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Sommaire :

 Introduction …………………………………………………………………………

 Partie I : les effluents agricoles …………………………………………….


 Définition ………………………………..………………………………………………..
 les types…………………………………………………………………………………….
 leurs origines…………………………………………………………………………………
 leurs impact sur la santé et l’environnement………………………………
 Comment limiter les impacts sur l’eau des activités ……………………
agricoles ?

 Partie II : l’épandage ……………………………………………………………


 Définition de l’épandage ……………………………………………………………
 Description du procédé ……………………………………………………………..
 Les impacts …………………………………………………………………………………

Impacts agronomiques positifs des épandages ……………………………………


Risques sanitaires et environnementaux liés aux épandages ……………….

 Conclusion

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Introduction :

L’activité agricole modifie fortement la qualité et la dynamique de


l’eau dans le milieu. Par la transformation du couvert végétal, le travail
du sol, l’apport de fertilisants et de pesticides, l’agriculture altère le cycle
de l’eau comme de ses composés. La croissance de la production agricole
au moyen de l’agrochimie et de la mécanisation durant ces dernières
décennies a entraîné des dégradations des sols et des eaux dans de
nombreuses régions du monde. Ces dégradations varient en fonction des
formes et du niveau d’intensification agricole et en fonction du contexte
pédoclimatique. Face à ces risques, souvent sous la pression de la société,
les pouvoirs publics ont élaboré des politiques pour limiter les impacts
négatifs de l’agriculture sur l’eau. Mais les réglementations nationales
n’ont pas suffit à restaurer la qualité des ressources pour trois raisons
majeures. Tout d’abord, l’impact de l’agriculture sur le milieu résulte de
pratiques qui ne peuvent pas être systématiquement régies par des
normes du fait de leur complexité et de la difficulté de leur contrôle par
les pouvoirs publics. Par ailleurs, le retour à une qualité satisfaisant les
usages humains passe par des mesures plus adaptées aux spécificités des
territoires du fait de la diversité des activités agricoles, des contextes
pédoclimatiques et des sociétés locales. Troisième raison, les agriculteurs
n’ont pas adhéré dans leur majorité à la légitimité des actions
environnementales, les risques sanitaires et écologiques ne sont pas
pleinement admis et les solutions proposées ne leur paraissent pas
forcément efficaces ou, pour le moins, sont considérées comme
inadaptées à leurs contraintes de production.

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PARTIE I : LES EFFLUENTS AGRICOLES

Définition des effluents agricoles :


Un effluent est un fluide résiduaire, traité
ou non traité, d'origine agricole, industrielle ou
urbaine, rejeté directement ou indirectement à
partir d'un plan d'eau naturel ou une structure
humaine dans l'environnement. Les eaux
usées sont des effluents.
Les effluents désignent généralement les
déchets rejetés dans les eaux de surface,
prenant en compte les rejets naturels comme
les fèces ou les urines des animaux aquatiques par exemple.

 Ses types :
Les pollutions ponctuelles sont localisées : fuites d'effluents, issus
directement des bâtiments d'élevage ou fuites de produits de traitement des
cultures liées à leur manipulation (pendant le remplissage ou la vidange des
pulvérisateurs).
Les pollutions diffuses, liées à l'utilisation des fertilisants et des produits de
traitement des cultures dans les champs, concernent des millions d'hectares.
Les régions d'agriculture intensive (liée à l'élevage ou aux grandes cultures)
sont les plus touchées par la pollution.

Fig : les fertilisants utilisés


pour le traitement des cultures
dans les champs .

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 Ses origines :

L’élevage intensif : La concentration des


élevages entraîne un excédent de déjections animales
par rapport à la capacité d’absorption des terres
agricoles. Ces déjections, sous l’effet du ruissellement
de l’eau et de l’infiltration dans le sous sol,
enrichissent les cours d’eau et les nappes
souterraines en dérivés azotés et constituent une
source de pollution bactériologique.

Les grandes cultures : Les cultures industrielles


impliquent un usage massif d’engrais chimiques (nitrates et phosphates), de
produits phytosanitaires*, mais aussi un recours accru à l’irrigation.

Les fertilisants utilisés en agriculture sont pour partie à l’origine des


phénomènes d’eutrophisation*. Celle-ci se caractérise par une asphyxie des
milieux aquatiques suite à un développement trop
important de certaines algues. En laissant les sols nus
durant l’hiver et du fait de l’absence d’éléments
structurants du paysage, des phénomènes d’érosion
peuvent faire leur apparition. Outre
l’appauvrissement du patrimoine sol, l’érosion des
sols est à l’origine de phénomènes de turbidité et de
pollutions bactériologiques.

L’eutrophisation : est une forme de pollution de l’eau qui se caractérise par un enrichissement
excessif en substances nutritives comme l’azote, le phosphore, les oligo-éléments. Ces éléments
agissent comme un engrais pour les plantes et les algues, qui se développent alors de manière
excessive. Leur prolifération provoque une chute de la quantité d’oxygène présente dans l’eau, qui
entraîne la mort par asphyxie des autres espèces vivantes, poissons et insectes aquatiques
notamment.

Produit phytosanitaire : est un produit chimique utilisé pour soigner ou prévenir les maladies
des organismes végétaux.

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 Ses impact sur la santé et l’environnement :

Dégradation des milieux aquatiques, pollution des eaux par les fertilisants
et pesticides, défrichements non contrôlés de grandes surfaces contiguës.
Actuellement, ces impacts sont faibles.

 Comment limiter les impacts sur l’eau des activités


agricoles ?

L'impact des activités agricoles sur la qualité des eaux est la conséquence
des pertes de fertilisants (engrais chimiques, effluents d'élevages, effluents
agro-alimentaires et boues) et des produits de traitement des cultures
(produits phytosanitaires).

Ces pollutions peuvent empêcher certaines utilisations de l'eau, notamment


son emploi pour l'alimentation humaine et animale (eaux souterraines et
superficielles), et entraîner une dégradation des milieux aquatiques. Les
fertilisants, nitrates et phosphates, concourent ainsi à l'eutrophisation
(prolifération des algues) des eaux continentales et littorales, dont les
conséquences économiques.

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Pour limiter les effluents agricoles , il faudrait tout d’abord limiter la
présence des nitrates , puisque ils sont présents naturellement dans le sol, ils
proviennent de la décomposition ou des déjections des végétaux, des animaux
et des hommes.
Le problème, c'est que l'agriculture produit trop de nitrates, que ce soit par
les élevages, notamment de porcs et de poulets, dont les déjections sont
importantes, ou par les cultures intensives qui nécessitent l'emploi d'engrais
contenant des nitrates. Les activités agricoles sont donc, en France,
majoritairement responsables des apports excédentaires en nitrates.
Or, ces nitrates en excédent ne sont plus absorbés par la terre. Ils sont
transportés par les eaux (fleuves, rivières...) ou encore s'infiltrent dans le sol et
polluent les sources d'eau. Il faudrait donc que les agriculteurs changent de
comportement et adoptent de nouvelles techniques : éviter le surdosage de
nitrates, utiliser des engrais naturels (compost ou fumier)...etc. il faut aussi :

Limiter le recours aux produits phytosanitaires et aux engrais de


synthèse.
Utiliser de manière raisonnée les engrais et les produits
phytosanitaires lorsqu’ils doivent être utilisés, en prenant en compte
toutes les données utiles : les besoins des cultures, la nature des sols, le
climat, les infestations d’insectes nuisibles, la présence de mauvaises
herbes... et surtout la vulnérabilité du milieu .
Réserver une bande enherbée au bord des rivières pour piéger les
pollutions.
Pour les installations d’élevage : construire des aires bétonnées pour
éviter les écoulements des déjections animales dans les rivières et dans
les nappes.

NB : Les nitrates : la contamination de l’eau par les nitrates est un des


principaux problèmes liés aux activités agricoles. 66% de la pollution aux
nitrates est d’origine agricole, et seulement 12% est d’origine industrielle.

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PARTIE II : L’EPANDAGE

Définition de l’épandage :
L’épandage est l’action d’épandre au champ
des matières présentant un intérêt
agronomique. Le terme « épandage » est
utilisée quelles que soient les matières
épandues : engrais ou amendements minéraux
,matières organiques brutes ou transformées.
Déchets concernées :
Les déchets concernées sont de diverses
origines :urbaine (boues de station d’épuration
des eaux),agricole(fumiers ,lisiers, effluents de
fabrication de produits agroalimentaires)ou industrielle (boues de papeterie).

 Description du procédé :
Epandage des boies d’épuration des eaux :

Les stations d'épuration traitant les eaux usées des collectivités ou des
industries génèrent un sous-produit
inévitable : les boues d’épuration.

Ces déchets ont la plupart du temps une


valeur agronomique non négligeable, aussi
les pouvoirs publics estiment que la
meilleure valorisation de ces boues réside
dans leur épandage sur des terrains
agricoles, plutôt que dans leur
enfouissement en décharge (aujourd’hui
interdit pour des boues aptes à l’épandage). L’épandage est en effet la solution
la plus économique mais aussi la plus écologique pour traiter ces déchets.

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 Les impacts :

Impacts agronomiques positifs des épandages :


Les impacts agronomiques des épandages sont :

l’augmentation de la teneur en matière organique du sol, laquelle


a un impact sur les propriétés des sols et leur fertilité au sens large
(physique, chimique, biologique) .

la fourniture d’éléments fertilisants contenus dans les matières


organiques apportées (N, P, K, Ca, Mg, S), ce qui constitue une
économie substantielle pour les agriculteurs sur leur achat d’engrais.

Risques sanitaires et environnementaux liés aux épandages :

 Les Éléments Traces Métalliques (ETM) :


Les sols contiennent naturellement un certain nombre d’ETM issus de
l'altération de la roche mère. Les ETM peuvent également provenir de
sources anthropiques très variées : industries, extractions minières,
retombées atmosphériques diffuses, épandages de déchets urbains,
circulation automobile, etc. Certains de ces éléments sont des oligo-
éléments essentiels pour la vie des plantes et des animaux pour lesquels
l’équilibre entre carence et toxicité doit être trouvé : Bore, Cuivre, Cobalt,
Fer, Manganèse, Nickel, Sélénium, Zinc. Le Mercure, le Plomb, l’Arsenic et
le Cadmium n’ont, en revanche, pas de fonction métabolique connue à
ce jour. Ces éléments sont potentiellement toxiques pour les organismes
vivants dès que leur concentration dans l’organisme dépasse un seuil de
tolérance qui varie selon l’élément et l’espèce vivante. Mais la présence
d’éléments traces métalliques ne signifie pas qu’il existe un risque de
toxicité pour les êtres vivants.

 Les Composés Traces Organiques (CTO) :


Les CTO sont des polluants organiques persistants : trois hydrocarbures
aromatiques polycycliques (HAP) et sept polychlorobiphényles (PCB). Les
composés traces organiques ou micro-polluants organiques sont des

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molécules chimiques issues notamment des pesticides, des hydrocarbures
et des détergents ou issues de leur dégradation. Ces molécules ont une
origine anthropique (produits de la chimie, résidus de combustion, etc.) à
la différence des éléments traces métalliques qui sont présents à l’état
naturel dans le sol. Les risques de pollution des sols et de l’eau par ces
molécules concernent essentiellement les produits organiques qui sont
composés de déchets urbains et industriels (boues urbaines, boues
industrielles, déchets verts) et dans une moindre mesure les déjections
animales des élevages.

 Les micro-organismes pathogènes Les agents pathogènes :


sont présents dans les produits organiques bruts n’ayant pas subi de
traitement tel que le compostage (ex : lisier, déchets verts broyés, boues
urbaines, etc.). Une fois au sol, les chances de survie de ces organismes
sont toutefois considérablement amoindries par les conditions de milieu
qui leurs sont défavorables et par la concurrence des micro-organismes du
sol.

Conclusion :
L’épandage est du point de vue réglementaire est très bien encadré. Sur le
terrain cependant, de nombreuses questions pratiques se posent, pas toujours
résolues. La recherche doit poursuivre ses efforts pour que les épandages de
matières organiques collent mieux aux besoins des sols, des cultures. Ceci
nécessite de mieux connaître les produits épandus mais également de
s’entourer d’une logistique efficace pour réaliser les épandages dans les
meilleurs conditions : performance du matériel, connaissance du milieu
récepteur. Ainsi , La pollution agricole entraîne de graves conséquences sur la
planète et sur la vie des êtres vivants. Elle est l’affaire de tous, Nous devons
réagir en trouvant des solutions à cet abus de pesticides et d’engrais ,même
s’ils sont particulièrement difficiles à évaluer et à réduire à cause de la
multiplicité des sources possibles

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