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Partie chimie :

Méthode de fabrication :

Pour fabriquer les parchemins, la peau la plus recherché est la peau


de vélin. Cela signifie qu’elle sert aux récits les plus importants et
dédiés aux hommes les plus riches. Le vélin est une peau de veau
mort né ayant comme caractéristiques sa finesse et sa robustesse.
Les autres peaux de bovins peuvent être utilisées mais elle propose
une manière d’écrire plus hachée et moins noble.

La première étape du traitement des peaux est le dépoilage. Cela


consiste à retirer la bourre, c’est à dire les poils, de l’animal sur la
face opposée à celle de l’écriture. Après avoir trempé la peau dans de
la chaux vive, ce qui permet de ramollir la chair pour mieux la
transformer, on utilise un fer à ébourrer. Avec une action violente, la
peau est totalement nue après une dizaine de minutes.

Ensuite de l’autre côté, il faut retirer les lambeaux pour obtenir une
peau propre. Cette fois ci on utilise un fer à écharner, très coupant.
L’action, contrairement au dépoilage, est très lente et minutieuse et
demande beaucoup de patience.

La peau est ensuite mise à plat pour obtenir la forme d’une page de
livre. Elle est donc encadrée par des crochets pendant un mois, ce qui
lui donne comme caractéristique robustesse et longévité. Pendant ce
temps on pose de la poussière de craie sur la peau et on passe un fer
à édosser pour blanchir, opacifier et dégraisser le parchemin.

A la fin du mois, le parchemin est découpé en page pour procéder à


l’écriture.
L’encre :

L’encre noire est obtenue avec les noix de galles, petites noix
obtenues après la ponte d’œuf de mouche (cynips). A partir de ces
noix, on extrait les tannins en noyant les noix dans de l’eau pendant
près de deux semaines. On mélange ensuite ces tannins de couleur
noir à de la gomme arabique pour pouvoir la fixée, donnant de
l’encre. Cette gomme est trouvée à partir de la sève d’acacia, un
arbre célèbre pour des bienfaits d’immortalité et de victoire.

On peu mélanger l’encre noire avec plusieurs pigments pour obtenir


des couleurs différentes. Les pigments utilisés pour l’encre sont tous
naturels puisqu’ils tiennent la lumière. Durant le Moyen-âge, les
colorants provenant de coquillages sont les plus utilisés.

La ville de Tyr est justement la ville des colorants. En effet c’est dans
cette ville qu’est commercialisé le murex. Ce coquillage donne la
couleur pourpre, couleur très recherchée au Moyen-âge car elle est
très compliqué à créer et elle symbolise le pouvoir et la royauté. C’est
la molécule 6,6 dibromoindigo qui donne ce pigment.
Malheureusement, ce commerce disparaît avec la chute de l’empire
byzantin en 1453.

L’Europe est le théâtre du commerce des pigments offrant les


couleurs d’azure et d’or. Ces couleurs sont recherchées pour
l’écriture de la Bible puisqu’elles sont les couleurs du christianisme.
Le pastel, une plante, permet d’obtenir le bleu azurée. Son cycle de
préparation est long, plus de deux ans, et demande beaucoup de
travail, ce qui rend le pigment chère et rare. La région de Toulouse
est devenue très connue grâce à ce commerce.

Beaucoup d’autre région du monde sont célèbres pour les pigments :

- l’Inde pour la couleur indigo


- l’Amérique pour le noir-violet, le rouge-orangé ou le rouge.

Caractéristiques :

Le parchemin se rapproche fortement du cuir même si ses


caractéristiques sont totalement différentes.

A l’extérieur, c'est-à-dire côté fleur il est très doux lorsque les poils
sont retirés. Sa couleur peut varier du blanc au noir (à l’extérieur).
Son épaisseur dépend du type de bovin et va de 0,1 à 3,5 mm.

Il est très solide : il est très difficile pour un humain de le déchirer à


mains nues. Si ce dernier est chauffé avec du feu il se recroqueville.
S’il est tremper dans de l’eau bouillante , ce dernier devient de la
colle. Quand on le trempe dans de l’eau, il gagne en épaisseur et
devient mou.

C’est grâce à toutes ces caractéristiques que le parchemin peut se


conserver des milliers d’années et que l’on peut consulter des
parchemins du Moyen-âge de nos jours.

Partie histoire :

Alexandre le Grand fonda la grande bibliothèque d’Alexandrie en


Egypte, qui facilita l'accès à la connaissance. La bibliothèque de
Pergame est développé et enrichi par Eumène II devient rivale de la
bibliothèque d’Alexandrie.

La concurrence de ces deux bibliothèques crée un conflit entre


Alexandrie et Pergame. Le parchemin tient son nom de la cité
Pergame (actuellement Bergama, en Turquie)car c'est dans cette ville
que fut perfectionné ce support et qu’il prend de l’ampleur.
Au Moyen-âge, les livres sont tous écrits par le clergé et plus
précisément les moines. Ces derniers renoncent à leur vie de famille
pour être totalement dévoué pour Dieu. Les monastères deviennent
donc le seul lieu de vie des moines. Ils sont le symbole de stabilité et
de calme dans une société pourtant très pauvre et instable.

Le modèle des moines est Saint Antoine. Cet homme est le premier à
être devenu ermite pour prouver sa dévotion pour Dieu. Il s’est donc
retiré dans le désert seul pour passer sa vie à prier. Il a également
renoncé à tous ses biens lorsque d’autres personnes se sont ralliées à
sa cause.

Les monastères sont protégés des pilleurs par des clôtures. On dit
qu’il vit en autarcie : il se suffit à lui-même pour vivre avec
principalement des grandes exploitations agricoles.

Les moines sont des travailleurs stables et organisés ce qui permet la


vie loin de la société. Ils sont à la fois intellect, manuels (pour tous
l’artisanat) et agricoles. Ils dominent de cette manière la société
féodale de l’époque à partir de l’époque carolingienne. Ils viennent
également à apprendre le latin pour comprendre les ouvrages
romains passés pour revenir aux sources.

Les moines étaient au cœur du marché des livres de l’époque. C’était


eux qui copiaient les livres mais également ceux qui les rédimaient.
La société pouvait ensuite consulter les œuvres dans les
bibliothèques. Cela implique donc que la société était très influencée
par le clergé. En effet, puisque c’est eux qui rédigeaient les livres ils
font passer leur point de vue à la population. N’ayant que ce point de
vue, les personnes l'adhéraient et le partageaient. Pour la Bible par
exemple, la population n’a le droit qu’à l’interprétation du clergé.

Cet organisation est appelée l’obscurantisme. Ce terme signifie


qu’une société est opposée à la diffusion des connaissances pour le
peuple. Il est fréquemment employé pour qualifier le Moyen-âge
avec l’Inquisition et le clergé.

Cette manière de fonctionner est stoppée dès la Renaissance avec le


développement de l’imprimerie. Le clergé n’était plus les seuls à
pouvoir partagé leur point de vue dans des livres, ce qui permet au
peuple de se faires leur propre avis.

Société influencé :

Cette forme de stockage a belle et bien influencé sur la société


médiévale puisque le peuple était influencé par le clergé. Leur
pensées étaient contrôlés et leurs opinions imposés.