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ATELIER EUROPE la lettre E - Été 2012 - N°02 www.atelier-europe.eu Construisons ensemble une Europe

ATELIER

EUROPE

la lettre E - Été 2012 - N°02

www.atelier-europe.eu

Construisons ensemble une Europe qui nous ressemble pour relever les défis d'aujourd'hui et de demain.

A RETENIR LE CHIFFRE DU MOIS

1 600 milliards

C’est la somme en euros qui a été dépensée entre 2008 et 2010 par l’ensemble des contribuables européens pour le sauvetage des banques et le rétablissement de la stabilité du système ban- caire européen.

RUBRIQUE C’EST FAUX !

04/10/2011

Le Front National a dit :

«les pays européens qui ne sont pas entrés dans l’euro af- fichent des performances su- périeures» => C’est faux !

22/09/2011

Jean-Luc Mélenchon a dit :

«L’UE creuse le gouffre de la dette grecque» => C’est faux !

25/07/2011

Le Figaro a dit :

«L’aide à la Grèce coûtera 15 milliards d’euros à la France» => C’est faux !

Retrouvez toute la rubrique «C’est faux !» sur notre site internet :

www.atelier-europe.eu/blog/contrevérités

EDITO DU PRÉSIDENT

France - Allemagne : vieillirons-nous ensemble ?

L’élection de François Hollande a rompu l’équilibre précaire de la relation franco-allemande sous le règne de «merkoszy». Le nouveau président fran- çais veut imposer un style et des idées différents quand l’Allemagne n’entend pas se faire imposer des conditions nouvelles pour des accords déjà négo- ciés. Assurément, le moteur historique de la construction européenne ne doit pas être monopolistique et il est bon de s’ouvrir davantage aux autres par- tenaires. En revanche, il est crucial d’éviter un surcroit de tensions, dans un contexte aussi tumultueux, et les deux dirigeants auraient une responsabilité terrible de faire de cette relation, autrefois prodigue, un frein à l’approfondis- sement de l’Union. De fait, s’ils n’ont pas su, jusqu’à présent, prendre langue c’est qu’ils n’ont pas choisi les mêmes sujets.

«

profondeur de la gouvernance européenne. »

nous

ne ferons donc pas l’économie d’une réforme en

La France, de façon hélas coutumière, s’en est tenue à la dimension écono- mique quand l’Allemagne souhaite discuter de l’union politique. Celle-ci n’est pas seulement, comme l’a commenté la presse hexagonale, une façon de taper en touche face à la pression de la France, et de ses alliés du Sud, pour les eurobonds. C’est, au contraire, la vraie question posée par la crise; l’euro est par nature un projet politique et non économique, nous ne ferons donc pas l’économie d’une réforme en profondeur de la gouvernance européenne. Et, pour Berlin, celle-ci a un nom, le fédéralisme. Certes, il y a urgence et les eurobonds sont une réponse à la crise. Mais sans projet d’un espace politique commun, avec donc un contrôle centralisé, et non inter pares, des budgets nationaux de sorte que la solidarité soit encadrée, l’Union irait à l’im- passe en créant des dissensions insurmontables entres les bailleurs et les débiteurs. A nous, Français d’accepter ce prix politique essentiel au devenir du projet européen, et in fine à notre souhait de l’Europe puissance. Alors sans doute nos amis Allemands consentiront à l’effort ultime de solidarité que leurs partenaires appellent de leurs vœux. A chacun sa part du chemin, encore un effort, chers dirigeants!

BUZZ : ARTICLES LES PLUS PARTAGÉS

A VOS AGENDAS

17/06/2012 - The Project Syndicate

01/07/2012

«Who is Responsible for the Greek Tragedy?» par Mohamed El-Erian

Début de la Présidence chypriote.

27/05/2012 - Atlantico.fr

06/06/2012

«La France est-elle en train de s’allier à Wall Street et à la City pour isoler l’Allemagne ?» par Bruno Bertez

Présentation du projet de loi européen par Michel Barnier visant à résoudre les crises bancaires sans faire appel aux pouvoirs publics.

Une délégation de l’Atelier Europe à Copenhague en avril 2012

- Présidence danoise -

To be in or not to be

Copenhague. La Scandinavie telle qu’on l’imagine. Un endroit où la modernité n’a pas ba- layé un certain art de vivre. Pas celui à la française, où l’on prend le temps de recevoir ses convives avec pompe et de disserter à tue-tête. Un art de vivre où la tranquillité, l’harmonie des espaces, l’équilibre entre le privé et le professionnel, le respect de la nature et de ses ressources, trouve ses fondements dans l’âme danoise. Le Danemark a été classé en 2008 comme le pays où la population serait la plus heureuse du monde… Dans ce pays mi-socialiste mi-libéral, où tout se partage (l’égalitarisme a été hérité de la tradition protestante luthérienne) et surtout où le bien collectif est ultimement respecté, qu’il s’agisse d’argent ou d’infrastructures, la création et l’innovation sont les maîtres mots de l’économie. 60 % du PIB de Copenhague vient de l’industrie créative. Derrière ce paradoxe d’un pays si normé et pourtant si créatif, il ne faut pas oublier la vocation maritime et de négoce du pays. Car nous ne sommes pas simplement au pays des Lego et d’Andersen. A l’image de la statue de la Petite Sirène qui veille sur les bateaux, s’ouvrir, s’adapter, telle a toujours été la tradition de Copenhague. Ici, point de nostalgie pour un hypothétique « âge d’or », point d’utopie pour un modèle qui répartirait encore mieux les richesses

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http://www.atelier-europe.eu/blog/2012/04/to-be-in-or-not-to-be.html#more

À l’occasion de la Pré- sidence danoise de l'Union

À l’occasion de la Pré- sidence danoise de l'Union européenne, l’Atelier Europe, dans la continuité des dé- placements à Prague, Stockholm, Madrid, Bruxelles, Budapest, et Varsovie, s’est rendu à Copenha- gue du 12 au 15 avril 2012, pour un voyage d’étude, de dialogues et d’échanges sur les priorités et les enjeux de cette Présidence de l’UE.

10 propositions pour l’Europe

#6

Lancer un espace européen des énergies renouvelables sous la forme d’un « Schengen des renouvelables »

L’élection prési- dentielle française fut l’occasion pour l’Atelier Europe de formuler dix pro- positions dans les domaines de la gouvernance éco- nomique, de l’édu- cation, du marché intérieur, de l’éner- gie…

L’Europe des énergies renouvelables n’est pas incompatible avec le nucléaire et elle est por- teuse d’espoirs. Comme en 1950, relançons l’Europe par l’énergie. Actuellement les politiques sont nationales, la R & D aussi, comme les tarifs de rachat. Cet espace européen des renouve- lables préserverait et développerait l’avance technologique européenne. Il pourrait comprendre un fonds pour l’innovation et le déploiement des renouvelables (alimenté par la mutualisation des ressources issues des ventes aux enchères des quotas de CO2), un soutien aux « projets com- muns » entre Etats membres prévus par la directive renouvelables de 2009 et un régime d’aide et des tarifs communs de rachat de l’électricité. Malgré un marché interconnecté à dimension de plus en plus continentale et des objectifs com- muns à 2020, l’énergie divise l’Europe. Politiquement et socialement, elle traduit des aspirations, des vulnérabilités et des situations géographiques différentes. Les Allemands rêvent de sources d’énergie décentralisées, à l’image de leur système fédéral. Polonais, Tchèques et Baltes veu- lent assurer leur indépendance, accélérer leur développement

Lien :

 

http://www.atelier-europe.eu/blog/2012/04/10-propositions-pour-l-europe-6-lancer-un-espace-

europeen-des-energies-renouvelables-sous-la-forme-d-un-schengen-des-renouvel.html

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