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La Maison XII – L’épreuve de clôture

Personne ne peut atteindre sa stature pleinement humaine s’il ne développe son sens de valeur et ne donne une signification individuelle à toutes ses expériences, qu’elles aient été radieuses ou sombres. Le véritable progrès ne consiste pas à bâtir des mécanismes plus grands et plus impressionnants, des gadgets plus efficaces et des egos plus fiers – aussi nécessaires au développement de l’humanité que soient les constructions sociales, industrielles et même psychologiques. Le véritable progrès réside dans l’expansion constante, le raffinement et l’expression des valeurs humaines. Seule l’extension conséquente, en perspective et en portée, de ces valeurs et de leur sens offre à la vie la possibilité d’un triomphe répété sur la mort et permet à l’homme d’émerger, à travers la nature, victorieux de tous les défis terrestres et prêt pour des renaissances cycliques toujours nouvelles. Tout cycle d’activité et d’expériences intérieures devrait atteindre sa consommation dans une «semence». Cette finalité ne se réalise pas au zénith du cycle, en tant qu’accomplissement social, mais plutôt à la fin du cycle dans la vie intérieure, dans une conscience profonde des valeurs et du sens. Ce qui compte dans ce développement terminal ce n’est pas seulement ce qui a été fait; c’est essentiellement la conscience claire de la valeur et de la signification des actes accomplis, surtout pendant les grands tournants de cycle. Cette ultime prise de conscience est la semence d’une éventuelle renaissance ... Transformation et renouveau personnels impliquent de surmonter les anciennes habitudes:

habitudes de penser, de sentir et d’agir – et, plus précisément, les souvenirs et images qui asservissent un individu ou une société au passé. Sous forme de fantômes – qu’ils soient chéris, craints ou haïs – ces souvenirs fragmentés d’expériences, devenus sombres et lourds, s’accumulent en barricades sur la voie où s’avance l’avenir, à la rencontre de notre âme vivante.

La Maison XII – L’ épreuve de clôture Personne ne peut atteindre sa stature pleinement humaine

Le glaive du détachement doit nous délivrer de ces fantômes, pour ne retenir que la valeur révélée et démontrée dans les expériences passées. Cette quintessence de valeur doit alors être intégrée à la substance spirituelle de buts nouveaux. Quant aux formes elles-mêmes de ce passé, on ne doit s’en servir que comme pierres de construction, à incorporer dans ce que la destinée commence à bâtir – ou, dans certains cas, comme indications de danger qui pourraient se répéter dans le futur. Un passé qui ne devient pas serviteur de l’avenir peut nous empoisonner. Il devrait être exorcisé, chassé du cercle consacré qui entoure la nouvelle naissance.

Il nous faut certes rejeter les substances toxiques accumulées au cours du cycle qui se termine. Il nous faut renouveler ou transfigurer les formes techniques et attitudes qui avaient servi à préciser le but de ce cycle; mais on ne doit jamais rejeter ce qui a servi à incorporer l’Esprit. L’Esprit est hors du temps; il agit au cœur de tout cycle. Ce qui est né de l’Esprit dans une expérience personnelle n’est pas seulement une petite pierre qui pourrait aisément manquer dans les murs de la cathédrale qui immortalise l’âme individuelle. Cet élément spirituel est uni à tous les éléments similaires et leur est essentiellement identique, non seulement dans le champ de cette âme, mais dans l’être spirituel total de l’humanité tout entière. On peut répudier ce qui est forme limitante et substance, car tout se décompose; mais l’esprit ne se décompose jamais et personne ne peut révoquer ce qui ne peut mourir. Cela doit réapparaître sous forme concrète, aussi lointain que soit le cycle qui verra cette réincorporation de l’élément spirituel, privé de forme et de substance pendant longtemps. Toute naissance est la solution de problèmes engendrés par une mort précédente. Tout ce qui prend à nouveau forme concrète –- un homme, une civilisation, un système solaire ou un univers – répond toujours à la nécessité d’affronter ce que l’anglais appelle unfinished business: les «affaires pendantes» résument une loi universelle qui régit tous les mondes et tous les cycles. Ces mots sont imprimés au cœur de chacun: le sage y voit un défi à se surpasser, mais ils résonnent comme une malédiction pour l’âme épuisée ou ignorante. Mourir, c’est amener à conclusion un effort défini et limité qui visait à régler des affaires pendantes. Et il n’y a qu’une façon pour un être humain, de régler ces affaires;c’est, à la fin de l’existence, de produire des valeurs plus grandes. Une mort réussie est une mort dans la réalisation suprême de valeur. Cela ne signifie pas mourir dans la fierté de ses accomplissements et en s’en glorifiant, mais plutôt en essayant de réaliser, de façon aussi complète et inclusive que possible, la valeur de la vie, le sens du soi, de l’humanité et de Dieu.

Il nous faut certes rejeter les substances toxiques accumulées au cours du cycle qui se termine.

On dit que la dernière pensée au moment de la mort conditionne la naissance future. Ce qui est ici sous- entendu dans une «pensée» est beaucoup plus que ce que nous entendons habituellement sous ce terme; c’est plutôt une expérience de valeur. On dit aussi qu’aussitôt après la mort physique, les actes bons et mauvais, spirituels et matériels, les pensées et sentiments de l’individu sont pesés sur la balance divine; et le résultat constitue le destin consécutif de l’Ame. Mais la «pesée» ne concerne pas une quantité, un plus ou moins, car ce qui est de l’Esprit

ne peut être exprimé en nombres ou en quantités. Ce qui est en jeu, c’est la prise de conscience, la réalisation de valeur. La valeur, au sens où

nous l’utilisons ici, est une qualité d’être, une expression de la relation entre soi et tout ce qui est. Ce qui se révèle à la fin de tout cycle, c’est la relation: la qualité de la relation personnelle à toutes les formes de vie, à l’humanité et à Dieu ...

Un grand artiste charge le moment qui suit immédiatement la fin de sa prestation d’une

... qualité d’émotion ou d’un état d’âme inexprimable et indestructible. L’élément le plus significatif dans le développement d’une œuvre orchestrale n’est pas la suite formelle d’une multitude de sons complexes, mais le silence après le dernier accord dont les harmoniques continuent à vibrer dans l’âme. Ces harmoniques, le silence qui suit un discours, la qualité du moment après qu’un cœur a cessé de battre: c’est dans ces impondérables que se révèle la valeur. Cette révélation devient semence transcendante qui imprègne l’âme universelle, et le silence qui suit un tel dénouement est tellement chargé de sens que Dieu lui-même s’en

souviendra à jamais. Cette mémoire divine constitue la substance de notre immortalité. Cette qualité de silence n’est guère possible lorsque, au cours d’un discours – et la vie n’est qu’un perpétuel discours entre la vie et la mort –, on a mis l’accent sur la substance et la forme en faisant surtout appel aux sens ou à l’intellect. Si ces éléments sont ceux dont se souvient le public, la valeur spirituelle est rabaissée, sinon au niveau de la sensation, au moins à celui de la technique et de la virtuosité. Il ne peut y avoir de valeur spirituelle que si les éléments de forme et de substance, aussi puissamment développés soient-ils, sont transfigurés et vitalisés par une compréhension profonde du but qu’ils servent. Ces éléments ne demeurent que comme trame porteuse d’une valeur et d’un sens qui deviennent essence immortelle de lendemains créateurs; mais tout ce qui a servi de cadre, d’échafaudage temporaire ou qui était effort tangentiel ou développement superficiel, doit être définitivement rejeté. L’immortalité se fonde sur le rejet de l’inadéquat autant que sur la transfiguration de l’adéquat, sur le détachement complet de ce qui fut hier autant que sur l’inclusion de demain. Il y aura toujours un lendemain, toujours de nouveaux cycles, toujours des naissances renouvelés d’univers et de nouveaux développements de l’espace absolu (le point mathématique) dans l’extension trinitaire espace-énergie-substance, car tout ce qui fut répudié doit être, un jour ou l’autre, affronté à nouveau et à nouveau intégré dans un organisme vivant. _______________

Cette Maison représente l’expérience synthétique de tout un cycle. Si on vit l’hémisphère au-dessus de l’horizon d’une façon positive, la société nous en remercie et nous récompense. Mais si c’est le contraire, elle nous isole afin que l’on comprenne que notre comportement dans le collectif n’a pas été positif. C’est la transition de l’accent du collectif sur l’individuel, il y a culmination de ce qui a été fait ou pas fait. C’est le tableau qui avait un sens dont il faut sortir avec le développement d’un nouveau cycle. Il faut trouver comment être par rapport au passé pour redémarrer sous une nouvelle forme. Les valeurs socioculturelles doivent encore nous préoccuper, mais le défi est de développer en soi une nouvelle forme, c’est ce qui va transformer le socioculturel. Maison de transition, besoin de connaître le passé qui est limitatif, et c’est seulement par la connaissance du passé qu’on peut faire du neuf. Le neuf est le fruit du passé. Il ne faut pas habiller différemment l’ancien. C’est une phase de déconditionnement très importante. Certaines choses ont fait leur temps, et même les belles valeurs qui ont servi à quelque chose n’ont plus rien à nous offrir, il n’y a plus rien de créatif. Devenir un individu est très difficile, se déconditionner n’est pas facile. On ne naît pas individu. Il ne faut pas rester attaché par une ficelle au passé, l’ancien nous retient et son poids tire la conscience en arrière, ce qui empêche de changer son niveau de conscience. Pendant la phase XIIe Maison, il faut faire face à tout ce qui se présente. On croit que c’est les autres qui sont responsables; non, le problème est en soi, il faut travailler sur soi sans aide extérieure, élément difficile à accepter. On peut avoir une aide providentielle, mais le travail est à faire en soi pour que le neuf puisse se manifester en Maison I. Si on se réfère à ce que l’ego croit, on reste très limité. La foi est un élément important, admettre que quelque chose est possible, sinon on ne le fera pas. Si on a la foi, on peut faire l’expérience d’une nouvelle réalité et l’exemple d’un autre peut être utile. Un être humain comme moi a pu le faire et son exemple peut m’aider à avoir foi en l’homme. Il faut dépasser le conditionnement d’un homme pécheur, c’est ça qui traduit notre incapacité à dépasser notre niveau avant le nouveau cycle.

Il faut purger les fantômes du passé en XII. Tous les fantômes sont des éléments négatifs

Il faut purger les fantômes du passé en XII. Tous les fantômes sont des éléments négatifs du collectif qui créent l’énergie qui nous empêche un nouveau départ, ces entités sont le poids de la tradition. C’est l’emploi de l’imagination qui crée nos problèmes, nos croyances. Tout nouveau cycle est légué par l’ancien cycle. Il faut donc être lucide pour accepter ce qui n’a pas été fait parfaitement et accepter cela comme le conditionnement du nouveau cycle. Nous ne sommes pas nés pour apprendre des leçons. Surtout que dans ces leçons il y a ce que la tradition veut, que certaines choses soient, existent et perdurent, même si c’est faux et que ça nous fait souffrir. La Lune permet d’être sensible à ce problème. Il faut donc abandonner tout ce qui n’était pas nous au moment de la naissance et que nous avons adopté à travers l’éducation, les croyances, les tabous. Ce n’est pas seulement à cause du froid qu’on s’habille. La Maison XII représente la somme de tout ce qui est possible. Il y a là tout ce que

le passé nous laisse. Toutes les façons collectives d’être et c’est la meilleure façon d’être selon le passé. C’est là d’où l’on vient et ce qui nous empêche le plus d’être nous-mêmes. Succès ou insuccès dans le collectif, c’est le résultat de sa façon d’être dans la société dont il faut devenir conscient. C’est sa part de responsabilité dans sa façon d’être en XI, toute la gamme des réactions particulières dans le monde où on vit. Quand la XII est chargée, c’est l’indication qu’on a à assumer une destinée particulière de l’humanité. On a à résoudre les crises du monde, contrairement à la Maison VI, où c’est les crises personnelles qu’on résout. On assume le karma de tout un peuple. On a quelque chose de particulier à faire quand la XII est accentuée, on cherche à introduire une vie nouvelle. Les formes de toute nouvelle vie sont les fruits du passé; avec la XII chargée, il faut essayer de réussir une transition, c’est-à-dire transformer le passé, remettre en cause le passé. Dans un premier temps, on va connaître des expériences qui permettent de devenir conscient du passé, et c’est grâce à ça que va naître le besoin de changer de cap et de valeur pour vivre de façon plus harmonieuse. C’est une phase balsamique, moment où l’on ressent le désir subjectif de devoir renouveler quelque chose, mais c’est tellement lourd qu’on ne sait pas si on va y arriver. Le problème dont on devient conscient grâce à l’expérience Maison XII est lié à sa société, il ne faut pas être contre mais développer grâce au signe sur la cuspide une qualité intérieure pour faire la transition, éviter de fuir en voulant retourner dans le ventre de la mère, problèmes de drogues. C’est sa façon d’être en société qui crée un problème, mais puisque sa façon d’être découle des valeurs de sa société suite au conditionnement reçu au début de l’existence, c’est dans les valeurs de sa société qu’il faut changer quelque chose, en approfondissant le sens de la planète qui transite en XII, pour ensuite réorienter son sens en I. Il ne faut donc pas se cramponner au passé même si les choses sont ou ont été belles et agréables, par contre il faut essayer d’envisager quelque chose de neuf.

Jean-Baptiste a annoncé le changement et c’est le Christ qui l’a révélé, mais l’église n’a pas

Jean-Baptiste a annoncé le changement et c’est le Christ qui l’a révélé, mais l’église n’a pas encore compris le nouveau dont Jésus a parlé. Il faut discriminer en XII, approfondir le sens de la planète veut dire qu’il faut chercher quelque chose qu’on comprend soi-même et qui est juste pour soi, car s’il y a problème en XII c’est qu’on est resté avec ses valeurs d’ego, acquisent d’une manière béate lors du conditionnement socioculturel, c’est ce dont il faut essayer de sortir. Ce n’est pas facile, car il faut devenir conscient de ce qui est inconscient, lui donner une forme. Les problèmes Maison XII sont à résoudre en fonction de ce qu’on peut vivre et pour cela il faut voir les 4 niveaux de conscience. Si on vit aux 2 premiers niveaux (biologique et socioculturel), on ne peut guère se libérer de la XII, on va vivre quelque chose de pénible et perdre ses forces. Le collectif aussi peu perdre ses forces, ce qui engendre la récession. Pour les personnes, c’est les organisations humanitaires qui vont les aider. On souffre aussi longtemps qu’on s’identifie à des valeurs du passé, il faut ne plus vouloir s’identifier et se limiter à ces formes. En s’individualisant, en prenant conscience de l’énergie du signe sur la cuspide de la XII on va pouvoir se libérer de ces formes et devenir un exemple d’être capable de le faire. C’est le défi le plus ardu, le plus complet. Dès qu’on arrive à s’individualiser naît la conscience de pouvoir donner une forme neuve à quelque chose d’ancien. Il faut des individus éclairés, car la foule a pour habitude de suivre. Les chemins battus sont pour les hommes battus. Pour changer le passé, il faut quelqu’un de conscient, sans conscience la notion de changer le passé n’existe pas, il faut donc la force de le faire. C’est ce qu’on fait avec ce qu’on est qui est important, ne pas vouloir être autre chose que ce qu’on est, donc se dégager de la tradition collective et s’incarner en Maison I. On commence par chercher comment on a été conditionné par le collectif au niveau du signe sur la cuspide de XII, c’est une image sociale qu’on nous attribue, qui vient de la famille, de la société. Cette image va nous enfermer psychologiquement, le signe traduit une profonde inhibition. C’est la Maison qui nous empêche le plus d’être soi. C’est une image qui appartient à la société, on veut qu’on soit un bon élève, etc. C’est tout le côté socio-culturel du signe qui va être une sorte d’enfermement. Par exemple avec le Cancer, il faut qu’on soit une bonne mère, une bonne épouse, il faut être respectueux de la tradition familiale et des femmes; ça enferme, ce qui fait qu’on ne veut pas avoir d’enfant. Le zombi Cancer est esclave d’une tradition familiale. Au positif, le Cancer psychologique devient autonome, on n’est plus enfermé dans une bulle, on refuse d’être enfermé dans un cocon, on devient quelqu’un, une unité, on va prendre position et on va déranger beaucoup de monde. Surtout si c’est une femme, elle ne va plus du tout répondre à l’image traditionnelle de la femme. Avec le Lion, on veut qu’on soit un petit génie. La XII, c’est un pensionnat et on est tous passé dans une forme de pensionnat. On est en face de tout un passé social, racial, c’est les fantômes dans le placard, c’est tout ce qu’on sent qui n’est pas dit autour de soi, les secrets, les non-dits de la famille, les hôpitaux. Maison de la psychanalyse et de l’inconscient

collectif. L’événement nous tombe dessus dans un premier temps, on n’a pas de prise. Karma collectif. On peut résumer en disant que c’est tous les conditionnements qu’on nous impose à notre naissance. Avec le même signe sur la XII et la I, on n’a moins de problèmes pour aller de l’avant, on se sert de la même énergie pour quitter le passé et aller vers le neuf. Là où se trouve la Vierge et les Poissons, sont les Maisons-clés pour faire une transition entre 2 façons d’être, l’axe Vierge-Poissons est l’axe du coupeur ombilical; on quitte un passé, personnel à la Vierge, collectif au Poissons. Là, où se trouve le signe des Poissons, se trouvent les éléments pour faire la transition Maison XII qui nous empêche une nouvelle vie. Les éléments à utiliser sont indiqués par les planètes dans l’AS et le Bélier, car ils sont déjà passés en XII et en Poissons. Les planètes en XII sont conditionnées par la XII qui est la somme du passé, rien de neuf, par contre le maître de XII symbolise l’énergie à disposition pour faire du neuf. Etre libre, c’est pouvoir choisir les valeurs du passé, celles qu’on peut comprendre et leurs donner une forme personnelle, utiliser cette énergie pour s’orienter vers une nouvelle façon d’être pour présenter qui on est. La Maison XII = valeurs collectives, au moment de la naissance on est plongé dans des valeurs, des conditions vont s’imposer à nous. Si on ne s’individualise pas on va devenir l’expression de ces valeurs collectives. Personne ne naît individu. Le maître de la XII est à utiliser pour orienter la nouvelle façon d’être, d’une manière naturelle et spontanée. Le «JESUIS» est enfoui sous des valeurs terrestres et c’est dû aux premières années de la vie, chose inévitable, il a fallu écouter les autres et apprendre leurs leçons, le résultat c’est la Maison XII. Il se trouve que dans les limites que le collectif nous impose on est le reflet de tout ce qu’on pourrait être. Ce qu’on est capable de comprendre est autre chose que ce que notre éducation nous dit. Donc, suivre ce que dit notre éducation n’est pas le signe d’un développement positif parce que passif. Au début ça peut être inévitable, mais dans le domaine de la spiritualité, il faut arriver à dépasser le deuxième niveau de conscience. Il faut ajouter une facette à ce que la société ou un maître nous présente. Tout ceci est à méditer sur le sens de la XII. Pour arriver au neuf, il faut faire le vide, ne plus être attaché au vieux pour pouvoir faire le prochain pas en avant. Il y a une ambiguïté dans le mot maintenant, car le maintenant est contrôlé par le passé. Le maintenant est être conscient de la transition du passé au futur. Pour que le passé ne se répète pas on doit être conscient, ainsi naît la conscience de pouvoir donner une nouvelle forme au passé. La seule chose qu’on n’aura jamais c’est le présent. De ce fait il n’intéresse pas le mental, car il ne peut rien en faire, il ne s’intéresse qu’au passé ou au futur. Pourtant, c’est dans le présent que réside notre seul pouvoir de changer. Le vide c’est le tout sans conditionnement. On y arrive en vivant sur deux plans, l’existence a besoin du 2 pour qu’il y ait une valeur et c’est en développant le sens de la polarité que l’on peut aller vers le neuf, ne pas rester dans ça ou ça, AS ou DS, car il est faux de donner une forme unique à une chose, il faut l’expérience du 2 et quelqu’un qui fait ça dispose de 2 valeurs dont il arrive à en faire une, la sienne.

«La Création n’est maintenue dans son équilibre d’être vivant que dans la tension qui existe entre deux réalités qui en «profondeur», n’en sont qu’une: la lumière et la non-encore lumière, la perfection et l’inachèvement, l’accompli et l’inaccompli, etc.» Annick de Souzenelle, le symbolisme du corps humain.

Quand on naît à la potentialité du nouvel être (planètes intimes), établie au cours de l’étape antérieure à l’existence de l’ego, on atteint le troisième niveau de conscience, le niveau individuel. Niveau qui jusqu’alors était étouffé par des éléments collectifs. Et c’est grâce aux 3 planètes impersonnelles qu’on peut reprendre contact avec la conscience du Soi. L’ennemi se trouve dans les valeurs socioculturelles, Jupiter-Saturne. Gandhi, Soleil-Balance en Maison XII. Teilhard de Chardin, 6 planètes en XII. On donne un sens à tout en XII en s’occupant des affaires pendantes en faisant un bilan. On s’occupe des déchets, on nettoie, on évacue les restes. Méditation, introspection, inconscient collectif, psychisme, occultisme. La méditation permet de voir les problèmes. Les gens qui ne sont pas d’accord sont mis en prison et c’est là qu’ils préparent ou écrivent ce qu’ils vont faire par la suite. La XII permet l’émergence du nouveau quand on a remis en cause les résultats du passé. Trouver avec des expériences le neuf afin d’abandonner l’ancien. C’est le même processus qu’avec une planète en transit en fin de maison, préoccupation par le passé, il faut le comprendre avec discernement et faire comme lorsqu’on déménage, trier, choisir ce qu’on veut garder, ne pas conserver des choses inutiles, ne pas prendre les souvenirs du passé. Décision de lâcher prise les valeurs du passé. Par contre, en début de Maison ou en Maison I, il s’agit de trouver comment rendre concret le neuf, obligé de regarder le passé dont on est issu, peu importe ce qu’il a été et l’abandonné, sinon on va être esclave de son passé comme on l’a été. C’est l’occasion unique de se transformer, car le neuf sera d’autant plus neuf que si on ne remet pas l’ancien dans une nouvelle forme. Chaque aspect entre planète est aussi une transition, c’est le signe d’une transition entre deux phases différentes. La conjonction est placée sous cet aspect. La XII est une Maison cadente, elle est reliée aux expériences qui permettent de donner un sens à la vie ou à l’histoire, on comprend les valeurs qui découlent de telles ou telles façons d’être.

Avec le Soleil dans cette Maison, on va être confronté à des influences ou des conditions de la communauté qui ont besoin d’être transcendées. Il faut être prêt à assumer des tâches et des responsabilités dans ce sens, à se sacrifier totalement au besoin d’un cycle nouveau d’activité meilleure dont on sent la venue proche. Il y a une ouverture à l’inconscient collectif, quelques fois des dons paranormaux ou du moins un intérêt pour les questions occultes ou psychiques. On sent les changements dans les courants culturels et on devrait chercher à être le porte-parole de quelque nouvelle tendance. Au niveau individuel, on a la possibilité de représenter une nouvelle étape dans la destinée collective ou nationale, même si cela ne plaît guère à l’Etablishment. Il y a un goût pour la méditation, une vie contemplative ou vouée à une forme de service sociale. Le sens de sa destinée peut se révéler dans des expériences en rapport avec un hôpital, une prison ou une institution psychiatrique. La véritable valeur de ce qu’on fait n’est souvent reconnue qu’après sa mort. La fin de la vie peut être plus importante que le début ou le milieu. Au niveau transpersonnel, il y aura confrontation avec le karma personnel et social, la nécessité d’assimiler les souvenirs et complexes de l’inconscient collectif et personnel – la rencontre avec le Gardien du Seuil – pour devenir un exemple vivant de la victoire de l’individu sur le passé et sur la nature humaine et aussi un exemple de l’identification possible avec la collectivité supérieure. La Lune représente entre autre les habitudes. En XII, on risque d’être tributaire des habitudes du milieu. La tradition veut que certaines choses soient, existent même si c’est faux, la Lune permet ici d’être sensible à ce problème. Il faut essayer d’être conscient du conditionnement collectif (Coluche l’avait en Poissons). Etre branché sur le collectif, sentir les courants, clairvoyant. Avoir des contacts avec les hôpitaux, les prisonniers, souffrir avec les gens qui souffrent. S’occuper en tant que juge des prisonniers.

Mercure symbolise sa façon personnelle de penser. On devrait donc chercher à comprendre les valeurs collectives et trier. C’est ce qui va permettre de donner une signification personnelle aux valeurs collectives, permet de comprendre le pourquoi de tel résultat, pourquoi telle conséquence à l’emploi de telle faculté; comment également faire aboutir telle activité. Etre perspicace avec soi-même, afin de découvrir si les pulsions, les besoins de l’être sont vrais ou pas. Est-ce les besoins des autres ou les miens? Pareil avec ses mobiles. Avec Mercure rétrograde en Maison XII, il y a quelque chose à creuser en profondeur. Au moment de la conjonction inférieure Soleil-Mercure au milieu de la période de rétrogradation, il faut réfléchir à ce qui pourrait être en lieu et place de ce qui était auparavant. On se déconditionne des «on dit», des «il faut». Mercure épiméthée se déconditionne des idées reçues, c’est le moment de développer une vie consciente dans le domaine de la Maison où la conjonction a lieu. En XII, on cherche à comprendre pourquoi les gens souffrent, on s’intéresse à ce qui arrive aux gens qui sont soumis aux valeurs collectives, à la mentalité de l’époque et aux abus sociaux. On s’intéresse à la violence qui déforme la façon naturelle d’être, comment les adultes imposent leur volonté au monde des enfants, aux tabous sexuels liés à la société, etc. Y réfléchir permet de mettre autre chose à la place de la chose avec laquelle on n’est pas d’accord. On peut aussi développer sa capacité d’écoute, pour devenir un bon catalyseur afin de permettre aux autres de parler, de dire ce qu’ils refoulent, leur permettre de se libérer verbalement de leurs répressions. Avec une conjonction Mercure-Jupiter en XII: jouer un rôle de guide en communicant aux autres des moyens pour transformer le passé.

Vénus symbolise le sens de ses propres valeurs. Au début de l’existence on risque d’avoir de la peine à vivre ses propres valeurs, il faut donc être objectif face à son conditionnement et pouvoir l’éliminer, travail qu’il faut comprendre mais qu’il vaut la peine de faire. Au départ, c’est quelqu’un dont les valeurs sont le fruit du passé, car il y a toujours des valeurs qu’on hérite, tendance à se soumettre aux valeurs qui sont là, à suivre ce que la société dit comme étant juste. Vénus représente la fonction qui cherche à donner un sens à ce qui se passe, en XII permet de comprendre l’ancien. La XII répondant à cette interrogation: comment développer l’art de faire aboutir les choses? Comprenant l’ancien, on va pouvoir établir des valeurs neuves. On peut commencer de se personnaliser. Vénus étant aussi un pôle magnétique, elle permet de découvrir ce qui est caché, exemple devenir un sourcier. Vénus rétrograde ou dans le Bélier offre la possibilité de mettre quelque chose de neuf par rapport aux anciennes valeurs dans le domaine où elle se trouve. Vénus en Poissons, on a de la peine à avoir des sentiments très nets. Avec Vénus en XII, il peut y avoir des affaires pendantes dans la vie sentimentale. Autre planète personnelle, Mars en XII, demande qu’on soit actif, là où on résout les crises collectives. Au niveau biologique, les énergies qu’on libère ont leur source dans les profondeurs inconscientes de la nature personnelle, de sorte qu’on est mû par des instincts puissants, soit par des images primordiales (Jung) qui soulèvent souvent les passions sociales et collectives. Au niveau individuel, on a des effets sur son entourage dont on ne soupçonne pas la portée. Il faut devenir un pionnier passionné de quelque nouvelle tendance socioculturelle ou spirituelle. En tout cas, il faut être un canal, mais la source peut venir des bas-fonds comme des mondes supérieurs. C’est un pont, on ne sait pas ce qui se passe sur le pont. C’est en connaissant le niveau de conscience de la personne qu’on peut le savoir, en lui posant des questions sur son intérêt concernant la Maison XII.

Jupiter ici pousse à se lier au collectif. C’est la capacité de toucher ce qui nous unit pour que ça aille mieux. Planète de l’assimilation, de l’expansion, qui donne les moyens de sentir ce qui peut être amélioré grâce à ses valeurs philosophiques. On peut vouloir jouer un rôle de mécène dans une institution ou dans des mouvements charitables ou de service public. Il y a souvent le sentiment d’avoir à remplir une mission sociale ou religieuse, en réponse aux besoins de son époque. On peut devenir une expression créatrice d’une branche de la culture et être même capable de faire, dans son œuvre, la synthèse d’une tendance culturelle qui changera de direction à la suite de ses travaux.

Avec Saturne en XII, on peut croire être un channeling extraordinaire. On peut avoir le sentiment de bien gérer ce domaine ou en avoir peur. Face à des difficultés, il existe le risque de toujours aller chercher la solution dans le passé. Saturne étant une planète du conscient dans une Maison où on traite de facteurs inconscients ou collectifs, il donne une tendance à cristalliser et à personnaliser ces facteurs. Très souvent on accepte de se soumettre aux limites des valeurs socioculturelles, mais dans son for intérieur on n’est pas d’accord. Il faut essayer de ne plus avoir peur du futur, ainsi on peut lâcher le passé, devenir un exemple de cette façon d’être. Mais, dans un premier temps, il faut savoir que là où Saturne se trouve dans un thème, on va chercher à se protéger pour éviter de changer. L’ego a peur de souffrir à cause du changement, il préfère le monde du connu. C’est là où se trouve Saturne qu’on peut avoir ses plus grandes victoires spirituelles dans la vie, pour autant qu’on accepte de changer.

Uranus, «De quoi est-ce que je veux me libérer, à quoi est-ce que je me soumet». Ambassadrice de la galaxie, première planète que l’on rencontre hors du système solaire, Uranus symbolise l’acteur de l’insoumission, être insoumis, il s’agit d’être spontanément différent en Maison, en utilisant l’énergie du signe qui le contient. C’est là où l’on brandit l’étendard de sa liberté. Mais, l’ego a peur, il se protège parce qu’il croit qu’Uranus cherche à détruire le passé, ce n’est pas ça. Uranus nous apporte l’idée de nous libérer des limites imposées par le socioculturel. Elle cherche à apporter du neuf, elle ne s’intéresse pas au passé. C’est le futur qui est visé par Uranus. Des éléments inconscients cherchent à se manifester. L’individu cherche à donner une forme à ce qu’il ne connaît pas. Uranus bouleverse quelque chose de saturnien, la vie ne devient pas plus facile, il est demandé un engagement vers le plus grand Tout. C’est un défi de dépasser les limites saturniennes, si on est prêt à donner quelque chose par rapport au plus grand Tout. Elle cherche à nous sortir de notre sommeil, afin que l’on vive en fonction de valeurs réelles, essentielles. «Je dis mes mystères à qui vit mes mystères». C’est au niveau individuel que l’on est touché. Uranus bouleverse quelque chose de Saturnien. Uranus ouvre l’œil de Dieu, éveil spirituel, on ne peut plus voir son univers quotidien avec le même œil, ça crée un électrochoc. En Maison XII, on va chercher à prendre position contre ou pour le collectif. En s’individualisant, on cherche à manifester du neuf. Uranus fait naître un sentiment de mécontentement qui pousse à rechercher autour de soi une personne ou des groupes qui vont nous initier à des choses nouvelles, inconventionnelles. La destinée peut au niveau socioculturel être bouleversée par des crises sociales, nationales ou raciales. On se rebelle contre le destin; on se pose des questions sur le sens de la vie et l’on ressent vivement le fait d’avoir dû souffrir personnellement. Cela peut éventuellement pousser la personne à chercher la réponse à ses questions dans une conversion religieuse, dans l’étude des lois cosmiques ou en s’ouvrant enfin à la voix intérieure. Ou bien elle peut être incitée à rechercher impatiemment des valeurs sociales nouvelles, à prendre la tête d’une tentative collective de réorganisation de la société. Au niveau individuel ou transpersonnel, cette position d’Uranus donne beaucoup d’intuition ou d’inspiration et, peut-être, des expériences psychiques remarquables. On tourne résolument

le dos au passé et l’on œuvre pour le futur, même si cette prise de position comporte de grandes responsabilités et quelques fois des affrontements dramatiques avec les mouvements traditionnels. Si l’on arrive à établir un lien avec la collectivité supérieure, on devient un agent de transformation pour des individus, un groupe ou la nation.

Neptune ne travaille pas au niveau des idées, mais à travers les sentiments, les modes. On idéalise avec Neptune et on court le risque de devenir esclave des modes si on ne fait pas attention. Neptune pousse à agir dans certaines directions. Maître des Poissons, son sens est de nous faire prendre conscience que nous faisons tous partie d’un Tout unique. Neptune fait connaître des expériences qui exigent la destruction du sentiment d’être séparé. C’est là où il faut inclure le plus de choses de façon globale. Dans le domaine où se trouve Neptune, on peut fonctionner efficacement dans un ensemble, c’est là où on va se sentir le moins libre d’agir en tant qu’individu unique. On va connaître le sentiment d’obligation social. C’est aussi là qu’on peut être victime de sa société, les obligations sociales font souffrir, la société le veut. Il arrive aussi qu’on aimerait agir d’une façon plus universelle, mais on n’ose pas. On n’est pas assez courageux, on a peur et malheureusement on remet le passé à la place ou on fuit. On fuit dans des activités qui permettent d’éviter d’agir d’une manière plus inclusive (plaisirs de toutes sortes) ou grâce à des moyens artificiels (l’alcool, les médicaments, les drogues, etc.). Il arrive même qu’on soit toujours en train d’être avec des personnes qui souffrent pour les aider, pensant faire le bien, alors que ça peut être l’illustration du refus de faire un travail sur soi. C’est à méditer, car on choisit de souffrir avec l’autre et on se sacrifie. Le défi de Neptune, si on l’accepte consciemment, va dissoudre les barrières qui empêchent les messages d’Uranus de parvenir à la conscience, autrement ils seront déformés par Saturne. Saturne transforme l’inconnu en connu. Neptune en XII chez une personne évoluée, donne la compassion, élément mystique qui conduit à la transcendance. Symbole d’un prophète qui veut donner forme à des rêves considérés comme utopiques. Permet de dissoudre les fantômes du passé, que ce soit un passé collectif, social ou le passé plus immédiat de l’individu à un moment donné de son existence. C’est un symbole de psychanalyse véritable, de nettoyage du subconscient, de dissolution des complexes. Sur un autre plan, Neptune ici promet, toujours potentiellement, des dons psychiques variés, allant de la médiumnité au pouvoir de guérisseur mû par l’amour et la compassion. On veut aider les déshérités de la terre. Au niveau individuel et transpersonnel on doit s’ouvrir intérieurement à ces forces qu’on estime capables de dépersonnaliser le sens courant du «je». Il faut s’orienter vers un futur, aussi utopique soit-il. Il ne faut pas rechercher la sécurité sociale dans un cadre établi, ni viser un état futur concret. Il faut plutôt rester vulnérable, malléable, sans attache, sans ambition.

Avec Pluton en Maison XII la personne pourrait manifester une image d’homme-semence, ce dont on a besoin maintenant, quelqu’un qui ne cherche pas à briller selon les normes de sa société. Pluton, c’est la meilleure contribution que l’on puisse faire à sa société. Si l’on veut apporter quelque chose à sa société, il suffit de se transformer, puisque tant qu’on est un ego, on est sa société. C’est donc par un travail de déconditionnement qu’on y arrive, en mourant à quelque chose qu’on aime bien dans la Maison. Dans un premier temps, on vit dominer par une angoisse dans la Maison, quelque chose nous veut du mal, pourrait même nous détruire. On résiste et on finit par développer un goût de pouvoir. Il faut oser voir cette chose menaçante et cesser d’en avoir peur, c’est ainsi qu’on va renaître et vivre le champ d’expériences de manière plus détendue, plus épanouissante.

Il y a un effort à faire pour introduire quelque chose de neuf qui peut devenir le fruit du futur, dans les valeurs socioculturelles de son époque, c’est-à-dire de son passé. Les véritables transformateurs ne sont pas appréciés, Marie Curie est un exemple de volonté d’acharnement dans le travail dont elle était sûre de l’importance. Il y a quelque chose d’obsessionnel avec Pluton. Malheureusement, notre mentalité actuelle fait que Pluton se manifeste encore de manière violente, d’où de mauvais résultats. Quelqu’un qui veut agir pour une transformation, risque le défaut de violence, de fanatisme, avec tous les dérapages que cela engendre.

Alexander Ruperti

Hypothèse privilégiée avec Pluton en Maison XII

Le sujet a reçu un immense héritage, pour le meilleur et pour le pire. En quelque sorte, il y a pas mal de dettes, mais il reste une belle propriété à sauver, si l'on a le courage de s'attaquer au passé, sous toutes ses formes. Ce peut-être le passé familial, tribal, ou karmique, qui s'oppose à un besoin violent de vivre une vie intense, mais tous les plans de cette intensité ne sont pas parfaitement mis à jour, et à l'aspiration pure se mêlent d'autres matériaux plus archaïques, comme des modèles d'insatisfaction dans différents secteurs, que le moi croit pouvoir longtemps justifier par son besoin d'avancer. Il y a là, naturellement, une grande confusion, puisque l'insatisfaction doit être vécue intérieurement, comme l'aiguillon pour évoluer, et non pas comme un moyen pour mépriser les autres, les accuser de ses propres maux, ou se plaindre de sa difficulté à atteindre les buts qui ont été fixés. C'est donc une position qui permet rapidement de voir que la liberté dont on se prévaut se heurte à différentes autorités qui la mettent à l'épreuve, et les circonstances ne servent pas forcément longtemps le sujet, et quand les choses lui échappent, s'il ne l'accepte pas pour une remise en question de l'ensemble de ses ambitions, il se heurte davantage encore à ses propres limites, qui reviennent le frapper de plein fouet s'il s'acharne, d'autant que dans cette position, le moi est souvent sensible à l'échec, ce qui n'arrange rien, évidemment. Le sujet peut être très exigeant vis-à-vis de lui-même, sans pour autant savoir nuancer et distribuer cette exigence dans sa vie, son relationnel, et il a quand même tendance à attendre trop de ce qu'il veut, et à forcer les événements en sa faveur, comme s'il restait quelque peu insensible à l'idée que l'univers peut attendre de lui autre chose que ce qu'il a décidé lui- même, souvent de manière péremptoire, car Pluton pousse le sujet dans ses retranchements, souligne ses échecs, et le moi peut s'obstiner à refuser l'autorité du Tout, et à vraiment lâcher prise. On peut trouver aussi des contrefaçons du détachement, une manière intellectuelle d'accepter les faits, qui n'est pas suivie par la personnalité, comme s'il y avait vraiment un immense décalage entre les prétentions de l'individu et ses capacités de les mener à bien. De nombreuses erreurs découlent d'une fausse conception de l'autorité, que ce soit celle de la vie, du Divin, ou des autres, ou de l'exercice de son propre pouvoir, qui cherche à colmater des peurs refoulées.

Prise de conscience à effectuer:

Adopter un profil bas, qui provisoirement va donner l'impression qu'on perd la saveur de son pouvoir sur la vie, mais qui va amener plus tard la possibilité d'accepter les situations difficiles, être moins attaché au résultat de ses entreprises, cesser de monter en épingle ce qui s'oppose à soi-même, et rechercher comment décanter cette insatisfaction profonde, plutôt que la nourrir dans de nombreuses directions où l'on s'implique pour donner le change. Accepter

la pression de l'évolution sur sa personne, mais comprendre qu'elle n'est pas personnelle, qu'un défi se présente, faire face à de nombreuses situations qui ne correspondent pas longtemps à ses attentes, et en tirer une plus grande profondeur intérieure, plutôt qu'une substitution permanente de projets pour meubler la poussée qu'on subit. Accepter les transformations, en sachant qu'en partie, elles ne peuvent pas être contrôlées, mais appartiennent à des univers légers qui nous appellent, et nous nourrissent dans un plus grand lâcher prise. Remettre en question sa personnalité autant que ses actes, quitte à tomber sur des scories qui se présenteront comme des adversaires pendant un temps.

Le cycle des renaissances

Rappelons que nous arrivons dans cette vie, strictement tels que « nous» étions lorsque nous avons quitté la précédente. En disant «nous», il faut avoir à l’idée qu’avant «nous» il y en a eu d’autres et que nous avons des prédécesseurs, ce n’est pas donc «nous» en tant que tel, quand on parle du passé. Nous sommes le dernier cri de l’humanité au moment de notre naissance et il y en a eu d’autres avant nous, dont nous sommes la suite. Le destin va utiliser nos vingt premières années pour reconstituer «consciemment» «notre personnage antérieur» dont «notre» mémoire n’a retenu que les automatismes issus des vécus et circonstances, lesquels sont effacés, ou plutôt relégués au plus profond de notre conscient. Les vingt premières années de notre vie actuelle serviront donc à reconstruire ce personnage dont nous sommes le successeur, avec ses qualités, ses erreurs et ses ignorances, dans un contexte nouveau. Dans ce but, seront choisis avec le plus grand soin pays, famille, parents ou éducateurs possédant les qualités, aptitudes, connaissances, mais aussi les défauts, inaptitudes et ignorances appropriées. Ainsi se constitue notre héritage psychologique et physique. Il va de soi que, pour solutionner un problème, il fallait de toute évidence le poser d’abord. Durant notre enfance et notre adolescence, nous serons marqués par des intoxications, des préjugés et des conditionnements divers en même temps que des enseignements de valeur nous serons donnés par des éducateurs choisis pour leur conformité avec «nos» erreurs et acquis antérieurs. Entre vingt et quarante ans, nous vivrons alors en conformité avec, ou en réactions contre (suivant les cas) ces préjugés ou ces enseignements reçus, et ainsi reconstruits. Ensuite, nous suivrons l’exemple de nos parents ou éducateurs ou bien nous emprunterons une démarche diamétralement opposée à la leur, suivant que le thème laissera paraître une dominante conformiste ou réactive, vis-à-vis de l’autorité en général. Et paradoxalement, dans les deux cas, nous ferons que satisfaire nos inclinations représentées par le Nœud Sud. C’est durant cette période de vingt à quarante ans que va se rejouer, dans la pratique, au travers des vécus, tous «nos» errements de vie antérieure, comme si nous devions vivre ainsi une récapitulation générale pour reconnaître tous ces terrains minés déjà trop parcourus auparavant. C’est vers la quarantaine, en moyenne générale, qu’est souhaitée la réorientation vers les objectifs décrits par le Nœud Nord. Il y a également à 42 ans l’opposition d’Uranus à lui-même, qui permet d’être extrêmement objectif par rapport à une dimension d’être dont la personne n’avait pas encore conscience. Uranus dote la personne du pouvoir de modifier l’image qu’elle a d’elle-même, de se déconditionner, ce qui peut provoquer un véritable tremblement de terre intérieur. Il va de soi que ce revirement ne se déclenchera pas sans un certain choc dans la mesure où la nouvelle voie requise est quasiment opposée à notre démarche de vingt-quarante ans.

Ceci explique pourquoi, dans la plupart des vies, c’est aux environs de la quarantaine qu’interviennent ruptures, divorces, pertes de situation, maladies, accidents, etc. Tout ceci n’ayant pour cause que la persistance à vivre les excès décrits par le signe et la maison dans lesquels se situe le Nœud Sud. Les nœuds de la Lune représentent un axe de 2 orientations différentes dans la vie. En étudiant cet axe, on arrive à comprendre une bonne partie du défi que rencontre chaque individu. Le Nœud Sud symbolise le passé, l’acquis, nos dons, ce qui est facile mais pas négatif. Ce qui est négatif, c’est qu’on évolue plus dans la vie, on reste sur place, avec peut-être du succès sur le plan socioculturel, mais ça n’a rien à voir avec le développement spirituel qui est un pas en avant vers quelque chose qui va nous libérer de la nécessité de vivre sur terre. On va obtenir du succès sur le plan socioculturel car le NS représente les désirs de l’ego conscient, mais ces désirs sont liés à sa société pour soi-disant être heureux. Il n’y a rien de personnel dans l’ego, c’est un concept social, une structure de conscience établie avec les valeurs sociales qui ont servi à notre éducation. Le «je» est un élément énergétique qui permet à ces valeurs d’être. Donc aussi longtemps qu’on se concentre sur le NS on va simplement prolonger la nécessité d’une vie terrestre. Le NS représente une facilité d’évacuation d’un passé qui ne nous appartient pas, qui est du domaine d’une autre incarnation, d’un lointain passé. C’est le lieu de la moindre résistance, le lieu où on se laisse le plus aller par facilité, il y a un talent certain et un don inné là, mais c’est quelque chose que l’on sait déjà. Il décrit nos faiblesses, nos excès, ainsi que ces terrains qui nous attirent en fonction de nos automatismes de vies antérieures. Le NS désigne les deux domaines (Signe et Maison) dans lesquels interviennent une trop forte propension à vivre les désirs de l’ego, par opposition au Nœud Nord qui précise au contraire les deux domaines dans lesquels il est souhaitable que nous œuvrions, de manière plus impersonnelle, pour nous accomplir et nous harmoniser. Et le NS devient un empoisonneur si on ne travaille pas le NN, et le NN c’est comment rendre ma vie sacrée, comprendre le sens sacré de la vie. Le NN ce n’est pas un effort sur le plan psychologique, c’est une rencontre initiatique avec le sens sacré de l’existence. C’est découvrir que ma petite vie, ma vie moyenne, ma grande vie ou ma vie tout cours a un sens par rapport à un tout plus grand. Avec le NN, qu’est-ce que je veux transmettre comme qualité fondamentale au soir de ma vie? Qu’est-ce que je voudrais apporter de neuf avec mon histoire personnelle, ça donne du sens au pourquoi de ma vie. Le NN représente ces nouveaux terrains sur lesquels nous n’avons pas osé nous aventurer, par ignorance, méconnaissance ou crainte, mais aussi par complaisance préférant trop longtemps vivre et revivre sans cesse nos goûts, tendances, inclinaisons personnelles. Le NN représente une aventure et un inconnu inquiétant. Pourtant, quelques pas dans cette nouvelle direction qui, bien entendu requièrent un effort conscient, nous convaincront très rapidement du potentiel considérable dont nous disposerons dans cette voie nouvelle.

LE NOEUD SUD EN MAISON XII – LE NOEUD NORD EN MAISON VI

Avec la polarité du Nœud Sud en XII et le Nœud Nord en VI, il doit y avoir accent sur le développement de nouvelles techniques de vie, sur l’idée de servir – un personnage ou une cause. Plutôt que de rester membre d’une église, d’une institution religieuse, spiritualiste ou d’être spécialiste de la dérobade pour se réfugier dans le secret, la solitude ou dans la maladie jusqu’à l’hospitalisation, il faut travailler davantage de manière personnelle, en fonction de ses propres problèmes. Il faut mettre constamment en doute sa façon d’agir, de sentir, de penser, chercher à s’améliorer, être en quête de nouveaux moyens pour adapter sa propre

créativité aux véritables besoins d’autrui et de la société. L’abbé Pierre est l’exemple parfait d’un homme qui a cet axe. La ligne de moindre résistance avec le Nœud Sud en Maison XII, la tendance à persister dans un comportement où on se laisse le plus aller, où on possède un talent certain et un don inné, justement par ce que c’est quelque chose que l’on sait déjà, parce qu’on l’a appris dans le passé, où on va revivre certain automatisme de vies antérieures consiste à se retirer, physiquement, émotionnellement ou spirituellement du monde extérieur, à se réfugier en soi- même, dans la méditation, un couvent ou un monastère, à jouer les ermites, à l’hôpital, même en vivant dans une ville, même en participant à un groupe spirituel ou occulte. Ou encore on peut être attiré par des professions médicales ou paramédicales, par la recherche fondamentale, vouloir s’occuper de déshérités, de gens en marge de la société, de malades, de prisonniers sur un plan ou un autre, etc. Mais ce n’est pas ainsi que l’on progressera par rapport à sa destinée spirituelle; le don de soi, la prise en charge de malheureux ne sera spirituellement valable pour la personne que si elle remet constamment en cause sa façon d’être et cherche à améliorer toujours plus sa qualité personnelle et son mode d’action, de

pensée et de sentiment.

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Alexander Ruperti

La Maison XII représente la vie intérieure, le besoin d’un jardin secret. L’isolement pour réfléchir, pour penser, pour faire le point, pour méditer. L’image que suscite la maison XII est le «penseur» de Rodin. Par analogie avec le Signe des Poissons, elle détient aussi des valeurs de dévouement, de compassion, d’émotivité et de sensibilité. Un Nœud Sud en Maison XII porte à vivre l’isolement ou la retraite à l’excès, jusqu’à la fuite ou la dérobade par rapport aux accomplissements, aux devoirs et obligations représentés par le Nœud Nord en Maison VI. Trop souvent ce natif sera convaincu que les obstacles sont insurmontables, la personne préférera se dérober à la moindre résistance du terrain Maison VI, pour rejoindre son lieu de retraite privilégié. Il peut arriver que la personne fomente des peurs jusqu’à s’imaginer qu’elle est poursuivie ou visée par des ennemis totalement imaginaires. Ceci ne ferait qu’accentuer certaines complaisance à se couper du monde pour se noyer dans un monde intérieur au lieu et place de faire un travail de développement personnel afin de découvrir les limites de son identité pour pouvoir rencontrer l’autre de manière objective afin de pouvoir participer pleinement à des activité avec autrui. La personne avec le Nœud Sud en Maison XII vivra à tort peurs, dérobades ou paniques par rapport à des dangers ou des ennemis imaginaires.

Quand il y a accent sur la Maison VI, comme ici avec le Nœud Nord, il ne faut pas fuir cet appel à la transformation. Se conformer, se limiter à des principes*, des habitudes et des techniques acquises, c’est accepter une condition d’existence statique. Celui qui ne veut pas changer ou s’améliorer se cristallise au niveau socioculturel. Mais s’individualiser c’est devenir un agent de sa propre transformation, en utilisant les crises de sa vie personnelle comme tremplin pour une métamorphose. C’est la préparation pour une participation fructueuse avec la société. Il faut être prêt à intégrer le domaine subjectif de soi-même au domaine objectif du monde de l’autre et des autres. Cette intégration du subjectif et de l’objectif, de soi et des relations, de l’image idéale de soi, mais subjective, et des faits objectifs, la réalité des relations est la base d’une conscience globale et d’une vie humaine pleine.

Cette expérience que symbolise la Maison VI nous présente le test de la souffrance et du service. Dans cette Maison nous affrontons des circonstances qui nous obligent à voir et à sentir nos manques. C’est le contraste entre soi et parce qu’il y a un autre qui nous fait voir nos manques. Ce sentiment de manque et d’infériorité occasionne une souffrance; il peut aussi être la conséquence d’une maladie ou d’un échec. Aborder positivement de telles circonstances développe le courage; les aborder négativement conduit à l’apitoiement sur soi- même et à l’abandon. La souffrance est l’ombre de sa vie non vécue, l’effet de la potentialité non réalisée, le contrecoup de l’énergie non dépensée. Les instincts déviés ou frustrés produisent la douleur ou l’angoisse dans l’organisme où il y a une conscience pour évaluer le manque et lutter pour regagner ce qu’il a perdu. La douleur doit être comprise comme un geste protecteur de la vie:

protection de nos fonctions biologiques, mais plus encore de notre équilibre psychique La capacité de dire non au passé et d’anticiper le futur est le trait essentiel de la Maison VI. Quand ce champ d’expériences est accentué par la souffrance, la personne doit passer par une crise qui exige qu’elle tourne le dos à une situation donnée et qu’elle s’oriente par la suite vers un genre de vie qui correspond davantage à sa vraie identité. Tout comme la chenille qui se transforme en papillon. L’avantage pour la chenille est qu’elle tisse son cocon et attend que la transformation s’opère. Pour l’homme c’est plus compliqué, ses activités l’obligent à continuer de remplir ses obligations dans le monde extérieur et de permettre que sa transformation se fasse ...

* «Lorsque vous agissez selon des principes, vous êtes malhonnête car vous agissez tel que vous pensez que vous devriez être, et non tel que vous êtes.». (Krishnanurti, Se libérer du connu)

Il faut redescendre sur terre dans le monde des réalités concrètes. Plus d’évasions, de fuites ni de dérobades dans les sentiments, ni dans le pensées. Plus de «décrochages» intempestifs vers des paradis imaginaires. D’une façon générale, les malheurs qui s’abattent sur le natif sont directement liés à son défaitisme. La personne possède une tendance trop forte à la DÉROBADE. Convaincu de l’insurmontabilité des obstacles, elle change de cap ou d’orientation dès que le terrain offre la moindre résistance. Vous choisissez alors la solitude et vous sombrez dans des réflexions si profondes que vous finissez par vous noyer en vous-même. Ensuite, à ces niveaux d’intériorisation, vos scénarios mentaux sont tels qu’ils vous conduisent à cultiver des peurs et des angoisses extrêmes, jusqu’à imaginer que vous êtes constamment observé ou que chaque personne rencontrée nourrit des intentions malveillantes à votre égard. Pour contrer cela, vous devez acquérir la confiance en vous-même et apprendre à vous responsabiliser au lieu de vous attrister à la plus légère blessure. Ensuite, organiser-vous et précisez mieux vos buts avant de vous engager dans une direction.

Le champ d’expériences de la Maison qui contient le Nœud Nord dans un thème est comme l’horizon qui se dérobe sans cesse aux yeux du marcheur et qui lui offre, par là- même, de nouvelles terres à défricher, de nouveaux paysages à déchiffrer. La croissance individuelle – entendue comme renouvellement de soi et non pas comme amélioration de soi – passe par le fait de s’impliquer pleinement dans ce champ d’expériences. Outre le courage et l’audace qu’il requiert, le domaine du NN exige la persévérance dans l’effort. Nous faisons du sacré au NN, c’est-à-dire quelque chose que «nous» n’avons jamais fait.

Ici, chacun se retrouve seul ; seul comme le Héros au moment d’affronter le dragon. Le Nœud Sud symbolise la queue du dragon et le Nœud Nord la tête du dragon. C’est le prix qu’il fait payer à la croissance.

La Maison VI symbolise la dernière étape du processus de la différenciation. Etape cruciale qui a pour but de mettre au point les derniers détails, les dernières limites à l’identité qui cherche à être depuis le premier acte d’indépendance né en Maison I au moment de la naissance. L’enfant est potentiellement parlant capable de montrer qui il est, sa façon léonine d’être. Ça se joue avec la question du oui et du non, c’est ce qui va finir de le différencier. Comment ça s’est passé à ce niveau-là, est-ce que ses limites ont été respectées entre son «je» et la vie quotidienne. L’enfant pose ses dernières limites, ont-elles été reconnues ou bafouées? Il y a un parallèle entre le non que je dis et le prénom que je porte, est-ce que le non que je pose est reconnu, est-ce que le prénom que je porte est reconnu. Oser dire non, c’est ce qui va dire qui je suis. En VI on pose la question: où sont mes limites? On a besoin de limites pour ne plus se mélanger avec l’autre, ceci est à toi, ceci est à moi. C’est en Maison VI que tout le quotidien de l’hémisphère nord s’incarne, c’est donc ici qu’on va analyser dans le concret ce qui existe. «Bien, est-ce que je suis moi dans les plus petits détails, est-ce que dans mes limites j’ose m’aimer si dans mon enfance je n’ai pas été respecté». Etablissez donc une liste des objectifs qui vous séduisent et que vous aimeriez réaliser. Assurez- vous qu’ils soient raisonnables. Classez-les par ordre d’importance jusqu’au moment où vous serez convaincu qu’ils vous satisfont. Laissez passer la nuit et, au lever, apportez-leur un dernier polissage. Et puis, arrêtez-vous, une fois décidé que vous avez construit ainsi vos projets au mieux de vos possibilités, et n’y revenez plus jamais. Maintenant, réalisez-les à tour de rôle et seul à la fois jusqu’à leur terme et l’obtention du résultat souhaité. Persistez en abattant les obstacles qui se dressent sur votre route. Ne vous laissez jamais démonter. Ne vous servez d’aucun prétexte pour justifier un quelconque décrochage. Eliminez de votre vocabulaire l’expression «pas de chance». Votre chance et la réussite de vos projets sont proportionnelles à la détermination dont vous userez pour atteindre les buts fixés. Commencez par des choses faciles. Ensuite, augmentez progressivement la difficulté. Pour vous, plus que pour tout autre, la foi déplacera des montagnes. C’est votre cadeau du destin.

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