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2008-2009

TS5
PARTIE 5 : PARENTÉ ENTRE ÊTRES VIVANTS ACTUELS ET FOSSILES – PHYLOGÉNÈSE - ÉVOLUTION.

Chapitre 1 : Parenté chez les Vertébrés actuels et fossiles.

Introduction
Les similitudes entre les êtres vivants, peuvent être constatées aux différents niveaux d’organisation :
- à l’échelle de l’organisme : tous les Vertébrés ont le même plan d’organisation qui est contrôlé par les gènes
homéotiques (seconde)
- à l’échelle de la cellule : tous les êtres vivants sont constitués de cellules possédant au moins une membrane
plasmique, du cytoplasme et de l’information génétique (seconde)
- à l’échelle de la molécule : l’ADN est le support de l’information génétique, sa structure est identique chez tous
les êtres vivants et le code génétique est universel ce qui rend possible les expériences de transgénèse (seconde et
première).
L’unicité mais aussi la diversité des espèces (vivantes ou fossiles) ou biodiversité ne peut s’expliquer
que par l’évolution. Les formes actuelles dériveraient d’ancêtres communs plus ou moins éloignés dans le
temps, il y aurait donc filiation entre les espèces.

Problématiques : Quels sont les arguments qui vont nous permettre de conforter la théorie de l’évolution ?
De quelles données disposons-nous pour établir des relations de parenté précises entre les Vertébrés actuels et
fossiles et fonder ainsi la notion d’origine commune aux êtres vivants ?

Documentaire : « Espèce d’espèces »


C’est en 1982, que MAYR a définit l’espèce comme une communauté reproductive de populations
(reproductivement isolée d’autres communautés). On retrouve dans cette définition :
- un critère d’interfécondité des individus (avec descendance fertile)
- la notion de communauté de populations, c’est-à-dire d’un ensemble de plusieurs populations, une
population étant composé de différents individus, chacun unique à sa façon.

Bilan du TP1 « Établissement d’une parenté entre vertébrés et construction d’un arbre phylogénétique » :
Problème à résoudre : Comment établir une parenté entre les vertébrés ?

I - La recherche de parenté chez les Vertébrés actuels et fossiles à l’échelle macroscop ique.

La recherche de parenté chez les Vertébrés se fait à partir de la comparaison de caractères anatomiques
et embryonnaires (et génétiques). Un caractère est un attribut observable chez un individu. Pour pouvoir être
comparé, ces caractères doivent être homologues, c’est-à-dire avoir la même origine. La recherche d’une parenté
ne prend en compte que les caractères homologues.
On dit que deux caractères sont homologues s’ils ont :
- une même organisation
- une même connexion avec des structures voisines
- une même origine embryologique et génétique
mais attention la fonction peut être différente.
Au cours de l’histoire, ces caractères se modifient. On va donc pouvoir distinguer un état ancestral et
un état dérivé d’un même caractère. Les caractères ancestraux sont les caractères apparus les plus
anciennement. Des innovations ont fait évoluer ces caractères vers un état dérivé.
Par exemple, la nageoire de la sardine présente deux caractères ancestraux : pièces basales multiples et pas de
doigts (rayons osseux). Le membre antérieur de la grenouille et de l’homme présente 2 caractères dérivés :
pièce basale unique et présence de doigts. Le partage de ces caractères dérivés témoigne d’une étroite parenté
entre grenouille et homme. Ils dérivent d’un ancêtre commun duquel ne dérive pas la sardine.

Grenouille Homme
Sardine

Caractère dérivé : présence de doigts


Caractère dérivé : pièce basale unique

Seul le partage d’états dérivés des caractères témoigne d’une étroite parenté.
MARIE DUBAR
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2008-2009
TS5
PARTIE 5 : PARENTÉ ENTRE ÊTRES VIVANTS ACTUELS ET FOSSILES – PHYLOGÉNÈSE - ÉVOLUTION.
Exercices d’application.

Bilan du TP2 « Place de l’Homme dans le règne animal » :


II - La recherche de parenté chez les Vertébrés actuels et fossiles à l’échelle moléculaire.

À l’heure actuelle, il est possible de comparer la séquence protéique ou nucléotidique d’une molécule
donnée de n’importe quelle espèce. Les similitudes entre les séquences de molécules de deux ou plusieurs
espèces témoignent de leur homologie. Ces molécules dérivent d’une molécule possédée par un ancêtre
commun. Il existe des différences qui s’expliquent par des mutations survenues chez un ancêtre commun. Les
différences entre les molécules de deux espèces sont d’autant moins nombreuses que leur degré de parenté est
élevé.

III - Un arbre phylogénétique permet de récapituler la phylogénie.

III.1- La notion d’ancêtre commun.


Les caractères possédés en commun par un groupe d’espèces sont hérités d’une population ancestrale
commune. Un ancêtre commun possède donc l’ensemble des caractères dérivés possédés par TOUS ses
descendants. Un ancêtre commun n’a pas d’existence réelle, on ne peut qu’en dresser un « portrait robot »
virtuel. Un ancêtre commun et tous ses descendants est appelé un groupe monophylétique, dans la phylogénie,
seuls les groupes monophylétiques ont un sens d’un point de vue de l’évolution.

III.2- Construction d’un arbre phylogénétique.


Un arbre phylogénétique permet de mettre en évidence les groupes frères, et donc la parenté entre deux
êtres vivants. Un arbre phylogénétique ne se construit qu’à partir du partage des états dérivés d’un ou plusieurs
caractères. Dans un arbre phylogénétique, les organismes les plus étroitement apparentés ont un ancêtre commun
que ne possèdent pas les autres organismes. Chaque nœud de l’arbre correspond à un ancêtre commun, on peut y
placer les innovations évolutives. Dans l’arbre les organismes les plus étroitement apparentés (ceux qui
partagent les mêmes innovations évolutives) ont un ancêtre commun que ne possèdent pas les autres.

Bilan de l’exercice « Un fossile n’est pas l’ancêtre d’un groupe » :


III.3- Un fossile n’est pas l’ancêtre d’un groupe
Les formes ancestrales communes situées aux nœuds des arbres sont donc hypothétiques. Elles ne
correspondent pas à des espèces fossiles précises. Une espèce fossile ne peut être considérée comme la forme
ancestrale à partir de laquelle se sont différenciées les espèces actuelles. Un arbre phylogénétique met en
évidence les groupes frères mais pas les ancêtres !

MARIE DUBAR
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