Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA

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Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA
IFRS, UN UNIVERS D’OPPORTUNITES
L'avènement des normes internationales d’information financière (IFRS) a créé une certaine effervescence dans le monde comptable et financier. Ainsi, depuis 2001, plus de 100 pays exigent ou permettent l’utilisation des IFRS et les autres pays d’importance (Argentine, Canada, Etats-Unis, Inde, Japon<) qui ne se sont pas encore mis au diapason, ont établi des échéanciers en vue de la convergence ou l’adoption des IFRS. L'Afrique qui essaie continuellement de se mettre au même niveau que les autres pays entre dans la danse et commence à manifester un intérêt croissant pour ces normes. Avant de céder au charme de la nouveauté, il convient néanmoins de se poser les quelques questions suivantes : existent-ils de réelles différences entre les IFRS et le système comptable des pays francophones de l’Afrique de l’ouest et de l’Afrique Centrale (SYSCOHADA), puisque ce système initialement considéré comme une révolution a essayé de gommer, à la fois, les faiblesses de la doctrine comptable française et celles de la doctrine comptable anglophone ? Quelles opportunités offrent la convergence ou l’adoption du référentiel IFRS ? La réponse à la première question est assez simple, la nouveauté est partout ! Contrairement aux normes SYSCOHADA, les normes IFRS n’ont cessé d’évoluer sous l’influence grandissante des Etats-Unis et tout récemment en réaction à la crise financière. Par ailleurs, elles reposent sur une philosophie et une logique différentes. Les IFRS modifient, pour ne pas dire révolutionnent, la manière dont les entreprises se repèrent. Les différences portent notamment sur : les méthodes de comptabilisation (chiffres d’affaires, actifs, passifs, engagements hors bilan<), les modes d’évaluation (amortissements, dépréciations<), les charges à prendre en considération (frais d’émission d’emprunts, entretien et grosses réparations<), la présentation et même le vocabulaire. Au coût historique, c’est-à-dire le coût d’un bien à sa date d’acquisition, est substituée la juste valeur, l’analyse juridique des opérations s’efface derrière leur analyse économique, le bilan l’emporte sur le compte de résultat. La convergence vers les IFRS offre l’opportunité de mettre en avant l’expertise africaine qui est jusqu’ici méconnue du monde anglosaxon. En effet, certaines dispositions originales du SYSCOHADA (compte de résultat normé indiquant les soldes intermédiaires de gestion, application restrictive du modèle de la juste valeur aux seules immobilisations corporelles dans le cadre d’une réévaluation agréée par l’autorité compétente<) apparaissent bien adaptées au cas des PME et pourraient donc être reprises dans les IFRS/PME. A l’heure des délocalisations de certaines activités (sites de production, centre d’appels, gestion et maintenance des systèmes informatiques) vers des pays à faible coût de main d’œuvre par la plupart des grands groupes, les économies des états-membres de l’OHADA pourraient tirer leur épingle en formant au plus tôt les jeunes africains aux IFRS. Le but étant de bâtir dans nos pays des centres de compétence, à l’image de ce que l’informatique représente pour l’Inde, afin d’attirer ces multinationales.
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Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA
CONVERGENCE, UN MOUVEMENT MONDIAL
La figure, ci-dessous, montre le niveau actuel d'adoption des IFRS dans le monde. Les zones en bleu représentent les pays qui exigent ou permettent les IFRS. Les zones en gris sont les pays qui ont soit entamé un processus de convergence avec l’International Accounting Standards Board (IASB), soit sont en train d’adopter les IFRS.

Adoption des IFRS dans les 10 Premières places financières mondiales Etats-Unis Plan d’adoption proposé Japon Plan d’adoption proposé Royaume - Uni IFRS France IFRS Canada Conversion en cours Allemagne IFRS Hong Kong IFRS Espagne IFRS Suisse IFRS ou US GAAP Australie IFRS

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ces difficultés portent sur : la comptabilisation des actifs et la détermination du résultat dans le cadre de contrat de concession de services publics. mais de proposer un point de départ aux praticiens et étudiants africains francophones. qui sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur les IFRS et leur impact potentiel sur les règles et pratiques comptables applicables dans les pays membres de l’OHADA. En outre. tandis que la sixième partie porte sur les différences liées à la présentation des états financiers annuels. La cinquième partie traite des points propres à la préparation de comptes consolidés. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 4 . L’exposé est découpé en six parties. MIEUX COMPRENDRE. pour que les normes internationales soient applicables dans tous les pays. En effet. ni des différences sectorielles. il fallait qu’elles ne tiennent pas compte ni des différences nationales. Cette décision est en ligne avec la philosophie même de l’IASB. la comptabilisation des produits dans le cadre de contrat de vente qui comporte la délivrance concomitante d’un matériel et la prestation de services pour un prix de vente unique<. la quatrième partie fait le tour sur la comptabilisation et l’évaluation des éléments du bilan. Exploration & Production Pétrolière.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA SE FORMER POUR MIEUX COMPRENDRE. La première partie présente les différents organes et de l’IASB et leurs rôles respectifs. nous avons volontairement décidé de ne pas aborder les points comptables spécifiques à certaines industries (Agriculture. A titre d’exemple. en matière de droit commercial. la comptabilisation des dépenses d’exploration et d’évaluation de ressources minières et pétrolières. de droit social. La troisième partie s’attarde sur les divergences relatives à la comptabilisation des produits et des charges.entre le cadre conceptuel des IFRS et celui du SYSCOHADA. POUR MIEUX AGIR L’objectif de cette publication est de présenter les principales zones de divergences entre les normes IFRS applicables au 31 décembre 2009 et les normes SYSCOHADA. Energie. Il ne s’agit pas de faire un inventaire exhaustif des différences existantes. De ce fait. Télécoms) fortement représentées dans les pays africains. droit fiscal. il ne se substitue en aucun cas à une lecture approfondie des textes respectifs. La deuxième partie traite des différences –parfois très subtiles dont les impacts sont néanmoins significatifs lors de l’établissement des états financiers.

sous la forme d'une entité à but non lucratif enregistrée dans l'Etat du Delaware (USA). un organe de conseil (le Standards Advisory Council ou SAC) et enfin. 8 IFRS et 30 IAS (*) (*) Les International Accounting Standards (IAS) sont les normes publiées avant le 1er avril 2001.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA PRESENTATION DE L’IASB La structure organisationnelle de l'IASB comprend un organe de surveillance (l’International Accounting Standards Committee Foundation ou IASCF). une instance interprétative (l’International Financial Reporting Interpretations Committee ou IFRIC). 16 membres. Elle a été créée en février 2001. Composition 22 trustees nommés pour une durée de 3 ans. Les principaux rôles de chacun des organes sont présentés dans les tableaux suivants: Nom IASCF Rôle Entité mère de l'IASB. • de définir l'organisation et les procédures de fonctionnement de l'IASB. l'instance normalisatrice (l’IASB). Ses membres (les trustees) sont notamment chargés : • de revoir chaque année la stratégie de l'IASB et d'évaluer son efficacité . © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 5 . Les membres du board sont recrutés sur la base de leur compétence professionnelle et de leur expérience pratique. Normes / Interprétations AUCUNE IASB • Elabore les normes comptables internationales depuis le 1er avril 2001. renouvelable une fois. Le président est élu en leur sein. • d’approuver le budget de l'IASB et d’assurer son financement . nommés pour une période de 5 ans. de l'IFRIC et du SAC. • d’étudier les questions stratégiques générales qui concernent les normes comptables internationales • de promouvoir l'IASB et son travail . renouvelable une fois. dont 3 au plus peuvent travailler à temps partiel. • Approuve les interprétations préparées par l'IFRIC. Ils sont rémunérés par l'IASCF et se réunissent au moins deux fois par an. de l'IFRIC et du SAC.

• les questions qui donnent lieu ou qui pourraient donner lieu à des interprétations non satisfaisantes ou contradictoires.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Nom IFRIC Rôle A pour rôle de promouvoir l'application rigoureuse et uniforme des IAS/IFRS en fournissant des commentaires sur: • les questions de reporting financier nouvellement identifiées qui n'ont pas été spécifiquement traitées dans les IFRS . Aider l'IASB à assurer la convergence internationale des normes comptables en coopérant avec des groupes similaires patronnés par des normalisateurs comptables nationaux. D’origine et de formation diverses. Ils ne sont pas rémunérés. Les membres votants sont nommés par les trustees pour un mandat fixe pouvant aller jusqu'à 3 ans. Une quarantaine de membres nommés pour un terme de trois ans. Composition 14 membres votants. recrutés pour leur compétence professionnelle. 3 postes d'observateurs ont été accordés à la Commission Européenne. L'IASB est tenu de consulter préalablement le SAC sur tous ses projets principaux. l’IASB et les trustees de l'IASCF. d’une manière générale. AUCUNE Normes / Interpretations 17 IFRIC et 11 SIC (**) SAC A pour objectif de permettre à des organismes ou à des particuliers qui s'intéressent à l’information financière internationale de s'associer à son processus de normalisation. lors de réunions en principe ouvertes au public. en sus du président qui ne détient aucun droit de vote et de deux observateurs. Les responsabilités de ce comité sont : • de conseiller l’IASB sur son programme de travail et les travaux prioritaires . Le SAC rend compte de ses travaux auprès de l’IASB au moins trois fois par an. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 6 . • de conseiller. à l'Agence Japonaise des Services Financiers et à la SEC (Security and Exchange Commission). renouvelable. Ils ne sont pas salariés. (**) Interpretations publiées jusqu'en mars 2002 par le SIC (Standing Interpretations Committee). • d’informer l’IASB des avis que les organisations et les particuliers ont adressés au SAC sur les principaux projets de normalisation . Ils sont choisis pour leur capacité à se tenir au courant des questions actuelles et pour leur compétence technique à les résoudre. renouvelable.

présents ou futurs ou en confirmant ou corrigeant leurs évaluations passées. Toutefois. Les états financiers annuels sont obligatoires. Une entité doit présenter un jeu complet d'états financiers au minimum une fois par an. Les obligations de présentation des états financiers sont identiques (contenu et format) indépendamment de la taille de l’entreprise. L'application de ce principe conduit par exemple à inscrire. Pas de concept similaire Durée de l’exercice comptable Obligation de présentation des états financiers Concept similaire. de la situation financière. en raison des difficultés d'application de ce principe liées à l'analyse juridique et économique des contrats. Qualités de l’information financière L'information possède la qualité de pertinence lorsqu'elle influence les décisions économiques des utilisateurs en les aidant à évaluer des événements passés. de la situation financière et du résultat de l’entreprise. Pour satisfaire à la finalité d'image fidèle du patrimoine. Période de 12 mois. qui soit utile à un large éventail d'utilisateurs pour prendre des décisions économiques. en tout ou en partie. SYSCOHADA Les états financiers forment un tout indissociable et décrivent de façon régulière et sincère les événements. qui coïncide avec l’année civile. priorité doit être donnée à la réalité économique sur la forme ou l'apparence juridique dans l'établissement des états financiers. le SYSCOHADA prévoit les cas d'application limitatifs. si le chiffre d’affaires ne dépasse pas 100. Toute entreprise est.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA CADRE CONCEPTUEL Sujet Objectifs des états financiers IFRS L'objectif des états financiers est de fournir une information sur la situation financière. en fonction de la taille des entreprises appréciée selon des critères relatifs au chiffre d’affaires de l’exercice. sans que cela ne coïncide obligatoirement avec l’année civile. la performance et les variations de la situation financière d'une entreprise. sauf exception liée à sa taille. Néanmoins. l’entreprise peut utiliser le “ système allégé ”. soumise au “ Système normal ” de présentation des états financiers et de tenue des comptes.000. opérations et situations de l’exercice pour donner une image fidèle du patrimoine. à l'actif du bilan certains biens pris en location. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 7 . appelée exercice.000 de francs CFA.

• soit en vertu d'une obligation légale existant à la charge d'un tiers . • le tableau financier de ressources et des emplois . SYSCOHADA Les états financiers complets comprennent : • le bilan . contenant un résumé des principales méthodes comptables et autres informations explicatives. services. les charges sont des diminutions d'avantages économiques au cours de l'exercice sous forme de sorties ou de diminutions d'actifs. ainsi que des avantages qu'elle a consentis . ou de diminutions de passifs qui ont pour résultat l'augmentation des capitaux propres autres que les augmentations provenant des apports des participants aux capitaux propres.comptes consolidés uniquement) • un état supplémentaire statistique (comptes sociaux uniquement). travaux et services consommés par l'entreprise. sans contrepartie directe. Emplois définitifs ou consommations de valeurs décaissées ou à décaisser par l'entreprise : • soit en contrepartie de marchandises. Définitions des éléments des états financiers Un passif est une obligation actuelle de l'entreprise résultant d'événements passés et dont l'extinction devrait se traduire pour l'entreprise par une sortie de ressources représentatives d'avantages économiques. Tout élément du patrimoine ayant une valeur économique négative pour l'entité est considéré comme un élément du passif. •des notes. • un état des variations de capitaux propres de la période. • un tableau de flux de trésorerie de la période. approvisionnements. • un état du résultat global de la période. • le compte de résultat . Sommes ou valeurs reçues ou à recevoir : • soit en contrepartie de la fourniture par l'entreprise de biens. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 8 . ainsi que des avantages qui leur ont été consentis.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Composition des états financiers IFRS Un jeu états financiers complet comprend : • un état de situation financière à la fin de la période. Les produits sont les accroissements d'avantages économiques au cours de l'exercice. • l’état annexé (qui inclut notamment un un état des variations de capitaux propres de la période et un tableau de variation du périmètre . • soit exceptionnellement sans contrepartie. sous forme d'entrées ou d'accroissements d'actifs. travaux. • soit en vertu d'une obligation légale que l'entreprise doit remplir . ou de survenance de passifs qui ont pour résultat de diminuer les capitaux propres autrement que par des distributions aux participants aux capitaux propres. • soit exceptionnellement.

et dans le respect de certaines dispositions. • et l'article a un coût ou une valeur qui peut être évalué de façon fiable. SYSCOHADA Pas de règles de comptabilisation explicitées de façon similaire.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Règles de comptabilisation (reconnaissance) des éléments des états financiers IFRS Un article qui satisfait à la définition d'un élément doit être comptabilisé si : • il est probable que tout avantage économique futur qui lui est lié ira à l'entreprise ou en proviendra . Chapitre 7 . • le coût actuel . il peut être procédé à la réévaluation des éléments dans des conditions fixées par les autorités compétentes. Principes d’évaluation La détermination de la ou les convention(s) appropriée(s) d'évaluation est laissée aux préparateurs des états financiers qui peuvent choisir une ou plusieurs conventions parmi les suivantes : • le coût historique . • la valeur actuelle (valeur actualisée des entrées ou des sorties nettes futures de trésorerie). ` En Savoir Plus Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises • Titre I-Chap. Un article qui possède les caractéristiques essentielles d'un élément mais qui ne satisfait pas aux critères de comptabilisation peut néanmoins mériter une information dans les notes annexes. Cependant.1 : Dispositions Générales • Annexe. changements d'estimations comptables et erreurs La méthode d’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est fondée sur la convention du coût historique et sur l’application des principes généraux de prudence et de continuité de l’exploitation.Terminologie © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 9 . textes explicatifs ou tableaux supplémentaires. Cadre Conceptuel IAS 1 Présentation des états financiers IAS 8 Méthodes comptables. • la valeur de réalisation ou de règlement .

à savoir : • l'entité a transféré à l'acheteur les risques et avantages importants inhérents à la propriété des biens . telle qu'elle incombe normalement au propriétaire. Lorsque le résultat d'un contrat de construction peut être estimé de façon fiable. ni dans le contrôle effectif des biens cédés . Le transfert de propriété s'effectue généralement au moment de l'individualisation de la production du bien. • il est probable que des avantages économiques associés à la transaction iront à l'entité . si le contrat global prévisionnellement bénéficiaire). © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 10 . • les ventes à réméré sont à comptabiliser en produit car elles sont traitées comme des ventes ordinaires. Si le résultat ne peut être estimé de façon fiable. peu importe que les versements soient déjà effectués ou non : • clause suspensive : malgré l'existence de telle clause. et les coûts du contrat doivent être comptabilisés en charges de la période au cours de laquelle ils sont encourus. Fiscalement.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA COMPTABILISATION DES PRODUITS & CHARGES Sujet Reconnaissance du chiffre d’affaires. Reconnaissance du chiffre d’affairesContrats pluriannuels Trois méthodes de prise en compte des résultats sur les opérations relatives à des contrats pluri-exercices peuvent être pratiquées: • la méthode à l'achèvement (prise en compte du résultat total de l'opération au cours de l'exercice de terminaison). • la méthode du bénéfice partiel à l'inventaire (prise en compte du bénéfice partiel en fin d'exercice seulement. • le montant des produits des activités ordinaires peut être évalué de façon fiable . SYSCOHADA La date de comptabilisation des biens correspond à la livraison et à la facturation desdits bien. sauf cas de clauses spécifiques. les produits ne doivent être comptabilisés que dans la limite des coûts du contrat qui ont été encourus et qui seront probablement recouvrables . le résultat est réputé réalisé au moment de la livraison. • l'entité ne continue ni à être impliquée dans la gestion. • la méthode à l'avancement (prise en compte du résultat au fur et à mesure des exercices d'exécution). les produits du contrat et les coûts du contrat associés au contrat doivent être comptabilisés respectivement en produits et en charges en fonction du degré d'avancement de l'activité du contrat à la date de clôture.Vente de marchandises avec clause de réserve de propriété et/ou vente à réméré IFRS Nécessite de procéder à une analyse en substance des conditions de la vente afin de déterminer si les conditions de reconnaissance sont bien remplies. et • les coûts encourus ou à encourir concernant la transaction peuvent être évalués de façon fiable. l’opération est enregistrée comme une vente ordinaire et en produit tous les effets .

© 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 11 . multipliée par le rapport existant entre le montant de la subvention et la valeur d'entrée de l'immobilisation. la juste valeur de la contrepartie est déterminée en actualisant l'ensemble des recettes futures au moyen d'un taux d'intérêt implicite. Par exemple. soit en déduisant la subvention pour arriver à la valeur comptable de l'actif. Subvention d’investissement Comptabilisation Les subventions liées à des actifs. Charges immobilisées (frais d’établissement et charges à repartir sur plusieurs exercices) Les charges immobilisées ne répondent pas à la définition d’un actif et sont passées en résultat au cours de l’exercice ou elles sont encourues. Les charges immobilisées figurent au bilan et sont présentées distinctement des autres immobilisations incorporelles ayant une valeur économique. sans réduction de coût du fait de la subvention . • une reprise du montant de la subvention au fur et à mesure de l'exécution du plan d'amortissement du bien. un crédit sans intérêt consenti à l'acheteur ou l’acceptation d’un effet à recevoir porteur d'un taux d'intérêt inférieur à celui du marché à titre de contrepartie de la vente de biens. Leur répartition sur plusieurs exercices s'effectue par amortissements directs (compte sociaux). la juste valeur de la contrepartie peut être inférieure au montant nominal de la trésorerie reçue ou à recevoir. la reprise est égale au montant de la dotation aux amortissements pratiquée pour le bien. doivent être présentées au bilan soit en produits différés. Il s'agit d'un accroissement des capitaux propres à la date d'octroi de la subvention (crédit du compte 14) avec : • un amortissement du bien sur sa durée de vie utile et pour sa valeur d'entrée. y compris les subventions non monétaires évaluées à la juste valeur. SYSCOHADA Pas de disposition similaire. Elles constituent des actifs sans valeur et sont rapportées au compte de résultat lors de la préparation des comptes consolidés.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Actualisation des produits IFRS Lorsque l'entrée de trésorerie est différée. Lorsque l'accord constitue effectivement une transaction de financement. Chaque année.

remises et autres éléments similaires (y compris ristournes et escomptes sur ou hors factures) sont déduits pour déterminer les coûts d’acquisition des stocks. Chapitre 2: Contenu et fonctionnement des comptes • Annexe. ils doivent être comptabilisés en charges. SYSCOHADA Les escomptes de règlement sont des réductions du montant à payer d'une dette accordée par un créancier à son débiteur qui acquitte sa dette avant l'échéance normale ou qui règle au comptant sans recourir au délai de paiement habituel. 4 : Règles d’évaluation et de détermination du résultat • Annexe. Lorsque les biens ou services reçus ou acquis dans le cadre d'une transaction dont le paiement est fondé sur des actions ne remplissent pas les conditions de comptabilisation en tant qu'actifs. L'OHADA impose donc la comptabilisation de ces escomptes de règlement en produits financiers. Paiement fondé sur des actions Une entité doit comptabiliser les biens ou services reçus ou acquis dans le cadre d'une transaction dont le paiement est fondé sur des actions. Pas de disposition similaire.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Rabais commerciaux. IAS 11 Contrats de construction IAS 18 Produits des activités ordinaires IAS 20 Comptabilisation des subventions publiques et informations à fournir sur l'aide publique IAS 38 Immobilisations incorporelles IFRS 2 Paiement fondé sur des actions En Savoir Plus Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises • Titre I. L'entité doit comptabiliser en contrepartie soit une augmentation de ses capitaux propres (si les biens ou services reçus ont réglés en instruments de capitaux propres).Chap. remises et autres éléments similaires IFRS Les rabais commerciaux. soit un passif (si les biens ou services acquis dans le cadre de la transaction dont le paiement est fondé sur des actions et qui est réglée en trésorerie). Chapitre 6 : Opérations Spécifiques © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 12 . au moment où elle obtient les biens ou au fur et à mesure qu'elle reçoit les services.

• des frais accessoires liés à l'acquisition du bien ou à sa mise en état d'utilisation ou à son entrée en magasin. c'est à dire le montant définitif résultant de l'accord des parties. après déduction des remises et rabais commerciaux .Eléments du coût IFRS Le coût d'une immobilisation corporelle comprend : • son prix d’achat. taxes et droits non récupérables . à la date de l'opération. majoré des impôts. la différence entre le prix comptant équivalent et le total des règlements est comptabilisé en charges financières sur la période de crédit. • tout coût directement attribuable au transfert de l’actif jusqu’à son lieu d’exploitation et à sa mise en état pour permettre son exploitation de la manière prévue par la direction . Le coût d’une immobilisation corporelle est le prix comptant équivalent à la date de comptabilisation. Immobilisations Corporelles – Paiement différé Pas de disposition similaire. le coût d'acquisition se définit comme la somme : • du prix d'achat convenu. Si le règlement est différé au-delà des conditions habituelles de crédit. y compris les droits de douane et les taxes non remboursables.ACTIF Sujet Immobilisations Corporelles . • l’estimation initiale des coûts relatifs au démantèlement et à l’enlèvement de l’immobilisation et à la remise en état du site sur lequel elle est située. SYSCOHADA Pour les biens achetés à des tiers. à moins qu’elle ne soit incorporée dans le coût de l’actif.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA COMPTABILISATION & EVALUATION DES ELEMENTS DU BILAN . © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 13 .

Immobilisations Corporelles – Evaluation après comptabilisation Une entité doit choisir entre le modèle du coût et le modèle de la réévaluation. une immobilisation corporelle dont la juste valeur peut être évaluée de manière fiable doit être comptabilisée à son montant réévalué (sa juste valeur à la date de la réévaluation. Lorsqu’une inspection majeure est réalisée. La poursuite de l’exploitation d’une immobilisation corporelle peut être soumise à la condition de la réalisation régulière d’inspections majeures destinées à identifier d’éventuelles défaillances.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Immobilisations Corporelles – Grosses réparations & révisions IFRS Une entité comptabilise dans la valeur comptable d'une immobilisation corporelle le coût d'un remplacement partiel au moment où ce coût est encouru. Le modèle de la réévaluation prévoit qu’après comptabilisation initiale. si les critères de comptabilisation sont satisfaits. d'une programmation en fonction de la durée de vie de ce bien. il peut être procédé à la réévaluation des éléments dans des conditions fixées par les autorités compétentes. La méthode d’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est fondée sur la convention du coût historique et sur l’application des principes généraux de prudence et de continuité de l’exploitation. son coût est comptabilisé dans la valeur comptable de l’immobilisation corporelle à titre de remplacement. SYSCOHADA Une entité comptabilise une Provision au titre des frais de grosses réparations à engager dans les conditions suivantes : • elle doit couvrir des charges importantes qui ne présentent pas un caractère annuel et ne peuvent être assimilées à des frais courants d'entretien et de réparation . compte tenu des grosses réparations envisagées. avec ou sans remplacement de pièces. Les réévaluations doivent être effectuées avec une régularité suffisante pour que la valeur comptable ne diffère pas de façon significative de celle qui aurait été déterminée en utilisant la juste valeur à la date de clôture. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 14 . si les critères de comptabilisation sont satisfaits. Cependant. • elle doit faire l'objet. et dans le respect de certaines dispositions. diminuée du cumul des amortissements ultérieurs et du cumul de pertes de valeurs ultérieures). Toute valeur comptable résiduelle du coût de la précédente inspection (distincte des pièces physiques) est décomptabilisée. et appliquer la méthode retenue à l’ensemble d’une catégorie d’immobilisations corporelles. dès l'acquisition du bien.

ab initio. corporel ou incorporel. puis retraité en fin d'exercice comme l’acquisition d'une immobilisation assortie d'un emprunt de même montant.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Immobilisations Corporelles – Contrats de locationfinancement IFRS Un contrat de location-financement est un contrat de location ayant pour effet de transférer au preneur la quasitotalité des risques et avantages inhérents à la propriété d’un actif. Au début de la période de location. comme location. Le retraitement qu'implique la solution fournie a été limité au cas des contrats de crédit-bail en supposant à priori (présomption non irréfragable) que tout contrat de crédit-bail est un contrat de location-financement. assorti d'une possibilité de rachat par le locataire à certaines dates et en particulier à la fin du contrat. technique. Le mode d’amortissement appliqué à un actif doit être examiné au moins à la fin de chaque période annuelle. les preneurs doivent comptabiliser les contrats de location-financement à l’actif et au passif de leur bilan pour des montants égaux à la juste valeur du bien loué ou. économique de l’entreprise et dans les conditions d’utilisation du bien est susceptible d’entraîner la révision du plan d’amortissement en cours d’exécution. Amortissement – Revue annuelle des méthodes Le SYSCOHADA énonce que toute modification significative dans l’environnement juridique. Cependant. Amortissement – Base (« approche par composant ») Une entité doit ventiler le montant initialement comptabilisé pour une immobilisation corporelle entre les différents composants ses significatifs et amortir séparément chacun de ces composants. chacune au commencement du contrat de location. Le transfert de propriété peut intervenir ou non. SYSCOHADA Le SYSCOHADA limite le retraitement aux seuls contrats de credit-baux qui excèdent un certain seuil (immobilisations dont la valeur d'entrée excède 5 % du total brut des immobilisations). Il est enregistré. in fine. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 15 . il n’y a pas d’obligation de révision annuelle telle que prévue par les IFRS. si celle-ci est inférieure. Pas de disposition similaire. Le crédit-bail est un contrat de location d'un bien meuble ou immeuble. Qu'un contrat de location soit un contrat de location-financement ou un contrat de location simple dépend de la réalité de la transaction plutôt que de la forme du contrat. à la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location déterminée.

pour en retirer des loyers et/ou pour valoriser le capital plutôt que pour : • l’utiliser dans la production ou la fourniture de biens ou de services ou à des fins administratives . © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 16 . ou. Les immobilisations de cette nature sont donc soumises aux mêmes règles de comptabilisation et d’évaluation que les autres immobilisations corporelles. dite valeur actuelle. Immobilisations de Placement – Définition & Evaluation Bien immobilier détenu par le propriétaire ou par le preneur (dans le cadre d'un contrat de locationfinancement). l’entreprise doit procéder au recensement et à l’évaluation de ses biens. et doit appliquer la méthode retenue à tous ses immeubles de placement.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Immobilisations Corporelles – Calcul de la perte de valeur IFRS La perte de valeur correspond au montant pour lequel la valeur comptable d'un actif excède sa valeur recouvrable. L’utilité de l’élément pour l’entreprise est à déterminer dans le cadre de la continuité de l’exploitation ou d’utilisation. Pas de disposition similaire. La valeur recouvrable d'un actif est la valeur la plus élevée entre sa juste valeur diminuée des coûts de la vente et sa valeur d'utilité (somme actualisée des flux de trésorerie futurs susceptibles de découler d'un actif). créances et dettes à leur valeur effective du moment. le cas échéant. dans l’hypothèse de non-continuité. SYSCOHADA A la clôture de chaque exercice. Une entité doit choisir entre le modèle de la juste valeur et le modèle du coût. La valeur actuelle est une valeur d’estimation du moment qui s’apprécie en fonction du marché et de l’utilité de l’élément pour l’entreprise. ou • le vendre dans le cadre de l’activité ordinaire.

Immobilisation Incorporelle –Acquise lors d’un regroupement d’entreprises A la date d'acquisition. un acquéreur comptabilise séparément du goodwill (écart d’acquisition) les immobilisations incorporelles de l'entreprise acquise si : • elles satisfont à la définition d'un actif. cet actif biologique doit être évalué à son coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur. une immobilisation incorporelle doit être comptabilisée pour son montant réévalué correspondant à sa juste valeur à la date de la réévaluation. Après comptabilisation initiale. et • elles sont identifiables. Exceptionnellement. les biens vivants sont évalués à partir du cours du jour de clôture de l'exercice. diminué du cumul des amortissements ultérieurs et du cumul des pertes de valeur ultérieures. si on ne peut recourir à ces méthodes. Si tel est le cas. Pas de disposition similaire. SYSCOHADA Les biens vivants sont évalués à leur coût d'acquisition (biens acquis). Immobilisation Incorporelle Evaluation après comptabilisation La méthode d’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est fondée sur la convention du coût historique et sur l’application des principes généraux de prudence et de continuité de l’exploitation.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Actifs Biologiques (immobilisations animales et agricoles) Evaluation IFRS Un actif biologique doit être évalué lors de la comptabilisation initiale et à chaque date de clôture à sa juste valeur diminuée des frais estimés du point de vente. Le coût de production est déterminé par la comptabilité analytique de gestion. Cependant. sauf lorsque la juste valeur ne peut être déterminée de façon fiable. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 17 . ou. La juste valeur doit être déterminée par référence à un marché actif (cas extrêmement rare). par des procédés statistiques. Une entité doit choisir entre le modèle du coût et le modèle de la réévaluation. leur coût de production (biens produits) ou leur valeur actuelle (biens acquis à titre gratuit ou par échange). et dans le respect de certaines dispositions. c'est-à-dire est séparables ou résultent de droits contractuels ou autres droits légaux. à défaut. elle doit appliquer la méthode retenue à l’ensemble d’une même catégorie d’immobilisations incorporelles. il peut être procédé à la réévaluation des éléments dans des conditions fixées par les autorités compétentes. sous déduction de la marge de l'entreprise sur ces catégories de biens.

En application du principe de prudence.Mode & Durée d’amortissement IFRS Le montant amortissable d'une immobilisation incorporelle à durée d'utilité finie doit être réparti systématiquement sur sa durée d'utilité. immobilisés est étalé. il est admis. Immobilisation Incorporelle à durée d’utilité indéterminée Définition & Evaluation ultérieure Une immobilisation incorporelle est considérée comme ayant une durée d'utilité indéterminée lorsque. à titre exceptionnel. sans toutefois dépasser la durée d'utilisation de l'actif considéré. il n'y a pas de limite prévisible à la période au cours de laquelle on s'attend à ce que l'actif génère pour l'entité des entrées nettes de trésorerie. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 18 . Pas de disposition similaire. les amortissements successifs ne peuvent être inférieurs à l'amortissement linéaire sauf en fin de période d'amortissement (conséquence d'un amortissement initial plus sévère).Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Immobilisation Incorporelle à durée d’utilité finie . sur la base d'une analyse de tous les facteurs pertinents. Si ce rythme ne peut être déterminé de façon fiable. à condition d'apporter la justification de cette mesure dérogatoire. Le mode d'amortissement utilisé doit refléter le rythme selon lequel l'entité prévoit de consommer les avantages économiques futurs liés à l'actif. en principe. SYSCOHADA L'amortissement des frais de R&D. mais faire l’objet de test de dépréciation en comparant sa valeur recouvrable à sa valeur comptable : • annuellement. sur une durée ne dépassant pas cinq ans. de retenir une durée d'amortissement plus longue. Elle ne doit pas être amortie. le mode d'amortissement linéaire doit être appliqué. Pour des projets particuliers. et • chaque fois qu'il y a une indication que l'immobilisation incorporelle peut s'être dépréciée.

En Savoir Plus © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 19 . à leur juste valeur.Chap. La valeur actuelle est une valeur d’estimation du moment qui s’apprécie en fonction du marché et de l’utilité de l’élément pour l’entreprise. • les placements détenus jusqu'à leur échéance doivent être évalués au coût amorti en utilisant la méthode du taux d'intérêt effectif. une entité doit évaluer les actifs financiers. doivent être évalués au coût. 1: Dispositions Générales • Titre I. dite valeur actuelle. Chapitre 6 : Opérations Spécifiques SYSCOHADA A la clôture de chaque exercice. ainsi que les instruments dérivés liés à ces instruments de capitaux propres non cotés et qui doivent être réglés par remise de tels instruments.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Actif Financier Evaluation ultérieure IFRS Après leur comptabilisation initiale. 4 : Règles d’évaluation et de détermination du résultat • Annexe. • les placements dans des instruments de capitaux propres qui n'ont pas de prix coté sur un marché actif et dont la juste valeur ne peut être évaluée de manière fiable. sauf en ce qui concerne les actifs suivants : • les prêts et créances doivent être évalués au coût amorti en utilisant la méthode du taux d'intérêt effectif . y compris les dérivés qui constituent des actifs. sans aucune déduction au titre des coûts de transaction qui peuvent être encourus lors de leur vente ou d'une autre forme de sortie. créances et dettes à leur valeur effective du moment. l’entreprise doit procéder au recensement et à l’évaluation de ses biens.Chap. Chapitre 2: Contenu et fonctionnement des comptes • Annexe. IAS 16 Immobilisations corporelles IAS 17 Contrats de location IAS 36 Dépréciation d’actifs IAS 38 Immobilisation incorporelles IAS 39 Instruments financiers : comptabilisation et évaluation IAS 40 Immeubles de placement IAS 41 Agriculture IFRIC 4 Déterminer si un accord contient un contrat de location Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises • Titre I.

Capitaux propres – Coût d’émission Les coûts d’émission sont immobilisés en frais d’établissement et ensuite rapporter au résultat par voie d’amortissement (comptes sociaux). etc. obligataire. c'est-à-dire les titres représentatifs du capital de la société consolidante.) – Coût d’émission Emprunts obligataires – Prime de remboursement Les primes de remboursement viennent au crédit du compte d’emprunt obligataire avec pour contrepartie. Les emprunts obligataires et de dettes financières auprès d’établissements de crédit sont initialement comptabilisés à leur juste valeur. Emprunts (bancaires. Les frais d’etablissements qui constituent des actifs sans valeur sont rapportés en totalité au compte de résultat lors de la préparation des comptes consolidés. Les coûts incrémentaux directs attribuables à l’émission d’instruments de capitaux sont comptabilisés en déduction des capitaux propres. sur la base de leur taux d’intérêt effectif. aucun gain ou perte n’est reconnu en résultat en cas de cession. SYSCOHADA Les actions propres sont portées distinctement en diminution des capitaux propres consolidés uniquement lorsque ces titres sont détenus par les sociétés consolidées en tant que titres immobilisés. Les primes de remboursement à l’actif sont ensuite amorties au prorata des intérêts courus ou par fraction égales au prorata de la durée de l’emprunt. sur la base du taux d’intérêt effectif. qui tient compte le cas échéant des coûts de transaction directement rattachables. un compte d’actif.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA COMPTABILISATION & EVALUATION DES ELEMENTS DU BILAN . au débit. sont portés distinctement en diminution des capitaux propres consolidés dans tous les cas. Par ailleurs.PASSIF Sujet Capitaux propres Actions propres IFRS Les actions propres ou titres d'autocontrôle. Ils sont ensuite évalués au coût amorti. Ils sont maintenus dans l'actif lorsqu'ils sont détenus en tant que titres de placement. émission ou annulation d’actions propres. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 20 . Les primes de remboursement des obligations sont comptabilisées en déduction du montant de l’emprunt obligataire puis prises en compte lors de l’évaluation du coût amorti.

• il est probable qu'une sortie de ressources représentatives d'avantages économiques sera nécessaire pour éteindre l'obligation. les obligations échangeables contre des actions (OECA) et les obligations à bons de souscription d'actions (OBSA) sont classées en Dettes Financières. et la date à laquelle le plan sera mis en œuvre. et b) confère au porteur de l'instrument une option de conversion de l'instrument financier en instrument de capitaux propres de l'entité. • la localisation. OCA<) – Classement Capitaux Propres versus Dettes Financières IFRS Une entité comptabilise séparément les composantes d'un instrument financier qui: a) crée un passif financier de l'entité. Par exemple. les provisions sont constituées par constatation de charges provisionnées et inscrites au passif dans les Dettes Circulantes. ainsi que les obligations convertibles en actions (OCA). OECA. une attente fondée qu'elle mettra en oeuvre la restructuration. une obligation ou un instrument analogue. convertible par le porteur en un nombre fixe d'actions ordinaires de l'entité est un instrument financier composé. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved SYSCOHADA Les obligations à remboursement optionnel en actions. Provisions pour risques et charges – Critères de comptabilisation Les risques et charges. et • le montant de l'obligation peut être estimé de manière fiable. Provisions pour risques et charges Restructuration Pas de disposition similaire. nettement précisés quant à leur objet. aucune provision ne doit être comptabilisée. lorsque l’échéance probable du risque ou de la charge est à court terme. par dotations. de provisions financières pour risques et charges à inscrire au passif du bilan dans les dettes financières. Toutefois. 2) Créé. • les dépenses qui seront engagées. Une obligation implicite de restructurer est générée uniquement lorsqu'une entité a : 1) Un plan formalisé et détaillé de restructuration précisant au moins: • l'activité ou la partie de l'activité concernée. Si ces conditions ne sont pas réunies. soit en commençant à exécuter le plan. • les principaux sites affectés.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Instruments financiers hybrides (OBSA. entraînent la constitution. que des événements survenus ou en cours rendent seulement probables. 21 . chez les personnes concernées. la fonction et le nombre approximatif de membres du personnel qui seront indemnisés au titre de la fin de leur contrat de travail. Une provision doit être comptabilisée lorsque: • une entité a une obligation actuelle (juridique ou implicite) résultant d'un événement passé. soit en leur annonçant ses principales caractéristiques.

du prix d'une marchandise. • il est réglé à une date future. d'une notation de crédit ou d'un indice de crédit ou d'une autre variable (parfois appelée le "sousjacent") . Le montant comptabilisé au passif pour les autres avantages à long terme doit être égal au total de: • la valeur actuelle de l'obligation au titre des prestations définies à la date de clôture . dans le dispositif OHADA.Autres avantages au personnel à long terme (jubilé. Provisions pour risques et charges . l'obligation actuelle résultant de ce contrat doit être comptabilisée et évaluée comme une provision. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 22 . Un dérivé est un instrument financier ou un autre contrat qui présente les trois caractéristiques suivantes : • sa valeur varie en fonction d'une variation d'un taux d'intérêt spécifié. le jour du départ. ne concerne que les contrats pluri-exercices.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Provisions pour risques et charges – Contrats déficitaires IFRS Si une entité a un contrat déficitaire (lorsque les coûts inévitables pour satisfaire aux obligations contractuelles sont supérieurs aux avantages économiques à recevoir attendus du contrat). Pas de disposition similaire. SYSCOHADA En application de l’article 49 de l’Acte Uniforme. • il ne requiert aucun investissement initial net ou un investissement initial net inférieur à celui qui serait nécessaire pour d'autres types de contrats dont on pourrait attendre des réactions similaires aux évolutions des conditions de marché . médailles du travail et autres avantages liés à l’ancienneté) Instruments financiers dérivés – Définition Seules sont constituées les provisions pour pensions et obligations similaires qui correspondent aux indemnités de départ à la retraite ou de fin de carrière versées en une seule fois. d'un indice de prix ou de taux. du prix d'un instrument financier. la constitution de provision liée aux pertes sur contrats déficitaires. • diminuée de la juste valeur à la date de clôture des actifs du régime (s'ils existent) utilisés directement pour éteindre les obligations. d'un cours de change.

qui est attribuable à un risque particulier et qui peut affecter le résultat) : le profit ou la perte résultant de la réévaluation de l'instrument de couverture à la juste valeur doit être comptabilisé(e) en résultat. • Couverture de flux de trésorerie (couverture de l'exposition aux variations de flux de trésorerie qui (a) est attribuable à un risque particulier associé à un actif ou à un passif comptabilisé (par exemple à tout ou partie des paiements d'intérêt futurs sur une dette à taux variable) ou à une transaction prévue hautement probable . IAS 19 Avantages du personnel IAS 23 Coûts d'emprunt IAS 37 Provisions. passifs éventuels et actifs éventuels IAS 39 Instruments financiers : comptabilisation et évaluation SYSCOHADA Pas de disposition similaire. Les instruments financiers (achat/vente de devises ou matières a terme. Chapitre 6 : Opérations Spécifiques © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 23 . contrat de swap de taux d’intérêts<) étant généralement reportés en engagement hors bilan. 4 : Règles d’évaluation et de détermination du résultat • Annexe. et (b) pourrait affecter le résultat) : la partie du profit ou de la perte sur l'instrument de couverture considérée comme une couverture efficace doit être comptabilisée directement en capitaux propres et la partie inefficace doit être comptabilisée en résultat. • Couverture d’un investissement net dans une activité à l’étranger : la partie du profit ou de la perte sur l'instrument de couverture considérée comme une couverture efficace doit être comptabilisée directement en capitaux propres et la partie inefficace doit être comptabilisée dans le compte de résultat. En Savoir Plus Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises • Titre I.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Instruments financiers dérivés – Comptabilité de couverture IFRS • Couverture de juste valeur (couverture de l'exposition aux variations de la juste valeur d'un actif ou d'un passif comptabilisé ou d'un engagement ferme non comptabilisé. Chapitre 2: Contenu et fonctionnement des comptes • Annexe.Chap.

Consolidation des sociétés ad hoc Une entité ad hoc doit être consolidée lorsque. Si la date de clôture de l'exercice d'une filiale est antérieure de plus de trois mois à la date de clôture de l'exercice de la société mère. y compris les droits de vote potentiels détenus par une autre entité. Le contrôle exclusif peut résulter du pouvoir de l'entreprise consolidante de diriger les politiques financières et de gestion d'une entreprise en vertu d'un contrat ou de clauses particulières à condition que le droit applicable le permette et que la société consolidante soit actionnaire ou associée de l'entreprise dominée. par un professionnel chargé du contrôle des comptes. les limites suivantes : 500. soit leurs possibilités de transfert de fonds. ainsi que les entreprises dont les actions ou parts ne sont détenues qu'en vue d’une cession ultérieure ou dont l’importance est négligeable par rapport à l'ensemble consolidé.000. elle est contrôlée par une autre entité. Ne sont pas consolidés les groupes d’entreprises dont le chiffre d’affaire et l’effectif moyen de salariés ne dépassent pas. Sont exclues les entreprises pour lesquelles des restrictions sévères et durables remettent en cause (substantiellement) soit le contrôle ou l'influence exercés sur elles par l'entreprise consolidante.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA CONSOLIDATION Sujet Obligation de présentation de comptes combinés Exemption relative aux groupes de dimension modeste Droits de vote potentiels ou convertibles IFRS Pas d’obligation SYSCOHADA Lorsque plusieurs entreprises n’ont pas de lien entre elles mais font partie d’un même groupe d’entreprises dont la société mère se situe à l’extérieur de l’OHADA. 24 © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved . sont pris en considération quand l'entité apprécie si elle détient le pouvoir de diriger les politiques financières et opérationnelles d'une autre entité. Le contrôle peut découler de la détermination des activités de l’entité ad hoc. Une filiale doit être exclue du périmètre de consolidation si et seulement si elle est détenue en vue d’une cession dans un délai d’un an Date d’arrêté En aucun cas l’écart entre la fin de la période de reporting de la filiale et celle de la société mère ne doit être supérieur à trois mois. en substance. Il peut exister même si peu ou pas de parts de l’entité ad hoc sont détenues. Pas de disposition similaire Pas d’exemption Exclusion du périmètre de consolidation L'existence et l'effet des droits de vote potentiels exerçables ou convertibles.000 FCFA de chiffre d’affaires et 100 travailleurs. ses comptes sont établis sur la base de comptes intérimaires contrôlés par un commissaire aux comptes ou. pendant deux exercices successifs.

Pour déterminer l'écart de première consolidation. SYSCOHADA Le coût d'acquisition se définit comme la somme du prix d'achat convenu. des "Ecarts d'évaluation" positifs ou négatifs afférents à certains éléments identifiables qui sont réestimés à partir de leur valeur comptable pour les amener à la valeur retenue pour la détermination de la valeur globale de l'entreprise . à la date de l'opération. lorsque la prise de participation s'est opérée par voie d'achats successifs. taxes et droits non récupérables. Détermination de l’écart d’acquisition (goodwill total) Le goodwill correspond au montant résiduel entre le total du coût d’acquisition et le montant de la participation ne donnant pas le contrôle dans l’entreprise acquise valeur à la juste valeur diminuée de la juste valeur des actifs et passifs acquis). des frais accessoires (certaines commissions et honoraires) liés à l'acquisition du bien. si cette dernière a été effectuée avec l'intention d'obtenir le contrôle. • d'autre part.). L’acquéreur doit comptabiliser le goodwill (montant résiduel entre le total du coût d’acquisition et le montant de la participation ne donnant pas le contrôle dans l’entreprise acquise diminuée de la juste valeur des actifs et passifs acquis) à la date d’acquisition. il convient de remonter à l'acquisition du premier lot. etc. un solde non affecté qui est intitulé "Ecart d'acquisition". L'écart de première consolidation se décompose: • d'une part. c'est dire le montant définitif résultant de l'accord des parties. Une entité peut obtenir des actifs et passifs identifiables qui n’étaient pas auparavant comptabilisés par l’entreprise acquise (exemples : un avantage fiscal résultant de déficit fiscaux reportables de l’entreprise acquise qui sera comptabilisé parce que l’acquéreur génère des bénéfices imposables suffisants. Elles sont évaluées à la juste valeur à cette date avec comptabilisation au compte de résultat des gains ou pertes éventuelles. Acquisitions par étapes successives Le coût d’acquisition est augmenté des actions déjà détenues qui sont traitées comme étant cédées puis rachetées à la date d’acquisition. majoré des impôts. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 25 . Cette option n’est pas possible car l'écart d'acquisition ne concerne que l'entreprise détentrice. évaluée à la juste valeur à la date d’acquisition. Détermination de l’écart d’acquisition (goodwill partiel) La différence constatée entre le coût d'acquisition des titres et la part revenant à l'entreprise détentrice dans les capitaux propres (après reclassements et retraitements pour que soient respectées les règles de présentation et d'évaluation de l'ensemble consolidé) est appelée "Ecart de première consolidation".Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Coût d’acquisition IFRS Le coût d’acquisition est le total de la contrepartie transférée au vendeur. frais de recherche & développement non capitalisés.

qui bénéficiera des synergies issues du regroupement des activités. aussi raisonnablement que possible. compte tenu du secteur d'activité (amortissement sur 1 à 5 ans. selon un plan d'amortissement.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Goodwill négatif IFRS Lorsque le coût de l’acquisition est inférieur à la juste valeur des actifs nets identifiables (acquisition à des conditions avantageuses). • au moins annuellement par la suite. il faut : • recalculer le coût d’acquisition. Il n’y a donc ni gain ni perte à reconnaître au compte de résultat. Il est repris au compte de résultat : • soit pour compenser une faiblesse attendue et constatée des résultats de l'entreprise consolidée. et constatées au résultat. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 26 . la plus ou moins-value de cession est égale. rectifiée s'il y a lieu de l'écart d'acquisition afférent aux titres cédés. les hypothèses retenues et les objectifs fixés lors de l'acquisition et doit pouvoir être justifié sur le plan économique. prévues lors de la prise de participation. qui peut être porté exceptionnellement à 20 ans maximum). Il doit être alloué à la date d’acquisition à chaque unité génératrice de trésorerie . • réévaluer les justes valeurs pour confirmer l’acquisition à des conditions avantageuses.de l’acquéreur. L’augmentation du pourcentage de contrôle postregroupement ou la diminution du pourcentage sans perte de contrôle n’affecte pas l’évaluation du goodwill. à la différence entre le prix de cession et le montant des intérêts minoritaires engendrés par l'opération. SYSCOHADA Le goodwill négatif est inscrit au passif. Traitement ultérieur du goodwill Le goodwill ne doit pas être amorti mais faire l’objet d’un test de dépréciation : • avant la fin de la première période comptable après le regroupement. En cas de cession partielle de titres. • soit selon le plan de reprise de provision en cas de plus-value potentielle. un nouvel écart d'acquisition vient s'ajouter à l'écart antérieur: l'opération s'analyse comme un rachat d'intérêts minoritaires. comptabiliser le gain immédiatement en résultat. car ces transactions sont réputées avoir lieu entre actionnaires. • puis. L’écart d’acquisition positif est amorti sans exception. en consolidation. Variations ultérieures du pourcentage de détention sans changement sur le contrôle En cas d'acquisition de titres. dont la durée doit refléter. • soit pour couvrir des charges ou des moins-values d'évaluation non affectées.

celle-ci est sans incidence sur les capitaux propres et le résultat. En Savoir Plus IAS 27 États financiers consolidés et individuels IAS 28 Participations dans des entreprises associées IAS 31 Participations dans des coentreprises IAS 36 Dépréciation d’actifs IFRS 3 Regroupements d’entreprises © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 27 .Chap. Un nouvel écart d'acquisition est constaté lors de chaque acquisition. 1 : Comptes Consolidés • Annexe. L’écart de première consolidation non ventilé Cette situation n’est pas possible en application de la norme IFRS 3 qui traite des regroupements d’entreprises. entraînée par une perte de contrôle ou d'influence notable. les actions conservées doivent être réévaluées à leur juste valeur. Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises • Titre II.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet Variations ultérieures du pourcentage de détention avec perte de contrôle IFRS Lorsque la diminution du pourcentage cause la perte de contrôle. De plus. il faut réduire le goodwill et les autres actifs du montant équivalent à la perte de contrôle (le gain ou la perte est à reconnaître au compte de résultat). Le gain ou la perte de réévaluation est une portion du résultat global. Chapitre 5 : Comptes et états financiers consolidés SYSCOHADA En cas de déconsolidation. L'écart antérieurement constaté est soldé en cas de cession ou de déconsolidation.

• les créances clients et prêts (catégorie non prévue) • les provisions : part non courant en Dettes Financières et part courant en Dettes Circulantes . • les titres mis en équivalence sont inclus dans les Immobilisation Financières . • les impôts différés au passif sont inclus dans les Dettes Financières . • les immeubles de placement (catégorie non prévue) . SYSCOHADA Les éléments. • les provisions (ventilées selon leur échéance entre la part courant/non courant) . La présentation par fonction implique obligatoirement de fournir le détail par nature dans les notes annexes. le cas échéant : • les écarts d’acquisition . • les dettes financières ne sont pas ventilées selon leur échéance entre la part courant/non courant.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA PRESENTATION DES ETATS FINANCIERS Sujet L’état de situation financière (bilan) IFRS Obligation de présenter séparément sur la face de l’état de situation financière les éléments suivants. • les participations dans les entreprises associées (titres mis en équivalence) . distingués selon qu’ils concernent les opérations d’exploitation attachées aux activités ordinaires. les opérations financières. • les impôts différés à l’actif sont inclus dans les Immobilisations Financières . • les impôts différés au passif . © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 28 . les opérations hors activités ordinaires. L’état du résultat global (compte de résultat) Les sociétés peuvent présenter les dépenses sur la face de l’état de résultat global en utilisant soit une présentation par fonction soit une présentation par nature. • les créances clients et prêts . • les immeubles de placement . ci-contre. Le compte de résultat de l’exercice fait apparaître les produits et les charges par nature. • les impôts différés à l’actif . • les dettes financières (ventilées selon leur échéance entre la part courant/non courant). sont présentés de la façon suivante selon le modèle des comptes OHADA : • les écarts d’acquisition sont inclus dans les Immobilisation Incorporelles .

• la quote-part des autres éléments de résultat global des entreprises associées et des coentreprises comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence . • le résultat . Les notes annexes L’état annexé comporte tous les éléments de caractère significatif qui ne sont pas mis en évidence dans les autres états financiers et sont susceptibles d’influencer le jugement que les destinataires des documents peuvent porter sur le patrimoine. il existe pour chaque composante significative une norme qui traite non seulement des règles de comptabilisation et d’évaluation mais aussi des informations minimales à fournir dans les notes annexes. SYSCOHADA Le classement des produits et des charges permet d’établir des soldes de gestion dans les conditions définies par le système comptable OHADA. • la charge d'impôt sur le résultat . • la quote-part dans le résultat des entreprises associées et des coentreprises comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence .3 : Etats Financiers Annuels • Titre II-Chap.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA Sujet L’état du résultat global (compte de résultat) IFRS Il n’y a pas de format standard pour l’état de résultat global. En Savoir Plus IAS 1 Présentation des états financiers IAS 32 Instruments financiers : présentation IFRS 7 Instruments financiers: informations à fournir Chapitre relatif à la présentation dans chacune des normes Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises • Titre I-Chap. la situation financière et le résultat de l’entreprise. 1 : Comptes Consolidés • Annexe. • les charges financières . même si la présentation des éléments suivants est obligatoire : • les produits des activités ordinaires . Chapitre 2: Contenu et fonctionnement des comptes 29 © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved . Des notes annexes plus denses et plus détaillées. Toute modification dans la présentation des états financiers annuels ou dans les méthodes d’évaluation doit être signalée dans l’état annexé. et • le résultat global total. • chaque composante des autres éléments (passés directement par les capitaux propres) du résultat global classée par nature . car en supplément de la norme IAS 1 qui fixe les règles de présentation des états financiers.

<<<<<<<<<<<<<<<. Page 05 Cadre conceptuel <<<<<<<<<<<<....... Page 04 Présentation de l’IASB <<.... Page 10 Comptabilisation & évaluation des éléments du Bilan ...........<<<<...... Mieux comprendre....<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<.. un univers d’opportunités .... Page 03 Se former pour mieux comprendre...Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA INDEX IFRS...<<<<<<<<<<<<<<<.. pour mieux agir <<<..... Page 28 © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 30 ........... un mouvement mondial <<....Passif <<<<<<<<<...............<.....<<<...........................<<<..<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<.<<.<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<....<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<.........<<<...<<<<<<<<<<<<<<......<<<<<<<<<<....<<<....Actif <<...... Page 24 Présentation des états financiers <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<...<<..............<<<<<<<<<..........<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<... Page 20 Consolidation <<<<<<..............<<.<<<<<..................<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<.....<<<<<<<<<<...............<<<<<<<<<. Page 13 Comptabilisation & évaluation des éléments du Bilan ......<<. Page 02 Convergence.... Page 07 Comptabilisation des Produits & Charges <.......<<<.........<.

A. © 2010 MALEA CONSULTING / All Rights Reserved 31 . Il a ensuite rejoint PwC à New York. Il a en outre conçu et animé de façon régulière des séminaires à l'intention du personnel de Deloitte/PwC. il assiste ses clients lors du déploiement de progiciels de consolidation et/ou lors de la mise en œuvre de nouvelles règles. Texas où il a activement collaboré à la conversion aux IFRS des états financiers consolidés de la compagnie GDF Suez North America ainsi qu’à la mise en place des contrôles internes imposés par la loi Sarbannes-Oaxley. Il a également passé 2 ans chez Deloitte à Houston.Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA A PROPOS DE L’AUTEUR David Ekabouma. en tant que Senior Manager.E d'Orléans et membre de la faculté d’IASeminars.A. David est chargé de Travaux Dirigés à l’I. où il conseillait entreprises US et étrangères lors d’acquisition/cession de sociétés établissant des états financiers dans un référentiel autre qu’IFRS.E) d’Orléans et Diplômé d'Expertise Comptable. leader mondial en formations US GAAP et IFRS. méthodes comptables et financières. Dans le cadre de ses activités. associé Financial Advisory Services: David est titulaire d’une Maîtrise de Sciences Techniques Comptables et Financières de l’Institut d’Administration des Entreprises (I. Dans l'exercice des ses fonctions. activement impliqué dans l'organisation et la supervision de missions d’audits de multinationales qui élaborent des états financiers consolidés selon les normes françaises et/ou IFRS. en tant que Directeur au sein du Département Global Capital Markets. session de Mai 2005. il s'exprime indifféremment en Anglais ou en Français. David a passé plus de 8 ans chez Deloitte à Paris où il était.

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