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Angiospermes

Centaurea corymbosa Pourret 1801


La Centaurée de la Clape, la Centaurée en corymbe
Angiospermes, Dicotylédones, Astéracées (Composées)

Caractères diagnostiques
Plante de 10 à 40 cm de hauteur à une seule tige fleurie.
Feuilles très découpées, disposées en une rosette unique pendant
la période végétative. À l’occasion de traumatismes (piétine-
ment, broutage par les lapins (Oryctolagus cuniculus) ?),
l’espèce est capable de donner plusieurs rosettes de substitution
sur le même pied.
Plante en fleurs dressée et trapue avec une inflorescence
centrale plus ou moins en corymbe et composée de nombreux
capitules.
Capitules à fleurs roses, relativement gros pour le groupe des
Maculosae (involucres de 8 à 15 mm de diamètre), formés de 40
à 65 fleurons centraux hermaphrodites à un ovule et de 15 à 25
fleurons périphériques rayonnants et stériles.
Fruits : akènes de 2,5 à 4,5 mm portant un pappus relativement
grand, de la même longueur que l’akène.

pour la dissémination par le vent. Il est petit par rapport au


Confusions possibles poids des graines. Il est cependant utilisé par les fourmis
(Crematogaster scutellaris, Pheidole pallidula). Les akènes
Sur la Clape, les risques de confusions avec d’autres centaurées tombent relativement près du pied mère, puis le vent les pousse
sont faibles, hormis pour les néophytes avec la Centaurée sur le rocher à nu. La distance de dispersion des akènes est
fausse-chicorée Cheirolophus intybaceus (Lam.) Dostàl faible (distance moyenne 32 cm ; 85% des plantules sont à
(= Centaurea intybacea Lam.) très abondante sur la Clape. moins de 50 cm d’un pied mère).
Cette dernière est une plante pérenne polycarpique, ligneuse
et ramifiée à la base. Sa floraison est plus tardive (juillet-
septembre).
Aspect des populations, sociabilité
En France, la Centaurée de la Clape, qui appartient à la section
des Maculosae (Hayek) Dostàl, peut être confondue avec des L’espèce est répartie en 6 populations aux tailles différentes
individus trapus de Centaurea maculosa Lam. sensu lato (y com- (effectifs très inégaux la même année, tant en nombre d’indivi-
pris la sous-espèce albida (Lecoq et Lamotte) Dostàl du sud des dus qu’en nombre de plantes en fleurs). Les effectifs varient
Cévennes). aussi énormément au cours d’une même année du fait du succès
des germinations et du taux de mortalité (les effectifs de
décembre peuvent être le double de ceux du mois de juin
suivant). Ils varient également au fil des années.
Caractères biologiques
Taille estimée des populations en juin (plantes fleuries et non
Biologie de la reproduction fleuries) : juin 1995 : 6416 (492 plantes en fleurs) ; juin 1996 :
3307 (420 plantes en fleurs) ; juin 1997 : 4910 (604 plantes en
La floraison a lieu de début mai à mi-août. En moyenne, 10% fleurs) ; juin 1998 : 632 plantes en fleurs.
des individus fleurissent chaque année mais ces chiffres sont
sujets à variations entre les différentes populations au cours
d’une même année et d’une année sur l’autre. Caractères écologiques
L’espèce est entomophile (pollinisée par de petits insectes,
hyménoptères et diptères) et présente un fort taux d’auto-incom- Écologie
patibilité, c’est-à-dire que le pollen d’une plante féconde rare- La Centaurée de la Clape colonise les milieux rocheux calcaires,
ment un ovule de cette même plante. Le pollen semble dispersé principalement le rebord supérieur des escarpements ou des
sur de faibles distances (calcul sur le taux de pollen efficace qui replats dans les parois. Quelques individus sont installés direc-
permet de féconder des ovules et de donner des graines). Plus la tement sur les parois verticales dans des fissures (de l’ordre de
distance augmente entre individus, plus ce taux est faible (une 10% des individus). Elle est capable de s’installer en pied d’es-
plante située à 4 m d’une autre plante est presque deux fois carpement (de l’ordre de 1% des individus) dans la mesure où il
moins bien pollinisée qu’une plante proche). n’y a pas trop de concurrence végétale (notamment, de la part
Les akènes sont munis d’un pappus qui n’est guère fonctionnel des ligneux). Elle est préférentiellement installée en exposition

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nord ou nord-ouest (rarement en exposition est, ou parfois Statuts de l’espèce


quelques pieds en exposition sud).
Elle occupe une niche écologique relativement étroite : rochers, Directive « Habitats-Faune-Flore » : annexes II et IV
escarpements. Elle est absente des pinèdes en contrebas des
escarpements et des garrigues du plateau. C’est une espèce qui Convention de Berne : annexe I
ne supporte pas la compétition. Espèce protégée au niveau national en France (annexe I)
Cotation UICN : monde : vulnérable ; France : vulnérable
Communautés végétales associées à l’espèce
Les populations de Centaurée de la Clape s’intègrent dans des
formations végétales relevant de l’association Diantheto- Présence de l’espèce
Lavateretum maritimae (All. Asplenion glandulosi). Les milieux dans des espaces protégés
où se développe l’espèce sont stables et ne sont guère menacés
que par l’embroussaillement en pied d’escarpement par des Toutes les populations recensées sont concernées par une des
ligneux bas et par les pins d’Alep Pinus halepensis (phénomène réglementations suivantes de l’espace :
à mesurer et à suivre). - sites classés : deux sites (La Chapelle des Auzils et le Cimetière
marin, Le massif de la Clape) concernent 5 populations ;
- site inscrit : Le massif de la Clape (l’ensemble des populations) ;
- arrêté préfectoral de protection de biotope : vallon de la
Quelques habitats de l’annexe I Goutine (commune de Gruissan) (1 population concernée) ;
- terrain acquis par le Conservatoire de l’espace littoral et
susceptibles d’être concernés des rivages lacustres : les Auzils (Gruissan) (3 populations
concernées).
8210 - Pentes rocheuses calcaires avec végétation chasmophy-
tique (Cor. 62.11)

Évolution et état des populations,


Répartition géographique menaces potentielles
Évolution et état des populations
Centaurea corymbosa est un taxon endémique du massif de la
Clape, et plus précisément de la partie sud du massif, sur les La Centaurée de la Clape a été découverte avant 1783 par l’abbé
communes de Gruissan et de Narbonne (Aude) (6 populations Pourret, date où il fait plusieurs communications sur sa Chloris
actuelles). L’espèce a été signalée sur des rochers de la Clape narbonensis à la Société des sciences de Toulouse. Elle sera
par de nombreux auteurs avec la mention de 7 lieux-dits dont publiée plus tard, en 1788. Elle est signalée « aux environs de
certains se recoupent. l’ermitage de Notre-Dame-de Bon-Secours (les Auxils) ». On
La Centaurée de la Clape a été mentionnée des Pyrénées- doit à un botaniste de Narbonne, Delort de Mialhe, de la retrou-
Orientales par COMPANYO (1864) sur le territoire des communes ver (aux alentours de 1841) et de la communiquer à JORDAN qui
de Prades (« habite les roches des environs de Prades ») l’a décrite avec soin et l’a faite reconnaître comme espèce
et de Villefranche (« bord des vignes »). Ces données ont été (1847) ; mais elle reste signalée sans précisions de « la Clape
infirmées par BAUDIÈRE et CAUWET (1964) pour qui ces men- près Narbonne ».
tions résultent d’une « confusion avec une autre espèce ». Les premières herborisations dirigées sur le massif de la Clape
L’espèce a également été signalée de Sardaigne (JOVET et al., ignoraient les secteurs des populations de Centaurée de la Clape
1975) par confusion avec Centaurea filiformis Viv. qui appar- pour se concentrer sur des vallons plus au nord (Combemale). À
tient à la même section des Maculosae. partir de 1862, elle est cependant signalée dans deux localités à
la Société botanique de France en session extraordinaire, sans
pour autant motiver de visite.
TIMBAL-LAGRAVE (1875), en publiant les œuvres de Pourret, la
fait largement connaître et va attirer l’attention des botanistes.
Plus tard, GAUTIER (1876), TIMBAL-LAGRAVE (1892), GAUTIER
(1912), MARTY (1918), GASTESOLEIL (1983) signalent cette espè-
ce dans 6 lieux-dits correspondant à 5 populations actuelles. Une
sixième a été découverte dans les années 1990. COLAS et al.
(1996) recensent l’ensemble des populations, et COLAS (1997)
réalise une thèse sur l’espèce intégrant des données démogra-
phiques et génétiques.
Actuellement, la Centaurée de la Clape est répartie en 6 popula-
tions naturelles distantes les unes des autres de 0,3 à 2 km et
quelques populations expérimentales toutes situées sur l’extré-
mité sud du massif de la Clape. Le taxon occupe une zone d’oc-
currence de moins de 3 km2. La Centaurée n’occupe pas tous les
sites qui lui sont favorables (en terme d’écologie stationnelle),
Rare, très rare ou localisé
même dans des secteurs proches de ses populations actuelles.
Disparu ou non revu depuis 1990 Les effectifs des populations varient au cours de l’année et d’une

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- COMPANYO L., 1864.- Histoire naturelle du département des Pyrénées- Narbonne pendant le mois de juin (avec indication des localités pour les plus
Orientales. Tome 2. Imp. Alzine, Perpignan, 940 p. remarquables et pour celles qui ne se trouvent que dans des stations déter-
minées). Bulletin de la Société botanique de France, 9 [session extraordi-
- DANTON P. et BAFFRAY M., 1995.- Inventaire des plantes protégées en
naire à Béziers et à Narbonne en juin 1862] : 638-651.
France. Nathan, Paris ; AFCEV, Mulhouse, 294 p.
- MOLINA J., 1995.- Centaurea corymbosa Pourret. p. : 120. In OLIVIER L.,
* FRÉVILLE H., COLAS B., RONFORT J., RIBA M. et OLIVIERI I.,
GALLAND J.-P., MAURIN H. et ROUX J.-P., 1995.- Livre rouge de la flore
1998.- Predicting endemism from population genetic structure of a wides-
menacée de France. Tome I : Espèces prioritaires. Collection « Patrimoines
pread species: case study in Centaurea maculosa Lam. (Asteraceae).
naturels », volume 20, CBN de Porquerolles, MNHN, ministère de
Conservation Biology, 12 : 1269-1278.
l’Environnement, Paris, 486 p.
- GASTESOLEIL J., 1983.- Résultats d’herborisations dans la Clape nar-
- POURRET P.A., 1788.- Chloris narbonensis. Mémoires de l’académie des
bonnaise proche du Pech-Redon (avril et mai 1983). Bulletin de la Société
sciences de Toulouse, 3.
d’étude des sciences naturelles de Béziers, NS, 9 : 75-78.
- PRUDHOMME J., 1987.- Compte rendu de la sortie de Pentecôte 1986.
- GAUTIER G., 1876.- Rapport sur les herborisations dans les environs de
Bulletin de la Société linnéenne de Lyon, 56 : 157-162.
Narbonne, instituées par le comité agricole de l’arrondissement de
Narbonne. Caillard E. imp., Narbonne, 50 p. - ROUBAUDI L. et GRIOT A., 1997.- Compte rendu de la session de
Pentecôte les 17, 18 et 19 mai 1997 à La Clape et ses environs (Aude).
- GAUTIER G., 1912.- Catalogue de la flore des Corbières, mis en ordre par
Bulletin de la Société linnéenne de Lyon, 66 : 264-268.
L. Marty. Publication de la Société d’études des sciences de l’Aude, 377 p.
- TIMBAL-LAGRAVE E., 1875.- Reliquiae Pourretianae. Bulletin de la
- GUÉRY R., 1991.- Sixième journée : dimanche 15 avril 1990 : la montagne
Société des sciences physiques et naturelles de Toulouse, 2 : 1-147.
de la Clape (17e session). Bulletin de la Société botanique du Centre-Ouest,
NS, 22 : 373-381. - TIMBAL-LAGRAVE E., 1892.- Florule des Corbières orientales. Œuvre
posthume publiée par les soins de M. l’abbé Ed. Marçais. Revue de bota-
- JORDAN A., 1847.- Observations sur plusieurs plantes nouvelles rares ou
nique, 10 : 1-272.
critiques de la France. Cinquième fragment. J.-B. Baillière, Paris, 77 p.
- TUTIN T.G., HEYWOOD V.H., BURGES N.A., MOORE D.M.,
- MARTY L., 1918.- Compte rendu botanique. Bulletin de la Société
VALENTINE D.H., WALTERS S.M. et WEBB D.A. (eds), 1976.- Flora
d’études scientifiques de l’Aude, 26 : 18-22.
Europaea. 4. Plantaginaceae to Compositae (and Rubiaceae). Cambridge,
- MAUGERET A., 1862.- Liste des plantes que l’on peut récolter à London, New-York, Melbourne, 505 p.

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année sur l’autre en fonction des aléas climatiques. On trouvera Expérimentations et axes
des données détaillées dans COLAS et HENRY (1998) et COLAS
1999. de recherche à développer
Les études démographiques menées jusqu’à ce jour, montrent Suivis démographiques à poursuivre. Les suivis menés jus-
un taux d’accroissement des populations très inférieur à 1 ce qui qu’alors ont duré cinq ans et demi, équivalant à une génération
amènerait à considérer l’espèce en extinction à court terme (de moyenne de Centaurée.
l’ordre de cinquante ans). Cependant, les suivis sur lesquels se Suivis démographiques du Séneçon du Cap et mesures des inci-
fondent ces hypothèses s’étalent sur une période courte (trois dences sur la démographie de la Centaurée.
ans) équivalent à une demi-génération. De plus, les fluctuations
environnementales (précipitations, par exemple) sont très fortes. Comparaison de la biologie, de la démographie avec des taxons
Il est nécessaire, avant de tirer quelque conclusion, d’assurer des proches de Centaurea corymbosa : C. maculosa subsp. maculosa,
suivis sur une période plus longue. C. maculosa subsp. albida (thèse de H. Fréville, en cours).
Mesures en conditions contrôlées de dépression de co-sanguini-
té et de dépression hybride (thèse de H. Fréville, en cours).
Menaces potentielles
Menaces intrinsèques liées à la biologie de l’espèce pour sa
faible aptitude colonisatrice. Plusieurs phénomènes entrent en Bibliographie
ligne de compte (caractère monocarpique, fort taux d’auto-
incompatibilité, faible distance de dissémination des akènes). - BAUDIÈRE A., 1981.- Catalogue des plantes rares et menacées du dépar-
tement de l’Aude. Document manuscrit, conservatoire botanique national
Menaces liées à la structuration de ses populations (faible flux méditerranéen de Porquerolles, Hyères, sans pagination.
de gènes entre les populations). La survie de l’espèce Centaurea - BAUDIÈRE A. et CAUWET A.-M., 1964.- Recherches critiques sur
corymbosa dépend de la survie de toutes ses populations. l’œuvre de COMPANYO relative à la flore des Pyrénées-Orientales. Bulletin
Elle a également une faible aptitude à la compétition. de la Société agricole scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales, 7 :
29-169.
Menaces actives dues à la fréquentation de plusieurs sites par - BERNARD C. et GAVAZZI E., 1993.- Espèces végétales d’intêret com-
des escaladeurs (circulation en bas des escarpements, pratiques munautaire dont la conservation nécessite la désignation de zones spéciales
de nettoyage des voies). de conservation. Annexe II de la directive communautaire « Habitats, Faune,
Flore ». SFF-MNHN, Paris, 127 + 15 p. + 62 cartes.
Menaces (à estimer) dues à la fermeture générale du milieu,
notamment en pied d’escarpement, limitant toute installation au - BRAUN-BLANQUET J., ROUSSINE N. et NÈGRE R., 1952.- Les grou-
pements végétaux de la France méditerranéenne. CNRS, Paris, 298 p.
pied des parois.
- CADARS D., 1999.- Évaluation des risques de la présence de Senecio
Menaces (à mesurer) liées à l’apparition du Séneçon du Cap inaequidens sur des sites à intérêt patrimonial. Mémoire de stage, ENSA de
(Senecio inaequidens), de la famile des astéracées, originaire Montpellier, 40 p.
d’Afrique du Sud, en forte expansion dans le midi de la France. - COLAS B., 1997.- Centaurea corymbosa : chronique d’une extinction
Cette espèce est pérenne polycarpique et pousse, entre autres, annoncée. Thèse de doctorat de l’université François-Rabelais, Tours, 55 p.
dans les mêmes biotopes que la Centaurée de la Clape : fissures + annexes.
et replats des rochers. - COLAS B., 1999.- Diagnostic de la situation de l’espèce Centaurea
corymbosa figurant à l’annexe II de la directive CEE n° 92/43 (directive
« Habitats ») dans le massif de la Clape. 2e volet du rapport d’étude.
Programme Life NAT/F/00320. Conservatoire botanique national méditerra-
néen de Porquerolles, université Montpellier II - Institut des sciences de
Propositions de gestion l’évolution, Office national des forêts, 14 p.
- COLAS B. et HENRY J.-P., 1998.- Diagnostic de la situation de l’espèce
Centaurea corymbosa bénéficie d’un programme Life en cours, Centaurea corymbosa figurant à l’annexe II de la directive CEE n° 92/43
« La chênaie verte méditerranéenne, démonstration d’une ges- (directive « Habitats ») dans le massif de la Clape. 1er volet du rapport
d’étude. Programme Life NAT/F/00320. Conservatoire botanique national
tion intégrée ». Des préconisations de gestion sont en cours de méditerranéen de Porquerolles, université Montpellier II - Institut des
proposition à la suite d’un rapport sur la situation de l’espèce sciences de l’évolution, Office national des forêts, 19 p.
dans le massif de la Clape (COLAS et HENRY, 1998 ; COLAS, - COLAS B., OLIVIERI I. et RIBA M., 1997.- Centaurea corymbosa, a
1999). Les variations des effectifs des populations mesurées sur cliff-dwelling species tottering on the brink of extinction: a demographic
cinq années et demie ne permettent pas de prévoir le devenir des and genetic study. Proceedings of the national Academy of Sciences of the
populations et de proposer des actions de renforcements ou United States of America, 94 : 3471-3476.
d’introductions de populations nouvelles. Il est nécessaire * COLAS B., OLIVIERI I. et RIBA M., (soumis).- Spatio-temporal varia-
d’attendre le résultat des suivis démographiques sur un plus tion of ecological factors determining seed yeld in a narrow endemic plant
long terme et le résultat des travaux de recherche en cours. species. Soumis à Ecology.
- COLAS B., RIBA M. et MOLINA J., 1996.- Statut démographique de
Quelques actions peuvent néanmoins être entreprises : Centaurea corymbosa Pourret (Asteraceae), Hormatophylla pyrenaica
- contrôler les ouvertures des pistes d’escalade proches des sta- (Lapeyr.) Cullen et Dudley (Brassicaceae) et Marsilea strigosa Willd.
tions de Centaurée ; (Marsileaceae-Pteridophyta), trois plantes rares du sud de la France.
- éviter de favoriser le passage dans les stations à la fois sur les Bulletin de la Société botanique de France, 143 : 191-198.
hauts de rocher, mais aussi en pied d’escarpement ; - COLAS B., RIBA M., OLIVIERI I., RONCE O. et HENRY J.-P., 1999.-
- conservation ex situ de semences en identifiant les populations Biologie d’une espèce endémique à aire restreinte : Centaurea corymbosa
Pourret. Conséquences pour sa conservation. Bulletin de la Société bota-
et/ou les individus dans les différentes populations afin d’opti- nique du Centre-Ouest, NS, numéro spécial, 18 [Actes du « Colloque sur les
miser des mesures éventuelles de renforcements ou d’introduc- plantes menacées de France (DOM-TOM inclus), Brest, octobre 1997 »] :
tions de populations nouvelles de Centaurée. 279-294.

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