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LE LIBRE OURNAL de la IFramce LOLS N 0 i Soa (en mieux) DECADAIRE |] Avertissement a nos estimés lecteurs: ce numéro comprend deux portraits d’ADG (dont un ci-dessus qui prouve que nous ne cherchons pas la vente en kiosque) plus un entretien courtois avec lui, plus sa rubrique habituelle. En contrepartie, la chronique télévision n’est pas de lui. Il ne faut pas abuser i ettres de chez nous "CE. GENRE DE ! gambien interdisant aux : vigile meurtrier acciden- : Pourtant, je suis raciste, RACISME.. femmes de recourir & tel d’un voleur arabe et oui. Jelis, dans len°79 de : des onguents pour six mois avec sursis 4: A 'égard des imbéciles, votre “Libre Journal’, | séclaircir le teint. VArabe violeur volontai- ; sous-genre de 'espéce article de Joseph Grec__: On imagine le tintouin si: re d'une vieille dame. _: humaine qui transcende intitulé “Noir c’est noir“. un gouvernement occi- : Evangéliquement, je ne _ les races, les couleurs, Cest un peu limité, pour; dental interdisait le suis pas plus raciste que : les ethnies, les nationali- un journal qui se prétend | bronzage au nom dela Celui qui, imploré par —_: tés, les religions et les de tradition catholique ! Je : pureté raciale... } une Cananéenne (saint partis. me demande si ce genre | Cosmétiquement, donc, : Marc écrit “Syrophéni- _ Je trouve quill y a trop de racisme est ce que pro- : je ne suis pas aussi cienne’), répond dimbéciles. Je constate ne lEvangile. Ca res- ! raciste que les négres d’abord : “Je n'ai été qu'ils sont partout. Je semble plutot a un ! gambiens. i envoyé qu’aux brebis _: déteste la frequentation dégueulis de militant de: Génétiquement, je ne —_: perdues dela maison _: des imbéciles. Je suis base du FN et surement: suis pas aussi raciste d'sraél... Hn’est pas _ contre les mariages pas catholique. J'ai que le rabbin qui ne cir- : bien de prendre le pain: mixtes avec les imbé- impression que, du concit que Venfant né de : des enfants pour le jeter ciles. Je réve d'un apar- catholicisme, vous n’avez : meére juive, aux petits chiens.” theid rigoureux a Yégard que la tradition, Cesta-dire : Scientifiquement, je ne Biologiquement, jene _: des imbéciles. Je vais décentrée du Christ, atti- suis pas aussi raciste _ suis pas plus raciste que méme avouer une chose rée simplement par un cer? que ceux qui ont voté le : Ie jardinier qui, préfé- _ terrible : Je n‘ai pas lain ordre moral que pro- ; droit d’exterminer un —_ rant Ja laitue, n’arrache _ d‘imbéciles parmi mes pose cette religion. Votre: Frangais jusqu’au tro: pas pour autant la fri- —_: amis. |joumal me fait un peu: -siéme mois de sa sée. Mais je me dépéche de penser 4 monsieur Le Pen, : conception. Sémantiquement, je ne _* le dire avant qu'un quise donne une image _ : Médicalement, je ne suis : suis pas plus raciste que : imbécile ait 'idée de religieuse pour attirer les: pas aussi raciste que: 'éleveur qui n‘appelle _ fonder “SOS-Imbéciles” gympathisants mais pra. } ces spéclalistes dela _ pas cheval la vache née et de falre voter une lol tique en fait une grande; moelle osseuse qui exi- : dans une écuric, Gay-imbécile qui m’obli- idolatrie pour a race, la; gent des donneurs “ori- ° Esthétiquement, Je ne _ gera les aimer. “pureté” (4 votre sauce) et: ginaires de Madagascar” suis pas plus raciste que SdeR non pour Dieu créateur du : pour greffer une jeune _* le Créateur qui adonné REMERCIEMENTS monde et de tous les: Malgache. la vie aux crocodiles et: La duchesse de Franco et hommes, aussi pécheurs Statistiquement. je ne: aux lions mais pas aux _ es fidéles de son pére ont soientils. | suis pas aussi raciste _: crocolions. été sensibles a Vévocation que le palmares des J.. : Politiquement, je ne suis qui met en téte plus ni plus ni moins raciste athletes noirs ou que: que Le Pen qui, contrai- Je jury du Nobel de phy- rement 4 ce que colpor- £ sique qui couronne plus * tent les menteurs, ne du décés, ily a vingt ans, du général Franco dans le “Libre Journal’... L’un des rares de la presse frangai- se a s’étre souvenu. Pour qui vous prenez-vous pour juger ainsi les races ? M.F. Epinay-sous-Sénart) Pour mémoire, la chro- nique de Joseph Grec | de chercheurs blancs. prone pas la “pureté _ ls lennent a remercler (genre littéraire Judiciairement. je ne raclale” mais la “préfé- _' Daniéle de Beketch, notre “Humour”, “Variété”, suis pas aussi raciste rence nationale”, y com- : directrice. “Absurde”) moquait un: que les juges qui collent : pris en faveur de nos décret du gouvernement : douze ans fermes au concitoyens négres. LE LIBRE, -Pireccur: serge de neketen —-Dépoc tga paraton -« Lelibre Journal Imprimerie G.C.-Conseil Abonnement OURNAL. fiefanceGourises ex cate 3, re de Padus, 7019 Pasi 1 an 600 Frs, JOURNAL sissirucprenesps, = Directeur de publication : a SDB, au capital de 2.000 francs D. de Beketch 139 boulevard de Magenta 139, boulevard de Magenta - Prineipaux asso 75010 Paris 75010 Paris Beketch, Fournier ISSN : 1244-2880 ee Tel. : (1) 42.80.09.33. = Commission paritaire : ‘Ce numéro contient un encart de Fax: (1) 42.80.19.61. 74371 2 pages entre les pages 12 et 13, Editorial CHARNIERS POUR CHARNIERS En découvrant dans la presse et 4 la télévision les images atroces de Srebrenica, ces champs couverts d’ossements dont on nous dit que ce sont des charniers ot ont été abandonnés les restes des musulmans bosniaques, je n’ai pas pu m’empécher de voir que parmi les débris mortels subsistaient des lambeaux d’'uniformes. Ily avait donc, parmi les victimes, des soldats. Ce qui permet aux Serbes de soutenir, jusqu’a plus ample informé, que ce que la propagande internationale qualifie de charniers sont simplement des champs de bataille ot se sont affrontés des ennemis. Aprés tout, nous avons encore dans le regard l'abominable forgerie de Timisoara et nous savons, jusqu’a la nausée, de quel mensonge, de quelle imposture sont capables les fabricants d’émotion et les truqueurs d’images. N’empéche, quelle force émotionnelle dans ces membres épars, dans ces squelettes de mains privées de corps que crispe l'ultime sursaut de l'agonie, dans ces cranes luisant sous la neige ! Devant ce spectacle, je me suis dit que si, au lieu de les braler dans les fours crématoires des maternités, cliniques et hépitaux, on étalait ainsi en plein air, sur les places publiques, dans les squares ou les bois des grandes villes, Jes cing cents cadavres des bébés assassinés légalement, chaque jour, dans les abattoirs humains de France, les hyénes de l'avortement légal, les chiennes hurleuses de la liberté de tuer, les chacals politiciens et les Chats fourrés des tribunaux qui condamnent les sauveteurs auraient du mal 4 vendre leurs salades démocratiques et libertaires. Ils auraient du mal 4 nous convaincre que ce charnier quotidien se justifie par le slogan que gueulent les avorteuses, « Notre ventre nous appartient ». Autant de mal que les Serbes pourraient bien avoir, demain, a justifier ces tueries par ce slogan : « Notre terre nous appartient ». SdeB PAS DE GAULLE, oe 2S ae ne idée de détourner Vavion de Ben Bella, Tout faux! Ce détournement a eu lew en ‘octobre 1956 : premier ministre -Mendés-France, justice Miter rand, intéieur Gilber-fules, défense nationale Bourgés- Maunoury, affaires algériennes Lacoste. De Gaulle n' était pour ren ! PORCS PAYANTS Ls porcs de *Char- lie Hebdo” ont sé condamnés @verser vingt mille francs d’amende et dis. mille francs de dommages et intérits& Caroline Le Pen guils avaient traitée de “chien- ne de Buchenwald” BIEN BRAVE eo ernie rn Genes! i trey tae la Convention nationale de PUD a ta fin du printemps, Pour “provoquer le Front”, at. iexpliqué. Des provoc comme a, la municipalité en rede ‘mande, — ae . Bes os iepeipenmnnh ace aha etre. cA ala Sao Coe ie a oe i Onl ore awa ne a oc pees eon i des Nouvelles EN RESISTANCE... ux enseignants en butte aux me naces, a la violence physique. (UX agressions, aux coups, aux saccages, aux représailles dans les éta- blissements scolaires des quartiers sen- sibles, le “ministére de I'Education” (défense de rire) propose le secours d'un numéro de téléphone “SOS-vio- lence a 'école”, sans songer un seul ins- tant a sanctionner les frappes allogénes qui font régner Ia terreur en milieu sco- laire. Aux sauveteurs qui luttent contre Favor- tement par leurs seules priéres devant es abattoirs humains, le ministére de la Santé oppose les foudres de la justice et la prison ferme, sans envisager un seul instant d’accorder la moindre écoute ces matheureux que désespérent les assassinats quotidiens de petits enfants. Ce paradoxe “interpelle quelque part”, comme disent les curetons du politi- quement conforme. 0u Ia répression a des effets dissuasifs reconnus, et on ne voit pas pourquoi ‘on applique aux sauveteurs et non aux crapules des gangs ethniques. Ou elle est sans effet, et I’on ne voit pas au nom de quoi on persiste a frapper les ‘opposants pacifiques a une loi mortifére et 4 épargner les voyous. Ou I'Etat est capable d'imposer par force le silence devant les abattoirs humains, et, dés lors, il doit étre capable d'imposer par force le respect de Vordre public dans les écoles, lycées et colléges. Ou il ne se sent pas fondé a imposer le respect de 'ordre républicain aux reje- tons de invasion barbare, et, dés lors, ‘on ne voit pas au nom de quoi il s‘auto- rise accabler des Francais qui ne veu- ent que défendre l'avenir de la race. Ce simple rapprochement suffit a éclai- rer le “probleme des banlieues sen- sibles, de la jeunesse en détresse, de la violence en milieu scolaire, de I'inser- tion” et autres balancoires a la mode. La vérité, c'est que I'Etat a peur. Ila peur d'une meute de fauves qu'il a iss€ se constituer sur le territoire national, qui obéit a des instincts de sauvagerie que rien, ni les traditions, ni Ja culture, ni la religion, ni l'amour de la patrie, ni le respect de la famille, ni méme et surtout la crainte d’un gen- darme désarmé ne peut discipliner. La question se pose donc aujourd’hui de savoir si Etat est en mesure d’assurer Ja sécurité des citoyens ou s'il est du cOté des voyous contre les victimes. En clair : Chirac est-il président de la République francaise ou Gauleiter de Yenvahisseur ? La question est de savoir si nous avons le droit moral d’entrer en Résistance contre l'occupant et ses kollabos. Le texte que nous publions ici apporte un début de réponse d’un point de vue catholique. DEFENDRE L’IDENTITE FRANCAISE Par Syllabus notre natio! honoreras ton pére et ta mére. Nous avons un devoir de é a V'égard de ceux qui nous ont fait ce que nous sommes. Venant en ce monde, 'homme est, en effet, constitué. radicalement débiteur. Ce que nous avons, ce que nous sommes, nous Vavons recu de notre famille, bien sar, mais aussi de notre patrie, de la patrie étant a la fois terre des péres et héritage (matériel, intellectuel, spirituel) que nous laissent nos aieux. La nation ne se congoit pas sans cet héril elle a un caractére spécifiquement humain : Yensemble des héritiers qui ont un lien par la naissance. Blle ajoute ala patrie la notion de solidarité dans le temps et dans I'espace : la nation comme “communauté de destin’. Du devoir exprimé par le quatriéme commandement découle donc le droit naturel pour une nation de préserver son identite. En tant que catholiques frangais, nous avons ce devoir de piété filiale vis-&- vis de la France. “Notre patrie appelle la piété, ie mais ee ee du Marigot —— Nouvel Observateur”, “Fran: colnier” n'a rien eu prisque était un “pri dela presse ayant tous les devoirs 29/4/91): “Ivade soi | (Notre Consolation, 3 mai | 6 d'une mére”, dit le qu'un seul élevé 1892). RP. Sertillanges. Il s‘agit | d'immigrés menace le Dans une formule aan de la réalité francaise : ce | bien commun. La charge _| raccourcle, le philosophe ies que représente la France | et le péril s‘accroissent —_| Marcel de Corte disait : “Le Sion exepte deus: et surtout sa vocation. “La | encore quand cet bien conimiiny.<'est.ce qui voituresbriés (la patrie est un bien envahissement n’implique | Unit”, rin) Fasass commun divin", disait pas assimilation mais baile espa vell/iaee: nat ‘Hashim, “pani” d coups saint Thomas ; et si, selon | provoque choc des Rane eens de poignard pour avoir volé des Rivarol, a nation est “un | cultures. Une culture. au | tombera, Toute famille, ants, na pas provoqué dine vaisseau qui ases ancres | sens ethnographique et | {rte communauté, toute | denis dans la Cité pourtant dans le ciel’, une nation | historique, ne peut To CARIRE oie lion || inte” te Carpe Ue aha nest pas ce qu’elle pense | absorber sans dommage d’elle-méme a un moment | pour son identité que des donné dans le temps mais | familles ou des individus ce que Dieu pense d'elle | au sens restreint. Si les meme périra. se Les asasins Soppllent Le maintien de runité est | Kamel et Abdel donc essentiel. “En dans I’éternité. deux conditions, invasion | cherchant a méler, pour | MARSEILLAIS ‘On ne peut, en effet, par des groupes ethno- _| des raisons idéologiques Un Marseitais, affirmer que chaque historiques allogénes et __| ou temporelles, des Marius Pipeau, a personne a une vocation | ressortissants d'une autre | communautés été arité our trafic chrétienne sans affirmer | culture et, de plus, inadéquates les unes aux | d’hirine, Vefication fait, ce dans le meme temps que | invasion passive sont autres, séparées par des | Marwillais nes appelait pas les communautés et les | simultanément remplies, _| ruptures culturelles ‘Marius Ppeaw mais Karim peuples, jusqu’aux ce n’est plus de causées par un désaccord | Bechichi. Dans le coin, cet nations, ont aussi une changement quill faut sur les valeurs ‘pls courant. vocation chrétienne. parler mais plutot de fondamentales, on porte Le cardinal Pacelli futur | changement irréversible. | un préjudice essenticl.... | MARSEILLATS 1 Pie Xil) le confirmait dans | La culture atteinte, telle | Gn 'ne peut courir le risque ere ears tun discours sur la vocation | qu’elie avait été définie, | ¢rintegrer dans une gaa ata de la France en 1937 : n’existe plus. SS ianinnALteded eae “Les peuples comme les | Demandons-nous alors cuiihieeisrogines dae | mace ee ee rabattewrs, un clandestin alg individus ont leur vocation | quel peut étre le bien meaty providentielle, Comme les | commun de la entendent le rester et vont | sien, Mohamed Saidi individus, ils sont soclété.frangaise, le “bien | Miner l'avenir de cette Ledrame, avec les Marsilas, communauté. Ce serait : érables, | commun” pouvant étre est quilsemploient de ta Rorayonnent ou” | defin'comme ensemble | ommettre une faite ma ee aa ane demeurent obscurément | des conditions extérieures | $ave contre le principe clarke stériles selon quills sont | a tous les citoyens pour le | Vital de cette dociles ou rebelles a leur | développement de leur vie | Communaute. ‘MARSEILLAIS vocation’. Le futur Pie XII} matérielle, individuelle et | Pour nous, catholiques, le aie identifiait la la vocation de | religieuse. choix est donc clair : au wy 2 aie la France a sa mission Parmi ces conditions, les | nom du droit naturel de aes religieuse, au papes ont particuliérement | notre pays a préserver son | _ ta, 6 dd ard christianisme. insisté sur la prospérité et | identité, il est nécessaire sgalement pour trafic d’hérot. Se pose donc aujourd’hui | le role fondamental de | aujourd'hui, pour le bien |": !1aé dénoncé par une de le probléme du droit a Vordre public. otitis re ses clientes prosttudes. Verifica préserver notre identité | La situation de fannie atainp per tion faite, ce Maaseillais ne frangaise, probléme que le | Vimmigration aujourd'hui} yimmigration. Sappelait pas Rami mais sociologue Jules Monnerot | en France nous oblige | pr formons le voeu que Mohamed Tosa résumait ainsi : “Du fait de | constater qu'elle constitue | puissent étre mises en Tosati, ces pas italien, ca? toute son histoire, de son. | un danger. Non seulement | re, au plus vite, en assé, de sa civilisation ot | pour la prospérité mais a fareligion chrétienne aun | aussi pour Fordre public, | Ces femps décisifs pour la ae ea Caractere constituant, a." | Le pape Léon Xil survie de notre paye, les ea France ne peut voir déclarait : “Le bien ues Ure eae ues Sarees installation massive de | commun de la société doit | !ndispensables. pour afie de religionnaires de Islam | 'emporter sur tout autre | Que la France, en ce drogue. On ne sait pas son pena cemetieren cause =“ | interes Genillestile 1500@me anniversaire, se J nam (ni marseliis, mi aur) son identité.” rappelle son bapteme risquil a avaneé une devea- Compte tenu de la nature | \’élément conservateur de | Sous Clovis. ne didentits diferentes. Ce et de 'importance de la société humaine, Tout | Grace auquel elle a eu qu'on sai, cst que ce Nigre, immigration, il vrai citoyen doit le vouloir | plus tard son Charles arvtéen posession de cin- ivait (Présent du _| et le procurer a tout p Martel. ===-"| Autres Nouvelles 39 ans a sé condamné pour violences. Pour toute explication, ce Mar- seilais a expliqué quiil “car. ait a cinquante pastis par RIEN DE NOUVEAU SUR LE FRONT DE LA PRESSE COCHONNE ffensive hivernale | femme Barbara Gourde) | Dans “L’Excrément du Ors la droite | s‘emporte contre inspec: | jeudi”, un article sur Jean- nationale. Face au | teur Gaudino, L’effroyable | Louis André, maire de Front national, comme:| “fachiste” a osé préfacer le | Beaucaire. Le malheureux toujours, le front bas, la | livre de Samuel Maréchal, | RPR est suspecté de betise a front de taureau | directeur du FN. racisme parce qu’il a du Front ripoublicain. Crime inexpiable qui per- | constaté, fin comme. Jj sans compte la béwet te | Dans “'immonde”, une | met d’insulter a lolsir | ’ambre, qu'il y avait de- vin’. Au moins, on est sr que | lettre de Laurent Schwartz. | l'homme dont les | plus-en-plus-trop-d’immi- Lahouari Baki n'est pasun | Apologie du criminel de | enquetes ont fait tomber | grés. guerre et traitre stalinien | les politiciens socialistes | Dans “Faux-Témoignage Boudarel dépeint comme | voleurs et corrompus | Chrétien-sic”, une apologie 2 MARSEILLAIS vi | un saint homme, intelli- | (signe de la complicité des | des voyous de Ras I'front, Janatique islamiste Bahi, quia “massa | gent, humaniste, critique, | petits flics stalinoides, la | organisation qui s’est illus- care” un CRS & sensible (la propagandas- | meme accusation sera | trée par des actes de vio- cups de crose de fusil, a ajow- | taffel attribuait les memes | reprise, dans une émis-|lence, au nom de la 1%, toujours pour sa dgfens, | qualités a Heydrich, 1a | sion de Dechavanne pour | “démocratie en danger”. quil sesoignait en prenant des | beauté en plus...) déconsidérer les travaux | Nos faux témoins en profi- cachets “pour les nerf la | Boudarel, gedlier et tor- | de l'inspecteur sur la pour- | tent pour placer I’éternel donné lenom des cachets mais | tionnaire des soldats fran- | riture socialiste). couplet sur le “devoir de on nee niptera pas, pour ne} cais lentement assassinés | Dans un autre article, | mémoire” et exigent “un ‘pas faire de contrepublictéau | Gans le Goulag vietnamien | Cheu-Cheu, abasourdie, | rappel de 'histoire” Fabricant. du sinistre camp 113, est | découvre que le Front a | Rappelons-leur donc le opposé au “truand Tou- | une politique sociale. On | genocide vendéen, les Ee cman ry vier’ (sic). croit qu’elle va s'évanouir, | deux cents millions de vic- Larticle est une ignomi- | mais elle se reprend : ilne | times du communisme, nie, une petite crotte | peut s‘agir, évidemment, | les massacres de !Epura- déposée sur le tombeau | que de récupération poli- | tion, bref, tout ce a quoi, des victimes d’Oncle Ho. | tique. Pour Cheu-Cheu, la | depuis deux siécles, la arité pour avoir bouche le conduit dasration Ciune cuisine avec des gravats. Bilan : trois mort par asplysie Le Marsfas ric. | Chaque mot pue. gauche ale monopole du | gauche n’a_cessé lear appelisAbaned Ben Disons simplement que, si | coeur. Elle seule aime les | d’applaudir. Mena quelqu’un parlait des | pauvres. Elle les aime | Dans “Télérama’, meme camps nazis, des collabos | meme tellement qu’en dix | son de cloche. Appels au SOLEIL nazis et des kapos tueurs | ans elle en a créé trois mil- | meurtre en sus, avec un Laploto “dedas | de juifs dans les termes | lions de peur de manquer. | bon coup d’archet sur le se" ui accompagne | usités par Schwartz pour | Dans “La Vie" ex-“catho", | violon des sanglots pour ‘ot entretion montre Vinfrmiére | €Voquer le Goulag viet et | torchon encore Iu par | nous faire pleurer sur les ‘en compagnie des bambins ses fonctionnaires de la | quelques gateux conci- | prétendues _menaces. dont ella la charge De jeunes | mort, assassins de soldats | tiaires, un dossier dénonce | recues par une belette ‘Marseilas, dont la bonne frangais, il se retrouverait | les “intégrismes”. L’article | gauchiste. ‘mine témoigne que, dans cete | directement en prison... | célébre le modernisme, | Bref, dans toute la média- ville meridional, lesoteit tape | Pour Schwartz, le Francais | I'avortement, la laicité, le | cratie, les mémes clapotis Sort est coupable, forcement | communisme ; mais | baveux, les memes fan- coupable. Méme (sur- | attaque le catholicisme de | tasmes, les mémes clow- EXPLOIT tout ?) quand il est vic- | tradition et la vrale fol. nerles (gardons le “L” pour EE A Grigny, Eri, time. Dans “Poubelle Obs’ un | rester poli), les memes institudeur des S Dans “Le Monde” toujours, | autre article contre les | lamentations de poli valeurs républicaines”, comme | deux articles au petit goat | catholiques, Francois Rey- | cards véreux et de journa- peri h Sees de dinde de Noél média- | naert I’a délicatement inti- | leux aux ordres. fie te navoi “foie | tique. L’ineffable “Cheu- | tulé “Canonique ta mére” | En somme, rien de nou- Pee eee Cheu” Chombeau (qui | (essayez donc “Rabbi- | veau sur le front de la (ito duphiwnend Cara | agremente le style Biffaud | nique ta mére”, on en | presse cochonne. 4 en aft. dun je-ne-sais-quoi de reparlera devant la y niaiseux, dans le genre XVile...). i der. LE LIMRE JOURNAL ee ter France Conertoise page 6 N°#7 p17 Pron 1996 & Et c’est ainsi sais : vous ne pouvez pas tre partout mais, semble-t- il, vous me faites confiance. Je veille au grain, je garde le phare (aprés en avoir piqué un) et, surtout, je vous informe. Sans moi, que sauriez-vous des changements d’altitude de I'Eve- rest, des mceurs de la grosse femme foulani, des instincts les plus secrets de la mouche (n’en déplaise 4 mon ami Marcel Pétron a qui j‘adresse néan- moins tous mies voeux), de la maniére d’économiser un timbre en janvier, de la nature vacuitante du tuyau, des methodes de survie én Papoua- sie-Nouvelle Guinée, de la santé du cousin pauvre, des pratiques de l’ornithorynque et des der- niéres nouvelles du canniba- lisme mondain ? Rien, nib, que dalle. Bt encore, vous n’avez pas tout vu : si On me préte vie, vous aurez droit cette année a une série passa- blement affriolante sur la vie sexuelle d'un tas d’animaux et de quelques amis lointains, a un manuel d'utilisation vraiment complet du maillochon, a la fagon dont on peut carder un matelas pneumatique, vous sau- rez pourquoi mon cousin de Tours s’appelle Proust alors que je m’appelle Alain Fournier, les raisons qu’a le chien de Beketch de mordre son beau-pére, bref, tout un indispensable Grand Chosier qu’il ne faudrait pas confondre avec un fourre-tout, canon alors ! Pour aujourd'hui, nous survole- rons d'un pied léger quelques matiéres inspirées par certains de nos collaborateurs (ou ex) les moins raisonnables. Depuis des années, quand Jean- Pierre Cohen avait un petit coup dans le cornet, il interrogeait ses amis de maniére anxieuse : — Regardez mes oreilles, disait- il, ne sont-elles point en train de grandir ? Et nous tous de nous esbaudir : non, ses feuilles de chou étaient par ADG ¢ GRAND CHOSIE: LE RETOUR -Revue de bétail “Programme pour la nouvelle année Massages personnels Grandeur consécutive des amis, $ irréprochablement stables ; nulle mue n’en affectait la forme gracieuse ; aucun gigantisme ne menacait ses pavillons. Certes, ily avait beaucoup a dire sur son nez mais, pour ce qui était des esgourdes, rien a signaler. Rassuré, il se tapait une nou- velle petite anisette Gras sans méme attendre la kémia, Eh bien, voila-t-il pas qu’une communication du “British Medical Journal” nous apprend que quatre généralistes anglais, ayant examiné 206 patients agés de 30 a 93 ans (je leur sug- gere de venir mesurer celles de notre Jeanne Calment...), non seulement ont déterminé que la taille moyenne de leurs trompes of Eustache était de 67,5 milli- métres, mais encore qu’elles continuaient de grandir chez Fadulte de 0,22 millimétre par an. A qui se fier si on ne peut pas dormir sur ses deux oreilles sans qu'elles poussent subrepti- cement, et Cohen, chomeur depuis peu, doit-il aller faire Dumbo a Eurodisney ? Maintenant, au tour de Joseph Grec, autre énerguméne qui, pour une raison qui lui est per- sonnelle, déteste les cygnes (hairait‘il moins ceux d’Australie qui sont noirs 2). Il n’est d’ailleurs pas rare de le voir, du c6té d’Oloron, juché sur la palombiére du capitaine Thon, guettant les vols de cygnes ou méme relever leur piste afin de pratiquer un holo- causte sur ces aimables palmi- pédes ansériformes. Aimables, t’as qu’a croire, et aprés ce que je viens d’apprendre, vous serez fondés 4 approvisionner le Joseph en chevrotines ramées : I’an passé, a Berwick-upon-Tweed, riante petite cité écossaise, des cygnes affamés ont arrété des voitures et menacé des passants, au motif qu’appliquant les lois anti- pollution de I'Union européenne les brasseries locales ne déver- saient plus dans la riviére, ott les zoziaux avaient coutume d’hiverner, les résidus de malt dont ces infernales et dipsoma- niaques bestioles se nourris- saient. En manque, les cygnes, et deve- nus violents ! La encore, a qui se fier ? Prends ton fusil, Joseph, et n’oublie pas ta gourde pour boire ! Enfin, pour terminer, un mot sur le sieur Delaigle qui tient la rubrique musicale “Sans portée” avec la méme vigueur que I'abo- rigéne de Tasmanie tient la carotte sauvage : il apprendra avec l'usage qu’ici j’ai I'exclusi- vité des calembours. Alors, “Par- sifal la guépe” et “Polichinelles dans le terroir’, ca va une fois, mais qu'il ne réitére pas. Et c'est ainsi que ces excellents amis seront grands. Middle asa rele qu etait de mareher en avant ADDE Hen Notraux est monte au del pour nous chemin ol is‘épulsa tant & fous pousser aya a con ‘ola une vingaine années Ma sulte d'un alicle publle dans “Minute™ ot je rapportas je ne Sais quelle sotise d'un cureton conclar. bbe Moura, qul servat dans le meme diosese que anu, avait ert pour avoir la confirmation positive du fat rapport et emander quelques précisions supplémentaires, Setubrepondls et utlsa ma letire pour envoyer & son vege, qul avalt battu én doule mes informations, une missive dont itme ft teniceople et ot i était questi de prudence devel dro que éveque fn question en devin pits, Ecailate que la soutane qui he portal plus Bn Eehange, FAbbE tnvabonna vie a's letie “Sonim Certamen" Magnifique exemple de Joumalisme-catholque ne repugnant nt la vgueur du propos, nla rhumour, Fromm Ceramen® fut un aaa oa Jusqu’au mois d’octobre ae es dire ee ne Pela ost fe Jentre dans la vie!" pes elie iaieeea pens cee ate Autres nouvelles LICRA: TOUT CELA EST BIEN TRISTE ‘ous apprenons, ala lecture d'un ticle de Phi. lippe Bataille, intitulé « Faut-il réformer la LICRA ? » et paru vivre (organe de la LICRA) novembre- décembre 1995 : les biens pénibles nou- velles suivantes qu'il nous faut cependant porter a la connais- sance de nos lec- teurs. “A Vissue de notre der- nier Congrés, j‘avais initié, a la demande de Pierre Aidenbaum, les prémices —__d’une réflexion sur l'identité, Vavenir et les moyens d'action de notre Asso- croissant de nos eff- ectifs et le désarroi de fea adhérents. al D’une maniére géné- rale, se fait jour un be- soin d’intégration dans la vie de la cité, en d'autres termes, la de- mande d’une LICRA ee Voila plus d’un an que nous le disons, voila plus encore que d’aucuns ont souligné la crise d'identité qui traverse notre Associa- tion et le flou qui entache ses prises de Position. Ni groupe de pression, ni mouvement de masse, la LICRA serait- elle une association En un mot, une asso- ciation bloquée ? ie) Nous marchons sur la tete | A quoi sert d’applaudir aux condamnations de Le Pen ou de ses thuri- feraires alors que, dans le méme temps, il occupe le champ poli- tique et que nous don- nons dans les prétoires le spectacle de ce couple stérile (raciste/antiraciste) qui danse a n’en plus finir une vaise funébre ? A quoi sert une mémoire si elle n’est que rumination obses- sionnelle ?” A vrai dire, c‘est un démodée, a bout de souffle, irréformable, a Vimage de la société francaise ? Avis de chiens ciation. A l’origine de ces questions, la nécessité de com- prendre le délitement peu la question qu’on se pose depuis un moment, voyez dans Le Droit de | vous.. ————_ ~ VOI“! BELLE LURETGE QU UME CST GNOBLE DE - LETIME PRESSE STAT WEN FOULLER DANS LES aN tar 1eho tx 1h FeAneepiz, | ( serez PUBLLLES EMDIGAAT: . . AE AUN FT 9 COMER BUS, Scone: Micon EL, 7 ey = AP. \ Se g Sinn 2! 7 2% 2b te aa eee ee PENSER A HUM RLOTIOUE PAID eS Crear) ( exnbuicee Mon | Cian ps fe ih AN ca, \| 122. FRANEME woman a | QQ \ iter F'n) Canter \\ EMME PUTT. Lipee sournn"} OEE MEME MITER AN, = = re eo ees 5, ie Li UBRE JOURNAL ete tex France €2 ous croyions les intellec- N= endormis : en voici un qui se réveille. Il s‘appelle Claude Imbert, il est directeur du Point, un hebdoma- daire proche de I’actuelle majo- rite, M. Imbert est un éditorialiste talentueux et affable, un homme charmant qui a présen- tement beaucoup de soucis car, fonciérement honnéte, il ne peut plus dissimuler une vérité grosse comme une montagne qu'il a découverte, une vérité qui le travaille depuis des mois, voire des années, et qui devient tellement évidente aux yeux de tous que personne, pas méme lui, ne peut plus cacher. Ainsi, il fait Vaveu, le 50 décembre 1995, d'un événe- ment d’une portée considé- rable : tout simplement de Vécroulement intellectuel de la tradition républicaine. Je le cite : *...du Progrés, celui des “Lumiéres”, les bien nommées, lesquelles vacillent et plongent, a leur tour, dans lobscurité la fille ainée des “Lumiéres” qu’est encore la France”. Cet aveu constitue la déroute de V "Universel”, cette convergence de doctrines laiques de I’Occi- dent, a partir du Moyen Age, qui a voulu tout simplement substi- tuer I'Homme a Dieu, la Raison a la Foi et la Matiére a l'Esprit : une seule nation, une seule race, une seule république éten- due au monde entier, une répu- blique “universelle” qui rempla- cerait de fagon pratique, matérielle, physique, le précé- dent universalisme, spirituel celui-la, celui de la sainte }. Eglise catholique (catholique Le une signifiant universel). Ce second millénaire s‘achéve donc dans la déconfiture de la “génération morale”, de ces escrocs a ’humanitaire qui se veulent donneurs de lecons, de ces syndicalistes rapaces qui tentent de se faire passer pour des miséreux. Crest la faillite d’Ernest Renan, ce dynamiteur, cet esprit faux qui écrivait : "L’homme n‘appar- tient ni a sa langue, ni a sa race ; il n’appartient qu’a lui méme, car c’est un étre libre, c’esta-dire un étre moral.” (*) Jean-Jacques Rousseau, I'auteur du Contrat social, était done un songe creux doublé d’un per- vers qui a fortement contribué avec sa “vertu” & la fiction d’une république “morale” qui pren- drait et qui a pris, qui s’est emparé de la France tradition- nelle, catholique, terrienne, avec son roi et sa reine, ses pro- vinces, ses usages, ses cou- tumes, ses lois ; aujourd’hui, cette maratre achéve son ceuvre de mort sous le masque du mondialisme. Ainsi la République qui se dit la France n’est pas la France : fon- dée sur un mirage, une réverie de philosophes, une mystifica- tion, elle n’en est pas moins ien présente, bien réelle et risque méme, en s’effondrant, de nous entrainer dans son nau- frage. Que faire ? Oui, que faire dans ce marasme ? Quelle attitude adop- ter pour s’extraire de cette folie du monde actuel ? Le reméde est simple, tellement simple qu’il risque de rebuter Document Un intellectuel se réveille | nombre de lecteurs : le reméde, | c'est de se détacher de cette tor- nade dévastatrice qu’est I’Etat dit moderne, de tui tourner le dos pour retrouver un mode de vie 4 la dimension réduite de chacun, a la dimension humaine, a notre dimension. Le reméde est tout simplement ce qui hante le coeur de bien des Frangais d’aujourd’hui mais qu'lls n’osent pas réaliser, Le reméde, c’est tout simplement “une chaumiére et un coeur”, c’est le retour a une France encore proche, maintenant dis- parue, qui était la France par- faite, la France chrétienne, pay- sanne, composée de gens modestes, sans prétention, qui étaient autrefois égarés lorsqu’ils perdaient de vue le clocher de leur village, cette maison de Dieu. Le reméde, c’est donc le refus du mondialisme universaliste, ce bouillon de sorciére nauséa- bond, et le retour a la maison- née joyeuse et prolifique qui était le mode de vie des peuples qui constitualent la France pen- dant mille trois cents ans et qui fit de notre patrie la premiére | puissance européenne. | Laissant 1a la politique a ceux | qui veulent bien s‘en occuper, c’est leur affaire, songeons donc 4 la notre qui consiste principa- Jement a s‘extraire, tant qu’il en | est encore temps, de ce mortel | tourbillon. Merci, monsieur Imbert, de nous avoir éclairé le chemin. Michel d’Hyerres (*) Cité par Julien Benda, La Trahison des clercs, Pluriel, p. 215. seh Carnets ‘par Pierre Monnier I faut une belle fraicheur d’ame pour accuser quelqu’un de violer ce qui existe pas. En 1981, Mitterrand dit & son médecin : » Moi, je ne suis pas Pompidou. Je veux que Von dise tout. Pas le moindre secret !» La seule question reste donc de savoir si ce qui est dit est vrai ou faux. Le médi dit: Ona menti, cest tout faux ». Hrévéle un mensonge et ne viole donc Pas un secret que son patient lui avait fait lever. Pourquoi ce tintamarre ? Crest pourtant clair. ‘Jusqui ce jour, le» secret médical » devait protéger la verité. Depuls Mitterrand, i sert institutionnellement & couveir le mensonge. Jai toujours observé Mitterrand avec intéret. Ce debit assez lent, ces mots ssurillés, controlés, ces petites phrases appretées, ce comportement peu naturel, ce manque total de spontanéité, tout laissalt transparaitre le calcul et les arrigre-pensées. On sait quill avait fat imer des incisives un peu pointues dont PierresJean Vaillard dlsalt qu'elles évoqualent ® Dracula chez les jésuites Aletty, qui avait rencontré Mitterrand au festival de Cannes en 1956, disait : «Il avail une belle queule de faux croupier dont on attendait qu'il dise : “Faites ‘vos jeu, rlen ne va plus” » «Dans mon pays, racontait aussi Arletty, on disait des gens qui, comme Mitterrand, battent sans arrét des paupiéres : “Ils pilpulent’... Ce n’étalt pas onsidéré comme un signe de grande franchise, Je dois dire que, pour mon compte, je lui al toujours trouvé une tronche un peu fauxcul » faut étre juste. On me alt ‘que Francois Mitterrand était tes fidéle en amitié Ga, cst trés bien. Et puls, Son refus d’accuser la France de 1940, ca aussi, est rés bien. Ca n’arrange ppas le papier du pauvre Chirac. trate gies par Henri de Fersan CARA AL SOL ARGENTINA s pays sud-améri- cains, I’Argentine est probablement le plus européen. Les Espagnols et les Italiens y représentent prés de 82 % de la population et il y a plus de citoyens frangais que d’Amérin- diens (35 000 contre 50 000). L’Argentine est vaste et sous-peuplée, 2 766 889 km2 en comp- tant les Malouines, la Géorgie du Sud et les iles Sandwich du Sud occupées) pour une population de 55 mil- lions d’habitant: Pays délaissé par VEspagne, qui préférait les richesses auriféres du Pérou, argentiféres de la Bolivie et les éme- raudes de Colombie, Argentine avait encore en 1959 un niveau de vie supérieur a I’Alle- magne, époque révolue des barons de la viande, du cuir et des peaux L’armée argentine, d’in- spiration allemande, a toujours joué un grand role dans la vie politique du pays. Ainsi, le décret du 27 novembre 1943 améne au poste de ministre du Travail un jeune colonel ambitieux, ouvertement pro-alle- mand, grand amateur de lycéennes et flanqué d'une €pouse déma. gogue et d’une belle- (premiere partie) mére maquerelle : Juan Perot Arrivé au pouvoir le 24 février 1946, il est ren- versé par son armée le 16 septembre 1955 par le général d’artillerie Eduardo Lonardi, lui- méme renversé dés le 13 novembre par le général Pedro Aramburu, qui sera assassiné par les maoistes en 1970. L’armée argentine est coupée en deux : les péronistes tiennent Vinfanterie, les antipéro- nistes la marine et les blindés. Le pouvoir revient aux civils en 1958 mais, le 28 juin 1966, un autre putsch place au pouvoir le général Juan Carlos Ongania. Destitué en 1970, le général sera remplacé par le général Roberto Livingstone, lui- meme renversé le 22 mars 1971 par le géné- ral Alejandro Lanusse qui réinstaure les élec- ions libres en 1973. Le résultat ne se fit pas attendre : le terrorisme marxiste prit une telle ampleur que l’ERP (Armée révolutionnaire du peuple), version argentine des Khmers rouges, voulant extermi- ner 8 millions d’Argen- tins, tentera de prendre le controle du pays. Face a eux, I’Alliance anticommuniste Argen- tine supplée aux efforts de armée. La bataille de Buenos-Aires de Noél 1975 voit la victoire des loyalistes. Pourtant, Vanarchie perdure sous la présidence de Maria Isabel Peron, la troi- siéme femme du “Pocho". Le 24 mars 1976, le général Jorge Rafael Videla, homme profon- dément catholique, ren- verse la présidente et, avec l'aide du général Bussi, liquide les marxistes et leurs com- plices, y compris deux religieuses frangaises. A ce sujet, l'ambassadeur de France de l’époque déclara en privé (carriére: oblige) que leur culpabi- était évidente. Malade, Videla laissa sa place au général Roberto Viola, qui resta au pouvoir du 29 mars au II décembre 1981. Il fut destitué et rem- placé par le général Leo- poldo Galtieri. Aprés des incidents en 1974 et en 1976, des ferrailleurs argentins libérérent, le 18 mars 1982, la Géo- rgie du Sud, occupée illégalement depuis 1831. Le lendemain, les Britan- niques les délogérent. La guerre des Malouines commencait Um JoUsA te trance Cnurtoine page 10 17 107 Pon 1996. Le journal de Séraphin Grigneux, « Homme de lettres » par Daniel Raffard de Brienne € 10 janvier 1996 Cela fait deux (jours qu'avec ac- compagnement de lo- ngs sanglots violones- ques et coups de trompettes nasales la télévision nous donne un concert non-stop d’éloges posthumes a la gloire de feu Mitterrand. D’une voix mouillée vibrante de trémolos, tout le monde y va de son couplet laudatif. Les proches du défunt, sauf les suicidés, bien sur. Meme Tatie Daniéle et le gros Hanin. Et les vieux compagnons de route, si souvent mal- traités mais pas rancu- niers. Bt aussi ceux que Yon croyait ses adver- saires : Super-Chirac, Ballamou, Juppétesec, Léotard (pas I’acteur, Yautre), tous allongent une mine éplorée pour proclamer les vertus du pére de Mazarine. Rousseau avait raison : l'homme est naturelle- ment bon, Surtout quand il est mort. A écouter les chantres de sa gloire, Mitterrand était meme exceptionnelle- ment bon, Et grand. Et chrétien, si ’on en croit les curés ; le bougre cachait bien son jeu. Diici que le Vatican nous béatifie Mitterrand le catholique a la place de lIsabelle du meme métal... On dit que Mon- taldo va envoyer au pilon son Mitterrand et les quarante voleurs et publier un Mitterrand et les sept vertus. Si Dieu existait, il devrait | ressusciter 'ermite de | Latché et le renvoyer & tous ces gens qui le pleurent. Ils seraient ravis. Le 13 janvier 1996 La cote de popularité de feu Mitterrand grimpe si fort qu’elle dépasse, et de loin, des sommets dont le grand homme r’aurait meme pas reve de son vivant. Un ami bien informé m’assure que Juppé, trés impres- sionné par cette envo- lée posthume, presse- rait Chirac de se laisser enterrer. Chirac hésite- rait. Le 15 janvier 1996 Que resterattil dans la mémoire populaire des bienfaits et des gloires du siécle de Mitterrand ? Certainement I’essor des arts dont de presti- gieux monuments per- pétueront le souvenir. Qui ne pensera a Mitter- rand, a son goat si sir, et a son raffiné conseiller Jack Lang, en contemplant des chiens en train de compisser les Colones de Buren ? L’élan donné aux arts par le défunt ne s’est pas brisé aprés sa retraite. Un certain Scott Sullivan fait partager, dans Newsweek, son enthousiasme,ambigu pour une magnifique exposition du Centre Pompidou sur “Féminin- Masculin, le sexe de Vart”. L’auteur hésite, par décence dit-il, a décrire ou méme nom- mer la plupart des ceuvres exposées dans des sections “consa- crées au transsexua- lisme, a la perversité polymorphe, au voyeu- risme et a I’inceste”. Il s‘emballe tout de méme pour ces “rares (ceuvres) a atteindre une beauté bizarre et entétante (que) sont les Piss Flo- wers (littéralement : “Fleurs de pisse”) dente- lees d’Helen Chadwick, créées a partir de mou- lages des traces faites par un homme et une femme urinant dans la neige”. L’ére chiraquienne com- mence bien. Le Martien des Lettres martiennes avait sans doute raison de penser que Chirac faisait ramasser les déjections canines dans les rues de Paris a seule fin de les exposer au Centre Pompidou. Ltn Jorn page 24 sear m7 Rn 855, G5 Be vues de Presse par Michel Blanzat LE GUERRIER DE LARC EN-CIEL TRICOLORE ‘Sa longévité mythologique homme public s’enracine dans un parcours qui ‘embrasse presque toutes les couleurs de Varcenciel de Ja politique tricolore. » Jean-Marie Colombant, Le Monde, 10 janvier 1996. CEST LA MEILLEURE, + Le meilleur, ce fut d/abordt que, sous son double sseptennat, le pays a continué d’avancer a un iythme rapide, trop rapide ‘méme pour certaines catégories sociales laissées ‘au bord de la route. « Jean-Marie Colombani, Le ‘Monde, 10 janvier 1996. PLUS RIEN A PERDRE POUR LA FILLE DE SES PROPRES CEUVRES + La France se retrouvera, aprés cette bréve période de deuil, comme en ‘manque, orpheline ¢elle- Jacques Altall, Le Monde, 11 janvier 1996. LOUCHE = Je regarderal toujours de face le double visage de Francols Mitterrand. Edgar Morin, Libération, 19 janvier 1996. DECHIRE AUTOUR + Plongé dans une crise ‘majeure depuis quatre ‘mols par le déchirement de ses membres autour de Vélection de son grand ‘accouchement aux forceps ‘pour retrouver son idéal. « Frangois Devinat, Libération, 20 janvier 1996. POUSSIERE SUR LE SEUIL DU TROISIEME * Patrick Kessel voulait secouer la poussiére duu GODF pour lui rendre sa place de force agissante au ‘seull du troisiéme nilllénaire. » Frangois Devinat, Libération, 20 janvier 1996. Devoir de Mémoire Intelligentsia et Bolchevisme (III) ‘maginez le petit village de Blé- mont, théatre du roman de Mar- cel Aymé Uranus, non plus en 1946 mais en 1966... Archam- beau serait devenu gaulliste, comme tout le monde, aurait été pour I’Algérie frangaise, puis contre l‘OAS. Gagneux aurait quitté le parti en 1956 aprés Budapest. Il aurait enfin un loge- ment pour sa famille et serait un socialiste proche de Guy Mollet. Il travaillerait a I'usine et serait plus préoccupé par ses conditions de travail que par la solution violente et, en 1984, Gagneux serait I’un des premiers Blémontois a glisser dans ture un bulletin FN. Et Jourdan ? Il serait devenu mar- cusien. L’intellectuel marxiste n‘aime pas la vie ; il aurait hai cette ville, ses habitants chaque jour plus heureux, mieux nourtis, mieux soignés, les lendemains chantant sans la révolution. Plus instruit, donc moins enclin a la bestialité, le peuple se détourne du communisme, régime ott se cOtoient intellectuels morbides et défavorisés manipulés et constamment mis sous pression. Il en voudrait 4 mort aux millions de Gagneux de ne pas entrer dans son jeu, dans une logique de des- truction, de messianisme de la tri- nité diabolique. Et Jourdan ne comprend plus pourquoi I'Intemationale fait écla- ter de rire son ex-camarade de parti. Il est vrai que le damné de la terre a sa voiture et le forgat de la faim son réfrigérateur... Piégé par son intégrisme intellectuel, il ne comprend pas qu’il va a contresens de I'Histoire. Soudain, dans son cerveau malade, l'illumi- nation : l'éducation a rendu Gagneux “fasciste”, en a fait un chien de garde du patronat, comme le disait Alain Geismar et, donc, il faut détruire 'éduca- tion, maintenir le peuple en état de misére et d’inculture pour en faire un parfait révolutionnaire, Yavilir, faire appel a ses plus bas instincts : le sexe, la violence, la haine, le rabaisser a |'état animal. Seulement, pour faire la révolu- tion, il faut des troupes d’assaut, fanatisées par la propagande et la misére, des gens qui, n’ayant plus rien a perdre, auront cette soif de détruire recherchée par le marxiste Marcuse, trouvant de nouveaux Candide préts a troquer Yor de leur personne contre les verroteries intellectuelles : les immigrés, déracinés et attirés en France, voire sérieusement exploi- tés, par un patronat irresponsable et fiileux, totalement réactionnaire et préférant une main-d’ceuvre pléthorique et sous-payée — proie facile pour les syndicats politiques et un fatras de nouveaux Néron souhaitant chanter du rap devant Paris en flammes — a une saine modernisation ; et également les marginaux et les délinquants par- tageant avec le marxiste cette méme haine de la société et des composants. Puisqu’il refusait de collaborer, le prolo entrait dans la logique stalinienne “Si tu n’es pas avec moi, tu es contre moi”. La fracture s‘amorga : si Jourdan avait eu 25 ans en 1968, il serait devenu trotskyste ou maoiste, aurait milité a la LCR ou a Révolu- tion prolétarienne, aurait soutenu Ho-Chi-Minh et Pol-Pot, révé aux exploits” de I’Internationale rouge (Action directe, CCC, Bande a Baader, Brigade rouge, ETA, IRA), puis rallié le PS en mai 81. Mais si ! Mais si ! N’est-ce pas, Dray, Désir, Geismar, Cambadélis et consorts ? Et tout colle, tout ! Et qui retrouve- ton a la téte de I'Education natio- nale ? Et qui contrdle la justice ? Et la police ? Et qui a instauré Vapartheid anti-Francais ? Car, attention, nos petits foulards rouges ont troqué la grosse laine contre le cachemire et la sole ; ils sont devenus de gras messieurs en costume, I'Establishment. Plus bourgeois que papa, amateur de caviar plus que de lentilles. Chas- sez le naturel, il revient au galop : dans les salons de Passy ou du Faubourg Saint Honoré, il ne fait pas bon avoir de la terre aux sou- liers ou du cambouis sur les mains ; et qui sont nos gauchistes, sinon des fils 4 papas en mal de conflit des générations ? L’extreme gauche n’a jamais été un mouvement populaire : c’est une caste intellectuelle ; ce que nest pas I’extréme droite, héri- tigre des jacqueries paysannes désorganisées et, donc, inca- pables d’arriver au pouvoir a moins d’étre encadrées par des nobles. La différence entre le gau- chisme et le droitisme est celle existant entre perversion mentale et manifestation de colére ; entre le petit idéologue amateur de grandes phrases pompeuses, de valeurs abstraites, d’utopies déli- rantes, et le brave commercant ‘outré par le désordre, pensant sur- tout a la sécurité des siens et de ses biens ; Krivine et Poujade, Lalonde et Goustat... Lettres de Bretagne n cette fin d’année 1995, j'ai lu dans mon quoti- dien régional que des parents ont porté plainte con- tre un instituteur coupable d’avoir filé une taloche a leur fils. Ils demandent en outre des dom- mages et inté- réts, lesquels, s‘ils étaient accordés, seraient versés sur un compte ouvert au nom de l'enfant. L’instituteur est cité 4 comparaitre. Donner une baffe a un galopin, c’est trés grave. C’est porter atteinte aux sacro-saints “droits de Venfant”, création récente qui s‘ajoute aux autres “droits de | homme”, “droits de la femme”, “droits a la diffé- rence. Je ne lis jamais : “devoir”... Alors que j'étais écoliére, ma mére me demanda un jour de lui rapporter un paté de campagne. Ce paté ne venait pas de chez le charcutier. C’était un marchand de cochons qui, de temps en temps, tuait une béte. Le paté qu'il faisait était trés apprécié. Il le préparait exactement comme on le fai- sait a la ferme quand on tuait le cochon. C’est dire } Violence a l’école FRANCE PITTOR! “moissonneurs en Bretagne au XIX° Siécle” La maison du marchand était aussi un “tavarn chistz” (un bistrot a cidre). C’était la, devant “ur chopinad” (une chopine) offerte par le ven- deur qu’était payé le cochon acheté “er marhad moh” (au marché au cochon). Un peu avant deux heures, je suis dans le bistrot. Je viens faire ma commande. Je la prendrai a la sortie de I’école. ly ala une fillette de six ou sept ans qui pleure et qui pleure... Elle hoquette en s‘essuyant les yeux. “Maman... Maman... Je...” Aprés, je ne comprends que “ote”. La maman n’a pas I'air de s‘émouvoir le moins du monde devant ce déluge de larmes. Je me penche vers Venfant et je lui demande pour- quoi elle pleure. Elle ne veut pas aller a 'école ? ~ Si... Je veux... | Mais je veux... ) changer ma culotte !” ~ Pourquoi donc tu veux changer ta culotte ? Tu Yas salie ? - Oui, sor ! répond la maman. La petite fille continue de plus belle a pleurer. ~ Je me penche de nouveau : ~ Mais pourquoi done faudrait-il la changer mainte- nant, ta culotte ? Juste avant d’aller en classe ? ~ Parce que... parce que... quand la maitresse... elle va... elle va me donner... la fessée. Et voila ! La gamine s‘atten- dait a recevoir la fessée. Elle Vacceptait d’emblée mais, pour la recevoir, cette fessée, elle voulait une culotte toute propre. A cette époque, les enfants ne revendiquaient pas. Il n’y avait pas les droits de l'enfant. Il n’y avait que les “devoirs”. Et meme les devoirs a faire a la maison... GF. tems Joona page 13 ww 007 Hm 1986 Oy Entretien Courtois avec A.D.G “ En Nouvelle Calédonie, on a créé une bourgeoisie canaque indépendantiste qui s’entend comme larrons en foire avec la bourgeoisie blanche pour faire du gras.” née derniére, yous annonciez méme Ia paru- tion prochaine d’un livre sur Jacques Lafleur, député de Nouvelle Calédonie. Nous avons eu beau scruter les vitrines des libraires, nous n’avons rien vu venir... Qu’en est-il? Le livre existe, il est écrit, je ’ai méme ter- miné ily a un an pile, mais il a connu deux “fortunes” d’édition : “Le Rocher” qui me I’avait commandé a pris peur devant les probables réactions procéduriéres de mon “sujet”, lequel était paradoxalement mon suzerain puisque Vouvrage était titré “Lafleur, rol de Kanaky” et a renoncé a sa pub! cation. Un deuxiéme édi: teur attendait des concours extérieurs pour faire face a ces réactions et elles ne sont pas venues. Le boug est donc én stand-by pour l’instant. Diautres projets ? Je viens de terminer Vécriture d’un gros scé- nario de cinéma, “Came- rone” qui reiate le célébre et pourtant méconnu haut-fait de la Légion étrangére au Mexique en 1865 et je vis actuellement dans les bois afin d’en avoir davantage a toucher pour que ca marche et que ca se tourne. Vivre dans les bois m’est d’autant plus facile que je suis chomeur en tant que journaliste depuis mon licencie- ment “économique” de “Minute” en mars Si on en parlait ? J‘ai eu comme l'impres- sion que vous mettiez des quillemets a “éco- ique”... Je veux... Il est tout de méme frappant que dans la méme charrette que moi figurait Philippe Colombani, dit Aramis, Aernte comme moi élu au Conseil national du F.N. Qu’on m’avait sucré auparavant tous les reportages parce que, dixit un zigoto baptisé “rédacteur en chef occulte” a qui cela n’a ailleurs pas porte chance puisqu’il vient lui-aussi de recevoir un coup de pied au susdit , “ADG est trop proche de Le Pen”. Je remarque enfin que mon ami Jean- Pierre Cohen, dernier survivant de la vieille garde de “Minute” vient lui-aussi d’étre remercié. La devise de “Minute” aujourd’hui, c'est “Pen- lelli, mais plus per- RATS Le UBRE JOURNAL ete ta France Gourtoive page 14 N67 Dt sonne ne l'écrit”. Triste fin pour une grande aventure, méme si on annonce qu’on va encore changer la for- mule du journal, bref, faire la méme bétise que Beketch. Vous n‘avez pas honte de dire cela dans son propre journal ? Ni honte ni peur. Je suis son associé. dans Vaffaire bien que je pré- fererais de beaucoup étre son salarié. Depuis vingt-cing ans que je connais Serge, je he me suis jamais privé de lui dire quand il faisait des conneries. Autant dire que j/ai passé un quart de siécle a l'engueuler, D’ailleurs, pour ce qui est du “Libre Journal”, Jen profite pour présen- ter tous mes voeux aux lecteurs : qu’ils aient beaucoup d’argent en 1996 et qu’ils nous en donnent un peu. Vous continuez “Et c’est ainsi” sous la meme forme ? Affirmatif, c'est ce qui m/amuse le plus. En revanche, écrire des articles politiques ou d’actualité me navre Vame et me donne des ampoules aux doigts et Jal également demande '@ SDB de dégraisser le “Fidéle au poste” -un lourd baigneur qu'il mavait refilé- parce que tant que la parution du “L.J” sera aussi chao- tique, il est impossible de suivre les _pro- grammes en pré-critique. De plus, quand nos lec teurs liront cet entretien, je serai en Nouvelle 7 Fever 1996 sera donc réduit a une page au lieu de deux. Liannée 1995 était le cinquantenaire de la érie Noire” dont vous étes un des auteurs frangais les plus connus. Vous n’avez pas été trés feté, non ? Non. Cela tient a deux raisons excellentes : je n’ai pas donné de bou- quin a la "Série Noire” parce que je la trouve actuellement politique- ment suspecte et ils ont fait impasse sur moi - en particulier en ne me rééditant pas- parce que je suis politiquement incorrect. Mais ca peut s’arranger en 1996... Pour peu que chacun d'entre nous y mette un peu du sien. Parlons maintenant d’un sujet doulou- reux : le tome 2 du “Grand sud” ? Crest tellement doulou- reux que je me demande si jé ne vais pas vous virer, mon petit ars | “Le grand sud” a té un gros tirage en librairie et meme son édition en “Livre de poche’ est actuellement épuisée. Pas autant que moi a V'idée de m’y remettre, bien qu’il y ait déja une centaine de ages déja écrites. Mais Faccumute toujours 1a documentation, j’y pense, je muris un peu tout ca. Presque dix ans d'intervalle pour une ceuvre aussi malabarde, ¢a parait raisonnable, vous ne trouvez pas ? Au fait, pourquoi n’all vous pas demander a Beketch et Sanders ot en est le second tome de “La mut de Jéricho”? Euh,.. Revenons plu- tot a la Nouvelle Calé- donie dont vous par- liez plus haut. Quelle est la situation poli- tique, la-bas ? Pas franchement bonne et attendez-vous a savoir que des troubles ne vont pas tarder a y éclater, indépendam- ment du fait que je vais y passer un mois pour voir mes deux enfants. Les revendications canaques, qui étaient pour l’essentiel des revendications de dignité, meme si les habituels agitateurs y avaient leur part (mais moins qu’on le pretend, les Anglo-saxons de la zone savent tres bien qu’en cas de départ de la France du Pacifique, leurs aborigénes et leurs Maoris feraient un paral- léle) n’ont pas été enten- dues. On a créé seule- ment une bourgeoisie canaque indépendan- tiste qui s’entend comme larrons en foire avec la bourgeoisie blanche pour faire du gras. Petits blancs et petits noirs se retrou- vent donc ensemble matrons et I’indécence des gens qui les dirigent est telle que ga ne peut aboutir qu’a des affron- tements. Les accords de Matignon n’ont rien résolu mais tout reporté et plus personne ne sait comment s‘en sortir. Le référendum de 1998 n’est plus souhaité par personne, les dirigeants indépendantistes et lafleuristes sont tous mouillés dans de grosses affaires finan- Ciéres et si le F.N. local (auquel j’appartiens) n’était pas aussi mou, on aurait quelques sur- prises... Pourquoi mou ? Parce que depuis la mort de mon ami Pierre Durand qui dirigeait les Dom-Tom, plus per- sonne Paris ne super- vise les actions de nos représentants en Nou- velle Calédonie ni ne leur demande des comptes sur I’effondre- ment catastrophique de notre électorat en cing ans. Mis a part les Muni- cipales of nous avons conserve nos acquis grace surtout a la Brousse qui reste forte- ment nationaliste, alors que Lafleur perd des voix partout, nous avons régressé aux Territo- riales qui sont trés importantes, puisque les élus ont pratiquement des pouvoirs de dépu- tés. De trois élus, nous sommes passés de jus- tesse a deux. J'imagine que Bruno Mégret, qui vient d’y faire un séjour, s’en sera apercu. Faisons un peu comme dans les “grands” journaux : que lisez-vous en ce moment ? Je viens de terminer la formidable biographie de Stevenson par Michel Lebris (c’est le premier tome : “Les années bohémiennes” et jfattends avec impa- tience le second.) Pour survivre, j’ai sa corres- pondancé, “Les Cahiers de I'Herne” et 1996 sera comme 95 une année Stevenson. Je lis en méme temps “Les voyage dans les Hébrides” de Johnston et Boswell, deux écri- vains anglais du 18° qui ont fait une relation “croisée” de leur périple dans les Highlands. Je lis peu de fiction, si J'excepte quelques polars, comme ceux d'Upfield, un Australien magnifique et quelques Westlake qui m’avaient échappé. Le roman m’ennuie : d’abord, parce que c’est limagi- nation des autres et sur- tout, parce que je le trouve singuliérement mauvais ces derniers temps. M’intéressent surtout les relations de voyages, les récits des yrands découvreurs qu’ll ‘aut découvrir a leur tour, On aura beau dire mais bouger de chez soi, ¢a fait aussi bouger les neurones, ca dépoussiére. Avec Pierre Durand, nous avions projeté un quadrillage systématique de I’Aus- tralie et nous avions commencé, il y a main- tenant deux ans, en la traversant d’ouest en est. Sa mort a inter- rompu le projet et Jattends de retrouver un ‘compagnon de route pour le poursuivre... Comment, __ pour conclure, voyez-vous Vannée 1996, mon cher Nostradégé ? Chienliteuse 4 n’en pas douter. Les gréves de décembre, mal réglées, vont rebondir cette année et Chirac finira a poil A force de com- mettre la méme erreur que Giscard : élu par la droite et menant une politique de gauche. Il est vrai que ces clivages disparaissent et qu’on a pu sentir dans les pré- mices d’ébullition de décembre, comme un sentiment de rebellion plus nationaliste de coeur que politique de raison. En fait, c’est un sentiment de trouille et d’auto-défense qui s'est emparé de la France parce qu’elle a conscience qu’elle a trop laissé faire et qu’elle est désormais gravement menacée dans son identité. Ca finira trés mal, un mai 68 Sandan et a Paris, ce sera le périf’ qui fera barricade. A part ¢a, je puis affirmer qu’on découvrira que le prési- dent Mitterrand est trés malade. Mais on vient de Yenterrer 1 Qu’est-ce que je vous disais... On n’aurait pas enterré un homme en bonne santé... (Propos recueilis par Arthur Ropiteau) u asta, S CEcrivains foél Trouvé, Vhomme qui n’écrivit pas a lecture de la trés | aurait peut-étre, si le | que devait étre, au | de cétoyer des hommes oubliée et trés rare | destin l’avait voulu, si le | moral comme par intel- | aussi exceptionnels, n’a (Anthologie des Ecri-| poing de fer ne I’avait | ligence, un jeune | pas cessé de prendre vains morts 4 la guerre | pas écrasé, participé au | homme de vingt-trois | des notes. 1914-1918 publiée en | sauvetage de l'avenir. | ans pour étre admis non |Ses souvenirs, ses 1924 par la bibliotheque | Né 4 Compiégne le 12 | seulement a les accom- | impressions, ses du Heérisson, éditeur| septembre 1885, Noé! | pagner mais encore a | réflexions, les fruits de Edgar Malfére & Amiens, | Trouvé fait ses études | prendre 1a _ parole | ses conversations avec laisse une étrange | dans le lycée de sa ville | comme leur pair. Daudet, Maurras et les impression. natale. A dix-huit ans, il | Aux congrés d’Action | maitres penseurs du C’est comme si un| se fait remarquer par | francaise, NoéI Trouvé | nationalisme intégral gigantesque — poing| une brillante conférence | représente les groupe- | couvrent des dizaines de dacier, diaboliquement | sur la vie de Mirabeau, | ments royalistes de | carnets. pervers, s’était, en cette | puis « monte a Paris « | 1’Oise. Il est un véritable | Entre deux conférences, ére maudite, abattu sur | pour faire son droit. | expert dans la défense | entre deux articles au la France pour broyer | Licencié a vingt-trois | et l'illustration de la poli- | Réveil de ’Oise, vaillant ses élites intellectuelles, | ans, il est inscrit au bar- | tique monarchique. | petit journal qu’il avait artistiques, morales et | reau de Paris a vingt- | « Personne n’a mieux | fondé en 1907 et quill spirituelles et n’épar- | quatre. manié que Noél Trouvé, | ne cessera de publier gner, au contraire, | Un ami de la famille, le | dira Charles Maurras, le | que le 8 aout 1914 pour qu’une racaille sans feu | comte de Puget, zouave | vocabulaire du nationa- | rejoindre le front, il tra- ni lieu qui, une fois le | pontifical, l'introduit a | lisme intégral, sa dialec- | vaille a une ceuvre dra- terrain débarrassé des | I’Action francaise et le | tique et, si l'on peut | matique : Les Reptiles. défenseurs naturels de | présente a Charles Maur- | dire, ses “colles”. » | Mais son ambition, son Ia civilisation frangaise, | ras. D’ailleurs, il n'a pas | projet, I’ceuvre a imposera sa sous-culture | A 23 ans, Noél Trouvé, | vingt-six ans quand le | laquelle il s'applique immonde, ses déprava- | devenu orateur du mou- | vieux maitre le choisit | sans cesse avec pas- tions mondaines, sa| vement nationaliste, | pour assurer sa défense | sion, c’est une Histoire cochonceté amorale, | sillonne la France en | devant le tribunal de Ver- | de France destinée aux son art sans ame, sa| compagnie d’Alphonse | sailles. écoles primaires. Il y musique infernale. |Daudet, de Jules | Le fondateur de I’Action | consacre son temps, La vie et la mort de Noél | Lemaitre, d’Henri Vau- | francaise porte au jeune | son intelligence, sa sen- Trouvé sont une assez | geois, de Bernard de | homme la plus haute | sibilité, la finesse de son bonne illustration de | Vesins pour opposer, | estime pour sa culture, | jugement, sons sens cette hypothése. | dans des conférences | son intelligence et son | inné de la pédagogie. Sa fille, Monique Trouvé, | magnifiques, le « parle- | esprit. La guerre déclarée, la s’étant éteinte a 82 ans, | mentarisme républicain | » Maurras, se souviendra | mobilisation décrétée, il a la veille de Noél der- | et la décentralisation | René Groos, appréciait | se rend dans un bureau nier, qui se souviendrait | monarchique » ou pour | la gaieté de Trouvé, sa | de recrutement. Il veut aujourd’hui de Noél| mettre en_paralléle | parole vigoureuse et pré- | s’engager. Trouvé si ses petits- | « I'Empire et I’Intérét | cise, sa rectitude, sa pas- | On le refuse en raison neveux n’étaient pas res- | national ». sion a se rendre compte, | d’une arthrite au genou tés, par grace de la Pro-| Lorsque l’on connait,| 1a vivacité de son|qui lui a valu d’étre vidence, attachés a la | par leurs écrits, par leurs | esprit. » réformé en 1907. Il tradition familiale qui | portraits, l'extraordinaire | Pendant toutes ces | insiste. Il se rend chez vénérait cet aieul dis- | exigence de ces person- | années — on le sait par | son ami, le capitaine du paru a trente ans a| nages, leur rigueur, la| ses proches —, Noél | Crest et demande, mal- peine ? sévérité de leurs juge-| Trouvé, qui mesure | gré sa réforme, a étre Pourtant, Noél Trouvé | ments, on imagine ce | Ihonneur qui lui est fait | regu dans une unité de France Uhistoire de France pour les enfants combattante. « Voulez~ vous me prendre avec vous ? » Du Crest accepte. Le médecin-major qui regoit Trouvé l’examine et refuse l’engagement, Trouvé redouble ses priéres. Il veut étre un combattant, + et au plus tot », ditil. Le médecin hésite et finit par fermer les yeux. Il signe « Bon pour le service armé », puis, se tournant vers le capitaine du Crest qui a assisté a la visite médi- cale : « Prenez-le ; un gaillard de cette trempe morale pourra toujours y aller. » Et Noél Trouvé y va. En quelques jours il obtient ses galons de caporal, ce qui, 4 cette époque, au 54éme régiment d’infanterie, avait un sens. Chaque jour, il adresse a sa mére, a sa femme, fille d’Octave Chambon et qui vient de mettre au monde une petite Monique, des lettres magnifiques oti éclate son esprit de sacrifice, sa haute et puissante spiritual J'ai foi en Dieu et en la France, écritil ; je leur ai fait le sacrifice de ma vie. » Chaque soir, il prie » Mon Dieu, gardez-moi la force, le courage, Vindépendance et I’hon- neur, » Le ler septembre 1914, il est avec son unité Le UnRE JOURNAL DE LA FRANCE dans le cimetiére de Dannevoux dans Verdun menacé d’investisse- ment par les troupes du Kronprinz. Le capitaine du Crest raconte : « Aprés une accalmie de plusieurs jours, le cimetiére fut violemment attaqué. Un certain désarroi se pro- duisit parmi la troupe. Crest alors que le capo- ral Trouvé, de son propre mouvement, se porta en avant jusqu’a la iére du cimetiére en s‘écriant : “Il faut voir A peine étaitil arrive a la cloture qu’il fut atteint a mort. » Une balle l’avait frappé en plein front. La mére de Noél Trouvé garda ses carnets, ses notes, son ébauche d'ceuvre dramatique inti. tulée Les Reptiles, ses discours, ses confé- rences, ses articles. Tout cela serait publié aprés la guerre. Le poing de fer ne le voulut pas. Quelques jours avant Yarmistice, une bombe écrasait la maison de la famille Trouvé, détrui- sant toutes les archives du jeune avocat d’Action francaise. Y compris stoire de France pour les écoles primaires a laquelle il avait travaillé avec tant de coeur. Veut-on imaginer ce qu’elle aurait pu étre, cette Histoire de France racontée aux enfants ? Veut-on en pressentir Vesprit, le souffle, Vame ? Qu’on lise ce que Noél Trouvé écrivait, le 8 aout 1914, dans son dernier éditorial du Réveil de Tise : « Ainsi le vieux Monde est secoué par les angoisses et les frémis- sements de la guerre Quinze millions. hommes sont sous les armes. La France entiére est debout, unie et radieuse, pour défendre ‘son droit et la cause de Ia civilisation humaine contre les barbares arro- gants qui prétendent dic- ter leur loi a I'univers et qui oppriment depuis quarante-quatre ans YAlsace et la Lorraine. Malgré les périlleuses illusions que de funestes erreurs avaient semées dans le cceur et I’esprit de notre peuple, la grande nation s’est res- saisie. Elle sait qu‘elle a dix siécles de gloire et de bravoure derriére elle ; elle n’avait été défi- gurée que superficielle- ment ; elle se reconnait et se reprend de toute son ame. La Providence a corrigé les imperfec- tions de notre état poli- tique. » Au lieu de cela, les petits Francais eurent, par la volonté du poing de fer, messieurs Mallet et Isaac. Jaw. | __C est avoir avec Sharon Stone, ‘Sylvester Stallone lcontre-espionnage et ! TO TO rae sere ar person : cc eure pene iete Michel Deflandre Pt Eee pense cate cemsale See et ree uae ot He lstaes natias ie ceest eect eects eet ueusct ater dant des empe- reurs de Byzance et était un authen- tique marquis. Cet acteur italien a mar- Un film de qué le cinéma de Idans ce type de son pays plus que realisation. Chaplin I’Angleterre, (Distribution : Warner STENo EL Montcettt ou Luis de Funés ee seiaen:) (autre vrai sang bleu) suzmousers | | «Toto cherche un appartement » | la trance. Film de James D.R. Toto, puisque c’est Hickox, avec Daniel de lui qu’il s‘agit, est __, Cemny. né en 1898 et, en peecealipier eit vomie. dee digne fils spirituel eee aaee ae des créateurs de la comme neros des enfant, “Commedia [apron symboles de dell’arte”, a com- itcrar aa mence'sa cariére en nam ag mais, excepté sillonnant les routes, celui de “La Mort aux jouant en premiére rcand Stephen hina partie des films pro- entraine uh adotescent jetés par des forains jans un champ de mais, ‘dans les villages, du fatty Cs ensposiion au Piémont a la Lom- inéma de ce roman est bardie. eficace! Ames sensbies Touteoimme Buster S’abstentr (Distribution : Delta Keaton, il était un Video.) véritable homme caoutchouc et ses contorsions étaient célébres a travers la Péninsule. C’est en 1937 qu’il débuta, sans grand I se disait descen- LE MELLEUR DE MICHELE TORR + Bocumentalre musical cregistré par sean David Curtis survivante de I'époque des ye-ye, Michele Tore éepats ene ans, mene ee tine carsere discréte avec Avec succés dailleurs, au oo pane pentiietiee | cinéma dans un film eeierant amour ef a monine renmorcon Hendrease, Sa voix fort ToDo Tea Gute neae estentesqul sine Alda Mancini se déplacer les Jeon pas cus ala pime a Mangini fouess se'tgntagne, se laosene o ; lécouter agreablement. C'est essentielle- (Distribution : Polygram Eagles 4 ment dans les Video.) a 1949 années cinquante Michel Deflandre| que cet acteur Le LIBRE JOURNAL ete ta: France Gourtoise page 18 N° 87 DU 7 Frvaren 1996 connut la célébrité tés en vidéo. Toto d’enfer. On regret- sur le grand écran cherche un apparte- tera néanmoins que et, en l’espace de ment nous raméne ces trois vidéocas- dix années, il tourna dans les années settes ne soient dis- une cinquantaine de d’immédiat aprés- ponibles qu’en ver- films, d’inégal inté- guerre, alors que sion doublée. La rét. Dien des citadins ita’ saveur du parler On peut retenir Toto liens vivaient dans _napolitain ne peut le Moko, parodie des logements pré- étre restituée. En hilarante de la réali-_ caires. dépit de cette res- sation de Julien i triction, l’ceuvre de Duvivier aucoursde On titaen voyant toto a le mérite laquelle Pepe le gardien de cime- 4 ¢tre remise au Moko, que lon fiére, aux prises gout du jour, ce que croyait mort, ressur- ayec'un revenant [8 cinéphiles appré- git dans la casbah. qui n’est autre que Cieront. On n‘oubliera pas |’amoureux de sa La collection “Ren- L‘Or de Naples, film fille. Tarzan, tourné dez-vous du a sketches dans en 1951, est bien cinéma’, sur lequel Toto campe sur une parodie des_ laquelle nous revien- un pére de famille aventures du sei- drons dans un pro- nombreuse tyran- gneur de la jungle et chain numéro, a le nisé par un demi- Toto est étonnant, mérite d’exhumer sel, ni surtout Le vétu d’une peau de les richesses du Pigeon, tourné en pete, accompagné cinéma italien. A 1958 par Mario de Bongo, un consommer sans Monicelli, dans superbe chimpanzé. modération. lequel Toto, ancien Toto et le médecin voleur, donne des des fous, enfin, est cours de cambrio- une comédie qui lage A quatre aurait pu étre écrite a truands minables. par Labiche, les qui, ™édecin des fous. Trois films de Toto proquos se succé- Distribution : Eagle viennent d’étre édi- dant a un train Films. Toto cherche un appartement / Tar- zan / Toto et le Au Comte Jacques de Ricaumont qui nous a quittés au seuil de [an nouveau de Gourd par Gime Carpe siévle ont lear ambassadeur An nom du naturel, dela libre expression éritier des marquis d'un autre ge. Et les maeurs polieges baptse hypoerisie. rus dela mode éprise de lideur ‘Vous gardez de Milton le précienx heritage Et vous osexredire tows nos démoerates ‘Que parla tradition Dew donne le pouvoir Car vous ne eraignes pas de vous dire frivoe aux vues de moderne savoir ses dambitieux Erostrates. Avec cette légance évanouie de adie, De par sa politese adiise au padi, Ayan fait du salon sa vtitabeévoe. faut en convenir, comme on savaitd’antan Lon devient chevalier au service da Prince ‘Vous n’étes pas dupé par la vulgarité Exon doit de Esprit se dire courtisan Inposée de nos jours art, dla pensée Ainsi qu'un ménestrel venu de la provine. Bannissant dans le ewurs tout prio Pour aservir aux sens "ame martyrsée, Parfois vous vous mogqu de ces dies snistees ‘Camps dans les palais iiés par nos ros ‘Vous saver que la messe est un saint opéra, Carla démorratie sous le pods dese ois, ‘Unaystirechanté dont Dieu méme est auteur Inexorable, porte son faite ls euistres Et qui dot, siT'on veut plaie au compositeur, Dans le fase exhaler harmonic d'un Campra. Et gardant de Voltaire, en vos propos mondains, Lesourire amus, septique sur les hommes ‘Vous ne succomber pas la stte opinion Vous rappel que Diew nous veut ultramontains (Qui méprseen rant Pancienne eouetisie Nous que fo, slot sang firent ce que nous sommes. painincn commrcan page 3% Ree eE ta 1996 & Sous mon béret Les Dons de la Nature Sous le sigle WWF se cache le Fonds mondial pour la nature, sorte d’association des temps modemes. piége & gogos de plus, qui empioie les arguments les plus spécieux pour combattre la chasse. Ainsi, un ami de ‘Thon songeal, en ce matin de fevrier, au retour printanier des palombes et aux incidents que cela tentrainerait avec les Ecologistes quand il vit arriver son camarade le facteur-cyeliste avec un pil & lul destine, Une lettre de WWF... Bigre | Mes Immenses mérites de chasseur-écolo auraientils appelé I'attention de cette respectable institution qui. fen particulier, avait fait acquisition des Marais d'Orx ? Ouvrant la lettre avec curiosité, il trouva — horreur | — un Permis de ne pas chasser «(le permis de chasse est aja couteux, voyons le prix du permis de non-chasse, se ditil), ainsi que des slogans alarmistes ‘et mensongers du genre + + Savez-vous qu’on peut ‘vous obliger a chasser chez Vous » 2, La France est la lanterme rouge de la chasse ‘européenne », » Chasse de nuit», » Chasse de printemps », » Genocide des Imigrateurs :, » Especes umes devenant noctumes pour survivre », etc. Happela Thon, dont it connaissait limmense ‘sagesse, et lui soumit Faffalre. « Mon cher ami, la derive morale du secteur associalif est telle que tous les moyens sont bons pour stimuler les donateurs et Fécolter des sous ; et je ne pense pas seulement & FARC ou a certaines associations humanitaires... Done, ils ne s’aréteront plus, Plus ils mentiront sur hous, plus les gens leur fenverront des chéques pour Jes aider a sauver les petits oiseaux et les bambis menacés de génocide par les méchants chasseurs. Is vont nous refaire le coup des bebés phoques et de la fourrure. En tout cas, cessons immeédiatement denvoyer des dons au wwret Le Capitaine s‘arréta en. expliquant que seule la nature pourrait envoyer des dons, Comme elle Mavait fait pour Iu J ph Gree Ine feuille s’annonce ces jours-ci, préte a paraitre, qui, dans sa publicité, prétend chaque semaine débusquer “en huit pages les mensonges proférés dans Ia semaine par les journalistes et les politiciens a la télévision”. Ces gens-la, comme disait ma concierge, “se-croient- sortis-des-petits-suisses-de- Jupiter” 4 vouloir nettoyer les écuries d’Augias avec le tonneau des Danaides. uit dos d’un ticket de métro ? Si l'on ne retient que les six chaines “officielles” (cable exclu) et si l'on admet qu'elles diffusent chacune trois heures “d’informations et de débats” par jour (ce qui est une sous-estimation prudente), il faudrait consacrer (j‘ai fait le calcul) quatre cent quatre-vingts feuillets a relever les mensonges, les promesses inconsidérées, les annonces rodomontes, les approximations, les contrevérités des uns, les pataqués, les lapsus, les cuirs des autres, les imbécillités de tous que le petit écran dégueule, tel un gout directement branché sur votre salon, toutes les vingt-quatre heures. Ala semaine, il faudrait, canaliser ce flot et le filtrer, équivalent de quarante-six numéros du “Libre Journal”. Le lecteur moyennement doué consacrerait a le lire environ deux jours pleins qui, ajoutés au jour complet nécessité par la pages ? Pourquoi pas le Li UBRE JOURNAL dle ta France Courtoine Fidéle par L’IMMIGRATION EST UN INSUPPORTABLE NEO-CO Nationalistes frileux contemplation des émissions en cause, représenteraient donc la moitié du temps d’existence du sujet. Le projet de mes confréres a donc toute ma sympathie mais on me permettra de me tapoter le menton. Pour autant, je crois qu’ils tiennent Ia une idée. Cest-a-dire de consigner, chaque semaine, dans leur journal, ce qui se dit de bon, page 20 de beau, de vrai a la télévision. L’économie de temps et de papier serait, pour Ie coup, formidable. On pourrait imprimer, a la fin de l'année, une anthologie exhaustive sur les pages de garde d’un agenda de poche. Ainsi, depuis la fin décembre, n’ai-je surpris, toutes chaines confondues, qu'un débat, un seul, qui mait paru suffisamment intéressant pour en rapporter la teneur. au poste SdeB LONIALISME, “ILS” L’ONT DIT A LA TELE était sur la “5” ; et les trop rares téléspectateurs de cette chaine d’autant plus remarquable qu’elle n’occupe Yécran qu’un tiers du temps, ce qui Ia rend trois fois moins emmerdante que les autres, ont eu la surprise de saisir, au cours d’une conversation entre spécialistes, un discours que Yon n’a pas coutume d’entendre ala télévision. Ni ailleurs... Il s‘agissait de commenter un film consacré a immigration- invasion que ma manie de zapper m’avait empéché de suivre. Mais les premiers mots du débat suffirent a me fixer sur sa nature. Le téléspectateur ferré a glace que je suis s‘attendait donc a entendre les habituels enfilages de vérités premiéres sur la “chance pour la France”, les beautés de I'intégration, les avantages du mélange culturel, les merveilles du métissage humain, des apports formidables des tamtameurs bantous a notre pitoyable petite civilisation gréco-latino-celtique et tut quanti. Bernique ! Le premier interlocuteur, directeur d'une importante radio du pays, ne macha pas ses mots : Je pense, dit-il textuellement, que tout le monde, dans ce pays, désire une présence étrangere qui soit moins prononcée. Quand 15 % de la population provient d'un pays étranger, c’est trop. Meme si ce sont des amis, c’est trop. Je me dis que si le MRAP et la LICRA ne faisaient pas une descente dans le studio, on allait passer un bon moment. D’autant que le second interlocuteur, directeur d’une importante chaine de distribution alimentaire, abonda aussit6t dans le méme sens : -Cest un véritable néo- colonialisme. On ne peut pas imaginer une société stable dans un systéme néo-colonial, au coeur d'un pays occupé par un groupe étranger qui retarde le développement national de tout un peuple. Pour le coup, je restai un moment comme deux ronds de flan. Je vérifiai que j’étais bien branché sur une télévision francaise. Mais oui. C’était la “5”, la chaine Cavadesque dont le directeur vient d’étre fait docteur honoris causa de Université catholique de Louvain. Je repris l'écoute. Cette fois, c’était un ethnologue, écrivain réputé, directeur d’une importante collection chez un éditeur politiquement conforme qui causait. Approuvant sans réserve les propos des deux autres et y ajoutant meme ces propos frappés au coin du bon sens : ~ATaube de I’an 2000, ce néo- colonialisme est un probléme majeur. Allons bon, me dis-je, enfin la télévision se décide a aborder le probléme de Vimmigration- invasion sous un angle 4 Ia fois nouveau, lucide et courageux. Sur quoi, le présentateur mit fin a Yentretien par ces mots : “Eh bien, nous remercions nos spécialistes de ce soir de nous avoir fait er leur inquiétude Parfaitement justifiée sur la situation de la population Inuit du Groenland confrontée a la présence d'une forte 4 proportion de ressortissants danois.” Je me disais, aussi... esti as Sans Portée Le Maitre enchanteur euschwanstein, le 57 courant (outs il de Bavoue état fer iest certain que c'est quelque] chose comme ¢a ‘Assis sur son grand chateau et ‘meme sur te donjon, prétendent les mauvaises Fangues, fe Roi médite. On furatat lice au pays du termell, Tout en cinguant, Style tate ala creme, religeuse en couleur, stuc (imerci, Je nen prends pas) frotte (ma chere) et tout ¢a ourse pamer devant Wagner. {ily a des revanchards qut prononcent “Ouagnére’- on se Lemande pourguol, des polichineles, sans doute, Comme on en trouve encore ‘dans quelques terroirs. Nas ine me faites pas Gere ce que ous ne voules pas ie: ‘Asis done lishaut I egardalt Son temps. Avec les premieres nelges et fea dermierestentes de Fautomne. c'eait bien Jol, Ie tac, l-bas dessous... Ca onnalt des envies. des fol, Gaalter sy jeter dedans. Te ll jetee pas la pierre, it avait fa corde au cou, entrant dans Peau dlsparui. Louts It Ia amals épouse Wagner. ce ernier état dea marie une Certalne Cosima, Ce qu‘ Voulalt 4 instar de Mephisto, ©ialt qui al passat la bague Sau doige celle des Mbetungen,| bien enfendu, Chevaucher ta hit dans "Or du hin, etre poursulv! par des Mattres Chanteurs, fissentis de ‘Nuremberg, voila ce Gurinconsclemment il déstralt, Farsfa a quepe (Ce Wagner hante les nuts du Kor ile volt debout dans la fempete & la prowe da Vaisseau faniome. vide pourtant, sures vaques frimuttacuses de son destin et Jes Waikyries tourent et dlansentSiegired et Tohenarin se battent, run eure est encore fe Rt! Seu desesperément seul entoure de sa musique infemate et persuasive, ‘Sareactique et pulssante, Imonstrucuse et si legere parfols. Mats je dere et est Encore strentent le fait du Rot Iaimat bien. fe Rol. quand i fart petit avec ses beaux hnabits et son capuchon aller jouer au! Bord dt lac. On Tavait prevent, pourtant. Lui, ce timlte ct inguietant Sarconmet Wine se soi pratiquement Jjamals de enfance ~elle est ‘Si fongue parfols ~ et son ami Wagner a un peu ouvert le ot steaime di ae uste [a ou Seat nove. ‘al etrouve en fat Touis it de Baviere cai fou. DeLaraie| Lrumejooent oe 2a renner counrorse page 2 sw 007 rm 196 By CINEMA « le Diable en robe bleu de Carl Franklin Le réalisateur a lul-méme adapté le roman noir de Walter Mosley. Il est trés difficile d’etre noir 4 Los Angeles en 1948, alors que la guerre est finie. Easy (Denzel Washington) ne trouve pas de boulot et pourtant il cherche... En désespoir de cause, il va fini par accepter un job bizarre. Il fera équipe avec un détective privé et se retrouvera, ainsi, dans un formidable quépier. Carl Franklin filme comme au bon vieux temps des “polars”, avec des nanas fatales, des politicfens véreux, des mecs & la coule, des agités de la gachette... Un univers impitoyable pour un pauvre type vite dépassé par les événements. Gary Frutkoff a réalisé de beaux décors qui restituent bien Vatmosphere du Los Angeles des années 40-50. Superbes bagnoles, costumes exacts, etc., font de ce film sans prétention un interessant reportage dans un passé récent. ‘Tak Fujimoto signe ces belles Images pleines de nostalgie. La musique d'Elmer Bernstein colle bien a l'action. L’histoire est un peu compliquée a suivre... Comme souvent dans cette catégorie de polars, ce qui compte c’est notre plaisir aux traques, poursuites, rebondissements de toute nature, Denzel Washington, qui fut un superbe Malcom X dans le film de Speeky Lee, est en train de se taller une place enviable parmi les grands ‘Hollywood. Ces comédiens noirs de grand talent vont bientot tenir, la-bas, le haut du pavé. Le héros, a I'instar de Marlon Brando, arbore des maaillots de corps superbes mais, signe des temps, d’une blancheur impeccable. Sans chercher midi a quatorze heures, on prend un évident plaisir a voir évoluer Washington dans Los Angeles. Olmetta Balades par Olmetta Je Marché St-Pierre (I) Toutes générations confondues, qu’elles habitent la province ou la grande ville, si elles ont une ame de couturiére, les femmes connaissent le Marché Saint-Pierre, le paradis du tissu aux pieds du Sacré-Coeur. Entre les rues d’Orsel, Livingstone, Steinkerque, Seveste, Charles Nodier et Pierre Picard, dans une centaine de magasins, serrés les uns sur les autres, débordant sur les trottoirs est le grand déballage. Unique en son genre | On trouve tout i cotons, soieries, voilages, tissus d’ameublement, mais aussi galons et passementerie... Au hasard, les boutiques se nomment : “La “Paris-Tissus”, “Femm’Chic”, et: Ce sont trois affaires de famille, grands ancétres, qui sont a l’origine du célébre marché : Reine, Moline et Dreyfus, ott il y a des affaires a saisir... Au milieu du siécle, la Halle Saint- Pierre était un marché de fruits et légumes. Deux marchands forains, cousins éloignés, Salomon Dreyfus et Daniel Moline, eurent V'idée de venir y déballer leurs coupons de tissus. Un beau jour, ils s‘installérent définitivement. Arrivent la Grande Guerre et son cortege de malheurs. La Halle Saint-Pierre cesse toute activité. Moline et Dreyfus surnagent. En 1956, Charles Bouchara fonde, place Saint-Pierre, une entreprise qu'il baptise “Reine”, du prénom de sa mére. Il investit un immeuble qui fut auparavant un garage, “La Savoyarde” (nom de la cloche du Sacré-Coeur), Ce garage, dans les années vingt, était Equipé du téléphone sur lequel les Dreyfus passaient leurs commandes... L’ensemble du décor était en place. Le reste a été greffé autour. En 1947, Tati ouvrait deux boutiques, face a face, rue d’Orsel, avant de déployer ses tentacules.. (A suivre) THEATRE « Que je Vaime » de Clemence Massart Enfin une idée originale... Clémence Massart a écrit un charmant spectacle d'une heure et quarante minutes en utilisant des lettres authentiques puisées dans la rubrique ‘Courrier du coeur’ de nombreuses revues de laprés- guerre. II n’était pas aisé, certainement, de rendre cohérent cet étalage de miséres, d’enthousiasmes et interrogations émanant de fillettes, d’adolescentes, de femmes, de meres, de grands meres et d’arriére-grands- meres de l'ensemble des couches de la société. Toutes tentent de savoir “comment ¢a marche”... Quoi donc ? Mais Yamour, voyons ! C'est son copain de “La Cartoucherie”, le trés étonnant Philippe Caubére, qui met en scéne cette belle fille respirant la santé. Elle est tour a tour vulguaire, chic, élégante, vieille, jeune, du Midi, du Nord, du Centre, du Portugal, du Maghreb, etc. Véritable Fregoll, elle n’a pourtant qu'une petite robe tout ainsi dont elle joue avec vivacité. L’enchantement, Je dis bien I’enchantement, C'est lorsqu’elle empoigne son accordéon pour nous entrainer dans une féte populaire de notes et de mots, avant de revenir a son insolite courrier. Tout ceci est, au final, un joli et simple hymne a amour... Evidemment, ce nest pas du grand théatre mais c'est un délicat divertissement qui se déguste comme un dessert un tantinet sucré Personnellement, j/aimerais que Clémence Massart joue un peu plus daccordéon. II semble bien que cette comédienne-auteur a encore des réserves de talent. Bref, la révélation d’Avignon est devenue un événement a Paris. Crest vraiment francais... Alors | ‘Theatre Tristan Bernard ; 45 22 08 40. Olmetta tondez a ces Arts « Suzanne Valadon» n connait sans doute mieux son fits, Maurice Utrillo, quelle poussa a peindre, @ qui elle enseigna la peinture. Au début, elle signait méme les toiles du petit car sa cote i elle était meilleure. Suzanne Valadon, trapéziste empéchée par un accident, fait le modéle pour les peintres. Elle posa pour Renoir, Puvis de Chavannes ou Toulouse-Lautrec. Elle dessine, elle aussi, mais en secret. Jusqu’a ce que Toulouse-Lautree découvre son travail et la présente é Degas, maitre reconnu de tous. Et cest Degas qui va inciter “la terrible Maria”, comme il Vappelait, & peindre elle-méme. “Des ce jour, dira-t-elle plus tard, je me sentis pousser des ailes”. Bien sir, elle va recevoir, au début, Vinfluence du maitre. On le constate dans les dessins des nus, des portraits quelle fait de son fils ou de son jeune ‘mari, André Utter. Mais, bien cite, elle trouve son indépendance. Et la conservera pendant toute sa carritre, ne suivant ‘aucun des mouvements picturaux de son temps, Portraits, natures mortes, scénes dintérieur particuligrement réussies, quelques paysages aussi, toutes ses peintures et dessins sont d'un réalisme résolu, Avec un tracé aigu, vigoureusx, cernant souvent les formes d'une ligne appuyée, c'est plutét un travail viril quelle fait, Dailleurs, ses confréres Vappelaient *Faladon”. Et elle refusa d'étre rangée dans la catégorie des femmes artistes, si ce n'est @ la fin de sa vie quand, matade et dans le besoin, elle consentit & exposer avec les “Femmes Artistes modernes”, en 1933, Crest la Fondation Gianadda qui présente cette belle rétrospectine Valadon, avec 70 peintures, 50 dessins et un catalogue spécialement édité. Pour une peinture vigoureuse, réalisée cavec des pigments de terre, et chaleureuse & la fois dans Vappétit de vivre qu'elle témoigne. Nathalie Manceaux 4 Martigny, Suisse ; tous les jours de 10h ie 18h : jusqu'aw 27 mai. Jour Passager Clandestin ¢ Ler février 1958, le paquebot iL S. America” entre dans le [port du Havre. A bord : Philippe Le Vannier, un scout de quatorze ans. Deux semaines plus tat, @ Vaube da 11 janvier, ce fils de médecin, é d'un college religieux de Saint- Germain-en-Laye, a quitté la ‘maison familiale oia il vit avec ses franchi la porte de ches lui avec une walise pleine de vétements et, en poche, quinze, mille franes 1956 (& peine 1500 F d’aujourd’hui). ha pris le train a Saint-Germain pour Saint-Lazare, puis pour Le Havre. Lia, il s'est enfermé dans un cinéma oti Von projetait Gil Blas et, le soir, en escaladant une amarre, il s'est embarqué discrétement dans un gros cargo noir et blanc : 0 “American Leader”. s'est caché dans un canot de sauvetage. L'équipage Ua décourert le lendemain, au cours d'un exercice de sauvetage, transi et affamé. On Va vétu de vétements propres et chauds, on Va nourri et on Va adopté. Un “stowaway”, un passager clandestin, de quatorze tans, les “midships” sont ravis. A Boston, escale finale du navire, on Tui a demandé st était communist. Ma répondu non. On lui a demandé s'il était vacciné contre la variole, il ‘a répondu non. On Va done remis ‘aux autorités qui Vont emmené par | fe train jusqu’ét New York ott Philippe a été collé & bord du “8.8. America”, qui Va ramené au Havre it son pere Vattendait Résultat : en 1956, pour moins de 1500 F, Philippe Le Vanier, 14 tans, a fait un aller et retour train- bateau-train-bateau-train Paris: Boston-New York. Hy a gagné un harmonica, offert par un docker, et une célébyité durable auprés de millers de gosses de son age. Quiest devenu aujourd'hui Philippe Le Vannier ? Mes bien chers freres Les Docteurs Fumigénes x théologiens, pour étre erédibles, / doivent fonder leurs discours sur Vertue sainte et sur la Tradition, Je reviens sur la question de 1a pluralité des religions. Nous entrons, ees années-c, dans un bat ides dont Penjew apparait clairement dans la citation qui suit: «Si tn plural des langues et des cultures cst bine de Dieu, ne fail pas dive ‘ust que ta pluralté des traditions religcuses est aoceptée et méme voulue par Diow »? Le théologen dominicain djoute «A partir de notre expérience historique actuelle d'un pluralisne religiwe de fit, nous croyons pousoir conclure théologiguement i un pluratisme de principe qui correspond tun my érens dessein de Dieu (Or, de son propre aceu, «nous aurions bien di mal ic trouver dans fa Bible une réponse ila question de la pluralité des religions » La Bibl, verte, aborde positisement, en maintsendrits, la laralité des Tangues et des eultures. Ainsi on Gn 10, en Ae 1012 eben Ap 7 La confiwion des langues et la dispersion des peuples qui suivent la Tour de Babel sont le crtiment de la prtention assurer Punité du genve hamain en dehors de Dieu. Nos théologiens passent sans nuance deta question de la pluralité des cultures et des langues ila ‘question de la pluraité des religions, comme siVanalogie allait de soi. La sufice scripture étant infin, is cherchent gppui sur le Magistere. Sur Fatican I, éidemment. Sure Ad Gentes ».n° 11, Mais contre sens. Cariment + « Le Concile nous dit que les divergences religieuses peuvent étre expression da ginie eles *ichesses dlispensées par Diew au nations” », Non seulement te Concil, ici, se garde Widder cea richesses aus trations religicuses, mais il ajoute que les chretions «doivent s'effocerd'éelairer ces rchesses dela lunire éoangelique, de es brer, de les ramener sous Pautorté dic Dew scaceur »! Alors, privésd'appuis object, nos théoloiens font de la fumée + ie incoguent lex mystériwc desseins de Dieu +... « Diew est plus grand que notre cour set Moliére, revens £ Abbé GuyMarie La Grande Guerre PLANQUES ET CENSEURS vrier 1916. Au front, nos soldats se préparent a recevoir l’assaut alle- mand sur Verdun, Depuis ta fin janvier, le Grand Quartier général svattend a une attaque denvergure. Les “déser- teurs alsaciens et lor- rains” sont formels. Les observateurs aussi, qui volent passer, au fond de horizon de la Woévre, des trains en files ininterrompues. On ignore encore le lieu oft la chose se passera mais Vopinion domine que ce sera le cheflieu de la Meuse, O8 Ion mandé au feu, On assiste, un soir de débat, a linvrai semblable hourvari de ce que lon n’appele pas encore le “lobby” des mai hands de vin et q par ses vociféra- tions, parvient a chasser de la tribune le ministre de la Guerre Gallien! qui pronongait un dis- cours contre Vabru- tissement des sol- dats par l'alcool. Le scandale est si omniprésent que la presse commence a sémouvoir s‘avise — soudain qu’endomnis par une année tranquille nos chefs ont laissé a peine entrete- nues les défenses existantes sans en créer de nouvelles. Le 9 févtier, les permissions sont sus- Pendues. Le 10, raconte Yves Buffeteau dans Les Balailles de Verdun, un ren- seignement provenant d’une source trés sérieuse arrive au GQG, D’une rare précision, il indique méme que le Kron- prinz s‘est installé depuis quelques Jours dans la maison de la veuve Henri Daverdier & Spincourt. Ce rapport com- mence par cette phrase sans ambi- ‘quité : “Les Allemands vont tenter une ‘grande offensive dans la région de Ver dun’ Onze jours plus tard, en effet, te 21 février 4 7h 30, les mille canons de Varillerie allemande commencent leur pilonnage des lignes francaises. La tue- rie durera dix mots et fera prés de cing cent mille morts. Eta lamiere ? Eh bien, a Famiére, pendant que les pot lus s‘enterrent dans la boue glacée, on discutaille, on magouille et on gre- nouille. Le parlement, les ministeres, le gow vernement donnent le spectacle abject de la canaillerie, de la discorde et de la combine. Les profiteurs de querre s‘enrichis- sent, les traitres s'en donnent & coeur jote et les plan- PEO qués se gobergent. On voit un Malvy devenir mi Vintérieur alors qu’ils’était opposé a la Joi de Trois ans, lors du congrés socia- liste d’Agen, et profiter de ce poste pour encourager la presse défaitiste en lui versant l'argent des fonds secrets, On voit un Marcel Sembat, viellle cra- pule maconnique et socialiste, devenir ministre deux ans aprés avoir lancé a ses futurs colléques : “Retirez-vous, vous puez la défaite’. On voit “le cortége des personnes qui ont obtenu les fournitures de guerre, spectacle lamentable et attristant qui montre, a cété de filles galantes, des reptis de justice”, ainsi que le dénon- cera a la Chambre I'ancien secrétaire d'Etat aux Colonies de Clemenceau, Milles-Lacroix, un brave négociant en tissus entiché de riqueur et d’honneteté au point d’avoir visité a ses frais immense empire dont il avait la charge. (On remarque a la Chambre des jeunes hommes vigoureux et pétants de santé qui paradent, ayant échappé au front parce qu’ils sont députés et qu’ils se sont dispensés tout seuls d’aller aux tranchées en votant une oi d’exemp- tion présentée par Dalbiez, un parte- mentaire qui, luiméme, redoutait d’étre Alors, le plus simple- ment du monde, dans la nuit du 19 au 20 fevrier est pris un décret interdisant de “laisser passer dans les journaux toute attaque contre le parlement, ou ayant pour objet de tourer en ridicule les députés ou de porter atteinte a la dignité du régime parlementaire”. “La censure, écrit Jean Beard, chro- niqueur du Temps, est devenue plus tracassiére que jamais, impérieuse et hrautaine, initante, presque illogique.* Un exemple extréme de cet illogisime : au début de la premiere bataille de Ver- dun, les journaux annioncent la mort de Prosper Josse, député de I'Eure, qui, Iui, ne s‘est pas planqué et qui sert aux tranchées comme capitaine. La nou- velle est fausse. Sur la demande de sa femme, Madame Josse, I’Agence Presse Associée publie un rectificatif démentant le premier communiqué et rassurant les parents, proches et amis du depute, La censure supprime information. L'informateur parlementaire de l'Agence Presse Associée fait alors remarquer aux censeurs que, la nou- velle donnée la veille par les journaux tant fausse, il est normal et justifié de le faire savoir et de démentir. Il recoit par téléphone cette stupé- fiante réponse : “Nous vous envoyons des ordres et nous nfavons pas d’observations a rece- | Bs voir de vous.” arsaeh