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Ministère de l’agriculture, de l’alimentation,

de la pêche et des affaires rurales

Rapport de stage pour l’obtention du diplôme de Mastère Eau Potable et Assainissement de


l’ENGEES

Station de traitement des eaux usées de Chamonix – Les


Houches

Optimisation du traitement physico-


chimique.
Etude de la décantation lamellaire.

Réalisé par : Pascale Machet

Sous la direction de : Michel Chaissac

Président du jury : Yves Congretel

Membres du jury : Christian Beck et Mathieu Petyniak.

Septembre 2005.

Lyonnaise des Eaux France, Centre Régional Dauphiné Savoie


30 Av Général de Gaulle, BP 02, 73 203 Abertville.

STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Remerciements.

Mes remerciements s’adressent tout d’abord à Monsieur Pierre Jean Dessez,


responsable du mastère EPA de l’ENGEES, pour la qualité des enseignements suivis lors
de cette formation ;

Monsieur Antoine –Georges Sadowski, responsable du laboratoire SHU-


ENGEES, pour le partage des ses connaissances en traitement des eaux usées, et
l’attractivité de son enseignement ;

Monsieur Yves Congretel Président du Jury, Messieurs Christian Bech et Mathieu


Petyniak membres du Jury, pour avoir accepté de juger ce travail et l’attention qu’ils lui
auront porté ;

Monsieur Emmanuel Gerval, chef d’agence Dauphiné Savoie Lyonnaise des


Eaux France, pour m’avoir accueillie au sein de son équipe ;

Monsieur Michel Chaissac, responsable assainissement de l’agence Dauphiné


Savoie Lyonnaise des Eaux France et maître de stage, pour son encadrement, le suivi de
mes études et ses conseils ;

Monsieur Sébastien Autier, responsable assainissement Haute Savoie Lyonnaise


des Eaux France, pour la place qu’il m’a donnée au sein de son équipe et sa confiance ;

Madame Christelle Edmond, messieurs Fabien Bérard, David Michoud


conducteurs process, Jean-Bernard Mohr et Christophe Planeta électromécaniciens,
pour m’avoir si facilement intégrée au sein de leur équipe de travail, fait partager leurs
connaissances du terrain, mis en œuvre les moyens nécessaires au déroulement des
expériences et permis de réaliser ce stage dans les meilleures conditions possibles ;

Monsieur Jérome Dutruc Rosset, technicien de réalisation OTV, pour toute son
aide et ses conseils dans la réalisation de cette étude, pour la confiance qu’il m’a accordée
et l’ensemble des connaissances qu’il m’a transmises ;

Monsieur Hubert Thuet, responsable Région Est –Sud Nalco, pour sa généreuse
implication dans cette étude.

STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
L’eau est le passé de l’homme
Les eaux sont l’avenir de l’humanité.

STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
RESUME

Station d’épuration de Chamonix-les Houches : Optimisation du traitement physico


chimique, étude de la décantation lamellaire

La station de traitement des eaux usées de Chamonix-Les Houches est de type


physico-chimique biofiltration par cultures fixées. Mise en service en février 2001, cette
station ultra moderne est exploitée par la Lyonnaise des Eaux, qui souhaite optimiser la phase
de traitement chimique et la décantation lamellaire.

Le travail est réalisé en période creuse et en période de pointe estivale.

Cette étude porte sur une optimisation des dosages en réactifs (chlorure ferrique et
polymère), via des expérimentations en laboratoire : méthode des jar tests. Ces résultats sont
ensuite directement appliqués sur la station.
Elle propose à l’exploitant de mettre en œuvre d’autres types de produits chimiques,
tels que de nouveaux polymères et des coagulants organiques.

La deuxième partie de l’étude s’attache à réduire les départs de boues sur les
décanteurs, très problématiques actuellement. Les flux hydrauliques et massiques sont étudiés
et ne semblent pas être à l’origine du phénomène observé.
C’est plutôt la gestion des extractions des boues, rendues difficiles par la configuration
des décanteurs, qui explique ces départs de boue.
Les solutions proposées pour s’affranchir de ce phénomène sont la mise en place de la
recirculation des boues (largement testée sur la période d’étude), une amélioration de la
gestion des extractions des boues et la mise en place d’une procédure de lavages des
décanteurs.

STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
ABSTRACT

Station of waste water treatement of Chamonix – Les Houches: Optimisation of the


chemical physico treatment, study of the lamellar settling.

The station of waste water treatment of Chamonix –Les Houches is of physico-


chemical type with biofiltration by fixed cultures. Brought into service in February 2001, this
modern station is exploited by Lyonnaise des Eaux France, which want to optimise the
chemical data process and the lamellar setting. Work is completed in slack period and estival
peak period.

This study relates an optimisation of reagents proportionings (ferric chloride and


polymer), via laboratory experimentation method of the jar tests. These results are then
directly applied to the station. Moreover, other types of chemical reagents, such as new
polymers and organic coagulants are tested..
The second part of the study attempts to reduce the sludge carrying off on the lamellar
settling, very problems currently. Hydraulic and mass flows are studied and do not seem to be
at the origin of the phenomenon observed. It is rather the management of the sludge drawing
off, made difficult by the configuration of the settlers, which east explains these sludge
carrying off.
The solutions suggested to improve the lamellar settling are the installation of the
sludge recirculation (largely tested over the period of study), an improvement of the
management of the sludge draw off and the installation of a procedure of washings of the
decanters.

STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
SOMMAIRE

INTRODUCTION : .............................................................................................................................................. 1
PREAMBULE : PRESENTATION DE LA STATION DE TRAITEMENT DES EAUX USEES. .............. 3
I. DONNEE DE BASE. ............................................................................................................................................ 4
II. PRESENTATION DE LA FILIERE DE TRAITEMENT. ............................................................................................. 5
II.1. Présentation de la filière eau. ................................................................................................................ 5
II.2. Présentation de la filière boue ............................................................................................................... 6
II.3. Présentation de la filière de traitement de l’air..................................................................................... 7
II.4. Justification du choix de la filière.......................................................................................................... 7
PREMIERE PARTIE : OPTIMISATION DU TRAITEMENT CHIMIQUE ................................................ 9
I. PROCESSUS ELEMENTAIRE DU GENIE PHYSICO-CHIMIQUE ET PRESENTATION DE LA
FILIERE PHYSICO-CHIMIQUE (D’APRES LE MEMENTO TECHNIQUE DE L’EAU)...................... 10
I.1.LA COAGULATION ET LA FLOCULATION : ..................................................................................................... 10
I.1.1. La coagulation ................................................................................................................................... 11
I.1.2. La floculation ..................................................................................................................................... 11
II. OPTIMISATION DU DOSAGE EN CHLORURE FERRIQUE : ............................................................ 12
II.1. EN PERIODE CREUSE. ................................................................................................................................. 13
II.1.1.Dosage à 8 :30................................................................................................................................... 14
II.1.2.Dosage à 14 h 00. .............................................................................................................................. 14
II.1.3.Dosage à 17 : 00 ................................................................................................................................ 14
II.1.4. Analyse des résultats......................................................................................................................... 14
II.2. EN POINTE ESTIVALE. ................................................................................................................................ 15
II.2.1.Dosage avant 9H30 : ......................................................................................................................... 16
II.2.2.Dosage à 10H00 : .............................................................................................................................. 16
II.2.3.Dosage à 14 h 00 : ............................................................................................................................. 17
II.2.4. Dosage à 17 h 00 : ............................................................................................................................ 17
III. OPTIMISATION DU TRAITEMENT EN POLYMERE. ...................................................................... 19
III.1. OPTIMISATION DU DOSAGE DU POLYMERE PROSEDIM® AS 74 EN PERIODE CREUSE. ............................... 19
III.1.1.Dosage à 8 h 30 :............................................................................................................................. 20
III.1.2.Dosage de11 h 00 :........................................................................................................................... 20
III.1.3.Dosage de 14 h 00 :.......................................................................................................................... 20
III.1.4.Dosage de 17 h 00 :.......................................................................................................................... 20
III.2. OPTIMISATION DU DOSAGE DU POLYMERE PROSEDIM® AS 74 EN POINTE ESTIVALE. .............................. 21
III.2.1. Dosage à 10 h 00 :........................................................................................................................... 21
III.2.2.Dosage de 14 h 00 :.......................................................................................................................... 21
III.2.3.Dosage à 17 h 00 :............................................................................................................................ 21
IV. ESSAIS DE NOUVEAUX POLYMERES.................................................................................................. 23
IV.1. ESSAIS DE NOUVEAUX POLYMERES EN PERIODE CREUSE........................................................ 23
IV.2. ESSAIS DE NOUVEAUX POLYMERES EN POINTE ESTIVALE. ........................................................................ 24
V. ESSAI DE COAGULANTS ORGANIQUES DE SYNTHESE.................................................................. 25
V.1.ESSAI DE COAGULANTS ORGANIQUES DE SYNTHESE EN PERIODE CREUSE. ................................................. 26
V. 2.ESSAI DE COAGULANTS ORGANIQUES DE SYNTHESE EN POINTE ESTIVALE................................................. 27
V.3.ESSAI DE COAGULANTS ORGANIQUES DE SYNTHESE : GAIN FINANCIER. ..................................................... 28
V.4.ESSAI DE COAGULANTS ORGANIQUES DE SYNTHESE : DIMENSIONNEMENT DE LA
FILIERE. ............................................................................................................................................................. 29

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DEUXIEME PARTIE : ETUDE DES DECANTEURS LAMELLAIRES. ................................................... 32
I. THEORIE DE DECANTATION LAMELLAIRE. ...................................................................................... 33
II.. ETUDE HYDRAULIQUE DES DECANTEURS LAMELLAIRES. ....................................................... 35
II.1. DETAILS DES DECANTEURS LAMELLAIRES ................................................................................................. 35
II.1.1.Généralités : ...................................................................................................................................... 35
II.1.2.Gestion des extractions des boues : ................................................................................................... 36
II.2. VERIFICATION DES CONTRAINTES HYDRAULIQUES .................................................................................... 37
II.2.1.Explication des différents paramètres................................................................................................ 37
II.2.2.Estimation de la réduction de la surface due aux poutres de maintien des blocs lamellaires. .......... 38
II.2.3.Impact hydraulique de ces poutres. ................................................................................................... 39
II.2.4.Exploitations des résultats :............................................................................................................... 41
III. ETUDE DES FLUX MASSIQUES. ............................................................................................................ 42
III.1. RESULTATS EXPERIMENTAUX................................................................................................................... 42
III..2.EXPLOITATIONS DES RESULTATS :............................................................................................................ 43
IV. MISE EN PLACE DE LA RECIRCULATION......................................................................................... 45
IV.1. MISE EN PLACE DU SUIVI DES PARAMETRES. ............................................................................................ 45
IV.2.2. AMELIORATION DU FLUX MASSIQUE. .................................................................................................... 46
IV.3. AMELIORATION DES EXTRACTIONS DES BOUES : STABILISATIONS DE LA CONCENTRATIONS DES BOUES
EXTRAITES. ....................................................................................................................................................... 47
IV.3.2.Gestion des boues en mode extraction : du 3 au 5 août : ................................................................. 48
IV.3.2. Gestion des boues mode extraction recirculation : du 25 au 27 août : ........................................... 49
IV. 4. BAISSE DES DEPARTS DE BOUES. ............................................................................................................. 52
IV.4.1.Observation des départs de boues sans recirculation : ................................................................... 52
V.4.2.Observations des départs de boues avec la recirculation :................................................................ 53
CONCLUSION : ................................................................................................................................................. 57
BIBLIOGRAPHIE.............................................................................................................................................. 59

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TABLES DES FIGURES

Figure 1 : le traitement physico-chimique. ............................................................................... 5


Figure 2 : la filière biologique................................................................................................... 6
Figure 3 : la filière traitement de l’air....................................................................................... 7
Figure 4 : le principe de la décantation lamellaire ................................................................ 10
Figure 5 : filière coagulants organiques.................................................................................. 30
Figure 6 : approche de la vitesse de décantation (mémento technique).................................. 33
Figure 7 : principe de la décantation lamellaire ..................................................................... 34
Figure 8 : décantation à co-courant ........................................................................................ 34
Figure 9 : configuration des décanteurs lamellaires ............................................................... 37
Figure 10 : surface au miroir................................................................................................... 37
Figure 11 : mise en évidence de l’effet des poutrelles ............................................................. 38
Figure 12 : structure des blocs lamellaires ............................................................................. 39
Figure 13 : concentration bâche d’épaississement, le 3 août.................................................. 48
Figure 14 : concentration bâche d’épaississement, le 4 août.................................................. 48
Figure 15 : concentration bâche d’épaississement, le 5 août.................................................. 49
Figure 16 : concentration bâche d’épaississement, le 25 août................................................ 49
Figure 17 : concentration bâche d’épaississement, le 26 août................................................ 50
Figure 18 : concentration bâche d’épaississement, le 27 août................................................ 50
Figure 19 : enregistrement MES décanteur, le 21 juillet......................................................... 52
Figure 20 : enregistrement MES décanteur, le 27 luillet......................................................... 53
Figure 21 : enregistrement MES décanteur, le 4 juillet........................................................... 54
Figure 22 : enregistrement MES décanteur, le 13 juillet......................................................... 54

TABLES DES TABLEAUX

Tableau 1 : population raccordée. ............................................................................................. 4


Tableau 2 : charges polluantes .................................................................................................. 4
Tableau 3 : flux entrant sur la STEU en période creuse.......................................................... 13
Tableau 4 : dosage actuel en chlorure ferrique....................................................................... 13
Tableau 5 : dosage en chlorure ferrique, période creuse ........................................................ 14
Tableau 6 : flux entrants, pointe estivale ................................................................................. 15
Tableau 7 : dosage en chlorure ferrique, pointe estivale ........................................................ 17
Tableau 8 : dosage en polymère, période creuse..................................................................... 19
Tableau 9 : minéralité de l’effluent.......................................................................................... 24
Tableau 10 : test de performance des polymères ..................................................................... 24
Tableau 11 : concentrations des matières minérales et organiques........................................ 24
Tableau 12 : gain économique ................................................................................................. 28
Tableau 13 : dimensionnement de la filière coagulants organiques ....................................... 29
Tableau 14 : dimensionnement des décanteurs 1..................................................................... 35
Tableau 15 : dimensionnement des décanteurs 2..................................................................... 35
Tableau 16 : dimensionnement des décanteurs, 3.................................................................... 36
Tableau 17 : calcul des débits maximums par décanteur( 1) .................................................. 40
Tableau 18 : calcul des débits maximums par décanteur, (2) ................................................. 40
Tableau 19 : concentration dans le floculateur ....................................................................... 43
Tableau 20 : calcul du flux massique....................................................................................... 43
Tableau 21 : calcul des flux massiques .................................................................................... 46
Tableau 22 : exploitation des données analogiques des concentrations de boue.................... 47

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TABLE DES GRAPHIQUES

Graphique 1 : minéralité de l’effluent...................................................................................... 15


Graphique 2 : test de performance des coagulants organiques, période creuse. .................... 26
Graphique 3 : réduction du dosage en FeCl3 , suite à l’introduction de coagulants
organiques. ....................................................................................................... 26
Graphique 4 : essais coagulants organiques, pointe estivale.................................................. 27
Graphique 5 : dosage en Prosédim 45 45................................................................................ 27
Graphique 6 : test du flux massique......................................................................................... 42
Graphique 7 : courbe du flux massique ................................................................................... 43
Graphique 8 : exploitation du flux massique ........................................................................... 44
Graphique 9 : exploitation du flux massique ........................................................................... 46

SIGLES

DBO5 : Demande Biologique en oxygène sur 5 jours


DCO : Demande Chimique en oxygène
D.O. : Déversoir d’Orage
MES : Matières en Suspensions
pH : Potentiel Hydrogène
STEP : Station d’épuration
STEU : Station de Traitement des Eaux Usées
TAC : Titre Alacalimétrique Complet

STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
INTRODUCTION :

La préservation de la ressource aquatique est un des enjeux fondamentaux de notre


époque. L’augmentation des prélèvements et des rejets due à la croissance démographique et
au développement économique menace de plus en plus la qualité et la quantité de cette
ressource vitale. Un écosystème aquatique et ses usagers constituent un système complexe :
un ensemble de nombreuses variables liées par des interactions.

L’évolution de la réglementation européenne et française dans le domaine du


traitement des eaux résiduaires urbaines implique, pour les agglomérations de plus de 2000
Equivalents-Habitants, un rejet dans les eaux nécessitant au moins un traitement biologique
de leurs eaux usées. En cas de rejet dans les eaux réceptrices sensibles à l’azote ammoniacal,
ce traitement comprendra également une nitrification.

En zone de montagne, le traitement des eaux par voie biologique reste cependant
délicat à mettre en œuvre à cause de températures des eaux et de l’air très basses, de très
fortes et rapides variations de charge dues à l’activité touristique et un espace foncier réduit.
La solution technique apportée est la construction de station dite « physico-chimique/
biofiltration par cultures fixées. Après un prétraitement classique, ce type d'installation se
caractérise par un étage de décantation primaire à rendement optimisé par addition de réactifs,
suivi d'un second étage biologique très compact reposant sur l'utilisation d'une biomasse fixée
sur un support granulaire lavable. Ce type de station se caractérise par son extrême compacité,
qui facilite son intégration dans le site ainsi que la maîtrise des sources habituelles de
nuisances (bruits, odeurs...). Ainsi par rapport à une boue activée classique, et à niveau de
rejet équivalent, le gain en surface au sol peut souvent dépasser un facteur 2.
La première installation est celle de Métabief (Doubs), construite par Degrémont en 1984.

Situé au cœur des Alpes, le SIVOM de la Haute Vallée de l’Arve, regroupant les
communes de Chamonix, les Houches, Servoz et Vallorcine, s’est doté depuis février 2004 de
ce type d’installation.
L’étude présentée ici vise à améliorer le traitement physico-chimique.
Cette phase de traitement (introduction de produits chimiques pour permettre une
décantation lamellaire) est essentielle .Elle permet une réduction des matières en suspension
(garantie à 80% dans l’étude de marché de la STEU des Houches), un abattement de la DCO
(garantie à 65% dans l’étude de marché de la STEU des Houches), de la DBO5 (garantie à
60% dans l’étude de marché de la STEU des Houches), de l’azote total (garanti à 15 % dans
l’étude de marché de la STEU des Houches) et du phosphore total (garantie à 60% dans
l’étude de marché de la STEU des Houches).
Un dysfonctionnement de cette étape de traitement a des conséquences graves.
L’arrivée de MES sur les biopurs conduit petit à petit à leur colmatage, ne permettant plus le
traitement de la matière carbonée et de l’azote par la population bactérienne, en incapacité
alors de vivre et de se reproduire, à cause d’un manque d’oxygène.
Cette étape est donc fondamentale pour des traitements sur cultures fixées qui la
précèdent. Il parait donc essentiel de parfaitement la maîtriser.

1
STEU de Chamonix –les Houches : optimisation du traitement physico-chimique. P.Machet, 2005, LDEF ENGEES
La problématique de l’exploitant est la suivante : dans un premier temps, c’est
d’optimiser la consommation de réactifs et de connaître parfaitement les taux de traitement à
adopter. Dans un deuxième temps, c’est limiter les départs de boues régulièrement observés
sur les décanteurs

La première partie de cette étude a donc été de mettre en place une série d’expériences
permettant de trouver des dosages optimums en réactifs (chlorure ferrique et polymère).
De nouveaux réactifs (polymères et coagulants organiques) sont ensuite testés. Ils doivent là
aussi permettre d’améliorer le traitement et réduire le coût financier.
Au-delà de ces expériences, la deuxième partie s’est attachée au fonctionnement des
décanteurs lamellaires. Le but est simple : comprendre l’origine des départs de boues et
amener des solutions techniques. Pour cela des études hydrauliques et massiques sont
réalisées, le fonctionnement des décanteurs est suivi de manière précise grâce à la mise en
place d’instrumentations.
Une série de propositions est donc faite à l’exploitant, tout au long de ce document,
pour améliorer le traitement physico-chimique.

2
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Préambule : présentation de la station de traitement des eaux
usées.

Pour répondre aux exigences de protection environnementale, les communes de


Chamonix, des Houches et de Servoz (regroupées dans le SIVOM de la Haute vallée de
l’Arve), ont signé, via le président du SIVOM, la réalisation d’une nouvelle station de
traitement des eaux usées en juin 2001.
Située en aval des Houches, elle traite les eaux usées de Chamonix et des Houches, les
travaux de raccordement de la commune de Servoz n’étant pas achevés.
Cette station de traitement des eaux usées, ultra moderne, de type physico-chimique cultures
fixées, a été réalisée par le constructeur Va Tech Wabag, aujourd’hui intégrée dans le groupe
OTV.. Elle a été mise en service en février 2004. Cette station reçoit de très fortes variations
de charges dues à une activité touristique très importante.
Elle est exploitée par Lyonnaise des eaux France. La station n’est pas encore réceptionnée,
Plusieurs documents internes ont servi de base à cette étude : Marché (2001), Dossier
administratif (2001), Documents constructeur (2001), plan tel que construit (2001).

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STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
I. Donnée de base.

Origine des effluents : l’effluent est domestique, il n’y a, sur les deux communes de
Chamonix et des Houches actuellement raccordées, aucune industrie.
Le réseau est de type unitaire, et reçoit, notamment en période estivale de très forts débits.
Les ouvrages ont été dimensionnés à un horizon 2015, la population à prendre en
considération apparaît dans le tableau ci-dessous.

Capacités
d'accueil Taux d'occupation Population Population totale
Communes 2015 2015 touristique 2015 Résidents du bassin 2015
Eté Hiver Eté Hiver Eté Hiver
Chamonix 62 130 68% 66% 42 228 41 006 10 450 52 698 51 456
Les Houches 14 020 83% 67% 11 637 9393 2975 14 612 12 368
Total 76 150 53 865 50 399 13 425 67 310 63 824
Total raccordé pour un
taux de raccordement de
85% 57 213 54 250
Tableau 1 : population raccordée.

Les débits et les charges de pollution apparaissent ci-dessous.

Paramètres Période de pointe Période de pointe Période creuse


estivale hivernale
Volume journalier de temps 16700 13530 7930
sec (m3 /j)
Débit moyen de temps sec 696 564 330
(m3 /j)
Débit de pointe de temps sec 1100 1000 700
(m3 /j)
DBO5 (kg/j) 3880 3686 1319
DCO (kg/j) 8170 7761 2778
MeST (kg/j) 6170 5862 2098
NTK (kg/j) 850 807 289
Pt (kg/j) 170 162 58
Tableau 2 : charges polluantes
Un déversoir d’orage régule un débit maximum de 1825 m3 /h.
Le milieu récepteur est l’Arve, affluent rive gauche du Rhône, il draine un bassin versant de
2080 m2.De sa source ( 2200 m d’altitude) jusqu'à Argentière, l’Arve constitue un véritable
torrent avec un pente à 16%. Au niveau des Houches, sa pente s’affaiblit à 1 %.La qualité
hydrobiologique est mauvaise, (5/20) en raison d’apports continus de fines, provocant le
colmatage des habitats, la qualité piscicole révèle une habitabilité modeste.
L’Arve bénéficie d’un contrat de rivière. Les niveaux de rejet sont ceux définis par le décret
de 3 juin 1994, l’objectif sur ce tronçon étant d’arriver à une qualité 1B (confère annexe 1).

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STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
II. Présentation de la filière de traitement.

La station fonctionne sur le traitement physico-chimique et traitement biologique par


culture fixée. Le choix de cette filière de traitement s’appuie sur deux facteurs :
- une très forte variation de charge due à une activité touristique prédominante dans la
vallée
- un espace foncier réduit,
Le synoptique de la station est classé en annexe 2.

II.1. Présentation de la filière eau.

Le prétraitement comporte deux dégrilleurs de type « step screen » fonctionnant en


parallèle. Les effluents traversent ensuite trois dessableurs déshuilleurs rectangulaires. Des
racleurs de surface récupèrent les graisses et des racleurs de fond transfèrent les sables vers
des trémies. Les graisses sont stockées puis incinérées, les sables sont lavés puis mis en
décharge.

Le traitement physico-chimique se fait sur trois files indépendantes, avec deux


bâches de coagulation (25 m3 chacune), une bâche de floculation et une de maturation (120
m3).
L’injection du chlorure ferrique se fait au choix de l’exploitant dans l’une des trois bâches de
coagulation. L’injection de polymère anionique peut soit se faire au niveau de la troisième
bâche de coagulation, soit au niveau de la bâche de floculation.
L’injection de chaux, qui rétablit la consommation de TAC due à l’injection du coagulant et
aux eaux agressives, est nécessaire pour ne pas endommager le processus de nitrification.
Elle se fait à dans le canal de répartition des décanteurs.. Son injection est calée par rapport à
la mesure du pH en sortie du traitement physico-chimique.
Le schéma ci-dessous reprend ces données.

Coagulation Floculation Décantation lamellaire

Chlorure ferrique Polymère AS 74


Chaux
Sonde pH

Biologique

Recirculation Extraction boues

Figure 1 : le traitement physico-chimique.

5
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Le traitement biologique est assuré par deux biofiltres carbones de 54m2, le
garnissage est constitué de modules cubiques de lamelles PVC ondulé à passage vertical.
L’arrivée de l’effluent se fait par le haut. Chaque biofiltre est aéré par un suppresseur
spécifique.
Six biofiltres de 63 m2 chacun permettent de traiter ensuite l’azote, ils sont remplis sur
quatre mètres de hauteur d’un matériau granulaire type biolite. Ils sont alimentés à co-courant
ascendant en air et en eau à traiter. Ces biopurs sont représentés ci-dessous.
Les biopurs sont lavées par injection d’air et d’eau. Les eaux boueuses sont récupérées dans
une bâche et renvoyées dans le canal de répartition des décanteurs (débit de pompe 220m3/h).

Milieu naturel Effluent décanté

Biopur AZOTE Biopur CARBONE

Figure 2 : la filière biologique

La file eau figure en annexe 3.

II.2. Présentation de la filière boue

Les boues extraites des décanteurs sont récupérées dans une bâche de 20 m3, puis
dirigées vers deux tambours d’épaississement, prévus l’un en secours de l’autre.
La déshydratation est assurée par deux centrifugeuses. Là encore, les machines ne peuvent
fonctionner simultanément. Au niveau des tambours et des centrifigeuses, un polymère
cationique est introduit, le CS 239 HP. Le dosage varie entre 2 et 8 kg de polymère par tonne
de matière sèche.
Les boues sont ensuite envoyées vers un sécheur à couche mince puis sécheur à bandes.
Les boues ont alors une siccité de 65% et sont dirigées vers l’incinération.
Actuellement, l’exploitation du sécheur thermique est en cours de réception.
La file boue est en annexe 4.

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II.3. Présentation de la filière de traitement de l’air.

Pour s’intégrer parfaitement dans le site et supprimer toute gêne pour les riverains, une
désodorisation par lavage chimique sur 2 tours permet de traiter un débit d’air vicié de
50 000Nm3/h provenant de tous les ouvrages couverts.

Etage acide Etage basique-oxydant


(NH3, Amines) (H2S)

Air vicié

Purge Purge
Acide Sulfurique Soude
Eau de javel
Figure 3 : la filière traitement de l’air
L’annexe 5 est une planche photographique de la station.

II.4. Justification du choix de la filière.

En terme de traitement des eaux usées, les zones de montagne ont une réelle
spécificité. Les stations doivent répondre à plusieurs contraintes :
- variations importantes des charges, dues à une activité touristique primordiale
- températures extérieures très basses,
- une pression foncière très importante.
Ces conditions expliquent la difficulté technologique à mettre en place des traitements
biologiques. Ainsi, la plupart de ces stations sont uniquement dotées d’un traitement physico-
chimique (pré traitement, coagulation, floculation, décantions lamellaire).
Pour répondre à la nouvelle réglementation sur l’eau (loi sur l’eau 92), concernant notamment
la mise en place d’un traitement par nitrification, les constructeurs ont développé, derrière le
traitement physico-chimique la mise en place de biofiltres (cultures fixées sur support fin).
Les rendements du traitement physico-chimique ont donc été revus à la baisse.
Les avantages de ces biofiltres sont nombreux (Veron 1998) :
- une qualité et une stabilité exceptionnelle de traitement, (FNDAE 1995) ;
- une insensibilité aux variations de charges (FNDAE 1995), avec la possibilité de
préparer l’arrivée de fortes charges (Canler et al., 2003),
- pas de présence de clarificateur, en raison de la qualité de l’effluent sortie biofiltre,
donc pas de problème de mauvaise décantation des boues (Etude inter-agence n°27) ;

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- un gain de place : les volumes mis en œuvre sont réduits, du fait essentiellement de
l’absence de clarificateur. De plus, à qualité de traitement équivalente, un biofiltre
requiert un volume trois fois plus petit qu’une boue activée (Pujol et al. 1996). e
- un gain de temps, avec des vitesses de réaction élevées des bactéries fixées permettant
des temps de séjours moins importants.
En terme d’inconvénients, on notera :
- une maîtrise du colmatage et production de boues non stabilisées : la filtration est
associée à une production de biomasse en excès, impliquant un encrassement
progressif des biofiltres. Les séquences de lavages sont donc déterminantes pour un
bon fonctionnement. Ces eaux de lavages (eaux boueuses sont soit stockées soit
renvoyées en tête dans le cas d’un traitement physico-chimique),
- un coût énergétique élevé, à cause des lavages (Satin et al., 1995),

La mise en place de décanteurs lamellaires (permettant là aussi un gain énorme de


place) et de biofiltres, permet d’avoir une station d’épuration ultra compacte, sur plusieurs
niveaux, entièrement couverte et entièrement désodoriser. L’unique inconvénient de cette
installation est un coût de l’exploitation relativement élevé.

De plus, l’ensemble des ouvrages de la station est isolable. Ainsi, à faible charge, il est
tout à fait possible de n’avoir que deux dessableurs déhuilleurs et deux décanteurs en
fonctionnement. Il est obligatoire de n’avoir que trois biofiltres azotes en fonctionnement
simultané. Ces possibilités de fonctionnement permettent à l’exploitant de pouvoir réaliser
facilement des opérations de maintenance et de faire des économies de réactifs, et de
consommation d’énergie.

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Depuis sa mise en service en février 2004, la station d’épuration à connu quelques problèmes
de mise en route. Actuellement, le point délicat reste le traitement physico-chimique. Le
souhait de l’exploitant est de voir améliorer cette partie du traitement, on s’intéresse donc à
l’optimiser.
Par le terme optimisation, les études s’articulent autour de deux points :
- optimisation en terme de dosage des produits actuels : il faut doser au plus juste les
produits pour allier rentabilité économique et bon fonctionnement de l’étage physico-
chimique.
- Mise en place de test de performance sur de nouveaux produits pouvant améliorer le
traitement, tout en diminuant le coût de fonctionnement.

Première partie : Optimisation du traitement chimique

Afin d’optimiser le traitement chimique sur la station de traitement des eaux usées de
Chamonix – Les Houches, trois voies sont explorées :

- optimisation du dosage du chlorure ferrique et en polymère


- essai de nouveaux polymères
- essai de nouveaux coagulants.
L’objectif en terme de dosage est de respecter le marché, c'est-à-dire permettre 80%
d’abattement de MES et 65% d’abattement de DCO.

Pour arriver à cet objectif, une étude bibliographique en terme de génie du processus
physico-chimique est réalisée.
Ensuite, une série d’expériences, via la méthode des jar tests, permet de tester l’ensemble des
réactifs. L’efficacité des produits et des dosages est contrôlée par des mesures de MES, DCO,
NH4+ et PO4- grâce à des micro-méthodes.

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I. Processus élémentaire du génie physico-chimique et présentation de la
filière physico-chimique (d’après le mémento technique de l’eau).

Le principe du traitement physico-chimique des eaux usées est le suivant :


Il s’agit d’éliminer la pollution dissoute et particulaire par action de réactifs chimiques. Ces
réactifs vont favoriser le passage de la forme dissoute des polluants à une forme particulaire
insoluble dans l’eau. Les matières polluantes devenues insolubles seront éliminées par
décantation.
Deux phases sont donc nécessaires : une phase chimique (ajout de réactifs) et une phase
physique (séparation des solides et de l’eau à traiter, c’est la phase de décantation).
Ce principe du traitement physico-chimique s’appuie sur le schéma suivant :

Coagulation Floculation Décantation

Figure 4 : le principe de la décantation lamellaire

Les matières éliminées sont les suivantes :


- les matières en suspension : matières d’origine organique (débris) ou minérale (sable,
limon….). Elles représentent la fraction naturellement décantable de taille comprise entre
1Ym à 1 mm et plus.
- les matières colloïdales : de même origine que les matières en suspension, mais de
taille inférieure (50 à 500nm). Elles représentent la fraction colloïdale de la DCO, DBO5, de
l’azote Kjeldahl et du phosphore total non particulaire. La décantation naturelle de ces
matières est lente (de 2 à 200 ans), il faudra donc provoquer leur insolubilisation pour pouvoir
les éliminer par décantation ;
- les matières dissoutes, de taille comprise entre0,5 et 100 nm. La décantabilité de ces
matières est nulle, on comptera sur un réactif chimique pour favoriser le passage d’une phase
liquide à une phase solide.
La phase de traitement chimique est détaillée ci-dessous, le traitement physique sera
abordé dans la troisième partie.

I.1.La coagulation et la floculation :

Ces procédés permettent de faciliter l’élimination des MES et des colloïdes en les
rassemblant sous forme de flocs.
L’agglomération des colloïdes dépend de la nature de l’effluent, de la concentration des flocs,
de la matière organique, des organismes, du pH, de la température et évidement des doses de
coagulants et de polymère. (Burdan et al. 1990).

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I.1.1. La coagulation

C’est un processus de déstabilisation des suspensions colloïdales. Le but est de


neutraliser les charges des particules des colloïdes pour favoriser la formation d’un
agglomérat.
Il s’appuie sur la présence de deux grands types de forces (Deryagin et al, 1941 ;
Verwey et al. 1948) :
- forces de Van Der Vaals (FA), force d’attraction gravitationnelle, liées à la
surface spécifique, à la masse des colloïdes et à la nature du milieu.
- forces de répulsions électrostatiques (FR), liée à la charge superficielle des
colloïdes et donc à leur potentiel Zêta (négatif).

Dans les eaux naturelles, les forces de répulsion sont supérieures aux forces
d’attraction, d’où la stabilité des suspensions colloïdales.
Pour déstabiliser ces complexes, il faut diminuer les forces de répulsion en injectant
un coagulant qui va neutraliser les charges superficielles des colloïdes, lors d’un brassage
régulier de l’effluent.

Les coagulants :

Les coagulants utilisés peuvent être soit :


- des coagulants minéraux : se sont des sels métalliques, des cations trivalents
avec un minimum de solubilité aux environs de pH 7 : il s’agit soit de sels
d’aluminium (réaction globale : Al 3+ + 3HCO-3 Al (OH)3 + 3CO2) et des
sels de fer (réaction globale :Fe 3+ + 3HCO-3 Fe(OH)3 + 3CO2). Les
précipités de phosphate ferrique seraient ceux qui décantent le mieux, le
chlorure ferrique permettrait donc une meilleure épuration. Il est
fréquemment utilisé en Europe (Moritz C. 2004).
- des coagulants organiques de synthèse, à caractère cationique, de masse
moléculaire moyenne. Ils sont utilisés en remplacement total ou partiel d’un
coagulant minéral. Ils permettent de modifier très faiblement le pH
(contrairement au premier) car ils apportent très peu de salinité, et donc de
réduire le volume de boue produite.

I.1.2. La floculation

C’est l’agglomération des particules (préalablement déchargées) en microflocs par


pontage, soit par des hydroxydes résultants de l’hydrolyse du coagulant minéral soit des
macro molécules du polyéléctrolyte cationique. Les chaînes de polymère sont absorbées sur
les particules. Le bon dosage en polymère consiste à trouver la bonne surface d’attache du
polymère sur la particule (Gregory, 1993). Les microflocs s’agrègent ensuite en flocons plus
volumineux et décantables, le floc (Mémento de l’eau, 10 èm éd.). Il faut une agitation plus
lente qu’en coagulation pour former des flocs
Outre le dosage, il existe donc une difficulté supplémentaire dans l’étape de
floculation : trouver la bonne vitesse d’agitation : suffisante pour former un floc, pas trop
rapide pour ne pas détruire le floc (Kawamura 1996).

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Les floculants :

Il existe là aussi plusieurs types de floculants


- les floculants minéraux (silice activée, silico aluminate)
- les floculants organiques ou polymères naturels, tels que les alginates et les
amidons ;
- les floculants organiques de synthèse, ou polymères les plus utilisés et classés
selon leur ionicité (anioniques préconisés pour les eaux fraîches et diluées,
neutres et cationiques pour les eaux concentrées et septiques).Ce sont les plus
utilisés. Le choix du polymère et du dosage est déterminé par Jar-test. Le
poids moléculaire du polymère joue un rôle important dans le lestage du floc.
Il faut que ce poids moléculaire soit assez important pour être capable de
capter les MES et de former un floc gros, sans toutefois former un floc à forte
porosité et peu dense qui décante mal.

II. Optimisation du dosage en chlorure ferrique :

Pour tester le dosage optimum en chlorure ferrique, la méthode des jar tests est
utilisée. Le détail du mode opératoire figure en annexe 6.
Les expériences sont répétées en période creuse (mai et juin) et en période de pointe estivale
(juillet et août). Pour vérifier que les dosages proposés permettent bien les abattements du
marché, les MES et la DCO sont mesurées.
Après validation des résultats, les dosages sont directement appliqués au traitement.
Sur la station des Houches, il est possible de fractionner le dosage en 5 plages horaires
(détermination des plages et des concentrations), toutes asservies au débit entrant.
L’exploitant ne possède pas un suivi très clair de ces dosages en chlorure ferrique. Ce travail
doit aussi permettre de mettre à disposition des agents un suivi précis des dosages.

Intérêt du dosage optimum.

Le marché de la station prévoit un dosage en chlorure ferrique de 30 mg/l en période


creuse, 45 mg/l en pointe estivale et 55 mg/l en pointe hivernale. Dans un premier temps, il
importe de se rapprocher des closes du marché.
Le respect d’un bon dosage en chlorure ferrique permet d’obtenir une bonne
floculation, par là même une bonne décantation. Les matières en suspension arrivant sur les
biofiltres sont donc limitées, évitant ainsi leur colmatage.
Le surdosage est responsable d’une dépense économique non négligeable en réactif,
une chute du pH entraînant une surconsommation de la chaux. La production de boue
physico-chimique se voit aussi augmenter. L’excès de chlorure ferrique conduit à un dépôt sur
les biofiltres.
Le sous -dosage ne permettra pas la formation d’un floc. Le décanteur ne pourra donc
pas assurer sa fonction.

Le détail des résultats du dosage en chlorure ferrique (période creuse et pointe estivale) sont
disposés en annexe 7.

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II.1. En période creuse.

Les mesures se déroulent du 27 mai au 3 juin. et quelques dates début juillet. Les
paramètres analysés sont le floc (noté de 1 à 5), le surnageant (noté de 1 à 5). Afin de valider
ces observations, la DCO et les MES sont analysées sur l’effluent brut et le surnageant, dans
le but de vérifier le respect de l’abattement.
Les flux entrant sur la station sont les suivants :

Flux
DBO DCO MES NK N-NH4 N-NO2 N-NO3 Pt
kg/j kg/j kg/j kg/j kg/j kg/j kg/j kg/j
852 2101 1583 248 151 2 9 28

Tableau 3 : flux entrant sur la STEU en période creuse.


Le dosage actuel de la station en chlorure ferrique est le suivant :

Plage horaire 00H00 8H30 10H00 15H00 17H30 00H00


Dosage 20 mg/l 30 mg/l 40 mg/l 40 mg/l 35 mg/l

Tableau 4 : dosage actuel en chlorure ferrique


Ces dosages respectent les 30mg/l du marché.

Ne disposant pas d’un préleveur automatique pour réaliser des échantillons moyens, des
échantillons ponctuels sont prélevés en entrée coagulation, à heures fixes :
- 8 : 30, correspondant à une faible charge
- 14 :00, correspondant à une forte charge
- 17: 00, correspondant à une moyenne charge.

Durant cette période, on observe une phase très peu chargée (la nuit et le matin jusqu'à
environ 11 h00), et une période plus dense l’après midi, jusqu'à environ 22 h00) :
Sur les plages horaires étudiées, les dosages en chlorure ferrique sont stables, des facteurs
extérieurs ont une grande influence :
- la présence de matière de vidange (fosse septique, boue biologique de certaines STEP), et
des centrats, sont responsables d’une augmentation de dosage ;
- la pluie permet de réduire très fortement les dosages, la minéralité de l’effluent peut
atteindre lors d’un épisode pluvieux 97% ;
- la présence des eaux boueuses permet de réduire les doses de chlorure ferrique en jar
tests, ce phénomène n’est pas du tout confirmé sur le terrain. En effet, malgré la charge
polluante supplémentaire, ces eaux de lavages semblent contenir du chlorure ferrique et
du polymère (il n’est actuellement pas possible de quantifier ces doses). Les lavages se
déroulent entre 7 et 9 heures pour les biopurs carbones et entre minuit et 4 heures du
matin pour le biopurs azotes

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II.1.1.Dosage à 8 :30.
Le dosage en chlorure ferrique varie entre3 et 6 mg/l. Ce taux de traitement est faible,
cependant, il ne parait pas envisageable de totalement supprimer ce coagulant, comme cela est
parfois le cas sur certaines stations de traitement.
Tout au long de l’expérience, les concentrations sont restées stables et donc nettement
inférieures au dosage actuel. Un dosage à 10 mg/l semble suffisant, contre 20 mg/l
actuellement.

II.1.2.Dosage à 14 h 00.

C’est à cette période de la journée que l’effluent semble le plus chargé ;


Les dosages en chlorure ferrique varient entre20 et 35 mg/l (la moyenne est de 27 mg/l)/
La valeur minimale est de 18 mg/l (pluie). La valeur maximale est enregistrée le 26 mai, elle
est considérée comme un artefact.
La plupart des valeurs varient autour de 30 mg/l ; c’est donc le dosage conseillé/
Les dosages préconisés sont donc 25% en deçà de ceux actuellement en place.

II.1.3.Dosage à 17 : 00 :

Le dosage moyen est de 34 mg/l. Des valeurs très importantes sont trouvées : le 19
mai, (55 mg/l) Cette valeur ne peut s’expliquer ni par la présence de matières de vidange, ni
par le retour d’eau boueuse, de centrat ou de la fosse toutes eaux. Cette valeur sera donc
considérée comme un artéfact.
Le 25 mai, 45 mg/l de chlorure ferrique sont nécessaires par obtenir une bonne floculation.
Cette valeur s’explique par la vidange des boues de l’ancienne STEP de Chamonix.
Le dosage le plus fréquent est de 40 mg/l, c’est celui en place actuellement. Les valeurs
minimales sont obtenues en temps de pluie.
Le tableau suivant résume l’ensemble de ces analyses :

PERIODE CREUSE : DOSAGE EN CHLORURE FERRIQUE


HEURE JAR TEST PRECONISE ACTUEL
08:30 de 3 à 6 mg/l 10 mg/l 20 mg/l
14:00 de 18 à36 mg/l 30 mg/l 40 mg/l
17:00 de 18 à 54 mg/l 40 mg/l 40 mg/l
Tableau 5 : dosage en chlorure ferrique, période creuse

II.1.4. Analyse des résultats.

En période creuse, le dosage en chlorure ferrique est légèrement supérieur sur le


terrain par rapport aux expériences. Plutôt que de parler de surdosage ou de
surconsommation, la différence observée est sans doute due :
- aux incertitudes des expériences, les jar tests ont tendance à minimiser les dosages,
- à l’application sur le terrain : points d’injections du chlorure ferrique, vitesse de rotation
des agitateurs, fiabilité des débits pompe de chlorure ferrique…

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D’autre part, les dosages en fin de journée sont plus importants qu’à 14 h 00, alors que les
débits sont inférieurs. Pour justifier ce dosage, il parait judicieux d’analyser la minéralité de
l’effluent.

Etude de la minéralité de l’effluent :

Du fait de la nature du réseau (unitaire, traversant de nombreuses gravières,) et de la


nature des pluies (orages de montagne), l’effluent est riche en matières minérales très fines
qui ne sont pas retenues par les déssableurs. C’est ce qui peut expliquer les faibles dosages en
chlorure ferrique du marché.
Les prélèvements ont lieu le 27 juin et le 6 et 7 juillet, ils sont réalisés après déssableur. Les
résultats sont fournis par le laboratoire LAEPS (NF EN 12879). :

Etude de la m inéralité de l'effluent


%

120
100
80
60
40
20
0
08:30 14:00 16:00 16:30 14:00 16:00 Heure
% fraction minérale %fraction organique

Graphique 1 : minéralité de l’effluent

Ces analyses confirment donc la minéralité de l’effluent (54% de fraction minérale)


en sortie déssableur. La moyenne est de 32 % en entrée station pour un réseau unitaire.
D’autre part, c’est bien en fin d’après midi que l’effluent est le plus organique, il parait donc
logique que c’est à cette période de la journée ou le traitement en chlorure ferrique est le plus
élevé. Parallèlement, le débit en fin d’après midi est moins élevé, le réseau draine donc moins
d’eau parasite.

Conclusion :

Le dosage en chlorure ferrique mis en place par l’exploitant sur cette période est
parfaitement adapté.

II.2. En pointe estivale.

Les flux entrants sur la station sur cette période sont les suivants :
Flux
DBO DCO MES NK N-NH4 N-NO2 N-NO3 Pt
kg/j kg/j kg/j kg/j kg/j kg/j kg/j kg/j
1986 3707 2694 494 388 9 60
Tableau 6 : flux entrants, pointe estivale

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Ces flux sont doublés par rapport à la période creuse. C’est à cette période que la
station reçoit les eaux les plus concentrées. L’exploitant doit donc être capable de faire
fonctionner la station à son débit nominal. Les dosages en réactifs sont donc primordiaux sur
cette période. Sur cette période se déroulent des essais de garantie pour la réception de la
station par le maître d’ouvrage.

Les jar- tests se déroulent du 26 juillet au 17 août.


Durant cette période, la forte charge est du 9 août au 16août. Les dosages sont
considérablement augmentés (pic).
Là encore, les échantillons sont pris ponctuellement à 8H30, 9H30, 14H00 et 17H00.
L’exploitant dispose de très peu de données quant à ces dosages sur cette période en 2004.
L’optique est donc cette fois différente: les essais en jar test vont permettre de caler
directement les taux de traitement sur la station. L’application des dosages en jar tests sous-
estime les concentrations appliquées sur la station. Ce phénomène est très amplifié durant le
pic de charge.

Les matières de vidanges, les eaux boueuses et la pluie ont les mêmes conséquences
sur le dosage qu’en période creuse. Les lavages sont plus fréquents (les 6 biofiltres azote
fonctionnent la journée), et les eaux boueuses beaucoup plus chargées. Ils provoquent
quasiment systématiquement des départs de boues sur les décanteurs. Deux hypothèses
peuvent expliquer ce phénomène :
- augmentation subite des débits, les pompes de refoulement sont de 220 m3/h,
- augmentation subite des charges.
Il parait difficile de trancher parmi ces deux hypothèses. Les réglages sur le terrain mettent en
évidence que l’augmentation du dosage en polymère permet de limiter ces départs de boue.
L’augmentation subite de la charge aurait donc une influence sur le flux massique,
provoquant ainsi des départs de boue

II.2.1.Dosage avant 9H30 :

Les dosages restent faibles. Ils varient entre 6 et 12 mg/l, ils sont inférieurs à 10 mg/l
avant le 9 août. Du 9 au 16 août, des dosages sur le terrain à 40 mg/l seront nécessaires : la
charge polluante arrive plus tôt sur la station et le retour des eaux de lavages entraînent une
floculation difficile et des départs de boues quasiment systématiques dans les décanteurs.

II.2.2.Dosage à 10H00 :

A partir de 9H30, la charge entrante augmente rapidement (confère résultats de


l’analyse bi-horaire en annexe 8). Le dosage se situe vers 30 mg/l en moyenne en jar testpour
50 mg/l appliqués sur le terrain.
C’est sur cette période que le retour d’eaux boueuses (lavages de biopurs C) provoque des
départs d boues.
On ne constate pas de différence de dosage sur la période la plus chargée à cause sans doute
de l’influence primordiale des eaux boueuses.

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II.2.3.Dosage à 14 h 00 :

Les essais sont réalisés entre 12 h 00 et 15 h30 ; sur cette tranche horaire, les dosages
sont importants. La très forte charge, observée du 9 au 16 août, est très bien matérialisée.
D’un dosage de 12 à 24 mg/l (40 mg/l appliqué), on passe rapidement à 48 mg/l (70 mg/l.
appliqué).

II.2.4. Dosage à 17 h 00 :

D’une manière générale, le dosage sur cette période de fin d’après midi est stable. Un
dosage de 50 mg/l en très forte charge contre 40 mg/l en forte charge est appliqué.
L’ensemble de ces résultats est figuré ci-dessous :

POINTE ESTIVALE : DOSAGE EN CHLORURE FERRIQUE


Du 26/07 au 8/08 Du 9/08 au 17/08
Heure Jar test Appliqué Jar test Appliqué
08:30 6 à 9 mg/l 20 mg/l 12 mg/l 40 mg/l
10:00 24 à 30 mg/l 50 mg/l 30 mg/l 50 mg/l
14:00 12 à 24 mg/l 40 mg/l 24 à 48 mg/l 70 mg/l
17:00 24 mg/l 40 mg/l 30 à 36 50 mg/l

Tableau 7 : dosage en chlorure ferrique, pointe estivale


Conclusion :
Comme nous l’avons déjà constaté pour la période creuse, les jar tests minimisent les
dosages en chlorure ferrique. L’écart est cependant considérable sur les période les plus
chargées. Outre les écarts habituels entre terrain et laboratoire, le fait de travailler sur des
échantillonnages ponctuels peut aussi expliquer ces différences. En effet, sur cette période, les
retours d’eaux de lavages, des centrats et de la fosse toutes eaux sont beaucoup plus chargées
qu’en période creuse.
Durant cette période, les dosages optimums sont beaucoup plus pointus, et nécessitent
un suivi constant des décanteurs.

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Conclusion générale sur le dosage en chlorure ferrique :

D’une manière générale, la qualité de l’effluent implique des dosages en chlorure


ferrique relativement bas, même sur la période la plus chargée. Ainsi, la décantation
lamellaire est perçue comme un prétraitement, le rôle épuratoire des biofiltres est
primordial.
Il apparaît aussi que la forte minéralité de l’effluent permet de réduire ces consommations en
chlorure ferrique. En pointe estivale il parait essentiel de suivre régulièrement la charge
polluante entrante afin d’adapter au mieux le dosage.
Le suivi permanant des dosages à permis de réduire la consommation de chlorure de 34 % au
mois de juin, 40 % au mois de juillet et 25 % au mois d’août (calculé d’après le taux de
traitement mensuel issu des livraisons de chlorure ferrique). Ramené au débit entrant, le gain
économique est d’environ 15 000 euros. (Note de calcul en annexe 9).

Proposition d’amélioration :

1/ Pompage du chlorure ferrique :

Le traitement en chlorure ferrique a un rôle primordial, c’est pour cela que le moindre
problème d’alimentation (désamorçage des pompes, plus de stockage) a pour conséquence un
encrassage très rapide des décanteurs. En période de pointe estivale, cet encrassement ne peut
être récupéré.
Ces désamorçages de pompes de chlorure ferrique ont été constatés fréquemment en
période de pointe estivale. Ils sont dus soit à des encrassements des clapets soit à des
difficultés de pompages dans la cuve (les pompes doseuses de chlorure ferrique sont en dessus
du 1/3 de la cuve de stockage, rendant ainsi le pompage difficile lorsque la cuve n’est pas
pleine).
Au vu des difficultés de pompage, il serait intéressant de pouvoir alimenter les pompes
doseuses de chlorure ferrique par gravité, en plaçant un bac de rétention au dessus de ces
pompes. Ce bac serait alimenté par une pompe suffisamment puissante pour pouvoir pomper
la totalité de la cuve.

2/ Point d’injection :

Il serait intéressant de tester différents points d’injections du chlorure ferrique,


notamment d’approcher celui-ci plus près de l’hélice d’agitation, voire une injection du réactif
au niveau de l’hélice.

3/ Suivi des dosages :

Le suivi des dosages en chlorure ferrique se fait actuellement avec « un journal de


bord » ; il est cependant bien difficile de retrouver des dosages.
Il serait judicieux d’avoir à disposition les dosages types pour certaines périodes de l’année
(définies précisément)
- période creuse (octobre, novembre, mi-décembre)
- période transitoire (septembre, avril, fin juin)
- période de pointe (fin décembre, janvier, février, mars, juillet et août).
De plus, il est nécessaire de vérifier très régulièrement le taux de traitement sur le terrain à
celui de la télésurveillance (débit des pompes de chlorure ferrique).

18
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
III. Optimisation du traitement en polymère.

De la même manière, il est important de connaître les valeurs optimums de dosage en


polymère. Le polymère actuellement utilisé est le polymère Prosédim® AS 74
(commercialisé par la société Nalco). Le mode opératoire figure en annexe 6.
Dans un deuxième temps, de nouveaux polymères sont testés (tous commercialisés par la
société Nalco). Un large échantillon de polymères est testé (une vingtaine environ). Les trois
plus performants vont subir une expérimentation plus poussée.

Intérêt de l’optimisation du dosage en polymère :

Un sous dosage en polymère est responsable de la non formation de flocs.


Un surdosage va avoir des conséquences graves : le polymère va colmater rapidement les
biofiltres, via les buses d’air process et d’air de lavages, créant ainsi des zones de passages
préférentiels de l’air et limitant ainsi le développement bactérien aérobie. Ce phénomène va
être rapidement accéléré car le colmatage des buses d’air de lavages, va diminuer l’effet des
lavages. De plus, les boues chargées de polymère eau vont ensuite entrer en contact avec le
polymère boue (Prosédim® CS 239 HP, cationique). Ces deux polymères ont des effets
antagonistes. Des boues chargées de polymère eau pourront très difficilement être
déshydratées par les tambours et les centrifugeuses. Le surdosage entraîne aussi le formation
de flocs volumineux, qui auront tendances à boucher les lamelles des décanteurs/
Les résultats précis sont en annexe 10.

III.1. Optimisation du dosage du polymère Prosédim® AS 74 en période creuse.

Parallèlement aux dosages en chlorure ferrique, les dosages en polymères sont testés.
Les essais se déroulent du 6 mai jusqu’au 3 juin et le 4, 5 6 juillet, les échantillons sont
prélevés à 9 h 00, 11 h 00, 14 h 00 et 17 h 00.
Les dosages actuels sont les suivants :

Plage horaire 00H00 8H30 10H00 15H00 17H00 00H00


Dosage 0,7 mg/l 0,9 mg/l 1,3 mg/l 1,3 mg/l 0,9 mg/l

Tableau 8 : dosage en polymère, période creuse


D’une manière générale, on constate que les dosages optimums en polymère varient
très peu au cours de la journée, et ce malgré l’évolution de charge, contrairement au chlorure
ferrique. Ainsi, au vu des résultats expérimentaux, un dosage de 0,8 mg/l est préconisé
quelque soit l’heure de la journée.
Cependant, les essais sur le terrain ont montré que les réglages mis en place ne
pouvaient pas être diminués. Des essais ont été réalisés pour avoir un dosage de 1 mg/l de
10 h 00 à 17 h 00 ; la floculation est très mauvaise. Les dosages préconisés sous estiment là
encore les essais sur le terrain.
La présence de matière de vidange semble avoir très peu d’influence sur le dosage en
polymère, les eaux boueuses provoquent une augmentation du dosage, la pluie engendre une
baisse immédiate du dosage.

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III.1.1.Dosage à 8 h 30 :

Le dosage appliqué en chlorure ferrique est de 6 mg/l.


Les valeurs trouvées sont stables et toujours comprises entre 0,5 mg/l et 0,8 mg/l. Les pics à
0,8 mg/l correspondent aux échantillons contenant des eaux boueuses.
Pour plus de sécurité, un dosage de 0,8 mg/l est préconisé sur cette tranche horaire. Ce
dosage est proche de celui appliqué.

III.1.2.Dosage de11 h 00 :

Le dosage appliqué en chlorure ferrique est de 6 mg/l. Là aussi, les essais en jas tests
conduisent à des dosages en polymère parfaitement stables : toujours égaux à 0,8 mg/l, avec
une exception à 1 mg/l, le 11 mai.
Le dosage préconisé est donc logiquement de 0 ,8 mg/l. Cette valeur est bien inférieure aux
dosages actuels (1,3 mg/l).

III.1.3.Dosage de 14 h 00 :

Le dosage appliqué en chlorure ferrique est de 30 mg/l.


Les valeurs sont comprises entre 0,8 mg/l et 0,4 mg/l. Un seul essai donne un dosage à 1
mg /l, le 9 mai. Le dosage préconisé est donc de 0,8 mg/l, pour 1,3 appliqué.
Là aussi, le dosage actuel est très largement supérieur aux essais.

III.1.4.Dosage de 17 h 00 :

Le dosage appliqué en chlorure ferrique est de 36 mg/l.


La valeur du 8 mai est très supérieure aux autres mesures. Cette valeur est donc exclue soit à
cause d’une erreur expérimentale soit par ce que la qualité de l’effluent a brusquement changé
ce jour là à cette heure là.
Le 7 juillet, un dosage de 0,2 mg/l est suffisant à l’obtention d’un floc. Cette valeur est à
rapprocher de celle trouvée à 14 h00 ce même jour (basse aussi). De fortes pluies, engendrant
une dilution importante de l’effluent peuvent expliquer ces dosages.

Conclusion :

Les traitements expérimentaux sont tous inférieurs aux traitements actuels : de 11% à
9h00, de 38% à 11h00 et 14h00 et de 33 % à 17 h 00.
Des essais ponctuels montrent qu’il n’est pas envisageable de diminuer ces dosages.

20
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III.2. Optimisation du dosage du polymère Prosédim® AS 74 en pointe estivale.

De même que pour le chlorure ferrique, la station n’a aucune archive de ces dosages
de l’année 2004. Les essais en jar tests serviront donc directement sur le terrain.
Les échantillons sont prélevés à 10 h 00, 14 h 00 et 17 h 00. Les essais ont lieu du 25 juillet au
12 août.
Il apparaît tout d’abord que les dosages sont très stables et constants sur les différentes
plages horaires. Pour tenter d’expliquer cette stabilité le mode expérimental a été revu. Ainsi,
une dilution supplémentaire est apportée au polymère pour ainsi s’affranchir des erreurs dues
aux volumes introduits dans le jar test. Cette méthode n’apporte aucune amélioration.
D’autre part, il apparaît une très forte différence de dosage entre les expériences en
laboratoire et leurs applications sur le terrain. Plusieurs voies sont à exploiter pour expliquer
ce phénomène, qui a tendance à remettre en cause la validation des jar tests pour le dosage en
polymère :
- le point d’injection du polymère n’est certainement pas le plus optimum. En effet, il est
injecté dans le troisième bac de coagulation, le long de la paroi, dans une zone peu agitée.
- le polymère ne subit aucune dilution en ligne, alors que cela est techniquement possible.
Une post dilution pourrait favoriser le mélange du polymère ;
- la vitesse d’agitation des hélices des floculateurs n’est pas variable. Actuellement, le
brassage s’effectue à 30 t/min, cette valeur semble relativement élevée.
Les dosages réalisés en jar tests indiquent que l’augmentation de la charge lors de la période
du 9 au 16 août n’a pas d’influence, alors que sur le terrain une augmentation nette est
nécessaire. Les dosage préconisés sont même légèrement inférieurs à ceux trouvés en période
creuse.
Le détail des résultats apparaît en annexe 10, en voici un résumé :

III.2.1. Dosage à 10 h 00 :

Le dosage à cette heure est parfaitement stable est égal à 0,5 mg/l.
Les essais sur le terrain montrent que le dosage minimum est de 1,1 mg/l jusqu’au 8 août et
1,3 mg/l au-delà de cette date.

III.2.2.Dosage de 14 h 00 :

Là encore, les concentrations varient entre 0,5 et 0,8 mg/l. alors qu’il est nécessaire
d’adopter un dosage entre 1,5 et 1,8 mg/l. La différence est donc considérable.

III.2.3.Dosage à 17 h 00 :

Le dosage est parfaitement stable à 0,5 mg/l ; en réalité, il faut 1,2 mg/l de polymère
pour obtenir une bonne floculation et une bonne décantation jusqu’au 8 août et 1,5 mg/l au
dela. Il existe donc un facteur de trois entre les essais en laboratoire et la réalité du terrain.
Conclusion :

Deux faits se dégagent de ces tests :


- les dosages appliqués sur le terrain sont élevés, ils dépassent tout le temps 1 mg/l.
- il existe une grande différence entre expériences et applications sur le terrain :

21
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Conclusion générale sur le dosage en polymère :

Au vu des résultats des deux périodes et de la configuration actuelle de la file


polymère eau, la validation des jar tests sur le terrain n’est pas réalisable. Durant la période
d’étude du dosage en polymère, c’est le suivi des floculateurs qui a servi à effectuer les
dosages. De plus, la viscosité du polymère rend difficile un dosage précis en polymère sur les
jar tests.
Les dosages des mois de juin et juillet de cette année sont bien supérieurs à ceux de
l’an dernier, d’environ 60 %. Le coût économique n’est que de 1300 euros (confère annexe
11). Cette augmentation est sans doute due à la baisse du dosage en chlorure ferrique. Ces
dosages sont donc économiquement avantageux. Pour le traitement, l’augmentation du dosage
en polymère eau ne semble pas avoir été pénalisant pour le traitement des boues.
Cependant, il est certain que les dosages en polymère peuvent être réduits, voici les
améliorations possibles :

Amélioration de la filière polymère eau :


C’est la différence de dosage expérience/ applications sur terrain qui a mené ces réflexions.

1/ Modification du point d’injection :


Le polymère doit être injecté plus près de l’hélice pour améliorer le brassage. Il est
actuellement injecté dans une zone peu agitée.

2/ Mise en place de la dilution en ligne :


Elle est prévue sur cette file. Elle doit permettre une meilleure homogénéité du polymère dans
les bacs de coagulation et de floculation,

3/ Mise en place de régulateur de vitesse sur l’agitateur du bac de floculation. Cette


modification a été apportée sur la station mi-août. D’une vitesse de brassage de 30 t/min, une
vitesse optimum de 20 t/min a été déterminée. L’amélioration sur la floculation a été
immédiate. Le dosage en polymère est directement baissé (1,1 mg/l à la place de 1,3 mg/l, 1
mg/l contre 1,2 mg/l et 1,5 mg/l pour 1,8 mg/l).

4/ Suivi des dosages


De la même façon que pour le chlorure ferrique, il serait judicieux d’avoir à disposition les
dosage types pour certaines périodes de l’année (définies précisément)
- période creuse (octobre, novembre, mi-décembre)
- période transitoire (septembre, avril, fin juin)
- période de pointe (fin décembre, janvier, février, mars, juillet et août).

Il est intéressant aussi de tester la performance du polymère actuellement utilisé, des essais
sur des nouveaux polymères sont donc réalisés.

22
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
IV. Essais de nouveaux polymères.

Toujours dans le but d’améliorer le traitement en polymère, deux nouveaux polymères


sont testés et comparés au polymère actuellement utilisé :
- Prosédim® AS 40, à 40% d’anionicité
- Prosédim ® AS 126, à 25% d’anionicité, il est donc intermédiaire entre les deux
précédents.
- Prosédim ® AS 74, à 10 % d’anionicité. C’est le polymère actuellement utilisé.

Plus un polymère a une forte anionicité, plus il aura tendance à être performant avec des
effluents organiques.
Là aussi les expériences se déroulent en période creuse et en pointe estivale.
Le mode expérimental figure en annexe 6 ainsi le détail des résultats en annexe 12

IV.1. Essais de nouveaux polymères en période creuse.

Les tests sont réalisés à heure fixe, 8 h 30, 14 h 00 et 17 h 00 du 20 au 27 mai et du 4


au 7 juillet. Les dosages en chlorure ferrique appliqués sont les optimums trouvés à cette
période.
Les résultats figurent dans les trois diagrammes ci-dessous :

Efficacité des polymères 8:30 Efficacité des polymères 14:00

AS 74, AS 74, AS 40, 0%


AS 40,0%
20% 40%

AS 126,
AS 126,
60%
80%

Efficacité des polymères 17 :00

AS 126,
AS 40, 0%
20%

AS 74,
80%

23
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Commentaires :
En aucun cas le polymère AS 40 ne répond aux exigences de traitement. Ces résultats
confirment bien la minéralité importante de l’effluent.
Sur la plage horaire 8h 30, l’efficacité de l’AS 126 est franche. Dans 80 % des expériences,
l’AS 126 est plus performant.
A 14 h 00, l’AS 126 est plus efficace dans 60 % des cas.
Par contre, sur la plage horaire de 17 h 00, l’AS 74 est nettement plus performant.
Ces résultats sont à rapprocher des dosages en chlorure ferrique plutôt que de la minéralité de
l’effluent :

Heure de prélèvement % minéralité Dosage en chlorure ferrique


8 h 30 54 6 mg/l
14 h 00 48 30 mg/l
17 h 00 46 40 à 50 mg/l
Tableau 9 : minéralité de l’effluent
Les dosages en polymères suivent logiquement les dosages en chlorure ferrique : plus
le dosage en chlorure ferrique est important, plus le polymère AS 74 est performant.

IV.2. Essais de nouveaux polymères en pointe estivale.

Les essais se déroulent les 8, 9 et 10 août, tout au long de la journée.


Sur chaque expérience, le polymère AS 74 est plus performant.
Les résultats sont les suivants :

Heure Dosage en FeCl3 Dosage du polymère Polymère le plus


Date prélèvement (mg/l) (mg/l) performant
8-août 09:30 18 0,8 AS 74
8-août 14:30 24 0,8 AS 74
09-août 09:15 12 0,5 AS 74
09-août 14:30 42 0,5 AS 74
09-août 17:00 24 0,5 AS 74
10-août 08:00 6 0,5 AS 74
10-août 11:40 42 0,8 AS 74
10-août 14:40 48 0,5 AS 74
Tableau 10 : test de performance des polymères

Durant la pointe estivale, l’effluent est très minéral du fait de forts orages de
montagne, de la fonte des neiges et des glaces, qui transportent énormément de matières
minérales.
Cette forte minéralité explique d’une part des dosages en chlorure ferrique relativement
faibles, proportionnellement à la charge, et le bon comportement du polymère AS 74.
De nouvelles analyses de minéralité sont réalisées mi août et comparées aux analyses de fin
juin ; les résultats sont les suivants :

Echantillon Concentration MES minérales Concentration MES organiques

moyenne fin juin 26 mg/l 44 mg/l


moyenne mi août 40 mg/l 80 mg/l
Tableau 11 : concentrations des matières minérales et organiques.

24
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
La proportion matière minérale / matière organique évolue peu. Les concentrations en
matières minérales sont plus importantes (facteur de 1,5).
Conclusion :
La présence de matière minérale explique le fait que le polymère AS 74 est très
largement le plus performant.

Commentaires :

Il parait clair que l’AS 74 est parfaitement adapté à l’effluent de pointe estivale, alors
que l’AS 126 correspond d’avantage aux périodes creuses.
Ces expériences doivent être poursuivies l’hiver. En effet, en raison des basses
températures, l’effluent reçoit peu de pluie et doit logiquement être moins minéral.
Logiquement, l’AS 126 pourrait correspondre à ce type d’effluent.

Actuellement, il peut donc être intéressant pour l’exploitant de procéder à des


tests de polymère AS 126, en période creuse sur le terrain. Une attention particulière
doit être apportée alors au traitement des boues. En effet, en raison d’une anionicité de
l’AS 126 supérieure à celle de l’AS 74, des effets antagonistes avec le traitement des
boues (polymère cationique) pourront être constatés.

L’amélioration du traitement peut aussi passer par la mise en place de coagulants organiques.

V. Essai de coagulants organiques de synthèse.

Les coagulants sont des molécules organiques de synthèse. La commercialisation de


ces produits est actuellement en pleine expansion.
Dans notre étude, ils seront testés en synergie avec un coagulant minéral (chlorure
ferrique). L’utilisation conjointe des deux types de coagulants permet une très nette
diminution de la quantité de coagulant minéral, le chlorure ferrique sur la STEU des Houches.
La diminution de l’apport de chlorure ferrique a des effets économiques immédiats :
- diminution de la production de boue physico-chimique, via la réduction de formation de
Fe(OH)3 et de FePO4
- diminution de l’apport en chaux due à la baisse du TAC et de pH suite à l’introduction de
FeCl3,
- dans une moindre mesure, il ne sera plus nécessaire d’apporter de l’acide phosphorique
en sortie du traitement physico-chimique, pour assurer la croissance bactérienne en
période de forte charge. Toutefois, le gain économique est minime, vu les faibles doses
actuellement injectées.

Dans un premier temps, l’efficacité des différents coagulants va être testée. Puis on
s’appliquera à trouver les dosages exacts.
Les expériences se déroulent là encore en période creuse et en pointe estivale.
Les coagulants organiques testés sont commercialisés toujours par Nalco, il s’agit du :
- Prosédim® AS 45 26, en émulsion
- Prosédim® AS 45 35, en émulsion
- Prosédim® AS 45 45, en poudre
- Prosédim® AS 45 89 en émulsion.
Le mode opératoire est en annexe 6, les résultats précise en annexe 13.

25
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
V.1.Essai de coagulants organiques de synthèse en période creuse.

Les tests se déroulent du 6 au 21 juin à des heures aléatoires.


Le coagulant est testé à concentration constante : 10 mg /l sauf pour le Prosédim® AS 45 45
qui sera testé à 7 mg/l.
Les coagulants sont testés avec des concentrations décroissantes de chlorure ferrique.
L’ajout d’un coagulant organique a un effet immédiat sur la formation d’un floc. La qualité du
surnageant est aussi améliorée. Les abattements en DCO et MES sont respectivement de
l’ordre de 80 % et 90%. Le coagulant organique amène une très nette amélioration du
traitement.
Les quatre coagulants n’atteignent pas les mêmes performances (le détail des résultats en
annexe 13.) :

Performance des coagulants organiques

Sans 5% 45 26 16%
45 45 11%

45 35 32%
45 89 36%

Graphique 2 : test de performance des coagulants organiques, période creuse.


Les coagulants Prosédim® 45 89 et 45 35 sont de loin les plus performants. A noter, que la
14 juin, le matin et par temps de pluie il est possible de ne pas ajouter de coagulant minéral.
Au sein de ces résultats, il apparaît que le Prosédim® AS 45 35 est essentiellement efficace le
matin, alors que Prosédim® AS 45 89 est efficace sur les effluents de 14 heures et 17 heures.
Il est ensuite judicieux de voir la baisse de dosage en chlorure ferrique que permet l’utilisation
de ces coagulants organiques.

% de réduction du dosage en FeCl3, selon les coagulants

100%

80%

60%

40%

20%

0%
45 89 45 35 45 26 45 45

Graphique 3 : réduction du dosage en FeCl3 , suite à l’introduction de coagulants organiques.

26
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Les coagulants organiques les plus performants sont ceux qui entraînement le moins de
réduction dans la consommation de chlorure ferrique. Le coût économique est donc à prendre
en considération dans ce cas là.

V. 2.Essai de coagulants organiques de synthèse en pointe estivale.

Les essais se déroulent du 11 au 22 août, à des heures aléatoires


. Le mode opératoire est un peu différent de celui opéré en période creuse : le dosage
en chlorure ferrique optimum est automatiquement divisé par 5. En effet pour atteindre une
rentabilité économique sur un traitement coagulant organique et coagulant minéral, il faut au
minimum réduire la consommation de chlorure ferrique d’un facteur 5.
De plus, ce n’est plus la performance pure des coagulants qui est testée, mais les
concentrations, allant de 2 à 10 mg /l.
Les résultats sont présentés ci dessous, les détails figurent en annexe 13.

Essai coagulants

45 26; 10 %

45 45; 90%

Graphique 4 : essais coagulants organiques, pointe estivale.


9 fois sur 10 c’est le Prosédim® 45 45 qui est le plus performant à basse concentration. La
qualité du traitement est là encore bien supérieure à celle réalisée sans chlorure ferrique.
Les abattements de DCO et MES sont aux alentours de 80 et 85 %/
En testant donc les produits à différentes concentrations, l’efficacité du Prosédim® 45 89 et
45 35 est prouvée pour des concentrations à 10 mg/l., mais en aucun cas en deçà.
Le détails du dosage du Prosédim® 45 45 apparaît ci-dessous :
Dosage en 45 45

9
8
Concentration (mg/l)

7
6
5
4
3
2
1
0
08:30 14:20 17:00 11:40 16:00 10:30 17:00 15:00 10:15 08:15

11-août 11-août 11-août 16-août 16-août 17-août 17-août 18-août 19-août 22-août

Graphique 5 : dosage en Prosédim 45 45

27
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Le dosage du coagulant est de 5 mg/l. Des pointes sont observées à 8 mg/l, elles représentent
la période et les heures les plus chargées, ce dosage est donc considéré comme ponctuel.

Conclusion sur le dosage et les performances des coagulants organiques :

Les essais en jar test révèlent toute l’efficacité de l’utilisation des coagulants
organiques. En effet, ils permettent la formation systématique d’un floc, toujours très régulier,
de taille et de forme parfaite.
De manière significative, les coagulants organiques apportent beaucoup plus de
performances et d’efficacité dans le traitement. Ils apportent aussi une constante dans la
qualité du traitement.
Le coagulant le plus performant à des faibles dosages est le Prosédim® 45 45, tout en
permettant la réduction d’un facteur 5 du chlorure ferrique.
Il parait important de chiffrer le gain économique que peut engendrer l’utilisation de
tels coagulants.

V.3.Essai de coagulants organiques de synthèse : gain financier.

Pour estimer le gain financier on calcule :

1/ le coût de la consommation en chlorure ferrique actuel, en comparaison aux coûts


chlorure ferrique + coagulants.
2/ le gain sur la production de boue due à la baisse du dosage en chlorure ferrique,
baisse de la production de FePO4 et Fe(OH)3 (calculé sur des boues pâteuses en saisons
creuse, 1/3 de boue séchée et 2/3 de boue pâteuse en période de pointe),
3/ le gain sur la consommation de chaux.
Les gains sont calculés sur la période creuse, période de pointe estivale et pointe hivernale.
L’ensemble des calculs figure en annexe 14, le résumé ci-dessous :

Période creuse Pointe estivale Pointe Hivernale


Poids (t) Prix (euros) Poids (t) Prix (euros) Poids (t) Prix (euros)
FeCl3 + coagulant -1055 -7147 -8890
Boue 94 5637 85 5779 98 6054
Chaux 39 4153 44 5779 45 4821
Total 8735 4412 1985
Gain total annuel 15133 euros
Tableau 12 : gain économique

D’une manière générale, le coût du coagulant organique Prosédim® 45 45 reste élevé


Ce prix engendre un coût en réactif chlorure ferrique + coagulant bien supérieur au coût
chlorure ferrique uniquement.
De plus, le prix du chlorure ferrique et de la chaux sont bas (accords cadres lyonnaise des
eaux) et le prix de l'incinération reste avantageux (60 euros la tonne).
Le gain économique qu’apporte la mise en place d’un coagulant organique n’est donc pas très
important pour la station de Chamonix les Houches, il n’est toutefois pas négligeable. En
revanche il est certain que le coagulant organique permet une nette amélioration dans la
qualité du traitement.

28
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V.4.Essai de coagulants organiques de synthèse : dimensionnement de la
filière.

Dans un premier temps, le bac de préparation et de maturation est dimensionné.


Ce bac peut trouver sa place dans le local de préparation des polymères.
L’ensemble des notes de dimensionnement figure ci-dessous :

Periode Pointe Pointe


creuse estivale hivernale
Débit journalier m3/j 8820 13390 10500
Concentration coagulant (matière
active) mg/l 2 5 5
Masse de coagulant nécessaire
(m.a) kg/j 18 67 53
Concentration préparation g/l 10 10 10
Temps de maturation h 12 6 6
Volume eau nécessaire m3 0,88 1,67 1,31
Masse volumique du coagulant kg/l 1,1 1,1 1,1
Volume de coagulant consommé m3/j 0,02 0,06 0,05
Volume bac de préparation m3 2,00 2,00 2,00
Débit coagulant l/h 73 279 219
Volume de coagualnt consommé
moyen journalier m3/j 1,8 6,7 5,3
Volume de coagulant consommé
pointe horaire l/h 365 912,5 912,5
Nombre de pompes doseuses u 3 (dont 1 en secours)
Débit des pompes doseuses l/h 0 à 500

Tableau 13 : dimensionnement de la filière coagulants organiques

Il faut donc prévoir un bac de préparation de 2 m3 et trois pompes doseuses, de débit


variant de 0 à 500 l/h.
Le coagulant est ensuite emmené vers les bacs de coagulation (suivre les canalisations du
polymère).
Des tests ont été réalisés en laboratoire pour déterminer la meilleure injection : avant, après ou
avec le chlorure ferrique. Il se trouve qu’aucune différence a été observée.
Le point d’injection est aussi très important. Dans un premier temps, il est recommandé à
l’exploitant d’injecter le chlorure ferrique et le coagulant en immersion, à une distance de 10 à
20 centimètres de l’hélice.
De plus, il est fortement conseillé de gérer l’injection des coagulants non plus uniquement
grâce au débit, comme c’est le cas actuellement, mais en intégrant, grâce à une sonde à MES,
la notion de débit de charge. Au vu des observations sur le terrain, cette sonde doit être
disposée en sortie dessableur deshuilleur. Des travaux d’automatisme sont donc aussi
nécessaires.

29
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Le schéma ci dessous reprenant ces indications :

Coagulation 1

Maturation 1

Coagulation 2
Maturation 2

Coagulation 3

Dessableur
Déhuilleur
Chaux

Maturation 3
Ancien point injection FeCl3
Nouveau point injection FeCl3
Coagulant
F Cl
Point injection du
10 à 20 cm
Sonde à MES
Effluent

Figure 5 : filière coagulants organiques

Un premier bilan financier chiffre ces travaux à 30 000 euros (cuve de préparation, pompes
doseuses, canalisations, automatisme ; la STEU possède une sonde à MES).

30
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Conclusion sur la mise en place d’un traitement avec un coagulant organique :

En terme économique, la mise en place d’un traitement avec un coagulant organique


pas parait actuellement pas justifiée : gain de 15 000 euros par an pour un investissement de
30000 euros.
En revanche, il est de plus en plus difficile pour les stations d’épuration de s’approvisionner
en chlorure ferrique. Les fournisseurs ont du mal à satisfaire la demande. Au vu de cela, une
hausse du chlorure ferrique est à prévoir.
A l’inverse, le prix des coagulants organiques devrait baisser dans le futur, en raison du
développement du marché.
Il se peut donc que dans un avenir proche le gain économique soit plus important
qu’actuellement.

Par contre, en terme de qualité de traitement, le coagulant organique amène une nette
amélioration : efficacité du produit quelque soit la nature de l’effluent et constante de la
qualité du floc et du surnageant.
En ce sens, il serait donc très intéressant pour l’exploitant de mettre en place un traitement
avec coagulant organique, en commençant par tester ce produit avec une injection directe à
partir d’un bac de rétention. Pour ne pas avoir besoin de mettre en place une préparation pour
le Prosédim® AS 45 45, on pourra tester le Prosédim® AS 45 26, qui a obtenu de très bons
résultats aussi.

Conclusion du chapitre :

Les dosages mis en place durant cette étude ont permis de nettement diminuer les
coûts des réactifs par rapport à la même période en 2004 (environ 25 % de diminution du
chlorure ferrique).

Un suivi précis des décanteurs sur le terrain permet de totalement optimiser les
traitements. Il appartient aujourd’hui à l’exploitant de faire des tests sur le terrain de
polymères différents et de coagulants organiques, pour vérifier les expériences réalisées ; et
améliorer et fiabilisé son traitement.

Les modifications proposées concernent, pour le chlorure ferrique : les points


d’injection et l’alimentation. Pour le polymère, il s’agit aussi d’améliorer les points
d’injections, l’homogénéisation du polymère via une dilution en ligne.
Par ailleurs, il est certain que des modifications d’automatismes pourrait aussi
apporter un plus dans l’économie de réactifs.
Tout d’abord, un dosage des réactifs, actuellement asservi au débit, pourrait être
asservi à une sonde à MES, placée dans le canal de répartition des décanteurs. Ainsi, le
dosage serait intimement lié à la charge entrante.
De plus, en période creuse la station reçoit des débits et des charges qui pourraient être
absorbés sur deux décanteurs uniquement. Il serait judicieux de fonctionner en période creuse
sur deux décanteurs, et d’asservir l’ouverture du troisième au débit.

31
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Pour assurer une bonne décantation lamellaire, le traitement chimique est très
important.
Les expériences réalisées ci-dessus doivent donc permettre à l’exploitant de mieux gérer ces
dosages, et de pouvoir obtenir la formation d’un floc permettant une bonne décantation.

Sur la station d’épuration de Chamonix –les- Houches, des départs de boues sur les
décanteurs lamellaires sont observés, depuis leur mise en route.
Les essais de garanties du mois de février ont d’ailleurs mis l’accent sur le fait que le
traitement physico-chimique ne répond pas aux recommandations du marché.
Certes, l’amélioration des dosages doit permettre de limiter ces départs de boues, mais il
parait urgent d’en trouver la cause précise.

Deuxième partie : étude des décanteurs lamellaires.

Pour tenter de comprendre l’origine de ces départs de boues, une étude


bibliographique va permettre de mieux comprendre le fonctionnement de ces décanteurs.
Dans un premier temps, le dimensionnement de décanteurs est repris, le plan d’équipement
étudié dans le détail.
Une fois ce travail effectué, le débit nominal de chaque décanteur sera connu avec certitude.
L’étude portera alors sur deux axes pouvant expliquer ce phénomène :

- étude de flux massique


- étude de la gestion des extractions des boues.

L’étude de Carrand 2004 sert de base de réflexion à ce chapitre.

32
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I. Théorie de décantation lamellaire.

La décantation lamellaire est une séparation solide-liquide des particules décantables


par la simple force de l’apesanteur.
Après avoir subi une phase de coagulation et de floculation, l’effluent arrive sur un
décanteur lamellaire.

La décantation est la sédimentation des flocs créés lors de la floculation – coagulation.


(Lacaze, 1996). Lors de la décantation, la vitesse de sédimentation des particules V0
augmente.

V1

V0 V1

Zone Zone
de
d’entrée V0 sortie

Zone boueuse

Figure 6 : approche de la vitesse de décantation (mémento technique)

Approche de la vitesse de sédimentation :

V0 est la vitesse de chute de la particule et V1 la vitesse horizontale du liquide.


Q
Avec V0 > , exprimée en m3 /m2/h (également appelée vitesse ascensionnelle ou
S
vitesse de Hazen).
Q est le débit entrant et S la surface totale de décantation.
Ainsi la particule décante si et seulement si V0 est supérieure à la vitesse
ascensionnelle.

Principe de la décantation lamellaire : elle repose sur le principe qu’en décantation


libre et d’après la loi de Hazen, la décantation d’une particule est indépendante de la hauteur
de l’ouvrage. Il est donc possible d’augmenter considérablement la surface de décantation en
superposant des plaques, orientées avec un angle proche de 60°.

33
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Les gains théoriques de la mise en place de lamelles apparaissent dans le schéma ci-
dessous :

Q
H

L
Q
nQ Q H
Q

L
Q/n
Q Q/n
Q /n
Figure 7 : principe de la décantation lamellaire

De nombreux faisceaux lamellaires sont disponibles.

Il existe différents types de décanteur lamellaire (Edeline F., Jaqueline et Thomas ; 1976) :

- à contre courant, son alimentation se fait par le bas, la circulation de l’eau est en sens
inverse de la décantation de la boue.
- à courant croisé, l'eau et la boue circulent perpendiculairement.
- à co-courant, l’eau et la boue circulent dans le même sens et la décantation n’est pas
gênée.

Dans notre étude et comme dans la plupart des cas, le décanteur est à contre courant,
comme représenté dans le schéma ci-dessous..

1
2

1. Sens de la circulation du floc déposé


2. Sens de circulation de l’eau
4 3. Mouvement du floc vers la fosse à boue
4. Angle d’inclinaison des plaques

Figure 8 : décantation à co-courant

34
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II.. Etude hydraulique des décanteurs lamellaires.

II.1. Détails des décanteurs lamellaires

II.1.1.Généralités :
Une fois les étapes de coagulation et de floculation réalisées, l’effluent arrive sur trois
décanteurs lamellaires, dimensionnés pour recevoir 710 m3 / h.
Les caractéristiques des décanteurs apparaissent ici (d’après les notes de dimensionnement du
marché) :

Pointe Pointe Période


estivale hivernale creuse Unité
Qpointe 710 710 710 m3
Type de décanteur lamellaire lamellaire lamellaire
Type de reprise des boues Trémies Trémies Trémies
Nombre de décanteurs 3 3 3
Vitesse théorique ascensionnelle
en pointe de temps pluie 1,5 1,5 1,5 m/h
Surface de décantation nécessaire
par décanteur 472 472 472 m2
Longueur au miroir unitaire 6,7 6,7 6,7 m

Largeur au miroir unitaire 5,8 5,8 5,8 m


Surface au miroir 39 39 39
Vitesse au miroir max 18,2 18,2 18,2 m/h
Tableau 14 : dimensionnement des décanteurs 1
La vitesse au miroir est de 18,2 m/h, respectant la théorie (de l’ordre de 20 m/h) .

Les caractéristiques des blocs lamellaires sont les suivants :

Pointe Pointe Période


estivale hivernale creuse Unité
Type de plaque Tubedek FS41.80 (munters)

Angle d'inclinaison des plaques 60 60 60 °

Espacement entre les plaques 80 80 80 mm

Surface spécifique d'un m3 de bloc 6,25 6,25 6,25 m2/m3


Longueur d'une plaque 2,5 2,5 2,5 m
Hauteur d'un bloc 2 2 2 m
Largeur d'un bloc 1,145 1,145 1,145 m
Nbre de blocs choisi sur largeur 5 5 5
Longueur d'un bloc 1,11 1,11 1,11 m
Nbre de blocs choisi sur largeur 5,94 5,94 5,94 m

Nbre de blocs choisi sur longueur 6 6 6


Nbre total de bloc 30 30 30
STP totale 476,6 476,6 476,6 m2
Tableau 15 : dimensionnement des décanteurs 2

35
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Les observations sur le terrain montrent que les dimensions des blocs lamellaires sont
différentes de ceux référencés ci-dessus. De plus, ces blocs sont disposés sur des poutrelles,
réduisant ainsi la surface de décantation. Une vérification des contraintes hydraulique va donc
être utile.

Les autres caractéristiques des décanteurs sont les suivantes :


Le sens des eaux et des boues s’effectue à contre courant. Le flux hydraulique est vertical
ascendant.

Pointe Pointe Période


estivale hivernale creuse Unité
Vitesse ascensionnelle moyenne tps
sec 0,7 0,6 0,44 m/h
Vitesse ascensionnelle pointe tps sec 0,98 0,91 0,7 m/h
Vitesse ascensionnelle tps de pluie 1,49 1,49 1,49 m/h

Hauteur d'eau droite totale 4,6 4,6 4,6 m


Hauteur d'eau droite sous lamelle 2 2 2 m
Longueur 8,8 8,8 8,8 m
Nbre trémies de reprise de
boue/ouvrage 4 4 4
Volume unitaire d'une trémie 20 20 20 m3
Volume unitaire d'un décanteur 315 315 315 m3
Temps de séjour total Qmts 57 66 90 min
Temps de séjour total Qpts 40 44 57 min
Temps de séjour total Qptp 27 27 27 min
Nbre de goulottes 3 3 3
Longueur de déversement/ ouvrage 6,7 6,7 6,7
Hauteur de lame/ débit maxi 3,1 3,1 3,1 cm
Tableau 16 : dimensionnement des décanteurs, 3

Une attention particulière est apportée à l’extraction des boues.

II.1.2.Gestion des extractions des boues :


Les extractions des boues se font décanteur par décanteur, et trémie par trémie.
Chaque décanteur a quatre trémies. Au départ, l’extraction des boues se faisait sur un
mode horloge. L’exploitant réglant la durée d’extraction. Il existe un temps de chevauchement
de 30 secondes sur les extractions des trémies. Ce mode d’extraction est très aléatoire. En
effet, les trémies n’étant pas toutes chargées de la même façon, il existe des accumulations de
boue dans certaines trémies, notamment la dernière, qui à cause du temps de chevauchement a
une extraction plus courte et celle ou on a tendance à extraire de l’eau claire. Suite à ces gros
problèmes, l’exploitant a décidé de mettre en place une sonde à MES pour gérer les
extractions. Cette sonde se bloque lorsque les concentrations dépassent 30 g/l, ce qui arrive
fréquemment en début d’extraction. On repasse alors automatiquement en mode horloge.
L’exploitant règle, en fonction des périodes de la journée des temps entre chaque extraction
(le temps minimum est de 1 minutes) ; les extractions ne peuvent pas se dérouler
simultanément sur plusieurs décanteurs.

36
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Il est certain que la configuration des trémies pose un gros problème pour les extractions. Une
seule trémie par décanteur, avec la mesure d’un voile de boue et la présence d’un pont racleur
aurait permis une gestion beaucoup plus simple des extractions (ces modifications ont été
apportées sur le STEU de Chapelle d’Abondance). Quelques solutions d’améliorations seront
proposées.

Trémie 1 Trémie 2

Trémie 4 Trémie 4

Figure 9 : configuration des décanteurs lamellaires

II.2. Vérification des contraintes hydrauliques Sonde à MES

Problématique : les lamelles sont présentées en blocs. Ces blocs sont ensuite disposés
dans les décanteurs via la mise en place de poutrelles en béton. La présence des ces poutrelles
va donc boucher certaines alvéoles des lamelles. Il faut donc calculer dans un premier temps
la réduction de surface de décantation, puis dans un deuxième temps calculer la nouvelle
surface totale projetée. Le calcul de cette nouvelle surface totale projetée permettra de vérifier
le débit que peut recevoir chaque décanteur, en respectant la vitesse de Hazen du
dimensionnement (soit 1,5 m/h).

II.2.1.Explication des différents paramètres :

1/ La surface au miroir et la surface totale projetée (STP).

La surface au miroir est égale à la longueur * la largeur au miroir.


La STP représente la surface obtenue grâce aux lamelles.
Le schéma suivant permet de mieux comprendre ces deux paramètres.

Surface projetée d’une lamelle.

Surface au miroir
Figure 10 : surface au miroir
Avec
STP = cos (angle d’inclinaison) * n*Sp,

n est le nombre de plaques et Sp la surface unitaire de chaque plaque.

37
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2/ Vitesse au miroir, et vitesse ascensionnelle.

La vitesse au miroir correspond à une vitesse fictive de l’eau à travers la section du miroir.

V miroir = Qentrée / Surface au miroir.

La vitesse ascensionnelle correspond à la vitesse entre les plaques.

Vitesse STP = Q entrée /STP

II.2.2.Estimation de la réduction de la surface due aux poutres de maintien


des blocs lamellaires.

Il y a quatre poutres de 300 mm et deux de 150 mm. L’armature du cadre des blocs est de
40mm.

40 *2 5800 80

300
11
860

Figure 11 : mise en évidence de l’effet des poutrelles


Chaque poutre obstrue donc (300-80 ) = 220mm, soit au 1100 mm, pour une largeur totale de
5800 mm, soit 18,96 % :

38
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II.2.3.Impact hydraulique de ces poutres.

1/ La surface au miroir et donc la vitesse au miroir reste inchangée. Elle est toujours de 18,2
m/h

2/ Etude de la surface totale projetée –STP- (confère tableau de calcul plus bas pour les
détails).
En suivant les notes de dimensionnement, on calcule une STP totale de 574,4 m2 sans tenir
compte des poutrelles. En enlevant 18,96 % la STP réelle est de 465,5 m2 ; à la place des 472
prévues au marché. Cet écart est donc minime, chaque décanteur doit donc pouvoir recevoir
700 m3/h.
D’autre part, une étude des plans d’équipements de la zone et des décanteurs sur le terrain
conduit aux conclusions suivantes :
Deux types de blocs lamellaires sont présents, leurs caractéristiques apparaissent dans le
schéma ci-dessous :

Grande structure Petite structure


1990+10

1990+10
-0

-0
1990

1990

60°
°
60

1350+10
-0 1270+10
-0

1350 1270
1130

1130
1130+10

1130+10
-0

-0

2499 2419

2499 2419
Figure 12 : structure des blocs lamellaires
Ils ne correspondent pas aux plans du marché : ils sont plus grands et donc moins
importants. Les plans d’équipements prévoient 20 « grands » blocs et 5 « petits » blocs.
La STP est de 516,6 m2, la STP réelle est donc ramenée à 418,6 m2, le débit maximum que
peut recevoir alors chaque décanteur est de 630 m3/h.
Les observations de terrain, qui corroborent avec les bons de livraisons, révèlent qu’il y a en
fait 20 « petits » blocs et 5 « grands ». La STP est donc de 402 m2 ; il manque donc 14,7 % de
la surface totale projetée par rapport aux notes de dimensionnement.
Les décanteurs doivent quand même pouvoir recevoir un débit de 600 m3 /h.

39
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L’ensemble des résultats figure dans le tableau ci-dessous :

Origine Dimensionnement Plan d'équipements Plan livraison et terrain Unités


25 25
Nombre de blocs lamellaires 30 20 5 20 5
Largeur 1110 1137 1137 1137 1137 mm
Longueur 1145 1350 1270 1270 1350 mm
Nombre de lamelles (n) 16 17 16 16 17
Angle d'inclinaison 60 60 60 60 60 °
Hauteur d'un bloc 2000 2000 2000 2000 2000 mm
Surface d'une lamelle (=hauteur
du bloc/tgb) 1150 1150 1150 1150 1150 mm
Surface théorique / bloc
(= l * S lamellaire *(n-1)) 19,1 20,9 19,6 19,6 20,9 m2
Surface Totale Projetée 574,4 516,5 496,9 m2
Réduction due aux poutres 18,96% 18,96% 18,96%
Surface Totale Projetée réelle 465,5 418,6 402,7 m2

Surface Totale Projetée prévue 472 472 472 m2


% de surface perdue 1,37% 11,32% 14,69%
Débit maximum / décanteur 700 630 605 m3/h
Débit maximum entrée station
(sans retour) 2100 1890 1815 m3/h
Débit maximum entrée station
(avec retour eaux de lavage et
poste toutes eaux) 1800 1590 1515 m3/h
Vitesse de Hazen si Q = 710
m3/h 1,52 1,7 1,75 m/h
Tableau 17 : calcul des débits maximums par décanteur( 1)

Pour appuyer ces calculs, on s’appuie sur les méthodes de calcul du fournisseur (Eurofil). Elle
est basée sur la surface projetée de chaque alvéole.

Hauteur alvéole (m) 2, 303


Largeur d’un bloc 1,137
Nombre d’alvéoles / bloc 9
Largeur d’une alvéole (m) (=largeur d’un bloc 0,125
/ nbre d’alvéole par bloc)
Coefficient du à l’ hexagonalité (donnée 0,5
constructeur)
STP / alvéoles (m2) = largeur * hauteur d’une 0,14
alvéoles * coef d’hexagonalité
Nombre d’alvéoles / bloc 144 136
STP / bloc = STP alvéole * nbre d’alvéole 20,727 19,57
(m2)
Nombre de blocs 5 20
STP totale (m2) 391,51 103,6
495

Tableau 18 : calcul des débits maximums par décanteur, (2)


La surface totale projetée est donc sensiblement la même que dans le calcul précédent.

40
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II.2.4.Exploitations des résultats :

- La présence de poutrelles n’est en aucun cas responsable d’un sous dimensionnement


des décanteurs, elle n’a qu’une très faible répercussion sur la surface totale projetée.
- Les observations sur le terrain montrent que la nature des blocs lamellaires (nombre et
taille) ne suit pas les notes de dimensionnement et réduit donc la STP de 14,69 %. Le
débit maximum que peut encaisser un décanteur passe donc de 710 m3/h à 605 m3/h ; cela
implique que les décanteurs peuvent recevoir la quasi-totalité du débit de
dimensionnement (1825 m3/h prévu avec le DO) si et seulement si il n’y a aucun retour
des eaux de lavages et poste toutes eaux.

Conclusion :

Plutôt que la présence des poutrelles, c’est en fait la nature des blocs lamellaires
en place (qui ne correspond ni au dimensionnement ni au PID) qui peut expliquer les
départs de boues sur les décanteurs lorsque le débit arrivant dépasse les 1815 m3/h.
Cependant, des départs de boues ont été observés à des débits plus faibles. D’autres
explications doivent donc être apportées : étude des flux massiques, gestion des
extractions via la mise en place de la recirculation en particulier.

41
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
III. Etude des flux massiques.

III.1. Résultats expérimentaux.


Cette procédure du flux massique limite permet de déterminer les limites de
fonctionnement d’un décanteur lamellaire, suivant les dosages de réactifs et les
caractéristiques des effluents à traiter. Elle consiste à déterminer les vitesses de décantation
des boues (et non pas d’épaississement), pour simuler les phénomènes qui se produisent dans
le décanteur.
Le détail du mode opératoire est classée confidentiel par Suez Environnement (Carrand
2005).
La première étape consiste à déterminer des hauteurs de lit de boue dans une éprouvette en du
fonction temps. Cette étape figure ci-dessous :

Test flux massique 9 juin à 10:30

40

35

30

25
Hauteur

20

15

10

0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 220 240 260 280 300 320

temps (s)
C1 C2 C3 C4 C5 C6 C7 C8

Graphique 6 : test du flux massique


8 concentrations sont nécessaires pour visualiser clairement une baisse de la vitesse
de décantation. La bibliographie s’arrête en générale à 4.
A partir de ces courbes, une « vitesse de décantation » est déterminée.
Pour obtenir le flux massique limite, on applique la formule : FM0 = C0* V0, avec C0
la concentration dans le floculateur et V0, la vitesse de décantation dans la première
éprouvette.
Puis on calcue : FM1 = C1*V1 (en vérifiant bien que C1 = 2*C0.
Les concentrations dans le floculateur sont les suivantes :

Heure Concentration floculateur (g/l)


08:30 0,117
11:00 0,204
14:00 0,13
09:00 0,32

42
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Tableau 19 : concentration dans le floculateur

En traçant la courbe FM = f (concentration), on obtient une cloche : c’est le flux


massique limite. Pour éviter les départs de boue, le point de fonctionnement sur site doit
toujours être sous cette courbe.

Cette courbe figure ci-dessous :


Test de flux massique
Polymère AS 74 à 1,2 mg/l

12,00

10,00
FM kg MS m2/h

8,00

6,00

4,00

2,00

0,00
0 0,5 1 1,5 2 2,5
concentration (g/l)

Graphique 7 : courbe du flux massique

III..2.Exploitations des résultats :

A partir de cette courbe, on place différents points de fonctionnement, à partir des


concentrations dans le floculateur et des débits.
Concentration floculateur * Débit
On s’appuie sur la formule : FM =
Surface au radier

Les résultats sont les suivants :

Concentration
3 2
Echantillon Date Observation réacteur (g/l) Débit (m /h) FM (kgMSm /h)
2 17 juin, 14:00 3 décanteurs 0,29 227 1,7
3 23 juin, 8:30 3 décanteurs 0,12 163 0,5
4 23 juin, 11:00 3 décanteurs 0,2 170 0,9
5 23juin, 15 :00 3 décanteurs 0,12 180 0,5
Tableau 20 : calcul du flux massique

43
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Ces points sont placés sur la courbe du flux massique :
Test de flux massique

FM kg MS m2/h 12

10

2
5 42
0 3
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 2,2

concentration (g/l)

Graphique 8 : exploitation du flux massique


Aucun point de fonctionnement n’est situé en dessus de la courbe de flux limite. Les
départs de boues ne peuvent donc pas être expliquées par ce phénomène. Le dosage en
polymère semble être bien adapté.
Par contre, il apparaît clairement que les floculateurs ne sont pas assez chargés pour obtenir
une décantation optimale.
Une augmentation du dosage en polymère ne permet pas une augmentation significative de la
concentration dans le floculateur : 0,33 g/l le 27 juin à 15 h00 avec une dosage en polymère
de 2mg/l.
Remarques :
Cette expérience sur les flux massiques comporte un grand nombre d’incertitudes :
- les mesures de concentrations dans le floculateur sont difficiles à réaliser en raison de la
difficulté de la prise d’échantillon et le caractère très aléatoire de son contenu, du à la
présence hétérogène de flocs.
- Les mesures des hauteurs de voiles de boue sont difficiles à réaliser et comportent
beaucoup d’incertitudes.
Il a fallu environ une dizaine d’expériences pour pouvoir obtenir des résultats cohérents.

Conclusion sur le flux massique :


Cette expérience prouve que le dosage en polymère est adapté.
Par contre, il soulève un point important : les floculateurs sont si peu chargés que la
décantation n’est pas maximale.
Deux solutions pour l’exploitation sont proposées :
- en faible charge, la station peut fonctionner avec au maximum deux décanteurs.
L’expérience prouve même que dans cette configuration, les floculateurs sont peu
chargés.
- mettre en service la recirculation qui va permettre de charger considérablement les
flocultateurs, elle doit aussi permettre de réduire les dosages en coagulants et en
floculants. La recirculation doit aussi permettre de mieux réguler les concentrations des
boues extraites. Elle peut donc être très utile dans notre problématique.
Pour solutionner cette observation et tenter de résoudre le problème des remontées de boues,
on décide de mettre en place la recirculation des boues, en se fixant deux objectifs :
- apporter plus de charge pour permettre une meilleure décantation
- améliorer les extractions des boues, pour éviter la formation de « tas de boues ».

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IV. Mise en place de la recirculation.

La concentration dans le floculateur est faible. Il parait donc judicieux de mettre en


place la recirculation. Elle doit permettre de diminuer aussi les dosages en chlorure ferrique et
en polymère. La recirculation permet aussi de maintenir une concentration stable dans le
floculateur (Bridoux et al. 1998).
D’autre part, l’extraction des boues n’est pas homogène entre les différentes trémies :
certaines sont mieux vidées que d’autres, on constate donc la formation de tas de boues.
L’arrivée d’un débit important peut provoquer la remontée de ces tas. Ce sont les départs de
boues observés sur le terrain. La recirculation devrait permettre de limiter ces accumulations
de boues.

IV.1. Mise en place du suivi des paramètres.

Pour suivre les effets de la recirculation, une instrumentation est nécessaire :

une sonde à MES est placée dans un décanteur, afin de suivre l’évolution des
concentrations et de matérialiser les départs de boue. Il est certain que
l’emplacement n’est pas idéal, puisque la sonde n’enregistre qu’une valeur à
un endroit ponctuel (une zone sur un seul décanteur). L’idéal aurait été de
placer cette sonde en sortie du traitement physico-chimique. De nombreux
essais ont été faits en ce sens, mais l’agitation qui règne dans ce canal ne
permet pas d’obtenir de mesures. La mesure de la turbidité est donc relative,
en aucun cas les valeurs indiquées sont représentatives des concentrations
réelles. Seules les évolutions des concentrations sont prises en compte ;

une sonde à MES est placée dans la bâche à boue de floculation, nécessitant
un piquage sur la tuyauterie d’aspiration des pompes d’alimentation des
tambours pour injecter le polymère à cet endroit, plutôt que dans la bâche. La
sonde est étalonnée pendant plusieurs jours. Là aussi la dérive des mesures
est inévitable, même si elle s’observe essentiellement pour des concentrations
limites (très faibles ou très concentrées). Les mesures sont donc relatives. Par
ailleurs, actuellement la supervision ne permet de transmettre ces données
via une sonde pH. Les concentrations supérieures à 14 g/l ne seront donc pas
enregistrées. Cela ne doit pas trop gêner le suivi puisque les concentrations
dans la bâche sont comprises entre 4 g/l et 12 g/l.

La recirculation est mise en place du 9 juin a 20 juin, puis, du 30 juin au 18 juillet. La


recirculation est alors arrêtée pour préparer les essais de garantie. Elle est remise en marche
définitivement à partir du 11 août (semaine d’essai de garantie).

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IV.2.2. Amélioration du flux massique.

Les expériences de flux massique sont reconduites dans plusieurs situations, les résultats sont
les suivants

Concentration Débit FM
Echantillon Date Observation réacteur (g/l) (m3/h) (kgMSm2/h)
recirculation, 2
1 10-juin décanteurs 0,323 200 1,7
2 17 juin, 14:00 3 décanteurs 0,287 227 1,7
3 23 juin, 8:30 3 décanteurs 0,1169 163 0,5
4 23 juin, 11:00 3 décanteurs 0,204 170 0,9
5 23juin, 15 :00 3 décanteurs 0,1176 180 0,5
6 06 juillet, 9:00 recirculation 0,271 268 1,9
7 06 juillet, 14:00 recirculation 0,454 268 3,1
décanteur A,
8 06 juillet, 18:00 recirculation 0,811 375 7,8
décanteur B,
9 06 juillet, 18:00 recirculation 0,58 375 5,6
Tableau 21 : calcul des flux massiques
FM kg MS m2/h

Test de flux m assique

12

10

8 8

6 10

9
4
7
6
2 4 1
5
2
0
3
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 2,2
concentration (g/l)

Graphique 9 : exploitation du flux massique


N.B. la différence de concentration entre les décanteurs peut s’expliquer en partie par
la difficulté de l’échantillonnage.

Il apparaît clairement que l’apport de charge permet de décaler les points à l’intérieur
de la cloche. La situation la plus confortable est obtenue sur le décanteur A, lorsque la
recirculation est en place depuis presque 1 mois.

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IV.3. Amélioration des extractions des boues : stabilisations de la concentrations des
boues extraites.

Les boues extraites dans les décanteurs sont dirigées vers une bâche de floculation,
avant d’être dirigées vers un tambour. Un picage sur la tuyauterie d’aspiration des pompes
d’alimentation tambour permet l’injection de polymère. Actuellement la concentration du
polymère est uniquement asservie aux débits des pompes d’extraction. Dans ces conditions, il
est intéressant pour l’exploitant d’avoir une concentration la plus stable possible.
D’autre part,la gestion des extractions de boue est primordiale ; il faut éviter
l’accumulation de boue dans les trémies La recirculation des boues doit permettre de limiter
l’accumulation boue dans les trémies. En effet, entre chaque extraction, la boue est recirculée
Ce mouvement constant devrait permettre de restreindre la formation de « tas de boue » à
l’intérieur des décanteurs.
Deux paramètres permettent de vérifier cette hypothèse :
- les boues doivent avoir une concentration plus stable dans la bâche de floculation
- les départs de boue doivent diminuer de manière significative (chapitre suivant).

Pour observer la stabilité de la concentration des boues extraites, on s’appuie sur les valeurs
données par la sonde dans la bâche de floculation, sans recirculation et avec recirculation.

L’étude porte sur 4 périodes :


- du 21 juin au 29 juin, en mode extraction
- du 30 juin au 18 juillet, fonctionnant en extraction / recirculation
- du 19 juillet au 10 août, fonctionnant en extraction
- du 11 août au 11 septembre, fonctionnant en recirculation extraction.

Les données analogiques de la sonde sont traduites en données numériques sous format
Excel ; les concentrations maximales et minimales sont analysées (annexe 15). Les résultats
sont les suivants :

EXTRACTION EXTRACTION/RECIRCURLATION
Ecart Ecart Ecart Ecart Ecart Ecart
Date minimum maximum moyen minimum maximum moyen
du 21 au 29 juin 3,42 9,4 6,2
du 30 au 18 juillet 1,0 11,1 5,3
19 juillet au 10 août 3,5 12,8 7,6
11août au 11
septembre 2,9 12 6,6

Tableau 22 : exploitation des données analogiques des concentrations de boue


N.B. du 11 août au 22 août la recirculation n’a lieu que la nuit.

Lorsque les décanteurs fonctionnent en recirculation / extraction, la concentration des boues


est plus homogène, mais la différence n’est pas très marquée.
De plus, il n’apparaît pas très pertinent de travailler sur ces données numériques
puisqu’elles généralisent beaucoup trop les événements.
Le choix est donc fait de comparer deux périodes avec et sans recirculation au jour le jour :

47
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IV.3.2.Gestion des boues en mode extraction : du 3 au 5 août :

Durant cette période, les concentrations dans la bâche à boue atteignent quelque fois des
valeurs limite haute (14), à cause d’un temps trop grand entre chaque extraction. Le blocage
de la sonde, induisant l’extraction d’eau fait aussi chuter la concentration à 3,2 g/l. Mise à part
ces valeurs, la concentration se stabilise entre 6,5 et 10 g/l.
C’est surtout la difficulté des extractions (boues concentrées) qui est ici mise en avant.
Cette mauvaise gestion de la concentration des boues extraites entraîne de grosses
modifications de concentration
Concentration
le 3 août : l’enregistrement est le suivant :
relative dans la
bâche

Débit
d’extraction

Figure 13 : concentration bâche d’épaississement, le 3 août


Les concentrations dans la bâche sont comprises entre 6 et 13 g/l. La concentration augmente
la nuit à cause vraisemblablement d’un temps entre les extractions trop long.

Le 4 août :
L’enregistrement est le suivant :

Figure 14 : concentration bâche d’épaississement, le 4 août


Comme le jour précédent, les extractions de nuit sont trop concentrées. La journée, la
concentration est relativement stable, entre 10 et 8 g/l.

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Le 5 août :

Extractions
difficiles

Figure 15 : concentration bâche d’épaississement, le 5 août


La nuit la concentration est stable (autour des 10 à 12 g/l). La journée, des difficultés sur le
mode d’extraction apparaissent clairement, la bâche est très concentrée.

IV.3.2. Gestion des boues mode extraction recirculation : du 25 au 27 août :

Cette période a été choisie car la concentration est parfaitement stable, entre 6 et 10 g/l
Seul un blocage de sonde fait chuter cette concentration. Avec la recirculation en place et un
suivi précis des temps entre les extractions, il est possible de stabiliser la concentration des
boues dans la bâche. Ce type de courbe n’a jamais été observé quand on fonctionne
uniquement en mode extraction.

le 25 août :
L’évolution des concentrations apparaît ci-dessous :

Figure 16 : concentration bâche d’épaississement, le 25 août

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Les extractions sont régulières et la concentration de la bâche est stable (comprise entre 6,5 et
10 g/l).

Le 26 août :
Cette journée apparaît ci-dessous :

Figure 17 : concentration bâche d’épaississement, le 26 août


Le 27 août :

Les concentrations dans la bâche varient entre 8 et 12 g/l. Le blocage des extractions, dû à un
disfonctionnement de la sonde à MES est responsable d’extractions trop longues, entraînant
immédiatement une chute dans la concentration ;

Blocage extractions

Figure 18 : concentration bâche d’épaississement, le 27 août

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Exploitation et conclusion :

Gestion des extractions :

L’étude de ces courbes prouve la difficultés des extractions lorsque la boue ne


recircule pas dans les décanteurs. Au vu de l’ensemble des courbes (enregistrées du 31 mai
au 12 septembre), cette tendance est confirmée.
La recirculation permet donc de mieux gérer l’extraction des boues, ces dernières étant moins
concentrées, grâce à une mise en mouvement continu, la sonde à MES fonctionne mieux.
Au regard de l’ensemble des courbes, il apparaît qu’il faut environ une semaine pour obtenir
cette stabilité de concentration.
Cependant, il parait aujourd’hui bien difficile pour l’exploitant de garantir une
extraction des boues stables Il est certain que le fait d’avoir quatre trémies rend très difficile
une bonne gestion des extractions. De plus, la sonde à MES mise en place pour gérer les
extractions semble être limitée par son domaine de fonctionnement : inférieur à 30 g/l. Au
dessus de cette plage, l’extraction passe en mode horloge. Les boues très concentrées
s’accumulent plus rapidement dans le décanteur. Cette sonde est souvent obstruée, ainsi de la
boue très peu concentrée est extraite. Il aurait été plus judicieux de mettre en place une sonde
pouvant mesurer des valeurs jusqu’à 60 g/l. Il est aussi très envisageable de mettre en place
une sonde à MES par décanteur, pour gérer « en direct », et ainsi améliorer les extractions. Si
cette première modification ne suffit pas, on peut envisager de permettre l’extraction sur les
trois décanteurs simultanément. Cela nécessite la mise en place de canalisation plus
importante en aval des pompes d’extraction sur les file B et C, et la mise en service du
fonctionnement des tambours en parallèle pour assurer un bon épaississement. Les pompes
d’extraction actuellement en place restent bien dimensionnées pour cette éventualité.

La mauvaise gestion des extractions des boues est responsable de la formation de « tas
de boue » sur les décanteurs. Ils sont parfaitement visibles lors de la vidange de ces derniers.
L’arrivée de forts débits est susceptible de chasser ces accumulations, expliquant ainsi les
départs de boue.

Concentration de la bâche à boue :

Les observations des concentrations de la bâche à boue montrent que la stabilité est
dépendante d’éléments « extérieurs » :
- eaux de lavages des biopurs sur perte de charges : lorsque les lavages sont programmés,
les extractions sont rapprochées. Si un lavage se déroule lorsque les extractions sont
éloignées la concentration dans la bâche augmentera, à fortiori
- un défaut de lavage entraînera une baisse de la concentration, puisque les extractions sont
rapprochées sur cette période ;
- les lavages de décanteurs qui vont provoquer une arrivée massive de boue concentrée.

Il parait donc difficile de stabiliser cette concentration. Une anticipation des événements
peut permettre d’améliorer le système. Toutefois, il serait très pratique d’asservir le débit du
polymère boue à une mesure de MES dans la bâche de floculation, avec des plages de
fonctionnement (de 3 à 6 g/l ; de 6 à 12 g/l, de 12 à 18 g/l, supérieur à 18 g/l par exemple) ;
Parallèlement à la gestion des extractions de boue, on s’intéresse à la matérialisation des
départs de boue.

51
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IV. 4. Baisse des départs de boues.

D’après les calculs de dimensionnement repris ci-dessus, les décanteurs doivent


pouvoir recevoir un débit de 605 m3/h.
Les départs de boues sont visibles de manière aléatoire grâce à l’enregistrement d’une sonde à
MES placée sur un décanteur. Ces mesures sont réalisées du 9 juin au 10 août.
Elles sont complétées par des observations directes sur le terrain.
Les départs de boues sont fréquents sur les périodes de fortes charges, beaucoup moins
en période creuse. Les origines des départs de boues sont multiples :
- mauvaise gestion des extractions de boues, accumulation de boue dans les trémies. Sur la
station, ces « tas de boue » sont parfaitement visibles, au moment des lavages des
décanteurs.
- encrassement des lamelles, dû à un mauvais traitement chimique et à une mauvaise
gestion des lavages
- absence de réactifs dans le traitement
- a- coup hydraulique et massique.

IV.4.1.Observation des départs de boues sans recirculation :

Deux enregistrements permettent de bien comprendre ces départs de boues :


- le 21 juillet :
-
La station fonctionne avec deux décanteurs et reçoit une débit d e550 m3 /h.
Des départs de boues sont observés à 14 h 00 ; ils sont matérialisés ci-dessous :

Mesure MES

Débit

Figure 19 : enregistrement MES décanteur, le 21 juillet

L’origine de ces départs de boues est du à l’absence de chlorure ferrique.

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Le 27 juillet :

La station reçoit 680 m3 / h, deux décanteurs sont en marche. Des pertes de boues sont
nettement visibles sur le décanteur B. Elles correspondent à l’arrivée des eaux boueuses.
Ce phénomène est très souvent observé :

Figure 20 : enregistrement MES décanteur, le 27 luillet

En l’état actuel de l’étude il parait difficile d’avoir une explication précise sur l’origine de ces
départs. Plusieurs pistes sont explorées :
- création d’un à-coup hydraulique, chassant les accumulations de boue dues à une
mauvaise extraction. Cette théorie semble limitée par le fait que le débit des pompes de
refoulement des eaux boueuses est de 200m3/h, qu’il faut répartir sur trois décanteurs ;
- création d’un à-coup massique, la bâche d’eau boueuse ne contient pas d’agitateur, les
eaux sont donc très concentrées à l’ouverture des vannes (de l’ordre de 8g/l). Cependant,
des mesures de concentrations dans les floculateurs ne permettent pas de visualiser une
augmentation nette de la concentration. Cependant les variations sur les taux de
traitements sur ces périodes (il est possible de fixer un débit des eaux boueuses) ne
diminuent pas ce phénomène.

V.4.2.Observations des départs de boues avec la recirculation :


La mise en place de la recirculation permet de limiter les départs de boues.
Le meilleur exemple de cette amélioration est matérialisé le 4 juillet :

- le 4 juillet :

La station reçoit alors un violent orage, le débit à l’entrée est de 2300 m3/ h (le déversoir
d’orage ne fonctionne pas). Aucun départ de boues n’est observé sur les décanteurs,
simplement une augmentation de la turbidité.

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Figure 21 : enregistrement MES décanteur, le 4 juillet
Cette expérience prouve que lorsque les décanteurs ne sont pas encrassés (le dernier
lavage datait du 28 juin) et que les extractions des boues sont bien gérées les décanteurs
peuvent recevoir un débit de 800 m3/h, sans perdre de boue.

Le 13 juillet :

Cet enregistrement permet de visualiser la concentration du décanteur pendant un lavage :


malgré une augmentation sensible de la turbidité, le décanteur ne perd pas de boue.

Figure 22 : enregistrement MES décanteur, le 13 juillet

Ces enregistrements prouvent l’efficacité de la recirculation sur les pertes de boues.


Il faut souligner que des pertes de boues ont été observées sur le terrain, même avec la
recirculation. Ces pertes de boues ont lieu essentiellement avec le retour des eaux boueuses,
lorsque les décanteurs sont encrassés et qu’il y a rupture du traitement chimique (ce fut le cas
le 23 août).

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L’événement du 4 juillet prouve que les décanteurs sont hydrauliquement bien
dimensionnés.
La mise en place de la recirculation semble donc être très positive.
Elle a été conservée lors des essais de garantie de la station du mois d’août.

Conclusion sur le fonctionnement des décanteurs lamellaires :

Il est certain que les décanteurs mis en place sur la station sont différents de ceux
prévus par les notes de dimensionnent. Théoriquement, ces décanteurs peuvent recevoir un
débit de 605 m3 /h ; contre 710 m 3/h initialement prévus.
Cependant, en aucun cas ce sous dimensionnement ne peut expliquer les départs de boues
observés.
Au vu de l’étude réalisée, plusieurs phénomènes peuvent expliquer ces départs :

- une mauvaise gestion des extractions, rendues difficiles à cause de la conception des
décanteurs : présence de quatre trémies, pas de ponts racleurs, pas de mesures de voiles
de boue, et de ma mise en place d’une sonde à MES sous dimensionnée. La mauvaise
extraction des boues est responsable de la formation de « tas de boue » chassés par une
augmentation de débit.
- dans une moindre mesure, l’encrassement des décanteurs. Il parait nécessaire de suivre
minutieusement leur état et de prévoir des procédures de nettoyage.
- dans une mesure ponctuelle, les désamorçages fréquents de chlorure ferrique qui vont être
responsables d’un encrassement accéléré des décanteurs.

La mise en place de la recirculation semble donc pouvoir amener une nette amélioration
dans le fonctionnement du traitement physico-chimique. Le meilleur exemple s’est déroulé le
4 juillet, chaque décanteur a reçu 800 m3/h, sans départ de boue.
Il faut cependant prendre une précaution : il n’a pas été possible de tester la recirculation
pendant les périodes de très fortes pointes (du 9 au 16 août). Il se peut que durant cette
période, la recirculation concentre trop les floculateurs, limitant ainsi la décantation.
Il serait donc intéressant pour l’exploitant de continuer cette expérience. De plus, le
recirculation amène une amélioration dans les taux de traitement (Monette et al.2000).

Amélioration de la gestion des décanteurs pour limiter les départs de boues :

1/ Gérer les lavages des décanteurs :

Pour améliorer le fonctionnement les décanteurs, il parait important dans un premier


temps de mieux gérer les lavages. Cela passe par une amélioration de la vidange des
décanteurs. Actuellement, ils sont vidés par immersion d’une pompe de 25 m3/h. Il faut donc
environ 24 heures pour vider un décanteur. Il est certain, qu’en pleine charge, la mise en veille
d’un décanteur provoque une surcharge rapide des deux autres. En résumé, laver un décanteur
encrasse les deux autres.
Il est possible de mettre en place un système de siphonage (récupération des canalisations
prévues initialement pour l’évacuation des flottants des décanteurs), via une conduite 75
permettant de faire transiter un débit d’environ 60m3/h.
Ce système doit donc être rapidement mis en œuvre. En fortes charges, les vidanges
des décanteurs doivent se faire la nuit, pour un lavage le matin et une remise en service avec
l’arrivée de la charge.

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D’autre part, il serait judicieux de procéder au colmatage des lamelles reposant sur les
poutrelles. En effet, de la boue fermente à l’intérieur, puis remonte, entraînant le bouchage
des goulottes et perturbant donc l’écoulement.
Une évacuation régulière de ces boues fermentées est aussi utile, certains exploitants
procèdent à des lavages des lamelles (baisse du niveau de l’eau) une fois par semaine.

2/ Améliorer la gestion des extractions de boue

Dans un premier temps, la sonde gérant les extractions actuellement en mise en place
semble être sous dimensionnée. Il peut donc être envisagé la remplacer.
La solution la plus adaptée reste la mise en place d’une sonde à MES sur chaque
décanteur.
Si cette solution ne permet toujours pas d’éviter la formation de tas de boue, il peut
être envisagé de modifier les extractions en permettant une extraction simultanée sur les trois
décanteurs. Cette modification entraîne le remplacement de la conduite d’extraction sur deux
des trois décanteurs et la mise en service du fonctionnement des deux tambours en série.

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CONCLUSION :

Cette étude a permis d’améliorer la gestion du traitement physico-chimique.


Cette conclusion va permettre de mettre en avant les solutions apportées et aussi l’ensemble
des modifications que l’exploitant peut apporter.

Dans un premier temps, une attention particulière a été portée aux dosages des réactifs.
L’objectif est d’avoir un traitement optimum, permettant d’allier l’efficacité du traitement à
un coût économique.
Pour cela, les dosages en chlorure ferrique et en polymère sont proposés. Des voies pour
encore diminuer les dosages sont à exploiter.

mettre en place une sonde à MES sur le canal de répartition des décanteurs et asservir le
dosage des réactifs à cette sonde plutôt qu’à un débit, comme c’est actuellement le cas.
Le conseil est de travailler sur une charge entrante plutôt que sur des débits,
mettre en place un automatisme, permettant de fonctionner uniquement sur deux files de
décantations, avec l’ouverture de la troisième file en fonction du débit entrant,
réaliser sur le terrain des modifications des points d’injections du chlorure ferrique et du
polymère,
tester la mise en service d’une dilution en ligne pour améliorer l’homogénéisation du
polymère,
mettre en place un outil de suivi des différents dosages,
améliorer la correction du pH et du TAC par la chaux en mettant en place un
automatisme permettant d’avoir des plages horaires de concentration ;

Le traitement chimique peut aussi être amélioré par la mise en place de nouveaux
réactifs, testés en laboratoire :
l’efficacité du polymère AS 126 en période creuse a été prouvée. Son efficacité sur le
terrain peut facilement être testée,
des essais en laboratoire de ce polymère doivent être réalisés en période de pointe
hivernale,
des essais sur le terrain des coagulants organiques sont à envisager. En effet, même si le
gain économique dû à l’utilisation de ces produits reste relativement minime sur le
fonctionnement global de la station, la qualité du traitement est très avantageuse, et
offre à l’exploitant une certaine « tranquillité » par rapport à la gestion du traitement.
L’utilisation d’autres coagulants minéraux est actuellement en cours (poly chlorure
d’aluminium).

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La mise en place de variateurs sur les agitateurs de floculation a déjà permis de réduire
les consommations de polymère. La mise en place de la recirculation améliore aussi les
dosages. En effet, les boues physico-chimiques recirculées apportent du chlorure ferrique et
du polymère. C’est l’un des principes de fonctionnement du DENSADEG de Degrémont.

Dans un deuxième temps une attention particulière a été portée à la gestion des
décanteurs lamellaires dans le but de proposer des solutions pour limiter les départs de boue.
L’étude des flux massiques en période creuse a prouvé que les décanteurs ne reçoivent
pas assez de charge pour optimiser la décantation.
Des départs de boues sont fréquemment observés, l’étude tend à prouver qu’ils sont en
grande partie dus à une mauvaise gestion des extractions des boues dans les trémies
Il apparaît urgent de limiter ces départs de boues qui vont colmater les biopurs.
La mise en place de la recirculation, définitivement adoptée par l’exploitant, permet de
réduire ces départs de boue. A l’avenir, cette recirculation devra être maintenue durant les
périodes de pointe hivernale et estivale, tout en contrôlant bien si la concentration dans les
floculateurs ne dépasse pas 1,8 g/l (exploitation courbe flux massique).
D’autres améliorations peuvent être envisagées pour faciliter les extractions:

remplacement de la sonde à MES existante par une sonde avec une plage de
fonctionnement plus grande, jusqu'à 50 voire 60 g/l
mise en place d’une sonde à MES sur chaque décanteur,
avoir la possibilité d’extraire sur les trois décanteurs en même temps, cela implique le
remplacement des conduites d’extractions et la possibilité de faire fonctionner les deux
tambours simultanément.
Le dosage du polymère boue pour les tambours peut être asservi à la concentration dans la
bâche de floculation.

Une gestion plus précise des lavages des ces décanteurs est aussi obligatoire. Pour cela,
l’exploitant peut :
améliorer la procédure de vidange des décanteurs, via la mise en place d’une conduite de
siphonage. Il faut vider et nettoyer rapidement le décanteur pour éviter d’encrasser les deux
autres.
boucher les lamelles obstruées par les poutrelles, afin de limiter les flottants qui obstruent
les lames déversantes
laver régulièrement (une fois par semaine) les lamelles en baissant le niveau d’eau
mettre en place des lavages complets des décanteurs pour anticiper l’arrivé des fortes
charges

Le traitement physico-chimique est sensible à gérer essentiellement en période de


pointe. Le recirculation a gommé les difficultés de la période creuse.
Malgré les départs de boues encore observés durant la pointe estivale, les rejets de la station
sont largement conformes. Ceci grâce à un « large » dimensionnement, une bonne
optimisation et une bonne gestion des biopurs. Le danger est de colmater petit à petit ces
biopurs. Les efforts apportés au traitement physico-chimique doivent donc être poursuivis.
Une étude sur l’encrassement des biopurs pourrait compléter le travail réalisé.

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BIBLIOGRAPHIE.

Agence de l’eau, 1994. L’assainissement des agglomérations : techniques d’épuration


actuelles et évolutions. Etude Inter-agence n°27, 176 p.

Bridoux G.A., Villeroux A., Riotte M., Huau M.C.,1998, Optimiser lamellae settling
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59
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Monette F.,Briere F.,Letourneau M.,Duchesne M., Haussler R.,2000.Traitement des eaux
usées par coagulation-floculation aveb recirculation des boues chimiques : performence et
stabilité du procédé. Revue canadienne du génie civil, Vol 27, n°4, P719-734

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Wabag, 2001, Marché : Descriptif des équipements, 27 p

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60
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Ministère de l’agriculture, de l’alimentation,
de la pêche et des affaires rurales

Rapport de stage pour l’obtention du diplôme de Mastère Eau Potable et Assainissement de


l’ENGEES

Station de traitement des eaux usées de Chamonix – Les


Houches

Optimisation du traitement physico-chimique.


Etude de la décantation lamellaire.

Annexes.

Réalisé par : Pascale Machet

Sous la direction de : Michel Chaissac

Président du jury : Yves Congretel

Membres du jury : Christian Beck et Mathieu Petyniak.

Septembre 2005.

Lyonnaise des Eaux France, Centre Régional Dauphiné Savoie


30 Av Général de Gaulle, BP 02, 73 203 Abertville

1
STEU de Chamonix –les Houches : optimisation du traitement physico-chimique. P.Machet, 2005, LDEF ENGEES
SOMMAIRE

ANNEXE 1 : Niveau de rejet définis par le décret du 3 juin 1994 et l’arrêté du 22 décembre 1994. ................ 1
ANNEXE 2 : Synoptique de la station de traitement des eaux usées de Chamonix -Les Houches .................... 2
ANNEXE 3 : détail de la file eau. ............................................................................................................................ 6
ANNEXE 4 : détail de la file boue. .......................................................................................................................... 7
ANNEXE 5 : planche photographique de la station : ............................................................................................ 8
ANNEXE 6 : Analyse de la performance de la coagulation floculation : mode opératoire : méthode des jar
tests. ........................................................................................................................................................................... 9
Analyse de l’effluent en fonction de la dose de FeCl3............................................................................................ 9
Analyse du dosage en polymère............................................................................................................................. 10
Essai de nouveaux polymères. ............................................................................................................................... 13
Essai de nouveaux coagulants................................................................................................................................ 14
Dosage des coagulants. ........................................................................................................................................... 15
ANNEXE 7: Résultats d’expériences : dosage chlorure ferrique, période creuse............................................. 16
ANNEXE 7 Résultats d’expériences : dosage chlorure ferrique, pointe estivale............................................... 17
ANNEXE 8 : Pollutogramme semaine 31 (du 1 au 7 août).................................................................................. 19
ANNEXE 9 : calcul des gains sur le dosage en chlorure ferrique....................................................................... 18
ANNEXE 10 : Dosage en polymère, période creuse............................................................................................. 19
ANNEXE 10 : Dosage en polymère, pointe estivale ............................................................................................. 23
ANNEXE 11 : historique du dosage en polymère. ............................................................................................... 25
ANNEXE 12 : résultats tests de performance nouveaux polymères, période creuse, ....................................... 26
ANNEXE 12 : résultats tests de performance nouveaux polymères, pointe estivale......................................... 26
ANNEXE 13 : test de performance des coagulants organiques, période creuse................................................ 27
ANNEXE 13 : test de performance des coagulants organiques, pointe estivale ............................................... 27
ANNEXE 14 : note de calcul : chiffrage des gains apportés par les coagulants organiques............................. 28
ANNEXE 15: Données numérique des concentrations de la bâche à boue. ....................................................... 32

2
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
ANNEXE 1 : Niveau de rejet définis par le décret du 3 juin 1994 et l’arrêté du
22 décembre 1994.

Paramètres Concentration Rendement Nombre de Valeurs rédhibitoires


maximale minimum dépassements
autorisées
DBO5 25 mg/l 87 % 9 /104 50 mg/l

DCO 90 mg/l 83 % 13/104 250 mg/l


MES 30 mg/l 90 % 13/104 85 mg/l
NTK 13 mg/l 73 %
NH4 12 mg/l 73 %

Valeurs à respecter sur une moyenne 24 heures.

1
STEU de Chamonix –les Houches : optimisation du traitement physico-chimique. P.Machet, 2005, LDEF ENGEES
Synoptique de la station de traitement des eaux usées de Chamonix -Les Houches

File eau : les pré-traitements :

E2 DEGRILLAGE
6 mm

1850
COMPTAGE
m3/h AMONT
E1 FOSSE E3
A DESSABLEUR
BATARDS DESHUILEUR

BY
RÉCUPÉRATI
PASS
ON DES
GRAISSES
VIS RETOUR EAUX
COMPACTEUSE BOUEUSES

MATIERES POSTE
DE TOUTES EAUX
VIDANGE

TRAITEMENT DU SABLE

24
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
File eau : traitement physico-chimique et biologique :

SILO
CHAUX
CHLORURE
FERRIQUE

PRÉPARATIO
PRÉPARATION
N POLYMÈRE
LIMITEUR
DE DÉBIT
STOCKAGE E5
TRAITEMENT
BIOLOGIQUE

DECANTEUR
LAMELLAIRE 1100
m3/h
BACHE
COAGULATION EAUX
FLOCULATION BOUEUSES

E4
TRAITEMENT PHYSICO-
BIOPUR CARBONE BIOPUR AZOTE
CHIMIQUE

COMPTAGE
BACHE SORTIE
COMPTAGE EAU
BY-PASS É

BACHE EAU DE
LAVAGE
BARRAGE

REJET

3
5
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Filière Boue :

RECIRCULATION DES
CHAUDIERE
POLYMÈRE
POLYMÈRE
SÉCHEUR COUCHE
MINCE
BACHE DE
B3
FLOCULATION
SÉCHAGE EXTRUDEUR
THERMIQUE
B2
CENTRIFUGATION

B1
ÉPAISSISSEMENT
DYNAMIQUE

SÉCHEUR A BANDES

TRÉMIE DE GAVAGE BACHES


INCINÉRATION
ÉPAISSISSEMENT

46
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File air :

Ai

Ai

TOUR
TOUR
DESODORISATION
DESODORISATION
BASIQUE
ACIDE

STOCKAGE STOCKAGE STOCKAGE


ACIDE SOUDE JAVEL

57
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ANNEXE 3 : détail de la file eau.

Fosse à batard
By pass rejet
dans l’Arve
Prétraitement

Dégrillage fin 6 mm 1 + 1 secours


Déchets

Comptage Venturi 1825 m3/h


Matièrescompactés
Déchets de vidanges

Dessableur Dessableur Dessableur Déshuilleur Sables


Déshuileur Déshuileur Graisses

Lait de Chaux
Traitement Physico-chimique

Coagulation 1.1. Coagulation 2.1. Coagulation 3.1. FeCl3

Coagulation 2.2. Coagulation 3.2. FeCl3


Coagulation 1.2.
Polymère AS 74
Coagulation 2.3 Coagulation 3.3
Coagulation 1.3

Cuve de maturation 3
Cuve de maturation 1 Cuve de maturation 2

Décanteur lamellaire 1 Décanteur lamellaire 2 Décanteur lamellaire 3

Répartition
Débit de pointe > 1100 m3

Biofiltre 1 Biofiltre 2
Biopure C Biopure C
Traitement Biologique

Biofiltre 1 Biofiltre 2 Biofiltre 3 Biofiltre 4 Biofiltre 5 Biofiltre 6


Biopure N Biopure N Biopure N Biopure N Biopure N Biopure N

Rejet direct
dans l’Arve
Pompage eau traitée

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ANNEXE 4 : détail de la file boue.

Extraction Boue Extraction Boue Extraction Boue


Décanteur lamellaire Décanteur Décanteur

Polymère CS 239
HP
Epaississeur Epaississeur
hersé hersé

Pompe extraction 1 Pompe extraction 2 Pompe extraction 3

Polymère CS 239
HP
Centrat vers fosse toutes Centrifugeuse Centrifugeuse Centrat vers fosse toutes
eaux eaux

Pompe

Sécheur Unité de traitement d’air


thermique

Convoyeurs

Bennes

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ANNEXE 5 : planche photographique de la station :

Arrivé de l’effluent Dégrilleurs Déssableur Déhuilleurs

Décanteur lamellaire Biopurs

Tambours d’égouttement Centrifugeuses

Sécheur couche mince Sécheur à bandes

8
10
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
ANNEXE 6 : Analyse de la performance de la coagulation floculation : mode
opératoire : méthode des jar tests.

Analyse de l’effluent en fonction de la dose de FeCl3.

On réalise pour cela une série de jar tests :

Coagulation :

Préparation de la solution de FeCl3 : concentration à 10% de la solution


commerciale, soit 100 ml de FeCl3 commerciale pour 900 ml d’eau du robinet.
La solution initiale de chlorure ferrique commercial étant à 600 g/l en FeCl3 pur, le résultat est
une solution contenant 60 mg/ml de FeCl3 pur.

Remplir les 4 béchers du jar-test avec l'effluent à tester préalablement


homogénéisé, le pH des béchers est celui déterminé plus haut (ajout de Chaux).
Descendre les hélices d'agitation et les faire tourner à 250 t/mn.
injecter des doses croissantes de FeCl3 dans le bécher n°1, n°2, 3 et n°4.
Laisser tourner 2 mn, arrêter l'agitation,

Floculation :
Préparer la veille (pour une bonne homogénéité) environ 100 ml d'une
dilution de 2 g de polymère dans un litre d'eau du robinet (0,2 g dans 100ml
d’eau tiède à 30°C). Laisser maturer cette solution une heure. Ne jamais
laisser plus de 2 jours cette solution.
Introduire simultanément grâce à une seringue 0,5 ml de solution de polymère
(soit une concentration de 1 ppm),
Laisser tourner les hélices à 45 t/ min pendant 3 min
Laisser reposer 10 minutes.
Observer les jar test et noter la qualité du floc et du surnageant de 1à 5.
Déterminer ainsi la dose de FeCl3 donnant le meilleur résultat.
Prélever 10 ml d'effluent en immergeant la pipette d'environ 5 cm (pour être
dans le liquide clair et ne pas aspirer de flottant).
Mesurer les MES
Mesurer la DCO
Mesurer la concentration en Phosphore, sur les 4 échantillons
Relever le dosage optimum en chlorure ferrique. Noter de 1 à 5 la qualité du
floc et du surnageant. Pour un dosage de 10 mg/l de solution commerciale
(0,1 ml injecté), la concentration est de 0,6 mg/l de chlorure ferrique pur.

9
11
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Analyse du dosage en polymère.

On réalise pour cela une série de jar tests :

Coagulation :

Préparation de la solution de FeCl3 : concentration à 10% de la solution


commerciale, soit 100 ml de FeCl3 commerciale pour 900 ml d’eau du robinet.
La solution initiale de chlorure ferrique commercial étant à 600 g/l en FeCl3 pur, le résultat est
une solution contenant 60 mg/ml de FeCl3 pur.

Remplir les 4 béchers du jar-test avec l'effluent à tester préalablement


homogénéisé.
Descendre les hélices d'agitation et les faire tourner à 250 t/mn.
injecter les doses de chlorure ferrique optimums préalablement déterminées,
constantes sur une même tranche horaire.

Floculation :
Préparer la veille (pour une bonne homogénéité) environ 100 ml d'une
dilution de 2 g de polymère dans un litre d'eau du robinet (0,2 g dans 100ml
d’eau tiède à 30°C). Laisser maturer cette solution une heure. Ne jamais
laisser plus de 2 jours cette solution.
Introduire simultanément grâce à une seringue des doses croissantes de
polymère de 0,25 ml à 0,8 ml (soit une concentration variant de 0,5 ppm à 1,6
ppm),
Laisser tourner les hélices à 45 t/ min pendant 3 min
Laisser reposer 10 minutes.
Observer les jar test et noter la qualité du floc et du surnageant de 1à 5.
Déterminer ainsi la dose de FeCl3 donnant le meilleur résultat.
Prélever 10 ml d'effluent en immergeant la pipette d'environ 5 cm (pour être
dans le liquide clair et ne pas aspirer de flottant).
Mesurer les MES
Mesurer la DCO
Mesurer la concentration en Phosphore, sur les 4 échantillons
Relever le dosage optimum en chlorure ferrique. Noter de 1 à 5 la qualité du
floc et du surnageant. Pour un dosage de 10 mg/l de solution commerciale
(0,1 ml injecté), la concentration est de 0,6 mg/l de chlorure ferrique pur.

1210
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Essai de nouveaux polymères.

On réalise pour cela une série de jar tests :

Coagulation :

Préparation de la solution de FeCl3 : concentration à 10% de la solution


commerciale, soit 100 ml de FeCl3 commercial pour 900 ml d’eau du robinet.
La solution initiale de chlorure ferrique commercial étant à 600 g/l en FeCl3 pur, le résultat est
une solution contenant 60 mg/ml de FeCl3 pur.

Remplir les 4 béchers du jar-test avec l'effluent à tester préalablement


homogénéisé,
Descendre les hélices d'agitation et les faire tourner à 250 t/mn.
injecter des doses constantes de FeCl3 dans les béchers. Ces doses
correspondent aux optimums trouvés.
Laisser tourner 2 mn, arrêter l'agitation,

Floculation :
Préparer la veille (pour une bonne homogénéité) 100 ml d'une dilution de 2 g
de polymère dans un litre d'eau du robinet (0,2 g dans 100ml d’eau tiède à
30°C) de chaque nouveau polymère. Laisser maturer cette solution une heure.
Ne jamais laisser plus de 2 jours cette solution.
Introduire simultanément grâce à une seringue 0,25 ml de solution de
différents polymères (soit une concentration de 0,5 ppm),
Laisser tourner les hélices à 45 t/ min pendant 3 min
Laisser reposer 10 minutes.
Observer les jar test et noter la qualité du floc et du surnageant de 1à 5.
Déterminer ainsi la dose de FeCl3 donnant le meilleur résultat.
Prélever 10 ml d'effluent en immergeant la pipette d'environ 5 cm (pour être
dans le liquide clair et ne pas aspirer de flottant).
Mesurer les MES
Mesurer la DCO
Mesurer la concentration en Phosphore, sur les 4 échantillons
Relever le dosage optimum. . Noter de1 à 5 la qualité du floc et du
surnageant.

11
13
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Essai de nouveaux coagulants.

Quatre coagulants sont testés : 45 26, 45 35, 45 89 et 45 45.


On réalise pour cela une série de jar tests :

Coagulation :

Préparation de la solution de FeCl3 : concentration à 10% de la solution


commerciale, soit 100 ml de FeCl3 commercial pour 900 ml d’eau du robinet.
La solution initiale de chlorure ferrique commercial étant à 600 g/l en FeCl3
pur, le résultat est une solution contenant 60 mg/ml de FeCl3 pur.
Préparation des coagulants : pour 45 26, 45 35 et 45 89, diluer à 10 % la
solution mère. Pour 45 45, préparer une solution avec 0,5 mg pour 100 ml.

Remplir les 4 béchers du jar-test avec l'effluent à tester préalablement é


Descendre les hélices d'agitation et les faire tourner à 250 t/mn.
injecter des doses les doses suivantes de coagulants :
Bêcher n°1 : uniquement la dose optimum de FeCl3
Bêcher n°2 : dose optimum de FeCl3 divisée par 2 et 10 ppm de coagulant (7 m
pour 45 45).
Bêcher n°3 : dose optimum de FeCl3 divisée par 5 et 10 ppm de coagulant (7 ppm
pour 45 45).
Bêcher n°4 : 10 ppm de coagulant uniquement (7 ppm pour 45 45).

Laisser tourner 2 mn, arrêter l'agitation,

Floculation :
Préparer la veille (pour une bonne homogénéité) environ 100 ml d'une
dilution de 2 g de polymère dans un litre d'eau du robinet (0,2 g dans 100ml
d’eau tiède à 30°C). Laisser maturer cette solution une heure. Ne jamais
laisser plus de 2 jours cette solution.
Introduire simultanément grâce à une seringue 0,3 ml de solution de polymère
(soit une concentration de 0,6 ppm),
Laisser tourner les hélices à 45 t/ min pendant 3 min
Laisser reposer 10 minutes.
Observer les jar test et noter la qualité du floc et du surnageant de 1à 5.
Déterminer ainsi la dose de FeCl3 donnant le meilleur résultat.
Prélever 10 ml d'effluent en immergeant la pipette d'environ 5 cm (pour être
dans le liquide clair et ne pas aspirer de flottant).
Mesurer les MES
Mesurer la DCO
Mesurer la concentration en Phosphore, sur les 4 échantillons
Releverle coagulant le plus performant. . Noter de1 à 5 la qualité du floc et du
surnageant.

12
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STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Dosage des coagulants.

Quatre coagulants sont testés : 45 26, 45 35, 45 89 et 45 45.


On réalise pour cela une série de jar tests :

Coagulation :

Préparation de la solution de FeCl3 : concentration à 10% de la solution


commerciale, soit 100 ml de FeCl3 commercial pour 900 ml d’eau du robinet.
La solution initiale de chlorure ferrique commercial étant à 600 g/l en FeCl3
pur, le résultat est une solution contenant 60 mg/ml de FeCl3 pur.
Préparation des coagulants : pour 45 26, 45 35 et 45 89, dilué à 10 % la
solution mère. Pour 45 45, préparé une solution avec 0,5 mg pour 100 ml.

Remplir les 4 béchers du jar-test avec l'effluent à tester préalablement


homogénéisé, Descendre les hélices d'agitation et les faire tourner à 250 t/mn.

Réaliser 4 jar tests pour les quatre coagulants : injecter la dose optimum de
FeCl3 divisée par 5 ; injecter les coagulants à des concentrations de 2, 5, 8 et
10 ppm.

Laisser tourner 2 mn, arrêter l'agitation,

Floculation :
Préparer la veille (pour une bonne homogénéité) environ 100 ml d'une
dilution de 2 g de polymère dans un litre d'eau du robinet (0,2 g dans 100ml
d’eau tiède à 30°C). Laisser maturercette solution une heure. Ne jamais
laisser plus de 2 jours cette solution.
Introduire simultanément grâce à une seringue 0,3 ml de solution de polymère
(soit une concentration de 0,6 ppm),
Laisser tourner les hélices à 45 t/ min pendant 3 min
Laisser reposer 10 minutes.
Observer les jar test et noter la qualité du floc et du surnageant de 1à 5.
Déterminer ainsi la dose de FeCl3 donnant le meilleur résultat.
Prélever 10 ml d'effluent en immergeant la pipette d'environ 5 cm (pour être
dans le liquide clair et ne pas aspirer de flottant).
Mesurer les MES
Mesurer la DCO
Mesurer la concentration en Phosphore, sur les 4 échantillons
Relever le coagulant le plus performant, et sa concentration. . Noter de1 à 5 la
qualité du floc et du surnageant.

13
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STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
ANNEXE 7: Résultats d’expériences : dosage chlorure ferrique, période creuse

Dosage à 8 :30 ;
Essai du dosage optimim en FeCl3, 8:30
Concentration FeCl3

25
20 ppm
(ppm)

20

15
10 ppm
10
6 ppm
5

0
08-mai 18-mai 28-mai 07-juin 17-juin 27-juin 07-juil 17-juil

Date

essai jar test dosage actuel dosage préconisé

Dosage à 14 h 00 :
Concentration FeCl3 (ppm)

Essai du dosage optimum en FeCl3 à 1400

50

40 40 ppm 36 ppm, defaut


lavage ??
30 30 ppm

20
20 ppm, valeur de
10 temps de pluie
essai jar test dosage préconisé dosage actuel
0

08-mai 18-mai 28-mai 07-juin 17-juin 27-juin 07-juil 17-juil


Date

Dosage à 17 h 00
Essai du dosage optimiumen FeCl3 à 17:00
Concentration FeCl3 (ppm)

60 55 ppm, valeur
50 exclue 45 ppm, vidange
ancienne STEP
40 40 ppm
40 ppm
30
20
20 ppm, valeur de
10 temps de pluie
0
08-mai 18-mai 28-mai 07-juin 17-juin 27-juin 07-juil 17-juil
Date

essai jer test dosage actuel dosage préconisé

14
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ANNEXE 7 Résultats d’expériences : dosage chlorure ferrique, pointe estivale

Dosage avant 9 : 30 :
concentration (ppm)

Dosage optimum à 8:30

40 ppm
50
Matière 20 ppm
40vidange

30

20

10

0
22-juil 27-juil 01-août 06-août 11-août 16-août 21-août 26-août

essai jar test dosage appliqué date

Dosage de 10 h 00
concentration (ppm)

Dosage FeCl3 à 10: 00

60
50
40
30
20
10
0
04-août 06-août 08-août 10-août 12-août 14-août 16-août 18-août 20-août

date

essai jar test dosage appliqué

15
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Dosage de 14 h 00 :

Dosage optimum à 14: 00

c onc entration (ppm)


70 ppm
80

60
40 ppm
40

20 pluie

0
22-juil 27-juil 01-août 06-août 11-août 16-août 21-août

date
essai jar test dosage appliqué

Dosage à 17 h 00 :

Dosage optimum à 17 h 00

60
50 ppm
50
40 ppm
concentration

40

30

20

10

0
22-juil 27-juil 01-août 06-août 11-août 16-août 21-août
date

esssai jar test dosage appliqué

16
18
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ANNEXE 8 : Pollutogramme semaine 31 (du 1 au 7 août).

Pollutogramme DCO
Concentration (mg/l)

800
700
600
500
400
300
200
100
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
Heure

Pollutogramme NH4
Concentration (mg/l)

60

50

40

30

20

10

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
Heure

17
19
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ANNEXE 9 : calcul des gains sur le dosage en chlorure ferrique.

juin-04 juin-05 juil-04 juil-05 août-04 août-05


3
Taux de traitement g/m 62,3 40,6 66,8 45,8 61,35 54,5
Gain sur le taux de
traitement % 35 31 11
3
Débit mensuel m 309229 329352 377335 406867 456719 300411
Consommation FeCl3 t 19,3 13,4 25,2 18,6 28,0 16,4
Coût euros conf conf conf conf conf conf
Gain mensuel euros conf conf conf
Gain total euros 14564

18
20
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ANNEXE 10 : Dosage en polymère, période creuse

Dosage à 8 : 30 :

Essai dosage optim um polym ère AS 74, à 8:30


Concentration (ppm)

1
0,9
0,8
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1 08:30 Dosade actuel 8:30 Dosage préconisé 8:30
0
04-mai 06-mai 08-mai 10-mai 12-mai 14-mai 16-mai 18-mai
Date

Dosage à 11 : 00 :

Essai dosage optimum polymère AS 74, à 11:00.

1,4

1,2
Concentration (ppm)

0,8

0,6

0,4

0,2

0
05-mai 06-mai 07-mai 08-mai 09-mai 10-mai 11-mai 12-mai
Date
11:00 Dosage actuel 11:00 Dosage préconisé 11:00

19
21
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Dosage à 14 h 00 :

Concentration (ppm) Essai dosage optim um polym ère AS 74, à 14:00.

1,4

1,2

0,8

0,6

0,4

0,2

0
28-avr 08-mai 18-mai 28-mai 07-juin 17-juin 27-juin 07-juil 17-juil

Date
14:00 Dosage actuel 14:00 Dosage préconisé 14:00

Dosage à 17 h 00 :

Essai dosage optimum polymère AS 74 ,à 17:00;

1,8
1,6
Concentration (ppm)

1,4
1,2
1
0,8
0,6
0,4
0,2
0
28-avr 08-mai 18-mai 28-mai 07-juin 17-juin 27-juin 07-juil 17-juil
Date
16:00 Dosage actuel 16:00 Dosage préconisé 16:00

20
22
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ANNEXE 10 : Dosage en polymère, pointe estivale

Dosage à 10 : 00 :

Essai du dosage optimum polymère AS 74 à 10H00

1,4

1,2
Concentration (ppm)

0,8

0,6

0,4

0,2
essai jar test dosage réel
0
25-juil 27-juil 29-juil 31-juil 02-août 04-août 06-août 08-août 10-août 12-août

Dosage à 14 : 00
Concentration (mg/l)

Essai dosage optimum en polymère AS 74, à14H00

1,6

1,2

0,8

0,4

0
25-juil 27-juil 29-juil 31-juil 02-août 04-août 06-août 08-août 10-août 12-août
Date

Essai dosage Dosage réel

21
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Dosage à 17 : 00 :

Essai du dosage optimum en polymère AS 74, à 17H00


Concentratio (mg/l)

1,6
1,4
1,2
1
0,8
0,6
0,4
0,2
Essai jar test Dosage réel
0
25-juil 27-juil 29-juil 31-juil 02-août 04-août 06-août 08-août 10-août 12-août
Date

22
24
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ANNEXE 11 : historique du dosage en polymère.

Le taux de traitement d’août 2004 n’est pas disponible.

juin-04 juin-05 juil-04 juil-05 août-05


3
Taux de traitement g/m 0,61 1,44 0,56 1,22 1,9
Augmentation du taux de
traitement % -136 -116
3
Débit mensuel m 309229 329352 377335 406867
Consommation polymère t 0,2 0,5 0,2 0,5
Coût euros 434 1091 490 1142
Gain mensuel euros -657 -652
Gain total euros -1309

23
25
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ANNEXE 12 : résultats tests de performance nouveaux polymères, période
creuse,

Polymère le plus concentration


Date Heure performant (mg/l)
20-mai 08:30 AS 126 0,5
23-mai 08:30 AS 126 0,5
25-mai 08:30 AS 126 0,5
26-mai 08:30 AS 74 0,5
27-mai 08:30 AS 126 0,5
20-mai 14:00 AS 74 0,5
23-mai 14:00 AS 74 0,5
25-mai 14:00 AS 126 0,5
26-mai 14:00 AS 126 0,5
27-mai 14:00 AS 126 0,5
20-mai 16:00 AS 74 0,5
23-mai 16:00 AS 74 0,5
25-mai 16:00 AS 74 0,5
26-mai 16:00 AS 74 0,5
27-mai 16:00 AS 126 0,5

ANNEXE 12 : résultats tests de performance nouveaux polymères, pointe


estivale

Polymère le Dosage du
Heure Dosage en plus polymère
Date prélevement FeCl3 (mg/l) performant (mg/l)
8-août 09:30 18 AS 74 0,8
8-août 14:30 24 AS 74 0,8
09-août 09:15 12 AS 74 0,5
09-août 14:30 42 AS 74 0,5
09-août 17:00 24 AS 74 0,5
10-août 08:00 6 AS 74 0,5
10-août 11:40 42 AS 74 0,8
10-août 14:40 48 AS 74 0,5

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ANNEXE 13 : test de performance des coagulants organiques, période creuse.

dosage Réduction
Date Heure coagulant dosage coagulant FeCl3 dosage
06-juin 14:00 45 89 10 15 50%
07-juin 10:30 45 35 10 0,6 80%
13-juin 08:30 45 35 10 0,6 80%
13-juin 14:00 45 89 10 15 80%
13-juin 17:00 45 89 10 12 50%
14-juin 08:30 0 0 6
14-juin 14:00 45 89 10 6 80%
14-juin 16:00 45 89 10 3,6 80%
15-juin 10:20 45 35 10 3 50%
15-juin 14:30 45 45 7 6 80%
16-juin 09:30 45 35 10 1,2 80%
16-juin 11:00 45 35 10 15 50%
16-juin 14:00 45 26 10 6 80%
17-juin 09:30 45 35 10 1,2 80%
17-juin 14:00 45 26 10 6 80%
17-juin 16:00 45 26 10 9 80%
21-juin 09:30 45 89 10 3 50%
21-juin 14:00 45 45 7 6 80%
21-juin 16:30 45 89 10 9 50%

ANNEXE 13 : test de performance des coagulants organiques, pointe estivale

Division
Concentration dosage
Date Heure Coagulant (mg/l) FeCl3
11-août 08:30 45 45 2 /5
11-août 14:20 45 45 5 /5
11-août 17:00 45 45 5 /5
16-août 11:40 45 45 8 /5
16-août 16:00 45 26 8 /5
17-août 10:30 45 45 5 /5
17-août 17:00 45 45 8 /5
18-août 15:00 45 45 5 /5
19-août 10:15 45 45 5 /5
22-août 08:15 45 45 5 0 FeCl3

25
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ANNEXE 14 : note de calcul : chiffrage des gains apportés par les coagulants
organiques.

Comparaison coût du traitement chlorure ferrique uniquement et chlorure ferrique +


coagulant.

Période : période creuse, c'est à dire 150 jours/an


Ancien produit Nouveau produit
Référence produit FeCl3 FeCl3 + 45 45 V
Dosage marché g/m3 40 8 2
Dosage réel g/m3 40 6 2
Débit journalier m3/j 8819,6 8820 8820
Débit sur la période m3 1322936 1322936 1322936
Consommation de réactif (produit pur) T 53 8 3

Consommation de réactif (produit commercial) T 75 11 /


Prix (tonne de produit commercial) Euros CONF CONF 3006
Coût Euros 7953
Coût total Euros
Gain potentiel Euros -1055

Période : pointe estivale, c'est à dire60 jours/an


Ancien produit Nouveau produit
Référence produit FeCl3 FeCl3 + 45 45 V
Dosage marché g/m3 50 10 5
Dosage réel g/m3 50 10 5
Débit journalier m3/j 13390 13390 13390
Débit sur la période m3 803393,6217 803393,6217 803393,622
Consommation de réactif (produit pur) T 40 8 4
Consommation de réactif (produit commercial) T 57 11 /
Prix (tonne de produit commercial) Euros CONF CONF 3006
Coût Euros 12075
Coût total Euros
Gain potentiel Euros -7147

Période : pointe hivernale, c'est-à-dire 120 jours/an


Ancien produit Nouveau produit
Référence produit FeCl3 FeCl3 + 45 45 V
Dosage marché g/m3 65 13 5
Dosage réel g/m3 65 13 5
Débit journalier m3/j 10500 10500,38018 10500,3802
Débit sur la période m3 1260046 1260046 1260046
Consommation de réactif (produit pur) T 82 16 6
Consommation de réactif (produit commercial) T 116 23 /
Prix (tonne de produit commercial) Euros CONF CONF 3006
Coût Euros 18938
Coût total Euros
Gain potentiel Euros -8890

Gain potentiel annuel Euros -17092

26
28
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Gain sur les traitements des boues et de la chaux

Période :période creuse, c'est à dire 150 jours/an


Ancien produit Nouveau produit
FeCl3 FeCl3+4545
Débit journalier m3/j 8820 8820
DBO5 à l'entrée Kg/j 101 101
MES à l'entrée Kg/j 129 129
NTK à l'entrée Kg/j 23 23
P total à l'entrée Kg/j 3 3
FeCl3 pur injecté mg/l 40 8
Masse de FeCl3 pur journalier Kg/j 352,8 70,6
Masse de FeCl3 technique
journalier Kg/j 837,7 167,5
Volume de FeCl3 commercial
journalier litres/j 589,9 118,0
Masse de FeCl3 commercial
annuel tonnes/an 305,8 61,2
Volume de FeCl3 commercial
annuel m3/an 215,3 43,1
Masse de Fe journalier Kg/j 121,6 24,3
Moles de Fe injecté par jour Moles/j 2171,0 434,2
Moles de P entrant par jour Moles/j 110,8 110,8
Rapport Fe/P 19,597 3,919
Pourcentage de P éliminé % 140,8 98,2
Masse de FePO4 formée Kg/j 23,6 16,4
Masse de Fe(OH)3 formée Kg/j 215,6 34,8
Masse de MES complémentaires Kg/j 239,2 51,2
Masse de MES à prendre en
compte Kg/j 368 180
Taux de fer dans ces MES (en
masse) % 33,00 13,48
TAC consommé (en CaCO3) Kg/j 324,6 64,9

Gain sur le traitement des boues


Production de boues due à FePO4
et Fe(OH)3 t 28,2

Production de boues pateuses


due à FePO4 et Fe(OH)3 t 94,0
Prix boue euros/ t 60,0
Gain Boue euros 5637
Gain sur la chaux
t de
Gain sur le TAC CaCO3 CaCO3 38,9
Prix chaux Euros/t 106,64

Gain Chaux Euros 4153


Gain total Euros 9791

27
29
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Période : pointe estivale , c'est à dire 90 jours/an

Nouveau
Ancien produit produit
FeCl3 FeCl3+4545
Débit journalier m3/j 13390 13390
DBO5 à l'entrée Kg/j 1688 1688
MES à l'entrée Kg/j 2445 2445
NTK à l'entrée Kg/j 416 416
P total à l'entrée Kg/j 54 54
FeCl3 pur injecté mg/l 50 10
Masse de FeCl3 pur journalier Kg/j 669,5 133,9
Masse de FeCl3 technique journalier Kg/j 1589,8 318,0
Volume de FeCl3 commercial
journalier litres/j 1119,6 223,9
Masse de FeCl3 commercial annuel tonnes/an 580,3 116,1
Volume de FeCl3 commercial annuel m3/an 408,6 81,7
Masse de Fe journalier Kg/j 230,7 46,1
Moles de Fe injecté par jour Moles/j 4120,0 824,0

Moles de P entrant par jour Moles/j 1737,9 1737,9


Rapport Fe/P 2,371 0,474
Pourcentage de P éliminé % 84,9 42,2
Masse de FePO4 formée Kg/j 222,7 110,8
Masse de Fe(OH)3 formée Kg/j 283,0 9,7
Masse de MES complémentaires Kg/j 505,7 120,5
Masse de MES à prendre en compte Kg/j 2951 2566
Taux de fer dans ces MES (en masse) % 7,82 1,80
TAC consommé (en CaCO3) Kg/j 615,9 123,2

Gain sur la pointe estivale


Les boues sont au 2/3 pateuses et 1/3
sechées
Gain sur le traitement des boues

Production de boues due à


FePO4 et Fe(OH)3 t 34,7
Production de boue pateuses
due à FePO4 et Fe(OH)3 t 115,6
Production de boues séchées
due à FePO4 et Fe(OH)3 t 58
Production totale de boues due à
FePO4 et Fe(OH)3 t 96
Prix boue euros/ t 60,0
Gain Boue euros 5779

Gain sur la chaux


TAC T de chaux 44,3
Prix chaux Euros/t 106,64
Gain Chaux Euros 4729
Gain total Euros 10508

28
30
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Période : pointe hivernale, c'est à
dire 120 jours/an Ancien produit Nouveau produit
FeCl3 FeCl3+4545
Débit journalier m3/j 10500 10500
DBO5 à l'entrée Kg/j 2014 2014
MES à l'entrée Kg/j 1767 1767
NTK à l'entrée Kg/j 484 484
P total à l'entrée Kg/j 73 73
FeCl3 pur injecté mg/l 65 13
Masse de FeCl3 pur journalier Kg/j 682,5 136,5
Masse de FeCl3 technique journalier Kg/j 1620,7 324,1
Volume de FeCl3 commercial
journalier litres/j 1141,3 228,3
Masse de FeCl3 commercial annuel tonnes/an 591,6 118,3
Volume de FeCl3 commercial annuel m3/an 416,6 83,3
Masse de Fe journalier Kg/j 235,2 47,0
Moles de Fe injecté par jour Moles/j 4200,2 840,0
Moles de P entrant par jour Moles/j 2348,9 2348,9
Rapport Fe/P 1,788 0,358
Pourcentage de P éliminé % 77,4 34,8
Masse de FePO4 formée Kg/j 274,5 123,3
Masse de Fe(OH)3 formée Kg/j 254,9 2,5
Masse de MES complémentaires Kg/j 529,4 125,8
Masse de MES à prendre en compte Kg/j 2296 1893
Taux de fer dans ces MES (en masse) % 10,24 2,49
TAC consommé (en CaCO3) Kg/j 627,9 125,6

Gain sur le traitement des boues


Production de boues due à FePO4
et Fe(OH)3 t 36,3
Production de boue pateuses due
à FePO4 et Fe(OH)3 t 121,1

Production de boues séchées due


à FePO4 et Fe(OH)3 t 61
Production totale de boues due à
FePO4 et Fe(OH)3 t 101
Prix boue euros/ t 60,0
Gain Boue euros 6054
Gain sur la chaux
T de
TAC chaux 45,2
Prix chaux Euros/t 106,64
Gain Chaux Euros 4821
Gain total Euros 10875

29
31
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
ANNEXE 15: Données numériques des concentrations de la bâche à boue.

Concentration Concentration
Date maximale (g/l) minimale (g/l) Ecart
01-juil 14 6,8 7,2
02-juil 13,7 8,2 5,5
03-juil 9,68 6,3 3,38
04-juil 14 6,38 7,62
EXTRACTION / RECIRCULATION

05-juil 13,37 6,4 6,97


06-juil 9,09 6 3,09
07-juil 12,3 7,51 4,79
08-juil 10,5 7,2 3,3
09-juil 12,6 8,93 3,67
10-juil 9,91 5,67 4,24
11-juil 14 7,12 6,88
12-juil 13,1 6,8 6,3
13-juil 14 13 1
14-juil 13,5 6,6 6,9
15-juil 13,9 9,47 4,43
16-juil 14 7,3 6,7
17-juil 12,4 1,3 11,1
18-juil 14 8,9 5,1
19-juil 14 8,9 5,1
20-juil 11,6 5,4 6,2
21-juil 12 4,8 7,2
22-juil 14 1,25 12,75
EXTRACTION

23-juil 10,14 5,7 4,44


24-juil 8,8 5,3 3,5
25-juil 13,72 6,26 7,46
26-juil 13,8 6,2 7,6
27-juil 15 10,5 4,5
28-juil 15 7,7 7,3
29-juil 15 9,4 5,6
30-juil 13,9 6,37 7,53
31-juil 12,25 3,96 8,29

30
32
STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
Concentration Concentration
Date maximale (g/l) minimale (g/l) Ecart
01-août 14 5,14 8,86
02-août 14 2 12
03-août 14 6,7 7,3
EXTRACTION

04-août 14 7 7
05-août 14 3,2 10,8
06-août 14 2,5 11,5
07-août 14 2,6 11,4
08-août 14 7,3 6,7
09-août 14 9,9 4,1
10-août 14 14 0
11-août 14 2,5 11,5
12-août 14 6,8 7,2
13-août 14 8 6
14-août 14 6,2 7,8
15-août 14 7,1 6,9
16-août 14 7 7
17-août 14 5,1 8,9
18-août 14 5,2 8,8
RECIRCULATION

19-août 14 8 6
20-août 14 9,7 4,3
21-août 12 9,1 2,9
22-août 14 5 9
23-août 12,3 5 7,3
24-août 12 5 7
25-août 10 5,7 4,3
26-août 10,3 6,3 4
27-août 12,1 4,5 7,6
28-août 12 4,3 7,7
29-août 10,3 3,7 6,6
30-août 9 3,4 5,6
31-août 14 10,6 3,4

Concentration Concentration
Date maximale (g/l) minimale (g/l) Ecart
01-sept 14 8,7 5,3
02-sept 14 6 8
03-sept 12,5 3,3 9,2
RECIRCULATION

04-sept 10,5 5 5,5


05-sept 11,6 6,5 5,1
06-sept 14 2 12
07-sept 9,6 4,8 4,8
08-sept 14 8,5 5,5
09-sept 14 9,9 4,1
10-sept 14 4,8 9,2
11-sept 14 10,8 3,2

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STEU de Chamonix – les Houches : optimisation du traitement physico-chimique ; P.Machet, Sept.-2005, LDEF ENGEES
ENGEES, ECOLE NATIONALE DU GENIE DE L’EAU
ET DE L’ENVIRONNEMENT DE STRASBOURG
1 quai Koch
67 070 STRASBOURG CEDEX.

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES

Auteur : Pascale Machet Mastère Spécialité Eau


Potable et Assainissement.

Titre :
Station de traitement des eaux usées de Chamonix les Houches, Année de publication :
Optimisation du traitement physico-chimique 2005
Etude des décanteurs lamellaires.

Nombre de volumes : 2 Nombre de pages : 91 Nombre de références bibliographiques 24


Structure d’accueil :
Lyonnaise des Eaux
Centre Région Régional
30 Avenue du Général de Gaulle
73200 Albertville.
Résumé :
Le travail est réalisé sur la station de traitement des eaux usées de Chamonix-Les
Houches, de type physico-chimique biofiltration par cultures fixées.
Cette étude porte sur une optimisation des dosages en réactifs (chlorure ferrique et
polymère), via des expérimentations en laboratoire, appliquées directement sur la station.
Elle propose à l’exploitant de mettre en œuvre d’autres types de produits chimiques, tels
que de nouveaux polymères et des coagulants organiques.
La deuxième partie de l’étude s’attache à réduire les départs de boues sur les décanteurs,
très problématiques actuellement.
Les solutions proposées pour s’affranchir de ce phénomène sont la mise en place de la
recirculation des boues (largement testée sur la période d’étude), une amélioration de la gestion
des extractions des boues et la mise en place d’une procédure de lavage des décanteurs.

Mots clés :
Coagulation – Floculation - Décantation – Chlorure ferrique – Polymère – Coagulant
organique
Départs de Boues – Recirculation - Extractions -

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