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Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa

Édition du 16 novembre – Volume LXXVII No 11

ARTS ET CULTURE

Partis
politiques
à la FÉUO
Photo Hugo Glendinning

Danse
Étonnants moines
SPORTS

Photo Jessica Rose

Natation
Les Gee-Gees
Le Conseil administratif dit non couverts d’or
le 16 novembre 2009

Ariane Marcotte
Isabelle Larose
actualites@larotonde.ca Actualités
Pas de partis politiques à la Fédération étudiante
La proposition de Wolfe rejetée pour le moment.
pas en quoi la consultation avant tion étudiante en bâclant certains
l’adoption d’une telle proposition processus lors de la Semaine 101,
était nécessaire : « Il y a 17 motions Auguste se défend en affirmant que
sur la table ce soir. Chaque motion tout a été fait dans les règles.
touche les étudiants et pourtant, Les deux parties en sont revenus
on n’a pas parlé de consultation. à la case départ après que le CA les
Je ne suis pas en désaccord avec a renvoyées devant le Comité d’ar-
une éventuelle consultation, mais bitrage étudiant, la même instance
personne n’a proposé un amende- à laquelle l’AÉSS avait refusé de se
ment aujourd’hui, alors on n’a pas soumettre le 8 octobre dernier. Si
eu la chance d’avoir un tel débat. » David Auguste et l’AÉSS acceptent,
Roxanne Dubois, vice-présidente chacun pourra faire valoir ses argu-
aux finances, abondait en ce sens en ments et présenter les documents à
soutenant que le Conseil a la légiti- l’appui.
mité et l’autorité nécessaires pour
faire des changements constitution- Projet Héros à l’eau
nels sans tâter le pouls de la com-
munauté étudiante au préalable. La proposition de Peter Flynn
d’instaurer un équivalent du Projet
Rapport controversé Héros à la FÉUO a finalement été
défaite par une grande majorité.
En tant que président du comité Rappelons que si cette motion avait
des élections, Wolfe a cosigné un été adoptée, les enfants de militaires
rapport qui se penche sur les pra- canadiens tués au combat auraient
tiques électorales courantes dans été exemptés de cotisation de frais
quatre autres universités canadien- de membre. Parmi les arguments
nes (Alberta, Colombie-Britanni- qui revenaient sans cesse autour de
que, York et Toronto). Le document, la table, les directeurs ne semblaient
qui avait pour but de comparer les pas vouloir créer différents groupes
méthodes de l’Université à celles de de membres individuels (étudiants),
syndicats étudiants similaires, a été certains payant des frais, d’autres
envoyé par courriel aux directeurs non. En outre, plusieurs expri-
dans la nuit précédant la journée maient une réticence à accorder ce
du CA. Plusieurs directeurs ont sé- privilège uniquement aux enfants
vèrement critiqué le court délai de de soldats victimes de conflits, et
réflexion accordé ainsi que le tra- pas aux autres individus qui servent
vail en lui-même. Selon le rapport, le public, les pompiers ou les poli-
trois des syndicats étudiants per- ciers, par exemple.
mettent la collaboration entre can-
didats réunis en partis. Bien que Séance ajournée
l’Université de la Colombie-Britan-
nique n’accepte, pour l’instant, que Bien que la séance du Conseil
le prêt de matériel entre candidats, d’administration ait duré près de
« J’ai entendu de bons arguments et je le syndicat étudiant serait actuelle- huit heures, la session a été ajour-
ment en processus de révision de née avant que les 17 motions à l’or-
crois qu’on pourrait faire un sondage ou un sa politique électorale en raison de dre du jour aient été votées. Deux
problèmes semblables à ceux sur- motions proposées par Pelegrin qui
envoi massif pour consulter les étudiants. » venus lors des élections générales s’annonçaient assez controversées
de la FÉUO l’an dernier. Selon Sea- ont notamment été reportées à la
- Julie Séguin mus Wolfe, « la très grande majo- prochaine réunion. Dans l’éventua-
rité des universités permettent les lité d’une adoption, elles auraient
Photo Mathieu Langlois partis politiques ». L’argument a retiré le droit de l’exécutif à la ta-
Le Conseil administratif de la FÉUO rejette la motion permettant la formation de coalitions électorales. été décrié par certains directeurs, ble des directeurs et les auraient
qui ne voyaient pas en quoi cela contraints à s’inscrire à au moins
Isabelle Larose versité et du vote monolithique ont L’enjeu est trop grand. On aurait rendait légitime la création de par- un cours par session. Visiblement
et Philippe Teisceira-Lessard peu à peu été remplacés par celui de dû tenir des séances pour consul- tis politiques à Ottawa, en plus de contrarié, Pelegrin a questionné le
l’absence de consultation auprès de ter les étudiants et connaître leurs remettre en question les universi- président de la FÉUO quant aux

L
a motion proposée par Seamus la communauté étudiante pour jus- opinions. Le temps ne presse pas, il tés choisies dans le rapport. critères qui déterminaient l’ordre
Wolfe qui permettrait aux can- tifier le rejet la motion. Certains di- faut réfléchir, peut-être même faire dans lequel les motions étaient
didats électoraux de faire cam- recteurs ont même invoqué la perti- un référendum plutôt que de pren- Contestation à huis clos initialement placées dans la propo-
pagne en équipe a finalement été nence de tenir un référendum avant dre une décision expéditive.» Julie sition d’ordre du jour. Wolfe s’est
rejetée lors de la séance du Conseil de trancher la question. Séguin, vice-présidente aux com- Les directeurs ont pris la déci- défendu en disant que l’ordre des
administratif de la Fédération étu- Le directeur (Common Law) munications de la FÉUO, qui s’était sion de se consulter à huis clos sur propositions respectait celui dans
diante du 15 novembre dernier. Guillaume Pelegrin ne se sentait pas ouvertement exprimée en faveur des le cas de David Auguste, un mem- lequel il les avait reçues par cour-
Bien que plusieurs directeurs à l’aise d’appuyer une telle propo- partis politiques en début de séance, bre de l’exécutif de l’Association des riel, argument qui a été partielle-
aient semblé en accord avec la pro- sition : « Je suis en accord avec les s’est finalement abstenue lors du étudiants en Sciences de la santé ment démenti par une intervention
position en début de débat, les dis- partis politiques parce que ça crée vote : « J’ai entendu de bons argu- (AÉSS) récemment destitué de son de sa vice-présidente aux affaires
cussions ont finalement pris une une plus grande clarté face à l’élec- ments et je crois qu’on pourrait faire poste de vice-président aux activités étudiantes, Michelle Lamarche, qui
tangente différente et fait changer torat, mais je ne crois pas que ce soit un sondage ou un envoi massif pour sociales francophones. Alors que ses aurait vu sa motion être placée au-
la position de certains membres le CA qui doive, aujourd’hui, déci- consulter les étudiants. » Auteur de anciens collègues plaident qu’il a dessus de celles de Pelegrin malgré
du Conseil. Les arguments de la di- der s’il faut les permettre ou non. la motion, Seamus Wolfe ne voyait mis en péril la sécurité de l’associa- un dépôt plus tardif.

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le 16 novembre 2009 Actualités
CONSULTATION PUBLIQUE DU RÉFO

Le français souvent malmené


Isabelle Larose Cette dernière insiste sur le fait
que le PALP devrait se distancer des
Problèmes d’accès aux cours en politiques linguistiques implantées
français, manque de valorisation dans les écoles secondaires : « Nous
de la communauté francophone sommes rendus des adultes et nous
et absence de bilinguisme dans la pouvons nous gérer nous-mêmes.
vie étudiante sont quelques-uns On devrait pouvoir s’occuper des
des constats qui ont été faits par fonds reliés au PALP et avoir des
les Franco-ontariens lors de la employés payés par le Ministère. Le
consultation publique organisée le programme devrait être fait par et
4 novembre dernier par le Regrou- pour les étudiants. »
pement étudiant franco-ontarien
(RÉFO) de l’Université d’Ottawa. Promesses non tenues
Près de 40 personnes se sont
déplacées au Café Alternatif pour Regroupés en table ronde, les
discuter de l’état de l’éducation étudiants présents lors de la consul-
universitaire de langue françai- tation publique ont mentionné qu’il
se à l’Université d’Ottawa. Cette existait plusieurs lacunes dans les
consultation publique avait pour programmes d’études postsecon-
but de prendre le pouls des étu- daires francophones. Selon eux, les
Photo Mathieu Langlois
diants afin de formuler des re- cours offerts en français sont de
Les étudiants francophones et francophiles étaient invités à une consultation publique le 4 novembre dernier.
commandations au gouvernement moins bonne qualité, en plus d’être
provincial, à quelques mois de moins accessibles. « Il faudrait que du Canada pour augmenter le recru- d’activités et de lieux d’échange. tout simplement pas. » Même son
l’entrée en vigueur de la Politique l’Université soit capable de tenir ses tement et la rétention des étudiants « Souvent, les personnes bilin- de cloche du côté des activités de
d’aménagement linguistique au promesses. On nous dit qu’on peut francophones. Le regroupement gues sont francophones, mais le la Semaine 101, où il est difficile
postsecondaire (PALP). En 2010, faire toutes nos études en français, soutient que si les établissements bilinguisme n’est pas synonyme de d’assumer parfaitement sa langue
le gouvernement ontarien étendra mais rendu en deuxième année, on ont une bonne réputation à l’échelle francophonie. Les francophones maternelle, car elle est souvent
sa politique en matière d’éducation est souvent obligé de prendre des internationale pour la qualité de sont vus comme un groupe d’in- mise de côté dans les activités où
en langue française aux institutions cours en anglais, sinon on se retrou- leurs programmes d’études en fran- térêt et non comme un peuple ou les documents remis.
postsecondaires francophones et ve en retard d’un an parce que le çais, le nombre d’étudiants parlant groupe ethnique. Dépendamment Le pont entre la vie étudiante et
bilingues de la province. Actuelle- cours n’est pas offert en français », la langue de Molière sera plus élevé. de la situation, on nous traite ou la vie communautaire est égale-
ment, seules les écoles primaires et explique Maggiore. Bref, les étu- Conséquemment, plus d’individus non en tant que francophones, ment difficile à franchir pour les
secondaires offrant une éducation diants soutiennent que l’Université poursuivront leurs études en fran- alors que le français demeure Franco-ontariens, car peu d’ac-
en français sont touchées par la est bonne pour recruter les gens, çais et l’offre faite aux étudiants toujours notre langue », explique tivités leur sont exclusivement
politique d’aménagement linguisti- mais qu’après la première année, francophones se devra d’être plus Véronique Maggiore. Elle cite en dédiées. « Souvent, les activités
que. Avec un siège à la table minis- les avantages qu’elle avait fait mi- diversifiée. exemple la Semaine des clubs, qui communautaires francophones à
térielle, le RÉFO compte bien faire roiter disparaissent et la commu- se déroule entièrement en anglais. Ottawa sont des activités familia-
part des demandes des étudiants nauté francophone devient presque Socialiser en anglais « Si tu es francophone et que tu les. Au lieu d’aller à un pique-ni-
au gouvernement. « On veut avoir invisible. t’impliques dans un club, tu de- que en français, les francophones
notre mot à dire sur notre futur po- Selon le RÉFO, les institutions En ce qui concerne la vie étu- viens souvent un jeton qui fait tout vont souvent décider d’aller dans
litique », explique Véronique Mag- postsecondaires ontariennes gagne- diante sur le campus, plusieurs le travail de traduction. Des fois, une soirée dans un bar anglopho-
giore, coprésidente du RÉFO. raient à être connues à l’extérieur étudiants ont déploré le manque les francophones ne s’affichent ne, par exemple. »

COLLECTE DE FONDS

L’exécutif de la faculté de Génie pris en otage


Les organisateurs de la campagne Centraide qui ont mis en place plusieurs collectes cet autotmne ont trouvé une fois de plus une
façon originale de se faire remarquer. Centraide organise la collecte dans le but d’aider les étudiants qui ont recours aux services de
la Banque alimentaire via le fonds d’aide étudiant.
Ariane Marcotte « Cet automne, notre objectif est en une heure, ce matin, je m’engage
d’avoir 17 900 $. Les activités vont personnellement à faire une contri-
En effet, les étudiants qui étaient de se poursuivre jusqu’à la fin novem- bution! » lance Claude Laguë, doyen
passage au pavillon de l’École d’in- bre. Les gens sont généreux et les et professeur à la faculté de Génie,
génierie et de technologies de l’in- étudiants doivent comprendre que depuis l’intérieur de son périmètre
formation vendredi matin le 13 no- c’est pour eux qu’on fait ça », sou- démarqué par le classique ruban
vembre ont pu apercevoir le comité ligne Alain Le Hénaff, coordonna- jaune « attention danger ».
exécutif de la faculté de Génie litté- teur de l’équipe de Centraide de la Des ventes de produits de boulan-
ralement pris en otage par les mem- faculté de Génie. gerie, des collectes publiques et des
bres de Centraide dans une mise en Environ huit bénévoles de Cen- mises en scène comme cette prise
scène les confinant à l’intérieur d’un traide étaient sur place pour collecter d’otage ont lieu depuis septembre
périmètre de sécurité surveillé par l’argent, la plupart d’entre eux fai- sur le campus de l’Université et les
deux agents du Service de protec- sant partie du personnel de soutien activités se poursuivront jusqu’à la
tion de l’Université d’Ottawa. de la Faculté. L’argent tombe littéra- fin novembre.
« La rançon est de 500 $, on les lement du ciel alors que certains lan- Pour ceux et celles qui seraient in-
ne relâchera pas avant qu’on ait cent des billets de 5 $ et des pièces quiets du sort réservé à l’exécutif de
amassé l’argent! » s’exclame l’un de monnaie du haut des étages supé- la faculté de Génie : Alain Le Hénaff,
des collecteurs de Centraide dans rieurs, qui donnent directement sur coordonnateur de la collecte de fonds,
la cafétéria pour capter l’attention la scène de la prise d’otage. a envoyé un courriel à La Rotonde en
des étudiants. L’an dernier, Cen- « 75 % de l’exécutif est pris en fin de journée confirmant que l’équipe
traide a pu, grâce à différentes ac- otage ce matin et ça nous fait plaisir a réussi à obtenir les 500 $ convoités
tivités, amasser environ 17 000 $, d’être là pour une bonne cause. Si les en moins d’une heure.
Photos Mathieu Langlois argent qui va directement aux étu- gars et les filles de Centraide réus- Monsieur Laguë, chose promise
Une nouvelle méthode de collecte de fonds qui rapporte pour Centraide. diants dans le besoin. sissent à amasser la rançon de 500 $ chose due : sortez votre chéquier!

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Actualités le 16 novembre 2009

ACTUALITÉS

Des écoliers ottaviens promoteurs de la biodiversité


Sur invitation de l’Université d’Ottawa, des élèves de l’Académie Saint-Laurent ont présenté, ce lundi, leur projet sur la biodiversité du
marais Macoun. L’Agora du Centre universitaire a ainsi pris des allures d’école primaire l’espace de cette courte présentation orchestrée
par Michael Léveillé, enseignant et responsable du club de la biodiversité de l’Académie Saint-Laurent.
La biodiversité a une valeur uti- des groupes des quatre coins du
litaire pour notre vie quotidienne : monde », raconte l’enseignant.
alimentation, médicaments, éner- Ainsi, les élèves ottaviens corres-
gie, textile, etc. La liste est longue pondent entre autres avec l’Al-
et les élèves de Léveillé le savent. Ils banie, la Bolivie, le Cameroun et
ont parfaitement compris l’équili- les États-Unis. En juillet dernier,
bre subtil sur lequel repose tout le l’ensemble des groupes s’est réuni
monde vivant. « C’est important de à Ottawa à l’occasion du deuxième
protéger la biodiversité parce qu’el- Symposium international de la
le peut nous aider. Elle peut aider jeunesse pour la biodiversité. L’ap-
les humains. Par exemple, le ma- pauvrissement de la biodiversité se
rais prend des gaz qui sont mauvais confirme partout dans le monde,
pour l’environnement et rejette des c’est pourquoi « cette coopération
gaz qui sont meilleurs », explique est une formidable initiative », se
Eric. Outre l’utilité de la biodiversi- félicite Michael Léveillé.
té, il fait mention de sa beauté : « On « Nous travaillons avec les Na-
trouve des créatures tellement bel- tions unies », ajoute Jessica Walsh-
les », insiste-t-il avant de conclure, Moreau, directrice du Youth Board,

« C’est juste un petit marais, et pourtant, il


y a plein d’êtres vivants! C’est incroyable! »
-Eric, 12 ans
tracassé, qu’« on devrait conserver partenaire privilégié de l’Académie
tout ça ». Saint-Laurent pour le projet du ma-
Si la crise de la biodiversité est rais Macoun. « Le programme envi-
Photo courtoisie de Jessica Walsh-Moreau moins connue que celle du climat, ronnemental des Nations unies fait
Même les plus jeunes sont de plus en plus conscients des enjeux écologiques.
les dégâts n’en sont pas moins gra- de notre projet un modèle interna-
Léo Chapuis tous un journal sur le marais et « On travaille à la conservation ves, ni davantage réversibles. « Nous tional et on travaille aujourd’hui sur
on présente notre travail. C’est des espèces » ne pouvons pas survivre sans la le Youth Accord, qui sera présenté
Le projet du marais Macoun (du un projet pour protéger la biodi- biodiversité », affirme Michael Lé- au Japon l’année prochaine à l’oc-
nom du naturaliste canadien John versité. On essaie de trouver des « C’est juste un petit marais, veillé. casion du Sommet de la biodiversité
Macoun) a vu le jour en 2003 grâce solutions et de donner des bon- et pourtant, il y a plein d’êtres vi- de Nagoya. » Dans ce document, les
à Michael Léveillé. Il s’agit d’une nes idées au gouvernement pour vants! C’est incroyable! » raconte Un projet international élèves de l’Académie proposeront
initiative de recherche et d’éduca- protéger notre environnement », Eric, les yeux écarquillés, à un des suggestions aux grands de ce
tion à multiples facettes portant poursuit-il avec enthousiasme. parent d’élève. « Le marais était « Au niveau du Canada, ce pro- monde pour préserver la richesse
sur l’étude et la conservation des À l’Agora, les écoliers ont pré- beaucoup plus grand avant, mais, jet est assez exceptionnel. Il y a peu du monde vivant.
terres humides. Ce projet éducatif senté fièrement leurs travaux à cause des routes et des construc- d’initiatives semblables dans les Cette aventure aura sans contes-
de sensibilisation à la biodiversité a de recherche, fruit de plusieurs tions, sa taille a été beaucoup ré- écoles canadiennes, mais les cho- te fait naître des vocations : « Moi,
pour objectif de faire voir la nature séances d’observation et d’ana- duite », explique t-il. ses changent! En voyant ce qu’on ça me donne envie de faire un mé-
aux élèves d’un œil nouveau. lyse. Les visiteurs étaient invités Au fil des expéditions, les élèves est en train de faire, certains éta- tier lié à la nature, témoigne Eric.
« C’est un projet de l’école. En à feuilleter les classeurs des élè- découvrent la richesse de la biodi- blissements commencent à nous J’aime foncer à travers la nature,
fait, on travaille dans un marais ves, qui se faisaient une joie de versité du marais Macoun, qui dé- imiter. Ce type de projet devient découvrir de belles choses, fouiller
pour examiner la biodiversité », répondre aux questions. La pré- voile un à un ses trésors : salaman- un peu plus commun », assure Mi- sous les roches. La nature est telle-
explique Eric, 12 ans, un des sentation a ainsi donné lieu à des dres, plantes et autres insectes. « On chael Léveillé. ment belle, il faut vraiment la pro-
élèves de Léveillé. Le marais en rencontres improbables entre les travaille à la conservation des 1200 La vraie différence du projet du téger », conclut-il, convaincu. Ne
question se trouve au cimetière étudiants de l’Université et les espèces qu’on a recensées », raconte marais Macoun, « c’est son aspect dit-on pas que la vérité sort de la
Beechwood, à Ottawa. « On fait élèves du primaire. Eric, photos à l’appui. international. On collabore avec bouche des enfants?

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le 16 novembre 2009 Actualités
JOUR DU SOUVENIR

Éclosion du coquelicot à Tabaret


Le mardi 11 novembre dernier, le Commonwealth célébrait pour la 70e fois son annuel
jour du Souvenir. L’administration de l’Université d’Ottawa avait elle aussi organisé une
cérémonie en l’honneur des hommes et des femmes qui ont perdu la vie au cours des
combats qui ont marqué le siècle dernier.
Ariane Marcotte mier ministre Stephen Harper et le En tout, on a passé près de 30
général et sénateur Roméo Dallaire, heures à chercher et à vérifier les
Deux minutes de silence ont été ob- pour ne nommer que ceux-là. noms des anciens qui sont morts à
servées par tradition à 11 h, puisque la guerre », explique Millar.
l’armistice de la Première Guerre Projet étudiant
mondiale a été signé en 1918, le 11e Les femmes et le jour du Sou-
jour du 11e mois à 11 h précises. Anne M.E. Millar, une étudian- venir
Bien sûr, le port du coquelicot, te, s’est toutefois impliquée per-
symbole officiel du souvenir des sonnellement dans le projet. À la « Malgré l’attention que portent
soldats décédés au combat, était suite de ses démarches, une plaque les historiens à cet événement an-
de mise. commémorative à la mémoire des nuel, on peut remarquer que les cé-
Pour souligner le jour du Souve- anciens de l’Université d’Ottawa rémonies entourant le jour du Sou-
nir, le Sénat de l’Université avait qui ont participé à l’une des guerre venir ont tendance à ne souligner
voté en faveur d’une trêve de cours du 20e siècle a été inaugurée dans que la mort des soldats. C’est dom-
pour la matinée. On espérait ainsi le pavillon Tabaret. « Après avoir mage, car c’est un peu de diminuer
attirer plus d’étudiants à la cérémo- fait quelques recherches prélimi- le rôle des autres groupes qui ont « Malgré l’attention que
nie, compte tenu que les examens naires sur le rôle de l’Université sacrifié des vies lors des conflits;
prévus par les professeurs ont été pendant la Première Guerre mon- cela inclut les femmes. Par contre, portent les historiens à
déplacés à une date ultérieure. L’in- diale, j’ai constaté que, contraire- il existe quelques cérémonies en
tention était bonne, mais n’a pas eu ment à plusieurs autres universi- dehors du 11 novembre pour souli- cet événement annuel,
grand effet.
En effet, peu d’étudiants se sont
tés canadiennes, aucune plaque ou
monument ne faisait mention des
gner l’histoire des infirmières et de
leur contribution lors des guerres.
on peut remarquer que
déplacés pour assister à la cérémo- anciens de l’Université, étudiants, Je crois que malgré l’engouement les cérémonies entourant
nie, où l’on voyait plutôt des mem- professeurs, personnel de soutien, des historiens pour les conflits
bres de l’administration, des vété- qui avaient participé à l’effort de mondiaux depuis les 30 dernières le jour du Souvenir ont
rans et des porte-paroles. Le recteur guerre. Alors j’ai entamé des re- années, il devrait y avoir davantage
Allan Rock était lui-même absent. cherches plus approfondies pour d’écrits au sujet des femmes et de tendance à ne souligner
Il faut préciser qu’au même mo-
ment, à moins d’un kilomètre de
retrouver les noms de ceux qui se
sont enrôlés et qui ont perdu la vie
leur contribution à la Première et
à la Deuxième Guerre mondiale.
que la mort des soldats. »
l’Université, au cénotaphe près du lors des deux guerres mondiales. En ce moment, je suis person- - Anne M.E. Millar
Parlement, on célébrait aussi le jour L’administration Rock a supporté nellement en train d’entamer des
du Souvenir, mais en compagnie de le projet. Deux étudiants du pre- recherches sur l’impact que les Photos Mathieu Langlois
gens bien connus tels que le prince mier cycle m’ont aidée dans le pro- guerres ont eu sur l’éduction des Étudiants, professeurs, membres de l’administration et vétérans ont par-
Charles, sa femme Camilla, le pre- jet : Jerrie Shaw et Teela O’Neill. femmes », conclut Miller. ticipé à la cérémonie.

SERVICES AUX ÉTUDIANTS DIPLÔMÉS


Nouvelle option en traduction littéraire à l’U d’O
Hélène Boulay poraine et littérature classique. au Canada français et ont à leur actif « Il faut lire beaucoup et toujours lorsqu’il s’agit d’histoires se dé-
Les Presses de l’Université d’Ot- une cinquantaine d’ouvrages traduits persister. Il n’y a pas de recette mi- roulant dans un univers canadien.
L’Université d’Ottawa offre main- tawa considéreront, non seulement de l’anglais vers le français. racle pour devenir traducteur », ex- Saint-Martin et Gagné soulignent
tenant une nouvelle option en tra- les différents projets des étudiants, Parmi les nombreux prix qu’ils plique Paul Gagné, qui admet tout l’importance d’avoir une version
duction littéraire aux étudiants de mais aussi des projets venus de l’ex- ont reçus, il y a les Prix littéraires du de même que les programmes uni- française canadienne de ces œuvres
la maîtrise en traductologie. Pour térieur, pour leur nouvelle série. Se- Gouverneur général (2000 et 2007), versitaires en traduction sont sans afin de satisfaire la clientèle d’ici.
les étudiants, cette nouvelle option lon les professeurs du programme le prix de traduction de la Quebec doute une excellente façon d’ap- Bref, les étudiants de l’Université
signifie qu’ils auront désormais le de traduction, il s’agit tout de même Writers’ Federation (2004, 2006 et prendre les ficelles et de s’initier aux d’Ottawa qui veulent devenir traduc-
choix entre réaliser une thèse tra- d’une occasion en or pour les étu- 2008), le prix John-Glassco (1993) rudiments de la traduction. teurs littéraires doivent aimer le tra-
ditionnelle sur les différents défis et diants d’être publiés, ce qui peut et plusieurs autres. Ils ont traduit Lori Saint-Martin et Paul Gagné vail acharné. Les invités ont spécifié
enjeux dans le monde de la traduc- être difficile quand on débute. des ouvrages de plusieurs auteurs ont aussi mentionné les nombreux qu’un premier manuscrit peut pren-
tion et réaliser eux-mêmes une tra- Les Presses de l’Université d’Ot- connus tels que Daphne Marlatt, Carol défis que pose la réalisation d’une dre du temps et n’est pas toujours lu
duction littéraire en guise de thèse. tawa sont la plus ancienne maison
La nouvelle option accueillera ses d’édition universitaire francophone
premiers étudiants en janvier. Tou-
tefois, les étudiants qui sont inscrits
du Canada et le seul éditeur uni-
versitaire bilingue en Amérique du « Il faut lire beaucoup et toujours persister. Il n’y a pas de recette
au programme de M.A. en traduc- Nord. Elles publient chaque année
tologie depuis septembre dernier
pourront adhérer à cette option de
entre 30 et 40 livres portant sur di-
vers sujets.
miracle pour devenir traducteur.»
- Paul Gagné
manière rétroactive. Shields, Ann-Marie MacDonald, Mar-
Un nouveau partenariat entre Des invités de marque garet Atwood, Gil Adamson, Miriam
l’École de traduction et d’interpré- pour souligner l’événement Toews, Neil Bissoondath et Naomi traduction pouvant accommoder
tation et les Presses de l’Université Klein. Ils ont aussi travaillé pour di- à la fois le Canada français et la
d’Ottawa pourrait même mener à la Afin de souligner cette nouvelle en- verses maisons d’édition qui publient France. Plusieurs mots et expres- cratif. C’est d’ailleurs la raison pour
publication de certains manuscrits tente, l’École de traduction et d’inter- des livres au Canada et en France. sions sont différents. Par exemple, laquelle la passion est essentielle
produits par des étudiants. En effet, prétation a invité les traducteurs Lori Le duo a par la suite expliqué aux en France, « chandail » se dit « pull quand on veut exercer ce métier.
la maison d’édition a accepté de pu- Saint-Martin et Paul Gagné à adres- étudiants les nombreux défis que », « bleuet » se dit « myrtille », etc. « C’est par amour de la littérature
blier une nouvelle série composée ser la parole aux étudiants afin de comporte le métier de traducteur. Ces exemples illustrent, non qu’on le fait et parce qu’on aime écri-
d’œuvres littéraires traduites. Cette leur donner un avant-goût du métier Percer peut être difficile pour les seulement les défis que comporte re. C’est certain qu’on travaille beau-
série comprendra trois catégories : de traducteur littéraire. Lori Saint- nouveaux arrivants dans le domaine le métier de traducteur, mais aussi coup, mais je pense que quand on
littérature canadienne contempo- Martin et Paul Gagné sont des traduc- et, à ce sujet, ils insistent : la persé- l’importance de faire traduire les aime son travail, on ne compte pas les
raine, littérature mondiale contem- teurs littéraires parmi les plus réputés vérance est la clé de la réussite. livres au Canada, particulièrement heures », affirme Lori Saint-Martin.

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Actualités le 16 novembre 2009

CONFÉRENCE

Le dilemme africain selon Robert Fowler sonnel du premier ministre ca-


nadien en Afrique, son expertise
et enrichissant pour les étudiants,
la portée de ses paroles ayant un
sur le sujet est incomparable. En grand impact », explique Micheline
2008, il fut envoyé au Niger par Laflamme, agente de communica-
le secrétaire général de l’ONU Ban tion à la faculté de Droit.
Ki-moon pour chercher des solu-
tions au conflit qui sévissait dans Réponse des étudiants
la région d’Agadez. C’est lors de
ce voyage que Fowler disparut, Tel que mentionné par La-
vu pour la dernière fois près de flamme, la conférence avait ef-
Niamey, la capitale, et fut tenu en fectivement suscité l’intérêt des
otage pendant plus de 130 jours. étudiants. « La salle était à son
Il ne fut libérer qu’en avril dernier comble avec plus de 90 personnes,

« La salle était à son comble avec plus de 90 personnes,


une bonne partie ayant des origines africaines ou ayant
déjà été en Afrique. »
- Micheline Laflamme
et se tient occupé depuis. En effet, une bonne partie ayant des origi-
ayant conseillé les gouvernements nes africaines ou ayant déjà été
Trudeau, Mulroney et Chrétien en Afrique », précise celle-ci. La
en matière de politique étrangère, grande majorité des participants
l’ancien ambassadeur a pu donner provenait du programme de Droit,
des conférences sur ce thème. bien que l’événement ait été an-
Cette mésaventure des plus rebu- noncé sur tout le campus depuis
tantes durant son séjour au Niger belle lurette. « En fait, il y avait
donne une tout autre dimension à des gens d’un peu partout, dont
ses propos plus qu’intéressants au des professionnels en affaires in-
Photo Mathieu Langlois
Le diplomate a captivé les étudiants présents lors de la conférence. sujet de l’Afrique. Ses 36 ans dans ternationales et publiques », ajou-
la fonction publique l’ont amené à te Laflamme.
Catherine Dib prononé un discours intitulé “The qui était cher à Fowler et qui lui te- occuper des postes variés de par le Il y a eu une vive interaction
African Dilemma – The Challenges nait à cœur était évidemment les di- monde, notamment sherpa pour le entre le conférencier et les parti-
Le 10 novembre dernier, dans le ca- of Keeping the Faith.” Les confé- lemmes auxquels l’Afrique fait face. Sommet de Kananaskis, où il pré- cipants, Fowler posant lui-même
dre de ses conférences midi, la facul- renciers choisis ayant accepté l’in- sida la création du Plan d’action des questions à ses auditeurs. Pa-
té de Droit a eu le plaisir d’accueillir vitation l’été dernier, ce diplomate Prestigieuse carrière pour l’Afrique. « Compte tenu de rions que ce dernier pourrait être
Robert Fowler, ancien ambassadeur éminent a pu décider lui-même du son expérience, je n’avais aucun réinvité à donner des conférences
du Canada aux Nations unies, qui a thème de sa conférence. Un thème Ayant été le représentant per- doute que c’était très intéressant à l’Université d’Ottawa.

ERRATUM

Les citations de Jason Benovoy dans


l’article « Apprendre sur le terrain »,
publié dans l’édition du 26 octobre
dernier, ne reflétaient pas l’opinion de
M. Benovoy ni de l’organisme Shared
World/Un monde à partager. La Rotonde
comprend les implications qu’une telle
erreur peut avoir pour un organisme et
tient à s’excuser pour tout malentendu
ayant pu être causé par ces citations
erronées.

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le 16 novembre 2009 Actualités
Point d’ordre Revue de presse universitaire
Ariane Marcotte, Chef de pupitre Actualités Philippe Teisceira-Lessard

G.I. Jane contre G.I. Joe


sion, afin qu’ils puissent trouver Jé-
sus et se détourner de la tentation »,
alors que l’objectif initial était une
rencontre de socialisation entre les
deux groupes. Selon Archie Kenyon,
coordonnateur du groupe religieux,
2009 est une année de chiffres bien ronds pour l’histoire militaire. En effet, on le choix de mots regrettable est l’er-
reur du responsable des courriels
soulignait, le mercredi 11 novembre dernier, le 95 e anniversaire du début de la pour l’organisation. Ne sachant pas
en quoi l’activité consistait, il aurait
Première Guerre mondiale, le 70 e du début de la Seconde et la 90 e fois que le pris la liberté d’écrire ce qu’il en pen-
sait dans son envoi massif.
Commonwealth souligne le jour du Souvenir. La communauté LGBT n’a pas
tardé à réagir par la voix des orga-
la guerre. » L’an dernier, à pareille l’émancipation de la condition fémi- nisations présentes sur le campus.
date, j’assistais aux cérémonies de nine en occident. Des Albertaines n’ont plus « Ma réflexion initiale a été : je n’ai
la base militaire de Bagotville, au Voilà la version connue de l’histoi- besoin de l’équité salariale pas besoin d’être “libérée de cette
Saguenay, en tant que journaliste re des femmes et de la guerre. Pour- oppression.” En fait, j’aime bien fai-
radio. Dans l’espace réservé aux mé- tant, en réalité, les femmes, quoique Un sondage mené auprès des re partie de cette communauté », a
dias, je me souviens avoir échangé peu nombreuses sur les champs de étudiants diplômés de la faculté de commenté Catherine Tsouvaltsidis,
un regard avec mon collègue après bataille, ont bel et bien joué un rôle gestion de l’Université de l’Alberta a coordonnatrice externe pour TBL-
qu’un journaliste d’un réseau de sur le terrain. Si, au Canada, on les révélé que, pour la première fois, les GAY, un groupe LGBT de l’Univer-
télévision a murmuré à son camé- retrouvait surtout comme infirmiè- bachelières de ce domaine gagnaient sité York.
raman : « Pourquoi ils mentionnent res, en Finlande, en revanche, cer- plus que leurs homologues mascu-
toujours les femmes? Ça m’écoeure, taines d’entre elles étaient pilotes et lins. En effet, ce coup de sonde est Les Olympiques en Nouvelle-
ces histoires de féministes-là. On tireuses d’élite. mené depuis plusieurs années par la Écosse
s’entend-ty qu’y a pas une femme Mais par-dessus tout, c’est dans faculté elle-même afin de connaître
qui a mis un pied sur un champ de la résistance antinazie que de nom- le profil de ses plus récents diplô- Un groupe alternatif qui tenait
bataille! » breuses femmes ont évolué dans més. Alors que les femmes ont tou- des rencontres d’information sur
l’ombre. Agentes de liaison, pas- jours eu un déficit salarial variant les conséquences sociales des Jeux
Les oreilles m’en bourdonnent seuses, agentes de renseignements, de léger à important, elles gagnent olympiques de Vancouver a été sur-
encore… fausses identités pour infiltrer les maintenant 43 077 $ contre 41 214 $ pris d’apprendre qu’il faisait l’objet
Bases militaires, musées, institu- Et pour cause, car nombreux sont forts de la France nazie… ce n’est pour les hommes, un an après leur d’une enquête de la Gendarmerie
tions gouvernementales ainsi que ceux et celles qui pensent peut-être pas tiré d’un film de fiction signé sortie du premier cycle, selon Dale royale du Canada (GRC). Rachelle
l’Université d’Ottawa n’ont pas secrètement la même chose. S’il est Steven Spielberg, c’est bel et bien McNeely, directeur des services de Enxuga et Jesse Campbell, résidants
échappé à la vague de coquelicots vrai que le terme « champ de bataille arrivé. N’allons pas imaginer non carrière de l’Université. « Il faut d’Antigonish, ont en effet organisé
qui a submergé le pays comme à » peut en faire sourciller plus d’un, plus que la Gestapo était plus ten- observer cela à long terme. Y a-t-il des séances d’information dans leur
chaque année pour commémorer l’histoire des femmes pendant la dre avec elles. un rééquilibrage en cours dans le petite communauté à leur retour
ceux qui sont morts dans les conflits Seconde Guerre mondiale et de leur Alors à tous ceux et celles qui domaine? C’est certainement ce que de Vancouver. Après avoir installé
auxquels le Canada a pris part. rôle économique et sociétal est bien seraient tentés de minimiser le nous souhaitons », a-t-il affirmé. Le des affiches faisant la promotion
Dans le communiqué diffusé par connue de tous et même enseignée rôle des femmes dans les deux sondage est basé sur un échantillon de leur événement, le bureau local
l’Université, on pouvait lire en tou- dans les écoles. Une fois les hommes plus grands conflits mondiaux qu’a de 325 répondants, soit un peu plus de la GRC les a rejoints pour leur
tes lettres : « Mercredi sera souli- partis à la guerre, ces femmes ont connu le dernier siècle… Je vous de 50 % du nombre total de diplô- poser des questions quant à l’orga-
gné le courage des hommes et des comblé les postes d’ouvriers dans invite à rouvrir vos cahiers et à re- més de cette faculté l’an dernier. nisation de ces réunions et à leur
femmes qui ont combattu pendant les usines et on a dès lors assisté à faire vos devoirs d’histoire. volonté de manifester au passage de
Guerre de mots à York la flamme olympique. En plus de ces
questions, le chef de police local leur
Le vocabulaire utilisé dans un cour- aurait présenté des faits (le nombre
riel envoyé par Campus for Christ à de participants à leurs rencontres)
tous ses supporteurs de l’Université qui portaient à croire que le groupe
York a allumé un vif conflit avec les avait fait l’objet d’une attention par-
groupes de diversité sexuelle sur le ticulière de la part de la GRC. Pour
campus torontois. En effet, le cour- Enxuga et Campbell, les principaux
riel invitait les étudiants chrétiens à problèmes créés par les Jeux sont
« prier avec amour pour les membres la criminalisation de la pauvreté,
de la communauté lesbienne, gay, bi- les violations des droits des com-
sexuelle et transexuelle (LGBT), qui munautés autochtones, ainsi que le
cherchent à se délivrer de l’oppres- déplacement de sans-abris.

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Arts et Culture
le 16 novembre 2009

culture@larotonde.ca

CNA

Sutra, un spectacle de danse spirituelle


Les moines bouddhistes laissent leur marque à Ottawa.
Julie-Anne Lapointe Au cours du spectacle, ces boî- tion de leurs mouvements.

U
tes joueront un rôle primordial en Le spectateur ne doit pas sous-
ne chorégraphie hors de étant constamment déplacées et estimer le talent des 17 danseurs
l’ordinaire, aux tons spiri- manipulées par les danseurs. Le de Sutra. N’ayant pourtant pas
tuels accentués par la force grand rectangle au centre se trans- une grande expérience de la danse
de l’être, a été présentée au forme ainsi en 21 cercueils, en professionnelle, les moines ont une
Centre national des Arts les mercre- une étagère, en un dortoir, et plus présence sur scène et une rigueur
di 11 et jeudi 12 novembre derniers. encore. Les danseurs entrent et dans l’exécution de leurs mouve-
Le spectacle de danse Sutra, du cé- sortent des boîtes, les escaladent, ments qui font d’eux d’excellents
lèbre chorégraphe Sidi Larbi Cher- les utilisent pour jouer aux domi- danseurs, et ce même aux côtés de
kaoui, a attiré une foule de specta- nos. Loin d’avoir imaginé un décor Larbi lui-même.
teurs assez nombreuse pour remplir terne et statique, l’artiste Antony Le clou du spectacle est la pré-
la salle Southam lors de la première Gormley a développé avec l’utili- sence d’un garçon d’au plus une
représentation. sation de ces boîtes un environne- douzaine d’années. La justesse de
Inspiré par le quotidien de moi- ment scénique dynamique. ses mouvements et l’énergie avec la-
nes bouddhistes du temple Shaolin, Composée par le Polonais Szy- quelle il se déplace malgré son jeune
situé dans la province chinoise du mon Brzóska, la musique contem- âge lui valent la sympathie du public
Henan, Sidi Larbi Cherkaoui a ras- poraine jouée sur place s’harmonise dès les premiers instants du specta-
semblé les techniques des arts mar- d’ailleurs avec chacun des mou- cle. On ne peut d’ailleurs résister à
tiaux et du kung-fu en une choré- vements des danseurs. Les airs de sa petite voix lorsqu’il cogne sur les
graphie d’une durée de 60 minutes. violon, de contrebasse, de piano et blocs de bois en appelant « Larbi? »,
Ce sont ainsi 17 moines du temple des percussions sont interprétés par à la recherche du chorégraphe.
Shaolin qui figurent à titre de dan- quatre musiciens, séparés des dan- La complicité qui se crée entre
seurs dans Sutra, en plus du choré- seurs par un voile gris semi-transpa- le garçonnet et Larbi Cherkaoui
graphe lui-même. rent. L’interprétation des danseurs est d’ailleurs bien ressentie par
Le décor est inspiré de matériaux et celle des musiciens se complètent le public. Parmi la masse d’hom-
des plus simples et n’a, au premier du début à la fin du spectacle. Les mes vêtus de la même façon, une
coup d’œil, rien de très impression- mouvements s’accélèrent au rythme amitié se noue entre ces deux dan-
nant. La scène est vaste et profonde, des percussions et l’intensité de la seurs malgré les années qui les
surplombée de hauts murs gris pour chorégraphie s’accentue quand la séparent. Cette amitié ajoute aux
délimiter ses frontières : un sur cha- mélodie du violon fait dans le re- chorégraphies un côté enfantin,
cun des côtés et un à l’arrière. Le gistre aigu. De façon plutôt inhabi- énergique et insoucieux.
centre est occupé par un long bloc de tuelle, les danseurs sont en quelque En plus de sortir du cliché et de
bois immobile. Le spectateur ne se sorte eux aussi musiciens, dans cet- l’ordinaire, Sutra est une chorégra-
doute alors pas que ce vaste rectan- te chorégraphie. Ils participent à la phie puissante, ouverte sur le monde.
Photo Hugo Glendinning gle qui occupe une grande partie de création de l’ambiance sonore avec L’ambiance dans la salle est palpable.
L’ambiance dans la salle était palpable. On en sort ébloui, même purifié. la scène est en fait 21 boîtes de bois. les cris qui accompagnent l’exécu- On en sort ébloui, même purifié.

CRITIQUE D’ALBUM

Tête-à-tête avec Kevin Parent


Le Gaspésien en toute intimité. une belle sagesse qui l’a fait gran-
dir dans ses réflexions. Loin de
« l’homme de caverne borné ou
peu, plus de maturité. Harmonica,
batterie et guitare sont les princi-
paux instruments de musique de
avec le chanteur. On a l’impres-
sion qu’il se confiait à nous et puis
hop!, il y a cette voix qui sort de
Meghann Dionne Sa première chanson nous fait zélé » dont il était question dans la mélodie. La chanson s’adresse à nulle part.
rapidement sentir dans le confort Grand parleur, petit faiseur, Ke- une femme qui ne sait pas trop ce Fidèle à lui-même, Kevin Parent
C’est un Kevin Parent mis à nu, de son intimité. On a l’impression vin Parent veut désormais être ac- qu’elle veut : partir ou rester. Ke- n’a pas perdu son intégrité pour
avec son harmonica, revigoré et d’être assis près d’un feu, seul à cepté comme il est. Tant pis si les vin lui demande seulement de faire autant. On dirait qu’il a, comme
beaucoup plus mature qu’on re- seul avec Kevin, et, en guise d’ins- gens aimaient le côté pop de ses al- son choix, sans la supplier de quoi tout être humain quti se respecte,
découvre dans son nouvel album truments, sa guitare et son har- bums précédents, il préfère plutôt que ce soit. « À gauche, j’atteins ton connu une belle évolution. Il sera
éponyme. Quoi qu’assez court pour monica. D’autant que les paroles le country et le folk contemporains sommet, à droite, je l’avalanche », en spectacle à la salle Odyssée de
le prix, il nous transporte dans son dévoilent qu’« [il n’a] pas peur des pour ses nouvelles compositions. Il lui dit-il. Gatineau dès avril 2010.
univers à lui. Sur les 11 chansons, ciels gris, ni du vent, ni du froid, ni a mis dans le mille, car ça donne un « Ma Gaspésie » est un hom-
quelques-unes se démarquent plus de la pluie », comme si sa flamme vent de fraîcheur à son style. Les mage à la patrie du chanteur. On
particulièrement des autres : « Mon allait résister à toutes les intempé- artistes doivent constamment évo- ressent la tristesse de l’interprète
pays », « Cachemire », « Prends- ries. En fermant les yeux, on peut luer s’ils veulent rester tendance et à travers les paroles. Kevin Parent
moi comme chus », « La petite si- imaginer les étoiles filer dans ses ça, le Gaspésien l’a très bien com- s’est éloigné de son Acadie pour
rène », « Ma Gaspésie » et « Le plus yeux… La chanson « Mon pays » pris! Toutefois, il ne doit jamais vivre à Montréal. C’est pour son
grand des hommes ». est courte, mais chargée de sens. perdre sa marque de commerce qui public, qu’il l’a fait, pour continuer
Beau par sa simplicité et sa can- Elle porte à croire que le chanteur fait que les Québécoises l’adorent : à écrire pour lui. Les gens de la
deur, l’auteur-compositeur-inter- parle du Québec en tant que pays. son accent si séduisant. campagne semblent lui manquer…
prète interpelle les femmes sur la Ce Québec dont il est fier, dont il En guise d’introduction, Néanmoins, la voix de la choriste
couverture du disque avec ses yeux faut prendre soin. « Prends-moi comme chus » débute en arrière-plan est décevante. On
bleus perçants et sa chevelure fri- On a l’impression que derrière telle une comptine pour endormir se demande pourquoi il y a cette
sotée qui vole au vent. ses airs de jeunesse, il a acquis un enfant… Puis elle prend, peu à voix qui nous coupe de l’intimité

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Arts et Culture le 16 novembre 2009

THÉÂTRE Calendrier culturel du 9 au 15 novembre

Deutsches Theater ARTS VISUELS

Vernissage et documentaires sur l’art

Thomas Ostermeier sert un électrochoc au Théâtre français du CNA. Quand? Le 21 novembre à 17 h


Où? La Nouvelle Scène, 333, avenue King-Edward, Ottawa
promettait un train de vie agréa-
ble, Hedda Gabler se détourne de The Canadiana Martyrdom Series de Diana Thorneycroft
son ancien amant, Eilert Løvborg, Quand? Jusqu’au 22 novembre
un écrivain instable qui se reprend Où? École d’art d’Ottawa, 35, rue George, Ottawa
en main à l’aide de Thea Elvsted,
une femme mariée. C’est d’ailleurs Dan Brault, Diaphonie
avec elle qu’il écrit un livre révo- Quand? Jusqu’au 24 janvier 2010
lutionnaire dans la même bran- Où? Espace Odyssée, 855, boulevard de la Gappe, Gatineau
che d’étude que Jørgen Tesman,
mettant ainsi en péril la carrière
DANSE
universitaire de ce dernier. Tes-
man est d’autant plus inquiet que
Tanja Liedtke – Construct
la dernière publication de ce nou-
veau rival a fait un tabac et que
Quand? Du 19 au 21 novembre
celui écrit avec Thea Elvsted s’an- Où? Centre national des Arts, 53, rue Elgin, Ottawa
nonce meilleur encore.
Par ailleurs, bien que Løvborg Le Malade imaginaire
affirme ne pas s’intéresser au poste Quand? Du 4 novembre au 12 décembre 2009
que Jørgen Tesman convoite, n’af- Où? Théâtre de l’Île, 1, rue Wellington, Gatineau (secteur Hull)
fectant donc en rien ses espoirs de
carrière, Hedda complote. En très
MUSIQUE
peu de temps, elle réussit à orches-
trer ce qui pourrait s’interpréter à
la fois comme une vengeance, un Boyscout Killers
jeu sadique et une machination Quand? Le 17 novembre à 21 h 30
pour attirer l’attention. En laissant Où? Le Petit Chicago, 50, promenade du Portage, Gatineau (secteur Hull)
par exemple croire à Eilert Løvborg
que le manuscrit de son dernier li- Bastien Vaultier et Butch Bouchard
vre, coécrit avec Thea Elvsted, est Quand? Le 21 novembre à 21 h 30
perdu alors que c’est elle qui le dé- Où? Le Petit Chicago, 50, promenade du Portage, Gatineau (secteur Hull)
tient, Hedda Gabler mène celui-ci
au suicide. Après avoir avoué à son
DIVERS
mari qu’elle a commis ce geste par
amour pour lui, Hedda est choquée
Conférence intitulée « George Brassens, sa vie et quelques chansons »
d’apprendre que Thea Elvsted avait
conservé les notes du manuscrit et
Quand? Le 17 novembre de 19 h à 20 h 30
qu’elle et Jørgen Tesman passeront Où? Maison de la culture de Gatineau, 855, boulevard de la Gappe, Gatineau
les prochains mois à le réécrire. De
plus, Le juge Brack sait qu’elle est « Les mots de la bouche » : poètes de la scène slam de Gatineau et de Montréal
indirectement responsable du sui- Quand? Le 19 novembre à 20 h
cide de son ancien amant, suicide Où? Salle Jean-Despréz, 25, rue Laurier, Gatineau (secteur Hull)
qu’elle jugeait beau et noble, mais
qui ne s’avère qu’un assassinat
SUR LE CAMPUS
petit et ridicule. En plus d’anéan-
tir l’image qu’elle se faisait de la
Cabaret francophile : Louis-Philippe Robillard
grandeur et du courage du suicide
Quand? Le 19 novembre à 21 h
d’Eilert Løvborg, le juge Brack in-
sinue qu’elle devra devenir sa maî- Où? Bar 1848, Centre universitaire
Photo Arno Declair
Une pièce norvégienne, interprétée en allemand, a su charmer les ottaviens. tresse pour éviter qu’il ne dévoile
Véronique Strasbourg
l’histoire à la police. Sous l’indiffé-
Sonia Noreau beau, c’est trop puissant, c’est une rence la plus curieuse et générali-
claque. » sée, l’héroïne de cette pièce y met
Du 10 au 14 novembre derniers, le fin comme à sa vie en se tirant une
Théâtre français du Centre natio- La « claque » balle dans la tête.
nal des Arts a présenté Hedda Ga-
bler, une pièce de l’auteur norvé- Hedda Gabler raconte l’histoire Mode d’emploi
gien Henrik Ibsen présentée pour d’une bourgeoise vivant dans un
la première fois en 1891 en Alle- monde machiste et qui, bien que Cette pièce norvégienne réinter-
magne. Mise en scène par Thomas mariée à un intellectuel lui ayant prétée par un allemand détonne
Ostermeier, présentement membre offert une splendide maison et une de beaucoup de ce qui nous a été
de la direction artistique et metteur vie confortable, refuse de jouer le présenté au Théâtre français de-
en scène à la Schaubühne, théâtre rôle de femme, de mère ou de maî- puis l’arrivée de Wadji Mouawad.
de grande importance à Berlin, tresse. Entourée d’intellectuels se Contrairement à ce que le public
Hedda Gabler s’inscrit dans une penchant sur des sujets qui ne l’in- du Centre national des Arts est
tradition que Wadji Mouawad, di- téressent absolument pas, Hedda habitué de voir, cette pièce n’est
recteur artistique, tente d’instau- Gabler s’ennuie. Anti héroïne, elle pas symbolique et ne repose pas
rer au Théâtre français. En effet, apparaît sous un angle profondé- sur les relations entre les person-
la pièce a été présentée dans une ment antipathique sur scène en nages. Elle se laisse mieux com-
langue étrangère, soit l’allemand, dénigrant la tante de son mari, prendre si on la perçoit comme un
avec des sous-titres français et qui lui semble si dévouée et qui ne exercice de réflexion sur l’âme hu-
anglais afin de permettre aux non- présente aucune défense devant le maine. Pouvant décontenancer de
germanophones de suivre. À pro- manque de tact d’Hedda. Tout au prime abord, la pièce Hedda Ga-
pos de ce classique du théâtre réa- long de la pièce, il est difficile de bler, présentée au CNA la semaine
liste du 19e siècle modernisé par s’attacher à ce personnage, qui, dernière, offrait une excellente in-
Ostermeier, Mouawad s’est dit : frustré par sa condition, commet terprétation moderne de ce classi-
« Ça doit venir au Théâtre français. des actes répréhensibles. Ayant ré- que du réalisme de la fin du siècle
Il faut absolument que je partage cemment épousé Jørgen Tesman, dernier dont il était impossible de
ça avec les spectateurs. C’est trop qu’elle n’aimait pas, mais qui lui sortir indifférent.

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le 16 novembre 2009 Arts et Culture
CHRONIQUE HÔTELLERIE

Une bonne nuit de sommeil en auberge de jeunesse


Les auberges de jeunesse sont bien connues des étudiants qui voyagent un peu partout en Europe et de par le monde. Qu’en
est-il de l’expérience de l’auberge dans la capitale nationale ? Léo Chapuis, étudiant français en échange à l’Université
d’Ottawa, témoigne de son séjour dans une de ces auberges.
l’ambiance à l’auberge est du genre bonne solution de transit. » bon côté, c’est bien sûr les rencon-
chaleureuse. L’auberge vit au rythme des dé- tres. Quand je rentre du boulot, il y a
Après un détour par le bureau fai- parts (dans la matinée) et des arri- toujours des gens différents… Le côté
sant office de réception, Alejandro vées (à partir de midi). Ce perpétuel moins sympa, c’est la promiscuité, le
me conduit sous les toits, vers mon va-et-vient fait de l’auberge un lieu manque d’intimité, puis les affaires
lit, dans le dortoir Africa. Au Ottawa de passage aux allures de colocation. encore dans les valises. »
Backpackers Inn, chaque chambrée Ainsi, la cuisine est souvent bon- À minuit et demi, je suis l’un des
porte un nom de continent, « histoi- dée. « Chacun fait ses courses et uti- premiers à regagner le dortoir. Au
re de rester dans l’ambiance voya- lise les ustensiles mis à disposition salon, un Canadien a sorti sa guitare
ge », selon Lashlan Page, membre par l’auberge », explique Lashlan. À et l’ambiance bat son plein. Bière et
australien de l’équipe cosmopolite l’évidence, le réfrigérateur réclame vin rouge continuent de couler à flot.
de l’auberge. un coup d’éponge et l’évier déborde
En boule sur le matelas, les draps de vaisselle sale. Cependant, per- Mieux vaut ne pas être
me sont gracieusement fournis. Ils ne sonne n’est regardant. L’important chichiteux!
sentent pas franchement le propre. est ailleurs.
Charline, ma voisine française du lit Une escale aux toilettes me
de dessus, confirme : « Cette nuit, j’ai Des soirées animées confirme que l’hygiène n’est pas
été piquée par des tas de bestioles, je la priorité de l’établissement. La
pense des poux ou des puces. » Bonne alternative à l’hôtel, le propreté laisse à désirer (Charline
A défaut de placard, les valises Backpackers Inn n’est cependant m’avouera plus tard avoir connu
sont à même le sol. « Normale- pas un hébergement fait pour les pire en Angleterre). Mieux vaut ne
ment, il n’y a pas de vol », indique couche-tôt. Gare au bruit! pas être chichiteux!
Alejandro d’un ton mal assuré. Cer- Aussitôt la nuit tombée, l’ambian- Qu’on se le dise, le voyageur est
tains clients, installés depuis quel- ce est festive. Le salon se remplit et matinal. Et pas toujours respec-
« Tous les soirs, c’est des ques nuitées, ont pris leurs aises :
des serviettes pendent à la porte,
la vieille chaîne hi-fi crache ce qu’elle
peut de musique espagnole. La pièce
tueux du sommeil de ses camarades
de chambre. À huit heures, le dor-
rencontres fantastiques une paire de chaussettes erre sur
la moquette à côté d’un chandail
la plus conviviale de la maison de-
vient un haut lieu de socialisation.
toir s’est déjà vidé de moitié.
Dans la cuisine, un couple scan-
avec des gens de tous les sale. Le ventilateur tourne à plein
régime au dessus de nos têtes. Ça
L’ambiance est bonne franquette.
On se tape sur l’épaule et on rit de
dinave grignote un bout de pain en
buvant un café offert par l’auberge.
pays du monde, j’adore! » sent le renfermé. bon cœur. L’alcool lubrifie les rap-
ports. À l’auberge, les rencontres
Le vacarme de la veille a laissé place
au silence. L’heure n’est pas aux
- Daisy Des allures de colocation font souvent boule de neige. Une
personne te présente une autre per-
discussions. Au salon, certains sont
déjà prêts à s’en aller.
Le Ottawa Backpackers Inn peut sonne qui, à son tour, t’en présente Au final, les gens regrettent rare-
Photo Mathieu Langlois accueillir jusqu’à 45 personnes, une autre, et ainsi de suite. Au final, ment leur séjour à l’auberge. À 25 $
Moins de luxe, plus de plaisir en auberge de jeunesse !
sans limite d’âge. En revanche, la on se connaît tous plus ou moins. la nuit, c’est un « bon plan héberge-
“Ottawa Backpackers Inn,” au 203, « L’endroit est prisé! » ironise Martin durée maximale d’un séjour n‘excè- Au détour d’une pinte de bière, ment », selon Charline.
rue York. L’écriteau est formel. Me Jones, le propriétaire des lieux. de pas deux semaines. Cependant, je fais la connaissance de Daisy, qui Pour ma part, en 24 heures à
voilà devant l’auberge de jeunesse À l’auberge, comme à la maison, les règles sont souples : « On s’ar- « voyage seule à travers le Canada ». l’auberge, j’ai croisé bien des visa-
la moins dispendieuse de la capitale on se déchausse « pour éviter de sa- range au cas par cas, à l’amiable. Cette jeune Australienne ne tarit ges. J’ai souri à une Espagnole, j’ai
canadienne. La bâtisse a fière allure lir la moquette », précise Alejandro Si on peut dépanner, ça nous fait pas d’éloges sur le Backpackers Inn. fait rire une Italienne et dit bonne
et possède une situation idéale, à Cabral, étudiant mexicain qui tra- plaisir », explique Lashlan. Marc, « Tous les soirs, c’est des rencontres nuit à une Japonaise, j’ai donné
seulement dix minutes à pied du vaille à l’auberge. Du coup, une 30 ans, en est un bon exemple. Ce fantastiques avec des gens de tous l’heure à une Australienne et sa-
centre-ville. odeur de pieds flotte dans l’entrée, Français travaille à Ottawa et ha- les pays du monde, j’adore! En plus lué un Canadien. Bien sûr que je
Pour pouvoir poser ses valises où les panneaux photos accrochés bite à l’auberge depuis quelques l’équipe est vraiment sympa. » reviendrai au Backpackers Inn. Le
au Ottawa Backpackers Inn, il est au mur témoignent de soirées bien semaines. « J’ai mon logement dé- Je décide de rejoindre les fumeurs fond de l’air y a un parfum de bon-
conseillé de réserver. L’hébergement arrosées. À en croire les commentai- but novembre. Ils sont sympas de sur la terrasse. J’y retrouve Marc, qui ne humeur. Et on y croise plein de
affiche régulièrement complet : res griffonnés à même la tapisserie, m’accepter. L’auberge, c’est une me raconte sa vie à l’auberge. « Le sourires venus d’ailleurs.

Préface
Mathieu Gohier, Rédacteur en chef

Dehors novembre
Je sais, je sais, vous vous attendez sûrement le plus beau mois laid au monde. Novembre, ser, ce maudit hiver. Novembre, c’est une in- dehors de soi-même et pour les autres. De
à une chronique sur les Arts avec un grand c’est sale, « frette » et humain. Novembre, trospection, trop tard pour être dehors, trop se demander pourquoi on est là. Ben oui,
A ou la culture avec un gros… C. Alors oui, c’est le froid sans la neige et la pluie sans le tôt pour être en dedans. Alors on se pense, juste là. Novembre, c’est un mois sérieux, à
mais non. Pourquoi? Pas envie. Pas envie de printemps. C’est un mois égoïste et unique, on se parle et on se réfléchit. On gratte beau- des années-lumière du guilleret mai ou du
vous jaser de la présence famélique des étu- novembre. Le seul en son genre. Y’en a pas coup, on se demande pourquoi on va passer festif juillet. Bref, novembre, c’est souvent
diants aux divers événements du CNA, pas deux qui lui ressemblent. l’hiver seul ou, au contraire, comment on a un mois qu’on hait : trop intime, trop acca-
envie de déchirer ma chemise pour dénoncer On pourrait bien reprendre le sempiternel fait pour ne pas avoir à hiberner. Novem- parant, trop soi-mêmes. Alors on fait quoi,
les coupures fédérales dans les subventions cliché de la déprime; je pense d’ailleurs que bre, c’est un miroir, et comme on n’a pas en novembre, à part écouter de la musique
dans le domaine culturel. Pas envie non plus c’est un passage obligé, quand on fait de la grand-chose d’autre à faire à ce temps-ci seul et d’autres choses qui ne requièrent que
d’analyser la place des francophones sur la chanson. Mais je m’égare. Mais justement, de l’année à part s’avachir devant la télé, son soi-même et de la patience? On crée. On
scène culturelle ottavienne. Non. Alors, c’est un cliché, alors on essaie d’éviter. No- on le regarde, ce miroir. Novembre, c’est le écrit, on peint, on compose, on joue; bref,
tu parles de quoi, chose? Du beau temps? vembre, c’est plutôt l’émotion, l’émotion moment d’écouter de la musique seul, ainsi toutes ces choses qui ne devraient pas être
Z’êtes malade! Le beau temps m’écoeure de avec un grand É, celle qui vous submerge, que toutes sortes d’autres choses qui ne re- prises à la légère. Je ne voulais pas faire une
toute façon. J’vais vous parler du mois de vous étouffe, presque. Novembre, c’est le quièrent que son soi-même et de la patience. chronique sur les Arts avec un grand A, mais
novembre. Ben oui. Ça tombe bien, on est souvenir d’un été et l’attente d’un hiver, c’est Novembre, c’est le moment de regarder en j’ai réussi à en faire une sur les émotions. Me
en plein dedans. Parce que novembre, c’est là qu’on se demande comment on va le pas- dedans, pour une fois. D’arrêter de vivre en suis peut-être contredit.

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Arts et Culture le 16 novembre 2009

Le coin du gl
Eric Ricou
outon
Délice caché
Rangé au fond d’un petit complexe commer- avec le kanompang ma goong (5,50 $) : de le tofu et les palourdes, ces dernières légères,
Photo Eric Ricou

cial plus que passable, qui, lui, est situé sur minces tranches de pain tartinées avec un tendrissimes, parfaites, quoi.
un segment moins que mignon de l’avenue savoureux pâté de crevettes roses, le tout Le pla rad prik (12,50 $) s’est avéré un plat
Carling, Pookie’s Thai (2280, avenue Carling) frit dans une légère panure. Bien craquant à exquis de poisson (j’ai oublié lequel). Un filet
se mérite quand même tous mes éloges. Évi- l’extérieur, chaud et souple à l’intérieur, avec légèrement frit et revêtu d’une sauce aigre-
demment, je serais enchanté de les voir chan- toute la saveur des crevettes au premier plan, douce épaisse et très forte est un tour de force,
ger d’emplacement (je crois que mes voisins c’est un parfait coup d’envoi, surtout avec une le poisson s’émiettant à la fourchette et pré-
déménagent), mais ce n’est pas ça qui va me sauce sucrée aux concombres et aux arachides. servant sa croûte salée, malgré sa couverture
décourager de fréquenter leur salle à manger. Si vous avez l’appétit plus léger, une variété de de sauce. Avec un peu de riz, ça remplace faci-
Pour ceux qui n’avaient pas deviné, c’est un rouleaux printaniers (7,50 $), toujours frais, lement un fish & chips.
restaurant thaïlandais. La cuisine thaïlandaise servis avec une sauce au tamarin que je man- Finalement, le cari, qui, selon moi, met le
est parmi les plus célébrées de ce monde et je gerais à la cuillère. mieux en scène toutes les particularités de la
me compte parmi ses nombreux amateurs. On offre une diversité de plats principaux : cuisine thaïlandaise. Un gaeng ped pedyang
Complexes, intenses, fins, éclatants, ses mets caris, sautés de légumes, de viande, de fruits (13,50 $) est un cari à la poitrine de canard,
sont pour moi une éternelle source d’émer- de mer, nouilles, poisson, et, honnêtement, ils aux raisins et à l’ananas, un riche bol de cari
veillement et de satisfaction. À quelques mil- sont tous bons. Le pad thai (11,50 $), incon- onctueux, avec toutes les notes d’épices, de
liers de kilomètres de la Thaïlande, toutefois, tournable mets national thaïlandais, est, bien noix de coco, d’arachide et de feuilles de kaffir
on peut s’attendre à ce que certains restos ne sûr, admirablement réalisé. Les nouilles ont la lime. Des bouchées de riz imbibé de ce savou-
soient pas tout à fait authentiques. D’où la né- consistance parfaite, juste un peu caoutchou- reux ragoût, avec un morceau de canard avec
cessité de fouiller un peu afin de dénicher les teuses sous la dent, et constituent de parfaits sa peau, subtilement salé, et un cube d’ananas,
meilleurs. Mes recherches ont porté fruit. véhicules pour la sauce sucrée et légèrement acide et sucré : voilà des bouchées auxquelles
Après plusieurs visites agréables, il serait as- acide. De tendres morceaux de poulet et d’œuf je ne sais résister. Sans doute un de mes mets
sez indu de ma part de ne pas mentionner le ser- brouillé donnent consistance à l’assiette. préférés à Ottawa.
vice et, spécifiquement, la serveuse/propriétaire Un autre plat à base de nouilles, le pad si Avec une petite tasse de thé à la citronnelle,
qui nous a accueillis à chaque occasion. Élégan- ew (13,50 $), est quant à lui composé de fruits je finis toujours mon souper en me faisant la ré-
te, charmante, modeste et intéressée, elle a ainsi de mer et de légumes, et est assaisonné avec flexion suivante : quelle chance d’avoir décou-
contribué à plusieurs repas ravissants. une sauce de soja. Les nouilles, plus larges, vert un endroit où, à tout coup, je sais pouvoir
Je vous conseille de commencer le repas enrobent aisément les crevettes, les calmars, trouver un repas parfaitement satisfaisant.

Liste de lecture de La Rotonde Université d’Ottawa

Jean-François Lessard
première partie
La Rotonde

Un spectacle intime mêlant des


paroles percutantes au meilleur folk
“Bulletproof” – LaRoux festif en ville.
“Sentimental Tune” – Tegan and Sara
“The Reeling” – Passion Pit Cabaret francophile
“In Your Hands” – Charlie Winston
avec Louis-Philippe Robillard
« Un temps pour tout » – Vincent Delerm Jeudi 19 novembre, 21 h
« Ordre Mondial » – Kenny Arkana Bistro 1848
“A Plankton Affair” – Ugress Entrée libre
« Montluçon » – Mickey 3D
« Le vent nous portera » – Noir Désir
“Careless Whisper” – The Lost Fingers

www.viecommunautaire.uOttawa.ca
613-562-5800, poste 4424

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Sports
le 16 novembre 2009

Maxime Goulet
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NATATION – CHAMPIONNAT DE DIVISION

Les Gee-Gees étanchent leur soif

Photo Simon Séguin-Bertrand


Les ottaviens sont toujours aussi dominants dans la piscine.

Catherine Cimon quatre nages individuelles (QNI), pour une deuxième en ligne dans ble G, à commencer par le quatuor aux sœurs Erika et Zoe Kamenz, à

L
ce qui, en plus de lui permettre de son épreuve fétiche. Fracke signale de relais, qui a dominé la course du Rachel Shalhorn et à Kara Demers
a fin de semaine s’annonçait monter sur la plus haute marche du toutefois qu’il n’a pas dit son der- 4 x 100 mètres relais QNI. Gonflés à au relais 4 x 50 mètres style libre.
chargée pour l’équipe de na- podium, l’a qualifié d’office pour les nier mot! bloc par leur triplé de la soirée pré- De plus, ne se lassant pas du bron-
tation du Gris et Grenat, qui standards du Sport interuniversitai- cédente, Best, Fracke et Kwok-Yan ze, Kara Demers, a récidivé, en solo
était l’hôte, samedi après- re canadien. Plus tard, à l’épreuve Le Double G continue Suen ont réitéré l’exploit au 100 mè- cette fois, au 200 mètres style libre,
midi et dimanche matin, du cham- du 1500 mètres style libre, il a fait de surfer sur la vague tres dos. Ne se lassant pas de l’or, les au terme d’une lutte serrée.
pionnat de division Eynon rassem- preuve d’endurance et a mené sa garçons ont finalement décroché une Dimanche ne s’est pas avéré plus
blant les universités Brock, Trent, course avec brio pour finalement D’autre part, l’effectif masculin autre première position au dernier salutaire. Kara Demers a cependant
Laurier, Western et Waterloo. Les terminer premier. n’a pas manqué de se démarquer relais, soit le 4 x 100 mètres libre. continué son bon travail en se clas-
Gee-Gees ont offert une excellente Craignant peut-être d’être en aux épreuves individuelles. Effecti- Enfin, Hans Fracke a rétabli briève- sant troisième au 100 mètres libre;
performance, malgré le niveau de reste, Adam Best, Hans Fracke et vement, Robert Irvine a définitive- ment l’équilibre avec son coéquipier, sa compatriote Rachel Stalhorn l’a
compétition beaucoup plus relevé Peter Kwok-Yan Suen ont quant à ment marqué cette compétition de Adam Best, en le devançant de dix par la suite imitée au 200 mètres
que celui de la semaine dernière, où eux réalisé un coup d’éclat en termi- son sceau en remportant tour à tour centièmes de seconde au 100 mètres papillon.
le Gris et Grenat avait épaté par ses nant respectivement en première, le 200 mètres papillon et le 400 mè- libre, les deux vedettes terminant de- À la suite de ces résultats que
résultats convaincants. deuxième et troisième position au tres libre. vant leur compatriote Sean Dawson plusieurs pourraient qualifier de
200 mètres dos. Ainsi, ils ont litté- L’étoile des Gee-Gees a continué pour enregistrer un deuxième triple décevants, l’entraîneur Derrick
Une performance explosive ralement éclipsé leurs adversaires de briller avec le duo de Bernard podium en deux jours. Schoof soulignait que ses filles sont
avec des performances du tonnerre. Joosten et Sean Dawson, qui, à force certes moins fortes présentement
La soirée a été particulièrement Best est notamment descendu sous de bras, s’est hissé en deuxième pla- Plus tranquilles, au niveau compétitif, mais que les
prolifique chez les hommes. De fait, la barre des deux minutes, six se- ce en faisant trembler les corridors mais sans complexes... choses vont évoluer au cours de la
l’équipe masculine a raflé sa pre- condes, avec un chrono de 2:05:83, de la piscine du pavillon Montpetit. saison. En effet, elles ne cessent de
mière médaille d’or de la soirée au ce qui creuse l’avance de la jeune Il est à noter que Joosten, en plus La délégation féminine, quant à progresser et la motivation et la ri-
4 x 50 mètres style libre. Ensuite, recrue par rapport à son capitaine, de toucher l’argent au sprint, avait elle, s’est faite beaucoup plus dis- gueur sont au rendez-vous. Schoof
Robert Irvine, motivé par le succès Fracke. Ce dernier, malgré une belle aussi, un peu plus tôt, décroché le crète samedi soir à domicile en ne semblait donc satisfait des progrès
de ses coéquipiers, a continué la ré- poussée dans le dernier 25 mètres, bronze au 100 mètres brasse. réussissant que deux podiums. En observés au sein de son équipage
colte avec un chrono de quatre mi- n’a pas été en mesure de rattraper Dimanche, le vent a visiblement effet, les filles du Gris et Grenat ont et des résultats obtenus par ses
nutes, 32 secondes, au 400 mètres son jeune coéquipier, qui le bat continué à souffler en faveur du Dou- réussi une troisième position grâce protégées.

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Sports le 16 novembre 2009

BASKET-BALL MASCULIN

Une victoire, un record, une défaite

Photo Jessica Rose


Fin de semaine en deux temps pour le Gris et Grenat.

Survol
Maxime Goulet un peu avant eux, le Gris et Grenat Windsor s’amenaient à Ottawa. Fi- mineures qu’il a commises. À cet
a pris le contrôle de la partie dès le dèle à son habitude, DeAveiro a fait égard, ses coéquipiers n’ont guère
À l’instar des leurs homologues fé- premier quart et ne l’a jamais perdu. usage de sa voix tout au long de la fait mieux : « Ce sont précisément

Volley-ball
minines, les Ottaviens ne connais- Ce ne fut pas la plus grande partie joute. Il faut dire que les nombreux les petits détails qui nous ont coûté
sent pas le meilleur début de saison de Josh Gibson-Bascombe, bien revirements ainsi que le pointage le match aujourd’hui », commentait
de leur histoire. Avant la rencontre, qu’il ait tout de même marqué 21 toujours serré ont contribué à ani- l’instructeur après la joute.
ceux-ci avaient commencé la sai- points, soit neuf de moins que son mer l’instructeur. Les deux équi- Cependant, heureusement que la Maxime Goulet
son avec une victoire et une défaite. compatriote Warren Ward. pes se sont échangé la tête jusqu’à défensive d’Ottawa a été des plus
Encore une fois, les partisans ont Cela dit, il n’avait besoin que de ce que le dernier tir des Lancers solides, car du côté offensif, les Lan- La troupe de Steve Johnson avait eu
eu raison de venir en grand nom- quatre points pour pulvériser le en temps réglementaire soit refusé cers ont dominé sur presque toute congé la semaine dernière à la suite
bre pour assister, dans un premier record d’Alex McLeod, qui avait pour une question de centième de la ligne : pourcentage de tirs, pour- de l’annulation des matchs contre
temps, à la victoire des leurs et à un compté 1167 points en carrière avec seconde. Le Double G n’a toutefois centage à la ligne de trois points. Lakehead. En effet, l’équipe n’avait
record individuel de Josh Gibson- le Double G. Il faut dire que le joueur pas été en mesure de profiter de la Le Double G peut quand même se pu se rendre à Ottawa étant donné
Bascombe vendredi, puis, le lende- de cinquième année a commencé la période de prolongation pour s’im- féliciter d’avoir été très efficace à que neuf de ses joueuses avaient
main, à une défaite en prolongation saison à seulement 39 points du re- poser et s’est finalement incliné par la ligne de lancers francs. En effet, contracté le virus H1N1. Même si
digne des matchs de février, où les cord et en avait inscrit 35 le week- la marque de 80-77. une moyenne général de 75 % n’est elles ont joué deux matchs, les Gee-
équipes se disputent une place en end dernier. Au final, la troupe de Peut-être alimenté par l’honneur pas mauvais. Le seul joueur sous la Gees n’ont pas récolté plus de victoi-
séries. DeAveiro l’a emporté par la marque qu’il a reçu en début de match, Gib- barre des 70 % a été Ward. res que la semaine dernière.
de 87 à 76. son-Bascombe a connu un match « On était fatigué et on manquait En effet, la troupe de Steve John-
Le jour J impressionnant, lui qui a multiplié des lancers faciles. On a bien fait en son affrontait d’abord Western, puis
L’intensité au rendez-vous les jeux spectaculaires. Le record défense, mais on a eu des lacunes se rendait le lendemain du côté de
Contrairement aux filles, qui battu la veille a certes contribué à d’exécution en attaque », rapportait Windsor. Dans les deux matchs, le
avaient mal commencé leur match Le lendemain, les Lancers de faire oublier les quelques bévues DeAveiro après le match. Gris et Grenat n’a pas réussi a rem-
porter un seul set, se faisant balayer
ALEX MCLEOD lors des deux occasions. Après la dé-
faite contre Western, Johnson a af-
Candidat de l’est du Sport universitaire de l’Ontario (SUO) au trophée Ken-Shield remis à l’athlète étudiant exceptionnel firmé que « l’équipe [Western] [fai-
sait] partie des meilleures de l’As-
Trois fois dans la deuxième équipe d’étoiles de l’est SUO sociation et [qu’]elle [était] arrivée
Champion de la finale consolation du championnat national en 2004-2005 prête pour le jeu samedi ». Il n’avait
manifestement pas beaucoup plus à
Demi-finaliste du championnat national en 2006-2007 dire après la joute contre Windsor.
Il s’agit donc d’un week-end à
Record du plus grand nombre de trois points en carrière (Gee-Gees) : 199 oublier pour les Ottaviennes. Ot-
tawa profitera de son congé la se-
Ancien record du plus grand nombre de points en carrière (Gee-Gees) : 1167 maine prochaine pour remettre les
pendules à l’heure. Malgré leur fiche
Meneur pour le pourcentage de lancers francs en 2003-2004 et 2005-2006 (Gee-Gees) : 74,4 % et 73,2 % de deux victoires et quatre défaites,
Meneur pour le nombre de lancers de trois points en 2003-2004, 2005-2006, 2006-2007(Gee-Gees) :: 46; 43 et 44 le Double G est quand même au
troisième rang de sa division.

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le 16 novembre 2009 Sports
BASKET-BALL FÉMININ

Des « ooohhh! » et des bas


Maxime Goulet été neutralisées : « Windsor a vu
Émilie [Morasse] lancer pour sept
Après un début de saison chan- en neuf à la ligne de trois points et
celant, deux matchs à domicile elle laissait souvent des joueuses
attendaient les filles cette fin de ouvertes pour la couvrir », com-
semaine. Le premier avait lieu le mentait d’ailleurs Sunley-Paisley
vendredi 13 novembre dernier. Les après la rencontre. En effet, l’équi-
parties ne faisant toujours qu’un pe ottavienne a terminé la partie
perdant, l’une des deux équipes avec un tir de trois points réussi en
allait nécessairement profiter de 15 tentatives.
la malchance de l’autre. Ottawa, 1 La joueuse de centre ajoute qu’el-
et 2 avant la rencontre, affrontait les se sont battues elles-mêmes, tan-
Western, qui n’avait pas encore dis que leur instructeur avoue que
connu la défaite cette saison. Peu leurs adversaires ont fait un excel-
importe le résultat de ce match, lent travail pour bloquer ses joueuses
le Double G croisait le fer contre clés : « Elles ont de grandes joueuses
Windsor (4-0), classé quatrième et elles ont bien neutralisé nos joueu-
au pays, le lendemain. ses sur le périmètre. » Même si Sun-
ley-Paisley a bien fait avec 18 points
Vendredi 13 et 12 rebonds, c’est plutôt Jessica
Clémençon des Lancers qui a volé la
Encore une fois, Hannah Sun- vedette avec une moyenne de 10 en
ley-Paisley s’est illustrée dans la 11 à la ligne de lancers francs et 8 en
victoire des siennes, marquant 24 11 pour les tirs de deux points.
des 81 points d’Ottawa. Toutefois, Il faut dire que l’escouade ot-
pour la première fois de la saison, tavienne compte sept nouvelles
c’est Émilie Morasse qui a marqué venues et, comme le mentionne
le plus de points, soit 26. Même en Morasse, c’est encore une période
ayant commencé le match en re-
tard et en tirant de l’arrière par 14
points au deuxième quart, le Gris « Il faut que d’autres filles soient en mesure de s’imposer dans la
et Grenat a su se ressaisir.
En effet, au quatrième quart,
partie, et quand on nous bloque comme aujourd’hui, à quelque
Ottawa a pris les devants pour la part, on demande à des recrues de faire le travail des vétérans. »
première fois dans la rencontre.
Le match s’est ainsi resserré en fin - Émilie Morasse
de partie, si bien qu’au bout des 40
minutes de jeu, c’est Western qui a d’adaptation : « Il faut que d’autres
Photo Jessica Rose
dû s’avouer vaincue, échappant la filles soient en mesure de s’imposer
Une victoire et une défaite pour les Gee-Gees cette fin de semaine.
rencontre au compte de 81-77 en dans la partie, et quand on nous
faveur des Gee-Gees. tants du match, les joueuses de tuée par une superbe montée de Les Lancers lancent bloque comme aujourd’hui, à quel-
Sparks ont semblé oublier de jouer Kayte Chase, suivie d’un tir en sus- et comptent que part, on demande à des recrues
Un défi de taille et ont laissé Windsor prendre les pension exécuté à merveille par de faire le travail des vétérans. » La
devants 18 à 2. Morasse, une interception de Cha- L’un des éléments qui a coûté la fiche du Gris et Grenat est mainte-
Les Lancers, classées troisièmes Bien qu’elles se soient bien rat- se s’est conclue par un panier. À ce victoire au Gris et Grenat est sans nant de deux et trois. La semaine
au pays, n’avaient pas l’intention trapées par la suite, elle ont tout moment, l’écart n’était plus que de aucun doute les fautes, avec un to- prochaine, les Gee-Gees affrontent
de perdre leur premier match de de même perdu au compte de 70 quatre points. tal de 25 contre 16. Ironiquement, deux équipes, Laurier et Water-
la saison. Les Gee-Gees, quant à à 53. Ensuite, les Lancers ont défi- les Lancers ont été plus que brillan- loo, en fond de classement, qui ont
elles, ne pouvaient se permettre Au milieu du troisième quart, le nitivement repris le contrôle du tes au chapitre des lancers, avec no- chacune des fiches d’une victoire
un départ aussi lent que la veille Double G a fait croire aux partisans match et ont commencé le der- tamment une moyenne de 80 % à et trois défaites. Il s’agit de belles
contre une équipe aussi puissante. qu’il était de retour dans le match. nier quart avec une avance de dix la ligne de lancer franc. À l’inverse, occasions de remonter leur fiche au
Toutefois, dès les premiers ins- Après une superbe séquence ponc- points. les tireuses d’élite du Double G ont dessus de .500.

GEE-GEES

Survol de la semaine
Hockey masculin deau, qui marquait son quatrième
de la présente campagne. Ottawa a
tenté de nous écraser, mais nous
avons relevé le défi en remportant
Ottaviennes tentaient de renouer
avec la victoire après leur défaite du
accordé trois buts en deux minutes
et, du même coup, elles ont vu le
Sinisa Sindik conservé son avance jusqu’en milieu le match », rapportait Dave Leger dernier match face à McGill. Malheu- match leur glisser entre les doigts.
de deuxième, lorsque Derek Brochu, au Service des sports au terme de la reusement, elles devront attendre, Il s’agit là de leur septième défaite
Les hommes de Dave Leger (4-6-1) de Brock, a nivelé la marque. Les rencontre. car les Carabins ont pris la mesure en huit occasions.
terminaient leur séjour de trois deux équipes pensaient terminer Les joueurs de Leger espèrent que d’Ottawa par la marque de 4 à 1. « Ce deux minutes de la deuxième
matchs à l’exterieur avec un arrêt l’engagement avec une égalité de cette victoire leur donnera de l’ins- période nous a probablement coûté
à Brock, où ils affrontaient les Bad- 1 à 1. Néanmoins, le deuxième but piration et de la motivation pour le Les défaites s’accumulent… la partie. Nous avons eu une bonne
gers (6-5). Les Gee-Gees peuvent de l’année de Paul Forster, à 30 se- prochain match. Celui-ci aura lieu première période, mais pour certai-
revenir à la maison avec le sourire, condes de la fin de la période, venait au Complexe sportif face aux Mus- Le Gris et Grenat s’était pour- nes raisons, nous avons arrêté de
puisqu’ils ont réussi à arracher deux donner l’avance et la victoire aux tant bien tiré d’affaires en pre- jouer. C’est décevant », a déclaré
gros points dans une victoire de 2 à
1 dans un match très physique.
Gee-Gees. Solide pendant tout le
match, Riley Whitlock (30 arrêts) a Hockey féminin mière période. En effet, après
avoir vu son équipe concéder le
Miguel Filiatrault au Service des
sports après la rencontre.
fermé la porte à Brock au troisième premier but, Ashley Burill, avec Les Gee-Gees profitent d’un petit
Une victoire à l’arrachée vingt pour permettre à son équipe tangs de Western (9-2). son deuxième de la saison, a per- congé puisque leur prochain match
d’aller chercher sa quatrième vic- Vendredi soir, la troupe de Miguel mis aux Gee-Gees de se retirer au n’a lieu que le 28 novembre. À cette
Le Gris et Grenat a commencé la toire de l’année. Filiatrault, entraîneur du Double G vestiaire avec une égalité de 1 à 1. occasion, elles tenteront de freiner
rencontre en lion en ouvrant la mar- « L’équipe a bien joué ce soir. (1-6-1), faisait escale à Montréal, au Puis, comme trop souvent cette leur séquence de trois défaites alors
que après seulement trois minutes Brock est une équipe physique- domicile des puissants Carabins de saison, la deuxième période a fait qu’elles recevront la visite des Stin-
de jeu, gracieuseté de Corey Thibo- ment imposante et les joueurs ont l’Université de Montréal (6-1-1). Les mal aux Ottaviennes. Celles-ci ont gers de Concordia.

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Sports le 16 novembre 2009

Tirs de barrage Prolongation

Belle au naturel et capitaine H 1 – N 1= match nul


Maxime Goulet, Chef de pupitre Sports

Capitaine de l’équipe féminine de hockey, la Gee-Gee Christine Allen, qui en est


Le monde du sport a changé. Jadis, a choisi d’attendre son tour. Une
à sa dernière année au sein du Double G, a généreusement accepté la fusillade les accolades étaient nombreuses, question se pose : comment se fait-il
les poignées de main, le signe final qu’ils aient le choix? Sont-ils plus à
de questions que Catherine Cimon avait préparées. de respect sportif. Maintenant, le risque que le personnel de la santé?
Purell a presque remplacé le Ga- Que les femmes enceintes? Que les
torade. Les athlètes présentent le personnes âgées?
poing plutôt que la main ouverte.
Ils acceptent les entrevues des Les athlètes locaux
journalistes d’un hochement de
tête plutôt que d’une franche poi- Récemment, l’équipe de volley-
gnée de main. ball de Lakehead a annulé deux jou-
tes contre le clan ottavien. Non pas
Les professionnels une, non pas deux, mais bien neuf
joueuses de Lakehead ont contracté
Qu’est-ce que ça change? C’est le méchant virus. Les matchs seront
amusant, non? Même les organis- finalement repris à une date ulté-
mes humains les plus résistants sont rieure.
terrifiés par le dangereux virus. Au Cela dit, les athlètes universitai-
niveau professionnel, certains spor- res ont été avertis des précautions
tifs ont devancé la liste prioritaire. à prendre pour éviter la contamina-
Chez les Flames de Calgary, les Ma- tion. Les entraîneurs sont prudents
ple Leafs et les Raptors de Toronto, eux aussi. Ce n’est pas monnaie
par exemple. courante, mais il est possible que
Du côté des Flames, un fonction- le virus joue un rôle majeur dans
naire provincial albertain a d’ailleurs la saison. On ne sait jamais, une
été congédié pour avoir permis aux équipe pourrait facilement rater des
joueurs et à leurs familles d’être matchs importants et cela pourrait
vaccinés avant les personnes à ris- lui coûter sa place en séries.
que. Dans le cas de l’équipe de hoc-
key torontoise, il est possible que la Les Olympiques
direction ait pensé que le vaccin se-
rait un bon remède contre la défaite. Pour ce qui est des Olympiques,
Photo Simon Séguin-Bertrand Malheureusement, il n’existe pas de le H1N1 va peut-être régler tous les
vaccin contre la médiocrité. conflits en ce qui a trait aux langues
La Rotonde : À votre dernier Je crois qu’on a plus de classe que ce non, Amber (Demharter) est tou- Plus sérieusement, l’opinion pu- officielles. La directive du ministère
match, vous vous êtes fait bat- qui se passe dans les vestiaires des jours bien mise, même à 6 h du ma- blique s’est insurgée – avec raison de la santé est claire : il ne faut pas
tre par Carleton, votre grande gars, mais je ne suis jamais allée en tin pour les pratiques. Disons qu’elle – suite à cette annonce. D’autres favoriser les échanges entre les lan-
rivale; pensez-vous prendre visiter un! est très consciente de ses cheveux! équipes ont choisi d’être plus poli- gues, cela pourrait favoriser la pro-
votre revanche? tiquement correctes. Le Canadien pagation du virus!
Christine Allen : C’est sûr qu’on LR : Pourrais-tu nous donner LR : Regardez-vous la Soirée
aimerait, oui! C’est pareil avec tou- des exemples? du hockey ensemble?
tes les autres équipes aussi. On ne CA : Euh…(rires) On va garder ça CA : Quelques-unes le font, certaines
peut pas se permettre de perdre et, personnel! sont très partisanes! Néanmoins, on
à chaque fois, on veut prendre notre écoute aussi Occupation double en-
revanche. LR : Que réponds-tu à ceux qui semble et on sort danser aussi!
disent que c’est « moumoune »,
LR : Tu es une vétérane de cin- le hockey féminin? LR : Vos préférés… footbal-
quième année. Comment trou- CA : Avez-vous déjà regardé une leurs ou hockeyeurs?
ves-tu l’équipe par rapport à la partie? C’est clair que s’ils recher- CA : Je vais répondre pour les
sélection de l’an passé?
CA : Eh bien, je fais confiance aux
chent des batailles et des jeux agres-
sifs, ils vont être déçus, mais on a
filles parce que moi j’ai déjà trouvé
l’homme de ma vie; pour elles, ce vous appartient!
choix de l’entraîneur, mais les re- quand même droit au contact et on serait les footballeurs. C’est sûr qu’il
crues s’intègrent très bien, comme peut être plus violentes. En revan- y a toujours l’éternelle attirance vers
durant les années précédentes, che, je crois que les filles ont un style les joueurs de hockey aussi!
même si ça change tout le temps. de jeu plus technique; on se concen-
tre plus là-dessus. LR : Enfin, quelque chose à

Réunion
LR : En tant que capitaine et ajouter?
joueuse qui en est à sa dernière LR : Pourquoi le hockey et pas CA : Je ne sais pas, y-a-t-il des riva-
sélection, que souhaiterais-tu la nage synchronisée? lités à continuer, cette année, dans
à l’équipe pour cette saison? CA : Ben, j’ai un grand frère et c’est la section Tirs de barrage?
CA : J’aimerais qu’on se rende aux mon idole, alors tout ce qu’il faisait

des bénévoles
championnats canadiens et qu’on quand j’étais jeune, je le faisais… et LR : À part les joueurs de foot-
fasse mieux que notre deuxième po- il jouait au hockey! ball, qui dominent nettement
sition de l’an dernier, mais je sou- dans le cœur de nos athlètes fé-
haite surtout que l’équipe soit satis- LR : As-tu l’impression d’être minines, je ne crois pas, pour-
faite de sa saison, ce qui n’est pas le « garçon manqué »? quoi?
cas présentement parce qu’on a six CA : Je suis peut-être une fille un CA : Eh bien, je sais que l’an passé
défaites contre une victoire. Ce qui peu plus masculine, dans le sens on avait été un peu frustré de voir
est frustrant, parce qu’on domine que je ne me « poupoune » pas, je que les gars de hockey préféraient
toujours en début de match pour fi-
nir par se faire rattraper par l’autre
me trouve belle au naturel! les filles de soccer.
Venez renconter l’équipe!
équipe… mais on garde le moral! LR : Et dans l’équipe, qui est la LR : Je n’ai pas encore vrai-
plus tomboy versus la plus « fi- ment approfondi la question 12h, mardi le 17 novembre
LR : Puis, comment ça se pas- fille »? cette année…
se, dans un vestiaire de filles,
au hockey?
CA : (Rires) Kayla (Hottot). Je crois
qu’elle fait peur à quelques person-
CA : En tout cas, juste pour dire
que même si nous, on ne porte pas
109 Osgoode
CA : On s’amuse, on parle beau- nes au gym à cause de son attitude, de petits shorts, on a quand même
coup, on adore rigoler, c’est certain. mais elle est gênée de nature… Si- quelque chose sous l’équipement!

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le 16 novembre 2009 Sports
CLASSEMENTS

Les trois étoiles de La Rotonde Équipe PJ


Volley-ball féminin – SUO Est
V D SG SP PTS
Toronto 6 4 2 13 8 8
ROBERT IRVINE
York 5 3 2 11 9 6
» NATATION

1
Queen’s 6 2 4 12 14 4
Le nageur originaire de Whitby, Ontario, est devenu le roi Ottawa 6 2 4 7 14 4
de la compétition cette fin de semaine après avoir succes- Ryerson 5 1 4 5 13 2
sivement remporté l’or dans quatre épreuves: 400 mètres
CMR 3 0 3 1 9 0
quatre nages, 200 mètres papillon, 400 mètres style libre
et 1500 mètres libre. Il a ainsi brillé par sa polyvalence, son Lakehead 4 0 4 3 12 0
endurance et sa régularité, qualités qui font de lui un ath-
lète complet à surveiller cette saison. Hockey féminin - Conférence québécoise
Équipe PJ V D DP BP BC +/- PTS
JOSH GIBSON-BASCOMBE Montréal 9 7 1 1 27 21 6 15
» BASKET-BALL MASCULIN

2
McGill 7 7 0 0 32 7 25 14
Le vétéran de cinquième année a inscrit un record indivi- Carleton 7 3 4 0 14 16 -2 6
duel lors du match de vendredi, alors qu’il ne lui restait plus Concordia 7 1 4 2 15 25 -10 4
que quatre points à marquer pour éclipser la marque d’Alex Ottawa 8 1 4 1 14 33 -19 3
McLeod, qui avait compté 1167 points en carrière avec le
Double G. De surcroît, le joueur a connu un match specta-
culaire samedi, y allant de plusieurs manœuvres qui ont fait Hockey masculin SUO Est – Division Est
réagir les spectateurs. Équipe PJ V D DP BP BC +/- PTS
UQTR 10 9 1 0 45 25 20 18
ÉMILIE MORASSE McGill 8 7 1 0 44 20 24 14
»BASKET-BALL FÉMININ Carleton 11 6 4 1 39 32 7 13

3
Nipissing 12 6 5 1 43 43 0 13
Bien qu’elle ait été bien contenue par la défensive des Lancers
de Windsor samedi, la joueuse s’est tout de même illustrée Queen’s 10 5 4 1 35 47 12 11
en marquant 26 points contre l’Université Western. Dans ce Toronto 12 5 6 1 33 39 -6 11
même match, la basketteuse de troisième année a conservé
une moyenne supérieure à 80 % pour les tirs, ainsi qu’une Ryerson 12 5 6 1 37 47 -10 11
moyenne plus que respectable de 77,8 % à la ligne de trois Ottawa 11 4 6 1 29 35 -6 9
points, ayant réussi sept de ses neuf tirs du centre-ville.
CMR 11 3 5 3 26 44 -18 9
Concordia 11 1 10 0 25 52 -27 2

Ont participé
à cette édition:
est à la recherche d’un
Simon Banville
Chef de pupitre Actualités
Catherine Cimon Chef de pupitre :
Julie-Anne Lapointe Le chef de pupitre est responsable du contenu de sa section, de superviser et de former ses
bénévoles. Il doit trouver, à chaque semaine, les sujets d’articles pour sa section en plus de fournir
Léo Chapuis lui-même une partie du contenu, le cas échéant. Il est aussi responsable du recrutement et de
l’encadrement des bénévoles.
Eric Ricou
Exigences :
Sinisa Sindik - Être étudiant de l’Université d’Ottawa,
-Connaissances en journalisme,
Hélène Boulay -Connaissance des enjeux du campus,
Véronique Strasbourg -Aptitude à travailler en équipe.
Salaire variant entre 150$ et 270$ par édition.
Meghann Dionne
Toute demande accompagnée d’une lettre de présentation et d’un curriculum vitae doit être envoyée à l’adresse
Simon Séguin-Bertrand suivante : direction@larotonde.ca ou en personne au 109, rue Osgoode.
Pour plus de renseignements concernant le poste, vous référer à la Constitution de La Rotonde disponible sur
De toute l’équipe de La Rotonde, larotonde.ca.
Pour des renseignements supplémentaires, veuillez contacter Céline Basto, directrice générale,
merci! à direction@larotonde.ca.

sports@larotonde.ca www.larotonde.ca • 17
le 16 novembre 2009

Divertissements

Opinions
Les étudiants Sudoku
bâillonnés Remplissez les cases vides
pour compléter le casse-tête.

O
Chaque chiffre de 1 à 9 doit
ublions les grands discours sur la responsabilité être présent dans chaque
(ou l’imputabilité, pour reprendre l’anglicisme em-
rangée horizontale et verticale,
ployé par la FÉUO) et la transparence au sein de
notre Fédération étudiante et de son Conseil d’administra- ainsi que dans chaque section
tion (CA). La réunion de dimanche dernier nous l’a rappelé de neuf cases.
une fois de plus.
Malgré une disposition de la Constitution on ne peut
plus claire, Seamus Wolfe et Federico Carvajal, respec- La Rotonde n’est aucunement
tivement président et président d’assemblée à la FÉUO,
choisissent de priver les étudiants de leur droit de poser
responsable de tout problème
des questions à l’exécutif en début de réunion. Celle-ci sti- de manque d’attention de ses
pule pourtant que : « Durant les questions à l’Exécutif, les lecteurs en classe en raison
membres individuels de la Fédération peuvent également de ce Sudoku.
poser des questions. »
Selon Wolfe, cet article entre en contradiction avec une
autre section de la Constitution autorisant les membres
individuels à poser leurs questions aux administrateurs à
la toute fin de la réunion du CA – rappelons à cet effet que
les dernières réunions ont eu une durée moyenne de huit
heures.

Devinettes
Pour Wolfe et Carvajal, l’idée que les administrateurs
précédents aient pu, dans un élan de démocratie, autoriser
les étudiants à prendre part aux discussions deux fois plu-
tôt qu’une au cours d’une même réunion est simplement NOUS VOULONS VOUS LIRE!!
inconcevable.
Ils invoquent d’autre part l’existence d’un « précédent »,
en d’autres termes le fait que la FÉUO contrevienne systé-
Qui suis-je ? La Rotonde est heureuse d’accueillir les analyses et commentaires
matiquement à cette disposition de la Constitution depuis
plusieurs années. Qu’un tel raisonnement aille nettement Je tombe sans me faire mal. de ses lecteurs et lectrices. La Rotonde ne s’engage ni à publier les
à l’encontre des règles élémentaires en matière d’interpré- lettres, ni à justifier leur non-publication. Nous nous réservons la
tation des textes légaux leur importe peu. Je suis toujours à l’abri mais pourtant je suis possibilité de réduire la longueur des textes retenus. Pour nous faire
Bref, la décision de Carvajal et Wolfe constitue au mieux
la démonstration d’aptitudes de lecture déficientes, au pire
toujours mouillée. parvenir vos lettres, veuillez envoyer un courriel à Mathieu Gohier.
une manifestation flagrante de mauvaise foi.
Je rentre toujours la première et sors tou-
Houda Souissi, étudiante en Droit civil jours la dernière. redaction@larotonde.ca
Peter Flynn, administrateur de la faculté des Sciences
sociales Je suis noir, je deviens rouge, et je finis blanc ?
Guillaume Pelegrin, administrateur de la faculté de
Common Law
Je suis vert et je pousse dans le fond de ton
Robert Prazeres, administrateur de la faculté des Arts
Bruno Gélinas-Faucher, administrateur de la faculté de jardin.
Droit civil La nuit; la langue; la clef; le charbon; un martien constipé

18 • www.larotonde.ca redaction@larotonde.ca
le 16 novembre 2009

Éditorial
le 16 novembre 2009 • Vol. LXXVII No. 11

109, rue Osgoode


Ottawa (Ontario)
K1N 6S1
613 421 4686

Trop tôt pour décider RÉDACTION

Rédacteur en chef
Mathieu Gohier

S
redaction@larotonde.ca
eamus Wolfe voit son question. Une décision aussi im- nistration. En effet, plusieurs de choisis par les étudiants pour les Secrétaire de rédaction
projet d’autoriser la for- portante et dont les implications ses membres ont été impliqués de représenter, il s’agirait d’un conflit Joanie Demers
revision@larotonde.ca
mation de partis politi- seraient lourdes de conséquences près dans toute cette histoire. Il est d’intérêt trop évident s’ils déci-
ques sur le campus de doit être prise par l’ensemble des donc préférable que les gens ayant daient d’un pareil amendement à la Adjointe à la secrétaire
l’Université ralenti, mais membres de la Fédération. En ce fait l’objet d’allégations de coalition constitution. de rédaction
pas totalement stoppé, sens, la position de Guillaume Pe- électorale par le passé ne se pronon- D’un point de vue plus techni- Axelle Perry
par le Conseil d’administration de legrin, directeur de la faculté de cent pas sur des amendements per- que, il est troublant de constater les Actualités
la FÉUO. Cette décision du Conseil Common Law, semble être la plus mettant une telle pratique. De plus, contradictions de Seamus Wolfe, Ariane Marcotte
est judicieuse et démontre la matu- valide. Même s’il se positionne en on peut présumer que plusieurs des président de la Fédération. Com- (Chef de pupitre)
rité d’une partie de ses membres. En faveur d’une telle modification divers élus autour de la table se re- ment celui-ci peut-il affirmer que Isabelle Larose
(Adjointe)
effet, il était clairement prématuré constitutionnelle, ce dernier re- présenteront aux prochaines élec- la disposition des motions dans la actualites@larotonde.ca
pour le CA d’adopter, dès dimanche connaît que le Conseil n’a pas la tions générales en février. Il serait proposition d’ordre du jour respec-
dernier, un changement constitu- légitimité nécessaire pour approu- donc difficilement explicable qu’un te l’ordre chronologique de leur ré- Arts et Culture
Vacant
tionnel aussi important que celui ver un tel changement, et surtout nombre aussi restreint d’étudiants, ception, alors que Michelle Lamar- culture@larotonde.ca
avancé. Un changement qui méta- pas dans un contexte d’empresse- ayant de surcroît un intérêt mar- che, v-p aux affaires étudiantes,
morphoserait la face de la politique ment. Il devrait donc revenir aux qué en faveur ou en défaveur d’un a clairement établi que sa motion Sports
étudiante à l’Université d’Ottawa. membres, par voix de référendum, tel changement, se choisissent des avait été envoyée après celles de Maxime Goulet
sports@larotonde.ca
Un changement qui modifierait en de se prononcer sur le bien-fondé règlements électoraux. On revient Guillaume Pelegrin? L’explication
profondeur la façon dont les gens d’un tel changement des mœurs à la situation qui s’est produite à de d’un Wolfe bafouillant ne convainc Section Opinions
s’impliquent dans la Fédération qui politiques. si nombreuses reprises l’an dernier, pas. Peut-on penser que de relé- Mathieu Gohier
les représente. Deuxièmement, le spectre de la quand les élus contestés et leurs guer les motions du représentant redaction@larotonde.ca
Premièrement, une minorité de contestation des dernières élections bénévoles votaient sans gêne aucu- de Common Law à la fin de l’ordre Web
ceux qui siègent autour de la table ainsi que le dérapage du Conseil ne afin de moduler leur processus du jour fasse partie d’une tentative Philippe Teisceira-Lessard
bénéficie de la légitimité nécessai- d’arbitrage étudiant version 1.0 juridique d’appel. Même si tous les de ralentir le débat et les procédu- web@larotonde.ca
re pour se prononcer sur une telle flotte encore au Conseil d’admi- directeurs, sans exception, ont été res entourant celles-ci? Direction artistique
Production
Mathieu Langlois
directart@larotonde.ca
production@larotonde.ca

Photographie
Jessica Rose

Photo de la couverture
Mathieu Langlois

ÉDITIONS ET VENTES

Directrice générale
Céline Basto
direction@larotonde.ca

Publicité
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Accès Média
info@accesmedia.com
514 524 1182
1 800 391 1182 (sans frais)
La Rotonde est le journal étudiant de
l’Université d’Ottawa, publié chaque
lundi par Les Éditions de La Rotonde,
et distribué à 4000 copies dans la région
d’Ottawa-Gatineau. Il est financé en partie
par les membres de la FÉUO et ceux de
l’Association des étudiants diplômés. La
Rotonde est membre du Carrefour inter-
national des presses universitaires franco-
phones (CIPUF) et de la Presse universi-
taire canadienne (PUC).

La Rotonde n’est pas responsable de


l’emploi à des fins diffamatoires de ses ar-
ticles ou éléments graphiques, en totalité
ou en partie.

redaction@larotonde.ca www.larotonde.ca • 19
Université d’Ottawa

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