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e-Pentagramme

bulletin électronique du Lectorium Rosicrucianum

Le Lectorium Rosicrucianum

De la Lumière à la Lumière

La recherche du Soi véritable

Mars/Avril 2019
e-Pentagramme

Sommaire

Le Lectorium Rosicrucianum

De la Lumière à la Lumière

La recherche du Soi véritable

13 ème année, No 2
mars/avril 2019
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Le Lectorium Rosicrucianum
ussi appelé l’École Internationale de la Rose-Croix d’Or,

A Le Lectorium Rosicrucianum est relié au courant gnos-


tique de tous les temps. C'est une école de pensée qui
tente de relier l’homme à sa véritable origine, en lui faisant
découvrir le sens profond et prodigieux de sa vie, pour le recon-
duire à l'état d'homme vrai.
La Rose-Croix d'Or s’adresse à tous ceux qu'une intime nostal-
gie de la vie parfaite prédispose à la recherche de l'Absolu, à
tous ceux qui reconnaissent la nécessité d'un changement
intérieur profond et s'y sentent appelés, sans distinction de
race, de milieu social ou de religion. Elle forme une commu-
nauté d'âmes libres. L'École est présente dans plus de 40 pays,
y compris au Québec où se trouvent deux centres, à Montréal
et à Sutton.

Pour plus de renseignements sur l’École, nous vous invitons à


visiter le site Internet ou à prendre contact avec nous :

Lectorium Rosicrucianum
2520 rue La Fontaine
Montréal, Québec H2K 2A5
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De la Lumie' re a' la Lumie' re

L’ homme est une cre¤ ature si merveilleuse que, du plus bas, il peut percer jusqu’au
plus haut, depuis l ’e¤ corce de notre terre te¤ ne¤ breuse jusqu’au cur igne¤ de notre
corps solaire,Vulcain, le soleil du soleil. Pour ce voyage, nous avons e¤ te¤ pourvus par
le Pe' re de toute chose, d ’ un corps en prise sur le monde par ses organes qui sont
autant d ’outils nous permettant de voir notre environnement comme dans un
miroir.

La jeune a“ me expe¤ rimente et apprend les forces vitales s ’e¤ puisent, la personne
par le toucher, le gou“t, l ’ou|« e, la vue, meurt et l ’a“ me s ’e¤ teint. Mais parfois, un
ainsi que par l ’ instinct, comme toute de¤ sir na|“ t, une aspiration a' quelque chose
cre¤ ature de la nature. Elle se forme au fil de plus grand, a' cet ßinsaisissable.
du temps, a' la faveur des circonstances, et Le de¤ sir diffus attire ce avec quoi il est
par le travail qui se fait en elle comme sous en re¤ sonance et finit par trouver ce a' quoi
le ciseau du sculpteur. En me“ me temps, il s ’accorde, ce qui est similaire a' lui. La
quelque chose vit, quelque chose d ’ insai- pulsion informelle ge¤ ne' re une foi ardente
sissable qui nous entoure et nous pe¤ ne' tre, dans l ’approche de l ’ insaisissable : la re¤ -
pareil a' un le¤ ger nuage serein. miniscence certaine d ’une lumie' re,
Le plus souvent, la vie suit son cours ; d ’une aurore qui s ’annonce. De nou-

2
Michael Naimy e¤ crit dans le
Livre de Mirdad :
ßVoici le chemin vers la libe¤ ration dense, l ’ homme invente des instruments
des peines et des souffrances. Pensez pour sonder toujours plus avant l ’ infini-
comme si chacune de vos pense¤ es tude de l ’univers et les profondeurs de la
matie' re.
devait e“ tre grave¤ e en lettres de feu sur
Les technologies nous permettront-
le ciel, a' la vue de tous et de tout. Car elles jamais de trouver des re¤ ponses satis-
c ’est ainsi que cela se passe en fait. faisantes ? Nous sommes e¤ quipe¤ s d ’orga-
Parlez comme si le monde entier nes ne¤ cessitant l ’ intervention de l ’ intel-
n’e¤ tait qu’ une seule oreille destine¤ e a' lect pour aboutir a' des explications par-
entendre ce que vous dites. Et c ’est tielles et a' des spe¤ culations. Faute de par-
venir a' des conclusions positives, notre in-
ainsi, en fait, que cela se passe. Agissez
satisfaction se renforce, et se fait de plus
comme si chacun de vos actes devait se en plus douloureuse. Qui ne conna|“ t
lover sur votre te“ te. Et c ’est ainsi, en cette expe¤ rience ? Qui n’a pas souvent e¤ te¤
fait, que cela se passe. De¤ sirez comme trouble¤ par des images, des sons, des
si vous e¤ tiez le souhait. Et c ’est ainsi, odeurs, entra|“ nant des re¤ actions dans la
en fait, que vous e“ tes.Vivez comme si psyche¤ et dans la pense¤ e, et, par le syste' me
hormonal, dans le corps entier ? Comment
Dieu lui-me“ me avait besoin de vous
l ’ßautre, a' peine pressenti, peut-il e“ tre si
pour vivre sa vie. Et c ’est en ve¤ rite¤ , ce vite submerge¤ par des flots d ’enthousiasme
dont Il a besoin. ou par la lourdeur du sang ?
Ne¤ anmoins, un de¤ sir silencieux per-
siste en notre tre¤ fonds : la nostalgie
veaux sens entrent en fonction, aptes a' d ’une vie pure. On peut apprendre, de' s
percevoir tant soit peu cette lumie' re ; pou- l ’enfance, a' identifier la perception inte¤ -
voirs appele¤ s ßl ’ intuition, ßla voix du si- rieure de la Lumie' re et a' en te¤ moigner, a'
lence, ßl ’ inspiration, ßles yeux du la tenir en haute estime, avant la percep-
cur, et autres de¤ nominations. tion exte¤ rieure. A la longue, on en arrive
De nos jours, il y a des gens qui se met- a' ne pouvoir supporter plus longtemps
tent en que“ te de cette lumie' re pour en les tensions et les souffrances de¤ coulant
vivre, de¤ ja' en route vers elle mais pas en- de l ’ inconciliabilite¤ entre la nostalgie de
core re¤ alise¤ s en elle. Autant la que“ te peut l ’originel et les pulsions de l ’a“ me natu-
e“ tre active et enthousiaste, autant la liai- relle. On n’en veut plus.
son avec la logique du destin peut e“ tre op- Une crise inte¤ rieure se pre¤ pare en
pressante. Ce qui a fait dire au poe' te : l ’ homme, de son fait, et du fait de la Lu-
ßDeux a“ mes, he¤ las, cohabitent en notre mie' re en lui, selon qu’ il collabore ou non
cur. Tous nos organes sont lie¤ s a' l ’une avec elle. Le moment critique est celui du
des deux et en font partie inte¤ grante. Ils choix : soit une adhe¤ sion totale, un ßoui
constituent l ’a“ me naturelle. sans ambages, mettant fin a' la valse-he¤ sita-
tion de son cur, soit un ßnon clair et net
qui fera de¤ cro|“ tre et dispara|“ tre tout inte¤ -
Les sens inte¤ rieurs
re“ t pour les choses relatives a' la Lumie' re.
Quand les organes sensoriels se re¤ ve' - Et ce n’est pas parce qu’une personne fait
lent insuffisants pour pe¤ ne¤ trer la matie' re bien tout comme il faut, qu’elle est apte a'

3
Des lions gardent parcourir le chemin. C ’est la' une illusion, sus voit l‘e¤ mergence d ’une nouvelle vo-
l’alle¤e d’un et l ’une des plus grosses me¤ prises affec- lonte¤ , puissante et pure, donnant a'
sanctuaire a' tant les milieux e¤ sote¤ ristes. La seule l ’ homme de coope¤ rer au travail de la Lu-
Delos,VIe'me sie'cle
chose qui compte est un ßoui franc et sin- mie' re transfigurante en lui. Il n’ intervient
avant J.C.
ce' re venant du cur. pas dans ce qui se passe a' l ’ inte¤ rieur de lui.
Voici e¤ tablie la base de la transmuta- Son ro“le consiste a' servir, totalement et in-
tion des sens exte¤ rieurs en un premier telligemment, dans son domaine de compe¤ -
sens inte¤ rieur. De cette de¤ couverte intime tence.
que l ’on vient de de¤ crire, na|“ t la compre¤ - Ainsi, des re¤ sultats se font sentir. Au
hension, et son premier corollaire : la gra- fur et a' mesure que le but s ’e¤ claire, la
titude. concentration s ’accro|“ t et se renforce. Le
La gratitude emplit l ’e“ tre du subtil pe' lerin e¤ prouve de plus en plus concre' te-
e¤ clat de la joie. Gratitude envers l ’unique ment cette re¤ alite¤ que, de prime abord, il
Vie dont on sait que, de toute fac on, on estimait n’e“ tre qu’un vague et ne¤ buleux
constitue une part modeste mais non ne¤ - de¤ sir ; la re¤ alite¤ de la Vie nouvelle que les
gligeable. Ces deux aspects, compre¤ hen- antiques myste' res christiques de¤ signaient
sion et gratitude, e¤ clairent en somme, comme l ’entre¤ e dans une paix qui n’est
pour la premie' re fois, tous les sombres re- pas de ce monde. C ’est la' ßmarcher dans
coins de l ’a“ me. Le de¤ roulement du proces- la Lumie' re.

4
La recherche du Soi ve¤ ritable

Dans les Upanishads, monument de la sagesse hindoue, figure l ’alle¤ gorie suivante : ßLe Soi,
Atman, a pris place dans le ve¤ hicule que constitue le corps ; l ’entendement, Bouddhi, en est
le conducteur ; la pense¤ e, Manas, la bride ; les sens sont les chevaux, et ce que perc oivent les
sens repre¤ sente le chemin qui me' ne au but.1

La que“ te de ce but e¤ leve¤ , le chemin, re- aucun objectif de¤ termine¤ a' atteindre ici-
quiert une grande perse¤ ve¤ rance, nos bas. Il y a seulement a' prendre conscience
ressources propres ne nous permettant que nous ressortissons a' un autre champ
pas de nous orienter correctement. Notre de vie dans lequel se trouve le seul ve¤ ri-
mental est assujetti a' notre fonction- table but.
nement biologique et nous cantonne a' A la faveur de cette expe¤ rience se re¤ -
l ’ inte¤ rieur des limites du monde mate¤ riel, ve' le combien la cohe¤ rence des donne¤ es
de¤ terminant nos expe¤ riences, notre com- sensorielles est une illusion. Le de¤ sir,
pre¤ hension et nos objectifs. comme un feu follet jailli de cette illusion,
Notre pense¤ e est accapare¤ e, encha|“ ne¤ e porte de¤ ja' en lui une prochaine amertume.
aux choses transitoires. Souvent nos e¤ mo- L’ illusion provient d ’une interpre¤ tation er-
tions, nos e¤ lans affectifs sont comme des rone¤ e des lois qui re¤ gissent notre vie.
chevaux sauvages, impossibles a' diriger. Renonc ant a' nos interpre¤ tations, nous
Nous sommes happe¤ s par les apparences commenc ons a' observer calmement, et a'
auxquelles nous nous attachons. Afin de accepter les choses et les situations telles
brider les chevaux, nous nous efforc ons qu’elles se pre¤ sentent. Nous en avons
d ’affiner nos instincts, et acque¤ rons des biento“t fait le tour. Et lorsque nous remet-
pouvoirs de plus en plus subtils qui nous tons en question la cohe¤ rence exte¤ rieure
aident a' nous maintenir dans le monde
mate¤ riel. Le Soi ve¤ ritable, tel un germe de
lumie' re enfoui quelque part dans le coffre, C ’est dans L’enseignement du
est paralyse¤ par toutes ces manifestations cur qu’ un conseil empli d ’amour
raffine¤ es. Aussi longtemps que nous res- nous est donne¤ : ßL’e¤ le' ve ne doit pas
tons oriente¤ s sur la matie' re, entre autre se lamenter des chagrins et
par la pense¤ e, les mouvements du cur mensonges qu’ il rencontre sur son
sont astreints aux limites du monde des chemin, me“ me s’ ils sont souvent
oppositions, et les impulsions du germe vraiment destructifs en son
de Lumie' re ne peuvent nous parvenir. inte¤ rieur... mais laisser les vagues de
Nos sens nous condamnent a' une al- doute et de trouble le submerger tout
ternance de joie et de douleur, une ronde en tenant sans cesse l ’ancre qu’ il a
sans fin, sans but, car il n’ y a aucun but, trouve¤ .
Shiva danse. C’est la sugge¤ re¤ e par les sens, nous faisons le pre- A la lumie' re de la re¤ ve¤ lation de notre
quintuple danse de la mier pas sur le chemin de la libe¤ ration de origine, nous re¤ alisons que bien qu’ ine¤ vi-
cre¤ation, du la pense¤ e, jusqu’ ici oriente¤ e sur la matie' re. tables, nos expe¤ riences nous ont fait de¤ -
voilement et de la
Le noyau de Lumie' re a e¤ veille¤ en nous, vier du chemin vers le but ve¤ritable.
perpe¤tuation, de
l’ane¤antissement et
des profondeurs, un sentiment jusqu’alors Notre passe¤ est pourtant le sol nourricier
de la libe¤ration. Sous inconnu : un de¤ sir inde¤ fini, une nostalgie. du vrai Soi oublie¤ qui peut maintenant
son pied g|“ t Asura, le Si nous de¤ nions ce sentiment, les sens et e¤ clore comme la fleur de lotus enracine¤ e
de¤mon de l ’ intellect continueront de nous four- dans la vase d ’un e¤ tang.
l’ inconnaissance. voyer copieusement. Mais si nous l ’accep- Quiconque allie la purete¤ inte¤ rieure au
Elle est le premier et
tons, les impulsions de Lumie' re font re- juste entendement, pour leur confier la
e¤ternel mouvement
de l’univers ; elle est
na|“ tre la vie inte¤ rieure. Cette nouvelle conduite du ve¤ hicule, et utilise la pense¤ e
aussi le rythme de la compre¤ hension, exhale¤ e du cur, e¤ le' ve objective comme des re“ nes, atteint le som-
vie et la libe¤ration de notre pense¤ e au-dessus du plan mate¤ riel. met, l ’auguste se¤ jour deVishnou2, le dieu
l’esprit dans le cur Les Upanishads enseignent qu’un cur des dieux qui aux co“te¤ s de Lakshmi,
du disciple. Bronze - purifie¤ ame' ne a' un juste entendement, de¤ esse du lotus en fleur, repose sur le ser-
Inde. gra“ ce auquel nous pouvons enfin compren- pent cosmique.2
dre le sens de nos expe¤ riences. Lakshmi symbolise le rayonnement de

6
la sagesse divine qui nous e¤ le' ve au-dessus Une telle re¤ alite¤ est le reflet d ’une per-
Sculpture
du plan phe¤ nome¤ nal et du chaos des illu- sonnalite¤ purifie¤ e, libe¤ re¤ e de l ’emprise contemporaine
sions. Le mythe hindou mentionne que le exerce¤ e par l ’apparente cohe¤ sion sugge¤ re¤ erepre¤sentant la
me¤taphore du
dieu des dieux dort, et que toutes les pe¤ ri- par la vie exte¤ rieure. C ’est une projection
coche. A
pe¤ ties de la cre¤ ation, jusqu’a' la fin des pure de la ve¤ rite¤ e¤ ternelle, un rayonne- l’ inte¤rieur se
mondes, ne sont que l ’encha|“ nement in- ment de lumie' re et d ’amour qui intervient tient (invisible) le
fini des images de son re“ ve. Vishnou et dans notre champ d ’existence. Soi, Atman.
Lakshmi forment une unite¤ : la premie' re ßC ’est le secret de l ’existence : acque¤ - Bouddhi, le
et unique entite¤ consciente de l ’univers. rir vous-me“ me un e¤ tat et adopter un conducteur, est
l’entendement ;
Alors que tout dans ce monde d ’apparen- comportement tels que la Re¤ alite¤ ,
Manas, le
ces est prote¤ iforme et que les e¤ ve' nements l ’ Unique, se projette a' travers vous... penseur, fait office
sont de¤ tache¤ s de l ’unite¤ .3 Alors une puissante lumie' re envahit les te¤ - de re“nes ; les
Nous sommes encore couramment ne' bres de l ’existence pour la be¤ ne¤ diction chevaux sont les
embarrasse¤ s par des impulsions d ’ancien- de beaucoup.5 sens, et ce qu’ ils
nes e¤ nergies vitales. Il faut du temps avant percoivent
que le nouveau sens de la vie nous pe¤ ne' tre Sources : constitue le
chemin. '
sans encombres. Les vieux sche¤ mas exis- 1
Heinrich Zimmer : Philosophie et religion de
Pentagramme
tentiels que nous pensions avoir de¤ passe¤ s, l ’ Inde 2005.
nous harce' lent sans tre“ ve. Il faut que la 2
Golowin, Sergius, Mircea Eliade et Joseph
pure e¤ nergie nouvelle apaise la tempe“ te Campbell : Les grands mythes du monde
des re¤ actions inve¤ te¤ re¤ es, avant que sa vi- 3
Golowin, Sergius, Mircea Eliade et Joseph
bration ne provoque un changement Campbell : Les grands mythes du monde
dans notre e¤ tat. La ve¤ rite¤ a e¤ lu domicile 4
Arthur Schult : La sagesse desVe¤ das et des Upa-
en nous, mais nos sens exte¤ rieurs ne nous nishads
permettent pas de le percevoir. 5
Jan van Rijckenborgh : La Gnose Chinoise.-
Une fois notre de¤ sir oriente¤ vers le Soi Editions du Septe¤ naire, rueTourtel Fre' res, 54116
ve¤ ritable, nos sens exte¤ rieurs peuvent fu- Tantonville, France ; chapitre 25
sionner en un sens inte¤ rieur qui seul pro-
cure la ve¤ ritable compre¤ hension des cho-
ses. Nos sens ne peuvent plus faire autre-
ment que de s ’orienter sur le But. Le ve¤ hi-
cule est alle¤ ge¤ de son ballant. Le conduc-
teur retourne a' sa vocation. Les chevaux
font volte-face pour suivre la route indi-
que¤ e par le rayon de la sagesse divine.
D ’un homme parvenu la', l ’on dit :
ßIl ne voit, ne sent ni ne gou“te ; il ne
parle ni n’e¤ coute ; il ne pense ni ne distin-
gue car il n’est rien qui soit distinct de lui...
Et cependant il voit car la vision et lui sont
un ; il entend car l ’ou|« e et lui sont un ; il
sent car le ressentir et lui sont un, et il dis-
cerne pourtant car le discernement et lui
sont un.4