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BARON Julian

2191150 – LDE-
NADAL Lucie
Charge de TD

«  C’est donc à bon droit qu’une cour d’appel décide que la validité et l’efficacité d’une
reconnaissance paternelle, comme de la légitimation qu’elle avait pour objet de réaliser,
ne peuvent être appréciées qu’au regard de la législation sous l’empire de laquelle l’acte a
été accompli  »

C’est aussi notamment dans le cas d’un arrêt rendu le 20 juin 2019 par la deuxième
chambre civile de la Cour de cassation qu’on retrouve cette idée.

En l’espèce, un étudiant du lycée a survécu un accident du travail le 18 mars 2010, auprès


de la société où il effectuait un stage ; société qui s’en prenait en charge au titre de la
législation professionnel. Du même fait, il faut remarque la reconnaissance de la faute
inexcusable commis par la société.

Par un jugement rendu le 18 janvier 2018 par la cour d'appel d'Angers dans sa chambre
sociale, le lycée exerce un pouvoir en cassation contre la société en raison d’un premier
moyen où il argument deux parties. Premièrement, la cour d’appel avait violé l’article 2 du
code civil car la loi nouvelle régit immédiatement les effets légaux des situations juridiques
ayant pris naissance avant son entrée en vigueur et non définitivement réalisées. Dans ce
sens, apparait une nouvelle loi (l’article 8 issu de la loi n° 2014-788 du 10 juillet 2014 (),
laquelle ouvrait un recours pour le lycée contre la société pour statuer la garantie des
conséquences financières de la faute inexcusable, ne pouvait s’appliquer qu’aux recours qui
portaient sur les accidents du travail produits postérieurement à l'entrée en vigueur de loi
nouvelle. Deuxièmement, la cour d’appel d’Angers, encore une fois, violait l’article 2 du
code civil, en vue de qu’elle ne prenait pas en compte que le recours effectué par le lycée,
fondée sur la loi n° 2014-788 du 10 juillet 2014, ne pouvait s’appliquer dès lors qu’il le
statué sur le cadre contractuel. Le lycée rappel à la Cour de cassation que le recours qu’il
exerçait était un effet que la loi attache à l’accident et non un effet du contrat.

Or, la deuxième chambre civile de la Cour de cassation a dû se questionner : les nouvelles


dispositions du dernier alinéa de l’article L. 452-4 du code de la sécurité sociale, dans leur
rédaction issue de l'article 8 de la loi n° 2014-788 du 10 juillet 2014, était applicable aux
accidents et maladies survenues antérieurement son l’entrée en vigueur ?

Par un arrêt de la deuxième chambre civil de la cour de cassation statue que les dispositions
issues de la nouvelle loi sont applicables aux seuls accidents et maladies survenus
postérieurement à l'entrée en vigueur de cette loi, en comprenant que les faits se sont
produits quatre ans avant l’entrée en vigueur. Ce pour cette raison que la Cour de cassation
considère que le moyen n’est pas fondé et elle rejet le pouvoir.
1. En quoi l’arrêt illustre-t-il la manière dont la Cour de cassation résout le conflit de
lois dans le temps ?

L’arrêt rendu par la deuxième chambre civile de la Cour de cassation illustre l’idée de que
la loi n’a pas d’effet rétroactif. C’est-à-dire que la loi ne s’applique pas aux situations qui se
sont entièrement réalisées avant sa date d’entrée en vigueur. La loi nouvelle ne peut
remettre en cause les situations juridiques valablement constituées sous l’empire d’une loi
ancienne. En conséquence, les dispositions du dernier alinéa de l'article L. 452-4 du code de
la sécurité sociale, dans leur rédaction issue de l'article 8 de la loi n° 2014-788 du 10 juillet
2014, n’étaient pas applicables aux faits du pouvoir.

2. De quelle manière le fait d’ouvrir une action à l'encontre de l'organisme d'accueil


des stagiaires au bénéfice des établissements d'enseignement (qui ont l’obligation
d’indemniser les élèves ou les étudiants) modifie-t-il les droits et obligations des
parties ?

2.1. Cette nouvelle possibilité, introduite en 2014, relève-t-elle de la constitution


ou des effets de la situation juridique ?

Selon l’arrêt attaqué, les nouvelles dispositions de l’article L-452 du code de la sécurité
sociale relèvent aux effets produits lors d’un accident du travail dus à la faute inexcusable
de l’employeur. Car l’article évoque que la victime ou ses ayants droit ont droit à une
indemnisation complémentaire sous la révision de certaines conditions.

2.2. Que convient-il d’en déduire au regard de l’application de l’article 2 du Code


civil ?

Il convient de déduire, au regard de l’application de l’article 2 du Code civile, que la


solution se fonde sur la base de la règle de non-rétroactivité qui implique que les conditions
de création d’une situation juridique ne peuvent pas être remises en cause par la loi
nouvelle, si cette création est antérieure à la loi nouvelle. Inversement, une loi nouvelle ne
peut pas valider rétroactivement des actes qui étaient nuls sous l’empire de la loi ancienne.
En l’espèce, les nouvelles dispositions qui prévoit la nouvelle loi ne sont pas applicables
aux faits avant l’entrée en vigueur en 2014. Dans ce cas-là, les faits sont apparus en 2010,
en conséquence, la nouvelle loi n’est pas applicable.
3. Quelles sont les difficultés que soulève la solution de l’arrêt au regard des objectifs
de prévisibilité des solutions et de sécurité juridique ?

L’arrêt rendu par la deuxième chambre civile, soulève la problématique de l’application de


la loi dans le temps, plus précisément, il soulève l’application de la loi dans le temps aux
situations nées sous l’empire de la loi ancienne et en cours de réalisation. Néanmoins, la
Cour rappel bien, ici, que les dispositions de la loi nouvelle s’appliquent aux effets produits
après l’entrée en vigueur. De même, elle ne rétroagit pas sur les effets passés d’une
situation juridique en cours lors de son entrée en vigueur, c’est-à-dire sur les effets d’une
situation qui ont été accomplis et qui se sont produits avant l’entrée en vigueur de la loi
nouvelle, et cela, quelle que soit la nature extracontractuelle ou contractuelle de cette
situation juridique.

En raison de cela, c’est prévisible prend en compte une solution qui ne considère pas les
faits nés sous-l’empire d’une ancienne loi.

3.1. Quels en sont les avantages ?

Les avantages que cette solution rendu par la Cour de cassation en 2019, permettent ce sont
ceux d’une sécurité juridique. La stabilité des relations contractuelles et de la survie de la
loi ancienne en application de l’article 2 (préserver sécurité juridique), permettent d’avoir
une stabilité juridique. C’est ne pas possible de juger quelqu’un ou quelque chose effectué
quand les règles du jeu n’aient pas été tout à fait posés

4. Le législateur aurait-il pu et aurait-il dû prévoir une solution différente ?

Le législateur aurait pu statuer que la nouvelle loi aurait un effet rétroactive, cependant, ce
la aurait pu entrainer des énormes difficultés concernant à la sécurité juridique.