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Discours de MM Jules

Barni,... et Eugène
Delattre,... [prononcés à
la] réunion privée du
dimanche 3 novembre
1872 [de [...]
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Barni, Jules (1818-1878),Delattre, Eugène (1830-1897). Discours de MM Jules Barni,... et Eugène Delattre,... [prononcés à la] réunion privée du dimanche 3 novembre 1872 [de
l'Union républicaine de la Somme]. 1872.

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et qu'elle seule est et la -plus vraie avec la liberté de etl'êkprilit proOjpmpatible au 2 juillet » gEèâfîiatEe4iépartement. Barni de prendre la parole. "de l'ordre et des droits d'autrui sont les vertus essentielles dont les doivent républicains simple donner l'exemple. C'est au (Applaudissements. (Vifs applaudissements. «Il a une à n'y pas République l'usage « des conservateurs. M. le respect tion. qualifient de radicaux. René Goblet lecture dans les termes suivants donne conçue '0/ . « des radicaux il n'y en Soyons' donc républicains sans épithète.) à l'esprit d'ordre et de disci pî ine patriotisme. Maia n'ouinjustices blions la patience et l'abnégajamais que l'obéissance à la loi. Nos adversaires. du consenAujourd'hui qu'elle est sortie tement libre et réfléchi du pays poursuivons notre œuvre sans rions inquiéter des et des calomnies. une autre à l'usage » a qu'une. d'une* lettre de. et que députés puisent un nouvel dans la élément de force conscience intime et absolue qu'ils sont bien les représentants de la pensée vœux et des de leurs Avant électeurs. abusant d'une expression mal nous comprise. de l'Union la République que républicaine doit son triomphe dans notre département. cela veut tout nos dire. 1871? a eu l'honneur d'affirmer un des premiers cette vérité n'ose nier qu'on plus aujourd'hui l'avoir si et si vivement après longtemps combattue. Laissons-là subtilités ces puériles.) M.

» < donc la Que l'Assemblée reconnaisse République qu'elle auil y a longtemps rait dû prendre ce parti. nos amis de T Union républibien voulu à caine qui auront répondre notre invitation. . je vous prie. vais espéré jusqu'au dernier à la moment..i sont annoncés.¢ Mon cher collègue. au mois d'août dernier « l'As« semblée n'a pas besoin de recourir à un « formalisme constitutionnel quelconque « pour reconnaître la volonté nationale en « vertu dejaquelle la République. combien je suis d'accord avec vous sur l'accueil de qu'il convientfaire aux projets constitutionnels qui nous . au point où la nous sommes arrivés. dans 3 r~ situation 9. m en nom. toutes les élections po>té= c. Je regrette vivement que ma santé ne me permette comme je l'apas d'assister. Mais j'ai trop à cœur de me mettre en état de prendre part aux travaux de l'Assemblée premiers pour ne à ce sacrifice jugé nécespas me résigner saire. ~.Mais. est à la « fois le fait et le droit. séance de ce jour. qu lui ont faite 'I~_¡t. En m'excusant auprès dites leur d'eux. en remercier Veuillez. Comme le disait si bien le manifeste avec presque toute que nous avons signé la gauche.=~1~i~tJ.

pour et pour tous ceux qui vous entourent. Tout indique au contraire que ces dernières tentatives échoueront comme les et que l'année qui va s'ouvrir précédentes. avoir après de son attachedéjà deux fois témoigné ment croissant à l'idée républicaine. Amiens. élections. en un nouvelles. elle ne saurait aller plus loin dans cette voie.rieures au mois de février. afin que notre département. les esprits et de recruter sans cesse des adhésions nous préparer. vous Recevez. Ne nous laissons donc pas détourner de notre tâche qui est celle-ci: Redoubler de zèle et d'efforts. dès à présent. l'assurance de mes sentiments bietr cordialement dévoués. prenne la part qui lui revient dans la fondation définitive de la République. dévelopnotre à l'effet d'éclairer per propagande. mon cher collègue. verra la libération définitive du territoire et la dissolution de l'Assemblée. Je ne une majorité puis croire qu'il se trouve cette usurpation sur la pour commettre souveraineté nationale. apptâuiïï~s~nf. GÛBLET.~ ` M. 3 novembre René 1872. M3't~ Barni adresse Jules B~irn1atli~eese à 1 assemblée le discouM suivant ::¡:{?' . aux futures mot. Après cette lecture interrompue par de nombreux b'reug applaudissements.

Jbrce pour le rôle difficile que nous allons avoir à remplir. Goblet pourquoi pas vient de vous le dire lui-même. mais certainement peu éloigné. ne le dire? M. que je viens de vous lire. j'ai à peine besoin de vous exposer le motif pour lequel nous avons cru' devoir cette réunion à la veille de la provoquer de l'Assemblée. Delpech. Ó Malheureusement le régime sous lequel nous vivons en1 ce moment.'quoiqu'ils'appelle laî République. Goblet.' nous interdit ce qui devrait être la vie • même de la^iRépuet ce. Il nous a paru bon rentrée de nous expliquer franchement avec vous sur la situation actuelle de la République et sur la conduite tenir que nous devrons dans la session qui va s'ouvrir. appellera le pays à1exécuter. En même temps aussi. et la lettre de M. qui existe dans tous les blique. M. il s'aensemble le grand acte git de préparer qu'un avenir plus ou moins prochain. • Téptfblieaiiïsy les'1 réunions • » mais ^pubili- . le saet cPoù dépendra `lut définitif de la République. Nous'nous ainsi dans cette communion retremperons et nous y puiserons une nouvelle d'idées.Messieurs. Après ce que vous a dit en si bons termes notre vice-président. pays non-seulement un peu libres.

République franet franchement chement acceptée pratiidée dans quée. (Marques nombreuses d'approNous bation). n'en portera pas moins fruits. Mais nous espérons de Iq. vous vous êtes rendus notre invitation.leurs mandataires. un nombre restreint d'électeurs. et il a affirmé cette toutes les circonstances où il lui a été donné de te faire. Somme. de tous les points du déun temps partement et par si affreux. que cette réunion. 'particulièrement les membres Y de union républicaine.. J'en ai pour garant l'empresseà ment avec lequel. en rapports et permase mettent directs nents les uns avec les autres. particulièrement les électeurs et. Les jetions damai? dé juin $e> .ques. où tous les citoyens. nominativement. s'éclairent en toute liberté. toute privée et toute limitée ses qu'elle est. et c'est à dû nous pourquoi nous avons borner réunir nos amis . ne pouvons que convoquer dans une réunion privée. du mois de juillet îdepuis les élections de l'année dernière– c'est que la République est aujourd'hui adoptée par la grande-mat jorité du pays. mutuellement se concertent au grand jour en vue d'une action commune.politiques. Il est un fait devenu incontestable.Lé pays a parfaitement compris qu'il' n'y a plus désormais de salut pour lui que dans la. .

toutes ses formes. elle? sont une éclatante condamnation de l'Assemblée de Versailles. par cela ont ce caractère incontestable. légitimité. (Applaudissements. par cela même qu'elles sont une éclatante affirmation de la République. six élections sur sept. l'Indre-etSomme. M le . c'est la République. orléanisme. que le Nord comme lé Calvados.la Somme et dans nier. afait temps parmi nous. n'ont pas été moins signiLoire. dans le Nord. c'est que ses anciens députés. mation aussi ont-elles eu en France un immense retentissement. et que ce que veut aujourd'hui le pays. i tout-à-l'heure. un proscrit du 2 Décembre. Les dernières.daus e#ont été une éclatante confirl'Yonne. M.) même que ces élections Mais. républicaine.rappelait pays.Delpech vous. Caduc. et cela dans des dérépublicaines partements qui ne paraissaient pas moins' voués à la réaction et la.a cessé de représenter si la Gironde choisit Evidemment. son bonapartisme. Toutes ces élections attestent clairement. sous que l'idée înonarchique. nommée dans les circonstances et dans les conditions déplorables vous et savez que que M. l'Oise ficatives. aujourd'hui pour son représentant un républicain. celles d'il y a quinze jours. Elles prouvent (Bravo»). que cette Assemblée.

le vrait prononcer sa dissolution et foire. Buffet. (Applaudissede Il en est ments. Gérard avait déformellement Blincourt. p^ace . ses idées Si le département des Vosges actuelles. du lendemain. condamnation proreprises par le suffrage universel. pour signifier aux anciens leur congé. lequel claré qu'au cas où se présenterait là question de la présidence.) même de presque tous les départements qui ont eu des élections à faire depuis cette époque. élit M.mais il est inutile de multiplier ces exemples.M. Méline. Carayon-Latour. duc de Noailles. partageant toutes ses voix. sil'esprit faire l'Assemblée de parti et des am- bitions personnelles n'étouffaient pas dans un trop grand nombre de ses membres. c'est que M. en dépit (Je M. nomme M. il ne voterait pas c'est qu'elle pour le duc d'Aumale repousse aujourd'hui leducd'Aumale qu'elle a nommé en février 1871. que devrait de Versailles. Si l'Oise. de la veille et un répuentre un républicain blicain de. M. Princeteau ne représentent phi$. (Bravos prolon- gés^) En présencede noncée à plusieurs cette. à l'exclusion de toute candidature monarchique. Buffet n'est plus son homme. On peut dire sans exagération que les nouveaux élusm'ont été nommés que.

le scandale vient de se renouveler. par notre victoire au point d'en perdre en sorte la tête vous vous quelque rappelez cette démarche cte parlementaire auprès M. et sur une plus large échelle. le Journal conservateur. Thiers un journal qu'un grave journal. la RépubliÇuant à présent. a si et si justement spirituellement nommée une nouvelle « manifestation des bonnets à poils. des Débats. qu'avons-nousvu fût toute du pays. ces grands politiques. et que voyons-nous aujourd'hui? Au mois dé juin ses meneurs ont été exaspérés dernier. tout était perdu si le gouvernement ne prenait immédiatement les mesures les plus énergiques le retour pour prévenir d'un pareil scandale. Comprenant qu'il leur faut renoncer à renverser. ils sonque pour rétablir la monarchie. bravo. gent maintenant à l'escamoter. Et voici qu'en dépit de leur irritation et de toutes leurs menées. je ne puis pas dire malheureusement des. C'est qu'ils ont fait de nouvelles réflexions. cela !) Au lieu de cela.réflexions plus salutaires (Hilarité générale). et leurs battequ'ils ont par suite changé ries. Mais cette fois il les a trouvés plus 'calmes. en l'entourant d'institutions monarchiques qui pré- .à une nouvelle Assemblée qui entière la véritable représentation c'est (Bravo.» Ai les entendre.

conservatrice. soit comme projets plus ou moins sérieux. Nous le conjurerons.le rétablissement parent tout doucement de la monarchie. » (Rires et applaudissements. présidence viagère avait déjà lancée naguère au sujet du duc d'Auraale mais le projet d'un stathoudérat orléaniste n'offrant aucune chance de suc- . contraires qu'elle n'a pu éclore que dans des cerveaux incûrablement monarchiques (on rît) je veux parler de l'idée. mais il faut pour cela que tous ceux qui sont sincèrement attachés ou sincèrement ralliés à la République nous aident à déde jouer les combinaisons monarchiques ses ennemis. v sont les combinaiVoyons donc quelles sons qui ont été mises en avant.d'attribuer à M. je l'espère. la République rée. ) le danger Là est aujourd'hui pour la République. soit comme ballon d'essai. On a prétendu faire en 1830 vous savez avec quel succès d'institutions réune monarchie entourée ils veulent faire aùjourd'hui publicaines une République entourée d'institutions Et c'est ce qu'ils appellent monarchiques. en la République « honnête et modé1348. On disait. Cette été idée d'une. Thiers la présidence à vie dé la République. 1< Il en est une d'abord qui est tellement toute notion républicaine.

On s'est pliquer au dit. non sans raison. un tel rôle.qui est un simple citoyen. et que la présidence à vie serait un acheminement au rétablissement de la monarchier Après un présidente vie. son pouvoir viager ne tarderait pas à se transformer en pouvoir héréditaire. la République de ses caractères le renouvelleessentiels.) à M.) Cette idée ridicule d'une présidence à vie ira donc rejoindre celle du . on a reporté l'idée qu'on ne pouvait plus songera àjN duc d' Aumale. (Rires et applaudissements. ment périodique du pouvoir. on lui en prête tant et de il sait bien que le jour mais si divers où il accepterait la présidence à vie. il faudrait dire non plus la République est faite. (Applaudissements.'» je ne sais s'il a réellement te. (On rit) et c'est ce qu'il ne peut vouloir. un prince du: même être revêtu et pourrait titre. ce que si l'on gagnait était frappée dans un point.¡ nu ce propos. mais la République est défaite. Thiers ces.sur jà tête de M. Mais je ne ferai pas un moment Thiers l'injure de supposer qu'il puisse se il a combinaison prêter à une pareille de bon sens et de patriotistrop d'esprit. On raconte me pour accepter qu'il disait récemment «la République est faite . Voilà le calcul. mais dont la carrière ne peut plus malheureusement être bien longue.

politique monarchique ? L'Assemblée à Versailles. à quoi vice-président nommé par elle. Je ne crois pas beaucoup. aux comme un président.orléaniste.ous les conditions provisoires stathoudérat" qui siège trouvons placés. autres combinaisons imaginées pour esca'} moter la République. Dans une constitution ce peut être une régulière." Thiers vînt rer ou à il serait toudisparaître à son rempour elle d'aviser jours temps d'aplacement.admet où nous r. avec l'Assemblée servirait un à Versailles. A quoi bon lui donner vance un successeur ? Serait-ce par hasard de la l'avenir République pour garantir . serait à le remplacer. si ce n'est peutêtre à enchaîner l'avenir dans le sens de sa de =. est une idée appelé moins choquante. L'idée de faire nommer par l'Assemblée un vice-président actuelle qui. républicaine utile que celle d'un vice-prési= institution c'est même une institution nécesdent. le malheur voulait à se retique M. qui n'a pas de Constitution de ia faire n'a pas à s'occuper quesSi tion d'une vice-présidence. saire là où la Constitution. en cas de ou de mort du président démission actuel. qu'il y ait lieu de s'en inquiéter et je pense que nous perdrions nôtre temps Passons aux à nous en occuper davantage. Mais dans Etats-Unis.

(Bravo I) lequel iHaut se mettre en garde. et réncontrer dans les rangs elle pourrait des républicains.çst Le danger pas moindre. la Constitution républicaine ont toujours été ou inutiles ou funestes. (On rit. de l'Assemblée actuelle cfu'il appartient résoudre cette question n'a parce . Chambres haunos je trouve que jusqu'ici le Conseil des anciens de tes. je reconnais que c'est là une opinion qui a été se soutenir. même des partisans des deux Chambres: éclairés du système Quoique je ne voie pas trop ce que pourrait représenter en France une seconde Chambre.qu'elle contre pas à faire SBm6M. et qui peut parfaitement fort dissoutenue en effet par des esprits les sentingués dont on ne peut suspecter Mais ce n'est pas à timents républicains.~t~ acte d'Assemblée constituante. la question de deux se présenterait naturellement. le projet d'instiplus grand encore dans une Chamb tuer une seconde Chambre. à côté de l'Assemblée de faire une Constitution défînis'agissait d'une seule Chambre ou live.chances ? En toutes les mauvaises de vérité je ne suppose pas à l'Assemblée tendresse Versailles une si profonde pour forme de cotte gouvernement. haute. e S'il actuelle. et que. n'est il. si j<î consulte l'histoire.%contre y a donc là un danger.) Il un piège. . y compris de Fan III..

tempspar exeml'entière libération du terriple jusqu'à elle doit laisser à l'Assemblée toire le' soin 4e trancher les qui M succédera qui régleront questions constitutionnelles définitivement notre système républicain Quel serait d'aild'approbation). il en est un contesté. pays. si elle croit devoir encore quelque siéger. (marques leurs le mode de composition d'une seconde Chambre. Ge serait sur la Repu* une nouvelle porte ouverte de la République. encore une qui ne peut l'être: du plus l'esprit fois.ni du gouverElle n'en a reçu le mandat nement de la Défense nationale qui. et. blique aux ennemis Ses amis doivent donc repousser cette combinaison. par conséquent. elle ne représente entre elle et lui. ce point fût-il c'est que. d'abord parce que la question des deux Chambres* . organisée par l'Assemblée de Versailles? Il ne pourrait être conçu je puis le dire sans calomnier Asssemblée dans un esprit cette républicain mais il serait combiné de façon à former un foyer de réaction. ne pourrait qu'embarrasser sa marche et lui susciter les plus graves obstacles. de telle sorte de la que loin d'aider à raffermissement cette combinaison République. qu'il y a désaccord ^t que.n'«st pas 4e la con&pé- . l'a ni du pays qui Ta nommée convoquée.

la sinistre après expérience qui a montré combien il est dangereux de toucher à ce droit des citoyens en reconquis 1848 (Apà ce fondement de notre plaudissements). qui n'est pas constituante et n'a pas la mission de faire desïbîs organises". lut (Triple salve d'appjaudissements). n'est pas apte à parce que cette Assemblée là bien résoudre.Mais ceux que l'on a nommés alors les Buigravés. et qui ne sont pas tous morts. Il semble qu'une nouvelle loi du 31 mai devrait être aujourd'hui impossible que ne devrait personne y songer seulement. à cette ancre de notre sadémocratie. ou dont l'esprit n'est pas tout à fait mort.tèncé de l'Assemblée ensuite actuelle. mutiler le suffrage universel (moveûement). à restreindre au risle droit de suffrage. l'Assemblée actuelle. A vrai dire. dépit de cette fatale expérience. ne sont pas gens à ouvrir aisément leurs yeux à la lumière Ils songent (On rit). ou que de rouvrir la porte au césarisme de déchaîner encore une fois le fléau de la guerre civile (Applaudissements). je veux dire dans l'esprit de la République celui qui est aujourd'hui du pays. (Très-bien très-bien 1) Une autre combinaison qui décèle un encore hostile à la esprit plus clairement est celle qui consisterait à République. en encore. ne -devrait pas s'ar- .

leur savent dans* leur énergie et dans à néant gesse le moyen de la mettre (Applaudissements).. r du renouvellement ble actuelle. dans les meilleures intentions assurément. comme les la République. Il est enfin une dernière combinaison si elle n'a pas pour but. Il faut les députés républicains de prés'efforcent venir cette calamité. donc que tous ment dangereuse. Mais voici que sous l'influence des alarmes excitées par les dernières élections dans certains rangs deT Assemblée. inadmissin'est toujours qu'un expédient je yeux pari. après avoir été quelque temps discutée. elle a reparu et semble avoir repris quelque crédit. d'escamoter précédentes. avant. en abandonnant le soin de ta modifier s'il y a lieu à plus forte raison. les rôles. l sant ainsi. paraissait définitivement enterré. elle venait à se produire. et. Elle offre en . cette idée. et soutenu. Mis en partiel de l'Assemblée il y a environ un an. n'a-t-elle pas le droit de desEn agistituer une partie des électeurs. et que si.roger le droit de faire une nouvelle loi r mais elle devrait laisser intacte électorale celle en vertu de laquelle elle a été nomfuture à l'Assemblée mée. par imposi's trousible. par quelques républicains. elle renverserait elle ferait une chose extrêmeje le répète. qui.

lée. que des élections raient pas d'enlever à la plupart d'entré eux (Bravos. proposé. se fû^-elle partiellement . mais leur titre générales ne mandéputé. Composée^'éléments sufes^ïV et dïs/x>r- . je ne dirai pas leur mandat. c'est intégralement que l'Assemdoit se renouveler blée nationale pour coneffet stituer définitivement la République. c'est cela!) D'après un nouveau récemment système. par ce seul fait que l'Assemblée actuelle se serait partiellement renouveassez large échelle. Il faut pour cela une nouvelle et générale intervention du sufune Assemblée nommant frage universel tout exprès Mais laissons que serait pour remplir^-c^î^tïHSsion. (Applaudissements). le la renouvellement partiel devrait précéder discussion des questions constitutionnelles l'Assemblée serait ensuite sur lesquelles appelée à voter. t >. nfau* l'autorité et rait pas le caractère juridique légale qu'elle doit avoir aux yeux de tous. V Mais. décote la (^^etion di .renouvelée. bravos. Une issue constitution votée par l'Assemblée des élections cette Assemblée de février.^oit une Assembf^ \coftstitaa\ite. partie.un moyen de prolonà ces messieurs ger. même sur une elle n'aurait le droit constipas acquis Ce n'est pas par tuant qui lui manque. que j€hre* de garde comme expiré.

Remarquez que ne discute manière pas d'une générale la du renouvellement des question partiel Assemblées Ce législatives.dants ? Quelle majorité pourrait s'y former ? N'y aurait-il que pas à craindre cette se encore en trouvât pas ne majorité harmonie avec celle du pays. deux Chambres. en. à. se renouvelant périodila mobiquement par*partie.a que des élections générales qui puissent produire cette majorité. tout une cas. c'est que le système du renoune saurait s'appliquera.$e dissoudre. homopour une telle œuvre une majorité gène et compacte.1e. vellement partiel l'Assemblée actuelle.(Vifs applaudissements. opinion qui peut être parfaitecomme' :celle même des ment soutenue. moyen d'éviter de deux Chambres et de se contenter d'une seule. se renouveterm$*s à. et il n'y .) . et que l'œune répondît pas à ses vre qui en sortirait vœux et à -5a volonté ?Ce serait une œuvre d'avance une œuvre de discrédit. qui. qui n'a pas. frappée àrefaire nous n'en serions le lendemain il faut Non pas Beaucoup plus avancé?. peut être une bonne dans une disposition à introduire constitution républicaine elle pourrait l'embarras fournir . Ce que je veux dire seulementtici. (Bravo). concilierait lité avec la permanence c'est là.

(on rit) plus ils se voient condamnés parle pays.c'est là le point auquel Malheureusement. il est difficile d'amener l'Assemblée de Versailles. faute d'accord entre eux et sous la prossion q toujours croissante de l'opinion publique. etl'harmanie entre la représentation nationale et le pays. A supposer que. et s'obstinent. des escamotages qui ont été mis en. aucun nueux. jet présenté par M.. ils ne se sépareront pas sans avoir fait deux choses qui ne peuvent être que très-mauvaises ^une loi électotoral^. c'est-$-dire en réalité delà Bépublique. avant. aucun des disons orojets constitutionnels. C'est la seule solution la logique. seule qui poisse rétablir 1 harmonie dans le sein même delà représentation nationale. plus ils se raidiseent Ils des mesures veulent prendre contre ce qu'ils appellent l'avènement du radicaPlus ces messieurs sentent le lisme. sol manquer sous leur pas. Ernoul est là véritable . ils ne réalisent. plus ils s'accrocheni à leurs banquettes. donnant le aujourd'hui déplorable spectacle de deux camps qui semblent toujours prêts à se ruer l'un sur l'autre. qui pourra influer d'une manière et la loi fâcheuse sur le? futures élevions.La dissolution tel est donc la conclusion à laquelle nous arrivons les par toutes voies.

électeurs. le pays la jugera définiticoup de grâce des vement par cette œuvre que le Journal « une monsDébats Jui-même a appelé truosité » et qui est en effet un défi jeté à si l'existence Mais. Eugène Delattr»: 1 *-*<». se retire. est que l'AsLe grand point éphémère. Je président . vons tendre les autres.1 et noa^î. la République France5 avec elle (applaudissements proC'est donc à ce but que nous delongés). même de la République n'a pas été comcette loi n'aura durée qu'une promise. nos vos députés. quelques minutes.ïâ pa¡' r role à m. les uns et de tous nos efforts. un jour semblée de Versailles le mieux ou l'autre. mais ce sera aussi son là son testament. sûrsysoûs ne faillirons pas à Des applaudissements accueillent prolonges ces dernières paroles et après une interruption donne de. Pour notre part.dans qui domine image de l'ésprit clérical Ce sera cette Assemblée (Bravos prolonges). soyez-en cette tâche. é- !•> . vous. Qu'un électorale. au suffrage appel soit fait au pays par le moyen d'élecAssemtions générales qu'une nouvelle blée soit nommée pour faire la constitution républicaine etles lois organiques qui est sauvée et ta en dérivent. par sa loi la République universel. l'esprit moderne. le plus tôt sera définitivement sans prétendre constituer et sans attenter.

) Six cents électeurs venus de tous les du points département pour entendre leurs députés parler de la chose publique. c'est là un spectacle fortifiant pour les âmes vraiment républicaines.) Un journal réactionnaire avait à ce point perdu. qu'il dénonçait à l'indignation publique une découverte effrayan te «Ce n'est pas. sieurs voix c'est notre sentiment à tous. la tête l'autre jour. intelligents du parti abandonnent leurs affaires. Et quand on songe que ce qui se dans un grand passe ici se reproduira nombre de départements. leurs familles pour venir examiner la situation ils discutent. (Bravos prolongés. on s'explique la colère des monarchistes et leurs cris d'alarme tous les hommes «Voyez. . raisonnent ils s'entendent. mais nous allons les tancer ii'importanceen çubliantla Mste des millionnaires. explidu présent. politique ils ils délibèrenl.+ tout est perdu » (Rire général. J'ai l'honneur de proposer à rassemblée un vote de remerciement à. nos députés Plurépublicains. propriétaires commerçants industriels ?'<'î':t'4' ~ttemBMMM~ .disait-il seulement les pauvres diables qui sont gambettistes s'emles passions politiques parent avec la même énergie des gens riches.Mes chers Concitoyens. disent-ils. quer les difficultés les peser espérances prochaines.

c'est l'heure est venue où l'habitant' et de sendonc de la que cûiii- mune s'occupe de ses écoles. c'àMcVVèut . Oui.électeurs. de son village.C'est donc que Péfedteur an de son dés'instruire de l'administration partement avec son conseiller général. (Très-bien! cela. la justice pour et soutenu sans un progrès catastrophes péC'est riodiques.) Si Téîu vit en rapport d'idées timent avec ses électeurs. sachant nettement que le Réputé est chargé dé |airte4a. son honneur.loi iîe des tpiist et que la^oi est leîbut essentiel du peuples libres.(Bravo!) de sa municipalité. la victoire car voilà se que les députés mettent en rapport avec < et si ces mœurs se êurs . la sécurité des qu'elle seule peut procurer la conscience intérêts. du départeC'est donc que l'électeur ment fait dé so.) monde tout le des travailleurs Oui! travaillent ou indigents.» (Explosion d'hilarité.. de sa ville. riches (Bravo! bravo !) Parce pour la République. (Très-bien). qu'elle 'est la caution . comprenant qu'il aafddéposé ~~ir. .se permettent républicains. qui d'être de la C'est l'abQmination désolation.n député sa préoccupation r r en ses sérieuse. S£ sa fortune. généla victoire est ralisent par toute la France.jes mains loyales sécurité.) est probable. honnêtes. certaine {Adhésion générale.

oui) et de sonder ensuite les. il parle. secrets de l'avenir :1~{) qu'elle nous présente. sujet.8. il se déclare responsable. Les journaux dire que pendant d'alors allaient jusqu'à deux semaines. la sa propriété. il est citoyen (Bravo! bravo !) La permanence des rapports du député idée bien vieille électeurs avec ses est une toute nouvelle et pourtant pour a généraion du XIXe siècle. il veut. '.a.¡.W.$. fit pour la première fois une écloElle en 186$. (Applaudissements L'électeur unanimes). L'éclatante notoriété candidats des causait -Z un retentissement. septième. naturel.e. prient (TrèsIl sent fièrement la loi est sa que bien I) à vrai dire. il s'instruit. dans une des cirsion bruyante de conscriptions ïâ :t'a.' il discute. Seine. le spectacle était bien différent là. dignité et conscience de la nation. S.et la garantie de l'avenir..?"a"ë. Peut-être penserezest instructif de vous qu'il jeter un coup d'œil sur ses progrès réalisés étonnants pendant ces dernières années (Oui.'D" t.' n'est plus un humble. on s'occupait plus des personnalités des candidats que des idées différentes qu'ils représentaient.s. Mais dans la septième circonscription. la "11. quelque brillantes que fussent lès personnalités .u. les yeux de l'Europe de ce côté et comme étaient braqués bien toujours à l'étranger.

déclaranetL'un des candidats. et les deux idées opposées restèrent en présence. Celui-ci avait oublié le chemin qui conduisait chez ses électeurs. cette circonscription jouait Elle avait un homme pris pour député et sorti 4u cabinet du célèbre Prudhon. tement il ne consentirait que jamais à Je .f(~trt~'T~lles gens sages). » (Rires)– tait en termes identiques ce que l'homme de Décembre disait peu d'années auparalégislative. dans si bien qu'un jour il vint à s'égarer les escaliers du despote de Décembre. •Voici l'hisla première place de l'idée toire politique qui dominait de malheur.r oui 8 disparurent. Y~fj. qu'à C'éDieu et à ma conscience. Les électeurs éprouvaient donc un désir en convoitant tout naturel un candidat qui de prît l'engagement venir souvent parmi son courage et ses conviceux retremper Une voix: c'étaient des tions -{Très-bien. antichambres (rire général. interpel'é. elles laissaient aux idôes. il se perdit dans les. Après une série d'incidents candidats . dit-il.les 7.(je n'en veux pas parier les contemporains sont trop près des événements pour cependant les bien juger). nommé à ce titre.v~~x "~i~n~}'o/!è~tb~e~ .rendre de comptes à ses électeurs :« ne dois compte de mes voies.: vant en ouvrant la session « Je pë dois compté de ines actes q[u'à .) Depuis on ne l'a plus retrouvé.

j. pour cela cela qu. . D~ieu_?. Elle s'affubla des fie mandat oripeaux impératif. Jugez la cette de ce puissance idée simple fut un -eni-v enivrement ent-ls'iu s'il ée~q~ éehqua. (Applaudissement). chose curieuse et fréquente dans les ironies de la vie.tes . l'idée était bien claire à soja début. pas pour.. après nous le f. n'est-ce compte qu'on l'a.nî^nda^. » Des journaux Âe premier.i manence des rapports dans toute la mesuré i avec du possible les électeurs. . L'autre candidatacceptait l'idée de la per.de prononcé. 1.en 1869. à ma conscience et à la postérité. une. 45. mandat mandat domestique. commissionnaire^ s Plus tard ellereyint sur l'eau avec une^énomination nouvelle « mandat contractuel..j joueurs n'ont qu'un mot.Dieu.. le compte n'est d'hilarité pas difficile (explosion I) Le r à Dieu n'est pasmoins aisé.» Or. qu'un inaleniendu ressem^blantfortàungâchis^ÇepeDdant. s 7 Cependant. seule le .000 suffrages annoncèrent que l'idée était née et bien viable. d déluge. l'idée s'obscurcit aux élections suivantes. l'a appelé le lefconDieu? l~~n. impératif l-ii -avait étéme \trompe. plus de ~é ~5.'on quant aux comptes avec la (très-bien !) postérité c'est un jeu charmant tous. si la conscience est faussée. ordre à Paris et en province. se jetèrent dans de vives polémiques iToù il sembla^ ne résulter. Jamais le m0 .

dit l'un. de voir la se déclarer constituante. d'honnêteté. fois on l'avait jeté en passant Celui-ci s'était récrié qu'est-ce que -cette' Est-ce une épi^hëte? d'où vient ce vocable? ou une provocation? Si vous étoûrderie est une convenvoulez direi qu'un mandat d'où résulté l'obligation tion. est obligatoire.) a prouvé Le mandat dit impératif. Une telle contorsion ne peut venir que de la Bretagne langage d'hilarité bretonnante. soir devant un millier d'électeurs. de buveur est buvant.à l'orateur. Chambre que d'une telle et pensez-vous/ proposition quelle sera votre conduite ? » Le premier se lève et déclare franchement que ce n'est mais une pas là une question politique « La Chambre. que Y obligation que le concomme on dit qu'un trat est contractant. question dit- . (Explosion !) Alloris donc appelons les choses parleurs un engagenoms un homme qui prend et sa parole. un contrat. (Applaudissements. dernièrement vaqu'il n'avait pas grande L'année derleur en' politique pratiqué! avait à élire cinq nière une circonscription réunis un Les candidats étaient députés. alors vous voulez dire pour le mandataire. ment donne l'homme qui sa est un malhonnête manque à parole homme! (Bravo! bravo!)– La conscience est aussi simple que cela. «Nous sommes menacés.

il. un ne donna sa démission pas (Rires unanimes. l'autre crée des mœurs. . Il va sans dire. mais députés contre. pas été chargée Se déclarer constituante serait une usurde malhonnête pation pouvoirs. un acte et je suis un honnête homme pas d'héJe donnerai ma dénrssitation possible. Huit jours l'Asaprès.) Ils prouvèrent par là qu'il ne faut pas du mandat impécompter sur l'efficacité ratif. a été nommée pour faire la paix et n'a de faire une constitution. ils acceptaient ce mandat impéra^f. la ne vie il faut compter que sur celles-là Examinons tes mœurs engendrés par cette < vérité. Vous connaissez ta suite de l'histoire.et dans. en même temps. bien un mandat Les autresfcanimpératif. Combien est plus fécondé l'idée de la des rapports permanence du mandataire avec ses mandants Si l'une exprime une convention. ils donneraient leur démission sans broncher. semblée se déclarait nos cinq constituante. ces messieurs que bien de se gardèrent venir causer avec leurs électeurs. ils furent nommés. mission. didats se levèrent et déclarèrent qu'étant honnêtes comme hommes leur collègue. » L'assemblée unanime couvrit ces paroles c'était d'applaudissements. votèrent il est vrai.

C'était donc bien-là volonté des électeurs qui triomphait et le suffrage à deux degrés ne signifiait rien. Les électeurs du premier degré. se réunissait qu'on les vopour examiner .Lâ maison de chaque premier élu devint un foyer d'éducation c'était là politique. lorscandidat s'est aux dernièqu'un présenté res « Voterez élections. on lui disait vous pour Grant ? » Oui.) mesure une puisMais il sortit de cette sance merveilleuse à laquelle les auteursde la loi n'avaient vraisemblablement pas songé. naturellement. Or. il s'est produit. quels citoyens ils entendaient Ainsi. chez les peuples qui ont à un usé du suffrage deux degrés. porter une main crimiuniversel. nelle sur le suffrage Quelquesuns parlent du suffrage à deux degrés.Vois savez tous que tous les monarchistes rêvent de. Ainsi agissent les hommes lidans toute bres (Applaudissements l'assemblée. fort mécontents. de nommer des intermédiaires pour arriver à l'élection. alors écrivez le nom de Grant sur votre chapeau. en Amérique par exemple. » On le nommait à cette condition de sorte que Ton savait d'avance que le président de la République serait bien Grant. phénomène curieux fort et instructif. exigèrent élus déclarassent hautement que leurs pour voter.

le député.'<. guerre l'effroyable vous la de cette édutrouverez dans les éléments permanente.tes du d£puté. Les Voyons qui se passe très-bien comprennent qu'il. ragements son côté.d£sigpent à l'unanimit^ un nouveau candidat. Si vous cherchez l'explication de la puissance des Etats-Unis formidable daqs de la sécession. cantons réunis discutent et pèsent la puissance du candidat réactionnaire ? ils demandent aux candidats républicains un sacrifice généreux. était heureux de premiers taine élus l'exposé de là sides devoirs tuation politique et l'énoncé qu'elle imposait. ne pouvant passe mettre en rapport avec des milliers d'élecà une cend'envoyer teurs. que l'élection à deux degrés est un rouage inutile et que les comités remplissent parélus en faitement l'office des premiers créant partout des foyers d'éducation politique. vieux déporté de dédont l'élection cembre triomphante est un . Est-ce vrai ? Voyez ce qui vient de se la dans Gironde. . Deux candidats passer éminents étaient en présence. cation politique v en ce France. ayant des chances Les comités de tous les égales.pour lui envoyer des encouou de formidables De pétitions. républicains ne faut pas toucher au suffrage universel.

LamouFoux l'accepte. une . Lamouroux accepte la candidature. coup de massue contre l'homme (Bravo î bravo I) 1 ce qui vient de se.) Non.` nent d'idée et de sentiment avec mes électeurs. signe caractéristique Tous mes soins seront de rester en rapport perma. de la pesant l'intérêt vont nation. et sa prodéclarafessiondefoi affichée porte cette tion. après s'être concertés trouver le candidat de leur choix et lui disent Voici notre programmé. Et sur cette affirmation loyafè. acceptezvous? (Applaudissements. ~L~ Et M. ils candidat du premier tour à se désister leurs voix sur M. et qui. Quel immense progrès Lecandidat mœurs I dans accompli nos n'est plus un Sur la place pumonsieur qui se présente autour dé "blique. Lamouroux. c'est de savoir si M. mon Prenez (Hilarité générale. réunissent du soir annoncent ce choix Les journaux du comité et ils ajoutent qu'il ne reste plus qu'une question à vider. je son nom en disant su il le meilleur.» comme jadis on disait ours. Voyez de nouveau Les comités invitent le passer à Paris. battant la grosse caisse « Votez pour moi.de Sedan. qui ont exace sont les électeurs miné sérieusement. bravos prolongés).

et vous. avec dépareilles troupes. (Très-bien très-bien ) Tels sont les principaux traits de l'histoire présente du principe nouveau. Barni et Goblet.de suffrages fait immense sortir majorité de l'urne le nom de l'honnête et ferme mandataire. taire d'un seul mot la réaction bruyante. Tâchons s'il vous plaît de chercherles secrets ` de son avenir. On ne tardera guère à constater que ce du député . avez-vous consulté les vôtres?» Dites si. sachez-le bien. et il montera avec cette expression insurmontable de la volonté de quarante mille hommes faisant libres. messieurs. (Bravo applaudissements prolongés.. il sera possible de porter sur une main téméraire.principe place dans les mains un levier d'une puissance sans pareille redoutera des résistances quand celui-ci d'une énergiques à l'adoption proposition de premier il fera ordre. et leur dira un signe unsigne dira: Envoyez-moi une une Envoyez-mor de quarante pétition couverte mille signaà la tribune tures. les ~sprmctpesfohd principes fondamentaux deJa Républibravo que. ttj'aj consulté mes électeurs.) -• . Les esprits mal faits avaient prédit que le député deviendrait l'esclave de ses élecon ne s'en aperçoit teurs ici où guère vous faites de véritables o\ations à MM.

dans sa posons que le député se promène et dise à ses électeurs circonscription la liberté de conscience. s'en préocsi bon lui semble cnp~c pmsqM'il y àur& s~parat~on dë~cQttea et de l'Etat. cultes nombreuses (Voix c'est vrai C'est vrai !) Des débats à la Chambre et des polémisont impuissants ques dans les journaux mais supà résoudre cette grosse difficulté. -Prenons un exemple une des questions un semles plus pressantes et qui cause des blant d'effroi est celle de la séparation et de l'Etat. Chaque vicaire. Il touchera y aura bêC séparation rente et tout dessera cuper puisqu'il cultesdit. Art.Non seulement ïe député puise une force dans irrésistible cette communication mais il y trouve aussi la fapermanente. rabbin. Le possesseur de la rente pourra aller. Cette rente sera personnelle. 2. les problèmes culté de résoudre les plus difficiles de la façon la plus conciliante. évêfjue.. cure. changer de religion on n'aura pas à. et . pasteur. incessible et insaisissable. venir. l Séparation des cultes avec l'Etat.Nous voulons union de nous voulons mettre fin à cette qui fc'a jamais produit l'Eglise avec l'Etat nous désirons funestes que des choses également le respect des droits ou des essi Eh bien 1 dites-moi pérances acquises. actuellement en fonctions. 1er. le projet de loi suivant vous plairait Art. . recevra à celle de de l'Etat une rente viagère égale son traitement.

~çï bien b~en 1}.) Ne craignez pas de perturbations profondes les 23 millions de catholiques seront heureux de payer 2 francs et tout le sera content. sur Chaque année. n'y a-t-iP pas tout le monde ? Voumoyen de contenter arun>. impôt facultatif. efficacité a_ que . tracera une colonne sur' laquelle il inscrira ces mots Cultes. ^pnt vnëtbute. le percepteur. enfantera M :z faits considérables. } kes. lementaires: dans l'intervalle' sa'éirconsle député.!) '?' Combien il serait facile de puiser des au de l'inssemblables exemples chapitre truction obligatoire laïque ou de s l'or^ânisation de l'armée nationale L'heureuse union de pensée et de fécondité de cette ne se borné pas aux débats parsentiment deé sessions. Pensez-vous que ces Vous êtes catholique ? C'est 5 p. ntén Trèsmondé (Très-bien .voyage^ du député paTmi èes électeurs Y~. la cote mobilière et personnelle..rentiers nouveaux se d'une telle solution (voix nbrnplaindraient non non !) Et pour le paiement breuses de ces 50 ou 60 millions. 3. que je propose ticle ainsi conçu Art. (Rires prolongés. 0[O de et applaudissements plus. autre". joyeux de parcourir à chaque's pas1 ééè Wtënçription. îkûsième lez-vous.

au nom de de la putrje.) un désastre à l'horizon. sentent meilleurs pro(Applaudissements longés. par exemce dernier a beau être charmant. auprès de lui. au contraire. les plus timides mais la crainte et la se sentent rassurés peur n'ont jamais rien créé. pour lesquels statueront six mois. (Très-bien!) Le député. combien Ah dites-moi grèves horribles auraient été évitées pa . chacun qu'il n'y a de solution digne pour que dans la nomination d'arbitres choisis par les intéressés. marche seul de quarante mille volonavec la puissance tés sorties de l'urne force morale irrésistible parce que nul ne le craintjet que lorstous se qu'il parle des choses de la patrie. pour trois mois. n'importe Il parle au nom de l'intérêt social.du préfet celle du fonctionnaire. On sait en prison qu'il est celui qui peât mettre sans doute. il ple est le représentant de la force et la pensée craintive voit toujours derse dessiner rière lui l'ombre d'un gendarme. Figurez-vous une grève le paimminente qui va ruiner de familles dans tron et jeter descentaines la misère l Le député s'en vient. il réunit tout le monde autour de iui il ne veut il se faire pas juge mais enseigne qne les meilleurs esprits sont toujours de mauvais 11 démontre juges dans leur propre cause.

(Explosion d'applaudissements.tout s'appelle il poète. la les mains chargées cela ? montagne s'illumine qu'est-ce C'est le député qui passe. et le soir.la présence du député (Bray^s dans toute la salle. dables hurrahs de toutes s'élèvent parts. le souvenir hier. (Très-bien. du haut des les collines. et de formihommes. couraient on de de sécespariait division. très-bien!) Et en grande hâte.) Il parle de la France et tous les coeurs battent aux champs. qui ont bien combattu. frontières. Applaudissements répétés. je m'appelle l'auditoire PA^klE.) La parole de l'élu /fortifie et grandit qui n'a pas cpnquel est le cœur français des . voyez-vous tous descendre femmes et enfants. Tout-à-coup vers ces montagnes et voilà que les plus nobles sentiments s'agitent. qui ont rudement travaillé. applaudit . Des bruits funestes qu'elle enfantait à l'une de nos. de fleurs. avec un 'J' J. Ne lui demandez pas comment.il vous répondrait comme le emportement superbe Je ne sais plus mon nom (A ce momnet. que dis-jéj la sion. de nouveaux déchirements^our un homme part mère-patrie. Qui donc est-il? l'homme t'est de ceux (qui n'pnjt pas désespéré.prodiges serve fidèlement. et les mères conduisent leurs petites Elles.

de sauvegarder les intérêts de tous les citoyens et d'asde la Répusurer l'affermissement « blique. le président a donné lecture de l'adresse suivant* « « « « « « « L'assemblée.Udns. » et Cette résolution a été^kc'à F^mnrtê.J Sur la proposition de M. Cris prolongés de bravÔs'enthousiastes. Vive Gâmbetta! Vive Barni! Vive Gobletl Vive la République 1. Alfred CAW8Ç li^y^iuvate. MM. Delattre avec le plus vif enthousiasme. Delattre.M. M. « Convaincue des . reprend ensuite en ces termes :) Et quand là foule crie: Gàmbetta 1 Honneur de la l'écho des vallées répond Patrie (Double salve d'applaudissements. ïyp. et <c pleinement au programme politique « exposé dans la séaB^e^k^cejour. v 41 . la séance a été levée angt&iStçfev: iwk la RépuI blique Uë v \\> . Barni et Goblet « Kemercie restés en communication avec « d'être adhérer « leurs électeurs.s que la permanence du mandataire avec ses rapports est le meilleur mandants moyen de et mocréer l'éducation politique raie de lanation.

da 1" mi du 16 de chaqne partent 4Ofr. Paris. ieProgrèt de la Somme est le plus complet. Lawaru et de de MM.e'COQéIo1lrS de ses rédacteurs Delattbb. BUBKAtJX. divers autres Eugène Eertates "}. Ponde sons le patrouase et avec le comoars MM. à te rapidité de ses informations politiques et commerciales. Amédée distingués. députés.– Le» abonnemento Six mois. aiofe. Uh 20fr. LE PROGRÈS DE LA S01DO J0URRIL Paraissant tous Format POLITIQUE les gUOTlDIER Joars des plus y Journaux grands le compris de Lundi. '¡. ABONNEMENTS Troi» moi». cmtom dm -Mt~& Ÿa ..f" Graee à son format.Primes gratuites aux offertes •*• Abonné» nouveaux Année. Ernest Hamkl. et 8Y4ic(. spéciaux. le meilleur marché et le mieux renseigné des Journaux d'Amiens. Hlfr. le» A AMIENS ?. à sa périodteità. et dhxn groupe p. RUE Orreipomdant» iJPtj^«*>& D» àan$ MBTZ tauç M.– an. ~A~I Barki et te!Goblbt.