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Parmi les nombreuses contrefaçons, un cas de possession démoniaque

Richard E. Gallagher
New Oxford Review
Sam, le 8 mars 2008 19:14 UTC

Richard E. Gallagher, MD, est un psychiatre agréé en pratique privée à Hawthorne, New
York, et professeur agrégé de psychiatrie clinique au New York Medical College. Il est
également enseignant aux facultés du Columbia University Psychoanalytic Institute et à un
séminaire catholique romain. Il est diplômé Phi Beta Kappa de l'Université de Princeton,
magna cum laude en lettres classiques, et formé en psychiatrie à l'École de médecine de
l'Université de Yale. Le Dr Gallagher est le seul psychiatre américain à avoir été un délégué
américain régulier de l'Association internationale des exorcistes.

Au milieu de la confusion généralisée et du scepticisme sur le sujet, l'objectif principal de cet


article est de documenter un cas contemporain et clair de possession démoniaque. Même ceux
qui doutent qu'un tel phénomène existe pourront trouver l'exemple suivant plutôt convaincant.
Pour le clergé, ou bien toute personne impliquée dans l'assistance spirituelle et psychologique
à autrui, il est tout aussi critique, cependant, de reconnaître les nombreuses et infiniment plus
communes "contrefaçons" (c.-à-dire les fausses assignations) d'une influence ou attaque
démoniaque également.

©New Oxford Review

Ce besoin de prudence et de précision est particulièrement important à un moment où les laïcs


non formés ou, pire, des ministères publics peuvent malheureusement induire en erreur ou
même exploiter les fidèles dans ce domaine. Il suffit d'allumer un téléviseur pour assister à
des abus évidents - par exemple, la demande d'argent à leur public par des télévangélistes
alors qu'ils conduisent des cérémonies exhibitionnistes devant de grandes assemblées trop
crédules. Des distinctions nettes - connues depuis longtemps par les théologiens traditionnels,
mais maintenant souvent ignorées - doivent être faites.

La possession n'est qu'un, et non pas le plus commun, type d'attaque démoniaque. La
possession est très rare, mais pas tant que beaucoup l'imaginent. La dénommée "oppression",
ou "infestation", est moins rare, bien que peu fréquente elle aussi, et parfois plus difficile à
discerner de façon précise.1 Pour nos besoins ici, un individu véritablement "possédé" montre
un assaut si massif et sans équivoque que nous allons l'utiliser comme exemple
paradigmatique d'une véritable attaque démoniaque. Ce cas ne sera pas contrasté avec les
nombreux degrés moindres d'agression démoniaque, mais plutôt avec les types variés
d'implication prétendûment démoniaque - des conditions souvent psychotiques - qui se
révèlent avoir une explication purement naturelle.2 Ces états devraient être plus largement
reconnus en tant que tels par les praticiens religieux. Ce besoin est particulièrement grand
parmi les nombreux laïcs maintenant dans les ministères de délivrance, un phénomène en
rapide augmentation dans le monde entier.3

Le cas d'un démoniaque contemporain

Pour montrer, d'abord, que le diable, bien que rarement, peut en effet "attaquer" par la
possession d'un individu, je présente ici un résumé détaillé d'une possession démoniaque
actuelle. C'est vraiment un exemple évident d'une attaque authentique, au moins pour un
observateur objectif.

Chaque cas de possession (ainsi que d'oppression) est, en un sens, unique. Ce qui rend cet
exemple particulièrement singulier - mais aussi particulièrement et puissamment convaincant
- c'est que la femme impliquée non seulement montre, de façon très dramatique, les signes
classiques de la possession, mais, après avoir été une sataniste déclarée et proéminente durant
sa vie, semblait aussi montrer "des pouvoirs occultes spéciaux" même en dehors de ses états
de transe, de façon courante d'une manière tout à fait ouverte à toute personne qui entrait en
contact étroit avec elle.

Tous les faits présentés ici sont vrais et vérifiables par les individus multiples et très crédibles
impliqués dans ses soins. Pour des raisons de confidentialité, nous allons identifier notre sujet
avec un pseudonyme (elle a accepté que son histoire soit publiée si son identité n'est pas
révélée), et un peu de matériel accessoire est inclus.

"Julia" est une femme de race blanche, d'âge moyen, financièrement indépendante, qui vit aux
États-Unis. Elle a d'abord approché son clergé local de sa propre initiative, et a rapidement été
renvoyée vers un prêtre exorciste officiel (qui a collaboré à cet article) pour de l'aide. Elle
était elle-même tout à fait convaincue dès le départ qu'elle était en quelque sorte "attaquée"
par un démon ou Satan. Au cours de son évaluation longue et approfondie, elle a finalement
été vue par ce rédacteur, un psychiatre conseil universitaire certifié, à qui on a demandé de
donner un avis médical et psychiatrique.

Julia a révélé une longue, troublante histoire de participation à des groupes explicitement
sataniques (un antécédent historique évident à son état et à ses capacités "paranormales", ainsi
qu'elles pourraient être caractérisées). Bien qu'ayant reçue une éducation catholique, elle n'a
plus pratiquée sa foi. Mais, avec une ambivalence considérable, elle a déclaré qu'elle pourrait
avoir besoin du rite catholique de l'exorcisme.

Julia n'était pas le genre typique de personne qui importune fréquemment l'Église pour
demander de l'aide mais qui est vraiment dans le besoin d'une intervention psychiatrique ou
autre intervention médicale. Elle n'était en aucune façon psychotique; en fait, elle était
toujours logique, très intelligente, et même très attachante parfois, malgré son trouble évident.

Périodiquement, en notre présence, Julia entrait dans un état de transe d'une nature récurrente.
Les personnes mentalement perturbées "dissocient" souvent,4 mais les transes de Julia étaient
accompagnées par un phénomène inhabituel: de sa bouche sortaient diverses menaces, injures,
et un langage scatologique, des phrases comme "Laisse-la tranquille, espèce d'idiot", "Elle
nous appartient", "Dégage, imbécile de prêtre," ou tout simplement "Dégage." Le ton de cette
voix différait nettement de celui de Julia, et il variait, parfois guttural et vaguement masculin,
et à d'autres moments très aigu. La plupart de ses commentaires lors de ces "transes", ou
durant les exorcismes subséquents, affichaient un mépris marqué pour tout ce qui est religieux
ou sacré.

Lorsque Julia est sortie de ces transes, elle professait fortement ne pas se souvenir de ces
remarques ou avoir dit quoi que ce soit. Un psychiatre expérimenté pourrait bien conclure que
nous étions probablement, donc, face à une personnalité dissociée ou, plus précisément, même
un trouble dissociatif de l'identité (des précisions à ce sujet plus loin). Ce qui a rapidement
rendu cette compréhensible hypothèse invraisemblable, cependant, furent plusieurs autres
phénomènes particuliers bien que de façon évidente reliés, mais dont un échantillon est
couvert ici.

En raison de la complexité de ce cas, nous avons réuni une équipe pour nous aider. A divers
points, ce groupe comprenait plusieurs personnels qualifiés en santé mentale, au moins quatre
prêtres catholiques, un diacre et sa femme, deux religieuses (toutes les deux infirmières, dont
une en psychiatrie), et plusieurs volontaires laïcs. Nous avons passé un certain nombre
d'appels téléphoniques pour organiser une réunion afin d'aider Julia. Julia était elle-même
n'était pas au courant de ces discussions téléphoniques; elle était loin de la région à l'époque.
Étonnamment, "l'autre" voix de Julia - encore une fois parfois profonde, parfois très aiguë -
interrompait en fait les conversations téléphoniques et venait rendre visite à la ligne de
téléphone! La ou les voix épousait les mêmes messages: "Laisse-la tranquille", "Dégagez,
idiots", "Éloignez-vous d'elle," "Elle nous appartient". Julia, encore une fois, a déclaré plus
tard qu'elle n'était pas au courant d'une telle conversation. Et pourtant, ce discours a été
entendu distinctement par plusieurs membres de l'équipe à un certain nombre d'occasions.

Comme mentionné précédemment, même en dehors de ses transes, Julia a indéniablement


montré des capacités "paranormales"; autrement dit, sa présence était clairement associée à
des événements paranormaux. Parfois, les objets autour d'elle s'envolaient des étagères, le
phénomène rare de la psychokinèse connu des parapsychologues. Julia avait également
connaissance de faits et d'événements au-delà de toute possibilité de leur acquisition par voie
naturelle. Elle a couramment rapporté des informations sur les parents, la composition du
ménage, les décès et les maladies de la famille, etc., des membres de notre équipe, sans jamais
avoir observé ou avoir été informée à leur sujet. A titre d'exemple, elle connaissait la
personnalité et les circonstances précises de la mort (à savoir, le type exact de cancer) d'un
parent d'un membre de l'équipe que personne n'aurait pu avoir deviné. Elle a parlé une fois de
l'étrange comportement de certains animaux inexplicablement frénétiques au-delà de son
observation directe: Bien que résidant dans un autre ville, elle commenté, "Donc, ces chats
sont vraiment devenus fous la nuit dernière, n'est-ce pas?" le matin après que deux chats dans
la maison d'un membre de l'équipe se soient inhabituellement violemment attaqué l'un l'autre
à environ deux heures.

Comme autre exemple, Julia a décrit une fois non seulement les environs réels (y compris le
décor de sa chambre), mais l'état d'esprit exact (sceptique et dédaigneux) d'un prêtre impliqué
de façon périphérique, qu'elle n'a jamais rencontré. Les faits ont été confirmés ensuite
précisément. Julia pouvait également représenter systématiquement, de loin et avec des détails
étonnants, l'activité de l'un des principaux prêtres impliqués. Elle rapporta à plusieurs reprises,
de sa position lointaine, si et quand il souffrait (il souffrait d'une maladie récurrente), souvent
où il était (par exemple, en train de marcher sur une plage), et remarquablement, même ce
qu'il portait à ce moment là (par exemple, un coupe-vent).

Pour compléter le tableau de ce cas, enfin, furent les événements pendant les longs rituels
d'exorcisme, que Julia a elle-même demandé. Il y avait deux séries de telles sessions séparées
par une période de temps. (En fin de compte, en raison de ses hésitations, ces efforts ont été
interrompus et peuvent ou peuvent ne pas être repris. L'exorcisme en soi, un sujet digne
d'intérêt et complexe en lui-même, n'est pas le sujet ici. Cet article se penche plutôt sur la
réalité du sujet de la possession et ses contrefaçons.)

L'exorcisme a commencé par une chaude journée de juin. Malgré le temps, la pièce où le rite
a été mené est devenue nettement froide. Plus tard, cependant, alors que l'entité présente en
Julia a commencé à cracher du vitriol et à faire des bruits étranges, les membres de l'équipe
suèrent à grosses gouttes en raison d'une émanation de chaleur étouffante. Les participants ont
tous dit qu'ils avaient trouvé la chaleur insupportable.

Julia est d'abord entrée dans un état de transe paisible. Après que les prières et les invocations
du rituel romain aient duré un certain temps, cependant, de multiples voix et des sons sont
sorti d'elle. Un ensemble composé de grognements bruyants et bruits ressemblant à ceux
d'animaux, qui semblaient impossible à imiter pour un humain pour le groupe. À un moment
donné, les voix s'exprimèrent en langues étrangères, y compris du latin et de l'espagnol
reconnaissables. (Julia parle seulement l'anglais, comme elle nous l'a prouvé plus tard.).

Les voix étaient d'une nature notablement agressive, et souvent insolentes, blasphématoires, et
très scatologiques. Elles maudissaient et insultaient les participants de la manière la plus
grossière. Elles étaient fréquemment menaçantes - essayant, semble t-il, de se défendre -
"Laissez la tranquille", "Arrêtez, bande de putes" (aux religieuses), "Vous le regretterez," et
autres choses similaires.

Julia a également fait preuve d'une force énorme. Malgré les religieuses et les trois autres la
maintenant au sol de toutes leurs forces, ils ont lutté pour la retenir. Remarquablement,
pendant environ 30 minutes, elle s'est retrouvée en état de lévitation à environ un demi-pied
du sol.5

La cible présumée de l'exorcisme, l'entité (ou les entités) qui possédait Julia, pouvait
également faire la distinction entre l'eau bénite et l'eau normale. Elle criait de douleur quand
l'eau bénite était répandue sur elle, mais ne montrait aucune réaction devant l'utilisation
clandestine de l'eau non bénie. Lors des cérémonies, elle a aussi, comme précédemment,
révélé des événements cachés ou passés dans la vie des différents participants, y compris des
informations sur leurs proches décédés complètement inconnus d'elle.

Alors que de nombreux autres détails pourraient être ajoutés, ce qui précède décrit
suffisamment le tableau général. Comme indiqué, les exorcismes ont été considérés comme
utiles, mais n'ont pas encore résolu la question de la possession. Il doit être à nouveau noté
que Julia se ne se souvenait pas du tout de ce qui se passait pendant les cérémonies.

Résumé du cas

Le cas de Julia illustre un certain nombre de signes classiques de possession. Le vénérable


rituel romain (Rituale Romanum du Pape Paul IV, 1614) énumère comme signes fortement
évocateurs, proéminents parmi d'autres, la connaissance cachée, la capacité à parler une
langue inconnue, et une force physique anormale. D'autres éléments traditionnellement
associés à la possession étaient aussi évidents, incluant, invariablement, les expressions de
haine du sacré, le langage blasphématoire et injurieux, la capacité à discerner (et reculer
devant) les objets bénis, le phénomène de lévitation, et, surtout, un état de transe interrompue
par la présence de ce qui apparaît comme une entité (ou entités) indépendante intelligente, et
le désir exprimé de cette intelligence de ne pas quitter le corps de la personne affligée.

Beaucoup de ces caractéristiques individuelles, sans parler de l'ensemble de la constellation


globale de ce "syndrome", sont, à l'évidence, tout simplement inexplicables d'un point de vue
psychiatrique ou médical. D'un point de vue psychiatrique, deux caractéristiques majeures
distinguent ceci et d'autres cas semblables d'un trouble mental: (A) la présence claire de
phénomènes paranormaux, et (B) un schéma global de présentation qui, bien qu'elle puisse se
chevaucher avec certains symptômes psychiatriques, constitue néanmoins un véritable groupe
distinct de caractéristiques sui generis. Par conséquent, nous avons clairement senti, dans ce
cas, que nous avions bien affaire à un individu véritablement possédé, quoique compliqué
encore davantage par son histoire sataniste et ses capacités "paranormales" présumées
conséquentes de son implication sectaire et/ou son état de possession.

La perspective médicale/psychiatrique

Plusieurs principes de discernement et de diagnostic pertinents exigent qu'on les mettent en


évidence. D'abord, il faut reconnaître que l'avis médical (qui, étant donné la nature très bizarre
de ces cas, pour des raisons pratiques dans le monde d'aujourd'hui, presque invariablement
implique une consultation psychiatrique appropriée), bien qu'indispensable, n'est pas sans
risques. Sans surprise, les médecins, et peut-être encore plus les psychiatres en tant que
groupe, ne sont généralement pas très ouverts à, ou informés, sur la possibilité de la
possession démoniaque. Ils ont été formés (et à juste titre) au scepticisme et à fonder leurs
diagnostics et interventions sur des critères plus classiques de canons modernes scientifiques
de jugement - par exemple, des groupes typiques de symptômes, la capacité de répliquer les
données, les résultats de laboratoire, les essais cliniques en simple ou double aveugle, etc.6
Ces critères ne peuvent pas s'appliquer aux singularités historiques, bien sûr. Dans tous les
cas, on ne doit pas attendre des médecins qu'ils aient à se prononcer dans les questions de ce
genre - cela ne relève pas de leur formation ou domaine d'expertise - et plus correctement c'est
de la responsabilité professionnelle (on espère avec prudence, sobriété, et ouverture à la
consultation médicale) d'un membre approprié et compétent du clergé.

Ce que le médecin/psychiatre peut offrir, cependant, est certainement indispensable dans son
propre propre domaine: l'expertise professionnelle afin de déterminer si le cas en question
correspond à un syndrome d'exclusion médicalement reconnaissable. Ce rôle critique peut
permettre d'économiser une quantité énorme de temps et d'efforts. La grande majorité de ces
"cas", qui pourraient facilement être mal interprétés comme des attaques possibles par un
démon ou apparenté, en effet se révèlent avoir une explication psychiatrique évidente, ou
moins souvent une explication médicale neurologique ou autre.

Une autre perspective d'orientation importante est, malheureusement, souvent mal comprise
par de nombreuses personnes sans formation médicale, laïques et cléricales. Le manque
d'expérience dans la pathologie médicale peut être une grande source de confusion dans
certains milieux religieux. Étonnamment pour beaucoup de gens, les psychiatres ont
l'habitude fréquente de rencontrer et de diagnostiquer un assortiment de patients qui
prétendent éprouver des attaques démoniaques ou occultes d'une manière ou, à l'inverse, qui
rendent compte de conversations avec Dieu, visions mystiques, etc. Le psychiatre typique, ou
un autre praticien de santé mentale, rencontrent généralement des patients qui prétendent
toutes sortes de contact ou visites spéciales de "Dieu", du "diable", d'un "esprit", etc. Les
patients peuvent se plaindre sur une base régulière que les démons les harcèlent ou les
réprimandent; leur disant d'accomplir des actes honteux, grandioses, ou destructeurs; allant
même jusqu'à les toucher à eux (via des hallucinations tactiles). Il est facile, donc, pour ces
professionnels de tirer le corollaire évident que presque tous ces cas, prétendant avoir un
aspect diabolique ou occulte sont simplement le reflet de la pathologie psychiatrique ou de
l'imagination du patient. Beaucoup de médecins considèrent donc toute discussion sur la
possession démoniaque comme désespérément ignorante et dépassée, "médiévale",
superstitieuse, même psychotique en soi.

Le danger évident est que cette opinion se généralise à tous les cas indistinctement, même les
très rares ayant des caractéristiques inexplicables ou manifestement surnaturelles aussi,
comme un véritable éventuellement possession démoniaque ou d'oppression. Pour cette
raison, l'étudiant astucieux de la démonologie et exorciste officiel de Paris de 1924 à 1962,
Joseph de Tonquédec, S.J., a écrit en 1923 que le scepticisme des médecins découle "d'une
généralisation abusive de ce qu'ils observent dans des établissements psychiatriques ou en
pratique privé" (Introduction à l'étude du merveilleux et du miracle). Malheureusement, cette
réflexion est probablement encore plus vraie aujourd'hui, quand encore moins de médecins
ont une connaissance théologique sophistiquée et avisée.

Bien qu'il soit regrettable, bien que compréhensible, qu'un tel manque de discernement existe
chez la plupart (mais pas tous) des membres de la profession médicale, le danger beaucoup
plus commun est exactement inverse. Les membres du clergé ou laïcs peuvent être conduits,
comme noté précédemment, au raisonnement inverse et suspecter une activité démoniaque
lorsque aucune conclusion de ce type n'est justifiée. Encore une fois, de Tonquédec a noté ce
problème au début du siècle dernier: "certains des fidèles et certains prêtres" - je dirais plus
communément aujourd'hui des ministres fondamentalistes ou des laïcs dans des rôles d'aides
quasi-cléricaux ou autres - "prennent le contre-pied et finissent aussi dans l'erreur, en raison
de leur ignorance de la pathologie mentale et nerveuse et leur incapacité à suivre les directives
données par l’Église. En conséquence, ils attribuent au diable certaines perturbations qui sont
purement d'origine naturelle" (ibid.). En revanche, le rituel romain prévoit le recours à
l'expertise médicale et la nécessité d'être prudent avant de rejeter l'explication naturaliste.
Saint Thomas d'Aquin au 13ème siècle a mis en garde de façon similaire les clercs de ne pas
sauter sur une explication surnaturelle quand une explication purement naturelle suffit.
Beaucoup de mal peut résulter d'une erreur de diagnostic dans un sens ou dans l'autre.

Contrefaçons psychiatriques de la possession

Il y a quelques conditions psychiatriques communes qui sont de nature à induire en erreur les
membres du clergé ou un public trop crédule à cet égard. Je dit "psychiatrique" même si il y a
d'autres conditions médicales qui peuvent potentiellement confondre les laïcs. Par exemple,
les troubles neurologiques et en particulier épileptiques de nature complexe viennent à l'esprit.
Ces troubles peuvent bien en avoir incité beaucoup au cours des époques passées à suspecter à
tort une étiologie diabolique. Avec l'augmentation des connaissances médicales et la
sophistication accrue du public dans les questions médicales au cours des derniers siècles,
cependant, il est devenu sans aucun doute beaucoup moins fréquent d'attribuer ces maladies
neurologiques aux actions du diable. Les troubles les plus couramment déroutants, dans mon
expérience professionnelle, sont presque toujours psychiatriques ou de nature quasi-
psychiatrique.

En général, trois grands types de troubles psychiatriques semblent particulièrement enclins à


confondre les observateurs et les patients souffrants eux-mêmes.

(1) Diverses conditions médicales, généralement psychiatriquement fondées et moins souvent


métaboliques, reliées à la toxicomanie, ou neurologique par nature, présentes avec des
hallucinations auditives, le plus souvent, et aussi visuelles, tactiles, ou même gustatives. Ces
conditions sont fréquemment associées à un élément délirant, souvent de nature paranoïaque.
Prises à leur valeur nominale, ces hallucinations ou délires, qui impliquent souvent l'idée que
le diable, les démons, les anges, Dieu, ou d'autres "esprits" communiquent activement avec le
patient en question, peuvent certainement et tout naturellement confondre le patient et d'autres
parties intéressées en leur faisant croire que le patient subit un certain genre d'agression
démoniaque ou autre influence surnaturelle, quand rien de cette sorte ne se produit. Le patient
peut dire tout à fait ouvertement, "Le diable me tracasse" ou "Le diable m'a dit telle ou telle
chose." Ces symptômes sont caractéristiques de ces diagnostics chroniques psychotiques
comme la schizophrénie et le trouble bipolaire (ou maniaco-dépressif), ainsi que de diverses
brèves conditions psychotiques ou épisodes causés par d'autres étiologies médicales, telles
que des troubles neurologiques ou la drogue/abus d'alcool et des états de sevrage.

(2) Un autre groupe commun de troubles psychologiques aptes à induire en erreur sont les
dénommés troubles de la personnalité ou du caractère. Typiques de ces conditions sont une
lutte avec des sentiments profonds de colère, une faible estime de soi, un besoin d'attention,
un fort sentiment de victimisation ou, plus pertinent ici, un fort sentiment de "mal" intérieur.
Les psychiatres rencontrent couramment de tels patients en difficulté, essentiellement
"borderline" (qui peuvent aussi devenir brièvement psychotiques). Ces personnes sentent
souvent que leurs puissants sentiments d'être "mauvais" sont dus à une entité "étrangère"
ressentie de façon ténue à l'intérieur d'eux-mêmes. Cette entité est parfois explicitement auto-
décrite comme un "monstre" à l'intérieur d'elles, ou une "présence maléfique," ou même un
"diable" ou un "mauvais esprit" en soi. Ce fort sentiment d'un "corps étranger" interne semble
être généralement une projection à peine voilée de son propre sens intérieur de la méchanceté
qui est ressenti comme échappant à son propre contrôle tout en étant en quelque sorte contenu
"au sein" de la personnalité. J'ai en fait même entendu de tels patients décrire spontanément
leurs états intérieurs comme précisément dominé par une sorte de "serpent en contorsion" ou
un "esprit ténébreux" à l'intérieur d'eux-mêmes, sans aucune indication de véritable
participation diabolique.

(3) Une dernière catégorie de patients qui sont souvent mal compris, par eux-mêmes au
moins, comme souffrant d'attaques démoniaques sont les personnes gravement histrioniques
et/ou dissociées (encore une fois un spectre de types étant implicite, pas un unique
diagnostic). Cette catégorie de patients, qui peut ainsi se chevaucher avec la deuxième
catégorie, montre généralement une imagination hyperactive et d'une très étonnamment faible
perspicacité ou conscience de soi. Ces personnes cherchent désespérément l'amour et
l'attention dont elles manquent dans leur vie souvent malheureuse. En arriver à croire qu'elles
sont attaquées par des forces invisibles peut leur donner un sentiment d'excitation ou d'auto-
importance qui leur fait autrement défaut. Un tel patient que nous avons vu, une femme
souffrant de troubles affectifs d'environ 20 ans, rampait comme un serpent sur le sol de
l'église, et prétendait même ressentir le contact d'un serpent. Elle a demandé notre aide, mais
notre diagnostic fut qu'il s’agissait d'un cas classique de trouble de la personnalité
histrionique, une constatation finalement acceptée à la fois par le prêtre en cause et la patiente
elle-même. Cette personne avait tenté à plusieurs reprises d'entrer dans un ordre religieux,
n'importe quel ordre religieux, mais fut judicieusement empêchée de le faire, compte tenu de
son état émotionnel perturbé.
Les patients de cette dernière catégorie de cas ont souvent une certaine propension à dissocier.
Dans les variantes les plus graves de ce groupe, ces personnes (qui ont souvent été
maltraitées) peuvent même fabriquer ou "élaborer" - inconsciemment ou non - des
"personnalités" ou "états distincts d'ego" dans ce qui a été appelé à l'origine "trouble de la
personnalité multiple", mais qui est maintenant plus correctement connu dans les milieux
psychiatriques comme "trouble dissociatif de l'identité" ou TDI (DSM-IV). Ce trouble peut
bien présenter l'une des personnalités connues (parfois connue sous le nom "d'alter") comme
un type "diabolique" souvent séduisant, ou même comme un "démon" en soi, une variante du
dénommé syndrome de pseudo-possession. Pas toujours sans controverse comme entité
diagnostic, le TDI, comme de nombreux diagnostics autrefois trop largement étiquetés
"hystérie", est extrêmement fluide.7 Il est maintenant généralement mieux reconnu comme
une condition qui peut parfois être fabriquée, peut être expressif d'un état d'esprit délirant, ou
parfois peut même être en partie causé par le traitement. Le désordre apparaît généralement
chez un individu qui est très influençable ou, plus rarement, franchement manipulateur. Un
exemple de cette dernière tendance impliqua un jeune homme qui avait frappé un membre du
personnel d'une unité psychiatrique. Il tenté immédiatement de se disculper en prétendant que
l'acte avait été accompli par son "autre personnalité", sa "mauvaise", bien que cet usage
égoïste du diagnostic soit plus l'exception que la règle.

Chacune de ces trois catégories de patients, mais peut-être le plus facilement ce troisième
groupe, peut fournir un terrain fertile pour ceux qui sont investis dans l'exploitation du sujet
de l'influence démoniaque, comme les télévangélistes ou les membres mal formés de certains
ministères de délivrance.8 Certains de ceux qui sont la proie de ces groupes sont largement
conscients de leur tendance à exagérer ou à déformer; d'autres s'auto-illusionnent
complètement et n'ont aucune perspicacité ou connaissance de soi. Ils peuvent être pleinement
pris dans leurs troubles et leur prétendu besoin de thérapie "spirituelle" plutôt que
psychiatrique. Souvent, il est très difficile pour les professionnels aidants de convaincre ces
personnes de leurs besoins en soins de santé mentale, non en délivrance ou exorcisme. Tous
les patients ci-dessus sont très vulnérables et peuvent trop facilement être amenés à croire
qu'ils sont attaqués par le diable ou des mauvais "esprits". Si ceux qui les entourent sont aussi
enclins à sauter sur ces conclusions - malheureusement parfois pour des raisons erronées qui
leur sont propres - un traitement retardé et beaucoup de consternation et de dommages
peuvent s'ensuivre.

Réflexions pastorales & théologiques

Il n'y a aucune implication ici que le cas de Julia reflète un phénomène fréquent, bien qu'il ne
soit pas unique non plus. Son cas cependant, avec son fond sataniste et plusieurs
caractéristiques décidément idiosyncrasiques, représente un exemple particulièrement clair de
possession dès le départ. Malgré des points communs, chaque possession est différente et, en
règle générale, initialement moins évidente. Parce que j'ai servi comme consultant pour un
nombre anormalement élevé de cas possibles, seulement une poignée se révéla impliquer un
élément véritablement diabolique, je pourrais peut-être avoir un point de vue unique. Bien que
certaines études qui remettent en question l'existence de la réalité de ces phénomènes soient
bien intentionnées dans leur désir d'endiguer un certain fondamentalisme, la manie sous-
culturelle de l'exagération dans ce domaine,9 elles sont souvent entachées par leur manque
d'expérience avec le petit nombre de cas réels, tels que celui documenté ici.

Aussi inhabituel soit-il, aucun cas de possession ou d'oppression - ou d'ailleurs l'une des
nombreuses versions de "contrefaçon" - n'est trivial. Pour toute souffrance individuelle, la
responsabilité du clergé et des professionnels de la guérison est d'offrir une aide appropriée,
bien informée, aussi obscur ou controversé soit le problème présenté.

Le mystère des phénomènes de l'activité démoniaque, mentionnés de façon proéminente dans


les évangiles et durant l'âge apostolique, mais notés, aussi, tout au long de la vie de l'Église,
peut être utilement comparé à l'histoire des miracles, également jamais absent de l'histoire de
la vie chrétienne. Ces deux éruptions permises, en quelque sorte, du surnaturel dans notre
monde quotidien suivent des schémas historiques similaires. Malgré de nombreuses
tentatives, historiquement les critiques sceptiques et "les casseurs de mythes" n'ont jamais pu
d'une manière convaincante réussi à extirper l'élément miraculeux ou démoniaque de nos
rapports de l'activité du Christ alors qu'Il était sur terre. La même chose peut être maintenue
pour l'histoire ecclésiastique tardive - chaque âge de l’Église a montré des miracles
historiquement crédibles, bien évidemment parfois de manière évidente vérifiables.

Les tentatives pour expliquer les activités de Satan ou des démons dans les Évangiles sont
analogues au scepticisme irrationnel à l'égard des miracles. La plupart estiment que l'inclusion
d'éléments démoniaques reflète les idées dépassées et superstitieuses de cet âge, que l’Église
devrait maintenant désavouer. Il y a plusieurs objections solides à cette critique avec un
pedigree de plusieurs siècles. Ces tentatives de réinterpréter les événements évangéliques
finissent par impliquer que Jésus était soit ignorant ou malhonnête dans Son partage de telles
croyances. Une telle notion est, bien sûr, contraire à toute compréhension véritablement
orthodoxe de Sa nature tant divine qu'humaine. En outre, cet argument va à l'encontre du sens
commun, comme si le monde du premier siècle en Palestine ne pouvait pas reconnaître
l'intention évidente de ces épisodes et actions claires et énergiques de Jésus vis-à-vis du
démoniaque.

Dans les Évangiles synoptiques, Christ est dépeint sans équivoque commandant de façon
spectaculaire à des entités diaboliques spécifiques de quitter certaines personnes et d'aller
ailleurs. Certains commentateurs soutiennent que de nombreuses maladies à cette époque ont
été attribuées à tort au péché et à l'influence du diable, un point assez vrai dans une certaine
mesure. Néanmoins, le compte rendu de l'Évangile de l'activité de Jésus ne présuppose nulle
part ce fait. En effet, le Christ contredit explicitement ce point de vue juif traditionnel et plus
généralement antique dans son discours sur les effets transgénérationnels des péchés (Jean
9:2-3). Jésus a contesté à plusieurs reprises et condamné d'une manière directe la plupart des
fausses croyances et superstitions de Son âge.

Enfin, comme pour les miracles, des rapports crédibles et vérifiés existent de batailles
remportées avec succès par les saints et l’Église contre les attaques démoniaques, pas
seulement durant l'âge apostolique, mais durant toute l'histoire subséquente de l’Église,
incluant pour la plus grande part la bien documentée ère moderne.10 L'affirmation, par
conséquent, que ces récits scripturaires sont historiquement conditionnés a peu de poids.

Blaise Pascal, le mathématicien de génie du 17e siècle, était un étudiant ardent de la nature
humaine et de l'histoire religieuse. Il a eu un commentaire intéressant sur les questions ici
considérées. Trouvée dans les Pensées est sa réflexion astucieuse selon laquelle "il n'y aurait
pas de faux miracles si les vrais miracles n'existaient pas."

Beaucoup de superstition, d'exagération, d'imposture et d'ignorance pure ont accompagné


l'histoire tant des prétendus miracles que de l'activité diabolique soupçonnée durant toute la
vie de l’Église. Le dommage à la foi et aux individus peut être grand, un truisme jamais plus
évident qu'aujourd'hui. Derrière ces fausses traditions, cependant, comme Pascal l'a bien
compris, se trouve la chose réelle, les originaux à partir desquels le Français discernait bien
que les contrefaçons tiraient leur fausse légitimité. En cet âge et en tous les autres, en
remontant aux évangiles eux-mêmes, nous nous référons finalement au compte rendu
cohérent du pouvoir de guérison et de libération de notre Seigneur Lui-même, sur le corps et
l'âme, qui se manifeste à l'esprit impartial. Ma tâche ici a été de fournir quelques indications
en discernant la contrefaçon, mais aussi en reconnaissant les cas très rares mais légitimes
d'activité diabolique. Contrairement à ce que l'opinion laïque affirme complaisamment, une
vue médicale objective pourra conclure que les attaques par le diable, comme les véritables
miracles, sont des faits scientifiques rares, mais bien réels, vérifiables par tous ceux qui n'ont
pas peur d'affronter la vérité.

Notes

1. Une discussion plus complète des différents types ou degrés d'attaques démoniaques est
complexe, au-delà de la portée de cet article. Une partie de la confusion à propos de ces
distinctions est une conséquence de la terminologie variée utilisée par différents auteurs
spirituels au cours des siècles. L'attaque par un démon en dessous de la possession, mais
clairement au-delà de la "tentation" normale, est souvent maintenant appelée "oppression" ou
"infestation"; le terme "obsession", largement utilisé historiquement, est particulièrement apte
à tromper un public moderne. Le discernement d'une "oppression" nécessite souvent une
collaboration particulièrement étroite entre un prêtre et un professionnel de la santé mentale
expérimenté, de préférence un psychiatre.

2. Cette distinction ne signifie pas qu'un individu ne peut pas souffrir à la fois de possession
ou d'oppression et d'un trouble mental - une autre raison pour laquelle un avis psychiatrique
est précieux - mais il ne faut présumer d'abord que cette combinaison doit être considérée
comme exceptionnelle. Néanmoins, un trouble émotionnel grave dans certains cas peut
masquer une possession sous-jacente, très rare mais authentique. Inversement, une possession
ou oppression aura inévitablement des effets sur le bien-être émotionnel d'une personne. La
question de ce qui peut "ouvrir" un individu à un tel assaut n'est pas abordée ici.

3. Les "ministères de délivrance" sont des équipes de laïcs et/ou membres du clergé qui disent
des prières de "délivrance" avec des individus qui sont soupçonnés d'être atteints d'une façon
ou d'une autre par le démoniaque.

4. La "dissociation" est la séparation de l'attention du courant dominant de la conscience - par


exemple, en tombant dans un état de transe.

5. La lévitation, bien qu'un phénomène très rare dans l'histoire religieuse, a, néanmoins, été
rapportée dans les cas de possession et dans la vie des divers mystiques. Pour la discussion
savante classique de ce sujet, voir les œuvres de Herbert Thurston, S.J., en particulier The
Physical Phenomena of Mysticism (Regnery, 1952). Voir aussi Robert D. Smith, Comparative
Miracles (Herder Book Co., 1965), ch. 3, "Levitations."

6. The Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, quatrième édition (American
Psychiatric Association, 1994) est largement utilisé comme la version standardisée pour
établir des diagnostics psychiatriques; ses termes seront employées ici, sauf indication
contraire.
7. "Hystérie" est un terme un peu désuet dans la psychiatrie d'aujourd'hui, car il a été souvent
utilisé dans un sens péjoratif ou laxiste dans le passé. En tant que terme général, il est encore
parfois appliqué à des personnes agissant de manière histrionique ou bizarre.

8. Aucun dénigrement en général des ministères de délivrance ici, seulement envers ceux qui
sont trop crédules ou mal informés et des groupes agissant en dehors de l'approbation de
l'Église. Un psychiatre américain, qui a écrit sur les cas de possession, a effectué un
exorcisme lui-même, une pratique très douteuse révélatrice d'une faible ou inexistante
direction ecclésiale. M. Scott Peck Voir, Glimpses of the Devil: A Psychiatrist's Personal
Accounts of Possession, Exorcism, and Redemption (Free Press, 2005).

9. Michael W. Cuneo, un professeur de sociologie à l'Université de Fordham, a écrit le


meilleur ouvrage récent à propos de cette tendance sociale aux États-Unis, American
Exorcism: Expelling Demons in the Land of Plenty (Doubleday, 2001). Cuneo soutient de
manière convaincante pour la plus grande part, qu'une préoccupation exagérée, déséquilibrée,
pour le discernement et un prêche aux personnes supposées être influencées ou confrontées à
des forces occultes ou démoniaques a surgi comme un phénomène américain distinct pas si
rare dans certaines sous-cultures au cours des 25 dernières années ou plus. Il retrace son
origine en partie au sensationnalisme et à l'attention donnée par les médias au film à énorme
succès L'Exorciste dans le début des années 1970. Cuneo soutient que le mouvement a été
soutenu par des tendances culturelles beaucoup plus larges, notamment la propension de la
culture populaire américaine à chercher des solutions instantanées à des problèmes complexes
en passant par la psychologie populaire simpliste et la religiosité superficielle si endémique à
notre nation. Son analyse globale est précieuse mais limitée, peut-être par un certain
scepticisme méthodologique, mais plus clairement par son apparente difficulté à trouver un
exemple authentique de possession ou d'oppression.

10. Par exemple, un étudiant objectif de la vie au 19e siècle de Saint Jean-Marie Vianney, le
célèbre curé d'Ars, ne peut s'empêcher de conclure que ce saint et très sain d'esprit prêtre était
littéralement l'objet d'attaques démoniaques fréquentes. Voir, par exemple, Le curé d'Ars par
l'abbé François Trochu (Burns, Oates & Washbourne, 1927). Pour les autres traitements de
ces phénomènes durant l'ère moderne, voir aussi J. Lhermite, Vrais et faux possédés (1956);
Léon Cristiani, Présence de Satan dans le monde moderne (Éditions Franc-Empire, 1962);
René Laurentin, Le démon: Mythe ou réalité (Fayard, 1995).

Source: http://www.sott.net/article/151935-Among-the-Many-Counterfeits-a-Case-of-
Demonic-Possession