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Les 4 premiers califes

C'est de Médine l'illuminée que l'Islam a pris son essor. Cette ville a accueilli les plus grands des compagnons, que Allah les agrée tels que Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman et ^Aliyy. Ils avaient beaucoup de science et ils ont su guider les musulmans. Voici quelques récits à leur sujet.

Abou Bakr أ

^Oumar Ibnou l-Khattab a témoigné des mérites du premier des califes :

« Le Messager de Allah nous avait ordonné un jour de donner des aumônes et cela avait coïncidé avec de l’argent que je possédais. Je me suis dit : "Aujourd’hui je vais surpasser Abou Bakr en générosité, s’il se peut que je le surpasse un jour." J’ai ramené la moitié de mes biens, le Messager de Allah m’a dit : ؟ ه أ (Ma ‘abqayta li ‘ahlik ?) ce qui signifie :

"Qu’as-tu laissé pour ta famille ?" Je lui ai répondu : "La même chose que ce que je donne là." Abou Bakr a alors ramené tout ce qu’il possédait. Le Messager de Allah lui a dit : ه أ ؟ (Ma ‘abqayta li ‘ahlik ?) ce qui signifie : "Qu’as-tu laissé pour ta famille ?" Il a répondu : "Je me fie à Allah." J’ai dit : "je ne pourrai vraiment jamais faire mieux que lui !" » Rapporté par At- Tirmidhiyy.

^Oumar

Parmi ses mérites : il est le premier à avoir mis en place la datation pour compter les années lunaires. C’est lui qui a donc instauré le calendrier de l’Hégire. Il est le premier à avoir rassemblé les gens pour accomplir la prière du qiyam Ramadan (prières surérogatoires) derrière un seul imam, alors qu’auparavant on ne l’accomplissait pas en assemblée. Il a dit à ce sujet :

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ِ َ ْ ِ ُ َ ْ ِ ْا

(ni^mati l-bid^atou hadhihi) ce qui signifie : « Qu’elle est bénéfique cette innovation ! » Il est également le premier à avoir fait des inspections de nuit pour veiller sur les musulmans. Il veillait à ce que les gens douteux ne leur nuisent pas. Il est aussi le premier à avoir été surnommé Emir des croyants.

^Outhman ن "

^Outhman ibnou ^Affan est le troisième calife. Il fait partie des premiers convertis à l’Islam. Il a été surnommé "l’homme aux deux lumières" (Dhou n-Nourayn) car il a épousé successivement deux des filles du Messager de Allah .

successivement deux des filles du Messager de Allah . Il a été rapporté à son sujet,

Il a été rapporté à son sujet, que Allah l'agrée, qu’il donnait aux gens à manger la nourriture qui lui était destinée en tant qu'Emir des croyants et qu’il rentrait chez lui pour manger du pain accompagné d'huile. Ceci est une preuve de son détachement de la vie d’ici-bas.

^Aliyy

Il est notre maître le père de Al-Haçan et de Al-Houçayn, ^Aliyy fils de Abou Talib. Il est le fils de l'oncle paternel du Messager de Allah et le gendre du Prophète car le Prophète l’avait marié avec sa fille Fatimah. Il était le premier des enfants à être entré en Islam.

Il était le premier des enfants à être entré en Islam. Il était le plus savant

Il était le plus savant des compagnons. En effet, le Messager de

Allah

plus savant des compagnons. En effet, le Messager de Allah dit : ُ %&َِ َ َأَ

dit :

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(Ana madinatou l-^ilmi wa ^Aliyyoun babouha) ce qui signifie : « Je suis comme une ville de la science, et ^Aliyy en serait la porte. » Ce hadith est rapporté par al-Hakim dans son livre al-Moustadrak.

Que Allah les agrée tous et nous accorde des bénédictions par leurs degrés. Les compagnons ont pris le relais dans la diffusion de la science. Ils ont poursuivi l'appel à l'Islam à travers le monde.

La biographie du meilleur des saints :

Abou Bakr

Notre maître Abou Bakr est le meilleur des compagnons et il est le premier homme
Notre maître Abou Bakr est le meilleur des compagnons et il
est le premier homme à être entré en Islam. Parmi ses nobles
qualités, notons l’indulgence, le courage et la générosité. Il a été
désigné comme premier calife la onzième année de l’hégire et les
compagnons ont tous été unanimes sur son califat. Il a été
surnommé ^Atiq et As-Siddiq.

Son ascendance

Il se nomme ^Abdou l-Lah Ibnou Abi Qouhafah ^Outhman Ibni ^Amir Al-Qourachiyy. Certains ont dit qu’avant son entrée en Islam, il s’appelait ^Abdou l-Ka^bah. Puis, le Messager l’a appelé ^Abdou l-Lah. Son arbre généalogique rejoint celui du noble Prophète à Mourrah Ibnou Ka^b, sa mère étant la cousine paternelle de son père.

Ka^b, sa mère étant la cousine paternelle de son père. Sa naissance Il est né 3

Sa naissance

Il est né 3 ans environ après l’année dite de l’éléphant, il était donc plus jeune que le Messager de trois ans. Il avait le visage blanc, le corps fin, les favoris non fournis et le front proéminent. Il était le meilleur des compagnons. Il a été le premier des hommes à embrasser l'Islam à l’âge de 37 ans. Il est rapporté par 'Anas que Abou Bakr se teignait avec du henné ou du katam (plante utilisée comme le henné pour la teinture).

Son histoire

Il faisait partie des notables de Qouraych et comptait parmi leurs savants. Il était aimé d’eux. Il était indulgent et inspirait le respect. Il était courageux, patient, généreux et compatissant. Il était le plus généreux des compagnons. Il a vécu 26 ans dans l’Islam. Il a été désigné calife le jour du décès du Prophète en l’an 11 de l’hégire, les compagnons ont tous été unanimes sur son califat et lui ont fait allégeance.

Prophète en l’an 11 de l’hégire, les compagnons ont tous été unanimes sur son califat et

Le 1 er Calife

On lui a prêté serment et on lui a donné le pacte d’allégeance lors de sa succession au Prophète le jour du décès du Prophète , en l’an onze de l'Hégire. Ce serment a eu lieu dans la cour des Bani Sa^idah. Tous les compagnons par la suite lui ont prêté serment, y compris ^Aliyy et Al-^Abbas que Allah les agrée tous deux.

compris ^Aliyy et Al-^Abbas que Allah les agrée tous deux. Les compagnons ont donc été unanimes

Les compagnons ont donc été unanimes au sujet de la légitimité de son califat.

Son surnom ^Atiq, l’affranchi du feu

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans le livre Sifatou s-Safwah qu’il était surnommé ^Atiq, surnom au sujet duquel il y a trois avis.

Le premier est rapporté de ^A’ichah. Lorsqu’elle a été interrogée au sujet du surnom ^Atiqdonné à Abou Bakr, elle a dit : « Le Messager de Dieu (Allah) l’a regardé un jour et a dit :

(Hadha ^atiqou l-Lahi mina n-nar) ce qui signifie : "Il est l’affranchi de Allah du feu de l’enfer." »

Selon le deuxième avis, ce serait un nom que sa mère lui avait donné, c’est ce qu’a dit Mouça Ibnou Talhah.

Et selon le troisième avis, on l’appelait ainsi en raison de la beauté de son visage : c’est l’avis de Al-Layth Ibnou Sa^d.

Abou

Bakr

atteste

Et le Prophète

Abou Bakr atteste Et le Prophète As -Sidd iq , celui l’a surnommé As-Siddiq. Il a

As-Siddiq,

celui

l’a surnommé As-Siddiq. Il a dit :

qui

(Yakounou ba^di 'ithna ^achara khalifah

Siddiq la yalbathou ‘illa qalilan) ce qui signifie : « Viendront après moi douze califes, Abou Bakr As-Siddiq ne restera que peu. »

As-

Abou Bakr

Al-Hakim a rapporté dans Al-Moustadrak que la mère des croyants ^A’ichah a dit : « Les idolâtres sont venus voir Abou Bakr et lui ont dit : "Ton compagnon prétend qu’il a effectué un voyage durant la nuit jusqu’à Baytou l-Maqdis". Il leur a dit : "Il a véritablement dit cela ?". Ils lui ont dit : "Oui". Il a alors dit :

"C’est qu’il dit vrai. Moi je le crois sur d’autres sujets. Je le crois en ce qui lui est révélé matin et soir." » C’est à partir de là qu’il a été surnommé As-Siddiq celui qui atteste. Rapporté par As- Souyoutiyy dans Tarikhou l-khoulafa'.

L’entrée en Islam du

meilleur compagnon

Le premier homme à être entré en Islam à l’époque du Prophète est le compagnon
Le premier homme à être entré en Islam à l’époque du
Prophète
est le compagnon Abou Bakr. Suite à un
rêve, Abou Bakr est allé voir un un ermite (rahib) qui lui annoncé
la venue d’un homme nommé Mouhammad Al-‘Amin en qui il
croira et qu’il suivra.

Abou Bakr, le premier homme à entrer en Islam

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans son livre "Sifatou s-Safwah" que le premier homme qui est entré en Islam dans la communauté du Prophète Mouhammad est Abou Bakr. Par ailleurs, Ibnou ^Abbas a dit : « Le premier à avoir fait la prière était Abou Bakr. »

Histoire de sa conversion

Son rêve

Alors qu’il était au pays de Ach-Cham (la Syrie antique), Abou Bakr

a rêvé que le soleil et la lune étaient tombés sur ses genoux. Dans

son rêve, il les a pris par sa main, il les a serrés contre sa poitrine, puis il les a recouverts de sa cape. Il s’est ensuite réveillé de son sommeil.

L’explication de l’ermite (rahib)

Il partit voir un rahib pour qu’il lui explique la vision qu’il a eu dans le

rêve. Le rahib lui a dit : « D’où viens-tu ? » Il lui a répondu : « De la Mecque. » Il lui a dit : « Qu’est-ce que tu fais ? » Il lui a répondu : « Du commerce. » Alors le rahib lui a dit : « Apparaîtra à ton époque

un homme appelé Mouhammad Al-'Amin, tu vas le suivre et il est de la tribu de BanouHachim, il est le Prophète des derniers temps et toi tu rentreras dans sa religion et tu seras son ministre et son calife après lui. J’ai trouvé sa description dans At-Tawrat (la Thora) et dans Az-Zabour (les Psaumes révélés au Prophète David –Dawoud-). »

Quand notre maître Abou Bakr, que Allah l’agrée, a entendu la description du Prophète , son cœur s’est attendri et il s’est langui de le voir.

Son entrée en Islam

et il s’est langui de le voir. Son entrée en Islam Peu de temps après son

Peu de temps après son rêve, Abou Bakr, a rencontré le Messager et il est entré en Islam. Il a ainsi été le premier homme à entrer en Islam à l’époque du Prophète Mouhammad.

Abou Bakr le 1er Calife

Le compagnon Abou Bakr a été désigné calife le jour du décès du Prophète. Les
Le compagnon Abou Bakr a été désigné calife le jour du décès du
Prophète. Les plus grands parmi les compagnons lui ont prêté
allégeance. Ainsi, Abou Bakr n’a pas pris le statut de calife
injustement contrairement à ce que prétendent certains. Ce calife
bien guidé était connu comme le meilleur des hommes après le
Prophète Mouhammad. Il a notamment dit : « Sachez que la
plus intelligente des intelligences est la piété et que la plus
stupide des stupidités est la perversité. »

Abou Bakr

comme calife

Abou Bakr, que Allah l’agrée, a été désigné calife le jour du décès du Messager de Dieu (Allah) , c’était le lundi 12 du mois de Rabi^ou l-‘awwal de la onzième année de l’Hégire. Il a reçu le pacte d’allégeance dans la maison de Bani Sa^idah. En effet, lui, ^Oumar et certains compagnons s’étaient réunis pour se concerter au sujet du califat. ^Oumar a dit à Abou Bakr : « Tends-moi ta main ». Il lui a tendu la main et ^Oumar la lui a serrée, indiquant par là un pacte d’allégeance. Par la suite, les Mouhajiroun (ceux qui ont accompli l’Emigration) puis les ‘Ansar (les Partisans, qui ont accueilli les Emigrants à Médine) ont fait de même. C’est ainsi qu’ils ont prêté allégeance à Abou Bakr et l’ont désigné calife.

La

désignation

de

à Abou Bakr et l’ont désigné calife. La désignation de Le pacte d’allégeance général Le lendemain

Le pacte d’allégeance général

Le lendemain a eu lieu le pacte d’allégeance général, c’est-à-dire devant tous les gens. Contrairement à ce que certains prétendent, Abou Bakr, n’a pas pris injustement le califat. Il s’agissait d’un pacte fait par les plus grands compagnons comme ^Oumar ainsi que d’autres Mouhajiroun et des Partisans. Ce sont eux qui l’ont désigné calife, c’est-à-dire des personnes à même de le faire, ayant un haut degré. Par la suite, les autres l’ont suivi et ont fait, eux aussi, pacte d’allégeance au calife. Abou Bakr était connu comme étant le meilleur de cette communauté après le Prophète. Les savants ont dit qu’il était même le meilleur saint de toutes les communautés.

Le discours de Abou Bakr

Hicham Ibnou ^Ourwah a rapporté de son père qu’il a dit : « Lorsque Abou Bakr a été désigné calife, il a donné un discours, il a loué Allah par ce qui est digne de Lui et il a fait Son éloge par ce qui est digne de Lui puis il a dit : "Ô, vous les gens j’ai été chargé de vous, de votre responsabilité mais je ne suis pas le meilleur d’entre vous mais Allah nous a fait descendre le Qour’an et le Prophète nous a instauré les lois et nous avons ainsi eu la connaissance. Sachez que la plus intelligente des intelligences est la piété et que la plus stupide des stupidités est la perversité. De même, le plus fort d’entre vous pour moi est celui qui a été considéré par les autres comme faible jusqu’à ce que je lui rétablisse son droit, et le plus faible d’entre vous pour moi, est celui qui est considéré comme fort jusqu’à ce que je prenne de lui le droit qu’il a usurpé. Ô vous les gens je suis quelqu’un qui suit et je ne suis pas un [mauvais] innovateur. Si j’agis en bien aidez-moi et si je n’agis pas en bien alors corrigez-moi." »

La piété de notre maître Abou Bakr

Abou Bakr est le meilleur homme après les Prophètes. Il était un pieux vertueux, il
Abou Bakr est le meilleur homme après les Prophètes. Il était un
pieux vertueux, il se surveillait pour Dieu (Allah) c'est-à-dire qu’il
veillait à ce que ses actes soient en conformité avec la Loi de
l’Islam.

Un soir, un serviteur de Abou Bakr lui a présenté un plat dont il a mangé une bouchée avant de s’enquérir de sa provenance. Lorsqu’Abou Bakr a appris qu’elle était illicite, il a dit : « Malheur à toi, tu risques de me mener à ma perte » et il s’est fait immédiatement vomir jusqu’à ce que la bouchée sorte de son corps.

On lui a dit : « Que Allah te fasse miséricorde, tout cela à cause de cette bouchée. »

Abou Bakr a répondu : « Si elle ne sortait qu’avec mon âme, je l’aurais faite sortir car j’ai entendu le Messager de Allah dire :

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(Koullou jaçadin nabata min souhtin fan-narou ‘awla bih) ce qui signifie : "Tout corps qui prend chair à partir de ce qui est interdit, le feu en est prioritaire." Et j’ai eu peur qu’une partie de mon corps ne pousse par la cause de cette bouchée. »

Cet événement au sujet de Abou Bakr a été rapporté par Ibnou l- Jawziyy dans son livre "Sifatou s-Safwah" d’après Zayd bni ‘Arqam et il constitue une des nombreuses preuves de sa crainte de Dieu (Allah) et de sa grande piété, que Allah l’agrée.

Abou Bakr a rassemblé

le Qour'an (al Mous-haf)

Après le décès du Prophète Mouhammad , certains combats ont eu lieu aboutissant à la
Après le décès du Prophète Mouhammad
, certains
combats ont eu lieu aboutissant à la mort de nombreux
compagnons qui connaissaient le Coran[1](Qour’an) par cœur.
C’est pourquoi notre maître Abou Bakr a rassemblé les versets
(‘ayah) et sourates éparses pour en faire le premier Mous-haf.

du Prophète

Mouhammad

troublée

Après la mort du Messager, l'hypocrisie s'est accrue. Certaines tribus se sont détournées de l’Islam et certaines ont refusé de verser la zakat (l'aumône obligatoire). Certains hommes ont même prétendu mensongèrement être Prophètes. Abou Bakr, que Allah l'agrée, a alors mené des batailles contre ces tribus pour rétablir la vérité et instaurer l’ordre.

période

Après

la

mort

:
:

une

nombreux

compagnons

Lors de ces combats, environ sept cents compagnons sont morts martyrs. La plupart connaissaient le Qour'an par cœur. Parmi eux figurent Zayd Ibnou l-Khattab, le frère de ^Oumar, que Allah les agrée tous deux, ainsi que Al-Bara' Ibnou Malik, le frère de 'Anas Ibnou Malik.

La

mort

de

Abou Bakr a réuni les sourates du Qour’an sous forme de feuillets

Le Qour'an n'avait pas été rassemblé auparavant. Mais il était mémorisé par les compagnons qui le connaissaient par cœur. Il avait été noté au moment de la révélation sur des tablettes de pierre ou des peaux qui étaient conservées chez les scribes en différents endroits. C’est Abou Bakr qui a ordonné de les rassembler et de les copier sur des feuilles. Il a été le premier à appeler cet ensemble Mous-haf. Il n’était pas encore relié et a été conservé chez Abou Bakr puis d’autres jusqu’à l’époque de ^Outhman.

En effet, Al-Boukhariyy a mentionné dans son Sahih la raison pour laquelle il a été décidé de rassembler le Qour'an dans un même livre. Il est dit que Abou Bakr As-Siddiq, que Dieu (Allah) l'agrée, a fait venir Zayd Ibnou Thabit. Zayd était scribe et faisait partie de ceux qui ont retranscrit la révélation au Prophète. Il est donc venu à lui.

^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l'agrée, était auprès de Abou Bakr à ce moment-là. As-Siddiq, que Allah l'agrée, a dit àZayd : « ^Oumar est venu me voir et il m'a dit que beaucoup de ceux qui mémorisent leQour'an ont été tués aujourd'hui, le jour de la conquête et je crains que beaucoup parmi ceux qui connaissent le Qour'an par cœur meurent. Je pense qu'il faudrait que tu ordonnes de rassembler le Qour'an. »

C'est alors que Zayd, qui était donc en présence de Abou Bakr et de ^Oumar, a dit à ^Oumar, que Allah l'agrée : « Comment veux-tu que nous fassions quelque chose que le Messager de Allah n'a pas faite ?! » Alors ^Oumar que Allah l'agrée lui a répondu : « Ceci, par Allah, est quelque chose de bien. »

Zayd a dit : « ^Oumar à chaque fois me répétait la même chose jusqu'à ce que Allah apaise mon cœur là-dessus. J’ai été d’accord avec ^Oumar à ce sujet et ai partagé sa vision. »

Zayd Ibnou Thabit, que Allah l'agrée, a cherché à rassembler le Qour'an et il le rassemblait des différents supports éparpillés en vérifiant avec ce que les gens avaient mémorisé. Après la mort de Abou Bakr, c’est ^Oumar puis sa fille Hafsah qui ont conservé ces feuillets, que Allah les agrée.

[1] On voit fréquemment ce mot écrit ainsi : Coran. Pour être plus proche de la prononciation dans la langue arabe, la Section de la Recherche et des Etudes Islamiques de l’APBIF a opté pour cette autre translittération : Qour'an. La lecture de ce mot en utilisant le tableau de translittération donne sa prononciation exacte.

Les faits remarquables et les mérites d’Abou

Bakr

Notre maître Abou Bakr était le meilleur et le plus intelligent des compagnons du Prophète
Notre maître Abou Bakr était le meilleur et le plus intelligent des
compagnons du Prophète Mouhammad. Il était à ses côtés dans
toutes les batailles qu’il a menées. Il était également très
généreux et se fiait entièrement à Allah.

son

dévouement

Les gens de science et de l’histoire et des conduites ont dit que notre maître Abou Bakr, que Allah l’agrée, était présent auprès du Messager de Allah lors de toutes les batailles. Il est resté dévoué au Messager de Allah lors de la bataille de ‘Ouhoud notamment. Le Messager de Allah lui a confié sa bannière, sa grande bannière le jour de Tabouk. Et quand il est entré en Islam, il possédait 40 000 dirhams. Grâce à cet argent, il soutenait les musulmans. Il n’a jamais bu de vin, ni avant son entrée en Islam, ni après. Et il a été le premier à rassembler le Qour’an.

Sa

fidélité

Messager

au

et

à rassembler le Qour’an. Sa fidélité Messager au et Un homme sensible et intelligent Abou Bakr,
à rassembler le Qour’an. Sa fidélité Messager au et Un homme sensible et intelligent Abou Bakr,

Un homme sensible et intelligent

Abou Bakr, que Allah l’agrée, était un homme de foi. Il ne retenait pas ses larmes quand il récitait le Qour’an et il était le meilleur des compagnons et le plus intelligent d’entre eux.

Sa grande générosité et son détachement de cette vie

^Oumar Ibnou l-Khattab témoigne des mérites de Abou Bakr lorsqu’il rapporte : « Le Messager de Allah nous avait ordonné un jour de donner des aumônes. Je me suis dit : "Aujourd’hui je vais surpasser Abou Bakr en générosité, s’il se peut que je le surpasse un jour". J’ai ramené la moitié de mes biens, le Messager de Allah m’a dit : ؟ ه أ (Ma ‘abqayta li ahlik ?) ce qui signifie : "Qu’as tu laissé pour ta famille ?" Je lui ai répondu : "autant que j’ai ramené." Abou Bakr a ramené tout ce qu’il possédait. Le Messager de Allah lui a dit : ؟ ه أ (Ma abqayta li ahlik ?) ce qui signifie : "Qu’as tu laissé pour ta famille ?" Il a répondu : "Je me fie à Allah." J’ai dit : "Je ne pourrai plus jamais faire mieux que lui." » Rapporté par At- Tirmidhiyy.

D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, Le Messager de Allah a dit :

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(Ma nafa^ani maloun qatoun ma nafa^ani malou Abi Bakr) ce qui signifie : « Aucun bien ne m’a été autant profitable que le bien de Abou Bakr. » C’est alors qu’Abou Bakr s’est mis à pleurer en disant : « Mais moi et mon argent sommes tout à toi Ô Messager de Allah. »

Son comportement d’excellence

'Anas a rapporté que lors de la nuit de la grotte, alors que le Prophète et Abou Bakr émigraient vers Médine, Abou Bakr a dit : « Ô Messager de Allah laisse-moi entrer avant toi, s’il y a une vipère ou autre, elle m’atteindra avant toi ». Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Entre. » Abou Bakr est entré et a tâtonné de ses mains. Chaque fois qu’il trouvait un trou, il le bouchait à l’aide d’une partie de son vêtement. Après avoir utilisé toute sa cape, il a vu qu’il restait un trou. Il a alors mis son talon pour le boucher puis il a fait entrer le Messager de Allah. Au matin, le Prophète a dit :

entrer le Messager de Allah. Au matin, le Prophète a dit : ؟ بأ & ;

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(Fa'ayna thawbouka ya Aba Bakr) ce qui signifie : « Où est donc ta cape Abou Bakr ? » Il lui a appris ce qu’il avait fait alors le Messager de Allah a levé les mains en disant ce qui signifie: « Ô Allah fais que Abou Bakr ait un haut degré avec moi au jour du jugement. »Allah lui a révélé qu’Il l’a exaucé.

Ce récit est rapporté par Abou Nou^aym dans Al-Hilyah.

Son éloge par un poète

D’après Az-Zouhriyy, il a été dit que le Messager de Allah a demandé à Haçan Ibnou Thabit qui était un poète et qui faisait des éloges : « 'Aqoulta fi Abi Bakr chay’an ? » ce qui signifie : « As tu composé des vers à l’éloge de Abou Bakr ? », Haçan lui a dit : « Oui. » Le Prophète lui a dit : « Qoul wa 'ana 'asma^. » Ce qui signifie : « Dis et moi je t’écoute. » Le poète a alors dit : « Il était le second de deux personnes dans la grotte alors que l’ennemi essayait de les rattraper et l’intensité de l’amour qu’il avait pour le Messager de Allah était telle, que les gens ont su que c’est un amour qu’aucune autre personne ne pouvait lui prodiguer. » En écoutant les vers de poésie à l’éloge de Abou Bakr composés parHaçan Ibnou Thabit, le Messager a souri d’un large sourire. Puis, il a dit : « Sadaqta yaHaçan houwa kama qoult » ce qui signifie : « Tu as dis vrai, ô Hassan, il est véritablement comme tu l’a décris. »

Rapporté par Ibnou l-Jawziyy dans Sifatou s-Safwah.

Abou Bakr désigne son successeur

Lorsque Abou Bakr a senti la mort approcher, il a consulté les compagnons afin de
Lorsque Abou Bakr a senti la mort approcher, il a consulté les
compagnons afin de désigner son successeur. C’est ^Oumar al-
Farouq qui a été choisi.

Bien inspiré

Le compagnon Ibnou Mas^oud a dit : « Les gens les plus inspirés au sujet des autres sont au nombre de trois : Abou Bakr lorsqu’il désigna pour successeur ^Oumar, l‘épouse de Moïse (Mouça) lorsqu’elle dit à son père : "Loue les services de Mouça" et Al-^Aziz, le dignitaire d’Egypte lorsqu’il fut inspiré au sujet de Joseph (Youçouf) et qu’il dit à son épouse : "Agis en bien envers lui." » C’est-à-dire que Abou Bakr a été bien inspiré en désignant ^Oumar comme successeur. Ibnou Sa^d ainsi que Al-Hakim ont rapporté ce jugement.

Il a consulté ses pairs

Il a été rapporté de Abou Bakr que lorsqu’il a senti la mort proche, il

a appelé ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf et lui a dit : « Parle-moi de ^Oumar Ibnou l-Khattab. » ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf lui a répondu : « Tu ne m’as jamais interrogé au sujet de quelque chose sans avoir plus de connaissance que moi à ce sujet.

» Alors

même. » ^Abdou r-

Abou Bakr

lui

a

dit

: «

Parle

tout

de

Rahman Ibnou ^Awf a dit : « Il est par Allah encore meilleur que ce que tu peux penser de lui. »

Puis il a appelé ^Outhman Ibnou ^Affan et lui a dit : « Parle-moi de ^Oumar. » C’est alors que ^Outhman lui a dit : « Tu es celui qui le connaît plus que nous. » Il lui a dit : « Malgré cela parle-moi de lui. » Alors ^Outhman lui a dit : « Par Allah, ce que je sais de lui, c’est que son fort intérieur est meilleur que son apparence et qu’il n’y a pas semblable à lui parmi nous. »

Il a également demandé l’avis de Sa^id Ibnou Zayd et de 'Ouçayd Ibnou l-Khoudayr et d’autres qu’eux parmi les Mouhajirin (ceux qui ont fait l’Emigration) et les ‘Ansar (les Partisans).

Ainsi, Abou Bakr a concerté de nombreux compagnons ayant les plus hauts degrés avant de le désigner et ils ont été unanimes à reconnaître le haut degré de ^Oumar, que Allah l’agréé.

^Aliyy et ^Oumar n’étaient rivaux

Yacir Ibnou Hamzah a dit : « Lorsque Abou Bakr sentit la mort proche il s’adressa aux gens à partir d’une petite ouverture et leur dit : "Ô gens j’ai pris un engagement envers moi-même pour désigner quelqu’un, l’accepterez-vous ?" Alors les gens ont dit : "Nous l’accepterons, ô toi qui est le calife désigné par le Messager de Allah". C’est alors que ^Aliyy s’est levé et dit :

pas

"Nous n’accepterons que si c’est ^Oumar". Alors Abou Bakr lui a dit : "C’est ^Oumar." » Cela est rapporté de Ibnou ^Açakir par As-Souyoutiyy dans son livre "Tarikh l-Khoulafa’".

Quant à ceux qui prétendent qu’il y avait une rivalité entre ^Aliyy et ^Oumar, ceci est complètement faux. Bien au contraire, c’est ^Aliyy qui a suggéré à Abou Bakr de désigner ^Oumar comme successeur, que Allah les agrée tous.

Le décès de notre maître

Abou Bakr

Après environ 2 ans de califat, alors qu’il était âgé de 63 ans, notre maître
Après environ 2 ans de califat, alors qu’il était âgé de 63 ans,
notre maître Abou Bakr est décédé des suites d’une maladie.

Une

musulmans

dure

épreuve

pour

les

A

décédé. Son califat a duré 2 ans 3 mois et 13 jours. Tout Médine était en pleurs, les gens étaient sous le choc suite à sa mort.

est

l’âge

de

63

ans,

Abou Bakr

est

tombé

malade

et

il

A sa mort, ^Aliyy Ibnou Abi Talib a accouru en pleurant chez lui. Arrivé à la porte, il a dit en s’adressant à lui : « Que Dieu te fasse miséricorde Abou Bakr, tu étais par Allah le premier des gens à entrer en Islam, tu as cru en la véracité du Messager de Dieu, alors que les gens l’avaient accusé de mensonge, tu as été généreux et tu l’as aidé avec ton argent lorsque les gens ont fait preuve d’avarice, tu étais avec lui alors que les gens s’étaient désisté et Allah t’a appelé dans Son livre Siddiq (véridique) par Sa parole :

+ قّ >و ق ? ء 3 ي ا و

(Wa l-ladhi ja'a bis-sidqi wa saddaqa bihi) qui signifie : « Et celui qui est venu avec la vérité [le Messager] et celui qui y a cru [Abou Bakr]). » [Az-Zoumar/33]

Son enterrement

Les spécialistes des biographies ont dit : « Abou Bakr décéda la nuit du mardi entre le temps de al-maghrib le temps de al- ^icha’ 8 nuits avant la fin de Joumada al-‘akhirah de l’an 13 de l’hégire alors qu’il avait 63 ans. Il avait recommandé que son épouse le lave et qu’il soit enterré aux côtés du Messager de Allah. »

^Oumar a dirigé la prière funéraire en sa faveur entre la tombe et le minbar. Il a été enterré dans la maison de sa fille ^A’ichah c’est-à-

dire là où est enterré le Prophète

niveau des épaules du Messager de Allah. As-Siddiq est mort en

6 enfants : ^Abdou l-Lah, ‘Asma’

dhatou n-Nitaqayn, ^Abdou r-Rahman, ^A’ichah (l’épouse du Prophète), Mouhammad et ‘Oummou Koulthoum.

laissant une descendance de

, sa tête a été placée au

(l’épouse du Prophète), Mouhammad et ‘Oummou Koulthoum. laissant une descendance de , sa tête a été

La biographie du deuxième calife :

^Oumar

^Oumar, connu sous le nom de al-Farouq, est le deuxième calife de l’Islam. Il a
^Oumar, connu sous le nom de al-Farouq, est le deuxième calife
de l’Islam. Il a succédé à notre maître Abou Bakr.
^Oumar, connu sous le nom de al-Farouq, est le deuxième calife de l’Islam. Il a succédé

Son ascendance

Il se nomme Abou Hafs, ^Oumar fils de (ibnou) al-Khattab fils de Nafil. Son arbre généalogique rejoint celui du noble

Prophète

de Hachim.

généalogique rejoint celui du noble Prophète de Hachim. à Ka^b fils de Lou'ayy. Sa mère est

à Ka^b fils de Lou'ayy. Sa mère est Houthmah fille

Sa naissance

Il est né, que Allah l'agrée, 13 années après l'année de l'éléphant et entra en Islam 3 années après la révélation. Il avait alors 26 ans environ.

Sa description physique et morale

Notre maître ^Oumar, que Allah l’agrée, était grand de taille. Il avait le crâne dégarni et était blanc de peau avec de légères rougeurs. Il avait la barbe fournie mais légère au niveau des favoris, très fournie au niveau des moustaches, l'iris des yeux très rouge.

grande modestie, son sérieux et son

détachement de ce bas monde, c’était un ascète. Il était pieux vertueux. Wahb, fils de Mounabbih, a dit que la description de

^Oumar avait été mentionnée dans la Torah (At-Tawrah) comme étant « fort comme le fer, un prince ferme. »

Il

était

connu

pour

sa

Le deuxième calife

^Oumar a été le deuxième calife de l’Islam, il a été désigné par notre maître Abou Bakr. Il a dirigé les affaires du califat avec loyauté et justice. Il a fait preuve d’excellence dans la gestion et la stratégie. Il fait partie des dix compagnons auxquels le Messager de Dieu (Allah) a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront des gens du Paradis.

la bonne nouvelle qu’ils seront des gens du Paradis. Son surnom Al-Farouq Il a été surnommé

Son surnom Al-Farouq

Il a été surnommé par le Prophète Al-Farouq, c’est-à-dire celui qui discerne le vrai du faux, celui qui a été équitable lors de son califat. Il est, parmi les Emigrants, l’un des premiers à entrer en Islam.

parmi les Emigrants, l’un des premiers à entrer en Islam. Il était l’un des gendres du

Il était l’un des gendres du Messager de Allah . Il était un des grands savants parmi les compagnons. Le Messager disait pour évoquer le mérite de ^Oumar Al-Farouq :

+ 9 و ن 2 , B / ا 4 3 Cا نإ

('Inna l-Laha ja^ala l-haqqa ^ala liçani ^Oumara wa qalbih) ce qui signifie : « Allah a fait que la vérité sorte de la bouche de ^Oumar et qu’elle soit dans son cœur. »

L'entrée en Islam de

^Oumar

^Oumar est devenu musulman à l’âge de 26 ans environ. Il a témoigné devant le
^Oumar est devenu musulman à l’âge de 26 ans environ. Il a
témoigné devant le Prophète
qu’il n’est de dieu que Dieu
(Allah) et que Mouhammad est Son Messager.

Il est entré en Islam alors qu’il avait 26 ans environ, c'est-à-dire 5 ou 6 ans après le début de la révélation. Environ 50 personnes s’étaient converties à l’Islam avant lui.

Sorti pour assassiner le Messager.

Ibnou l-Jawziyy a cité dans le livre Sifatou s-Safwah, le récit de l’entrée en Islam de notre maître ^Oumar. D’après ‘Anas fils de Malik, que Allah l’agrée, ^Oumar, armé de son épée, est sorti un jour et il a rencontré un homme de la tribu de Bani Zouhrah qui lui a dit :

- « Où vas-tu donc ^Oumar ? »

- « Je veux tuer Mouhammad », répondit-il.

- « Ne crains-tu pas la vengeance de la tribu de Bani Hachim et celle de Bani Zouhrah en l’assassinant ? »

- « Je vois que tu as changé ta religion », répliqua t-il.

- « Veux-tu que je t'apprenne ce qui est plus surprenant encore ?!

Ta sœur et ton beau frère ont également délaissé ta religion (c’est- à-dire qu’ils sont entrés en Islam). »

Touché

Qour’an…

par

un

verset

du

Après cette discussion avec cet homme de la tribu de Bani Zouhrah, ^Oumar s’est précipité chez son beau frère et sa sœur.

Il les a trouvés en train de réciter sourat Taha. Il leur a dit : « On dirait que vous avez abandonné votre religion. »

Et son beau frère

lui a répliqué : « Vois-tu, ô ^Oumar ! Et

si

la

vérité se trouvait dans une autre religion que la tienne ? »

C’est alors que ^Oumar a sauté sur lui et l’a violemment frappé. Sa sœur a accouru et a repoussé ^Oumar de son mari, mais ^Oumar l’a également frappée. Son visage était en sang. Elle a dit : « Vois-tu, ô ^Oumar ! Et si la vérité se trouvait dans une autre religion que ta religion ?! Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah. »

Ayant perdu tout espoir de les convaincre de retourner vers leur ancienne croyance, ^Oumar leur a dit : « Donnez- moi donc cet écrit que vous avez entre les mains afin que je le lise. »Il a récité ainsi la sourat Taha jusqu’à arriver à la parole de Dieu :

ي آ ةF ? ا ( 9أو $ . أ Gإ + إ G Cا أ $% إ

('Innani 'ana l-Lahou la 'ilaha ‘illa 'ana fa^boudni wa 'aqimi s-salata lidhikri) ce qui signifie : « Certes Allah c’est Moi, il n’y a point de dieu sinon Moi. Adore-Moi et accomplis la prière pour M’évoquer » [Taha /14]. C’est ainsi que son cœur s’est ouvert à l’Islam.

A la rencontre du Messager

s’est ouvert à l’Islam. A la rencontre du Messager ^Oumar a ensuite dit : « Dites-moi

^Oumar a ensuite dit : « Dites-moi où se trouve Mouhammad » et

il

porte, Hamzah, Talhah ainsi que d’autres compagnons du Messager de Allah. Lorsque le Messager a appris l’arrivée de ^Oumar, il est sorti, il a saisi ^Oumar par ses habits et l’a secoué. ^Oumar n’a pas supporté et s’est retrouvé à genoux.

la

est

parti

à

la

maison

de

al-Arqam.

Il

a

trouvé

devant

^Oumar n’a pas supporté et s’est retrouvé à genoux. la est parti à la maison de

Le Prophète lui a dit :

(َِ 2ُْ H ْنَأ بِ JَI Kْ ا 1َْ ا َ َ نLَ

َ أَ

(‘Ama anna laka ya bna l-khattabi ‘an touslim) ce qui signifie : « Le moment n’est-il donc pas venu pour toi, ô ^Oumar, de te convertir à l’Islam ! » Et ^Oumar a répondu : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui seul, Il n’a pas d’associé, et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager. »

C’est alors que les gens se trouvant dans la maison de al- Arqam ont dit la parole "Allahou ‘akbar" tellement fort que ceux qui se trouvaient dans la mosquée Al-Haram l’ont entendue.

L’entrée en Islam de notre maitre ^Oumar a eu lieu en l’an 6 après le début de la révélation, et certains ont dit en l’an 5, soit à l’âge de 26 ou 27 ans.

Les mérites de notre

maître ^Oumar

Les mérites de notre maître ^Oumar sont nombreux. Il était notamment connu pour sa compassion
Les mérites de notre maître ^Oumar sont nombreux. Il était
notamment connu pour sa compassion et son détachement de la
vie d’ici-bas.

^Oumar était un homme juste, il était connu pour sa bonne gestion des affaires musulmanes. Les récits au sujet de son équité sont si nombreux qu’ils ne peuvent être rassemblés dans un seul livre !

La compassion de ^Oumar

Parmi les qualités de notre maître ^Oumar, il y a le fait qu’il se préoccupait du devenir de sa communauté. Voici pour exemple ce récit.

Un jour, des commerçants ont fait une halte dans la salle de prière. ^Oumar, qui était alors calife, a demandé à ^Abdou r-Rahman fils de ^Awf : « Que dis-tu de veiller sur eux cette nuit de crainte que des voleurs ne les attaquent ? » Ils ont ainsi veillé tous les deux pour surveiller leur marchandise. C’est alors que ^Oumar a entendu les pleurs d’un enfant, il s’est dirigé vers sa mère et lui a dit :

« Crains Allah, agis en bien envers ton enfant ! » Il a repris sa place et a entendu à nouveau les pleurs du petit nourrisson. Il est retourné voir la mère et lui a dit la même chose que la première fois. A la fin de la nuit, il a entendu encore les pleurs de l’enfant et a questionné la mère :

- « Pourquoi ton fils ne dort-il pas la nuit ? »

- « Ô esclave de Allah, je voulais le sevrer mais il refuse », dit-elle.

- « Et pourquoi donc veux-tu le sevrer ? »

- « Car ^Oumar n’accorde une aide que pour les enfants qui sont sevrés, il ne donne pas pour ceux qui n’ont pas été sevrés. »

- « Et quel âge a-t-il donc ? », reprit ^Oumar. Elle lui a alors dit l’âge de l’enfant.

^Oumar lui a dit : « Non, ne t’empresse pas de le sevrer ».

Il a ensuite accompli la prière de l’aube en ayant les larmes aux yeux. ^Oumar était gagné par les pleurs. Lorsqu’il a prononcé le salam, il a dit : « Malheur à toi ^Oumar, combien d’enfants musulmans as-tu tués ? » Puis il a ordonné d’appeler les gens et de propager la règle suivante : « Ne vous empressez pas de sevrer vos enfants, nous donnerons une aide pour chaque nouveau-né en Islam » et il a demandé à ce que cet ordre soit diffusé dans les différentes contrées. Ceci est une preuve de la compassion de notre maître ^Oumar pour la communauté de notre maître Mouhammad .

contrées. Ceci est une preuve de la compassion de notre maître ^Oumar pour la communauté de

Sa

pauvres

générosité

envers

les

plus

Voici un récit montrant la miséricorde de notre maître ^Oumar

Lors de l’année de la grande sécheresse à Médine (Ar-Ramadah), une jeune chamelle a été égorgée afin que sa viande soit distribuée aux gens. Le meilleur morceau a été réservé pour ^Oumar à son insu. Après l’avoir cuisiné, on le lui a apporté. Il a alors dit :

- D’où provient-il ?

- Ô émir des croyants ! Cela provient de la chamelle que nous avons égorgée aujourd’hui », lui a-t-on répondu.

- « Quel mauvais gouverneur je serais si, de la chamelle, je mangeais la meilleure partie alors que je donne aux gens ce qui est moins bon. »

Puis, il a ordonné qu’on lui ramène du pain et de l’huile afin d’en faire sa nourriture : il trempait les morceaux de pain dans l’huile et les mangeait. Ensuite, il a dit à Yarfa’ son serviteur : « Yarfa’ prends ce grand récipient (dans lequel se trouvait la bonne viande) et envoie-le à telle famille à Bathmagh (qui est un endroit proche de Médine), je ne les ai pas visités depuis trois jours et je crois qu’ils sont dans le besoin, donne-le leur afin qu’ils le mangent. »

Le calife au service des miséreux

^Oumar avait l’habitude de visiter de nuit la maison d’une vieille femme. Un jour, Talha’ est parti la questionner, il a constaté qu’elle était aveugle et handicapée. Il lui a dit : « Qu’est venu faire cet homme la nuit ? » Elle a répondu : « Il me rend visite et me donne ce dont j’ai besoin depuis longtemps. Et il me ramène ce qui me permet de rester en vie et sort les déchets. » Cette histoire est rapportée par Abou Nou^ayn dans Hiliyatou l-‘awliya’.

L’ascétisme de ^Oumar

Pour ce qui est de son ascétisme, à savoir le fait qu’il n’avait pas le cœur attaché à cette vie, de nombreux récits ont été rapportés. Comme ce qu’a transmis Ibnou l-Jawziyy dans Sifatou s-Safwah :

un jour, le calife ^Oumar, que Allah l’agrée, a donné un discours aux gens. Il portait un pagne et sur ce pagne, il y avait 12 retouches (c’est ce qu’on fixe sur le trou d’un vêtement pour le raccommoder) et ‘Anas a dit que sur le vêtement qu’il portait aux épaules, il y en avait 3.

Il

beaucoup Allah.

s’adonnait

beaucoup

aux

actes

d’adoration

et

il

craignait

Il a dit également : « ^Oumar est décédé en jeûnant les jours les uns à la suite des autres » c’est-à-dire qu’à la fin de sa vie, il jeûnait tous les jours, que Allah l’agrée.

D’après Sa^id fils de Al-Mouçayyib, il a dit : « ^Oumar aimait la prière en pleine nuit. »

Son

Messager

courage

aimait la prière en pleine nuit. » Son Messager courage et sa fidélité au Parmi les

et

sa

fidélité

au

Parmi les mérites de notre maître ^Oumar, il y a le fait qu’il était présent lors de la bataille de Badr et également lors de toutes les autres batailles avec le Prophète. Il fait partie des compagnons qui ont persévéré et ont été au côté du Prophète lors de la bataille de ‘Ouhoud.

Les bonnes innovations

apportées par ^Oumar

Le deuxième calife, ^Oumar, a introduit certaines bonnes innovations dans la religion de l’Islam. Il
Le deuxième calife, ^Oumar, a introduit certaines bonnes
innovations dans la religion de l’Islam. Il est notamment celui qui
a fixé le début du calendrier musulman à l’hégire.

Constitution du calendrier lunaire

Notre maître ^Oumar a été le premier à compter les années lunaires à partir de l’Émigration du Prophète. C’est donc lui qui a instauré le calendrier de l’Hégire.

Prière de al-Qiyam de Ramadan en assemblée

Il a été le premier à rassembler les gens pour accomplir la prière de al-qiyam derrière un seul imam et il s’est exclamé : Quelle bonne innovation que celle-ci ! Auparavant chacun l’accomplissait seul.

Veiller

à

la

sécurité

des

musulmans

Il a également été le premier à veiller aux affaires des musulmans pendant la nuit, c’est-à-dire à faire des inspections de nuit pour s’assurer de leur sécurité.

Apparition des registres

Il a composé des répertoires pour l’Etat musulman, dans lesquels étaient inscrites les affaires des gens. Il a donc été le premier à utiliser des registres.

L’Emir des croyants

Notre maître ^Oumar a été le premier à être surnommé ا أ (Amir al-mou’minin) c’est-à-dire l’Emir des croyants.

Suivre l’exemple de notre maître ^Oumar

Notre maître ^Oumar a instauré de bonnes innovations en Islam qui se sont avérées utiles et bénéfiques. Comment alors nous détourner de l’exemple du deuxième calife de l’Islam pour suivre ceux qui prétendent que toute innovation serait à rejeter ? Seules celles qui contredisent les textes sont à rejeter.

L’éloge du Prophète en faveur de notre maître

^Oumar

Notre maître ^Oumar avait beaucoup de qualités. Le Prophète a fait son éloge dans de
Notre maître ^Oumar avait beaucoup de qualités. Le
Prophète
a fait son éloge dans de nombreux hadiths.

Un

homme

sincère,

honnête

et

fort

De nombreux hadiths montrent les mérites de notre maître Al- Farouq. Le Prophète a témoigné de sa sincérité dans son adoration pour Dieu (Allah). Il a aussi fait l’éloge de sa rigueur et de sa force pour défendre la religion de l’Islam ainsi que pour faire régner la justice entre les musulmans. Il avait beaucoup de prestance.

Certains hadiths à l’éloge de notre maître ^Oumar

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté que le Prophète à ^Oumar, que Allah l’agrée :

Mَّ . N M.ً

0 Gإ M.ً

ً 0 ن J P ا $27 ي او

0 Gإ M.ً ً 0 ن J P ا $27 ي او a dit (Wa l-ladhi

a dit

(Wa l-ladhi nafsi biyadihi ma laqiyaka ch-chaytanou salikan fajjan 'illa salaka fajjan ghayra fajjik) ce qui signifie « Par Celui Qui détient mon âme par Sa toute puissance, le chaytan ne te rencontre pas sur un chemin sans en prendre un autre ! »

Et At-Tirmidhiyy ainsi que Ibnou Majah et Al-Hakim ont rapporté que

le Messager de Allah

Majah et Al-Hakim ont rapporté que le Messager de Allah a dit : Cا أ $

a dit :

أ $ . $Q أ

('achaddou 'oummati fi 'amri l-Lahi ^Oumar) ce qui signifie : « Un des plus fermes de ma communauté s’agissant de la loi de Allah c’est ^Oumar. »

Et le Prophète

Et le Prophète a dit : ن $ ي 1 ن آ Ce h adith, rapporté

a dit :

ن $ ي 1 ن آ

Ce hadith, rapporté par Ahmad signifie : « S’il y avait un Prophète après moi, ce serait ^Oumar. »

Les conseils de ^Oumar

De nombreux conseils nous ont été rapportés de la part de notre maître ^Oumar. Il
De nombreux conseils nous ont été rapportés de la part de notre
maître ^Oumar. Il incitait les gens à adopter un bon
comportement, à se détacher de la vie d’ici-bas et à œuvrer en
bien.

Se rendre des comptes avant d’avoir à en rendre

Il a été rapporté de notre maître Al-Farouq, que Dieu (Allah) l’agrée, de nombreuses recommandations et des sagesses éminentes. Parmi elles, il y a sa parole : « Rendez-vous des comptes avant d’avoir à en rendre. Et pesez vos actes avant qu’ils ne vous soient pesés. Votre jugement dans l’au-delà sera plus facile si vous vous rendez des comptes dans cette vie-là. Et embellissez-vous pour le jour de la grande exposition. »

Et ce, conformément à la parole de Dieu :

. S ( % , 7KH G ن T H U &

(Yawma‘idhin tou^radouna la takhfa minkoum khafiyah) qui signifie : « Ce jour-là vous serez exposés, rien de vous ne sera caché. » [Al-Haqqah / 18]

Dans les propos de ^Oumar, il y a donc une forte incitation à se demander des comptes à soi-même, et à contenir les passions de son âme afin d’être sauvé dans cette vie et dans l’au-delà.

Apprendre avant de rechercher le pouvoir

Parmi les conseils de ^Oumar, il y a ce qu’a rapporté Al-‘Ahnaf Ibnou Qays : « Apprenez avant de diriger », c’est-à-dire apprenez la jurisprudence (le fiqh) et la science avant de rechercher le pouvoir, avant de devenir des maîtres pour les gens.

Adopter un bon comportement

Parmi les paroles de Al-Farouq, que Allah l’agrée, il y a ce qu’a rapporté Ibnou l-Jawziyy dans Manaqibou ^Oumar d’après Al- ‘Ahnaf Ibnou Qays, il a dit :

« Ô Ahnaf celui qui rit beaucoup, n’inspire plus beaucoup le respect, et celui qui s’enorgueillit, on se moquera de lui, et celui qui répète une chose, il sera connu par cette chose, et celui qui parle beaucoup, commettra de nombreuses erreurs,

et celui qui commet de nombreuses erreurs, aura peu de pudeur, et celui qui aura peu de pudeur, aura peu de scrupule, et celui qui a peu de scrupule, son cœur meurt. »

^Oumar a donc conseillé au croyant d’être sérieux, de ne pas trop rire sans raison, de ne pas trop plaisanter pour que le respect qu’inspire la personne ne diminue pas. De la sorte, les gens profitent davantage de lui, et ses propos auront de l’effet sur eux quand il les guide et les oriente. En effet, le fait de beaucoup parler sans nécessité, sans intérêt, sans profit, ne comporte pas de bien. C’est pour cela qu’il convient que la personne se surveille dans ce qu’elle dit et ce qu’elle fait.

Penser le bien du musulman

Dans Manaqibou ^Oumar de Ibnou l-Jawziyy, il est mentionné que ^Oumar a dit : « Ne pense pas du mal d’une parole qui est sortie de la bouche d’un musulman alors que tu peux lui trouver une explication en bien ». Tant que l’on sait du bien sur la personne, on pense du bien d’elle. Et Seul Allah sait ce qu’il y a dans le for intérieur de chacun et ce que cachent les cœurs. Quant à l’homme, il a reçu l’ordre de penser du bien car Allah dit :

( ;إ 1 V ا W نإ 1 V ا 1 ا "آ ا %Q3ا ا % اء 1& ا )&أ &

(Ya 'ayyouha l-ladhina 'amanou jtanibou kathiran mina dh-dhanni 'inna ba^da dh-dhanni 'ithm) ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, évitez beaucoup le fait de penser du mal car dans certains cas, c’est un péché » [Al-Houjourat / 12].

Renforcer les liens entre croyants

^Oumar a également dit : « Trois choses grâce auxquelles tu gagnes l’amour de ton frère : tu lui passes le salam lorsque tu le rencontres, tu lui laisses la place dans l’assemblée et tu l’appelles par le nom qu’il aime le plus. »

Cela a été cité par Ibnou l-Jawziyy dans Manaqibou ^Oumar avec d’autres termes. On comprend de ce conseil l’incitation de réunir ces trois caractéristiques car cela renforce les liens et l’unité, pour que la société soit fondée sur des bases saines et fortes.

Ne pas s’attacher à la nourriture

Il a été rapporté de ^Oumar également des paroles utiles dans la médecine, parmi lesquelles sa parole : « Gardez-vous de trop manger, car cela entraîne la paresse et réfrène d’accomplir la prière et cela nuit au corps. Recherchez ce qui est utile dans votre nourriture car cela vous éloignera de la gourmandise, c’est meilleur pour le corps et cela aide pour accomplir les actes d’adoration. Et la personne n’ira à sa perte que lorsqu’elle préfèrera ses désirs au détriment de sa religion. »

Et il a dit : « Gardez-vous de trop manger de viande car la viande peut provoquer une addiction comme l’addiction au vin. » ^Oumar, que Allah l’agrée, préférait ne pas trop manger de viande car cela fait partie du superflu.

Le décès du deuxième

calife

Notre maître ^Oumar qui était le deuxième calife, successeur de Abou Bakr, a été tué
Notre maître ^Oumar qui était le deuxième calife, successeur de
Abou Bakr, a été tué injustement par un non musulman alors qu’il
dirigeait les gens dans la prière.
successeur de Abou Bakr, a été tué injustement par un non musulman alors qu’il dirigeait les

^Oumar a été assassiné

Alors qu’il dirigeait les gens dans la prière de as-Soubh, l’un des esclaves de Al-Moughirah qui était surnommé Abou Lou’lou’ah et qui était mazdéen (c’est une forme de polythéisme) est venu. Il l’a poignardé plusieurs fois avec un couteau en forme de Y, puis il s’est enfui en poignardant tous ceux qu’il croisait . Et lorsqu’il s’est aperçu qu’il ne pouvait pas s’échapper, il s’est poignardé et en est mort.

Cela a eu lieu la matinée du 27 de Dhou l-Hijjah de l’an 23 de l’Hégire. Le califat de ^Oumar a donc duré environ 10 ans et demi.

Il

Prophète

été

a

a donc duré environ 10 ans et demi. Il Prophète été a enterré près du Avant

enterré

près

du

Avant que son âme ne le quitte, Al-Farouq, que Allah l’agrée, a demandé à son fils ^Abdou l-Lah qu’il fasse le compte de ses dettes et qu’il les rembourse à ses créanciers.

Puis il lui a dit : « Va voir Aïcha (^A’ichah), que Allah l’agrée, et dis- lui que ^Oumar Ibnou l-Khattab demande l’autorisation d’être enterré avec ses deux compagnons. »

^A’ichah, la mère des croyants, est la fille de Abou Bakr et l’épouse du Prophète Mouhammad. Le Prophète a été enterré dans la maison de ^A’ichah. Par la suite Abou Bakr a été enterré auprès du Prophète. ^Oumar al-Farouq souhaitait être enterré auprès de ces deux compagnons.

^Abdou

l’autorisation, elle lui a répondu : « Je voulais garder cette place

pour moi mais aujourd’hui je vais le préférer à détriment. »

demandé

l-Lah

le

fils

de

^Oumar

est

parti

et

lui

a

mon propre

Il a ainsi été enterré auprès du Prophète et de Abou Bakr As-Siddiq.

Pour aller plus loin …

Les faits remarquables de l’Emir des croyants, ^Oumar Ibnou l- Khattab, sont si nombreux que les savants, les historiens et les biographes ont composé des chapitres et des chapitres pour les énumérer. Parmi ceux qui ont consacré des livres aux mérites de notre maître ^Oumar, il y a Ibnou l-Jawziyy qui a énuméré ses mérites et ses caractères dans un très grand livre. Il y a aussi As- Souyoutiyy dans son livre Al-Ghourar fi fada’ili ^Oumar et beaucoup d’autres encore.

La biographie du troisième calife

^Outhman Ibnou ^Affan, que Dieu (Allah) l’agrée, a succédé à ^Oumar ibn al-Khattab en l’an
^Outhman Ibnou ^Affan, que Dieu (Allah) l’agrée, a succédé
à ^Oumar ibn al-Khattab en l’an 24 de l’hégire. Il compte parmi
les premiers hommes à être entrés en Islam. Il a été surnommé
Dhou n-Nourayn.

Son ascendance

Il se nomme Abou ^Amr ^Outhman fils de (ibnou) ^Affan, fils de 'Abi l-^As. Sa mère est 'Arwa, fille de Kourayz. Son arbre généalogique rejoint celui du Prophète à ^Abdou Manaf.

Sa naissance

Il est né dans la ville de At-Ta'if (en Arabie) 6 ans après l'année dite de l'éléphant. Il a été converti à l’Islam par Abou Bakr As-Siddiq, que Allah les agrée tous les deux. Il avait alors 39 ans et cela s'était produit avant que le Messager ne s'installe dans la maison de al- 'Arqam.

Sa description physique

Il était, que Allah l'agrée, de taille moyenne. Son visage était beau, blanc sanguin et sa peau était fine. Ses articulations étaient massives et ses épaules larges. Le crâne dégarni, et il avait une grande barbe.

Son entrée en Islam

Notre maître ^Outhman, que Allah l'agrée, fait partie des premiers à être entrés en Islam dans cette communauté. Allah les a évoqués par Sa parole dans le Qour'an:

ر ? او 1& 3 ) ا 1 ن وّ ا ن 2 او

+% ا Tرو ()% Cا $Tر ن 2XY Hاّ 1& ّاو

(Wa s-sabiqouna l-‘awwalouna mina l-mouhajirina wa l-‘ansar wa l- ladhina t-taba^ouhoum bi ‘ihsan, radiya l-Lahou ^anhoum wa radou ^anh) ce qui signifie: « Et les premiers prédécesseurs parmi les Emigrants et les Partisans et ceux qui les ont suivis avec rectitude, Allah les agrée et ils ont accepté l'Islam pour religion. » [At-Tawbah/100]

L’annonce

Paradis

Il fait partie des dix hommes auxquels le Prophète a annoncé la bonne nouvelle qu'ils seront au Paradis. Il les a cités les uns après les autres dans un seul hadith rapporté par l'imam 'Ahmad dans son Mousnad :

au

de

entrée

son

(Abou Bakr fi l-jannah wa ^Oumar fi l-jannah wa ^Aliyy fi l-jannah wa ^Outhman fi l-jannah wa Talhah fi l-jannah wa z-Zoubayr fi l- jannah wa ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf fi l-jannah wa Sa^d bnou Abi Waqqas fi l-jannah wa Sa^id bnou Zayd fi l-jannah wa Abou ^Oubaydah bnou l-Jarrah fi l-jannah) ce qui signifie: « Abou Bakr sera au Paradis, ^Oumar sera au Paradis, ^Aliyy sera au Paradis, ^Outhman sera au Paradis, Talhah sera au Paradis, Az-Zoubayr sera au Paradis, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf sera au Paradis, Sa^d Ibnou Abi Waqqas sera au Paradis, Sa^id Ibnou Zayd sera au Paradis et Abou ^Oubaydah Ibnou l- Jarrah sera au Paradis. »

Son califat

Il a succédé à ^Oumar ibnou l-Khattab en tant que calife la 24 ème année de l’hégire, trois nuits après l’enterrement de ^Oumar. Durant son califat, beaucoup de pays ont été conquis.

Son surnom Dhou n-Nourayn

Il a été surnommé "l’homme aux deux lumières" (Dhou n-Nourayn) car il a épousé deux des filles du Messager de Allah. Il a d’abord épousé Rouqayyah qui lui a donné pour fils ^Abdou l-Lah. Puis, après son décès, le Prophète lui a donné en mariage son autre fille 'Oummou Koulthoum et elle est restée son épouse jusqu'à sa mort en l'an 9 de l'hégire.

Le troisième califat

^Outhman a eu la charge du califat de l’an 24 à l’an 36 de l’hégire.
^Outhman a eu la charge du califat de l’an 24 à l’an 36 de
l’hégire. L’empire musulman s’est agrandi durant cette période.

Le

digne

des

deux

successeur

premiers califes

Trois nuits après l'enterrement de ^Oumar Ibnou l-Khattab , que Dieu (Allah) l'agrée, notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l'agrée, est devenu calife. En effet, les gens lui ont prêté allégeance afin qu’il soit à la tête des musulmans. C’était une nuit d’un lundi du mois de Dhou l-Hijjah de l'an 23 de l'hégire. Il a ainsi été calife à partir du mois de Mouharram de la 24ème année de l'Hégire et il est resté calife durant 12 ans.

Il utilisait le même sceau (c'est-à-dire la même signature) que le

Messager de Allah tout comme Abou Bakr et ^Oumar, que

Allah les agrée.

tout comme Abou Bakr et ^Oumar, que Allah les agrée. Les conquêtes durant son califat Durant

Les conquêtes durant son califat

Durant son califat, que Allah l'agrée, les musulmans ont mené des

conquêtes. Ils ont conquis beaucoup de pays et la terre d'Islam s'est

ainsi étendue. Parmi les terres conquises, il y a :

l'île de Chypre,

l’Arménie,

la Tripoli occidentale (Lybie),

Karman et Sijistan (deux provinces de l’actuel Iran),

la ville de Kaboul,

et des pays d’Afrique

Le rôle de ^Outhman

dans la diffusion du

Qour'an honoré

^Outhman, a joué un rôle décisif dans la diffusion du Mous-haf (Qour'an). Durant son califat,
^Outhman, a joué un rôle décisif dans la diffusion du Mous-haf
(Qour'an). Durant son califat, il a repris les feuillets rassemblés
par Abou Bakr et les a fait vérifier et confirmer par les
compagnons avant de les faire copier en un seul livre. Il a diffusé
plusieurs exemplaires de ce livre dans l’empire musulman pour
qu’il serve de référence.
seul livre. Il a diffusé plusieurs exemplaires de ce livre dans l’empire musulman pour qu’il serve

Le Qour’an

Prophète Mouhammad

été

a

révélé

Le Q our’an Prophète Mou h ammad été a révélé au Le Q our’an est la

au

Le Qour’an est la révélation de Dieu (Allah) à notre maître Mouhammad. Le Prophète l’a transmis oralement et intégralement à ses compagnons, qui l’ont mémorisé tel quel et retransmis jusqu’à nos jours. Et le Qour’an honoré restera infalsifié jusqu’au jour dernier.

a fait transcrire la révélation par certains

compagnons. Les versets du Qour’an étaient alors écrits séparément sur différents supports (tels des peaux ou des pierres). Ces différents supports n’étaient pas rassemblés ils étaient dispersés chez ceux qui les avaient écrits et ne formaient pas un livre. Cependant, le Qour’an était mémorisé par cœur par de très nombreux compagnons.

Le Prophète

par cœur par de très nombreux compagnons. Le Prophète Abou Bakr a ensuite rassemblé ces différents

Abou Bakr a ensuite rassemblé ces différents supports, les a fait retranscrire sur des feuillets et les a conservés.

^Outhman a recopié les feuillets contenant tout le Qour’an dans un livre et l’a diffusé

Lorsque ^Outhman, que Allah l'agrée, a reçu le pacte d'allégeance en tant que calife, il s’est concerté avec certains compagnons et leur avis était qu'il rassemble tout le Qour'an dans un seul livre. C'est alors que ^Outhman, que Allah l'agrée, a réuni un certain nombre de compagnons. Abou Dawoud a dit : « Ils étaient douze hommes de Qouraych et des Partisans de Médine (Ansar). Il y avait également parmi eux les scribes qui avaient retranscrit la révélation. Il a demandé aussi à ce qu'on ramène de chez Hafsah, la fille de ^Oumar, que Allah l'agrée, les feuillets que Zayd Ibnou Thabit avait rassemblés et il les a retranscrits dans un seul livre ».

Dans le livre "Fat-hou l-Bari" d'Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy, il est écrit : « ^Outhman, que Allah l'agrée a dit :

« Qui parmi les gens écrit le mieux ? »

Ils lui ont répondu : « Zayd Ibnou Thabit »

Et il leur a demandé : « Qui est celui qui prononce le mieux ? »

Ils lui ont dit : « Sa^id Ibnou l-^As ».

Il

a

dit

: « Alors,

écrive ». »

que

ce soit Sa^id

qui

dicte et Zayd qui

Lorsqu'ils ont fini de transcrire le Mous-haf en un seul livre, il a ordonné à ce qu'on en fasse plusieurs copies qu'il a envoyées aux différentes régions. Il y a eu divergence sur le nombre de copies. Certains ont dit que c'étaient 4 copies, d'autres ont dit 5 voir plus. ^Outhman l’a diffusé aux quatre horizons et a ordonné aux différentes régions d'utiliser les copies envoyées du Mous-haf pour qu’il serve de référence à tous les musulmans.

Les mérites de

^Outhman

Les mérites et les vertus de notre maître ^Outhman ont poussé beaucoup de spécialistes des
Les mérites et les vertus de notre maître ^Outhman ont poussé
beaucoup de spécialistes des biographies et des conduites des
prédécesseurs à composer des chapitres qui contiennent des
faits remarquables de sa vie, que Allah l'agrée.

L’annonce

Paradis

de

son

entrée

au

Ibnou l-Jawziyy a rapporté de Abou Mouça Al-'Ach^ariyy, que Dieu (Allah) l'agrée, qu'il était en compagnie du Prophète , dans l'une des propriétés des gens de Médine. C'est alors qu'un homme est venu et a demandé la permission d’entrer. Le Prophète a dit à AbouMouça :

la permission d’entrer. Le Prophète a dit à AbouMouça : ('Iftah lahou wa bach-chirhou bil-jannah) ce

('Iftah lahou wa bach-chirhou bil-jannah) ce qui signifie: « Ouvre-lui et annonce-lui la bonne nouvelle qu'il sera au Paradis. » « J'ai ouvert et j'ai trouvé Abou Bakr et je lui ai annoncé la bonne nouvelle du Paradis. » Ensuite, quelqu'un d'autre a demandé à ce qu'on lui ouvre, le Prophète lui a dit :

demandé à ce qu'on lui ouvre, le Prophète lui a dit : ('Iftah lahou wa bach-chirhou

('Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah) ce qui signifie: « Ouvre et annonce lui-la bonne nouvelle qu'il sera au Paradis. » « C’était ^Oumar, je lui ai ouvert et je lui ai annoncé la bonne nouvelle. »

Ensuite, un autre homme a demandé à ce qu'on lui ouvre et le

Prophète

homme a demandé à ce qu'on lui ouvre et le Prophète était allongé, c'est alors qu'il

était allongé, c'est alors qu'il s'est assis et il a dit :

('Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah ^ala balwa tousibouh), ce qui signifie: « Ouvre-lui et annonce-lui la bonne nouvelle du Paradis et qu'il sera atteint d’une épreuve ».

« C’était ^Outhman, je lui ai ouvert je lui ai annoncé la bonne nouvelle du Paradis et je lui ai rapporté ce que le Prophète m'avait dit. » C’est alors que ^Outhman a dit : « C'est l'aide de Allah que je recherche. » Il s’agit de l'épreuve suite à laquelle il a été assassiné lorsque des gens ayant semé la discorde ont assiégé sa maison à Médine.

L’annonce de son degré de martyr

Al-Boukhariyy a rapporté dans un chapitre de son livre consacré au mérite des compagnons que la montagne de 'Ouhoud a tremblé alors qu'il y avait dessus le Prophète, en compagnie de Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman, que Allah les agrée tous. C'est alors que le

Prophète

que Allah les agrée tous. C'est alors que le Prophète a dit : نا )Rو B&ّ

a dit :

نا )Rو B&ّ >و $ . ، Xُأ 1

('Ouskoun 'ouhoud fama ^alayka 'illa nabiyyoun wa siddiqoun wa chahidan) ce qui signifie:« Apaise-toi 'Ouhoud, il y a sur toi un Prophète, un siddiq et deux martyrs ».

Le terme "siddiq", c’est-à-dire celui qui atteste, qualifie Abou Bakr. En effet, Abou Bakr était surnommé As-Siddiq tandis que les

martyrs

tués

^Outhman,

injustement.

sont

^Oumar

et

tous

deux

ont

été

Cela a également été rapporté par Mouslim, ‘Ahmad Ibnou Hanbal et d’autres encore.

La générosité de ^Outhman

Le Hafidh Abou Nou^aym Al-'Asfahaniyy dans son livre "Hilyatou l- 'Awaliya'" d'après AbouHourayrah, que Allah l'agrée, a dit : « ^Outhman Ibnou ^Affan a gagné le Paradis deux fois auprès du Messager de Allah, la première lorsqu'il a creusé le puits de Roumah et la deuxième lorsqu'il a subvenu aux besoins de l'armée qui manquait de moyens. »

Le puits de Roumah était un puits dont l'eau était vendue aux musulmans mais ^Outhman, que Allah l'agrée, l’a acheté et l'a creusé davantage. Il a permis aux musulmans d’y puiser de l’eau sans contrepartie. Ce puits est jusqu'à aujourd'hui connu à Médine l'Illuminée.

L'auteur de "Hilyatou l-'Awaliya'" a rapporté de Ach-Cha^biyy d'après Masrouq d'après ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud qu'il a dit :

« le Messager de Allah a vu ^Outhman Ibnou ^Affan qui s’affairait pour l'armée en manque de moyens, il faisait des allers-retours.

Le Prophète

Le Prophète a dit : wa ma 'akhfa wa ma 'a^lan wa ma'asarra wa ma 'ajhar)

a dit :

wa

ma 'akhfa wa ma 'a^lan wa ma'asarra wa ma 'ajhar) ce qui signifie : "Ô Allah accorde le pardon à ^Outhman pour ce qu'il a fait et ce qu'il va faire, ce qu'il a fait au grand jour et ce qu'il a fait en cachette". »

(Allahoumma

ghfir

li^Outhman

ma 'aqbala

wa

'adbara

Le Prophète a fait son éloge

Dans le livre "At-Tarikh" d'Ibnou ^Açakir d'après Abou Sa^id Al- Khoudriyy, que Allah l'agrée, il a dit : « J'ai vu le Messager de Allah, depuis le début de la nuit jusqu'à ce qu’au lever de l'aube, il avait ses mains levées et il faisait des invocations pour ^Outhman en disant :

(Allahoumma

^Outhman

raditou

^anhou

farda

^anh)

ce

qui

signifie: "Ô Allah je suis satisfait de ^Outhman alors agrée-le." »

Et At-Tabaraniyy a rapporté du fils de

^Oumar qu'il a

dit

:

« le

Messager de Allah

Messager de Allah

a dit :

(^Outhman

'ahya 'oummati wa

'akramaha)

ce

qui

signifie: "^Outhman

a

revivifié

ma

communauté

et

l'a

honorée." »

Certaines qualités de ^Outhman

^Outhman, que Dieu (Allah) l'agrée, était doté de bons caractères qui ont fait de lui
^Outhman, que Dieu (Allah) l'agrée, était doté de bons
caractères qui ont fait de lui un calife très apprécié. Parmi ses
nombreuses qualités, il y a la générosité, l’indulgence et la
modestie.

Quelques bons caractères de notre maître ^Outhman rapportés par de grands savants

Notre maître ^Outhman, que Allah l'agrée, avait de grandes qualités telles que l'indulgence, la science, la générosité, la pudeur, la pureté, l’ascèse. Il était parmi les gens celui qui était des plus modestes.

Ibnou Sa^d a dit, en rapportant de ^Abdou l-Lah Ar-Roumiyy:

(Kana ^Outhman yali woudou’ l-layli bi-nafsih fa-qila lahou : law ‘amarta ba^da l-khadami fa-kafouka, qala : la, al-laylou lahoum yastarihouna fih) ce qui signifie : « ^Outhman apportait de nuit

l'eau du woudou' lui-même. Il lui a été

ordonné à certains serviteurs, ils te l'auraient ramené et t'auraient épargné de le faire toi-même". Il a répondu : "non, la nuit est pour eux, ils se reposent". »

tu l'avais

dit

:

"Si

^Outhman :

Un

homme

aimé,

modeste et généreux

L'Imam 'Ahmad a rapporté qu’après avoir été interrogé au sujet de ceux qui faisaient la sieste dans la mosquée (c'est-à-dire ils dormaient ou ils s'allongeaient simplement dans la mosquée au milieu de la journée), Al-Haçan, que Allah l'agrée a dit : « Il m'est arrivé de voir ^Outhman Ibnou ^Affan faire la sieste dans la mosquée alors qu'il était à cette époque calife et les pierres avaient laissé des traces sur ses côtés et on disait : "voici l'Emir des croyants, voici l'Emir des croyants". » Il dormait ainsi avec les pauvres en laissant les lits confortables.

Charhabil Ibnou Mouslim qu’il a dit

: « ^Outhman, que Allah l'agrée, donnait aux gens à manger la nourriture qui lui était destinée en tant qu'Emir des croyants et il rentrait chez lui pour manger du pain et de l'huile. »

Et

il

est

rapporté

de

L'éloge des gens au sujet de ^Outhman

Le bon comportement de notre maître ^Outhman a fait de lui un homme très respecté
Le bon comportement de notre maître ^Outhman a fait de lui un
homme très respecté et très apprécié. Les éloges le concernant
sont inscrits dans de nombreux recueils de savants.

fait

l’éloge de ^Outhman

L'Imam ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Dieu (Allah) l'agrée, a dit : « ^Outhman était de ceux qui … [il cita le verset (‘ayah) 93 de sourat Al-Ma’idah] :

Le

^Aliyy

compagnon

a

اْ َ HاI (; ا % اءو ا َ HاI (; ت / ? ا ا و ا % اء ا % 2Xأو

1 % 2/ ا \ /& Cاو

(‘amanou wa ^amilou s-salihati thoumma t-taqaw wa

‘amanou thoumma t-taqaw wa ‘ahsanou wa l-Lahou youhibbou l- mouhsinin) ce qui signifie : " …ont cru, accompli les bonnes œuvres, qui ont continué d’être pieux et de croire et qui demeurent pieux et bienfaisants ; Allah agrée les

rapporté par Al-'Asfahaniyy dans

bienfaiteurs". » Cela a "Hilyatou l-'Awliya'".

été

Quelques paroles d’autres savants ayant fait son éloge

L'Imam 'Ahmad a dit d'après Rouhaymah la grand-mère de Az- Zoubayr Ibnou ^Abdi l-Lah qu'elle a dit :

+ وأ 1 Mه Gإ 4 ا م ه ا م ?& ن " ن آ

(kana ^Outhman yaçoumou d-dahra wa yaqoumou l-layla’ illa haj^atan min ‘awwalihi) ce qui signifie : « ^Outhman jeûnait toute l’année et il veillait toutes les nuits sauf une toute première partie de la nuit durant laquelle il dormait un peu ».

Ibnou ^Açakir a rapporté de ^Abdou r-Rahman Ibnou Mahdiyy qu'il a dit :

( )% Cا $ $ Q 2 ن " ن Q ?S :

^/? ا , س % ا +

ً

V 4َِ Qُ9 ,QX +27 , >

(khaslatani li-^Outhman layçata li-Abi Bakr wa la li-^Oumar, radiya l- Lahou ^anhoum :sabrouhou ^ala nafsihi hatta qoutila madhlouman wa jam^ouhou n-naça ^ala l-Mous-haf ) ce qui signifie : « ^Outhman a deux mérites que Abou Bakr et ^Oumar, que Allah les agrée, n'avaient pas : il patientait jusqu'à être tué injustement et il a rassemblé les gens autour d’un seul Mous- haf, un seul livre du Qour'an (qui a alors servi de référence) ».

Ce que ^Outhman a innové

Notre maître ^Outhman a beaucoup œuvré pour la religion de l’Islam. Parmi ce qu’il a
Notre maître ^Outhman a beaucoup œuvré pour la religion de
l’Islam. Parmi ce qu’il a laissé, il y a de bonnes innovations que
les musulmans suivent encore aujourd’hui.
de l’Islam. Parmi ce qu’il a laissé, il y a de bonnes innovations que les musulmans

Les pratiques instaurées par notre maître ^Outhman

Parmi les bonnes pratiques innovées par le troisième calife, ^Outhman, que Dieu (Allah) l'agrée, il y a :

^Outhman est le premier à avoir accompli l'émigration en compagnie de sa femme et de sa famille. Il a accomplit les deux émigrations, la première pour l’Abyssinie (Al-Habachah) et la deuxième émigration pour Médine l'Illuminée.

Il est le premier à avoir parfumé la mosquée avec de l’encens.

Le premier à avoir ajouté un deuxième appel avant la prière le vendredi.

Le premier à avoir donné un salaire à ceux qui appellent à la prière (muezzin).

Il a été le premier à instaurer un responsable de la police.

de

sont bénéfiques

aujourd’hui encore

Le travail de notre maître ^Outhman dans la mise en place de ces bonnes innovations a été un grand bien pour le monde musulman. De nos jours, ces pratiques s’avèrent toujours bénéfiques et d’une grande nécessité. Toute innovation de bien est possible en Islam tant qu’elle ne va pas en contradiction avec le Qour’an et la Sounnah.

Les

bonnes

innovations

^Outhman

L’assassinat de

^Outhman

Le troisième calife de l’Islam est mort martyr, les traîtres qui assiégeaient sa maison ayant
Le troisième calife de l’Islam est mort martyr, les traîtres qui
assiégeaient sa maison ayant déjoué les compagnons envoyés
pour le protéger. Il a suivi scrupuleusement la parole du Prophète
qui l’avertissait du danger. Il avait été averti par un rêve de sa
mort prochaine.
la parole du Prophète qui l’avertissait du danger. Il avait été averti par un rêve de

Les discordes

Les conquêtes de la communauté islamique se sont multipliées et la souveraineté s'est étendue sur différents pays : les arabes se sont alors mélangés avec beaucoup d'autres peuples et communautés de langues différentes. C’est à ce moment-là que des gens ont grandement porté atteinte au calife et que des rumeurs se sont propagées à Médine l'Illuminée. Les dirigeants de la discorde ont alors écrit à leurs différents groupes dans plusieurs pays pour leur dire de tous se rendre à Médine. Ils ont donc assiégé la maison de notre maître ^Outhman pendant plusieurs jours. ^Outhman, que Dieu l'agrée, disait : « Le Messager de Dieu m'a promis quelque chose et je patiente. » Rapporté par At-Tirmidhiyy dans "Manaqib ^Outhman". D'après Aïcha (^A'ichah), que Allah l'agrée, le Prophète a dit :

& ، 9 َ ?ُّ َ &ُ Cا 4 + إ ن "

$ H ,Q X + KH F . + S , ن . % ا كدارأ نY .

(ya ^Outhman’ innahou la^alla l-Laha youqammisouka qamisan,

'aradaka l-mounafiqouna ^ala khal^ihi

fala takhla^hou hatta talqani) ce qui signifie : « Ô ^Outhman si Allah te donnait un habit (il vise par là le califat) et que les hypocrites voulaient te le retirer, ne l'enlève pas jusqu'à ce que tu me retrouves, c'est-à-dire jusqu’à ta mort », rapporté par Al- Hakim et At-Tirmidhiyy.

fa'in

L’assassinat de ^Outhman

Lorsqu'il est parvenu à notre maître ^Aliyy, que Allah l'agrée, que les semeurs de discorde avaient assiégé ^Outhman dans le but de l'assassiner, ^Aliyy a dit à ses deux fils Al-Haçan et Al-Houçayn : « Restez tous les deux avec vos épées devant la porte de ^Outhman et ne laissez personne parvenir jusqu'à lui. » Az- Zoubayr et Talhah ont à leur tour envoyé leurs fils. Plusieurs compagnons ont fait de même afin d’empêcher les gens d'entrer pour tuer ^Outhman, que Dieu l'agrée.

Mais certains de ceux qui voulaient du mal à notre maître ^Outhman ont escaladé par le côté la maison des 'Ansar (les Partisans) jusqu'à parvenir à l’intérieur de la maison de ^Outhman. Ils sont entrés tandis que ^Outhman récitait le Qour'an et qu'il jeûnait. L'un d'entre eux lui a alors donné un coup d'épée mais Na'ilah, la femme de ^Outhman, s'est interposée et les doigts de sa main ont été coupés. Elle était seule avec lui à ce moment-là dans la maison.

Les funérailles du 3 ème calife

^Outhman a ainsi été tué et est mort martyr le vendredi, c’était la 18 ème nuit du mois de Dhou l-Hijjah de l'an 35 de l'hégire : il avait alors environ 90 ans. Il a été enterré la nuit du samedi entre al- maghrib et al-^icha' dans le cimetière de Al-Baqi^ à Médine l'Illuminée. Az-Zoubayr a dirigé la prière funéraire en sa faveur.

qui

l’attendait

Notre maître ^Outhman avait dit avant son assassinat : « J'ai vu hier le Messager de Allah dans le rêve et il y avait avec lui Abou Bakr et ^Oumar. Ils m'ont dit : patiente, tu viendras à

^Outhman

savait

ce

notre

côté

à

l’heure

de

manger

la

nuit

prochaine. » L'interprétation suivante.

en

était

qu'il

allait

mourir

la

nuit

La biographie du 4ème grand calife

Le calife bien guidé ^Aliyy était le père de Al-Haçan et de Al- Houçayn. Il
Le calife bien guidé ^Aliyy était le père de Al-Haçan et de Al-
Houçayn. Il était le cousin paternel et le gendre du
Prophète MOUHAMMAD
. Il a grandi dans la maison du
Prophète, il a été le premier enfant à entrer en Islam. Notre
maître ^Aliyy était connu pour sa science et son courage. Il a été
surnommé Abou Tourab par le Prophète Mouhammad.
maître ^Aliyy était connu pour sa science et son courage. Il a été surnommé Abou Tourab

Son ascendance

Il se nomme ^Aliyy fils de Abou Talib, fils de ^Abdou l-Mouttalib fils de Hachim, fils de ^Abdou Manaf. Il est donc le fils de l'oncle

du

Prophète puisqu’il était marié à sa fille Fatimah. Il est le père de Al-Haçan et Al-Houçayn. Sa mère est Fatimah fille de 'Açad, fils de Hachim.

paternel du Messager de Allah

(Abou Talib)

et

le

gendre

paternel du Messager de Allah (Abou Ta lib) et le gendre Sa naissance Il est né

Sa naissance

Il est né 10 ans avant que notre maître Mouhammad ne reçoive la

révélation.

Mouhammad . Il était surnommé Haydarah, qui signifie lion. Il a été dit que c'est sa mère qui lui avait donné ce surnom. Il est le premier des enfants à être entré en Islam.

maison du Prophète

Il

a

grandi

dans

la

entré en Islam. maison du Prophète Il a grandi dans la Notre Maître ^Aliyy a vécu

Notre Maître ^Aliyy a vécu auprès du Prophète Mouhammad

Maître ^Aliyy a vécu auprès du Prophète Mou h ammad Le Prophète avait deux oncles paternels.

Le Prophète avait deux oncles paternels. Suite à une grande épreuve qui s'est abattue surQouraych, Abou Talib qui est le père de ^Aliyy s’est retrouvé avec peu d'argent pour élever ses enfants.

C'est pourquoi le Messager a pris ^Aliyy chez lui tandis que Al- ^Abbas, qui est aussi le frère de Abou Talib et l'oncle du Prophète, a pris en charge Ja^far. Ils ont ainsi allégé la charge à Abou Talib.

Le quatrième calife

^Aliyy est le quatrième grand calife de l’Islam, il a succédé à notre maître ^Outhman. ^Aliyy était l'un des conquérants les plus reconnus. Il était un modèle pour les ascètes et faisait partie des plus réputés des orateurs, des éloquents et des savants qui œuvrent conformément à leur science.

Son surnom Abou Tourab

Pour ce qui est de son surnom Abou Tourab, c'est le Messager de Allah qui le lui a donné. Un jour, le Messager est entré chez Fatimah, sa fille qui était l'épouse de ^Aliyy, et l'a interrogée au sujet de ^Aliyy. Il lui a dit :

et l'a interrogée au sujet de ^Aliyy. Il lui a dit : ِ 1 ا 1&أ

ِ

1 ا 1&أ

('Ayna bnou ^ammik) ce qui signifie: « Où est le fils de ton grand oncle paternel ? » Elle a répondu : « Il est là-bas, allongé dans la mosquée. » Le Messager de Allah est alors parti le voir. Il l’a trouvé allongé mais sa cape avait glissé de son dos.

Le Prophète s’est mis à enlever le sable (tourab) qui était collé à son dos en lui disant :

با H أ b

('Ijlis 'aba tourab) ce qui signifie : « Assieds-toi Abou Tourab. »

Personne d’autre que le Messager de Allah ne lui a donné ce surnom et c’était son préféré.

La description de ^Aliyy

Notre maître ^Aliyy était de taille moyenne et avait de larges épaules. Il était beau,
Notre maître ^Aliyy était de taille moyenne et avait de larges
épaules. Il était beau, courageux et faisait preuve
d’ascétisme. Des compagnons l’ont décrit comme un homme fort
ayant de la sagesse, de l’éloquence et parlant peu. C’était un
homme de science, détaché du bas monde.

Son physique

Notre maître ^Aliyy, que Dieu (Allah) l'agrée, était mat de peau, de taille moyenne. Il avait un beau visage de grands yeux très noirs et une large barbe blanche qu'il ne teignait généralement pas. Il l'avait teinte seulement une fois avec du henné puis avait abandonné cette pratique. Ses épaules étaient larges. Il avait en outre les mollets développés et fins à leurs extrémités, tout comme ses avant-bras.

Ses qualités morales

Notre maître ^Aliyy était souriant, il était parmi les plus courageux des compagnons. Il était de ceux qui avaient le plus de connaissances pour juger et de ceux qui étaient les plus ascètes dans le bas monde. Il ne s'était jamais prosterné pour une idole. Il n'a jamais combattu quelqu'un sans avoir le dessus, il était toujours victorieux.

Sa tenue vestimentaire

^Aliyy était un homme modeste qui ne recherchait pas les plaisirs d’ici-bas. Il portait des vêtements très simples, parfois très usés. Bien qu’étant calife, il ne portait pas de vêtement luxueux ou de longue cape qui traîne par terre comme on le voyait des monarques de l’époque, mais plutôt des vêtements arrivant mi-mollet conformes à sa modestie et son ascétisme.

Il avait un bâton avec lequel il se déplaçait dans les marchés. Il ordonnait aux gens de faire preuve de piété à l'égard de Allah et de vendre correctement. Il leur disait : « Soyez larges lorsque vous mesurez ou pesez pour les gens. »

Il portait parfois un bandeau de couleur noire autour sa tête et

parfois

Mouhammad avait mis un turban noir en laissant pendre une partie de son extrémité le jour de la conquête de la Mecque.

bien-aimé

un

turban

noir.

Comme

notre

de la Mecque. bien-aimé un turban noir. Comme notre Notre maître ^Aliyy portait à la main

Notre maître ^Aliyy portait à la main gauche une bague sur laquelle était inscrit : « Cا ل / » (Mouhammad raçoulou l-Lah) ce qui signifie : « Mouhammad le Messager de Allah » et : « ا C » (Lil-Lahi l-moulk) ce qui signifie : « A Allah la souveraineté [absolue] ».

Sa

Souda'iyy

Mou^awiyyah a demandé à Dirar : « Décris moi ^Aliyy. » Dirar a répondu : « Décharge moi de cela. » Mais Mou^awiyyah a insisté.

As-

description

Dirar

par

Dirar As-Souda'iyy a alors dit : « S'il est nécessaire que je le décrive, par Allah, il était très fort, il parlait peu mais bien, ses jugements étaient justes, la science émanait de tout son être et la sagesse jaillissait de sa bouche. Le bas monde et sa beauté l’ennuyaient et c’est sa solitude dans la nuit qui le distrayait. Une éloquence extraordinaire et une méditation profonde le caractérisaient. Il était parmi nous comme l'un d'entre nous. Il nous répondait lorsque nous l'interrogions et il était tellement proche de nous que nous nous adressions à lui sans que sa prestance soit un obstacle. Il avait beaucoup de respect pour les religieux. Les pauvres avaient toute leur place dans ses assemblées. Le fort dans son tord n'avait pas d’espoir et le plus faible ne désespérait pas de sa justice.

Je témoigne qu'une fois, alors que la nuit était tombée et que les étoiles étaient nombreuses dans le ciel, je l'ai vu tenir sa barbe dans sa main et s’agiter comme s’il souffrait. Il pleurait comme celui qui est chagriné en disant : "Ô toi bas monde, tente autre que moi ! C’est à moi que tu te montres, devant moi que tu t’exhibes ? détrompes toi ?! Je t'ai divorcée par trois fois et il n'y a pas de reprise. Ta longévité est courte et ta beauté minime. Malheur, malheur à celui qui a peu de provisions pour le long voyage et la solitude du chemin." »

C'est alors que Mou^awiyyah s’est mis à pleurer. Il a dit : « Que Allah fasse miséricorde à Abou l-Haçan, il était par Allah comme tu l'as décrit. Quel est ton chagrin à son sujet, ÔDirar (maintenant qu'il est mort) ?» Il lui a répondu : « Mon chagrin est celui de la femme dont on a égorgé l’unique enfant dans ses bras. »

^Aliyy, l’ascète

Notre maître ^Aliyy était détaché de la vie d’ici-bas, il n’accordait d’importance ni aux biens
Notre maître ^Aliyy était détaché de la vie d’ici-bas, il n’accordait
d’importance ni aux biens matériels ni à l’argent (c’est-à-dire que
son coeur n’y était pas attaché). Le Prophète
Mouhammad
a demandé à Dieu (Allah) d’accorder à
notre maître ^Aliyy de faire preuve d’ascétisme dans ce bas
monde.

Le Prophète parle de l’ascétisme de ^Aliyy

^Ammar Ibnou Yacir, que Allah l'agrée, a rapporté : « Le Messager de Allah a dit à ^Aliyy :

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bizinatin 'ahabba minha, hiyazinatou l-'abrar ^inda l-Lah, az- zouhdou fi d-dounya. Faja^alaka la tarza'ou mina d-dounya"'ay la yousibou mina d-dounya" wa la tarza'ou d-dounya minka chay'a, wa wasaba laka l-maçakin "ay 'adama laka l-maçakin" faja^alaka tarda bihim 'atba^an wa yardawna bika 'imaman) ce qui signifie :

l-Laha qad zayyanaka

bizinatin

lam

youzayyini

l-^ibada

« Allah t'a embelli par une parure. Il n'a pas accordé meilleure qu'elle aux autres gens. C'est la parure des bienfaisants et pieux selon le jugement de Allah. Il s'agit de l’ascèse dans le monde. Il a alors fait que tu ne t’attaches à rien du bas monde et que le bas monde ne prenne rien de toi. Il a fait que les pauvres t'aiment et te suivent, que tu sois satisfait d'eux comme partisans, et qu'eux soient satisfaits de toi en tant qu'imam. »

Notre maître ^Aliyy ne cherchait pas la richesse

Un jour Ibnou t-Tayyah est venu à ^Aliyy et lui a dit : « Emir des croyants, le trésor public des musulmans s'est rempli d'or et d'argent. » Alors ^Aliyy a dit : « Allahou 'akbar » c’est-à-dire

« Dieu est tout puissant » et il s'est relevé en s'appuyant sur Ibnou t-

Tayyah. Ils se sont rendus au Trésor des musulmans (baytoul-mal), c’est-à-dire au trésor public. ^Aliyy a alors dit : « Ô, toi la jaune et toi la blanche, allez entraîner quelqu'un d'autre que moi » (ici la jaune et la blanche signifient l'or et l'argent) et il a distribué tout ce qu'il y avait jusqu'à ce qu'il ne reste ni dinar ni dirham (dinar ce sont les pièces d'or et dirham ce sont les pièces d'argent). Puis il a ordonné qu'on nettoie la pièce et y a accompli deux rak^ah.

Il a été rapporté qu'une autre fois, il est rentré dans cet endroit et y

a vu quelques richesses. Il a alors dit : « Je ne veux pas voir cela

ici alors que des gens sont dans le besoin. » Il a ordonné que ces richesses soient partagées et elles l’ont été. Il a ordonné qu'on

nettoie cette pièce et il s'y est endormi.

Notre maître ^Aliyy n’a pas profité de l’argent du Trésor pour s’enrichir personnellement ou pour assouvir ses passions comme cela était vu des monarques de son époque. Il pensait avant tout au bien-être des musulmans. Il recherchait l’agrément de Dieu et la réussite dans l’au-delà.

^Aliyy vivait modestement

Un jour, ^Aliyy, que Allah l'agrée, est monté sur le minbar et a dit :

« Qui veut acheter mon épée que voici ? Si j'avais eu le prix d'un pagne je ne l'aurai pas vendue. » C'est alors qu'un homme s'est levé et lui a dit : « Moi je te prête l'argent d'un pagne. »

Une autre fois, des gens l'ont blâmé pour ses vêtements et il a dit : « Qu'avez-vous avec mes vêtements ? C'est mieux ainsi afin de ne pas tomber dans l'orgueil et que les musulmans prennent exemple sur cela. »

En effet, la tenue modeste de notre maître ^Aliyy témoigne de son humilité et de son ascèse.

Certains prodiges de ^Aliyy

Notre maître ^Aliyy faisait partie des grands saints. Il lui arrivait certains prodiges par la
Notre maître ^Aliyy faisait partie des grands saints. Il lui arrivait
certains prodiges par la volonté de Dieu (Allah). De nombreux
recueils les évoquent.

^Aliyy était un saint

Le calife ^Aliyy était un saint, il avait un haut degré selon le jugement de Dieu. Dieu lui a accordé certains prodiges, ce sont des actes extraordinaires qui témoignent de sa sainteté.

Le moulin à grain qui tournait tout seul

Abou Dharr, que Allah l’agrée, a rapporté : « Le Messager de Allah m’a envoyé appeler ^Aliyy. Je suis parti chez lui, je l’ai appelé mais il ne m’a pas répondu. Je suis revenu et j’en ai parlé au Messager de Allah qui m’a alors dit :

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(^oud 'ilayhi d^ouh) ce qui signifie : "Retournes-y et appelle-le". Je suis reparti pour l’appeler et j’ai entendu le bruit d’une pierre à moudre. C’est alors que j’ai regardé et j’ai vu le moulin moudre tout seul sans que personne ne le fasse tourner. Je l’ai appelé. Il est sorti apaisé et je lui ai dit que le Messager de Allah l'appelait. Il est alors venu au Messager.

Après son départ, je suis ensuite resté à regarder le Messager de Allah au point qu’il m’a dit :

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(ya 'aba dharr ma cha'nouk) ce qui signifie : "Qu’est-ce que tu as ?" Je lui ai dit : "Ô Messager de Allah, je suis au comble de l’étonnement. J’ai vu le moulin moudre dans la maison de ^Aliyy alors que personne ne le faisait tourner." »

Dieu l’a protégé

Une fois, deux hommes qui s'étaient querellés sont venus voir ^Aliyy pour qu’il règle leur différend. Alors que ^Aliyy était assis, appuyé contre un mur, un des deux hommes lui a dit : « Ô Emir des croyants, fais attention, ce mur va s’écrouler. » Alors ^Aliyy lui a répondu : « Poursuis ton affaire, Allah me suffit comme protecteur. » ^Aliyy a prononcé la sentence entre les deux hommes qui s’étaient querellés, il s’est levé et le mur s’est écroulé juste après ! Ceci est un prodige que Dieu a accordé à notre maître ^Aliyy, Il l’a protégé.

^Aliyy jugeait entre les gens avec sagesse

Notre maître ^Aliyy, que Dieu (Allah) l’agrée, était un calife juste et intelligent. Il faisait
Notre maître ^Aliyy, que Dieu (Allah) l’agrée, était un calife juste et
intelligent. Il faisait preuve d’une grande sagesse lorsqu’il jugeait
les conflits entre les gens.

Les bons jugements rendus par ^Aliyy lui ont valu les éloges du Prophète

Il a été rapporté du Prophète

les éloges du Prophète Il a été rapporté du Prophète qu’il a dit : $ّ $Qّ

qu’il a dit :

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('aqda 'oummati ^Aliyy) ce qui signifie : « Celui qui est le plus fiable dans ses jugements entre les gens dans ma communauté, c’est ^Aliyy. » Et d’après ^Oumar Ibnou l-Khattab, il a dit : « Celui qui est le plus fort d’entre nous pour juger entre les gens, c’est ^Aliyy Ibnou Abi Talib. »

Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, a dit : « Nous discutions entre nous et nous disions que celui qui était le plus fort des gens de Médine pour juger entre les gens était ^Aliyy Ibnou Abi Talib. »

Deux histoires qui illustrent sa sagesse et son intelligence

Les récits suivants témoignent de la force et de l’extrême intelligence de notre maître ^Aliyy pour juger entre les gens.

La dispute des familles de 4 hommes tués par un lion

Notre maître ^Aliyy a été envoyé au Yémen par le Messager de Allah. Une fois là-bas, il a appris que quatre hommes étaient tombés dans un piège dans lequel un lion était capturé. Le premier tombé a entraîné dans sa chute le deuxième qui en a entraîné un troisième qui lui même a fait tomber un quatrième.

Le lion les a blessés et ils sont morts de leurs blessures. C’est alors que leurs héritiers se sont disputés jusqu’à faillir s’entre-tuer.

^Aliyy leur a alors dit : « Moi, je juge pour vous départager. Si vous êtes d’accord, ce sera votre sentence. Sinon je vous empêche de vous voir les uns les autres jusqu’à ce que vous rencontriez le Messager de Allah pour qu'il juge entre vous. Vous réunissez des biens de ceux qui ont creusé le piège. Ils verseront un quart du prix du sang plus un tiers du prix du sang plus une moitié du prix du sang et tout le prix du sang. Le premier tombé aura le quart du prix du sang car il a entraîné avec lui les trois autres, le deuxième aura le tiers car il en a entraîné deux autres, le troisième aura la moitié car il en a entraîné un et le dernier aura un prix du sang complet. »

Les gens ont refusé d’accepter cette sentence. Ils sont alors allés voir le Messager de Allah et l’ont rencontré près du maqam de

‘Ibrahim. Ils lui ont raconté leur histoire et le Prophète a dit ce qui signifie : « Moi je vous donne un jugement. » C’est alors qu’un homme lui a dit : « Il y a ^Aliyy qui nous a déjà donné une sentence. » Lorsqu’ils lui ont dit ce que ^Aliyy avait dit, le Messager

a confirmé cette sentence. Ceci témoigne de la grande intelligence de l’imam ^Aliyy.

mangé

ensemble

Il est également rapporté au sujet de notre maître ^Aliyy, que Allah

l’agrée, qu’il a émis un jugement entre deux hommes qui étaient en train de manger ensemble. L’un avait 5 pains avec lui et l’autre en avait 3. Un troisième homme est venu et il leur a demandé la permission de manger avec eux, et de partager leur repas. Ils ont accepté. Ils ont tous trois mangé de façon équivalente.

La

dispute

de

2

hommes

qui

avaient

Le troisième arrivé leur a donné 8 dirhams (le dirham est la monnaie de l’époque) et leur a dit : « ça, c’est en contre partie de ce que j’ai mangé de votre nourriture. » Les deux hommes se sont disputés pour partager ces 8 dirhams.

Celui qui avait 5 pains a dit : « Moi, je prends 5 dirhams et toi je t'en donne 3. » Mais celui qui avait ramené 3 pains a répondu : « Non, on les partage à parts égales. » Ne se mettant pas d'accord, ils sont partis voir ^Aliyy, que Allah l’agrée. C’est alors que ^Aliyy a dit à celui qui avait 3 pains : « Accepte la proposition de ton ami. » Mais celui qui avait 3 pains a refusé et a dit : « Moi, je ne veux que la vérité même si elle est amère. »

Alors ^Aliyy lui a dit : « Pour la vérité qui t’est amère, tu n’as droit qu’à 1 seul dirham et lui, il en prend 7. » Il lui a dit : « Et comment cela Emir des croyants ? »

Il lui a répondu : « Parce que 8 dirhams, c’est 24 tiers et les 5 pains représentent 15 tiers. Et les 3 pains représentent 9 tiers. Vous avez mangé à parts égales. Toi tu as mangé 8 tiers, et de tes 9 tiers d’origine, il te reste 1 tiers. Quant à ton ami, il a mangé 8 tiers et il lui reste de ce qu’il a ramené 7 tiers. Le troisième a pris 8 tiers, c’est-à-dire 1 tiers de chez toi et 7 tiers de ton ami. Tu auras donc 1 part sur 8 de ce qu’il a donné des 8 dirhams et lui aura 7 parts sur 8 des 8 dirhams. Tu auras donc 1 dirham et ton ami aura 7 dirhams. »

Alors l’homme a dit : « Maintenant, j’accepte. »

Le grand mérite de ^Aliyy

^Aliyy avait un mérite particulier. Il avait beaucoup de science, le Prophète en a témoigné.
^Aliyy avait un mérite particulier. Il avait beaucoup de science, le
Prophète
en a témoigné.

Mise en garde particulière contre le fait d’insulter ^Aliyy

‘Ahmad et Al-Hakim, et d’autres que ces deux-là, ont rapporté que le Messager Mouhammad , a dit :

deux-là, ont rapporté que le Messager Mouhammad , a dit : Cا \0I . $%I 0

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(Man sabba ^Aliyyan faqad sabbani wa man sabbani faqad sabba l- Lah) ce qui signifie :« Celui qui insulte ^Aliyy, c’est comme s’il m’avait insulté. Et celui qui m’a insulté, c’est comme s’il avait insulté Dieu (Allah). » Insulter ^Aliyy est un grand pêché. Ainsi, celui qui insulte ^Aliyy, qui le déteste et qui ne l’aime pas est un grand pêcheur. Et ceci est une mise en garde contre l’insulte de ^Aliyy.

Mouslim et d’autres ont rapporté que notre maître ^Aliyy a dit : « C’est la promesse que le Prophète, qui ne lit pas et n’écrit pas, m’a faite, que ne m’aimera que le croyant et ne me détestera que l’hypocrite. » Si insulter un musulman ordinaire est un grand péché, que dire alors de celui qui insulte notre maître ^Aliyy ?

Le

Prophète

transmis

sa

bannière à ^Aliyy

Dans le sahih de Mouslim est parvenu que ^Amir Ibnou Sa^d Ibnou Abi Waqqas a rapporté d’après son père qu’il a dit :

Abi Waqqas a rapporté d’après son père qu’il a dit : a « Mou^awiyah Ibnou Abi

a

« Mou^awiyah Ibnou Abi Soufiyan a ordonné à Sa^d d’insulter ^Aliyy, celui-ci a refusé. Mou^awiyyah a alors demandé :

- Qu’est-ce qui t’empêche d’insulter Abou Tourab (c’était le surnom de ^Aliyy) ?

Il lui a répondu :

- Pour répondre à ta question, trois paroles du Messager de

Allah m’en empêchent. Et c’est pour cela que je ne l’insulterai

jamais. Posséder une seule d’entre elles vaut mieux pour moi que les biens les plus précieux. »

C’est alors que Sa^d a cité ces trois choses :

1. Le Messager de Allah a chargé ^Aliyy de rester derrière lui,

dit : « Ô

Messager de Allah, tu m’as laissé avec les femmes et les

enfants ? » Le Messager de Allah

quand il est parti pour une des conquêtes,

^Aliyy lui a

quand il est parti pour une des conquêtes, ^Aliyy lui a lui a répondu : ي

lui a répondu :

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Mouça ‘illa ‘annahou la nabiyya ba^di), ce qui signifie : « Ne voudrais-tu pas être pour moi ce que Haroun fut pour Mouça? Mais il n’y a plus de Prophète après moi. » Haroun et

(Ama tarda’

an

takouna

minni bi-manzilati

Harouna

Mouça étaient tous deux Prophètes.

2. Je l’ai entendu dire le jour de la bataille de Khaybar :

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(La'ou^tiyanna r-rayata rajoulan youhibbou l-Laha wa raçoulahou wa youhibbouhou l-Lahou wa raçoulouh) ce qui signifie : « Je donnerai la bannière à un homme qui aime Allah et Son Messager, et que Allah aime et que Son Messager aime. » Le

cet

compagnon

homme. » Et le Prophète

a

dit :« Nous

avons

tous

souhaité

être

Et le Prophète a dit : « Nous avons tous souhaité être a ajouté : ً

a ajouté :

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(‘Oud^ou li ^Aliyya), ce qui signifie : « Appelez-moi ^Aliyy. » Il est venu, il avait le ramad (une infection des yeux). Le Prophète a mis de sa salive dans les yeux de ^Aliyy et lui a donné la bannière. Et Dieu lui a accordé la victoire.

3. Quand le verset (‘ayah) a été révélé :

(آءg % أ و ءg% أ ع ا H 4 .

(Faqoul ta^alaw nad^ou ‘abna‘ana wa ‘abna'akoum) ce qui signifie : « Dis, venez et allons appeler, venez, nous appellerons nos enfants et vos enfants. » [‘Ali ^Imran/ 61]. Le Messager de Allah a appelé ^Aliyy, Fatimah, Al-Haçan et al- Houcayn. Et il a dit :

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(Allahoumma ha’oula’i ‘ahli) ce qui signifie : « Ô Allah, ceux-là sont ma famille. » Et cela a été rapporté également par An-Naça’iyy. Le Messager considérait donc son gendre comme étant de sa famille.

C’est pour ces 3 raisons que Sa^d a catégoriquement refusé d’insulter notre maître ^Aliyy.

La science de ^Aliyy

Il lui suffit comme mérite le hadith :

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(‘ana madinatou l-^ilmi wa ^Aliyyoun babouha) ce qui signifie : « Je [le Prophète Mouhammad] suis comme une ville de science et ^Aliyy en serait la porte. »

Et c’est un honneur pour lui qu’il soit le premier des enfants à être entré en Islam. C’est également un mérite pour lui qu’il soit descendu dans la tombe du Messager lorsque celui-ci est décédé afin de l’enterrer, et qu’il ait participé à son lavage. Notre maître ^Aliyy possède d’autres mérites, et d’autres caractères louables. Il fait partie des compagnons auxquels le Messager de Allah a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au Paradis.

Il fait partie des compagnons auxquels le Messager de Allah a annoncé la bonne nouvelle qu’ils

Certaines paroles de valeur de ^Aliyy

Parmi les paroles de notre maître ^Aliyy, il y a d’importants conseils ainsi que des
Parmi les paroles de notre maître ^Aliyy, il y a d’importants
conseils ainsi que des paroles précieuses au sujet de la croyance
en Dieu (Allah).

Conseils de l’Imam ^Aliyy

Notre maître ^Aliyy, que Dieu (Allah) l’agrée, a dit :

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Q/ K ا $. ) MH أو اًء 0 Xأ 1 3 S 1ّ%VH G

(Ma akthara l-^ibar wa ‘aqalla li^tibar, wa ma zana ghayyouroun qatt.

Ma ‘ahsana tawadou^a l-‘aghniya’i talaban lima ^inda l-Lah, wa ‘ahsana minhou tihou l-fouqara’i ^ala l-‘aghniya’i t-tikalan ^ala l-Lahi soubhanah.

Kafaka ‘adaban linafsika jtinabou ma takrahouhou min ghayrik. Man nadhara fi ^ouyoubi ghayrihi fa’ankaraha thoumma radiyaha linafsihi fadhalika houwa l-‘ahmaqou bi^aynihi.

La tadhounnanna bikalimatin kharajat min ‘ahadin sou’an wa ‘anta tajidou laha fi l-khayri mouhtamalan.)

Ce qui signifie :

« Que les exhortations sont nombreuses et que ceux qui en tirent des leçons sont rares.

Quiconque a de la pudeur ne commet jamais la fornication.

La modestie des riches par recherche de ce que Allah donne, est si belle mais que les pauvres se détournent des riches en se fiant à Allah soubhanah est encore plus beau.

Il te suffit comme bon comportement d’éviter ce que tu détestes de la part des autres.

Et celui qui observe les défauts des autres, qui les réprouve, mais les accepte pour lui-même, c’est lui l’idiot.

Ne pense pas qu’une parole sortie de la bouche de quelqu’un, serait du mal alors que tu pourrais lui trouver une bonne interprétation. »

L’Imam ^Aliyy parle de la croyance en Dieu

L’illustre compagnon, le calife bien guidé, notre maître ^Aliyy, que Allh l'agrée a dit :

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(kana l-Lahou wa la makan wa houwa l-‘ana ^ala ma ^alayhi kan) ce qui signifie : « Dieu existe de toute éternité alors qu’il n'y a pas d'endroit de toute éternité et Il est maintenant tel qu'Il est de toute éternité », c’est-à-dire qu’Il est sans endroit. Cette parole est tirée du livre "Al-Farqou bayna l–Firaq" de Abu Mansur Al- Baghddiyy p 333.

Il a également dit, dans le même livre "Al-Farqou bayna l–Firaq" de Abu Mansur Al-Baghddiyy p 333 :

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KّQ& ( و +Hر ارً )mإ ش ا B S , H Cا نإّ

(inna l-Laha khalaqa l-^archa ‘idh-haran liqoudratihi wa lam yattakhidh-hou makanan li dhatih) ce qui signifie : « Allh ta^la créé le trône comme manifestation de Sa puissance et ne l’a pas pris comme endroit pour Lui-même. »

Et il a dit également :

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(man za^ama ‘anna ‘ilahana mahdoud faqad jahila l-khaliqa l- ma^boud) ce qui signifie :« Celui qui prétend que Dieu est limité a ignoré le Créateur, Celui Qui est adoré. » Ce qui est limité (mahdoud) c’est ce qui a un volume, que ce soit petit ou grand. Tiré du livre "Hilyatou l-‘Awliy’" - Biographie de ^Aliyy Ibnou AbTalib tome 1, p 73.

L’assassinat de l’imam

^Aliyy

Après 4 ans et 9 mois environ de califat, notre maître ^Aliyy est mort martyr.
Après 4 ans et 9 mois environ de califat, notre maître ^Aliyy est
mort martyr. En effet, il a été assassiné par un kharijite à l’aide
d’un poignard empoisonné.

Le décès de notre maître ^Aliyy

Le décès de notre maître ^Aliyy a eu lieu en l’an 40 de l’hégire, c’était le 21 ème jour du mois de Ramadan. C’est en se rendant à la prière de l’aube (soubh) qu’il a été lâchement poignardé par un kharijite du nom de ^Abdou r-Rahman Ibnou mouljam Al-Mouradiyy. Les khawarij sont ceux qui se prétendent musulmans mais combattaient l’imam ^Aliyy. Le poignard utilisé était envenimé.

Notre maître ^Aliyy est mort à l’age de 63 ans tout comme le Prophète Mouhammad ainsi que le meilleur des compagnons Abou Bakr. Il est mort, que Dieu (Allah) l’agrée, martyr, heureux, ayant reçu l’annonce de bonne nouvelle du Paradis et de sa félicité. Son califat a duré 4 ans et 9 mois.

Les funérailles de Abou Tourab

Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux fils de l’imam ^Aliyy, ainsi que ^Abdou l-Lah, le fils de son frère Ja^far, se sont occupés de son lavage mortuaire. Al-Haçan a dirigé la prière funéraire et notre maître ^Aliyy a été enterré peu avant l’aube. Certains disent qu’il a été enterré en face de la mosquée Koufa ; d’autres devant le palais des gouverneurs ; d’autres encore ont dit à Najaf. Mais en vérité sa tombe honorée a été dissimulée par crainte des nuisances de la part des kharijites et personne ne sait où elle se trouve.

Ceux qui ont combattu le calife étaient injustes

Al-Hakim, que Allah lui fasse miséricorde, a rapporté dans Al- Moustadrak d’après Rifa^ah Ibnou Iyas Ad-Dabbiyy, d’après son père, d’après son grand-père, qu’il a dit :

« Nous étions aux côtés de ^Aliyy le jour de la bataille de Al-Jamal. Il a demandé à ce qu’on fasse venir Talha’ Ibnou ^Oubaydi l-Lah en lui proposant de le rencontrer. Talha’ est venu à lui. ^Aliyy lui a dit :

- Je te conjure par Allah, n’as-tu pas entendu le Messager de

Allah

par Allah, n’as-tu pas entendu le Messager de Allah dire : اد 1 د و Gاو

dire :

اد 1 د و Gاو 1 لاو () ا ، G . G %آ 1

(Man kountou mawlah fa ^Aliyyoun mawlah Allahoumma wali man walah wa ^adi man ^adah) ce qui signifie : "Celui qui se réclame de moi, qu’il se réclame de ^Aliyy. Ô Allah, accorde la victoire à celui qui est son partisan et le châtiment à celui qui le prend pour ennemi".

Alors Talha’ a répondu :

- Oui, j’ai entendu ce hadith.

^Aliyy lui a dit :

- Alors pourquoi me combats-tu ?

Talha’ lui a dit :

- J’avais complètement oublié le hadith.

Et Talha’ est reparti. »

C’est Marwan Ibnou l-Hakam qui l’a tué alors qu’il quittait le champ de bataille. Abou^Oumar Ibnou ^Abdi l-Bar a dit : « Les savants et les personnes dignes de confiance ne divergent pas sur le fait que c’est Marwan qui a bien tué Talha’ ».

A RETENIR

- Abou Bakr est le meilleur homme après les Prophètes et donc le meilleur de
- Abou Bakr est le meilleur homme après les Prophètes et donc le meilleur de

-Abou

Bakr est

le meilleur homme après les Prophètes et donc le meilleur de

tous les saints

de toutes les communautés.

-Il est le premier homme à avoir cru et suivi le

Prophète Mouhammad.

-Il a été le premier calife

bien guidé.

-Abou Bakr est le premier homme de la communauté du Prophète Mouh ammad à être
-Abou
Bakr est le premier homme de la communauté du Prophète
Mouh
ammad
à être entré en Islam.

-Abou Bakr est le premier calife.

-Il n’a pas pris injustement le califat mais il a été désigné calife suite au

-Il n’a pas pris injustement le califat mais il a été désigné calife suite au décès

du Prophète.

-Il n’a pas pris injustement le califat mais il a été désigné calife suite au décès
insu.
insu.

-Abou

Bakr a consommé une bouchée d’un plat d’une provenance illicite à son

-Dès qu’il en a pris connaissance, il n’a pas hésité à se faire vomir jusqu’à

-Dès qu’il en a pris connaissance, il n’a pas hésité à se faire vomir jusqu’à ce

que la bouchée sorte de son corps.

qu’il en a pris connaissance, il n’a pas hésité à se faire vomir jusqu’à ce que
-Abou

-Abou

Bakr craignait sincèrement Dieu, il était un grand saint.

-Abou

 

Bakr a défendu la religion de l’Islam face à ceux qui ont semé la

discorde.

 
-De nombreux compagnons connaissant le

-De nombreux compagnons connaissant le

de ces combats.

-De nombreux compagnons connaissant le de ces combats.