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QUE VEUT KRISHNAMURTI ? (voir Krishnamurti, L ’Instruc­ teur du monde, par L. Réhault, p.
QUE
VEUT
KRISHNAMURTI ?
(voir
Krishnamurti,
L ’Instruc­
teur du monde, par L. Réhault, p. 89) :
« Tous mes amis ne m’ont-ils pas constamment conseillé
« de suivre telle ou telle chose ? N’ont-ils pas toujours dit :
« « Faites attention à ce que vous dites, à ce que vous faites.
« Prenez garde à votre position. Dites ceci et ne dites pas cela. »
« La patience est une vertu divine. Si je leur avais obéi, je
« n’aurais jamais trouvé ce bonheur éternel, absolu. C’est parce
« que j’ai douté des choses mêmes qu’ils soutenaient, c’est
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a parce que je n’ai jamais rien voulu accepter de ce qui m’était a présenté,
a parce que je n’ai jamais rien voulu accepter de ce qui m’était
a présenté, que j’ai trouvé ce royaume qui est éternel et
« immuable ; j’ai atteint la plénitude de la Vie et je vous dis :
« faites de même
»
« Je n’agis pas en tant que gourou ; car, tout d’abord, je ne
« vous apporte aucune consolation ; je ne vous dis pas ce que
a vous devriez faire d’instant en instant ; ou de jour en jour ;
« je ne fais que vous montrer quelque chose que vous êtes
« libre d’accepter ou de refuser : cela dépend de vous, non de
« moi. Je ne vous demande absolument rien, ni votre dévo-
« tion, ni vos flatteries, ni vos injures, ni vos dieux. Je dis :
« voici un fait ; prenez-le ou laissez-le. Et la plupart d’entre
« vous le rejetteront, pour la raison évidente qu’il ne vous
« apporte aucune délectation. » {Première et dernière liberté,
page 19.)
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vers 1928 « Je n’ai qu’un but : rendre l’homme libre, l’aider à s’affran- «
vers 1928
« Je n’ai qu’un but : rendre l’homme libre, l’aider à s’affran-
« chir de toutes les limitations, car cela seul lui donnera le
« bonheur étemel. Je ne désire pas vous pousser ou vous forcer
« à adopter une forme spéciale de pensée mais plutôt vous
« exposer certaines idées qui constituent pour moi la réalité
« et l’accomplissement de la vie. »
{L’Homme
et son image, par
Krishnamurti, p.
188) :
« Madame, il ne s’agit pas de me comprendre mais de vous
c
comprendre vous-même. Votre « moi-même » est une chose
«
vivante, une chose en mouvement, jamais la même, active,
c
entreprenante, affirmative, changeante.
«
Pour regarder ce « moi », pour y pénétrer vous devez
«
avoir un esprit fluide et il ne peut l’être tant qu’il fonctionne
«
conformément à une conception préétablie. Voyez-vous, la
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« jalousie, l’envie, l’avidité, l’ambition, le désir d’être impor­ te tant, tout cela est relié,
« jalousie, l’envie, l’avidité, l’ambition, le désir d’être impor­
te tant, tout cela est relié, et le lien connectif est produit par
« le centre, le « moi ». Ce centre est la mémoire avec ses
« conformismes, ses images. Etant consciemment ou incons-
« ciemment toujours à la recherche de son plaisir, il engendre
« la douleur.
« C’est ce que vous êtes en train de faire, c’est cela qui a
« lieu en chacun de nous (
)
donc ce n’est pas moi que vous
ce comprenez. Celui qui parle n’est qu’une caisse de réso-
« nance, il n’est pas du tout important. Il attire l’attention sur
« la façon dont vous pouvez vous écouter vous-même et si
« vous savez écouter, vous pouvez partir pour un voyage qui
« n’a pas de fin, pour un voyage qui pénètre plus loin que la
« planète Mars. La compréhension de soi engendre l’ordre et
« la vertu, elle fait cesser les conflits. En cet état est une
« grande beauté. »
« Face
à Face
avec Krishnamurti
»,
pp.
63-64,
« Quelle est la portée de ces causeries ? Pourquoi vous et
« moi, venons-nous ici tous les matins pour parler de différents
« sujets ? Ou bien vous traitez l’orateur comme une autorité
« qui va vous dispenser un enseignement et cela n’est pas du
« tout dans ses intentions à aucun moment et à aucun niveau ;
« ou bien nous nous rencontrons pour parler amicalement de
« toutes ces choses, pour nous exposer intérieurement à nous-
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« même, parce que c’est une occasion pour nous de dévoiler, de « découvrir, et
«
même, parce que c’est une occasion pour nous de dévoiler, de
«
découvrir, et d’aller au-delà. Voilà l’intention dans laquelle
*
je viens et dans laquelle je parle, et non que l’orateur émette
a
des affirmations exerce une autorité, exprime une croyance,
«
indique un chemin ; mais en parlant ensemble nous nous
«
écoutons nous-même, nous découvrons une infinité de choses,
o
une grande profondeur dans nos paroles et nos intentions. »
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téresse pas « Le succès ne m’in­ le succès intéresse les clowns au cirque »
téresse pas
« Le succès ne m’in­
le succès intéresse les clowns au cirque
»
en
1929,
au
Camp
d’Ommen, il déclarait :
« S’il n’y a que cinq personnes qui veuillent entendre, qui
« veuillent vivre, dont les visages sont tournés vers l’éternité,
a ce sera suffisant. A quoi cela sert-il d’avoir des milliers de
« personnes ne comprenant pas, définitivement embaumées dans
« leurs préjugés, ne voulant pas la chose neuve, originale mais
« la traduisant à la mesure de leur individualité stérile et
« stagnante »
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