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PREPARADORES DE OPOSICIONES PARA LA ENSEÑANZA FRANCÉS · 1

FRANCÉS
CURSO: 2009 - 2010
SEMANA: 3
TEMAS: Material comeplementario para el comentario de textos
MATERIAL ELABORADO POR: Miguel Barrera Lyx

Éléments essentiels à analyser lors du commentaire de texte

1. Focalisation du récit. La figure du narrateur.

▪ Écrire une histoire demande toujours la présence, plus ou moins évidente, d’un narrateur
(personnage de fiction qui raconte l’histoire) et de l’auteur (personne réelle qui crée l’œuvre). On
peut distinguer trois types de focalisations du récit en tenant compte de cela:
• focalisation zéro (non focalisé) ~ N. omniscient.
Le narrateur qui n’est jamais lui-même un personnage, fournit plus d’information que celle
que pourrait fournir n’importe quel personnage. Il connaît touts les personnages, leurs
pensées, etc… c’est une sorte de Dieu. C’est le narrateur habituel dans le roman du
XIXème.
b) focalisation interne. Le narrateur s’identifie à un personnage et ne fourni que
l’information que le personnage possède. (Par exemple celui que nous trouvons dans Otra
vuelta de tuerca, de Henry James).
c) focalisation externe. Le narrateur s’identifie à un observateur extérieur qui se borne, qui
se limite à décrire ce qu’il observe de l’extérieur. (par exemple : le docteur Watson dans les
romans de Sherlock Holmes).
Attention : il peut y avoir plusieurs types de focalisations dans le même récit.

▪ Patrick Charaudeau dans sa Grammaire du sens et de l’expression propose une distinction entre
deux points de vue : externe et interne. D’après lui, le point de vue externe, qu’il nomme aussi
objectivant, se trouve quand pour décrire un personnage le narrateur n’utilise que des données
observables. S’il a recours à des suppositions, des interprétations, etc… nous nous trouverons face
à un point de vue interne ou subjectivant.

▪ L’homme l’écrivain, le narrateur.

L’hommel’écrivain (ces sont deux figures dissociées, pour mieux le comprendre, penser au
pseudonymes que les auteurs emploient pour se faire connaître, pour que nous connaissions leur
facette sociale, publique… p.e. : Molière (écrivain)vs. Jean Batiste Poquelin (l’homme) le
narrateur (intradiégétique/extradiégétique).

Le narrateur n’existe que dans le texte. Il est la voix de papier qui raconte. Tandis que l’écrivain
est extérieur au texte écrit, même dans un récit autobiographique, le narrateur, lui, est dans le
texte. Pour l’analyse linguistique, nous nous contenterons d’analyser la voix textuelle qui raconte,
sans nous intéresser, pour éclairer le texte, à la biographie de l’auteur.

Il est souvent pertinent d’analyser comment la position du narrateur permet d’accréditer la


narration. Dans ce sens, nous pouvons distinguer deux types de narrateurs : intradiégétique et
extradiégétique.

- Narrateur extradiégétique.

Le narrateur peut être une voix anonyme. Il surplombe le récit et, de ce fait, nomme les
personnages par leur nom et les représente par les pronoms de troisième personne. On dit
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alors qu’il occupe une position extradiégétique. Cette position est celle d’un dieu ubiquiste. Le
lecteur a alors l’impression que la diégèse1 se déroule sous ses yeux, quasi sans intermédiaire
puisque la voix est discrète. Le récit se veut objectif.
La voix (extradiégétique) qui raconte n’appartient pas à la diégèse, elle n’est pas celle d’un
personnage ni celle d’un témoin des événements. Il lui faut donner au lecteur tous les
éléments nécessaires à la compréhension. C’est pourquoi les lieux et les personnes sont
repérés.

- Narrateur intradiégétique.

Le narrateur peut être un des protagonistes de la diégèse et en assumer également la


narration. On dit alors qu’il est intradiégétique. Le lecteur semble « assister » à un récit qui ne
lui est destiné qu’indirectement. En général le narrateur intradiégétique s’adresse à un ou
plusieurs personnages de la fiction. Le lecteur est placé en quelque sorte en position
d’interlocuteur involontaire. Cette attitude d’allocutaire, quoique s’exerçant par l’intermédiaire
d’êtres de fictions, assure le contrat de véridiction.

Le narrateur intradiégétique est un personnage embrayeur, délégué de l’auteur et du


lecteur.

La narration par un personnage de la diégèse permet également de jouer sur l’idiolecte, qui
rend la façon de parler du narrateur intradiégétique, donc de faire plus vrai, mais aussi de le
laisser assumer les commentaires.
L’écrivain construit un monde fictif qu’on appelle aussi « diégèse ». Il doit obtenir, le temps
de la lecture, la suspension de l’incrédulité et l’adhésion de son lecteur. Pour ce faire, une voix
sert d’intermédiaire, assume par la parole textuelle la narration de ce monde.

2. Ancrage spatio-temporel.

La première opposition doit se faire entre les références identifiables et les non identifiables.

Non identifiables : introduites normalement par des indéfinis.


dans une maison.
quelques loups.

Identifiables : la référence peut être construite de plusieurs façons.

a) Absolue : les lieux et les époques sont connues et réfèrent à une réalité extratextuelle.
Emploi de noms propres, dates complètes…
Le vieux port de Marseille. Le 3 mars 2005, à 11h00.

b) Objective : la référence est construite par le cotexte (le contexte linguiste, c’est-à-dire, ce
qui a été dit avant ou ce qui va être précisé plus tard au fil du texte)

c) Subjective : références identifiables que par rapport à l’énonciateur. Les repérages se font
aux moyens d’embrayeurs (je, tu ; possessifs de première et deuxième personne ;
adverbes de temps et de lieux : ici, aujourd’hui, maintenant, demain… ; à droite, à
gauche ; appellatifs : papa, maman -du locuteur-)

1
Diégèse: univers fictif construit dans le récit.
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Repères temporels

- Subjectifs : maintenant, aujourd’hui, il y a 5 ans, l’année dernière…


- Objectifs : ce sont des dates complètes.
Le 3 novembre 2005.
- Contextuels : renvoient au contexte.
Ce jour-là, le lendemain, alors…
- Mi-objectifs : dates incomplètes, mi-objectives.
Le mercredi, en décembre, au printemps, mercredi, cet hiver,…

3. Repérage objectif et subjectif, en fonction du point de vue (narrateur)

Repérage objectif

Le narrateur ne joue aucun rôle dans la diégèse, sa narration est indépendante de la fiction.
 Récit hétérodiégétique : Narrateur totalement absent du récit qu’il raconte. Par exemple :
Homère dans L’Iliade.
L’ancrage spatio-temporel se fait par :
Repérage -extratextuel (absolu et contexte)
-cotextuel (comme il se fait dans Le seigneur des anneaux, lorsque la référence est
construite dans et par le texte)

Repérage subjectif

Récit homodiégétique : le narrateur est un simple témoin.


Récit autodiégétique : le narrateur est le personnage principal qui raconte sa propre vie (par
exemple, Rousseau dans Les confessions)

Dans ces cas l’ancrage spatio-temporel se fait par :


Repérage -contextuel
-absolu
-cotextuel
-dépendant de la situation d’énonciation ( en relation avec le Je narrant, le lieux où
il se trouve, l’époque à laquelle il appartient au moment de la narration…). Nous trouvons dans ce
cas des embrayeurs nominaux, des adverbes de temps (aujourd’hui), des adverbes de lieu (ici), du
présent concomitant à l’énonciation…

4. L’instance réceptrice

De même que le narrateur, le récepteur peut être extradiégétique (on le nommera dans ce cas
destinataire) ou intradiégétique (narrataire).

Un auteur écris pour un récepteur fictif qu’il imagine. Le récepteur est, en soi, une instance
variable et qui échappe à la connaissance du narrateur. Mais l’auteur s’en sert comme lecteur
coopératif pour qu’il infère construise le sens du récit (cf. Lector in fabula, Umberto ECO)
Par rapport à l’instance réceptrice il peut y avoir dédoublement du destinataire (double
énonciation). C’est le cas du roman épistolaire où nous trouvons un narrataire (intradiégétique), le
personnage à qui est adressé la lettre (« Vuestra Merced » dans Lazarillo de Tormes, par
exemple) ; et le lecteur. Le narrataire participe à la fiction de la narration tandis que le lecteur ne
le fait pas.

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Rôles du narrataire

a) Passif.
▪ Le narrateur donne au narrataire2 l’impression d’assister à l’acte d’écriture, comme si le temps de
l’écriture et celui de lecture étaient le même.
Retournons sur nos pas. Nous avons laissé…(V.Hugo)
Le lecteur peut être surpris de ce ton libre…
Que s’est-il passé pendant ces 10 mois ? On le devine.La question n’est pas une demande
d’information mais plutôt une façon de capter l’attention du lecteur.
La présence des pronoms nous/on et du présent de l’indicatif permettent un transfert temporel
qui rend contemporain le narrataire et les personnages de la diégèse.

▪ Dans un récit autodiégétique (homodiégéti que), le narrateur est un personnage de


l’histoire et le narrataire ne peut être qu’un tu/vous à qui le narrateur s’adresse. Le récit se veut
alors comme une sorte de conversation.
En général, la présence du narrataire prouve qu’il y a deux niveaux dans le discours :
-l’événementiel, qui concerne les personnages (le narré)
-le niveau de la narration : narrateur-narrataire.

b) Narrataire-personnage.
Vous avez mis le pied gauche sur la rainure de cuivre, et de votre épaule droite vous
essayer en vain de pousser un peu plus le panneau coulissant. (La modification, Michel
Butor, 1957)
‘Vous’ dans ce texte, qui est l’incipit du roman La modification, représente l’allocutaire (le
narrataire) qui appartient à la diégèse.

c) Mort du lecteur.
C’est ce qui se passe dans un des contes de Cortazar où un personnage assassine le lecteur.

[Note : ici, nous venons de signaler les différents positions possibles de l’instance narrative, mais il
y en a d’autres intermédiaires dont nous n’avons pas parlé.]

5. Savoir et subjectivité

Le narrateur régule l’information. Il procède par choix. Il ne peut tout de même pas tout dire ou
trop en dire en fonction de la position qu’il adopte par rapport à sa narration.
5.1. Le savoir dans le récit autodiégétique.

Réelle ou fictive, l’autobiographie est un récit rétrospectif en prose qu’une personne fait de sa
propre existence. Dans ce cas, celui qui raconte est également celui qui est raconté. Pourtant il
existe une séparation entre celui qui se souvient et l’individu qu’il fut. Cette distance temporelle
peut être plus ou moins signalée. Deux situations sont peuvent se poser :
a) Rétention d’information. Dans le récit rétrospectif le narrateur ne rapporte que les
perceptions qu’il avait au moment de la diégèse. Il tait son savoir postérieur.
b) Surplus d’informations dans le récit rétrospectif. Le narrateur réinterprète les
événements du passé au moment de la narration (# diégèse)
J’ai commencé ma vie comme je l’a finirai sans doute : au milieu de livres. (Sartre)

5.2. Le savoir dans les autres récits.

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Ici le terme “narrataire” est pris au sens large du terme, équivalent à destinataire, récepteur.
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▪ Récit non focalisé (focalisation 0). Il est impossible de préciser comme le narrateur sait ce qu’il
nous présente et d’où il tient ses informations parce que, tout simplement, le narrateur par
essence sait tout et peut tout (=Dieu)

▪ Focalisation externe. Type de récit où le narrateur prend une position extérieure à ses
personnages et ne dit que ce que ceux-ci livrent de l’extérieur comme si les personnages étaient
indépendants du narrateur et évoluaient devant lui de façon libre et autonome. Les personnages
demeurent opaques et leurs sentiments et motifs sont à déduire de leurs faits et de leurs gestes
(narrateur comme caméra)

▪ Focalisation interne (narrateur comme témoin). Le narrateur feint de narrer selon la conscience
et la perception de l’un de ses personnages.
Focalisation interne totale : tout le long du récit.
Focalisation interne relative : la focalisation peut varier le long du récit.

6. Analyse des personnes.

6.1. personne et non-personne.


Il est convenu d’appeler personnes les figurations diverses d’un même temps verbal, et l’on a ainsi
en français trois personnes du singulier et trois personnes du pluriel, la permimère (je, nous), la
deuxième (tu, vous) et la troisième (il ou elle, ils ou elles).
Mais attention ! le répertoire de la langue est un chose et son exercice par la parole en est une
autre. A l’usage seules la première et la deuxième sont des personnes ; la troisième est
proprement la non-personne ; ce que nous appelons ainsi relève morphologiquement de la
catégorie des démonstratifs.
▪ Il impersonnel.
D’où l’emploi de il comme impersonnel dans la phrase il neige. On ne demande pas qui neige ?:
l’expression traduit un pur phénomène que l’on constate sans lui reconnaître d’agent. C’est aussi
par impuissance à nommer les agents responsables que l’on les désigne habituellement par ils :
Avec leurs bombes atomiques et leurs fusées, ils nous détraquent le temps.
▪ Emploi du pronom il :
Le plus souvent il est déterminé par le reste de l’énoncé dont il remplace ou relaie un élément.
Enfin, la troisième personne est la seule où le verbe peut avoir pour sujet un nom de chose.
Vous voyez mon genou, il était gros comme ça il y a trois semaines.

6.2. Personne subjective et personne non subjective.


Nous avons, jusqu’ici, opposé la personne (je, tu) à la non-personne (il) ; il faut maintenant
opposer la personne je à la personne non-je.
« La conscience de soi n’est possible que si elle s’éprouve par contraste. Je n’emploie je qu’en
m’adressant à quelqu’un, qui sera dans mon allocution tu. C’est cette condition de dialogue qui est
constitutive de la personne –dit Benveniste- car elle implique en réciprocité que je deviens tu dans
l’allocution de celui qui à son tour se désigne par je. » C’est dans le dialogue que je m’éprouve
comme une personne en face d’une autre personne, car le je pose une réalité qui m’est intérieure,
au lieu que le tu pose une réalité qui m’est extérieure. « On pourra donc définir le tu comme la
personne non subjective, en face de la personne subjective que je représente ; et ces deux
personnes s’opposent ensemble à la forme de non-personne ( il). ». Le même rapport se trouve au
pluriel car le je domine dans le nous.
▪ Vous comme anaphorique de on :
La deuxième personne est généralement celle à qui on s’adresse (comme nous venons de
voir), mais toute personne conçue comme extérieure à je prend la forme de la deuxième personne
(tu ou vous) et on peut retrouver vous comme anaphorique de on.
Ainsi employée, la deuxième personne n’est pourtant pas un impersonnel : on pose ainsi un
nombre indéfini de personnes à qui convient ce qui est dit. C’est pourquoi on peut trouver cet
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emploi avec la première personne : Dans le métier que j’exerce, vous vivez (= on vit) au milieu
d’un bruit assourdissant. C’est le moyen d’intéresser quiconque à l’expérience décrite (En tant que
prof, dans un lycée espagnol, vous avez 18h de cours par semaine)

6.3. Le pronom on.


Le point qui intrigue les lingusites c’est l’interprétation polivalente de on qui peut selon les
contextes référer :
▪ au locuteur : « On a des faiblaisses » (on= celui qui parle) ; ou à un groupe incluant le
locuteur « On y va en cinq minutes » (on= je + tu)
▪ à l’allocutaire : « Alors on a fait la fête hier ? », « Comment va-t-on aujourd’hui » (un
médecin à un malade), « On a mangé la sousoupe » (à un chien)…
▪ à des 3èmes personnes particulières, uniques ou multiples : « Ils partirent au pas de
courses. Et comme on avait de l’entrain, on chantait ». (on= ils)
▪ à n’importe qui (valeur générique) : « On a toujours besoin d’un plus petit que soi. »

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