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Finissez-en avec migraines et maux de têtes ! Comment les reconnaître, les soigner et les
Finissez-en avec migraines et
maux de têtes !
Comment les reconnaître, les soigner et les
éviter
Dr. Jean-Loup Dervaux
INTRODUCTION
Cinq à six millions de français voient leur vie empoison-
née par l'existence de maux de tête durables ou répé-
tés, migraineux ou non.
La fréquence des maux de tête et les invalidités qui en
découlent en font un véritable problème de société.
D'autant qu'ils vont en augmentant en fréquence, sur-
tout ceux qui sont liés au stress et aux conditions de la
vie moderne.
Est-il besoin de rappeler ici que le diagnostic d'un mal
de tête est un diagnostic médical et que le traitement
adéquat doit faire l'objet d'une concertation avec votre
médecin traitant ou spécialiste.
En effet, en matière de santé plus qu’en tant d'autres,
information n'est pas connaissance.
Commençons en tout premier lieu par tenter de nous
orienter dans la jungle des maux de tête, où il est parfois
bien difficile de déterminer son propre cas.
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I. LA JUNGLE DES MAUX DE TETE : COMMENT VOUS Y RETROUVER ? Plutôt que
I. LA JUNGLE DES MAUX DE TETE :
COMMENT VOUS Y RETROUVER ?
Plutôt que de se perdre dans des considérations ou
dénominations plus ou moins compliquées, il est plus
aisé de
distinguer les maux de tête en fonction des
ressentis.
Avant même d’entrer dans le détail, il convient de bien
savoir de quoi on parle quand on les évoque. Dès lors,
deux questions de base se posent :
Ø De quoi parlons-nous ?
Ø Mal de tête ou mal de crâne?
Cette question peut paraître saugrenue et pourtant… il
est indispensable de bien différencier crâne et la face
afin de pouvoir déceler les céphalées, douleurs ou al-
gies faciales.
Ø Migraine ou pas migraine ?
Migraine est devenu, avec le temps, un terme géné-
rique désignant tout mal de tête.
Or, la crise de migraine vraie réalise un tableau bien
particulier et ne représente que 15% des maux de tête.
La question est donc tout à fait légitime.
Si vous faites des maux de tête fréquents :
Ils sont plus gênants par leur répétition que par leur re-
tentissement ; ce sont des maux de tête que l'on peut
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qualifier de banals. Tous les "petits moyens" sont bons pour faire passer un mal de
qualifier de banals.
Tous les "petits moyens" sont bons pour faire passer un
mal de tête, du moins dans un premier temps … Leur
prévention consiste avant tout dans le respect de
bonnes règles d'hygiène de vie.
Si vous avez mal tous les jours :
Votre mal de tête est quotidien ; plus que son intensité,
c'est sa durée qui vous est pénible. Il s'agit d'une cépha-
lée tensive, mal de tête lié à une tension nerveuse ex-
cessive, aussi dénommée céphalée de stress.
Son traitement est celui de sa cause, le stress en tout
premier lieu. Les médecines alternatives font merveille,
qu'il s'agisse de règles d’hygiène de vie, d’acupuncture
ou encore de mésothérapie
Si vous faites de grosses crises douloureuses :
Votre mal de tête évolue par crises espacées répéti-
tives. Il s'agit de migraines dénommées "hémicrânies"
(moitié de crâne)
Pour la soigner, il faudra distinguer :
- la prise en charge de la crise migraineuse
- le traitement préventif des crises
Si vos douleurs surviennent par salves :
Ces salves répétées sont regroupées en crises de durée
variable : il s'agit d'algies faciales liées à l'irritation d'un
nerf ou d'un vaisseau du visage.
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Leur prise en charge va de la médecine classique qui propose médicaments, voire traitement chirurgical,
Leur prise en charge va de la médecine classique qui
propose médicaments, voire traitement chirurgical, aux
médecines alternatives qui retrouvent ici un rôle com-
plémentaire.
Observez attentivement votre mal de tête et l'évolution
de votre douleur ; vous pourrez ainsi adopter la prise en
charge la plus adaptée, le but final vis-à-vis des médi-
caments étant "d'être le mieux possible en en prenant le
moins possible".
II. COMPRENDRE LES MAUX DE TETE
« BANALS »
Vous faites des maux de tête répétés à des occasions
variables et multiples.
Pas obligatoirement très violents, mais gênants par leur
fréquence. Ce que vous cherchez avant tout, c'est bien
sûr un traitement pour soulager la crise, mais aussi des
conseils pour en diminuer la fréquence.
La localisation de la douleur :
Il s'agit souvent d'une douleur diffuse, mal localisée,
variable selon les crises.
L'intensité de la douleur :
Modérée ou moyenne en ce qui concerne le mal de
tête banal, elle est rarement sévère. Elle n'oblige ni à
s'isoler ni à se mettre au lit. La crise peut durer de une à
quelques heures.La réponse au traitement est rapide et
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favorable avec des petits moyens ou antalgiques ba- nals. Dans l'ensemble, ces céphalées banales sont
favorable avec des petits moyens ou antalgiques ba-
nals. Dans l'ensemble, ces céphalées banales sont plus
fréquentes chez la femme et vont en diminuant avec
l'âge.
A retenir :
- Un mal de tête banal est une forme atténuée
des différentes céphalées.
- L'intensité, la durée et la réponse au traitement
le différencient.
- Les antalgiques usuels sont, la plupart du temps,
efficaces.
Voyons maintenant le comment et le pourquoi de ces
maux de têtes répétitifs.
Les
différentes
causes
déclenchantes
des
maux
de
tête :
Ø
Excès alimentaire ou simple écart de régime
Ø
Souci affectif ou petite contrariété de tous les
jours
Ø
Excès d'alcool ou de tabac
Ø
Circonstances météorologiques ou physiolo-
giques (règles).
Ø
Mini-céphalée d'effort : survenant après un ef-
fort physique ou intellectuel.
Les facteurs déclenchant des céphalées sont toujours
du même ordre.
Des circonstances identiques vont, chez certains, occa-
sionner des maux de tête et chez d'autres non : pour-
quoi ? Tout est question de terrain.
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Les 5 critères de reconnaissance d'un mal de tête ba- nal : 1. Douleur mal
Les 5 critères de reconnaissance d'un mal de tête ba-
nal :
1. Douleur mal délimitée ou de localisation variable
suivant les crises.
2. Intensité douloureuse légère à moyenne, ne néces-
sitant pas l'isolement.
3. Signes d'accompagnement discrets : quelques
nausées tout au plus.
4. Durée de la crise de une à quelques heures.
5. Réponse rapide à une prise en charge antalgique
simple.
Parmi les céphalées dites banales, il en est qui ne le sont
pas, du moins par leur mode de survenance. Quelques
exemples …
La céphalée du mangeur de glace apparaît lors de
l'ingestion rapide de glace ou de liquide glacé. Elle
peut être évitée en ingurgitant les aliments glacés de
manière très progressive… ou en les supprimant de
notre alimentation !
Un mal de tête bien spécifique peut être déclenché par
un certain type d'effort. C'est la céphalée d'effort, ou
"céphalée de la toux" chez les anglo-saxons. Caractéri-
sée par son mode de déclenchement spécifique, lors
d'un effort physique : un blocage thoracique (soulever
un fardeau par exemple), mais aussi un effort physiolo-
gique (toux, défécation, éternuement, rire, mou-
chage…).
La douleur est très localisée, toujours au même endroit
et du même côté chez le même sujet. D'installation
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brutale au moment de l'effort, elle cède en quelques minutes. La prise en charge Ø
brutale au moment de l'effort, elle cède en quelques
minutes.
La prise en charge
Ø Suppression ou contournement des facteurs fa-
vorisants.
Ø Traitement veinotonique, souvent à base de
plantes : marron d'Inde, hamamélis, vigne
rouge, parfois combinées dans une préparation
homéopathique dite "composée".
Après une chute ou un choc au contact d’un objet
blessant, des maux de tête peuvent survenir de manière
durable, immédiatement ou quelques semaines après
l'accident.
Ils sont localisés du côté du traumatisme, les maux de
tête surviennent toujours au même endroit. ?? je ne
comprends pas cette phrase !!!
Il peut s'agir d'une atteinte à l’un des différents éléments
de la région touchée : artères, veines, nerfs, ou contu-
sion d'origine indéterminée.
La prise en charge sera similaire à celle du mal de tête
dont elles se rapprochent.
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III. MAUX DE TETE « BANALS » : COMMENT DEBARRASSER ! VOUS EN Que faire
III. MAUX
DE
TETE
« BANALS » :
COMMENT
DEBARRASSER !
VOUS
EN
Que faire lorsque l'on a mal à la tête ? Ce module est là
pour répondre cette question et vous aider à adopter
les mesures simples.
En cas de mal de tête survenant de manière impromp-
tue, ou à plus forte raison s'il y a des signes qui vous y
préparent :
Ø Fuyez l'agitation : bruit, lumière, fumée…
Ø Isolez-vous dans un endroit calme, aéré, frais,
peu éclairé
Ø Desserrez col, cravate, ceinture, chaussures
Ø Allongez-vous, respirez lentement et relaxez-
vous.
Bref, mettez-vous au calme, au frais, à l'obscurité, au
silence. Ces quatre conditions sont déjà en elles-mêmes
favorables à la guérison spontanée du mal de tête.
Ce temps de pause pourra aussi être employé pour
laisser à un médicament le temps d'agir.
III.1. Petits moyens physiques :
Petits moyens physiques :
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Ø Frictionnez la zone douloureuse ou appuyez dessus pour modifier la circulation sanguine. Ø Massez
Ø Frictionnez la zone douloureuse ou appuyez
dessus pour modifier la circulation sanguine.
Ø Massez les points réflexes des tempes et/ou de
la nuque pour faire partir la douleur.
Ø Mettez, selon les cas, une compresse chaude
ou froide, sur la zone douloureuse.
Ø Faites pénétrer par massage une pommade, un
gel apaisant (crayon mentholé) ou un mélange
d'huiles essentielles à base de menthe poivrée,
(vendu en pharmacie).
Petite auto-médication par voie orale :
Pensez au sucre et à la caféine. Un petit verre d'alcool
(whisky) dilate les vaisseaux et peut soulager dans cer-
tains cas le mal de tête lié à un spasme circulatoire.
Les médecines douces :
- Homéopathie : Belladona, Aconitum (4 CH : 3 à
5 granules)
- Oligo-éléments : cobalt ou phosphore en su-
blingual (1 ampoule de chaque).
- Phytothérapie : Solanum nigrum - 15 à 20
gouttes dans un demi-verre d'eau.
III. 2. La technique de la visualisation inté-
rieure :
Il s'agit, par le biais d'une sorte de "cinéma intérieur",
d'imaginer les effets de votre guérison, soit spontanée,
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soit grâce à un traitement. Véritable auto-hypnose cu- ratrice qui va aider ou accélérer le
soit grâce à un traitement. Véritable auto-hypnose cu-
ratrice qui va aider ou accélérer le processus de maî-
trise de la maladie, elle est basée sur le principe de
l'imagination volontairement dirigée.
Ces techniques peuvent permettre de faire céder une
crise ou d'éviter son extériorisation. Elles ont aussi l'avan-
tage de détourner l'esprit de la maladie et de le tourner
vers la guérison.
III.3. Les médicaments :
Si les "petits moyens" sont insuffisants ou inefficaces, il va
falloir songer à prendre une médication qui, dans le cas
où le mal de tête est léger, sera de l'ordre des antal-
giques de premier niveau ou des anti-inflammatoires.
Les antalgiques de premier niveau sont :
- L'aspirine et
- Le paracétamol
Amélioration : pour en augmenter la rapidité d'action,
on peut le prendre en soluté, en cachet effervescent ou
en suppositoire.
Il existe aussi une forme caféinée : la caféine augmente
la rapidité d'absorption et l'efficacité du médicament
avec lequel elle est associée.
- Les anti-inflammatoires
Si la douleur est plus importante ou que les antalgiques
de premier niveau ont été inefficaces, vous pouvez être
amené à employer un antalgique de niveau II, soit :
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- L'association paracétamol-codéine ; - Le tramadol Bien sûr, il ne faut pas abuser de
- L'association paracétamol-codéine ;
- Le tramadol
Bien sûr, il ne faut pas abuser de ces médicaments et si
la situation s'améliore, revenir rapidement aux antal-
giques de niveau I. D'une manière générale, essayez de
repérer les causes ou facteurs de votre céphalée, ainsi
que le médicament adapté qui vous soulage le mieux.
Enfin, essayez de diminuer votre consommation médi-
camenteuse et de traiter la cause et non pas l'effet.
III.4. 20 conseils pour faire passer un mal de
tête :
1. Fuyez l'agitation : bruit, lumière, fumée, etc.
2. Isolez-vous dans un endroit calme, aéré, frais, peu
éclairé (au besoin, mettez des lunettes noires).
3. Desserrez col, cravate, ceinture, chaussures.
4. Allongez-vous à plat ; respirez lentement et relaxez-
vous.
5. Imaginez la guérison de votre mal de tête : cela la
facilitera.
6. Imaginez vos vaisseaux se resserrer/vos muscles se
décontracter.
7. Frictionnez la zone douloureuse ou appuyez dessus
pour modifier la circulation sanguine.
8. Massez les points réflexes des tempes et/ou de la
nuque, pour faire partir la douleur.
9. Faites des mouvements d'assouplisse-
ment/déblocage du cou, utilisez si besoin un col-
lier cervical.
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10. Mettez, selon les cas, une compresse chaude ou froide, sur la zone douloureuse. 11.
10. Mettez, selon les cas, une compresse chaude ou
froide, sur la zone douloureuse.
11. Faites pénétrer par massage une pommade ou un
gel apaisant (crayon mentholé).
12. Pensez au sucre et à la caféine : café très sucré,
soda au cola.
13. Un petit verre d'alcool (whisky) dilate les vaisseaux
et peut soulager dans certains cas.
14. S'il s'agit d'un embarras digestif, café salé ou doigt
dans la gorge peuvent déclencher un vomisse-
ment libérateur.
15. Pensez aux médecines douces ou antalgiques de
premier niveau, si l'accès n'est pas trop fort.
16. Préférez les anti-douleurs non spécifiques de niveau
II en cas de fort mal de tête non migraineux.
17. Réservez les médicaments spécifiques prescrits par
votre médecin aux cas de crises migraineuses con-
firmées.
18. Laissez le temps au médicament d'agir avant d'en-
visager une autre prise.
19. Imaginez l'action favorable du médicament : cela
en augmentera l'efficacité.
20. Pour éviter et raccourcir les crises : repérer les
causes ou facteurs, ainsi que le médicament qui
vous soulage le mieux.
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IV. CEPHALEES QUOTIDIENNES : COMMENT LES REPERER ? Ce chapitre est consacré à l'étude des
IV. CEPHALEES
QUOTIDIENNES :
COMMENT LES REPERER ?
Ce chapitre est consacré à l'étude des céphalées quo-
tidiennes, dites de stress. Tout d'abord, il est intéressant
de connaître les autres dénominations des céphalées
quotidiennes.
Si elles ne sont pas les plus médiatisées, elles sont les plus
fréquentes des céphalées. Elles sont aussi dénommées
céphalées de stress, céphalées de tension (nerveuse)
ou céphalées psychogènes.
Il ne s'agit pas de douleurs imaginaires, il s'agit en fait de
contractures musculaires. Ce sont des maux de tête
réels, générés par des causes psychologiques.
Les céphalées quotidiennes sont liées à une contracture
sournoise de certains muscles du crâne ou de la face.
Il s'agit d'une contracture anormale de ces muscles, ou
bien d'une difficulté au relâchement de ces mêmes
muscles. Cette contracture musculaire va mettre sous
traction la peau et les aponévroses du crâne ainsi que
certains nerfs.
A la suite d'une agression extérieure ou d'un stress, se
produit une contraction plus ou moins inconsciente des
muscles du crâne et de la face créant symboliquement
une sorte de cuirasse musculaire.
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Les douleurs des céphalées quotidiennes sont extrême- ment variées. On peut les envisager suivant :
Les douleurs des céphalées quotidiennes sont extrême-
ment variées. On peut les envisager suivant :
- Leur siège
- Le type
- L'intensité
- L'évolution
Les tableaux les plus typiques sont :
- Casque postérieur serré(le plus fréquent)
- Douleur en pointe au niveau du sommet du
crâne
- Barre, lourdeur, pesanteur frontale bilatérale
- Bandeau circulaire comprimant
Dans tous ces cas, la colonne cervicale est souple, mo-
bile et indolore.
Les visuels qui suivent résument les différentes localisa-
tions des céphalées quotidiennes, aussi bien tensives
que cervicalgies hautes :
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A retenir : - Les signes généraux d'accompagnement sont en rapport avec le contexte psychologique.
A retenir :
- Les signes généraux d'accompagnement sont en
rapport avec le contexte psychologique.
- Les signes locaux se rapportent au contexte mé-
canique.
Les céphalées quotidiennes sont, par définition, du-
rables. Deux types d'évolution sont constatées :
- Les céphalées sont dites épisodiques lorsque le
nombre de jours de céphalées est inférieur à 15 par
mois et présente un tableau modéré ;
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- Les céphalées sont dites chroniques lorsque les cé- phalées sont présentes au moins 15
- Les céphalées sont dites chroniques lorsque les cé-
phalées sont présentes au moins 15 jours par mois,
et présente un tableau plus sévère.
Les céphalées psychogènes sont en progression crois-
sante chez la femme depuis son émancipation, son
entrée sur le marché du travail . Elles sont rythmées par
les grandes étapes de la vie psychologique :
- 12 à 14 ans : la céphalée de l'adolescence
- 30 ans : la céphalée de stress
- 40-50 ans : la céphalée de déprime
- Troisième âge : la céphalée de solitude
On ne peut en aucun cas confondre le tableau d'une
céphalée quotidienne avec celui d'une migraine. Il
arrive toutefois que, dans des cas malheureux, les deux
types de maux de tête s'associent pour aboutir à ce
que l'on appelle une « céphalée mixte ».
Au cours ou au décours d'une « session » de céphalée
psychogène, on peut assister à une augmentation de
la douleur qui change de caractéristique : elle devient
pulsatile et se localise au niveau de la partie latérale du
crâne ;
Il faudra donc tenir compte de ces faits :
- Soit en prenant un traitement spécifique de la mi-
graine lors de la poussée,
- Soit en ajoutant un antimigraineux de fond au trai-
tement de la céphalée psychogène.
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Les 5 critères de reconnaissance d’une céphalée psy- chogène : 1. Les douleurs n'ont aucune
Les 5 critères de reconnaissance d’une céphalée psy-
chogène :
1. Les douleurs n'ont aucune caractéristique vascu-
laire ou névralgique.
2. Elles sont le plus souvent permanentes, le malade
pouvant déclarer souffrir tous les jours depuis des
années.
3. Certains sièges sont évocateurs : nucalgies basses,
vertex, douleur localisée en un point, en bandeau.
4. Certaines caractéristiques de la douleur sont éga-
lement évocatrices : brûlures, pesanteur, sensation
mal définie.
5. Il existe un contexte psychologique de tension,
d'anxiété, de stress.
V. CEPHALEES
QUOTIDIENNES :
RETROUVEZ LEURS ORIGINES
L'individu qui souffre de céphalées quotidiennes est un
véritable baromètre vivant qui enregistre en continu la
pression psychologique ambiante. Ces tendances sont
favorisées par une atmosphère stressante ou un terrain
anxieux ou dépressif.
Ceci explique la durée de la douleur et son mécanisme
: La contracture musculaire crée une sorte de protec-
tion ou de cuirasse contre la pression psychologique.
Le terrain, s'il est important, n'est pas le facteur prépon-
dérant déclenchant d’une crise. Entre en ligne de
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compte, et en tout premier lieu, le profil psychologique de l'individu : tendance à l'anxiété
compte, et en tout premier lieu, le profil psychologique
de l'individu : tendance à l'anxiété ou à la déprime, qu’il
faut savoir différencier.
Dans le cas de l'anxiété, le trouble est dirigé vers l'exté-
rieur de l'individu, qui voit les événements ou les autres,
plus importants qu'ils ne sont en réalité.
Dans le cas de la dépression, l'individu se voit lui-même
incapable d’« assurer ». La dépression est un sentiment
dirigé contre l'individu lui-même, c’est une véritable
autodépréciation.
Le stress est un élément fondamental de l'apparition des
céphalées quotidiennes. C’est une situation d'inconfort
liée à un déséquilibre physique ou psychologique. Ce-
pendant, un minimum de stress est utile pour avancer
dans la vie. Or, un stress excessif entraîne quant à lui,
une réaction d'alerte, de résistance de l’organisme, une
réaction d'adaptation ou d'épuisement.
Alors, quelles sont les causes et quels sont les facteurs de
stress, ce grand dévoreur des réserves énergétiques de
l'organisme et, en tant que tel, grand fabricant de cé-
phalées ?
Il peut s'agir :
- D'un stress dû à un évènement unique ou répétitif,
- D'un stress consécutif à une situation durable dans
le temps,
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- D'un stress physique : rythme de vie soutenu, bruit, pollution, non-respect des rythmes biologiques
- D'un stress physique : rythme de vie soutenu, bruit,
pollution, non-respect des rythmes biologiques fon-
damentaux.
- D'un stress psychologique : pression de la rentabili-
té, crainte de l'avenir et du chômage …
Enfin, le contexte du stress peut être variable :
Il peut s'agir :
- D'un stress familial
- D’un stress professionnel
- D'un souci de santé
- Le stress peut aussi paradoxalement concerner
les loisirs
Les conséquences physiques, psychologiques et com-
portementales du stress favorisent grandement la surve-
nance de céphalées quotidiennes.
Tout trouble du sommeil est susceptible de générer à un
moment donné un déséquilibre générateur de maux de
tête. Ils sont de trois types :
- Les troubles de l'endormissement
- Les réveils nocturnes
- Les insomnies de fin de nuit
Certaines céphalées sont dites « artificielles » :
- Certains accessoires, bijoux, types de coiffure,
peuvent entraîner des céphalées.
- Ils peuvent être longtemps rattachés au stress.
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- Il faut donc y penser par principe. Le ronflement peut être également une cause
- Il faut donc y penser par principe.
Le ronflement peut être également une cause de maux
de tête survenant le matin .
L'évolution de cette céphalée liée à une mauvaise oxy-
génation du cerveau, est favorable au bout de
quelques heures et elle se guérit aisément avec la prise
en charge efficace du ronflement.
VI. CEPHALEES
QUOTIDIENNES :
PRISE EN CHARGE ET SOLUTIONS
VI.1. Le danger des antalgiques
Commençons donc par parler des abus d'antalgiques
qui peuvent être nocifs ou induire un mal de tête quoti-
dien. Il faut donc les éviter impérativement !
D'abord parce vous traitez l'effet et non la cause et
ensuite, parce qu'ils peuvent avoir des conséquences
défavorables.
La prise en charge est basée sur la diminution progres-
sive du médicament ou sur l'adoption des médicaments
les plus adaptés à la cause ou au mécanisme de votre
céphalée.
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VI.2. Rester zen en faisant appel aux méde- cines alternatives Il est possible de moduler
VI.2. Rester zen en faisant appel aux méde-
cines alternatives
Il est possible de moduler son profil psychologique et de
rester zen en utilisant les médicaments classiques ou en
faisant appel aux médecines alternatives.
L'homéopathie soigne le mal par le mal :
Ø En cas de tendance dépressive : Ignatia/Sepia.
Ø En cas d'anxiété ou de stress : Argentum nitri-
cum, gelsemium.
Ø En cas de profil anxio-dépressif : Arsenicum al-
bum.
Ø En cas d'hypersensibilité au stress : Nux vomica
Ces médicaments doivent être pris en dilution 5 à 7
CH, à raison de 3 à 5 granules par jour.
L'oligothérapie corrige les métabolismes :
Ø En cas d'anxiété, l'association oligothérapiede
référence est le manganèse-cobalt, à raison de
3 à4 prises par semaine.
Ø En cas de déprime, l'association de référence
est le cuivre-or-argent, à raison de 3 à 4 prises
par semaine.
Ø En cas de caractère anxio-dépressif, on pourra
associer ces deux oligo-éléments, par exemple :
manganèse-cobalt, 3 prises par semaine ;
cuivre-or-argent, 4 prises par semaine.
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Oligo-éléments complémentaires : Ø En cas d'anxiété, on pourra donner du lithium à raison de
Oligo-éléments complémentaires :
Ø En cas d'anxiété, on pourra donner du lithium à
raison de 2 à 3 prises par jour.
Ø En cas de tendance à la spasmophilie, on pré-
conisera le magnésium à raison de 2 à 3 prises
par jour.
La phytothérapie utilise des plantes sédatives et antis-
pasmodiques.
Ces plantes sont très nombreuses mais parmi elles, le
tiercé gagnant est :
Ø Aubépine : tonicardiaque, antispasmodique,
hypnotique léger.
Ø Passiflore : sédatif, antispasmodique.
Ø Valériane : antispasmodique, rééquilibrant ner-
veux.
Sous forme de teinture-mère et mélangées à propor-
tions égales : 20 à 30 gouttes, matin midi et soir.
VI. 3. Les médicaments classiques
Pour diminuer la sensibilité au stress :
Ø Le clonazépam est au départ un médicament
antiépileptique, qui donc diminue l'excitabilité
du nerf. Utilisé à faibles doses et réparti dans la
journée (3 à 4 gouttes 3 à 4 fois par jour), il va
soigner les céphalées quotidiennes de stress.
Ø L'hydroxyzine est un médicament qui calme les
zones du cerveau responsables du mécanisme
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des maladies psychosomatiques. De plus, il a une action calmante et anti-stress. En compri- més
des maladies psychosomatiques. De plus, il a
une action calmante et anti-stress. En compri-
més 15 mg ou en sirop, il doit lui aussi être utilisé
en petites doses réparties dans la journée.
Ø Les bêtabloquants, utilisés à l’origine pour soi-
gner les troubles du rythme cardiaque et l'hy-
pertension, Ils sont considérés par certains
comme le médicament anti-stress par excel-
lence. Ils contribuent aussi à moduler le profil
psychologique.
Ø Les anxiolytiques, médicaments dirigés contre
l'anxiété et l'angoisse. La plupart sont de la série
des benzodiazépines (BZP). Inconvénients :
l’accoutumance, le risque de perte de la mé-
moire. La seule indication des BZP est l'usage en
sublingual, en cas d'angoisse avec céphalée
psychogène.
Ø La buspirone a un effet purement anxiolytique
sans avoir les inconvénients des tranquillisants
"classiques". En cas de céphalée associée à
une crise d'angoisse, certains anxiolytiques (Al-
prazolam) peuvent être pris par voie sublin-
guale et agissent de ce fait très rapidement.
Ø Les antidépresseurs, surtout ceux qui augmen-
tent le taux de sérotonine, comme la fluoxétine
; ils n’ont plus les inconvénients des anciens an-
tidépresseurs : somnolence, sécheresse buc-
cale.
A la frontière entre l'allopathie et la médecine douce, la
mésothérapie permet quant à elle de distribuer un ou
plusieurs médicaments bien spécifiques. Comme le
définit le docteur Michel Pistor, son créateur, elle doit
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être pratiquée : « rarement, en petites quantités, au bon endroit ». VI. 4. Médecine
être pratiquée : « rarement, en petites quantités, au bon
endroit ».
VI. 4. Médecine douce contre les troubles du
sommeil
Les troubles du sommeil, eux aussi, peuvent être pris en
charge par l'allopathie ou les médecines alternatives.
En homéopathie :
Ø Pour les difficultés d'endormissement avec co-
gitation : ignatia + coffea, 9 CH, 5 granules le
soir.
Ø Pour les réveils nocturnes avec cauchemars :
stramonium + arsenicum album, 9 CH, 5 gra-
nules au coucher.
Ø Pour les réveils précoces avec angoisses : nux
vomica + gelsemium, 9 CH, 5 granules au cou-
cher.
Les oligo-éléments :
Ø Manganèse (2 jours par semaine), aluminium
(tous les soirs), pour les difficultés d'endormisse-
ment.
Ø Manganèse-cobalt, 4 jours par semaine, dans
les cas de réveils nocturnes.
Ø La combinaison cuivre-or-argent associée au li-
thium à raison de 2 à 3 ampoules par jour, est
indiquée pour traiter les réveils précoces.
La phytothérapie :
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Les plantes peuvent être employées sous forme de tein- ture-mère : Ø Melilo Ø Houblon
Les plantes peuvent être employées sous forme de tein-
ture-mère :
Ø Melilo
Ø Houblon
Ø Valériane
Ø Ballot foetid
40 gouttes au dîner et au coucher, 25 gouttes en cas de
réveil.
Teinture-mère d'escholtzia californica (le pavot de Cali-
fornie) : 50 gouttes le soir au coucher, 30 gouttes en cas
de réveil la nuit.
Allopathie :
Si vous devez absolument prendre un somnifère, évitez
ceux qui sont à base de benzodiazépines. Vous pouvez
employer une molécule différente, par exemple le zol-
pidem ou zopiclone, qui sont des inducteurs du som-
meil et n'ont pas ces inconvénients.
VI. 5. Pratique de la réflexothérapie locale
Un autre bon moyen de soulager ou d’éviter la surve-
nue d'une céphalée quotidienne est la pratique régu-
lière de la réflexothérapie locale.
La digitopuncture, c'est « l'acupuncture sans l'aiguille ».
Comme son nom l'indique, c'est la stimulation par les
doigts du point de commande de la zone réflexogène.
26
En ce qui concerne les céphalées tensives, la zone ré- flexogène est située au niveau
En ce qui concerne les céphalées tensives, la zone ré-
flexogène est située au niveau de la nuque ; Il s'agit du
point "tenchû", en japonais.
Pour stimuler certains points, il faut commencer par
exercer une pression continue et ferme de 5 à 6 se-
condes environ avec la pulpe du pouce, puis disperser
la douleur en poussant dans les quatre directions à par-
tir du centre, jusqu'à ce que la peau devienne rosée.
Cette manœuvre doit être répétée plusieurs fois, et
entre deux, il convient de pratiquer des petits massages
légers, circulaires, au niveau de ces points.
Pratiquée en début de crise, cette pratique va diminuer
l'intensité et la durée de la crise douloureuse. Pratiquée
régulièrement, plusieurs fois dans la journée, elle va di-
minuer la fréquence des crises ou le niveau de la dou-
leur.
VII. LES
VERITABLES
MIGRAINES :
SCRUTEZ L’ORAGE MIGRAINEUX
VII. 1. Les signes et symptômes de la migraine
Vos maux de tête sont insoutenables. Il s'agit de crises
douloureuses atroces qui vous font endurer un véritable
calvaire.
Les signes avant-coureurs
On en distingue deux catégories principales :
27
Ø Les troubles de l'appétit ou digestifs :fringales ou, au contraire, inappétence avec nausées,
Ø Les troubles de l'appétit ou digestifs :fringales
ou, au contraire, inappétence avec nausées,
constipation/diarrhée.
Ø Dépression, irritabilité, anxiété, euphorie anor-
male, insomnies ou, au contraire, somnolences.
Ces signes, propres à chaque individu et constants
d'une crise à l'autre, donnent le signal de l'institution du
traitement.
La douleur
D'apparition progressive, elle devient intolérable au
bout de 2 ou 3 heures. Unilatérale, elle siège plus fré-
quemment au niveau de la tempe, mais aussi au niveau
du front et de la nuque. Elle peut aussi se diffuser dans la
moitié du crâne, soit toujours du même côté, soit parfois
du côté opposé, mais avec un net côté préférentiel.
Son intensité est variable : Elle peut être modérée, sé-
vère, voire insupportable. Augmentée par les mouve-
ments, la lumière forte, le bruit, elle diminue grâce au
repos, au silence et l'obscurité.
Les signes généraux
Ce sont avant tout les troubles digestifs (nausées, vomis-
sements, voire diarrhée) qui peuvent faire croire à une
intolérance digestive ou à une crise de foie, mais éga-
lement l‘apparition de frissons, sensation de froid, voire
survenue d’un malaise.
Il existe aussi des troubles du comportement, une cer-
taine obnubilation, un ralentissement aussi bien psycho-
28
logique que moteur. A ce stade, les médicaments habi- tuels de la crise sont peu
logique que moteur. A ce stade, les médicaments habi-
tuels de la crise sont peu opérants ; ils sont le plus sou-
vent rejetés du fait des troubles digestifs.
Évolution de la crise
Cette crise peut durer de quelques heures à quelques
jours dans les cas les plus sévères,la douleur évoluant
par vague successive avant de diminuer progressive-
ment.
Localisation de la douleur :
5 critères de reconnaissance de la migraine simple :
29
1. Accès de céphalée d'apparition progressive (15 à 60 mn), durant de 2 h à
1. Accès de céphalée d'apparition progressive (15 à
60 mn), durant de 2 h à une journée.
2. La survenue d'accès latéralisés sur un côté du
crâne, tantôt à droite, tantôt à gauche est un
signe spécifique mais inconstant.
3. Caractère pulsatile/constrictif de la douleur. Au-
cune douleur résiduelle entre deux crises.
4. Signes d'accompagnement généraux comporte-
mentaux et/ou digestifs témoignant de la diffusion
de la maladie migraineuse.
5. Existence d’antécédents familiaux de migraine.
VII. 2. Evolution et retentissement des crises
migraineuses
La fréquence des crises varie selon les migraineux : 5 à
10 par mois.
La fréquence et la réponse au traitement sont très im-
portantes à connaître, car d’elles dépend la nécessité
d'un traitement préventif.
Les migraines accompagnées sont précédées de signes
avant-coureurs spécifiques appelés « auras ». Il s'agit
d'un ou plusieurs signes neurologiques précédant im-
médiatement la phase douloureuse.
Les auras les plus fréquentes sont celles qui concernent
la vision, puis les troubles de la sensibilité, les troubles du
langage, plus rarement les troubles de la motricité.
Les auras représentent une véritable signature de la
crise migraineuse à venir qui indique que le moment est
venu d'instituer le traitement.
30
Pour la migraine ophtalmique, l'aura est visuelle : points lumineux, zigzags, scotome, etc. En général,
Pour la migraine ophtalmique, l'aura est visuelle : points
lumineux, zigzags, scotome, etc.
En général, la crise douloureuse est moins intense que
celle de la migraine commune. Elle est parfois absente :
c'est la "migraine décapitée", celle dont on ne tient pas
du tout à connaître le visage !
Scotome scintillant :
5 critères de reconnaissance d’une migraine accom-
pagnée :
1. La durée : l'installation est relativement lente, sur
une dizaine de minutes.
2. L'évolution par vagues successives, un territoire
étant libéré quand le suivant est atteint.
3. L'existence d'un intervalle libre entre le phénomène
neurologique et la céphalée.
4. L'apparition secondaire d'une céphalée progres-
sive de type migraineux.
5. Le caractère alternant des manifestations neurolo-
giques.
31
VIII. LES MIGRAINES VRAIES : CIBLEZ LES MULTIPLES CAUSES La migraine reconnaît nombre de facteurs
VIII. LES
MIGRAINES
VRAIES :
CIBLEZ LES MULTIPLES CAUSES
La
migraine reconnaît nombre de facteurs favorisants et
de
circonstances déclenchantes, physiques ou psycho-
logiques, propres ou extérieures à l'individu, mais tous
ces éléments sont sous-tendus par un terrain commun :
le profil migraineux.
Le migraineux est une sorte de sismographe vivant, en-
registrant avec une grande sensibilité toute variation.
On dit couramment qu'une femme sur cinq a fait au
moins une crise de migraine dans sa vie, un homme sur
dix seulement.
Il existe un rythme des crises migraineuses et si le traite-
ment arrive à casser ce rythme pendant un temps suffi-
samment long, le patient pourra être soulagé pendant
des années sans prendre de traitement.
Il est pratiquement impossible qu'un migraineux puisse
répondre à cette question : qu'est-ce qui déclenche vos
crises ? Il y a autant de migraines que de migraineux.
Les facteurs déclenchants psychologiques sont invo-
qués environ dans les deux tiers des cas et sont d'une
extrême diversité : contrariété, malheur, tristesse,
frayeur, ou au contraire: grande joie, promotion, ma-
riage ou naissance désirée, etc.
32
Nombre de crises migraineuses sont corrélées à des troubles alimentaires concernant soient l'aliment lui- même,
Nombre de crises migraineuses sont corrélées à des
troubles alimentaires concernant soient l'aliment lui-
même, soit son assimilation .
Les aliments
Un quart des migraineux leur imputent le déclenche-
ment des crises.
Le mode d'alimentation
L'omission d'un repas ou le manque de sucre peuvent
provoquer des migraines vraies.
Régimes amaigrissants et jeûnes prolongés augmentent
la fréquence des crises, qui sont par contre raréfiées si le
régime est riche en sucres lents. En effet, les sucres lents
auraient un effet légèrement euphorisant. À l'opposé,
suralimentation et excès caloriques peuvent aboutir à
des migraines « de pléthore ».
Si la migraine peut survenir tôt dans la vie, avant 10 ans,
la moitié des crises apparaît à l'époque de la puberté.
Pour les deux tiers des migraines, elles sont fréquentes au
moment des règles.
Il faut distinguer à ce sujet deux types de migraines :
- Les recrudescences migraineuses surviennent dans
les jours qui précèdent, pendant ou plus rarement
ultérieurement la période des règles.
33
- La migraine cataméniale survient strictement et exclusivement au moment des règles. Elle est liée
- La migraine cataméniale survient strictement et
exclusivement au moment des règles. Elle est liée
à une chute brutale du taux des hormones.
La grossesse peut parfois entraîner un arrêt des crises
migraineuses, qui peuvent reprendre plus ou moins pré-
cocement après l'accouchement.
Quant à la ménopause, elle voit souvent arriver une
augmentation des crises. C’est une période de grands
bouleversements physiologiques et psychologiques.
Une fois la ménopause installée, les crises ont plutôt
tendance à diminuer, voire à disparaître.
Bien d'autres facteurs ou circonstances peuvent dé-
clencher l'accès migraineux, tout particulièrement les
facteurs sensoriels ou climatiques.
D'autres facteurs sont invoqués par les migraineux : L'alti-
tude, les voyages en avion qui occasionnent une recru-
descence des accès.
Une crise de migraine peut également être déclenchée
par uneffort sportif violent, qui est, comme nous le ver-
rons, différente de la céphalée d'effort proprement dite.
Il est très important de connaître ces facteurs déclen-
chants, soit qu'ils soient prévisibles dans certaines situa-
tions, soit qu'ils soient cycliques afin de parvenir à les
éviter, sinon, à les traiter au plus juste.
Principaux facteurs des migraines :
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Facteurs psychologiques Facteurs alimentaires - Emotions - Les aliments - Chocs psychologiques - Les habitudes
Facteurs psychologiques
Facteurs alimentaires
- Emotions
- Les aliments
- Chocs psychologiques
- Les habitudes alimentaires
- Modifications du mode de vie
Facteurs hormonaux
Facteurs climatiques
- Règles
Autres facteurs
- Contraceptifs oraux
Facteurs sensoriels
- Rythme de sommeil
- Exercice physique
-
Lumière
- Altitude
-
Bruit…
IX. PRISE EN CHARGE DE LA CRISE
MIGRAINEUSE
Comment faire passer une crise migraineuse et com-
ment en diminuer l'intensité et la durée ?
IX. 1. Les petits moyens
Tout d’abord, mettez-vous au calme, au frais, à l'obscu-
rité et au silence.
Petits moyens locaux :
Ø Frictionnez la zone douloureuse ou appuyez dessus
pour modifier la circulation sanguine.
Ø Mettez, selon les cas, une compresse chaude ou
froide, sur la zone douloureuse.
Ø Faites pénétrer par massage un baume «chauf-
fant», un gel mentholé apaisant ou un mélange
35
d'huiles essentielles à base de menthe poivrée (vendu en pharmacie). IX. 2. La réflexothérapie Il
d'huiles essentielles à base de menthe poivrée
(vendu en pharmacie).
IX. 2. La réflexothérapie
Il existe au niveau de chaque zone douloureuse, un
point de commande plus précis qui correspond souvent
à un point d'acupuncture. En ce qui concerne les mi-
graines, la zone réflexogène est située au niveau de la
région de la tempe. Pour le stimuler, il faut commencer
par exercer une pression continue et ferme de 5 à 6
secondes environ, avec le pouce.
En cas de douleurs pulsatile, employez la tonification :
Avec la pulpe du majeur, percutez rapidement et sou-
plement, à raison de deux battements par seconde, le
point choisi pendant environ une minute.
En cas de douleur constrictive, employez la dispersion :
Pressez le point choisi à l'aide de la pulpe du pouce et
maintenez cette pression pendant 20 secondes environ.
Répéter trois fois l'opération.
Dans tous les cas, ces manœuvres doivent être répétées
à plusieurs reprises, et entre deux, il convient de prati-
quer des petits massages harmonisants, légers, circu-
laires, au niveau du point.
Pratiqués en début de crise, ces gestes et traitements
vont diminuer l'intensité et la durée de la crise doulou-
reuse.
36
En fonction de ces données, vous pouvez adapter votre action locale comme indiqué dans le
En fonction de ces données, vous pouvez adapter votre
action locale comme indiqué dans le tableau suivant.
Pouls augmenté avec
Douleur pulsatile :
Pouls diminué avec
Douleur constrictive :
Compression de l'artère
Friction de la zone
Compresse froide
Compresse chaude
Application mentholée
Baume chauffant
Caféine, sucre
Petit verre d'alcool
Digitopuncture en dispersion
Digitopuncture en tonification
A retenir :
- Les petits moyens sont utiles en début de crise.
- Les réflexothérapies peuvent aider à faire céder
la crise ou à la prévenir.
- Servez-vous de la perception de votre pouls
temporal.
IX. 3. Les médicaments « Anti-Migraines »
On peut utiliser les antalgiques polyvalents, plus volon-
tiers ceux de deuxième niveau, bien qu'une aspirine
fasse parfois miracle.
Peuvent aussi être aussi utilisés les anti-inflammatoires, à
dosage plus important que pour un mal de tête banal,
ou l'indométacine qui a une action plus spécifique sur la
migraine.
En cas de crise violente, on peut aussi utiliser des antal-
giques de troisième niveau (chlorhydrate de morphine,
37
en gélules à effet retard et dosages adaptés au niveau de la douleur). Deux classes
en gélules à effet retard et dosages adaptés au niveau
de la douleur).
Deux classes de médicaments sont des spécifiques de
la migraine :
- L'ergot de seigle
- Les triptans
En période de crise, on utilise avant tout le tartrate d'er-
gotamine, simple ou associé à de la caféine pour en
augmenter l'efficacité.
Les triptans sont quant à eux actifs sur la douleur et sur
les signes généraux avec de bons résultats dans 80 %
des cas, permettant ainsi de reprendre une activité
dans les 2 heures.
Il faut signaler l'incompatibilité entre la prise concomi-
tante de tartrate d'ergotamine et de triptan, dont les
effets nocifs se potentialisent alors. Pas d'association
tartrate et triptan pendant la crise.
D'autres médicaments sont utilisés pour amoindrir ou
neutraliser les conséquences de la crise migraineuse :
- Les sédatifs-hypnotiques : Ils ont pour rôle de cal-
mer la douleur et d'induire un sommeil réparateur.
- Les antiémétiques : Ils contribuent à diminuer la
motilité du tube digestif et donc faire cesser les
vomissements.
Les médicaments de la crise migraineuse :
38
Antalgiques de premier niveau - Aspirine - Paracétamol - Ibuprofène (anti-inflammatoire) Antalgiques de deuxième
Antalgiques de premier niveau
- Aspirine
-
Paracétamol
-
Ibuprofène (anti-inflammatoire)
Antalgiques de deuxième et troisième niveaux
- Paracétamol codéiné
- Tramadol
- Opiacés en gélules LP.
(utilisation temporaire)
Spécifiques migraine
-
Tartrate d'ergotamine (suppositoire ou comprimé)
-
Triptan
(comprimé,
injection
sous-cutanée,
na-
sal/sublingual
- Anti-inflammatoires
• Indométacine
• Flurbiprofène
(utilisation modérée)
Autres médicaments
- Benzodiazépine sublingual (Alprazolam) : poussée de stress
- Hypnotiques (comprimé, suppositoire) : sommeil réparateur
- Pour diminuer les réactions digestives : antiémétiques/anti-
diarrhéiques.
IX. 4. Gérer au mieux la crise migraineuse
Concernant la crise proprement dite :
Il s'agit de limiter la prise médicamenteuse et de la
prendre le plus tôt possible.
Pour cela, il faut savoir :
39
- Prévoir la crise : ce qui suppose d'avoir étudié les circonstances déclenchantes des différentes
- Prévoir la crise : ce qui suppose d'avoir étudié les
circonstances déclenchantes des différentes crises
migraineuses.
- S'assurer de sa réalité : c'est-à-dire avoir étudié
spécifiquement les signes avant-coureurs de la
crise migraineuse.
Concernant le médicament :
- Le prendre le plus tôt possible en fonction des deux
éléments précédents et attendre son action avant
d'en prendre un autre
- Sélectionner le médicament le plus efficace
- Afin de diminuer les prises de tartrate ou triptan, on
peut 'utiliser un anti-inflammatoire entre deux prises.
X. MIGRAINES VRAIES : COMMENT
EVITER LES CRISES ?
X. 1. Traitement préventif
Pour éviter la douleur circulatoire :
- La dihydroergotamine : A prendre en gouttes ou en
comprimés. Contrairement à l'accès aigu, on a in-
térêt à obtenir un effet continu en prenant
desgouttes 3 à 4 fois par jour des ou comprimés à
effet retard.
- Les bêtabloquants. Ils diminuent la tendance à la
dilatation des vaisseaux. Spécificité : Migraines à
déclenchement psychique. Inconvénient : ils dimi-
40
nuent la fréquence cardiaque et la tension arté- rielle. Ils doivent donc être pris à
nuent la fréquence cardiaque et la tension arté-
rielle. Ils doivent donc être pris à petites doses.
Pour éviter les signes généraux :
- Les antisérotonines : Comme leur nom l'indique, ils
diminuent la libération dans l'organisme des molé-
cules type sérotonine ou histamine et vont donc
éviter les réactions digestives (vomissements, nau-
sées
- L'hydroxyzine. : Employée pour les céphalées
mixtes. Inconvénient : discrète somnolence, donc à
employer à petites doses plusieurs fois dans la jour-
née, en demi-comprimé ou en sirop.
Il existe une incompatibilité entre la prise de dihydroer-
gotamine, quelle que soit sa forme, et la prise de triptan
en cas de crise.
Associations possibles : Dihydroergotamine ou bêta-
bloquant avec antisérotonine en traitement de fond.
Traitement de fond de la migraine :
Circulatoire
- Dihydroergotamine
Gouttes – gélules – comprimés retard…
- Bêtabloquants
Petites doses réparties dans la journée
Phénomènes généraux
- Antisérotonine en cures discontinues
- Hydroxyzine : céphalées mixtes
41
X. 2. Traitement homéopathique de la mi- graine Le traitement homéopathique de la migraine se
X. 2. Traitement homéopathique de la mi-
graine
Le traitement homéopathique de la migraine se com-
pose des remèdes de diathèse et de remèdes sympto-
matiques.
Voici 4 remèdes symptomatiques du traitement de la
migraine :
- Glonoïnum : dilatateur des vaisseaux du cœur,
contre les migraines pulsatiles.
- Natrum sulfuricum : purgatif, pour les migraines
avec troubles digestifs importants.
- Cyclamen : Spécifique des migraines ophtalmiques
- Gelsemium : pour les migraines avec facteur dé-
clenchant psychologique
Ils sont à prendre en granulés homéopathiques 5 CH, 3
à 5 granulés deux à trois fois par jour en cas de crise.
Ils peuvent aussi être pris préventivement, en cas de
symptôme prédominant, en 9-11 CH, cinq granulés deux
à trois fois par semaine.
X. 3. En matière d'oligothérapie…
L'oligo-élément fondamental est le manganèse. Il doit
être pris en petites quantités, à raison de 1 ou 2 doses
réparties dans la semaine. Les autres jours, il faudra
42
compléter par une prise de phosphore pour éviter l'éventuelle réaction de l'organisme au manganèse. On
compléter par une prise de phosphore pour éviter
l'éventuelle réaction de l'organisme au manganèse.
On y adjoindra des oligo-éléments symptomatiques, les
deux plus importants étant le soufre et le cobalt.
On pourra y adjoindre, à titre complémentaire :
- Du cuivre-or-argent et du lithium en cas de ten-
dance dépressive, avec éventuellement une cé-
phalée mixte,
- Du zinc-cuivre si les épisodes migraineux sont liés
aux règles,
- Du zinc-nickel-cobalt, s'ils sont liés à des épisodes
d'hypoglycémie.
- Le lithium est aussi indiqué dans les migraines ac-
compagnées.
X. 4. La phytothérapie contre les migraines
La phytothérapie est l’un des plus anciens traitements
de la migraine. On peut faire une cure de verveine offi-
cinale (ne pas confondre avec la verveine odorante).
Elle peut être employée en décoction : une cuillère à
café de feuilles de verveine officinale pour une tasse à
thé d'eau froide. Faire bouillir 2 mn, infuser 10 mn, filtrer.
3 tasses par jour : 1 le matin à jeun, 1 avant le déjeuner,
1 avant le dîner.
Voici deux formules de teinture-mère :
Dans les cas de migraines pulsatiles :
43
- Teinture-mère d'aconit - qsp 40 ml - Teinture-mère gelsemium - qsp 80 ml -
- Teinture-mère d'aconit - qsp 40 ml
- Teinture-mère gelsemium - qsp 80 ml
- Teinture-mère cyclamen - qsp 250 ml
Ø 30 gouttes 3 fois par jour,
Dans les cas de migraines constrictives :
- Teinture-mère d'aconit - qsp 40 ml
- Teinture-mère gelsemium - qsp 80 ml
- Teinture-mère cimicifuga - qsp 250 ml
Ø 30 gouttes 3 fois par jour
En cas de céphalées banales répétitives, on peut aussi
avoir recours aux tisanes "à l'ancienne" : elles ont une
réelle efficacité.
Pour n'en citer que deux :
1)
- Racine d'angélique : 20 g
- Racine de fenouil : 15 g
- Racine de valériane : 15 g
- Racine de Salomon : 10 g
- Rhizome d'asperge : 20 g
- Camomille : 10 g
- Racine de réglisse : 10 g
Laisser infuser une poignée dans 1 litre d'eau bouillante,
filtrer et boire une demi-tasse 2 à 3 fois par jour.
2)
44
- Bourse à pasteur : 25 g - Pissenlit : 20 g - Feuilles d'oranger
- Bourse à pasteur : 25 g
- Pissenlit : 20 g
- Feuilles d'oranger : 10 g
- Racine d'angélique : 15 g
- Serpolet : 20 g
- Racine de fenouil : 10 g
Même préparation que précédemment.
En respectant ces conseils, vous verrez ainsi diminuer la
fréquence et l'intensité de vos céphalées.
X. 5. Quelques conseils d’hygiène contre les
maux de tête
Nous donnons ici deux conseils, l’un ordre psycholo-
gique, l'autre d'ordre physique.
- Adoptez un mode d'existence calme/régulier.
- Certains exercices sportifs sont particulièrement
conseillés ; ce sont ceux qui nécessitent des efforts
réguliers et modérés.
X. 6. Traitement préventif
On commence à parler de traitement de fond à partir
de 3-4 crises migraineuses par mois, ou bien lorsque les
crises sont moins fréquentes, mais qu’on les maîtrise
difficilement.
Concernant sa composition : Il semble plus efficace
d'associer d'emblée un médicament à visée circulatoire
et un médicament des manifestations générales.
45
Concernant sa nature : S'il s'agit de crises peu fré- quentes et peu importantes, on
Concernant sa nature : S'il s'agit de crises peu fré-
quentes et peu importantes, on peu d'emblée utiliser les
médecines alternatives. Si les crises sont en revanche
plus fréquentes ou plus importantes, il vaut mieux com-
mencer par un traitement de fond allopathique, suivi
d’un traitement alternatif.
XI. DOULEURS
FACIALES
:
COMMENT LES EVITER ?
Certaines céphalées ont pour double particularité de se
situer au niveau de la face et d’évoluer par salves, de
rythme et de durée variable. Elles sont appelées algies
faciales.
Elles peuvent connaître une origine circulatoire et sont
alors appelées algies vasculaires de la face ou AVF.
Elles peuvent aussi être causées par une irritation ner-
veuse et sont alors dénommés névralgies faciales.
XI. 1. La migraine faciale
Commençons par découvrir les AVF, appelées aussi
migraines faciales.
Ses caractéristiques sont extrêmement stéréotypées : La
douleur est de siège périorbitaire, strictement unilaté-
rale, toujours située du même côté, sensation très dou-
loureuse de type écrasement, brûlure, torsion.
46
Elle s'accompagne de signes locaux : rougeurs, lar- moiements et œdème de l'œil, congestion et
Elle s'accompagne de signes locaux : rougeurs, lar-
moiements et œdème de l'œil, congestion et écoule-
ment du nez, le tout du même côté. Les accès durent
en moyenne entre 30 minutes et 3 heures, débutant
fréquemment la nuit et favorisés par la prise d'alcool.
L'évolution se fait par salves, durant de 2 à 8 semaines,
comportant 3 à 6 accès répétitifs par jour. Elles peuvent
être éloignées de plusieurs années ou au contraire évo-
luer vers la chronicité sans intervalle libre. Elle survient
beaucoup plus fréquemment chez l'homme que chez la
femme et ceci, après 30 ans.
5 critères de reconnaissance d’une algie vasculaire de
la face :
1. Survenue d'accès douloureux débutant vers le
front, la tempe, la région malaire et l'aile du nez, ir-
radiant vers la région orbitaire.
2. Caractère strictement unilatéral des accès qui siè-
gent toujours du même côté.
3. Douleur rapidement très intense, et durant entre 30
et 180 mn.
4. Survenue quotidienne à des moments relativement
fixes, pendant plusieurs semaines (céphalées en
chapelet).
5. Présence de perturbations neurovégétatives asso-
ciées : oculaires, nasales, faciales.
Les petits moyens :
Il s’agira de gestes locaux, tels que l'application d'une
compresse froide, la compression de l'artère faciale.
Le traitement de la crise :
47
Ce traitement est très apparenté à celui de la migraine : en tout début de
Ce traitement est très apparenté à celui de la migraine :
en tout début de crise, on peut prendre du tartrate
d'ergotamine à plus forte dose, de l'ordre de 3 à 4 par
jour par exemple. On y ajoutera bien sûr, si besoin est,
des antalgiques de niveau II, voire III.
Les traitements préventifs :
En cas de crise cyclique :
Le tartrate d'ergotamine peut être employé en période
de poussée à raison de 2 à 3 comprimés par jour. Le
méthysergide donne, à raison de 2 comprimés par jour,
une efficacité de l’ordre de 70 à 80 %. On peut associer
les deux en respectant les précautions d'usage : Atten-
tion en revanche à l’incompatibilité entre ergotamine et
triptan en cas de crise. Il conviendra d’arrêter périodi-
quement le méthysergide pour éviter les complications.
Dans les formes chroniques :
On préconise la cortisone au long court comme anti-
inflammatoire Et le lithium, à dose thérapeutique, pour
lutter contre la composante psychogène.
XI. 2. La Névralgie faciale
La névralgie "faciale", c'est-à-dire localisée au niveau
de la face, est en fait une névralgie du nerf trijumeau,
nerf sensitif de la face, ou névralgie trigéminale. Le
moindre effleurement de la peau du visage ou de la
muqueuse de la bouche peut déclencher une crise,
c'est la "zone-gâchette". L'évolution se fait soit vers la
chronicité, soit vers la réduction progressive. Elle va
conditionner le traitement.
48
5 critères de reconnaissance d’une névralgie du triju- meau : 1. La douleur est unilatérale,
5 critères de reconnaissance d’une névralgie du triju-
meau :
1. La douleur est unilatérale, strictement localisée
dans le territoire du nerf.
2. Les paroxysmes douloureux sont brefs (quelques
secondes à quelques minutes) mais d'une intensité
extrême.
3. Ils se répètent, entrecoupés de brefs intervalles
libres, sur une période de quelques heures.
4. Ils peuvent être électivement déclenchés par la
stimulation de certaines zones cutanées (zones-
gâchettes) ou certains mouvements (manger, par-
ler, bâiller, se moucher, se raser )
5. Entre les attaques, le malade ne souffre pas.
Les petits moyens :
On peut faire des frictions localisées avec une prépara-
tion à base d'huiles essentielles de plantes (Tégarome®).
L’application de glaçons au niveau des points d'émer-
gence des nerfs douloureux ou de la "zone-gâchette"
peut soulager la douleur.
Le traitement médical :
Les antiépileptiques diminuent la sensibilité des nerfs.
Utilisés à faible dose, ils soulagent les névralgies du triju-
meau. Ils seront employés à "doses filées", c'est-à-dire à
doses faibles et réparties dans la journée.
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Dans certains cas, ont été préconisées des ionisations locales à l'aconitine, tirée d'une plante
Dans certains cas, ont été préconisées des ionisations
locales à l'aconitine, tirée d'une plante antalgique,
toxique par voie générale.
La chirurgie ou un geste loco-régional sont indiqués très
prudemment en cas d'échec du traitement médical.
XI. 3. Les médecines alternatives
Pour les AVF :
L'association de base est le manganèse-cobalt qui
pourra être pris à raison de 4 à 5 prises par semaine.
On y adjoindra quotidiennement :
- Le cobalt, à raison d'une prise par jour, pour le côté
circulatoire
- Le phosphore, à raison d'une prise par jour, en pé-
riode de crises cycliques
- Le lithium, à raison de 2-3 prises par jour, pour lutter
contre le côté psychogène.
Pour les névralgies trigéminales :
- Le magnésium pour diminuer la réflectivité ner-
veuse
- Le potassium ou le cuivre pour diminuer l'inflamma-
tion du nerf
- Le phosphore pour lutter contre les crises aiguës.
Ils peuvent être employés soit par voie orale, soit en
mésothérapie.
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Remèdes symptomatiques homéopathiques : Prendre 3 à 5 granulés 5 à 7 CH, 3 fois
Remèdes symptomatiques homéopathiques :
Prendre 3 à 5 granulés 5 à 7 CH, 3 fois par jour.
- En cas de survenance brutale au début de la nuit :
aconit.
- En cas de fourmillements : colchicum.
- À type d'écrasement : verbrascum.
- En cas de douleurs pulsatiles avec tressaillements
musculaires : belladonna.
- Prendre 3 à 5 granulés 5 à 7 CH, 3 fois par jour.
- En cas de contractures musculaires : magnesia
phosphorica
- En cas de piqûres par aiguilles de glace : agaricus.
- En cas de douleur brûlante et d’anxiété : arseni-
cum album.
- En cas de douleur intolérable améliorée par la
pression : chamomilla.
- Périodique : china.
- En cas de douleur crampoïde dans la pommette :
platina.
- Le phosphate de magnésie est utilisé en homéopa-
thie dans tous les types de névralgies.
En aromathérapie, pour les névralgies faciales :
- Thym
- Marjolaine
- Lavande
- Camomille
- Cyprès
- Sauge
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30 gouttes, 3 fois par jour. En ce qui concerne la phytothérapie classique : La
30 gouttes, 3 fois par jour.
En ce qui concerne la phytothérapie classique :
La grande camomille, du fait de ses propriétés circula-
toires, est plus particulièrement indiquée dans les AVF.
Pour les névralgies de la face :
-
Teinture-mère aconit : 35 ml
-
Teinture-mère gelsemium : 70 ml
-
Teinture-mère solanum nigrum : qsp 250 ml (en cas
d’algie vasculaire, peut être remplacée par la tein-
ture-mère de colchicum)
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gouttes, 3 fois par jour.
XII. HYGIENE DE VIE ANTI « MAUX
DE TETES »
XII. 1. Rectifiez votre alimentation
Globalement, adoptez une alimentation qui favorisera
fruits, légumes frais, protéines légères (poisson, viande
blanche), glucides lents complets (céréales, pâtes, riz,
pommes de terre) aux dépens des viandes grasses, plats
farineux et desserts hyper sucrés.
Une répartition logique dans la journée évitera les à-
coups nutritionnels et l’hypoglycémie pouvant entraîner
des maux de tête.
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Il faut faire au moins trois vrais repas par jour : un petit déjeuner, un
Il faut faire au moins trois vrais repas par jour : un petit
déjeuner, un déjeuner, un dîner ; à horaire fixe, assis à
table, pendant une durée correcte : petit déjeuner de
20 mn environ, déjeuner ou dîner de 30 à 40 mn. On
peut y adjoindre une collation vers 16 h 30.
XII. 2. Evitez certaines substances
Toute substance défavorable au fonctionnement de
notre organisme va avoir un effet favorisant la survenue
des maux de tête. Certaines d'entre elles sont excitantes
: tabac, café, etc
D'autres sont déprimantes : alcool,
tranquillisants. L'alcool entraîne une congestion circula-
toire, élément de base de nombreux maux de tête. Les
tranquillisants, surtout s'ils sont de la famille des benzo-
diazépines, présentent des inconvénients déjà cités. De
plus, ils mettent l'organisme "en veilleuse", ce qui favorise
l’auto-intoxication. Vous pouvez vous rabattre sur les
quelques médicaments qui n'ont pas ces inconvénients
ou prendre des médicaments de médecines alterna-
tives
Le tabagisme entraîne une intoxication nicotinique,
favorable à la survenue de céphalées.
Les excitants : café, thé ou certains sodas, sont à prohi-
ber car ils ne font qu'accentuer la tendance anxieuse,
et l'hypersensibilité.
A l'inverse, une boisson chaude le soir avant le coucher
(tisane ou lait chaud) est tout à fait recommandée.
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XII. 3. Pratiquez une activité physique La pratique d'une activité physique régulière présente un triple
XII. 3. Pratiquez une activité physique
La pratique d'une activité physique régulière présente
un triple intérêt : D'une part, elle stimule l'état général ;
d’autre part, elle développe les fonctions d'épuration
de l'organisme et enfin, elle stimule les endorphines,
antidouleurs naturels.
Il faut pratiquer un exercice physique suffisant pour ac-
célérer la respiration et le pouls (pas plus de 120) et
entraîner une sudation. Pour un effet durable, il convient
de pratiquer 30 à 40 mn, 3 à 4 fois par semaine, ce qui
évite bien des céphalées.
XII. 4. Le sommeil « anti maux de tête »
Un sommeil régulier et réparateur est utile à une récupé-
ration de l'organisme favorable à la disparition ou raré-
faction des maux de tête. Devenez donc un adepte du
sommeil naturel !
Sa durée est variable suivant les individus, 8 heures en
moyenne. A chacun sa durée, l'essentiel étant de se
réveiller reposé. L’idéal est d’adopter un rythme
couche–tôt / lève-tôt. Un repos réparateur est un excel-
lent antidote aux céphalées.
XII. 5. Luttez contre le stress
Usez des armes physiques qui vont transformer le stress
en fatigue physique curable par le repos :
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Ø Les massages Ø L'hydrothérapie Ø La gymnastique lente (Tai-chi-chuan) Ø La natation rythmique Utilisez
Ø Les massages
Ø L'hydrothérapie
Ø La gymnastique lente (Tai-chi-chuan)
Ø La natation rythmique
Utilisez les armes psychologiques qui vont faire baisser la
pression mentale.
Ø La relaxation totale :
Elle se pratique en trois phases :
1. Une phase de contrôle respiratoire qui consiste à
ralentir le rythme de la respiration et à la rendre
plus ample, abdominale, à prédominance expira-
toire.
2. Une phase de décontraction musculaire qui se fera
en remontant progressivement des pieds à la tête.
3. Une phase de "rincage" de cerveau. Il s'agit de
vider son cerveau des soucis divers pour l'emplir
d'une sensation de calme.
Avec la pratique, on arrive de plus en plus facilement à
cet état de détente totale.
Ø Le training autogène :
La relaxation se fait, elle aussi, par étapes, mais elle est
décomposée en :
1. Exercices de chaleur : qui agissent sur la circulation.
2. Exercices de pesanteur : qui agissent sur la décon-
traction musculaire.
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Ø S'isoler du négatif : Éviter les individus aigris, dépressifs ou revendicatifs, évi- ter certains
Ø S'isoler du négatif :
Éviter les individus aigris, dépressifs ou revendicatifs, évi-
ter certains médias qui ont pour vocation de rapporter
tous les drames de la planète ou d'exciter en nous des
envies de consommation déraisonnables.
- Les armes physiques anti-stress transforment le stress
psychologique en stress physique.
- Les procédés psychologiques font baisser la pres-
sion nerveuse.
- En cas de stress, n'hésitez pas à vous faire aider.
Il y a fort à parier que l'adoption de ces règles d'hygiène
de vie vous permettront de diminuer considérablement,
voire de supprimer vos maux de tête et que vous pour-
rez, dans un avenir proche, dire : « migraines et maux de
tête… C'est terminé ! ».
Ce livret ne peut être vendu séparément du coffret
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Conception graphique : Frenetykdesign
Conception vidéo : Amonet3
Réalisation contenu : Elise Marletta
Réalisé en France
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