ci (la caractéristique reptilienne de la quasi-totalité des
extraterrestres) soit continuellement émaillée et soutenue par une obsédante interprétation religieuse,
martelée à la limite de l'endoctrinement, et nuisant en fait grandement à la crédibilité de son ou de ses
auteurs.

Mi-mai 1992, des millions de personnes dans tout le pays virent l'émission de CBS intitulée
"INTRUDERS", prétendant être la dramatisation véritable d'une interaction documentée des
extraterrestres avec la race humaine. Une interaction qui inclua diverses "expériences" conduites par
cette race extraterrestre sur le peuple d'amérique et, en fait, du monde entier. Mais qu'arrive-t-il donc à
ces milliers de gens, dont certains furent décrits dans la présentation de CBS, qui pourrait convaincre les
producteurs de CBS de produire une telle présentation respectable de faits supposés à propos d'un sujet
qui fut dans le passé l'objet de suspicion et de ridicule ? Nous tenterons dans ces documents de mettre
en évidence chacun de ses aspects et des phénomènes associés, et simplement ce que ces événements
signifient pour tout homme, femme, et enfant sur cette planète...

Depuis le commencement des temps existe un "Conflit Cosmique" ayant, durant le millénaire, abouti à
la destruction de nombreuses âmes. L'homme s'est pour la plupart amené lui-même à devenir la victime
de cet ennemi physique et tangible, bien que non visible et inimagiblement malveillant, en tournant le
dos à son Créateur, seul capable de représenter une telle menace et d'offrir de quoi y parer.
Nombre de "phénomènes inexpliqués" sont apparus ces derniers jours, déconcertant les plus brillants
esprits de cette planète. Beaucoup de ces "phénomènes" sont la manifestation externe de cette
conspiration cosmique orchestrée par une influence extraterrestre plus trompeuse, insaisissable, rusée,
diabolique et insidieuse que nous ne pourrions jamais l'être; ceci étant, en dehors de toute Intevention
Divine. De tels phénomènes sont nombreux. Il s'agit, pour en nommer quelques-uns, de phénomènes
connus sous le nom de mutilations de bétail, cercles de cultures (crop circles), les Triangles du Diable et
des Bermudes, manifestations Poltergeist, diparitions et téléportations étranges, combustion spontanée,
pluies d'objets depuis le ciel, diverses manifestations occultes et "voix provenant de nulle part",
conspirations, artefacts inexpliqués ou phénomènes paraspéleologiques. La liste pourrait encore
s'allonger.

Le plus remarquables de ces "phénomènes" cependant reste celui le plus souvent désigné sous le nom de
"mystère des OVNI". On doit pour ce phénomène exclure la possibilité de toute hallucination de masse
ou de canular, l'ensemble du "mystère" étant concerné, et des milliers de milliers de gens, dont
beaucoup ayant une position sociale importante, ayant rapporté l'observation de ces objets non identifiés
et même des leurs "occupants" en de multiples occasions. La question posée n'est donc pas de savoir si
le phénomène existe ou non, mais ce que se cache derrière. John Keel, un vétéran des chercheurs sur les
ovnis ayant enquêté sur des milliers de rapports d'observation d'ovnis depuis son implication dans la
Communauté des Renseignements américains il y a plusieurs années, et ayant entrepris de stocker de
nombreux cas ovnis sur ordinateur afin de rechercher d'éventuelles répétitions ou parties similaires entre
différents rapports, fit la déclaration suivante dans son livre "Opération Cheval de Troie" (pp. 206-207) :

...Vous pouvez alors comprendre pourquoi tant de gens furent plongés dans la confusion pendant
si longtemps. Le mystère tout entier est conçu dans le but de nous garder confus et sceptiques...
Nos cieux ont été remplis de "Chevaux de Troie" tout au long de l'histoire, et, comme le Cheval de
Troie d'origine, ils semblent dissimuler quelque intention hostile... Divers faits sont aujourd'hui
établis : les objets ont toujours choisi d'opérer de manière clandestine, choisissant furtivement les
heures sombres pour mener leurs activités énigmatiques dans des zones faiblement peuplées, où
la possibilité d'être repérée est minime... En d'autres termes, les soucoupes volantes ne sont pas
du tout ce que nous espérions qu'elles soient, et font partie d'autre chose. J'appelle cet "autre
chose" l'Opération Cheval de Troie... l'Opération Cheval de Troie est à peu de choses près le même
vieux jeu, remis au goût du jour. Les émissaires du Diable d'antan sont aujourd'hui les "hommes
en noir" (men in black)... Les démons, diables et faux anges furent reconnus comme menteurs et
pillards par le premier homme (tentant de s'en débarrasser) en l'accablant de désastres, guerres,
et sécherresses. Des preuves historiques et modernes de tout cela existent.

Durant les derniers siècles, et particulièrement depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le nombre
d'observations des objets décrits par Keel subit un dramatique accroissement. Ces "signes dans les
cieux" causèrent une consternation et une confusion considérables au personnes qui les observèrent.
L'un des points de confusion majeurs réside dans le débat consistant à savoir si ces objets et leurs
occupants sont physiques et solides ou de nature paraphysiques et spirituelle. Le problème est que bien
des cas impliquent des aspects tendant en faveur d'une thèse mais aussi de l'autre. En d'autres termes,
des aspects physiques comme paraphysiques sont trouvés dans nombre de rencontres ayant put être
faites, et, parce que peu de gens peuvent accepter la possibilité que ces 2 aspects puissent être vrais
(allant d'un extrême à l'autre - physique ou non-physique), la confusion continue. Nous présenterons
cependant dans ce rapport la possibilité de l'existence d'une "race" de créatures non-humaines, bien que
physiques, mais étant "possédées" par des pouvoirs supernaturels d'origine infernale.

Ce qui suit n'est pas la répétition de quelque théorie ou supposition commune concernant l'origine des
ovnis et la nature de leurs occupants; c'est-à-dire l'idée que ces appareils proviennent d'étoiles éloignées
dans d'autres galaxies que la nôtre et qu'ils soient tous dirigés par des être "hautement évolués" comme
l'homme.

Notre ferme opinion, basée sur des années de recherche sur ce sujet nébuleux, est que ces deux
déclarations (l'origine extra-planétaire et la nature évoluée de tous les extra-terrestres) sont en fait des
écrans de fumée intentionnellement créés dans le but de dissimuler les véritables nature et origine de la
majorité des "entités" ovni. Nous devrions noter ici que bien que la majorité des rencontres d'ovni
implique des créatures à l'apparence humanoïde bien que non-humaine, il existe néanmoins divers cas
où de véritables êtres humains en chair et en os furent rencontrés. Des conflits apparents entre ces
occupants humains et les autres (non-humains) furent notés dans certains cas. Il apparait, sur la base de
nombreuses indications, qu'au cours des trois ou quatres derniers millénaires certains groupes d'humains
arrivèrent d'une manière ou d'une autre à acquérir diverses formes de sciences et technologies non
conventionnelles leur permettant d'éventuellement créer de tels appareils; et que ceux-ci laissèrent vivre
le "flux principal" de la civilisation après avoir formé ses fraternités ou sociétés scientifiques composées
des plus grands esprits que ces anciennes sociétés avaient à offrir, et ce dans le seul but de pouvoir
conserver cachées leurs connaissances et recherches avancées en des lieux isolés de la terre, comme au
sein d'éventuels autres corps planétaires. Cette conclusion se base sur de nombreux ancients récits
tendant à confirmer cette hypothèse particulière.

Les occupants "humains" de divers appareils discoïdaux doivent sans doute également comprendre les
pilotes d'appareils aériens top-secrets construits par divers gouvernements, à propos desquels le citoyen
lambda n'est généralement pas averti. Il existe des preuves de l'existence de tels appareils - mais nous ne
nous occuperons pas de cet aspect avant la parution d'autres "documents", préférant nous concentrer au
point où nous en sommes sur les occupants non-humains souvent décrits et qui, comme nous l'avons dit,
représentent apparemment un large pourcentage ou peut-être même la majorité des entités décrites par
les témoins. Il s'agits de ceux que l'on appelle les "gris", décrits dans le film Communion (décrivant les
"entités" d'une manière relativement non représentative), dans la mini-série télé Intruders, et ailleurs
encore.

Nous relaterons dans ce rapport divers faits étayant, d'après nous, les deux hypothèses de base suivantes
concernant l'origine et la nature de la majorité des ovnis et de leurs occupants non-humains :

1. La majorité des ovnis sont pilotés par des êtres de forme humanoïde, bien que
définitivement non-humains. "Ils" sont souvent référencés comme les "gris", mesurant
généralement entre 1,10 m et 1,40 m de haut, possédant une peau et des caractéristiques
reptiliennes, et extrêmement intelligents bien qu'inimagiblement diaboliques et dangereux,
nature cachée derrière une facade de fausse "bienveillance". Créatures s'étant nourries des
âmes des hommes à travers les âges et ayant influencé l'histoire humaine d'une manière
extrêmement destructive tout en restant dans le même temps en dehors des possibilités de
détection de l'homme, et représentant la menace la plus extrême ayant jamais plané sur
l'humanité - une menace amplifiée par le côté extrêmement insaisissable et "caméléon" de
leur nature.
2. La demeure originelle vieille de plusieurs siècles de ces créatures se trouve à des kilomètres
sous la surface de cette planète au sein d'un réseau global de cavernes hydrothermales et
géothermales et de tunnels d'origine antédiluvienne et postdiluvienne; des chambres
caverneuses de tailles diverses allant de petites à énormes et existant depuis le coeur de la
croûte terrestre jusqu'à la surface. Cet ancien domaine n'est rien moins qu'un "monde" à lui
seul ayant été caché à ceux de la surface par le biais d'influences occultes
intentionnellement projetées vers ceux qui auraient autrement découvert la vérité à propos
de ces régions infernales. Ces régions souterraines sont devenues le lieu d'habitation des
entités humaines et reptiliennes ayant été mutuellement en conflit durant des siècles.
Nombre de ces régions souterraines sont utilisées par ces pouvoirs de l'ombre draconiens
comme centres opérationnels durant leur guerre ancestrale contre le Créateur et les âmes
humaines.

Ces deux hypothèses, admises, peuvent sonner comme incroyable aux oreilles de ceux qui n'y sont pas
familiers. Cependant, d'un certain point de vue, la chose la plus incroyable de toutes n'est pas que ces
"visiteurs" existent, mais plutôt le fait que l'homme soit resté si insoucieux de ce qui prenait réellement
place dans l'univers et ait en fait perdu tout contact avec la réalité. Pour ceux qui douterait de l'existence
d'une telle race "extra-terrestre" de créatures intelligentes bien que non-humaines, que cela soit pour des
raisons religieuses ou séculaires, nous leur demanderons de considérer ce qui suit :

En 1967, l'ufologue Brad Steiger écrivit avec Joan Whritenour un livre intitulé : Les Soucoupes Volantes
sont hostiles. Au regard des intentions de nombreux des occupants derrière ce phénomène, Steiger et
Whritenour indiquent :
Certains adeptes des soucoupes, qui attendent une fraternité spatiale avec des galettes dans le
ciel, continuent de livrer des sermons sur le thème de soucoupes arrivant pour apporter quelque
redemption stellaire à un monde à la dérive. Les ministres auto-désignés prèchant cette
extraordinaire flambeau d'évangélisme ignorent cependant le fait que toutes ces "soucoupes" ne
peuvent être considérées comme amicales. Beaucoup d'entre elles donnent la preuve d'actions
hostiles. Il existe une multitude de preuves appuyées sur des documents démontrant que des
ovnis sont responsables de meurtres, assauts, brûlures par focalisation directe de rayons, maladies
dues à des radiations, kidnappings, poursuites d'automobiles, attaques de foyers, interruption de
source d'énergie, paralysie, crémations mystérieuses, et de destruction d'appareils aériens. Des
douzaines de témoins visuels réputés déclarent vu des extra-terrestres chargeant dans leurs
véhicules spatiaux des spécimens de la terre tels que animaux, terre et roches, eau, et des
humains en train de se débattre.

Steiger (qui écrivit divers autres livres sur le sujet) pensait également que les entités les plus rencontrées
n'était pas seulement hostile, comme indiqué dans la citation précédente, mais aussi non-humaine et en
fait de nature reptilienne ou saurienne. En relation avec cela, Steiger fit récemment l'indication suivante
dans son film populaire La Vérité sur les OVNI. Steiger changea, d'une certaine manière, son "ton" à
propos de la nature de ces être reptiliens - supposant alors qu'ils n'étaient pas aussi diaboliques qu'il
avait bien voulu les décrire quelques années auparavant. Les faits, cependant, ne supportent pas cette
conclusion, et la seule explication que l'on puisse proposer face à ce changement d'attitude pourrait être
le fait (mentionné par un certain nombre de sources) que ces créatures avaient la capacité de manipuler
à distance les pensées, les émotions et les esprits des humains par le biais de moyens technologiques ou
supernaturels occultes, et qu'ils n'hésiteraient sans doute pas à utiliser ce pouvoir pour désensibiliser
l'humanité par rapport à leur véritable nature. Il est certain que si leur véritable nature était largement
connue leurs opérations, voire leur existence-même seraient menacées. Certains pensent également que
les nombreux films, programmes animés, etc., mettant en scène des êtres "extra-terrestres" selon une
mode de "bienveillance" — désensibilisent en fait le jeune peuple américain par rapport à leur hostilité
naturelle envers ces anciens, bien qu'insaissisables, ennemis du genre humain. Steiger, qui est considéré
comme l'un des tous premiers écrivains sur les ovnis et les sujets qui y sont liés, déclara ceci :

A la fin des années 60, je présentais mon hypothèse selon laquelle la raison pour laquelle les
occupants d'ovnis étaient le plus souvent décrits comme ressemblant à des humanoïdes reptiliens
ou amphibiens pouvait être parce c'était exactement ce qu'ils étaient en réalité, les membres
évolués d'espèces serpentines ou semi-aquatiques. Une théorie provocante est que les dinosaures
n'aient pas réellement disparu, qu'ils aient "évolué" vers une créature humanoïde ayant en fin de
compte [ran it's course] ou fut détruite dans un cataclysme du type de l'Atlantide (c'est-à-dire comme
le Grand Déluge — Bien que Steiger et d'autres puissent maintenir une hypothèse "évolutionniste",
ce n'est pas nécessairement le cas, particulièrement si la seconde Loi de la Thermodynamique et
les lois de l'entropie sont revues à la baisse. Au lieu "d'évoluer" depuis une forme beaucoup moins
complexe, il est en fait beaucoup plus probable que la race serpent ait muté via l'atrophie, la
sélection naturelle, l'adaptation environnementale, etc., vers ses diverses branches connues et
inconnues, depuis de simples espèces complexes ayant à l'origine vécu sur la terre en des temps
reculés - Branton).

...Je développai cette hypothèse de manière considérable," continue Steiger, "...et fut ravis
d'apprendre que Dale Russell et Ron Seguen du "Musée National des Sciences Naturelles" de
l'Ottawa, au Canada, avait confectionné un modèle de dinosaure humanoïde en utilisant le
Stenonychosaurus et Equallus comme source d'inspiration. D'après Russel, le Stenonychosaurus
possèdait un cerveau relativement gros et des yeux dont les champs visuels se recouvraient. Le
dinosaure de 40 kg marchait sur ses deux jambes, et il semble qu'il possédait un pouce opposable
sur sa main à trois griffes. Le résultat d'une telle spéculation scientifique fut une étonnante
créature semblable à l'homme que Russell désignait comme "Dinosauroïde". La créature fait dans
les 1,40 m et possède une large tête faisant penser à un dôme, une peau verte, et des yeux
reptiliens jaunes. Il devait probablement posséder des oreilles, admit Russel, mais cela lui aurait
donné un air trop humain. Tel qu'il est, le dinosaure exposé au "Musée National des Sciences
Naturelles" du Canada correspond presque exactement aux descriptions des occupants d'ovnis
fournies par des milliers d'hommes et de femmes de la planète entière ayant témoigné de
rencontres rapprochées...

Steiger ajoute, dans son livre Les Ovnis Kidnappeurs, pp. 5-6 :
Dans la majorité des cas de rencontre avec des extra-terrestres, ceux-ci sont décrits comme
mesurant dans les 1,50 m et vêtus d'un vêtement d'une seule pièce, des combinaisons extrêment
bien ajustées. Leur peau était grise, ou d'un vert grisâtre, et ils ne possédaient ni cheveux, ni
aucune pilosité. Leurs visages étaient dominés par de grands yeux, très souvent à l'image de ceux
des serpents, aux pupilles en fente. Ils n'avaient pas de lèvres visibles, tout juste un simple trait
pour bouche. Ils n'étaient que rarement décrits comme possédant un nez, ou une simple petite
bosse en tout et pour tout; mais les témoins ne distinguent généralement que des narines,
presque rentrées dans leur visage lisse. Quelques voyants mentionnent parfois des oreilles
pointues mais notent la plupart du temps l'absence de toutes oreilles notables sur la tête grande et
ronde. Enfin, des témoins décrivirent à maintes reprises l'insigne d'un serpent volant sur l'épaule
de leur combinaison, un badge, un médaillon, ou un casque.

Le Journal de la Recherche Aérienne du Nevada annuel confirma en été 1989 les déclarations de
Steiger en réimprimant un article UPI publié dans un journal de Berkley, en Californie. L'article
indiquait :

Dale Rusell, conservateur de vertébrés fossilisés aux Musées Nationaux du Canada, à Ottawa,
développa une théorie selon laquelle des formes de vie intelligentes auraient pu se développer sur
la base des grands reptiles qui sillonnèrent la terre (il y a très longtemps).

Russel appelle cette créature imaginaire "Dinosauroïde", créature qui pourrait ressembler à un
reptile sans poils à la peau verte, au crâne bombé, avec des yeux de chat lumineux et des mains à
trois doigts...

Les amphibiens évoluèrent vers des espèces humanoïdes qui finirent par développer une culture
qui tomba en décadence ou fut détruite dans un cataclysme tel que celui de l'Atlantide - juste
après qu'ils aient commencé a explorer les frontières extra-terrestres. Certains occupants d'ovnis,
alors, pourraient être les descendants des survivants de cette culture amphibienne revenant de
leur colonie de l'espace pour examiner les espèces dominantes actuelles de leur planète d'origine.

Il s'agit d'une des possibilités évoquées dans cet article. D'après certaines sources, le "serpent aîlé" porté
en emblème sur les uniformes extra-terrestres représente une autre mutation réptilienne, plus proche du
sommet de la hierarchie extra-terrestre ou reptilienne, entités ayant été référencées comme les
ptérodactyles, les mothmens, ou les dragons aîlés. Ces derniers furent supposément observés en de rares
occasions et furent le sujet d'un ouvrage entier de l'ufologue John A. Keel.

Une confirmation supplémentaire vient du documentaire en 4 parties "DINOSAURE", de Walter


Cronkite. Ce documentaire décrit également la possibilité que certains groupes de sauriens anciens se
soient développé ou aient muté vers une race de sauriens humanoïdes. David Norman indiqua, dans une
critique de la série :

Les séries se terminent en une fanfare inhabituelle. En 1982, le Dr. Dale Russel du Musée Royal du
Canada, à Ottawa, se livra à une expérience à moitié sérieuse. Il décrivit un petit dinosaure agile,
extrêmement prédateur, du Crétacé Supérieur : le Sténonychosaurus, qui possédait un grand
cerveau unusuel, de grands yeux stéréoscopiques, et aux mains préhensiles. Il spécula sur ce qui
aurait pu arriver a de tels dinosaures n'avaient pas disparu. Sa réponse fut le "Dinosauroïde", un
dinosaure à trois griffes, trois orteils, au cerveau proéminent, se tenant droit, et sans queue.

Norman décrivit également la caractéristique presque humaine de la main d'une branche particulière de
sauriens, l'Ignanodon :

...Le cinquième doigt flexible bouge un peu de la même façon que le pouce humain pour attraper
des objets, tandis que les trois doigts du milieu sont capable d'une légère flexion. Le grand pouce
en pointe de l'Ignanodon doit s'être révélé une arme dévastatrice. La pointe acérée, couplée à la
force du membre supérieur, aurait pu perforer la peau la plus dure.

Il est possible qu'une "race" si intelligente bien que (d'après de nombreux éléments) extrêmement
insidieuse et prédatrice existe en fait, et qu'elle n'ait alors pas "muté" depuis sa forme originelle si
éloignée comme cela a été "dépeint" - bien que de manière plus obscure - dans le 3ème chapitre de la
Génèse. Si l'on choisi de croire les milliers de témoins ayant rapporté l'observation de telles créatures
lors de rencontres avec des ovnis (ce qui devrait être le résultat, soit d'un canular organisé, soit d'une
hallucination collective, soit de l'observation de véritables individus - la dernières de ces possibilités
semblant tout de même la plus probable), on est alors en droit de se poser la question : "D'où viennent-
elles ?". Si elles trouvent leur origine sur la terre, comme Brad Steiger le suggère, s'agit-il de créatures
infernales ? Une meilleure question consisterait à se demander "Il y a-t-il des créatures infernales dans
la terre ?". Bien que la "race serpent" ait largement réussi à échapper à l'attention de la plupart des
humains de cette planète durant tous ces siècles, il existe néanmoins de nombreuses indications
suggérant l'existence d'une connection souterraine, non seulement avec le phénomène ovni, mais aussi
avec beaucoup des créatures cachées derrière celui-ci, dont en particulier des créatures reptilienne telles
que celles décrites par Steiger.

Croyez-le ou non, il existe en fait de nombreux récits très bien documentés relatant la rencontre
d'"entités" extraterrestres, non-humaines au sein de cavités souterraines dans le monde entier. Le
Christianisme traditionnel a plus ou moins associé les profondeurs de la terre à "Hades" ou aux
"démons". Loin de nous l'idée de nier ce dernier point, mais c'est un exposé plus elaboré de ce concept
que nous proposons d'offrir ici.

L'incident de Malte

L'affaire de l'Afrique du Sud

On peut remarquer que la majorité des occupants non-humains signalés dans le contexte de ces
appareils aériens sont décrits comme étant de nature reptilienne ou saurienne, particulièrement à la
lumière de prophécies telles que celle décrite dans le chapitre 12 de Révélation, comme suit :

...Et il y eut la guerre au ciel : Michael se battit contre le dragon; et le dragon se battit et ses
anges... et le grand dragon fut chassé, cet ancien serpent, nommé le Diable, et Satan, qui déçu le
monde entier...

L'un des "phénomènes" que nous avons mentionnés précédemment eut lieu en différentes parties du
monde, mais plus particulièrement le long de la côte continentale des Etats-Unis. Depuis la fin des
années 1960, d'étranges mutilations animales (particulièrement de bétail) connûrent un accroissement
particulier. De nombreux récits déclarent que ces mutilations furent pratiquées avec une précision
chirurgicale semblable au laser mettant en scène des coupûres si précises (jusqu'à la séparation des
molécules elles-mêmes) qu'elle n'ont pu être pratiquées à l'aide de la technologie conventionnelle
actuelle. Yeux, colons, organes reproducteurs, etc., sont très souvent décrits comme ayant été extraits
d'une manière pouvant faire penser à une action de recherche menée en une grande variété d'endroits.
Le sang est presque toujours décrit comme ayant été ponctionné sans provoquer pour autant de
dégonflement des veines (également impossible à l'aide de la technologie conventionnelle actuelle).
Aucune traces ou marques sur le sol n'ont dans la plupart des cas été découvertes, ce qui est un autre
mystère que les enquêteurs n'ont pour une large part pas pu expliquer; mais dans les rares cas où des
marques furent signalées, ce sont d'étranges marques de "tripode" et de "cercles concentriques" dans le
sol que les enquêteurs rapportent invariablement, et rien d'autre. Un autre phénomène étrange résidant
autour de ces mutilations réside dans le fait que les oiseaux et autres animaux prédateurs ayant dévoré
les carcasses des animaux mutilés aient souvent été trouvés morts tout à côté. Il est même rapporté que
les vers refusent de toucher à de telles carcasses. Encore une fois, la raison en est inconnue. Mais qui ou
quoi mutile-donc alors ces animaux ? Dans le No. 4, Vol. 5 du Magazine "UFO" de 1990 (pp. 16-17),
Linda Moulton Howe, dans son article "La moisson continue : du nouveau sur les mutilations animales"
émit certaines observations tout à fait remarquables à propos des auteurs de mutilations eux-mêmes.

Elle écrivit :

'Les découpes sans traces de sang — voilà ce qui ennuie les gens', écrivit l'officier Greg Athay dans
son rapport sur une mutilation, 'Il n'y eut aucun signe visible de la cause de la mort. Il apparait
que seuls les tissus doux (nez, lèvres et langue) furent absents de la tête et quatre tétines de la
mamelle. Une fois encore, aucune trace de sang ne fut trouvée sur la fourrure ni sur le sol.'

Howe décrivit un autre incident ayant eu lieu dans cette région durant la même période. Cette série de
mutilations toucha la plupart du bétail, dont plus de la moitié étaient de jeunes veaux :

...un des veaux mutilés, trouvé le 24 Décembre (1989), au Nord de Downey, dans l'Idaho, fut
trouvé étendu sur le dos avec les narines, le rectum et les organes génitaux découpés dans la
panse blanche du jeune boeuf. Aucune trace de sang ne fut trouvée nulle part. Le veau fut
transporté à l'Hopital Animal de Hawthorne pour être autopsié par le Dr. Chris Oats, D.V.M.. Le Dr.
Oats examina tous les organes vitaux et fut incapable de déterminer la cause de la mort. Durant
l'autopsie, une fine découpe fut trouvée sur le côté droit de la poitrine, et le Dr. Oats découvrit
également qu'une artère principale avait été rompue sous la blessure de la poitrine.

Elle fut surprise de constater que 'le veau avait perdu une grande quantité de sang, mais (elle) ne
put comprendre où ce sang avait bien pu aller.' Il n'y avait de sang, ni sur le veau, ni sur le sol. Le
Dr. Oats détermina également que le veau n'avait pas été traîné par le cou ou attaché par les
pieds.

Linda Howe confirma également le fait que d'étranges disques aériens avaient souvent été signalés dans
le cadre de ces mutilations :

...Il y eu, tout au long de l'histoire des mutilations animales, depuis 1967, de nombreux témoins
visuels de grands disques luminescents ou d'"hélicoptères silencieux" évoluant au-dessus des
pâturages où des animaux morts furent retrouvés par la suite. Un rancher de Waco, au Texas,
déclara avoir rencontré deux 'créatures' d'1,20 m, de couleur vert clair possèdant de grand yeux
noirs inclinés, transportant un veau qui fut plus tard retrouvé mort et mutilé. En 1983, un couple
du Missouri observa aux jumelles deux petits êtres en combinaison argentée moulante travaillant
sur une vache dans un pâturage voisin. Les têtes des extra-terrestres étaient grandes et de
couleur blanche. A côté, un grand 'homme lézard' à la peau verte attendait, brillant de ses yeux
fendus de pupiles verticales comme les crocodiles...

Comme nous l'avons indiqué, les plus grandes créatures saurienne à l'apparence de "lézards" ont été
décrites dans de rares événements ovnis, mais beaucoup plus souvent lors de rencontres souterraines.
Ceci suggère fortement que les "sauriens" ne se sont en fait pas "éteints" mais on au contraire
développé un haut niveau d'intelligence (peut-être seuls les sauriens les plus intelligents survécurent) et
migrèrent alors littéralement sous terre. Il existe en fait des récits que nous verrons plus tard, parlant
d'anciens systèmes de cavernes ou de tunnels ayant été découverts, et au sein desquels certaines
personnes déclarent avoir rencontré des êtres "extra-terrestre" tels que les gris-sauriens, ainsi que les
beaucoup plus insaisissables humanoïdes à l'apparence de "lézards". De telles rencontres souterraines
auraient eu lieu près d'Albuquerque, au Nouveau-Mexique, à Las Vegas, dans le Nevada, à Salt Lake
City, dans l'Utah, parmi d'autres zones, suggérant que le sud-ouest Américain est truffé de grands et
anciens systèmes de cavernes ayant été envahis par une race de prédateurs sauriens qui (comme nous
allons le voir) pourrait originellement provenir de systèmes de cavernes similaires situés sous l'Asie
centrale et l'Orient lointain, où l'existence d'une "race serpent" souterraine est en fait confirmée et
admise de dizaines de milliers de gens. Ceux-ci incluent les Hindous et les Bouddhistes, qui font tous
deux référence à ces créatures dans leurs anciens mythes et traditions.

Il existe d'autres récits semblant confirmer la possibilité que les reptiles sauriens "gris" de petite stature
couramment rapportés représentent en fait le niveau le plus bas d'une plus grande hiérarchie reptilienne.
Comme nous l'avons indiqué, différentes sources déclarent les supérieurs ou seigneurs des gris
ressemblent à des créatures humanoïdes avec une texture et une couleur de peau semblable à celles des
crocodiles. Ils représentent apparemment les prédateurs réptiliens les plus secrets et les plus dangereux.
Peut-être la raison en est-elle que tout humain les rencontrant ne revient généralement jamais. Un
employé de sécurité de Salt Lake City informa par exemple certains chercheurs que les premiers
pionniers, après être arrivés dans la vallée, commencèrent à construire ce qui est aujourd'hui le centre de
Salt Lake City. D'autres sources ont indiqué que des ouvriers débouchèrent sur un ancien système de
tunnels sous Salt Lake City, qui "pourrait" dater d'une époque antédiluvienne, en tout cas très
certainement d'une époque pré-Colombienne. Il fut plus tard découvert que ces tunnels se déployaient
sur des kilomètres dans toutes les directions.

Le gardien indiqua que diverses personnes avaient pénétré dans ces tunnels durant des années,
particulièrement dans un tunnel qui fut découvert sous ce qui est aujourd'hui les Cinémas Crossroad
dans le centre de la ville, et que beaucoup d'entre elles n'en revinrent jamais. Ce gardien demanda à un
collègue s'il pouvait avoir la permission d'explorer ces tunnels, qui sont d'ailleurs condamnés
aujourd'hui ou protégés par des systèmes d'alarmes de la police, probablement en raison des
disparitions. Cet autre employé l'informa qu'il ne s'agissait probablement pas d'une bonne idée, risquant
de rencontrer (selon ses propres termes) le "peuple lézard" et de
ne probablement jamais revenir.

"L'affaire" UMMO
Alerte aux "envahisseurs"
Attention! Selon des informations contrôlées par des
scientifiques, des extraterrestres se seraient infiltrés sur Terre
depuis plusieurs dizaines d'années.
Ils sont semblables à nous et difficiles à repérer
Méfiez-vous! Votre épicier, votre facteur, votre voisin en sont peut-
être....

Des « envahisseurs » parmi nous? Comme à la télé? Des vrais?

Oui, des vrais... pour ceux qui y croient...


Depuis 1950, des extraterrestres vivraient parmi nous! Ils auraient
débarqué en France, près de La Javie (Alpes de haute Provence). Cet E.T. n'est pas encore retrouvé
Ce sont les "ummites", ainsi nommés parce qu'ils prétendent venir de la planète Ummo, qui orbiterait
autour de l'étoile Wolf 424, une étoile de notre groupe local.
Les "ummites" étudieraient notre civilisation et prendraient contact par lettre ou par téléphone avec les
humains les plus réceptifs à leurs idées (enfin... les plus naïfs)
Ils auraient installé une base en Espagne, mais disposeraient de relais à travers le monde, d'où ils
envoient parfois des lettres, "cachet de la poste faisant foi". Ces lettres ont des sujets très divers, sont
écrites dans la langue des récipiendaires, généralement en espagnol, et sont émaillées de mots
"ummites" pour faire plus vrai. A l'analyse elles contiennent du vrai et du faux (et d'autant plus de faux
qu'on pousse plus loin l'analyse)
Personne n'a jamais vu les "ummites". En fait, on ne dispose que de leurs messages. L'affaire Ummo
n'est donc finalement qu'une affaire de "contact", comme il en existe depuis longtemps

Les "contactés"
Les "contactés", ce sont des gens qui prétendent avoir été
en contact avec des extraterrestres. Contact télépathique,
ou direct, voire physique (aaahh..., l'amour avec une
vénusienne!). En général ils ont reçu de leurs initiateurs un
enseignement philosophique, et des messages
d'avertissement, mettant en garde l'humanité contre
l'holocauste nucléaire

Néanmoins si on admet que des extraterrestres, très en


avance sur nous comme il se doit, font un aussi long
voyage pour venir instruire l'humanité de façon totalement
désintéressée, alors il faut admettre aussi leur absence
bizarre de jugement: ils n'ont jamais initié que des le réverbère à gaz d'Adamski le martien à
charlatans ou des illuminés. bretelles

Il faut dire aussi que leurs engins étaient trop bien camouflés en ustensiles ménagers ou autre
quincaillerie, soucoupes, ou enjoliveurs. Un initiateur extraterrestre sortant d'un réverbère, c'est à peu
près aussi crédible qu'un évêque sortant d'un moulin-légumes
Et puis, quand on se laisse photographier par un terrien, on n'a pas idée de porter des bretelles!

Bref. ni la science, ni les gouvernements ne leur ont jamais prêté la moindre attention. Le bide!

Il fallait donc trouver autre chose.


D'abord, il ne fallait pas rééditer l'erreur d'Adamski, qui avait situé l'origine des ses initiateurs, sous les
épais nuages de Vénus. Il n'avait pas deviné que des V2, on passerait en une dizaine d'années aux
fusées interplanétaires, et que le 14 décembre 1962, Mariner 2 révélerait que la température de Vénus
était supérieure à 400° C. Dur, dur. Il mourut trois ans plus tard

Il fallait donc faire venir les E.T. d'une planète où les Terriens ne
risquent pas de mettre leur nez. Justement, l'idée de planètes
extra-solaires commençait à prendre corps. Des astronomes
travaillaient à déceler de telles planètes par les perturbations
qu'elles créent dans le mouvement propre de leur étoile. En 1958,
Aimé Michel rappelait dans "Science & Vie", que d'après les
travaux de Holmberg, une grosse planète orbitait autour d'alpha
du centaure
Puisqu'une planète comme la Terre ne pouvait être détectée par
cette méthode, on pouvait sans risque de démenti élire domicile Détection d'une grosse planète
autour d'une étoile proche.
Mais les voyages devenaient très longs et les contactés ne
pouvaient attendre 30 ans la réponse à une question posée.
Solution : s'installer à demeure sur Terre. Et puis, à quoi bon de grandioses mises en scène quand il était
si simple d'écrire aux contactés par la poste.

Le Baal-Contrat
Le 16 mars 1964, l'écrivain Robert Charroux reçut une étrange missive:
Monsieur,
Ce que je vous écris n'est pas un conte merveilleux, et pas davantage un récit de science-fiction...

C'est ainsi qu'en 1964, il révéla dans "Le Livre des secrets trahis" qu'il avait reçu de mystérieux
documents d'un certain M. N. Y., sollicité par des êtres originaires de la planète Bâavi. Cette planète, 1,5
fois plus grosse que la Terre, tournerait en 311 jours
de 27 h 12 mn 57,6 s autour de Proxima du Centaure,
alias Bâalki (1).
M. N. Y. ou Emen Ys possédait une abondante
documentation. Elle décrivait la civilisation bâavienne,
son langage, son système métrique, la technique de
leurs soucoupes volantes (les vaïdorges) et divers
concepts de physique, chimie, astronomie, etc.
Les Bâaviens avaient une base secrète sur Terre et de
nombreux correspondants dans différents pays. Ils vaïdorge bâavienne
nous surveillaient et paraissaient très inquiets de
notre course à l'armement nucléaire.
Les vaïdorges avaient une cabine centrale, sans siège ni couchette, et une structure torique. Elles
n'avaient pas vraiment de propulseur, mais utilisaient l'antigravitation et le basculement dans un univers
de temps négatif. Des ingénieurs avertis y auraient découvert des idées géniales, mais aussi des
impossibilités manifestes.
La civilisation bâavienne était tout entière concentrée dans une métropole. La cellule familiale n'y existait
plus et les enfants y était élevés selon une méthode qui rappelait "Le meilleur des mondes" de A. Huxley.

Nous y voilà ! Bâavi ressemble trop aux cités utopiques qui abondent dans l'imaginaire terrien. Elles sont
caractérisées par l'unicité des concepts. Un seul principe de gouvernement, un seul état, un seul peuple,
ein Volk, ein Reich, ein Führer... Celui qui a conçu cette planète utopique a sa place dans la galerie des
excentriques et autres fous littéraires, capables de passer leur vie à recréer la description d'un autre
monde.
L'initiation aux mystères de Bâavi, a finalement produit une petite secte: le Baal-Contrat

Les "ummites" entrent en scène


L'affaire Ummo est de la même veine.
A en croire deux lettres ultérieures, des scientifiques auraient reçu à partir de 1955 des lettres de
présentation expédiées par les "ummites". (des scientifiques qu'on n'a pas retrouvé, mais c'est une
constante dans ce dossier). ( lettre NR6 et lettre D21)
Il ne semble pas qu'elles aient été prises au sérieux. Dame! Allez raconter à un scientifique que vous êtes
un extraterrestre en villégiature sur Terre, et que UMMO, votre planète se trouve à 3.68 années lumière de
la Terre, il y accordera le même intérêt que si vous prétendiez avoir trouvé la pierre philosophale ou
réalisé le mouvement perpétuel. Mise à la corbeille immédiate.
Fernando Sesma
Il fallait donc trouver des correspondants plus "ouverts" (entendez, plus naïfs)
Justement, en cette année 1965, on parlait de plus en plus à Madrid, d'un certain
professeur Fernando Sesma Manzano, président de la société des «amis des
visiteurs de l'espace ».
Mieux, il venait de publier "Moi, le confident des hommes de l'espace" (2). Il y
racontait ses conversations télépathiques ou téléphoniques avec les
"extraterrestres", sans sembler éprouver le moindre doute. Voila l'homme qu'il Cliquez
fallait. Lui ne jetterait pas les lettres au panier!

Le 16 janvier 1966 Fernando Sesma Manzano reçut une étrange


missive
Monsieur,
Nous sommes conscient de l'importance de ce que nous allons vous
dire. Nous sommes sûrs qu'une affirmation de cette nature n'est
d'habitude formulée que par un farceur...

C'est ainsi qu'en 1967, il révéla dans "Ummo une autre planète
habitée" (3), qu'il avait reçu de mystérieuses lettres rédigées par des
êtres originaires de la planète Ummo. Cette planète, 1,5 fois plus
grosse que la Terre, tournerait en 180 jours de 30 h 55 mn autour de
Wolf 424, alias lumma.
Sesma possédait une abondante documentation; elle décrivait la
civilisation ummite, son langage, son système métrique, etc, etc.
(Voir plus haut, en remplaçant vaïdorge par oawoolea uewa, et
antigravitation par iduuwii ayii).
A la différence des Bâaviens, les "ummites" n'étaient pas quasi-
immortels et ne prétendaient pas avoir colonisé la Terre il y a 10000
ans.
On remarque néanmoins une profonde similitude (dans les deux cas
les auteurs situent leur planète autour de l'étoile la plus proche qu'ils
connaissent), et une légère antériorité de la légende des bâaviens, sur Pas très ressemblant l'ummite
celle des ummites. Il est donc bien possible que l'inventeur des
ummites n'ai rien inventé du tout et n'ai fait que recopier des données récentes et peu connues (c'est
encore une constante de ce dossier)

D'après les "ummites", s'ils avaient choisi d'entrer en contact avec l'éminent professeur Sesma, c'est
qu'il avait prouvé dans ses publications qu'il était réellement expert ès civilisations cosmiques. (en
écrivant cela, ils devaient avoir du mal à ne pas rire)

Seulement voilà, l'éminent professeur était tellement connu outre-Terre qu'il y avait de l'embouteillage
sur sa ligne. Et comme il ne faisait aucune discrimination, les "ummites" se désolaient de le voir
mélanger leur précieux enseignement avec des élucubrations spiritualistes. Ils ne le lui envoyèrent pas
dire.
"Vous comprendrez que comme une révélation OFFICIELLE de notre présence sur Terre est possible
dans un futur proche, nous devons faire attention à tout ce qui se dit durant cette période de relations
cryptohistoriques. Si de tels témoignages étaient contaminés par des faits étrangers correspondant à
d'autres expériences extraterrestres (dont la réalité nous est étrangère) ce serait malhabile et
préjudiciable" ( lettre D26 )
Ils cherchèrent donc d'autres correspondants. Pour les sélectionner, ils imaginèrent un test magistral.

Les "ummites" changent de correspondant San José

Le 30 mai 1967, Sesma reçut une lettre annonçant trois arrivées de vaisseaux
ummites entre le 30 mai et le 3 juin, L'un d'eux devait se poser aux environs de
Madrid (lettre D60 ). Les amis des visiteurs de l'espace guettèrent avec la fièvre
que l'on devine. Ils ne virent rien.

Cliquez
Mais le 2 juin, le journal "Informaciones" annonçait l'observation sen-sa-tion-nelle d'une soucoupe
volante à San José de Valderas, en banlieue de Madrid. Non seulement on l'avait photographiée, mais
elle avait laissé des traces!
Or l'année précédente, le 6 février 1966, une soucoupe identique avait atterri à Aluche près de Madrid, en
laissant d'importantes traces. Le témoin principal, José Luis Jordan Peña, un homme intelligent et
"ouvert", avait vraiment été très coopératif: Il avait aidé à l'enquête. Les ufologues étaient comblés. Ils
rappliquèrent dare-dare.

Rafael Farriols, un chef d'entreprise de Barcelone, apprit l'information par la radio. Il se rendit aussitôt
sur les lieux, et y trouva Enrique Villagrasa qui, faisant déjà partie des auditeurs de Sesma, connaissait
l'annonce de l'arrivée des "ummites"
Intéressé à fond par cette affaire, il chercha à racheter la documentation de Sesma, prêt à y mettre le prix
(il en avait les moyens). A sa surprise, Sesma lui céda une pleine valise de documents pour une somme
modique. Il ne s'intéressait plus aux "ummites", trop matérialistes, et préférait discuter philosophie avec
les habitants de la planète Auco

Antonio Ribera, l'un des fondateurs du Centro de Estudios Interplanetarios (CEI), apprit l'affaire par un de
ses amis de Madrid, Salvador Texidor, qui lui fit parvenir l'article d'Informaciones.
Il alla à Madrid, où il rencontra le témoin d'Aluche, et collabora avec Rafael Farriols pour enquêter. Ses
investigations lui valurent la confiance des "ummites". Après la publication de son livre "un caso
perfecto", il ne reçut pas moins de dix lettres dans l'année qui suivit. L'arrivée

Quant à Enrique Villagrasa, son assiduité à la société des «amis des visiteurs de
l'espace » (et son titre d'ingénieur) lui avaient déjà valu d'être parmi les heureux
récipiendaires des plus intéressants - ou des plus rocambolesques - documents
sur le monde "ummite"
En particulier, il venait de recevoir cette année là, cinq lettres, où les ummites
racontaient en long, en large, et en travers, comment ils avaient découvert Cliquez
l'existence de notre civilisation, comment ils avaient exploré notre système
solaire, et comment ils avaient atterri pour la première fois sur Terre

On comprend que ces lettres mystérieuses suscitaient l'intérêt des ufologues. Des copies circulaient.
Ignacio Darnaude, ufologue de Séville, s'en fit l'archiviste. Le dr Aguirre fit des transcriptions et des
photocopies. Ceci ne faisait pas l'affaire des "ummites" qui craignaient de voir leur prose arriver entre
des mains trop savantes. Pour avoir trop communiqué de copies, Antonio Ribera fut bientôt exclu du
cercle des récipiendaires. Étrange attitude pour des gens qui se prétendaient extraterrestres: plutôt que
d'entrer en contact avec nos meilleurs savants, ils préféraient écrire à un petit groupe d'espagnols,
crédules et dociles.
Antonio Ribera n'en continua pas moins d'étudier le dossier. Il publia en 1979 "UMMO, le langage
extraterrestre" (4)

Pour faire plus "extraterrestre", les "ummites" prétendaient qu'une hypersensibilité du bout des doigt les
obligeait à en utiliser la jointure pour appuyer sur les boutons. Ce n'était pas trop gênant pour les
boutons d'ascenseurs, mais on se serait étonné qu'ils tapent à la machine avec la jointure de leurs doigts
(j'ai essayé: une minute pour taper la phrase précédente). Ils prétendaient donc faire taper leurs lettres
par un dactylographe largement rétribué pour cela.
Certaines lettres prétendent d'ailleurs émaner de ce mystérieux dactylographe, qui aurait écrit de son
propre chef à propos de ses commanditaires. Il expliquait comment les "ummites" le tenaient. Cela
faisait un "témoignage" de plus quant à la réalité de ces mystérieux "ummites". Un témoignage
impressionnant

Un autre élément qui plaidait pour cette réalité tout en attisant la curiosité, fut l'excitant jeu de cache-
cache auquel se livraient les "ummites". Ils étaient passés par ici, repasseraient ils par là? Les
"ummites" donnaient des renseignements sur leur localisation, mais pas trop. Ils réagissaient aux
recherches des "ummologues", tout en leur disant qu'ils comprenaient leur légitime curiosité

Par deux fois, l'existence de l'implantation "ummite" fut révélée à la presse.


Une première fois en août 1968 par Fernando Sesma:
"DES ÊTRES D'UNE AUTRE PLANÈTE VIVENT SUR LA TERRE AVEC DES FAUX PAPIERS" titrait France-
Soir du 8 août 1968
(notons que de ce mois commença une vague d'observations d'OVNI en Espagne)
Puis ce fut le père Enrique Lopez Guerrero, qui précisa la chose le mois suivant: Les "ummites" vivaient
près de Madrid dans un refuge souterrain. Bien sur, il reçut une lettre
"Nous ne désirons pas vous alarmer en exposant les petits troubles que vos articles nous ont causés à
la suite des premières informations parues dans l'édition d'ABC diffusée à Séville, ni sur les
perturbations que la diffusion exagérée de votre témoignage peut encore
provoquer"

Rafael Farriols, nouvel "élu"


Rafael Farriols s'était impliqué à fond dans l'affaire Ummo, au point de passer
une bonne partie de ses journées à étudier les lettres et de faire surmonter sa
maison du symbole d'Ummo. Il construisit notamment un "orgue à parfums"
selon un plan donné par les "ummites".
Selon Javier Sierra dans son article "Los secretos del caso UMMO", publié par Rafael Farriols
la revue "Más Allá" (Au dela), il aurait même créé deux entreprises affublées de
noms "ummites": Ibozoo S.A et Oemmi, S.A (ce que confirme Martine Castello)

En 1971, il organisa dans un motel de Barajas près de Madrid un symposium


destiné à révéler la teneur du courrier "ummite". Ce contenu fut en fait diffusé
oralement, en une soixantaine d'heures de lecture, par un speaker de Radio-
Barcelone, pendant que les images correspondantes étaient projetées sur un
écran. Le public était constitué d'une quarantaine de personnes, dont les
destinataires des lettres et... José Luis Jordan Peña. Les autres ne Le symbole d'Ummo
connaissaient pratiquement rien du dossier Ummo. Un biologiste français, remplace la croix
envoyé par le GEPA (Groupe d'Etudes des Phénomènes Aériens), constata
l'absence quasi-totale d'esprit critique des participants sur lesquels Farriols semblait exercer un
ascendant considérable.

Cet intérêt de Farriols fut "récompensé", et bientôt, c'est lui qui reçut directement le courrier "ummite", à
charge pour lui de le redistribuer en temps utile. Il n'hésitera pas à détruire certaines lettres sans les
ouvrir quand les "ummites" le lui ordonneront...

les récipiendaires de lettres, qui devenaient "dépendants" de leur drogue, organisèrent d'autres congrès
dans le but de faire réagir leurs correspondants "ummites". Un autre symposium fut organisé en mai
1973 à Barcelone. Un autre à Alicante en 1979 tourna un peu à la foire, mais les "ummites" réagirent
quand même

Les ufologues cherchent


Dans les années 60, l'affaire Ummo était pratiquement inconnue du public Le lieu mystérieux
français. Seuls quelques ufologues étudiaient le dossier. L'intérêt va croître
progressivement, en particulier à cause du contenu étonnant des lettres.
Avec le développement des groupes d'études ufologiques dans les années 70, vint
le progrès des investigations, et des vérifications. On réenquêta sur des cas des
années 50, en particulier la grande vague de 1954. Mais on s'intéressa aussi à la
face française de l'affaire Ummo. Les "ummites" prétendaient avoir débarqué en
France, près de La Javie, mais on ignorait où exactement. cette recherche, qui
Cliquez
avait l'allure d'une chasse au trésor donna des battements de coeur à quelques
ufologues. Ils ne trouvèrent pas. Et pourtant...

Pourtant l'existence du supposé point d'arrivée, comme de la rocambolesque histoire de cambriolage qui
s'en suivit, étaient des faits vérifiables. Comme étaient vérifiables un certain nombre d'histoires, pourtant
abracadabrantes, mais bien terrestres, dans lesquelles les "ummites" prétendaient être impliqués.
Comme était vérifiable l'existence de leurs différents correspondants espagnols, qui pouvaient ainsi se
rendre compte que les autres correspondants cités existaient bel et bien. Ceci rendait crédible
l'existence des nombreux et mystérieux correspondants, introuvables cette fois, que les ummites
prétendaient avoir à travers le monde
Ummo n'existe pas
Moins vérifiables étaient les assertions des "ummites" sur leur planète. Du moins
le croyaient ils...
...car leur ignorance en astronomie, déjà visible dans le récit de leur arrivée sur
Terre, les empêcha de se rendre compte de l'incohérence et de l'absurdité de leur
description. Or quelle crédibilité peut on accorder à un extraterrestre qui ne
connaît pas la distance de sa planète, et qui ne distingue pas une étoile double
d'une étoile entourée de deux planètes? La même qu'à un banquier qui ne Cliquez
connaîtrait pas le cours du dollar...
Un scientifique s'en( )mêle
Antonio Ribera avait fourni des copies des lettres "ummites" à Claude Poher. Celui ci en confia à Maurice
V. qui les montra à Jean Pierre Petit qu'il avait rencontré en 1974. Très intéressé par l'aspect
aéronautique, Jean-Pierre Petit chercha à se procurer d'autres documents. Il y trouva des idées géniales
et des erreurs manifestes. D'autres avaient dit la même chose des documents bâaviens.

En tant que Physicien, Jean-Pierre Petit avait étudié la Magnétohydrodynamique, qui permet de produire
de l'électricité à partir d'un fluide ionisé circulant dans un champ magnétique. Il était à même d'imaginer
d'inverser le processus pour provoquer l'écoulement
du fluide, et par réaction, la propulsion d'un aérodyne.
En lisant que les engins "ummites" pouvaient se
propulser sans bang sonique par contrôle de la
couche limite et de la "couche de choc", il pensa à la
MHD et tenta d'en faire l'expérience.
Gagné! Ses expériences sur des maquettes de
laboratoire le persuadèrent de la viabilité de la
propulsion à MHD. Mais alors les "ummites" auraient
dit vrai. Mais alors la cosmologie "ummite" qui
permettait les voyages interstellaires devait être vraie
aussi!

Jean-Pierre Petit s'impliqua à fond dans cette


recherche au point de prétendre que 95 % de ses le livre et son écho
théories ont trouvé naissance ou confirmation dans le
courrier "ummite", dont l'origine terrestre lui
paraissait alors peu probable.
Son intérêt pour la science des "ummites" leur fut
bientôt connu. il souhaitèrent sa présence lors d'un
nouveau congrès

C'est ainsi que le 20 novembre 1985, Jean Pierre Petit


participa à la réunion de Madrid où il eut le loisir de
discuter de la cosmologie "ummite" avec les
récipiendaires des lettres. Il en fut assez conforté
pour écrire trois articles dans les "Modern physic
letters", une revue scientifique à comité de lecture,
mais pas trop exigeante.(5)

Ses travaux ne lui attirèrent pourtant pas le respect de ses collègues, peu enclins à discuter de science
"révélée". Pourtant, Jean Pierre Petit possédait une abondante documentation; elle décrivait la
civilisation ummite, son langage, son système métrique, etc, etc.

Il s'orienta donc vers le grand public, et résuma ses connaissances du dossier "ummite" dans un livre
(6).
Essai transformé! Les revues à gros tirages (mais pas pour gros QI) en firent un écho magistral. (7)
La journaliste Martine Castello (qui savait ce qui se préparait) sortit parallèlement son propre livre: "la
conspiration des étoiles" (8). Le livre d'Antonio Ribera fut réédité.
Jean Pierre Petit faillit devenir "Mr Ummo", car pendant plusieurs années, le dossier Ummo ne fut plus
guère vu en France qu'à travers ses travaux

... et ce qui devait arriver arriva: il aurait reçu lui aussi des lettres "ummites", des convaincantes et des
moins convaincantes, le contenu de certaines ressemble tellement aux propres revendications de Jean-
Pierre Petit qu'on a des doutes, d'autant qu'il n'a pas montré les originaux!

Les critiques dénoncent les "ummoristes"


Moins élogieux fut l'accueil des ufologues eux même, et des journalistes scientifiques qui acceptèrent de
s'y intéresser. Pour les uns il allait beaucoup trop loin, en prenant
l'affaire Ummo au premier degré. Pour les autres, il avait
complètement quitté les rails de la Science.

Jusqu'ici, on n'avait guère vu d'étude critique complète sur l'affaire


Ummo, mais seulement sur l'affaire de San José.
Retour de balancier, après les affirmations audacieuses de Jean-Pierre Petit, quelques études vont faire
exploser la thèse des extraterrestres en petits morceaux:
Notamment:
- le n° 47, spécial Ummo, de la revue "OVNI Présence" (9)
- et le livre de Renaud Marhic, qui, après être allé enquêter en Espagne,
publia: "L'affaire Ummo : les extraterrestres qui venaient du froid" (10), ou il
remplace les extraterrestres par l'ex K.G.B.

La revue "Science & Vie", après avoir envisagé de publier une critique du livre
de Jean-Pierre Petit, pondit un canular désopilant: Le démasquage d'un
"ummite" qui s'était infiltré dans la rédaction! Il avait l'odorat hypersensible et
s'était trahi en parlant "ummite" et en lisant avec les doigts...(11) "l'ummite" de S & V

La revue reçut une quarantaine de lettres de lecteurs. Deux semblaient y croire, huit demandaient si
l'histoire était vraie ou fausse, cinq penchaient plutôt pour le canular sans certitude que ce ne puisse
être vrai, un lecteur avait lui aussi démasqué un "ummite"!

Et puis, il y a ceux qui font le concours du plus "ummoriste", ainsi le Dr Kronk


Arkaabootz, blurgologue, cite "l'article des Prs Nose et Abond, dans le numéro du 1er
avril dernier du JOBARD (Journal of Obvious Blurgology and Anatomy Research and
Development)" pour évoquer les étranges propriétés du Blurgonium, matériau de
base des vaisseaux "ummites". Il ignorait, semble-t-il que la structure électronique du
blurgonium (69 1/2 électrons) n'a rien avoir avec ses propriétés hypercélérogènes
dues à la transformation d'un nombre imaginaire de neutrons en antigravitons sous
l'action d'un champ d'ondes zygospasmodiques de haute fréquence, comme l'a
démontré le Pr Charles Atan, spécialiste incontesté des GAG (Geodynalic Anomalies cliquez pour
of Gravity) agrandir
... et bien sûr, il y a une lettre "ummite"...(12)

Le mystérieux emblème "ummite"


L'emblème des "ummites" apparaîssait avec la mention "UMMOAELEWE" dans l'emblème
l'en-tête de leurs lettres. Il apparaissait aussi, mais un peu différent sur le sceau
dont il les timbraient. Une figure semblable aurait été vue sur l'OVNI d'Aluche. Elle
était nettement visible sur les photos de la soucoupe de San José. Cet emblème
avait très probablement une signification symbolique. Mais que signifiait il, et dans
quel registre fallait il chercher? Si les "ummites" étaient extraterrestres, la
présence de l'emblème sur la soucoupe pouvait être un message adressé aux
terriens. Si les "ummites" étaient terrestres, cet emblème pouvait ètre une
Cliquez
signature permettant de les identifier, à la manière des armoiries. La recherche de
l'emblème fit partie de la course au trésor. Le problème, ce n'était pas qu'on ne
trouvait pas de correspondance, c'est qu'on en trouvait trop...

La mystérieuse "langue ummite"


On l'a déjà vu, les "ummites" communiquent surtout avec les humains par lettres, mais ces lettres ne
sont pas écrites en "ummite" (car elles seraient aussi hermétiques que le linéaire B des crétois), mais en
espagnol, voire en français avec des hispanismes. Ça donnerait un peu "Ici Ummo, les espagnols parlent
aux espagnols" si les lettres n'étaient émaillées de mots "ummites", du moins leur prononciation
phonétique.
Pour avoir une idée de la vraisemblance du procédé, imaginons qu'en 1957 un "savant russe" (en réalité
un journaliste scientifique d'Ogoniok) écrive à un français, fana de la revue "spoutnik", pour lui parler
des merveilles de la technique spatiale soviétique. Lui écrirait il en bon français (les russes cultivés sont
bons en français), ou bien dans un français maladroit, constellé de mots russes écrits en majuscules
cyrilliques. En bon français évidemment. La seconde solution ne pourrait être que l'oeuvre d'un farceur,
profitant de la barrière du rideau de fer pour donner des informations fantaisistes
en ayant l'air bien slave. leur "langue"

C'est pourtant à une parodie de cette solution que se sont livrés les "ummites"
depuis leurs premières lettres, ne donnant jamais que des mots phonétisés, avec
leur traduction, et quasiment jamais comme on pourrait s'y attendre, à des
phrases "ummites" complètes, à titre de citation. Nous pouvons en conclure qu'en
fait les prétendus "ummites" ne maîtrisent pas la langue "ummite", dont ils
semblent ignorer la grammaire. Pour reprendre notre exemple, c'est comme si Cliquez
notre farceur était en fait un français disposant d'un dictionnaire de russe, et seulement du dictionnaire
Et dans le cas présent, nous ne sommes même pas sûrs de l'existence de ce dictionnaire

Que vaut la science "ummite"?


On dit que les textes "ummites" montreraient un savoir en avance sur le nôtre. Plus exactement, la
rumeur dit que des spécialistes - souvent non nommés - ont trouvé que certain de ces textes étaient du
plus haut niveau.
Certains, car d'autres contiennent des erreurs lamentables.
leur science
Un examen critique des textes disponibles laisse une impression très différente.
Selon Claude Poher, seulement 50% des affirmations ummites sont exactes, et les
connaissances mises en jeu sont du niveau des premières années de licence.
D'après Jacques Vallée, leur informatique est en retard sur la nôtre.
Quant à la nullité totale des "ummites" en astronomie, elle laisse songeur:
Comment des extra-terrestres pourraient ils venir de si loin, serrés dans une boite
à sardine, pilotée par des ordinateurs préhistoriques, et sans rien connaître à
l'astronomie? Cliquez
Certes, ils nous avaient prévenus: ils ne nous donneraient aucun renseignement
qui puisse faire progresser notre propre science, ni même qui puisse prouver absolument leur existence.
Mais, ce faisant, ils étaient censés abaisser leur savoir au niveau du nôtre, mais pas plus bas!
Autrement dit, dans des domaines qui transcendent notre science, les informations fournies seraient
fausses ou invérifiables, dans les autres elles ne feraient que s'accorder avec ce que nous savons déjà.
Or elles ne s'accordent pas du tout, loin de là...

Les "ummites" n'ont rien inventé


Si les "ummites" sont si nuls en astronomie et en informatique, comment se fait il qu'ils aient pu tromper
des scientifiques? Comment peuvent ils avoir l'air si savants en physique
Plagiats
fondamentale, et en cosmologie? Parce que ces "théories" sont spéculatives, et -
du moins à l'époque de l'écriture des lettres- invérifiables. Enrobez ces textes
d'une" langue de bois du troisième type" et vous obtiendrez une métascience très
con-vaincante. Mais vulgarisées en langage compréhensible, ces ésotériques
représentations de l'univers, ces technologies futuristes sont elles vraiment d'une
originalité qui prouvent leur caractère non terrestre?
Hé bien non! Il y a bel et bien des antériorités bien terrestres. L'illusion vient de ce
qu'elles sont disséminées dans l'immense savoir terrestre et qu'il faut une culture Cliquez
encyclopédique pour les détecter. A l'analyse, plus on cherche, plus l'originalité du
"savoir ummite" se rétrécit comme une peau de chagrin, en sorte qu'une idée "ummite" qui parait
originale, c'est simplement une idée pour laquelle on n'a pas encore trouvée la source

La machine "ummite" se détraque


Dès 1978, des ufologues avaient envisagé de perturber la machine "ummite" en faisant circuler de
fausses lettres. De fait, on signale une fausse lettre qui aurait été envoyée à Luis Jimenez d'Alicante dès
1979. D'autres apparaîtront dans les années 80, plus ou moins bien imitées. Mais aussi le symbole
d'Ummo et "l'ummicité" elle même vont être "récupérés", par des mystificateurs et des illuminés, bref par
des contactés.
Ainsi le symbole d'Ummo serait apparu sur un OVNI vu en 1989 à Voronej, observation qu'une lettre
"ummite" entérinera, mais qui n'avait pas été annoncée
Ainsi la suissesse Viviane Poli se prétend "ummite", alors qu'elle est (très) visible, et diffuse un
enseignement qui n'a rien à voir avec celui des "ummites"
Ainsi la secte Edelweiss gravait l'emblème d'ummo au fer rouge sur les corps d'enfants
Bref, vers 1990, le processus déclenché par les "ummites" était en train d'échapper complètement au
contrôle de ses concepteurs.
La goutte qui aurait fait déborder le vase fut une lettre envoyée de Cuba et reçue le 2 avril 1993 par Rafael
Farriols: elle demandait une nouvelle réunion, où devait être présent, entre autres, José Luis Jordan
Peña. Il ne vint pas, étant - ou se prétendant malade - il envoya une lettre à Farriols ou il expliquait sa
mystification.

On imagine la réaction du chef d'entreprise espagnol Rafael Farriols! Il exigea des explications. Sentant
bien qu'il était allé trop loin, José Luis Jordan Peña prit l'issue de secours classique en pareil cas. Selon
Jean-Pierre Petit, il répondit:
"- Ne te fâche pas comme ça ! Ce sont les Ummites qui m'ont demandé d'agir ainsi !"
Mais le ver était dans le fruit...
Le mystificateur se démasque
C'est lui!
Depuis longtemps, on soupçonnait José Luis Jordan Peña, d'avoir fabriqué lui
même une partie du dossier UMMO. Mais quand on commençait à l'accuser d'ètre
l'auteur des lettres il se récriait ou éludait les questions
Il changea progressivement de comportement dans les années 90. Il faut dire qu'il
avait été frappé d'une hémorragie cérébrale qui l'avait diminué, qu'il ne voulait
évidemment pas endosser les dérapages criminels des récupérateurs d'Ummo, et
peut être aussi craignait il pour sa propre santé mentale (?), toujours est il qu'il se
décida à révéler progressivement sa mystification dès 1993, et passa Cliquez
définitivement "à table" en 1996

Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose


Epilogue
Après les aveux du mystificateur, il paraissait logique que l'affaire s'arrête là. C'est
à peu près vrai en Espagne, mais ce serait compter sans les "récupérateurs" qui
avaient pris le relais dès les années 80. Le flux de lettres pseudo-ummites ne s'est
pas tari. Il a simplement décru. C'est l'aspect et le contenu des lettres qui ont
changé. Par rapport aux lettres d'origine, qui étaient de vraies fausses, à la saveur
si particulière, il y a maintenant de fausses fausses lettres, écrites soit par de
nouveaux mystificateurs, qui sont donc de faux faux "ummites" et de faux vrais
Cliquez
mystificateurs, soit par des vrais fous (là au moins, c'est plus simple).

Le problème c'est que ces fausses fausses lettres continuent d'être engrangées et analysées pieusement
comme les vraies fausses parce qu'on pourrait appeler "les nouveaux ummologues".

Pire, ils se sont constitués en une nouvelle secte informelle qui rappelle beaucoup celle des naïfs
madrilènes.
Une nouvelle bible raffermit leur foi en l'origine extraterrestre du courrier
"ummite" et même du "nouveau courrier": le livre de Jean-Pollion, "Ummo, de
vrais extraterrestres"

Pauvre José Luis Jordan Peña...


Sur sa tombe, peut-être faudra-t-il graver (en ummite) "Je n'ai pas voulu cela"
En savoir plus

Notes et références

(1) Sur Bâavi. voir:


- Robert Charroux. Le Livre des secrets trahis. Robert Laffont. 1964, p 365.
- id., Le Livre des maîtres du monde, Robert Laffont, 1967, p. 339.
- id., Le Livre du mystérieux inconnu, Robert Laffont, 1969, p. 391.
- id., Le Livre du passé mystérieux, Robert Laffont, 1973, p. 45.
- François Gardes, Chasseurs d'OVNI, Albin Michel, 1977, p. 34.
- Dalila et Gérard Lemaire, Les OVNI de l'Apocalypse, t. III, Ed. des Archers, 1979 p. 36.
- Pierre Delval, Contacts du 4ème type, De Vecchi, 1979, p. 103.

(2) Fernando sesma, "Yo, confidente de los hombres del espacio", Gràficas Espejo, 1965

(3) Fernando sesma, "UMMO, otro planeta habitado", Gràficas Espejo, 1967

(4) Antonio Ribera, "El Misterio de Ummo" , Plaza & Janés, Barcelone,1979
édition francaise: UMMO le langage extraterrestre, Editions du Rocher, Monaco, 1984 et 1991

(5) Modern Physic Letters A, vol.3 n° 16 (1988) 1527-1532


vol. 3, n° 18 (1988) 1733-1744
vol. 4, n° 23 (1989) 2201-2210

(6) Jean-Pierre Petit, "Enquète sur des extra-terrestres qui sont déja parmi nous", Albin Michel aout 1991,
224 pages
(7) notamment VSD n° 731, 5 septembre 1991
Le nouveau Détective n° 472, 3 octobre 1991
Paris Match n° 2220, 12 décembre 1991

(8) Martine Castello - Philippe Chambon - Isabelle Blanc, "La conspiration des étoiles", Robert Laffont
1991, 192 pages

(9) OVNI présence, SPECIAL UMMO , n° 47, mai 1992, 40 pages

(10) Renaud Marhic, "L'affaire Ummo : les extraterrestres qui venaient du froid", Les Classiques du
Mystère, 1993, ( extraits )

(11) Science & Vie n° 890, novembre 1991, p 60

(12) Science & Vie n° 893, février 1992, p 6

Non, ne le cherchez pas, il n'existe pas

L. D. L. N. (1957)
Sigle de Lumières Dans La Nuit, à laquelle est liée l'association France-Ufologie, anciennement appelée
ANELDLN, qui est conçue pour répondre à la demande des individus désirant faire activement de
l'ufologie, mais qui, se sentant isolés, ont du mal à passer à l'acte.

Ses activités regroupent :

• des enquêtes sur le terrain transmises à LDLN


• la constitution d'un catalogue d'observations DocUFO
• la distribution de la revue
• l'établissement d'un catalogue d'ouvrages ufologiques, etc.

LDLN n'est n'est pas une association à but non lucratif, mais une société commerciale, créée par
Raymond Veillith, et domiciliée à Chambon sur Lignon [Phénoména N° 35]. Elle édite depuis Février 1958
un bulletin qu'on peut se procurer au numéro ou par abonnement. Le journal propose à toute personne
majeure qui en fait la demande une "carte d'enquête officielle". Raymond Veillith met l'accent dès le 1er
numéro sur le fait parfois ignoré que presque toutes les questions vitales et ou importantes sont l'objet
des plus vives controverses : bien évidemment, les ovnis ne font pas exception. Dans le premier
éditorial, Raymond Veillith déclare que bien des questions peuvent être éclairées dans un
jour nouveau à condition que les éléments décisifs, propres à trancher les
problèmes apparemment insolubles, soient mis en évidence. Cette ligne de conduite
perdure toujours dans la revue actuelle.

De 1958 à Novembre 1962, la revue est mensuelle et ronéotypée en majeure partie. Après cette date,
elle est imprimée passant bimestrielle de 1964 à la mi-1968. L'arrivée de Fernand Lagarde au Printemps
1968 permet à la revue de redevenir mensuelle avec la sortie des numéros sous-titrés "contact-lecteurs".
En 1969, le comité de rédaction de LDLN comprend Aimé Michel, Lagarde, Veillith, Monnerie et
Ollier. Dès la fin des années 1960s et dans les années 1970s, sont mis en place des réseaux de radio-
amateurs et de photographes du ciel Résufo, ainsi qu'un groupe de techniciens susceptibles de se
pencher sur les problèmes de détection des phénomènes physiques et sur la création de station équipées
scientifiquement, et enfin, une commission fichier FiDUFO pour le traitement électronique de
l'information.

Le Vendredi 22 Mars 1974, sur France Inter, Jean-Claude Bourret formule une conclusion de sa série
d'entretiens sur les ovnis, aux côtés de Claude Villers. Michel Monnerie, membre influent de cette
association, y est invité et annonce que LDLN organise une soirée de surveillance du ciel national pour
le lendemain. Le lendemain, malgré la publicité autour de l'opération, aucune photo n'est envoyée à
l'émission [Bourret 1976].

En 1978 est créée la délégation du Cercle Vosgien LDLN (CVLDLN, association départementale) par
François Diolez (président) et René Faudrin (vice-président). Gilles Munsch y arrive 2 mois plus tard,
comme responsable des enquêtes.

Les années 1980s ayant plutôt été marquées par une stagnation, un reflux de l'intérêt manifesté aux
ovnis, la revue passe de nouveau bimestrielle.

Direction Mesnard (1985)

En 1985, Joël Mesnard rachète la revue à Raymond Veillith. Il est le seul à diriger la revue publiée à
15000 exemplaires, qui n'a pas de journalistes : de multiples associations et auteurs ufologues (Gildas
Bourdais, Jean Sider notamment) se chargent des écrits. Mesnard fait le tri et écrit quelques articles.

Du côté du CVLDLN, Munsch prend la vice-présidence à la mutation de Faudrin, puis la présidence en


1988 lorsque Diolez quitte l'ufologie. Après une prise de distance entre LDLN et la CVLDLN, cette
dernière est dissoute à la fin des années 1990s.

B.P. 3
86800 Saint Julien-l'Ars

Les recontres rapprochées


L'incident de Socorro (II)
Cinq ans après l'incident de Papouasie une autre rencontre du 3e type nous ramène dans l'état du
Nouveau Mexique, à Soccoro1[2]. Ce jour-là, le 24 avril 1964, à 17h45 l'officier de police Lonnie
Zamora poursuivait dans le sud de la ville un conducteur coupable d'un excès de vitesse sur la route
US 85.

1
Il abandonna la chasse lorsqu'il vit descendre un
engin qui émettait une flamme bleue. Il entendit
simultanément, venant de la direction de l'appareil des
bruits d'explosion. Pensant qu'un dépôt de dynamite
voisin venait d'exploser, Zamora s'aventura sur le
terrain accidenté avec sa voiture et l'immobilisa dans
une ravine où il put voir l'engin posé au sol. Distant
d’environ 250 m, l’objet ressemblait à une automobile
posée sur son champ et remarqua à proximité de
l'OVNI une ou deux silhouettes portant des
combinaisons blanches : "L'une d'elle, me sembla-t-il,
s'est retournée et a regardé ma voiture, comme si je
l'avais surprise". Pensant qu'il s'agissait d'une voiture
renversée, Zamora informa le shérif par radio qu'il se
rendait sur les lieux de l'accident.
En raison des vallonnements du terrain, il perdit un moment l'objet de vue, et ne put l'observer à
nouveau qu'après avoir pris un tournant et gravit une côte. A son grand étonnement, il se trouva alors
en surplomb au-dessus d'un étroit ravin au fond duquel reposait, exhaussé sur des béquilles, un engin
métallique blanc ovoïde. Zamora n'était pas à plus de 45 mètres de l'engin, ce qui lui permit de
distinguer sur sa coque un sigle bizarre, rouge, carré, d'environ 40 cm de côté.
Zamora entendit soudain une forte déflagration venant de l'intérieur. Craignant que l'objet n'explose,
Zamora fit demi-tour et alla se mettre à l'abri derrière sa voiture. En s'enfuyant il regarda par-dessus
son épaule et vit des flammes sortir du vaisseau lumineux et vit l'appareil grimper à la verticale en
émettant un curieux vrombissement puis il adopta une course horizontale : "Il avançait en ligne droite
et à altitude constante, à 10 ou 15 pieds du sol [3 ou 4.5m]. Il est passé à près d'un mètre au-dessus du
dépôt de dynamite...l'objet allait très vite, il a décollé aussitôt, en pleine nature et disparu dans la
direction du canyon des Six Milles".
Le sergent M.S.Chavez de la police d’état du Nouveau Mexique arriva sur
place peu après. Il s'était trompé de chemin et n'avait pas vu l'objet décoller. Il
nota par contre que son collègue était "extrêmement secoué" : "Ca ne va pas,
Lonnie ? On dirait que tu as vu le diable", lui dit Chavez. "Cela se pourrait
bien" lui répondit Zamora.
Descendant sur le site, Zamora et Chavez découvrirent des empreintes sur
le sol et des buissons d'épineux qui fumaient encore à l'endroit où l'OVNI
avait décollé.
Les deux policiers préviendront des enquêteurs et le site sera passé au crible
par les enquêteurs de la base de Wright-Patterson.
Plusieurs jours après l'incident, à la demande du Blue Book, le Dr.Hynek visita le site et interrogea
les deux témoins : "j'ai pu contrôler la présence des traces d'atterrissages et de plantes carbonisées".
En procédant à une analyse détaillée du site, Hynek découvrit quatre empreintes interprétées comme
les marquées laissées par les plots d'un train d'atterrissage : "les diagonales du quadrilatère décrit par
les quatre marques dans le sol se coupaient presque à angle droit, [...] le milieu de chaque empreinte
se trouvant sur la circonférence d'un cercle, dont le centre coïncidait virtuellement avec la principale
marque de calcination sur le sol. Sous certaines conditions, le centre de gravité de l'engin se serait
trouvé directement au-dessus du centre du cercle, ce qui rend encore plus significative la présence de
la zone brûlée". Plusieurs autres empreintes plus petites, peu profondes et circulaires furent
découvertes et correspondraient peut-être aux traces laissées par les créatures aperçues par Zamora.
Hynek revint plusieurs fois sur le site pour poursuivre son enquête de crédibilité sur Zamora et
apprit par hasard qu'il y avait eu un autre témoin, non identifié, qui s'était arrêté à la pompe à essence
pour faire le plein, juste au nord de la ville. Il avait raconté au pompiste qu'il avait vu "un aéronef
bizarre qui semblait en difficulté et tentait de se poser". Il avait dit qu'il devait avoir des ennuis car il
avait vu une voiture de police se porter à sa rencontre en roulant à travers champs.
Selon lui, ce n'était pas un avion courant. Ce récit confirme l'observation de Zamora. Hynek tenta de
lancer une procédure d'identification du deuxième témoin, mais le service de renseignement de
l'Armée de l’air et le FBI n'étaient pas du tout intéressé par cette histoire d'OVNI.
Hynek affirmera par la suite : "c'est l'une des apparitions les plus importantes depuis que l'Armée de
l’air s'intéresse au sujet".

L'histoire de Kelly/Hopkinsville (Sutton)


Parmi les rencontres encore plus extravagantes et pourtant, semble-t-il, véridiques, citons un
"classique d'anthologie". Il concerne l'atterrissage d'un OVNI dans un ravin, près de la ferme isolée
des Sutton, le 21 août 1955 à Kelly situé à 10 km de Hopkinsville, au Kentucky2[3]. La famille Sutton
se compose de huit adultes et de trois enfants. Méfiez-vous car les habitants ont la réputation de tirer
puis de réfléchir.
Pour résumer leur aventure, vers 19h, à l'heure du repas, Billy Ray Taylor, le propriétaire et ami de
la famille Sutton vit atterrir un OVNI dans le ravin tout proche et rentra raconter son histoire : "Je
viens de voir un drôle de truc dans le ciel : un objet lumineux, rond, qui venait très vite et qui s'est
arrêté brusquement. Il est posé derrière l'étable !".
"Une étoile filante, tout simplement ! répondit le père". Et l'histoire en resta là jusqu'à ce que le
chien, une heure plus tard, commence à aboyer violemment. Deux des hommes de la ferme, Elmer et
John sortirent par la porte arrière afin de surprendre leur visiteur, l'un armé d'un fusil 22 long-rifle et
l'autre d'un revolver. C'est alors qu'ils virent "à une vingtaine de mètres une petite créature,
phosphorescente comme le cadran d'une montre lumineuse. Elle avait à peine 1 m de haut. Ses
vêtements avaient des reflets métalliques. Sa tête était très grosse par rapport au reste du corps.

A gauche dessin de l'OVNI que Billy Ray Taylor aurait observé dans le ravin. A droite les créatures
observées par la famille Sutton : le dessin de gauche est basé sur le témoignage des trois femmes
restées dans la ferme, celui du centre par Billy Ray Taylor et celui de droite par les autres frères.
Dessins réalisés par A. Ledwith au lendemain de l'observation. Documents CUFOS.

Ses bras, très longs, se terminaient par des sortes de mains palmées et griffues. Elle s'est avancée
vers nous. Nous avons pris peur et nous avons tiré. Cette créature a basculé sur le dos, comme sous
l'effet d'un coup de poing, mais elle s'est relevée aussitôt et s'est enfouie". Elmer et John tirèrent sur
l'infortunée créature lorsqu'elle fut à moins de 6 mètres d'eux. Les coups de feu résonnèrent dirent-ils,
"exactement comme si l'on avait tiré dans un sceau". Le visiteur s'enfuit dans la nuit. Les deux
hommes rentrèrent précipitamment dans la maison, éteignirent toutes les lumières et fermèrent à clé
toutes les portes. Seule une lampe restait allumée, près de l'entrée.
Quelques minutes plus tard, un autre visiteur se montra à la fenêtre. "Elle portait une sorte de
casque. Ses yeux étaient bridés. Se voyant découverte, elle a pris la fuite. Nous nous sommes
précipités à la fenêtre pour l'ouvrir et nous avons tiré sur la petite silhouette. Comme la créature
précédente, elle est tombée, puis s'est relevée et est repartie très vite".
Pendant une vingtaine de minutes il ne se passa rien. Elmer et John décidèrent de sortir de la maison
pour voir ce qu'il en était. Mais sortant en file indienne, ils virent aussitôt "une chose lumineuse dans
un arbre". John resta sous une petite avancée du toit lorsque Elmer vit une main griffue descendre

2
jusqu'à toucher les cheveux de son frère : "J'ai aussitôt tiré dans sa direction avec mon fusil. Nous
avons entendu les projectiles ricocher, avec un bruit de métal. La créature à sauté dans le vide. Nous
l'avons aperçue quelques secondes plus tard, courant dans un champ. Je me suis retourné vers l'arbre,
et j'ai tiré. La créature est tombée et a disparu dans les hautes herbes".
Voyant que les armes à feu n'étaient d'aucune utilité, les onze occupants de la maison se
barricadèrent à l'intérieur, les femmes et les enfants s'allongeant sur le plancher. Ils restèrent ainsi,
regardant les créatures se montrer aux fenêtres. Deux heures passèrent. Le calme semblant être
revenu, ils décidèrent d'aller prévenir le shérif. Ils prirent deux voitures et filèrent en trombe au poste
de police distant d'une dizaine de kilomètres.
Le shérif Russen Greenwell fit débarquer une famille terrorisée et il décida aussitôt d'ouvrir une
enquête. Evidemment, lorsque la police arriva sur les lieux, tout le petit monde avait disparu et le
calme était revenu.
Le lendemain les hommes allèrent au travail comme d'habitude et rentrèrent en soirée. Bud
Ledwith3[4], ingénieur et annonceur de la radio locale WHOP était sur place en compagnie d'un
policier qui prenait les dépositions des témoins. A l'extérieur l'un des hommes remarqua "qu'il y avait
dans les deux sens une file de voitures longue d'au moins huit cent mètres". Leur aventure avait fait le
tour de la ville.
Malgré le fait que trois des sept hommes ne se soient pas vu durant la journée, les différents récits se
recoupaient de façon à peu près identique et aucun des témoins ne revint sur sa déposition.
Tous concluaient avoir observé de petites créatures "ayant les yeux ronds comme des soucoupes,
grands et écartés d'au moins 18 cm; ils semblaient placés latéralement, à mi-hauteur de la tête. Le
crâne était rond et complètement chauve au sommet". Les témoins ne s'accordaient pas sur le corps.
Ils ne savaient plus s'il y avait un cou ou non, de même qu'ils ne se rappelaient plus si les créatures
avaient un nez. Seules les femmes se rappelaient certains détails : "le corps était mince et tout droit,
sans formes... Les bras étaient bizarres, presque deux fois plus longs que les jambes... Les mains
étaient énormes et massives".
Que dire de plus, si ce n'est que l'OVNI ne fut aperçu que par une seule personne et était tout à fait
"conventionnel". Tout le récit tourne autour du caractère bien trempé de ces habitants; "ces gens
conclu le policier, ont vu quelque chose d'étrange, il n'y a pas le moindre doute dans mon esprit.
J'ignore ce que c'est, mais ils l'ont vu et ils ont tiré dessus par les portes et par les fenêtres.
Les trous dans les murs de la maison sont là pour le démontrer". Le rapport du policier précisa que
les Sutton "ne possèdent ni téléphone, ni radio, ni télévision, ni livres, ni même beaucoup de
meubles". Leur aventure ne pouvait donc pas avoir été suggérée par les émissions de radio ou les
romans de science-fiction. Le Dr.Hynek écrivit à propos de cette affaire : "Ils ne pouvaient savoir qu'à
de nombreuses reprises, dans le passé, avaient été décrites des créatures semblables à celles dont ils
avaient aidé à dresser un portrait... Ces rencontres constituent ce qui est, probablement, l’aspect le
plus incroyable et le plus bizarre de l’énigme OVNI".
Selon l'enquête menée par la journaliste new-yorkaise Isabel Davis, "les Sutton ne semblaient à
aucun moment avoir été tentés de faire marche arrière afin d'être à nouveau "bien vus" de leurs
semblables... Leur entêtement, rien moins que "payant", à ne pas céder un pouce de terrain, ne prouve
pas la véracité de leur histoire mais nous éclaire un peu sur leur caractère." Le Blue Book classa cet
incident comme "non identifié". Mais pouvait-il en être autrement ?

Le Mémo Low
Sur le Projet Colorado.

MEMO A : E. James Archer et Thurston E. Manning

3
DE : Robert J. Low

SUJET : Quelques réflexions au sur le Projet OVNI.

Jim et Ted :

J'ai examiné le projet OVNI et parlé à un certain nombre de personnes. Voici quelques réflexions sur le
sujet.

Branscomb est farouchement contre. Gordon Little pense que ce serait un désastre. George Benton, de
la même manière, est négatif. Leurs arguments, réunis, se traduisent comme ceci : pour entreprendre un
tel projet, on doit l'approcher objectivement. C'est-à-dire, on doit admettre la possibilité que des choses
comme les ovnis existent. Il n'est pas respectable de donner une considération sérieuse à une telle
possibilité. Les croyants, en d'autres termes, restent des marginaux. Branscomb a suggéré que l'on
devrait aller jusqu'à, en considérant la possibilité des soucoupes, si certaines des observations sont
vérifiées, qu'elles se comportent suivant un ensemble de lois physiques qui nous soient inconnues. Le
simple fait d'admettre ces possibilités, ne serait-ce qu'en tant que possibilités, nous cloue au piloris et
nous perdrions plus en prestige dans la communauté scientifique que nous ne pourrions gagner à
entreprendre l'investigation. Little indiqua que l'on fait parfois ce genre de choses s'il y a un vrai besoin
national. Vous le faites en dépit des conséquences adverses éventuelles. Mais, dans ce cas, il n'y a pas de
réel besoin national. Branscomb compare la situation à Rhine et l'étude ESP à Duke.

Walter Roberts, d'un autre côté, milite beaucoup en faveur de notre participation à ce projet. Il a essayé
d'avoir Will Kellogg, qui est directeur associé du NCAR pour le Laboratoire des Sciences
Atmosphériques, pour l'entreprendre. Kellogg est très intéressé et l'a presque fait. Il pense, cependant,
qu'il était trop impliqué pour le faire. Walt espère beaucoup que nous le ferons. Il dit avoir des
informations selon lesquelles Colorado est vraiment le premier choix de l'Air Force, que les autres n'ont
pas été approchées et qu'ils n'ont donc pas refusé. Il pense, contrairement à Little, qu'il y a un besoin très
urgent de le faire, et il pense que nous gagnerions beaucoup de faveur dans les cercles appropriés en
entreprenant un service nécessaire de manière critique. Il dit que nous devons le faire correctement -
objectivement et de manière critique - et éviter la publicité et tous ces genres de choses. Mais avoir le
projet ici ne nous classerait pas dans la catégorie de scientifiques excentriques.

Branscomb dit qu'il serait préférable que l'Académie Nationale prenne un contrat de l'Air Force puis
qu'elle nous reverse ensuite l'argent pour effectuer le travail. Il pense que cela aurait meilleure mine
ainsi, et je suis d'accord. Il y a, cependant, des mesures similaires qui accompliraient à peu près la même
chose - i.e., avoir un groupe très distingué de consultants et/ou de conseillers, ayant une commité à
l'Académie auquel notre rapport final serait soumis.

Commentaires

L'analogie avec ESP, Rhine, et Duke n'est valable que partiellement. L'étude de Duke fut réalisée par
des croyants qui, après avoir fini, ne convainquirent pratiquement personne. Notre étude serait menée
presque exclusivement par des non-croyants qui, bien qu'ils ne pourraient éventuellement prouver un
résultat négatif, pourraient probablement ajouter une masse impressionnante d'éléments selon lesquels il
n'y a aucune réalité dans les observations. L'astuce consisterait, je pense, de décrire les projets de
manière à ce que, pour le public, il apparaisse comme une étude totalement objective mais, pour la
communauté scientifique, présenterait l'image d'un groupe de non-croyants essayant de faire leur mieux
pour être objectifs mais n'ayant pratiquement aucun espoir de trouver une soucoupe. Une manière de
procéder serait de mettre l'accent sur les enquêtes, non pas sur le phénomène physique, mais plutôt sur
les gens qui font les observations - la psychologie et la sociologie des personnes et des groupes
signalant avoir vu des ovnis. Si l'accent était mis là-dessus, plutôt que sur l'examen de la vieille question
de la réalité physique de la soucoupe, je pense que la communauté scientifique aurait rapidement le
message.
Il n'y a aucune autre raison, me semble-t-il, de faire ceci. Excepté éventuellement dans un domaine
comme la météorologie optique, je ne peux imaginer un document sortant de l'étude qui puisse être
publiable dans un journal de sciences physiques prestigieux. Je peux imaginer assez facilement,
cependant, que des psychologues, sociologues et psychiatres puissent très bien produire des publications
savantes comme résultats de leurs investigations sur les observateurs de soucoupes.

Je n'ai pas, bien sûr, entendu l'histoire présentée par les gens de l'Air Force. Cela eut lieu le Mercredi 10
au matin. Ed Condon et Will Kellogg l'ont entendu, cependant, et ils disent que le projet est présenté
sous un jour très raisonnable.

Il est prématuré d'avoir une opinion très tranchée, mais je suis enclin à penser à cette 1ère étape que, si
nous mettons bien les choses au point et que nous prenons la peine d'avoir les gens appropriés impliqués
et réussissons à présenter l'image que nous voulons présenter à la communauté scientifique, nous
pourrions réaliser le travail à notre avantage. Au minimum, il ne devrait pas être rejeté.

Notes

Walt Roberts promit la coopération et l'aide du NCAR, en particulier en météorologie optique, un


domaine très peu représenté aux Etats-Unis (à Boulder, il n'est représenté qu'au NCAR).

Les personnes de l'Université ayant exprimé un intérêt pour le projet jusqu'ici sont de la catégorie des
chefs. Nous devrons être sûrs, si nous prenons ce travail, que nous pourrons trouver des gens qualifiés
de manière adéquate qui feront effectivement ce travail.

Le projet Blue Book (1952-1969)


C'est à la suite d'une
vague d'observations sans
3 responsables de l'USAF présentant le projet Blue Book
précédent et de la manière
contestée dont celles-ci
sont traitées par les
responsables du projet
Grudge (dénégation
systématique, invention
d'explications banales ou
psychologiques), que
l'étude de l'USAF sur les
ovnis est renommée
projet Blue Book
(litteralement Livre Bleu,
également appelé projet
"UFO" à ses débuts),
toujours basée à Wright-
Patterson.

La direction Ruppelt (1952-1954)

Le projet est confié à un jeune capitaine, Edward J. Ruppelt dès Septembre 1951. Le projet dispose de
plus de moyens que son précédesseur, est plus ouvert au public, et son but officiel est annoncé le 12
Avril 1952 :

1. Trouver une explication pour l'ensemble des témoignages d'observations d'ovnis


2. Déterminer si les ovnis représentent une menace pour la sécurité des Etats-Unis
3. Déterminer si les ovnis présentent une technologie avancée que les Etats-Unis pourraient
exploiter.

Durant sa fonction officielle, Ruppelt va se révéler prudent et mesuré, mais n'en pense pas moins,
comme on s'en apercevra plus tard.

Conférence du 29 juillet au Pentagone, à la suite des nombreuses observations dans la


région de Washington. On peut y voir de gauche à droite : James, Ramey, Ruppelt,
Samford, Bower et Griffing

Une vague sans précédent (1952)

Les membres du projet, dont le major Dewey Fournet ou Albert Chop, vont être servis, avec la vague
d'observation qui ne fait que croître, avec un pic en Juillet 1952. A cette époque les soucoupes volantes
sont particulièrement présentes dans l'actualité depuis plusieurs semaines et l'équipe de 9 personnes de
Blue Book est submergé de signalements d'observations, bien au-delà de ce qu'ils peuvent traiter de
manière convenable. A la mi-juillet ils recoivent près de 20 signalements par jour et des appels effrenés
d'officiers de renseignement de chaque base de l'Air Force des U.S. Les signalements qu'ils reçoivent
sont plutôt solides et ne peuvent être expliqués facilement. En fait, les observations inexpliquées sont
autour de 40 %. Tout cela va déboucher vers la fin du mois à un summum où des ovnis sont repérés par
le radar del'aéroport national de Washington dans un espace aérien restreint au-dessus du capitol.

La commission Robertson

Vers la fin de l'année 1952, le NSC demande officiellement à la CIA d'enquêter sur les ovnis et sur la
menace éventuelle qu'ils représentent. L'OSI, bureau dépendant de la CIA, crée alors l'IAC, qu'il charge
de cette mission. Les avis de ce comité sont rendus dans le rapport de la Commission Robertson, dont
les réunions secrètes sont organisées à partir du 13 Janvier 1953.

En Septembre 1953, Ruppelt quitte l'armée, et est temporairement remplacé par l'officier de 1ère classe
Max Futch. Le 30 Septembre est terminé le Rapport N°12 du projet.

Ruppelt lui, dégagé de ses obligations, va faire diverses révélations concernant le projet dans The
Report on Unidentified Flying Objects, qui va rapidement devenir un classique de l'ufologie.

La direction Hardin (1954-1956)

A la suite de Ruppelt et des conclusions de l'encore secrète commission Roberston, les budgets se
réduisent pour le projet qui sera souvent en sous-effectifs, et les directeurs font faire preuve d'un
moindre souci d'objectivité. En Mars 1954 c'est le capitaine Charles Hardin qui reprend le flambeau.

En Mai 1955, l'ATIC publie le Rapport Spécial N°14 du projet Blue


Book. Il s'agit d'une étude informatisée de près de 4000 rapports Rapport Blue Book
d'observation d'ovnis reçus par l'ATIC. Cette étude, constituée en grande N°14
partie de tableaux statistiques, conclut qu'il n'existe pas de preuve
que des appareils extraterrestres aient visité la terre et
qu'avec plus d'information l'ensemble des observations
pourraient être expliquées.
Le rapport Stork (1955)

Ce Rapport Spécial N°14, cependant, inclut également des résumés des meilleurs cas non expliqués
ayant été reçus, ainsi que les résultats d'une autre étude sur les ovnis conduite par le Battle Memorial
Institute, le projet Stork. Afin d'atténuer les critiques de "dissimulation" à l'encontre de l'USAF de ses
découvertes sur les ovnis, le Secrétaire de l'USAF décide de placer le rapport n° 14 dans le domaine
public et autorise le Département du Commerce à en vendre des copies au public, à partir du 25 Octobre
1955.

Le direction Gregory (1956-1958)

A partir d'Avril 1956, c'est le capitaine George T. Gregory qui devient directeur de Blue Book.

La direction Friend (1958-1963)

A partir d'Octobre 1958, c'est le major Robert J. Friend qui prend la direction de Blue Book.

En 1960 arrive dans l'équipe le major Quintanilla.

En 1961 arrive William T. Coleman en tant chargé des relations publiques du projet. Il profite de
l'occasion pour demander à Friend, le rapport qu'il a envoyé en 1955, sans succès. Je pensai que
c'était plutôt un bon cas, parce qu'il y avait 5 rapports de témoins visuels
crédibles recoupant le même événement déclare-t-il. Il attribue cela au traitement
bureaucratique du projet.

Photo de la Une du Wayne County Press du 18 Août 1963, où apparaissent le lieutenant-


colonel Robert J. Friend (centre), le capitaine Hector Quintinilla (droite) et le sergent
Charles R. Sharp venu étudier les observations de la mini-vague de l'Illinois du Sud en
Août 1963

La direction Quintanilla (1963-1969)

En Avril 1963, c'est le major Hector Quintanilla qui prend la direction du projet. En 1964, William T.
Coleman quitte le projet.

Le scandale du Michigan (1966)

En Mars 1966, les explications de l'USAF sur une série d'observations à Dexter et Hillsdale (Michigan)
vont provoquer un véritable scandale dans l'opinion, qui ne fait plus confiance à l'armée de son pays,
qui cherche visiblement à étouffer les affaires. Cette affaire du Michigan va ébranler le projet.

Le 25 mars, 2 membres du congrès, Weston Vivian (député démocrate d'Ann Arbor) et Gerald Ford
(alors à la tête de la majorité républicaine de la Chambre) réclament une audition du Congrès sur la
question. Dans une lettre, ils demandent l'ouverture d'une enquête sur la manière dont l'USAF s'acquitte
de sa tâche en ce qui concerne les ovnis : Le public Américain a droit à une meilleure
explication que celle donnée jusqu'ici par l'Air Force (...) Il est temps que ce
mystère soit éclairci.

Quintanilla est attaqué de toutes parts. Lorsque j'ai entendu la proposition du Député Ford
j'ai du secouer la tête et j'ai ri. Une audition publique serait un cirque je ne voulais
pas y prendre part, dira-t-il. A coté de cela, Hynek, s'est engagé dans un revirement capital,
exprimant diverses critiques sur la façon dont l'étude des ovnis a été gérée par l'USAF. Des ovnis ont
été vus par des scientifiques, déclare-t-il, et publie un livre défendant la nécessité d'une étude
scientifique indépendante du phénomène.

Auditions

Le 5 Avril se tient donc la 1ère audition du Congrès américain sur le sujet des ovnis. Il s'agit de la
Commission des Services Armés de la Chambre des Représentants (House Armed Services Committee)
de la 2ème session du 89ème Congrès (Imprimé de la Commission N° 55, "Objets volants non
identifiés").

La commission est présidée par L. Mendel Rivers (D-S.C.) (qui peu de temps avant déclare que sa
femme s'intéresse aux ovnis). N'y témoignent toutefois que 3 membres de l'USAF liés au projet Blue
Book tant critiqué :

• Harold Brown, Secrétaire de l'USAF


• Quintanilla, directeur du projet
• Hynek, consultant scientifique du projet

Brown y déclare qu'aucun élément ne permet d'indiquer que la terre a été visitée par des étrangers de
l'espace. Selon lui, presque tous les 10147 objets volants non-identifiés rapportés ces 19 dernières
années ont été facilement expliqués, y compris les récentes observations dans le Michigan, comme des
gaz de marais, des canulars, des planètes, comètes, météores et aurores boréales. Il ajoute cependant que
l'Air Force à un esprit ouvert et va continuer à enquêter sur l'ensemble des rapports [Congress
Reassured on Space Visits, The New York Times, 6 avril 1966] et propose la création d'un organisme civil (qui sera la
Commission Condon, représentée par une université indépendante) menant une étude scientifique des
ovnis où les scientifiques seront autorisés à consulter les dossiers de l'USAF sur le sujet.

Brown coupe ainsi un peu l'herbe sous le pied à Hynek, qui propose la même chose. C'est la création du
projet Colorado, qui va charger une université indépendante d'une étude civile sur les ovnis, évitant
ainsi le risque d'une commission d'enquête du Congrès. Cette noble intention prend forme en Octobre,
lorsqu'un comité de 6 scientifiques, sous la présidence du docteur Brian O'Brien, examine le projet Blue
Book. Tout en félicitant le travail du projet, ce comité estime qu'une étude scientifique approfondie des
ovnis est utile et propose de confier ce travail à des universités américaines dont l'impartialité ne pourra
être mise en cause. Le Congrès approuve ce projet, donnant ainsi naissance au Commision Condon,
comprenant 37 membres principaux (une condition étant qu'il ne devaient pas s'être intéressés aux ovnis
auparavant selon certaines sources).

Références :

• Rapport O'Brien (1966) — Audit commandé par l'USAF de son projet Blue Book
• Rapport Condon (1966-1969) — rapport final du projet Blue Book, l'étude sur les ovnis que
l'USAF mena publiquement pendant plus de 15 ans.
• Project Blue Book. Special Report No. 14: Analysis of Reports of Unidentified Aerial
Phenomena par l'ATIC (Wright-Patterson Air Force Base, Ohio, Project No. 10073)
• Condon Study Rebuts UFOs; Critics Offer Own Version (Physics Today, Vol. 22, Nr. 3, Mars
1969, p. 67, p. 71)
• Une étude "secrète" de la Force Aérienne dit que les ovnis sont réels par Stanton T.
Friedman et B. Ann Slate (Rapport ovni Saga, p. 28, Vol. 1, n° 5) — Sur le rapport spécial
n° 14 du Projet Blue Book, étude statistique préparée par le BMI
• [Mavrakis/Olivier 1986]
• Projet Blue Book 1951-1969 par Michael Hall (NICAP)

Le projet Colorado (1966-1968)


Suite à la pression du public pour la divulgation des informations sur les ovnis, attisée par le scandale de
l'affaire du gaz des marais, le secrétaire de l'USAF Harold Brown propose qu'un organisme civil
indépendant mène une étude des ovnis, dont la scientificité serait garantie par la NAS.

Négociations

Plusieurs universités sont envisagées, mais seule celle du Colorado est un candidat plausible. Une figure
scientifique respectée est nécessaire pour diriger ce projet, et Edward Condon est pressenti. Ce dernier
ne cache pas son scepticisme mais choisit tout de même d'accepter : au cas où l'on découvre quelque
chose, il veut faire partie de l'histoire. Avec Robert Low, administrateur du projet, ils laissent entendre
que le projet pourrait offrir une face objective, tout en ayant un fond sceptique, comme le montreront
des interviews de Condon ou le mémo de Low. De plus, le budget alloué à l'université n'est pas
négligeable.

Démarrage

En octobre 1966 le Secrétaire à la Défense annonce que l'USAF avait choisi Condon et l'Université du
Colorado (d'où son futur qualificatif de "Projet Colorado") pour mener l'Etude Scientifique des Objets
Volants Non-identifiés. L'USAF lui ouvre tous les dossiers de son projet Blue Book, et va la
subventionner à hauteur de 313 000 $ (mais le bugdet dépassera au final les 500 000 $ avec les
extensions inévitables). Le ton est donné quant Low déclare que le projet d'étude des ovnis n'est pas loin
des critères de non-acceptabilité pour une université [Denver Post octobre 1966 < Fuller 1968-05].

Diverses personnes fort compétentes pourraient faire partie du projet, mais la recommandation est
d'éviter toute personne ayant exprimé un avis sur le sujet. En particulier, Hynek ou McDonald, même
s'ils seront conviés pour faire des exposés au membres de l'équipe. On compte donc parmi celle-ci :

Rapport Condon

Sections 1 Section 5 &


Rôle Nom Etudes Etudes de
& 2 6
(7 résumé cas
(conclusion (13
s) (59 cas)
s) chapitres)

Directeur Edward XX X
du Condon
programme

Administrat Robert XXXXXXXX


eur et Low
coordinateu
r du
programme

Enquêteur Stuart W. X
principal Cook

Franklin XX
Roach

David
Saunders

Co- William
enquêteur A. Scott
principal
Chercheur Ronald I.
associé Presnell

Gerald M. X
Rothberg

Herbert
J. Strenz

James E. XXXXXXXXXXXXXX
Wadswort XXX
h

Norman XXXXXXXX
E. Levine

Membre de Roy Graig XXX XXXXXXXXXXXXX


l'équipe
William X XXXXXXXXXXXXXX
K.
Hartman
n

Aldora X
Lee

Gordon X
Thayer

Mary
Louise
Armstron
g

J. H.
Rush

Ahrens

M.
Wertheim
er

2 étudiants en psychologie, 1 en lettres, 2 secrétaires, 1 imprimeur, ...et de nombreux autres spécialistes.

Le projet va étudier de nombreux cas (sortis des cartons de l'USAF ou non), et plus particulièrement 91
qu'elle considère comme les plus difficiles à expliquer. Cependant le projet n'est pas la seule occupation
de Condon, et c'est surtout Low qui va le gèrer.

Le 25 janvier, Condon parle devant la fraternité scientifique honoraire Sigma Xi, déclarant : Mon
inclinaison en ce moment est de recommander que le Gouvernement sorte de ces
affaires. Mon attitude actuellement est qu'il n'y a rien là-dedans ; ajoutant avec
un sourire, mais je ne suis pas supposé atteindre une conclusion avant une autre
année [Star-Gazette de Elmira (N.Y.) < Fuller 1968-05]. Cela emeut certains experts et associations bien utiles
au projet comme le NICAP, et Condon assure que la presse a sorti la phrase de son contexte à Keyhoe,
qui passe l'éponge.

Le 13 septembre 1967, Condon se rend au Symposium de Spectroscopie Atomique de Gaithersburg


(Md.). Il y parle principalement de choses risibles, racontant qu'un contacté lui a proposé de le présenter
à l'équipage d'un ovni moyennant une somme d'argent [William S. Bickel < Fuller 1968-05].
Le 27 septembre, Condon déclare : Je suis presque enclin à penser que de telles études
devraient être interrompues à moins que quelqu'un n'arrive avec une nouvelle
idée sur la manière d'approcher le problème... Le 21ème siècle pourrait mourrir
de rie en regardant en arrière les nombreuses choses que nous avons faites. Ceci
[l'étude sur les ovnis] pourrait en être une [Rocky Mountain News< Fuller 1968-05].

Une fuite fatale

En cherchant dans les archives du projet pour préparer une allocution sur la création du projet, Levine
tombe sur le mémo de Low. Le trouble particulièrement la phrase indiquant que l'investigation
apparaisse comme une étude totalement objective pour le public. Levine montre le memo à
d'autres membres de l'équipe, qui ont la même réaction.

Le 12 décembre, Saunders, Levine, Hynek et McDonald se retrouvent et s'accordent sur le fait qu'une
nouvelle organisation pourrait être formée avec des professionnels. Après le départ de Hynek soit parti,
McDonald a pour la 1ère fois connaissance du mémo de Low. Il ne va pas manquer d'exprimer son choc
le 19 janvier 1968, lorsque Low l'appelle ; une conversation qui tourne court, et que McDonald
prolonge par une lettre qui lui adresse, citant le scandale du memo de son correspondant. Low ne lit la
lettre que le 6 février, mais entre alors dans une colère sans précédent. Qui a transmis ce mémo à
McDonald ? Des têtes vont tomber. Le lendemain, mercredi 7 février, Saunders est convoqué dans le
bureau de Condon et Low. Il est renvoyé, ainsi que Levine.

C'est en trop pour Mary Louise Armstrong, l'assistante de Condon et Low qui, arrivée sans a priori, est
elle aussi convaincu que le projet est mal dirigé. Elle décide de démissionner, mais avant fait part de son
opinon à Condon le 28 février. Celui-ci l'incite à rédiger une lettre à ce sujet, et lui répond, tout en
l'avertissant de garder ce courrier confidentiel. Elle n'en fera rien.

Le 14 mai, l'article de John G. Fuller, Le fiasco des soucoupes volantes paraît dans le magazine Look,
relatant l'affaire.

En juillet, Gordon Thayer est dépéché à la rescousse du projet par l'ESSA pour rédiger chapitre sur les
analyses de cas optiques et radar sur le terrain (assisté de Burgette A. Hart) et la partie sur les particules
aérosols du chapitre sur les mirages optiques. Il travaille avec Roy Craig, qui le met au courant des
internes du projet.

Le rapport final

Le 31 octobre 1968, la rédaction du rapport est terminée. Celui-ci, qui proposera une explication pour
61 des 91 cas sélectionnés, est remis au Secrétaire de l'USAF, Harold Brown, par le président de
l'université du Colorado. Il est alors soumis à un panel de la NAS, pour approbation. On donne 2
semaines au panel de la NAS pour examiner le rapport de 1465 pages. Celui-ci se réunit à Washington
le 2 décembre, puis le 6 janvier 1969 et approuve le rapport .

Une édition bon marché à destination du public est disponible en Janvier 1969. Le rapport officiel est
présenté à l'Automne, sous la forme de 900 pages relativement indigestes. On y trouve des passages
susceptibles d'appuyer les témoignages d'astronautes, tels que : compte tenu de l'entraînement
des astronautes et de leur perspicacité, on peut accorder le maximum de crédibilité
aux rapports qu'ils ont transmis concernant ces observations.

Mais le rapport contient les conclusions suivantes :

1. Aucun cas d'ovni rapporté, enquêté ou évalué par l'Air Force n'a jamais montré signe de
menace pour notre sécurité nationale.
2. Il n'existe aucune preuve soumise à l'Air Force ou découverte par elle que les observations
classées comme "non-identifiées" représentent des développements technologiques ou des
principes dépassant la connaissance scientifique moderne.
3. Il n'existe aucune preuve que les observations classées comme "non-identifiées" soient des
véhicules extraterrestres.

La conclusion générale du rapport, remis le 1er janvier 1969 et rédigée par Condon, est la suivante :

90 % des rapports d'ovnis ont été prouvés comme étant dus à des phénomènes
connus. L'étude des ovnis pendant les 21 années précédentes n'a rien ajouté aux
connaissances scientifiques. Une étude extensive ultérieure des ovnis ne peut
probablement pas être justifiée pour faire progresser la science.

Une conclusion fort surprenante, puisque le rapport indique que 9501 des 10147 cas examinés entre
1947 et 1965 sont explicables, c'est-à-dire 30 % de phénomènes connus et non 90 %. Le rapport
contient également, en annexe U, les conclusions déclassifiées de la Commission Robertson, un groupe
d'étude secret monté 15 ans plus tôt pour évaluer le problème ovni et y proposer des solutions. A la
clôture officielle du projet le 17 décembre 1969, 701 cas restent sans explication certaine, probable ou
possible, sur les 12618 cas étudiés (on arrive là aux 90 %).

Critiques

La publication du rapport va faire l'objet de nombreuses critiques, internes ou externes. Parmi ces
dernières, des articles de Robert M. L. Baker dans Scientific Research en avril, de Thorton Page dans
l'American Journal of Physics en octobre, le Symposium de l'AAAS organisé en décembre à Boston
(Massachussetts), William T. Powers dans Physics Today en juin 1970 ou encore l'article de Joachim P.
Kuettner dans la revue de l'AIAA en novembre suivant.

Voici certaines des critiques formulées :

• La sélection des cas étudiés dans le rapport est désastreuse. En effet, la commission
n'étudie que 90 cas, dont beaucoup sont à l'évidence de mauvaises interprétations de
phénomènes connus. Ainsi que le fait remarquer Joseph Hynek : Examiner des rapports qui
résultent d'évidentes erreurs d'interprétation (pour quiconque a de l'expérience dans ce
domaine) peut apporter peu à la connaissance scientifique. (...) Même une évaluation
préliminaire des ces incidents aurait indiqué que les approfondir serait une perte de temps.
• Certaines des enquêtes sont menées avec un manque de sérieux flagrant : des témoins ne
sont même pas interrogés, la description de faits de base est déficiente, des omissions de
détails importants sont faites, etc.
• Le résumé préliminaire écrit par Condon, singulièrement tendancieux, contredit l'étude elle-
même. Ce résumé, cité plus haut, prétend que 90 % des cas d'observations sont dus à des
causes connues. En réalité, plus de 30 % des cas étudiés dans le rapport sont classés "non
identifiés", et cela alors même que les cas n'ont pas été sélectionnés au début de l'étude
pour rejeter les cas facilement explicables. Malheureusement, l'importance et l'aridité du
rapport Condon expliquent que la plupart des lecteurs ne lisent que le résumé préliminaire
tronqué de Condon.
• Le mémo Bolender indique que les observations d'ovnis pouvant affecter la sécurité
nationale ne sont pas dirigées vers Blue Book mais vers d'autres organes conformément
aux directives.

Malgré ces critiques, l'USAF dissout le projet à la suite de la publication de ce rapport et ne s'occupera
plus, officiellement, du problème ovni.
Archives détruites ?

Quelques temps plus tard, McDonald cherche à obtenir les archives des cas, stockées à la Bibliothèque
Norlin de l'Université du Colorado. Il lui faut cependant l'autorisation de Condon, qui le renvoie vers
l'USAF. Réussissant à obtenir une autorisation de l'USAF, McDonald se rend à la Bibliothèque Norlin et
apprend que Condon est venu quelques jours plus tôt enlever toutes les archives.

Quelques temps après, Kuettner demande à Thayer d'écrire un article sur le cas de Lakenheath pour la
revue de l'AIAA. Ce dernier demande à son tour la permission d'accéder aux archives à Condon, qui lui
répond : Elles sont parties -- J'ai brûlé ces maudites choses ! En apprenant cela,
McDonald s'étrangle de rage. 5 ans plus tard, Thayer découvre que Condon mentait : il avait fait stocker
le tout aux Archives de la Société Américaine de Philosophie à Philadelphie (Pennsylvanie), juste pour
fruster McDonald, pensa ce dernier.

La suite ?

Des documents ayant circulé au FBI (une lettre-réponse datée du 12 septembre adressée à William S.
Sessions, directeur du FBI de l'époque) semblent montrer que le projet a repris en 1989 sous une forme
"civile", sous le nom de "New Projet Blue Book", au sein duquel des anciens membres du projet Blue
Book, du Pentagone, et d'autres cherchent encore à trouver la véritable réponse au phénomène ovni.

Références :

• Rapport Condon (1966-1969) — rapport final du projet Blue Book, l'étude sur les ovnis que
l'USAF mena publiquement pendant plus de 15 ans.
• Project Blue Book. Special Report No. 14: Analysis of Reports of Unidentified Aerial
Phenomena par l'ATIC (Wright-Patterson Air Force Base, Ohio, project n° 10073)
• [Fuller 1968-05] Le fiasco des soucoupes volantes de John G. Fuller (Magazine Look, 14 mai
1968, pp. 58-63) - Critique du projet Colorado, et du scandale du mémo Low.
• Condon Study Rebuts UFOs; Critics Offer Own Version (Physics Today, Vol. 22, Nr. 3, Mars
1969, p. 67, p. 71)
• Une étude "secrète" de la Force Aérienne dit que les ovnis sont réels par Stanton T.
Friedman et B. Ann Slate (Rapport ovni Saga, p. 28, Vol. 1, n° 5) — Sur le rapport spécial
n° 14 du Projet Blue Book, étude statistique préparée par le BMI
• [Mavrakis/Olivier 1986]

Le projet Grudge (1949-1952)


Le projet Grudge ("rancune") est une refonte du projet Sign, effectuée le 11 Février 1949, et gratifiée
d'une priorité inférieure. Parfois référencé comme la Commission "Soucoupe", ce projet était centralisé
à la base de Wright-Patterson (Ohio). Un équivalent canadien du projet Grudge fut le projet Magnet.

Comme en ont témoigné le Joseph Hynek, Jerry Cummings et Edward Ruppelt (directeurs du projet en
1951 et 1952), le but cette refonte de l'étude des ovnis par l'USAF fur avant tout de donner l'apparence
d'un l'intérêt de l'USAF pour les observations qui lui sont notifiées, de collecter confidentiellement un
maximum de véritables informations sur le sujet, mais de systématiquement trouver des explications
"rationnelles" à diffuser au public, voire aux militaires, et de déclarer publiquement que les ovnis
n'existaient pas réellement.

Le 27 Décembre 1949, le projet présente un rapport officiel sur 244 observations, dont les 23 % de cas
inexpliqués sont attribués à une cause d'ordre psychologique. Le groupe est alors mis en sommeil,
lorsque les cas semblent officiellement diminuer.

Le 10 septembre 1951 intervient à Fort Monmouth une observation qui va remettre en cause le
traitement fort contestable que l'USAF appliquait jusqu'ici au phénomène au travers du projet Grudge.
Lorsque le rapport de l'observation atterrit sur le bureau du général Cabell, celui-ci ordonne une enquête
pousée, souhaitant être tenu personnellement au courant de l'affaire. Ses ordres parviennent au
lieutenant Cummings, le tout nouveau responsable du projet. En mettant son nez dans le dossier,
Cummings est très surpris de découvrir que d'autres membres du projet Grudge on déjà "résolu" le cas,
sans quitter leurs bureaux de l'ATIC. Selon le rapport qu'ils ont élaboré pour le Pentagone, l'incident se
résume ainsi :

Il s'agit seulement d'un groupe de jeunes gens impressionnables ; l'équipage du T-33 n'a vu qu'un
reflet.

Dans les heures qui suivent, conscient que sa réputation est en jeu, Cummings se rend lui-même dans le
New Jersey avec le lieutenant-colonel Rosengarten. Ils interrogent tout le monde, y compris le pilote du
T-33 et son passager, certains d'avoir aperçu non pas un simple reflet, mais un engin contrôlé par
une intelligence. Le lendemain, Cummings et Rosengarten s'envolent pour la capitale, afin de faire
un compte-rendu à Cabell.

Après voir écouté leur version des faits, Cabell s'informe sur la façon dont le projet Grudge traite
habituellement ce genre d'affaires. Cummings prend alors son courage à deux mains, et lâche :

Tout le monde se moque des enquêteurs du Grudge. [Sur l'ordre du patron de l'ATIC, le général Harold
Watson, les employés du projet Grudge] déprécient systématiquement les rapports qui leur sont envoyés.
Leur seule activité consiste à proposer des explications nouvelles ou originales pour plaire à
Washington.

Cabell enrage : On m'a menti ! hurle-t-il. Cummings et Rosengarten sont renvoyés avec ordre de
retourner à Dayton pour réorganiser le projet Grudge. Cabell indique :

Je ne veux pas de préjugés, j'interdis les préjugés. Que ceux qui ont des préjugés s'en aillent
immédiatement.

Le projet Grudge est donc réactivé de fait le 12 septembre, mais ce ne sera pas Cummings qui
s'occupera de la réorganisation de l'enquête sur les ovnis. Il retourne bientôt à la vie civile, en charge
d'un autre projet gouvernemental classé confidentiel. C'est au jeune capitaine Edward Ruppelt
qu'incombe la tâche de restaurer un semblant d'objectivité dans la manière dont l'USAF aborde le
dossier ovni. Sous sa direction, le projet est rebaptisé Blue Book.

Le projet Twinkle (1950-1951)

Sous-commission du projet Grudge, instaurée fin Mars 1950, le projet Twinkle ("scintillement") vise à
enquêter sur le phénomène des "boules lumineuses vertes" (green fireballs) au Nouveau Mexique.

Les gens du projet Grudge ne participèrent pas aux investigations. L'USAF confie la direction de
Twinkle au docteur Lincoln LaPaz, et seuls les laboratoires de Cambridge (Massachussetts) furent
concernés. On trouve parmi les scientifiques impliqués le docteur Edward Teller.

Avec la disparition progressive de ces phénomènes et le peu de résultat, le projet s'acheve à l'automne
1951. Le 27 Décembre 1951, le docteur LaPaz déclare que le projet Twinkle est un échec et y met
définitivement un terme. Le rapport final du projet signale diverses observations, dont celle, par 9
témoins différents, tous travaillant pour le compte de la société aéronautique Bell, dans le périmètre de
la base aérienne d'Holloman, de 14 à 30 "corps" (sic) se déplaçant en vol groupé, le nombre variant
selon les témoins et les angles d'observation.

Le projet Magnet (1950-1954)


Le projet Magnet est l'équivalent canadien du projet Grudge, mais plus scientifique car Smith pensait
que les ovnis se servaient du magnétisme terrestre pour se déplacer.

Après avoir reçu le mémo de Wilbert Smith le 21 Novembre 1950, le Département du Transport
canadien ne tarde pas à suivre la recommandation de Smith : le 2 Décembre, le commandant C. P.
Edwards, alors Délégué du Ministre des Transport aux Services de l'Air, met en place le projet Magnet.
Smith est nommé ingénieur en charge du projet, avec 2 autres ingénieurs et 2 autres techniciens y
travaillant à temps partiel. La section diffusion et mesure de la Division des Télécommunications reçoit
l'ordre de mener à bien le projet avec toute l'assistance nécessaire de sources telles que le DRB (le
docteur O. M. Solandt, président du DRB offre sa pleine coopération) et le CNRC.

Le gouvernement canadien tente de minimiser les travaux de Wilbert Smith et du projet Magnet. En
1964 par exemple, le Département du Transport informera un demandeur :

...nous devrions resignifier qu'à aucun moment ce Département n'a mené de recherche dans le
domaine des objets volants non-identifiés. Comme l'a indiqué M. Depuis à Handard le 4 Décembre
1963, un programme réduit d'enquête dans le domaine de la géomagnétique fut mené par le
Division Télécommunications de ce département entre 1950 et 1954. Cette investigation mineure
avait pour objectif l'étude du phénomène magnétique, en particulier lorsque ce phénomène
résultait de conditions réunies inhabituelles dans la théorie électromagnétique de base... Ce projet
personnel ne provoqua aucune dépense pour le département, et ne bénéficia d'aucun soutien
Départemental non plus.

Les mensonges du gouvernement canadien furent révélés avec la diffusion des documents officiels du
projet Magnet, obtenu par Arthur Bray. Parmi ceux-ci on trouve le Résumé des Observations
Rapportées au et Analysées par le Département du Transport Durant 1952, contenant
25 rapports d'ovnis, parmis lesquels celui de Halifax (Nova Scotia) le 15 Juin et celui de l'aéroport
MacDonald du 27 Août 1952.

Dans un rapport préliminaire du projet daté du 25 Juin 1952, Wilbert Smith indique :

Si, comme il semble évident, les Soucoupes Volantes sont les émissaires d'une quelque autre
civilisation, et opèrent en fait sur les principes magnétiques, nous avons avant nous le Fait que
nous avons manqué quelque chose dans la théorie magnétique mais avons une bonne indication
de la direction où regarder pour les aspects manquants. Il est donc fortement recommandé que le
travail du Projet Magnet soient poursuivis et étendus pour inclure des experts de chacun des divers
domaines impliqués dans ces études.

Le 10 Août 1953, Smith produit un autre rapport sur le projet Magnet, contenant les conclusions
suivantes :

Il apparaît alors, que nous sommes face avec une probabilité substantielle à l'existence réelle de
véhicules extraterrestres, indépendamment de leur accord avec notre vision des choses. De tels
véhicules doivent nécessairement utiliser une technologie d'une avance considérable par rapport à
la nôtre. Il est donc demandé que la prochaine étape dans cette étude soit un effort substantiel
vers l'acquisition autant que possible de cette technologie, qui pourrait sans nul doute être d'une
grande valeur pour nous.

Le gouvernement canadien nie que les conclusions de Smith soient en quoi que ce soit représentatives
d'un avis officiel et Smith lui-même dément le status officiel de ce rapport, insistant sur le fait qu'il
représente sa vision personnelle et celle de son petit groupe de recherche. Cette vision ne fut ni adoptée
ni rejetée par le gouvernement, bien que les accréditations et l'intégrité de Smith ne soient pas
contestées, et que des années après il continue à représenter son département avant le House of
Commons Broadcasting Committee.

En Décembre Smith met en place une station de détection d'ovnis à Shirley Bay, en dehors d'Ottawa,
avec des appareils d'enregistrement parmi lesquels un compteur de rayons gamma, un magnétomètre, un
récepteur radio, et un gravimètre enregistreur. Mais les scientifiques du gouvernement veulent tellement
éviter d'être associés à un projet aussi controversé que même le jour où la station entre en opération le
docteur Solandt déclare que les rapports concernant son installation sont totalement faux. En fait, le
bâtiment hébergeant l'équipement de détection est loué à Smith par le DRB, présidé par le docteur
Solandt.

Une perturbation réellement anormale est enregistrée le 8 Août 1954 mais le brouillard épais empêche
Smith et ses associés de voir quoi que ce soit dans le ciel. Deux jours plus tard, le Département du
Transport annonce qu'il ferme la station, bien que la décision ait été prise en Juin de cette année. Smith
explique que la raison pour ne pas poursuivre le projet Magnet est qu'il est devenu pour le
gouvernement un embarras en raison de la trop grande publicité.

Second Story

En Avril 1952 un autre commité secret du gouvernement, distinct du projet Magnet, mais impliquant
également Wilbert Smith, est mis en place par le docteur Solandt, directeur du DRB. Avec le nom de
code de projet Second Story (2ème histoire), le comité comprend les membres suivants :

• docteur Peter Millman (président) de l'observatoire de Dominion


• lieutenant de vol V. L. Bradley du DRB
• capitaine de groupe D. M. Edwards, du Directoire du Renseignement de l'Air (Directorate of
Air Intelligence)
• H. C. Oatway (secrétaire) du DRB
• commandant J. C. Pratt, du Directoire du Renseignement Naval (Directorate of Naval
Intelligence)
• Wilbert B. Smith, du Département du Transport.

Références :

• [Good 1987]
• [Majestic]

Le projet Mogul (1946)


Une cible radar Rawin utilisée en chaîne dans le projet Mogul
Au début de la Guerre
Froide, le gouvernement

Un train de ballons Mogul

américain est fortement préoccupé du développement de dispostifs atomiques par les Soviétiques. Les
frontières de l'Union Soviétique étant fermées, le gouvernement américain envisage de développer un
moyen de détection à longue distance des explosions nucléaires. Longue distance, basé sur un ballon,
détection acoustique à basse fréquence sont présentées au général Spaatz en 1945 par le docteur
Maurice Ewing comme une solution potentielle (la détection atmospherique de vague de pression de
basse fréquence avait été étudiée dès 1900). Le projet est approuvé, et les recherches sont entâmées au
début de 1946 par l'AMC, l'agence de recherche scientifique de l'USAAF. Le projet est affecté au Q-G
de l'AMC, à la Division d'Ingéniérie, Sous-Division Electronique, qui à son tour assigne le projet aux
Laboratoires Watson de l'AMC, Division d'Ingéniérie, Sous-Division de Propagation Appliquée, située à
Red Bank (New Jersey).

Charles B. Moore travaille sur le projet.


Roswell (1947)

En 1947 survient l'incident de Roswell.

En Septembre 1994, l'USAF publie un nouveau rapport sur l'incident de Roswell, qui conclue que les
débris trouvés au Nouveau-Mexique en 1947 proviennent probablement du Mogul. Des rapports sont
trouvés et examinés en détail, diverses personnes survivantes ayant fait partie du projet sont retrouvées
et interrogées, tout comme l'est la dernière personne vivante ayant participé à la récupération des débris
sur le site de Roswell d'origine en 1947, ainsi que l'ancien officier qui identifia tout d'abord l'épave
comme celle d'un ballon. Le rapport indique que pour l'USAF, le recoupage de l'ensemble des
informations déduites ou obtenues indique que le matériel récupéré près de Roswell avait la consistance
d'un dispositif de ballon et plus particulièrement d'un des ballons Mogul qui n'avait pas été récupéré.

Le projet Rainbow (1934-1943)


Egalement connu sous le nom de projet Invisibility (un nom notamment issu du livre de Charles Berlitz
et William Moore [Berlitz & Moore 1979] intitulé The Philadelphia Experiment : Project Invisibility), ce
projet est le prémisse à l'Expérience de philadephie. Après une série de crashes de soucoupes au
Nouveau-Mexique et dans d'autres parties du monde, le gouvernement américain décide de la nécessité
de mettre en place une série de bases pour étudier le phénomène et trouver du personnel capable
d'extraire de ces équipements récupérés une nouvelle technologie opérationnelle (rétro-conception).

Le projet aurait apparemment démarré dès 1931 sous la direction de John Hutchinson [parfois cité
Hutchenson] sénior, doyen de l'Université de Chicago. En 1932, Einstein aurait démissionné du projet
pour des motifs personnels et non déterminés. En 1934 (1936 ?) c'est Nikola Tesla qui en aurait pris la
direction, travaillant toujours à Chicago avec les docteurs Hutchinson et Emil Kurtenhour [ou
Kurtenhauser, physicien australien, décrit comme futur fondateur de l'IAS mais dont on ne trouve la trace nulle part]. Il
dispose de tout ce qu'il demande pour les tests du projet.

En Août 1939, Al Bielek est engagé en raison de sa connaissance unique et de ses capacités psychiques
et de ses aptitudes metaphysiques. Il est informé par la Marine des objectifs du projet et chargé de
fournir des rapports détaillés sur les états d'avancements des différents projets, jusqu'en 1940. Cette
année-là est réalisé le 1er essai d'invisibilité, qui est un franc succès avec la disparition d'un navire (sans
personnel à bord).

Tesla indique alors que de graves problèmes devraient survenir si du personnel venait à pénétrer sur le
navire lorsque les bobines de gauss sont activées : la radiation électromagnétique les affecterait au sein
de cette réalité. Il déclara avoir été en contact avec des extraterrestres en diverses occasions, qui lui
confirmèrent l'existence d'un tel problème.

Tesla veut alors clarifier ce problème avant toute nouvelle expérience. La Marine refuse, arguant qu'elle
est en état de guerre, et qu'elle n'a pas de temps à perdre. Tesla, qui ne veut pas détruire des vies, sabote
alors discrètement la seconde expérience, et rien ne se passe lorsqu'on la démarre. En 1942, Tesla
démissionne et quitte le projet après l'avoir saboté.

L'expérience de Philadelphie (1943)

En 1943, le projet est placé sous la direction du docteur von Neumann, sous les ordres duquel sont les
docteurs :

• Gustoff
• Clarkson
• David Hilbert
• Henry Levinson
Albert Einstein est également invité à participer au projet.

L'objectif est de
pousser plus loin les L'USS Eldridge
investigations sur les
problèmes liés à
l'invisibilité d'êtres
vivants après celle des
navires.

Le 22 Juillet, un
premier test
d'invisibilité est
réalisé. Le 12 Août
(entre derniers jours
d'Octobre et la
première semaine de
Novembre 1943 ?), le
3ème test d'invisibilité
est réalisé sur le navire
U.S.S. Eldridge (ou
DE 173), comportant
un équipage : le navire disparaît du quai de Philadelphie en quittant le continuum espace-temps et entre
dans l'hyper-espace durant 4 h. Le navire réapparaît à la base de la Marine de Norfolk (Virginie) à plus
de 640 km de là, pour enfin revenir à Brotherly Love, où il était ammaré. Cette expérience se révèle
désastreuse pour l'équipage : la plupart du personnel meurt instantanément, certains semblent pénétrer
ou disparaître de la réalité comme des fantômes, et d'autres sont totalement perdus dans le continuum
espace-temps. Certaines personnes se retrouvent en partie fusionnés avec l'acier du navire (dans les
cloisons, le plancher, etc.), comme si le navire et leur corps occupaient le même espace physique.
D'autres, plus éloignés des
générateurs, perdent totalement l'esprit
Le chantier naval de Philadelphie et deviennent fous : les champs
magnétiques les ont conduits dans des
endroits différents, en des temps
différents, ce qui a provoqué chez eux
une confusion mentale grave. En
Octobre, la Marine US finit par
reconnaître qu'il existe un réel
problème avec le personnel et arrête le
projet.

Charles Berlitz et William Moore


poussent l'hypothèse plus loin dans un
livre qui se conclut ainsi [Berlitz & Moore
1979, p. 160] :

Nous sommes intrigués par la


possibilité qu'une expérience
effectuée sous le contrôle de la
marine puisse avoir fortuitement
permis de franchir la porte d'un
autre monde.

ou qui comprenait des suggestions


postulant que :
si un navire pouvait être projeté dans un autre continuum d'espace et d'énergie, soit par erreur,
soit délibérément, il serait également possible que ses occupants rencontrent des entités de l'autre
côté.

Dans son livre Without a Trace, Charles Berlitz fait d'intéressantes comparaisons quant au phénomène
espace-temps observé dans la région du Triangle des Bermudes (ainsi que dans d'autres "triangles"
comme le "Triangle de la Mort" au large des côtes japonaises, la zone triangulaire des Grands Lacs, etc.)
et l'expérience connue sous le nom de "Expérience de Philadelphie" (PX). Il indique :

A la mi-octobre 1943, la Marine des Etats-Unis aurait conduit une série de tests au
Philadelphia Navy Yard, a Norfolk-Newport News, en Virginie, ainsi qu'en mer. Bien
que de nombreuses choses aient été écrites sur "l'Expérience de Philadelphie"
dans divers livres, magazines, et articles locaux ou étrangers, les sources
d'information fondamentales restent rares. Des témoins sont décédés, d'autres
ainsi que du personnel informé refusent d'être cités, et au moins un enquêteur
s'est (supposément) suicidé. Même le nom de code de l'opération semble inconnu
au sein de la Marine ; s'il venait a être identifié, les enquêteurs pourraient accéder
aux documents de première main, s'ils existent encore ou ne sont pas classés à
un trop haut niveau de secret. Quoi qu'il en soit, des indications et commentaires
persistent à propos de l'Expérience de Philadephie, décrivant tous le même
schéma : une expérience visant faire "disparaître" une navire de la Marine, qui fut
une réussite, hormis pour l'équipage qui en subit les effets désastreux.

Le lien entre l'Expérience de Philadelphie et le Triangle des Bermudes réside dans l'indication de
l'utilisation d'un champ magnétique artificiellement créé de manière à obtenir une disparition temporaire
d'un contre-torpilleur (destroyer) et de son équipage. L'intérêt d'une telle expérience pour la Marine
réside, bien évidemment, dans les possibilités de camouflage offertes par l'invisibilité des navires de
guerre. Cependant, son intérêt d'un point de vue scientifique est sans commune mesure : des hommes et
du matériel furent temporairement projetés dans une autre dimension.

Le docteur Manson Valentine, un ami et collègue du docteur Morris Jessup, le fameux astronome et
cartographe de la Lune qui fut en relation avec le Bureau de la Recherche Navale à la suite de cette
expérience, nota certains des incidents les plus remarquables de l'Expérience de Philadelphie, tel qu'il
pu s'en souvenir au travers des correspondances qu'il eu avec le docteur Jessup :

D'après Jessup le but (de l'Expérience de Philadephie) aurait été d'éprouver l'effet d'un puissant
champ magnétique sur un bâtiment et son équipage. On parvint à ce résultat en ayant recours à
des génératrices magnétiques (dérivées du système K. F. Gauss). On utilisa à la fois des
génératrices à courant pulsatoire et non-pulsatoire pour créer un énorme champ magnétique à
bord du navire et dans ses alentours immédiats, en l'occurrence un bassin de radoub. Les résultats
se révélèrent stupéfiants et d'une grande portée bien qu'il y ait eu des effets secondaires néfastes
sur l'équipage. Dès le début de l'expérience, une lueur verte, vaporeuse, se manifesta, assez
semblable à celle dont font état les survivants d'accidents survenus dans le Triangle qui évoquent
un lumineux brouillard verdâtre. Bientôt, l'ensemble du navire fut submergé par cette étrange
brume et le bâtiment, ainsi que son équipage, commença à disparaître à la vue de ceux qui se
trouvaient sur le quai jusqu'à ce que, seule, la ligne de flottaison fût visible. Ultérieurement, le
contre-torpilleur fut signalé comme ayant apparu et disparu à Norfolk, en Virginie, ce qui était
peut-être le résultat d'un essai de navigation invisible, comportant un phénomène de déviation du
temps.

On rapporta... que l'expérience fut réussie en mer, avec un champ effectif d'invisibilité de forme
sphérique s'étendant sur 100 m (yards ?) de chaque bord qui laissait entrevoir la dépression
causée par le bateau dans l'eau, mais pas le bâtiment en soi. Avec l'intensification du champ de
force, certains membres de l'équipage commencèrent à disparaître; ceux-ci ne purent être
retrouvés que grâce au contact physique et ils ne redevinrent visibles que par l'intervention d'une
technique relevant de l'imposition des mains... le rétablissement total pouvait poser un sérieux
problème. Des rumeurs circulèrent, assurant que des hommes avaient été hospitalisés, que
certains étaient morts et que d'autres souffraient de dérangements mentaux.
D'une façon générale, les capacités psychiques semblaient avoir été aiguisées, alors que chez
certains hommes les effets de la transmutation due à l'expérience se perpétuaient ; ils
disparaissaient provisoirement et réapparaissaient tandis qu'ils se trouvaient chez eux, dans la rue,
ou qu'ils étaient assis dans des bars ou restaurants, à la stupeur de ceux qui les entouraient. A

Image extraite du film


The Philadelphia
Experiment de Stewart
Rafill (1984)

deux reprises, l'habitacle du navire fut la proie des flammes pendant son remorquage vers la terre
et le bâtiment subit d'importants dégâts [Berlitz 1977].

Le lien entre Jessup et l'Expérience de Philadelphie est fortuit ou prédestiné, selon l'interprétation de
chacun. Le docteur Jessup, qui au cours de sa carrière d'astronome s'intéresse particulièrement aux
ovnis, publia un premier ouvrage sur le sujet intitulé The Case for UFO [Jessup 1955]. Quelques temps
après sa publication, parmi ce qu'il considére dans un premier temps comme le courrier normal de
lecteurs reconnaissants, il trouve un courrier en 2 parties émanant d'une personne signant Carl M. Allen
(mais Carlos Miguel Allende dans l'adresse de retour), contenant des références à une expérience de la
Marine, au Philadelphia Navy Yard et en mer, avec des noms, des dates, et aussi des détails inhabituels.
L'examen de certains extraits de cette correspondance tend à suggérer pour quelles raisons Jessup, en
tant que scientifique, trouve ceci intéressant au point de lui demander dans sa réponse de plus amples
informations. Dans sa première lettre, en débutant avec une discussion sur la théorie des "champs
unifiés" d'Einstein, le correspondant écrit :

...Le "résultat" fut la complète invisibilité d'un navire, de type contre-torpilleur, et de l'ensemble de
son équipage, alors qu'ils étaient en mer (Oct. 1943). Le champ était effectif dans une zone
correspondant à une sphère applatie, d'un rayon d'une centaine de yards (plus ou moins, en raison
des positions de la Lune et de la latitude) à partir du navire. Toute personne au sein de cette
sphère prit une forme vague, tout en observant les personnes de l'équipage du navire dans le
même état, marchant dans le vide. Toute personne en dehors de la sphère ne pouvait rien voir
d'autre que la forme de la coque du navire dans l'eau, dans la mesure, bien sûr, où cette personne
était assez proche pour voir, juste aux limites extérieures du champ. Pourquoi vous dire cela
aujourd'hui ? C'est très simple. Si vous êtes fou, alors vous révélerez cette information. La moitié
des officiers et de l'équipage de ce navire sont aujourd'hui fous à enfermer. Quelques-uns d'entres
eux sont même confinés dans des endroits où ils reçoivent une aide de la part de scientifiques
lorsqu'ils "deviennent perdus" ou "deviennent perdus et deviennent figés". "Devenir perdu", un
effet secondaire affectant les hommes ayant été trop exposés au champ, n'est pas du tout une
expérience déplaisante pour les marins sainement curieux. Cependant, c'est lorsqu'en plus ils
"deviennent figés" qu'il appellent ça "l'enfer constitué". L'homme victime de cet état ne peut
bouger de son propre gré à moins que deux ou plus de ceux qui se trouvent dans le champ ne le
touchent rapidement, sans quoi, il se "fige".

Si jamais un homme vient à se "figer" sa position doit être marquée précisément, puis le champ
est coupé. Tout le monde sauf l'homme "figé" peut alors bouger ; pour apprécier une nouvelle fois
une apparente solidarité. Le membre de plus récent de l'équipe doit alors s'approcher du point
répéré, où il va trouver le visage de l'homme "figé" ou sa peau nue, non recouverte comme à
l'habitude de son uniforme. Cela peut prendre parfois seulement une heure, comme toute la nuit
et tout le jour, comme dans le pire des cas, où il fallu 6 mois pour ainsi "défiger" un homme.

Les "hommes figés" profondément n'ont pas la même perception du temps que nous. Leur état est
comparables à celui de personnes semi-comateuses, qui vivent, respirent, voient et ressentent
mais sont complètement insensibles à une multitude de choses qui pour eux constituent un
"monde inférieur". Un homme figé de manière classique est conscient du temps, parfois très
précisement. Ils sont tout aussi conscients du temps que vous et moi. Le premier "figé
profondémment" a comme je l'ai dit prit 6 mois à être rectifié. Cela coûta également plus de 5
millions de dollars en équipement électronique et un emplacement spécial pour navire. Si, aux
alentours du Philadelphia Navy Yard il vous arrive d'observer un groupe de marins en train de
poser leur mains sur un de leur collègues ou dans l'air, observez les doigts et extrémités de
l'homme. Si elles semblent vasciller, comme dans un mirage dû à la chaleur, hâtez-vous et poser
vos mains sur lui, parce que cet homme est le plus désespéré de tous les hommes du monde.
Aucun de ces hommes ne voudra plus jamais redevenir invisible. Je ne pense pas qu'il soit
nécessaire de dire plus avant pourquoi cet homme n'est pas prêt à subir le travail d'un champ de
force.

Vous entendrez de la part de ces hommes des phrases telles que "attrapé dans le flux" (ou
"l'envoi") ou "figé dans le vert" ou "pris dans la mélasse" ou "J'allais vite", phrases désignant
certains des effets secondaires de fin de décade exercés par le champ de force. "Attrapé dans le
flux" décrit exactement la sensation d'être "pris dans la mélasse" qu'un homme éprouve en restant
soit "profondément figé" ou "complètement figé". "Pris dans l'envoi" peut également désigner ce
qu'un homme ressent brievement lorsqu'il est en passe de "devenir vide" malgré lui, c'est-à-dire
de devenir invisible ou en passe de se "figer", "profondément" ou "complètement".

Il reste aujourd'hui très peu des membres de l'équipage du D-E expérimental d'origine... La
plupart sont devenus fous, un d'entre eux a carrément marché "au travers" des murs de ses
quartiers devant les yeux de sa femme et de son enfant et deux autres membres de l'équipage
(que l'on ne revit jamais) "entrèrent dans la flamme", c'est-à-dire se "figèrent" et prirent feu alors
qu'ils transportaient des compas traditionnels de petits navires : l'un des hommes transporta le
compas et prit feu, tandis que l'autre arriva pour "imposer ses mains" et y arriva presque, mais
prit feu lui aussi. La foi en "l'imposition des mains" mourrut lorsque ceci arriva et les esprits des
hommes furent emportés par le score.

...L'expérience fut un succès complet. Les hommes représentèrent un échec


total...

La lettre d'origine

Un mystérieux informateur, Carlos Allende affirme avoir été témoin cette expérience, à bord d'un
contre-torpilleur bourré d'instruments : un champ magnétique fut créé et une sorte d'explosion eut lieu, à
la suite de laquelle plusieurs marins subirent des blessures graves.

Après cette térrifiante explosion mes cheveux tombaient par poignées et


j'observai la même chose chez d'autres marins... raconte Allende. Il affirme avoir été
témoin d'une expérience terrifiante avec un champ magnétique, expérience dirigée par Albert Einstein
en personne : Je l'ai regardé, je l'ai vu, j'ai observé sa naissance, son évolution,
l'action et la réaction sur le véhicule sur lequel le superchamp était appliqué. Je
l'ai senti et, comme l'odorat est lié aux papilles gustatives, ma bouche a goûté son
odeur d'ozone et mes oreilles ont entendu le grésillement de l'enveloppe
électrique qui l'entourait.

Dans l'histoire de la marine, cette période marque un tournant dans l'application de la science à l'art de
la guerre. Des pionniers en recherche opérationnelle comme von Neumann travaillaient alors sur
l'optimisation de la taille et de la fréquence des convois qui traversaient l'atlantique. Il était devenu
crucial de ravitailler les troupes anglaises et américaines en Europe et en Afrique tout en évitant les
redoutables sous-marins allemands. Et un nouvel appareil, le radar, venait d'être mis en service pour
détecter avions et bateaux, y compris la nuit et dans le brouillard. Jacques Vallée pense qu'il est tout à
fait possible que Carlos Allende (avec qui il correspondit durant une année) ait été le témoin d'une
expérience de marine effectuée dans le but de rendre un bateau invisible... pour un radar ! Un essai de
technologie "furtive", en somme.
Le Maylay

Un autre navire, le Maylay, aurait également selon Carlos Allende, au cours de son voyage de fin mai à
début juin 1947, failli chavirer à la suite d'une explosion kilotomique (sic)... C'est le
seul navire à avoir survécu à l'explosion d'un ovni. C'est le seul à avoir des trous
(de tout petits trous) dans son blindage causés par un ovni de près de 500 m de
diamètre... Je suis bien placé pour le savoir : je faisais partie de l'équipage, à
l'époque; j'étais au gouvernail.

Des séquelles

Dans ses écrits, Carlos Allende fait référence à une mystérieuse disparition de marins dans un bar de
Philadelphie au milieu des années 1940s. Dans la littérature portant sur l'expérience de Philadelphie, il
est fait mention d'une histoire semblable signalée dans la presse locale sous le titre D'étranges
Circonstances Entourent une Querelle de Taverne. Dans cet article, on raconte que des
officiers de police furent appelés pour aider des membres de la patrouille côtière de la Navy à
interrompre une bagarre dans une taverne proche du chantier naval de la Marine à Philadelphie. A leur
arrivée, des témoins affirmèrent que 2 des marins impliqués avaient soudainement disparu. Ils se sont
tout simplement volatilisés, juste ici, déclara l'une des serveuses. Malheureusement, il n'y eut
ni confirmation, ni démenti de l'incident et aucun des ouvrages où ces faits sont rapportés ne donne de
date ou le nom du journal en question.

La position officielle de la Navy

A toutes les requêtes touchant l'expérience de Philadelphie, le ministère de la Marine basé à Washington
D. C. répond par une lettre standard, dans laquelle il est dit :

Nous recevons depuis des années d'innombrables demandes au sujet du prétendu


"Projet" ou "Expérience de Philadelphie", et du rôle qu'y aurait joué l'Institut de la
Recherche Navale.

La fréquence de ces demande augmente à chaque fois que l'expérience est


mentionnée dans la presse populaire ou dans un ouvrage de science-fiction. La
génèse du mythe de l'expérience de Philadelphie remonte à 1955, date de
publication de The Case for the UFO, ouvrage de feu Morris Jessup, un scientifique
titulaire d'un doctorat en astrophysique.

En 1956, un exemplaire du livre de Jessup fut posté anonymement à l'Amiral Furth,


directeur de la Recherche Navale. Les pages du livre étaient émaillées de notes
manuscrites et de marginalia... Les notes impliquaient une connaissance des
ovnis, de leur système de propulsion et, plus généralement, de la culture et du
génie des êtres présents à bord de ces ovnis.

La Marine ne fit jamais aucune étude officielle du manuscrit. Et pour ce qui est de
l'expérience de Philadelphie, la Marine ne fit jamais de recherches sur l'invisibilité,
pas plus en 1943 qu'à toute autre date.

La Marine indiqua également que :

Si elle avait réellement été faite, une découverte scientifique d'une telle portée
aurait pu difficilement demeurer secrète aussi longtemps.

Elle rappelle aussi que l'Institut de la Recherche Navale n'existait pas avant 1946.
Nous ne croyons pas qu'une telle expérience soit possible, si ce n'est dans le
monde de la science-fiction.

Selon Bielek, En 1947, le projet Philadelphie aurait été réactivé sous le nom de projet Phénix, toujours
sous la direction de von Neumann, au BNL travaillant sur l'espace-temps. Le but est de comprendre le
problème survenu avec l'équipage lors de l'expérience de 1943, ainsi que d'étudier les applications de ce
projet pour rendre les navires et les avions invisibles au radar (la technologie furtive d'aujourd'hui).

Preston Nicolas ingénieur sur le projet, créateur de l'antenne Delta-T des générateurs de l'Eldridge.

Le projet Silver Bug (1954)


A la fin des années 1940s l'USAF démarre un programme de nom de code Silver Bug dont l'objectif
est de construire un appareil à décollage et atterrissage vertical ou VTOL qui permettrait de se passer de
pistes aériennes, et réduirait ainsi le risque que de telles pistes soient la cible d'attaques immobilisant
tout appareil. L'appareil conçu est en forme de disque, une forme étudiée par un scientifique nazi qui
passa dans le camp des alliés après la 2nde guerre mondiale.

Le Q-G de l'USAF demande au QG de l'ARDC d'émettre un cahier des charge pour la poursuite des
études sur ce projet. Cela est fait le 13 Août 1954, lorsque l'ARDC publie le "Technical Requirement
N°3", qui débouche sur un Plan de Développement rédigé le 15 Septembre par la Division des Appareils
de Bombardement, de la Direction des Opérations de Systèmes d'Armement de la WADC (Wright Air
Development Center). Le 29 Décembre, ordre est finalement donné de démarrer le projet.

Un document publié sur Internet est présenté comme un supposé rapport déclassifié à propos de Silver
Bug, réalisé et publié en 1955 par le WADC et l'ATIC, tous deux de basés à Wright-Patterson.

Au cours de cette guerre, les nazis capturèrent un disque extraterrestre et basèrent leurs travaux sur
celui-ci. Après la guerre les scientifiques amenèrent le disque ET avec eux aux US [conférence de presse
russe].

Le 5 Janvier 1966, l'historien de l'USAF R. D. Thomas produit un bref historique de l'implication de


l'USAF dans les projets Avro de type VTOL. Classé "Secret" et conçu pour un usage interne, it confirme
les dates et informations techniques trouvées dans d'autres documents. Il est possible que le document
fut demandé lors de la vague d'observation de 1965-1966.

Contexte du Programme Avrocar: (Rapport sur le Déroulement du Programme Pré-


Phase I Partie I et Programme de Développement Partie 2, Appareil Supersonique
VTOL, Document AVRO, 30 Septembre 1959).

AVRO communiqua des propositions pour une plate-forme circulaire VTOL au Panel
de Recherche de la Défense Canadien en 1952. Cela déboucha sur une étude de
conception. En 1953, un modèle fut testé au R.U. avec des résultats satisfaisants.
En raison de coûts élevés, le Canada décida d'abandonner le projet.

Les E. U. devirent alors intéressés et confièrent à AVRO un contrat hors-profits


pour 784492 $ en 1955. Le projet fut désigné Projet 1794. Des études montrèrent
des résultats favorables. Finalement, AVRO continua le travail avec ses propres
fonds, désignant le projet P. Y. 704. Puis en Mars 1957, l'U.S. Air Force étendit le
projet 1794 avec l'Accord Supplémentaire #3 à AF39(600)-30161 et re-désigné le
Projet 606A (606A est le nombre).
En Février 1958, AVRO démarre un projet pour l'U.S. Army et le projet est alors
appelé Avrocar. En Mars 1958, était alors un projet Avrocar commun à
l'Armée/USAF, avec l'intention d'aboutir à un chasseur-bombardier.

En 1958, la Laboratoire des Appareils a de nombreux doutes sur la faisabilité ainsi


qu'il l'exprime dans la correspondance et les examens du projet. Sur la base de
divers tests, le Laboratoire des Appareils note en Février 1958 que l'Avrocar ne
sera probablement pas capable de réaliser des vols supersoniques. Néanmoins,
des tests et études supplémentaires sont recommandés. Il y a des doutes que l'on
puisse en faire une arme satisfaisante pour l'USAF au début de 1958. Quelques
mois plus tard, le Laboratoire des Appareils déclare que le concept est réalisable
(Avrocar), mais que beaucoup de travail est nécessaire avant qu'il soit jamais
opérationnel -- de sérieux problèmes mécaniques, problèmes de moteur,
problèmes aérodynamiques, et facteurs de vol inconnus. En 1959, AVRO change
son idée à propos d'une plate-forme circulaire pour des vols supersoniques et
s'oriente vers des conceptions plus traditionnelles. Dans le même temps (Mars
1958), le Laboratoire des Appareils indique à l'Armée qu'un hélicoptère
correspondrait à ses besoins et serait bien moins coûteux et plus facile à
construire. En 1959, l'Avrocar projeté doit être propulsé par 3 moteurs Continental
J69-T-9 (turboprop), chacun avec un degré militaire de poussée de 920 livres.

Examen Sommaire du Programme d'Evaluation de Prolongation pour l'Avrocar,


Avro Acft Ltd, Mai 1961. Ceci couvre la période de Juillet 1960 à Mai 1961, sous
contrat de l'USAF AF33(600)-42163), S. W. 13

2 appareils furent construit dans le cadre du programme Avrocar qui pris fin en
Avril 1960. L'un d'eux passa les tests dans le tunnel subsonique Ames 40 x 80
pieds et l'autre fut utilisé pour des tests de vol stationnaire à Malton (Ontario).

Les tests en soufflerie furent insatisfaisants -- le contrôle de concentration


d'anneau n'était pas exploitable pour le contrôle durant le vol en avant. Les essais
de vol stationnaire, d'un autre côté, furent rapportés comme fructueux. En
conséquence, le Programme d'Evaluation de Prolongation fut démarré -- essais
statiques et en vol, tests de modèles, et tests en soufflerie. Les objectifs furent
apparemment atteints et AVRO est supposé en avoir un avec un moteur VTOL
bonafide.

Le rapport de l'ATIC/WADC sur le projet est déclassifié le 29 Mars 1995.

Le rapport Grudge 13
Traduction extraite du document The Cosmic Grand Deception.
26 mars 1995.
auteur(s) inconnu(s).

L'intérêt principal de ce texte volumineux réside dans l'énumération détaillée et quasi-exhaustive des
affaires les plus proéminentes à l'époque de sa rédaction. On peut cependant regretter que la théorie,
contestable, soutenue tout au long de celui-ci (la caractéristique reptilienne de la quasi-totalité des
extraterrestres) soit continuellement émaillée et soutenue par une obsédante interprétation religieuse,
martelée à la limite de l'endoctrinement, et nuisant en fait grandement à la crédibilité de son ou de ses
auteurs.
A propos de ce qui a été énoncé précédemment, la chose la plus effrayante dans le cadre des mutilations
est qu'elles ne sont pas seulement perpétrées sur des animaux, mais que des humains furent aussi
trouvés mutilés de manière semblable à ce que subit le bétail en diverses occasions. L'un des témoins les
plus notables d'un tel événement est Bill English, fils d'un député de l'Arizona et ancien Capitaine des
Bérêts Verts. Il y a des années, Bill fut affecté à un "poste d'audit" de la RAF au nord de Londre en tant
qu'analyste d'informations, et déclare avoir pu voir une copie — par erreur ou intentionnellement —
d'un rapport intitulé "Grudge - Bluebook : Rapport No. 13", et décrivant en l'occurence un incident sur
lequel il enquêta quelques années auparavant. Ce rapport au-dessus de top secret (classé à un niveau
supérieur à celui de la bombe H) contenait quelques centaines de pages de récits d'enquêtes
gouvernementales sur les ovnis, la récupération de crash d'ovnis, les enlèvements ou mutilations d'êtres
humains, des rapports d'autopsies pratiquées sur des cadavres extra-terrestres provenant de divers sites
de crashs, et des rapports extrêmement techniques traitant de la recherche sur l'antigravité, etc. English
déclare avoir été constamment harassé depuis qu'il a rendues publiques les informations contenues dans
ce document classé au-dessus de Top Secret. Il fut contraint de fuir l'angleterre et ne fut plus autorisé à
retourner dans sa famille. English considérait apparemment, comme l'employé des Renseignements de
l'Afrique du Sud l'a mentionné précédemment, que la "Sécurité Nationale" pouvait être mieux servie en
avertissant le public de ce qui se passe plutôt que n'en parlant pas par peur de la réaction du public ou
d'une autre raison quelconque.

Bill English indique qu'il fut, plusieurs années auparavant, membre d'une équipe d'investigation des
Forces Spéciales qui fut dépéchée pour récupérer un appareil s'étant écrasé dans une zone de jungle
épaisse. Ceci eut lieu alors Bill était capitaine des bérêts verts au Laos de 1969 à 1971, et l'avion dans
lequel on envoya son équipe de 10 hommes pour aller investiguer sur place était de la classe des
bombardiers B-52. Des communications provenant du B-52 avaient été reçues avant qu'il ne s'écrase
indiquaient qu'il était attaqué par un OVNI, une grande lumière. L'avion fut retrouvé intact,
reposant dans la jungle. Il n'y avait aucun signe d'un atterissage forcé. Seul l'arrière du fuselage montrait
quelques dommages, mais il n'y avait aucun dommage sur la partie inférieure de la nacelle-moteur. Bien
que l'avion fut totalement intact, l'équipage était mort. Il furent trouvés assis dans leurs harnais de
sécurité, mais étaient mutilés — anus découpé et extrait du colon, apparemment avec certains morceaux
de peau découpés du cou et de la machoire; les yeux et organes génitaux ayant été extraits à l'aide d'une
chirurgie extrêmement précise, sans qu'aucun sang ait été versé nulle part. Le récit d'English pu être
entendu à la radio dans le "Billy Goodman" talk show sur KVEG 840 AM, à Las Vegas dans le Nevada,
le 1er Mars 1990 à 23 h.

Le sang et les organes biologiques pris sur les victimes animales et humaines sont d'après de
nombreuses sources utilisés dans divers et différents buts, dont chacun est en total accord avec la nature
malveillantes de ces créatures. L'Officier de police Don Ecker de l'Idaho révéla à un public de plus de
400 enquêteurs chevronnés lors du symposium du MUFON de 1989 qui se tint à Las Vegas, qu'il avait
personnellement enquêté sur de telles mutilations humains dans l'état dont il était originaire. Il tenta
même de demander à avoir accès aux cas similaires ayant pu être archivés dans l'Informatique du
Département de la Justice, mais reçu pour réponse que les fichiers concernant ces cas étaient classés
secret et fut avertit de cesser à l'avenir toute tentative de demande de telles données. Ecker eu deux
autres de ses amis, également membre des forces de l'ordre, qui tentèrent d'obtenir de telles
informations, mais qui se trouvèrent également face à un mur.

Nombre de chercheurs impliqués dans cet effort pour éduquer le public se considèrent comme des
Américains patriotes entièrement dévoués à la forme de gouvernement constitutionnelle telle qu'elle fut
établie par nos ancêtres; la même constitution que l'ensemble des fonctionnaires des Renseignements et
de l'Armée U.S. ont fait le serment de défendre et de soutenir. Si l'un d'entre eux avait possédé un
niveau d'accréditation de haut-niveau tel que ceux que possèdent de nombreux employés des
renseignements, il aurait été de leur honneur patriotique d'honorer cette accréditation de sécurité et de
garder tout secret nécessaire à notre sécurité nationale aussi longtemps que cela aurait été dans l'intérêt
de notre sécurité et dans celui de notre gouvernement constitutionnel.
Il existe cependant de nombreux pouvoirs non-élus ou des éléments d'un "gouvernement secret"
travaillant au sein du gouvernement constitutionnel, dont beaucoup sont tombés sous l'influence des
forces extra-terrestres, qui ne travaillent pas pour les intérêts du gouvernement constitutionnel comme
nous allons le voir. Ceux-ci sont ceux qui sont poussés à détourner les lois de la sécurité nationale de
notre nation d'une façon en fait destructrice pour la République américaine. Il est affirmé à de nombreux
employés du gouvernement des plus significatifs qu'il est de leur devoir d'Américain de cacher
l'existence d'une menace extra-terrestre au public Américain. Un tel secret n'est pas dans l'intérêt de
notre sécurité nationale, et constitue en fait une violation de la constitution que nombre de ces employés
militaires et du gouvernement ont juré de soutenir et de défendre.

Peut-être Bill English réalisa-t-il cela, et fit ce qu'il pensait être son devoir de patriote Américain - c'est-
à-dire montrer cette menace telle qu'elle est. Cacher au Public Américain l'existence d'une telle menace
ne peut en aucun cas servir les intérêts de la Sécurité Nationale mais seulement ceux de la destruction
Nationale. Quand bien même le gouvernement penserait pouvoir défendre seul notre nation contre une
telle menace tout en en cachant l'existence au public Américain par peur d'une panique, etc., il seraient
dans l'erreur, car ne pouvant y parvenir sans l'assistance et la coopération du public Américain, comme
dans toute "guerre". Les citoyens d'une nation ne supportant pas un tel effort amèneront finalement cette
nation a perdre toute guerre contre un ennemi extérieur d'égale puissance, et particulièrement contre un
ennemi plus puissant, et ce quelque soit la manière dont ce "gouvernement" se batte.

De nombreuses personnes travaillant dans les hautes sphères gouvernementales sont succeptibles de
servir sans le savoir le plan extra-terrestre (saurien), simplement en "suivant les ordres" de leurs
supérieurs, de puissants fonctionnaires succeptibles de se vendre a un plan de conspiration ou même un
plan "extra-terrestre" en echange de certaines promesses, et pouvant même être implantés ou controlés
mentalement par le biais de certaines méthodes de technologies extra-terrestre, fait très bien documenté
parmi les cas d'enlèvement comme nous le verrons, ou qui pourraient simplement suivre ce "plan" par
crainte pour leur postes, leur familles, ou leur vies dans le cas où ils refuseraient de coopérer. Il y a donc
ceux des médias qui sont utilisés par les pouvoirs draconiens, consciemment ou non, dans le but de
désensibiliser toute une génération de personnes jeunes et de les conditionner à l'idée de "reptiliens"
humanoïdes, présentés au travers de divers programmes de médias comme étant inoffensifs et amicaux.
Il suffit d'observer les incroyables gains financiers de ceux promouvant cette idée au travers des
différentes facettes médiatiques. Sont-ils "récompensés" pour leur obéissance ?

Il faut bien garder à l'esprit lorsque l'on lit ces rapports (fichiers) que l'on ne peut "condamner" un
homme ou un groupe d'hommes ayant pu être exposé dans ces textes pour avoir été pris part dans la
"Grande Déception". Bien que l'humanité dans son ensemble puisse être considérée comme ayant un
certain dégré de responsabilité pour avoir "ouvert la porte" à cette invasion infernale et à l'infiltration de
notre société, nous savons que nombre des personnes impliquées dans le scénario extra-terrestre le sont
en toute ignorance, croyant que les sauriens ne sont là que pour mener la race humaine vers
"l'éclairement". Ceci est une farce où les enseignements occultes inspirés par les races serpents à
certains groupes sont en fait de simples méthodes de "contrôle" extra-terrestre, ou plutôt de méthodes
inspirées des extra-terrestres permettant de décharger le contrôle que l'on peut exercer sur leurs esprits
et leurs corps afin que les sauriens et leurs "alliés" non-physiques (i.e. les anges déchus ou créatures
"infernales") puissent s'y introduire et prendre le contrôle du corps, de l'âme et des esprits de ce peuple.

Le Créateur rendit en des temps anciens un jugement et lança une malédiction sur la race serpent qui
finira par s'accomplir (elle est actuellement en train de s'accomplir). Dieu n'aurait jamais rendu un tel
jugement sur une créature sans qu'elle(s) n'ai(en)t un libre arbitre - en l'occurence un libre choix de
rejeter le Créateur pour le maléfique en échange de pouvoir sur la race humaine, la terre, et au-delà. La
race serpent fut la seule autre race physique, autre que la race humaine, ayant pu se rebeller contre le
Créateur alors qu'elle était à l'origine et de loin la plus intelligente et avancée de tous les membres du
royaume animal, et la seule créature à part l'homme ayant la capacité de "raisonner". Elle(s) ne
possède(nt), contrairement à l'homme, aucune âme extérieure, mais furent néanmoins très proche de
l'homme quant à leur capacité à discerner intellectuellement les divers développements et complexités
de la nature. Une telle connaissance intellectuelle fut bien sûr, après la corruption absolue de cette
"race", horriblement poussée à servir l'insatiable appetit de pouvoir et de contrôle de la race serpent.

Le Créateur ne souhaitant voir des âmes humaines détruites par ces pouvoirs draconiens, nous ne le
souhaitont pas non plus. Toute exposition présentée dans le but de montrer un homme ou un groupe
d'hommes impliqué dans la "Grande Déception" extra-terrestre n'a pas pour objectif de condamner les
hommes impliqués à la destruction; mais plutôt de les avertir et de les éveiller hors de la transe dans
laquelle ils sont plongés, qui constitue le résultat du "viol" continuel de leurs esprits par les
"contrôleurs". Nous espérons qu'il sauront se détourner du Serpent et commencer à croire en "La
Brebis" de Dieu, qui vint sur cette planète dans le but d'écraser la "Bête" ou le "Serpent" et son pouvoir
sur la race humaine. Nous ne sommes, hors de la grâce et la miséricorde de Dieu Tout-Puissant, pas
meilleur que tout autre homme tombé sous le "maléfice" de la race serpent. De plus, si Dieu choisit
d'utiliser certains hommes comme les apôtres de la vérité, ce n'est certainement pas parce que nous ou
qu'ils la déserve. Dans tout événement toute reconnaissance pour toute bonne chose pouvoir résulter de
cet effort doit être rendue à Dieu seul.

Il existe, en ce qui concerne les mutilations de bétail, des indications qu'elles aient pu avoir lieu depuis
la fin du 19ème siècle. Dans son livre "Anatomie d'un phénomène", le chercheur Jacques Vallée relate le
récit extrêmement bien documenté d'un enlèvement/mutilation de bétail dans lequel un étrange appareil
aérien fut impliqué. L'incident ne fut rapporté que par Alexander Hamilton (une figure historique bien
connue et un membre remarquable de la Maison des Représentants à la fin du 19ème siècle). Hamilton
signa une déclaration sous serment, certifiée par 10 membres éminents de la communauté de Leroy, au
Kansas, où ils vécurent. Cette déclaration fut datée du 21 Avril 1897. Hamilton certifia sur son "honneur
sacré" la véracité du récit suivant :

Cette nuit là, Hamilton fut réveillé par un bruit parmi le bétail. Aussitôt sortit dehors, lui et sa
famille poussèrent un cri d'étonnement en voyant "vaisseau aérien" décrit comme étant en forme
de cigare et faisant 90 m de long, descendant lentement au-dessus de leur troupeau de vaches, à
environ 200 m de leur maison. Hamilton décrivit l'objet comme étant "...brillamment éclairé de
l'intérieur... tout était entièrement visible - il était occupé par six des êtres les plus étranges que
j'aie jamais vus. Ils barragouinaient ensemble, mais nous ne pouvions comprendre un mot de ce
qu'ils disaient..."

Hamilton et son fils Wall, ainsi qu'un locataire du nom de Gid Heslip, se rendirent vers le troupeau
où ils virent une génisse de deux ans meuglant et sautant, accrochée à une clôture. Ils trouvèrent
un cable rougeâtre attaché autour du cou de la génisse, relié à l'appareil. Ils s'escrimèrent à
détacher le cable de la clôture mais furent incapables de l'enlever du cou des vaches, et
observèrent pendant ce temps le vaisseau, la génisse et tout le reste, s'élever lentement pour
disparaître vers le nord-ouest. Il apprit le soir suivant que "...Link Thomas, à environ 5 ou 6 km à
l'ouest de Le Roy, trouvit la dépouille, les jambes et la tête dans son champ ce jour-là. Pensant que
quelqu'un avait dépecé une bête volée, il amena la dépouille en ville pour identification, mais fut
extrêmement dérouté de ne pouvoir trouver de traces sur le sol souple. Après avoir identifié la
dépouille comme portant ma marque, je rentrais à la maison. Mais chaque fois que voulait me
plonger dans le sommeil, je voyais la chose maudite, avec ses grandes lumières et ses horribles
occupants. Je ne sais si ce sont des démons, des anges, ou autre chose; mais nous les avons tous
vus, ma famille entière a vu le vaisseau, et je ne veux plus jamais rien avoir à faire avec eux.

John A. Keel, dans son livre "Opération Cheval de Troie", confirme que de nouveaux cas de cette
époque révèlent qu'une "vague OVNI" eu lieu en avril 1897, couvrant près de 5 états. Beaucoup des
témoins rapportèrent le type d'occupants étranges et effroyables décrit par Hamilton, et Keel rapporte
que ces créatures "firent un véritable effort pour se cacher ses témoins qui tombèrent sur eux
accidentellement...". Ces créatures tentèrent-elles délibérément de cacher leurs caractéristiques
reptiliennes, de peur que si les témoins avaient eu connaissance de leur véritable nature, les résidents
très croyants de cette partie du pays ne se rassemblent ?

Une autre personne remarquable — l'un des nombreux membres gouvernementaux-militaires-


industriels mettant aujourd'hui en avant la vérité de l'existence d'une race extraterrestre non-humaine —
est l'as du ciel vétéran John Lear. Ce dernier fut durant quelques années capitaine dans une grande
compagnie aérienne Américaine et testa plus de 160 différents types d'appareils. Après avoir été un
grand sceptique, le fils Lear a fait une volte-face complète. Tout commenca il y a quelques années
lorsqu'un de ses amis proches hautement placé dans l'armée apprit à John qu'il avait été témoin d'un
atterrisage d'ovni ayant eu lieu à la base de l'Air Force de Bentwaters, en Angleterre, et durant lequel de
petites créatures extra-terrestres du type des "gris" avaient été observées. Lear décida d'examiner le sujet
plus en profondeur, en utilisant nombre de ses contacts au sein de la communauté des Renseignements.
Il avait gagné la confiance de divers employés des Renseignements de haut-niveau, ceci dû en grande
partie au fait qu'il eut l'occasion d'être pilote lors de missions top-secret pour le compte de la CIA et
d'autres agences gouvernementales dans le passé. Il tira avantage de ces contacts et commença à fouiller
dans sa propre connaissance et expérience du gouvernement américain en relation avec le phénomène
ovni. Bien que diverses bribes et morceaux du scénario furent apprises de différentes sources (dont
certaines de connaissaient qu'une partie, et non son ensemble), Lear fut surpris de constater que tous ces
morceaux d'information semblaient former un tout cohérent, une image globale, une image effrayante
en l'occurence. L'une des choses qui lui fut communiquée, encore et encore, lorsqu'il questionna ses
contacts dans les Renseignements à ce propos, fut une référence à une petite ville du nord-ouest du
Nouveau Mexique connue sous le nom de "Dulce", et où certains événements particulièrement étranges
et "extra-terrestres" étaient supposées avoir lieu.

Lear apprit 3 faits de base de diverses sources provenant de la CIA et d'autres :

1. Le gouvernement des Etats-Unis a, depuis la fin de la seconde Guerre Mondiale, eut


l'occasion de récupérer divers objets non-identifiés, la plupart de forme discoïdale, qui
s'étaient écrasés dans différentes régions des Etats-Unis et d'ailleurs. Les occupants
retrouvés sur ces divers sites de crash furent aussi bien humanoïdes que reptiliens.
Quelques-uns de chaque groupe furent supposément retrouvés vivants (et beaucoup
d'entre eux décédèrent quelques années après leur récupération), mais la plupart des
occupants étaient morts au moment où on les trouva. Nombre des occupants et des objets
furent emmenés dans un hangar secret à la base de l'Air Force de Wright-Patterson, dans
l'Ohio, tandis que d'autres furent transférés dans diverses autres bases dans tout le pays.
Beaucoup des occupants étaient du type reptilien ou saurien "gris". D'autres "entités" furent
trouvées, semblant en fait être un type d'automate bio-synthétique apparemment fabriqué
en partie avec des organes prélevés sur des victimes de mutilations. Il n'y a pas
d'indications concernant ce qui aurait pu animer ces autres créatures, celles-ci possèdant
une consistance semblable à celle d'éponges à la place d'organes reptiliens ou humains.
Certains ont suggéré, sur la base de diverses découvertes, que ce troisième type de
créature pourrait avoir été manipulée comme une "carapace" physique par des entités non-
physiques désirant utiliser de telles constructions dans le but de travailler et d'opérer dans
la dimension physique. Certaines des technologies récupérées de ces objets furent plus tard
utilisées pour développer un appareil aérien top-secret de fabrication Militaire, alors que
d'autres objets furent retrouvés en assez bon état pour pouvoir encore être testés par du
personnel militaire. Après que l'un de ces premiers crashs récupérés eut lieu près de Corona
et de Roswell, au Nouveau Mexique en 1947, le Président Truman contribua à constituer
une commission top-secret constitué des plus grands scientifiques, économistes et
politologues de la nation afin d'analyser ce phénomène et de prendre les décisions
adéquates.
2. Certains secteurs du gouvernement, désireux de prendre possession de la technologie
super-avancée utilisée par la race extra-terrestre, tentèrent de prendre contact avec eux,
ces créatures s'étant couramment faites passer pour des extra-terrestres bienveillants. Il
fut en fait établit plus tard que ces entités n'étaient ni bienveillantes, ni extraterrestres
(d'origine), bien qu'elles aient pu établir des postes avancés sur d'autres corps planétaires
d'après certaines sources. Il existe des preuves que le Gouvernement et les Communauté
des Renseignements commençent à réaliser cela, mais, en raison de certaines concessions
faites dans le passé avec ces créatures sans le consentement du public, ils se mirent
malheureusement et sans le savoir dans une position dont ils ne peuvent actuellement pas
se sortir, à moins que quelque chose de miraculeux n'arrive.
3. Il fut découvert que certaines "bases souterraines" existaient, particulièrement concentrées
sous les Etats-Unis du sud-ouest, la plus grande d'entre elles se trouvant sous la zone de
Dulce, au Nouveau Mexique. Le gouvernement Américain apprit beaucoup de ces années de
surveillance et d'examen des trajets de vols d'ovnis, etc., ce qui força les "extra-terrestres"
a conclure un "pacte" avec le gouvernement. Celui-ci inclut l'échange de technologie et
l'utilisation des niveaux supérieurs de ces "bases" souterraines si le gouvernement
Américain consentait à laisser les extra-terrestres gris à continuer une "observation
scientifique" des sujets humains au travers d'enlèvements, et consentait à conserver cachée
du public Américain l'existence de la présence extra-terrestre. Le gouvernement Américain
"autorisa" aussi les extra-terrestres à utiliser conjointement certaines de leurs propres
bases souterraines. Ceci se revéla plus tard être une énorme erreur. Ces créatures, bien
qu'affichant toujours une facade bienveillante, refusèrent catégoriquement à la quasi-
totalité des scientifiques et aux employés du gouvenement de ces bases "communes" de
pénétrer dans les niveaux inférieurs, dont peu connaissaient l'existence. Les
"accréditations" augmentaient à mesure que l'on descendait vers ces niveaux inférieurs
jusqu'à ce qu'un individu en "sache trop" sur ce qui se passait "là-dessous". Le personnel
de la base devenait était alors, à partir de là, souvent manquant. Il y eut cependant des
rapports fait par des individus ayant pu voir ces niveaux inférieurs, suggérant que l'histoire
fournie par les extra-terrestres (qu'ils étaient d'origine extra-terrestres, et que les bases
étaient de construction récente et de taille limitée) n'est pas totalement exacte. Certaines
de ces descriptions suggèrent que ces "bases" ont en fait des centaines si ce n'est des
milliers d'années, et sont en fait des systèmes souterrains communiquant avec d'anciens
réseaux de tunnels et de cavernes se déployant littéralement dans tout le continent
Américain et au-delà. D'autres sources possèdant une connaissance "interne" de ces bases
ont indiqué que ces systèmes souterrains ont été durant des siècles le domicile de races
reptiliennes native de la planète terre, comme d'autres sociétés humaines cachée avec
lesquelles les sauriens furent en guerre durant des siècles - la connaissance de ceux dont
les reptiliens ont tenté de se cacher de ceux de la surface (stratégie diviser pour régner
contre la race humaine). Le gouvernement, d'après de nombreuses sources, commença à
se rendre compte qui ces créatures lui mentait. Quelque chose commença également à se
produire dans les esprits du personnel des "bases communes" travaillant dans ces
installation, comme si une sorte d'influence manipulatrice d'esprit commençait à amener
lentement ces employés sous son contrôle; et beaucoup de témoins ayant été dans ces
bases et ayant été assez chanceux pour rester vivant et en parler ont rapporté avoir été
troublés par le fait que le personnel ne semblait être rien d'autre que d'un ensemble
d'automates sans cervelle attentifs aux tâches auxquelles ils étaient affectés, quasiment
comme des zombies. Beaucoup semblaient avoir perdu toute sensibilité et personnalité. On
ne sait à quel point certains de ces systèmes souterrains sont, bien que certaines sources
suggèrent que beaucoup d'entre eux soient des constructions antédiluviennes. Une telle
activité, comme nous l'avons indiqué, a également gagné des bases souterraines de
construction gouvernementale, telles que le réseau de bases souterraines situé sous le
Complexe Militaire du Nevada. Certaines bases sont des constructions exclusivement extra-
terrestres, autres que des constructions humaines, bien qu'il ait été découvert que d'autres
aient existé depuis des temps antédiluviens. Certaines bases, dont celle située sous
"Dulce", au Nouveau Mexique, sont supposées être la combinaison de deux ou trois de ces
constructions — c'est-à-dire d'anciens systèmes souterrains étendus par une occupation
moderne d'extra-terrestre et/ou d'humains.

Les trois paragraphes ci-dessus représentent des scénarios qui ne furent pas relatés que par John Lear,
mais aussi par divers autres chercheurs. Comme le lecteur pourra le constater, les informations
rassemblées par la plupart des chercheurs impliqués (excepté les quelques qui furent révélés être des
agents de désinformation dont le but était de semer la confusion sur la question) s'agencent toutes
parfaitement entre elles pour former un grand et effrayant scénario global.

John Lear fut l'intervenant principal de la conférence du MUFON de 1989 qui se tint à Las Vegas. Lors
de son allocution, Lear montra des extraits d'un véritable film, commenté par Rod Serling, montrant le
vol puis l'atterrisage d'un ovni à la base de l'Air Force d'Holloman. Le film, d'après Lear, fut fourni par
le gouvernement en tant que partie d'un programme d'éducation de masse destiné à informer le public de
la présence extra-terrestre selon un format officiel. Ceci eut lieu alors qu'ils continuaient à penser que
est entités (gris) etaient bienveillantes. Ces plans furent cependant abandonnés lorsque "l'Horrible
Vérité" fut connue, à savoir que ces "extra-terrestres" sauriens n'étaient pas aussi bienveillants qu'ils
l'avaient cru tout d'abord, mais qu'ils utilisaient en fait astucieusement l'approche des "frères de
l'espace" pour pouvoir contrôler l'esprit de ceux avec qui ils rentrèrent en contact. La comité top-secret
MJ-12 et ses supérieurs, la commission MAJIC, apprirent vite que des centaines de mutilations
humaines avaient été menées et que des milliers de personnes avaient été enlevées et n'avaient plus
jamais été revues. Le MJ-12 semble depuis cette époque être devenue une organisation plutôt
schizophrène, tentant de "nourrir" et d'appaiser cette "bête" d'une main tout en tenter de développer dans
le même temps la technologie défensive et offensive nécessaire pour la détruire de l'autre main. Certains
suggèrent qu'une partie au moins du commité MJ-12 et des organisations alliées telles que le Groupe
Delta, la Société de Jason, la CIA etc. auraient été infiltrées au moins en partie par l'influence extra-
terrestre via implantation et manipulation de l'esprit, en particulier parmi les membres du
"gouvernement secret" associés à certaines des activités les plus infâmes de certaines sociétés secrètes
"Illiminées".

Lear insiste sur le fait qu'à côté des installations souterraines du Nouveau Mexique, les gris sauriens ont
également pris possession des niveaux inférieurs des installations secrètes du gouvernement Américain
situées dans le Nevada (Groom Lake, Dreamland, S-4, Blue Diamond, Mercury, Le Site de Tests du
Nevada). Le personnel humain semble apparemment tombé là-bas sous leur "pouvoir". Ces créatures
extra-terrestres savent apparemment très bien comment manipuler la pensée humaine, avec une
expérience probable de plusieurs milliers d'années. D'autres sources stipulent que ces installations furent
envahies d'en-dessous et non d'au-dessus. Ceci pourrait expliquer le grand nombre d'entités sauriennes-
reptiliennes ayant été supposément pu être vues dans les niveaux les plus inférieurs des systèmes
souterrains situés sous le Complexe Militaire du Nevada, comme il en a été vu à Dulce, dans le
complexe du Nouveau-Mexique — ces 2 systèmes étant d'après Lear reliés entre eux ! Le gouvernement
tomba apparemment, lors des profondes excavations qui pratiqua sous le Nevada, sur d'énormes
systèmes souterrains naturels et rencontra cette race extra-terrestre. Ceci semble avoir malheureusement
eut lieu au moment où les fameux "traités" avaient été passés et le gouvernement pensa que ces extra-
terrestres étaient bienveillants. Des entités de type "gris" auraient également été retrouvées vivantes lors
de récupérations de crashs et seraient détenues dans les systèmes du Nevada, même si ces récits ne
peuvent être considérés comme représentatifs de l'activité extra-terrestre ayant lieu sous cette zone. A
moins que John Lear et d'autres chercheurs éminents mettent en jeu leur réputation en montant un
gigantesque cannular collectif.

Nombre des employés travaillant sous l'Espace Aérien de Nellis, au Nevada, comme au Nouveau-
Mexique, seraient contrôlés par la peur, l'intimidation et la manipulation d'esprits, et sont condamnés à
croire que le gouvernement contrôle toujours la situation et que tout ce qui arrive est pour le bien de
l'humanité, tandis que la race serpent met en fait son programme en oeuvre, et, comme l'indique Lear,
n'a absolument "aucune considération" pour la race humaine. De nombreux récits semblent indiquer que
le gouvernement des Etats-Unis penserait, qu'en raison de leur petite taille, les "gris" ne représenteraient
pas une aussi grande menace que l'on pourrait le penser. Il existe cependant de nombreuses éléments
prouvant que, comme nous l'avons dit plus haut, les "gris" sauriens représentent le niveau le plus bas
d'une énorme "hiérarchie" reptilienne. Les gris constituent peut-être la moins "offensive d'aspect" des
espèces "reptiliennes", bien qu'ils ne soient pas du tout agréables à observer (particulièrement leur
yeux), et qu'il soient impliqués dans de nombreux incidents de mutilations animales ou mêmes
humaines. Ils ont apparemment choisi de collaborer avec les êtres humains afin de gagner leur
confiance et de nous persuader de baisser notre garde, établissant des "traités" (que les sauriens
n'entendent jamais respecter) et utiliser diverses autres méthodes destinées à contrôler encore plus avant
la race humaine. Le véritable pouvoir se cachant derrière cette hiérarchie extra-terrestre comprend des
branches reptiliennes beaucoup plus secrètes et à l'apparence plus grotesque encore susceptibles de
provoquer une terreur absolue chez a plupart des êtres humains venant à les rencontrer. Souvenez-vous,
si tout cela sonne pour vous comme de la "science-fiction", du vieil adage : "La vérité dépasse souvent
la fiction !". Nous n'avons de plus même pas commencé à enregistrer l'ensemble des récits divers
corroborant le fait que ce scénario se déroule bien actuellement. Comptez sur nous et laissez la
documentation parler d'elle-même.

Comme nous l'avons vu, d'après Lear et d'autres, certains secteurs du gouvernement prirent contact avec
cette race saurienne-reptilienne ou "serpent" peu après la Seconde Guerre Mondiale. Une source
anonyme mais se déclarant comme un fonctionnaire de haut rang du Renseignement Militaire (ce qui fut
confirmé par Timothy Green Beckley, qui publia certaines des révélations de cet homme et connait sa
véritable identité), se nomme "Commandant X". Cette source (supposée) des Renseignements déclare
que le contact initial eu lieu dans les années 30, qu'il impliqua des membres du gouvernement liés à
"l'Ordre d'Illuminati", et que ce contact eu lieu, non pas avec une race extra-terrestre, mais avec une
race souterraine.

Bien que cela puisse sembler incroyable, des douzaines de sources, que nous citerons plus en détail plus
loin, déclarent que des centaines de victimes d'enlèvements — gardés captifs au 7ème sous-sol de
l'énorme complexe souterrain situé sous la zone de Dulce, au Nouveau-Mexique. Ce niveau, comme
d'autres niveaux inférieurs supposés consistant en des cavernes naturelles et des systèmes de tunnels
artificiels, sont largement sous le contrôle des gris-sauriens et de leurs "seigneurs" reptiliens. La région
située sous la zone quadrilatère des Etats-Unis du sud-ouest est, d'après diverses sources, l'un des
centres majeurs si ce n'est le centre majeur d'activité pour ces êtres non-humains dans l'Amérique du
Nord. Il existe apparemment d'autres centres d'activité situés sous d'autres continents - il y a par
exemple, en plus du Mont Archuleta près de Dulce au Nouveau-Mexique, le Mont Illampu en Amérique
du Sud ; le Plateau de Pine Gap en Australie ; des zones souterraines non spécifiées en Afrique ; la
région de Manosarowar dans la chaîne de l'Himalaya en Asie ; l'île de Malte en Europe ; et le Mont
Erebus en Antartique. Tous ces lieux peuvent être considérés comme des zones d'activité souterraine
intense, particulièrement d'activité saurienne, ou comme des zones où des événement
paraspéléologiques sont concentrés. Certaines de ces zones sont des sites où une activité saurienne et
humaine sont indiqués, et dans certains cas, où un conflit règne entre sauriens et humains.

L'énorme complexe situé sous le plateau d'Archuleta près de Dulce, aurait également des connexions
avec d'autres bases ou installations similaires au Nouveau-Mexique et dans les états voisins, comme par
exemple : Page, dans les Superstition Mountains en Arizona ; Datil, Pie Town, Carlsbad, Taos au
Nouveau-Mexique ; Creed, Ft. Collins dans le Colorado, etc. — ce système serait donc connecté à des
sites souterrains quelque part près de ces zones, et d'autres plus loin. La plupart des mutilations de bétail
ont d'ailleurs eu lieu dans les états du sud-ouest et trouvent en particulier leur épicentre en un ranch
située à seulement à 21 km de la petite ville de Dulce. Des troupeaux se promenant dans cette zone
globale en ont été les principales cibles, ce qui laisse à penser que des installations similaires, bien que
plus petites, puissent exister dans d'autres zones où des mutilations de bétails se concentrent.

En 1979, d'après les sources de John Lear dans le milieu des renseignement et à la C.I.A., un groupe de
scientifiques et d'employés du gouvernement travaillant dans les niveaux les plus inférieurs du
complexe de Dulce parvinrent à pénétrer dans les plus basses profondeurs de ce système souterrain, et
furent horrifiés lorsqu'ils traversèrent soudain d'énormes chambres souterraines remplies des restes d'un
certain nombre de victimes de mutilations humaines. Certains de ces restes étaient apparemment ceux
d'enfants. Lear et ses sources pensent que nombre d'entre eux pourraient faire partie des enfants disparus
d'Amérique ! Ceci, ainsi que d'autres indications, suggère qu'un "holocauste occulte" pourrait avoir lieu
dans les profondeurs, et qui pourrait rendre la "solution finale" d'Hitler insignifiante en comparaison.

A peine ces employés avaient-ils découvert "l'Horrible Verité", d'après Lear, qu'elles furent elle-mêmes
capturées et gardées captives par les créatures infernales contrôlant les niveaux les plus inférieurs de ce
labyrinthe ; mais pas avant que ceux-ci ne puissent avertir d'autres employés du gouvernement de ce qui
se passait en réalité. Le MJ-12 et d'autres agences gouvernementales, lorsqu'elles vinrent à apprendre la
situation, décidèrent d'y envoyer des unités de forces spéciales (les Forces Delta et les Bérêts Bleus,
basés à Fort Collins, au Colorado — NRO), dans le but de prendre la base et de libérer les personnes
capturées. Après un bain de sang, près de 66 des soldats des forces spéciales étaient morts et la "base"
n'était pas prise. Je réalise bien que tout ceci peut sembler plutôt fantastique, mais pourquoi John Lear,
et de nombreux autres ayant confirmé l'activité ayant lieu à Dulce, mettraient-ils leur réputation entière
en jeu en faisant de telles déclarations fracassantes s'ils n'étaient pas absolument convaincus de leur
réelle véracité ?

Nous demandons aux lecteurs n'étant toujours pas convaincus de considérer les faits suivants :
• Les journaux du Nouveau-Mexique rapportèrent en 1983 le crash d'un appareil militaire top
secret près du Mont Archuleta, au Nord-Ouest de Dulce. L'histoire dura pendant quelques
jours et l'on en parla plus ensuite. Lors de l'opération de récupération, des témoins
indiquèrent avoir observé des centaines de soldats en tenue de combat, armés jusqu'aux
dents dans la zone, et qui auraient disparu sans une trace lorsqu'ils se seraient approchés.
D'autres enquêteurs découvrirent une impression dans le sol en forme de croissant là où
l'objet avait atterit, ainsi que des arbres littéralement brisés en deux au moment où
l'appareil avait descendu, ainsi que d'autres signes étranges non cohérents avec la version
"officielle" de l'histoire.
• Le Mont archuleta est une zone très rocailleuse, uniquement accessible — à la surface — à
l'aide de véhicules tous-terrains. Le Gouvernement Fédéral passa un accord en 1978 avec la
tribu Indienne des Utes (qui possède une réserve à la limite Sud du Colorado, quelques kms
au nord de la région d'Archuleta, et par laquelle passe la seule route par laquelle le Mont
Archuleta puisse être accédé avec un véhicule standard). Les Utes acceptèrent d'y imposer
une interdiction stricte de passage en échange de certaines propriétés le long de la limite
entre le Colorado et le Nouveau-Mexique.
• John F. Gille (l'ufologue Français qui aida à démasquer le Club de Rome — la connexion à
propos de la base souterraine de Pine Gap, en Australie), Edmound Gomez (propriétaire
d'un grand ranch à 21 km de Dulce, où la majorité des mutilations de bétail de la zone
eurent lieu), Gabe Valdez (à l'époque chef de la police d'Etat à Dulce), et d'autres
partipèrent à une enquête sur les lieux. Grâce à leurs fonctions, le groupe pu se rendre sur
le Mont-Plateau d'Archuleta via une piste pour 4x4, les 23 et 24 octobre 1988. Les
membres de l'équipe d'enquêteurs indiquèrent qu'aux premières heures du matin, alors
qu'ils campaient au sommet d'un pic Archuleta, il purent observer un grand objet en forme
de boomerang venir du nord-ouest à grande vitesse, s'arrêter et flotter dans l'air, émettre
ce qui pouvait faire penser à des étincelles à ses 2 extrémités, pour enfin continuer sa
course à grande vitesse sur toute la distance. Ils témoignèrent également avoir observé
d'étranges lumières apparaissant et s'atténuant sur une période donnée, dans la falaise
d'un canyon où un important physicien et ufologue du nom de Paul Bennewitz prétendit
qu'il existait des grottes dans lesquelles des ovnis avaient été observés entrant et sortant.
Bennewitz en conclua qu'il existait une "base extraterrestre" controllée sous le Mont
Archuleta, sur la base d'années de recherche sur l'activité ovni, souvent observée par
diverses personnes dans la région de Dulce. L'équipe d'investigation qui vit l'objet en forme
de boomerang déclara également qu'il purent entendre, lorsque les lumières apparurent
dans la falaise, ce qui pouvait faire penser à des transmissions radio, bien que les voix ne
furent pas compréhensibles, et qu'il entendirent à un moment un son faisant penser à des
camions en train de rouler sur une certaine distance, et cela alors qu'ils se trouvaient à des
kilomètres de toute publique (à l'exception celle interdite ?).
• Paul Bennewitz indiqua que : Des troupes arrivèrent et repartirent de là (Dulce) chaque été,
à partir de 47. Les gens y habitant depuis longtemps s'en souviennent. Ils construisirent
également une route — devant la population de Dulce et des camions firent des aller-retour
durant une longue période. Cette route fut plus tard barrée et détruite... Les sigles sur les
camions portaient la marque de "Smith Corporation", à l'extérieur de Paragosa Springs,
dans le Colorado. Aucune organisation de ce nom n'existe — aucun enregistrement
n'existe... Je suis convaincu que la base — au moins la première (i.e. la première extension
aux niveaux supérieurs de la base construite par le gouvernement - Branton) fut construite
pour la couverture d'un projet fort embarassant... ils ne transportèrent toujours que du
gros équipement. (Note : Des indications, provenant du témoignage du Commandant X et
d'autres, font penser que le gouvernement était en fait à cette époque en train d'agrandir
les niveaux supérieurs de l'ancienne installation souterraine, apparemment construite à
l'origine par une ancienne race humaine et infiltrée plus tard par les gris-sauriens -
Branton)
• Le "Commandant X", le fonctionnaire anonyme des renseignements militaires mentionné
plus tôt, déclare avoir appris beaucoup de choses à propos de ce qui se passe au complexe
de Dulce par le biais des contacts dans les renseignements. Il indique : La Recherche et
Développement ainsi que le complexe militaro-industriel furent impliqués et firent une
étude pour la base. La plupart des lacs aux environs de Dulce furent créés à l'aide des
subventions gouvernementales "pour" les indiens. Navajo Dam est la principale source de
courant électrique conventionnel, avec une seconde source à El Vado (également une
entrée vers ce très grand complexe, dont certains pensent qu'il possèdent des connexions
avec la surface sur plus de 100 sites).
Les hiéroglyphes d'Abydos photographiés par Sheri Nakken

Les hiéroglyphes d'Abydos


Abydos se trouve en Haute Egypte, au Nord-Ouest de Louxor (l'ancienne Thèbes). Il s'agit d'une des
villes les plus importantes d'Egypte, très ancienne, et dont les origines remontent à la préhistoire. Son
culte principal était consacré au dieu Osiris (qui a remplacé le dieu plus ancien Khentymentyou, "le
premier des occidentaux les seigneur d'Abydos"). Son tombeau était au centre de la ville, au Nord des
temples de Sethy 1er et Ramses II.

Dans le temple d'Abydos, qui fut un moment immergé, un pan de mur, dans une section où un autre pan
le recouvrait avec des hiéroglyphes égyptiens, s'est effrité et s'est effondré, révélant un autre pan
derrière lui. Une photographie a été
prise au cours d'une visite des
Zoom non retouché
pyramides et temples egyptiens.

L'accès à cette zone du temple serait


aujourd'hui interdite aux visiteurs.

Zoom

Cette photo intrigue car on pense y


voir divers appareils aériens,
notamment :

• un hélicoptère moderne
(en haut à gauche)
• un sous-marin (en haut à
droite)
• un vaisseau spatial (au milieu à droite)
• un planeur (en bas à droite)

Version retouchée

Zoom retouché

En fait la version la plus diffusée de


cette photo n'est pas cette d'origine,
mais une version retouchée. Plutôt
que d'éclaircir la vision du néophyte
(ce qui peut être fait avec une version
"dessin"), elle oriente l'interprétation,
faisant quasiquement disparaître le
faucon, et comblant des traits du
"planeur" et du "sous-marin" afin de
les rendre plus évidents.

Explications

Diverses tentatives auront lieu pour


expliquer plus communément ces
hiéroglyphes peu orthodoxes. Leur
point commun est de les présenter
comme des hiéroglyphes "ratés",
chose que l'on est peu habitué à voir. Il s'agirait d'écrits par-dessus d'autres écrits, de corrections
diverses. Ce qui appuie cette thèse est le fait que ces hiéroglyphes étaient initialement masqués par une
portions qui a fini par s'effriter et s'écrouler. Peut-être trouverions-nous d'autres "ratés" derrière nombre
de hiéroglyphes apparemment parfaits.

Références : L'hélicoptère du temple d'Abydos par Thierry (UFOCom)

Ummo, ou le mystère Ummite (1966)


Le 14 Janvier Janvier 1966, Fernando Sesma reçoit
le premier appel téléphonique des Ummites :

— Allô, monsieur Sesma, nous avons lu votre


livre. Nous sommes des extraterrestres.

La nouvelle n'est pas de nature à destabiliser Sesma :

— De quelle planète venez-vous ?


— D'une planète que nous nommons Ummo et qui
est à une quinzaine d'années-lumières de la Terre.

A l'époque Sesma se dit déjà en contact avec des ressortissants d'une planète nommée Auco et bien
d'autres encore. Ummo, Auco, il n'en est plus à une planète près, mais demande à ses interlocuteurs, qui
semblent s'exprimer avec difficulté, avec une voix nazillarde, pourquoi ils s'adressent à lui.
— Voyez-vous, nous avons trouvé dans votre livre des éléments, disons, assez inexacts.
Cependant vous y dites certaines choses qu'un habitant de la Terre n'est pas censé connaître. Nous
pensons donc que vous êtes réellement en contact avec d'authentiques extraterrestres et nous
voudrions vous envoyer des lettres, des
documents, pour que vous les lisiez lors des
réunions que vous tenez dans votre club de la
Photo d'une nef ummite
Baleine Joyeuse.

Sesma ne fait aucune difficulté. Les "Ummites"


prennent contact avec un dactylo espagnol, via une
petite annonce. Ils lui demandent de taper et envoyer des lettres à différents contactés, sous la dictée
d'un homme prétendant s'appeler DEI 98. Comme le salaire est énorme par rapport au marché de
l'emploi de l'époque, l'homme ne se pose pas de questions, et les lettres se mettent à parvenir à Sesma et
à d'autres, avec régularité.

Pendant une année, Sesma, mais aussi Alicia Araujo (secrétaire de l'Ambassade des USA), Dionisio
Garrido (policier), Ribera, Farriols et d'autres reçoivent des centaines de pages dactylographiées que lui
adressent ceux qui s'intitulent eux-mêmes Los Ummitas, les Ummites. Les lettres, qui arrivent des
quatres coins du globe, portent un en-tête invariable : UMMOAEELEWE, qui est censé signifier
gouvernement général de Ummo. Elle sont signées et portent un tampon. Dans une de leurs lettres, les
Ummites précisent que ce tampon, porteur d'un symbole qui ressemble à une des lettres de l'alphabet
cyrillique, se fixe sur le pouce avant d'être encré et appliqué sur le document. On remarque au passage
que des numéros suivent les "noms" : c'est une constante chez ces gens, qui peuvent très bien s'appeler
ISEI 456 ou DEI 98.

Cette annéel-là, Sesma reçoit une lettre contenant le passage suivant : M. Sesma, vous êtes un
homme inconnu dans le domaine scientifique et dans le domaine philosophique,
mais vous êtes un homme courageux et indépendant dans un pays ayant la
réputation internationale du pays le plus arriéré d'Europe, dirigé par un
gouvernement dictatorial lié aux expériences nazies et fascistes. Votre pays
souffre des opressions interdisant tous développements scientifiques,
technologiques et idéologiques. Tous les grands intellectuels sont en exil ou ont
été punis de mort par les oligarques comme Garcia Lorca.

Trace d'atterrissage d'une nef ummite Un jour de 1967, DEI 98, le responsable de cette
opération
de
Des objets prétendumment ummites
diffusion
d'informations, dicte une lettre annonçant aux différents
contactés que plusieurs nefs, des navettes, sont sur le
point de prendre contact avec le sol de notre planète,
dont une à proximité de Madrid. On apprendra, à travers les lettres qui parviendront plus tard, que la
navette madrilène est censée ramener ce personnage dans sa planète d'origine, après un long séjour sur
la Terre. Le dactylographe expédie cette lettre sans y prêter plus d'attention que les précédentes. Mais
qu'elle n'est pas sa surprise de découvrir dans les journaux la mention d'un atterrissage d'ovni dans la
banlieue de Madrid, le 1er Juin 1967, la date indiquée dans la lettre. Rien ne manque : traces au sol,
témoins nombreux, etc.

En 1987, une lettre indique : Gorbatchev est intelligent et honnête (...) Le marxisme est la
meilleure voie politique (...) le SIDA a été créé par l'Armée US.
Révélations

Javier Sierra, rédacteur en chef de la revue Más Allá découvre que les 2 témoins d'Aluche, c'est-à-dire
Sesma et Vicente Ortuño se connaissent très bien. Il interroge donc Ortuño en 1988, qui avoue. En
1993, c'est le tour de Peña.

Jean-Pierre Petit à également écrit divers ouvrages à propos des Ummites.

Références :

• [Sesma]
• [Petit 1995]
• Ummo-sciences de André-Jacques Holbecq
• Retour sur l'affaire Ummo par Gildas Bourdais
• Les observations et les premières lettres en Espagne
• D'où viennent les lettres ?
• Looking Toward The Edge Of The Universe par le père Enrique Lopez Guerrero (1968)
• "L'affaire" UMMO par Dominique Caudron (2004)

Les Vimanas
Dans la littérature Védique de l'Inde, il existe de nombreuses
descriptions de machines volantes qui sont généralement
appelées vimanas. Elles se divisent en deux catégories :

1. des appareils construits par l'homme,


ressemblant aux avions et volant à l'aide d'ailes
comme celles des oiseaux. Ces machines sont
principalement décrites dans des travaux en Sanskrit
médiévaux et séculaires liés à l'architecture, les
automates, les machines de siège militaire, et autres
adaptations mécaniques. ;
2. des structures non profilées volant d'une
manière mystérieuse et généralement pas construites par des êtres humains. Ces
machines sont décrites dans des travaux anciens tels que :
• Rg Veda ;
• le Maha-bha-rata ;
• Rama-yana ;
• le Pura-nas ;
• le Vaima-nika-sa-stra qui fut dicté en France au 20ème siècle et qui prétend être la
transcription d'un ancien travail préservé dans l'archive akashic. Ce document donne
une description élaborée des vimanas des deux catégories.

Machines de l'Inde ancienne et médiévale

En Sanskrit, une machine est appelée yantra. Le mot yantra est défini dans le Samarangana-sutradhara
du Roi Bhoja comme un appareil qui contrôle et dirige, conformément à un plan, le
mouvement des choses qui agissent chacune en accord avec leur propre nature. Il
existe de nombreuses variétés de yantras :
• le taila-yantra, une roue tirée par des boeufs autour d'une piste circulaire pour moudre les
graines et extraire leur huile ;
• des machines militaires du type de celles décrites dans le Arthasastra de Kautilya, écrit au
3ème siècle avant J.-C., dont :
• le sarvato-bhadra, une roue tournoyante qui projette des pierres ;
• le sara-yantra, une machine à envoyer des flèches ;
• le udghatima, une machine démolissant les murs à l'aide de barres de fer ;
• etc.

Ces machines sont toutes assez compréhensibles et crédibles, mais il existe d'autres machines qui
semblent moins plausibles du point de vue de la pensée historique moderne. Thus Raghavan mentionne
un appareil qui pouvait créer une tempète pour démoraliser les lignes ennemies. Une telle arme est
également mentionnée par l'auteur Romain du 3ème siècle Flavius Philostratus, qui décrivit des sages
en Inde qui ne combattent pas un envahisseur, mais le repousse avec une artillerie
céleste de tonnerre et d'éclairs, pour eux qui sont des hommes saints et sacrés.
Philostratus indiquait que ce genre d'arme de feu ou de vent était utilisée pour repousser une invasion de
l'Inde par Hercules Egyptien, et il existe une lettre apocryphe dans laquelle Alexandre le Grand déclare
à son tuteur Aristote avoir également rencontré de telles armes.

Les érudits modernes tendent à considérer les travaux de Philostratus comme de fiction, mais cela
démontre que certaines personnes de l'époque Romaine faisaient circuler des histoires à propos d'armes
inhabituelles de feu ou de vent en Inde. Dans d'anciennes épopées comme le Mahabharata, il existe de
nombreuses références à des armes de vent remarquables telles que le vayavya-astra et des armes de feu
telles que le sataghni. En general, les armes décrites dans des travaux plus anciens tendent à être plus
puissantes et remarquables que celles décrites dans des travaux plus récents. Certains attribuent cela à la
fantastique imagination des auteurs anciens ou à leurs rédacteurs modernes. Mais cela pourrait
également être expliqué par une perte progressive de la connaissance à mesure que la civilisation
Indienne fut affaiblie par la corruption et successivement envahie par des forces étrangères.

Il a été avancé que les pistolets, canons, et d'autres armes à feu étaient connue dans l'Inde ancienne et
que la connaissance déclina progressivement et disparut complètement au début de l'ère Chrétienne.
Ceci est discuté en détails dans un livre de Gustav Opperts.

Robots et autres automates

Les robots constituent une autre catégorie de machines remarquables. Il existe de nombreux récits
séculaires dans la littérature sanskrit décrivant un yantra-purusa, ou homme-machine, qui peut se
comporter exactement comme un être humain. Un exemple en est une histoire dans le Bhaisajya-vastu
boudhiste, dans laquelle un peintre arrive dans le pays de Yavana et visite le foyer d'un yantracarya, ou
professeur d'ingéniérie mécanique. Là il rencontre une fille-machine qui lave ses pieds et semble
humaine, jusqu'à ce qu'il découvre qu'elle ne peut pas parler.

Des robots fantastiques de cette sorte apparaissent souvent dans les histoires de fictions destinées au
divertissement, et ont ainsi le même statut que les robots de la science-fiction moderne. Cependant, il
existe de nombreus'es descriptions d'automates assez crédibles qui furent effectivement construits et
utilisés dans les palais de rois fortunés. Ceux-ci incluent : des oiseaux chantant et dansant, un éléphant
dansant, des chronomètres élaborés avec des figures d'ivores animées et un instrument astronomique
montrant le mouvement des planètes.

La conception de ces automates est semblable à celle des automates qui furent populaires en Europe au
18ème siècle. Voici une description extraite du Samararigana-sutradha-ra du 12ème siècle :

Des figures mâles et femelles sont conçues pour divers types de services automatiques. Chaque
partie de ces figures est faite et ajustée séparément, avec des trous et des chevilles, afin que
cuisses, yeux, nuque, main, poignet, avant-bras et doigts puissent agir en fonction des besoins. Le
matériau utilisé est principalement du bois, mais une couche de cuir est donnée pour compléter
l'impression d'un être humain. Les mouvements sont gérés par le systèmes de poles, chevilles et
chaines attachées à des baguettes contrôlant chaque membre. Regarder dans un mirroir, jouer à la
lutte et tendre la main pour toucher, donner un pot, arroser de l'eau et faire obéissance sont les
actes effectués par ces figures.

En dehors de leurs applications pratiques, les robots fournissent également une métaphore de la relation
entre l'âme et le corps. Ainsi, dans le Bhagavad-gita, Krisna dit :

Le Seigneur Suprême se trouve dans le coeur de chacun, O Arjuna, et guide l'errance de toutes les
entités vivantes, qui sont assises comme sur une machine (yantra) faite de l'énergie matérielle.

Raghavan, pour sa part, trouve la métaphore regrettable. Il déplore que dans d'autres pays les machines
aient abouti à une civilisation matérialiste, alors qu'en Inde elles ont seulement renforcé l'idée de Dieu et
de l'Esprit. Ainsi, même les écrivains qui ont réellement eu affaire avec les yantras,
comme Somadeva et Bhoja, virent dans la machine manipulée par un agent une
analogie appropriée pour le corps terrestre et les sens régis par l'Âme, et pour le
mécanisme merveilleux de l'univers, avec ses élements constituants et ses
systèmes planétaires, nécessitant une maîtrise divine pour les conserver en
évolution constante.

Avions

Il existe de nombreuses histoires dans la littérature indienne médiévale concernant des machines
volantes. Ainsi dans le Harsa-carita de Bana il y a l'histoire d'un Yavana qui construisit une machine
aérienne qui fut utilisée pour kidnapper un roi. Egalement, l'Avanti-sundar de Dandl parle d'un
architecte nommé Mandhata qui utilisa une voiture aérienne dans des buts aussi courants que parcourir
une distance pour voir si son jeune fils avait fait. Son fils, d'ailleurs, était réputé avoir créé des hommes
mécaniques qui combattaient dans un faux duel ainsi qu'un nuage artificiel qui produisait d'énormes
averses. Chacun de ces travaux remonte au 7ème siècle avant J.-C. environ.

Dans la 9ème des 10 centuries, Buddhasvamin écrit une version du Brhat-kathd, une impressionnante
collection d'histoire populaires. Buddhasvamin parle des véhicules aériens comme des dkdsa-yantras, ou
machine-du-ciel, et les attribue aux Yavanas, un nom souvent utilisé pour désigner les étrangers
barbares. Il très courant pour les machines volantes et les yantras en général d'être attribués aux Yavanas
dans les textes Sanskrit.

Certains érudits prennent les Yavanas pour les Grecs, et attribuent les histoires indiennes de machines à
une origine grecque. Par exemple, Penzer pense que le philosophe Grec Archytas a pu être le "premier
inventeur scientifique" d'appareils ressemblant aux yantras indiens, et note que Archytas construisit
une sorte de machine volante, consistant en une figure de bois équilibrée par un
poids suspendu à une poulie, et mis en mouvement par de l'air caché et enfermé.

Il y eu sans nul doute beaucoup d'échanges d'idées dans l'ancien monde, et il est difficile aujourd'hui de
savoir avec certitude où une idée particulière fut inventée et à quel point elle fut développée. On sait
cependant que des idées relativement bien détaillées à propos de machines volantes ressemblant à des
avions étaient connues dans l'Inde médiévale.

Le Samardngana-sutradhdra de Bhoja indique que le principal matériau du corps d'une machine volante
est le bois léger, ou laghu-ddru. L'appareil a la forme d'un grand oiseau avec une aile de chaque côté. La
force motrice est fournie par une chambre à feu avec du mercure placé au-dessus d'une flamme. La
puissance générée par le mercure chauffé, combinée au battement des ailes avec un pilote à l'intérieur,
amène la machine à vol dans les airs. L'appareil étant équipé d'un moteur, on peut penser que le
battement des ailes avait pour but de contrôler la direction du vol plutôt que de fournir la puissance
motrice.
Je suggèrerai que les vimanas décrits par Bhoja sont semblables à des avions conventionnels. Ainsi ils
sont fait de matériaux ordinaires comme le bois, ont des ailes, et volent comme des oiseaux. Raghavan
suggère que le moteur à mercure avait pour but d'être une source d'énergie mécanique pour la battement
des ailes comme pour un vol d'oiseau. Il appuie cela en notant que Roger Bacon décrivit une machine
volante dans laquelle une sorte de moteur en rotation faisait battre des ailes à l'aide de liens mécaniques.

Ramachandra Dikshitar, cependant, indique que d'après le Sama-rdngana-sutradhdra, le vimana a


deux ailes resplendissantes, et est propulsé par de l'air. Cela suggère qu'une sorte de
propulsion à réaction était utilisée.

Cependant ces vimanas avaient bien une énergie, et il semble probable qu'ils se basaient sur une sorte de
méthode conventionnelle mécanique qui extrayait de l'énergie de la combustion de carburant et l'utilisait
pour produire un flux d'air au-dessus des ailes. Les vimanas mentionnés dans le Samardrigana-
sutradhdra furent-ils réellement construits, ou étaient-ils seulement des produits de l'imagination ? Je ne
sais pas. Cependant, les descriptions élaborées de yantras trouvées dans les texts médiévaux indiens
suggèrent que de nombreuses machines sophistiquées furent construites en Inde il y a bien longtemps.
Si une technologie mécanique sophistiquée était connue dans des temps reculés, alors il est fort possible
que des sortes d'avions aient aussi été construites. Il est intéressant que le texte astronomique Sanskrit
intitulé Surya-siddhdnta mentionne un moteur à mercure utilisé pour fournir un mouvement rotatif à un
gola-yantra, un modèle mécanique du système planétaire. Cela suggère qu'au moins une sorte de moteur
à mercure était utilisée pour produire une énergie de rotation. Le texte indique également que la
conception du moteur à mercure doit être gardée secrète. Il était une pratique standard en Inde ancienne
que le savoir technique soit transmis d'un professeur à un disciple de confiance. Une conséquence
malheureuse de cela est que la connaissance tendit à se perdre à chaque fois que les traditions orales
dépendant des professeurs et des disciplines étaient brisées. Il est donc très possible que de nombreux
arts et sciences connues dans les anciens temps aient été perdus pour nous, pratiquement sans trace.

D'autres travaux de Sanskrit se réferrant à des machines volantes sont listées dans lun livre de Dileep
Kanjilal. Il s'agit de : le Yukti-kalpataru de Bhoja (12ème siècle après J.-C.) ; le Mayamatam attribué à
Maya Dfinava mais datant probablement du 12ème siècle aprèst J.-C. ; le Kathdsaritsdgara (10ème
siècle avant J.-C.); la littérature Avaddna (premiers 3 siècles A.D.); le Raghuvamsam et Abhijndna-
sakuntalam de Kalidasa (1er siècle avant J.-C.); le Abhimdraka de Bhasa (2ème siècle avant J.-C.); et
mes Jdtakas (3ème siècle avant J.-C.). Des dates sont souvent approximatives, et le matériau des
différents travaux est souvent extrait de travaux et de traditions plus anciennes.
Le Vaimaniko-
Sastra

Le Vaimanika-sastra
est une description
très détaillée des
vimanas, et on lui
donne une grande
crédibilité dans de
nombreux ouvrages et
articles. On trouve
parmi ceux-ci les
écrits de Kanjilal,
Nathan, et Childress.
En particulier,
l'ufologue indien
Kanishk Nathan
écrivit que le
Vaimanika-sastra est
un ancien texte
Sanskrit qui décrit
une technologie
qui non
seulement
dépasse de loin la
science de
l'époque mais est
même au delà du
cheminement de
l'imagination
conceptuelle et
scientifique d'un
ancient Indien, y
compris les
concepts tels que
l'énergie solaire
et la
photographie.

Il est effectivement
vrai que ce livre contient de nombreuses idées intéressantes au sujet de la technologie aérienne. Mais il
est important de noter qu'il fut écrit au début 20ème siècle par un procédé psychique connu aujourd'hui
comme le channeling.

L'histoire derrière cela est présentée dans l'introduction de la traduction du Vaimanika-sastra de G. R.


Josyer. Là est expliqué que la connaissance en Inde était habituellement transmise oralement, mais que
lorsque cette tradition disparut, l'écriture sur des feuilles de palmier fut utilisée. Malheureusement, les
manuscrits sur feuille de palmier ne durent pas très longtemps dans le climat Indien, et de grandes
quantités d'ancien documents écrits ont été perdus parce qu'ils n'étaient pas régulièrement recopiés.
C'est certainement vrai. Mais
Josyer en arriva à dire que
les textes perdus restent
enfermés dans l'éther
du ciel, pour être
révélés comme à la
télévision à des
médiums doués de
perception occulte. Le
médium en question fut
Pandit Subbaraya Sastry, un
walking lexicon gifted
with occult perception,
qui commença à dicter le
Vaimanika-sastra à
Venkatachala Sarma le 1er
Août 1918. Le travail
complet fut rédigé en livres d'exercice s jusqu'au 23 Août 1923. En 1923, Subbaraya Sastry demanda
également à un dessinateur de préparer certains dessins des vimanas d'après ses instructions.

D'après Subbaraya Sastry, le Vaimanika-sastra est une section d'un vaste traité du sage Maharsi
Bharadvaja intitulé Yantra-sarvasva, ou l'encyclopédie des Machines. Maharsi Bharadvaja est un ancient
risi mentionné dans le Mahabharata et d'autres travaux Védiques, mais je n'ai connaissance d'aucune
référence indiquant qu'il fut concerné par les machines. Le Yantra-sarvasva n'existe plus sous sa forme
physique, mais est
réputé exister dans le
récit akashique, où il est
lu et récité par
Subbarayat Sastry.

Autant que je sache, il


n'existe pas de
références à ce travail
dans la littérature
existante. Cela est
discuté dans le livre de
Kanjilal sur les
vimanas. Bien que le
Vaimanika-sastra puisse
être un canular, je n'ai
pas de raison de
supposer qu'il ne fut pas
dicté par Subbaraya
Sastry de la manière
décrite par Josyer. Mais
le travail est-il
authentique ? Même s'il
existait en tant que
motif vibratoire dans
l'éther, durant le
processus de lecture et de dictée psychique il peut avoir été distordu ou altéré par des éléments de
l'inconscient du médium.

En fait, il y a de bonnes raisons de croire que cela a été le cas. Le texte du Vaimanika-sastra est illustré
par divers dessins réalisés sous la supervision de Subbaraya Sastry. Ceux-ci incluent des sections
recoupées du rukma-vimana, du tripura-vimana, et du sakuna- vimana. Ces sections recoupées montrent
le type de technologie mécanique et électrique qui existait à l'époque suivant juste la 1ère guerre
mondiale. Il y a de grande électro-aimants, des cranks, des shafts, des worm gears, des pistons, des
bobines chauffantes et des propulseurs tourants à moteurs électriques. Le rukma-vimana est supposé
monté en l'air grâce à des "lifting fans" alimentés par des moteurs électriques et qui sont très petits
comparés à la tailles du vimana dans son ensemble. Cela ne ressemble vraiment pas à quelque chose qui
pourrait voler.

Ces appareillages mécaniques pourraient bien avoir été inspirés par la technologie du début du 20ème
siècle. Mais si nous nous tournons vers le texte du Vaimanika-sastra, nous trouvons des éléments d'une
toute autre différente nature. Pour illustrer cela, voici 10 examples extraits d'une liste du Vai-mdnika-
sastra de 32 secrets qu'un pilote de vimana devrait savoir :

1. Goodha : Comme indiqué dans le "Vaayutatva-Prakarana," en attirant les énergies, Yaasaa,


Viyaasaa, Prayaasaa dans la 8ème couche atmospherique recouvrant la Terre, pour attirer
le contenu sombre du rayon solaire, et l'utiliser pour dissimuler le Vimaana de l'enemi.
2. Drishya : Par collision de l'énergie électrique et de celle du vent dans l'atmosphere, un
lueur est créée, dont la réflection doit être capturée dans le Vishwa-Kriyaa-darapana ou un
mirroir à l'avant du Vimana, et par cette manipulation produire un Maaya-Vimaana ou
Vimana camouflé.
3. Adrishya : D'après le "Shaktitantra," par le biais du Vynarathya Vikarana et d'autres
énergies du coeur de la masse solaire, attirer la force du flux éthérique du ciel, et le mêler
avec le balaahaa-vikarana shakti dans le globe aérien, produisant ainsi une couverture
blanche, qui rendra le Vimana invisible.

Ici 3 méthodes sont décrites pour cacher un vimana de l'ennemi. Elle semblent fantaisistes,
mais il est intéressant de noter que les vimanas décrits dans les Purdnas et le Mahabharata
ont la capacité de devenir invisibles. Le mot "shakti" (sakti) signifie puissance ou énergie.

4. Paroksha : D'après le "Meghotpatthi-prakarana", ou la science de la naissance des nuages,


en entrant le second dans les couches nuageuses de l'été, et en y attirant l'énergie avec le
shaktyaakarshana darpana ou mirroir de force d'attraction dans le Vimana, et en
l'appliquant au parivesha ou halo du Vimana, une force paralysante est créée, et les
Vimanas opposants sont paralysées et mis hors d'action.
5. Aparoksha : D'après le "Shakti-tantra," par projection du rayon de lumière Rohinee, les
choses en face du Vimana sont rendues visibles.
6. Viroopa Karena : Comme cité dans le "Dhooma Prakarana," en produisant le 32ème type
de fumée grâce au mécanisme, et en le chargeant avec la lumière des vagues de chaleur du
ciel, et en le projetant par le tube padmaka chakra vers le bhyravee enduit d'huile
Vyroopya-darpana au sommet du Vimana, et en tournoyant avec le 32ème type de vitesse,
une forme très féroce et terrifiante du Vimana émergera, causant une expression de peur
des spectateurs.
7. Roopaantara : Comme indiqué dans le "Tylaprakarana," en préparant des huiles
griddhrajihwaa, kumbhinee, et kaakajangha et en enduisant le mirroir déformant dans le
Vimana avec elles, y appliquant le 19ème type de fumée et le chargeant avec le kuntinee
shakti dans le Vimana, un changement en lion, tigre, rhinocéros, serpent, montagne, rivière
apparaîtra et étonnera et troublera les observateurs.
8. Saarpa-Gamana : En attirant le dandavaktra et les autres 7 forces de l'air, et en se
joignant aux rayons solaires, le passant au travers du centre zig-zagguant du Vimana, et en
tournant le bouton, le Vimana aura une mouvement zig-zagguant comme un serpent.
9. Roopaakarshana : Utiliser le yantra photographique dans le Vimana pour obtenir une vue
télévision de choses à l'intérieur d'un avion ennemi.
10.Kriyaagrahana : En tournant la clé à la base de l'Imana, une couverture blanche apparaît.
Enélectrifiant les 3 acides de la partie Nord-Est du Vimana, et en les soumettant aux 7
types de rayons solaires, et en passant la force résultante dans le tube mirroir
Thrisheersha... toutes les activités se déroulant en-dessous au sol, seront projetées sur
l'écran.

Vimana Sundara, dessin réalisé en 1923


Le mot "télévision" du point 9
fut employé dans la traduction
anglaise du Vaimanika-sastra
qui sortit en 1973. Le texte
Sanskrit d'origine fut écrit en
1923 avant que le télévision
soit dévelopée.

Il semble clair que les


illustrations dans le Vaimanika-
sastra sont contaminées par les
éléments du 20ème siècle de
l'inconscient du médium.
Cependant les passages que je
viens de citer contiennent une
majorité d'éléments non propres
au 20ème siècle, et cela est
exprimé en termes de mots et
idées Védiques. Cela peut être
largement le produit de
l'imagination de Subbaraya
Sastry appliquée à sa
connaissance Védique étendue,
ou cela peut être un rendu
raisonnablement honnête d'un
ancien texte Védique préservé
comme un motif étherique.

La seule façon de tirer cela au


clair est d'obtenir d'autres textes
Sanskrit obscurs et de voir s'ils
confirment ou non certains des
éléments du Vaimanika-sastra.
Des confirmations répétées
indiqueront pour le moins que
Subbaraya Sastry présentait les
éléments d'une tradition
authentique, et des investigations supplémentaires seraient nécessaires pour voir si ou non cette tradition
reposait sur des faits réels. Pour l'instant, nous devrions rester ouvert à de multiples interpretations
possibles des éléments du Vaimanika-sastra.

Vimanas dans la littérature Védique

Le Bhagavata Purana, le Mahabharata, et le Ramayana sont 3 travaux importants


dans la tradition Védique de l'Inde et contiennent beaucoup d'éléments intéressants
impliquant des véhicules aériens, nommés vimanas. Ils décrivent aussi différentes
races d'êtres semblables aux humains qui pilotent ces véhicules, et discuttent des
relations sociales et politiques existant dans les anciens temps entre ces êtres et les
humains de cette Terre.

Pour certains, ces éléments sont sans valeur parce qu'ils semblent fantastiques et
mythologiques. Ainsi l'ufologue indien Kanishk Nathan rejetta les textes des
vieilles religions Hindoues parce qu'elles attribuent des exploits exagérés aux dieux. Il les considéra
comme de la simple poésie dans laquelle un écrivain qui ne rapport pas des événements
réels peut laisser aller son imagination partout où elle souhaiter le mener. Il note
également que ces textes appartiennent à une ère pré-scientificque, et par conséquent, Etant donné la
connaissance Culturelle, technologique et scientifique de cette période historique,
un écrivain peut, tout en appréciant les généralités et évitant les détails, créer des
inventions et des combinaisons que n'existent pas en réalité.

On peut répondre qu'il n'a pas été établi que les anciens écrivains s'adonnaient simplement à
l'imagination poétique, sans égard pour les faits. Il y a un préjudice moderne au fait que tout personne
ayant des intérêts spirituels est non-scientifique, et que tout ce qu'il écrit doit être imaginaire. Ce point
de vue est censé tant que l'ensemble des données observables tendent à soutenir un modèle de monde
mécanistique excluant les vielles idées religieuses comme autant d'illusions exposées.

Mais si nous examinons avec attention le phénomène ovni, nous trouvons un grande masse
d'observations empiriques qui contredisent complètement notre confortable vision mécanistique du
monde. Il est intéressant de noter que ces éléments anormaux, allant de configurations de vols
physiquement impossibles à des êtres flottant à travers les murs, correspondent assez naturellement à la
cosmologie à orientation spirituelle des anciens textes védiques. Il est donc intéressant de considérer
que les rédacteurs de ces textes auraient pu présenter une description criante de la réalité telle qu'ils l'ont
vécue, plutôt qu'un simple laisser-aller à une imagination effrênée.

Vimanas d'usage général

Le chapitre précédent a présenté l'histoire de vimana de Salva, que l'on trouve dans le Mahabharata et le
Bhagavata Purdna. Il s'agissait d'un grand véhicule militaire qui pouvait transporter des troupes et des
armes, et qui fut obtenu par Salva d'un expert en technologie non-humaine nommé Maya Danava. Les
Purdnas et le Mahabharata contient également de nombreux récits de plus petits vimanas, comprenant
des appareils de loisir apparement conçus pour un seul passager. Ils étaient généralement utilisés par les
Devas et les Upadevas mais pas par des humains.

Dans cette section, je donnerai une série d'examples, montrant comment les vimanas figurent comme les
éléments de nombreuses histoires différentes de ces textes. Chaque exemple est extrait du milieu d'une
plus grande histoire, et il n'est pas possible de présenter ces histoires entièrement dans ce livre. Mon
objectif est de montrer que les vimanas sont fréquemment mentionés dans les Purdnas et le
Mahabharata. Apparemment, ils étaient aussi courants pour les gens de l'ancienne culture védique que
les avions le sont aujourd'hui.

Dans le premier récit, Krisna tue un serpent semblable à un python qui essayait d'avaler son père, le roi
Nanda. Par action de Krisna, l'âme du serpent fut transferée dans un nouveau corps d'un type possédé
par des êtres célestres nommés Vidyadharas. Cette âme posséda un tel cors céleste avant être placée
dans le corps d'un serpent, et Krisna lui demanda pourquoi il avait dégradé à une forme de serpent :

Le serpent répondit :

Je suis le Vidyadhara bien connu nommé Sudarsana. J'étais très opulent et beau, et j'avais
l'habitude d'errer librement dans toutes les directions dans pour avion. Une fois je vis certains
sages laids de la lignée de Angira Muni. Fier de ma beauté, je les ridiculisai, et à cause de mon
péché ils me firent prendre cette forme inférieure.

Dans ce passage le mot Sanskrit "vimanena" est traduit "dans mon avion". Il semble avoir été un petit
véhicule privé.
La prochaine histoire est similaire. Krisna libéra l'âme du roi J Nrga de son emprisonnement dans le
corps d'un lézard et lui donna un corps céleste. Lorsque le moment vint pour le roi de partir, un vimana
d'un autre monde vint pour le chercher :

Ayant ainsi parlé, Maharaja Nrga se promena autour du Seigneur Krisna et fit toucher sa couronne
sur les pieds du Seigneur. Autorisé à partir, le Roi Nrga embarqua alors un magnifique avion
céleste alors que tout le monde présent le regardait.

Dans le cas suivant, nous voyons l'effet d'une belle femme sur le pilote d'un vimana. Ici le sage
Kardama Muni décrit la beauté de sa future femme, Devahuti, à son père, Svayambhuva Manu:

J'ai entendu que Visvavasu, le grand Gandharva, son esprit stupéfié par l'amour fou, tomba de son
avion après avoir vu votre fille jouant avec une balle sur le toit du palais, car elle était
effectivement belle avec sa cheville tintante et ses yeux faisait des va-et-vient.

Il semblerait que le vimana de Visvavasu était un petit mono-siège. Peut-être n'avait-il pas de ceintures
de sécurité adéquates, et il vira trop fortement alors qu'il essayait de voir Devahuti.

Après que Kardama Muni eut épousé Devahuti, il décida à un certain moment de l'emmener faire le tour
de l'univers. Pour ce faire, il dévoilà une demeure aérienne (appelée, comme d'habitude, vimana) qui fut
abondamment équipée comme un palais d'agrément. Ici le sage Maitreya relate l'histoire de cette
demeure à son disciple Vidura :

Maitreya continua :

O Vidura, cherchant à combler sa femme adorée, le sage Kardama exerça son


pouvoir yogique et produisit instantanément une demeure aérienne qui pouvait
voyager selon son gré.

Elle avait une structure merveilleuse, ornée de toutes sortes de joyaux, parée de
colonnes de pierres précieuses, et capable de rendre tout ce que l'on pouvait
désirer. Il était équipé de toute sorte de fourniture et d'abondance, qui tendait à
augmenter au fil du temps...

Avec le meilleur choix de rubis dans ses murs de diamants, on aurait dit qu'il
possédait des yeux. Il était garni de magnifiques voûtes et de grandes et
précieuses portes d'or.

Ici et là dans ce palais étaient des multitudes de cygnes et pigeons vivants, ainsi
que des cygnes et pigeons artificiels semblant si vivants que les véritables cygnes
s'élevaient au-dessus d'eux encore et encore, les considérant comme des oiseaux
vivant comme eux. Ainsi que palais vibrait aux sons de ces oiseaux.

Le château avait des niveaux de loisirs, des chambres de repos, des chambres à
coucher et des cours intérieures et extérieures conçues pour le confort. Tout cela
causé l'étonnement du sage lui-même.

Le sage était étonné parce qu'il n'avait en fait pas conçu ni imaginé le palais aérien en détails. En fait, ce
qu'il avait fait fut mentalement mis en place pour un palais volant, et il le reçut d'un sorte de système
universel de fourniture parce qu'il avait gagné un bon crédit karmique au travers de ses austérités et de
sa pratique du yoga. Pour comprendre ce qui se passait là, il est nécessaire de considérer certaines
caractéristiques de base de la conception védique de l'univers.

Au cours des années, de nombreuses analogies ont été utilisées pour décrire l'univers. Ainsi les
Aristotéliciens comparaient l'univers à un organisme vivant, et les premiers philosophes mechanistiques
le comparaient à une gigantesque horloge. Pour comprendre la conception védique de l'univers, l'idée
moderne d'un ordinateur avec un système d'exploitation multi-niveaux est utile. Sur le disque dur d'un
tel ordinateur se trouvent des programmes qui peuvent être mis en action en tapant les mots code
appropriés. Lorsqu'un mot code est tapé, le programme correspondant sera exécuté dans l'ordinateur si
l'utilisateur de l'ordinateur a le statut adéquat. S'il ne l'a pas, alors pour lui le mot code n'est qu'un nom
sans utilité.

Typiquement, le statut de l'utilisateur est déterminé par le mot de passe lorsqu'il commence à utiliser
l'ordinateur. Différents utilisateurs auront des mots de passe indiquant différents niveaux de statut. Au-
dessus de tous les utilisateur est une personne nommé (dans le système d'exploitation Unix) le super-
utilisateur, qui a le contrôle total de l'ensemble des programmes du système. Cette personne est souvent
responsable de la création de l'ensemble du système en chargeant diverses portions de logiciel dans
l'ordinateur.

Dans la conception védique, l'univers à une organisation similaire. Le super-utilisateur correspond à


l'Etre Suprême, qui According to the Vedic conception, the universe has a similar organization. The
superuser corresponds to the Supreme Being, qui manifeste l'ensemble du système universel. Au sein de
ce système se trouve une hiérarchie d'êtres vivants ayant différents statuts. Un être au niveau humain
ordinaire possède de nombreux pouvoirs remarquables, tel le pouvoir de parler, et un être à un niveau
supérieur, tel que Kardama Muni, peut manifester des pouvoirs encore plus grands. Lorsque nous
grandissons en utilisant un certain pouvoir, nous tendons à le prendre comme acquis, et lorsque nous
manquons totalement d'un pouvoir, nous tendons à le regarder comme impossible ou mythologique.
Mais l'ensemble des pouvoirs y compris le pouvoir d'appeler des palais volants, sont simplement des
programmes construits dans le système universel par le super-utilisateur.

Le parallèle entre la conception védique de l'univers et un ordinateur peut être rendu plus explicite en
introduisant le coneption d'un système de réalité virtuelle. Il est possible de créer un monde artificiel par
calcul sur ordinateur et d'équiper des participants humains avec des interfaces sensorielles leur donnant
l'impression de pénétrer dans ce monde. Par exemple, un participant disposera de petits écrans TV
placés face à ses yeux lui permettant de voir de la position avantageuse des yeux virtuels d'un corps
virtuel au sein du monde artificiel. De la même manière, il pourrait être équipé de capteurs de toucher
lui permettant de sentir les objets virtuels tenus dans les mains virtuelles de ce corps. Des capteurs
scrutant les contractions musculaires ou ses impulsions nerveuses pourront être utilisés pour diriger le
mouvement du corps virtuel.

De nombreuses personnes peuvent pénétrer simultanément dans un monde virtuel de cette manière, et
peuvent interagir avec d'autres à travers leurs corps virtuels, même si leurs corps réels peuvent être très
éloignés. En fonction de leur statut, tel qu'il est reconnu par l'ordinateur du super-utilisateur, les
différents corps virtuels peuvent avoir différents pouvoirs, et certains de ces pouvoirs peuvent être
invoqué en by prononçant des mots-codes, ou mantras.

Un système très évolué de réalité virtuelle offre une métaphore de l'univers védique de maya, ou
illusion, dans lequel les âmes conscientes s'identifient faussement entre elles avec des corps matériels.
Bien sûr, la métaphore ne devrait pas être prise en compte littéralement. L'univers ne fonctionne en fait
pas comme un ordinateur numérique. En fait, il s'agit plutôt d'un système d'énergies en interactions qui,
d'après la conception védique, possède des caractéristiques et une organisation réminiscente de certains
systèmes informatiques réalisés par l'homme.

Retournant à l'histoire de Kardama Muni, nous voyons qu'après avoir acquis sont merveilleux palais
volant, il commence voyager vers différentes planètes avec sa femme :

Satisfait par sa femme, il appréciait cette demeure aérienne pas seulement sur le Mount Meru mais
dans différents jardins connus comme Vaisrambhaka, Surasana, Nandana, Puspabhadraka, et
Caitrarathya, et par le lac de Manasa-sarovara.

Il voyagea de cette manière à travers les différentes planètes, comme l'air passait incontrôlé dans
toutes les directions. Se déplaçant par air dans cette grande et splendide demeure aérienne, qui
pouvait voler selon sa volonté, il surpassait même les demi-dieux.

Dans le Sanskrit, les Devas sont référencés ici comme vaimanikan, ce qui signifie voyageurs en
vimanas. Ainsi le vers dit littéralement que le vimana de Kardama Muni surpassait le vaimanikan. Le
mot Sanskrit pour les planètes est loka, qui peut désigner d'autres globes physiques et des mondes de
plus hautes dimensions non accessibles aux sens des humains ordinaires.

L'idée d'invoquer des programmes universels figure dans une autre histoire impliquant un vimana. Il
semble qu'il existe une sorte d'armure mystique nommée Narayana-kavaca, appelée en invoquant les
noms de l'Etre Suprême (Narayana est un nom du Suprême, et kavaca signifie armure.) Une fois, un
brahmana nommé Kausika utilisa cette armure et abandonna par la suite son corps physique. Encore
plus tard, le roi Gandharva king, Citraratha, découvrit certaines interférences étranges avec son vimana
alors qu'il passait au-dessus des restes du corps de Kausika :

Entouré de nombreuses et belles femmes, Citraratha, le Roi de Gandharvaloka, passait une fois
dans son avion au-dessus du corps du brahmana à l'endroit où le brahmana était mort.

Citraratha fut soudain forcé de tomber du ciel tête la première avec son avion. Frappé de stupeur,
il reçut l'ordre de grands sages nommés Valakhilyas de jeter les os du brahmana dans la rivière
proche de Sarasvat. Il dût faire cela et se baigner dans la rivière avant de retourner à sa propre
demeure.

Un exemple de vimana utilisé à des fins militaires provient de l'histoire de Bali, un roi des Daityas. Le
véhicule de Bali est très semblable à celui obtenu par Salva, et était aussi construit par Maya Danava. Il
fut utilisé dans une grande bataille entre les Daityas et les Devas :

Pour cette bataille le commandant en chef le plus célèbre, Maharaja Bali, fils de Virocana, était
assis dans un merveilleux avion nommé Vaihayasa. O Roi, ce bel avion décoré avait été réalisé par
le démon Maya et fut équippé avec des armes pour tous types de combat. Il était inconcevable et
indescriptible. En fait, il était parfois visible et parfois non. Assis dans cet avion sous une belle
ombrelle protectrice et éventé par le meilleur des camaras, Maharaja Bali, entouré de ses
capitaines et commandants, apparut simplement comme la Lune se levant au soir, illuminant
toutes les directions.

Mon exemple final de vimana est extrait de l'histoire du sacrifice de Daksa. Il semble que Satl, la
femme de Lord Siva, voulu assister à un sacrifice arrangé par son père Daksa, mais que Siva ne voulait
pas qu'elle y assiste en raison de l'attitude offensive de Daksa envers lui. Ici nous voyons Satl implorer
son mari de la laisser aller au sacrifice après avoir vu les membres de sa famille voyager ici en vimanas
:

O jamais-né, O celui à gorge bleue, pas seulement ma famille mais aussi d'autres femmes,
habillées de beaux vêtements et parées d'ornements, s'y rendent avec leurs maris et amis.
Regarde juste comment leurs groupes d'avions blancs ont rendu le ciel entier si beau.

Tous les êtres référencés ici sont des Devas ou Upadevas. Nous pouvons voir de cela et des autres
exemples que les vimanas étaient considérés comme un moyen de déplacement standard pour des êtres
de ce rang.

Le Mahabharata contient également cette idée de cités volantes autonomes qui voyagent indéfiniment
dans l'espace. Dans cette section et les deux suivantes, j'en donnerai quelques exemples. Le premier est
la cité volante de Hiranyapura. Elle fut observée flottant dans l'espace par Arjuna alors qu'il voyageait
dans les régions célestes après avoir after vaincu les Nivatakavacas lors d'une grande bataille. Arjuna
était accompagnée dans son voyage céleste par un Deva nommé Matali, et il l'interrogea à propos de la
cité. Matali répondit :

Il y avait une fois une femme Daitya nommé Puloma et un grand Asuri Kalaka, qui observa
d'extrêmes austérités pendant un millier d'années des Dieux. A la fin de leurs mortifications le Dieu
auto-existant leur accorda une faveur. Ils choisirent comme voeu que leur progéniture puisse ne
souffrir que peu, Indra des rois, et soit inviolable par les Dieux, les Raksasas et les Serpents. Cette
adorable cité volante, avec la splendeur des beaux travaux, empilée avec toutes les pierres
précieuses et impénétrable même aux Immortels, les bandes de Yaksas et Gandharvas, et les
Serpents, les Asuras, et les RakSasas, remplie de tous les désirs et de toutes les vertues, libérée
du chagrin et de la maladie, fut créée pour les Kalakeyas par Brahma, O meilleur de s Bharatas.
Les Immortels évitèrent cette cité céleste parcourant le ciel, héro, qui est peuplée par Pauloma et
les Kalakeya Asuras. Cette grande cité est nommée Hiranyapura, la Cité d'Or.

Ici les habitants de la cité, les Paulomas et Kalakeyas, sont identifiés comme les descendants de deux
rebelles parents des Devas nommés Puloma et Kalaka. Les "serpents" constituent une race d'êtres
mystiques, nommés Nagas, qui peuvent adopter une forme semblable à l'homme ou serpentine. Le "dieu
auto-existant" est Brahma, qui est interprété comme le géniteur originel de tous les êtres vivants de
l'univers matériel. L'origine de Brahma étant transcendentale, et celui-ci n'ayant aucun parent matériel,
il est décrit comme auto-existant. Les immortels sont les Devas. Ils sont décrits comme immortels parce
que vivant durant des millions de nos années. Cependant, d'après les Vedas, tous les êtres disposant d'un
corps dans l'univers matériel ont une durée de vie limitée et doivent mourir après un certain temps.

Grâce ses pouvoirs supérieurs, Brahma permet aux Paulomas et aux Kalakeyas d'avoir une cité volante
qui ne peut être attaquée par divers groupes d'êtres de l'univers, dont les Devas. Cependant, il laisse
ouverte une faille pour les Devas en déclarant que la cité volante pourrait être attaquée avec succès par
un être humain.

Arjuna était mi-humain, mi-Deva. Sa mère était une terrienne, et son père était Indra, le roi des Devas.
Indra avait équippé Arjuna avec des armes célestes dans le simple but de vaincre les ennemis des Devas
qui avaient obtenus des bénédictions protectrices de Brahma qui ne s'appliquaient pas aux humains.
Ainsi Arjuna décida qu'une partie de sa mission était d'attaquer Hiranyapura. Ceci est le récit de Arjuna
de ce qu'il arriva de son attaque initiale :

Lorsque les Daityas furent en train d'être massacrés ils prirent à nouveau leur cité et, utilisant leur
Danava magiquement, volèrent dans le ciel, la cité et le reste. Je les arretai avec une puissante
volée de flèches, et bloquant leur route je stoppais les Daityas dans leur course. Mais en raison du
voeu qui leur avait été accordé, les Daityas maintenirent facilement leur cité céleste, divinement
éclatante et aérienne, qui pouvait bouger selon leur gré. Maintenant elle pouvait aler sous le sol,
puis stationner dans le ciel, aller en diagonale en vitesse, ou s'enfouir dans l'océan. J'attaquais la
cité mobile, qui rassemblait Amaravati, avec de nombreuses sortes de missiles, souverain des
hommes. Alors je soumis la cité et les Daityas à une masse de flèches, qui furent accélérés par des
missiles divins. Endommagée par le fer, les flèches envoyées droit que j'avais envoyées, la cité
d'Asura tomba rompue sur la terre, O roi. Les Asuras, frappée de mes traits de fer rapides comme
l'éclair, tourna dans tous les sens, O roi, poussée par le Temps. Matali descendit rapidement sur
terre, et dans une chute précipitée, sur notre chariot divinement brillant.

Maisons communautaires aériennes des Devas

D'après le Mahabharata, de la même manière que les Daityas possédaient des cités volantes telles que
Hiranyapura, les Devas disposaient de maisons communautaires, qui sont utilisées comme centres pour
leurs activités administratives. En voici des exemples, en commençant par la salle communautaire de
Indra, ou Sakra, roi des Devas. Dans ce passage, une ligue (mesure de distance) est un yojana Sanskrit,
qui varie entre 5 et 8 miles :

La splendide salle céleste de Sakra, qu'il gagna par ses exploits, fut construite par lui-même,
Kaurava, avec la resplendissance du feu. Elle est large d'une centaine de ligues et longue de 150,
aérienne, se déplaçant librement, et haute de 5 ligues. Dissipant le vieil âge, la douleur, et la
fatigue, libre de toute maladie, bonne, belle, remplie de chambres et de sièges, adorable et
embellie d'arbres célestes est la salle où, O Partha, le seigneur des Dieuds siège avec Saci....
Il est standard dans les descriptions de vimanas de dire qu'ils sont brillamment luisants ou embrasés. On
trouve la même caractéristique dans la description suivante de la salle de Yama, qui fut construite par
Visvakarma, l'architecte des Devas :

Cette belle salle, qui peut se déplacer à volonté, n'est jamais encombrée. Visvakarma la construisit
après avoir longtemps accumulé le pouvoir des austérités, et elle est lumineuse comme si elle était
enflammée de son propre fait, Bharata. Y vont les ascètes d'austérités terrifiantes, de bons
serments et de mots vrais, qui sont tranquiles, ont le renoncement, sont victorieux, purifiés par
leurs actes sacrés, et occupant tous des corps brillants et des robes immaculées; ...et ainsi vont de
grands fougueux Gandharvas et les hôtes des Apsaras par centaines... Une centaine de centaine
de milliers de personnes honnêtes et sages y sont présentes sous une forme corporelle sur le
seigneur des créatures.

Une caractéristique intéressante de la salle de Yama est d'être peuplée d'être de nombreux types
différents. Dans la salle de Yama, en plus des Gandharvas, Apsaras, et divers types d'ascètes, se trouve
des Siddhas, ceux qui ont un corps yogique, des Pitas, hommes aux pactes diaboliques, et ceux
connus de Yama qui sont en charge de la conduite du temps.

Ces derniers sont des fonctionnaires dotés de pouvoirs mystiques leur permettant de réguler le processus
de transmigration des âmes. Yama est le seigneur védique de la mort, qui supervise le processus de
transmigration.

Un autre point curieux de la salle de Yama est qu'elle n'est jamais encombrée, quel que soit le nombre
de personnes différentes qui puissent y entrer. Cela suggère qu'à l'intérieur l'espace de la salle de Yama
est transformé d'une manière qui dépasse notre expérience ordinaire.

Il existe des siddhis védiques nommés mahima et anima qui permettent à un objet d'étendre ou de
contracter grandement leur taille, tout en conservant leurs proportions et structure interne.

La salle communautaire de Brahma fournit un autre example remarquable de transformations de


l'espace semblant incompréhensible d'un point de vue ordinaire. Dans ce casn le grand sage Narada
Muni visite la salle de Brahma et s'apperçoit qu'il ne peut correctement en décrire la structure
architecturale :

C'est pourquoi le seigneur Soleil béni et puissant me prit et se rendit à la salle parfaite de Brahma,
qui ne connait pas la fatigue. Il n'est pas possible de la décrire telle qu'elle est réellement, roi du
peuple, car d'un instant à l'autre elle a une autre apparence indescriptible. Je ne connais ni sa
taille ni sa structure, Bharata, et je n'ai jamais vu une telle beauté auparavant. Cette salle est très
comfortable, roi, ni trop froid ni trop chaude; lorsque l'on y pénètre, on n'a plus fait, ni soif, ni
fatigue. C'est comme si elle était faite de nombreuses formes différentes, toutes très colorées et
lumineuses. Aucun pilier ne la supporte. Elle est éternelle et ne connait aucune pourriture. Elle est
auto-lumineuse plus encore que la lune ou le soleil et le feu de crête; sur le rayon du toi de paradis
elle brille comme pour allumer le soleil. Dedans siège le seigneur béni, O roi, le grand-père des
mondes qui, seul, crée sans cesse les mondes de sa divine magie.

La demeure aérienne de Ravana

L'épopée nommée le Ramayana contient un récit intéressant de vimana. L'histoire principale du


Ramayana est qu'il y a longtemps un pays de cette terre nommé Lanka était occupé par une race d'êtres
malveillants nommés Raksasas (on pense que Lanka est l'île connue aujourd'hui comme Sn Lanka, bien
que cela ait été discuté). Ravana, le roi des RakSasas, rêgna à Laiika depuis une cité fortifiée, et c'est là
qu'il cacha Slta, la femme du Seigneur Rama, après l'avoir enlevée grâce à ses pouvoirs d'illusion.
Ravana possédait aussi une demeure aérienne qui pouvait voler selon ses ordres mentaux et qu'il utilisait
pour ses exploits militaires.
Le Seigneur Rama engagea un être nommé Hanuman,
qui appartenait à une race intelligente semblable aux
singes, pour trouver Slta et lui ramener. Bien que né
sur terre dans une société primitive, Hanuman était le
fils du dieu du vent Vayu, et était ainsi équippé de
pouvoirs mystiques qui furent utiles pour sa recherche.
Au cours de sa recherche de Slta, il vit la demeure
aérienne de Ravana, qui stationnait au-dessus de sa
ville capitale :

Ce fils héroïque du dieu-Vent vit au milieu de ce


quart résidentiel la grande demeure-véhicule
aérienne nommée Puspakavimana, décorée de
perles et de diamants, et dotée de fenêtres
artistiques faites d'or rafiné.

Comme construite par Visvakarma lui-même,


personne ne pouvait juger de sa puissance ni de
l'effet de sa destruction. Elle était construite dans le but d'être supérieure à toutes les
constructions semblables. Elle flottait dans atmosphère sans soutien. Elle avait la capacité d'aller
n'importe où. Elle restait dans le ciel comme un jalon sur le chemin du soleil...

C'était le résultat final du grand processus obtenu par les austérités. Elle pouvait voler dans toute
direction que l'on voulait. Elle avait des chambres d'une beauté remarquable. Tout en elle était
symétrique et unique. Connaissant les intentions du maître, elle pouvait aller n'importe où à
grande vitesse sans être obstruée par quiconque le vent y compris...

Elle avait des tours d'un grand travail artistique. Elle avait des flèches et des dômes comme les
pics de montagnes. Elle était immaculée comme la lune d'automne. Elle était occupée par des
RakSasas parcourant le ciel de grandes proportions dont le visage brillait de par leurs boucles
d'oreilles brillantes. Elle était agréable à regarder comme la saison du printemps et les bouquets
de fleurs alors épanouis. Elle avait aussi pour la protéger de nombreux élémentaux aux yeux ronds
et profonds capables de mouvements très rapides.

Hanuman, le fils du dieu-Vent, vit au milieu de l'édifice aérien une construction très spacieuse. Ce
bâtiment, de la moitié d'un yojana en largueur et de un yojana en longueur, ayant divers étages,
était la résidence du roi des RakSasas... Visvakarma construisit dans la région céleste ce
Puspakavimana, ou demeure-véhicule aérien de forme attractive, qui pouvait aller n'importe où et
pouvait augmenter le désir naturel de ses occupants. Kuvera par le pouvoir des austérités obtint
de Brahma cette demeure aérienne qui fut entièrement décorée de gemmes, et qui reçut
l'hommage des résidents de l'ensemble des trois mondes. C'est en triomphant de Kuvera que
Ravana, le roi des Raksasas, en prit possession.

Particulièrement intéressante est la référence aux élémentaux aux yeux ronds et profonds
dont le travail est de protéger le vimana. Ces êtres semblent venir avec le vimana lui-même, alors que
les RakSasas étaient plutôt des intrus qui en fire l'acquisition par le biais des exploits militaires de
Ravana. Je note également qu'à 8 miles par yojana, la résidence de Ravana sur le vimana serait d'une
taille de 4 miles sur 8.

Et les chevaux et chariots volants ?

Il est clair qu'il existe de vastes traditions védiques au sujet de races d'êtres semblables aux hommes qui
pouvaient voler librement à travers l'univers en utilisant des véhicules nommés vimanas. Mais l'on peut
objecter qu'il existe aussi des histoires védiques concernant des chariots tirés par des chevaux qui
pouvaient voler à travers le ciel. Ces histoires sont sûrement complètement absurdes, puisqu'il est
insensé de dire qu'un animal pourrait courrir à travers l'air ou dans l'espace en utilisant ses jambes. En
raison de cette absurdité, certains pensent que nous ne devrions rien considérer comme très sérieux dans
la littérature védique.
La réponse à cette objection est qu'il existe en fait des récits de chariots volants tirés par des chevaux,
mais que ces histoires ne sont pas forcément absurdes. Pour bien les comprendre, il est nécessaire de
remplir les divers détails les placeront dans le contexte de l'ensemble de l'imagerie du monde védique.
Lorsqu'on les considére de cette manière, les chariots tirés par des chevaux comme les vimanas auto-
alimentés deviennent cohérents. J'essaierai de fournir les détails nécessaires en faisant référence à un
certain nombre d'histoires du Mahabharata au sujet du héros de Pandava, Arjuna. Dans la première
histoire, Arjuna voyage à travers l'espace dans un chariot litéral tiré par des chevaux. Cette description
contient nombre de caractéristiques importantes, dont le voyage à travers l'espace sur une sorte de route
:

Et sur ce chariot divin, semblable au soleil, marchant à merveille, l'avisé descendant Kuru vola
joyeusement vers le haut. Alors qu'il devenait invisible pour les mortels qui marchaient sur terre, il
vit de merveilleux chariots aériens par milliers. Aucun soleil, ni lune, ni feu ne brillait là, mais ils
brillaient d'une lumière propre acquise par leurs mérites. Ces lumières qui sont vues comme les
étoiles ressemblent à des flammes d'huile en raison de la distance, mais elles sont très grandes. Le
Pandava le vit brillantes et belles, brillant de leur propres foyers avec un feu à eux. Elles sont les
prophètes royaux parfaits, les héros abattus à la guerre, qui, ayant gagné le paradis de par leurs
austérités, se rassemblent par centaines de groupes. Ainsi des milliers de Gandharvas avec une
lueur semblable à celle du soleil ou du feu, et des Guhyakas et prophètes et les hôtes des Apsaras.

Regardant ces mondes auto-lumineux, Phalguna, étonné, interrogea Matali d'une manière amicale,
et l'autre lui dit, "Ceux-ci sont des hommes d'actes saints, enflammés de leurs propres foyers, que
vous voyez, mon seigneur, semblables aux étoiles depuis la terre ici-bas." Alors il vit restant au
portail l'éléphant blanc victorieux, doté de quatre défenses, s'élevant comme le Kailasa pointu.
Conduisant sur la route des Siddhas, ce plus excellent Kuru Pandava brilla en avant comme le
vieux et grand roi Mandhatar. Le prince à l'oeil de lotus passa par les mondes des rois, puis
regarda Amaravatl, la cité de Indra.

Une chose importante à noter à propos de ce passage est que Arjuna entra dans une zone d'étoiles où il
n'y avait aucune lumière du soleil, de la lune, ni aucun feu. C'est ce que l'on s'attendrait à trouver si nous
voyagions parmi les étoiles. Il est également indiqué que les étoiles sont très grandes, mais qu'elles
semblent petites lorsqu'elles sont vues de la terre, ce qui s'accorde également avec les idées modernes.

Dans cette région, Arjuna vit que les étoiles étaient des mondes auto-lumineux, et qu'elles étaient les
foyers des Gandharvas, des Guhyakas, et d'autres, dont les hommes d'actes saints qui furent
promus au paradis. Les étoiles elles-mêmes sont décrites comme des chariots aériens dans ce passage, et
il s'agit clairement d'une description poétique. Ils sont également dépeintes comme des personnes, ce
qui réfère aux personnes prédominantes qui vivent dessus.

Le point suivant à noter est que Arjuna conduisait sur la route des Siddhas, et que cette route
allait par delà les mondes des rois à la cité de Indra. Par la suite, cette route est décrite comme la route
des étoiles et le chemin des dieux. Ainsi il semble que le chariot d'Arjuna voyageait sur une sorte
de route à travers l'espace.

Le Vishnu Purana nous éclaire sur la route effectivement suivie par Arjuna. Il indique que le Chemin
des Dieux (devayana) se trouve au Nord de l'orbite du Soleil (l'écliptique), le Nord de Nagavlthl (les
naksatras Asvinl, Bharanl, et Krttika), et le Sud des étoiles des 7 ris. Asvim et Bharam sont des
constellations de Aries, au Nord de l'écliptique, et Krttika est la constellation adjacente dans le Taureau
connue comme celle des Pleiades. Asvim, Bharam, et Krttika appartiennent à un groupe de 28
constellations nommé nak$atras en Sanskrit, et les astérismes ou maisons lunaires. Les 7 ris sont les
étoiles de la Grande Louche dans la Grande Ourse. A partir de cette information, on peut former se faire
une idée générale du Chemin des Dieux comme une route s'étendant de par les étoiles de l'hémisphère
céleste du Nord.

Une autre route céleste importante est le Chemin des Pitas (ou pitryana). D'après le Vishnu Purana, cette
route se trouve au Nord de l'étoile Agastya, et au Sud de Ajavlthl (les trois nak$atras Mula, Purvasadha
et Uttarasadha), en dehors du chemin de Vaisvanara. La zones des Pitas, ou Pitrloka, est décrite dans la
littérature védique comme le quartier général de Yama, le Deva qui inflige des punitions aux êtres
humains pécheurs et dont la maison communautaire aérienne est décrite ci-dessus. Cette zone, le long
des planètes de l'enfer, est décrite dans le Bhagavata Purana comme se trouvant dans la partie Sud de
l'univers, au Sud de Bhumandala, le système planétaire de la terre.

Les nak$atras Mula, Purvasadha, et UttaraSadha correspondent aux parties des constellations du
Scorpion et du Sagittaire, et on pense que Agastya est l'étoile de l'hémisphère Sud nommée Canopée.
Ainsi à partir de la description du Visnu Purana on peut avoir une idée de la localisation de Pitrloka et
de la route y menant en terme de repères célestes familiers. De telles routes célestes impliquent de
grandes distances, et si elles traversent l'espace, alors survient le problème du manque d'atmosphère
respirable. Quelle sorte de chevaux pourrait suivre de telles routes ? On peut répondre à cette question
en re-citant une histoire du Mahabharata dans laquelle Arjuna reçoit une bénédiction du Gandharva
nommé Citraratha. Bien que Citraratha posséda une vimana, il est ici concerné par les chevaux :

O meilleur des hommes, je voudrais maintenant offrir à chacun de vous 5 frères une centaine de
chevaux du type de ceux élevés par les Gandharvas. Les montures des dieux et des Gandharvas
exsudent une fragrance céleste, et ils se déplaçent à la vitesse de la pensée. Même lorsque leur
énergie est dépensée, ils ne diminuent pas leur vitesse...

Ces chevaux Gandharva changent de couleur à volonté et volent à la vitesse qu'ils désirent. Et par
votre seul désir, ils apparaissent à vous, prêt à servir. En fait, ces chevaux honorent toujours vos
souhaits.

Il semble que ces chevaux mythiques fonctionnent selon des lois gouvernant des catagories subtiles
d'énergie matérielle. La route sur laquelle ils voyagent est probablement de nature semblable, et le fait
qu'ils puissent parcourir de grandes distances sur cette route en un temps court est due au fait qu'ils
obeissent aux lois gouvernant une énergie subtile plutôt que les lois gouvernant la matière ordinaire et
grossière.

Le fait qu'un corps humain grossier puisse être transporté sur une telle route peut être compris en terme
des siddhis mystiques nommés prapti et mano java. L'idée de base est que les lois subtiles incluent et
remplaçent les lois grossières. La matière grossière obéissant aux lois physiques grossières familières
obéit aussi aux lois subtiles. Mais les mêmes lois subtiles peuvent être appliquées pour amener la
matière grossière à agir de manière à violer les loirs ordinaires de la physique.

Considérons maintenant le chariot d'Arjuna. Voici une description d'une chariot qu'il utilisa :

Le chariot disposait de tout l'équipement nécessaire. Il ne pouvait pas être conquis par des dieux
ou des démons, et il irradiait la lumière et réverbait avec un son grondant profond. Sa beauté
captivait les esprits de tous ceux qui l'observaient. Visvakarma, le seigneur de la conception et de
la construction, l'avait créé par le pouvoir de ses austérités, et sa forme, comme celle du soleil, ne
pouvait être précisément discernée.

Ma tentative de conclusion pour l'ensemble de ces élements est comme suit : la technologie impliquée
dans les vimanas est les chariots tirés par des chevaux est essentiellement la même. Cela dépend des
pouvoirs mystiques et des aspects de plus haute dimension d'énergie matérielle qui sont inconnus de la
science d'aujourd'hui mais sont communs pour les Devas. Les vimanas sont essentiellement des
constructions architecturales qui peuvent voler, à la fois dans les trois dimensions et dans des
dimensions supérieures, par la vertu de pouvoirs qui nous semblent mystiques. Les chevaux de
Gandharva opèrent sur le même niveau mystique, et on peut dire la même chose des chariots qu'ils
tirent.

Si ceci est vrai, on peut se demander pourquoi les Devas et d'autres êtres liés s'embêteraient avec des
véhicules tirés par des chevaux alors que des vimanas pouvant se déplacer selon leur gré sont
disponibles. D'après le Mahabharata dans son ensemble, la réponse est que ces êtres utilisent les
chevaux parce qu'ils les aiment. Ils utilisent une architecture volante lorsqu'elle répond à leurs besoins,
mais ont aussi une passion pour les activités équestres. De la même manières, ils disposent d'armes
puissantes, comme le brahmastra, basé sur l'énergie radiante, mais ont aussi des règles élaborées
gouvernant le combat main à main avec des macis. L'impression générale est que les Devas et les
Upadevas accentuent la vie et les prouesses personnelles par rapport aux machines.

Avec les routes célestes védiques semblent définir un chemin à travers l'espace qu'une personne peut
emprunter sur ses jambes. Ces êtres qui utilisent de tels chemins disposent de pouvoirs qui leur
permettent de passer à travers les murs, ainsi que de transporter des corps humains à travers les murs.
La route céleste védique est également un chemin à travers l'espace sur lequel on peut marcher. Les
chevaux et chariots qui se déplacent dessus ont des propriétés mystiques, et les chevaux peuvent
apparaître et disparaître à volonté. Un être humain comme Arjuna peut aussi être transporté le long de
cette route. Le point où l'analogie d'une route céleste à un chemin de rayon de lumière se brise est que la
route céleste relève d'une échelle cosmique et semble être relativement permanente, alors que le rayon
de lumière est petit et est déployé lorsque nécessaire.

Il apparaît, assez curieusement, que les chemins célestes mentionnés dans la littérature védique soient
des rayons de lumière d'une nature particulière. Ainsi le Bhagavata Purana donne la description suivante
des voyages d'un mystique le long du Chemin de Dieux :

O Roi, lorsqu'un tel mystique passe au-dessus de la Voie Lactée par le Susumna illuminé pour
rejoindre la plus haute planète, Brahmaloka, il se rend d'abord à Vaisvanara, la planète de la
divinité du feu, où il est complètement nettoyé de toutes contaminations, puis continue ensuite à
aller plus haut, au cercle de gisumara, pour rejoindre Seigneur Hari, la Personalité de la Divinité.

Le chemin suivi par le mystique est le chemin de devayana, référencé ici comme le Susumna illuminé.
D'après le dictionnaire Sanskrit, Susumna est le nom d'un des rayons principaux du soleil. Ainsi le
Susumna doit être une sorte de rayon de lumière. Il est clair, cependant, que sa position dans l'espace
indique qu'il ne s'agit pas d'un rayon de soleil ordinaire.

Références :

• Histoire des vimanas par le docteur Srikumar V. Gopalakrishna.


• Yantras ou Adaptations Mécaniques dans l'Inde Ancienne par V. Raghavan.
• Un hommage à l'Hindouisme de Sushama Londhe

Lettre du docteur Olavo Fontès à l'APRO


Cette lettre d'Olavo Fontès adressée au représentant de l'APRO en Arizona, datée du 27 Février 1958
donnera une idée précise de la situation au Brésil à cette époque. Les faits relatés par ses 2 visiteurs
militaires ne sont pas forcément exacts dans la mesure où ils ne sont pas de première main, mais
proviennent des services secrets américains. Ces derniers ne semblent pas avoir toujours fait preuve
d'une franchise parfaite, même avec leurs alliés. Cependant, un certain nombre de faits mentionnés dans
ce document, amplement vérifiés depuis, ne pouvaient pas être connus du docteur Fontès, qui par
ailleurs, semble avoir été un parfait honnête homme.

...Connaître des informations secrètes dissimulées par nos Gouvernements et nos


Forces Armées ne doit pas, à mon avis, nous satisfaire quand cette information
est cachée au public - c'est-à-dire à ceux qui ont le droit de savoir. Nous n'avons
pas la moindre justification si nous gardons nos lèvres figées, comme des paysans
russes devant un Commissaire du peuple, acceptant des jugements vides et
dénués de sens venant d'officiers de renseignement anonymes. Eux, ces créatures
sans visage qui ont usurpé nos droits, ne doivent pas être laissés libres de faire ce
qu'ils veulent dans un domaine aussi important pour notre futur - notre futur à
tous. Le secret n'engendre pas la sécurité mais la peur. Je ne suis pas du tout
intéressé par ce que les militaires pourraient avoir à dire à ce sujet. Ils ne nous
font pas leur rapports à nous, le peuple, mais à leurs supérieurs qui eux, ne font
de rapport à personne. (Le Président du Brésil, par exemple, sait très peu de
chose sur l'ensemble du sujet; il en va de même en ce qui concerne les autorités
civiles et les scientifiques, au moins dans mon pays). Est-ce une chose juste ? Les
militaires ont-ils le droit de prendre des décisions qui pourraient affecter
l'ensemble de l'humanité ? Peut-on leur faire confiance et leur laisser l'entière
responsabilité en matiére d'ovnis ? De toute évidence non. Au moins dans les pays
libres situés de ce côté-ci du rideau de fer. Ainsi, nous devons continuer de lutter
contre la censure quel qu'en soit le prix. Notre magnésium (des échantillons de
métal très pur récupérés après le "crash" d'un engin volant inconnu à Ubatuba)
sera une arme puissante contre leurs tactiques vicieuses pour dissimuler la
vérité...

Votre décision d'envoyer les échantillons de magnésium à ce physicien de haut


niveau était sage. S'ils affirment publiquement qu'il ont trouvé que cette matière
est d'origine extraterrestre, notre affaire est gagnée. Il existe toutefois un danger
- il essaiera d'y intéresser un nombre suffisant de scientifiques. Si l'un d'eux
connait déjà la vérité, nous sommes perdus... Il fera un rapport immédiat aux
autorités et notre ami sera instantanément soumis à des restrictions de sécurité
nationale. Bien sûr, si aucun rapport concemant les tests ne nous parvient, nous
comprendrons ce qui est arrivé. Mais je crains une éventualité pire; une
déclaration mensongère imposée par les censeurs - pour déformer la vérité et
nous envoyer sur une fausse piste. A cause de cette possibilité, nous devons
prendre des précautions pour l'éviter. Ainsi, s'ils disent que le magnésium n'est
pas extraterrestre, ou qu'il n'ont pas trouvé suffisamment de preuves qu'il l'est,
nous ne pourrons pas accepter ce genre de rapport sans vérification. La seule
chose que nous ayons à faire est de répéter l'analyse dans un autre endroit. Une
spectrographie de masse pourrait être effectuée, par exemple, grâce à Lex
Mebans. Comme vous le savez c'est un chimiste, et il ne travaille pas pour le
gouvemement. Je pourrais lui envoyer l'échantillon. Une autre chose que vous
pourriez faire est d'alerter votre physicien afin qu'il soit prudent dans son choix
d'autres scientifiques; et faire en sorte qu'il puisse nous prévenir (en utilisant un
nom de code sélectionné par avance) si les choses tournaient mal. Pouvez vous le
faire ? Ne croyez surtout pas que je vois des fantômes. Par le passé, je n'avais pas
très bien compris les précautions que vous aviez prises pour éviter l'interférence
de la censure dans certaines de vos lettres (qui m'étaient adressées). Je sais
maintenant que vous aviez raison - tout peut arriver...

(...)

Le lendemain 2 hommes sont arrivés à mon cabinet médical. Il était 6 h 30 du


soir. Mon infirmière venait de partir quelques minutes plus tôt - et j'étais seul. Ils
m'ont montré leurs cartes d'identité, c'étaient des officiers du renseignement de la
Marine. Ils m'ont dit qu'ils venaient à cause de ma visite au Ministère de la
Marine, ce matin-là. Leur attitude semblait amicale, mais leurs premiers mots
m'ont donné l'impression qu'ils cherchaient d'une certaine manière à me faire
peur.

"Vous savez des choses que vous n'avez pas le droit de connaître", dit l'un d'entre
eux. "Nous n'aimons pas ça. D'autre part, votre activité concernant les fragments
que vous possédez est trés indésirable et pourrait être dangereuse pour vous.
Nous voulons vous prévenir d'avoir à cesser toutes vos recherches concernant ces
fragments. Nous exigeons que les échantillons en votre possession nous soient
remis dès que possible..."

A ce moment je l'ai interrompu. Je n'étais pas inquiet mais en colère - et


j'essayais avec difficulté de contrôler ma mauvaise humeur. "Mon cher ami," lui
dis-je, "j'ai bien peur que vous n'ayez pas la moindre conception du genre de pays
dans lequel nous vivons. Nous sommes dans un pays libre et vous n'avez pas à
me dire ce que je peux et ce que je ne peux pas faire. Si vous êtes venus me
menacer, vous pouvez arrêter immédiatement et sortir par cette porte. Et dîtes à
vos chefs que je ne crains pas leurs menaces ridicules. J'ai aussi des amis dans les
forces armées et ailleurs, et je sais que vous n'avez aucun moyen légal
d'interférer avec mes activités."

Il a changé instantanémen