COD
E
Entré en vigueur en 1995, le Code CIMA, pierre angulaire du projet
d’intégration sectorielle, s'applique à toutes les entreprises d’assurance
CIMA
opérant dans les 14 Etats africains membres. Il réglemente d’une
manière commune les assureurs locaux et les succursales des assureurs
étrangers domiciliées dans la région.
Le Code CIMA comprend 9 livres :
Livre I : le contrat d'assurance
Livre II : les assurances obligatoires
Livre III : les entreprises d’assurance
Livre IV : les règles comptables applicables aux organismes
d'assurance
Livre V : les dispositions relatives aux agents généraux,
courtiers et autres intermédiaires d'assurance et de capitalisation
Livre VI : les organismes particuliers d'assurance
Livre VII : la micro-assurance
Livre VIII : la réassurance
Livre IX : l’assurance Takaful
Le cadre légal initial a fait l’objet de plusieurs mises à jour et
amendements. Les modifications apportées ont pour but d’adapter la
réglementation à l’environnement socio-économique, renforcer la
législation, accroître la capacité de rétention des assureurs, améliorer
la solvabilité des entreprises et protéger les assurés.
Plusieurs textes et articles du Code CIMA ont profondément réformé
le paysage assurantiel de la région. Parmi ces textes, on note :
L’article 13, les réformes introduites par les ministres des pays
membres de l’organisation lors de leur réunion du 11 avril 2011
à N’Djamena sont censées mettre un terme à une situation qui
menace l’existence même des assureurs. Ainsi, l’article 13,
introduit en 2011 et modifié en 2014, exige dorénavant le
paiement des primes à l’assureur avant l’entrée en vigueur de la
police (Cash Before Cover) et avant le renouvellement de la
couverture. Cette mesure est instaurée pour remédier au niveau
important des arriérés de primes dans les bilans des sociétés
d’assurance de l’époque.
L’article 312, comme l’article 13 en 2011 pour le paiement des
primes, l’article 312 introduit en 2012 des mesures
contraignantes à l’égard des entreprises d’assurance en matière
de paiement des sinistres. Dorénavant, le Code des assurances,
impose dans son article 312, modifié en 2018, des sanctions aux
entreprises qui tardent à payer les indemnisations sans
justification.
Le livre VII, adopté en 2012, portant réglementation de
l’activité de micro-assurance pour couvrir les populations à
faibles revenus.
Le livre VIII, adopté en 2015, réglementant l’activité de
réassurance. Cette réglementation s’impose à toutes les sociétés
de réassurance installées en zone CIMA, y compris aux
succursales, bureaux de représentation ou de liaison étrangers.
L’article 308, modifié en 2016 et 2000, réglemente et limite les
cessions de réassurance des entreprises locales en dehors de la
zone CIMA.
Les articles 329-3 et 330-2, modifiés en 2016, 2018 et 2020,
portant augmentation du capital social minimum des sociétés
anonymes d’assurance et du fonds d’établissement des sociétés
d’assurance mutuelles.
Le livre IX, adopté en 2019, portant réglementation de l’activité
d’assurance Takaful.
Ces réformes réglementaires et mesures d’assainissement ont entraîné
une amélioration sensible des principaux indicateurs du marché. De
1995 à 2020, le chiffre d’affaires de la zone CIMA a, en monnaie
originale, progressé de 498%, soit une hausse annuelle moyenne de
près de 20% durant 25 ans.
Autre succès, le nombre d’entreprises d’assurance sous contrôle
CIMA a presque doublé, passant de 92 en 1995 à 177 en 2020.