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Le présent chapitre procèdera à une énumération succincte des différents articles de lois traitants le manuel

des procédures en relevant les défaillances que nous avons constatées et qui ont fait que l’importance du dit
manuel demeure insignifiante dans les yeux des entreprises marocaines.
1. Le code général de normalisation comptable : Le C.G.N.C a prévu dans ses chapitres, l’organisation
comptable que toute entreprise doit adopter. En effet, La comptabilité de toute entreprise doit être
organisée de façon à ce qu’elle permette de : saisir, classer et enregistrer les données de base chiffrées ;
établir en temps opportun les états prévus ou requis ; fournir périodiquement, après traitement, les états de
synthèse ; contrôler l’exactitude des données et des procédures de traitement.
[...]
2. La loi n° 9-88 relatives aux obligations comptables des commerçants : La loi 9-88 relative aux
obligations comptables des commerçant promulguée par le Dahir n ° 1-92-138 (du 30 Joumada II 1413 / 25
Décembre 1992) rectifié par la loi 44-03 promulguée par le dahir n° 1-05-211 du 14 février 2006 stipule
dans son article 4 que : « Les personnes assujetties à la présente loi dont le chiffre d'affaires annuel est
supérieur à dix millions de dirhams (10.000.000 dhs) doivent établir un manuel qui a pour objet de décrire
l'organisation comptable de leur entreprise. » Par personnes assujetties à la dite loi, l’article 1 se réfère à
toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant au sens du code de commerce : « Toute
personne exerçant habituellement ou professionnellement une activité commerciale ».
[...]
3. La fiscalité : Les textes fiscaux relatifs à l’impôt sur les sociétés (IS), l’impôt sur le revenu (IR) et la taxe
sur la valeur ajoutée (TVA) formant le Code Générale des Impôts, n’ont fait que rappeler que le contribuable
doit tenir une comptabilité régulière : « Toute personne assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée doit tenir
une comptabilité régulière permettant de déterminer le chiffre d'affaires et de dégager le montant de la taxe
dont elle opère la déduction ou revendique le remboursement ».
[...]
4. Les lois sur les sociétés : La loi 5-96 portant sur la société en nom collectif, la société en commandite
simple, la société en commandite par actions, la société à responsabilité limitée et la société en participation
stipule que les sociétés à responsabilités limité, les sociétés en nom collectif ainsi que les sociétés en
commandite simple dont le chiffre d’affaire annuel hors taxe est supérieur à 50 millions de Dhs doivent
désigner au moins un commissaire aux comptes ayant la mission de vérifier les comptes des dits sociétés.
Pour sa part, la loi 17-95 modifiée par la loi 20-05 relative aux sociétés anonymes stipule que toute société
anonyme doit désigner au moins un commissaire aux comptes si elle ne fait pas appel public à l’épargne et
au moins deux commissaire aux comptes si elle fait appel public à l’épargne.