Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 16 novembre – Volume LXXVII No 11

ARTS ET CULTURE

Partis politiques à la FÉUO
Danse
SPORTS
Photo Hugo Glendinning

Étonnants moines

Le Conseil administratif dit non

Natation
Les Gee-Gees couverts d’or

Photo Jessica Rose

Ariane Marcotte Isabelle Larose actualites@larotonde.ca

Pas de partis politiques à la Fédération étudiante

Actualités
La proposition de Wolfe rejetée pour le moment.
pas en quoi la consultation avant l’adoption d’une telle proposition était nécessaire : « Il y a 17 motions sur la table ce soir. Chaque motion touche les étudiants et pourtant, on n’a pas parlé de consultation. Je ne suis pas en désaccord avec une éventuelle consultation, mais personne n’a proposé un amendement aujourd’hui, alors on n’a pas eu la chance d’avoir un tel débat. » Roxanne Dubois, vice-présidente aux finances, abondait en ce sens en soutenant que le Conseil a la légitimité et l’autorité nécessaires pour faire des changements constitutionnels sans tâter le pouls de la communauté étudiante au préalable. Rapport controversé En tant que président du comité des élections, Wolfe a cosigné un rapport qui se penche sur les pratiques électorales courantes dans quatre autres universités canadiennes (Alberta, Colombie-Britannique, York et Toronto). Le document, qui avait pour but de comparer les méthodes de l’Université à celles de syndicats étudiants similaires, a été envoyé par courriel aux directeurs dans la nuit précédant la journée du CA. Plusieurs directeurs ont sévèrement critiqué le court délai de réflexion accordé ainsi que le travail en lui-même. Selon le rapport, trois des syndicats étudiants permettent la collaboration entre candidats réunis en partis. Bien que l’Université de la Colombie-Britannique n’accepte, pour l’instant, que le prêt de matériel entre candidats, le syndicat étudiant serait actuellement en processus de révision de sa politique électorale en raison de problèmes semblables à ceux survenus lors des élections générales de la FÉUO l’an dernier. Selon Seamus Wolfe, « la très grande majorité des universités permettent les partis politiques ». L’argument a été décrié par certains directeurs, qui ne voyaient pas en quoi cela rendait légitime la création de partis politiques à Ottawa, en plus de remettre en question les universités choisies dans le rapport. Contestation à huis clos Les directeurs ont pris la décision de se consulter à huis clos sur le cas de David Auguste, un membre de l’exécutif de l’Association des étudiants en Sciences de la santé (AÉSS) récemment destitué de son poste de vice-président aux activités sociales francophones. Alors que ses anciens collègues plaident qu’il a mis en péril la sécurité de l’association étudiante en bâclant certains processus lors de la Semaine 101, Auguste se défend en affirmant que tout a été fait dans les règles. Les deux parties en sont revenus à la case départ après que le CA les a renvoyées devant le Comité d’arbitrage étudiant, la même instance à laquelle l’AÉSS avait refusé de se soumettre le 8 octobre dernier. Si David Auguste et l’AÉSS acceptent, chacun pourra faire valoir ses arguments et présenter les documents à l’appui. Projet Héros à l’eau La proposition de Peter Flynn d’instaurer un équivalent du Projet Héros à la FÉUO a finalement été défaite par une grande majorité. Rappelons que si cette motion avait été adoptée, les enfants de militaires canadiens tués au combat auraient été exemptés de cotisation de frais de membre. Parmi les arguments qui revenaient sans cesse autour de la table, les directeurs ne semblaient pas vouloir créer différents groupes de membres individuels (étudiants), certains payant des frais, d’autres non. En outre, plusieurs exprimaient une réticence à accorder ce privilège uniquement aux enfants de soldats victimes de conflits, et pas aux autres individus qui servent le public, les pompiers ou les policiers, par exemple. Séance ajournée Bien que la séance du Conseil d’administration ait duré près de huit heures, la session a été ajournée avant que les 17 motions à l’ordre du jour aient été votées. Deux motions proposées par Pelegrin qui s’annonçaient assez controversées ont notamment été reportées à la prochaine réunion. Dans l’éventualité d’une adoption, elles auraient retiré le droit de l’exécutif à la table des directeurs et les auraient contraints à s’inscrire à au moins un cours par session. Visiblement contrarié, Pelegrin a questionné le président de la FÉUO quant aux critères qui déterminaient l’ordre dans lequel les motions étaient initialement placées dans la proposition d’ordre du jour. Wolfe s’est défendu en disant que l’ordre des propositions respectait celui dans lequel il les avait reçues par courriel, argument qui a été partiellement démenti par une intervention de sa vice-présidente aux affaires étudiantes, Michelle Lamarche, qui aurait vu sa motion être placée audessus de celles de Pelegrin malgré un dépôt plus tardif.

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« J’ai entendu de bons arguments et je crois qu’on pourrait faire un sondage ou un envoi massif pour consulter les étudiants. »
- Julie Séguin
Photo Mathieu Langlois

Le Conseil administratif de la FÉUO rejette la motion permettant la formation de coalitions électorales.
Isabelle Larose et Philippe Teisceira-Lessard versité et du vote monolithique ont peu à peu été remplacés par celui de l’absence de consultation auprès de la communauté étudiante pour justifier le rejet la motion. Certains directeurs ont même invoqué la pertinence de tenir un référendum avant de trancher la question. Le directeur (Common Law) Guillaume Pelegrin ne se sentait pas à l’aise d’appuyer une telle proposition : « Je suis en accord avec les partis politiques parce que ça crée une plus grande clarté face à l’électorat, mais je ne crois pas que ce soit le CA qui doive, aujourd’hui, décider s’il faut les permettre ou non. L’enjeu est trop grand. On aurait dû tenir des séances pour consulter les étudiants et connaître leurs opinions. Le temps ne presse pas, il faut réfléchir, peut-être même faire un référendum plutôt que de prendre une décision expéditive.» Julie Séguin, vice-présidente aux communications de la FÉUO, qui s’était ouvertement exprimée en faveur des partis politiques en début de séance, s’est finalement abstenue lors du vote : « J’ai entendu de bons arguments et je crois qu’on pourrait faire un sondage ou un envoi massif pour consulter les étudiants. » Auteur de la motion, Seamus Wolfe ne voyait

L

a motion proposée par Seamus Wolfe qui permettrait aux candidats électoraux de faire campagne en équipe a finalement été rejetée lors de la séance du Conseil administratif de la Fédération étudiante du 15 novembre dernier. Bien que plusieurs directeurs aient semblé en accord avec la proposition en début de débat, les discussions ont finalement pris une tangente différente et fait changer la position de certains membres du Conseil. Les arguments de la di-

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Le français souvent malmené
Isabelle Larose Problèmes d’accès aux cours en français, manque de valorisation de la communauté francophone et absence de bilinguisme dans la vie étudiante sont quelques-uns des constats qui ont été faits par les Franco-ontariens lors de la consultation publique organisée le 4 novembre dernier par le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) de l’Université d’Ottawa. Près de 40 personnes se sont déplacées au Café Alternatif pour discuter de l’état de l’éducation universitaire de langue française à l’Université d’Ottawa. Cette consultation publique avait pour but de prendre le pouls des étudiants afin de formuler des recommandations au gouvernement provincial, à quelques mois de l’entrée en vigueur de la Politique d’aménagement linguistique au postsecondaire (PALP). En 2010, le gouvernement ontarien étendra sa politique en matière d’éducation en langue française aux institutions postsecondaires francophones et bilingues de la province. Actuellement, seules les écoles primaires et secondaires offrant une éducation en français sont touchées par la politique d’aménagement linguistique. Avec un siège à la table ministérielle, le RÉFO compte bien faire part des demandes des étudiants au gouvernement. « On veut avoir notre mot à dire sur notre futur politique », explique Véronique Maggiore, coprésidente du RÉFO. Cette dernière insiste sur le fait que le PALP devrait se distancer des politiques linguistiques implantées dans les écoles secondaires : « Nous sommes rendus des adultes et nous pouvons nous gérer nous-mêmes. On devrait pouvoir s’occuper des fonds reliés au PALP et avoir des employés payés par le Ministère. Le programme devrait être fait par et pour les étudiants. » Promesses non tenues Regroupés en table ronde, les étudiants présents lors de la consultation publique ont mentionné qu’il existait plusieurs lacunes dans les programmes d’études postsecondaires francophones. Selon eux, les cours offerts en français sont de moins bonne qualité, en plus d’être moins accessibles. « Il faudrait que l’Université soit capable de tenir ses promesses. On nous dit qu’on peut faire toutes nos études en français, mais rendu en deuxième année, on est souvent obligé de prendre des cours en anglais, sinon on se retrouve en retard d’un an parce que le cours n’est pas offert en français », explique Maggiore. Bref, les étudiants soutiennent que l’Université est bonne pour recruter les gens, mais qu’après la première année, les avantages qu’elle avait fait miroiter disparaissent et la communauté francophone devient presque invisible. Selon le RÉFO, les institutions postsecondaires ontariennes gagneraient à être connues à l’extérieur

CONSULTATION PUBLIQUE DU RÉFO

Photo Mathieu Langlois

Les étudiants francophones et francophiles étaient invités à une consultation publique le 4 novembre dernier.
du Canada pour augmenter le recrutement et la rétention des étudiants francophones. Le regroupement soutient que si les établissements ont une bonne réputation à l’échelle internationale pour la qualité de leurs programmes d’études en français, le nombre d’étudiants parlant la langue de Molière sera plus élevé. Conséquemment, plus d’individus poursuivront leurs études en français et l’offre faite aux étudiants francophones se devra d’être plus diversifiée. Socialiser en anglais En ce qui concerne la vie étudiante sur le campus, plusieurs étudiants ont déploré le manque d’activités et de lieux d’échange. « Souvent, les personnes bilingues sont francophones, mais le bilinguisme n’est pas synonyme de francophonie. Les francophones sont vus comme un groupe d’intérêt et non comme un peuple ou groupe ethnique. Dépendamment de la situation, on nous traite ou non en tant que francophones, alors que le français demeure toujours notre langue », explique Véronique Maggiore. Elle cite en exemple la Semaine des clubs, qui se déroule entièrement en anglais. « Si tu es francophone et que tu t’impliques dans un club, tu deviens souvent un jeton qui fait tout le travail de traduction. Des fois, les francophones ne s’affichent tout simplement pas. » Même son de cloche du côté des activités de la Semaine 101, où il est difficile d’assumer parfaitement sa langue maternelle, car elle est souvent mise de côté dans les activités où les documents remis. Le pont entre la vie étudiante et la vie communautaire est également difficile à franchir pour les Franco-ontariens, car peu d’activités leur sont exclusivement dédiées. « Souvent, les activités communautaires francophones à Ottawa sont des activités familiales. Au lieu d’aller à un pique-nique en français, les francophones vont souvent décider d’aller dans une soirée dans un bar anglophone, par exemple. »

COLLECTE DE FONDS

L’exécutif de la faculté de Génie pris en otage
Ariane Marcotte En effet, les étudiants qui étaient de passage au pavillon de l’École d’ingénierie et de technologies de l’information vendredi matin le 13 novembre ont pu apercevoir le comité exécutif de la faculté de Génie littéralement pris en otage par les membres de Centraide dans une mise en scène les confinant à l’intérieur d’un périmètre de sécurité surveillé par deux agents du Service de protection de l’Université d’Ottawa. « La rançon est de 500 $, on les ne relâchera pas avant qu’on ait amassé l’argent! » s’exclame l’un des collecteurs de Centraide dans la cafétéria pour capter l’attention des étudiants. L’an dernier, Centraide a pu, grâce à différentes activités, amasser environ 17 000 $, argent qui va directement aux étudiants dans le besoin.

Les organisateurs de la campagne Centraide qui ont mis en place plusieurs collectes cet autotmne ont trouvé une fois de plus une façon originale de se faire remarquer. Centraide organise la collecte dans le but d’aider les étudiants qui ont recours aux services de la Banque alimentaire via le fonds d’aide étudiant.
« Cet automne, notre objectif est d’avoir 17 900 $. Les activités vont se poursuivre jusqu’à la fin novembre. Les gens sont généreux et les étudiants doivent comprendre que c’est pour eux qu’on fait ça », souligne Alain Le Hénaff, coordonnateur de l’équipe de Centraide de la faculté de Génie. Environ huit bénévoles de Centraide étaient sur place pour collecter l’argent, la plupart d’entre eux faisant partie du personnel de soutien de la Faculté. L’argent tombe littéralement du ciel alors que certains lancent des billets de 5 $ et des pièces de monnaie du haut des étages supérieurs, qui donnent directement sur la scène de la prise d’otage. « 75 % de l’exécutif est pris en otage ce matin et ça nous fait plaisir d’être là pour une bonne cause. Si les gars et les filles de Centraide réussissent à amasser la rançon de 500 $ en une heure, ce matin, je m’engage personnellement à faire une contribution! » lance Claude Laguë, doyen et professeur à la faculté de Génie, depuis l’intérieur de son périmètre démarqué par le classique ruban jaune « attention danger ». Des ventes de produits de boulangerie, des collectes publiques et des mises en scène comme cette prise d’otage ont lieu depuis septembre sur le campus de l’Université et les activités se poursuivront jusqu’à la fin novembre. Pour ceux et celles qui seraient inquiets du sort réservé à l’exécutif de la faculté de Génie : Alain Le Hénaff, coordonnateur de la collecte de fonds, a envoyé un courriel à La Rotonde en fin de journée confirmant que l’équipe a réussi à obtenir les 500 $ convoités en moins d’une heure. Monsieur Laguë, chose promise chose due : sortez votre chéquier!

Photos Mathieu Langlois

Une nouvelle méthode de collecte de fonds qui rapporte pour Centraide.

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ACTUALITÉS

le 16 novembre 2009

Des écoliers ottaviens promoteurs de la biodiversité
Sur invitation de l’Université d’Ottawa, des élèves de l’Académie Saint-Laurent ont présenté, ce lundi, leur projet sur la biodiversité du marais Macoun. L’Agora du Centre universitaire a ainsi pris des allures d’école primaire l’espace de cette courte présentation orchestrée par Michael Léveillé, enseignant et responsable du club de la biodiversité de l’Académie Saint-Laurent.
La biodiversité a une valeur utilitaire pour notre vie quotidienne : alimentation, médicaments, énergie, textile, etc. La liste est longue et les élèves de Léveillé le savent. Ils ont parfaitement compris l’équilibre subtil sur lequel repose tout le monde vivant. « C’est important de protéger la biodiversité parce qu’elle peut nous aider. Elle peut aider les humains. Par exemple, le marais prend des gaz qui sont mauvais pour l’environnement et rejette des gaz qui sont meilleurs », explique Eric. Outre l’utilité de la biodiversité, il fait mention de sa beauté : « On trouve des créatures tellement belles », insiste-t-il avant de conclure, des groupes des quatre coins du monde », raconte l’enseignant. Ainsi, les élèves ottaviens correspondent entre autres avec l’Albanie, la Bolivie, le Cameroun et les États-Unis. En juillet dernier, l’ensemble des groupes s’est réuni à Ottawa à l’occasion du deuxième Symposium international de la jeunesse pour la biodiversité. L’appauvrissement de la biodiversité se confirme partout dans le monde, c’est pourquoi « cette coopération est une formidable initiative », se félicite Michael Léveillé. « Nous travaillons avec les Nations unies », ajoute Jessica WalshMoreau, directrice du Youth Board,

« C’est juste un petit marais, et pourtant, il y a plein d’êtres vivants! C’est incroyable! »
tracassé, qu’« on devrait conserver tout ça ». Si la crise de la biodiversité est moins connue que celle du climat, les dégâts n’en sont pas moins graves, ni davantage réversibles. « Nous ne pouvons pas survivre sans la biodiversité », affirme Michael Léveillé. Un projet international « Au niveau du Canada, ce projet est assez exceptionnel. Il y a peu d’initiatives semblables dans les écoles canadiennes, mais les choses changent! En voyant ce qu’on est en train de faire, certains établissements commencent à nous imiter. Ce type de projet devient un peu plus commun », assure Michael Léveillé. La vraie différence du projet du marais Macoun, « c’est son aspect international. On collabore avec

-Eric, 12 ans

Même les plus jeunes sont de plus en plus conscients des enjeux écologiques.
Léo Chapuis Le projet du marais Macoun (du nom du naturaliste canadien John Macoun) a vu le jour en 2003 grâce à Michael Léveillé. Il s’agit d’une initiative de recherche et d’éducation à multiples facettes portant sur l’étude et la conservation des terres humides. Ce projet éducatif de sensibilisation à la biodiversité a pour objectif de faire voir la nature aux élèves d’un œil nouveau. « C’est un projet de l’école. En fait, on travaille dans un marais pour examiner la biodiversité », explique Eric, 12 ans, un des élèves de Léveillé. Le marais en question se trouve au cimetière Beechwood, à Ottawa. « On fait tous un journal sur le marais et on présente notre travail. C’est un projet pour protéger la biodiversité. On essaie de trouver des solutions et de donner des bonnes idées au gouvernement pour protéger notre environnement », poursuit-il avec enthousiasme. À l’Agora, les écoliers ont présenté fièrement leurs travaux de recherche, fruit de plusieurs séances d’observation et d’analyse. Les visiteurs étaient invités à feuilleter les classeurs des élèves, qui se faisaient une joie de répondre aux questions. La présentation a ainsi donné lieu à des rencontres improbables entre les étudiants de l’Université et les élèves du primaire.

Photo courtoisie de Jessica Walsh-Moreau

« On travaille à la conservation des espèces » « C’est juste un petit marais, et pourtant, il y a plein d’êtres vivants! C’est incroyable! » raconte Eric, les yeux écarquillés, à un parent d’élève. « Le marais était beaucoup plus grand avant, mais, à cause des routes et des constructions, sa taille a été beaucoup réduite », explique t-il. Au fil des expéditions, les élèves découvrent la richesse de la biodiversité du marais Macoun, qui dévoile un à un ses trésors : salamandres, plantes et autres insectes. « On travaille à la conservation des 1200 espèces qu’on a recensées », raconte Eric, photos à l’appui.

partenaire privilégié de l’Académie Saint-Laurent pour le projet du marais Macoun. « Le programme environnemental des Nations unies fait de notre projet un modèle international et on travaille aujourd’hui sur le Youth Accord, qui sera présenté au Japon l’année prochaine à l’occasion du Sommet de la biodiversité de Nagoya. » Dans ce document, les élèves de l’Académie proposeront des suggestions aux grands de ce monde pour préserver la richesse du monde vivant. Cette aventure aura sans conteste fait naître des vocations : « Moi, ça me donne envie de faire un métier lié à la nature, témoigne Eric. J’aime foncer à travers la nature, découvrir de belles choses, fouiller sous les roches. La nature est tellement belle, il faut vraiment la protéger », conclut-il, convaincu. Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants?

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le 16 novembre 2009

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JOUR DU SOUVENIR

Éclosion du coquelicot à Tabaret
Ariane Marcotte Deux minutes de silence ont été observées par tradition à 11 h, puisque l’armistice de la Première Guerre mondiale a été signé en 1918, le 11e jour du 11e mois à 11 h précises. Bien sûr, le port du coquelicot, symbole officiel du souvenir des soldats décédés au combat, était de mise. Pour souligner le jour du Souvenir, le Sénat de l’Université avait voté en faveur d’une trêve de cours pour la matinée. On espérait ainsi attirer plus d’étudiants à la cérémonie, compte tenu que les examens prévus par les professeurs ont été déplacés à une date ultérieure. L’intention était bonne, mais n’a pas eu grand effet. En effet, peu d’étudiants se sont déplacés pour assister à la cérémonie, où l’on voyait plutôt des membres de l’administration, des vétérans et des porte-paroles. Le recteur Allan Rock était lui-même absent. Il faut préciser qu’au même moment, à moins d’un kilomètre de l’Université, au cénotaphe près du Parlement, on célébrait aussi le jour du Souvenir, mais en compagnie de gens bien connus tels que le prince Charles, sa femme Camilla, le premier ministre Stephen Harper et le général et sénateur Roméo Dallaire, pour ne nommer que ceux-là. Projet étudiant Anne M.E. Millar, une étudiante, s’est toutefois impliquée personnellement dans le projet. À la suite de ses démarches, une plaque commémorative à la mémoire des anciens de l’Université d’Ottawa qui ont participé à l’une des guerre du 20e siècle a été inaugurée dans le pavillon Tabaret. « Après avoir fait quelques recherches préliminaires sur le rôle de l’Université pendant la Première Guerre mondiale, j’ai constaté que, contrairement à plusieurs autres universités canadiennes, aucune plaque ou monument ne faisait mention des anciens de l’Université, étudiants, professeurs, personnel de soutien, qui avaient participé à l’effort de guerre. Alors j’ai entamé des recherches plus approfondies pour retrouver les noms de ceux qui se sont enrôlés et qui ont perdu la vie lors des deux guerres mondiales. L’administration Rock a supporté le projet. Deux étudiants du premier cycle m’ont aidée dans le projet : Jerrie Shaw et Teela O’Neill. Les femmes et le jour du Souvenir

Le mardi 11 novembre dernier, le Commonwealth célébrait pour la 70e fois son annuel jour du Souvenir. L’administration de l’Université d’Ottawa avait elle aussi organisé une cérémonie en l’honneur des hommes et des femmes qui ont perdu la vie au cours des combats qui ont marqué le siècle dernier.
En tout, on a passé près de 30 heures à chercher et à vérifier les noms des anciens qui sont morts à la guerre », explique Millar.

« Malgré l’attention que portent les historiens à cet événement annuel, on peut remarquer que les cérémonies entourant le jour du Souvenir ont tendance à ne souligner que la mort des soldats. C’est dommage, car c’est un peu de diminuer le rôle des autres groupes qui ont sacrifié des vies lors des conflits; cela inclut les femmes. Par contre, il existe quelques cérémonies en dehors du 11 novembre pour souligner l’histoire des infirmières et de leur contribution lors des guerres. Je crois que malgré l’engouement des historiens pour les conflits mondiaux depuis les 30 dernières années, il devrait y avoir davantage d’écrits au sujet des femmes et de leur contribution à la Première et à la Deuxième Guerre mondiale. En ce moment, je suis personnellement en train d’entamer des recherches sur l’impact que les guerres ont eu sur l’éduction des femmes », conclut Miller.

« Malgré l’attention que portent les historiens à cet événement annuel, on peut remarquer que les cérémonies entourant le jour du Souvenir ont tendance à ne souligner que la mort des soldats. »
- Anne M.E. Millar
Photos Mathieu Langlois

Étudiants, professeurs, membres de l’administration et vétérans ont participé à la cérémonie.

SERVICES AUX ÉTUDIANTS DIPLÔMÉS

Nouvelle option en traduction littéraire à l’U d’O
Hélène Boulay L’Université d’Ottawa offre maintenant une nouvelle option en traduction littéraire aux étudiants de la maîtrise en traductologie. Pour les étudiants, cette nouvelle option signifie qu’ils auront désormais le choix entre réaliser une thèse traditionnelle sur les différents défis et enjeux dans le monde de la traduction et réaliser eux-mêmes une traduction littéraire en guise de thèse. La nouvelle option accueillera ses premiers étudiants en janvier. Toutefois, les étudiants qui sont inscrits au programme de M.A. en traductologie depuis septembre dernier pourront adhérer à cette option de manière rétroactive. Un nouveau partenariat entre l’École de traduction et d’interprétation et les Presses de l’Université d’Ottawa pourrait même mener à la publication de certains manuscrits produits par des étudiants. En effet, la maison d’édition a accepté de publier une nouvelle série composée d’œuvres littéraires traduites. Cette série comprendra trois catégories : littérature canadienne contemporaine, littérature mondiale contemporaine et littérature classique. Les Presses de l’Université d’Ottawa considéreront, non seulement les différents projets des étudiants, mais aussi des projets venus de l’extérieur, pour leur nouvelle série. Selon les professeurs du programme de traduction, il s’agit tout de même d’une occasion en or pour les étudiants d’être publiés, ce qui peut être difficile quand on débute. Les Presses de l’Université d’Ottawa sont la plus ancienne maison d’édition universitaire francophone du Canada et le seul éditeur universitaire bilingue en Amérique du Nord. Elles publient chaque année entre 30 et 40 livres portant sur divers sujets. Des invités de marque pour souligner l’événement Afin de souligner cette nouvelle entente, l’École de traduction et d’interprétation a invité les traducteurs Lori Saint-Martin et Paul Gagné à adresser la parole aux étudiants afin de leur donner un avant-goût du métier de traducteur littéraire. Lori SaintMartin et Paul Gagné sont des traducteurs littéraires parmi les plus réputés au Canada français et ont à leur actif une cinquantaine d’ouvrages traduits de l’anglais vers le français. Parmi les nombreux prix qu’ils ont reçus, il y a les Prix littéraires du Gouverneur général (2000 et 2007), le prix de traduction de la Quebec Writers’ Federation (2004, 2006 et 2008), le prix John-Glassco (1993) et plusieurs autres. Ils ont traduit des ouvrages de plusieurs auteurs connus tels que Daphne Marlatt, Carol « Il faut lire beaucoup et toujours persister. Il n’y a pas de recette miracle pour devenir traducteur », explique Paul Gagné, qui admet tout de même que les programmes universitaires en traduction sont sans doute une excellente façon d’apprendre les ficelles et de s’initier aux rudiments de la traduction. Lori Saint-Martin et Paul Gagné ont aussi mentionné les nombreux défis que pose la réalisation d’une lorsqu’il s’agit d’histoires se déroulant dans un univers canadien. Saint-Martin et Gagné soulignent l’importance d’avoir une version française canadienne de ces œuvres afin de satisfaire la clientèle d’ici. Bref, les étudiants de l’Université d’Ottawa qui veulent devenir traducteurs littéraires doivent aimer le travail acharné. Les invités ont spécifié qu’un premier manuscrit peut prendre du temps et n’est pas toujours lu

Shields, Ann-Marie MacDonald, Margaret Atwood, Gil Adamson, Miriam Toews, Neil Bissoondath et Naomi Klein. Ils ont aussi travaillé pour diverses maisons d’édition qui publient des livres au Canada et en France. Le duo a par la suite expliqué aux étudiants les nombreux défis que comporte le métier de traducteur. Percer peut être difficile pour les nouveaux arrivants dans le domaine et, à ce sujet, ils insistent : la persévérance est la clé de la réussite.

« Il faut lire beaucoup et toujours persister. Il n’y a pas de recette miracle pour devenir traducteur.» - Paul Gagné
traduction pouvant accommoder à la fois le Canada français et la France. Plusieurs mots et expressions sont différents. Par exemple, en France, « chandail » se dit « pull », « bleuet » se dit « myrtille », etc. Ces exemples illustrent, non seulement les défis que comporte le métier de traducteur, mais aussi l’importance de faire traduire les livres au Canada, particulièrement cratif. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la passion est essentielle quand on veut exercer ce métier. « C’est par amour de la littérature qu’on le fait et parce qu’on aime écrire. C’est certain qu’on travaille beaucoup, mais je pense que quand on aime son travail, on ne compte pas les heures », affirme Lori Saint-Martin.

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CONFÉRENCE

le 16 novembre 2009

Le dilemme africain selon Robert Fowler

sonnel du premier ministre canadien en Afrique, son expertise sur le sujet est incomparable. En 2008, il fut envoyé au Niger par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon pour chercher des solutions au conflit qui sévissait dans la région d’Agadez. C’est lors de ce voyage que Fowler disparut, vu pour la dernière fois près de Niamey, la capitale, et fut tenu en otage pendant plus de 130 jours. Il ne fut libérer qu’en avril dernier

et enrichissant pour les étudiants, la portée de ses paroles ayant un grand impact », explique Micheline Laflamme, agente de communication à la faculté de Droit. Réponse des étudiants Tel que mentionné par Laflamme, la conférence avait effectivement suscité l’intérêt des étudiants. « La salle était à son comble avec plus de 90 personnes,

« La salle était à son comble avec plus de 90 personnes, une bonne partie ayant des origines africaines ou ayant déjà été en Afrique. »
et se tient occupé depuis. En effet, ayant conseillé les gouvernements Trudeau, Mulroney et Chrétien en matière de politique étrangère, l’ancien ambassadeur a pu donner des conférences sur ce thème. Cette mésaventure des plus rebutantes durant son séjour au Niger donne une tout autre dimension à ses propos plus qu’intéressants au sujet de l’Afrique. Ses 36 ans dans la fonction publique l’ont amené à occuper des postes variés de par le monde, notamment sherpa pour le Sommet de Kananaskis, où il présida la création du Plan d’action pour l’Afrique. « Compte tenu de son expérience, je n’avais aucun doute que c’était très intéressant

- Micheline La amme

Le diplomate a captivé les étudiants présents lors de la conférence.
Catherine Dib Le 10 novembre dernier, dans le cadre de ses conférences midi, la faculté de Droit a eu le plaisir d’accueillir Robert Fowler, ancien ambassadeur du Canada aux Nations unies, qui a prononé un discours intitulé “The African Dilemma – The Challenges of Keeping the Faith.” Les conférenciers choisis ayant accepté l’invitation l’été dernier, ce diplomate éminent a pu décider lui-même du thème de sa conférence. Un thème

Photo Mathieu Langlois

qui était cher à Fowler et qui lui tenait à cœur était évidemment les dilemmes auxquels l’Afrique fait face. Prestigieuse carrière Ayant été le représentant per-

une bonne partie ayant des origines africaines ou ayant déjà été en Afrique », précise celle-ci. La grande majorité des participants provenait du programme de Droit, bien que l’événement ait été annoncé sur tout le campus depuis belle lurette. « En fait, il y avait des gens d’un peu partout, dont des professionnels en affaires internationales et publiques », ajoute Laflamme. Il y a eu une vive interaction entre le conférencier et les participants, Fowler posant lui-même des questions à ses auditeurs. Parions que ce dernier pourrait être réinvité à donner des conférences à l’Université d’Ottawa.

ERRATUM
Les citations de Jason Benovoy dans l’article « Apprendre sur le terrain », publié dans l’édition du 26 octobre dernier, ne re étaient pas l’opinion de M. Benovoy ni de l’organisme Shared World/Un monde à partager. La Rotonde comprend les implications qu’une telle erreur peut avoir pour un organisme et tient à s’excuser pour tout malentendu ayant pu être causé par ces citations erronées. 6 • www.larotonde.ca

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le 16 novembre 2009

Actualités
Revue de presse universitaire
Philippe Teisceira-Lessard
sion, afin qu’ils puissent trouver Jésus et se détourner de la tentation », alors que l’objectif initial était une rencontre de socialisation entre les deux groupes. Selon Archie Kenyon, coordonnateur du groupe religieux, le choix de mots regrettable est l’erreur du responsable des courriels pour l’organisation. Ne sachant pas en quoi l’activité consistait, il aurait pris la liberté d’écrire ce qu’il en pensait dans son envoi massif. La communauté LGBT n’a pas tardé à réagir par la voix des organisations présentes sur le campus. « Ma réflexion initiale a été : je n’ai pas besoin d’être “libérée de cette oppression.” En fait, j’aime bien faire partie de cette communauté », a commenté Catherine Tsouvaltsidis, coordonnatrice externe pour TBLGAY, un groupe LGBT de l’Université York. Les Olympiques en NouvelleÉcosse Un groupe alternatif qui tenait des rencontres d’information sur les conséquences sociales des Jeux olympiques de Vancouver a été surpris d’apprendre qu’il faisait l’objet d’une enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Rachelle Enxuga et Jesse Campbell, résidants d’Antigonish, ont en effet organisé des séances d’information dans leur petite communauté à leur retour de Vancouver. Après avoir installé des affiches faisant la promotion de leur événement, le bureau local de la GRC les a rejoints pour leur poser des questions quant à l’organisation de ces réunions et à leur volonté de manifester au passage de la flamme olympique. En plus de ces questions, le chef de police local leur aurait présenté des faits (le nombre de participants à leurs rencontres) qui portaient à croire que le groupe avait fait l’objet d’une attention particulière de la part de la GRC. Pour Enxuga et Campbell, les principaux problèmes créés par les Jeux sont la criminalisation de la pauvreté, les violations des droits des communautés autochtones, ainsi que le déplacement de sans-abris.

Point d’ordre

2009 est une année de chiffres bien ronds pour l’histoire militaire. En effet, on soulignait, le mercredi 11 novembre dernier, le 95 e anniversaire du début de la Première Guerre mondiale, le 70 e du début de la Seconde et la 90 e fois que le Commonwealth souligne le jour du Souvenir.
la guerre. » L’an dernier, à pareille date, j’assistais aux cérémonies de la base militaire de Bagotville, au Saguenay, en tant que journaliste radio. Dans l’espace réservé aux médias, je me souviens avoir échangé un regard avec mon collègue après qu’un journaliste d’un réseau de télévision a murmuré à son caméraman : « Pourquoi ils mentionnent toujours les femmes? Ça m’écoeure, ces histoires de féministes-là. On s’entend-ty qu’y a pas une femme qui a mis un pied sur un champ de bataille! » Les oreilles m’en bourdonnent encore… Et pour cause, car nombreux sont ceux et celles qui pensent peut-être secrètement la même chose. S’il est vrai que le terme « champ de bataille » peut en faire sourciller plus d’un, l’histoire des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale et de leur rôle économique et sociétal est bien connue de tous et même enseignée dans les écoles. Une fois les hommes partis à la guerre, ces femmes ont comblé les postes d’ouvriers dans les usines et on a dès lors assisté à

G.I. Jane contre G.I. Joe
l’émancipation de la condition féminine en occident. Voilà la version connue de l’histoire des femmes et de la guerre. Pourtant, en réalité, les femmes, quoique peu nombreuses sur les champs de bataille, ont bel et bien joué un rôle sur le terrain. Si, au Canada, on les retrouvait surtout comme infirmières, en Finlande, en revanche, certaines d’entre elles étaient pilotes et tireuses d’élite. Mais par-dessus tout, c’est dans la résistance antinazie que de nombreuses femmes ont évolué dans l’ombre. Agentes de liaison, passeuses, agentes de renseignements, fausses identités pour infiltrer les forts de la France nazie… ce n’est pas tiré d’un film de fiction signé Steven Spielberg, c’est bel et bien arrivé. N’allons pas imaginer non plus que la Gestapo était plus tendre avec elles. Alors à tous ceux et celles qui seraient tentés de minimiser le rôle des femmes dans les deux plus grands conflits mondiaux qu’a connu le dernier siècle… Je vous invite à rouvrir vos cahiers et à refaire vos devoirs d’histoire.

Ariane Marcotte, Chef de pupitre Actualités

Des Albertaines n’ont plus besoin de l’équité salariale Un sondage mené auprès des étudiants diplômés de la faculté de gestion de l’Université de l’Alberta a révélé que, pour la première fois, les bachelières de ce domaine gagnaient plus que leurs homologues masculins. En effet, ce coup de sonde est mené depuis plusieurs années par la faculté elle-même afin de connaître le profil de ses plus récents diplômés. Alors que les femmes ont toujours eu un déficit salarial variant de léger à important, elles gagnent maintenant 43 077 $ contre 41 214 $ pour les hommes, un an après leur sortie du premier cycle, selon Dale McNeely, directeur des services de carrière de l’Université. « Il faut observer cela à long terme. Y a-t-il un rééquilibrage en cours dans le domaine? C’est certainement ce que nous souhaitons », a-t-il affirmé. Le sondage est basé sur un échantillon de 325 répondants, soit un peu plus de 50 % du nombre total de diplômés de cette faculté l’an dernier. Guerre de mots à York Le vocabulaire utilisé dans un courriel envoyé par Campus for Christ à tous ses supporteurs de l’Université York a allumé un vif conflit avec les groupes de diversité sexuelle sur le campus torontois. En effet, le courriel invitait les étudiants chrétiens à « prier avec amour pour les membres de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transexuelle (LGBT), qui cherchent à se délivrer de l’oppres-

Bases militaires, musées, institutions gouvernementales ainsi que l’Université d’Ottawa n’ont pas échappé à la vague de coquelicots qui a submergé le pays comme à chaque année pour commémorer ceux qui sont morts dans les conflits auxquels le Canada a pris part. Dans le communiqué diffusé par l’Université, on pouvait lire en toutes lettres : « Mercredi sera souligné le courage des hommes et des femmes qui ont combattu pendant

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le 16 novembre 2009

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Arts et Culture
Les moines bouddhistes laissent leur marque à Ottawa.
Julie-Anne Lapointe ne chorégraphie hors de l’ordinaire, aux tons spirituels accentués par la force de l’être, a été présentée au Centre national des Arts les mercredi 11 et jeudi 12 novembre derniers. Le spectacle de danse Sutra, du célèbre chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui, a attiré une foule de spectateurs assez nombreuse pour remplir la salle Southam lors de la première représentation. Inspiré par le quotidien de moines bouddhistes du temple Shaolin, situé dans la province chinoise du Henan, Sidi Larbi Cherkaoui a rassemblé les techniques des arts martiaux et du kung-fu en une chorégraphie d’une durée de 60 minutes. Ce sont ainsi 17 moines du temple Shaolin qui figurent à titre de danseurs dans Sutra, en plus du chorégraphe lui-même. Le décor est inspiré de matériaux des plus simples et n’a, au premier coup d’œil, rien de très impressionnant. La scène est vaste et profonde, surplombée de hauts murs gris pour délimiter ses frontières : un sur chacun des côtés et un à l’arrière. Le centre est occupé par un long bloc de bois immobile. Le spectateur ne se doute alors pas que ce vaste rectangle qui occupe une grande partie de la scène est en fait 21 boîtes de bois.

CNA

Sutra, un spectacle de danse spirituelle

U

Photo Hugo Glendinning

L’ambiance dans la salle était palpable. On en sort ébloui, même purifié.

Au cours du spectacle, ces boîtes joueront un rôle primordial en étant constamment déplacées et manipulées par les danseurs. Le grand rectangle au centre se transforme ainsi en 21 cercueils, en une étagère, en un dortoir, et plus encore. Les danseurs entrent et sortent des boîtes, les escaladent, les utilisent pour jouer aux dominos. Loin d’avoir imaginé un décor terne et statique, l’artiste Antony Gormley a développé avec l’utilisation de ces boîtes un environnement scénique dynamique. Composée par le Polonais Szymon Brzóska, la musique contemporaine jouée sur place s’harmonise d’ailleurs avec chacun des mouvements des danseurs. Les airs de violon, de contrebasse, de piano et des percussions sont interprétés par quatre musiciens, séparés des danseurs par un voile gris semi-transparent. L’interprétation des danseurs et celle des musiciens se complètent du début à la fin du spectacle. Les mouvements s’accélèrent au rythme des percussions et l’intensité de la chorégraphie s’accentue quand la mélodie du violon fait dans le registre aigu. De façon plutôt inhabituelle, les danseurs sont en quelque sorte eux aussi musiciens, dans cette chorégraphie. Ils participent à la création de l’ambiance sonore avec les cris qui accompagnent l’exécu-

tion de leurs mouvements. Le spectateur ne doit pas sousestimer le talent des 17 danseurs de Sutra. N’ayant pourtant pas une grande expérience de la danse professionnelle, les moines ont une présence sur scène et une rigueur dans l’exécution de leurs mouvements qui font d’eux d’excellents danseurs, et ce même aux côtés de Larbi lui-même. Le clou du spectacle est la présence d’un garçon d’au plus une douzaine d’années. La justesse de ses mouvements et l’énergie avec laquelle il se déplace malgré son jeune âge lui valent la sympathie du public dès les premiers instants du spectacle. On ne peut d’ailleurs résister à sa petite voix lorsqu’il cogne sur les blocs de bois en appelant « Larbi? », à la recherche du chorégraphe. La complicité qui se crée entre le garçonnet et Larbi Cherkaoui est d’ailleurs bien ressentie par le public. Parmi la masse d’hommes vêtus de la même façon, une amitié se noue entre ces deux danseurs malgré les années qui les séparent. Cette amitié ajoute aux chorégraphies un côté enfantin, énergique et insoucieux. En plus de sortir du cliché et de l’ordinaire, Sutra est une chorégraphie puissante, ouverte sur le monde. L’ambiance dans la salle est palpable. On en sort ébloui, même purifié.

CRITIQUE D’ALBUM

Tête-à-tête avec Kevin Parent
Le Gaspésien en toute intimité.
Meghann Dionne C’est un Kevin Parent mis à nu, avec son harmonica, revigoré et beaucoup plus mature qu’on redécouvre dans son nouvel album éponyme. Quoi qu’assez court pour le prix, il nous transporte dans son univers à lui. Sur les 11 chansons, quelques-unes se démarquent plus particulièrement des autres : « Mon pays », « Cachemire », « Prendsmoi comme chus », « La petite sirène », « Ma Gaspésie » et « Le plus grand des hommes ». Beau par sa simplicité et sa candeur, l’auteur-compositeur-interprète interpelle les femmes sur la couverture du disque avec ses yeux bleus perçants et sa chevelure frisotée qui vole au vent. Sa première chanson nous fait rapidement sentir dans le confort de son intimité. On a l’impression d’être assis près d’un feu, seul à seul avec Kevin, et, en guise d’instruments, sa guitare et son harmonica. D’autant que les paroles dévoilent qu’« [il n’a] pas peur des ciels gris, ni du vent, ni du froid, ni de la pluie », comme si sa flamme allait résister à toutes les intempéries. En fermant les yeux, on peut imaginer les étoiles filer dans ses yeux… La chanson « Mon pays » est courte, mais chargée de sens. Elle porte à croire que le chanteur parle du Québec en tant que pays. Ce Québec dont il est fier, dont il faut prendre soin. On a l’impression que derrière ses airs de jeunesse, il a acquis une belle sagesse qui l’a fait grandir dans ses réflexions. Loin de « l’homme de caverne borné ou zélé » dont il était question dans Grand parleur, petit faiseur, Kevin Parent veut désormais être accepté comme il est. Tant pis si les gens aimaient le côté pop de ses albums précédents, il préfère plutôt le country et le folk contemporains pour ses nouvelles compositions. Il a mis dans le mille, car ça donne un vent de fraîcheur à son style. Les artistes doivent constamment évoluer s’ils veulent rester tendance et ça, le Gaspésien l’a très bien compris! Toutefois, il ne doit jamais perdre sa marque de commerce qui fait que les Québécoises l’adorent : son accent si séduisant. En guise d’introduction, « Prends-moi comme chus » débute telle une comptine pour endormir un enfant… Puis elle prend, peu à peu, plus de maturité. Harmonica, batterie et guitare sont les principaux instruments de musique de la mélodie. La chanson s’adresse à une femme qui ne sait pas trop ce qu’elle veut : partir ou rester. Kevin lui demande seulement de faire son choix, sans la supplier de quoi que ce soit. « À gauche, j’atteins ton sommet, à droite, je l’avalanche », lui dit-il. « Ma Gaspésie » est un hommage à la patrie du chanteur. On ressent la tristesse de l’interprète à travers les paroles. Kevin Parent s’est éloigné de son Acadie pour vivre à Montréal. C’est pour son public, qu’il l’a fait, pour continuer à écrire pour lui. Les gens de la campagne semblent lui manquer… Néanmoins, la voix de la choriste en arrière-plan est décevante. On se demande pourquoi il y a cette voix qui nous coupe de l’intimité avec le chanteur. On a l’impression qu’il se confiait à nous et puis hop!, il y a cette voix qui sort de nulle part. Fidèle à lui-même, Kevin Parent n’a pas perdu son intégrité pour autant. On dirait qu’il a, comme tout être humain quti se respecte, connu une belle évolution. Il sera en spectacle à la salle Odyssée de Gatineau dès avril 2010.

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Arts et Culture
THÉÂTRE

le 16 novembre 2009

Deutsches Theater

Calendrier culturel du 9 au 15 novembre
ARTS VISUELS Vernissage et documentaires sur l’art Quand? Le 21 novembre à 17 h Où? La Nouvelle Scène, 333, avenue King-Edward, Ottawa The Canadiana Martyrdom Series de Diana Thorneycroft Quand? Jusqu’au 22 novembre Où? École d’art d’Ottawa, 35, rue George, Ottawa Dan Brault, Diaphonie Quand? Jusqu’au 24 janvier 2010 Où? Espace Odyssée, 855, boulevard de la Gappe, Gatineau DANSE Tanja Liedtke – Construct Quand? Du 19 au 21 novembre Où? Centre national des Arts, 53, rue Elgin, Ottawa Le Malade imaginaire Quand? Du 4 novembre au 12 décembre 2009 Où? Théâtre de l’Île, 1, rue Wellington, Gatineau (secteur Hull) MUSIQUE Boyscout Killers Quand? Le 17 novembre à 21 h 30 Où? Le Petit Chicago, 50, promenade du Portage, Gatineau (secteur Hull) Bastien Vaultier et Butch Bouchard Quand? Le 21 novembre à 21 h 30 Où? Le Petit Chicago, 50, promenade du Portage, Gatineau (secteur Hull) DIVERS Conférence intitulée « George Brassens, sa vie et quelques chansons » Quand? Le 17 novembre de 19 h à 20 h 30 Où? Maison de la culture de Gatineau, 855, boulevard de la Gappe, Gatineau « Les mots de la bouche » : poètes de la scène slam de Gatineau et de Montréal Quand? Le 19 novembre à 20 h Où? Salle Jean-Despréz, 25, rue Laurier, Gatineau (secteur Hull) SUR LE CAMPUS Cabaret francophile : Louis-Philippe Robillard Quand? Le 19 novembre à 21 h Où? Bar 1848, Centre universitaire
Véronique Strasbourg

Thomas Ostermeier sert un électrochoc au Théâtre français du CNA.
promettait un train de vie agréable, Hedda Gabler se détourne de son ancien amant, Eilert Løvborg, un écrivain instable qui se reprend en main à l’aide de Thea Elvsted, une femme mariée. C’est d’ailleurs avec elle qu’il écrit un livre révolutionnaire dans la même branche d’étude que Jørgen Tesman, mettant ainsi en péril la carrière universitaire de ce dernier. Tesman est d’autant plus inquiet que la dernière publication de ce nouveau rival a fait un tabac et que celui écrit avec Thea Elvsted s’annonce meilleur encore. Par ailleurs, bien que Løvborg affirme ne pas s’intéresser au poste que Jørgen Tesman convoite, n’affectant donc en rien ses espoirs de carrière, Hedda complote. En très peu de temps, elle réussit à orchestrer ce qui pourrait s’interpréter à la fois comme une vengeance, un jeu sadique et une machination pour attirer l’attention. En laissant par exemple croire à Eilert Løvborg que le manuscrit de son dernier livre, coécrit avec Thea Elvsted, est perdu alors que c’est elle qui le détient, Hedda Gabler mène celui-ci au suicide. Après avoir avoué à son mari qu’elle a commis ce geste par amour pour lui, Hedda est choquée d’apprendre que Thea Elvsted avait conservé les notes du manuscrit et qu’elle et Jørgen Tesman passeront les prochains mois à le réécrire. De plus, Le juge Brack sait qu’elle est indirectement responsable du suicide de son ancien amant, suicide qu’elle jugeait beau et noble, mais qui ne s’avère qu’un assassinat petit et ridicule. En plus d’anéantir l’image qu’elle se faisait de la grandeur et du courage du suicide d’Eilert Løvborg, le juge Brack insinue qu’elle devra devenir sa maîtresse pour éviter qu’il ne dévoile l’histoire à la police. Sous l’indifférence la plus curieuse et généralisée, l’héroïne de cette pièce y met fin comme à sa vie en se tirant une balle dans la tête. Mode d’emploi Cette pièce norvégienne réinterprétée par un allemand détonne de beaucoup de ce qui nous a été présenté au Théâtre français depuis l’arrivée de Wadji Mouawad. Contrairement à ce que le public du Centre national des Arts est habitué de voir, cette pièce n’est pas symbolique et ne repose pas sur les relations entre les personnages. Elle se laisse mieux comprendre si on la perçoit comme un exercice de réflexion sur l’âme humaine. Pouvant décontenancer de prime abord, la pièce Hedda Gabler, présentée au CNA la semaine dernière, offrait une excellente interprétation moderne de ce classique du réalisme de la fin du siècle dernier dont il était impossible de sortir indifférent.

Photo Arno Declair

Une pièce norvégienne, interprétée en allemand, a su charmer les ottaviens.
Sonia Noreau Du 10 au 14 novembre derniers, le Théâtre français du Centre national des Arts a présenté Hedda Gabler, une pièce de l’auteur norvégien Henrik Ibsen présentée pour la première fois en 1891 en Allemagne. Mise en scène par Thomas Ostermeier, présentement membre de la direction artistique et metteur en scène à la Schaubühne, théâtre de grande importance à Berlin, Hedda Gabler s’inscrit dans une tradition que Wadji Mouawad, directeur artistique, tente d’instaurer au Théâtre français. En effet, la pièce a été présentée dans une langue étrangère, soit l’allemand, avec des sous-titres français et anglais afin de permettre aux nongermanophones de suivre. À propos de ce classique du théâtre réaliste du 19e siècle modernisé par Ostermeier, Mouawad s’est dit : « Ça doit venir au Théâtre français. Il faut absolument que je partage ça avec les spectateurs. C’est trop beau, c’est trop puissant, c’est une claque. » La « claque » Hedda Gabler raconte l’histoire d’une bourgeoise vivant dans un monde machiste et qui, bien que mariée à un intellectuel lui ayant offert une splendide maison et une vie confortable, refuse de jouer le rôle de femme, de mère ou de maîtresse. Entourée d’intellectuels se penchant sur des sujets qui ne l’intéressent absolument pas, Hedda Gabler s’ennuie. Anti héroïne, elle apparaît sous un angle profondément antipathique sur scène en dénigrant la tante de son mari, qui lui semble si dévouée et qui ne présente aucune défense devant le manque de tact d’Hedda. Tout au long de la pièce, il est difficile de s’attacher à ce personnage, qui, frustré par sa condition, commet des actes répréhensibles. Ayant récemment épousé Jørgen Tesman, qu’elle n’aimait pas, mais qui lui

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Arts et Culture

CHRONIQUE HÔTELLERIE

Une bonne nuit de sommeil en auberge de jeunesse
Les auberges de jeunesse sont bien connues des étudiants qui voyagent un peu partout en Europe et de par le monde. Qu’en est-il de l’expérience de l’auberge dans la capitale nationale ? Léo Chapuis, étudiant français en échange à l’Université d’Ottawa, témoigne de son séjour dans une de ces auberges.
l’ambiance à l’auberge est du genre chaleureuse. Après un détour par le bureau faisant office de réception, Alejandro me conduit sous les toits, vers mon lit, dans le dortoir Africa. Au Ottawa Backpackers Inn, chaque chambrée porte un nom de continent, « histoire de rester dans l’ambiance voyage », selon Lashlan Page, membre australien de l’équipe cosmopolite de l’auberge. En boule sur le matelas, les draps me sont gracieusement fournis. Ils ne sentent pas franchement le propre. Charline, ma voisine française du lit de dessus, confirme : « Cette nuit, j’ai été piquée par des tas de bestioles, je pense des poux ou des puces. » A défaut de placard, les valises sont à même le sol. « Normalement, il n’y a pas de vol », indique Alejandro d’un ton mal assuré. Certains clients, installés depuis quelques nuitées, ont pris leurs aises : des serviettes pendent à la porte, une paire de chaussettes erre sur la moquette à côté d’un chandail sale. Le ventilateur tourne à plein régime au dessus de nos têtes. Ça sent le renfermé. Des allures de colocation Le Ottawa Backpackers Inn peut accueillir jusqu’à 45 personnes, sans limite d’âge. En revanche, la durée maximale d’un séjour n‘excède pas deux semaines. Cependant, les règles sont souples : « On s’arrange au cas par cas, à l’amiable. Si on peut dépanner, ça nous fait plaisir », explique Lashlan. Marc, 30 ans, en est un bon exemple. Ce Français travaille à Ottawa et habite à l’auberge depuis quelques semaines. « J’ai mon logement début novembre. Ils sont sympas de m’accepter. L’auberge, c’est une bonne solution de transit. » L’auberge vit au rythme des départs (dans la matinée) et des arrivées (à partir de midi). Ce perpétuel va-et-vient fait de l’auberge un lieu de passage aux allures de colocation. Ainsi, la cuisine est souvent bondée. « Chacun fait ses courses et utilise les ustensiles mis à disposition par l’auberge », explique Lashlan. À l’évidence, le réfrigérateur réclame un coup d’éponge et l’évier déborde de vaisselle sale. Cependant, personne n’est regardant. L’important est ailleurs. Des soirées animées Bonne alternative à l’hôtel, le Backpackers Inn n’est cependant pas un hébergement fait pour les couche-tôt. Gare au bruit! Aussitôt la nuit tombée, l’ambiance est festive. Le salon se remplit et la vieille chaîne hi-fi crache ce qu’elle peut de musique espagnole. La pièce la plus conviviale de la maison devient un haut lieu de socialisation. L’ambiance est bonne franquette. On se tape sur l’épaule et on rit de bon cœur. L’alcool lubrifie les rapports. À l’auberge, les rencontres font souvent boule de neige. Une personne te présente une autre personne qui, à son tour, t’en présente une autre, et ainsi de suite. Au final, on se connaît tous plus ou moins. Au détour d’une pinte de bière, je fais la connaissance de Daisy, qui « voyage seule à travers le Canada ». Cette jeune Australienne ne tarit pas d’éloges sur le Backpackers Inn. « Tous les soirs, c’est des rencontres fantastiques avec des gens de tous les pays du monde, j’adore! En plus l’équipe est vraiment sympa. » Je décide de rejoindre les fumeurs sur la terrasse. J’y retrouve Marc, qui me raconte sa vie à l’auberge. « Le bon côté, c’est bien sûr les rencontres. Quand je rentre du boulot, il y a toujours des gens différents… Le côté moins sympa, c’est la promiscuité, le manque d’intimité, puis les affaires encore dans les valises. » À minuit et demi, je suis l’un des premiers à regagner le dortoir. Au salon, un Canadien a sorti sa guitare et l’ambiance bat son plein. Bière et vin rouge continuent de couler à flot. Mieux vaut ne pas être chichiteux! Une escale aux toilettes me confirme que l’hygiène n’est pas la priorité de l’établissement. La propreté laisse à désirer (Charline m’avouera plus tard avoir connu pire en Angleterre). Mieux vaut ne pas être chichiteux! Qu’on se le dise, le voyageur est matinal. Et pas toujours respectueux du sommeil de ses camarades de chambre. À huit heures, le dortoir s’est déjà vidé de moitié. Dans la cuisine, un couple scandinave grignote un bout de pain en buvant un café offert par l’auberge. Le vacarme de la veille a laissé place au silence. L’heure n’est pas aux discussions. Au salon, certains sont déjà prêts à s’en aller. Au final, les gens regrettent rarement leur séjour à l’auberge. À 25 $ la nuit, c’est un « bon plan hébergement », selon Charline. Pour ma part, en 24 heures à l’auberge, j’ai croisé bien des visages. J’ai souri à une Espagnole, j’ai fait rire une Italienne et dit bonne nuit à une Japonaise, j’ai donné l’heure à une Australienne et salué un Canadien. Bien sûr que je reviendrai au Backpackers Inn. Le fond de l’air y a un parfum de bonne humeur. Et on y croise plein de sourires venus d’ailleurs.

« Tous les soirs, c’est des rencontres fantastiques avec des gens de tous les pays du monde, j’adore! » - Daisy
Moins de luxe, plus de plaisir en auberge de jeunesse !
“Ottawa Backpackers Inn,” au 203, rue York. L’écriteau est formel. Me voilà devant l’auberge de jeunesse la moins dispendieuse de la capitale canadienne. La bâtisse a fière allure et possède une situation idéale, à seulement dix minutes à pied du centre-ville. Pour pouvoir poser ses valises au Ottawa Backpackers Inn, il est conseillé de réserver. L’hébergement affiche régulièrement complet :
Photo Mathieu Langlois

« L’endroit est prisé! » ironise Martin Jones, le propriétaire des lieux. À l’auberge, comme à la maison, on se déchausse « pour éviter de salir la moquette », précise Alejandro Cabral, étudiant mexicain qui travaille à l’auberge. Du coup, une odeur de pieds flotte dans l’entrée, où les panneaux photos accrochés au mur témoignent de soirées bien arrosées. À en croire les commentaires griffonnés à même la tapisserie,

Dehors novembre
Je sais, je sais, vous vous attendez sûrement à une chronique sur les Arts avec un grand A ou la culture avec un gros… C. Alors oui, mais non. Pourquoi? Pas envie. Pas envie de vous jaser de la présence famélique des étudiants aux divers événements du CNA, pas envie de déchirer ma chemise pour dénoncer les coupures fédérales dans les subventions dans le domaine culturel. Pas envie non plus d’analyser la place des francophones sur la scène culturelle ottavienne. Non. Alors, tu parles de quoi, chose? Du beau temps? Z’êtes malade! Le beau temps m’écoeure de toute façon. J’vais vous parler du mois de novembre. Ben oui. Ça tombe bien, on est en plein dedans. Parce que novembre, c’est

Mathieu Gohier, Rédacteur en chef

Préface

le plus beau mois laid au monde. Novembre, c’est sale, « frette » et humain. Novembre, c’est le froid sans la neige et la pluie sans le printemps. C’est un mois égoïste et unique, novembre. Le seul en son genre. Y’en a pas deux qui lui ressemblent. On pourrait bien reprendre le sempiternel cliché de la déprime; je pense d’ailleurs que c’est un passage obligé, quand on fait de la chanson. Mais je m’égare. Mais justement, c’est un cliché, alors on essaie d’éviter. Novembre, c’est plutôt l’émotion, l’émotion avec un grand É, celle qui vous submerge, vous étouffe, presque. Novembre, c’est le souvenir d’un été et l’attente d’un hiver, c’est là qu’on se demande comment on va le pas-

ser, ce maudit hiver. Novembre, c’est une introspection, trop tard pour être dehors, trop tôt pour être en dedans. Alors on se pense, on se parle et on se réfléchit. On gratte beaucoup, on se demande pourquoi on va passer l’hiver seul ou, au contraire, comment on a fait pour ne pas avoir à hiberner. Novembre, c’est un miroir, et comme on n’a pas grand-chose d’autre à faire à ce temps-ci de l’année à part s’avachir devant la télé, on le regarde, ce miroir. Novembre, c’est le moment d’écouter de la musique seul, ainsi que toutes sortes d’autres choses qui ne requièrent que son soi-même et de la patience. Novembre, c’est le moment de regarder en dedans, pour une fois. D’arrêter de vivre en

dehors de soi-même et pour les autres. De se demander pourquoi on est là. Ben oui, juste là. Novembre, c’est un mois sérieux, à des années-lumière du guilleret mai ou du festif juillet. Bref, novembre, c’est souvent un mois qu’on hait : trop intime, trop accaparant, trop soi-mêmes. Alors on fait quoi, en novembre, à part écouter de la musique seul et d’autres choses qui ne requièrent que son soi-même et de la patience? On crée. On écrit, on peint, on compose, on joue; bref, toutes ces choses qui ne devraient pas être prises à la légère. Je ne voulais pas faire une chronique sur les Arts avec un grand A, mais j’ai réussi à en faire une sur les émotions. Me suis peut-être contredit.

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Arts et Culture
Eric Ricou

Le coin du gl

outon
avec le kanompang ma goong (5,50 $) : de minces tranches de pain tartinées avec un savoureux pâté de crevettes roses, le tout frit dans une légère panure. Bien craquant à l’extérieur, chaud et souple à l’intérieur, avec toute la saveur des crevettes au premier plan, c’est un parfait coup d’envoi, surtout avec une sauce sucrée aux concombres et aux arachides. Si vous avez l’appétit plus léger, une variété de rouleaux printaniers (7,50 $), toujours frais, servis avec une sauce au tamarin que je mangerais à la cuillère. On offre une diversité de plats principaux : caris, sautés de légumes, de viande, de fruits de mer, nouilles, poisson, et, honnêtement, ils sont tous bons. Le pad thai (11,50 $), incontournable mets national thaïlandais, est, bien sûr, admirablement réalisé. Les nouilles ont la consistance parfaite, juste un peu caoutchouteuses sous la dent, et constituent de parfaits véhicules pour la sauce sucrée et légèrement acide. De tendres morceaux de poulet et d’œuf brouillé donnent consistance à l’assiette. Un autre plat à base de nouilles, le pad si ew (13,50 $), est quant à lui composé de fruits de mer et de légumes, et est assaisonné avec une sauce de soja. Les nouilles, plus larges, enrobent aisément les crevettes, les calmars, le tofu et les palourdes, ces dernières légères, tendrissimes, parfaites, quoi. Le pla rad prik (12,50 $) s’est avéré un plat exquis de poisson (j’ai oublié lequel). Un filet légèrement frit et revêtu d’une sauce aigredouce épaisse et très forte est un tour de force, le poisson s’émiettant à la fourchette et préservant sa croûte salée, malgré sa couverture de sauce. Avec un peu de riz, ça remplace facilement un fish & chips. Finalement, le cari, qui, selon moi, met le mieux en scène toutes les particularités de la cuisine thaïlandaise. Un gaeng ped pedyang (13,50 $) est un cari à la poitrine de canard, aux raisins et à l’ananas, un riche bol de cari onctueux, avec toutes les notes d’épices, de noix de coco, d’arachide et de feuilles de kaffir lime. Des bouchées de riz imbibé de ce savoureux ragoût, avec un morceau de canard avec sa peau, subtilement salé, et un cube d’ananas, acide et sucré : voilà des bouchées auxquelles je ne sais résister. Sans doute un de mes mets préférés à Ottawa. Avec une petite tasse de thé à la citronnelle, je finis toujours mon souper en me faisant la réflexion suivante : quelle chance d’avoir découvert un endroit où, à tout coup, je sais pouvoir trouver un repas parfaitement satisfaisant.

le 16 novembre 2009

Délice caché
Rangé au fond d’un petit complexe commercial plus que passable, qui, lui, est situé sur un segment moins que mignon de l’avenue Carling, Pookie’s Thai (2280, avenue Carling) se mérite quand même tous mes éloges. Évidemment, je serais enchanté de les voir changer d’emplacement (je crois que mes voisins déménagent), mais ce n’est pas ça qui va me décourager de fréquenter leur salle à manger. Pour ceux qui n’avaient pas deviné, c’est un restaurant thaïlandais. La cuisine thaïlandaise est parmi les plus célébrées de ce monde et je me compte parmi ses nombreux amateurs. Complexes, intenses, fins, éclatants, ses mets sont pour moi une éternelle source d’émerveillement et de satisfaction. À quelques milliers de kilomètres de la Thaïlande, toutefois, on peut s’attendre à ce que certains restos ne soient pas tout à fait authentiques. D’où la nécessité de fouiller un peu afin de dénicher les meilleurs. Mes recherches ont porté fruit. Après plusieurs visites agréables, il serait assez indu de ma part de ne pas mentionner le service et, spécifiquement, la serveuse/propriétaire qui nous a accueillis à chaque occasion. Élégante, charmante, modeste et intéressée, elle a ainsi contribué à plusieurs repas ravissants. Je vous conseille de commencer le repas

Photo Eric Ricou

Liste de lecture de La Rotonde

Université d’Ottawa

La Rotonde

“Bulletproof” – LaRoux “Sentimental Tune” – Tegan and Sara “The Reeling” – Passion Pit “In Your Hands” – Charlie Winston « Un temps pour tout » – Vincent Delerm « Ordre Mondial » – Kenny Arkana “A Plankton Affair” – Ugress « Montluçon » – Mickey 3D « Le vent nous portera » – Noir Désir “Careless Whisper” – The Lost Fingers

Un spectacle intime mêlant des paroles percutantes au meilleur folk festif en ville.
Cabaret francophile avec Louis-Philippe Robillard Jeudi 19 novembre, 21 h Bistro 1848 Entrée libre

www.viecommunautaire.uOttawa.ca
613-562-5800, poste 4424

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Jean-François Lessard première partie

le 16 novembre 2009

Maxime Goulet sports@larotonde.ca

Sports

NATATION – CHAMPIONNAT DE DIVISION

Les Gee-Gees étanchent leur soif

Les ottaviens sont toujours aussi dominants dans la piscine.
Catherine Cimon

Photo Simon Séguin-Bertrand

L

a fin de semaine s’annonçait chargée pour l’équipe de natation du Gris et Grenat, qui était l’hôte, samedi aprèsmidi et dimanche matin, du championnat de division Eynon rassemblant les universités Brock, Trent, Laurier, Western et Waterloo. Les Gee-Gees ont offert une excellente performance, malgré le niveau de compétition beaucoup plus relevé que celui de la semaine dernière, où le Gris et Grenat avait épaté par ses résultats convaincants. Une performance explosive La soirée a été particulièrement prolifique chez les hommes. De fait, l’équipe masculine a raflé sa première médaille d’or de la soirée au 4 x 50 mètres style libre. Ensuite, Robert Irvine, motivé par le succès de ses coéquipiers, a continué la récolte avec un chrono de quatre minutes, 32 secondes, au 400 mètres

quatre nages individuelles (QNI), ce qui, en plus de lui permettre de monter sur la plus haute marche du podium, l’a qualifié d’office pour les standards du Sport interuniversitaire canadien. Plus tard, à l’épreuve du 1500 mètres style libre, il a fait preuve d’endurance et a mené sa course avec brio pour finalement terminer premier. Craignant peut-être d’être en reste, Adam Best, Hans Fracke et Peter Kwok-Yan Suen ont quant à eux réalisé un coup d’éclat en terminant respectivement en première, deuxième et troisième position au 200 mètres dos. Ainsi, ils ont littéralement éclipsé leurs adversaires avec des performances du tonnerre. Best est notamment descendu sous la barre des deux minutes, six secondes, avec un chrono de 2:05:83, ce qui creuse l’avance de la jeune recrue par rapport à son capitaine, Fracke. Ce dernier, malgré une belle poussée dans le dernier 25 mètres, n’a pas été en mesure de rattraper son jeune coéquipier, qui le bat

pour une deuxième en ligne dans son épreuve fétiche. Fracke signale toutefois qu’il n’a pas dit son dernier mot! Le Double G continue de surfer sur la vague D’autre part, l’effectif masculin n’a pas manqué de se démarquer aux épreuves individuelles. Effectivement, Robert Irvine a définitivement marqué cette compétition de son sceau en remportant tour à tour le 200 mètres papillon et le 400 mètres libre. L’étoile des Gee-Gees a continué de briller avec le duo de Bernard Joosten et Sean Dawson, qui, à force de bras, s’est hissé en deuxième place en faisant trembler les corridors de la piscine du pavillon Montpetit. Il est à noter que Joosten, en plus de toucher l’argent au sprint, avait aussi, un peu plus tôt, décroché le bronze au 100 mètres brasse. Dimanche, le vent a visiblement continué à souffler en faveur du Dou-

ble G, à commencer par le quatuor de relais, qui a dominé la course du 4 x 100 mètres relais QNI. Gonflés à bloc par leur triplé de la soirée précédente, Best, Fracke et Kwok-Yan Suen ont réitéré l’exploit au 100 mètres dos. Ne se lassant pas de l’or, les garçons ont finalement décroché une autre première position au dernier relais, soit le 4 x 100 mètres libre. Enfin, Hans Fracke a rétabli brièvement l’équilibre avec son coéquipier, Adam Best, en le devançant de dix centièmes de seconde au 100 mètres libre, les deux vedettes terminant devant leur compatriote Sean Dawson pour enregistrer un deuxième triple podium en deux jours. Plus tranquilles, mais sans complexes... La délégation féminine, quant à elle, s’est faite beaucoup plus discrète samedi soir à domicile en ne réussissant que deux podiums. En effet, les filles du Gris et Grenat ont réussi une troisième position grâce

aux sœurs Erika et Zoe Kamenz, à Rachel Shalhorn et à Kara Demers au relais 4 x 50 mètres style libre. De plus, ne se lassant pas du bronze, Kara Demers, a récidivé, en solo cette fois, au 200 mètres style libre, au terme d’une lutte serrée. Dimanche ne s’est pas avéré plus salutaire. Kara Demers a cependant continué son bon travail en se classant troisième au 100 mètres libre; sa compatriote Rachel Stalhorn l’a par la suite imitée au 200 mètres papillon. À la suite de ces résultats que plusieurs pourraient qualifier de décevants, l’entraîneur Derrick Schoof soulignait que ses filles sont certes moins fortes présentement au niveau compétitif, mais que les choses vont évoluer au cours de la saison. En effet, elles ne cessent de progresser et la motivation et la rigueur sont au rendez-vous. Schoof semblait donc satisfait des progrès observés au sein de son équipage et des résultats obtenus par ses protégées.

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Sports
BASKET-BALL MASCULIN

le 16 novembre 2009

Une victoire, un record, une défaite

Fin de semaine en deux temps pour le Gris et Grenat.
Maxime Goulet À l’instar des leurs homologues féminines, les Ottaviens ne connaissent pas le meilleur début de saison de leur histoire. Avant la rencontre, ceux-ci avaient commencé la saison avec une victoire et une défaite. Encore une fois, les partisans ont eu raison de venir en grand nombre pour assister, dans un premier temps, à la victoire des leurs et à un record individuel de Josh GibsonBascombe vendredi, puis, le lendemain, à une défaite en prolongation digne des matchs de février, où les équipes se disputent une place en séries. Le jour J L’intensité au rendez-vous Contrairement aux filles, qui avaient mal commencé leur match Le lendemain, les Lancers de un peu avant eux, le Gris et Grenat a pris le contrôle de la partie dès le premier quart et ne l’a jamais perdu. Ce ne fut pas la plus grande partie de Josh Gibson-Bascombe, bien qu’il ait tout de même marqué 21 points, soit neuf de moins que son compatriote Warren Ward. Cela dit, il n’avait besoin que de quatre points pour pulvériser le record d’Alex McLeod, qui avait compté 1167 points en carrière avec le Double G. Il faut dire que le joueur de cinquième année a commencé la saison à seulement 39 points du record et en avait inscrit 35 le weekend dernier. Au final, la troupe de DeAveiro l’a emporté par la marque de 87 à 76. Windsor s’amenaient à Ottawa. Fidèle à son habitude, DeAveiro a fait usage de sa voix tout au long de la joute. Il faut dire que les nombreux revirements ainsi que le pointage toujours serré ont contribué à animer l’instructeur. Les deux équipes se sont échangé la tête jusqu’à ce que le dernier tir des Lancers en temps réglementaire soit refusé pour une question de centième de seconde. Le Double G n’a toutefois pas été en mesure de profiter de la période de prolongation pour s’imposer et s’est finalement incliné par la marque de 80-77. Peut-être alimenté par l’honneur qu’il a reçu en début de match, Gibson-Bascombe a connu un match impressionnant, lui qui a multiplié les jeux spectaculaires. Le record battu la veille a certes contribué à faire oublier les quelques bévues mineures qu’il a commises. À cet égard, ses coéquipiers n’ont guère fait mieux : « Ce sont précisément les petits détails qui nous ont coûté le match aujourd’hui », commentait l’instructeur après la joute. Cependant, heureusement que la défensive d’Ottawa a été des plus solides, car du côté offensif, les Lancers ont dominé sur presque toute la ligne : pourcentage de tirs, pourcentage à la ligne de trois points. Le Double G peut quand même se féliciter d’avoir été très efficace à la ligne de lancers francs. En effet, une moyenne général de 75 % n’est pas mauvais. Le seul joueur sous la barre des 70 % a été Ward. « On était fatigué et on manquait des lancers faciles. On a bien fait en défense, mais on a eu des lacunes d’exécution en attaque », rapportait DeAveiro après le match.

Photo Jessica Rose

Survol
Maxime Goulet

Volley-ball

ALEX MCLEOD Candidat de l’est du Sport universitaire de l’Ontario (SUO) au trophée Ken-Shield remis à l’athlète étudiant exceptionnel Trois fois dans la deuxième équipe d’étoiles de l’est SUO Champion de la finale consolation du championnat national en 2004-2005 Demi-finaliste du championnat national en 2006-2007 Record du plus grand nombre de trois points en carrière (Gee-Gees) : 199 Ancien record du plus grand nombre de points en carrière (Gee-Gees) : 1167 Meneur pour le pourcentage de lancers francs en 2003-2004 et 2005-2006 (Gee-Gees) : 74,4 % et 73,2 % Meneur pour le nombre de lancers de trois points en 2003-2004, 2005-2006, 2006-2007(Gee-Gees) :: 46; 43 et 44

La troupe de Steve Johnson avait eu congé la semaine dernière à la suite de l’annulation des matchs contre Lakehead. En effet, l’équipe n’avait pu se rendre à Ottawa étant donné que neuf de ses joueuses avaient contracté le virus H1N1. Même si elles ont joué deux matchs, les GeeGees n’ont pas récolté plus de victoires que la semaine dernière. En effet, la troupe de Steve Johnson affrontait d’abord Western, puis se rendait le lendemain du côté de Windsor. Dans les deux matchs, le Gris et Grenat n’a pas réussi a remporter un seul set, se faisant balayer lors des deux occasions. Après la défaite contre Western, Johnson a affirmé que « l’équipe [Western] [faisait] partie des meilleures de l’Association et [qu’]elle [était] arrivée prête pour le jeu samedi ». Il n’avait manifestement pas beaucoup plus à dire après la joute contre Windsor. Il s’agit donc d’un week-end à oublier pour les Ottaviennes. Ottawa profitera de son congé la semaine prochaine pour remettre les pendules à l’heure. Malgré leur fiche de deux victoires et quatre défaites, le Double G est quand même au troisième rang de sa division.

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le 16 novembre 2009

Sports

BASKET-BALL FÉMININ

Des « ooohhh! » et des bas
Maxime Goulet Après un début de saison chancelant, deux matchs à domicile attendaient les filles cette fin de semaine. Le premier avait lieu le vendredi 13 novembre dernier. Les parties ne faisant toujours qu’un perdant, l’une des deux équipes allait nécessairement profiter de la malchance de l’autre. Ottawa, 1 et 2 avant la rencontre, affrontait Western, qui n’avait pas encore connu la défaite cette saison. Peu importe le résultat de ce match, le Double G croisait le fer contre Windsor (4-0), classé quatrième au pays, le lendemain. Vendredi 13 Encore une fois, Hannah Sunley-Paisley s’est illustrée dans la victoire des siennes, marquant 24 des 81 points d’Ottawa. Toutefois, pour la première fois de la saison, c’est Émilie Morasse qui a marqué le plus de points, soit 26. Même en ayant commencé le match en retard et en tirant de l’arrière par 14 points au deuxième quart, le Gris et Grenat a su se ressaisir. En effet, au quatrième quart, Ottawa a pris les devants pour la première fois dans la rencontre. Le match s’est ainsi resserré en fin de partie, si bien qu’au bout des 40 minutes de jeu, c’est Western qui a dû s’avouer vaincue, échappant la rencontre au compte de 81-77 en faveur des Gee-Gees. Un défi de taille Les Lancers, classées troisièmes au pays, n’avaient pas l’intention de perdre leur premier match de la saison. Les Gee-Gees, quant à elles, ne pouvaient se permettre un départ aussi lent que la veille contre une équipe aussi puissante. Toutefois, dès les premiers insété neutralisées : « Windsor a vu Émilie [Morasse] lancer pour sept en neuf à la ligne de trois points et elle laissait souvent des joueuses ouvertes pour la couvrir », commentait d’ailleurs Sunley-Paisley après la rencontre. En effet, l’équipe ottavienne a terminé la partie avec un tir de trois points réussi en 15 tentatives. La joueuse de centre ajoute qu’elles se sont battues elles-mêmes, tandis que leur instructeur avoue que leurs adversaires ont fait un excellent travail pour bloquer ses joueuses clés : « Elles ont de grandes joueuses et elles ont bien neutralisé nos joueuses sur le périmètre. » Même si Sunley-Paisley a bien fait avec 18 points et 12 rebonds, c’est plutôt Jessica Clémençon des Lancers qui a volé la vedette avec une moyenne de 10 en 11 à la ligne de lancers francs et 8 en 11 pour les tirs de deux points. Il faut dire que l’escouade ottavienne compte sept nouvelles venues et, comme le mentionne Morasse, c’est encore une période

« Il faut que d’autres lles soient en mesure de s’imposer dans la partie, et quand on nous bloque comme aujourd’hui, à quelque part, on demande à des recrues de faire le travail des vétérans. »
- Émilie Morasse
Photo Jessica Rose

Une victoire et une défaite pour les Gee-Gees cette fin de semaine.
tants du match, les joueuses de Sparks ont semblé oublier de jouer et ont laissé Windsor prendre les devants 18 à 2. Bien qu’elles se soient bien rattrapées par la suite, elle ont tout de même perdu au compte de 70 à 53. Au milieu du troisième quart, le Double G a fait croire aux partisans qu’il était de retour dans le match. Après une superbe séquence ponctuée par une superbe montée de Kayte Chase, suivie d’un tir en suspension exécuté à merveille par Morasse, une interception de Chase s’est conclue par un panier. À ce moment, l’écart n’était plus que de quatre points. Ensuite, les Lancers ont définitivement repris le contrôle du match et ont commencé le dernier quart avec une avance de dix points.

Les Lancers lancent et comptent L’un des éléments qui a coûté la victoire au Gris et Grenat est sans aucun doute les fautes, avec un total de 25 contre 16. Ironiquement, les Lancers ont été plus que brillantes au chapitre des lancers, avec notamment une moyenne de 80 % à la ligne de lancer franc. À l’inverse, les tireuses d’élite du Double G ont

d’adaptation : « Il faut que d’autres filles soient en mesure de s’imposer dans la partie, et quand on nous bloque comme aujourd’hui, à quelque part, on demande à des recrues de faire le travail des vétérans. » La fiche du Gris et Grenat est maintenant de deux et trois. La semaine prochaine, les Gee-Gees affrontent deux équipes, Laurier et Waterloo, en fond de classement, qui ont chacune des fiches d’une victoire et trois défaites. Il s’agit de belles occasions de remonter leur fiche au dessus de .500.

GEE-GEES

Survol de la semaine
Hockey masculin
Sinisa Sindik Les hommes de Dave Leger (4-6-1) terminaient leur séjour de trois matchs à l’exterieur avec un arrêt à Brock, où ils affrontaient les Badgers (6-5). Les Gee-Gees peuvent revenir à la maison avec le sourire, puisqu’ils ont réussi à arracher deux gros points dans une victoire de 2 à 1 dans un match très physique. Une victoire à l’arrachée Le Gris et Grenat a commencé la rencontre en lion en ouvrant la marque après seulement trois minutes de jeu, gracieuseté de Corey Thibodeau, qui marquait son quatrième de la présente campagne. Ottawa a conservé son avance jusqu’en milieu de deuxième, lorsque Derek Brochu, de Brock, a nivelé la marque. Les deux équipes pensaient terminer l’engagement avec une égalité de 1 à 1. Néanmoins, le deuxième but de l’année de Paul Forster, à 30 secondes de la fin de la période, venait donner l’avance et la victoire aux Gee-Gees. Solide pendant tout le match, Riley Whitlock (30 arrêts) a fermé la porte à Brock au troisième vingt pour permettre à son équipe d’aller chercher sa quatrième victoire de l’année. « L’équipe a bien joué ce soir. Brock est une équipe physiquement imposante et les joueurs ont tenté de nous écraser, mais nous avons relevé le défi en remportant le match », rapportait Dave Leger au Service des sports au terme de la rencontre. Les joueurs de Leger espèrent que cette victoire leur donnera de l’inspiration et de la motivation pour le prochain match. Celui-ci aura lieu au Complexe sportif face aux MusOttaviennes tentaient de renouer avec la victoire après leur défaite du dernier match face à McGill. Malheureusement, elles devront attendre, car les Carabins ont pris la mesure d’Ottawa par la marque de 4 à 1. Les défaites s’accumulent… Le Gris et Grenat s’était pourtant bien tiré d’affaires en première période. En effet, après avoir vu son équipe concéder le premier but, Ashley Burill, avec son deuxième de la saison, a permis aux Gee-Gees de se retirer au vestiaire avec une égalité de 1 à 1. Puis, comme trop souvent cette saison, la deuxième période a fait mal aux Ottaviennes. Celles-ci ont accordé trois buts en deux minutes et, du même coup, elles ont vu le match leur glisser entre les doigts. Il s’agit là de leur septième défaite en huit occasions. « Ce deux minutes de la deuxième période nous a probablement coûté la partie. Nous avons eu une bonne première période, mais pour certaines raisons, nous avons arrêté de jouer. C’est décevant », a déclaré Miguel Filiatrault au Service des sports après la rencontre. Les Gee-Gees profitent d’un petit congé puisque leur prochain match n’a lieu que le 28 novembre. À cette occasion, elles tenteront de freiner leur séquence de trois défaites alors qu’elles recevront la visite des Stingers de Concordia.

Hockey féminin
tangs de Western (9-2). Vendredi soir, la troupe de Miguel Filiatrault, entraîneur du Double G (1-6-1), faisait escale à Montréal, au domicile des puissants Carabins de l’Université de Montréal (6-1-1). Les

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Sports
Tirs de barrage
Maxime Goulet, Chef de pupitre Sports

le 16 novembre 2009

Belle au naturel et capitaine H 1 – N 1= match nul
Capitaine de l’équipe féminine de hockey, la Gee-Gee Christine Allen, qui en est à sa dernière année au sein du Double G, a généreusement accepté la fusillade de questions que Catherine Cimon avait préparées.
Le monde du sport a changé. Jadis, les accolades étaient nombreuses, les poignées de main, le signe final de respect sportif. Maintenant, le Purell a presque remplacé le Gatorade. Les athlètes présentent le poing plutôt que la main ouverte. Ils acceptent les entrevues des journalistes d’un hochement de tête plutôt que d’une franche poignée de main. Les professionnels Qu’est-ce que ça change? C’est amusant, non? Même les organismes humains les plus résistants sont terrifiés par le dangereux virus. Au niveau professionnel, certains sportifs ont devancé la liste prioritaire. Chez les Flames de Calgary, les Maple Leafs et les Raptors de Toronto, par exemple. Du côté des Flames, un fonctionnaire provincial albertain a d’ailleurs été congédié pour avoir permis aux joueurs et à leurs familles d’être vaccinés avant les personnes à risque. Dans le cas de l’équipe de hockey torontoise, il est possible que la direction ait pensé que le vaccin serait un bon remède contre la défaite. Malheureusement, il n’existe pas de vaccin contre la médiocrité. Plus sérieusement, l’opinion publique s’est insurgée – avec raison – suite à cette annonce. D’autres équipes ont choisi d’être plus politiquement correctes. Le Canadien a choisi d’attendre son tour. Une question se pose : comment se fait-il qu’ils aient le choix? Sont-ils plus à risque que le personnel de la santé? Que les femmes enceintes? Que les personnes âgées? Les athlètes locaux Récemment, l’équipe de volleyball de Lakehead a annulé deux joutes contre le clan ottavien. Non pas une, non pas deux, mais bien neuf joueuses de Lakehead ont contracté le méchant virus. Les matchs seront finalement repris à une date ultérieure. Cela dit, les athlètes universitaires ont été avertis des précautions à prendre pour éviter la contamination. Les entraîneurs sont prudents eux aussi. Ce n’est pas monnaie courante, mais il est possible que le virus joue un rôle majeur dans la saison. On ne sait jamais, une équipe pourrait facilement rater des matchs importants et cela pourrait lui coûter sa place en séries. Les Olympiques Pour ce qui est des Olympiques, le H1N1 va peut-être régler tous les conflits en ce qui a trait aux langues officielles. La directive du ministère de la santé est claire : il ne faut pas favoriser les échanges entre les langues, cela pourrait favoriser la propagation du virus!

Prolongation

Photo Simon Séguin-Bertrand

La Rotonde : À votre dernier match, vous vous êtes fait battre par Carleton, votre grande rivale; pensez-vous prendre votre revanche? Christine Allen : C’est sûr qu’on aimerait, oui! C’est pareil avec toutes les autres équipes aussi. On ne peut pas se permettre de perdre et, à chaque fois, on veut prendre notre revanche. LR : Tu es une vétérane de cinquième année. Comment trouves-tu l’équipe par rapport à la sélection de l’an passé? CA : Eh bien, je fais confiance aux choix de l’entraîneur, mais les recrues s’intègrent très bien, comme durant les années précédentes, même si ça change tout le temps. LR : En tant que capitaine et joueuse qui en est à sa dernière sélection, que souhaiterais-tu à l’équipe pour cette saison? CA : J’aimerais qu’on se rende aux championnats canadiens et qu’on fasse mieux que notre deuxième position de l’an dernier, mais je souhaite surtout que l’équipe soit satisfaite de sa saison, ce qui n’est pas le cas présentement parce qu’on a six défaites contre une victoire. Ce qui est frustrant, parce qu’on domine toujours en début de match pour finir par se faire rattraper par l’autre équipe… mais on garde le moral! LR : Puis, comment ça se passe, dans un vestiaire de filles, au hockey? CA : On s’amuse, on parle beaucoup, on adore rigoler, c’est certain.

Je crois qu’on a plus de classe que ce qui se passe dans les vestiaires des gars, mais je ne suis jamais allée en visiter un! LR : Pourrais-tu nous donner des exemples? CA : Euh…(rires) On va garder ça personnel! LR : Que réponds-tu à ceux qui disent que c’est « moumoune », le hockey féminin? CA : Avez-vous déjà regardé une partie? C’est clair que s’ils recherchent des batailles et des jeux agressifs, ils vont être déçus, mais on a quand même droit au contact et on peut être plus violentes. En revanche, je crois que les filles ont un style de jeu plus technique; on se concentre plus là-dessus. LR : Pourquoi le hockey et pas la nage synchronisée? CA : Ben, j’ai un grand frère et c’est mon idole, alors tout ce qu’il faisait quand j’étais jeune, je le faisais… et il jouait au hockey! LR : As-tu l’impression d’être « garçon manqué »? CA : Je suis peut-être une fille un peu plus masculine, dans le sens que je ne me « poupoune » pas, je me trouve belle au naturel! LR : Et dans l’équipe, qui est la plus tomboy versus la plus « fifille »? CA : (Rires) Kayla (Hottot). Je crois qu’elle fait peur à quelques personnes au gym à cause de son attitude, mais elle est gênée de nature… Si-

non, Amber (Demharter) est toujours bien mise, même à 6 h du matin pour les pratiques. Disons qu’elle est très consciente de ses cheveux! LR : Regardez-vous la Soirée du hockey ensemble? CA : Quelques-unes le font, certaines sont très partisanes! Néanmoins, on écoute aussi Occupation double ensemble et on sort danser aussi! LR : Vos préférés… footballeurs ou hockeyeurs? CA : Je vais répondre pour les filles parce que moi j’ai déjà trouvé l’homme de ma vie; pour elles, ce serait les footballeurs. C’est sûr qu’il y a toujours l’éternelle attirance vers les joueurs de hockey aussi! LR : Enfin, quelque chose à ajouter? CA : Je ne sais pas, y-a-t-il des rivalités à continuer, cette année, dans la section Tirs de barrage? LR : À part les joueurs de football, qui dominent nettement dans le cœur de nos athlètes féminines, je ne crois pas, pourquoi? CA : Eh bien, je sais que l’an passé on avait été un peu frustré de voir que les gars de hockey préféraient les filles de soccer. LR : Je n’ai pas encore vraiment approfondi la question cette année… CA : En tout cas, juste pour dire que même si nous, on ne porte pas de petits shorts, on a quand même quelque chose sous l’équipement!

vous appartient!

Réunion des bénévoles
Venez renconter l’équipe!
12h, mardi le 17 novembre 109 Osgoode
sports@larotonde.ca

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le 16 novembre 2009
CLASSEMENTS

Sports
Volley-ball féminin – SUO Est Équipe Toronto York Queen’s Ottawa Ryerson CMR Lakehead PJ 6 5 6 6 5 3 4 V 4 3 2 2 1 0 0 D 2 2 4 4 4 3 4 SG 13 11 12 7 5 1 3 SP 8 9 14 14 13 9 12 PTS 8 6 4 4 2 0 0

Les trois étoiles de La Rotonde

1 2 3

ROBERT IRVINE NATATION

Le nageur originaire de Whitby, Ontario, est devenu le roi de la compétition cette fin de semaine après avoir successivement remporté l’or dans quatre épreuves: 400 mètres quatre nages, 200 mètres papillon, 400 mètres style libre et 1500 mètres libre. Il a ainsi brillé par sa polyvalence, son endurance et sa régularité, qualités qui font de lui un athlète complet à surveiller cette saison.

Hockey féminin - Conférence québécoise Équipe Montréal McGill Carleton
Concordia

JOSH GIBSON BASCOMBE BASKET BALL MASCULIN

PJ 9 7 7
7

V 7 7 3
1

D 1 0 4
4

DP 1 0 0
2

BP 27 32 14
15

BC 21 7 16
25

+/6 25 -2
-10

PTS 15 14 6
4

Le vétéran de cinquième année a inscrit un record individuel lors du match de vendredi, alors qu’il ne lui restait plus que quatre points à marquer pour éclipser la marque d’Alex McLeod, qui avait compté 1167 points en carrière avec le Double G. De surcroît, le joueur a connu un match spectaculaire samedi, y allant de plusieurs manœuvres qui ont fait réagir les spectateurs.

Ottawa

8

1

4

1

14

33

-19

3

Hockey masculin SUO Est – Division Est Équipe UQTR McGill Carleton Nipissing Queen’s Toronto Ryerson Ottawa CMR Concordia PJ
10

V 9 7 6 6 5 5 5 4 3 1

D 1 1 4 5 4 6 6 6 5 10

DP 0 0 1 1 1 1 1 1 3 0

BP 45 44 39 43 35 33 37 29 26 25

BC 25 20 32 43 47 39 47 35 44 52

+/20 24 7 0 12 -6 -10 -6 -18 -27

PTS 18 14 13 13 11 11 11 9 9 2

ÉMILIE MORASSE BASKET BALL FÉMININ

8 11 12 10 12 12 11 11 11

Bien qu’elle ait été bien contenue par la défensive des Lancers de Windsor samedi, la joueuse s’est tout de même illustrée en marquant 26 points contre l’Université Western. Dans ce même match, la basketteuse de troisième année a conservé une moyenne supérieure à 80 % pour les tirs, ainsi qu’une moyenne plus que respectable de 77,8 % à la ligne de trois points, ayant réussi sept de ses neuf tirs du centre-ville.

Ont participé à cette édition:
Simon Banville Catherine Cimon Julie-Anne Lapointe Léo Chapuis Eric Ricou Sinisa Sindik Hélène Boulay Véronique Strasbourg Meghann Dionne Simon Séguin-Bertrand

est à la recherche d’un Chef de pupitre Actualités
Chef de pupitre : Le chef de pupitre est responsable du contenu de sa section, de superviser et de former ses bénévoles. Il doit trouver, à chaque semaine, les sujets d’articles pour sa section en plus de fournir lui-même une partie du contenu, le cas échéant. Il est aussi responsable du recrutement et de l’encadrement des bénévoles. Exigences : - Être étudiant de l’Université d’Ottawa, -Connaissances en journalisme, -Connaissance des enjeux du campus, -Aptitude à travailler en équipe. Salaire variant entre 150$ et 270$ par édition.
Toute demande accompagnée d’une lettre de présentation et d’un curriculum vitae doit être envoyée à l’adresse suivante : direction@larotonde.ca ou en personne au 109, rue Osgoode. Pour plus de renseignements concernant le poste, vous référer à la Constitution de La Rotonde disponible sur larotonde.ca. Pour des renseignements supplémentaires, veuillez contacter Céline Basto, directrice générale, à direction@larotonde.ca.
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De toute l’équipe de La Rotonde, merci!
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Divertissements

Opinions
O
Les étudiants Sudoku bâillonnés
ublions les grands discours sur la responsabilité (ou l’imputabilité, pour reprendre l’anglicisme employé par la FÉUO) et la transparence au sein de notre Fédération étudiante et de son Conseil d’administration (CA). La réunion de dimanche dernier nous l’a rappelé une fois de plus. Malgré une disposition de la Constitution on ne peut plus claire, Seamus Wolfe et Federico Carvajal, respectivement président et président d’assemblée à la FÉUO, choisissent de priver les étudiants de leur droit de poser des questions à l’exécutif en début de réunion. Celle-ci stipule pourtant que : « Durant les questions à l’Exécutif, les membres individuels de la Fédération peuvent également poser des questions. » Selon Wolfe, cet article entre en contradiction avec une autre section de la Constitution autorisant les membres individuels à poser leurs questions aux administrateurs à la toute fin de la réunion du CA – rappelons à cet effet que les dernières réunions ont eu une durée moyenne de huit heures. Pour Wolfe et Carvajal, l’idée que les administrateurs précédents aient pu, dans un élan de démocratie, autoriser les étudiants à prendre part aux discussions deux fois plutôt qu’une au cours d’une même réunion est simplement inconcevable. Ils invoquent d’autre part l’existence d’un « précédent », en d’autres termes le fait que la FÉUO contrevienne systématiquement à cette disposition de la Constitution depuis plusieurs années. Qu’un tel raisonnement aille nettement à l’encontre des règles élémentaires en matière d’interprétation des textes légaux leur importe peu. Bref, la décision de Carvajal et Wolfe constitue au mieux la démonstration d’aptitudes de lecture déficientes, au pire une manifestation flagrante de mauvaise foi. Houda Souissi, étudiante en Droit civil Peter Flynn, administrateur de la faculté des Sciences sociales Guillaume Pelegrin, administrateur de la faculté de Common Law Robert Prazeres, administrateur de la faculté des Arts Bruno Gélinas-Faucher, administrateur de la faculté de Droit civil

Remplissez les cases vides pour compléter le casse-tête. Chaque chiffre de 1 à 9 doit être présent dans chaque rangée horizontale et verticale, ainsi que dans chaque section de neuf cases. La Rotonde n’est aucunement responsable de tout problème de manque d’attention de ses lecteurs en classe en raison de ce Sudoku.

Devinettes Qui suis-je ?
Je tombe sans me faire mal. Je suis toujours à l’abri mais pourtant je suis toujours mouillée. Je rentre toujours la première et sors toujours la dernière. Je suis noir, je deviens rouge, et je finis blanc ? Je suis vert et je pousse dans le fond de ton jardin.
La nuit; la langue; la clef; le charbon; un martien constipé

NOUS VOULONS VOUS LIRE!!
La Rotonde est heureuse d’accueillir les analyses et commentaires de ses lecteurs et lectrices. La Rotonde ne s’engage ni à publier les lettres, ni à justi er leur non-publication. Nous nous réservons la possibilité de réduire la longueur des textes retenus. Pour nous faire parvenir vos lettres, veuillez envoyer un courriel à Mathieu Gohier. redaction@larotonde.ca

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le 16 novembre 2009

Éditorial
le 16 novembre 2009 • Vol. LXXVII No. 11 109, rue Osgoode Ottawa (Ontario) K1N 6S1 613 421 4686

Trop tôt pour décider

RÉDACTION Rédacteur en chef Mathieu Gohier redaction@larotonde.ca

S

eamus Wolfe voit son projet d’autoriser la formation de partis politiques sur le campus de l’Université ralenti, mais pas totalement stoppé, par le Conseil d’administration de la FÉUO. Cette décision du Conseil est judicieuse et démontre la maturité d’une partie de ses membres. En effet, il était clairement prématuré pour le CA d’adopter, dès dimanche dernier, un changement constitutionnel aussi important que celui avancé. Un changement qui métamorphoserait la face de la politique étudiante à l’Université d’Ottawa. Un changement qui modifierait en profondeur la façon dont les gens s’impliquent dans la Fédération qui les représente. Premièrement, une minorité de ceux qui siègent autour de la table bénéficie de la légitimité nécessaire pour se prononcer sur une telle

question. Une décision aussi importante et dont les implications seraient lourdes de conséquences doit être prise par l’ensemble des membres de la Fédération. En ce sens, la position de Guillaume Pelegrin, directeur de la faculté de Common Law, semble être la plus valide. Même s’il se positionne en faveur d’une telle modification constitutionnelle, ce dernier reconnaît que le Conseil n’a pas la légitimité nécessaire pour approuver un tel changement, et surtout pas dans un contexte d’empressement. Il devrait donc revenir aux membres, par voix de référendum, de se prononcer sur le bien-fondé d’un tel changement des mœurs politiques. Deuxièmement, le spectre de la contestation des dernières élections ainsi que le dérapage du Conseil d’arbitrage étudiant version 1.0 flotte encore au Conseil d’admi-

nistration. En effet, plusieurs de ses membres ont été impliqués de près dans toute cette histoire. Il est donc préférable que les gens ayant fait l’objet d’allégations de coalition électorale par le passé ne se prononcent pas sur des amendements permettant une telle pratique. De plus, on peut présumer que plusieurs des divers élus autour de la table se représenteront aux prochaines élections générales en février. Il serait donc difficilement explicable qu’un nombre aussi restreint d’étudiants, ayant de surcroît un intérêt marqué en faveur ou en défaveur d’un tel changement, se choisissent des règlements électoraux. On revient à la situation qui s’est produite à de si nombreuses reprises l’an dernier, quand les élus contestés et leurs bénévoles votaient sans gêne aucune afin de moduler leur processus juridique d’appel. Même si tous les directeurs, sans exception, ont été

choisis par les étudiants pour les représenter, il s’agirait d’un conflit d’intérêt trop évident s’ils décidaient d’un pareil amendement à la constitution. D’un point de vue plus technique, il est troublant de constater les contradictions de Seamus Wolfe, président de la Fédération. Comment celui-ci peut-il affirmer que la disposition des motions dans la proposition d’ordre du jour respecte l’ordre chronologique de leur réception, alors que Michelle Lamarche, v-p aux affaires étudiantes, a clairement établi que sa motion avait été envoyée après celles de Guillaume Pelegrin? L’explication d’un Wolfe bafouillant ne convainc pas. Peut-on penser que de reléguer les motions du représentant de Common Law à la fin de l’ordre du jour fasse partie d’une tentative de ralentir le débat et les procédures entourant celles-ci?

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