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2
absences
maximum 
 11
séances
– 
rattrapage
de
la
séance
du
1 ier 
novembre


Pas
de
galop
d’essai,
2
notes
de
devoir
écrit
(volontariat),
1
note
de
participation
orale,


éventuel
devoir
sur
table.
5
ou
6
pages
maximum
(devoir 
 :
1
copie
double,
3
pages
ordi).
 Cas
pratiques
/dissert
ou
commentaire.


Qu’est ‐ ce
que
le
droit
international
économique 
 ? 


2
types
de
définition
possible
 :


Définition
extensive
 :
L’ensemble
des
normes
juridiques
qui
intéressent
toutes
les
 opérations
économiques
qui
dépassent
un
seul
ordre
juridique.
Pas
un
seul
droit
 international
économique
mais
des
droits
des
relations
économiques
‐ >
ordre
juridique
 déterminé,
tout
opérateur
aurait
le
sien. 


Définition
plus
étroite
 :
L’ensemble
des
normes
qui
régissent
les
opérations


économiques
intervenant
entre
les
États
d’une
part
et
les
autres
sujets/opérateurs
de
 droit
international
d’ autre
part
(il
faut
toujo urs
un
État). 


On
va
considérer
le
DI
économique
comme
une
branche
de
DI
Public,
donc
les
mêmes


sources.


Quelles
sont
les
sources
du
DIP 
 ?
Et
donc
du
DI
économique 
 ? 
 Question
de
la
soft
law. 
 Art
38
Statut
CIJ 
 :
conventions
(la
plus
ancienne,
lex
specialis ),
coutume
( constante,


générale,
opinio
juris
cf
Plateau
continental
en
Mer
du
Nord
1969
élément
matériel
et


psychologique).
Pas
de
hiérarchie
entre
les
normes
mais
convention
considérée
comme
 lex
specialis
et
l’emporte
sur
la
coutume . 
 Les
principes
généraux
du
droit 
 :
communs
à
la
plupart
des
ordres
juridiques
internes,
 souvent
dégagés
par
la
JP
voire
codifiées.
 Sources
subsidiaires
 :
doctrine
et
JP
(fait
souvent
avancer
le
DI,
identifie/fait
découvrir
 des
principes
du
DI).


Responsabilité
étatique 
 :
CIJ
pas
de
compétence
générale,
clause
dans
conventions ,
 forum
derogatum,
déclaration
générale
ou
limitative. 
 Fait
internationalement
illicite
(mais
CIJ
Sud
Ouest
africain 
 :
pas
d’actio
popularis 
 ;
 projet
CDI
a
supprimé
nécessité
de
dommage
‐ >
Jus
cogens
(Barcelona
Traction
1972)
 :
 en
général
droit
humanitaire
(torture,
génocide),
tout
État
peut
agir) . 


Modes
juridictionnels,
contre‐ mesures
(fait
initialement
illicite
qui
devient
licite
du
fait
 qu’il
répond
à
un
fait
illicite 
 ;
conditions
 :
recours
épuisés,
proportionnalité,
respect
jus
 cogens).


Prochaine
séance
 :
les
compétences
de
l’État
en
DI
(surtout
règles
coutumières
 confirmées
par
la
JP).


Affaire
Erika
 :
marée
noire,

ZEE
française
(mais
haute
mer),
nationalité
du
navire
 (Malte),
accident
qui
a
touché
 les
cotes
françaises,
Ccass,
problème
compétence
 Malte/France,
ce
que
ça
implique,
qui
devrait
être
compétent,
existence
d’une
 convention
réglant
compétence. 


+
Cas
pratique
(EPI)
 :
Ouvrage
SFCN
(colloque
Poitier)
«
 Droit
international
et
 nationalité 
 »
M.
A udi
 ;

Stern
(problèmes
de
compétences,
articles)
 ;
consulter
Loi
 Helms
1996
 ;
Affaire
Morrison
SC.
 +
fiche
avec
photo.


foreign-cubed class action, c’est à dire une procédure triplement étrangère, dans laquelle les demandeurs, les défendeurs, ainsi que les agissements litigieux n’ont aucun lien avec les Etats-Unis.

actionnaires australiens d’une banque cotée en Australie mais non aux Etats-Unis sur le fondement d’une fraude qui aurait consisté à ne pas avoir correctement informé le public sur la valorisation des profits à venir de la filiale américaine de la banque

Société Générale, dans le cadre de la class-action engagée contre la banque française à la suite de l'affaire Kerviel en mars 2008

Enfin dans un arrêt du 28 avril 2010, la cour d’appel de Paris a débouté la société Vivendi de sa demande d’allocations de dommages-intérêts et d’injonctions faites à certaines personnes d’avoir à se désister d’une procédure américaine. La société Vivendi faisait valoir que le recours par des actionnaires français aux juges américains dans le cadre d’une action non reconnue en France, à propos d’un litige relevant de la compétence naturelle du juge français, constituait un abus du droit d’agir en justice pouvant être sanctionné en application de l’article 1382 du code civil. En outre, la société Vivendi invoquait le caractère anticonstitutionnel du système de l’opt out qui porte atteinte au principe de la liberté individuelle dans la mesure où il ne permet pas à l’intéressé de participer en toute connaissance de cause à l’action ou de s’en extraire à tout moment pour conduire personnellement la défense de ses intérêts, de sorte qu’une décision issue d’une class action américaine serait nécessairement contraire à l’ordre public international français et ne serait pas conforme en conséquence aux critères de reconnaissance et d’exécution en France des décisions étrangères.

La cour d’appel ne retient pas cette analyse et considère que « l’appréciation concrète d’une éventuelle contrariété de la décision de ce juge au regard de l’ordre public international français, à supposer que celle-ci soit constitutive d’un tel abus, ne peut être posée en l’absence d’un jugement sur le fond du litige rendu à ce jour ; qu’au demeurant rien n’indique que les intimés, s’ils obtiennent satisfaction, poursuivront en France l’exécution de cette décision alors que la société Vivendi détient aux États-Unis un actif important ».

Juridictions américaines n’hésitent plus à appliquer le droit boursier américain à des situations caractérisées par l’accumulations d’éléments d’extranéité, dès lors que deux « tests » sont satisfaites : « conduct test » vise à déterminer si l’opération répréhensible s’est déroulée sur le territoire américain ; « effect test » tend à

déterminer si l’opération en cause a affecté le marché américain ou des investisseurs américains -> SC a rejeté test, présomption de non extra-territorialité des lois votées par le Congrès sauf volonté expresse du législateur.