Vous êtes sur la page 1sur 9

UE3 : Psychologie clinique et pathologique

Philippe Compagnone

Introduction à l’approche systémique :

Perspectives épistémologiques  pourquoi ajd on utilise tel ou tel modèle, d’où il vient.
L’utilisation dépendra de la culture.
Comprendre le changement du paradigme : du compliqué au complexe

Un paradigme : cadre de pensée qui va nous permettre d’organiser nos propositions


théoriques
Perspectives pour une science donnée.
Suggère quelles questions doivent être étudiées.
Donne la direction générale des réponses.

« Découvertes scientifiques universellement reconnues qui, pour un temps, fournissent à


une communauté de chercheurs des prbs, types de solutions » Khun (1983)

Logique disjonctive : je ne peux pas faire les deux, exemple du clivage entre le corps et
l’esprit dans l’histoire.
Système complexe : je peux faire les deux en même temps

Le paradigme a des faiblesses, c’est pour cela qu’un paradigme change et évolue.
Ex : paradigme pasteurien.

L’évolution des paradigmes :

Emergence de la distinction corps et esprit :

En Grèce

 Platon :
o Aspect positif : l’âme, la plus haute fct humaine
o Aspect négatif : le corps, instable, non fiable

 Aristote :
o Fondateur de la science : méthode d’observation, règles de déduction et
d’induction.

De l’empire romain au MO

 Plotin
 St Augustin :
o Idées de Platon
o Mise en place de l’église chrétienne
Reprise du dualisme (opposition monisme) corps esprit :
DOGME

Chute de l’empire romain et invasions barbares  âges des ténèbres


La société était complètement dirigée par le Dogme religieux

De la sortie des ténèbres à la renaissance

Entre 1000 et 1300

Au moment des croisades :


Création des universités en Europe
Réveil de la vie intellectuelle
Re découvertes des textes d’Aristote

 St Thomas d’Aquin
Réhabilite la raison face à la croyance religieuse

Emergence de la science moderne

 Bacon : mise en place de la méthode scientifique


 Copernic
 Galilée : mouvement des planètes
 Newton : loi de la gravitation

Pensée française/ pensée germanique

 Descartes : dualisme C et E
 Spinoza : dynamique de la relation C-E

Réductionnisme mécanique

 Julien Offroy de la Mettrie : publie l’homme mécanique »


 Etienne Bonnoy de Condillac : psychologie réduit aux mécanismes sensoriels
 Augustin Compte  POSITIVISME
L’ESPRIT EST LES SENS

L’esprit comme réalité passive

 John Locke :
o Tabula rase
o L’expérience à l’origine de la connaissance

L’esprit comme agent actif

 Kant : connaissance empirique, connaissance a priori (raison pure)


La méthode scientifique = méthode analytique pensée positive ou compliquée

Pensée aristotélicienne  Logique disjonctive


Descartes (Discours de la Méthode)  méthode analytique

 Méthode analytique scientifique

La logique disjonctive

3 axiomes aristotéliciens

Axiome d’identité
Ce qui est : « A est A »

Axiome de non-contradiction
« B ne peut pas être à la fois A et non A »

Axiome du tiers exclu


« B est, ou A ou non A »

La méthode analytique (Descartes)

4 préceptes du Discours de la méthode

Concept d’évidence d’objective


Ne reconnaitre une chose pr vraie seulement si elle est évidente

Décomposition
Diviser les difficultés pour les résoudre

Hiérarchisation
Aller du plus simple au plus compliqué

Exhaustivité
S’assurer de ne rien omettre (système fermé)  (les variables parasites)

Etude de l’être humain : système ouvert  dépend des interactions avec l’environnement
pour vivre.

Caractéristiques de la méthode analytique : pour le compliqué.


Déterministe.
Découvrir les lois « naturelles ».
Réduction simplification.
Relation de la causalité linéaire.

Comment passer du compliqué au complexe ? vers un vison holistique : du compliqué au


complexe
Complexe : psychologie ET biologie, innée ET acquis, objectivité ET subjectivité (compliqué
OU)

Révolution darwinienne

 Darwin
Processus de changement (par le temps coup de génie adaptation par
phénomène du temps)

Courant fonctionnaliste

Analyse structurelle et analyse fonctionnelle.

Prise en compte de l’évolution du temps, mais aussi l’interaction avec l’environnement.

Emergence de la perspective probabiliste


Nouvelle vision du monde

 Einstein : théorie de la relativité

 Planck : théorie quantique (rapport matériel/non matériel)

 Heisenberg : principe d’incertitude

Genèse du paradigme systémique  SCHÉMA

1850  Darwin, le changement


Paradigme de la régulation : insuline/sucre… repris en ingénierie
Paradigme structuraliste : Piaget

Cybernétique  SCHÉMA

La donnée de la sortie va venir contrôler le comportement  système d’auto régulation (le


thermostat)

Structuralisme SCHÉMA

Piaget

Systémique SCHÉMA
A savoir :
Paradigme de l’organisation (Morin 1977)  diapo

ECO = Fonctionnement dans un environnement


AUTO= Autonomie  ORGANISATION
RE = Transformation

SYSTÈME COMPLIQUÉ SYSTÈME COMPLEXE

Décomposition Composition
Disjonction Conjonction
Simplification Modélisation
Explication Compréhension

Ensemble Système
Découpe Articulation
Structure Organisation
Efficacité Efficience

Efficacité : quantitatif Efficience : quantitatif + qualitatif

Théorie générale des systèmes


Ludwig von Bertalanffy (1901-1972)

 Système : formé de parties en interaction


 Interactions trop puissantes pour que les parties puissent être isolées : principe de
non sommativé
 Notion de qualité émergente, de non prédictibilité et d’équifinalité

1ere cybernautique
Norbert Wiener (1894-1964)

 Science de la régulation et de la communication


 Notion de boite noire
 Principe d’autorégulation par feedbacks (rétroaction)
Deuxième cybernétique

Heinz Von Foerster (1911-2002)

 L’observateur fait partie intégrante du système qu’il observe

Système hors équilibre en thermodynamique

Ilya Prigogine (1917-2003)


 Changement des systèmes avec le concept d’homogenèse
 Prix Nobel en chimie en 1977.

Théorie de la communication

Paul Watzlawick (1921-2007)

Axiomes :

1- On ne peut pas communiquer

2- Toute communication à deux fonctions :


Une fonction informative (indice, contenu)
Et une fonction de commande (ordre, relation)
Ce deuxième niveau constitue la métacommunication (communication sur la
communication)

3- Toute communication utilise deux modes :


Un mode digital (verbal)
Analogique (non verbal)

4- Toute communication est symétrique ou complémentaire selon qu’elle est fondée sur
l’égalité ou la différence
Parent/enfant : complémentaire
Couple : symétrie

5- La nature d’une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication,


cad le sens causal de la communication

Entropie : le principe d’entropie est le second principe de la thermodynamique. C’est la


tendance générale des évènements dans la nature d’aller vers des états de désordre
maximum et des nivellements des différences. (Casser une tasse)

Les systèmes vivant montrent la caractéristique inverse : ils accroissent indéfiniment leur
organisation et produisent de la différence, cad de l’information.
Néguentropie
Principe de néguentropie (Selvini et al.)
Néguentropieinformation (acquisition de connaissance)
InformationNéguentropie (pouvoir d’organisation)

Pour un système complexe ou système dynamique

 Entropie = désordre, organisation aléatoire


 Néguentropie = information, organisation, l’ordre

Principes des systèmes complexes :

Principe d’interaction
Principe de totalité
Principe de rétroaction, de causalité circulaire, de feedback
Principe d’équifinalité
Principe d’homéostasie/homogenèse (pour comprendre comment un système va
changer de mode de fonctionnement)

Un système complexe est un ensemble d’éléments en interaction dynamique organisé en


fonction d’un but et qui évolue dans le temps en relation avec un environnement.

Phénomène de crise est inhérent pr un système vivant, un système évolue par crises
successives (crises = transitions)
En chinois, le mot crise = 2 idéogrammes : danger + opportunité.

Schéma

C’est au moment des crise que l’on fait des choix.


Etat 1 : homéostasie par feedback négatif, puis trop d’informations, feedback positif
HOMÉOGÉNÈSE

Tout système évolue par les crises.

Zone proximale de changement : Vygotsky schéma


B = zone proximale de changement

Zone d’intervention optimale :


1 : inutile
2 : peu efficace
3 : optimale
4 : inutile et dangereuse

Accompagner le changement :
Changer un système complexe c’est provoquer des crises successives qu’il peut intégrer
(dans sa zone proximale de changement)

Action combinatoire : elle consiste à ne jamais intervenir massivement en un seul point d’un
système complexe, mais au contraire rétroagir avec lui en combinant dans le temps et dans
l’espace une série d’interventions fines dont le résultat des premières va définir et orienter
les suivantes. (De Rosnay)

Modèle SCHÉMA.

Problème d’adaptation efficiente :


- Fixité
- Rigidité
- Manque de fluidité
- Entropie (désorganisation) élevée

DÉBUT DE LA THÉRAPIE FAMILIALE :

Prise en compte de la famille dans les années 50 :


- Influence de l’environnement
- Evolution des paradigmes en science
- Limite de la psychanalyse

La schizophrénie
- Bateson et son groupe à Palo Alto
- 1956, théorie du double lien (double bind)

Double lien : dans la même communication j’envoie 2 msg différents, opposé.

Le symptôme en thérapie familiale :

Classiquement, un symptôme est défini comme une souffrance exprimée par un individu. La
psychopathologie classique considère qu’une maladie est par définition individuelle.

Dans l’approche familiale, un symptôme est un des résultats de la moins mauvaise solution
qu’un système humain (une famille, par exemple) produit, pour faire face à un problème
complexe qu’il ne peut réguler par ses moyens habituels et qui lui permet, néanmoins, de
restaurer une homéostasie suffisante (Gaillard).

Les principaux concepts :


- Mythe, secrets et transmission
- Cycle de vie de la famille
- Homéostasie
- Homogenèse
- Recadrage
- Triangle
- Loyauté
- Pouvoir
- Patient, désigné

Système complexe : auto/eco/organisation

Recadrage : appliqué par la plupart des thérapeutes.

APPROCHE STRUCTURALE DE MINUCHIN

Diapo

Les principaux concepts de

Frontières floue : on mélange tout ce qui est émotionnel, « le père meilleur copains de son
fils »

Frontière claire : pas grand-chose qui passe


Frontière rigide : rien qui passe

« le thérapeute fonctionne souvent comme un constructeur de frontières ; il clarifie les


frontières diffuses et ouvre les frontières trop rigides »