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El Watan

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Mercredi 18 janvier 2012

RESPONSABLE DE L’EX-FIS

Mourad Dhina arrêté à Paris

LIRE EN PAGE 28

ÉDITION DU CENTRE

N° 6460 - Vingt-deuxième année - Prix : Algérie : 15 DA. France : 1 . USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com

KIDNAPPÉ PAR UN GROUPE ARMÉ, LIBÉRÉ PAR LES FORCES LIBYENNES

ÉLÈVES DE TERMINALE

PROTESTATION CONTRE LA SURCHARGE DES COURS

La folle journée du wali d’Illizi

PHOTO : H. LYES
PHOTO : H. LYES

Plusieurs

centaines de lycéens ont organisé, hier, une marche d’une dizaine de kilomètres, dans la capitale, pour dénoncer le calendrier maintenu par la tutelle pour les examens de fin d’année et l’arrêt des cours, fixé au 10 mai prochain

Ils réclament

un allègement des programmes dont la surcharge devient intenable.

LIRE L’ARTICLE DE FATIMA ARAB EN PAGE 7

intenable. LIRE L’ARTICLE DE FATIMA ARAB EN PAGE 7 LOI DE FINANCES 2012 DES ENTREPRISES S’INITIENT

LOI DE FINANCES 2012

DES ENTREPRISES S’INITIENT AUX NOUVELLES MESURES

PHOTO : M. SALIM
PHOTO : M. SALIM

Dans le cadre de l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions fiscales introduites dans la loi de finances pour 2012 (LF 2012), le bureau de conseil Ernst&Young Algérie a pris l’initiative d’organiser, hier à Alger, une rencontre de vulgarisation et d’explication au profit des directeurs de l’administration et des finances (DAF), directement concernés par l’application de ces mesures.

SUITE DE L’ARTICLE DE LYES MECHTI EN PAGE 9

24 heures après son enlèvement par un groupe armé dans des circonstances qui restent obscures, le wali d’Illizi a été libéré hier en fin de journée Les ravisseurs, au nombre de trois, ont été interceptés à 180 km en territoire libyen par les Thouar qui ont remis le wali, Mohamed Laïd Khelfi, aux autorités algériennes.

L e wali d’Illizi, Mohamed Laïd Khelfi, enlevé lundi à 16h dans la région

de Timroualine, à 80 km de Debdeb, dans la wilaya d’Illizi, a retrouvé sa liberté hier, vers 16h. Ce sont les autorités libyennes qui ont remis le wali

aux autorités algériennes après sa libération des mains de ses ravisseurs, en territoire libyen. Selon nos sources, il s’agit là d’un acte irréfléchi de la part de «jeunes» kidnappeurs d’origine algérienne, armés et identifiés de surcroît.

SUITE DE L’ARTICLE DE NABILA AMIR. LIRE ÉGALEMENT LE COMPTE RENDU DE M.-F. GAÏDI EN PAGE 4

ENQUÊTE

TRANSFERT DES ALGÉRIENS À L’ÉTRANGER POUR SOINS

GUERRE DES CHIFFRES ENTRE LA CNAS ET LES HÔPITAUX FRANÇAIS

Le contentieux financier

entre les hôpitaux français et la CNAS a pris une nouvelle tournure avec le refus de ces établissements d’accueillir les malades algériens

La CNAS rejette en bloc le

montant de ces créances estimé à 600 millions d’euros invoquant des «factures injustifiées».

LIRE L’ENQUÊTE RÉALISÉE PAR FELLA BOUREDJI ET L’ARTICLE DE DJAMILA KOURTA EN PAGES 2 ET 3

. LIRE L’ENQUÊTE RÉALISÉE PAR FELLA BOUREDJI ET L’ARTICLE DE DJAMILA KOURTA EN PAGES 2 ET
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El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 2

ENQUÊTE

TRANSFERT DES MALADES ALGÉRIENS

GUERRE DES CHIFFRES ENTRE LA CNAS

Des hôpitaux français refusent, depuis quelques semaines, d’admettre les malades algériens en dépit des conventions bilatérales sur les soins de santé qui lient l’Algérie à la France depuis 1981. Le motif de ces refus ? Les impayés de la CNAS seraient de 34 millions d’euros selon la partie française, alors que seuls 430 malades ont été transférés en 2011. Le contentieux qui divise les deux parties, vieux de deux décennies, semble prendre une nouvelle tournure. En témoigne le cas très médiatisé du bébé Manil qui a dû bénéficier d’une mesure exceptionnelle pour se faire soigner en France. Qu’en est-il des milliers d’autres «Manil» pris en otages par ce contentieux ?

C ombien coûte la vie d’un Al-

mission médicale nationale a donné

ce temps, le bébé Manil – qui est loin

gérien ? Une question que se posent, chaque mercredi, les six

son «OK», il y a deux mois, pour son transfert en France. La CNAS a signé

d’être seul dans ce cas-là – risquait de mourir à tout moment. Son père,

membres de la Commission médicale

la

prise en charge. Seulement, les hô-

Mouloud Blidi, a préféré s’en remettre

nationale (CMN) qui statuent sur les transferts des malades à l’étranger. Ils

pitaux français ont refusé de l’admettre pour cause d’impayés de la CNAS,

à la solidarité populaire qui, d’ailleurs, lui a permis de collecter plus de 40 000

n’apprécieront certainement pas que leur mission soit posée en ces termes, mais c’est bien de cela qu’il s’agit.

qui a perdu toute crédibilité à leurs yeux. Le cas du bébé Manil a connu un heureux dénouement puisque la France

euros pour payer sa prise en charge, soit près de 20% de la somme nécessaire. La vie de Manil coûte 270 000 euros.

Mesurer, évaluer et peser le droit à la vie de chaque postulant. Ils analysent les dossiers des demandeurs malades, selon le risque vital que suppose leur maladie, son coût et les chances de guérison. Durant l’année 2011, 430 malades, triés sur le volet, ont été transférés à l’étranger, en France plus particulièrement au vu des conventions bilatérales sur les soins de santé qui

lui a accordé, samedi dernier, une prise en charge pour raisons «médicales humanitaires», mais en avertissant tout de même que cette exception ne doit pas «pour autant occulter la néces- sité de remédier au recouvrement des créances, qui ont atteint 34 millions d’euros en 2011, de la Caisse nationale d’assurance sociale algérienne auprès des établissements de santé français»,

Elan de solidarité sur facebook, en Al- gérie et ailleurs, pour la payer. Mainte- nant que la CNAS s’est engagée à payer sa prise en charge, l’argent collecté servira à la création d’une association pour le lancement d’un centre de greffe en Algérie. Bel exemple pour un si triste combat. Depuis, d’autres pages ont vu le jour sur facebook : «sauver Hadjira Oua-

lient les deux pays depuis 1981. Mais

a

tenu à préciser le ministère français

zani», «sauver Dassine Tlili», «sauver

un

vent de révolte souffle, ces dernières

de la Santé dans un communiqué de

le petit Ilyes», «sauver la cancéreuse

semaines, dans plusieurs villes du pays, sur la question de la prise en charge de nos malades à l’étranger. A l’origine,

presse officiel. La convention relative aux soins de santé dispensés en France aux assurés sociaux algériens, entrée

de Ouargla»… Ces pages ont toutes un point commun : elles défendent la cause d’Algériens atteints de maladies

les

transferts récurrents des dignitaires

en vigueur en 1981, ne tient plus,

rares, qui ne peuvent être soignés dans

du

régime, dont la presse fait souvent

apparemment. Le contentieux entre

nos hôpitaux faute de moyens ou de

écho, mais aussi, l’affaire «Sauver le

la

CNAS et les hôpitaux français, qui

compétences. Ils sont tous livrés à

bébé Manil».

ne

date pas d’hier, prend une nouvelle

eux-mêmes et veulent, comme le bébé

Une page facebook a été créée il y

tournure. Dramatique pour les milliers

Manil, s’en remettre à la solidarité

a

deux mois, pour faire connaître la

d’autres «Manil» non médiatisés, qui

populaire. Une voie certes incertaine,

détresse d’un enfant de 8 mois atteint

:

déficit immunitaire combiné sévère

ne

peuvent être soignés en Algérie.

mais la seule qui leur reste. Déjà que

toujours été difficile à obtenir – sauf si

d’une maladie rare. SCID-X ou DICS

34 MILLIONS D’EUROS D’IMPAYÉS

l’accès au fameux «OK» de la CMN a

lié au chromosome X. Il s’agit d’une maladie héréditaire provoquée par la

POUR SEULEMENT 340 MALADES ! «Les impayés de la CNAS devien-

on a un contact haut gradé capable d’un passe-droit rapide et efficace – voilà

transmission d’un gène défectueux de

nent trop lourds», dénoncent, depuis

que cette question d’impayés de la

la

maman aux enfants de sexe mas-

plusieurs semaines, des responsables

CNAS vient boucher à présent toutes

culin, les privant ainsi de toutes leurs

d’hôpitaux français, dont ceux de Lyon

les issues de secours pour ces malades.

capacités immunitaires. Il pourrait être

et

de Strasbourg. La CNAS fait la sour-

Près de 40 millions d’euros de créan-

sauvé par une greffe de moelle osseuse

de oreille sur la question des impayés

ces présentées en 2010, alors qu’elles

dont sa sœur, Manel, âgée de 6 ans, est

et

les accuse, à son tour, de prendre les

n’étaient que d’un million en 2009,

le

seul donneur compatible. La Com-

malades algériens en otages. Pendant

selon le Centre de liaison européen

PHOTO :D. R.

et international de la sécurité sociale (CLEISS). Une embûche qu’aucun pis- ton ne peut désormais déjouer.

délais d’hospitalisation, mais le mi- nistère français de la Santé se défend, selon l’argument d’une pratique rigou-

«LES HÔPITAUX FRANÇAIS VEULENT

RUDES NÉGOCIATIONS Cette histoire d’impayés remonte à loin dans le temps, mais jamais elle n’avait remis en question la convention ratifiée par la France et l’Algérie en

reuse de la médecine qui ne peut être édictée à distance. Les deux parties ne répondent pas à la même logique. Les uns invoquent la rigueur dans la pratique de la médecine, les autres défendent leurs intérêts financiers, ce

1981. Pourquoi le torchon ne brûle-

qui peut être légitime», ajoute-t-il. Une

t-il que cette année entre la CNAS et les hôpitaux français ? D’abord, parce que le montant des dettes n’a jamais

atteint un tel seuil, mais aussi parce que les hôpitaux français, en cette période de crise, ne peuvent se permettre de

rude négociation où personne n’a tort, ni raison… donc ?

FAIRE DU CHIFFRE» La guerre des chiffres entre la France et

badiner avec leurs euros. Et pourtant,

l’Algérie, sur la question des transferts

une commission mixte algéro-fran-

de malades à l’étranger, prend actuel-

çaise s’est réunie, à Alger, en juin 2010, pour trouver une voie d’apaisement

lement en otages des centaines de ma- lades. Une réunion franco-algérienne

à

ce contentieux et l’Algérie a bien

devrait se tenir très prochainement pour

été obligée de régulariser ses comptes

régler ce contentieux, mais les négo-

pour les années 2005 à 2008, en gage de bonne foi. Michel Dejagher, consul

ciations s’annoncent serrées. La CNAS conteste tous les montants d’impayés

général de France à Alger, avait assisté

révélés par les institutions françaises

à

cette réunion. «C’est un contentieux

et parle plutôt de surfacturation, en

épineux et les deux parties ont leurs avis et défendent leurs positions selon

accusant les hôpitaux français de faire «un chantage ignoble». De l’avis du

des arguments qui se tiennent», a-t-il

professeur Bougherbal, la démarche

déclaré. «Les Algériens accusent les

française n’est pas tout à fait honnête.

hôpitaux français de surfacturation

«Les hôpitaux français veulent faire

dans le sens où ils initient des bilans et d’autres soins tout en prolongeant les

du chiffre, alors ils gardent les patients plus longtemps ou prennent tout leur

HISTORIQUE DES CRÉANCES ET DETTES DE 2006 À 2010

Pays

 

Montants

 
 

2010

2009

2008

2007

2006

Créance

Dette

Créance

Dette

Créance

Dette

Créance

Dette

Créance

Dette

Algérie

présentée

notifiée

présentée

notifiée

présentée

notifiée

présentée

notifiée

présentée

notifiée

39 312 921

85 931 131

1 832 414

0

29 608 478

80 158 556

3 032 948

0

29 204 545

68 312 297

Source : le Centre de liaison européen et international de la sécurité sociale (CLEISS)

européen et international de la sécurité sociale (CLEISS) El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 -

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 3

ENQUÊTE

À L’ÉTRANGER

ET LES HÔPITAUX FRANÇAIS

temps avant d’opérer le malade ; ce qui implique des factures très salées», souligne-t-il. Pourquoi ne pas se tour- ner vers d’autres partenaires dans ce cas-là ? «Nous avons tenté plusieurs expériences, avec la Belgique, la Jor- danie (pays qui a même construit un hôpital spécialement pour accueillir les Algériens, mais en vain, ndlr), la Suisse, l’Italie, la Grande-Bretagne ; mais force est de constater que la France est un partenaire inévitable de par sa proximité.» En 2010, seules 430 personnes ont été transférées pour soins à l’étranger. Même nombre cette année. Les services consulaires de France ont délivré 1000 visas en 2011 pour soins à l’étranger, pris en charge par la CNAS, la Caisse militaire et la Caisse de sécurité de Sonatrach. Près de 60% des accords de prise en charge acceptés concernent donc les militaires et les employés de Sonatrach. Un bilan qui se passe de commentaires. D’autres chif- fres intéressants dans le dernier rapport du CLEISS, dont El Watan a pu se procurer une copie, révèlent le montant exact des impayés de la CNAS de 2006 à 2010 (voir encadré), mais aussi que

90 % des créances de la France en ter- mes de sécurité sociale, durant l’année 2010, concernent l’Algérie. Elle repré- sente 55,4% des dettes notifiées avec 85,9 millions d’euros. Mais mieux que les chiffres et les bilans froids, la réalité du terrain parle d’elle-même.

UN DRAME EN CACHE TOUJOURS D’AUTRES Des anecdotes dramatiques, ils en ont à raconter. Les médecins algériens, quels que soient leur spécialité ou leur do- maine de compétence sont nombreux à s’emporter ou s’attrister dès que la question des transferts de malades à l’étranger est évoquée. «Une de mes anciennes patientes a vendu sa maison et sa voiture pour payer ses soins en France, parce que la CNAS a refusé de la prendre en charge, alors qu’on est témoin tous les jours que des pistonnés se font transférer même pour une rage de dent», raconte un réanimateur de la capitale. Un de ses confrères l’inter- rompt et révèle à son tour : «Une jeune fille de 17 ans est morte deux jours après que le refus de prise en charge de la CNAS lui eut été notifié, sa mère

ne fera jamais son deuil.» Un autre encore évoque l’histoire de cette fillette morte, il y a quelques mois, après que la CNAS eut refusé d’accorder une pro- longation de sa durée d’hospitalisation en France. Ces médecins, comme tant d’autres interrogés sur la question, s’offus- quent des refus de la Commission qui mènent souvent au cercueil, mais ils restent tout de même catégoriques sur la nécessité d’arrêter cette politique de transferts à l’étranger pour exploiter tout cet argent «gaspillé» pour dévelop- per la médecine algérienne. «S’ils ra- menaient des spécialistes de l’étranger pour soigner les pathologies qu’on ne maîtrise pas, ça coûterait moins cher et ça nous permettrait de capitaliser de la connaissance et d’initier nos médecins à de nouvelles méthodes», expliqueen s’emportant le réanimateur.

LE TRANSFERT, UNE SOLUTION OU UN PROBLÈME ? C’est bien une remise en question de tout le système de santé qu’ils revendi- quent, au-delà de cette problématique d’impayés, qui cache mal une situation

chaotique à tous les niveaux. L’Algérie dépense beaucoup, mais continue d’en- foncer son système de santé dans la déliquescence. En 1985, près de 12 000 malades ont été transférés à l’étran- ger pour soins. De 2006 à 2010, sous l’impulsion d’une «politique» censée menée à l’arrêt définitif des transferts des malades à l’étranger, en 2009, une baisse de 60% de transferts a été notée. Seulement, aucune stratégie n’a été adoptée en amont pour améliorer la prise en charge dans le pays, au-delà des effets d’annonce. Janvier 2012, dans une logique de contradiction ex- trême, on hésite encore entre maintien des transferts à l’étranger ou leur sup- pression définitive. Au cœur de cette hésitation, une génération de sacrifiés ? Cette histoire d’impayés de la CNAS aura au moins eu le mérite de lever le voile sur une problématique sani- taire d’extrême urgence. 40 millions de créances, un litige sans précédent avec les hôpitaux français et l’incapacité de

tres de radiothérapie qui apaiseraient les souffrances de milliers de malades. Selon l’architecte, Halim Faïdi, un cen- tre de radiothérapie coûterait seulement 10 millions d’euros et pourrait prendre en charge 3000 malades par an. Avec une soixantaine de centres similaires, l’Algérie pourrait traiter chaque année les 100 000 cancéreux, qu’elle compte, ce qui ne représente même pas la moitié de la facture actuelle d’importation de médicaments. Juste une question de volonté politique et de visibilité prag- matique. Mais le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, préfère envoyer les mala- des atteints de cancer se faire soigner en Turquie, à raison de 8000 dollars par cure. Pourquoi autant de contradic- tions dans la démarche de gestion du secteur de la santé ? Incompétence ? Indifférence ? Volonté de nuire ? Des questions qui laissent perplexe, autant que la fameuse boutade du défunt professeur Mahfoud Boucebsi qui s’in-

dispenser des soins à des milliers de malades. Petits calculs. Avec seulement 40 millions d’euros, l’Algérie pourrait

dignait, il y a plus de vingt ans déjà, que «l’Algérie soit le seul pays qui importe des médicaments et exporte des mala-

construire deux hôpitaux et deux cen-

des».

F. B.

LA CNAS REJETTE EN BLOC LE MONTANT DES CRÉANCES

 

L es caisses de Sécurité sociale algériennes rejettent en bloc les créances, évaluées dans

travailler et avant 60 ans. Des prises en charge directes ont également été établies par la CNAS pour les autres catégories de personnes

paiement d’une facture de 27 000 euros signée par un chef de service dont le motif précisé dans le document n’est que «l’hébergement en attendant le transfert du malade vers l’Algé- rie». Un hôpital parisien délivre une facture de 24 000 euros après hospitalisation de 17 jours d’une fillette qui a bénéficié d’un scanner pour être par la suite renvoyée pour défaut de soins spécifiques dans cet établissement (radiothéra- pie). Un centre hospitalier de Lyon, quant à lui, répond clairement, en décembre 2011, à une correspondance de la CNAS exigeant les jus- tificatifs d’une facture de 211 000 euros et un supplément de 190 487 euros pour une greffe hépatique sur un enfant qui «n’est pas en mesure de fournir des documents justificatifs. Les factures sont en attente de règlement sans pièces justifictifves à fournir de notre part. En l’absence de règlement, nous refuserons de prendre en charge d’autres greffes», lit-on dans le document. «Ainsi, un chantage est fait à l’Algérie», regrette-t-on. Par ailleurs, l’on apprend que les responsbales algériens de la Sécurité sociale ont saisi par écrit, officiellement, le ministre français de la Santé pour exiger des clarifications sur un contentieux qui ne représente même pas 35% du chiffre avancé. L’on déplore, par ailleurs, le silence radio du ministère algérien de la Santé sur cette question. Djamila Kourta

 

un premier temps à 600 millions d’euros, puis

 

Le petit Manil attendu à l’hôpital de Lyon

à

30 millions d’euros pour l’année 2011 par

auprès des strutures hospitalières françaises. Le payement se faisait alors sur présentation de factures détaillées et sur la base d’une totale confiance mutuelle. «Depuis quelques années, certaines factures

les hôpitaux français. Selon une source proche du dossier, on ne peut pas parler de créances

lorsque des factures sont injustifiées. Il s’agit, par contre, d’un contentieux financier estimé

L’hôpital les Auspices de Lyon vient

 

d’accorder un rendez-vous au petit Manil pour

à

16 millions d’euros s’étalant sur six années,

présentent des problèmes et nous avons exigé des explications et des documents justifica- tifs. Des anomalies ont été détectées par les services de la CNAS sur certaines factures. Le recouvrement est effectué sur celles qui sont justifiées (facture, copie de prise en charge, bulettin de situation), c’est-à-dire de la date d’hospitalisation à la date de sortie et celles que nous jugeons ‘nues’ sont rejetées. Si c’est cela qui est représenté comme créances pour les Français nous les rejetons en tant que telles», a-t-il ajouté en citant des exemples édi- fiants. Un établissement hospitalier français réclame le paiement de deux factures pour un même malade, datant du 29 janvier 2010, avec un titre de recette différent, deux montants dif- férents pour un même séjour d’hopitalisation (du 4 au 15 janvier 2010) soit 16 749 euros et 16 769 euros pour la même prise en charge delivrée par la CNAS. «Ces deux factures sont ainsi comptabilisées comme créances», note notre source. L’hôpital Necker à Paris exige le

le

19 janvier porchain, souffrant d’un déficit

de 2005 au 31 décembre 2011. Cette somme concerne un récapitulatif de factures «non jus- tifiées» et qui sont encore impayées. «Tant que des pièces justificatives n’ont pas été fournies par ces hôpitaux, 50% de ces factures seront de toute façon rejetées car elles ne concernent pas la CNAS et n’ont rien à voir avec les prises en charge délivrées par la Sécurité sociale», nous explique notre source, avant de s’inter- roger sur les raisons de toute cette polémique pour évoquer des créances alors que des ren- dez-vous avaient été accordés à des malades algériens par des hôpitaux français, avant et après le cas du petit Manil. Notre source signale, par ailleurs, qu’avant les années 2000, l’Algérie honorait ses factures de manière régulière auprès des caisses primaires françaises, selon les clauses de la convention algéro-française entrée en vigueur en 1982,

immunitaire sévère nécessitant une greffe de

la

moelle osseuse. Des visas pour la France

ont été délivrés à sa maman et lui. Une prise en charge a été délivrée par la CNAS et signée, dans un premier temps, le 15 décembre 2011 ;

le dossier de demande de prise en charge

 

a été déposé au niveau de la Commission

nationale des transferts pour soins à

l’étranger à l’hôpital Mustapha Pacha à Alger,

le

10 novembre 2011, et qui a été retardée

justement à cause de ce contentieux financier. Une seconde prise en charge a été remise

le

12 janvier dernier, indique la direction

de la CNAS. Le rendez-vous de l’hôpital les Auspices de Lyon demandé par la CNAS a été confirmé et faxé hier aux services de la direction de la CNAS. Les parents de Manil

peuvent être désormais rassurés et prendre le

premier avion pour Lyon.

D. K.

notamment les cas de prise en charge pour

 

soins à l’étranger des salariés actifs en âge de

D. K. notamment les cas de prise en charge pour   soins à l’étranger des salariés

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 4

L’ACTUALITÉ

KIDNAPPÉ PAR UN GROUPE ARMÉ, LIBÉRÉ PAR LES FORCES LIBYENNES

La folle journée du wali d’Illizi

Le wali d’Illizi Mohamed Laïd Khelfi PHOTO : APS
Le wali d’Illizi
Mohamed
Laïd Khelfi
PHOTO : APS

Suite de la page 1

Q ui sont donc ces trois jeunes Algériens connus dans la région ?

Et pourquoi l’enlèvement d’un wali, une première dans les an- nales du pays ? Nos sources – entre autres d’an- ciens et d’actuels parlemen-

taires ayant requis l’anonymat – affirment sans hésitation que les kidnappeurs font partie d’un groupe de jeunes dont des pa- rents ou des frères ont été condamnés récemment par la justice à de lourdes peines, et ce, pour leur implication dans des affaires liées au terrorisme. Ce sont ces mêmes jeunes qui

sont derrière les manifestations qui secouent, depuis quelques jours, la région de Debdeb. «Chaque jour, au vu et au su de tout le monde, un groupe de jeunes manifestants occupe la rue. Ils ne revendiquent pas un logement ni un travail, mais la libération de leurs parents impliqués dans des affaires de terrorisme, de trafics d’armes et de drogue et d’échange d’in- formations», nous confie un an- cien sénateur, qui explique que ces adolescents sont manipulés par des personnes qui travaillent dans l’ombre et étaient, dans les années 1990, militants de l’ex-FIS. Certains élus de cette localité affirment que ces jeunes font la loi dans cette ville en raison tout simplement de la démission totale de l’Etat. «Ces jeunes en tenue libyenne font chaque jour des randonnées dans la ville en reprenant à tue-tête les slogans du parti dissous. Tou- tefois, aucune autorité ne les a rappelés à l’ordre. Il y a eu un relâchement de la part des pou- voirs publics, pour ne pas dire carrément l’absence de l’Etat à Debdeb», note notre interlo- cuteur, qui pense que ces jeunes ont profité de cette situation pour imposer leur diktat. Lundi dernier, ces adolescents ont, encore une fois, investi la rue, avant d’être rejoints par le

comité des chômeurs. Ils ont conditionné l’évacuation des lieux par la présence physique du wali afin de lui exposer leurs doléances. Accompagné du pré- sident de l’APW, du chef de la daïra d’In Amenas ainsi que du président de l’APC de Debdeb, le wali a fait le déplacement à Timroualine, où il s’est réuni avec les protestataires. D’après nos sources, ces der- niers ont demandé au wali d’in- tercéder auprès des autorités pour alléger les peines de prison dont ont écopé leurs proches.

DES MEMBRES DE LA FAMILLE DE ABDELHAMID ABOU ZEID ? Le wali a expliqué qu’il ne pouvait rien faire, car il s’agit là d’une affaire relevant exclu- sivement de la justice. Notre source pense que les ravisseurs ne sont autres que les person- nes qui étaient assises autour de la table avec le wali. «Le kid- napping du wali est motivé par son refus de les aider et ils ont opté pour l’enlèvement dans le but de faire pression sur les pouvoirs publics», note un élu, qui revient sur les circonstan- ces de cet enlèvement en affir- mant que «les ravisseurs ont intercepté le véhicule du wali avec à son bord le chauffeur, le président de l’APW et le char-

gé du protocole. Le président d’APW a pu s’échapper après une altercation avec un des ravisseurs, alors que le chef du protocole a été relâché le jour même de son enlèvement et le véhicule a été retrouvé abandonné, non loin du lieu de l’enlèvement». Notre source explique que les ravisseurs ont passé facilement la frontière pour rejoindre la Libye. Cependant, certaines sources donnent une autre version des faits et pensent que ces jeu- nes protestataires sont tous des membres de la famille de Abdelhamid Abou Zeid, un des chefs les plus radicaux d’AQMI. Ce dernier vit, certes, au Mali, mais il dispose de ses relais dans la région. Ce groupe, sur instruction d’Abou Zeid, a kid- nappé le wali et l’a emmené en territoire libyen. Nos sources confirment toute- fois que ce groupe fait dans le trafic d’armes et de drogue et alimente AQMI. «13 membres de ce groupe ont été arrêtés par les pouvoirs publics et présentés récemment à la jus- tice ; 8 d’entre eux ont écopé de différentes peines d’emprison- nement. Ce qui aurait irrité les proches de ces terroristes, qui tentent par tous les moyens de faire pression pour leur libéra- tion», selon nos sources. N. A.

LA CONTRIBUTION DÉCISIVE DES LIBYENS

L e wali d’Illizi, Mohamed Laïd Khel- fi, enlevé lundi par un groupe armé

près de la localité de Timeroualine, distante de 80 km du poste-frontière avec la Libye de Debdeb, a été libéré, hier, par les forces libyennes, apprend- on de sources sécuritaires. Il a été remis aux autorités algériennes via le poste-frontière de Debdeb vers 18h. Ses ravisseurs, dont le nombre et l’identité n’ont pas été communiqués, ont été ar- rêtés par les Thouar de Zenten à environ 180 km de là, sur le territoire libyen, et remis également aux services de sécu- rité algériens. L’intervention des soldats libyens a été déclenchée à la demande des autorités algériennes. «Les autorités algériennes ont officiellement saisi,

hier, leurs homologues libyens sur la présence des ravisseurs du wali d’Illizi sur leur territoire, précisément dans la zone de Ghadamès», confirment des sources sécuritaires. A l’annonce du kidnapping du wali d’Il- lizi, un contingent d’agents de rensei- gnement de haut niveau a été immédia- tement dépêché dans la région, révèlent nos sources. Ils ont pu localiser le lieu des ravisseurs suite aux appels émis par le wali pour rassurer sa famille. La coordination avec les forces libyennes a permis d’organiser un assaut, qui s’est soldé par la libération des deux otages. Préalablement, les patrouilles de recher- che lancées par les éléments de l’Armée nationale populaire (ANP), la gendar-

merie et la brigade mobile des Douanes, tout le long de la bande frontalière entre les deux pays, n’ont rien donné. Hier, le ministère de l’Intérieur a assuré : «Tou- tes les dispositions sont prises et tous les moyens appropriés sont mobilisés à tous les niveaux pour assurer la libé- ration du wali dans les meilleurs délais possibles.» Officiellement, Mohamed Laïd Khelfi, wali d’Illizi, a été enlevé, lundi vers 16h, au retour d’une mission régulière d’inspection et de travail, par «trois jeunes Algériens armés et identi- fiés». Selon toujours les mêmes sources, ces derniers étaient parmi un groupe de protestataires revendiquant la libération de leurs proches impliqués dans un réseau de terrorisme. Ils appartiennent

à la tribu de Ghdir Mohamed, dit Abou Zeid, chef d’un groupe terroriste écu- mant le Sahara algérien et les pays du Sahel. Outre ce dernier, trois membres de la même tribu, à savoir Ghdir Omar Benmiloud, Ghdir Omar El Eid Ben M’hamed et Ghdeir Omar Al Djillali, ont été condamnés au même titre que 7 autres complices à de lourdes peines de prison ferme, allant de 5 ans à la per- pétuité. Mais les autorités algériennes ne confirment pas la piste d’AQMI. L’intervention des forces libyennes, ponctuée par la libération du wali d’Il- lizi, est considérée comme un grand service rendu aux autorités algériennes. L’Algérie est le dernier pays à avoir re- connu le CNT libyen. M.-F. Gaïdi

PND

En attente

d’agrément

depuis

13 ans

Le Parti national démocratique (PND) attend, depuis 1999, de recevoir une réponse officielle à sa demande d’agrément. «En dépit de nos nombreuses demandes et correspondances, nous n’avons, en l’espace de 13 ans, reçu aucune réponse ou justificatif de la part du ministère de l’Intérieur», explique Mohamed Ali Senigri, président du PND, lors d’une visite à El Watan. Le PND est né en mars 1998 de la dissolution du Parti national démocratique socialiste (PNDS) en février de la même année. «Nous ne savons toujours pas si nous sommes concernés par la nouvelle loi sur les partis, si nous devons oui ou non reconstituer et redéposer un nouveau dossier pour obtenir cet agrément», ajoute-t-il. Pourtant, ce parti, qui se décrit comme «républicain, démocrate et laïc», n’escompte pas s’en tenir à une décision des autorités compétentes afin «d’activer sur le terrain». «Agrément ou pas, nous participerons aux prochaines élections législatives, sous le sigle PND, si réponse favorable il y a, ou indépendant le cas contraire. Nos listes

sont déjà prêtes à Jijel, Nâama, Batna, Chlef et encore El Oued», affirme M. Senigri. Ce dernier annonce d’ailleurs un congrès du PND, une fois la situation du parti vis-à- vis de l’administration

clarifiée.

G. L.

d’ailleurs un congrès du PND, une fois la situation du parti vis-à- vis de l’administration clarifiée.

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 5

L’ACTUALITÉ

LOGEMENTS SOCIAUX À ORAN

Une opération-pilote pour atténuer la tension

L a semaine dernière, le Palais des ex- positions de la ville d’Oran a abrité la plus grande opération de distribution de

pré-affectations de logements sociaux : 300 documents permettant aux bénéficiaires de

s’assurer, d’une part, qu’ils seront à terme lo- gés convenablement et, d’autre part, de suivre l’évolution du chantier de réalisation comme on le ferait pour un logement promotionnel (vente sur plan), sauf que là c’est gratuit. Ce premier chiffre est juste un échantillon, car l’opération, dans sa globalité, concerne 3666 pré-affectations profitant aux habitants du vieux bâti, des quartiers El Hamri, Sidi El Houari, El Derb, Scalera, Magenta, Carlo, le Téléphérique, la Frange maritime et le Ravin Blanc. Le plus grand nombre de pré-affecta- tions (1700), a été distribué au profit des habi- tants d’El Hamri, un des plus vieux quartiers d’Oran. Si ces derniers ont accepté les pré- affectations, ceux d’Ed Derb se sont rétractés

et disent ne plus en vouloir pour réclamer des

logements finalisés. Or, la formule des pré- affectations a été adoptée par la wilaya d’Oran justement parce que le nombre de logements sociaux finalisés est bien en deçà de la de- mande enregistrée. «La demande en logements sociaux est de 80 000», selon le chef de la daïra d’Oran, M. Bouchemma. Une opération d’assainissement de ce listing a été lancée et

a abouti à l’annulation de plusieurs dossiers

incomplets ou ceux déposés par des personnes

qui n’ont pas répondu à l’appel d’actualisation, un travail entrepris il y a quelques années par les services de la daïra. Selon nos sources, à l’issue de cette opération d’assainissement,

la demande, qui a été revue à la baisse, a été

évaluée à 50 000 dossiers. Mais il faut ajouter,

à ce chiffre, les habitants du vieux bâti dont un grand nombre n’a jamais déposé de dossier de demande de logement auprès des services compétents en plus de ceux des caves et des terrasses. Signalons qu’Oran dispose, d’après Saïd Abkari, directeur général de l’OPGI, de 1600 logements sociaux prêts. Distribuer 1600 logements pour toutes ces familles mal logées est une opération que les responsables de la

PHOTO : H. LYÈS
PHOTO : H. LYÈS

L’attribution des logements sociaux a été souvent la cause d’émeutes et de protestations

wilaya redoutent, le logement ayant toujours été la cause d’émeutes ou du moins de diverses

formes de protestation, comme l’obstruction des voies publiques par des rassemblements et en dressant des tentes. C’est pour parer à ce risque que la wilaya a opté pour la formule des pré-affectations pour les logements sociaux en cours de construction. En fait, à Oran, 5600 logements sont en cours, les travaux y sont bien avancés et seront réceptionnés cette an- née, selon M. Abkari. Par ailleurs, 4600 autres

logements sociaux sont également lancés et, aux dernières nouvelles, les autorités comptent lancer la réalisation de 17 000 nouvelles unités très prochainement. Selon nos sources, les bé- néficiaires des premières pré-affectations des quartiers El Hamri, Ed Derb, Sidi El Houari,

Scalera et autres seront logés au courant de cette année. Cependant, si les habitants d’El

Hamri ont exprimé leur satisfaction, d’autant plus que la wilaya met à la disposition de tous les bénéficiaires des bus pour leur montrer les chantiers de réalisation de leurs logements respectifs, ceux d’Ed Derb réclament des ha- bitations achevées. Au courant de la semaine dernière, les habitants de ce quartier ont pro- cédé à une série de protestations et des sit-in devant le siège de la commune, à la place du

1 er Novembre. Il y eu un affrontement avec jets de pierres contre la brigade antiémeute sur les lieux. Des blessés autant dans le corps de la po- lice que parmi les citoyens ont été enregistrés. Une dizaine. On enregistre aussi une douzaine d’interpellations. A Oran, des rassemblements de citoyens demandant des pré-affectations ont été enregistrés à travers les centres urbains. Pour ces derniers, des commissions de recense- ment ont relancé leurs sorties sur le terrain et de nouvelles listes de bénéficiaires seront bientôt diffusées. En matière de logement social, une bonne partie de l’effort consenti par les pouvoirs publics a été, dans un premier temps, absorbée par le projet d’éradication du bidonville de Ras El Aïn (Haï Es Sanaoubar, une excroissance urbaine précaire située en contrebas du mont Murdjadjo) qu’on a voulu raser pour le rem- placer par une forêt urbaine.Tant bien que mal, malgré, là aussi, quelques mécontentements et protestations, des familles entières ont été dé- placées vers les nouveaux quartiers de la partie est de la ville. Mais cette gestion de l’urgence, qui se poursuit aujourd’hui, créera inévita- blement d’autres problèmes à l’avenir avec la prolifération des cités-dortoirs. Hafida B. et D. Benachour

LAGHOUAT

Lesautorités

localesdans

l’impasse

L es responsables de la wilaya de Laghouat procéderont- ils à l’expulsion des 90 familles relogées début janvier à Lamhafir, dans la ville de Laghouat, pour se sortir de

l’impasse dans laquelle ils se sont fourvoyés ? Selon des sources locales contactées hier, cette éventualité n’est pas à écarter. «La décision d’expulsion n’a pas été encore prise, mais tout porte à croire qu’elle interviendra incessamment pour calmer la colère de la population de Laghouat», a in- diqué hier après-midi un militant des droits de l’homme, dans cette ville du sud du pays. «L’expulsion de ces familles est d’autant plus plausible, dit-il, que toutes les tentatives pour évacuer les lieux ont échoué.» Et d’ajouter : «A l’issue de deux rencontres tenues au siège de la wilaya, le wali de Laghouat n’a pas réussi à convaincre les représentants des familles relogées de quitter les lieux.» Les bénéficiaires des logements de la «discorde» ont, pour leur part, observé un sit-in, dimanche, pour réaffirmer leur droit au logement. Ils considèrent que ces habitations, qu’ils occupent depuis une quinzaine de jours à la cité Lamhafir, leur reviennent de droit, souligne notre source. Rappelons que le wali de La- ghouat, Youcef Chorfa, a décidé, mercredi 11 janvier, d’an- nuler le «caractère définitif» des listes des bénéficiaires de logements, en attendant les conclusions des enquêtes en cours. Une circulaire a été émise en ce sens, autorisant no- tamment l’expulsion des familles possédant une propriété foncière ou ayant bénéficié d’un logement. Ladite circulaire prévoit également des poursuites judiciai- res à l’encontre des personnes ayant présenté de faux docu- ments pour l’acquisition d’un logement dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire à Laghouat.Sur un autre re- gistre, la commission d’enquête sur le mouvement de pro- testation mené par la population locale, dépêchée lundi par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, pour- suit son travail. Elle s’est entretenue hier avec des représen- tants des protestataires, des notables de la ville, des respon- sables de la wilaya et des services de sécurité. Selon un habitant de cette localité, la commission s’est rendue dans les anciens quartiers de la ville où de nombreuses familles, exclues des listes de bénéficiaires de logements, occupent de vieilles bâtisses menaçant ruine. «Nous avons envoyé une commission d’enquête (…) afin d’examiner la liste des bénéficiaires de logements, d’étudier tous les dossiers et de vérifier l’éligibilité des attribitaires de l’opération de relo- gement», a déclaré, dimanche à TSA, Daho Ould Kablia. Des dizaines de manifestants ont de nouveau occupé, hier en fin de journée, la place de la Résistance, à Laghouat, pour se prononcer sur la poursuite du mouvement de pro- testation. Ils revendiquent, depuis le début de la contesta- tion, l’annulation des listes des bénéficiaires de logements et le départ du wali. M. Abdelkrim

Solidarité avec Mohamed Antri Bouzar, Toufik Sator et Zerrouk Djaidir

avec Mohamed Antri Bouzar, Toufik Sator et Zerrouk Djaidir C et appel est signé par leurs

C et appel est signé par leurs familles, leurs amis, leurs collègues et l’ensemble des per-

sonnes qui les ont soutenus depuis le début de leur détention, notamment :

Abdelhamid Mehri (ancien secrétaire général du Front de libération nationale, ancien ministre) actuellement souffrant, auquel les trois diri- geants d’ABM souhaitent vivement un prompt rétablissement, le docteurYoucef Khatib (colonel Hassan de la Wilaya IV), Sid-Ahmed Ghozali (ancien chef du gouvernement, ancien ministre des Affaires étrangères, ancien ministre des Finances, Président du Front démocratique), Ali Haroun (membre du Haut-Comité d’Etat, ancien ministre des Droits de l’homme), Rédha Hamiani (ancien ministre, président du Forum

des chefs d’entreprises), Seghir Mostefaï (ancien gouverneur de la Banque centrale d’Algérie), Samir Imalhayene (ancien secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, ancien am- bassadeur), Nacer Boudiaf (historien), Amine Benabderrahmane (Fondation Boudiaf), profes- seur Mohamed Tahar Nouri (ophtalmologiste), docteur Mohamed Lamine Benia (ophtalmolo- giste), docteur Baya Roumane (gynécologue), docteur MustaphaYaker (radiologue), professeur Chawki Kaddache (pédiatre), docteur Kamel Boughanem (cardiologue à la clinique d’Alleray à Paris), docteur Abderzak Zouaoui (radiologue à l’hôpital La Pitié Salpétrière), lmane C. Ferrani (chef du service accueil des étudiants étrangers, Paris Sorbonne), Halim Faïdi (architecte), Mo-

hamed Amine M’rabet (entrepreneur), Fodhil

Et les nombreux

Hadibi (chef d’entreprise)

signataires que nous nous excusons de ne pou- voir tous citer.

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El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 7

L’ACTUALITÉ

ILS ONT ORGANISÉ UNE MARCHE À ALGER

Les lycéens défient Benbouzid

Les élèves des classes de terminale n’arrivent plus à suivre les cours La surcharge

des programmes dans toutes les matières est devenue intenable ; ils réclament un allègement.

P lusieurs centaines de lycéens ont organisé, hier, une marche d’une dizaine de kilomètres, dans
P lusieurs centaines de
lycéens ont organisé,
hier, une marche d’une
dizaine de kilomètres, dans
la capitale, pour dénoncer le
calendrier maintenu par la tu-
telle pour les examens de fin
d’année et l’arrêt des cours,
fixé au 10 mai prochain. Les
élèves jugent «trop court»
le délai qui leur est accordé
pour les révisions, limité à
23 jours puisque les épreuves
du baccalauréat commencent
le 3 juin. Pour exprimer leur
préoccupations et «convain-
cre les responsables de la
légitimité de nos revendi-
cations», les lycéens de la
banlieue est de la capitale
ont organisé une marche sur
plusieurs kilomètres, dé-
fiant le dispositif de sécurité
dressé à cette occasion. Le
point de départ de l’action
de protestation a été le Palais
des expositions (Pins mariti-
mes). Les lycéens ont longé
l’autoroute à pied, jusqu’à
atteindre l’annexe du minis-
tère de l’Education nationale,
au Ruisseau. Des dizaines
de policiers encadraient les
lycéens, alors qu’une sur-
veillance par hélicoptère ac-
compagnait la marche. Ces
élèves revendiquent un arrêt
des cours avant le 1er mai et
le report de la date des épreu-
ves du bac comme «ultime
solution, vu que nous som-
mes dépassés par le temps
dans toutes les matières»,
soutient une élève du lycée
Abane Ramdane de Moham-
madia. «Le ministre n’a rien
donné de nouveau concer-
Des lycéens hier sur l’autoroute pour gagner Alger et observer un sit-in devant le ministère de
l’Education nationale
nant nos revendications. Il
lité du bac. Nous voulons
a
au contraire maintenu le
calendrier des examens, bien
que les conditions de notre
scolarité font que nous ne
sommes même pas à la moitié
expliquer aux responsables
qu’il faut absolument appor-
ter des solutions concernant
les défaillances relevées dans
le volume des programmes.
du
programme», explique un
élève du même lycée, se réfé-
rant au communiqué diffusé
avant-hier par le ministère
et qui était censé calmer et
rassurer les candidats au bac-
calauréat. Les protestataires
soulignent «la surcharge des
programmes dans toutes les
matières, ce qui fait que nous
sommes dépassés aussi bien
dans les matières essentiel-
les que secondaires. Nous
sommes conscients que rac-
courcir le programme n’est
pas en notre faveur puisqu’il
porte atteinte à la crédibi-
Les lycéens des promotions
précédentes ont déjà alerté
l’opinion, mais leurs appels
n’ont pas eu d’écho, la tu-
telle a préféré les solutions
conjoncturelles, plus faciles,
au lieu de revoir sa copie».
C’est l’explication donnée
par une élève scientifique du
lycée Toufik El Madani de
Mohammadia. Une autre, du
lycée Mazari, ajoute : «Nous
ne voulons pas être les victi-
mes de cette surcharge.» Des
représentants des élèves ont
été reçus par des responsa-
bles au ministère, tandis que
leurs camarades scandaient
leurs revendications devant
la structure abritant ce dépar-
tement. «Nous voulons que
la date de l’arrêt des cours
soit revue», pouvait-on lire
sur les affiches écrites à la
main. «Le peuple veut un
arrêt des cours», scandaient
des groupes de protestataires.
Les agents de l’ordre ne sont
pas intervenus. Des élèves
du lycée Abane Ramdane
accusent des policiers d’avoir
«passé à tabac» un de leurs
camarades. La grève des ly-
céens dure depuis le début
de la semaine. Les élèves des
classes de terminale refusent
d’aller en cours. Ce mouve-
ment de protestation a été
suivi dans plusieurs wilayas.
FatimaArab
PHOTO : H. LYÈS

UNIVERSITÉ DE BOUMERDÈS

Les étudiants passent la nuit à la belle étoile

L es résidents de la cité universitaire des 2000 Lits de Boudouaou El Bahri, à

10 km à l’ouest de Boumerdès, ne déco- lèrent pas. En effet, près de 200 d’entre eux ont passé la nuit de lundi à mardi à la belle étoile, devant la direction des œuvres universitaire de Boumerdès. Ils ont dormi à même le sol, sur des cartons, allongés le long du mur faisant face à la direction de l’ONOU, a-t-on constaté sur place. La plupart avaient ramené des couvertures pour se protéger contre les affres du froid glacial de la soirée. Un important dispositif de sécurité avait été mobilisé sur les lieux dès le début de la soirée pour inciter les étu- diants à rejoindre leurs chambres. En vain. Les responsables de l’ONOU avaient même dépêché des bus, vers 21h, pour les trans- porter jusqu’à la cité. Mais les étudiants campent sur leurs positions et accusent l’ad- ministration de n’avoir rien entrepris jusque- là pour renforcer la sécurité à l’intérieur et aux alentours de la résidence. «Aucune décision concrète n’a été prise pour éviter d’autres incidents similaires à ceux qui se sont produits la semaine derniè-

re, causant une vingtaine de blessés parmi nous», regrette Bilal, qui exige la tenue des engagements de l’administration. Hier encore, toutes les facultés de l’université M’hamed Bougara ont été bloquées. Les résidents rappellent qu’une réunion avait été tenue dimanche dernier avec le représentant du wali, le directeur de la cité, le directeur de l’ONOU et le président de l’APC de Boudouaou El Bahri. Celle-ci s’est déroulée sans la participation des représentants des habitants des chalets, une partie qui pourrait pourtant jouer un rôle-clé dans la résolution des problèmes d’insécurité dont souffrent les étudiants. A l’issue des discussions, les représentants de l’administration ont promis, selon les documents en notre pos- session, d’engager des poursuites judiciaires contre tous ceux qui sont à l’origine des incidents. Une enquête a été déjà ouverte suite à une plainte remise au procureur de Boudouaou pour faire la lumière sur ce qui s’est produit. D’autres mesures visant à garantir la sécuri- té des étudiants et améliorer leurs conditions d’hébergement ont également été prises lors

de la même réunion, cela en attendant leur concrétisation sur le terrain. L’on parle, entre autres, du renforcement du nombre d’agents de sécurité et de la résiliation du contrat qui lie l’ONOU à l’entreprise privée qui assurait le gardiennage de la cité au moment des événements. L’administration a promis aussi de lancer des travaux d’élévation des murs de clôture pour empêcher les intrus d’y s’introduire. Mais ces engagements n’ont pas convaincu pour autant les résidents, qui se plaignent de l’isolement de la résidence, des coupures fréquentes d’électricité, de l’absence d’une bibliothèque et d’une salle internet… La grève a paralysé l’université depuis plus d’une semaine. Ce mouvement de protesta- tion, qui risque de s’inscrire dans la durée,

a d’ores et déjà causé d’énormes désagré-

ments à des milliers d’autres étudiants. Cer-

tains n’écartent pas la possibilité du report des examens du 1er trimestre à une date ultérieure en raison des retards générés par les débrayages enclenchés depuis le début

de

R. Koubabi

l’année.

PRÈS D’UN AN APRÈS LA LEVÉE DE L’ÉTAT D’URGENCE

La société civile veut faire le point

P rès d’un an après la très attendue levée de l’état d’urgence, un constat amer vient entacher cette décision censée être salutaire : elle n’a rien changé à

la réalité algérienne. Les rassemblements dans l’espace public restent interdits, la répression policière continue et même la torture et les dérives judiciaires, qui ont été commises 19 ans durant sous le couvert de l’état d’urgence, se poursuivent. Les ligues algériennes des droits de l’homme en ont fait le constat amer, le mois dernier, lors de la célébration de la Journée mondiale des droits de l’homme. La société civile n’en finit pas de réclamer une vraie ouverture démocratique qui ne s’arrêterait pas au

seul effet d’annonce, tel que c’est le cas avec la levée d’état d’urgence décidée le 24 février 2011. Certains accusent même «le régime de s’être engagé dans une série de modifications législatives dans le seul but de verrouiller encore plus la vie publique», juste après avoir fallacieusement effectué «la levée formelle de l’état d’urgence». C’est le cas notamment du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) et l’association SOS Disparus qui organisent un cycle de rencontres-débats, dont la première se tiendra le 28 janvier prochain à Alger. «Nous avons décidé de nous organiser pour rassembler le plus grand nombre afin de débattre des questions qui tourmentent la société civile algérienne, un an après la levée de l’état d’urgence», précise Rachid Malaoui, président du Snapap. Et d’ajouter : «Le débat est crucial et un an après le début de la forte contestation qu’a connue l’Algérie en 2011, il est important d’essayer de réfléchir à ce qu’on peut faire tous en commun. Nous espérons arriver à un accord pour plusieurs types d’actions.» Une initiative louable, qui aspire à voir la participation d’un grand nombre de collectifs, de syndicats et d’associations nationales. Reste à savoir si elle réussira à fédérer tous les

Fella Bouredji

mouvements.

PROJET AVERROÈS ERASMUS MENDUS

60 bourses d’études au profit de postulants algériens

S oixante étudiants algériens ont bénéficié de bourses d’études dans des universités de France, de Belgique,

d’Italie, d’Espagne et d’Irlande. Ces étudiants sont inscrits dans cinq universités algériennes partenaires du projet de mobilité Averroès Erasmus Mendus, a annoncé, hier à Constantine, la coordinatrice de ce projet, Marguerite Pézeryl, chargée de mission «projets internationaux» auprès de l’université de Montpellier II (France). Mme Pézeryl a précisé, dans un exposé présenté lors d’une journée nationale informative sur le 5 e appel d’offres concernant les projets Tempus et Erasmus Mendus, que le consortium Averroès était composé, entre septembre 2008 et septembre 2011, de 20 universités dont 11 du sud de la Méditerranée et 9 européennes. L’Algérie, qui totalise cinq universités partenaires à part entière de ce projet et d’une trentaine d’autres associées, est considérée comme «l’un des principaux bénéficiaires» de ce programme de mise à niveau de l’enseignement supérieur et de formation commune dans le cadre du système licence-mastère- doctorat (LMD) avec 30% de bourses d’études offertes par la Commission européenne, a affirmé la coordinatrice. Ces bourses sont de 1000 euros par mois pour les étudiants du

1 er cycle universitaire (licence) qui n’ont droit qu’à six mois de séjour et les mastères pour une période d’une année

académique, et de 1500 euros pour les doctorants dont la

période de mobilité est de 18 mois, a précisé M me Pézeryl. La coordinatrice du projet Averroès a rappelé à l’APS que sur plus de 7000 dossiers examinés, 2800 ont été déclarés éligibles pour 300 mobilités et donc autant de bourses offertes au titre de ce projet réservé aux universitaires

algériens.

R. S.

PHOTO : M. SALIM

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 9

ÉCONOMIE

FISCALITÉ

Des entreprises s’initient aux nouvelles mesures

Suite de la page 1

U ne lecture détaillée de la LF

2012 et du dispositif fiscal

qu’elle contient a été, ainsi,

présentée par les experts du cabinet qui ont, notamment, fait la lumière sur les quatre aspects relevés dans les mesures introduites, à savoir la simplification du système fiscal et l’harmonisation des procédures, la baisse de la pression fiscale, le ren- forcement des garanties des contri- buables et les dispositions liées à l’investissement. Il est ainsi indiqué que l’article 11 de la LF 2012 stipule, en matière d’al- légement fiscal et d’harmonisation des procédures, l’alignement du fait générateur de la TAP sur celui de la TVA. Les activités concernées sont la vente, les travaux immobiliers et les prestations de services. Cet alignement fera que le paiement de la TAP s’effectuera sur le chiffre d’affaires encaissé et non celui fac- turé pour les prestations de servi- ces, à l’instar de ce qui se fait pour l’acquittement de la TVA. D’autres mesures stipulées par les articles 23 et 24 de la LF 2012 apportent, en matière de remboursement des cré- dits de TVA, un assouplissement des conditions d’ouverture du droit au remboursement en supprimant cer- taines exigences.

BAISSE DE LA PRESSION FISCALE Les mesures liées à la baisse de la pression fiscale portent, quant à el- les, sur une imposition à l’IRG au lieu de l’exercice de l’activité ou de la profession des contribuables relevant du régime simplifié et ceux soumis au régime de la déclaration contrôlée. Elles portent également sur une suppression de la taxe applicable sur le blé dur importé, de la taxe de domiciliation bancaire de 3% sur les opérations de réassurance et de l’exonération de la TAP des promo-

de réassurance et de l’exonération de la TAP des promo- De nouveaux dispositifs pour alléger le

De nouveaux dispositifs pour alléger le système fiscal

teurs d’activités ou projets éligibles à l’aide du Fonds national de soutien aux microcrédits. Une exonération de la TVA pour les banques et éta- blissements financiers réalisant des opérations d’acquisition au titre de contrats de crédit-bail est aussi sti- pulée dans la LF 2012. Pour ce qui est des mesures visant à renforcer les garanties des contribuables, celles-ci portent sur la réduction de moitié des taux de pénalité pour fraude fis- cale ; la possibilité d’établissement d’un échéancier de paiement de la dette fiscale et la possibilité, pour les services fiscaux extérieurs, de retirer leur plainte contre les fraudeurs dans le cas où ces derniers s’acquittent de 50% des droits simples et des péna- lités. Les dispositions liées à l’in- vestissement sont prises en charge, entre autres, par les articles 63 et 65 de la LF 2012 qui précisent que cer- taines opérations n’entraînent plus

l’obligation de mise en conformité préalable avec les règles relatives au partenariat national résident.

UN ÉCHÉANCIER DE PAIEMENT POSSIBLE Il s’agit notamment de la cession ou de l’échange des actions de garantie entre anciens et nouveaux adminis- trateurs, à condition que la valeur desdites actions ne dépasse pas 1% du capital social, et de la modifica- tion du capital social (augmentation ou réduction) qui n’entraîne pas un changement dans les proportions de répartition du capital social. Une exonération de droits de douane et du droit de mutation est également décidée au profit des banques et éta- blissements financiers dans le cadre de contrat de leasing financier conclu avec un promoteur bénéficiant des avantages prévus par le code des in- vestissements. L. M.

MOHAMED LAKROUM. Tax manager chez Ernst & Young Algérie

«Pour une amélioration de la relation administration- contribuable»

Propos recueillis par Lyes Mechti

En tant que fiscaliste, comment pourriez-vous qualifier ces mesures qui ont pour but d’alléger le système fiscal ? Ce sont des mesures qui tendent essentiellement à continuer le processus visant la promotion de la PME et de l’entreprise en général, en essayant de ne pas jouer sur les taux des impositions. Nous n’avons pas vu, dans les mesures introduites, une réduction du taux d’un IRG ou d’un IBS. En revanche, ces mesures ont touché et ont introduit des allégements sur les procédures qui profitent directe- ment ou indirectement à la PME, notamment en matière de renforce- ment des garanties des contribuables. Sur ce plan, nous avons pu identifier une volonté de clarifier les positions de l’administration fiscale envers le contribuable, mais aussi une volonté de diminuer tout ce qui peut constituer un contentieux, notamment par rapport à la mesure du rescrit fiscal et la procédure du précontentieux. Selon vous, quel impact ces mesures peuvent-elles avoir sur la gestion quotidienne de l’entreprise ? Je pense que ces mesures sont très positives et très prometteuses, et elles auront un impact direct sur la gestion fiscale quotidienne de l’en- treprise en ce sens qu’elles introduisent des allégements conséquents. Prenons l’exemple de la mesure qui concerne le fait générateur de la TAP et de la TVA, qui ont été alignées : maintenant il n’y a plus lieu de faire des retraitements pour déclarer un chiffre d’affaires pour la TAP alors qu’on doit déclarer un autre chiffre d’affaires pour la TVA. Ces mesures sont-elles suffisantes pour répondre au mieux à la demande des entreprises en matière d’allégement fiscal ? Il est sûr qu’il n’y a jamais assez de mesures pour satisfaire la sphère économique.

Mais disons que, déjà, la majeure partie des mesures adoptées émane directement des résultats qui ressortent de la dernière tripartite. Par rapport à cela, on peut dire que l’administration fiscale reste atten- tive à tout ce qui préoccupe les opérateurs économiques. Je pense que, dans un futur proche, il y aura certainement d’autres mesures qui vont soit conforter les dispositions introduites dans la loi de finances 2012, soit éclaircir celles qui ont été décidées auparavant mais qui paraissent confuses, notamment en ce qui concerne l’inves- tissement, la mise en conformité et l’application de la règle 51/49%. Nous nous attendons donc à une amélioration de la relation adminis- tration/contribuable. Dans la pratique, l’administration fiscale est-elle d’ores et déjà préparée à l’application de ces nouvelles dispositions ? En termes de respect des délais et, surtout, de respect de l’appli- cation des dispositions, l’administration procède généralement à la promulgation de circulaires d’application. Nous devons donc attendre la promulgation de ces circulaires et des instructions afin de mieux comprendre aussi le contexte dans lequel l’application de ces mesures

L. M.

doit se faire.

GROUPE DE TRAVAIL DE LA TRIPARTITE SUR LA FISCALITÉ

Plaidoyer pour alléger les procédures fiscales

A méliorer les relations entre l’administration des impôts et les contribuables, alléger les

procédures fiscales, revaloriser les salaires des agents du fisc «pour les mettre à l’abri de toute tentation» et atténuer les contraintes entravant le développement de l’entreprise. Telles sont, en substance, les recommandations formulées dans le rapport final du groupe de travail sur la fiscalité, mis en place à l’issue des travaux de la tripartite économique, en mai dernier. Ainsi, alors que certaines de ces re- commandations, dont celles liées au rééchelon- nement de dettes fiscales des entreprises, sont

nement de dettes fiscales des entreprises, sont déjà consignées dans la LF 2012, ce groupe de

déjà consignées dans la LF 2012, ce groupe de travail sur la fiscalité préconise de nombreuses autres mesures ciblant essentiellement la sim- plification des procédures fiscales et l’amélio- ration de l‘environnement de l’entreprise. Dans cet ordre d’idées, il est proposé notam- ment une simplification du mode de paiement de l’IBS ainsi que de la gestion des dossiers fis- caux par l’administration, le prolongement au 30 de chaque mois du délai de dépôt de la dé- claration mensuelle G50 et une centralisation de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) et de la taxe foncière au niveau de la Direction des

InstitutInstitut dede formationformation paramédicaleparamédicale Ibn-NaIbn-Na ss

Dans le cadre de la formation continue, l’institut propose une formation sur les thèmes suivants :

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grandes entreprises (DGE) pour les contribua- bles en relevant. De même, le groupe de travail de la tripartite met en évidence la nécessité de régler le problème de la disponibilité des tim- bres fiscaux et de réviser le dispositif y afférent, de simplifier les procédures de contrôle fiscal en prolongeant surtout le délai de réponse lié aux redressements envisagés «de 20 jours, soit 60 jours après notification», tout comme il est préconisé d’alléger les procédures conten- tieuses à travers des mesures concrètes, telle l’institution d’une structure de médiation entre l’administration des impôts et les contribua- bles. En outre, il est recommandé d’instaurer la possibilité de paiement de 50% de la dette fiscale et l’octroi d’un échéancier aux contri- buables dont les redressements fiscaux sont liés à la fraude fiscale.

AMÉLIORER L’ENVIRONNEMENT

DE L’ENTREPRISE

Les mesures visant à améliorer l’environne-

ment fiscal de l’entreprise tiennent une large

place dans la mouture finale des recomman- dations émises par le groupe de travail de la tripartite sur la fiscalité. Il est suggéré ainsi

d’offrir des garanties de sécurité juridique en matière fiscale, de renforcer la lutte contre le marché parallèle, de réajuster le barème de l’impôt sur le revenu global (IRG) pour la catégorie des salariés et d’atténuer les peines correctionnelles pour les cas de fraude fiscale. En revanche, il est préconisé d’instaurer «des sanctions très fortes» à l’encontre des contri- buables qui ne respecteraient pas les règles de facturation. En matière d’exonération et de défiscalisation, le même rapport suggère une suppression de la taxe applicable sur le blé dur importé, l’exonération d’IRG des dividendes réinvestis ainsi que de l’IBS pour les entrepri- ses nouvellement créées et n’entrant pas dans le cadre du dispositif de l’ANDI. Enfin, s’agissant de la nécessité d’améliorer les rapports entre l’administration des impôts et les contribuables, le groupe de travail de la tripartite recommande notamment une fixation systématique d’un délai pour la délivrance des documents, tel les extraits de rôles et les cartes fiscales, la détermination «de manière claire» des journées de réception de l’administration fiscale et l’amélioration de la qualité d’accueil au sein des structures du fisc. Akli Rezouali

El Watan - Mercredi 18 décembre 2011 - 10

INTERNATIONALE

L’IRAN MET EN GARDE L’ARABIE SAOUDITE

Le pétrole source de tension entre Téhéran et Riyad

Ali Akbar Salehi a invité Riyad à réfléchir davantage avant d’ouvrir ses vannes à l’Occident.

L ’Iran a réitéré, hier, son avertissement à l’Arabie Saoudite – le deuxième en une semaine – quant à une éventuelle

augmentation de sa production pétrolière pour compenser le pétrole iranien. «Ces signes ne sont pas amicaux et nous invi- tons les responsables de l’Arabie Saoudite à réfléchir davantage», a déclaré, hier, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, en réaction à une déclaration du ministre saoudien du Pétrole, Ali Al Nouaïmi. Ce dernier a indiqué lundi, dans une interview accordée à la chaîne améri- caine CNN, que son pays a les capacités de compenser les exportations de brut de l’Iran en cas de sanctions pétrolières occidentales contre ce pays, soupçonné de vouloir se do- ter de l’arme nucléaire. «Nous produisons actuellement entre 9,4 et 9,8 millions de barils par jour et nous avons une capacité de production de 12,5 millions de barils par jour», a déclaré le ministre saoudien. Et d’ajouter : «Nous pouvons facilement atteindre 11,4 à 11,8 millions de barils par jour en quelques jours. Tout ce que nous avons à faire est d’ouvrir les vannes.» Ré- ponse de Ali Akbar Salehi : «Je pense que cela est un point de vue personnel du minis- tre du Pétrole saoudien et ne reflète pas la position de l’Arabie Saoudite.» L’Iran produit 3,5 millions de barils par jour, dont environ 2,5 millions sont exportés.

Des responsables occidentaux ont affirmé que des pays du Golfe, en particulier l’Arabie Saoudite, compenseraient le déficit d’offre en cas d’embargo contre les exportations de l’Iran, afin de convaincre les pays asiatiques, surtout le Japon et la Corée du Sud. De son côté, l’Inde a annoncé hier qu’elle continuera à acheter du pétrole à l’Iran malgré l’intensification de la campagne américaine visant à limiter les achats pétroliers. «Nous avons admis les sanctions qui ont été votées par les Nations unies. D’autres sanctions ne relèvent pas de pays particuliers», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Rajan Mathai. Et de poursuivre : «Nous allons continuer à acheter du pétrole à l’Iran.»

QUELLE RÉPONSE POUR WASHINGTON ? Le représentant de l’Iran auprès de l’OPEP, Mohammad Ali Khatibi, a déjà averti, dimanche, les monarchies du Golfe contre toute tentative de compenser les exportations pétrolières de Téhéran. Face auxpossiblesnouvellessanctionspétrolières de l’Occident qui veut contraindre l’Iran à renoncer à son programme nucléaire, l’Iran a menacé à maintes reprises la capacité de fermer le détroit d’Ormuz, par où transitent 35% du trafic pétrolier maritime mondial. L’Union européenne (UE) doit, quant à elle, finaliser, le 23 janvier, les modalités d’un

embargo sur le pétrole iranien, qui pourrait être mis en place sur six mois. Il faut savoir que 18% environ des exportations pétrolières de l’Iran partent vers l’UE, notamment l’Italie, où sont écoulés 180 000 barils par jour, puis l’Espagne et la Grèce qui importent de ce pays respectivement 160 000 et 100 000 barils par jour. «Avec la crise économique que connaît la zone euro, toute sanction pétrolière contre le pétrole iranien va aggraver la crise dans cette zone», a averti hier Mohammad Ali Khatibi. Concernant la lettre envoyée récemment par les Etats-Unis à l’Iran après les menaces de fermeture du détroit d’Ormuz, Ali Akbar Salehi a relevé qu’il n’y a «rien de nouveau». Il a tout de même glissé : «Nous avons dit par le passé que l’Iran, plus que n’importe quel autre pays, cherche à assurer la sécurité du golfe Persique.» Pour lui, «la sécurité dans le golfe Persique est une sécurité collective et personne, à l’extérieur de la région, ne peut décider quel pays peut bénéficier des avantages du golfe Persique et quel pays ne peut pas en bénéficier». Ali Akbar Salehi dira par ailleurs : «Nous respectons autant nos engagements internationaux que nous défendons nos intérêts et nous ne permettons à personne de mettre en cause les droits de notre nation.» Amnay Idir

GRÈVES GÉNÉRALES ET SIT-IN

Les mouvements sociaux s’amplifient en Tunisie

Plusieurs villes dans le Centre et le Nord-Est de la Tunisie connaissent, ces derniers jours, des mouvements de protestation d’ordre social, qui se sont poursuivis hier, contre le chômage et le manque de logements afin d’améliorer les conditions de vie, a-t-on indiqué de source officielle. Dans la localité de Nebeur (nord-ouest), «des protestataires ont bloqué,

hier, la route reliant le Kef à Jendouba, provoquant une paralysie du trafic entre les deux gouvernorats», a rapporté l’agence de presse TAP, indiquant que les jeunes de la ville de Kef entament déjà «leur quatrième journée consécutive de protestation». Les chômeurs et les ouvriers, qui participent aux mouvements, réclament «des aides sociales, de l’emploi et l’amélioration des conditions de vie», précise la source, ajoutant qu’«une manifestation a été également menée dans la ville de Kef, obligeant les commerçants à baisser rideau de crainte d’actes de pillage». A Siliana, dans le centre du pays, plusieurs localités sont paralysées par un mouvement de grève générale, pour certaines depuis quatre jours, rapporte l’agence TAP. Les écoles et plusieurs routes sont fermées et des groupes de chômeurs ont bloqué, avec des pneus et des barrières, les accès à de petites communes. Selon la source, les habitants protestent contre «l’exclusion et la marginalisation de la région». Ils considèrent que les gouvernements qui se sont succédé après le 14 janvier 2011, ont ignoré leurs revendications relatives à l’emploi et au développement de leur ville. Lundi, des citoyens d’El Jorf (gouvernorat de Médenine) avaient observé un sit- in pour demander la reprise des navettes nocturnes, «arrêtées pour des raisons de sécurité», a rapporté la TAP. Ce sit-in a «paralysé l’activité des bacs à destination de l’île de Djerba», a ajouté la source. Selon de statistiques effectuées par des médias, plus de 500 grèves ou sit-in ont été recensés en 2011 en

Tunisie.

APS

ILS SE SONT ACCROCHÉS HIER AVEC L’ARMÉE MALIENNE

Des rebelles touareg reprennent les armes

L a démarche de conciliation engagée le 13 no- vembre 2011 par Bamako avec les rebelles

touareg maliens revenus du front libyen après la chute du régime de Mouammar El Gueddafi n’aura finalement rien donné. Pis encore, les hostilités ont repris de plus belle, hier, entre les deux parties après une trêve de plusieurs mois. Un groupe de rebelles touareg a «accroché» hier, à proximité de la ville de Ménaka, dans le nord-est du Mali, près de la frontière avec le Niger, une unité de l’armée malienne. Les combats ont duré près de quatre heures. L’objectif des rebelles touareg était vraisemblablement de prendre le contrôle de la localité. Avant d’engager les combats, les insurgés ont pris soin de couper les communications téléphoniques avec la ville. Les assaillants ont toutefois été contraints de battre en retraite après l’intervention, en début d’après-midi, d’un hélicoptère de combat de

en début d’après-midi, d’un hélicoptère de combat de l’armée de l’air malienne. «Un hélicoptère de

l’armée de l’air malienne. «Un hélicoptère de l’armée a bombardé une position des bandits armés à Ménaka. Deux de leurs véhicules sont calcinés. Ils ont pris la fuite. Des renforts se dirigent vers les lieux», a affirmé à la presse une source militaire basée à Gao, ville située à l’ouest de Ménaka où siège l’état-major de l’armée malienne pour cette région, ajoutant que 4 rebelles touareg ont été arrêtés.

RÉBELLIONS CYCLIQUES

A rappeler que, dans le but de prévenir une

éventuelle résurgence de la rébellion touareg dans le nord du Mali, Bamako y avait dépêché

en novembre dernier des notables. Le but :

connaître l’état d’esprit des habitants de la

région qui, ont annoncé plusieurs sources, étaient sur le point de reprendre les armes. Cette région est, rappelle-t-on, confrontée, depuis

le début des années 1990, à des rébellions

Drilling Foreign Company is lookign for 1) 5 Mud Loggers 2) HSE Supervisor 3) Purchaser
Drilling Foreign Company
is lookign for
1) 5 Mud Loggers
2) HSE Supervisor
3) Purchaser
4) Customs coordinator
5) Clean Lady
6) Driver
Criteria
1- Degree in geology for the post 1, university de-
gree for 2, 3, 4 and school certificate for 5
2- Fluent english for 1, 2, 3, 4, 6
3- Computer skills for 1, 2, 3, 4
4- Expérience of two years for 1, 2, 3, 4, three years
for 5 and five years for 6
5- Driving licence for 2, 3, 4, 6
Please send your CV in english
with a motivation letter to the following
email adress :
hr.gwdcalg@gmail.com

cycliques des Touareg. Une délégation d’élus du nord du Mali avait commencé par entamer une mission «d’écoute et d’apaisement» à Kidal, une région connue pour son hostilité envers le pouvoir de Bamako. Selon un programme fixé d’avance, la délégation s’était rendue à un cantonnement de Touareg armés revenus de Libye et qui acceptent le processus de paix dans le nord du Mali. Ces élus sont allés ensuite à la rencontre d’autres Touareg armés, qui, une fois de retour de Libye, ont

refusé de se cantonner, préférant rejoindre les montagnes du désert en signe de colère. Mais pour parer à toute éventualité, Bamako avait

envoyé, parallèlement à ces consultations, des renforts en hommes et en matériel de l’armée malienne dans la région. Pas plus loin que la semaine dernière, l’armée a encore renforcé ses positions à la frontière algéro-malienne.

En accédant à cette localité, elle est passée

Société activant dans le transport maritime

 

recrute d'urgence

   

Déclarant(e) en douane qualifié(e)

 

Conditions

 

- Expérience dans le domaine

- Parfaite connaissance de la réglementation

douanière et maîtrise des techniques et régimes douaniers.

 

Agent de transit

Conditions

 

- Expérience dans le domaine

- Maîtrise de la saisie (DSRT, D3302, D1033,

)

liquidation et enlèvement

-

Permis de conduire pour les deux postes.

 

CV à faxer au 021 56.33.03

par la zone montagneuse de Zackac où étaient installés des groupes de rebelles touareg. Ils ont abandonné leurs positions et se sont éparpillés en trois groupes. «C’est l’un de ces groupes qui a attaqué Ménaka. Il n’est pas exclu que les autres groupes attaquent à d’autres endroits», a précisé une source indépendante à la presse. Les autorités maliennes ont, rappelle-t-on, décidé de (re)prendre le dossier touareg à bras- le-corps après notamment qu’un accrochage fut survenu le 6 novembre 2011 entre l’armée nigérienne et des hommes armés dans le nord du Niger. D’après plusieurs sources, ceux-ci étaient «surtout des Touareg maliens revenus de Libye». Lors de cet accrochage, il y a eu 13 morts et 13 capturés dans les rangs de ce groupe armé. Un élu touareg d’Agadez avait aussi signalé «la présence d’ex-soldats libyens en fuite» parmi ces hommes armés. Zine Cherfaoui

SARL CK FLEISCH en liquidation ZAC Taharacht Akbou

au capital de 55 000 000, 00 DA

Avis de dissolution

A la suite de la dissolution anticipée de la SARL CK FLEISCH, les créanciers et les tiers sont invités à se présenter au siège

de l'entreprise CK Fleisch sise à ZAC

Taharacht Akbou, wilaya de Béjaïa, munis

de toutes les pièces justificatives (bons de

commande, factures et autres), dans un délai d'un mois à compter de la date de la première parution du présent avis. Passé ce délai, aucune réclamation ne pourra être prise en considération. Le liquidateur M. S. HARANI

PHOTO : DR

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 11

INTERNATIONALE

ENVOI DE TROUPES ARABES EN SYRIE

Damas refuse catégoriquement

De fait, le clan de Bachar Al Assad ne laisse désormais aucune voie à la Ligue arabe pour stopper le massacre.

C omme il fallait s’y attendre, le régime syrien a opposé, hier, une fin de non-recevoir à la

proposition du Qatar de déployer des soldats arabes sur son territoire. «La Syrie rejette les déclarations de

responsables du Qatar sur l’envoi de troupes arabes qui amplifient la crise, font avorter l’action arabe et ouvrent la voie à une intervention étrangère»,

a en effet indiqué le ministère syrien

des Affaires étrangères dans un com- muniqué. De fait, le clan de Bachar Al Assad refuse d’accorder au Qatar la «primeur» de l’amplification de la cri- se, puisqu’il veut lui-même s’en char- ger à travers sa répression sauvage des manifestants. Chaque jour le régime syrien s’aveugle un peu plus, comp- tant sur le parapluie sino-russe qui lui assure, pour l’instant, la possibilité de poursuivre son massacre à l’abri de la communauté internationale. La Ligue arabe, elle, semble avoir épuisé tout son stock procédural pour amener le clan de Damas à, tout au moins, réduire le rythme des tueries. La ligue de Nabil Al Arabi, qui de- vra réunir son «cénacle», dimanche prochain au Caire, pour réévaluer la mission de ses observateurs en Syrie, aura du mal à dégager un consensus sur quelque chose. Et pour cause, Bachar Al Assad a pratiquement mis à nu l’incapacité de cette organisation à aller au-delà de la rhétorique en raison, notamment, de la nature des régimes qui y sont représentés. Il y a aussi le fait que le régime de

y sont représentés. Il y a aussi le fait que le régime de Damas joue encore

Damas joue encore sur la fibre de la non-ingérence, non pour tenter de régler le conflit mais pour poursuivre, à moindres frais, ses expéditions pu- nitives. «Le peuple syrien refuse toute intervention étrangère sous n’importe quelle appellation. Il fera face à toute tentative qui porte atteinte à la souve- raineté de la Syrie et à l’intégrité de son territoire», précise le communi- qué du MAE syrien. Et d’ajouter : «Il serait regrettable que du sang arabe coule sur le territoire syrien pour ser- vir des intérêts connus.» Voilà donc le genre de littérature de nature, sans doute, à tempérer les ar- deurs de certains membres de la Ligue

arabe. Or, la question qui se pose à l’heure actuelle est simple : comment forcer la main au tueur en Syrie ? Et la réponse, hélas, est presque évidente après le refus d’une force d’interposi- tion arabe.

LE STOCK DE PATIENCE ÉPUISÉ On voit mal, en effet, par quel tour de magie la vénérable Ligue pourrait amener son poulain à taire ses armes et renvoyer dans les casernes ses milliers de soldats et snipers postés au quatre coins du pays. Il est aussi quasiment exclu que Bachar Al Assad, de plus en plus arrogant, puisse se transformer soudainement en un faiseur de paix

alors qu’il tue par dizaines femmes, enfants et vieillards. Entre-temps, les limites du supporta- ble sont atteintes pour le Conseil de sé- curité qui a été si prompt à bombarder El Gueddafi alors qu’il peine à impo- ser un embargo aérien sur la Syrie. L’émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani, face à l’impasse en Syrie et à l’échec de la mission des observateurs, s’est dit, samedi, favo- rable à l’envoi de troupes arabes en Syrie afin de «mettre fin à la tuerie» dans le pays. Le chef de l’organisa- tion panarabe, Nabil Al Arabi, n’est pas forcément contre, en promettant que cette idée pourrait être examinée

Le pouvoir syrien oppose un niet absolu quant à la présence de soldats arabes en Syrie

PHOTO : DR

quant à la présence de soldats arabes en Syrie PHOTO : DR lors du comité ministériel

lors du comité ministériel de la Ligue arabe dimanche prochain. Mais voilà que cet ordre du jour bien chaud vient d’être refroidi par un communiqué la- conique. Cependant, il faut désormais

compter avec les soldats dissidents qui ont créé un comité de liaison avec le CNS et un téléphone rouge pour sui- vre les événements sur le terrain. Ces derniers réclament expressément «le recours au chapitre 7 de la charte de l’ONU afin de préserver la paix». Ce chapitre donne au Conseil de sécurité

la possibilité d’entreprendre «toute ac-

tion qu’il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix».

A

ce souhait des dissidents syriens,

le

secrétaire général de l’ONU, Ban

Ki-moon, en a rajouté une couche en déclarant hier, depuis Abou Dhabi, que «la situation a atteint un point inacceptable. J’espère sincèrement que le Conseil de sécurité va traiter

cette crise de manière sérieuse et co- hérente».

Et pour cause, sur le terrain, on ne

compte plus le nombre de morts. Au moins 20 personnes ont été massa- crées hier à Homs et Idleb, pendant

que les tanks poursuivaient leurs chas- sés-croisés dans les rues des différen-

tes villes de Syrie. Hassan Moali

PARIS À PROPOS DU PROJET DE RÉSOLUTION RUSSE

«Très loin de répondre à la réalité»

RUSSE «Très loin de répondre à la réalité» Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères L

Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères

L a France juge que le nou- veau projet de résolution de

la Russie sur la Syrie est «très loin de répondre à la réalité de la situation» dans ce pays, a déclaré hier le ministère fran- çais des Affaires étrangères. Il

est «très loin de répondre à la réalité de la situation en Syrie»,

a affirmé le porte-parole adjoint

du ministère, Romain Nadal, au lendemain de la distribution à l’ONU, par Moscou, d’une nou- velle version de son projet de résolution sur la Syrie, critiqué à l’origine par les Occidentaux. Ce texte devait être discuté, hier après-midi, au niveau des ex- perts représentant les membres

du Conseil de sécurité. Selon

un diplomate à New York, le nouveau texte est une «simple compilation des amendements proposés par les autres mem- bres du Conseil», sans progrès sur le fond. Les Occidentaux ré- futent la volonté de Moscou de mettre sur un même plan, dans la condamnation de la violence, le régime et l’opposition. «Je vous rappelle dans quel esprit la France veut que le Conseil de sécurité s’exprime. Exiger que le régime mette fin à sa ré- pression implacable, distinguer clairement entre cette répres- sion et l’expression du peuple syrien dans la revendication de ses droits fondamentaux et sou- tenir le plan de sortie de crise de la Ligue arabe», a souligné Romain Nadal. «Le Conseil de sécurité doit s’exprimer très vite et nous y travaillons inten- sément», a-t-il ajouté. AFP

Israël s’inquiète de l’après-Assad

I sraël est très inquiet de ce qui adviendra des «énormes stocks» d’armes chimiques et

biologiques en Syrie, en cas d’effondrement du régime du président Bachar Al Assad, qu’il juge inéluctable, a déclaré hier un responsable militaire. «Les énormes stocks d’armes chimiques, biologiques, la plupart en provenance d’Europe de l’Est, constituent notre inquiétude immédiate», a déclaré le général Amir Eshel, responsable de la division de planification de l’armée israélienne. Et de précisant : «La question est : ‘quand le régime

d’Al Assad tombera, ce n’est pas si’

une inquiétude majeure, parce que je ne sais pas qui va mettre la main sur les armes le jour d’après (la chute d’Assad, ndlr)», a-t-il indiqué. «Quelle est la part qui sera transférée au mouvement chiite libanais Hezbollah, aux factions syriennes ?», s’est-il interrogé. Le chef d’état-major israélien, Benny Gantz, a déclaré la semaine dernière qu’en cas de chute du régime syrien, Israël devrait «être prêt» à accueillir des réfugiés alaouites, la communauté de la famille

Al Assad, sur le plateau du Golan occupé. AFP

» «C’est

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El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 12

ALGER INFO L es travaux sur la ligne 1 du métro d’Alger causeraient des fissures
ALGER INFO L es travaux sur la ligne 1 du métro d’Alger causeraient des fissures
ALGER INFO L es travaux sur la ligne 1 du métro d’Alger causeraient des fissures

ALGER INFO

ALGER INFO L es travaux sur la ligne 1 du métro d’Alger causeraient des fissures sur
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ALGER INFO L es travaux sur la ligne 1 du métro d’Alger causeraient des fissures sur

L es travaux sur la ligne 1 du métro d’Alger causeraient des fissures sur des immeubles. Tel

est le constat fait par les habitants des immeubles de Bab El Oued, où un puits est en cours de réalisation à l’in- térieur du jardin Prague. La terrasse de deux appartements au moins, si- tués juste en face du chantier s’est fissurée : «Le plafond de l’appar- tement de mon voisin s’est effondré le 20 novembre dernier. Dieu merci, il n’y a pas eu de victimes, mais des dégâts considérables. Chez moi, la terrasse gondolée présente un trou béant. Un jour ou l’autre, tout le pla- fond s’effondrera», prédit M. Zitouni, habitant de l’immeuble n°3 de la rue Boubella Mohamed, situé en face du chantier. Des travaux de forage sont en cours dans le jardin Prague, partiellement démolit. La grue du groupement de travaux en génie civil passe au-dessus de l’immeuble dont une partie des plafonds s’est effondrée. M. Zitouni n’a pas attendu l’effondrement du plafond pour saisir les services de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) sans recevoir de réponses satisfaisantes. «Des travaux d’extension du métro dans cette partie de la ligne (place des Mar- tyrs, Bab El Oued) ont été lancés en 2010. Des correspondances ont été envoyées par nos soins à l’EMA le 20 mars et 30 novembre 2011. Aucune suite valable n’a été donnée à ces let-

Les habitants de la place des Martyrs sont martyrisés par les travaux du métro. Depuis le début des travaux, les riverains de cette place, ceux résidants au niveau de la rue Bab El Oued au niveau de l’avenue du 1 er Novembre (balcons donnant sur la place des Martyrs), subissent les «pires désagréments h24 causés par les engins bruyants particulièrement la nuit». «Les engins, placés sous les fenêtres, fonctionnent toute la nuit et ce, depuis une année déjà. Les malades chroniques, ceux souffrant de maladies graves, les personnes âgées, les nourrissons et les enfants scolarisés ne ferment plus l’œil de la nuit. Ils ne supportent plus les bruits dont le seuil des décibels

SUR LE VIF

PHOTO : M. SALIM

PHOTO : H. LYES

murs et le plafond, comme l’ont bien constaté les agents du CTC (LCTE) venus expertiser les immeubles. Les agents de l’EMA sont passés, mais ils n’ont fait que constater les dégâts dus aux vibrations. L’un des agents a

de

MARCHE VERTE

N. I.

FORÊT DU BOIS DES CARS II : LANCEMENT DES TRAVAUX D’AMÉNAGEMENT

Le projet de l’aménagement de la forêt Bois des Cars II a été enfin lancé. Le maire, Kamel Hamza, affirme que l’entreprise chargée du projet a été installée depuis un mois. «C’est l’un des plus grands projets initiés par l’APC, il est en voie de concrétisation», dira-t-il. Ce projet a pour objectif de donner aux familles un espace convivial, de détente et de loisirs. Le plan arrêté prévoit l’aménagement d’une aire de jeux pour enfants, d’un terrain de pétanque, d’une piste de footing et de vélo. Il est question également de réhabiliter les accès, les bordures et les trottoirs, l’ouverture de parkings et l’installation de banquettes en bois. Ce plan prévoit l’intensification d’opérations de reboisement avec la

GARE ROUTIÈRE DE TAFOURAH

UN TRANSFERT QUI INQUIÈTE LESTRAVAILLEURS

L es travailleurs de la société Tran- sub, ex-TVC, relevant du secteur

public, en charge de la gestion de la gare routière de Tafourah, ont exprimé leurs inquiétudes quant à leur avenir socioprofessionnel, après la décision des pouvoirs publics de transfert de la gestion de la gare au profit d’un éta- blissement public (Epic) de la wilaya d’Alger, en l’occurrence l’EGCTU. Selon les membres du syndicat et du comité de participation de l’entreprise qui ont décidé d’alerter les pouvoirs publics sur «cette décision aux consé- quences lourdes», le plus grave est qu’il n’y a «aucun écrit officiel, à

part de simples promesses quant au

maintien des 50 travailleurs pères de famille», notamment des chefs de

quai, des agents d’entretien qui sont

affectés à cette tâche. Pour le SG du syndicat, il y a «des craintes qu’ils ne soient sacrifiés lors du passage de la gare à EGCTU», nous dira M. Ayachi. Pour ce dernier, les travailleurs ont décidé de «faire confiance aux pour- parlers actuellement engagés avec la direction et l’instance syndicale», mais ils envisagent de «bouger au cas

où les choses resteraient bloquées»,

dit-il. En réalité, le passage à l’EGCTU va lui-même «fragiliser l’avenir de la Transub», affirment les syndicalistes, car la gare de Tafourah que «nous gérons depuis 20 ans est une source importante de revenus pour l’entrepri- se» qui fait aussi du transport public, ajoutent-ils. Il faut savoir que l’Epic EGCTU a vu, ces derniers temps, son redéploiement à travers la gestion des parkings dans plusieurs endroits de la wilaya d’Alger, y compris ceux des plages dévolues avant aux privés, selon la procédure des enchères pu- bliques. Cela n’empêche que certains parkings sont cependant rétrocédés aux privés. Et à la Transub, «on semble ne rien nous reprocher», concluent les repré- sentants du syndicat. M. T.

24 HEURES

plantation d’arbres de différentes espèces. L’APC prévoit l’installation d’une bâche à eau et d’un château d’eau. L’endroit sera gardé par les éléments de la garde forestière.

STAOUÉLI : LE PROBLÈME DES 695 LSP RÉGLÉ

Les bénéficiaires du programme des 695 Logements LSP, dans la commune de Staouéli, attribués en 2007, vont pouvoir enfin occuper leurs logements. «C’est presque réglé. Ce n’est qu’une question de temps pour que les bénéficiaires récupèrent enfin les clefs de leurs logements», dira Toufik Harrag, maire de Staouéli. Selon lui, les bénéficiaires du site de Mimouza ont été convoqués pour verser la première tranche, quant à ceux du domaine Khaïti, ils seront prochainement convoqués. Le cas des

bénéficiaires de la cité des Abattoirs est également réglé, a-t-il rassuré. Le maire estime que c’est l’OPGI qui décide de la date de l’octroi définitif des logements. «Mais il est fort probable que cela se fasse cette année, puisque tout est prêt», a-t-il dit. Le maire demande aux autorités nationales de proposer d’autres formules de logements pour la population, afin de résorber la crise de logement. Il compte sur un quota dans le cadre du logement participatif aidé (LPA).

HORAIRES DES PRIERES Fedjr 06h28 Dohr 12h58 Asser 15h38 Maghreb 18h00 Icha 19h23
HORAIRES
DES PRIERES
Fedjr
06h28
Dohr
12h58
Asser
15h38
Maghreb
18h00
Icha
19h23

EXTENSION DE LA LIGNE 1 (PLACE DES MARTYRS-BAB EL OUED)

Quand le métro fragilise les immeubles

Des locataires sont unanimes, les travaux d’extension du métro d’Alger causent des dégâts à leurs habitations.

métro d’Alger causent des dégâts à leurs habitations. reconnu que les travaux menés par l’entreprise sont

reconnu que les travaux menés par l’entreprise sont la goûte qui a fait déborder le vase», relève Zitouni. Les assurances sont passés chez les copropriétaires de l’immeuble de la rue Boubella. «Les agents de l’assu- rance sont passés, mais on n’a pas vu les agents une deuxième fois», s’étonne Zitouni.

L’APC S’EN LAVE LES MAINS ! Désespérés par l’indifférence de l’EMA, les copropriétaires de l’im- meuble ont adressé également des courriers à l’APC et à la wilaya déléguée de Bab El Oued. Tout en affirmant ne pas pouvoir engager

des travaux de réhabilitation, l’APC

mis en avant, dans sa réponse, le décret 83-666 publié le 12 novem-

bre 1983 fixant les règles relatives

la copropriété et à la gestion des

immeubles collectifs. «Nous avons adressé la doléance aux services de l’OPGI de Bir Mourad Raïs, ces derniers nous ont affirmé ne plus être propriétaire de l’immeuble de- puis la cession des biens de l’Etat (loi 81-01). Les travaux dans les parties communes doivent être pris en charge par les copropriétaires»,

Fissure sur une terrasse d’une habitation à Bab El Oued

tres. Nous sommes convaincus que ce sont les travaux du métro qui ont fra- gilisé notre immeuble situé juste en face du forage. Avant le lancement du chantier, je n’ai pas remarqué d’in- filtrations d’eau ni de fissures sur les

peut-on lire dans la réponse de l’APC

Bab El Oued adressée le 6 décem-

bre dernier à l’un des copropriétaires.

Les habitants assurent ne pas être responsables des fissures, donc les travaux ne sont pas de leur ressort :

l’EMA est seule capable d’indem- niser les occupants de l’immeu- ble. «Nous ne pouvons pas prendre en charge les travaux, les copro- priétaires n’ont pas les moyens de payer 100 000 DA pour refaire les plafonds, nous avons acheté les fonds sans plus», précise Zitouni qui attend une réponse «satisfai- sante» de l’entreprise du métro, qui ne répond pas à ses sollicitations. Contactée par nos soins, l’EMA, nous renvoie au ministère des Trans- port dont le chargé de communica- tion ne répond pas aux journalistes. Nadir Iddir

PÉTITION CONTRE LES TRAVAUX DU MÉTRO !

autorisés sous d’autres cieux- où une réglementation rigoureuse est en vigueur- est largement dépassé. (…) Les habitants ne connaissent plus que stress, céphalée, allergies respiratoires, etc.», peut-on lire dans la pétition. Une première pétition a été déjà remise aux responsables de l’EMA, guère décidés à réagir. «Il semble que les responsables du groupement ne soient pas près, malgré les promesses verbales

faites aux riverains, à réellement prendre en charge le problème. Des correspondances ont été également adressées, nous signale-t-on, aux ministère des Transports, de la Santé, de l’Environnement en vue de

faire réagir les pouvoirs publics».

         
 
La marche des lycéens n’a pas résisté à l’attrait d’une pelouse verdoyante sous un soleil

La marche des lycéens n’a pas résisté à l’attrait d’une pelouse verdoyante sous un soleil très doux

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 12

     
 

CONSTANTINE INFO

 
 

CADRE DE VIE ET CITOYENNETÉ

 

INSTITUT DES TECHNIQUES AGROALIMENTAIRES

   

Les bords de routes transformés en décharges

LES ÉTUDIANTS DÉNONCENT LA MARGINALISATION DE LEUR SPÉCIALITÉ

M algré les promesses données, il y a une année, par le ministère de l’Enseignement supérieur et les responsables de l’univer-

L’incivisme des uns et le laxisme des autres font que dans peu de temps il deviendra difficile de vivre dans un environnement fortement vicié.

sité Mentouri de Constantine, les étudiants de l’Institut national de l’alimentation et des techniques agro-alimentaires (Inataa), dé- plorent la situation d’exclusion de leur spécialité de la Fonction publique et l’anarchie qui règne au niveau de leur établissement, situé au 7ème Kilomètre, sur la route de Aïn El Smara. Selon leurs représentants qui ont pris contact avec notre bureau, les étudiants ont décidé de réagir en entamant une grève générale et illimitée depuis le 7 du mois en cours. « Suite à plusieurs mouvements de protestation, une commission ministérielle a été constituée par la tutelle, le 1er février de l’année écoulée, pour le suivi de l’évolution de ce dossier. Par ailleurs, le ministère a affirmé que tous les diplômés de l’Inataa seront intégrés par le biais de correspondances et équivalence dans les secteurs de la Fonction publique selon la nouvelle réglementa- tion», ont-t-il rappelée. Malheureusement, aucune de ces possibilités n’a été concrétisée, selon nos interlocuteurs. «Toutes les demandes de participation aux concours organisés par la direction de la fonc- tion publique ont été rejetées au cours de cette année au motif que les diplômes ne correspondent pas à l’offre», ont déclaré les délé- gués des étudiants. Ils ont affirmé qu’après une année de souffrance, aucune solution n’a été dégagée, signe d’un mépris total. «Nous sommes revenus pratiquement à la case départ, avec un diplôme sans valeur et un avenir incertain», ont-t-il conclu. R. B.

Q uelque soit l’endroit où l’on passe, des tas de décombres, d’or-

dures, de ferrailles et autres objets hétéroclites, jetés çà et là par des citoyens indélicats ternissent l’image de la ville. Des exemples édifiants sont donnés par des riverains de deux décharges sauvages que nous avons visitées. Tout le long des berges de l’oued Boumerzoug, juste derrière la gare routière Est, des montagnes de détritus jonchent les deux berges. De l’autre côté de la ville, au fin fond du quartier populaire de Oued El Had et jusqu’au pont donnant accès à la cité El Gammas, c’est le même spectacle désolant et la même odeur insupportable, géné- rée par des déchets jamais enlevés et des eaux usées se déversant dans l’oued. Les routes de Chaâb Ersass,

se déversant dans l’oued. Les routes de Chaâb Ersass, PHOTO: EL WATAN gré des besoins d’une

PHOTO: EL WATAN

gré des besoins d’une certai- ne frange de la population qui vient y jeter gravats, vieux meubles, appareils électro- ménagers, etc. Par ailleurs, la situation n’est guère plus reluisante quand il s’agit du curage des avaloirs, une opération périodique qui épargnerait pas mal de soucis si elle était effectuée dans les normes. Tout le monde aura remarqué que depuis des années les agents char- gés de cette activité laissent derrière eux le produit de leur «pêche» dans l’espoir qu’un hypothétique camion vienne les ramasser. De plus, les immondices extraites ne sont plus aspergées de produits aseptiques, mais laissés à l’air libre, présentant ainsi un véritable bouillon de culture microbien avec des émana- tions incommodantes et pol- luantes. F. Raoui

Des déchets non dégradables avant

plusieurs siècles

EL KHROUB

 

d’El Meridj ou encore de Aïn Smara, pour ne citer que cel- les-là, en sont aussi la parfaite illustration. Il faut aussi sou- ligner l’absence de civisme

de certains Constantinois qui prennent le chemin le plus court pour se débarrasser de leurs détritus. Des décharges sauvages se créent ainsi au

LES CONDUCTEURS DE BUS BOUDENT LA LIGNE DE SALAH DERRADJI

 

GESTION DES VILLES

 

D epuis avant-hier, les chauffeurs des bus et de taxis en charge du transport public qui activent à El Khroub ont catégoriquement

refusé d’assurer la desserte de Salah Derradji. Ils pointent du doigt

Les spécialistes mis à l’écart par les autorités

du spécialiste, car celui-ci a les capacités et les compétences

le

mauvais état de la route, devenue impraticable, et l’anarchie qui

règnent dans les stations à cause du manque de contrôle de la direc- tion du transport. De ce fait le déplacement de dizaines d’habitants

a

été compromis. «Suite à ces perturbations, nous n’avons pas pu

nous rendre à notre travail ni effectuer nos courses. Le recours aux taxis clandestins n’a pas toujours été la bonne solution car leur nombre est insuffisant pour répondre à la forte demande générée brusquement par la défaillance des transporteurs agréés. En plus, ils ne veulent pas s’aventurer dans les grands secteurs urbains de peur de se faire épingler par les éléments d’ordre publique », ont affirmé certains usagers rencontrés dans une station de bus. Les conducteurs «frondeurs» ont expliqué qu’en plus du manque d’aménagement urbain et la situation dégradée des chaussées, les lieux de stationnement posent de sérieux problèmes, puisqu’ils sont souvent occupés par les fraudeurs. Contacté, le P/APC de la com- mune d’El Khroub, Seddik Hemaïzia a déclaré qu’un programme d’aménagement urbain est en cours de réalisation dans cette zone. «Nous avons réglé le problème du passage à niveau qui a été en-

dommagé par un trafic routier intense, et les transporteurs ont repris

L es autorités n’ont pas donné d’importance au produit efficace (le diplômé) issu de la formation en gestion et tech-

niques urbaines lors de la prise des décisions», a affirmé le Pr. Ahcène Benmissi, hier, lors de la «Première rencontre nationa- le sur la gestion des villes», organisée par le club de lecture de la direction des activités scientifiques, culturelles et sportives de l’université Mentouri de Constantine et le département de gestion et techniques urbaines de la même université à l’institut des sciences de la terre et des sciences géographiques, Slimane Zouaghi. Après un léger aperçu sur l’intégration de cette fi- lière dans l’enseignement supérieur, laquelle a été enseignée la première fois à l’université de M’sila en 1983, pour l’être ensuite dans l’université Mentouri en 2003, l’orateur a insisté sur le rôle des spécialistes dans l’amélioration de la gestion des villes. «Nous devons œuvrer pour la valorisation de l’avis

nécessaires qui lui permettent, avec la participation d’autres cadres et responsables, de ressortir des solutions pratiques pour l’amélioration de l’aspect urbain des villes algériennes», a-t-il souligné.Formée essentiellement de futurs diplômés en gestion et techniques urbaines (GTU), l’assistance n’a pas manqué de poser ses questions et faire part de ses craintes en ce qui concerne l’avenir de la GTU. «Nous n’occupons aucune place parmi les décideurs locaux, le diplômé en GTU n’a pas d’influence lors de la prise des décisions. J’ai travaillé au sein l’APC de Constantine, seul l’administrateur dispose de ce pou- voir», a argué un diplômé. Notons quecettefilièrebénéficierad’uneautonomiepuisqu’el- le aura prochainement son propre institut qui sera implanté à la ville universitaire de Ali Mendjeli. O. S. Merrouche

leurs activités », a-t-il précisé.

R. B.

PASSEPORT BIOMÉTRIQUE

SALON NATIONAL DES INDUSTRIES PHARMACEUTIQUES ET PARAPHARMACEUTIQUES

POUR UNE AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE DÉLIVRANCE

Des potentialités mal exploitées

C ’est la fin du calvaire pour les citoyens en quête du fameux pas- seport biométrique. Selon un communiqué de wilaya parvenu à

notre rédaction, depuis le lancement de l’opération, le 4 avril 2010,

L a première édition du Salon national des in-

les principaux partenaires internationaux et locaux de l’industrie pharmaceutique, dont le group Sanofi Aventis, Nedpharmadique, laboratoire Hikma et Zedpharm, lesquels ont exprimé leur satisfaction vis-à-vis de cette manifesta- tion dans une wilaya à grande potentialité dans le domaine. «C’est une première que nous souhaitons devenir coutu- mière dans la ville du Vieux Rocher afin d’encourager le partenariat et débattre des contraintes et perspectives de l’industrie pharmaceu-

tique au niveau national en comparaison avec le niveau international», a déclaré le représentant du group Saïdal. Il a ajouté que, dans le cadre de l’extension de son groupe, 3 nouvelles unités de produc- tion d’insuline et un centre de distribution sont en cours de réalisation dans la wilaya de Constantine. Des débats sont également programmés pour la deuxième journée de ce salon autour du thème «Pour un pôle national effectif de l’industrie pharmaceutique». Ces débats seront dirigés par

 

des intervenants de l’univer- sité Mentouri, de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP), l’Agen- ce nationale de développe- ment des investissements (ANDI), la Confédération algérienne du patronat (CAP) et le club des investisseurs de Constantine. «Notre but est d’atteindre les 70% de l’ob- jectif estimé par le ministère de la Santé, réduire la facture d’importation du médica- ment et la création de postes de travail et de recherche», a déclaré le wali. Ratiba B.

dans le cadre de la modernisation de l’administration et la facilitation de l’accès aux documents nécessaires aux citoyens, 33 982 dossiers relatifs au fameux passeport ont été constitués, dont 33 771 traités, à

dustries pharmaceutiques et parapharmaceutiques a été inaugurée hier, au palais de la culture Malek Hadad, par Noureddine Bedoui, wali de Constantine, en présence du représentant du ministre de l’Industrie de la PME et de la promotion de l’investis- sement et des directeurs de l’exécutif. Plus d’une quaran- taine d’exposants ont installé leurs stands dans deux grands chapiteaux de 100 m² chacun. Les participants représentent

ce

jour au niveau des 6 daïras que compte la wilaya.

Le directeur de l’organisation et des affaires générales a annoncé que pour la seule daïra de constantine, 27 532 dossiers ont été réception- nés, dont 27 435 étudiés et en attente pour l’élaboration effective du passeport biométrique. L’opération, qui est «en bonne voie», sera renforcée avec de nouveaux équipements informatiques et des sta- tions d’enrôlement pour chaque daïra. Pour une amélioration des prestations de service, il est également prévu une formation de nouveaux agents, techniciens supérieurs et ingénieurs en informatique, conformément aux instructions du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales. D’autre part, le passeport classique sera totalement retiré de la circulation en date du 24 novembre 2015. Entre-temps, il est possible de se faire établir un passeport classique en cas de perte (après déclaration de perte), et pour les cas urgents ou exceptionnels. Farida Hamadou

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 12

PHOTO : A. E. K. U ne grande partie du boulevard Mascara plonge dans l’obscurité
PHOTO : A. E. K. U ne grande partie du boulevard Mascara plonge dans l’obscurité

PHOTO : A. E. K.

U ne grande partie du boulevard Mascara plonge dans l’obscurité dès la tombée de la nuit. Du fait des

travaux du tramway, qui se poursuivent encore en cette zone, l’éclairage public se retrouve, tout le long de ce tronçon, quasi- inexistant. De la place Valéro jusqu’à Dar El Hayat, les néons blafards, qui d’ordinaire illumi- nent le long boulevard, laissent largement à désirer, et ce n’est qu’en atteignant la cité Dar El Hayat qu’à nouveau, on peut y voir plus clair. C’est dire à quel point

L a nouvelle pièce de Moha- med Belfadel, «le paradis

dérangé mental, cloîtré entre les quatre murs d’une cham-

d’un fou», est passée, lundi dernier, sur les planches du théâtre régional d’Oran. Cette pièce, qui met en scène trois jeunes comédiens, As- maa, Aahed et Hocine, dé- peint avec beaucoup de drô- lerie les élucubrations d’un

bre d’hôpital. Ce psychotique, tourmenté par une crise exis- tentielle, n’est pourtant pas complètement dépourvu de raison et, qui plus est, ne porte même pas de camisole de for- ce ! En vérité, chez ce dérangé mental, c’est le «trop» de

SIDI EL HOUARI : AFFAISSEMENT À LA RUE DES JARDINS Il a suffi de quelques averses pour qu’un affaissement important se produise au niveau de la rue des Jardins dans le

quartier de Sidi El Houari. En fait, c’est en se réveillant le matin que les habitants de ce quartier ont remarqué cet affaissement survenu dans la nuit du lundi à mardi. Cette rue a été fermée à la circulation par les services de la commune. Cet affaissement a suscité l’angoisse des habitants de ce quartier, soulagés, il y a quelques jours, de recevoir les pré-affectations pour les logements sociaux en cours de

réalisation.

H. B.

la Côte d’Ivoire.

EXPORTATIONS HORS HYDROCARBURES : 391 TONNES DE POISSON POUR L’ESPAGNE Plus de 391 tonnes de poisson ont été exportées durant le mois de décembre dernier à partir du port d’Oran vers le

mois de décembre dernier à partir du port d’Oran vers le le tout, l’aménagement inachevé des
mois de décembre dernier à partir du port d’Oran vers le le tout, l’aménagement inachevé des

le tout, l’aménagement inachevé des trot- toirs fait que les gens trébuchent, ici et là, à cause de crevasses ou de nid-de-poule. «En attendant le parachèvement des travaux du tramway, qui s’éternisent, on se retrouve dans une vraie galère. Entre d’un côté, les commerçants de Mdina Jdida, qui jettent leurs cartons et autres détritus, transfor- mant le boulevard en rien moins qu’une décharge publique, et le manque flagrant d’éclairage, on se croirait dans un vrai ghetto!», nous a dit un des habitants, désa- busé, du boulevard Mascara. A. E. K.

 

l’user, n’ont en fait qu’un seul but: celui de lui faire oublier Sa vérité. La nature de ce per- sonnage, à multiples facettes, est teintée aussi de «don- quichotisme» et, dans son subconscient, il fait sienne cette célèbre phrase, qu’on at- tribue généralement à Miguel Cervantès, «la folie suprême n’est-elle pas de voir la vie telle qu’elle est et non telle qu’elle devrait être !» Aussi,

au lieu de voir sa triste réalité en face, celle d’un fou cloîtré dans une chambre d’hôpital, il se croît, au contraire, dans un grand palais ! Poussant la fo- lie à l’extrême, il se prend tour

à

tour pour le roi des Indes, un

gladiateur, voire même pour un chevalier errant. Il se dira d’ailleurs bien souvent que le

raison qui a fini, quelque part, par la lui bousiller. Psychoti- que, fou à lier, il se croit tour à tour en train de côtoyer les grands de ce monde, et tour à

rêve est le seul acquis à la por- tée de tout le monde. Il retrou- vera un tant soit peu d’équili- bre auprès de son infirmière, qui passera de longs moments

tour, il s’éprend d’admiration

à

discutailler avec lui et, de ce

pour les dictateurs les plus tyranniques que l’Histoire a eu à endurer. Mais toutes ces illusions, qui finissent par

fait, de lui prouver que, dans la vie, il arrive parfois que le réel puisse être aussi beau que l’illusion. Akram El Kébir

T. K.

ACCIDENTS DE LA ROUTE : 41 MORTS ET 787 BLESSÉS EN 2011 DANS LA WILAYA Plus d’une quarantaine de morts et 787 blessés ont été enregistrés dans 636 accidents de la circulation survenus en 2011 à travers les axes routiers de la

wilaya soit une diminution par rapport à l’année 2010. Durant cette même période, il a été enregistré une cinquantaine de décès et 1025 blessés

dans 862 accidents de la route.

T. K.

PEINTURE POUR ENFANTS : LE LIBRE PINCEAU LANCE LE 10ÈME CONCOURS NATIONAL L’association «Le Libre Pinceau» organise jusqu’au 29 Février prochain la dixième édition du concours national de peinture pour enfants. Cette manifestation, qui est placée cette année sous le thème «Le Prix de la Liberté», s’inscrit dans le cadre des festivités du 50 ème anniversaire de l’indépendance

nationale.

T. K.

ORAN INFO

ÉCLAIRAGE PUBLIC

La nuit, le boulevard Mascara sombre danslesténèbres

Du fait des travaux du tramway, qui se poursuivent encore en cette zone, l’éclairage public se retrouve, tout le long de ce tronçon, quasi-inexistant.

les habitants de cette partie de la ville endurent, à chaque nuit, les pires désa- gréments.

AMÉNAGEMENT INACHEVÉ Tout d’abord, il n’est un secret pour per- sonne que le manque d’éclairage public favorise, bien souvent, la montée de l’in- sécurité; à cela, il faut ajouter que l’insa- lubrité et le manque d’hygiène que connaît cette patrie de la ville et, cela, à cause de la proximité des étals de Mdina Jdida, fait que les rats y sont légions. Et, pour couronner

THÉÂTRE

«Paradis d’un fou» de Mohamed Belfadel

THÉÂTRE «Paradis d’un fou» de Mohamed Belfadel Une scène de la nouvelle pièce de Mohamed Belfadel,

Une scène de la nouvelle pièce de Mohamed Belfadel, «le paradis d’un fou»

EN BREF

marché espagnol. Selon les services des statistiques de la CCIO, ces exportations ont drainé un montant de 129819 euros. D’autre part, durant ce même mois, il a

été exporté vers l’Indonésie et l’Australie plus de 570 tonnes de papier de récupération ainsi que 8,3 tonnes de produits manufacturés en plastique vers

INSTITUT FRANÇAIS : UNE CONFÉRENCE ET UNE EXPOSITION PRÉVUES CE JEUDI Une conférence intitulée «Les musulmans dans l’histoire de l’Europe» et une exposition de dessins contemporains sont programmées par l’Institut Français d’Oran (Ex-CCF) pour le jeudi 19 janvier respectivement à partir de 15 et 17 heures. Ces deuxmanifestations culturelles seront animées par l’historienne Jocelyne Dakhlia, directrice d’études à l’EHESS et Saddek Rahim, un artiste algérien qui a pris part à plusieurs expositions localement et en France. T. K.

à plusieurs expositions localement et en France. T. K. DROGUE 5 ANS DE PRISON POUR PLANTATION
à plusieurs expositions localement et en France. T. K. DROGUE 5 ANS DE PRISON POUR PLANTATION

DROGUE

5 ANS DE PRISON POUR PLANTATION ILLÉGALE DE KIF

A. Jamal (42 ans) originaire de Béni Abbès (Béchar) a été condamné hier à cinq années de réclusion criminelle

pour avoir planté de la résine de cannabis dans son jardin. Les six arbrisseaux découverts par la gendarmerie chez l’in- culpé lui ont généré plus d’un kilo six cents grammes de kif. Devant le tribunal criminel qui l’a jugé hier, le mis en cause, qui est un technicien supérieur en agriculture mais fait fonction d’agent communal de nettoyage, a déclaré que la plantation lui servait pour sa consommation personnelle. «C’est au cours d’un travail de balayage d’une artère que j’ai trouvé une semence de résine de cannabis perdue au milieu de déchets ménagers et que l’idée m’est venue pour subvenir aux besoins de ma toxicomanie», s’est- il expliqué devant les jurés.

Ne l’entendant pas de cette oreille, le représentant du ministè-

re public réclama douze ans de prison ferme alors que l’avocat

de la défense s’est contenté de demander les circonstances at- ténuantes pour son mandant qu’il a qualifié de petit consom- mateur sans plus. A. Belkedrouci

ÉDUCATION

LA COORDINATION D’ORAN ANNONCE PLUSIEURS MESURES

P ar le biais de son secrétaire général, M.Bachir Bouyejar, le bureau de la wilaya d’Oran de la Coordination UGTA-

SNTE annonce, dans le dernier communiqué n°14, une série de mesures face à la situation vécue par les travailleurs de l’Édu- cation Nationale. S’agissant du

projet juridique - décret exécutif 315/08 - de la Loi fondamentale relevant des différents cycles de l’Éducation nationale pour le huitième chapitre 140 bis 49, la coordination dénonce dans le document le recul de la classifi- cation des IEEP en comparaison avec les autres inspecteurs des autres cycles. Devant une telle si-

tuation, la coordination des IEEP annonce la rupture des travaux administratifs ainsi que l’ensemble des séminaires jusqu’à la sa-

tisfaction de leurs droits portant sur leur reclassement, l’octroi de

la prime d’administration et la promotion au grade d’Inspecteur

de l’Éducation Nationale de Langue Arabe en tenant compte des

programmes pédagogiques.

La coordination des IEEP annonce la rupture des travaux administratifs ainsi que l’ensemble des séminaires jusqu’à la satisfaction de leurs droits.

T. K.

CONCOURS DE RECRUTEMENT D’ENSEIGNANTS DU CYCLE MOYEN

UN AFFICHAGE SUR FOND DE CONTESTATIONS

L es listes des candidats aux postes de professeurs d’enseigne- ments moyen pour les matières d’anglais, mathématiques,

arabe, dessin, sports et histoire, ont été affichées hier au siège

de la direction. Une opération qui a suscité satisfaction pour cer- tains et mécontentement pour d’autres. La liste la plus contestée

a été celle des mathématiques qui a d’ailleurs été retirée. L’une

des candidates que nous avons rencontrée à l’intérieur de la Direction et qui souhaitait être entendue au même titre que de nombreuses autres candidates n’arrive pas à expliquer le retrait de son nom de cette liste où elle prétend avoir figuré. «Lorsque j’ai vu mon nom figurer parmi les admissibles, j’ai automatique- ment pris contact avec la responsable concernée. Cette dernière m’a surpris en m’annonçant que je n’ai pas réussi au concours et que mon nom figurait simplement sur la liste des suppléants». Et cette ancienne normalienne de s’interroger sur le retrait de cette fameuse liste de l’affichage. Concernant ce cas que nous avons soumis au chargé de la communication, ce dernier nous a fait savoir qu’il appartient à l’intéressée de produire un recours qui sera étudié par qui de droit. Les autres contestataires de différentes filières, constituées par une majorité d’anciens vacataires, réclament pour leur part leur intégration dans le corps des enseignants, à l’instar de leurs autres collègues. Des contestataires qui attendaient d’être reçus par le premier responsable de l’Éducation. Hadj Sahraoui

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 13

 

BATNA INFO

 

LE NOUVEL AN AMAZIGH FÊTÉ À T’KOUT

 

RÉPARTITION DU LOGEMENT SOCIAL

 

Yennar et les promesses d’une année meilleure

Un hommage a été rendu aux tailleurs de pierre victimes de la silicose.

UNE RÉUSSITE À PERPÉTUER

L es bénéficiaires du logement social sont enfin arrivés au bout de leurs peines. Ils ont pris connaissance jeudi passé des sites

où ils seront logés. Ils étaient tous présents, tôt le matin, à la salle omnisports où ils ont pris place dans les gradins. Les 826 béné- ficiaires retenus pour ce quota (888 logements répartis sur trois sites) passaient l’un après l’autre, tirer le ticket gagnant. Puisque tout le monde voulait être affecté à Bouzourane, quartier prisé par les habitants de Batna, la commission chargée de la délicate mis- sion de répartition a opté pour le tirage au sort. Une urne en verre, transparente donc, contenait des enveloppes dans lesquelles un ticket où le nom du site, le n° de l’appartement et l’étage sont men- tionnés. Rien n’a été laissé au hasard. Même les rez–de-chaussée, on y a pensé ; ils étaient réservés aux personnes handicapées. Certains élus qui avaient l’habitude d’interférer dans ce type d’opération pour privilégier leurs proches ou encore mieux, qui cherchent à sponsoriser leur future candidature à la députation, étaient carrément écartés et tenus loin des abords de la salle, nous

A l’entrée du village de T’kout (la perle), un Z géant en alphabet

Tifinagh, accueille le visi- teur. Symbole amazigh par excellence, il orne le dje- bel H’mar-Khadou qui sur- plombe le village et annonce fièrement le nombre d’années passées depuis qu’un roi guer- rier amazigh inscrivit dans les pages de l’Histoire, le jour où commença la mémoire ber- bère. Nous sommes le jeudi 12 janvier, jour de l’an selon le calendrier amazigh. Yennayer ou Yennar, selon les Chaouis, vient rappeler aux habitants de T’kout, la victoire histori- que du roi Chechnaq contre le pharaon Ramsès III. En effet, voilà maintenant 2962 années que la célébra- tion de cet événement majeur de l’histoire amazighe se per-

pétue de génération en gé-

l’histoire amazighe se per- pétue de génération en gé- Les habitants de la région tiennent toujours

Les habitants de la région tiennent toujours aux traditions de leurs ancêtres

a

expliqué Mohamed Sahraoui. «Vous êtes témoins que tout se

passe dans la totale transparence. Il y a des tentatives de politiser l’évènement pour porter atteinte à la bonne volonté de la commis-

PHOTO: EL WATAN

sion qui a tout fait pour être partiale», a-t-il souligné. Pourtant, la manipulation n’était pas tout à fait absente. Les bénéficiaires, placés à la première rangée, arboraient chacun un portrait du président de la République, tel que suggéré par les autorités locales. Dehors un groupe formés de femmes et d’hom- mes parmi lesquels des individus prétendaient que le député M. Bouras leur aurait promis de les ajouter à la liste, ne désarmaient pas et sont restés là sans bouger. Restent les 62 logements dont les bénéficiaires étaient écartés de la liste. «Parmi ceux-là qui pensent avoir été lésés, ils ont droit à un autre recours», explique encore le chef de daïra. Sinon, le nombre d’appartements non répartis sera rajouté aux prochains quotas. Selon le même responsable, l’année 2012 sera pour Batna l’année du logement. Il sera bientôt procédé à une nouvelle répartition de 1500 logements. Cette manière de faire montre bien que les ci- toyens savent distinguer entre la bonne volonté et la gabegie, entre

 

tout de suite pris place et s’est emparée des consciences de la centaine de personnes pré- sentes, faisant ainsi de chaque passage de musicien, chanteur ou poète amateurs un moment de plaisir partagé qui a duré jusqu’au petit matin. «On a rarement l’occasion de faire des fêtes, on profite donc de celle-là qui se tient mainte- nant depuis plus de 7 ans», nous affirme Abderrahmane, l’un des jeunes présents. Le jour suivant est l’occasion de revenir aux traditions. Une cinquantaine de personnes se rassemblent autour d’une dégustation du mermech, plat traditionnel chaoui, et

s’échangent les «assagwasa- megas», sous l’œil bienveillant du Ouali, Sidi Abdesselam. Le rassemblement a vu plusieurs intervenants prendre la parole pour expliquer et faire rappe- ler à la nouvelle génération leurs origines et leur histoire, en insistant sur l’impératif de sauvegarder l’identité ama- zighe sans laquelle ils se- ront dissous dans une société étrangère à la leur. La fête prend fin et personne n’aura remarqué l’absence des officiels. Place alors à l’année qui s’ouvre à T’kout, avec pleins de souhaits et de résolu- tions pour ses habitants. Sami Methni

la

justice et la partialité. Ceci dit, les 62 logements non distribués

nération. En dignes héritiers de la tradition, les Chaouis de T’kout n’ont pas manqué de fêter l’évènement comme il se doit, et ce en alliant, d’un côté le modernisme, qui fait partie intégrante de la personnalité amazighe, et un traditionalisme ancré dans la mémoire collective, sans qui les Amazighs perdraient une partie de leur identité. L’ouverture des festivités commence l’après-midi, avec une cérémonie consistant à remettre d’aplomb le grand Z, qui subit les effets du temps, et ce en le recouvrant d’une cou- che de plâtre et en actualisant le chiffre inscrit. La soirée connaît un véritable enthou-

siasme des habitants, qui ont trouvé un champ d’expression libre à travers la fête organisée au CEM Abdeslam Hocine, avec entrée libre. La soirée débute avec un hom- mage rendu aux tailleurs de pierre victimes de la silicose, suscitant chez les spectateurs une émotion intense. Un dis- cours prononcé par l’un des organisateurs, fait rappeler à l’audience l’ancienneté du calendrier, mais aussi les in- nombrables personnalités et personnages historiques ama- zighs. L’assistance en veut, place à la musique et à l’ex- pression artistique. La convi- vialité propre aux Chaouis a

seront sous bonne surveillance. Lounes Gribissa

NUMÉRISATION DE L’ÉTAT CIVIL

L ors de la session ordinaire de l’APW, le wali de Batna, El Ho- cine Mazouz, a annoncé la fin de l’opération de numérisation

de l’état civil. En effet, trois communes sont concernées par cette opération, à savoir Batna, Fesdis et Oued Echaâba, avec respecti- vement 1070 registres pour 441 066 actes, 102 registres pour 2482

actes, et 132 registres pour 16 380 actes saisis. Soumise à une auto- risation du ministère de l’Intérieur, l’opération de numérisation a commencé au début de l’été 2011, et a suivi un procédé de saisie manuelle des informations. L’établissement d’un réseau entre les différentes mairies de la ville sera lancé aussitôt que le matériel prévu à cet effet sera disponible. Mohamed Sahraoui, chef de daïra

de

Batna, nous explique que la wilaya de Batna a été la première à

se

lancer dans cette initiative, et qu’à ce titre, elle a été naturelle-

ment l’hôte du séminaire national sur le thème de la numérisation.

Concernant par ailleurs la technologie biométrique, on apprend dans le même discours du wali, qu’avant la fin du mois de février 2012, toutes les daïras bénéficieront du matériel nécessaire à l’éta- blissement des passeports biométriques. Le procédé concernera aussi les cartes d’identité nationale et les permis de conduire. Le wali a conclu son intervention en affirmant que «l’année 2012 sera celle de tous les défis », ajoutant que « le développement est la syn- chronisation de tous les secteurs ». S. M.

BILAN ANNUEL DE LA GENDARMERIE

Hausse alarmante des accidents de la route

L ’année 2011 a connu une augmen- tation de 22,5% des accidents de la

mais d’autres se forment ailleurs. Le point noir est dans la tête du conducteur», sou- ligne notre interlocuteur, en ajoutant qu’ «on doit travailler avec toutes les parties prenantes, à faire changer les mentalités et à responsabiliser le comportement du citoyen». Concernant la criminalité, la quantité saisie de kif traité cette année dépasse les trois tonnes, soit plus de trente fois la quantité saisie en 2010, et

ce, en raison des efforts fournis pas les services de la gendarmerie, explique le conférencier. «On souhaiterait une par- ticipation du citoyen. Toute cette quantité n’est que la partie visible de l’iceberg», reconnaît-il. Par ailleurs, les gendarmes ont enregistré une progression de 15, 98 des infractions dans le domaine écono- miques, notamment les lois régissant les entreprises elles-mêmes. S. M.

circulation par rapport à l’année pré- cédente, mais aussi plus de 11,66% d’augmentation du nombre de morts par rapport à 2010, soit 134 morts. Ce sont les chiffres avancés par la Gendarmerie nationale, lors d’une conférence de presse tenue hier matin au siège du groupement. Le facteur humain serait la principale

TRANSPORT URBAIN

AUGMENTATION INJUSTIFIÉE DES TARIFS

Q uelques transporteurs du secteur urbain ont, de manière in- justifiée, augmenté le prix du ticket; il passe de 10 DA à 15

cause de cette augmentation et à cet effet, le commandant Mahfoud Hammid, se basant sur les statistiques, nous explique que 100% des accidents ont eu lieu suite à une faute humaine, et ce, en mettant en avant l’excès de vitesse qui vient en pole position des causes; viennent ensuite les dépassements dangereux et l’implication de passants. Malgré les moyens matériels et humains dont dispose la gendarmerie, le nombre d’accidents de la circulation ne cesse de s’accentuer. Ce phénomène est essentiellement dû, selon le lieutenant- colonel Mohamed Benaziz, commandant de groupement, au comportement dange- reux du conducteur. «On peut intervenir sur le terrain et contrôler les points noirs,

 

L’APPEL DU COMMANDEMENT DE GROUPEMENT

DA. Interrogé sur la question, Abdelmalek Jouini, directeur de wilaya des transports avoue ne pas être au courant. «Concernant le transport urbain et interurbain, la concurrence est libre et chacun institue les tarifs qu’il veut, alors que le suburbain est soumis à un prix fixe, dont la référence est celle du tarif pratiqué par le service public», a-t-il expliqué. Cette augmentation qui a surpris les usagers est, selon le même res- ponsable, une opération d’alignement des prix. Une coordination qui réunit la direction des transports et celle du commerce planche sur l’élaboration d’une nouvelle grille des tarifs et bientôt les prix du ticket seront alignés. «Cet alignement devra soumettre les trans- porteurs au respect du cahier des charges», ajoute le premier res- ponsable des transports de la wilaya. Il s’agit là d’une perspective louable. Elle ferait certainement le bonheur des usagers si le cahier

des charges incluait la disponibilité, le respect des horaires et la sa-

Devant la hausse frappante des accidents de la route, la gendarmerie tire la sonnette d’alarme et lance un appel aux conducteurs pour qu’ils fassent preuve davantage de vigilance sur la route et pensent à leur vie et celle des autres. Dans un document confié à la presse locale, le commandant du groupe interpelle les automobilistes sur les dangers induits par le non-respect du code de la route et des règles de sécurité ; il invite les citoyens à suivre les bulletins de météo et assure de la disponibilité des éléments de son groupement 7 jours sur 7, à veiller sur la sécurité des personnes. La gendarmerie insiste aussi sur le numéro vert, le 1055, mis à la disposition des citoyens pour informer sur tout ce qui touche à la sécurité routière, notamment les accidents.

lubrité des véhicules.

L. G.

PHOTO: EL WATAN

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 13

KABYLIE INFO

LARBAÂ NATH IRATHEN

LE DÉVELOPPEMENT LOCAL COMPROMIS

L e développement local dans la commune de Larbaâ nath Irathen (25 km au sud-est de Tizi Ouzou), qui s’étend sur une

superficie de 40 km2, avec une population de 30 000 habitants, est à l’arrêt en raison de l’absence d’assiettes foncières pour lancer des activités économiques. En effet, la quasi-totalité des terrains constructibles de cette commune est la propriété du ministère de la défense nationale. Une situation héritée de la période coloniale. C’est à ce titre que l’APC de la localité a entrepris des démarches pour la cession ou le transfert des principales assiettes foncières, à l’exemple de celles de l’ex-CEM filles, de l’ancien souk el fellah et du site de l’ENIEM. A ce handicap du foncier, auquel est confronté le développement local dans cette commune, s’ajoute le cas de la zone d’activité d’Aboudid détournée de sa vocation, qui aurait pu accueillir des unités industrielles à même de générer de la richesse et de l’emploi. Les projets relevant du développement local de cette commune, ceux notamment ayant trait à aux équipements publics, à l’amé- lioration urbaine, à l’habitat, aux travaux publics et à l’environ- nement, sont bloqués ou à l’arrêt. Sinon comment expliquer que les travaux des trois projets dont a bénéficié cette commune dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014, notamment l’ins- titut de formation professionnelle, une piscine semi-olympique et un centre administratif, ne soient pas encore entamés ? Les projets d’amélioration urbaine du chef-lieu communal, du raccordement au réseau du gaz naturel, du centre d’enfouisse- ment technique (CET), de la rocade à l’entrée du chef-lieu et du complexe sportif pluridisciplinaire, tardent aussi à voir le jour. Le projet de construction de 20 logements LSP prévus prés de la cité 5 Juillet dans la ville de Larbaâ Nath Irathen est bloqué en raison du retard de la révision du plan directeur de l’aménage- ment et de l’urbanisme (PDAU) pénalisant ainsi les acquéreurs de ces logements en attente de lancement depuis 4 ans. Les tra- vaux de réalisation de la crèche communale et du projet des 36 locaux à usage professionnel, destinés aux jeunes et situés sur la route de l’hôpital, sont également à l’arrêt. Comme palliatif à cette situation qui bloque le développement

local de la collectivité, l’on propose de réaliser certains projets dans les villages disposant de terrains domaniaux dit «Mech- mel» à l’exemple d’un CEM et d’un foyer de jeunes au village

Azouza.

Hamid Meradji

TADMAÏT

LES VILLAGEOIS

RÉCLAMENT LE GAZ NATUREL

L es habitants des villages de la commune de Tadmait se plai- gnent des difficiles conditions qu’ils vivent chaque jour en

cet hiver, en raison notamment du retard mis dans le raccorde- ment de leurs localités au réseau du gaz naturel. Ces habitants, notamment ceux des 21 villages de la commune qui n’ont pas encore bénéficié de cette commodité, interpellent les services compétents en vue d’intervenir pour prendre en charge leurs lé- gitimes doléances. «En hiver, rigoureux sur les hauteurs de cette commune, nous souffrons énormément avec le transport des bonbonnes de gaz butane, chères et rares en pareille période», dira Dda Mouloud, qui se souvient que des responsables de la DMI de Tizi-Ouzou nous avaient promis de raccorder notre vil- lage au réseau du gaz naturel avant la fin de 2010, puis de 2011. «J’espère que nous n’attendrons pas encore la fin de 2012», ajoute-t-il, anxieux. Au début de l’année 2010, rappelle-t-on, les villageois du versant ouest de cette région de Sidi Ali Bounab, avaient fermé le siège de l’APC, en bloquant simultanément la RN 12, pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur leur dé- sarroi quotidien, dû à l’absence du gaz naturel et aux difficultés rencontrées pour s’approvisionner en gaz butane. Les villages Ichakalen, Ait Chelmoun, Abla et la cité Akbou, situés à l’ouest de la ville de Tadmaït, étaient classés prioritaires

pour bénéficier du gaz naturel dans le programme de 2011. Mais sur le terrain, à ce jour, rien de concret, regrettent les villageois. Ces derniers indiquent que des réunions avaient été tenues avec les autorités locales, axées principalement sur le développement local et la couverture de tous les villages de la commune en matière d’alimentation en gaz naturel. Deux années plus tard, déplorent-ils, les choses sont restées au même stade. Les habitants d’Aït Khercha, une localité sise à 13 km à l’est du chef-lieu communal, vivent également dans la même situation, comme ceux d’ailleurs des villages de Kaf Lagab, Aït Ouarzdi- ne, Iaâgounen, Ihidoussen… Pour les villages d’Ichakalen, Abla, Akbou et Aït Khercha, le maire de Tadmaït a indiqué que l’étude de leur raccordement au réseau du gaz a été achevée à 100% et que l’appel d’offre sera lancé en février 2012, tandis que la réalisation du projet sera en-

tamée en mars.

Rachid Aissiou

AÏT SALAH (BOUZEGUENE)

Quelle solution pour le glissement de terrain ?

Une trentaine de maisons sont menacées par un glissement de terrain. Les villageois sont seuls face au sinistre.

L e glissement de terrain touchant le villageAït Sa- lah, dans la commune de

Bouzeguène (60km à l’est de Tizi Ouzou) s’est de nouveau manifesté suite aux dernières pluies. Les villageois lancent un cri de détresse à l’endroit des autorités locales et au wali de Tizi Ouzou pour interve- nir dans les plus brefs délais afin de stopper le sinistre qui ne menace pas seulement les proches habitations mais tous un quartier d’environ une tren- taine de maisons. «Je ne dors pas la nuit quant il pleut, je ne suis pas tranquille dans ma propre maison. L’inquiétude

ne me quitte jamais», nous dit une femme rencontrée à notre arrivée dans le quartier. Un monticule de terre long de près de 400 mètres, en forte inclinaison, est en perpétuelle instabilité avec son inexora- ble mouvement qui a débuté depuis un an et demi. Pour dé- tourner les eaux pluviales, les villageois ont installé d’im- menses conduites en plastique flexible. Les villageois ont réalisé un mini caniveau pour canaliser les eaux superficielles qui s’écoulent sur la route. De- puis les dernières pluies, l’état d’urgence est décrété au vil- lage d’Aït Salah. Les gabions qui ont été installés n’ont pas résisté à la première pluie. La

installés n’ont pas résisté à la première pluie. La Les habitants du village Ait Salah interpellent

Les habitants du village Ait Salah interpellent régulièrement

les autorités

terre s’est vite ramollie sous des tonnes de blocs de pierres. Les habitants scrutent le ciel et vivent au rythme des prévi- sions météorologiques qui ne sont pas stables. Le village est situé à une altitude d’environ 1200 m. De fréquentes chutes de neiges ont souvent bloqué le village. C’est au moment de la fonte des neiges que le glissement s’aggrave. «Il est impossible de couvrir tout ce monticule avec des bâches pour éviter les infiltrations des eaux», nous dit un villa- geois. Le glissement de terrain menace des dizaines d’habi- tations et pourrait s’étendre à d’autres quartiers si des

actions urgentes ne sont pas entreprises. Les villageois ont fait tout ce qu’ils pouvaient mais sans assistance technique réelle. Les citoyens que nous avons rencontrés ne croient pas un instant que les pou- voirs publics feront quelque chose. Un habitant du quartier a affiché un réel pessimisme quant à une éventuelle prise en charge par l’Etat de ce si- nistre. «Depuis plus d’une année on nous gargarise de promesses sans lendemain. On a assez des rafistolages qui ne servent à rien. Les gabions qui ont été installés n’ont servi à rien. Aujourd’hui, les ton- nes de cailloux vont d’avan-

tage aggraver et précipiter le glissement de terrain. Il faut ouvrir les gabions et enlever les blocs de pierres avant le retour de la pluie, sinon c’est trop tard». Un autre villageois s’interroge: «Où sont passées les études géotechniques pro- mises aux villages d’Aït Salah et d’Ihitoussène ? Qu’attend- on pour désigner un bureau d’études ? Faudrait-il atten- dre que tout notre quartier disparaisse pour qu’on daigne intervenir sérieusement ?». La route menant au centre du village dont il ne reste qu’un passage piéton, est désormais coupée à la circulation auto- mobile. Kamel K.

TIZI LILANE (MAÂTKAS)

Les collégiens sans cantine ni transport scolaire

L es dizaines de collégiens des villages Ghendoussa, Ihedadene, Issoubakene,

Angah et Bouarfa, dans la commune de Maâtkas, et ceux des hameaux Imezda- tene, Vi Amrane et Ighil Ouverouak, relevant de la commune de Tizi Ouzou, scolarisés au CEM de Tizi Lilane (Maât- kas), souffrent le calvaire de l’absence de transport et de l’insuffisance de leur can- tine scolaire. Pour rejoindre leur établisse- ment, les collégiens de ces localités sont obligés de parcourir à pied une distance de 10 km, et ce, qu’il pleuve ou qu’il ven- te. «Ce problème dure depuis des années

malgré nos multiples réclamations», nous

dira un parent d’élève. Pour ces raisons, des élèves issus de ces villages enregis- trent chaque an une déperdition scolaire, dont certains quittent très tôt leur collège. Ainsi les parents d’élèves de ces deux communes (Maâtkas et Tizi Ouzou), interpellent les autorités locales respec- tives, ainsi que la direction de wilaya de l’éducation, sur la nécessité de mettre à la disposition des enfants concernés des moyens de transport tout en agrandissant les capacités de la cantine scolaire de cet établissement. Le réfectoire de ce

collège, ouvert en 1988, assure 306 repas

seulement pour les 508 élèves scolarisés, frustrant ainsi de la nourriture plus de 200 autres enfants. Ledit réfectoire est toujours en attente de travaux d’élargissement pour permettre à l’ensemble de ses élèves de prendre des repas chauds. Ainsi, les élèves qui ne peu- vent accéder à la cantine, retournent rapi- dement chez eux pour déjeuner et revenir en vitesse pour regagner leurs classes avant 13 heures, alors que ceux habitant plus loin, se résignent au jeûne jusqu’à la sortie des classes. Amar Ikkour

La police ferme les cybercafés

L es six cybercafés que compte la commune de

Maâtkas à 25 kilomètres au sud de Tizi Ouzou ont été fermés jeudi dernier par les services de police de la sûreté de daïra de Maâtkas. Cette décision a été prise la semaine dernière, suite au contrôle effectué au niveau des cybercafés de la munici-

palité. Après avoir opéré une minutieuse fouille des pa- piers des gérants, ils auraient constaté des anomalies au niveau des registres de com- merce. Aussitôt, ils ont intimé l’ordre de fermer dans l’immédiat et aux clients d’évacuer les lieux sans qu’ils sachent les raisons exactes de cette déci-

sion. Ensuite, les policiers ont invité les gérants à se rappro- cher du commissariat munis d’un registre de commerce original, aussi pour plus d’in- formations et éventuellement pour se conformer à la régle- mentation en vigueur. Ainsi, depuis hier, les six cybercafés sont tous fermés au grand mécontentement des férus du

Net. Cette décision a pénalisé les propriétaires et les clients qui, pourtant, font face à des coupures incessantes de la connexion et à la mauvaise qualité de celle-ci. Selon une source sécuritaire, cette déci- sion de contrôle des registres de commerce et des lieux est effectuée sur ordre du wali de Tizi Ouzou. A. Ikkour

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 13

L es données statistiques relatives aux activités portuaires révèlent que les mouvements de grève qui
L es données statistiques relatives aux activités portuaires révèlent que les mouvements de grève qui

L es données statistiques relatives aux activités portuaires révèlent que les mouvements de grève qui ont

secoué le port récemment n’ont pas eu d’énormes incidences sur le trafic an-

nuel. Selon son bilan annuel d’activités, le port de Ghazaouet, avec 1.404065 tonnes de marchandises traitées en 2011,

a enregistré une hausse de plus de 18%

de son trafic global par rapport à 2010. Cette embellie est essentiellement à mettre au compteur des importations du vrac solide, les céréales, dont la quantité débarquée cette année (965, 286 tonnes contre 761551 en 2010) représente plus de 68% du trafic global. En revanche, le vrac liquide a enregistré un repli signifi-

catif. Le trafic de vrac liquide s’établit à seulement 90741 tonnes contre 139796 en 2010. Cette baisse s’explique essen- tiellement par la diminution des exporta- tions des produits d’Alzinc. Concernant

le trafic de passagers, la gare maritime a

enregistré le passage de 40945 passagers

et 10580 véhicules contre respectivement

34544 et 8397 en 2010. Cependant, le port de Ghazaouet, bien qu’il jouisse d’une position géographique idéale, ne

U n communiqué du minis- tère du Transport, parvenu

à notre rédaction, informe que

«les propriétaires des véhicules particuliers immatriculés en

2010 sont contraints de soumet- tre leurs voitures au contrôle technique auprès d’agences agréées et, ce, à partir du 2

MYTHES SAHARIENS À L’INSTITUT FRANÇAIS Anne-Catherine Benchelah, philosophe et Marie Maka, archéologue, ont animé, lundi à l’Institut français de Tlemcen, une conférence et présenté une exposition sur Théodore Monod sous le thème «Théodore Monod et ses mythes sahariens et Théodore Monod au Tassili». Né en 1902, Théodore Monod est un scientifique de renommée internationale. Il a consacré sa vie et ses recherches au Sahara. Grand marcheur, il a, au cours de ses pérégrinations dans le désert, tissé une œuvre savante et sage où l’éclat de sable, la météorite, l’oasis, l’émeraude et la fleur

sable, la météorite, l’oasis, l’émeraude et la fleur TLEMCEN INFO au port et le manque de

TLEMCEN INFO

l’oasis, l’émeraude et la fleur TLEMCEN INFO au port et le manque de plateformes extra portuaires,
au port et le manque de plateformes extra portuaires, sont autant de raisons légiti- mes
au port et le manque de plateformes extra
portuaires, sont autant de raisons légiti-
mes qui ont dissuadé les consignataires
de porter leur choix sur le port de Gha-
zaouet.
O. E. B.
d’attraction de la région. Il s’agit d’un espace assez vaste situé au
milieu de la forêt à proximité de la salle omnisports. Il constitue
un lieu parfait pour y aménager un parc d’attraction permettant
aux familles d’échapper à la pollution de la ville. Evidemment,
l’aménagement de ce magnifique endroit en lieu de détente
contribuera à l’épanouissement et au bien-être des enfants et évi-
tera aux pères de famille, du moins les plus nantis, de parcourir
des kilomètres et débourser de grosses sommes d’argent pour se
rendre sur le plateau de Lalla Setti à la recherche d’un moment
de repos.
O. E. B.
Le communiqué prévient, en
outre, que «les contrevenants
seront exposés à des sanctions :
une amende qui varie entre
20 000 DA et 50 000 DA, une
peine d’emprisonnement entre
2 et 6 mois et une suspension
du permis de conduire d’une
durée d’une année, avec la
possibilité du retrait définitif en
cas de récidive». Pour de plus
amples informations, s’adres-
ser à l’entreprise nationale du
contrôle technique des automo-
biles (ENACTA) en appelant le
021 61 74 81 ou consulter le site
«http://www.enacta.org» C. B.
EN BREF
C. B.
BULLETIN DE L’ASPEWIT
La dernière édition du Bulletin de
l’Association Pour la Sauvegarde et la
Promotion de l’Environnement de la
wilaya de Tlemcen (Aspewit) est sur les
étals. Dans ce numéro, d’une grande
qualité, le lecteur aura le loisir de
prendre connaissance de l’amitié et des
similitudes entre Tlemcen et Béjaïa «de
l’amitié à l’épreuve du temps» de la
situation environnementale dans la
wilaya de Tlemcen, de l’historique du
démarrage de l’enseignement supérieur
à Tlemcen et comment lire l’œuvre de
Mohammed Dib, avec une photo inédite
de l’auteur de la Grande maison. A lire
C. B.
et c’est gratuit, en plus.
C. B.
PHOTO : DR
lire C. B. et c’est gratuit, en plus. C. B. PHOTO : DR PHOTO : O.
lire C. B. et c’est gratuit, en plus. C. B. PHOTO : DR PHOTO : O.

PHOTO : O. E. B.

C. Berriah

CHU TIDJANI DAMERDJI

UNE MÈRE DE FAMILLE SE MEURT AU SERVICE DE GASTROLOGIE

C ’est le triste sort d’une mère de famille, âgée de 39 ans, Mme C.Benfriha. Ressentant des douleurs au niveau du

ventre avec des vomissements inquiétants, elle est emmenée par son époux à la clinique Aïn El Houtz où l’on a diagnosti- qué un ictère nécessitant un repos d’une semaine pour la pa-

tiente. Après un bilan, il s’est avéré que le foie était enflé. Elle est orientée vers le service des maladies infectieuses puis vers les urgences médico-chirurgicales. Le mari, qui commençait à perdre patience, a dû, lui-même, transporter sa femme au service de gastrologie situé au 2ème étage. «Là, il n’y avait que des infirmiers. Inquiet, je suis retourné au service des urgences, précisément à celui de la chirurgie où l’on m’a demandé un autre bilan, une échogra- phie». Et c’est à cet instant que l’enfer commence pour la pa- tiente et son époux, désorienté. «Aux services des urgences, on m’oriente vers celui de la gastrologie et, de ce dernier, on me retournait vers celui des urgences. On était ballotté entre ces deux services. C’était comme un jeu chez ces deux services où, semblait-il, on n’arrivait pas à cerner le diagnostic». Un mois après son hospitalisation au CHU Tidjani Damerdji, Mme Benfriha, dont l’état se détériore à vue d’œil, est aujourd’hui retenue au service de gastrologie: «ma femme, qui est entrée dans le coma, puis réveillée par la grâce de Dieu, a, d’après un scanner abdominal, une cirrhose… Elle est actuellement abandonnée à son sort ! Qui dois-je interpeller pour sauver ma femme?» A l’hôpital, on a beau essayer de comprendre la situation de cette patiente. Mais, devant les méandres d’une lo- gique incompréhensible de médecins et d’infirmiers, on a pré- féré quitter l’établissement en priant seulement pour qu’elle se

rétablisse…

GHAZAOUET

DÉBRAYAGE SURPRISE DES TRANSPORTEURS PUBLICS

GHAZAOUET DÉBRAYAGE SURPRISE DES TRANSPORTEURS PUBLICS L’état déplorable de la route était au centre des

L’état déplorable de la route était au centre des préoccupations des protestataires

L es propriétaires de fourgons de transport, assurant le trans- port public sur la ligne centre-ville-quartiers ouest ont

observé, hier à midi, un arrêt de travail pour protester contre l’état du tronçon de la route à partir du stade communal vers Cherraka, Edemine, Bedaa et Byayeth qui est fortement en- dommagé. «Nous avons à maintes reprises saisi les autorités pour leur faire part de l’état de la route, à la limite de l’impra- ticable, qui nous cause de grands préjudices à nos véhicules mais en vain», proteste un transporteur. Il explique, encore, que les services de la commune ont promis de retaper cette route. «Malheureusement, jusqu’à aujourd’hui rien n’est fait et la route en question se dégrade davantage», déplore notre interlocuteur. Un élu, qui se trouvait dans les lieux, a en vain essayé de convaincre les contestataires de re- prendre le travail et de les assurer que les travaux de réparation seront entrepris très prochainement sans résultat. Quelques passagers, ceux qui sont tenus de respecter un horaire strict, se sont rabattus sur les taxis clandestins. Les autres étaient lais- sés-pour-compte sans aucune considération. O. E. B.

ACTIVITÉS PORTUAIRES

1.404065 tonnes de marchandises traitées en 2011

Le port de Ghazaouet a enregistré, en 2011, un volume de trafic de l’ordre de 1404065 tonnes contre 1.206321 en 2010, soit une augmentation de 18%.

contre 1.206321 en 2010, soit une augmentation de 18%. Les mouvements de grève qui ont secoué

Les mouvements de grève qui ont secoué le port récemment n’ont pas eu d’énormes incidences sur le trafic annuel

semble pas, du moins jusqu’à l’heure

actuelle, intéresser les concessionnaires automobiles de la région. La dangerosité de la RN 98, l’étroitesse de l’entrée Est de la ville qui donne directement accès

ÉQUIPEMENTS PUBLICS

Manque de lieux de détente

L e manque de lieux de détente à Ghazaouet s’est fait vraiment sentir notamment durant les vacances scolaires d’hiver quand

les enfants ont besoin de se défouler, par l’entremise des jeux, pour évacuer le stress cumulé durant tout un trimestre. Bien évidemment, les enfants aiment s’amuser, jouer sur les balan- çoires et les toboggans… Or, ce privilège ne s’applique pas aux bambins de Ghazaouet qui, à défaut d’un lieu de détente, n’ont que la rue pour courir derrière un ballon à longueur de journée. Pourtant, à Ghazaouet, existe un espace naturel d’une beauté extraordinaire prédestiné à recevoir l’un des plus beaux parcs

COMMUNIQUÉ DU MINISTÈRE DU TRANSPORT

De fortes amendes et des peines de prison

janvier en l’année en cours». Pour plus de simplicité, les pro-

priétaires n’ont qu’à se référer à la date de l’immatriculation de leurs véhicules pour les présenter au contrôle techni- que. Exemple: janvier 2010- janvier 2012, février 2010-fé- vrier 2012, ainsi de suite…

2012, février 2010-fé- vrier 2012, ainsi de suite… introuvable sont le prétexte à des interrogations

introuvable sont le prétexte à des interrogations profondes sur l’homme

et la terre qui l’accueille. Monod est

décédé en 2 000.

LE RETOUR DE RAJA MEZIANE Raja Meziane, la fille de Maghnia,

finaliste de la première édition d’Alhane Oua Chabab (2007 - le gagnant, souvenons-nous, était Abdallah El Kourd)), sera en concert ce jeudi au nouveau palais de la culture d’Imama, à partir de 19h30. Depuis, Raja a sorti un album composé de sept titres dont deux reprises. La Céline Dion algérienne signe son retour dans sa wilaya avec ce

concert dont l’entrée est gratuite.

PHOTO: EL WATAN

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 15

RÉGION

EST

MISE EN SERVICE DU CET DE GUELMA

93 tonnes d’ordures ménagères en une journée

Il était temps de prendre en charge le problème des déchets, qui étaient en passe d’ensevelir des villes.

L e premier centre d’enfouissement technique (CET) de la wilaya de Guelma, situé dans la commune

d’Héliopolis sur le site de Bouguerguer, est opérationnel depuis dimanche 15 janvier. C’est à 4 h du matin, nous dit-on, que les bennes-tasseuses et autres camions de ramassage d’ordures ménagères des communes voisines ont pesé et déchargé, pour la première fois, leur contenu dans un cadre réglementaire, en présence du di- recteur de l’environnement et du directeur de l’entreprise de gestion des CET. «Nous avons reçu près de 93 tonnes d’ordures ménagères lors de la première journée, avec une intense activité pour la commune de Guelma (63 tonnes) et Héliopolis (16 tonnes)», nous déclare Saber Khalfallah, directeur de l’environnement de la wilaya de Guelma. Et d’ajouter: «Bendjerrah, Guelma, Khezaras, Belkheir, Boumahra Ahmed, Héliopolis, Guelaât Bousbaâ et El Fedjoudj sont les 8 communes cible que prendra en charge le CET de Bou- guerguer.» Avec la mise en service de ce CET, les décharges sauvages ne seront plus tolérées, nous dit-on; mieux encore, « toute personne qui enfreindra la réglementation sera réprimandée», ajoute le directeur de l’environnement. Côté finance, la prise en charge des déchets ménagers pour les 8 communes mentionnées a été fixée, pour un montant forfaitaire de 6 millions de dinars, par le conseil d’administration de l’entreprise en charge des CET, et ce jusqu’au mois de juin prochain. A ce sujet,

des CET, et ce jusqu’au mois de juin prochain. A ce sujet, Le CET prendra en

Le CET prendra en charge 8 communes

le directeur de l’entreprise publique de wilaya de gestion des centres d’enfouis- sement technique (EPWG-CET), Himer Layachi, précise: «En effet, le conseil d’ad- ministration a décidé ce montant forfai- taire pour assurer un équilibre budgétaire et une permanence de service. Le chef-lieu de wilaya devra s’acquitter de 2 millions de dinars. En ce qui concerne le secteur privé, nous avons fixé un tarif de 1200 DA HT la tonne de déchet.» A titre informatif, il existerait près de 58 décharges sauvages à l’échelle de la wilaya de Guelma. L’im- pact environnemental se fera certainement ressentir dans les communes voisines. La

décharge sauvage de Djebel Bouguerguer, attenante au CET, probablement la plus im- portante de la wilaya de Guelma, n’est pas en reste puisqu’elle est la première à faire l’objet d’une éradication. Pour ce faire, une enveloppe de 77 millions de dinars est attribuée et le dossier est, nous dit-on, actuellement au niveau du comité des marchés. Ainsi, il aura donc fallu atten- dre 8 longues années, depuis que le projet du CET de Djebel Bouguerguer avait été approuvé en mai 2003 dans le cadre du programme de relance économique 2001- 2004. Mieux vaut tard que jamais. Karim Dadci

SOUK AHRAS

Les habitants de Aïn Seynour bloquent la RN16

H ier, à 12 h, plusieurs citoyens ont bloqué la RN16 au niveau du village de Ain Seynour, l’agglomération la plus importante

après celle du chef-lieu de la commune de Mechroha. Des barri- cades composées d’objets hétéroclites et de pneus brûlés, ont été dressées sur la chaussée, perturbant, du coup, la circulation. Les contestataires qui doivent être délogés du lieu-dit Beni Souidène

à cause du projet d’un nouveau barrage, dont le lancement des tra-

vaux est imminent, refusent le nouveau site sur lequel doivent être implantées leurs nouvelles maisons. Le dialogue amorcé par les responsables communaux a réussi à apaiser les esprits. Le maire de Mechroha a déclaré que le choix des habitants de ce hameau sera

respecté.

A. Djafri

 

LES POTIERS

D’EL KANTARA

EN GRÈVE

plus percutantes pour défendre les droits des

travailleurs de l’éducation qui vivraient, selon elle, des conditions économiques éprouvantes à cause de ces retards inexpliqués. «Depuis des mois, nous nous retrouvons à surveiller le mouvement de l’état matrice de la paie et de

Les travailleurs de l’unité de production de poterie et céramique de la commune d’El Kantara sont en grève depuis hier pour revendiquer

la

prime de rendement, d’une administration à

des augmentations salariales, l’amélioration du transport des travailleurs et la rénovation des outils et matériels de production, qui seraient, selon

une autre et à harceler les employés de la poste pour savoir si notre argent a été versé dans nos comptes postaux. La prime est au service du

CF; elle est au Trésor ; elle est à la poste; elle

a été renvoyée vers la direction de l’éducation

eux, désuets et non conformes

à cause d’une erreur ; non, elle est bloquée au

aux normes de sécurité et d’hygiène. Cette entreprise

niveau des services de la comptabilité. Voilà,

genre de discussion que nous tenons chaque

matin au lieu de nous occuper de choses plus en rapport avec notre métier», se désole un en- seignant, ayant plusieurs années d’ancienneté, qui est visiblement mécontent d’être acculé à une telle action pour interpeller la tutelle à qui

le

il est juste demandé d’épurer la situation finan- cière de chaque fonctionnaire, avec le respect des dates de versement de la prime de rende- ment trimestriel, et de fixer une date régulière pour les salaires. H. Moussaoui

appartenant à la commune d’El Kantara, employant 21 artisans, produit annuellement des centaines d’objets en terre cuite décorés de couleurs et de motifs

traditionnels, que les touristes, autant que les autochtones, apprécient beaucoup. Elle est, avec celle de M’Chouneche, un fleuron de l’artisanat de la

wilaya de Biskra.

H. M.

BISKRA

Grogne des enseignants

B eaucoup d’établissements scolaires, pri- maire, moyen et secondaire, de Biskra ont

été perturbés, hier, par des arrêts de travail des

enseignants, protestant contre les retards pris dans le versement du salaire de janvier, des primes de rendement du dernier trimestre de l’année 2011, ainsi que d’autres prestations. Les élèves ont été renvoyés chez eux, mettant certains parents dans l’embarras. Un embarras qui ne fait que commencer car ce mouvement de protestation d’une journée, initié spon- tanément par l’encadrement pédagogique, sera suivi d’autres plus significatifs au cas où les situations financières des fonctionnaires protestataires ne sont pas réglées dans les plus brefs délais, est-il rapporté par les concernés. Des réunions avec les syndicats du secteur seront organisées aujourd’hui, et des décisions quant aux suite à donner à cette situation seront prises, ont indiqué des syndicaliste du Cna- pest et de l’Unpef. Cette dernière a sauté sur l’occasion pour récupérer la grogne des ensei- gnants. Dans un document transmis à la presse, l’Unpef se dit «solidaire avec les fonction- naires lésés», et brandit la menace d’actions

naires lésés », et brandit la menace d’actions KHENCHELA 50 décès dans 322 accidents de la

KHENCHELA

50 décès dans 322 accidents de la route

M algré tous les dispositifs et autres codes répressifs mis en place, les routes continuent de prendre des vies hu- maines. Les services de la Gendarmerie nationale de la

wilaya de Khenchela ont enregistré 322 accidents durant l’année 2011, avec 50 décès et 701 blessés. Les causes sont pour la plupart l’excès de vitesse et le non-respect du code de la route, notamment avec les dépassements dangereux. Ce bilan inquiétant, toujours en hausse, semble s’inscrire dans la durée. Kaltoum Rabia

BORDJ BOU ARRÉRIDJ

Plus d’accidents, mais moins de morts

bilan provisoire des accidents et victimes de l’année 2011,

présenté par la direction de la Protection civile de la wilaya de

Bordj Bou Arréridj, fait ressortir une augmentation inquiétante, en comparaison avec celui de 2010. Avec 962 accidents corporels, le nombre s’est accru de 344. De même, le nombre de blessés est de 1160 en 2011 contre 767 en 2010. Le seul point positif dans ce bilan est le nombre de décès, lequel de 65 en 2010, a décru à 37 en 2011, un écart de 28. Les mêmes causes sont mises en avant : non-respect

du code de la route, conduite en état d’ébriété, mauvais état des rou-

tes et excès de vitesse.

L e

Adlène B.

MILA

Plusieurs institutions fermées par la population à Minar Zarza

projet d’un deuxième lycée dans la commune de Minar Zarza,

qui relève de la daïra de Tassadane Haddada, au nord de Mila,

a été, hier, à l’origine d’un houleux soulèvement populaire. Dès les premières heures de la matinée, près de 500 habitants, selon des sources locales, ont pris d’assaut le siège de l’APC, le bureau de la poste, la polyclinique, un CEM et le lycée (en activité). Les manifestants ont fermé ces institutions et procédé à l’évacuation des élèves. D’après les mêmes sources, c’est le choix de terrain relatif à la réalisation d’un deuxième lycée dans la localité de Tamoula, qui était la source du mécontentement. «Des centaines d’habitants de Toumsalt, agglomération coiffant une quinzaine de mechtas, et qui dispose d’un lycée (fonctionnel), voient, à travers l’implantation dudit projet àTamoula, une mesure discriminatoire à leurs dépens», nous a expliqué un riverain au téléphone. Des informateurs s’exprimant sous le sceau de l’anonymat, affirment, toutefois, qu’un élu influent, siégeant à l’APC, serait derrière la fomentation de ces troubles pour être dans les bonnes grâces de ses concitoyens. A l’heure de la rédaction de cet article, l’on apprend que les autorités locales et des représentants du secteur de l’éduca- tion étaient en pourparlers avec les émeutiers en vue de désamor- cer ce terrible bras de fer. Mais la situation, précise-t-on, demeure extrêmement tendue. M. Boumelih

L e

Les habitants de Laknazaâ ferment la RN 79

L a RN 79, qui relie le chef-lieu de la wilaya de Mila à Ferdjioua,

été bloquée, dans la partie nord de la ville, hier, par les ha-

bitants de mechta Laknazaâ. Ces derniers réclament la prise en charge de leurs problèmes, à savoir l’eau potable, le transport sco- laire et l’aménagement de la route desservant leur localité. Le P/APC, a affirmé, quant à lui, que «les riverains sont régu- lièrement approvisionnés à partir des citernes de la commune et que des démarches sont en cours avec l’ADE en vue de la mise en place d’un réseau AEP pour l’alimentation des ménages». La revendication relative au bitumage de l’axe routier relève, selon le même responsable, du sectoriel. M. B.

a

Le député El Hacène Belaâtar ravi aux siens

E l Hacène Belaâtar, député FNA à l’APN depuis les législatives de 2007, s’est éteint dans l’après-midi d’avant-hier, à l’âge de

65 ans. Le défunt, terrassé par un malaise cardiaque, alors qu’il se livrait à une séance de cure thermale à hammam de Ouled Bouha- ma, a laissé derrière-lui 7 enfants et une épouse atterrée. Déjà for-

tement éprouvé par le diabète et la tension artérielle, feu Belaâtar El Hacène n’a pas résisté à cette attaque fatale. En plus des autori- tés officielles, civiles et militaires, des centaines de personnes ont assisté, hier après la prière du Dohr, à ses obsèques pour lui rendre

un dernier hommage.

M. B.

PHOTO : B. SOUHIL

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 15

KABYLIE INFO

BÉJAÏA

DES PERMIS DE CONSTRUIRE SUSPENDUS À BOUKHIAMA

L es occupants d’un lotissement de Boukhiama, dans la ville de Béjaïa, se sont élevés contre la décision prise par

le P/APC leur intimant l’arrêt des constructions. Dans une lettre signée par une vingtaine de propriétaires, ils interpellent les autorités en charge des dossiers de l’habitat et de l’urba- nisme. Ils considèrent à juste titre qu’ils remplissent toutes les conditions que requiert la règlementation. Ils en retracent l’essentiel. En 2008, les lots en question ont été achetés chez une fa- mille originaire de la bourgade de Boukhiama. En 2009, les premiers certificats de possession sont établis, suivis sans problème, début 2011, des permis de construire et, préci- sent-ils, visés par les Domaines et le P/APC. Des chantiers voient le jour. Mais voilà qu’au mois de mars passé, aux autres demandes de certificats de possession est signifiée une réponse de non recevoir. Et les choses n’iront pas mieux pour les premiers qui avaient pourtant le sésame bien en poche ; à la mi-septembre, la police de l’urbanisme leur remet un arrêté de suspension des permis délivrés. La décision émane du P/APC. Un litige sur les terrains en question serait avancé pour cause. Cependant, ils disent ne pas comprendre que peu de temps après, un voisin «est autorisé» à entreprendre une construction au niveau du même endroit. Des situations qui, croit-on savoir, ne sont pas similaires. Il reste que les acquéreurs craignent un renvoi aux calendes grecques du dénouement de la suspension. Alors que, font-ils savoir, certains y habitent déjà. S. Z.

UN COLLECTIF D’ASSOCIATIONS EST NÉ

U n collectif d’associations vient de voir le jour dans le chef lieu de wilaya. Dénommé Thizmert, il fédère des

associations des cités Ben Sedka, Les Trois Fontaines, Mezai Abdelkader, Hamerih, Serrir Abdelkrim et Said Bellil. Thi- zmerth délimite, dans sa déclaration de création, le cadre de son activité. Des actions civiques pour l’amélioration du cadre de vie prévalant dans leurs quartiers respectifs «en dehors de

toute connotation politique ou contraire aux lois et règlements de la république».

Une première plate forme de revendications est élaborée. Elle dresse un état des lieux des insuffisances et liste des propositions : AEP, assainissement et entretien, éclairage public, transport, plan de circulation et réfection des voies d’accès, infrastructures d’accompagnement (écoles, dispen- saires et loisirs), … Le long inventaire, qui montre beaucoup d’attentes, est transmis à l’APC, l’APW, la daïra et le parc de

S. Z.

Gouraya.

LSP SIDI ALI LEBHAR

DES ATTRIBUTAIRES LAS D’ATTENDRE

L es bénéficiaires du projet LSP, cité des 170 logements, de Sidi Ali Lebhar, dans la ville de Béjaïa, sont las d’attendre

la livraison de leurs appartements, prévue il y a 5 ans. Leur attente n’est visiblement pas à sa fin, compte tenu «de la situation catastrophique de la réalisation des VRD», tel qu’ils le dénoncent dans la requête adressée au ministre de l’habi- tat. Ils attribuent le retard à l’administration de l’urbanisme, DLEP et DUC qu’ils citent nommément. Ils signalent aussi que la situation est restée en l’état après le constat dressé lors de la dernière visite du ministre. Pour faire bouger les choses, les contestataires se sont regroupés en association. Ils décla- rent accorder une rallonge d’encore «un mois» à leur patience, espérant une accélération des travaux. Annonçant, autre cas, «d’occuper leurs logements» passé ce délai. S. Z.

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AKBOU

Les villages d’Azaghar interpellent le wali

En plus de parer à la détérioration sociale qui sévit dans cette zone tampon, les associations veulent convaincre de l’impact sur le devenir socio-économique de la localité.

L es villages de la lo- calité d’Azaghar, dans la commune d’Akbou,

végètent dans un sous-dé- veloppement qu’on a pei- ne à masquer. Et au jour d’aujourd’hui, on ne discerne aucun signe annonciateur de désenclavement à terme. La localité d’Azaghar compte dans son périmètre quatre principales agglomérations : Bouzeroual, At El Âadj, Dess et Timaâdanine. Des villages populeux dont l’exis- tence remonte à aussi loin que la mémoire collective puisse établir et connus pour leur farouche résistance contre la confiscation de leurs terres par les fermiers coloniaux, du fait du «harcèlement inces- sant qu’ils faisaient endurer

à ces derniers», évoquent fiè- rement les associations repré- sentant les 2000 habitants de la contrée. Celle-ci présente, selon ces associations, de réelles opportunités agricoles de développement pour peu qu’un autre effort de désen- clavement soit impulsé. Les seules améliorations notables réalisées jusqu’à présent se limitent, tel que le décrit le collectif des associations dans une lettre adressée au wali, à l’électricité, et relativement l’eau et le gaz. Or que la zone est «éloignée à peine de quel-

le gaz. Or que la zone est «éloignée à peine de quel- Quelques centaines de mètres

Quelques centaines de mètres séparent Azaghar de la ville d’Akbou

ques centaines de mètres» du périmètre urbain de la ville d’Akbou. Ceci pour dire que certains raccordements sont «commodément réalisables». La correspondance adressée au wali s’apparente à un véri- table programme. Routes, éducation, santé, transports, eau potable, assai- nissement, gaz de ville, bureau de poste, téléphone, antenne administrative et loisirs, les associations explicitent en 22 points la liste des priorités. Une projection qui, cet aspect

mérite d’être relevé, intègre même le plan de développe- ment futur pour la wilaya. Est réclamée la réalisation d’un évitement au niveau de la route nationale 26 et le déplacement de l’oléoduc et du gazoduc sur la nouvelle servitude du couloir de la fu- ture pénétrante de l’autoroute Est Ouest. En plus de parer à la dé- térioration sociale qui sévit dans cette zone tampon de la commune d’Akbou, les signa- taires de la requête envoyée

au wali veulent convaincre de l’impact sur le devenir socio-économique de la loca- lité. D’autant plus, est-il dit, celle-ci enregistre encore de nouveaux habitants provenant des agglomérations voisines. Et assez optimistes, quant à la faisabilité de leurs atten- tes, les requérants écartent toute contrainte de terrains ; les assiettes foncières pour les équipements à concrétiser «sont existantes, il suffit de les localiser» est-il souligné. Saad Z.

PPDRI À CHELLATA

De l’espoir à la désillusion

P as moins de cinq projets de dévelop- pement rural intégré (PPDRI) ont

été accordés au cours de ces trois der- nières années au profit de la commune de Chellata. L’administration a donné son assentiment pour le financement et l’accompagnement de ces projets multi- sectoriels territorialisés. Pour leur part, les citoyens des villages bénéficiaires, à savoir Felden, Ath Sidi Amar, Tizi Neslib, Alma, Takhlicht et Taourirt ont pleinement adhéré à ces projets. Des fonds publics relevant du budget d’équipement de l’Etat devaient être mis à contribution pour couvrir des actions collectives en rapport avec les travaux publics, la petite hydraulique et les forêts, entre autres. La concrétisation des actions individuelles était, quant à elle, subordon-

née à un apport pécuniaire des citoyens souscripteurs et au concours des fonds privés. Cependant, l’espoir fou soulevé au départ chez les citoyens adhérents s’est progres- sivement mué en désillusion. Et pour cause : «il y a eu un désengagement de la quasi-totalité des organismes publics, partie prenante dans la réalisation de ces projets», atteste M. Maibèche, le président de l’APC de Chellata. Pour l’heure, souli- gne l’édile, seul le secteur des Forêts a ho- noré ses engagements. De menus travaux de revalorisation du sol, des corrections torrentielles, des aménagements de points d’eau ainsi que des ouvertures de pistes ont été réalisés, nous confie-t-on. Pour le reste, rien. Mais ce n’est pas tout : «les quotas de projets alloués aux citoyens ont

été amputés», affirme le P/APC. «On a dû recourir à un tirage au sort pour départa- ger les postulants», déplore-t-il. Conséquence, de nombreux projets que les infortunés citoyens escomptaient réa- liser dans l’arboriculture fruitière, l’api- culture et l’élevage notamment, sont tout simplement tombés à l’eau. «En ambition- nant de donner un contenu concret à mon investissement, je croyais tenir la chance de ma vie. Hélas, j’ai appris à mes dépends qu’il n’en est rien» lâche, désa- busé, un jeune postulant du village Alma, porteur d’un projet dans la filière apicole. «Le peu de crédit dont jouissait aupara- vant l’administration a volé en éclats», glapit un autre citoyen de Tizi Neslib, souscripteur, lui aussi, au PPDRI. M. Amazigh

TICHY

Les propriétaires d’auto-écoles en grève

L es propriétaires d’auto- écoles ont entamé, lundi

dernier, une grève de huit jours pour protester contre le sort qui leur est réservé par l’adminis- tration fiscale. Celle-ci vient en effet, selon les dires des gérants d’auto-écoles, de leur

notifier un redressement fiscal de plusieurs millions de centimes. «Je viens de recevoir un avis de redressement de trente six millions de centimes pour les trois dernières années alors que je suis soumis au ré- gime d’imposition forfaitaire

et non à celui du réel» nous confie un gérant d’une auto- école. Selon les membres de la cor- poration, leurs délégués syn- dicaux sont en pourparlers avec l’administration fiscale qui pour le moment aurait

lâché du lest en proposant une réduction substantielle de 20% du redressement envisagé, l’effacement des pénalités de retards de paiement, ainsi qu’un échéancier pour le re- couvrement des sommes dues. HocineAdrar

PHOTO : YECHKOUR

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 15

 

RÉGION

OUEST

BÉCHAR

CHLEF

EPSP MAHDIA (TIARET)

Le siège de l’UGTA ravagé par le feu

Le siège de l’UGTA, qui en- globe aussi celui de la ligue

sport et travail, situé en plein centre-ville de Béchar, a été ravagé par le feu, ce lundi vers 19 heures. Les éléments de la protection civile, inter- venus quelques minutes seu- lement après la déclaration du sinistre, ont réussi à cir- conscrire les flammes. Néan- moins une grande partie des documents et du mobilier est partie en fumée. Ces locaux sont abandonnés par le syn- dicat depuis longtemps. «Le feu est d’origine criminelle», nous a-t-on confirmé. Les responsables imputent cet acte à des enfants. Même si personne n’en parle ouverte- ment, d’aucuns lient cet acte avec la visite du patron du syndicat, M.Sidi Saïd, prévue ce mercredi dans la capitale de la Saoura. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la campagne électorale, nous

dit-on.

A. Bou.

le cadre de la campagne électorale, nous dit-on. A. Bou. Formation d’animateurs de quartiers ● Le

Formation d’animateurs de quartiers

Le nouveau centre de loisirs et d’activités scientifiques de Chlef a abrité, du 13 au 15 janvier derniers, une session de formation d’animateurs de quartier.

une session de formation d’animateurs de quartier. Le syndicat grogne M ahdia, qui vit au rythme

Le syndicat grogne

M ahdia, qui vit au rythme des grèves et des sit-in dont celui des moulins, risque d’induire des pans entiers de la so- ciété locale à venir grossir les rangs de la protestation. La

situation socioprofessionnelle des travailleurs de l’établissement public de soins de proximité qui englobe plusieurs entités sani- taires demeure préoccupante à ce titre si l’on se fie à une copie de lettre adressée au premier responsable de l’EPSP-Mahdia par

le conseil syndical. Selon nos interlocuteurs et nos sources, il y

a «blocage de la part du receveur intercommunal». Ils ajoutent:

«depuis son installation en juin 2011, les travailleurs, tous corps confondus, vivent un vrai calvaire de par ses prises de position désavantageuses s’agissant de la perception de certains dus com- me les salaires, les primes, les frais de mission». À chaque visite c’est du zèle qu’il affiche avec en sus la demande de documents pour arriver à ses fins. Une forme de bureaucratie qui a fini par désappointer nombre de travailleurs dont des médecins spécialis- tes qui continuent à attendre depuis des mois leurs dus. À titre d’exemple, on cite «les documents déposés devant son bureau depuis le 26 décembre 2011 pour la perception du salaire de janvier 2012 mais à ce jour il ne daigne viser suscitant colère et appréhensions parmi les travailleurs». D’autres catégories de travailleurs font les frais de sa mégalomanie à l’exemple des agents faisant les cinq heures ou les vacataires. Dernièrement et sans crier gare il a carrément suspendu les salaires des travailleurs de cinq heures, composés essentiellement de femmes de ménage qui assurent l’hygiène hospitalier sans qu’il argue d’un quelcon- que texte. Une absurdité qui s’ajoute à sa manie d’obliger les spécialistes à venir faire la queue devant les guichets de la recette communale suscitant du coup leur colère du fait de l’ inexistence de chèques. La lettre se termine par une demande pressante pour que cesse ce harcèlement, faute de quoi, préviennent-ils, «une grève pointera à l’horizon». A. Fawzi

SIDI BEL ABBÈS

La «jeunesse

volontaire»

s’implique dans

l’environnement

L’association écologique dénommée «jeunesse volon- taire» de Sidi Bel Abbès vient d’organiser une intéressante exposition ayant pour thème générique «l’importance multiforme de l’arbre». L’ini- tiative, qui s’intègre dans une optique de vulgarisation de la notion environnemen- tale, a permis aux visiteurs de s’imprégner d’une somme d’informations sur une panoplie d’arbres tels que l’acacia, le cyprès, le laurier rose, le caroubier et autres espèces exposées pour la circonstance. En visitant l’ex- position, les citoyens ont eu droit à diverses explications axées, en grande partie, sur

l’utilité de l’arbre en tant que facteur valorisant de l’envi- ronnement et des espaces de vie. Outre l’exposition dont la portée est purement pédagogique, l’association

a initié une opération de

plantation de 400 arbustes sur une parcelle jouxtant les rives de l’oued MEKERRA. L’association, qui n’en est pas à sa première action du même genre, s’est fixée pour objectif de s’impliquer da- vantage dans la préservation de l’environnement et l’amé-

lioration du cadre de vie des citoyens. Pour ce faire, elle compte axer ses efforts sur

la sensibilisation du public,

particulièrement les jeunes,

à la nécessité impérieuse

d’être partie prenante dans

la protection de l’environne-

ment et du milieu naturel. La- dite association ambitionne de reboiser plusieurs sites dénudés avoisinant divers

quartiers.

M. H.

Les présents ont émis le souhait de voir se renouveler cette initiative dans le cadre des activités de proximité

S ous l’égide du minis- tère de la Jeunesse et des Sports, le nouveau

centre de loisirs et d’activités scientifiques de Chlef a abrité, du 13 au 15 janvier derniers, une session de formation d’animateurs de quartier sous le thème «jeunesse partici- pante au développement lo- cal». La rencontre, à laquelle ont pris part une cinquantaine de jeunes, a été organisée par l’Association «Carrefour de la Jeunesse», en collaboration avec la Direction de la jeunes- se et des sports de la wilaya. La cérémonie de clôture a été marquée par des interventions des animateurs du stage, de l’inspecteur de la jeunesse

au niveau de la DJS et du di- recteur du centre de loisirs et d’activités scientifiques. Tout en exprimant leur satisfaction, les présents ont émis le sou- hait de voir se renouveler cette initiative dans le cadre des activités de proximité.

PRÉPARER DES PROJETS DE DÉVELOPPEMENT Les travaux ont été dirigés par une équipe de formateurs composée de Rafik Ferhat, cadre au MJS, Youcef Beld- jabri, chargé du suivi pédago- gique et de Kamel Rachidi, animateur de musique. Les objectifs visés à travers cette action consistent à «mettre à jour et à promouvoir la com-

munication entre les jeunes dans les quartiers, à mettre en valeur les compétences de la jeunesse dans les diverses professions et les divers mé- tiers au niveau du quartier et, enfin, à permettre aux jeunes de préparer des projets de dé- veloppement au sein du quar- tier dans le domaine de l’envi- ronnement et de l’entretien à des fins multiples». Rappelons qu’une session similaire a eu lieu en mars 2011, avec une vingtaine de participants de différentes localités. Les organisateurs comptent déve- lopper ce genre de formation afin, disaient-ils, d’inculquer aux jeunes les valeurs de la ci- toyenneté. A.Yechkour

AÏN TÉMOUCHENT

La pêche rapporte 1 million d’euros

A vec deux ports de pêche et

sa position première dans la

capture des produits de la mer, Témouchent occupe une place, même minime, dans l’exporta- tion hors hydrocarbures du pays. En effet, c’est près d’un million d’euros, exactement 926 811, qui ont été rapportés en 2011 par l’intermédiaire de trois opéra-

teurs. Le total des exportations se monte à 340 tonnes. Les produits halieutiques exportés sont les crustacés (109 tonnes), le bouquet (1,611t), la rascasse (2,24t) et le poulpe

qui se taille la part du lion avec 22 tonnes. Les prix unitaires de vente de la crevette rouge sont

7 euros, la crevette blanche 6, la langoustine et le bouqet montent à 8 euros le kilo, la rascasse à

2 euros et le poulpe à 0,75 euros. Néanmoins, la part pêchée à Témouchent n’est que de 43,047 t. Elle reste la plus rénumératrice puisque la part du poulpe est dérisoire. Les autres wilayas d’où les trois exportateurs rapportent les captures sont Oran (15 t), Tlemcen (181 t mais majoritai-

Concernant l’aquaculture, Témouchent sera officiellement consacrée comme wilaya-pilote en devenant une wilaya- pilote en la matière.

rement du poulpe), Annaba (19 t), Tizi Ouzou (16,5 t), Alger (5,6 t), Tipasa (1,6), Boumerdès (6,7 t) et Mos- taganem (43,8 t de poulpe uniquement). Notons que ce jeudi, le ministre de la Pêche sera à Témouchent. Il aura à inaugurer un bloc qui dédou- ble les capacités de l’école de pêche, rendra visite au

port pour s’enquérir de ce qui a été réalisé et des projets inscrits à son profit. Il aura ainsi à pren- dre la mesure de la réhabiliation de la halle à ma- rée. Concernant l’aquaculture, Témouchent sera officiellement consacrée comme wilaya-pilote en devenant une wilaya-pilote en la matière. A cet égard, une ferme aquacole marine sera opé- rationnelle à la fin du premier trimestre et une autre à la fin du premier semestre. Par ailleurs, treize sites d’acquaculture marine, élevage en cages flottantes, ont été répertoriés et validés pour bénéficier du soutien à l’investissement

dans ce créneau.

M. Kali

MOSTAGANEM

Le réseau inter universitaire euro maghrébin s’étoffe

R éunis les 14 et 15 janvier dernier au siège de l’Université de Mosta-

et 15 janvier dernier au siège de l’Université de Mosta- professeur Abdellatif Benabdelhafid, SG du CEMUR

professeur

Abdellatif

Benabdelhafid, SG

du CEMUR

ganem, l’AG du Cerim (Centre Euro- Maghreb des Universités en Réseau) a

validé l’adhésion de nouveaux membres.

Il s’agit des universités Mohamed Bou-

diaf (USTO), Badji Mokhtar d’Annaba, Abderrahmane Mira de Béjaia, Ferhat Abbas de Sétif ainsi que celles de Rabat Agdal et Oujda (Maroc) et celle de Valen- ciennes, en France. Ce qui porte désor-

mais à 27 le nombre de partenaires dans ce réseau. Le professeur Seddiki, recteur de l’université de Mostaganem, a été élu président du CEMUR, en remplacement du Professeur Mohamed Marzak, de l’université

Cadi Ayyad de Marrakech. Par ailleurs, le professeur Abdellatif Benabdelhafid a été reconduit au poste de SG du CEMUR dont

le siège se trouve à l’université du Havre, en France. Outre l’ap-

probation des bilans, l’AG a approuvé l’organisation d’une ren- contre Afrique-Asie-Europe, proposée par le professeur Darwis Khudori et qui devrait se tenir en avril 2013 soit à l’université S.M.Benabdallah de Fès soit à Badji Mokhtar d’Annaba. Durant leur séjour à Mostaganem, les participants ont effectué une visite guidée à travers les sites historiques de Mostaganem ainsi qu’au site de l’ex-ITA qui abrite les facultés des Sciences de la Nature et celle des Lettres et des Arts. Ali Tlemçani

TISSEMSILT

Des projets de protection contre les inondations

A près avoir achevé la réalisation du barrage de Tamellahet et celui de Bouzegza qui ont pour objectif la protection de la

ville de Lardjem et celle de Sidi Lantri contre les inondations,

le secteur de l’hydraulique de la wilaya de Tissemsilt entamera

incessamment des opérations concernant la correction du lit de l’oued Tamellahet, d’El Messous et celui de Malaab, des ouvra- ges qui longent les localités en question. Pour lutter contre les coulées de boue et les avalanches des gadoues qui rendent le quotidien des citoyens de ces 2 bourgs de plus en plus accablant, des opérations de drainage et de cor- rection des eaux pluviales seront mises en branle, apprend-on d’une source officielle. Boudiaf El Hadj

PHOTO : D. R.

El Watan - Mercredi 18 janvier 2012 - 15

RÉGION

SUD

TOURISME À OUARGLA

Nouvelles structures pour renforcer les capacités d’accueil

Le secteur touristique dans la wilaya de Ouargla a bénéficié de plusieurs nouvelles structures avec une capacité d’accueil de 622 lits dont 3 hôtels à Ouargla, un à Touggourt et un grand complexe touristique à Hassi Messaoud

Touggourt et un grand complexe touristique à Hassi Messaoud O uargla, une wilaya potentiellement touristique, mais

O uargla, une wilaya potentiellement touristique, mais dont le secteur reste le parent pauvre des plans de

développement, essaye d’opérer un reloo- king ayant pour objectif la réactivation du circuit saharien et oasien jadis florissant dans la région. La wilaya dispose en effet de plusieurs atouts naturels, historiques et culturels en plus des moyens financiers conséquents pour améliorer les différents créneaux en vogue aujourd’hui, au servi- ce d’une clientèle nationale et étrangère qui ne demande qu’à être servie. Malgré son pôle administratif et économique im- portant, cette wilaya du Sud-Est n’est pas dotée de capacités d’hébergement dignes de sa position, elle est même définie par les spécialistes comme une wilaya anti- touristique, du fait de la prépondérance des structures hôtelières non classées qui, malgré leur nombre, cumulent moins de 600 lits. En plus de cette maigre capacité d’accueil, le peu d’hôtels classés existants ne répondent pas aux normes de classe- ment. On compte donc une large série de structures d’hébergement touristique

travaillant à plein régime, malgré leur situation catastrophique, car ne disposant d’aucun service de base faisant partie des critères universels de classement, ce qui signifie que la plupart d’entre eux néces- sitent une sérieuse mise à jour. La wilaya compte aussi un camp de jeunesse et 3 auberges qui restent, eux aussi, en deçà de la demande croissante en tourisme de découverte et de prospection qui attirent une jeune clientèle aimant l’exploration. Il n’en reste pas moins que les actions de développement durable et progressif de ce secteur ont permis d’atteindre en ce début de 2012 un certain seuil d’amé- lioration avec la mise en service de plu- sieurs infrastructures et d’autres seront opérationnelles prochainement.Le taux d’achèvement de ces nouvelles structures atteint 95% pour la plupart des projets en cours de réalisation, ce qui augmentera la capacité d’accueil au niveau de la wilaya de quelque 622 lits et créera plus de 200 nouveaux postes d’emploi. Ainsi, au niveau de la ville de Ouargla qui compte le plus grand nombre d’hôtels, (74%

Les touristes en déplacement dans la région n’ont pas vraiment le choix en termes de structures d’accueil

pas vraiment le choix en termes de structures d’accueil de la capacité globale de la wilaya),

de la capacité globale de la wilaya), trois nouvelles structures touristiques viennent d’être inaugurées par le mi-

nistère du secteur, à savoir l’hôtel Mille avec une capacité de réception de 49 lits, l’hôtel Essedik doté d’une enveloppe de

320 000 000 00 DA, avec une capacité

de 57 lits et l’hôtel Krami de 40 lits. Une opération de réhabilitation d’envergure

a été menée au niveau de l’hôtel Mehri

qui a bénéficié d’un financement de 66

224 464,50 DA pour un beau résultat et

une modernisation de ses structures saha- riennes typiques conçues par l’architecte Pouillon durant les années 1970. A Hassi Messaoud, le secteur sera renforcé par le grand complexe touristique Bennis, qui attend le feu vert de la relance des travaux depuis plusieurs années. Il s’agit d’un building situé sur les hauteurs de la capitale du pétrole surplombant tout le plateau sur une superficie de 53 468 m². Les travaux sont à 80% d’avancement pour une capacité d’accueil de 118 cham- bres et 350 lits. Doté d’une enveloppe initiale de 2 780 452 658, 46 DA, ce complexe dispose d’un parking, 8 villas, 2 salles polyvalentes, un centre d’affai- res, deux piscines et deux restaurants, il verra le jour après la mise en œuvre de la

décision de lever le gel sur les activités de construction à Hassi Messaoud après sept ans de blocage suite à la promulgation du décret 05/127 déclarant la ville zone

à risques majeurs. La ville de Touggourt

bénéficie elle aussi de nouvelles structu- res hôtelières, notamment le projet d’hô- tel Tidjni, une belle bâtisse représentant l’architecture locale de la région avec une capacité d’accueil de 126 lits, y compris un restaurant, une cafétéria et des locaux commerciaux. Pour rappel, le Grand Touggourt dispose d’une ancienne chaîne hôtelière datant de l’époque coloniale avec deux hôtels classés : il s’agit d’Ennakhil (ex-Tran- satlantique) et du Tassili qui a connu des travaux de réhabilitation. MohamedAli Algmi

RÉHABILITATION DE L’HÔTEL EL MEHRI DE OUARGLA

Le cachet saharien de retour

M algré de grandes difficultés techniques, la réhabilitation de l’hôtel saharien El Mehri de Ouargla est sans doute le

plus grand acquis du secteur du tourisme en ce début de 2012. L’opération a perduré à cause de la nécessité d’une restructura- tion due à la difficulté d’ôter les fondations coulées à plusieurs

EL WATAN

BUREAU DE

OUARGLA

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mètres de profondeur et dont la consistance requiert plus de

moyens d’intervention et d’enlèvement. La démolition du mur d’enceinte de l’ancienne aile de l’hôtel, dite saharienne, a effacé tout un pan d’histoire de ce monument pensé et dessiné par l’architecte Pouillon, mais les services du tourisme avaient promis une réalisation à l’identique des 32 chambres et 4 sui- tes VIP sur l’ancien emplacement. Les travaux ont également permis de renforcer la cuisine et la réception non touchées par la démolition et donner un aspect plus local à l’aile moderne construite après 1980, date de la fermeture de l’hôtel à cause du risque d’effondrement. El Mehri, un bel hôtel saharien comme on les aime, a offert du dépaysement à de nombreux touristes nationaux et étrangers durant seulement deux ans après sa mise en service avant de sombrer dans la médiocrité. C’est indubitablement un plus pour le tourisme local que de voir sa belle couleur ocre agrémenter le quotidien sombre des

Ouarglis.

Houria Hadji

AFLOU (LAGHOUAT)

Clôture de la semaine de sensibilisation contre les accidents de la route

L a semaine de sensibilisation contre les accidents de la route, orga- nisée par le groupement territorial de la Gendarmerie nationale

d’Aflou, wilaya de Laghouat vient d’être clôturée. Cette action de sensibilisation a connu plusieurs activités, dont l’ani- mation de conférences et de journées d’information sous les toits de nombreux établissements scolaires tous paliers confondus et dans les centres de formation professionnelle. Des tracts et des dépliants ont, en outre, été distribués aux automobilistes dans toutes les artères de la ville d’Aflou, et ce, afin de susciter en eux le sens de responsabi- lité et une phobie devant la gravité de cette actualité lamentable. Le non-respect du code de la route, encouragé par l’excès de vitesse, était derrière la recrudescence effroyable dans le taux des accidents mortels sur nos routes. Sachant que sur ce point bien précis, les services de la gendarmerie d’Aflou ont recensé durant le dernier semestre de l’année écoulée 89 accidents routiers faisant 24 morts et plus d’une centaine de blessés. Cependant, la wilaya de Laghouat, à titre de rappel, a connu l’an dernier deux accidents routiers lourds en pertes humaines. Le premier a fait 8 morts et 20 blessés, suite à la collision d’un bus transportant des voyageurs avec un camion de gros tonnage. Le second, où 6 membres de même famille ont été dé-

cimés à bord d’un véhicule utilitaire, après avoir été télescopé contre une semi-remorque s’est produit dans la zone sud de Laghouat. Les maîtres mots de cette campagne de sensibilisation sont : vigilance et prudence afin d’éviter l’irréparable. Farid Azzoug

OUARGLA

Sept personnes arrêtées pour trafic de drogue

La lutte contre le trafic de drogue et la consommation des produits stupéfiants se poursuit, notamment chez les jeunes, la catégorie la

plus touchée dans la société. En effet, la police judiciaire de la wilaya de Ouargla a traité 3 affaires concernant le trafic et la consommation de drogue, ses services sécuritaires ont permis l’arrestation de sept personnes durant le début du mois. Les sept personnes impliquées ont été présentées devant le procureur de la République près le tri- bunal de Ouargla et été placées sous mandat de dépôt, et les autres suspects en citation directe. La police judiciaire de Ouargla a mis la main sur des différentes quantités de drogue ainsi que des sommes d’argent. Dans le même contexte, le tribunal criminel près la cour de Ouargla a traité, lors de la session précédente, 6 affaires qui entrent dans le cadre du trafic, de la vente et de la consommation

de drogue.

M.A.A

TAMANRASSET

Produits cosmétiques clandestins

Le «souk des souadines», comme l’appellent les autochtones de Tamanrasset, connaît actuellement une activité commerciale sans précédent, où vous trouverez de tout. Ce qui est inquiétant, c’est la commercialisation des pommades dermiques qui ne sont pas soumises au contrôle médical. Actuellement, même des téléphones portables provenant des pays subsahariens, mais de fabrication chinoise, sont proposés à des prix défiant toute concurrence à une clientèle demandeuse de produits à faible coût. Les gens s’inquiètent de plus en plus de ce phénomène et se demandent par quel canal ces produits rentrent-ils en Algérie. Les services des Douanes sont appe-

lés à redoubler de vigilance et à activer les brigades pédestres afin de protéger le consommateur, notamment dans les villes frontalières du

sud du pays.