Vous êtes sur la page 1sur 178
2 de Sciences Économiques Sociales programmeprogramme 20201100 collection collection albert albert cohen cohen Le
2 de Sciences Économiques Sociales programmeprogramme 20201100 collection collection albert albert cohen cohen Le
2 de Sciences Économiques Sociales programmeprogramme 20201100
2 de
Sciences
Économiques
Sociales
programmeprogramme 20201100

collectioncollection albertalbert cohencohen

20201100 collection collection albert albert cohen cohen Le site compagnon www.bordas-ses.fr (voir au dos) « Usage
20201100 collection collection albert albert cohen cohen Le site compagnon www.bordas-ses.fr (voir au dos) « Usage

Le site compagnon www.bordas-ses.fr

(voir au dos)

cohen Le site compagnon www.bordas-ses.fr (voir au dos) « Usage strictement réservé à l'établissement

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

collection albert cohen

2 de
2 de

Sciences

collection albert cohen 2 de Sciences Économiques Sociales programme programme 20 20 1 1 0 0

Économiques

Sociales

programmeprogramme 20201100

Sous la direction d’Albert Cohen

Professeur au lycée Claude Monet, Paris

Cédric Passard

Professeur à l’IEP, Lille

Pierre-Olivier Perl

Professeur à l’école nationale de commerce, Paris

Paul Caron

Professeur au lycée Auguste Mariette, Boulogne-sur-Mer

Matthias Knol

Professeur au lycée Guy Mollet, Arras

Germain Maury

Professeur au lycée Sophie Germain, Paris

Sandrine Poirson-Clausse

Professeur au lycée international, Saint Germain-en-Laye

Franck Rimbert

Professeur au lycée Gabriel Guist’hau, Nantes

Olivier Thierry

Professeur au lycée André Malraux, Gaillon

Jérôme Villion

Professeur au lycée Claude Monet, Paris

Auteur du site compagnon http://ses.editions-bordas.fr

Estelle Cardon

Professeur au lycée Francisque Sarcey, Dourdan

Cardon Professeur au lycée Francisque Sarcey, Dourdan « Usage strictement réservé à l'établissement

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Coordination éditoriale :

Céline Martin-Robinot

Édition :

Claire Hennaut et Caroline Lesellier

Iconographie :

Laetitia Guillemin

Couverture :

Valérie Venant

Conception graphique et réalisation :

Laurent Romano

Coordination artistique :

Pierre Taillemite

Infographie :

Thomas Winock, Dominique Gueveneux

Photogravure :

Irilys

Fabrication :

Jean-Marie Jous

© Bordas/SEJER, Paris 2010 ISBN 978-2-04-732681-7 ISBN numérique : 978-2-04-734328-9

Toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur, ou de

ses ayants droit, ou ayants cause, est illicite (article L.122-4 du Code de la Propriété intellectuelle). Cette repré- sentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par l’article L.335-2 du Code de la Propriété intellectuelle. Le Code de la Propriété intellectuelle n’autorise, aux termes de l’article L.122-5, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective d’une part et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration.

2

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Avant-propos

Ce manuel est conforme au nouveau programme et à une démarche – tant d’enseignement d’exploration que d’enseignement qui permettra de continuer dans la filière ES – qui consiste à donner du sens, en proposant des documents variés : photos, textes courts, qui vont à l’es- sentiel, tableaux, graphiques.

Il est aussi conforme aux principes fondateurs des Sciences économiques et sociales (SES) :

pluralisme des doctrines, pédagogie active et esprit pluridisciplinaire, limité à l’écono- mie et la sociologie, plus rarement à l’histoire et aux sciences politiques, que l’on retrouve par exemple, lorsque cela est nécessaire. Là où les économistes prennent le marché pour un fait acquis, les sociologues s’interrogent par exemple.

C’est dans cet esprit que nous avons maintenu une « introduction », centrée sur un « objet », ici « la rencontre amoureuse » qui exprime ce que sont les SES. Cette introduction n’est pas inscrite dans le programme, mais nous avons jugé utile de ne pas entrer de manière abrupte dans la première question. Cette présentation de la démarche des SES – ici à travers le regard du sociologue et de l’économiste — comme cela était fait traditionnellement, per- mettra aux professeurs et aux élèves d’aborder les SES par un angle plus mobilisateur.

Ce manuel doit aider, guider et convaincre tous les utilisateurs. Nous espérons que de nom- breux élèves se dirigeront vers la voie ES, voie d’excellence aux débouchés multiples et de démocratisation puisque ceux qui la suivent chaque année sont de plus en plus nombreux.

Clarté, lisibilité et simplicité sont donc des maîtres mots qui structurent l’ouvrage : décou- vrir, analyser, aller plus loin, l’essentiel, des exercices et un TD.

Après une double page, « Découvrir », qui incite l’élève à la découverte du thème (d’où vient l’argent de poche par exemple pour le chapitre 1 ou l’entreprise «Apple » pour le chapitre 3), trois ou quatre doubles-pages « Analyser » permettent d’approfondir et d’analyser le thème au sens propre. Chacun débute ainsi par un document signalé comme tel (« Pour commen- cer »), descriptif, simple d’accès qui permet à l’élève « d’entrer » dans la double page. Nous avons choisi cette structure pour que l’enseignant soit libre de sa démarche et qu’il propose aux élèves tout ou partie des chapitres. Les doubles-pages sont indépendantes de manière à ce que la liberté pédagogique soit valorisée. Mais, leur ensemble forme aussi un tout qui permet de traiter le chapitre en entier.

« Aller plus loin », le plus souvent sur une seule page, conduit soit à développer une ques- tion plus ardue, à donner des statistiques sur un point précis (l’artisanat dans le chapitre 3 par exemple), soit à aborder une question différente (le marché est-il donné ou construit dans le chapitre 5).

Chaque double ou simple page se clôt par un « faire le bilan » (une question la plupart du temps) qui permet aux élèves de comprendre s’ils ont bien saisi les enjeux des doubles- pages.

À la fin de chaque chapitre, une synthèse reprend « l’essentiel » et des exercices permettent aux élèves de vérifier leurs connaissances. Les travaux dirigés (une page en général) sont très divers : cela va « d’organiser un débat » à l’analyse « d’une publicité », d’une « enquête » à un « jeu ».

Les fiches méthode, y compris des fiches informatiques, sont disponibles en fin d’ouvrage. Elles permettent de répondre aux questions posées après chaque document, de tirer une idée d’un document (texte, tableau ou graphique), d’organiser un paragraphe, d’argumenter, de faire un plan, de rédiger une introduction, ou de faire une synthèse.

Les auteurs

3

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Présentation de votre manuel

Découvrir
Découvrir

Pour découvrir

le thème

8 Le chômage : DOC 2 De la population totale au chômage Population totale (au
8 Le chômage :
DOC 2
De la population totale au chômage
Population totale (au 1 er janvier 2008)
Questions
des coûts salariaux trop élevés
ou une insuffisance de la demande ?
62 131 000
1. Calculer. Quelle est la propor-
tion d’inactifs et d’actifs dans la
population française ?
D Voir Fiche méthode n o 3 p. 154
Population inactive
31 147 000
Population active
27 984 000
Découvrir
Qu’est-ce qu’un chômeur?
2. Calculer. Après avoir calculé la
proportion d’actifs inoccupés dans
la population active, expliquez à
quoi correspond votre calcul.
3. Déduire. Pourquoi les chômeurs
sont-ils classés parmi les actifs ?
Population active occupée
Population active inoccupée
25 913 000
2 070 000
DOC 1
En recherche d’emploi…
Insee, 2010.
DOC 3
Quelques témoignages de chômeurs
Témoignage 1 : « L’ouvrier du Nord n’a jamais pen-
sé à autre chose qu’au travail. […] C’est pas normal,
je ne peux pas m’y faire […]. On ne se sent plus un
homme.»
Témoignage 2 : « Je me sens presque culpabilisée de ne pas
travailler. Je me sens gênée quand on me pose souvent la
question : alors tu as trouvé ? ou… Alors souvent je réponds :
Homme, 52 ans, marié, sans enfant, ajusteur,
certificat d’études primaires (CEP).
Témoignage 3 : « J’ai toujours peur d’être pris pour
un fainéant, parce que les chômeurs n’ont pas bien
d’amis, il faut reconnaître. Parce que d’après certai-
nes réflexions, même dans ma famille, d’après cer-
taines réflexions, le chômeur n’a pas bien d’amis, le
chômeur c’est un fainéant et pourtant, Dieu sait, un
chômeur cavale.»
Oh ! presque… Énormément ! C’est vrai hein, j’ai l’impres-
sion d’être… je ne sais pas… et d’ailleurs j’ai parlé souvent
avec des gens qui ne travaillent pas, ils disent aussi qu’ils
ont le sentiment d’être, je ne sais pas, dévalorisés, de se
sentir fautifs aussi dans cette situation, parce qu’il y a aussi
l’espèce d’idéologie qui veut que ceux qui veulent vraiment
trouver, ils en trouvent toujours.»
Femme, 31 ans, mariée, sans enfant, psychologue, maîtrise de lettres.
Dominique i Y^dWff[h, L’Épreuve du chômage, Gallimard, [1981], 1994.
Homme, 40 ans, marié, sept enfants, boulanger, sans diplôme.
Questions
1. Lire. Citez tous les mots dans ces témoignages qui mon-
trent que le chômage est une expérience difficile à vivre.
2. Analyser. Pourquoi les chômeurs vivent-ils mal leur expé-
rience ?
S OMMAI RE
Sur la pancarte, il est écrit : « Emploi recherché. Diplômé en histoire, Université du Kent.
Interrogez-moi. Prêt à travailler gratuitement le premier mois. Ensuite, embauchez-moi
ou licenciez-moi. Merci pour votre attention. David. »
LeLe saviez-voussaviez-vous ??
D⁄ COUV RI R Qu’est-ce qu’un chômeur ?
ANALYSE R 1 Les emplois sont-ils en voie de disparition ?
ANALYSE R 2 Peut-on réduire le chômage en baissant le coût du travail ?
ANALYSE R 3 Augmenter les salaires permet-il de soutenir la demande et de créer des emplois ?
Questions
La population active est composée
des personnes en âge de travailler
(15 ans et plus) qui ont ou qui re-
cherchent un emploi. Lorsqu’elles
possèdent un emploi, elles partici-
pent à la population active occupée,
et si elles en recherchent un, alors
elles appartiennent à la population
active inoccupée.
ALLER PLUS LOI N Comment baisser le coût du travail sans baisser le salaire ?
LÑESSENTIEL üExpliquer l’effet du salaire sur le chômage
E XE RCI CE S
1. Déduire. À partir de cette photo, donnez les caractéristiques de ce chômeur.
2. Expliquer. Pourquoi est-il prêt à travailler gratuitement le premier mois ?
T RAVAUX DI RI G⁄ S Comprendre une fiche de salaire
114 Formation et emploi
8. Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ?
115
trop élevés ou une insuffisance de la demande ? 115 Un ou deux documents courts et
trop élevés ou une insuffisance de la demande ? 115 Un ou deux documents courts et

Un ou deux documents courts et facilement accessibles pour appréhender le sujet

et facilement accessibles pour appréhender le sujet Une ou deux grandes photos Analyser DOC 2 Le

Une ou deux grandes photos

Analyser DOC 2 Le fonctionnement du marché du travail selon les néoclassiques Analyser 2 Peut-on
Analyser
DOC 2
Le fonctionnement du marché du travail selon les néoclassiques
Analyser 2
Peut-on réduire le chômage
e
marché du travail est
un marché
sont attirés sur le marché, alors que
L
en en baissant
le coût du travail ?
qui fonctionne comme les autres.
les
employeurs ne sont pas disposés
Questions
Pour approfondir et analyser
les grands points du thème
Une offre de travail,
embaucher trop de travailleurs, car
adressée par les
à
travailleurs qui cherchent un emploi,
travailleurs qui cherchent un emploi,
le
e
co coût du travail trop élevé limite
la
1.
Lire.
Pourquoi
la fixation du
Pour commencer
Un coût du travail
trop élevé en France ?
une demande de travail, adressée
demande de travail,
et
t
une
adressée
rentabilité rentabilité
de de
la production.
la production. […]
[…]
Au Au
salaire salaire
minimum minimum
(SMIC) (SMIC)
par par
Évolution du taux de chômage en France de 1975 à 2007
Analyser 1
Les emplois sont-ils
en voie de disparition ?
l’État créerait du chômage, selon
les
entreprises,
se rencontrent.
l’État créerait du chômage, selon
par
niveau du
salaire d’équilibre offre
et
Questions
ce texte ?
L’offre et la
demande
de travail
dé-
demande s’égalisent, et le plein-em-
Taux de chômage (en %)
pendent du niveau de salaire.
Coût de la main-d’œuvre en 2007,
L’offre
ploi
apparaît.
2.
Déduire.
À quelle
condition
le
1.
Lire. Faites une phrase qui explique cha-
en €, par heure
12
1
est
logiquement
croissante
avec
le
Si
on introduit un salaire minimum,
salaire
minimum
(SMIC)
pourrait
cune des deux données pour l’année 2007
ne pas déséquilibrer le marché du
Allemagne
27,80
salaire, alors que la demande est dé-
croissante. Pour un niveau de salaire
le
mécanisme
de marché sera per-
10
dans les deux graphiques.
salaire proposé,
travail ?
turbé […] Pour le
les
Belgique
32,68
inférieur
au
salaire
d’équilibre,
les
agents économiques
offrent une plus
3.
Expliquer. Expliquez la phrase
2.
Déduire. À quoi correspond la zone jau-
Pour commencer
Les chiffres du chômage sont-ils fiables ?
Bulgarie
1,89
8
employeurs sont
grande quantité
de travail, alors que
soulignée.
ne dans le 1 er graphique ?
Danemark
34,74
cher de nombreux
disposés à embau-
travailleurs, alors
les
employeurs demandent moins de
6
3.
Décrire. Comment a évolué cette zone
Espagne
16,39
que
ces derniers
travailleront moins,
travail.
Cela
se
de traduit
dévelop-
France
31,24
Le saviez-vous ?
depuis 1975 ?
et
que
certains
ne
se
présenteront
pas
pement
chômage.
au suppression le
4
Lituanie
5,09
sur
le
marché
du
travail,
préférant
les
du
salaire
du minimum
revenir permettrait La par
par
4.
Calculer. À partir d’un calcul simple,
Le
salaire
minimum
salaire
Luxembourg
33,00
Questions
loisirs
emploi
qui
rapporte
peu.
conséquent
plein-em-
en
dessous
duquel de c’est
un
est employeur le
calculez l’évolution qu’a connue le taux de
2
Par
contre,
pour
un
niveau
de salaire
ploi.
n’a
droit
payer
un
sa-
Pologne
6,78
chômage en France entre 1975 et 2008 dans
larié.
pas En le France,
le salaire
1.
Déduire. Identifier les deux personnages
supérieur
à un au
salaire
d’équilibre,
les
Sous la coordination de Marc c
Un document « Pour commencer »,
descriptif, simple d’accès
permet à l’élève « d’entrer »
dans la double page.
Portugal
11,32
edj eki i &,
0
minimum
interprofessionnel
de
le 2 e graphique.
« Le salaire
minimum
», 50 débats sur
le travail,
travailleurs sont disposés à travailler
de la caricature.
Royaume-Uni
27,19
croissance (SMIC).
davantage, et de nouveaux travailleurs
Bréal, 2008.
D Voir Fiche méthode n o 4 p. 156
Slovaquie
6,41
2.
Expliquer. Que semble faire l’homme
Slovénie
12,09
à la cravate, et pourquoi ?
Champ : France métropolitaine, individus de plus de 15
ans.
Insee, 2008.
Suède
33,30
3.
Analyser. Pourquoi, à votre avis, l’autre
2
Questions
UE à 27
19,85
DOC 3
La représentation graphique
du marché du travail
1.
Coût de la main-d’œuvre dans l’industrie et les
services
(hors administration publique).
1.
Lire.
Pourquoi
salarié
français
est-il
remplacé
? par
? plu-
personnage affirme que tout dépend du
point de vue ?
DOC 2
Les transformations de l’emploi en France
Coût de la main-d’œuvre
en 2006 pour l’ensemble
2.
de l’UE à 27.
Coût du
sieurs
autres
salariés
provenant
pays
étrangers
Offre
Questions
travail
Source : Eurostat, 2008.
A u sein de l’emploi salarié, les formes d’emploi se sont profondé-
de travail
2.
Observer.
À
partir
du
tableau,
des
de regroupe-
Questions
Définition
1.
Expliquer.
Pourquoi
la courbe
ments
pertinents
le de
pays,
en
les de justifiant. proposez
ment transformées depuis le début des années 1980, avec une
de
demande
de
travail est
dé-
3.
Déduire.
Comment
ces
disparités
de
salaire
peuvent-
1.
Lire. Globalement, comment a évolué
Le
coût
du travail par correspond
à l’ensemble
des
augmentation des contrats « atypiques » d’emploi, tels que les CDD,
Salaire
croissante, et pourquoi la courbe
elles
jouer
la sur
l’emploi
coûts
le engendrés
l’embauche
d’un salarié,
minimum
d’offre de travail est croissante
le nombre d’emplois atypiques ?
l’intérim, ou les emplois aidés. En 2007, 12,3 % des actifs occupés
?
4.
Expliquer.
Pourquoi
? est-il
plus
pertinent
comparer
dont
salaire.
étaient en CDD, en intérim, ou encore en emploi aidé ou en appren-
2.
Déduire.
Pourquoi
un niveau
2.
Lire. Peut-on dire que les emplois aty-
le
coût
de
main-d’œuvre
horaire
et
non
mensuel
de
salaire
minimum,
supérieur
piques représentent en France une grande
tissage. […]
au coût du travail
d’équilibre, en-
LeLe saviez-voussaviez-vous ??
proportion de l’emploi ?
L’emploi flexible et temporaire fait désormais partie du paysage de
Coût de travail
d’équilibre
traîne du chômage
?
Demande
l’emploi salarié en France. Les CDD représentent la majorité des em-
3.
Expliquer. Que signifie la phrase souli-
Il existe différentes façons de mesurer le chômage, en fonc-
les chômeurs, comptabilise comme chômeurs les individus « de-
3.
Expliquer. Comment une
sup-
de travail
Baisser le coût du travail saisonnier
pression du salaire minimum per-
gnée ?
DOC 1
tion de sa définition ou de la méthode utilisée pour comptabi-
mandeurs d’emploi », c’est-à-dire ceux qui sont inscrits au Pôle
bauches (près des trois quarts), et ont beaucoup contribué à augmen-
Quantité
mettrait de résorber le chômage ?
liser les chômeurs.
travail saisonnier
appliquée par anticipation
Emploi comme chômeurs.
a baisse
du
coût du
sera
dès le
ter les mouvements de main-d’œuvre […]. Toutefois, cela ne signifie
L
de travail
Demande de travail au
Quantité de
Offre de travail
au niveau
janvier 2010 dans le secteur agricole, a
Ainsi, le Bureau international du travail (BIT) définit comme
1
er
annoncé jeudi le ministre de
Il n’est pas évident qu’un chômeur réponde aux deux défini-
l’Agriculture
Questions
niveau du salaire minimum
pas que le CDI ait disparu, puisqu’il représente toujours 77,2 % de
travail
du salaire minimum
LeLe saviez-voussaviez-vous ??
Bruno Le Maire devant
chômeur un individu ayant au moins 15 ans, sans emploi (il
le congrès national
des producteurs de fruits (FNPF). […]
tions. On peut être inscrit au Pôle Emploi sans être chômeur
d’équilibre
1.
Calculer. Calculez la baisse
l’emploi […]. Ceci suggère une segmentation accrue du marché du
Le taux horaire,
ne faut même pas avoir travaillé une heure dans la semaine
fixé à 9,29
euros (contre 12
euros en moyenne
actuellement dans
au sens du BIT : comme un intérimaire par exemple, et inver-
Les
contrats à durée indéterminée (CDI)
du coût horaire du travail en
Population
en emploi
Population au chômage pour
travail français, entre un noyau dur d’emplois stables et un ensemble
l’agriculture), « a été basculé du projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA)
précédente), disponible pour travailler (dans les 15 jours) et
sement : comme, par exemple, un chômeur découragé qui juge
sont
des contrats de travail dont le terme
euros, puis en pourcentage.
lorsqu’il
y a un salaire
minimum
le niveau de salaire
minimum
vers la loi de finances
rectificative (LFR) afin d’être appliqué dès le 1
er
janvier 2010 », a
d’emplois précaires. […]
à la recherche d’un emploi (la recherche doit être active).
inutile de s’inscrire sur les listes officielles, mais qui répond à
n’est
pas fixé, alors qu’un contrat à durée
Voir Fiche méthode
o
déclaré M. Le Maire devant quelque 200 producteurs, adhérents de
D
n
4 p. 156
Lecture : par rapport au coût de travail d’équilibre, la
salaire minimum qui lui est supérieur
mise en place d’un
la
FNPF, réunis
demande, de telle manière que davantage
Le Pôle Emploi, c’est-à-dire l’administration qui suit et aide
tous les critères du chômeur au sens du BIT.
Le temps partiel s’est développé assez tardivement en France […].
déséquilibre
l’offre et la
de travailleurs se présentent sur le marché
2.
Expliquer. En
quoi
le coût
plus élevée), que moins d’emplois
(l’offre de travail est
sont proposés (la demande de travail est plus faible).
à Le Valence
(Drôme).
[…]
du travail saisonnier réduit-il
Finalement, la différence entre cette offre et cette demande constitue le chômage.
Sa part dans l’emploi apparaît stabilisée depuis le début des années
déterminée (CDD) prend fin au bout d’une
certaine période. L’emploi typique est un em-
à faire baisser le coût du travail occasionnel
ministre
s’était engagé
cet été alors
la compétitivité de la France ?
ploi
qui respecte la norme de l’emploi : un
2000, et se situe légèrement en dessous de la moyenne européenne.
que les producteurs de fruits étaient
confrontés à une grave crise en raison de la
3.
en Conclure.
pouvez-vous
CDI
à temps plein. Les autres emplois sont
chute des prix.
Il avait alors souligné
Christine [ ^h[ b, « Les transformations de l’emploi en France », in « Travail, emploi,
conclure sur
Que les
liens entre
classés parmi les emplois atypiques.
d’améliorer la compétitivité du
la nécessité
secteur agricole
chômage », Cahiers français, n° 353, La Documentation française, novembre-
le coût du travail
et l’emploi ?
Faire le bilan
par rapport à ses concurrents
européens, comme l’Allemagne
ou l’Espagne, où le
décembre 2009.
DOC 1
Évolution de la population active, de l’emploi et du chômage
Comment une baisse du coût du travail permet-elle d’atteindre le plein-emploi ?
taux horaire est bien inférieur (entre
6 et près de 8 euros).
AFP, 28 janvier 2010.
NeNe paspas confondre…confondre…
Évolution de la population active et de l’emploi en France de 1975 à 2007
salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ?
118
Formation et emploi
Faire le bilan
8. Le chômage : des coûts
119
Le
nombre d’emplois ne correspond
Nombre d’individus (en %)
LeLe saviez-voussaviez-vous ??
pas
à la population active car celle-
29
000
ci
comprend tous les individus qui se
Complétez les termes ou les effectifs manquants de ce schéma.
Le
sous-emploi mesure l’ensemble des
28
000
Nombre de chômeurs
trouvent sur le marché du travail, soit
Population active occupée
27
000
Nombre d’emplois
qu’ils occupent un emploi, soit qu’ils
actifs occupés à temps partiel, qui sou-
haiteraient travailler davantage, ainsi
25 1913 000
26
000
en
recherchent un (chômeurs).
que
les personnes à temps partiel ou à
25
000
Emplois non salariés
temps plein qui ont travaillé moins que
d’habitude.
24
000
23 183 000
23
23
000 000
Définition
DéfiDé nni ononn
22
22
000 000
Le
Le
taux taux de de chômage chômage mesure mesure la la part part
21
21
000 000
des des chômeurs chômeurs dans dans la la population population
dont Sous-emploi
20
20
000
000
active.
active.
1
247 000
Contrats à durée déterminée
(CDD)
Intérimaires
Apprentis
20 147 000
548 000
347 000
Notes : population active occupée au sens
dont Emplois aidés
du Bureau international du travail (BIT) ;
1
363 000
les données du sous-emploi sont de 2007.
Champ : France métropolitaine, individus de plus de 15 ans.
Champ : France métropolitaine, individus de plus de 15 ans.
Insee, 2008.
Insee, 2008.
Baisser les salaires,
un risque pour l’emploi
DOC 2
Analyser 3
Augmenter les salaires
permet-il de soutenir la demande
et de créer des emplois ?
Questions
ès les années
1930,
Keynes contestait la capacité
d’une baisse des
D
1. Expliquer.
Pourquoi,
selon
Keynes,
116
116
Formation et emploi
Formation et emploi
salaires à restaurer
l’emploi dans une
économie subissant une crise
8. Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ?
117
une économie où la demande est faible
des débouchés. Même si l’effet de
substitution travail-capital existait, ex-
est une économie
qui peut connaître le
pliquait-il, il serait plus
que
compensé par un effet revenu négatif : la
chômage ?
chute du pouvoir d’achat
des salariés
accentuerait l’insuffisance
de la de-
mande et donc aussi le recul de la demande
2. Analyser.
Pourquoi
à baisser
les
le salai-
Au milieu des années 1980, les théories
de travail. […]
salaire d’efficience […] sug-
res
dans
économie
dont la demande
cœur de l’activité économique, la consommation
du
Pour commencer
Au
est
faible une
aboutirait
amplifier
chô-
gèrent [que]
la productivité dépend des salaires.
[…] Libenstein (1957)
mage
?
[que, dans les pays pauvres,
la hausse des salaires avait
montrait [déjà
3. Expliquer.
Expliquez la phrase souli-
des
effets bénéfiques
sur la productivité globale, probablement via son
gnée.
impact sur l’alimentation,
la santé et l’éducation.
[…] L’effort et la qualité
du travail offert par l’individu
sont d’autant plus forts que la rémunéra-
tion est élevée, et inversement.
Autrement dit, pour l’employeur, mieux
Questions
vaut surpayer un peu des salariés
impliqués, fiables et reconnaissants que
sous-payer des salariés qui ne
Des rubriques
1. Décrire. Pourquoi
le
personnage de
ce
dessin
manqueront pas d’ajuster leur effort à la baisse. […]
semble
déçu
n’est pas qu’un coût, c’est aussi un revenu qui
Le salaire
conditionne la
2.
Déduire.
Que
souhaitait
faire
personnage
survie, le niveau de vie et le sentiment d’être
traité équitablement.
l’argent
obtenu
du
distributeur
?
« Définitions »,
Jacques ]
Vraies Lois de l’économie,
&d&h[ k n,
Les
Seuil, 2002.
3.
Déduire.
Pourra-t-il
consommer
beaucoup ? de
LeLe sasaviez-vousviez-vous ??
LeLe saviesaviez-vousz-vous ??
4.
Analyser.
Expliquez
pourquoi
sa
le consommation
ne
pourra
pas
? créer
beaucoup
d’emplois.
John
Maynard
Keynes (1883-1946)
est un économiste
Les
théories
élevés, d’efficience
emploi expliquent
et versant
« Le saviez-vous ? »
britannique.
Il révolutionna
la théorie économique
en ana-
des
salaires
les cet individus
incités qu’en
à faire
plus
lysant la
grave crise économique qui débuta en
1929.
d’efforts
pour plus du conserver salaire
bien
sont rémunéré,
donc
travaillent plus efficacement, et sont donc plus productifs.
« Ne pas confondre »
Prendre en compte la productivité
DOC 3
du travail
coûts horaires du travail est médiatiquement
scandent les documents.
Se limiter à la comparaison des
très efficace mais économiquement erroné :
du point de vue de l’entreprise […],
Questions
tout dépend, en effet, de l’efficacité de
ces heures de travail, ce
que l’économiste
1. Lire.
Pourquoi
est-il
perti-
appelle la productivité
du travail. Partons d’un exemple fictif :
nent de comparer les coûts du
Une expérience
paradoxale d’augmentation
Du coût salarial au coût salarial unitaire
des salaires
travail
en
prenant en
compte
DOC 1
Pays
Coût horaire
Productivité horaire
Coût salarial unitaire
leur productivité ?
salaire minimum a brusquement
e
1
er
avril
1992, le
été
modifié
Pennsylvanie,
aurait
observer
une
L
2. Expliquer. Des salaires élevés
Pays A
100
10
100/10 = 10
augmenté de près de 19 % dans l’État du New Jersey.
évolution
les on
fast-foods
beaucoup
plus
nuisent-ils
nécessairement
à
Pays B
20
2
20/2 = 10
En
revanche,
il
n’a
pas bougé dans
l’État voisin de
favorable
en
qu’au
New
Jersey.
[…]
l’emploi
Pennsylvanie. David Card et Alan Krueger, alors profes-
La
hausse
salaire
dans minimum dans
n’a
pas
eu
d’impact
né-
Supposons que le coût horaire de la main-d’œuvre est de
3. Déduire.
quelle
condition
100 dans le pays A et de
seurs d’économie à l’Université
de Princeton, ont profité
gatif
sur
l’emploi
les
fast-foods
du
New
Jersey.
Elle
est-il
possible
d’augmenter
dans le pays B, autrement
20
dit dans un rapport de
1 à 5.
Supposons maintenant
de cette expérience
« naturelle » pour tenter d’évaluer les
aurait
peut-être
même
un
impact
faiblement
positif.
salaires
? sans À que
cela
nuise les à
chaque heure travaillée
en A permet de produire
effets d’une hausse du salaire minimum
que
10 unités d’un bien, contre
sur l’embauche
Un
résultat
de du inimaginable en Pennsylvanie l’emploi
eu pour
beaucoup
d’économistes.
l’emploi.
en B : la productivité
en A est, sous cette
2
hypothèse, 5 fois supérieure à celle
des
personnes concernées
par ce salaire. Pour cela, ils
, Le Chômage, fatalité ou nécessité ?,
Pierre YW^kY, André pobX[
hX[ h]
B. Le coût salarial unitaire, qui est le
rapport entre le coût salarial et
observée en
comparé l’évolution
du niveau de l’emploi dans
ont
les
Flammarion, 2004.
fast-foods situés au New Jersey et en Pennsylvanie. […]
la productivité du travail, est alors de 10 € par unité produite, et ce dans les deux
pays. Les différences de coût salarial
sont, sous les hypothèses
mentionnées, en-
La rentabilité de ces restaurants dépend directement de
compensées par le différentiel
tièrement
de productivité. Logiquement, c’est le
ce niveau de salaire, et
l’on doit s’attendre
à ce que l’em-
Questions
coût salarial unitaire que comparent
les entreprises, et non pas le coût horaire
ploi de ce secteur soit particulièrement
sensible à ses va-
de la main-d’œuvre.
riations. Le raisonnement
1. Expliquer. Pourquoi l’expérience
élémentaire auquel adhéraient,
scientifique de David
Les Nouvelles Géographies du capitalisme.
Olivier X
ek XW×e b] W,
selon David Card et Alan Krueger,
plus de 90 % des écono-
Card et Alan Krueger est-elle intéressante ?
« Faire le bilan » pour savoir
si les élèves ont bien saisi
les enjeux des doubles-pages.
Comprendre et maîtriser les délocalisations, Seuil, 2006.
mistes professionnels aux États-Unis, aboutissait à un
dia-
2.
Déduire.
Expliquez
phrase
soulignée.
gnostic sans appel : l’augmentation
du salaire minimum va
3. Déduire.
au Sachant
que
la les
salariés
des
fast-foods
sont ex-
ré-
Faire le bilan
diminuer la rentabilité
secteur de la restauration ra-
du
munérés
salaire
minimum,
comment
pourriez-vous
pide au New Jersey
et détruira donc des emplois dans les
pliquer
qu’en
augmentant
ce
revenu,
l’emploi
augmente
?
Comment des salaires élevés peuvent-ils favoriser
l’emploi ?
État. Comme le salaire minimum n’a pas
fast-foods de cet
8. Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ?
120
Formation et emploi
121
1975 1977 1979 1981 1983 1985 1987 1989 1991 1993 1995 1997 1999
1975 1977 1979 1981 1983 1985 1987 1989 1991 1993 1995 1997 1999
1975 1977 1979 1981 1983 1985 1987 1989 1991 1993 1995 1997 1999
2001
2001
2003
2003
2005
2005
2007
2007
2001
2003
2005
2007

4

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Aller plus loin
Aller plus loin
L’essentiel
L’essentiel

Pour développer une question plus ardue, donner des statistiques sur un point précis ou aborder une question différente

Aller plus loin Comment baisser le coût du travail sans baisser le salaire? DOC 1
Aller plus loin
Comment baisser le coût du
travail sans baisser le salaire?
DOC 1
La décomposition du coût du travail
COÛT DU TRAVAIL
(ou salaire super-brut)
Questions
1. Lire. Montrez que ce que l’employeur
paye pour le travail de sa main-d’œuvre
ne correspond pas au salaire que le sala-
Salaire brut
Cotisations patronales
rié touche pour le travail effectué.
2. Déduire. Quelle partie du coût social
est-il possible de diminuer, sans que
cela affecte le salaire net touché par le
Salaire net
Cotisations salariales
salarié ?
3. Lire. Montrez que les cotisations so-
ciales ne sont pas « perdues » pour le
Compte
du salarié
Financement de la
protection sociale
salarié.
4. Discuter. Quel risque une baisse des
cotisations patronales peut-elle faire
peser sur les salariés ?
Allocations familiales, remboursements
de frais médicaux, pensions de retraite,
etc.
DOC 2
Comment réduire le coût du travail ?
C onstater que le coût du travail exerce un impact négatif sur l’emploi ne signifie pas qu’il
faut nécessairement baisser le salaire. En France, l’écart entre le coût du travail et le salaire
est considérable. Il est parfaitement possible de réduire le premier sans diminuer le second.
En moyenne, lorsque l’employeur débourse 100 €, le travailleur perçoit un salaire net de 55 €,
avant paiement de l’impôt sur le revenu. Cette différence entre le coût du travail et le salaire
net provient des « charges sociales », c’est-à-dire des cotisations salariales et patronales qui
servent à financer les dépenses de santé, les retraites et les allocations chômage. Les politiques
de baisse des charges sociales mises en œuvre par des gouvernements aussi différents que
ceux d’Édouard Balladur, de Lionel Jospin et poursuivies par celui de Jean-Pierre Raffarin, ont
pour but de diminuer le coût du travail sans toucher au salaire net perçu par l’employé. Ces
politiques ont fait passer les cotisations patronales de 45 % à 25 % au niveau du SMIC.
Pierre YW^kY, André pobX[ hX[ h] , Le Chômage, fatalité ou nécessité ?, Flammarion, 2004.
Questions
1. Déduire. Pourquoi est-il risqué de baisser le coût du travail en diminuant le salaire ?
2. Calculer. Avec des cotisations patronales qui sont passées de 45 % à 25 % du coût du
travail au niveau du salaire minimum, combien coûterait à l’employeur un travailleur qui
obtiendrait 55 € de salaire net ?
3. Expliquer. Quel est l’effet recherché par les différents gouvernements au final ?
Faire le bilan
Quels sont les enjeux de la baisse des cotisations patronales ?
122 Formation et emploi
Travaux dirigés
Travaux dirigés

Très divers : cela va « d’organiser un débat » à l’analyse « d’une publicité », d’une « enquête » à un « jeu ».

Voir fiche méthode n o 3 Travaux dirigés Comprendre et calculer une proportion p. 154.
Voir fiche méthode n o 3
Travaux dirigés
Comprendre et calculer une
proportion p. 154.
Comprendre une fiche de salaire
FICHE DE PAIE DE JANVIER 2010
Convention collective des salariés des exploitations agricoles du Morbihan / Coefficient 410
Bulletin de paie du 1 er janvier 2010 au 31 janvier 2010
Employeur
GAEC, EARL, SARL
Adresse…
N° MSA (entreprise individuelle)
N° SIRET (société)
Code APE :
Salarié
M
Mme…
Adresse…
MSA :
Emploi : ouvrier qualifié
Convention Collective Exploitations Agricoles Corse
Code NAF :
Coefficient : 410
SALAIRE BRUT
SALAIRE DE BASE
151,67 heures à 11,50 €
1 744,21€
Heures supplémentaires 25%
10 heures à 14,38 €
143,80 €
SALAIRE BRUT
1888, 01
RETENUES
Base
Part patronale
Part salariale
Désignation
Taux
Montant
Taux
Montant
Salaire brut mensuel
1888, 01
Assurance maladie
1888, 01
12,80%
241,66
0,75%
14,16
Assurance vieillesse plafonnée
1888, 01
8,30%
156,70
6,65%
125,55
Assurance vieillesse déplafonnée
1888, 01
1,60%
30,20
0,10%
1,88
Contribution Autonomie
1888, 01
0,30%
5,66
Allocations Familiales
1888, 01
5,40%
101,95
Chômage
1888, 01
4,00%
75,52
2,40%
45,31
AGS
1888, 01
0,40%
7,55
Aide au logement (FNAL)
Régime complémentaire de retraite
1888, 01
0,10%
1,88
1888, 01
3,75%
70,80
3,75%
70,08
AGFF
1888, 01
1,20%
22,65
0,80%
15,10
Service de santé au travail
1888, 01
0,42%
7,92
Accident du travail
Formation professionnelle (FAFSEA)
AFNCA - ANEFA - PROVEA
AEF - Bourse de l’emploi et COSSA
Agri Prévoyance Incapacité temporaire
1888, 01
3,25%
61,66
1888, 01
0,55%
10,38
1888, 01
0,26%
4,90
0,01%
0,18
1888, 01
0,55%
10,38
0,05%
0,94
1888, 01
0,29%
5,47
0,33%
6,23
Agri Prévoyance Incapacité permanente
1888, 01
0,04%
0,75
0,18%
3,39
Agri Prévoyance Décès
1888, 01
0,31%
5,85
0,02%
0,37
Agri Prévoyance Assurances Charges
1888, 01
0,09%
1,70
ANIPS Complémentaire santé
3,94
22,31
CSG Déductible
1821,27
5,10%
92,88
CSG et CRDS sur heures supp.
Réduction de cotisations heures supp.
139,48
8,00%
11,16
143,80
1,50 €
30,00
21,50%
30,92
Réduction Fillon
1888, 01
153,48
COTISATIONS PATRONALES
644,04
TOTAL COTISATIONS DEDUCTIBLES
378,63
Salaire fiscal de référence
1509,38
Cotis. non déductibles : CSG + CRDS Base = 1821,27
2,90%
52,82
Avantages en nature, acomptes, divers
NET A PAYER
1 456,56 €
NET FISCAL MENSUEL
CONGES PAYES
Repos compensateur
1 367,80 €
(montant à retenir pour
Droits : 2,5
Pris : 0
la déclaration de revenu)
Solde : 2,5
Payé le : 1 er juillet 2010
Mode de paiement : virement bancaire
Ce bulletin de paie est à conserver sans limitation de durée.
Aidez-vous de la page « Aller plus loin : comment
baisser le coût du travail sans baisser le salaire ? »
4.
À partir des montants du salaire net (1 456,56 €),
des cotisations salariales (378,63 + 52,82 = 431,45 €)
p. 122 pour répondre à ces questions.
et des cotisations patronales (644,04 €), retrouvez le
1. Comment est calculé le salaire brut du travailleur ?
montant du coût du travail.
2. À partir de cette fiche de paie, expliquez à quoi
5.
Quelle part du coût du travail représente le salaire
correspond et à quoi est destinée la « part patronale »
des retenues de cette fiche de salaire.
net ?
6.
À la lumière de ce document, quels sont les
3. Et pour la « part salariale » ?
avantages et les inconvénients du travail au « noir »,
par rapport à l’emploi déclaré ?
8. Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ?
125

Pour faire le point

L’essentiel Expliquer l’effet du salaire sur le chômage Depuis quarante ans, le marché du travail
L’essentiel
Expliquer l’effet du salaire
sur le chômage
Depuis quarante ans, le marché du travail est en crise. Il serait
possible de jouer sur le coût du travail pour la résoudre. La ques-
tion est de savoir s’il vaut mieux le diminuer, ou l’augmenter.
Définitions des notions
au programme
Les transformations du marché du travail depuis les années 1970
Salaire : rémunération du salarié en
3
Analyser 1
Depuis la fin des années 1960, le chômage passe de moins
échange de la force de travail mise à
la disposition de son employeur.
de 3 % à plus de 9 % depuis les années 1980.
Coût salarial : ensemble des coûts
On constate que, depuis les années 1970, le nombre d’emplois
atypiques a progressé. Mais l’emploi typique reste encore lar-
supportés par l’employeur pour un
salarié.
gement majoritaire, et reste donc la norme.
Chômage : situation d’un individu en
Le chômage peut être la conséquence
âge de travailler (15 ans et plus), sans
d’un coût du travail excessif…
emploi, mais en en recherchant acti-
3
Analyser 2
vement un.
La cause du chômage résiderait alors dans un coût du travail
excessif. Il serait nécessaire de le réduire, de façon à atteindre
le plein-emploi.
Réduire le coût du travail permet aux chefs d’entreprise de
À la fin de chaque chapitre,
une synthèse reprend
« l’essentiel », donnant
les définitions du programme
et des chiffres clés.
substituer du travail au capital, et de créer des emplois.
En cas de baisse du salaire, certains travailleurs, dans ce cas,
vont réduire leur offre de travail alors que les chefs d’entreprise
vont augmenter leur demande de travail.
… ou d’une insuffisance de la demande
3
Analyser 3
Un chef d’entreprise paye un salaire d’autant plus élevé que
le salarié rapporte à l’entreprise plus qu’il ne lui coûte. Si les
travailleurs d’une économie sont productifs, alors ils peuvent
toucher un salaire élevé, sans que pour autant on assiste à un
niveau de chômage élevé.
Baisser le coût du travail revient à diminuer la consomma-
tion des ménages, et donc à diminuer la demande adressée
aux entreprises, et des emplois peuvent être détruits. À l’in-
verse, en maintenant un salaire de bon niveau, il serait pos-
sible de maintenir une demande suffisante.
Chiffres clés
Baisser les cotisations patronales
permettrait de lutter contre le chômage…
Des exercices permettent
aux élèves de tester
leur compréhension
des mécanismes.
3 Aller plus loin
1 997 € : salaire moyen net pour un sa-
larié du secteur privé en France en 2007.
Le salaire brut s’élevait quant à lui,
à la même date, à 2 661 €, auquel il faut
ajouter les cotisations patronales afin
d’obtenir le coût du travail entier.
Lutter contre le chômage en baissant les salaires est dan-
gereux, car si les ménages consomment moins, les entreprises
licencieront.
8,86 € : valeur du SMIC horaire brut en
2010. Soit 1 343,77 € brut par mois (sur
la base de 35 heures par semaine).
la base de 35 heures par semaine).
Les gouvernements préfèrent diminuer le coût coût du du travail travail
en baissant les cotisations patronales, ce qui n’affecte n’affecte pas pas la la
consommation des ménages.
9,9 % : taux de chômage (au sens du
9,9 % : taux de chômage (au sens du
BIT) BIT) pour pour la la France France (y (y compris compris les les DOM- DOM-
TOM) TOM) au au premier premier trimestre trimestre 2010. 2010.
8. Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ?
ge : des coûts salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ?
Exercices
123 123
EXEEXERCICERCICE
1
Répondez par vrai ou faux à chacune des affirmations suivantes
en justifiant votre choix :
1.
Le nombre de chômeurs augmente en France
3.
demande
travail
croissante
en
est fonction
depuis
les années
1970.
du
coût
du
travail.
de la crise du marché du travail
2.
Les seules
victimes
4.
Des
salaires
la trop de
élevés est
favorisent
le chômage.
sont les chômeurs.
5. La
Le
coût
de
main-d’œuvre
en France
trop
rapport aux autres pays européens.
élevé par
EXERCICE
2
Les choix du chef d’entreprise
lorsque le coût du travail augmente :
L’entreprise Bômeuble produit des meubles. Son chef d’entreprise a fixé la quantité à produire. Pour at-
teindre cet objectif, il a le choix entre plusieurs techniques
de production différentes,
et chacune d’entre
elles fait appel à deux facteurs
de production : le capital et le travail. Chaque unité de capital
machine) coûte 1 000 euros, et chaque unité de travail (disons un travailleur)
(disons une
coûte 100 euros.
Voici les techniques de production suivantes :
Technique de production
Nombre d’unités de capital
Nombre d’unités de travail
1
10
110
2
12
80
3
15
55
4
20
50
Quel est le coût de chaque
1.
technique de production ?
t-elle
choix
chef d’entreprise,
oui,
quelle
2.
Quelle technique de
production sera choisie par le
sera
la
le nouvelle sera
technique
production
choisie
chef
Le d’entreprise
?
5.
Quel
la du
conséquence
de sur
l’emploi
dans
3.
gouvernement
a
décidé
d’augmenter
le coût
l’entreprise
de
l’augmentation
du
coût
et si du
travail
? ?
travail.
Celui-ci
coût de passe
de
100 de
euros
à 130.
Quel
sera ? du le
nouveau
production
chaque
technique
4.
Cette augmentation
du coût du travail modifie-
EXERCICE
3
Replacez
schéma ci-contre
Hausse de la productivité
les expressions
dans le suivantes
:
Création d’emplois
Hausse des salaires
Hausse de la compétitivité
Hausse des du
la
consommation
Baisse des prix
• Baisse
coûts
production
Baisse
de coût
du de travail
Substitution
du travail
au capital
Hausse de à la
demande
adressée
l’entreprise
124
Formation et emploi
Fiches Méthode
Fiches Méthode

Des fiches sur les savoir faire à commencer à maîtriser en Seconde

Fiche méthode 5 Comprendre et calculer un coefficient multiplicateur r Fiche méthode 11 Qu’est-ce qu’un
Fiche méthode 5
Comprendre et calculer
un coefficient multiplicateur r
Fiche méthode 11
Qu’est-ce qu’un coefficient multiplicateur ?
Un coefficient multiplicateur est un rapport entre deux valeurs.
Comment calcule-t-on un coefficient multiplicateur ?
ur ?
Comprendre et analyser
un diagramme de répartition
Il s’agit simplement de calculer par combien il faut multiplier la première grandeur (la valeur de
première grandeur (la valeur de
départ, par exemple la taille de naissance d’un garçon) pour obtenir nir la la seconde seconde (celle (celle d’un d’un garçon garçon
de 13 ans).
Les diagrammes de répartition
(ou cercles ou camemberts
ou
diagrammes circulaires) et les
Coefficient multiplicateur =
Valeur d’arrivée vée
demi-cercles sont souvent utilisés pour représenter une structure (répartition en pourcentage
part
des sous-ensembles d’un ensemble).
Exemple Emploi total (en équivalent temps plein) par secteur d’activité
en 2008 en France
Taille atteinte par un garçon (en cm) à différents âges
Répartition de la population totale par groupe d’âge en 2009, en France
Naissance
1 an
3 ans
13 ans
20 ans
20 ans
Moins de 20 ans
De 20 à 64 ans
65 ans ou plus
50
74
93
154
176 176
24,8
58,7
16,5
Insee, Estimations de population, 2009.
La première année, la taille du bébé est passée de 50 à 74 centimètres, elle a donc été multipliée par 74/50 = 1,48.
onc été multipliée par 74/50 = 1,48.
On transforme chaque pourcentage
en degrés en
multipliant sa valeur par 3,6
(car 360 degrés re-
présentent 100 %) :
la surface
de
chaque portion
du cercle
est proportionnelle à la part qu’elle
Comment lire un coefficient multiplicateur ?
un cercle avec un compas et on délimite les parts avec un rapporteur avant
représente. Puis on trace
Pour utiliser un coefficient multiplicateur, il faut préciser le lieu, les dates dates des des phénomènes phénomènes observés observés
de préciser la légende.
(par exemple, entre la naissance et 13 ans), ce par rapport à quoi vous vous mesurez mesurez l’évolution, l’évolution, c’est c’est
à dire ce que représente la valeur de départ (la taille de naissance d’un d’un garçon, garçon, ici). ici).
groupe d’âge en France, en 2009
Répartition de la population totale par
À retenir
Le coefficient multiplicateur est la variation la plus facile à utiliser ser puisque puisque son son calcul calcul nécessite nécessite
seulement une division.
16,5 %
24,8 %
Le coefficient multiplicateur s’utilise pour des variations importantes. antes.
- Lorsque le coefficient multiplicateur est supérieur à 1, la valeur de la variable étudiée a augmenté.
la
variable étudiée a augmenté.
- Lorsque le coefficient multiplicateur est inférieur à 1, la valeur de la variable étudiée a baissé.
e
la variable étudiée a baissé.
58,7 %
- Lorsque le coefficient multiplicateur est égal à 1, la valeur de la variable ariable n’a n’a pas pas changé. changé.
Moins de 20 ans
Exercice
De 20 à 64 ans
Plus de 65 ans
Source : Insee, Estimations de population, 2010
Population de la France entière (en milliers) ers)
1999
2000
2001
2002
2003 2003
2004 2004
Exercice
60
123
60 508
60 941
61 385
62
62 041
041
62 62 251 251
2005
2006
2007
2008
2009
2009
62
731
63 186
63 578
63 937
64
64 303
303
Transformez les données suivantes en diagramme circulaire.
Insee, Insee, 2010. 2010.
Entreprises artisanales selon le nombre de salariés au 1
er
janvier 2010, en %
1. Calculez le coefficient multiplicateur de la population française entre entre 1999 1999 et et 2000. 2000.
0
salarié
48,5
Présentez votre résultat.
1
salarié
12,9
2. Faites de même pour les années 2007- 2008, 2008- 2009, et enfin n 1999-2009. 1999-2009.
à 3 salariés
Vous présenterez vos résultats.
2
16,38
4
à 5 salariés
8,17
6
à 10 salariés
8,41
11
15
salariés
2,58
Fiches mét hode
Fiches méthode
157 157
16
19
salariés
0,94
20
à à salariés
ou plus
1,71
TOTAL
100
Insee, 2010.
164

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

5

Programme

Série Économique et Sociale, classe de Seconde B.O. n° 4, 29 avril 2010

L’enseignement d’exploration de sciences économiques et sociales en classe de seconde

a pour objectif central d’ouvrir la culture des lycéens à de nouveaux champs disci-

plinaires que leurs études antérieures ne leur ont pas permis d’aborder. Cet ensei-

gnement vise à :

– donner à tous les élèves, qu’ils poursuivent ou non leurs études dans les séries ES

ou STG, les éléments de base d’une culture économique et sociologique indispensables

à la formation de tout citoyen qui veut comprendre le fonctionnement de l’économie

et de la société dans laquelle il vit ;

– permettre aux élèves de découvrir une discipline scolaire nouvelle et contribuer ainsi

à un choix éclairé de leur parcours de formation en cycle terminal ;

– faire acquérir aux élèves quelques notions et raisonnements essentiels en écono-

mie et en sociologie dans la perspective d’une poursuite d’étude au lycée et au-delà dans l’enseignement supérieur : principalement des études en Économie et gestion, Droit, Sciences humaines et sociales, Institut d’études politiques, Classes prépara- toires commerciales et Lettres-sciences sociales. Ces études débouchent sur des postes d’encadrement nombreux et variés aussi bien dans la fonction publique que dans le secteur privé. Les objectifs d’apprentissage retenus pour cet enseignement d’exploration sont volontairement limités et ne doivent pas conduire à une étude exhaustive des notions et outils figurant dans le programme. Chaque thème est subdivisé en une série de questions simples dont l’étude sera conduite en deux temps : un premier temps de sensibilisation a pour objectif d’ancrer chaque question sur des données concrètes en partant de supports variés (jeux, études de cas, comptes rendus d’enquêtes, tableaux statistiques, graphiques, documents iconographiques et audiovisuels) ; un second temps d’analyse montrera aux élèves comment la mobilisation des notions, outils et modes de raisonnement spécifiques à la science économique et à la sociologie permet d’ac- céder à une meilleure compréhension des phénomènes étudiés. Dans le cadre du programme, et sous réserve de respecter les objectifs fixés, les professeurs exerceront leur liberté pédagogique pour organiser leur progression de cours et adapter leurs méthodes de travail à leurs élèves. Ils traiteront obligatoire- ment la première question de chacun des cinq thèmes et au moins huit ques- tions sur les dix proposées en respectant un équilibre temporel dans le traitement de chaque question. Ils s’efforceront de mettre les élèves en situation d’activité intellec- tuelle et veilleront à diversifier leurs dispositifs pédagogiques en développant notam- ment la recherche documentaire, l’utilisation de l’outil informatique et de l’Internet. L’élève sera ainsi placé dans une posture de recherche qui doit le conduire à se poser des questions précises, à formuler des hypothèses explicatives et à les confronter aux données empiriques. Dans tous les cas, les professeurs s’attacheront à organiser la réflexion des élèves et surtout à donner du sens aux apprentissages.

Thèmes d’exploration et questionnements associés

Notions à découvrir

Indications complémentaires à l’usage des professeurs

THÈME 1
THÈME 1
   

Ménages et consommation

Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs ?* et les prix influencent-ils les choix des consommateurs ?*

Chapitre 1, p. 18

La consommation :

Revenu disponible

Consommation

Épargne

Pouvoir d’achat

Consommation ostentatoire

Après avoir constaté que le revenu disponible se répartit entre consommation et épargne et évoqué les différentes formes

d’épargne, on montrera à partir de données chiffrées simples

que la consommation des ménages dépend à la fois du niveau de

leur revenu et du prix des biens. On mettra en évidence les effets

dans le temps de l’évolution du pouvoir d’achat sur la structure

de la consommation des ménages. On initiera les élèves à inter- préter les valeurs significatives que peuvent prendre les élasti- cités (prix et revenu) pour quelques types de biens en mettant en évidence l’intérêt de cet outil pour l’économiste.

On montrera que les choix de consommation sont socialement

Chapitre 2, p. 32 p. 32

un marqueur social ?

Effets de distinction et d’imitation

différenciés en fonction de la profession, du niveau d’éduca- tion, de l’habitat, de l’âge. On s’interrogera sur l’influence de la mode et de la publicité sur les comportements de consommation.

* Thème obligatoire

6

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Thèmes d’exploration et questionnements associés

Notions à découvrir

Indications complémentaires à l’usage des professeurs

THÈME 2
THÈME 2
   

Entreprises et production

Qui produit des richesses ? *Entreprises et production Chapitre 3, p. 46

Chapitre 3, p. 46

Entreprise

Production marchande et non marchande

Valeur ajoutée.

En prenant appui sur quelques exemples significatifs, on sensi- bilisera les élèves à la diversité des entreprises selon la taille,

la nature de leur production, leur mode d’organisation. On pré-

cisera en quoi le rôle économique spécifique des entreprises

les distingue d’autres organisations productives (administra-

tions, associations).

Comment produire et combien produire ?Chapitre 4, p. 60

Chapitre 4, p. 60

Facteurs de production

On montrera comment l’entreprise est amenée à combiner effi-

Coûts

cacement les facteurs de production en tenant compte de leurs

Productivité

coûts et de leur caractère plus ou moins substituable. On sou-

 

Progrès technique

lignera que cette combinaison peut évoluer au cours du temps, sous l’influence de différents facteurs. On mettra en évidence l’accroissement de la productivité dans le long terme (notam- ment sous l’action du progrès technique) et ses différents effets.

THÈME 3
THÈME 3

Marchés et prix

Comment se forment les prix sur un marché ? * les prix sur un marché ? *

Chapitre 5, p. 74

Demande

Offre

Prix.

On montrera comment dans un modèle simple de marché se fixe et s’ajuste le prix en fonction des variations de l’offre et de la

demande. En partant d’un exemple, on construira les courbes

d’offre et de demande, on recherchera les facteurs susceptibles

d’expliquer leur déplacement et on en analysera l’impact en

termes d’augmentation ou de baisse des prix. Ce thème pourra être l’occasion de recourir à un jeu mettant en évidence de manière expérimentale le fonctionnement d’un marché.

La pollution : comment remédier aux limites du marché ?Chapitre 6, p. 86

Chapitre 6, p. 86

Effet externe

En prenant appui sur l’exemple de la pollution, on montrera que

Incitation

le fonctionnement du marché ne conduit pas nécessairement les producteurs à prendre en compte les coûts sociaux. On présentera les politiques incitatives (taxes, subventions) ou contraignantes (normes) que la puissance publique est conduite à mettre en place pour pallier cette défaillance du marché.

THÈME 4
THÈME 4
   

Formation et emploi

Le diplôme :

un passeport pour l’emploi ? *Formation et emploi Le diplôme : Chapitre 7, p. 98

Chapitre 7, p. 98

Emploi

Qualification

Capital humain

À partir de données chiffrées, on analysera la relation entre le niveau et la nature des études poursuivies et l’accès à un emploi

plus ou moins qualifié. On montrera que la poursuite d’études

supérieures est un investissement en capital humain mais qu’elle

est aussi influencée par le milieu social.

Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ? de la demande ?

Chapitre 8, p. 114

Salaire

Après avoir sensibilisé les élèves à l’évolution de l’emploi et du

Coût salarial

chômage dans la période récente, on s’interrogera sur les effets

Chômage

contrastés de l’évolution des salaires sur le niveau de l’emploi en prenant en considération le fait qu’ils constituent à la fois un coût pour chaque entreprise mais aussi une composante du pouvoir d’achat des ménages.

THÈME 5
THÈME 5
 

On montrera que la famille et l’école jouent chacune un rôle spé- cifique dans le processus de socialisation des jeunes. On pren-

Individus et cultures

Comment devenons-nous des acteurs sociaux ? * des acteurs sociaux ? *

Chapitre 9, p. 128

Socialisation

Normes

dra en compte le caractère différencié de ce processus en fonc-

tion du genre et du milieu social.

Valeurs

Comment expliquer les différences de pratiques culturelles ? de pratiques culturelles ?

Chapitre 10, p. 140

Culture Culture de masse.

On mettra en évidence la répartition sociale des choix culturels et des pratiques de loisirs et on s’interrogera sur les facteurs qui l’expliquent. On pourra réinvestir des notions déjà étudiées à propos du thème de la consommation.

Savoir-faire applicables à des données quantitatives qui seront mobilisés dans le traitement du programme :

Proportion, pourcentage de répartition.

Taux de variation, coefficient multiplicateur, indice simple.

 

Moyenne arithmétique simple et pondérée, médiane.

Élasticité prix et élasticité revenu.

Lecture de tableaux à double entrée, de diagrammes de répartition, de séries chronologiques.

* Thème obligatoire

Programme

7

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Sommaire
Sommaire

INTRODUCTION La démarche des SES à travers l’exemple de la rencontre amoureuse

 

1. Le regard du sociologue : est-on libre dans ses choix amoureux ?

12

2. Le regard de l’économiste : l’amour, une histoire de gros sous ?

14

THÈME 1
THÈME 1
THÈME 1

Ménages et consommation

 

CHAPITRE 1

Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs ?

DÉCOUVRIR

Comment les jeunes gèrent-ils leur argent de poche ?

18

ANALYSER 1

Qu’est-ce que le revenu disponible des ménages ?

20

ANALYSER 2

Des consommateurs sous contraintes ?

22

ANALYSER 3

L’évolution du pouvoir d’achat influence-t-il la consommation des ménages ?

24

ALLER PLUS LOIN

La consommation, un phénomène élastique

26

LESSENTIEL

Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs ?

28

EXERCICES

29

TRAVAUX DIRIGÉS

Calculer des variations de dépenses au travers de l’argent de poche

30

CHAPITRE 2

La consommation : un marqueur social ?

DÉCOUVRIR

Les marques, un instrument de reconnaissance sociale ?

32

ANALYSER 1

Comment le style de vie influence-t-il la consommation ?

34

ANALYSER 2

Consommer pour se démarquer ?

36

ANALYSER 3

La publicité conditionne-t-elle les consommateurs ?

38

ALLER PLUS LOIN

Vers une consommation tribale ?

40

LESSENTIEL

La consommation, un marqueur social ?

41

EXERCICES

42

TRAVAUX DIRIGÉS Comment analyser une publicité ?

43

8

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

THÈME 2 Entreprises et production CHAPITRE 3 Qui produit des richesses ? D ÉCOUVRIR Qu’est-ce
THÈME 2
THÈME 2

Entreprises et production

CHAPITRE 3

Qui produit des richesses ?

DÉCOUVRIR

Qu’est-ce que l’entreprise Apple ?

46

ANALYSER 1

Quelles sont les organisations productives ?

48

ANALYSER 2

Qu’est-ce que la richesse ?

50

ANALYSER 3

Quelles sont les spécificités des entreprises privées ?

52

ANALYSER 4

Quelles sont les spécificités des autres organisations productives ?

54

ALLER PLUS LOIN

Le poids de l’artisanat en France

56

L’ESSENTIEL

Qui produit des richesses ?

57

EXERCICES

58

TRAVAUX DIRIGÉS

S’initier au calcul de la valeur ajoutée

59

CHAPITRE 4

Comment produire et combien produire ?

DÉCOUVRIR

Comment se déterminent les objectifs de production ?

60

ANALYSER 1

Comment produire au moindre coût ?

62

ANALYSER 2

Qu’est-ce que la productivité ?

64

ANALYSER 3

Comment et pourquoi innover ?

66

ALLER PLUS LOIN

Comment faire face à la concurrence et aux défis de demain ?

68

LESSENTIEL

Comment produire et combien produire ?

69

EXERCICES

70

TRAVAUX DIRIGÉS Quelle quantité choisir pour maximiser le profit ?

71

THÈME 3
THÈME 3
THÈME 3

Marchés et prix

 

CHAPITRE 5

Comment se forment les prix sur un marché ?

DÉCOUVRIR

Un marché ou des marchés ?

74

ANALYSER 1

Dessine-moi un marché

76

ANALYSER 2

La concurrence est-elle limitée ? L’exemple du marché de la téléphonie mobile

78

ANALYSER 3

Doit-on réguler les marchés ? L’exemple du prix du lait

80

ALLER PLUS LOIN

D’où vient le marché ?

82

LESSENTIEL

Comment se forment les prix sur un marché ?

83

EXERCICES

84

TRAVAUX DIRIGÉS Participer à un marché en classe

85

SommaireSommaire

9

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Sommaire
Sommaire

CHAPITRE 6

La pollution : comment remédier aux limites du marché ?

DÉCOUVRIR

La pollution : l’activité économique coupable ?

86

ANALYSER 1

Pourquoi le libre jeu du marché conduit-il à la pollution ?

88

ANALYSER 2

Comment lutter contre la pollution ? Réglementation et incitation

90

ALLER PLUS LOIN

Les outils de lutte contre la pollution sont-ils efficaces ?

92

LESSENTIEL

La pollution : comment remédier aux limites du marché ?

93

EXERCICES

94

TRAVAUX DIRIGÉS

Comprendre la notion d’externalités négatives à partir d’un jeu

95

THÈME 4
THÈME 4
THÈME 4

Formation et emploi

 

CHAPITRE 7

Le diplôme, un passeport pour l’emploi ?

DÉCOUVRIR

Comment les jeunes s’insèrent-ils dans la vie professionnelle ?

98

ANALYSER 1

Qu’est-ce que la qualification ?

100

ANALYSER 2

Doit-on investir dans les diplômes ?

102

ANALYSER 3

Le diplôme correspond-il toujours à la qualification de l’emploi ?

104

ANALYSER 4

Tout le monde a-t-il les mêmes chances d’obtenir un diplôme ?

106

ALLER PLUS LOIN

La formation continue : une deuxième chance pour l’emploi ?

108

LESSENTIEL

Le diplôme, un passeport pour l’emploi ?

110

EXERCICES

111

TRAVAUX DIRIGÉS

Préparer un débat argumenté sur le thème : « Trop de diplômés ? »

112

CHAPITRE 8

Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ?

DÉCOUVRIR

Qu’est-ce qu’un chômeur ?

114

ANALYSER 1

Les emplois sont-ils en voie de disparition ?

116

ANALYSER 2

Peut-on réduire le chômage en baissant le coût du travail ?

118

ANALYSER 3

Augmenter les salaires permet-il de soutenir la demande et de créer des emplois ?

120

ALLER PLUS LOIN

Comment baisser le coût du travail sans baisser le salaire ?

122

LESSENTIEL

Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ?

123

EXERCICES

124

TRAVAUX DIRIGÉS Comprendre une fiche de salaire

125

10

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

THÈME 5 Individus et cultures CHAPITRE 9 Comment devenons-nous des acteurs sociaux ? DÉCOUVRIR Une
THÈME 5
THÈME 5

Individus et cultures

CHAPITRE 9

Comment devenons-nous des acteurs sociaux ?

DÉCOUVRIR

Une femme peut-elle être conducteur d’engins de chantier ?

128

ANALYSER 1

Tous uniques ou tous semblables ?

130

ANALYSER 2

L’école et les amis influencent-ils notre identité ?

132

ANALYSER 3

Pourquoi la société nous transmet-elle des normes et des valeurs ?

134

ALLER PLUS LOIN

Notre identité est-elle construite dès l’âge de 15 ans ?

136

LESSENTIEL

Comment devenons-nous des acteurs sociaux ?

137

EXERCICES

138

TRAVAUX DIRIGÉS

Mener une réflexion sur les tâches domestiques

139

CHAPITRE 10

Comment expliquer les différences de pratiques culturelles ?

DÉCOUVRIR

La musique : une affaire de goût personnel ?

140

ANALYSER 1

La culture s’hérite-t-elle ?

142

ANALYSER 2

Sexe, âge et génération : quelle influence sur les pratiques culturelles ?

144

ALLER PLUS LOIN

Les diplômés peuvent-ils préférer le karaoké au musée ?

146

LESSENTIEL

Comment expliquer les différences de pratiques culturelles ?

147

EXERCICES

148

TRAVAUX DIRIGÉS

Mener une enquête sociologique sur les pratiques culturelles

149

Fiches Méthode

Fiches Méthode

1.

Comprendre les consignes

150

2.

Lire et analyser un texte

152

3.

Comprendre et calculer une proportion

154

4.

Comprendre et calculer un taux de variation

156

5.

Comprendre et calculer un coefficient multiplicateur

157

6.

Comprendre et calculer un indice simple

158

7.

Passer d’un indicateur à l’autre

159

8.

Moyenne arithmétique simple et pondérée, médiane

160

9.

Lire et analyser un tableau statistique simple et à double entrée

161

10.

Comprendre et analyser une série chronologique

163

11.

Comprendre et analyser un diagramme de répartition

164

12.

Connaître et calculer l’élasticité-prix et l’élasticité-revenus

165

13.

Chercher des informations sur une base de données

167

14.

Vérifier des informations sur Internet

168

Lexique

169

SommaireSommaire

11

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

La démarche des SES à travers l’exemple de la rencontre amoureuse

1 Le regard du sociologue : est-on libre dans ses choix amoureux?
1
Le regard du sociologue :
est-on libre dans ses choix amoureux?

L’amour, un coup de foudre ?du sociologue : est-on libre dans ses choix amoureux? La foudre frappe-t-elle au hasard ? Questions

dans ses choix amoureux? L’amour, un coup de foudre ? La foudre frappe-t-elle au hasard ?

La foudre frappe-t-elle au hasard ?dans ses choix amoureux? L’amour, un coup de foudre ? Questions 1. Expliquer. Quelles représentations de

Questions 1. Expliquer. Quelles représentations de la rencontre l’image du coup de foudre donne-t-elle ?
Questions
1. Expliquer. Quelles représentations de
la rencontre l’image du coup de foudre
donne-t-elle ?
2. Illustrer. Donnez d’autres exemples
tirés d’œuvres littéraires ou cinémato-
graphiques s’appuyant sur cette repré-
sentation de la rencontre.
3. Déduire. Pourquoi se représente-t-on
généralement la rencontre amoureuse
comme le fruit d’un coup de foudre ?

Le coup de foudre dans le film américain 500 jours ensemble, sorti en 2009.

Répartition de l’ensemble des couples selon le niveau d’études de l’homme et de la femme

 

Niveau d’études de l’homme, en %

 

Niveau d’études de la femme, en %

 

École primaire

Collège, CAP, BEP

Lycée

Études supérieures

Ensemble

École primaire

15,8
15,8

4,8

1,0

0,3

21,9

Collège, CAP, BEP

6,9

22,4

7,5

4,7

41,5

Lycée

1,3

5,4

4,7

3,5

14,9

Études supérieures

0,5

3,6
3,6

4,2

13,3

21,6
21,6

Ensemble

24,6

36,2

17,4

21,8

100,0

12

Questions 1. Lire. Faites une phrase qui explique chacune des données entourées. 2. Calculer. Quelle
Questions
1. Lire. Faites une phrase qui explique chacune des données entourées.
2. Calculer. Quelle est la proportion de couples constituée de deux
conjoints de même niveau d’études ?
D Voir Fiche méthode n o 3 p. 154
3. Déduire. Pourquoi faut-il relativiser le mythe du coup de foudre
et du hasard amoureux ?

« Homogamie socioprofessionnelle et ressemblance en termes de niveau d’études : constat et évolution au fil des cohortes d’unions », Économie et statistique n° 398-399, 2006.

LeLe saviez-voussaviez-vous ??

Selon Michel Bozon, sociologue et spécialiste du choix du conjoint, à peine 15 % des
Selon Michel Bozon, sociologue et spécialiste du
choix du conjoint, à peine 15 % des Français in-
terrogés disent avoir connu un coup de foudre.

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Pourquoi n’importe qui n’épouse-t-il pas n’importe qui ?N’ importe qui n’épouse pas n’importe qui parce que n’importe qui ne rencontre pas n’importe

N’ importe qui n’épouse pas n’importe qui parce que n’importe qui ne rencontre pas n’importe qui. Les

auteurs (de l’enquête Formation des couples) dessinent un triangle des rencontres entre les lieux publics, les lieux réservés, et les lieux privés. Chaque catégorie socioprofes- sionnelle se situe à un endroit précis entre ces trois pô- les. Les membres des milieux populaires se rencontrent dans les lieux publics (fêtes, foires, bals, rue, café, centre commercial); les classes supérieures à capital intellectuel dans les lieux réservés, dont l’accès est symboliquement ou matériellement contrôlé (associations, lieux d’études, boîtes, animations culturelles, sports) ; les cadres du privé, patrons ou professions libérales dans les lieux privés (do-

micile, fête de famille, entre amis). Il est difficile de démê- ler ce qui est le fait d’une stratégie délibérée d’élection/ exclusion sociale, de ce qui est non conscient : l’ouvrière va-t-elle au bal pour trouver un ouvrier, c’est-à-dire une personne détenant une bonne probabilité de devenir un conjoint, ou bien trouve-t-elle un ouvrier simplement par- ce qu’elle a l’habitude d’aller au bal ? Que l’un ou l’autre aspect soit dominant, le cadre ordinaire de sa sociabilité 1 aura dessiné un cercle du choix. La fréquentation de lieux définis aura défini ce que seront ces fréquentations.

1. Réseau des relations sociales de l’individu.

J.-C. KAUFMANN, La Sociologie du couple, PUF, collection « Que sais-je », n° 2 787, 2003.

Questions 1. Illustrer. À l’aide du texte, complétez le triangle Lieu réservé : des rencontres
Questions
1. Illustrer. À l’aide du texte, complétez le triangle
Lieu réservé :
des rencontres en précisant le type de milieu social,
la nature et les exemples de lieux de rencontre.
2. Expliquer. La mise en évidence de ce triangle des
Milieu
rencontres permet-elle de confirmer l’idée d’un hasard
:
amoureux?
3. Déduire. Proposez d’autres explications à l’homo-
gamie sociale.
Milieu
Milieu
populaire :
:
LeLe saviez-voussaviez-vous ??
Lieu
:
Lieu
:
domicile, fêtes entre amis,
fêtes de famille
Les sociologues parlent d’homogamie sociale pour
désigner l’union de personnes de même milieu social.
On parle d’hétérogamie dans le cas contraire.

L’amour, un jugement socialsocial. On parle d’hétérogamie dans le cas contraire. D ans le choix du conjoint, […] l’attirance

D ans le choix du conjoint, […] l’attirance pour le phy- sique de l’autre ne résulte pas uniquement d’obscures

pulsions inconscientes. Les lieux de rencontre opèrent une première sélection mais ce filtrage reste approximatif. Une seconde sélection plus fine s’effectue à travers les jugements que chacun porte sur les individus qu’il ren- contre dans son univers de sociabilité. Ainsi, la demande d’hommes plus grands est particulièrement forte chez les femmes cadres, professions intermédiaires ou employées de bureau, de même que la demande d’hommes minces. Cette revendication est moins marquée chez les agricultrices et

Questions 1. Lire. Montrez que, selon le milieu social auquel ils ap- partiennent, les individus
Questions
1. Lire. Montrez que, selon le milieu social auquel ils ap-
partiennent, les individus n’ont pas les mêmes critères
physiques dans le choix du partenaire.
2. Déduire. Pourquoi peut-on dire que l’amour est un ju-
gement social ?

les ouvrières, où la demande d’hommes « forts » (ou l’in- différence à la silhouette) est proportionnellement plus importante que dans les groupes aisés. De même, le désir d’hommes bruns est relativement faible dans les groupes populaires, alors que les employées de bureau et les in- termédiaires du secteur privé sont très demandeuses. Les traits physiques […] s’unissent à la taille, à la silhouette et éventuellement à la couleur des cheveux pour composer des types physiques bien différenciés qui se répartissent de façon très inégale selon les groupes sociaux.

D’après Michel BOZON et F. HÉRAN, « Apparence physique et choix du conjoint », La Formation du couple, La Découverte, 2006.

Faire le bilan À quoi le sociologue s’intéresse-t-il pour étudier la ren- contre amoureuse ?
Faire le bilan
À quoi le sociologue s’intéresse-t-il pour étudier la ren-
contre amoureuse ?

La démarche des SES à travers l’exemple de la rencontre amoureuse

13

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

2
2

Le regard de l’économiste :

l’amour, une histoire de gros sous ?

Le 1 e r supermarché de l’amour à Pékin er supermarché de l’amour à Pékin

sous ? Le 1 e r supermarché de l’amour à Pékin Questions 1. Expliquer. Qu’est-ce que
Questions 1. Expliquer. Qu’est-ce que ce « supermarché de l’amour » ? 2. Déduire. Pourquoi
Questions
1. Expliquer. Qu’est-ce que ce « supermarché de l’amour » ?
2. Déduire. Pourquoi des entreprises peuvent-elles s’intéresser au marché de l’amour et du mariage ?

Combien dépense-t-on pour un premier rendez-vous ?s’intéresser au marché de l’amour et du mariage ? Question : En prenant en compte toutes

Question : En prenant en compte toutes les dépenses liées à un rendez-vous amoureux (nouveaux vêtements, déplacements, soins de beauté, coiffeur, bars et restaurants, cadeaux), combien dépensez-vous pour un premier rendez-vous ?

 

Base : personnes déclarant avoir eu au moins un rendez-vous galant au cours des 12 derniers mois, soit 55 % de l’échantillon.

Ensemble,

Hommes,

Femmes,

en %

en %

en %

25 et moins

29

19

39
39

De 26 à 50

36

34
34

38

De 51 à 100

22

26

17

Plus de 101

12

19

6

Ne se prononce pas/non concerné

1

2

-

TOTAL

100

100

100

Montant moyen des dépenses

59

75 €
75
44 €
44

Montant moyen des dépenses parmi les personnes effectuant des dépenses pour un premier rendez-vous

66

79

53

Enquête IFOP, « Les célibataires et le coût de l’amour », 2007.

14

Questions 1. Lire. Faites une phrase qui explique chacune des données entourées. 2. Comparer. Les
Questions
1. Lire. Faites une phrase
qui explique chacune des
données entourées.
2. Comparer. Les hommes
et les femmes dépensent-
ils autant pour leurs ren-
contres amoureuses ?
3. Déduire. Pourquoi peut-
on parler d’un marché de la
rencontre amoureuse ?

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Une guerre commerciale autour de la rencontre amoureuseE n multipliant les rachats – l’anglais DatingDirect. com, l’allemand Neu.de ou dernièrement les activi-

E n multipliant les rachats – l’anglais DatingDirect. com, l’allemand Neu.de ou dernièrement les activi-

tés européennes de l’américain Match.com – Meetic, […]

a conforté sa domination sur le continent. […] Des petits

malins ont pourtant réussi à lui ravir une part du gâteau,

à l’image d’Amoureux.com, […] qui […] a pris le parti de

[…] la gratuité totale.» L’argent récolté par le site – 3 mil-

lions d’euros en 2009 – provient exclusivement de la pu- blicité et d’un système d’affiliations qui renvoie les fans d’Amoureux.com vers des sites payants en échange d’une commission sur chaque transfert. […] Créée en 2002, [Easyflirt] a développé un portail beaucoup plus hot que Meetic, […]. Si Marc Simoncini [créateur du site Meetic] n’a pas répliqué à cette première vague de concurrents, il a suivi avec beaucoup plus d’attention l’arrivée de Parship, en 2005. Dès son ouverture en France, ce site d’origine allemande s’est positionné sur le créneau le plus dynamique de la rencontre en ligne : le matchma- king. Ou comment mettre deux personnes en relation se- lon leurs affinités. […] Sur Parship, les abonnés acceptent de payer deux fois plus que sur Meetic, soit 120 euros le trimestre. […] Conscient du danger, Marc Simoncini a ré- pliqué en 2008 avec Meetic Affinity. […] Un succès que Simoncini aimerait bien rééditer avec Meetic VIP. Pour entrer dans ce club sélect, il faudra bientôt payer plus de 200 euros par trimestre mais, surtout, être accepté par les autres membres.

Claire BADER, « Tous contre Meetic », Capital, avril 2010.

Quels sont les déterminantsB ADER , « Tous contre Meetic », Capital , avril 2010. économiques du choix du

économiques du choix du conjoint ?

L es circonstances qui conduisent à un échange de consentements pour décider d’un mariage ou d’une

vie commune sont celles d’un marché. […] Exactement comme pour le choix d’un yaourt ou d’une automobile, chacun consacre du temps et de l’argent pour inspecter, évaluer et expérimenter les caractéristiques d’un conjoint potentiel. Dans tout produit, il existe des caractéristiques observables avant l’achat et d’autres se révèlent unique- ment lorsque le produit est acheté ou consommé. Il en va de même avec les individus. Si vous êtes un homme et que vous préférez les brunes aux yeux bleus sans tenir compte du reste, une simple inspection suffira. Certes, il vous restera à convaincre cette jolie brune de vous épou- ser puisque la décision ici n’est pas unilatérale, mais vous

Faire le bilan Qu’étudie l’économiste dans la rencontre amoureuse ?
Faire le bilan
Qu’étudie l’économiste dans la rencontre amoureuse ?

L’évolution du chiffre d’affaires de Meetic

En millions d’euros

 
157,9
157,9

160

140

 

133,6

120

 

100

 

112,9

80

 

78,8

60

 

40

43,0

20

 

0

 

2005

2006

2007

2008

2009

En l’espace de seulement 5 ans, Meetic a multiplié par près de 4 son chiffre d’affaires. 97 % du chiffre d’affaires provient des activités Internet.

1. Chiffre d’affaires : montant total des ventes. Questions 1. Lire. Faites une phrase qui
1. Chiffre d’affaires : montant total des ventes.
Questions
1. Lire. Faites une phrase qui explique la donnée entourée.
2. Calculer. Calculez l’évolution du chiffre d’affaires de
Meetic.
3. Lire. Comment Meetic est-il parvenu à dominer le marché
de la rencontre ?
4. Expliquer. Quelles stratégies ont adoptées les concur-
rents de Meetic ?

vous serez épargné bien des coûts de prospection. En re- vanche, si vous attachez de l’importance à l’intelligence, aux goûts de votre partenaire en matière vestimentaire, à l’harmonie sexuelle et si en plus vous désirez une épouse d’une moralité irréprochable, honnête, capable de faire des enfants, alors une simple inspection sera insuffisante. II vous faudra expérimenter le partenaire avant de pren- dre une décision définitive ; ou prolonger sérieusement la prospection si le coût d’expérimentation est trop élevé.

Bertrand Lemennicier, Le Marché du mariage et de la famille, PUF, 1988. Questions 1. Illustrer.
Bertrand Lemennicier, Le Marché du mariage et de la famille, PUF, 1988.
Questions
1. Illustrer. Donnez des exemples de coûts de « prospec-
tion »
2. Déduire. Quels avantages attendus peuvent inciter
une « jolie brune » à épouser un homme particulier ?
3. Débattre. Pensez-vous qu’on puisse assimiler le choix
d’un conjoint à celui d’un yaourt ou d’une voiture ?

La démarche des SES à travers l’exemple de la rencontre amoureuse

15

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Thème 1

Ménages et consommation

CHAPITRE 1 HAPITRE 1

Thème 1 Ménages et consommation C HAPITRE 1 Comment les revenus et les prix infl uencent-ils

Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs ?

CHAPITRE 2

La consommation : un marqueur social ?

? C HAPITRE 2 La consommation : un marqueur social ? Qu’est-ce que consommer ? «

Qu’est-ce que consommer ?

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Comment fait-on ses choix de consommation ? La consommation n’est-elle qu’un acte économique ? «

Comment fait-on ses choix de consommation ?

La consommation n’est-elle qu’un acte économique ?

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

1 Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs ?

Découvrir
Découvrir

Comment les jeunes gèrent-ils leur argent de poche ?

Des cartes et des comptesComment les jeunes gèrent-ils leur argent de poche ? Questions 1. Observer. Qu’est-ce que ces jeunes

gèrent-ils leur argent de poche ? Des cartes et des comptes Questions 1. Observer. Qu’est-ce que
gèrent-ils leur argent de poche ? Des cartes et des comptes Questions 1. Observer. Qu’est-ce que
Questions 1. Observer. Qu’est-ce que ces jeunes sont en train de faire ? 2. Chercher.
Questions
1. Observer. Qu’est-ce que ces jeunes sont en train de faire ?
2. Chercher. À quel âge les jeunes peuvent-ils disposer d’une carte de
retrait d’argent ?
3. Analyser. D’où vient l’argent dont disposent les jeunes ? Comment
l’utilisent-ils en général ?
4. Définir. Comment appelle-t-on l’opération qui consiste à ne pas
consommer une partie de ses revenus ?

Apprendre à être indépendantconsiste à ne pas consommer une partie de ses revenus ? S elon TNS Media Intelligence,

S elon TNS Media Intelligence, les collégiens reçoi- vent en moyenne 16,75 euros d’argent de poche par

mois. […] Une chose est sûre : l’argent est au cœur du conflit entre le désir d’autonomie des adolescents et la volonté de contrôle des parents. Les banques l’ont bien compris et multiplient les offres destinées à valoriser les premiers tout en rassurant les seconds. La Caisse d’Épar- gne a dégainé la première en proposant dès le mois de juin 2007 une carte bancaire prépayée 1 pour les 12-17 ans. Développée avec Mastercard, elle permet de régler des

achats en France et à l’étranger. Mais les parents ont la main sur le rechargement et le plafond, pilotés à distance par Internet. Cette année, BNP Paribas a lancé un produit équivalent, la carte Jump, avec Visa et Orange (l’opérateur télépho- nique est la cinquième marque préférée des 11-25 ans, selon l’étude Zadobus de l’institut CSA). Outre la fonction de paiement, des offres commerciales renouvelées tous les quinze jours sont envoyées aux jeunes clients et, là encore, les parents maîtrisent l’alimentation de la carte.

18 Ménages et consommation

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

«Les cartes prépayées comme notre carte Jump partici- pent à l’émancipation de l’adolescent, souligne Stéphane Battez, responsable cartes chez BNP Paribas. Les télépho- nes portables ont ouvert la voie, les cartes bancaires sont une suite logique.» La différence entre fille et garçon n’ap- paraît pas significative sur ces produits. La Caisse d’Épar- gne a tout de même pris soin de proposer quatre visuels de carte, histoire de plaire à toutes les tribus.

Pascale CAUSSAT, « Leur argent de poche intéresse les banques », 19 août 2008, strategie.fr

1. Les « cartes prépayées » sont des cartes de retraits d’argent et de paiement chez les commerçants limités à une certaine somme figurant au crédit du compte.

Questions 1. Expliquer. Expliquez la phrase soulignée. 2. Comprendre. Pourquoi le responsable cartes chez BNP
Questions
1. Expliquer. Expliquez la phrase soulignée.
2. Comprendre. Pourquoi le responsable cartes chez BNP
Paribas établit-il une comparaison entre la carte pré-
payée et le téléphone portable ?
3. Analyser. Pourquoi les banques proposent-elles des
cartes de retrait d’argent aux adolescents ?

Les parents et l’argent de poche des enfantsdes cartes de retrait d’argent aux adolescents ? Proportion des parents donnant de l’argent de poche

Proportion des parents donnant de l’argent de poche à leurs enfants en fonction de l’âge de son enfant

En % 80 68 70 60 50 46 40 40 30 33 20 14 10
En %
80
68
70
60
50
46
40
40
30
33
20
14
10
0
Ensemble des
parents d’enfants
de 6 à 15 ans
6 à 7 ans
8 à 10 ans
11 à 13 ans
14 à 15 ans

Montant mensuel moyen de l’argent donné par les parents en fonction de l’âge de l’enfant

En €

25

20

18,9

20,3

22,6
22,6

15

10

11,1

5

0

6,9

Ensemble des parents d’enfants de 6 à 15 ans

6 à 7 ans

8 à 10 ans

11 à 13 ans

14 à 15 ans

Enquête réalisée en juillet 2009. « Les Parents et l’argent de poche des enfants », Crédit Agricole/CSA, 2009.

Questions 1. Lire. Faites une phrase qui explique les deux données entourées. 2. Lire. Quel
Questions
1. Lire. Faites une phrase qui explique les deux données entourées.
2. Lire. Quel montant les 6–15 ans perçoivent en moyenne ?
3. Analyser. Montrez que le montant de l’argent de poche reçu est lié à l’âge.
4. Expliquer. Qu’est-ce qui peut influencer le montant de l’argent de poche reçu par les enfants ?

SSSOMMAIREOMMAIREOMMAIRE SOMMAIRE

D ÉCOUVRIR ◗ Comment les jeunes gèrent-ils leur argent de poche ? A NALYSER 1

DÉCOUVRIR Comment les jeunes gèrent-ils leur argent de poche ? ANALYSER 1 Qu’est-ce que le revenu disponible des ménages ? ANALYSER 2 Des consommateurs sous contraintes ? ANALYSER 3 L’évolution du pouvoir d’achat influence-t-il la consommation des ménages ? ALLER PLUS LOIN La consommation, un phénomène élastique. L’ESSENTIEL Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs ?

EXERCICES

infl uencent-ils les choix des consommateurs ? E XERCICES TRAVAUX DIRIGÉS ◗ Calculer des variations de
TRAVAUX DIRIGÉS ◗ Calculer des variations de dépenses au travers de l’argent de poche.
TRAVAUX DIRIGÉS ◗ Calculer des variations de dépenses au travers de l’argent de poche.

1. Comment les revenus et les prix infl uencent-ils les choix des consommateurs ?

19

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Analyser 1
Analyser 1

Qu’est-ce que le revenu disponible des ménages?

Analyser 1 Qu’est-ce que le revenu disponible des ménages? P o u r c o m

Pour commencer

D’où vient l’argent d’un ménage ?

m e n c e r D’où vient l’argent d’un ménage ? Gérald Vasseur est plombier
m e n c e r D’où vient l’argent d’un ménage ? Gérald Vasseur est plombier

Gérald Vasseur est plombier à son compte et son revenu annuel est de 38 000 euros, sa femme, Chloé, est profes- seur des écoles, son salaire net mensuel est de 2 300 euros. Chloé a hérité de son grand-père un appartement qu’elle loue 650 euros par mois. Leur épargne, placée à la banque, leur rapporte 900 euros par an. Comme ils ont trois enfants, ils perçoivent des allocations familiales d’un montant de 283 euros par mois.

Questions 1. Analyser. Montrez la diversité des origines des revenus du ménage Vasseur. 2. Calculer.
Questions
1. Analyser. Montrez la diversité des origines des revenus
du ménage Vasseur.
2. Calculer. Quel est le montant du revenu annuel du mé-
nage Vasseur ?
3. Comprendre. Quels prélèvements M. et Mme Vasseur
vont-ils devoir supporter sur les revenus qu’ils ont perçus?
4. Expliquer. À quoi vont-ils utiliser ces revenus ?
DéfinitionDéfinition
Ménage : un ménage est composé de l’ensemble des personnes qui occupent un même logement.
Ménage : un ménage est composé de l’ensemble des personnes
qui occupent un même logement.

LeLe saviez-voussaviez-vous ??

Les indépendants (médecins, commerçants, artisans, archi- tectes, etc.) qui travaillent à leur compte ne perçoivent
Les indépendants (médecins, commerçants, artisans, archi-
tectes, etc.) qui travaillent à leur compte ne perçoivent pas
de salaire. Leurs revenus d’activité sont appelés des « revenus
mixtes » car ils rémunèrent à la fois le travail qu’ils fournis-
sent et la propriété de leur entreprise.

NeNe paspas confondre…confondre…

Le salaire brut comprend les cotisations sociales supportées par le salarié. Celles-ci sont déduites de
Le salaire brut comprend les cotisations sociales supportées
par le salarié. Celles-ci sont déduites de ce qu’il perçoit
effectivement : le salaire net.
DOC 1
DOC 1

Du salaire au revenu disponible

P our la grande majorité de la population, les revenus se limitent aux salaires. Mais il existe d’autres types

de ressources. À commencer par les revenus du patri- moine : les loyers perçus par les propriétaires qui louent des biens immobiliers, les dividendes 1 et les intérêts re- çus par les détenteurs d’actions, etc. D’autres personnes travaillent mais ne perçoivent pas de salaires : honoraires des médecins ou des architectes, bénéfices des commer- çants. Enfin, les retraités et les chômeurs perçoivent des revenus sociaux. Afin de prendre en compte l’ensemble des revenus, l’Insee épluche les déclarations d’impôt. Sur cette base, il évalue « le revenu disponible », l’argent dont dispose effectivement chaque ménage pour consommer et épargner. Pour y parvenir, il ajoute aux revenus décla- rés les prestations sociales non imposables (comme les allocations familiales et logement) et en retire les prin- cipaux prélèvements directs (impôt sur le revenu, taxe

d’habitation, contribution sociale généralisée et contri- bution à la réduction de la dette sociale).

Louis MAURIN, « Les Revenus des Français », Alternatives économiques, n° 279, avril 2009.

1. Titre de propriété représentant une partie du capital d’une entreprise. En contrepartie son propriétaire reçoit une part des bénéfices de l’entre- prise sous forme de dividendes.

Questions 1. Comprendre. Pourquoi, pour la grande majorité de la population, les revenus se limitent-ils
Questions
1. Comprendre. Pourquoi, pour la grande majorité de la
population, les revenus se limitent-ils aux salaires ?
2. Déduire. Quelles catégories de population perçoivent
le plus de revenus du patrimoine ? Quelles catégories
perçoivent le plus de prestations sociales ?
3. Expliquer. Expliquez le mot «disponible» dans l’expression
« revenu disponible». Quelles sont ses deux utilisations ?

20 Ménages et consommation

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Les origines différentes du revenu selon les ménages  Composition du revenu disponible des ménages selon le niveau de vie, en 2007.  

 

Composition du revenu disponible des ménages selon le niveau de vie, en 2007.

 

En %

Salaires et

Revenus

Revenus du

Pensions

Autres

Impôts

Total

allocations

d’indépendants

patrimoine

et retraites

prestations

directs

chômage

sociales

Les 10 % de ménages ayant le niveau de vie le plus faible

36,8

3,7
3,7

2,8

20,7

38,3

- 2,3

100

Les 10 % de ménages ayant le niveau de vie le plus élevé

58,8

15,4

26,9
26,9

18,6

0,6

- 20,3

100

Ensemble

             

des ménages

63,7

6,3

11,7

23,6

5,5

- 10,8

100

Lecture : En 2007, sur 100 euros de revenu disponible perçus par les 10 % de ménages ayant le niveau de vie le plus faible, 36,8 provenaient des salaires ou des allocations chômage.

DéfinitionDéfinition

On appelle « revenus primaires » les revenus des ménages qui proviennent de leur participation
On appelle « revenus primaires » les revenus des ménages
qui proviennent de leur participation à la production de
richesses par apport de travail ou de capital. Les revenus
sociaux (retraites, allocations chômage ou logement…) sont
appelés des « revenus de transfert ».

NeNe paspas confondre…confondre…

Les cotisations sociales sont payées (par les ménages et les employeurs notamment) aux organismes de
Les cotisations sociales sont payées (par les ménages et
les employeurs notamment) aux organismes de protection
sociale, elles contribuent au financement des prestations
sociales perçues par les ménages.

D’après Insee, Les Revenus et le patrimoine des ménages, 2010.

Questions 1. Lire. Faites une phrase qui explique chacune des données entourées. 2. Comprendre. Pourquoi
Questions
1. Lire. Faites une phrase qui explique chacune des données
entourées.
2. Comprendre. Pourquoi les pourcentages correspon-
dant aux impôts directs ont-ils un signe négatif ?
3. Analyser. Quelles sont les principales différences que
vous pouvez observer entre les ménages ayant le niveau
de vie le plus faible et ceux ayant le niveau de vie le plus
élevé ?

Une partie du revenu disponible est épargnéefaible et ceux ayant le niveau de vie le plus élevé ? Répartition de l’épargne des

Répartition de l’épargne des ménages depuis 2000 En % 80 Épargne financière 1 69,8 68,9
Répartition de l’épargne des ménages depuis 2000
En %
80
Épargne financière 1
69,8
68,9
70
65,3
Épargne non financière 2
58,9
56,9
60
56,2
69,8
54,9
48,8 51,2
50
45,1
43,8
43,1
69,8
40
41,1
34,7
31,1
30,2
30
20
10
0
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008

D’après Insee, Comptes nationaux, 2009.

Questions 1. Lire. Faites une phrase qui expli- que la donnée entourée. 2. Analyser. Comment
Questions
1. Lire. Faites une phrase qui expli-
que la donnée entourée.
2. Analyser. Comment la répartition
de l’épargne a-t-elle évolué depuis
2000 ?
3. Expliquer. Tous les ménages épar-
gnent-ils de la même façon ?
1. Placements divers.

2. Essentiellement achat de logements.

Faire le bilan En vous aidant des documents précédents, réalisez un schéma montrant comment on
Faire le bilan
En vous aidant des documents précédents, réalisez un schéma montrant comment on passe du revenu primaire au revenu
disponible et donnez les utilisations de ce dernier.

1. Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs ?

21

« Usage strictement réservé à l'établissement Sainte-Croix de Neuilly, autorisé jusqu'au 31/07/17 »

Analyser 2
Analyser 2

DesD

consommateurs sous contraintes?

Analyser 2 Des D consommateurs sous contraintes? P o u r c o m m e

Pour commencer

Vacances de luxe ou en camping ?

c o m m e n c e r Vacances de luxe ou en camping ?
c o m m e n c e r Vacances de luxe ou en camping ?

Les vacances dans un hôtel de luxe perché sur une falaise en Grèce

dans un hôtel de luxe perché sur une falaise en Grèce Les vacances en camping en

Les vacances en camping en France

Questions 1. Comparer. Ces deux lieux de vacances vous semblent-ils concerner les mêmes personnes ?
Questions
1. Comparer. Ces deux lieux de vacances vous semblent-ils concerner les mêmes personnes ?
2. Expliquer. Pourquoi certains ne peuvent-ils pas se payer les vacances de la photo de gauche ?
3. Chercher. Trouvez sur le site Internet de l’Insee (insee.fr) le pourcentage de Français qui partent en vacances.
Que pouvez-vous en dire ?
DOC 1
Les revenus agissent sur la façon de consommer

Répartition des dépenses de consommation par postes, selon le niveau du revenu disponible, en 2006