Vous êtes sur la page 1sur 9

Université de Zadar

Département de langue et de littérature française

VOYAGE RÉEL ET IMAGINAIRE AUTOUR DU MONDE

(Le séminaire de matière „Le récit de voyage français“)

L'étudiante: Anita Brajković

Sous la direction de: mr.sc. Patrick Levačić

Zadar, janvier, 2011


1. INTRODUCTION

Le récit de voyage occupe une place particulière dans l'étude comparative de la littérature.
Les contacts et les influences mutuelles des deux cultures nationales sont difficiles à
imaginer sans toutes sortes de passagers et de leurs informations. Les écrivains sont
souvent les premiers journalistes d'une culture étrangère, de la patrimoine et de la vie
littéraire de sorte que leur rôle de médiateur dans les échanges culturels entre les nations
est vraiment difficile d'éviter. Dans ce séminaire, je vais aborder le thème du voyage à
l'étranger qui est crédible, contrairement à un voyage de genre narratif dont l'action est
basée sur les éléments fictifs, pour répondre aux critères de curiosités. Dans le cadre de
mon thème, il faut d'abord présenter les relations entre le voyage et l'histoire. Les récits de
voyage apportent des éléments précieux pour éclairer l'histoire des relations
internationales, l'histoire sociale et politique de régions traversées par le voyageur, voire
l'histoire des cultures matérielles, de l'alimentation, des religions etc. La littérature de
voyage s'est répandue au XVIIe siècle. Un passager avec la lecture personnelle porte une
grande variété de guides, lignes directrices et les souvenirs de ceux qui ont déjà parcouru
le même chemin.

2
2. VOYAGES AUTOUR DU MONDE DANS LA LITTÉRATURE

Chaque texte qui contient un voyage est généralement classé sous l'égide de la littérature du
voyage. Tout, de l'Odyssée d'Homère, des histoires fantastiques de la Grèce Antique à travers
de l'épopée médiévale aux voyages romantiques, est situé dans le même domaine. Le voyage
est dans les bases de la narration. Le narrateur s'identifie comme le connaisseur seulement s'il
transfert sa connaissance, alors s'il raconte. Puisque le voyage est un processus qui médiatise
le flux de reprises ou des événements dans une séquence temporelle, il est principalement
destiné à une sorte de changement. Le voyage est naturellement un changement, car il forme
la chronologie comme une série de reprises. La mobilité implique nécessairement une
nouvelle expérience, une nouvelle connaissance qui est conférée à ceux qui ne sont pas
présents, à ceux qui ne voyagent pas. Être dans un pays lointain, puis raconter notre
expérience à ceux qui ne sont pas présents, cela entre dans la nature même du récit, ainsi de la
communication du voyage. La médiation doit nécessairement répondre au critère de curiosité,
qui s'explique le mieux par les déterminants des nouvelles. Les choses inconnues (les pays
étrangers, les gens dont la langue et les allégations sont différents de nous) attirent le plus
d'attentions et elles sont d'une certaine manière le plus proche de la catégorie qui nous
intéresse. Les aventures des passagers sont une nouveauté pour nous, lecteurs. Quelque chose
peut arriver sur la route, tout peut accrocher et il est nécessaire de raconter cela à ceux qui
s'intéressent.
Cependant, le narrateur peut sa connaissance du voyage construire sur la fiction, afin de se
conformer aux critères supposes. Il peut entièrement inventer le voyage. Donc, nous trouvons
deux situations qui ne sont pas très difficiles à identifier: le voyage crédible ou le voyage
imaginaire. Les récits fictifs sur les différents voyages, tels que les textes de voyage basés sur
le voyage authentique, s'apparaissent souvent dans les moments où les frontières du monde
s'eteignent. L'un des rôles les plus courants que le narrateur ou les personnages actualisent,
c'est un rôle de passager. Le voyage est, par conséquent, presque synonyme de narration.
Contrairement au texte narratif de fiction, la fondation narrative du récit de voyage est basée
sur la structure affaiblie de l'événement. Le récit de voyage ne connaît pas la quantité de
changements que le texte narratif de fiction crée le dénouement. Sa structure des événements
3
est fidèle, est chaque tension est seulement le pseudo-tension, chaque dénouement le pseudo-
dénouement. Le voyage réel implique une coïncidence qui n'est pas trouvable dans le monde
de la fiction.

2.1. James Cook et „Voyage Autour du Monde“

Dans le récit de voyage européen on voit la révision des images sur la mer, qui a apparu dans
les voyages de récit de l'époque des découvertes géographiques. Les écrivains du Siècle des
Lumières sont inclinés à considérer les résidents d'outre-mer comme les personnes qui vivent
selon la loi naturelle, ils sont donc supérieur à nous. James Cook dans son oeuvre Le Voyage
Autour du Monde se réfère à la population autochtone discrètement supérieure, il veut leur
enseigner et leur aider de se développer, mais comme la dernière réserve il garde des armes à
feu que garantie la suprématie. Le jeune Cook était un enfant maussade et obstiné. Tout jeune,
il aidait son père aux travaux de la ferme, et à dix-sept ans il entra comme employé chez un
épicier. Un désaccord ne tarda pas à survenir entre lui et son patron, à la suite duqeul Cook fut
placé comme apprenti dans les chantier de construction navale. Cook apprit l'art de la
navigation et le métier de marin. Au printemps de 1755, il fut inscrit comme „marin bon pour
le service“ sous le commandement du capitaine Sir Hugh Palliser. Sur ce vaisseau et sur
d'autres, il passa les années de guerre avec les troupes qui avaient été envoyées en Amérique
du Nord, occupé principalement à la cartographie du Saint-Laurent.
Le jeune James Cook attira ainsi l’attention de l’Amirauté et de la Royal Society à un instant
crucial de sa carrière personnelle et de la direction des expéditions britanniques outre-mer. Il
fut alors nommé commandant du HMB Endeavour pour la première de ses trois expéditions
dans le Pacifique, en 1766. Il y avait un botaniste, le docteur Solander, et son dessinateur,
Parkinson; Buchanan, peintre paysagiste; un certain nombre de domestiques pour le service
personnel de ces messieurs; Charles Green, envoyé par l'astronome royal pour prendre les
observations. Le prétexte du voyage était le passage du Vénus. Mais, le but secret, était la
recherche d'un grand continent méridional. On aurait cru à l'existence dans le Pacifique et
l'Atlantique sud d'une vaste étendue de terre – on l'appelait Terra Incognita. Cook ne sut rien
de l'expédition de Bougainville. Le but de Bougainville était, comme celui de Cook,
scientifique en même temps que politique, et il apporta une contribution importante à la
fiction du „nauble sauvage“ qui joua un rôle si considérable dans les idées de philosophes tels

4
que Rousseau et Diderot. Cook était relative à un voyage ultérieur, explorateur d'instict: „Moi,
qui ambitionnais non seulement d'aller plus loin qu'aucun homme n'était encore allé, mais
aussi loin qu'il était possible d'aller.“

Cook rencontra des Aborigènes dès son premier abordage. Lorsque l’Endeavour entra dans la
baie, l'équipage aperçut des hommes sur chaque côte. Vers 14 heures, ils mouillèrent près d'un
groupe de six à huit maisons. Deux Aborigènes s'approchèrent du bateau, ignorant les
cadeaux que Cook leur proposait. On tira un coup de mousquet au-dessus de leur tête, blessant
légèrement le plus vieux qui se mit à courir vers les maisons. Il revint avec d’autres hommes
et jeta des lances vers les blancs, sans en atteindre aucun. Deux coups supplémentaires
achevèrent de les chasser. Tous les adultes avaient disparu, mais Cook trouva plusieurs
enfants dans les maisons, où il laissa quelques perles en signe d’amitié.

Un grave problème que posaient les voyages en mer était le scorbut. Cette maladie, due au
défaut de vitamines C, resta redoutable jusqu'au milieu du 18e siècle. Cook avait introduit des
aliments comme le chou ou le citron dans l'alimentation de son équipage. Pour avoir réussi à
préserver la santé de son équipage, Cook recevra la médaille Copley en 1776.
On ne possède que peu de lettres personnelles de Cook, il est vrai qu'il n'en a probablement
pas écrit beaucoup. Ce qui domine chez Cook, c'est la ténacité dans les intentions. C'était
l'impression qu'il donnait de tranquille confiance en soi, qui lui assurait la fidélité de ses
équipages. À ces qualités qui font de Cook un si remarquable chef, il faut ajouter celles qui
font de lui explorateur idéal: un esprit ouvert, une immense capacité d'effort, l'exactitude de
ses affirmations dans les détails géographiques. L'anthropologie moderne trouve sa première
expression dans ses écrits. On trouve dans le journal de Cook une description de la vie
primitive des Maoris, des Fuégiens, des indigènes des îles Tonga, Tahiti ou Hawaï dont la
valeur est unique parce que ces peuples n'avaient eu à cette époque aucun contact avec la
civilisation européenne. Il souligne par exemple le fait que les Maoris „ont certainement
atteint un certain degré de civilisation“, mais que „des contacts avec des peuples étrangers
pourraient réformer leurs moeurs et développer leur esprit primitif.“ Il s'efforça de discipliner
ses subordonnés: „J'ai toujours eu pour principe de punir le moindre méfait commis par mes
hommes contre ces nations primitives; qu'ils volent sans être punis ne nous donne pas le droit
de leur rendre la pareille.“

5
2.2. Le voyage imaginaire: Le tour du monde en quatre-vingts jours/ Jules
Verne

Le Tour du monde en quatre-vingts jours est un roman d'aventures écrit en 1872. Le roman
raconte la course autour du monde d'un gentleman anglais, Phileas Fogg. Il est accompagné
par Jean Passepartout, son serviteur français. L'ensemble du roman est un habile mélange
entre récit de voyage et données scientifiques.

L'histoire débute à Londres, le 2 octobre 1872. Comme tous les jours, Phileas Fogg se rend au
Reform Club. En feuilletant le journal, il apprend qu'il est possible d'accomplir le tour du
monde en 80 jours. En effet, un article du Morning-Chronicle affirme qu’avec l’ouverture
d’une nouvelle section de chemin de fer en Inde, il est désormais possible de faire le tour de la
Terre en 80 jours.
Une vive discussion s'engage à propos de cet article. Phileas Fogg parie 20 000 livres avec ses
collègues du Reform Club qu'il réussira à achever ce tour du monde en 80 jours. Il part
immédiatement, emmenant avec lui Jean Passepartout, son nouveau valet de chambre. Il
quitte Londres à 20h45 le 2 octobre, et doit donc être de retour à son club au plus tard à la
même heure, 80 jours après, soit le 21 décembre 1872 à 20h45 heure locale.
Le pari et le départ de Fogg font la une des journaux. La police se demande si Phileas Fogg
est le fameux voleur qui vient de dévaliser la Banque d'Angleterre et qui chercherait à
s'échapper. L'inspecteur Fix part à sa recherche, et ne cessera de le poursuivre dans tous les
pays traversés.
Phileas Fogg et Passepartout partent de Londres en train et utilisent ensuite différents moyens
de transport.
En Inde, ils sauvent Mrs. Aouda, une jeune veuve qui devait être brûlée vive comme le veut la
coutume de la sutti, au cours d'une cérémonie dédiée à la déesse Kâlî.
À Hong Kong, Fogg manque le paquebot mais Passepartout embarque. Ils finissent par se
retrouver quelques jours plus tard au Japon, à Yokohama, dans un cirque où Passepartout
s'était engagé comme clown.
Lorsque Phileas Fogg arrive à San Francisco, il tombe en pleine effervescence électorale, se
fait un ennemi, le colonel Stamp W. Proctor, prend le train, y retrouve le colonel avec lequel il
6
va se battre lorsque le train est attaqué par les Sioux. Passepartout est fait prisonnier mais
Fogg le libère, aidé par quelques autres passagers.
Pressé par le temps, Phileas Fogg « emprunte » un bateau à vapeur pour arriver à temps en
Angleterre (le capitaine ne voulait pas le conduire à Liverpool, alors il a acheté l'équipage).
Dès qu’il débarque en Angleterre, Fix l’arrête avant de le relâcher lorsqu'il découvre son
erreur. Ayant raté le train et pensant avoir perdu son pari, Phileas Fogg rentre chez lui et
déclare son amour à Mrs. Aouda. Passepartout lui fait alors remarquer qu’il a en fait gagné
vingt-quatre heures dans son périple, en accumulant les décalages horaires. Phileas Fogg se
rend au Reform Club, il a gagné son pari malgré cet imprévu.

Au cours de ce voyage, Phileas Fogg et Passepartout ont employé « tous les moyens de
transport, paquebots, railways, voitures, yachts, bâtiments de commerce, traîneaux,
éléphant. »
Dans ce récit de voyage imaginaire, nous observons plus de choses qui aident à ce voyage de
se réaliser: l'industrialisation de voyages, l'apparition de guide dans lequel le voyage est
schématique.

7
3. Conclusion

Le récit de voyage est conçu thématiquement comme le voyage authentique du sujet (du
narrateur) qui raconte ses aventures sur la route, décrit les lieux où il réside, présente ses
observations des gens qu'il rencontre sur le chemin, leurs coutumes, et souvent le patrimoine
culturel et artistique. Simplement pour ces raisons, le récit de voyage appartient aux formes
crédibles de la narration et il doit être distingué de textes fictifs, qui contiennent le voyage
comme le cadre thématique. Contrairement au roman qui forme un univers clos, autonome, le
récit de voyage est ouvert sur le monde extérieur et soumis à ses règles; le réel a priorité sur la
fiction. Ce qui est dit doit être fidèle à ce qui a été vu, le locuteur doit rendre compte de ses
découvertes avec la plus grande exactitude. Cela implique que la subjectivité demeure en
retrait: les sentiments ou les opinions du locuteur doivent s'effacer autant que possible devant
l'observation de la réalité. Le discours du récit de voyage se veut donc objectif et transparent:
ce qui est visé, c'est la parfaite concordance des mots et des choses vues. Le but premier du
récit de voyage, c'est avant tout d'instruire, de donner des informations, de transmettre du
savoir au lecteur. Et cela passe surtout par la description.

4. Bibliographie
8
1. Cook J., Lloyd Cristopher Relations de voyage autour du monde, Editions La
Découverte (24 octobre 2005)

2. Duda, D. Putopis : od pokušaja određenja žanra do Krležina diskurza //


Umjetnost riječi, 40 (1996), 2/3 ; str. 71-82

3. Pederin, I. Putopisi prosvjetiteljstva // Radovi Filozofskog fakulteta u Zadru,


38 (1999[i.e. 2002]), 28 ; str. 1-41