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MODALITÉS D'APPLICATION DE LA LOI P.

38
La loi sû la protection des personnes qui présentent un danger pour eux-mêmes ou pour autrui (Loi
P-38) permet sous certaines conditions strictes de passer outre âu consentement des personnes et de
les priver tempomirement de leur liberté afin d'assuÉr leur sécurité ou celle d'autrùi. II s'agit d'une
loi d'exception qui ne doit être utilisée que lorsqu'il n'existe âucune autre solution pour assurer la
sécurité des personnes en cause. La notion de dangerosité demeure le seul critère d'âpplication de Ia
loi.
But : La formation permet aux participants de prendre connaissance de l'esprit de la loi et de ses
anicles et de connaître le rôle et les responsabilités des partenaires dans I'application de la loi.
Contenu :
Présentation et particularités de Ia loi;
Rôles et responsabilités en lien avec I'application de Ia loi;
@x Services d'aide en situation de crise désignés
@x, Les policiers
@x Les se.vices ambulanciers
@lÉ Personnel des cenfes hospitaliers
Notions de .esponsabilités;
@È Repèr.es pour I'estimation de la dangerosité
@x Les trois types de danger
@É outil d'aide à la tâche pour estimer Ie danger
@x Notions cliniques etjuridiques du danger
Les indicateurs pour la requête au tribunal;
L'application de la loi au Bas-Saint-Laurent;
Formulaires de transmission d'informations:
Vignettes cliniques et discussion.

Approche : La formation allie exposés théoriques, études de cas et ùtilisation des expériences de
travail. La méthode est active et tient compte des besoins des participants. Les activités
d'apprentissage favorisent I'appropriation des contenus et des outils et permettent le transfert des
coûnaissances dâns le milieu.
Durée i La formation est d'une duree dç 7 heures.
Les pârticipants : La formation s'adresse aux intervenants désignés en santé mentale au secteur de
la santé et des services sociaux et aux interyenants désignés des ceûtres de crise ainsi qu'aux
intervenants hors réseau oeuvrant en urgeûce (policiets, ambulanciers).
Formàteùrs : Les formateurs sont acctédités par l'Association québécoise de prévention du suicide
et s'allient à Ia personne responsable de la coordination clinique des services de crise du Bas_Saint-
Laurent.
La SQ et les CSSS des Sources poursuivent leur fruotueuse collaboration en signant
une nouvelle entente pour lâ sécurité des citoyens mais aussi des employés de ces
derrx organismes. Étaient présents lors de la signature, dans lordre habituel : le
lieutenant Yves Beaudoin, directeur du poste de la Sûreié du Québec de lâ MRC des
Sources ; Richârcl Vaiilancorirt, directeur des programmes spécifiques et de santé
publique au CSSS des Sources et l\.4ario Morand, directeur du CSSS des Sources

Récemment, la Sûreté du Québec (SQ) des Sources et le Centre de santé et de


services sociaux {CSSS} des Sources signaient une nouvelle entente de
collaboration afin d'être mieux outillés pour intervenir auprès des personnês
donl l'état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui'

( La Loi P-38 stipule qu'un agent de la paix peui, sans iautorlsation du tribunal,
amener contre son gré une personne â un centre hospitaliel à la demande d'un
intervenant d'un service d'aide en situation de clise qui estime un danger grâve ou
immédiat > a expliqué le lieulenant Yves Beaudoin, directeur du poste à la SO des
Sources.

La Loi P-38 s'appiique lorsque tout a été tentè et qu'i1 n'existe aucune autre solution
pour âssurer la protection de la peEonne ou d'autrui Cette Loi porte atteinte aux droits
iondamentaux en perntetlant. à ceftâines conditions, de passer outre le consentement
de la personne et de la priver temporairement de sa liberté L'objectif de cette nouvelle
entenie permettra enire autres de baliser les mandats de lâ SQ et du CSSS des
Sources.

Sur Ie terrain

< Au CSSSS des Sources. ce sont les intervenants sociaux du guichet d accueil
psychosocial qui sont désignés pour intervenir et estimer la dangerosité En dehors des
(
i-reires d'ouverture du guichel d accùeil, les intervenants du service régional Urgence
détresse > sont en mesure d'intervenir dans ces situations ), a de son côté expliqué
Richard Vaillancouft, direcleur des programmes spécifiques et de santé publique au
CSSS des Sources.

( L'intervention demeure una intervention de crise Elle vise à dénouer une siiuaiion
g[âve et immédiâte et non à régler un problème qui perdure, ni à répondre aux
famille
Iressions de différents acteurs de la communauté (intervenants, membres de lâ
ou de l'entourage, etc.) tt, a conclu M. Vaillancoud.

Cette entente permettra donc de definir une façon ci intervetir entre les padenaires a{in
de répondre adéquatement à lâ demande et minimiser les ambiguités, fâciiiter la
concertation des partenaires lors d'une intervention de crise auprès des personnes
dont l'état mental présente un danger poul elle-même ou pour autrui; améliorer les
arrimages et maximiser jes expedises de chacun, en travaillanl en complémentarité et
en collaboration.

Cette Collaboration entre la SQ et le CSSS dôs Sources n'est qu'une étape de plus
dâns les ententes déjà conclues entre les deux orgânisaiions :entente contre la
vaolence faite aux femmes et celle relative âux abus envers les âînés
FXPLOFATION . ÉXERCICF TIJT.'RÀL

ObJ.ctif: Ëxploror dot rsp6ct3 d0 te conrclarcê, dâ -éàIsat,or rmât.nr?


conllancc, dê t,rioractjcn gocletâ. â ptLsi€u; nl\,€Ê.r .:
d" p,"L;;;,,;j
Expàriâhca: En lac6 à taco. dyadâ o,r dd.U prrdoux, tôtrncur oolrâ t, himÂ
À,pluil.ur! rrpd!.s et t'Âutrr y rÉpond ^,,-_r, ^
à craquo iot", .J" à"ii irr.i,,.
molng d6u< mlnuioa Àt âu pluttrols mlnUtæ.

Qucstiôns:
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Qu'ls!{e quc tu ddairca?
A quoi pcnsès-lu rowêlli? Ouô râiô+l fuk.? lâs gâlr3?
Quê wux"tu oubllsr? où rs-tJ rtucsP
dÉ.ià Oul tà lâit Ftsirlr?
Un rèw qqê j€ vsrÀ Éàllsor Qu'ê3Fc6 q!ô fu dmorub âp- OusllÊ ê3l tà feÇcfl d'&to àtmâ-
plus trrd. ptêndrc? b{6?
Moment aù Ju étÉ hirJr6uc Où .r-tu ôchoué? un gcsitc qu6,es àJirat
Mom6ft oir fd été d;€. loôt.t
QuÉllæ gont iês t&cês? quit. plsb
Mom.nt oir I'd étd trj€iê, Comrnedt sntvés.tu À tôr Ou'ôit c. que'to supportèr dÉ-
Une €urpriiô rÉréâbtè.
tlclldm.nt ch6z lÀ! aâna?
Câ quo lrlm6 à ttcolô, En quol p6LD(-tu àtô udl.? Côrômarf as-lu laÈ uno b6ll.
C€ que i! détÊ61ô à I'doote. futs aens bon qulnd? !ûrprha À qudqu,un?
Jô mB ssnr md q,nnd-. Un androlt où tu tâ 6.n. nn ' Ouollo 6st la mântlrê dbtjtÉnk
Jt m'rnouls qurnd,., Ericurha,
J'al p.ur dr... Oualqua chose que iu 8Â16
!c I'rticntlon?
L€s qé6los qu. tu Dosà.Its
Mon axcrs€ fsvorlta. blôn fqlr!. À,.tra! t6 rlprochent,
Ourlqu. chos€ qu6 lo vou- Quêlqqa cho{g qu6 tu àlmÊ, Un gr3tâ qu. Lr eutrud fônl
dlrir ch$çrr choz mol. |als r{.ll..t plus tsid et $rlt6 déptait

INTÊGRATION

-' Approlondl. râs 6motiorlt,6r pùÉft;


ApproiorNdlr râ êontlùca Èt Êon ndrho d. sôl:
' ApprcJoodlr s êo"nnnd56lnoÊ d€ bagolns el dc! rarc{orle lss ur6 d.s rlrtres;
Elllllrsavlnon dllnô mênc cxpônÊnc., le basê do Ia corfianco cn jês cspachAr C la barô
da Jas intsrecdorB socillcr coh6trudfws;
" Dicouwir dê rouwlla$ t&cêthg da sa oonnalssâncê da ,ol, dr nowèll.r conpttânccs et
do nouvsalx talcntô Èt ônfn, d!ô r{{odcns lntgrpôÉonn€ll6! dô aoi c.t cjaqïrros par
rappoÉ à sol,

InrpirË d! PRODAS

C.Éé prr: Jc.Il.Piorri L-tnglob, d n n.


ry Actions
Étapes Responsabilité
ô Faire appel aux policiers ou à un intervenanl de crise désigné
1. ldentilicalion d'une crise pourtournir une intervenlion rapide el pourestimer la
avec polenliolde dangerosité.
dangerosilé ô Lorsque la demande d'aide esl acheminée par le 911.
paramèlres à délinir avec les policiers alinde déteminer les
silualions dans lesquelles ils pourronl laire appel aux
inleruenanls de crise désiqnés.
lnleruenanl de cdse + Apporter l'aide requise el eslimer la dangerosité.
2- Eslimation de la désisné, ô Si eslimalion d'un dango. grâve et lmlnfiiat et retus (b
dângerosilé LPSGiM, urgence 24t, collaborer, demander aux policiers de conduire la personne au
rioliciers cH.
ê Transporter la personne au CH.
3. Transporl de la personne Policiers + Les ambulanciers transpodent lâ p€rsonne au CH à ]a demande
âu CH des ooliciers.
o Si présence de dângergrave et immédiat selon I'avis médical,
4. Évaluation de la nécessilé Médecin à I urgence mise sous garde pévontlve au CH (maximum de 72 heures).
d'une gade préventive ô Si le médecin nejuge pas de la necessilé dune garde
oréventive. rétérer la oersonne au CLSC.
5. Démarche pour oblenir ê Adresser uns requéte à la Cour du Québec pour obtenir une
une odonnance de garde DSP du CH garde provl3olre.
provisoire (évaluation
osvchialrioue)
ê Êvaluer ladanqerosilé de lapersonne.
6- Êvalualionpsychiatrique Deux psychiatres ou un è Les deux examens psychietriques doivent conclure à une
(ou qarde provisoîe) dangerosité pourdemander une garde en établissemenl.
ornnipralicien ô Les eJ€mens psychialriques doivent se laire dans un délai de 48
à 96 heures.
ô Adresser une requête à la Cour pour oblenir une garde en
7. Obtenlion d'une gade en DSP du CH établlssement.
élablissement ô Ls tdbunal déterminera ladurée de laoarde.

Êtapes Responsab ltè


è Adresser une requêle à la Cour du Québec pour oblenÙ une
L Démarche pourobtenir Famille, intervenants gerde provlsolre (durée de 96 heures)
une garde provisoire ê La personne quidemande une requêle peut se iâire
(évalualion psychialrique) accompagner par I'aide juridiqre, par Nouveau R€gard, pfi le
CLsc ou s€ Drésenterseule à la Cour,
2. Flépélition des élapes 6 el
DSP du CH
ê ldem qu'aux poinls 6 el 7.
7.

La loi P-38 est une loi d'exception et ne s'applique que dans lês situations de danger grave et
imminent êt de non collaboration. Dans l'inloNention, tavoriser loujours la recherche du
consentemenl. Dès que la personne consent à recevoir de l'aide, la loi ne s'âpplique plus.