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FA155244 ISSN 0335-3931

NF DTU 60.11 P1-1


10 Août 2013

Indice de classement : P 40-202-1-1

ICS : 91.060.20 ; 91.140.70 ; 91.140.80

Travaux de bâtiment — Règles de calcul


des installations de plomberie sanitaire
et d'eaux pluviales — Partie 1-1 : Réseaux
d’alimentation d’eau froide et chaude sanitaire

E : Building works — Calculation rules for sanitary installations and rainwater


draining off — Part 1-1: Cold and warm sanitary networks
D : Bauarbeiten — Berechnungregeln für die Sanitär-und Regenwasser Anlagen —
Teil 1-1: Versorgungssysteme mit kaltem Wasser und heißem Wasser

Norme française homologuée


— Tous droits réservés

par décision du Directeur Général d'AFNOR.


Avec les parties P1-2, P2 et P3 de la norme homologuée NF DTU 60.11,
d’août 2013, remplace le DTU 60.11 (P 40-202), d'octobre 1988.

Correspondance
© AFNOR

À la date de publication du présent document, il n'existe pas de travaux de


normalisation internationaux ou européens traitant du même sujet.

Résumé Le présent document propose des règles de calcul des réseaux d’alimentation d’eau
froide et chaude sanitaire pour les installations intérieures des bâtiments.

Descripteurs Thésaurus International Technique : bâtiment, bâtiment à usage individuel,


bâtiment à usage collectif, installation sanitaire, plomberie, distribution d'eau, eau
chaude, eau froide, évacuation d'eau, eaux usées, eau pluviale, tuyau d'eau, débit,
diamètre, trop-plein, gouttière, collecteur de drainage, pente, règle de calcul.

Modifications Par rapport au document remplacé, refonte complète du document et changement


de statut.

Corrections

Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, rue Francis de Pressensé — 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — www.afnor.org

© AFNOR — Tous droits réservés Version de 2013-08-F


NF DTU 60.11 P1-1 —2—

La norme

La norme est destinée à servir de base dans les relations entre partenaires économiques, scientifiques,
techniques et sociaux.

La norme par nature est d’application volontaire. Référencée dans un contrat, elle s’impose aux parties.
Une réglementation peut rendre d’application obligatoire tout ou partie d’une norme.

La norme est un document élaboré par consensus au sein d’un organisme de normalisation par
sollicitation des représentants de toutes les parties intéressées. Son adoption est précédée d’une enquête
publique.

La norme fait l’objet d’un examen régulier pour évaluer sa pertinence dans le temps.

Toute norme est réputée en vigueur à partir de la date présente sur la première page.

Pour comprendre les normes

L’attention du lecteur est attirée sur les points suivants :

Seules les formes verbales doit et doivent sont utilisées pour exprimer une ou des exigences qui doivent être
respectées pour se conformer au présent document. Ces exigences peuvent se trouver dans le corps de la
norme ou en annexe qualifiée de «normative». Pour les méthodes d’essai, l’utilisation de l’infinitif correspond
à une exigence.

Les expressions telles que, il convient et il est recommandé sont utilisées pour exprimer une possibilité
préférée mais non exigée pour se conformer au présent document. Les formes verbales peut et peuvent
sont utilisées pour exprimer une suggestion ou un conseil utiles mais non obligatoires, ou une autorisation.

En outre, le présent document peut fournir des renseignements supplémentaires destinés à faciliter la
compréhension ou l'utilisation de certains éléments ou à en clarifier l'application, sans énoncer d'exigence
à respecter. Ces éléments sont présentés sous forme de notes ou d'annexes informatives.

Commission de normalisation

Une commission de normalisation réunit, dans un domaine d’activité donné, les expertises nécessaires
à l’élaboration des normes françaises et des positions françaises sur les projets de norme européenne ou
internationale. Elle peut également préparer des normes expérimentales et des fascicules de documentation.

Si vous souhaitez commenter ce texte, faire des propositions d’évolution ou participer à sa révision,
adressez-vous à <norminfo@afnor.org>.

La composition de la commission de normalisation qui a élaboré le présent document est donnée ci-après.
Lorsqu’un expert représente un organisme différent de son organisme d’appartenance, cette information
apparaît sous la forme : organisme d’appartenance (organisme représenté).
—3— NF DTU 60.11 P1-1

Plomberie sanitaire BNTEC P40A

Composition de la commission de normalisation


Président : M SANCHEZ
Secrétariat : M GIRON – UNCP/BNTEC

M AVONDO SOCOTEC
M BARION SETEC Bâtiment
MME BOUSSERT CSFE
M BUTET UNCP-FFB
M CAROFF BUREAU VERITAS
M CHATELAIN COCHEBAT
M CHOUBRY CENTRE D’INFORMATION DU CUIVRE
M CONRARD REHAU
M DEBEVER KOHLER France
M DESLANDES TA Hydronics
M DIVANACH ALIAXIS R&D
M DUBREUIL JACOBS
M EGLINE SAINT GOBAIN PAM
M FLIPO FNAS
M GILLIOT CSTB
M GIRON UNCP/BNTEC
MME HELARD PROFLUID
MME LAGOGUÉ COSTIC
MME LARRIBET MINEIE — DGCIS — SCDPME
M LAULIAC COTENO / GESSEC
M LAURENT BNTEC
M LEDEVEHAT GIFAM
M LENOIR AXIMA CONCEPT
M MAITRE AFISB
M MESKEL CALEFFI
M MICHEL BUREAU VERITAS
M NAITYCHIA ISAGUA CONCEPT
M NAVES CAPEB UNA CPC
M PARIS ANTAGUA CAPRIS
M PAVAGEAU MINISTERE DE LA SANTE — DGS
M POTIER CSTB
M POTIN
M PREVOTAUX AFISB
M ROYER SMAC
M SABE CHAMBRE SYNDICALE DU ZINC
M SANCHEZ BLANCHE
MME THARREAU BWT France
M WILLIG CETEN/APAVE INTERNATIONAL
NF DTU 60.11 P1-1 —4—

Sommaire
Page

1 Domaine d'application ...................................................................................................................... 5

2 Références normatives .................................................................................................................... 5

3 Méthodes de calcul ........................................................................................................................... 5


3.1 Principes généraux ............................................................................................................................. 5
3.2 Méthode générale .............................................................................................................................. 6
3.2.1 Débits ................................................................................................................................................. 6
3.2.1.1 Généralités .......................................................................................................................................... 6
3.2.1.2 Installations individuelles .................................................................................................................... 7
3.2.1.3 Installations collectives ........................................................................................................................ 8
3.2.2 Hypothèses de simultanéité pour le calcul des débits d'alimentation des parties collectives ........... 10
3.3 Méthode simplifiée ............................................................................................................................ 12
3.3.1 Description ........................................................................................................................................ 12
3.3.2 Application ......................................................................................................................................... 13
—5— NF DTU 60.11 P1-1

1 Domaine d'application
Le présent document propose deux méthodes de dimensionnement, l’une générale (3.2), l’autre simplifiée (3.3),
des canalisations de distribution d’eau froide et chaude sanitaire pour les installations intérieures des bâtiments
à usage d'habitation ou de bureaux.
Le dimensionnement des réseaux d’incendie, des appareils de production ou de stockage d’eau chaude,
des réseaux d’adduction d’eau et des réseaux d’arrosage, ne sont pas visés par ce document.
Le présent document est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en
climat tropical humide. Le domaine d'application couvre ainsi les départements de la Guadeloupe, de la
Martinique, de la Guyane, de la Réunion et de Mayotte.
Par extension, il concerne aussi les canalisations d’eau froide sanitaire des jonctions entre bâtiments et
les puisages.
Le bouclage du réseau collectif de distribution d’eau chaude sanitaire, qui a pour objectif de maintenir en tout point
de la boucle une température fixée de consigne, est traité dans le NF DTU 60.11 P1-2.

2 Références normatives
Les documents de référence suivants sont indispensables pour l'application du présent document. Pour les
références datées, seule l'édition citée s'applique. Pour les références non datées, la dernière édition du
document de référence s'applique (y compris les éventuels amendements).

NF DTU 60.11 P 1-2, Travaux de bâtiment – Règles de calcul des installations de plomberie sanitaire et d’eaux
pluviales – Partie 1-2 : Conception et dimensionnement des réseaux bouclés (indice de classement : P 40-202-1-2)

NF EN 806-3, Spécifications techniques relatives aux installations d'eau destinée à la consommation humaine
à l'intérieur des bâtiments — Partie 3 : Dimensionnement — Méthode simplifiée (indice de classement : P 41-020-3)

3 Méthodes de calcul

3.1 Principes généraux


La vitesse à prendre en considération pour le calcul des diamètres selon la méthode générale est de 2 m/s pour
les canalisations en sous-sol, vides sanitaires ou locaux techniques et de 1,5 m/s pour les colonnes montantes.
Les tableaux de la méthode simplifiée tiennent compte d’une vitesse de 2 m/s.
La vitesse résultante des calculs doit être inférieure à 2 m/s majorée de 10 %.
La pression statique doit être à inférieure à 4 bar au point de puisage. Des réducteurs de pression sont à prévoir
le cas échéant.
Pour les immeubles collectifs d'habitation, l'installation doit être conçue pour obtenir à l'entrée de chacun des
logements, dans le collectif, une pression minimale de 1 bar.
NOTE 1 Certains équipements requièrent une pression minimale d’alimentation : se reporter aux préconisations
du fabricant.

NOTE 2 Certains équipements tels que les chaudières individuelles gaz pour la production d’ECS ou les mitigeurs
thermostatiques nécessitent des pressions d’alimentation supérieures aux exigences minimales du code de la santé
publique.

NOTE 3 L’Article R 1321-58 du Code de la Santé Publique précise que la hauteur piézométrique de l'eau distribuée par
les réseaux intérieurs mentionnés au 3º de l'Article R. 1321-43 doit, pour chaque réseau et en tout point de mise
à disposition, être au moins égale à trois mètres, à l'heure de pointe de consommation. Lorsque les réseaux desservent
des immeubles de plus de six étages, des surpresseurs et des réservoirs de mise sous pression, conformes aux
dispositions de l'Article R. 1321-55, peuvent être mis en œuvre.

Pour les productions d’eau chaude individuelle, en cas d’utilisation de réducteur de pression, celui-ci est installé
sur l’arrivée générale d’eau froide du logement
NF DTU 60.11 P1-1 —6—

Pour les productions d’eau chaude collective, en cas d’utilisation de réducteurs de pression ou de surpresseurs,
les pressions d’eau chaude et d’eau froide doivent être sensiblement égales aux différents points de puisage.
NOTE 4 L’application de la méthode générale aux installations équipant les établissements de santé, les hôtels,
les écoles, les internats, les stades, les casernes, les gymnases, etc. n’est pas visée par le présent document en raison
des spécificités de ces ouvrages (voir aussi au 3.2.2).

3.2 Méthode générale


Cette méthode concerne les réseaux d’eau froide et d’eau chaude sanitaire.

3.2.1 Débits

3.2.1.1 Généralités
Les diamètres des tuyauteries d'alimentation sont choisis en fonction du débit qu'elles ont à assurer aux différents
points d'utilisation, de leur longueur, de la hauteur de distribution et de la pression minimale au sol dont on
dispose.
Le Tableau 1 indique les débits minimaux (en l/s) à prendre en considération pour le calcul des installations
d'alimentation ainsi que les diamètres intérieurs minimum (en mm) des canalisations d'alimentation des appareils
pris individuellement.

Tableau 1 — Débits minimaux et diamètres intérieurs minimum des canalisations

Qmin de calcul Diamètres intérieurs minimum


Désignation de l’appareil
en l/s des canalisations d’alimentation (mm)

Évier 0,20 12

Lavabo 0,20 10

Bidet 0,20 10

Baignoire 0,33 13

Douche 0,20 12

Poste d’eau robinet ½ 0,33 12

Poste d’eau robinet ¾ 0,42 13

WC avec réservoir de chasse 0,12 10

WC avec robinet de chasse 1,50 Au moins le diamètre du robinet

Urinoir avec robinet individuel 0,15 10

Urinoir à action siphonique 0,50 Au moins le diamètre du robinet

Lave mains 0,10 10

Bac à laver 0,33 13

Machine à laver le linge 0,20 10

Machine à laver la vaisselle 0,10 10

Machine industrielle ou autre appareil Se conformer à l’instruction du fabricant

Cabines multi jets et les appareils à brassage Se conformer à l’instruction du fabricant


—7— NF DTU 60.11 P1-1

Les documents particuliers du marché peuvent mentionner des valeurs différentes en particulier pour les lavabos.
NOTE 1 Le débit de calcul n’est pas le débit d’usage lequel est proportionnel à la pression réelle disponible.

NOTE 2 Les débits indiqués sont valables à la sortie d’un robinet d’eau froide, d’eau chaude ou d’un mitigeur.

NOTE 3 Lorsque la production d’eau chaude est individuelle, ces débits servent de base au calcul des diamètres des
canalisations d’eau froide à usage collectif et des canalisations intérieures jusqu’au piquage alimentant l’appareil de
production d’eau chaude.

3.2.1.2 Installations individuelles


Chaque appareil individuel est affecté d'un coefficient suivant le Tableau 2. La somme des coefficients permet
avec le graphique de la Figure 1 de déterminer le diamètre minimal d'alimentation du groupe d'appareils, à partir
de deux appareils.
Lorsque le total des coefficients est supérieur à 15, il y a lieu de calculer, comme pour les parties collectives, selon
les dispositions du 3.2.1.3.

Tableau 2 — Coefficients pour les appareils individuels

Appareils Coefficients

WC (avec réservoir de chasse), lave mains, urinoir 0,5

Bidet, WC (à usage collectif), machine à laver le linge ou la vaisselle 1

Lavabo 1,5

Douche, poste d’eau 2

Évier 2,5

 150 l de capacité 3
Baignoire
> 150 l de capacité 3 + 0,1 par tranche de 10 litres supplémentaires

Légende
x coefficient fonction du nombre d’appareils
y diamètre intérieur minimum (mm)

Figure 1 — Diamètre intérieur minimal d'alimentation


en fonction du nombre d'appareils – Installations individuelles
NF DTU 60.11 P1-1 —8—

3.2.1.3 Installations collectives


Pour toute installation collective ou pour une installation individuelle pour laquelle le total des coefficients définis
au 3.1.1.2 est supérieur à 15, il est nécessaire de calculer ces diamètres selon la formule de Colebrook.
Pertes de charge des canalisations
2
 V
P = ---- ---------- L
D 2
Avec  donné par la formule de Colebrook :

1   2,51 
-------- = – 2 log  ------------- + ----------------
  3,7D Re 

Re = nombre de Reynolds
 = indice de rugosité des parois en m
En prenant comme hypothèse une rugosité de 0,0001 m indépendante du matériau de la canalisation pour
prendre en compte les dépôts se formant sur la paroi après quelques mois d’utilisation, la perte de charge par
mètre de canalisation peut être approchée par les formules suivantes :
Pour les canalisations d’eau froide :
1.848
V
j = 6  ----------------
1.279
D
Pour les canalisations d’eau chaude :
1.896
V
j = 5.65  ----------------
1.276
D
j en Pa/m
D en m
V en m/s
Si l’on exprime D en mm et J en mCE/m, ces équations deviennent :
Pour l’eau froide
1.848
V
j = 4.12  ----------------
1.279
D
Pour l’eau chaude
1.896
V
j = 3.8  ----------------
1.276
D
Les abaques des Figures 2 et 3 permettent de déterminer graphiquement ces valeurs.
—9— NF DTU 60.11 P1-1

Figure 2 — Abaque pour le calcul des conduites d’eau froide


NF DTU 60.11 P1-1 — 10 —

Figure 3 — Abaque pour le calcul des conduites d’eau chaude

3.2.2 Hypothèses de simultanéité pour le calcul des débits d'alimentation des parties collectives
Les hypothèses de simultanéité indiquées ci-après sont faites pour le calcul des débits d'alimentation :
— appareils autres que robinets de chasse : le débit servant de base au calcul du diamètre d'une canalisation est
obtenu en multipliant la somme des débits des appareils (indiqués au Tableau 1) par un coefficient donné par
le graphique et la formule ci-dessous, en fonction du nombre d'appareils. Toutefois, lorsqu'il est prévu une
alimentation pour une ou plusieurs machines à laver, il n'est pris en compte qu'une seule de ces machines dans
le calcul de la somme des débits des appareils ;
— robinets de chasse : les robinets de chasse, ne fonctionnant que pendant quelques secondes, ne sont pas
comptabilisés dans le calcul au même titre que les autres appareils. Il y a lieu de considérer pour ces robinets
de chasse :
- pour 3 robinets installés : 1 seul robinet en fonctionnement ;
- pour 4 à 12 robinets installés : 2 robinets en fonctionnement ;
- pour 13 à 24 robinets installés : 3 robinets en fonctionnement ;
- pour 25 à 50 robinets installés : 4 robinets en fonctionnement ;
- pour plus de 50 robinets installés : 5 robinets en fonctionnement.
— 11 — NF DTU 60.11 P1-1

Le débit ainsi obtenu pour les robinets de chasse est à ajouter à la somme des débits obtenus pour les autres
appareils après application du coefficient de simultanéité selon la courbe de la Figure 4 :

Légende
x nombre d’appareils installés
y coefficient de simultanéité

Figure 4 — Coefficient de simultanéité en fonction


du nombre d'appareils installés — Parties collectives

Cette courbe correspond à la formule :


0,8
y = ----------------
x–1
Cette formule est valable pour x > 5.
Pour x  5, se reporter au 3.2.1.2
Cette formule reste valable pour x > 150.
NOTE 1 Dans le cas des écoles, internats, stades, gymnases, casernes, il faut considérer que tous les lavabos ou
douches peuvent fonctionner simultanément, sauf si l'installation est équipée de robinets à fermeture temporisée.

NOTE 2 Dans le cas des hôpitaux, maisons de retraite et foyers de personnes âgées et bureaux, le coefficient de
simultanéité indiqué figure 4 n'est pas affecté d'un facteur particulier.

NOTE 3 Pour une chambre d’hôpital, seul le débit de l’appareil le plus demandeur (généralement la douche) est à
prendre en compte pour l'eau chaude. Pour l'eau froide, il faut cumuler le débit de l'appareil le plus demandeur avec le débit
de remplissage du réservoir WC.

NOTE 4 Il peut être admis que les débits prévus pour les points de puisage à usage ponctuel ne soient pas pris en compte
dans les calculs.

NOTE 5 Dans le cas d’une utilisation de robinetteries type hydro-économes et de la prise en compte du débit d’eau
chaude nécessaire à la fourniture de l’eau mitigée, les débits d’eau chaude et les diamètres des tubes pourront être
optimisés. Une note de calcul justifiera la faisabilité.
NF DTU 60.11 P1-1 — 12 —

3.3 Méthode simplifiée


3.3.1 Description
La méthode simplifiée n’est utilisable que pour des installations répondant aux critères suivants :
— les débits de puisage sont inférieurs à ceux définis au Tableau 1 ;
— l’utilisation de l’eau n’est pas continue. Une utilisation est dite continue lorsqu’elle dure plus de 15 min.
NOTE 1 Cette méthode est reprise de la norme NF EN 806-3 et appliquée aux dimensions des tubes utilisés en France.
Les tableaux de la norme NF EN 806-3 ont été modifiés pour tenir compte d’une vitesse de 2 m/s au lieu de 4 m/s.

Les diamètres des tuyauteries d'alimentation sont choisis en fonction du débit qu'elles ont à assurer aux différents
points d'utilisation, de leur longueur, de la hauteur de distribution et de la pression minimale au sol dont
on dispose.
Il convient de calculer la pression en point haut de l’installation. La différence entre la pression statique au point
de puisage le plus bas et la pression d’écoulement au point de puisage dans les conditions hydrauliques les plus
défavorables, diminuée des pertes de charge (résultant du frottement contre les parois et des pertes de charge
singulières) donne la hauteur qu’il est possible d’alimenter avec la même pression.
La méthode de calcul est basée sur l'utilisation d'unités de charge (Lu) qui est un facteur prenant en compte le
débit requis pour un appareil, la durée d'utilisation de cet appareil et sa fréquence d'utilisation.
Le Tableau 3 indique pour chaque type d'appareil la valeur de Lu.

Tableau 3 — Valeurs de Lu

Unités de charge
Point de puisage
Lu

Lavabo, lave-mains, bidet, réservoir de chasse 1

Évier de cuisine à usage domestique, lave-linge, 2


lave-vaisselle, évier, douche

Robinet de chasse d’urinoir 3

Baignoire à usage domestique 4

Robinet (jardin / garage) 5

Évier de cuisine à usage non domestique 8


de DN 20, baignoire à usage non domestique

Robinet de chasse DN 20 15

NOTE 2 Pour les appareils à usage non domestique, rechercher l’information auprès du fabricant.

NOTE 3 Selon la norme NF EN 806-3, une unité de charge (LU) équivaut à un débit de puisage de 0,1 l/s.
— 13 — NF DTU 60.11 P1-1

3.3.2 Application
Les unités de charge doivent être déterminées pour chaque section de l’installation en partant du dernier point de
puisage. Les unités de charge s’ajoutent. La probabilité de demandes simultanées a été prise en compte dans les
tableaux 4 à 11. Le dimensionnement est déterminé à partir des Tableaux 4 à 11 en fonction du matériau choisi
par le concepteur.

Tableau 4 — Cuivre

Charge max. LU 1 3 4 5 6 10 20 50 165 430

Valeur maximale LU — 2 2 2 3 4 5 8 — —
unitaire

da  s mm 12  1,0 14  1,0 16  1,0 18  1,0 22  1,0 28  1,0 35  1,0 42  1,0

15  1,0 42  1,2

di mm 10,0 12 ,0 13,0 14,0 16,0 20,0 25 32 39

Longueur m 20 15 9 7 — — — — — —
maximale
de conduite

Tableau 5 — Acier inoxydable

Charge max. LU 3 4 6 10 20 50 165 430

Valeur maximale unitaire LU — 3 3 4 5 8 — —

da  s mm 15 x 1,0 18 x 1,0 22 x 1,0 28 x 1,2 35 x 1,5 42 x 1,5

di mm 13,0 16,0 19,6 25,6 32 39

Longueur maximale m 15 9 7 — — — — —
de conduite

Tableau 6 — PVC-C série 6,3

Charge max. LU 80 240 570

DN — 32 40 50

di mm 27,2 34 42,6

Tableau 7 — PVC-C série 4

Charge max. LU 3 4 5 10 20 45 160 420

Valeur maximale unitaire LU — — 2 4 5 8 — —

da  s mm 16  1,8 20  2,3 25  2,8 32  3,6 40  4,5 50  5,6

di mm 12,4 15,4 19,4 24,8 31 38,8

Longueur maximale m 10 6 5 — — — — —
de conduite
NF DTU 60.11 P1-1 — 14 —

Tableau 8 — PEX – PB série 5

Charge max. LU 1 3 4 6 13 25 55 180 500

Valeur maximale LU — — 3 3 4 5 8 — —
unitaire

da  s mm 12  1,1 16  1,5 20  1,9 25  2,3 32  3 40  3,7 50  4,6

di mm 9,8 13,0 16,2 20,4 26 32,6 40,8

Longueur maximale m 20 15 9 7 — — — — —
de conduite

Tableau 9 — PPR série 2,5

Charge max. LU 1 2 3 3 4 6 13 30 70 200 540

Valeur maximale LU — — 2 3 3 3 4 5 8 — —
unitaire

da  s mm 16  2,7 20  3,4 25  4,2 32  5,4 40  6,7 50  8,4 63  10,5

di mm 10,6 13,2 16,6 21,2 26,6 33,2 42

Longueur maximale m 20 12 8 15 9 7 — — — — —
de conduite

Tableau 10 — Multicouches

Charge max. LU 3 4 5 6 10 20 55 180 540

Valeur maximale LU 2 2 2 3 4 5 8 — —
unitaire

da  s mm 16  2,25/16  2,0 18  2 20  2,5 26  3 32  3 40  3,5 50  4

di mm 11,5/12,0 14 15 20 26 33 42

Longueur maximale m 9 5 4 — — — — — —
de conduite

Tableau 11 — Acier galvanisé à chaud

Charge max. ( LU) LU 6 16 40 160 300 600

Valeur maximale unitaire LU 4 8 — — — —


d’un point de puisage

DN 15 20 25 32 40 50

di mm 16 21,6 27,2 35,9 41,8 53

Longueur maximale m 10 6 — — — —
de canalisation

Pour les matériaux non mentionnés dans les tableaux, sélectionner le tableau contenant le matériau le plus
proche, et dans ce tableau choisir la colonne dont le diamètre intérieur se rapproche le plus du diamètre intérieur
du matériau en question.
FA175666 ISSN 0335-3931

NF DTU 60.11 P1-2


10 Août 2013

Indice de classement : P 40-202-1-2

ICS : 91.060.20 ; 91.140.70 ; 91.140.80

Travaux de bâtiment — Règles de calcul


des installations de plomberie sanitaire
et d'eaux pluviales — Partie 1-2 : Conception
et dimensionnement des réseaux bouclés

E : Building works — Calculation rules for sanitary installations and rainwater


draining off — Part 1-2: Design and calculation for looped networks
D : Bauarbeiten — Berechnungregeln für die Sanitär-und Regenwasser Anlagen —
Teil 1-2: Entwurf und Bemessung für Loop-Wasserversorgungssysteme

Norme française homologuée


— Tous droits réservés

par décision du Directeur Général d'AFNOR.


Avec les parties P1-1, P2 et P3 de la norme homologuée NF DTU 60.11,
d'août 2013, remplace le DTU 60.11 (P 40-202), d’octobre 1988.

Correspondance
© AFNOR

À la date de publication du présent document, il n'existe pas de travaux de


normalisation internationaux ou européens traitant du même sujet.

Résumé Le présent document propose une méthode pour la conception et le


dimensionnement des réseaux bouclés d’eau chaude sanitaire dans les bâtiments.

Descripteurs Thésaurus International Technique : bâtiment, bâtiment à usage individuel,


bâtiment à usage collectif, installation sanitaire, plomberie, distribution d'eau, eau
chaude, eau froide, évacuation d'eau, eaux usées, eau pluviale, tuyau d'eau, débit,
diamètre, trop-plein, gouttière, collecteur de drainage, pente, règle de calcul.

Modifications Par rapport au document remplacé, refonte complète du document et changement


de statut.

Corrections

Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, rue Francis de Pressensé — 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
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NF DTU 60.11 P1-2 —2—

La norme

La norme est destinée à servir de base dans les relations entre partenaires économiques, scientifiques,
techniques et sociaux.

La norme par nature est d’application volontaire. Référencée dans un contrat, elle s’impose aux parties.
Une réglementation peut rendre d’application obligatoire tout ou partie d’une norme.

La norme est un document élaboré par consensus au sein d’un organisme de normalisation par
sollicitation des représentants de toutes les parties intéressées. Son adoption est précédée d’une enquête
publique.

La norme fait l’objet d’un examen régulier pour évaluer sa pertinence dans le temps.

Toute norme est réputée en vigueur à partir de la date présente sur la première page.

Pour comprendre les normes

L’attention du lecteur est attirée sur les points suivants :

Seules les formes verbales doit et doivent sont utilisées pour exprimer une ou des exigences qui doivent être
respectées pour se conformer au présent document. Ces exigences peuvent se trouver dans le corps de la
norme ou en annexe qualifiée de «normative». Pour les méthodes d’essai, l’utilisation de l’infinitif correspond
à une exigence.

Les expressions telles que, il convient et il est recommandé sont utilisées pour exprimer une possibilité
préférée mais non exigée pour se conformer au présent document. Les formes verbales peut et peuvent
sont utilisées pour exprimer une suggestion ou un conseil utiles mais non obligatoires, ou une autorisation.

En outre, le présent document peut fournir des renseignements supplémentaires destinés à faciliter la
compréhension ou l'utilisation de certains éléments ou à en clarifier l'application, sans énoncer d'exigence
à respecter. Ces éléments sont présentés sous forme de notes ou d'annexes informatives.

Commission de normalisation

Une commission de normalisation réunit, dans un domaine d’activité donné, les expertises nécessaires
à l’élaboration des normes françaises et des positions françaises sur les projets de norme européenne ou
internationale. Elle peut également préparer des normes expérimentales et des fascicules de documentation.

Si vous souhaitez commenter ce texte, faire des propositions d’évolution ou participer à sa révision,
adressez-vous à <norminfo@afnor.org>.

La composition de la commission de normalisation qui a élaboré le présent document est donnée ci-après.
Lorsqu’un expert représente un organisme différent de son organisme d’appartenance, cette information
apparaît sous la forme : organisme d’appartenance (organisme représenté).
—3— NF DTU 60.11 P1-2

Plomberie Sanitaire BNTEC P40A

Composition de la commission de normalisation


Président : M SANCHEZ
Secrétariat : M GIRON – UNC /BNTEC

M AVONDO SOCOTEC
M BARION SETEC Bâtiment
MME BOUSSERT CSFE
M BUTET UNCP-FFB
M CAROFF BUREAU VERITAS
M CHATELAIN COCHEBAT
M CHOUBRY CENTRE D’INFORMATIONS DU CUIVRE
M CONRARD REHAU
M DEBEVER KOHLER France
M DESLANDES TA Hydronics
M DIVANACH ALIAXIS R&D
M DUBREUIL JACOBS
M EGLINE SAINT GOBAIN PAM
M FLIPO FNAS
M GILLIOT CSTB
M GIRON UNCP/BNTEC
MME HELARD PROFLUID
MME LAGOGUÉ COSTIC
MME LARRIBET MINEIE — DGCIS — SCDPME
M LAULIAC COTENO/GESSEC
M LAURENT BNTEC
M LEDEVEHAT GIFAM
M LENOIR AXIMA CONCEPT
M MAITRE AFISB
M MESKEL CALEFFI
M MICHEL BUREAU VERITAS
M NAITYCHIA ISAGUA CONCEPT
M NAVES CAPEB UNA CPC
M PARIS ANTAGUA CAPRIS
M PAVAGEAU MINISTERE DE LA SANTE — DGS
M POTIER CSTB
M POTIN
M PREVOTAUX AFISB
M ROYER SMAC
M SABE CHAMBRE SYNDICALE DU ZINC
M SANCHEZ BLANCHE
MME THARREAU BWT France
M WILLIG CETEN/APAVE INTERNATIONAL
NF DTU 60.11 P1-2 —4—

Sommaire
Page

1 Domaine d'application ...................................................................................................................... 5

2 Références normatives .................................................................................................................... 5

3 Définitions ......................................................................................................................................... 5

4 Règles générales .............................................................................................................................. 7


4.1 Généralités .......................................................................................................................................... 7
4.2 Règles générales de dimensionnement ............................................................................................. 8
4.3 Règles générales de conception ........................................................................................................ 8

5 Méthode de calcul ............................................................................................................................ 8


5.1 Définitions et symboles ....................................................................................................................... 9
5.2 Pertes thermiques ............................................................................................................................. 10
5.3 Formules utilisées ............................................................................................................................ 10
5.3.1 Coefficient de transfert thermique linéaire d’une canalisation isolée : .............................................. 10
5.3.2 Perte thermique de la canalisation .................................................................................................... 10
5.3.3 Chute de température dans la canalisation ....................................................................................... 10
5.3.4 Pertes de charge des canalisations .................................................................................................. 11
5.4 Dimensionnement ............................................................................................................................ 11
5.4.1 Réseau aller ...................................................................................................................................... 11
5.4.2 Débits des boucles ............................................................................................................................ 11
5.4.3 Diamètres de retour des boucles ...................................................................................................... 11
5.4.4 Débit total de bouclage ..................................................................................................................... 11
5.4.5 Collecteur .......................................................................................................................................... 12
5.4.6 Diamètre collecteur retour ................................................................................................................. 12
5.4.7 Pertes thermiques du collecteur retour ............................................................................................ 12
5.4.8 Chute de température maximale ....................................................................................................... 12
5.4.9 Calcul de la perte de charge du réseau le plus défavorisé ............................................................... 12
5.4.10 Calcul des pertes de charge à ajouter sur les autres boucles .......................................................... 12
5.4.11 Calcul de la hauteur manométrique de la pompe ............................................................................. 12
5.5 Calcul simplifié des pertes de charge ............................................................................................... 14
—5— NF DTU 60.11 P1-2

1 Domaine d'application
Le présent document traite de la conception et du dimensionnement des réseaux bouclés d’eau chaude sanitaire
pour les installations intérieures des bâtiments à usage d'habitation ou de bureaux.
Le bouclage du réseau collectif de distribution d’eau chaude sanitaire a pour objectif de maintenir en tout point de
la boucle une température fixée de consigne.
Le présent document est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en
climat tropical humide. Le domaine d'application couvre ainsi les départements de la Guadeloupe, de la
Martinique, de la Guyane, de la Réunion et de Mayotte.

2 Références normatives
Les documents de référence suivants sont indispensables pour l'application du présent document. Pour les
références datées, seule l'édition citée s'applique. Pour les références non datées, la dernière édition du
document de référence s'applique (y compris les éventuels amendements).

NF DTU 60.11 P1-1, Règles de calcul des installations de plomberie sanitaire et d’eaux pluviales – Réseaux
d’alimentation d’eau froide et chaude sanitaire (indice de classement : P 40-202-1-1)

NF EN ISO 23993, Produits isolants thermiques pour l'équipement du bâtiment et les installations industrielles —
Détermination de la conductivité thermique utile (indice de classement : P 50-776)

3 Définitions
3.1
installation d’eau chaude sanitaire
l’installation d’eau chaude sanitaire comprend la production d’eau chaude et le réseau d’eau chaude

Légende

1 Collecteur aller 5 Collecteur retour


2 Canalisation aller 6 Organe d’équilibrage
3 Antenne 7 Pompe de circulation
4 Canalisation retour 8 Appareil ou groupe d’appareils

Figure 1 — Illustration d’une installation d’eau chaude sanitaire


avec boucles et collecteurs

NOTE La Figure 1 a pour objet d’illustrer les définitions et le principe de bouclage des réseaux. Des accessoires
indispensables tels que vanne d’arrêt, robinet de vidange, clapets de non-retour, etc., ne sont pas représentés.
NF DTU 60.11 P1-2 —6—

3.2
réseau aller
le réseau aller distribue l’eau chaude depuis la production jusqu’aux différents points d’usage (voir Figure 1). Il est
constitué d’un collecteur et de canalisations
NOTE On parle indifféremment de point d’usage et de point de puisage.

3.3
réseau retour
le réseau retour ramène l’eau chaude à la production (voir Figure 1). Il est constitué de canalisations et
d’un collecteur

3.4
antenne
une antenne alimente un appareil ou un groupe d’appareils. Elle ne fait pas partie du réseau bouclé (voir Figure 1)

3.5
boucles
les boucles comprennent chacune
— une canalisation aller ;
— une canalisation retour sur laquelle se situe l’organe d’équilibrage.

3.6
collecteurs
les collecteurs (voir Figure 1) sont des canalisations sur lesquelles sont piquées au moins 2 boucles.
La canalisation aller de chaque boucle est piquée sur le collecteur aller, la canalisation retour de chaque boucle
rejoint le collecteur retour. La pompe de circulation se situe sur le collecteur retour

3.7
circuit
un circuit se compose d’une boucle et des collecteurs qui la relient à la production

3.8
tronçon
un réseau se découpe en tronçons qui correspondent à une canalisation de même diamètre et de même nature
sans piquage

3.9
pompe de circulation
la pompe de circulation, également appelée pompe de bouclage ou pompe de recyclage, est l’élément qui permet
d’assurer un débit permanent dans les canalisations. Elle est caractérisée par une courbe de fonctionnement :
hauteur manométrique totale en fonction du débit

3.10
organes de réglage
les organes de réglage, également appelé organes d’équilibrage, permettent de répartir les débits dans
l'installation. Un organe de réglage équipé de points de mesure sert à mesurer la température et le débit

3.11
module
un module est une partie d’un réseau comprenant plusieurs circuits et séparée par une vanne de compensation
—7— NF DTU 60.11 P1-2

Figure 2 — Illustration d'une organisation en modules

4 Règles générales

4.1 Généralités
La température de l’eau doit être supérieure ou égale à 50 °C en tout point du système de distribution, à l’exception
des tubes finaux d’alimentation des points de puisage et dans les limites de soutirage retenues pour le
dimensionnement du réseau aller selon le NF DTU 60.11 P1-1.
NOTE Cette exigence résulte de l’Arrêté du 30 novembre 2005 relatif aux installations fixes destinées au chauffage
et à l'alimentation en eau chaude sanitaire des bâtiments d'habitation, des locaux de travail ou des locaux recevant
du public qui modifie l’Article 36 de l’Arrêté du 23 juin 1978.
NF DTU 60.11 P1-2 —8—

4.2 Règles générales de dimensionnement


La conception et le dimensionnement du réseau de bouclage doivent prendre en compte un certain nombre
de contraintes :
— Les parties maintenues en température de la distribution d'eau chaude sanitaire sont calorifugées par une
isolation dont le coefficient de perte, exprimé en W/m.K, est au plus égal à 3,3.d + 0,22, où d est le diamètre
extérieur du tube sans isolant, exprimé en mètres ;
— Pour limiter les risques de développement du biofilm et l’accumulation de dépôts, une vitesse minimale de
fluide de 0,20 m/s est nécessaire dans les retours de boucle. D’autre part, dans ces mêmes retours, une
vitesse maximale de 0,5 m/s est conseillée ;
— Pour limiter le risque d’obstruction par entartrage, un diamètre minimal est nécessaire. Selon les matériaux les
canalisations doivent avoir un diamètre supérieur ou égal à :
- Pour les tubes en acier galvanisé : DN 15 – 16,7/21,3 ;
- Pour les tubes en cuivre : 14  1 ;
- Pour les tubes en PVC-C : DN 16 – 12,4/16 ;
- Pour les tubes en PEX ou PB : DN 16 – 16  1,5 ;
- Pour les autres matériaux : un diamètre intérieur minimal de 12 mm.
— Le réglage du débit de chaque boucle nécessite la mise en place d’organes d’équilibrage. L’ouverture calculée
doit être dans la plage de fonctionnement indiquée par le fabricant. Pour éviter des imprécisions de réglage et
des risques de colmatage, cette ouverture doit correspondre à un passage de fluide d’au moins 1 mm ;
— Les températures de départ ainsi que les températures de puisage doivent être définies.

4.3 Règles générales de conception


La conception des bouclages et des antennes d’eau chaude d’une installation doit être prévue selon les modalités
suivantes :
— Le nombre de boucles doit être compatible avec l’exploitation du bâtiment ;
— La longueur des antennes ne doit pas dépasser 8 mètres ;
— Une boucle propre pour chaque point de puisage, ou le cas échéant pour un faible nombre de points
de puisage, est à proscrire ;
— Dans le cas de modules, une vanne générale est mise en place sur le retour commun ;
— Un organe de réglage doit être mis en place sur le collecteur retour général.

5 Méthode de calcul
Les calculs de dimensionnement des circuits de bouclage sont menés en considérant qu'il n'y a pas de puisage.
Pour conserver une marge de sécurité avec le fonctionnement réel, ces calculs de dimensionnement doivent
se fixer comme objectif une température de l'eau supérieure à 50 °C en tout point du système de distribution,
à l'exception des tubes finaux d'alimentation des points de puisage.
Les documents de calcul précisent explicitement que les températures résultantes doivent être abaissées à la
mise en service et en exploitation afin d'optimiser la performance énergétique du réseau en fonction des limites
réglementaires et des conditions réelles d'utilisation.
—9— NF DTU 60.11 P1-2

5.1 Définitions et symboles


Pour les besoins du présent document, les symboles et définitions utilisés sont précisés dans le Tableau 1.

Tableau 1 — Symboles et définitions

Terme Symbole Unité Définition

Vitesse d’écoulement v m/s

Débit-volume q m3/h Rapport entre le volume d’eau passant dans une


section transversale et le temps nécessaire à ce
passage

Longueur de canalisation L m

Diamètre intérieur de la canalisation di m

Diamètre extérieur de la canalisation de m

Diamètre intérieur isolant di,isol m

Diamètre extérieur isolant de,isol m

Epaisseur de la canalisation s m

Conductivité thermique de la canalisation tube W/(m·K)

Conductivité thermique de l’isolant isol W/(m·K) Conductivité thermique utile suivant la norme
NF EN 23993

Coefficient d’échange superficiel he W/(m2·K) Transfert thermique sur une surface de 1 m2 dû à la


convection de l’air et au rayonnement de la surface

Coefficient de transmision Ul W/(m·K) Transfert thermique d’un tuyau d'eau chaude isolé
thermique linéique ayant une longueur de 1 m, avec un écart de
température de 1 K entre l’eau et l’air ambiant

Perte de charge P Pa Différence de pression entre deux points de


l’installation qui résulte du frottement contre les
parois et des pertes de charge singulière

Température de l’air ambiant a °C

Température de l’eau e °C

Écart (chute) de température de l’eau e K Différence de température entre deux points de
l’installation qui résulte des pertes thermiques de la
canalisation entre ces deux points

Écart (chute) de température de calcul e,cal K

Perte thermique d’une canalisation Q W

Coefficient de perte de charge  -


NF DTU 60.11 P1-2 — 10 —

5.2 Pertes thermiques


Pour un réseau comprenant n boucles, le tronçon 1 désigne la partie du collecteur située entre la production d’eau
chaude sanitaire et le piquage de la première boucle et le tronçon i désigne la partie de collecteur située entre les
piquages de boucle i-1 et i.
Qcol,a,i désigne la perte thermique du tronçon i du collecteur aller
Qbou,a,i désigne la perte thermique de la boucle aller i
La perte thermique aller est définie par :

Q aller =
 Qcol,a,i +  Qbou,a,i
Qcol,r,i désigne la perte thermique du tronçon i du collecteur retour
Qbou,r,i désigne la perte thermique de la boucle retour i
la perte thermique retour est définie par Q retour =
 Qcol,r,i +  Qbou,r,i
5.3 Formules utilisées
5.3.1 Coefficient de transfert thermique linéaire d’une canalisation isolée :

2
Ul = ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ ... (1)
1 d  1  d e,isol 2
------------  ln  -----e- + ----------  ln  ------------- - + ------------------------ -
 tube  d i   isol  d i,isol  h e  d e,isol

Par défaut he vaut 10 W/(m2·K).

5.3.2 Perte thermique de la canalisation

Q = Ul  L    e –  a ... (2)
 

5.3.3 Chute de température dans la canalisation

Q
 e = ------------------ ... (3)
qc
Avec :
: masse volumique de l’eau (1 000 kg/m3)
c: capacité thermique massique de l’eau (4 180 J/kg.K, soit encore 1,16 Wh/kg.K)
Q Q
 e = ------------------ = ---------------- ... (4)
qc 1160q
— 11 — NF DTU 60.11 P1-2

5.3.4 Pertes de charge des canalisations


2
 V
P = ----  ----------  L ... (5)
D 2
Avec le coefficient de perte de charge donné par la formule de Colebrook :

1   2,51 
-------- = – 2 log  ------------ + ---------------- ... (6)
  3,7D Re 
Avec :
Re : nombre de Reynolds
: indice de rugosité des parois

5.4 Dimensionnement
La méthode décrite ci-après est un exemple de déroulement de calcul.

5.4.1 Réseau aller


Les composants du réseau aller (collecteur aller et canalisations aller du bouclage) sont calculés selon les
prescriptions du NF DTU 60.11 P1-1.
Les pertes thermiques de chaque tronçon du réseau aller sont calculées à l’aide des équations (1) et (2). La perte
thermique totale du réseau aller est Qaller.

5.4.2 Débits des boucles


On considère que la chute de température de chaque boucle est égale à la moitié de la chute de température
de calcul choisie e,cal : c’est l’hypothèse de départ du calcul itératif.
On considère également que le diamètre de la canalisation de retour est le diamètre minimum indiqué au 4.2.
Les pertes thermiques des retours de boucles sont calculées à l’aide des équations (1) et (2).
Le débit de chaque boucle qbou,i se calcule à l’aide de la formule suivante :
 e,cal Q bou,a,i + Q bou,r,i
 e,bou = ----------------
- = -------------------------------------------
2 q bou,i    c

5.4.3 Diamètres de retour des boucles


La vitesse de circulation dans les retours de boucle est calculée à partir du débit de chaque boucle et de
l’hypothèse prise sur le diamètre au 5.4.2.
Si la vitesse dans le retour de la boucle est comprise entre 0,2 et 0,5 m/s, l’hypothèse est validée.
Si cette vitesse est inférieure à 0,2 m/s, on calcule le débit de la boucle en considérant que la vitesse dans le retour
est de 0,2 m/s.
Si cette vitesse est supérieure à 0,5 m/s, on refait le calcul du 5.4.2 en prenant un diamètre supérieur à l’hypothèse
de départ.
Si le calcul conduit à un diamètre de retour supérieur au diamètre du tronçon aller, revoir la conception des
boucles.

5.4.4 Débit total de bouclage


Le débit total de bouclage qtotal est égal à la somme du débit de chaque boucle.
NF DTU 60.11 P1-2 — 12 —

5.4.5 Collecteur
Le débit de chaque tronçon de collecteur est calculé comme suit :
q col,1 = q total

q col,i+1 = q col,i – q bou,i

5.4.6 Diamètre collecteur retour


Le diamètre des tronçons du collecteur retour est choisi à partir des débits précédents de manière à ce que la
vitesse soit inférieure à 1 m/s.
Si le calcul conduit à un diamètre de retour supérieur au diamètre du collecteur aller, revoir la conception
du réseau.

5.4.7 Pertes thermiques du collecteur retour


Les pertes thermiques de chaque tronçon du collecteur retour sont calculées à l’aide des équations (1) et (2).

5.4.8 Chute de température maximale


Déterminer l’endroit du collecteur retour où la température de l’eau est la plus basse.
La chute de température maximale (e, max) est égale à la différence entre la température à la sortie de la
production et cette température la plus basse.
Si la chute de température maximale est supérieure à la chute de température de calcul, reprendre le calcul
en 5.4.2 en prenant par exemple comme hypothèse une chute de température dans les boucles situées en amont
égale à la chute de température précédemment prévue divisée par emax./e,cal..
NOTE Si la température la plus basse se trouve sur le tronçon i du collecteur retour (voir 5.2), les boucles situées
en amont de ce tronçon sont les colonnes i à n, n étant la dernière boucle.

Lorsque la chute de température maximale est inférieure à la chute de température de calcul, valider les
hypothèses choisies.

5.4.9 Calcul de la perte de charge du réseau le plus défavorisé


Les pertes de charge sont calculées à l’aide de la formule de Colebrook ou de l’abaque de la Figure 5.
En l’absence de calcul des pertes de charge singulières, la perte de charge calculée est majorée d’environ 10 %.
L’organe de réglage de la boucle du circuit le plus défavorisé (celui qui a la perte de charge la plus importante)
est généralement en position grand ouvert.

5.4.10 Calcul des pertes de charge à ajouter sur les autres boucles
Les pertes de charge calculées doivent correspondre à une ouverture de l’organe d’équilibrage située dans sa
zone de fonctionnement. Cette ouverture doit correspondre à un passage de l’eau d’au moins 1 mm.
NOTE Le nombre de tour correspondant à ce passage est précisé en principe dans la notice du fabricant.

5.4.11 Calcul de la hauteur manométrique de la pompe


La hauteur manométrique de la pompe prend en compte :
— la perte de charge du circuit le plus défavorisé ;
— la perte de charge du générateur ;
— les pertes de charge singulières, en particulier celle du clapet anti retour en aval de la pompe.
— 13 — NF DTU 60.11 P1-2

NOTE Le circuit de bouclage est calculé en considérant qu’il n’y a pas de puisages. Lors de puisages, le fonctionnement
hydraulique est fortement perturbé jusqu’à provoquer des annulations voire des inversions de débit. Ceci est d’autant plus
probable que la perte de charge du générateur est importante (cas des échangeurs à plaques). Dans ce cas, il peut être
nécessaire de faire des simulations en étudiant par exemple à partir de quel débit de puisage obtient-on une annulation
de circulation dans la pompe.

Tableau 2 — Déroulement du calcul

Action Données entrée Données de sortie Vérification

1 Calcul des réseaux aller Plan du réseau, Diamètres des tronçons —


selon textes en vigueur appareils à desservir de canalisation
(DTU 60.11 P1-1)

2 Calcul de l’isolation Diamètres aller Épaisseur —


des canalisations aller
Nature de l’isolant

3 Pertes thermiques Diamètres, épaisseur et nature Pertes thermiques —


des canalisations aller de l’isolant, température de chaque tronçon
de fluide, températures
ambiantes

4 Calcul des débits de bouclage Chute de température dans Débits de chaque boucle Vitesse comprise
chaque boucle égale à la moitié dans les retours entre
de la chute de température 0,2 m/s et 0,5 m/s
totale, e,cal./2 (voir 5.4.3)
Diamètre intérieur
des canalisations de retour
(voir 4.2)

5 Calcul du débit total Débits de chaque boucle Débit total


de bouclage

6 Calcul du collecteur retour Débits Diamètres Vitesse inférieure à 1 m/s


D retour inférieur
ou égal à D aller

7 Calcul de l’isolation Diamètres retour Épaisseur Voir 4.2


des canalisations et collecteur
Nature de l’isolant
retour et des pertes thermiques

8 Calcul des températures Pertes thermiques Températures Faire les vérifications


sur les tronçons retour indiquées au 5.4.8
Débits
du collecteur

9 Calcul perte de charge Débits, diamètres, coefficient Perte de charge —


du réseau le plus défavorisé de pertes de charges,
pertes de charge singulières

10 Calcul des pertes de charge Perte de charge du réseau Perte de charge organe Organe d’équilibrage
à ajouter sur chaque boucle le plus défavorisé d’équilibrage dans sa zone
de fonctionnement.
Pertes de charge des boucles
Ouverture > 1 mm

11 Calcul de la hauteur Perte de charge Hauteur manométrique Circulation pendant


manométrique nécessaire du réseau défavorisé de la pompe les puisages
Pertes de charge singulière
Perte de charge réseau
générateur
NF DTU 60.11 P1-2 — 14 —

5.5 Calcul simplifié des pertes de charge


Pertes de charge des canalisations :
2
 V
P = ---- ---------- L
D 2
Avec  donné par la formule de Colebrook :

1   2,51 
-------- = – 2 log  ------------ + ----------------
  3,7D Re 

Re = nombre de Reynolds
 = indice de rugosité des parois en m
En prenant comme hypothèse une rugosité de 0,0001 m indépendante du matériau de la canalisation pour
prendre en compte les dépôts se formant sur la paroi après quelques mois d’utilisation, la perte de charge
par mètre de canalisation d’eau chaude peut être approchée par les formules suivantes :
1,896
V
J = 5,65  ----------------
1,276
D
J en Pa/m
D en m
V en m/s
Si l’on exprime D en mm et J en mCE/m, cette équation devient :
1,896
V
J = 3,8  ----------------
1,276
D
L’abaque de la Figure 3 permet de déterminer graphiquement ces valeurs.
— 15 — NF DTU 60.11 P1-2

Figure 3 — Abaque pour le calcul des conduites d’eau chaude


(page blanche)
FA175665 ISSN 0335-3931

NF DTU 60.11 P2
10 Août 2013

Indice de classement : P 40-202-2

ICS : 91.060.20 ; 91.140.70 ; 91.140.80

Travaux de bâtiment — Règles de calcul


des installations de plomberie sanitaire
et d'eaux pluviales — Partie 2 : Évacuation
des eaux usées et des eaux vannes

E : Building works — Calculation rules for sanitary installations and rainwater


draining off — Part 2: Waste and black water draining
D : Bauarbeiten — Berechnungregeln für die Sanitär-und Regenwasser Anlagen —
Teil 2: Abwässer-und-schwarzenwässer Ableitung

Norme française homologuée


— Tous droits réservés

par décision du Directeur Général d'AFNOR.


Avec les parties P1-1, P1-2 et P3 de la norme homologuée NF DTU 60.11,
d’août 2013, remplace le DTU 60.11 (P 40-202), d’octobre 1988.

Correspondance
© AFNOR

À la date de publication du présent document, il n'existe pas de travaux de


normalisation internationaux ou européens traitant du même sujet.

Résumé Le présent document s'applique aux installations d'évacuation gravitaire des eaux
usées et eaux vannes dans les bâtiments.

Descripteurs Thésaurus International Technique : bâtiment, bâtiment à usage individuel,


bâtiment à usage collectif, installation sanitaire, plomberie, distribution d'eau, eau
chaude, eau froide, évacuation d'eau, eaux usées, eau pluviale, tuyau d'eau, débit,
diamètre, trop-plein, gouttière, collecteur de drainage, pente, règle de calcul.

Modifications Par rapport au document remplacé, refonte complète du document et changement


de statut.

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La norme par nature est d’application volontaire. Référencée dans un contrat, elle s’impose aux parties.
Une réglementation peut rendre d’application obligatoire tout ou partie d’une norme.

La norme est un document élaboré par consensus au sein d’un organisme de normalisation par
sollicitation des représentants de toutes les parties intéressées. Son adoption est précédée d’une enquête
publique.

La norme fait l’objet d’un examen régulier pour évaluer sa pertinence dans le temps.

Toute norme est réputée en vigueur à partir de la date présente sur la première page.

Pour comprendre les normes

L’attention du lecteur est attirée sur les points suivants :

Seules les formes verbales doit et doivent sont utilisées pour exprimer une ou des exigences qui doivent être
respectées pour se conformer au présent document. Ces exigences peuvent se trouver dans le corps de la
norme ou en annexe qualifiée de «normative». Pour les méthodes d’essai, l’utilisation de l’infinitif correspond
à une exigence.

Les expressions telles que, il convient et il est recommandé sont utilisées pour exprimer une possibilité
préférée mais non exigée pour se conformer au présent document. Les formes verbales peut et peuvent
sont utilisées pour exprimer une suggestion ou un conseil utiles mais non obligatoires, ou une autorisation.

En outre, le présent document peut fournir des renseignements supplémentaires destinés à faciliter la
compréhension ou l'utilisation de certains éléments ou à en clarifier l'application, sans énoncer d'exigence
à respecter. Ces éléments sont présentés sous forme de notes ou d'annexes informatives.

Commission de normalisation

Une commission de normalisation réunit, dans un domaine d’activité donné, les expertises nécessaires
à l’élaboration des normes françaises et des positions françaises sur les projets de norme européenne ou
internationale. Elle peut également préparer des normes expérimentales et des fascicules de documentation.

Si vous souhaitez commenter ce texte, faire des propositions d’évolution ou participer à sa révision,
adressez-vous à <norminfo@afnor.org>.

La composition de la commission de normalisation qui a élaboré le présent document est donnée ci-après.
Lorsqu’un expert représente un organisme différent de son organisme d’appartenance, cette information
apparaît sous la forme : organisme d’appartenance (organisme représenté).
—3— NF DTU 60.11 P2

Plomberie Sanitaire BNTEC P40A

Composition de la commission de normalisation


Président : M SANCHEZ
Secrétariat : M GIRON — UNCP/BNTEC

M AVONDO SOCOTEC
M BARION SETEC Bâtiment
MME BOUSSERT CSFE
M BUTET UNCP-FFB
M CAROFF BUREAU VERITAS
M CHATELAIN COCHEBAT
M CHOUBRY CENTRE D’INFORMATION DU CUIVRE
M CONRARD REHAU
M DEBEVER KOHLER France
M DESLANDES TA Hydronics
M DIVANACH ALIAXIS R&D
M DUBREUIL JACOBS
M EGLINE SAINT GOBAIN PAM
M FLIPO FNAS
M GILLIOT CSTB
M GIRON UNCP/BNTEC
MME HELARD PROFLUID
MME LAGOGUÉ COSTIC
MME LARRIBET MINEIE — DGCIS — SCDPME
M LAULIAC COTENO/GESSEC
M LAURENT BNTEC
M LEDEVEHAT GIFAM
M LENOIR AXIMA CONCEPT
M MAITRE AFISB
M MESKEL CALEFFI
M MICHEL BUREAU VERITAS
M NAITYCHIA ISAGUA CONCEPT
M NAVES CAPEB UNA CPC
M PARIS ANTAGUA CAPRIS
M PAVAGEAU MINISTERE DE LA SANTE — DGS
M POTIER CSTB
M POTIN
M PREVOTAUX AFISB
M ROYER SMAC
M SABE CHAMBRE SYNDICALE DU ZINC
M SANCHEZ BLANCHE
MME THARREAU BWT France
M WILLIG CETEN/APAVE INTERNATIONAL
NF DTU 60.11 P2 —4—

Sommaire
Page

1 Domaine d'application ...................................................................................................................... 5

2 Références normatives .................................................................................................................... 5

3 Termes et définitions ........................................................................................................................ 5

4 Principes généraux de conception ................................................................................................. 5

5 Calculs des canalisations d’évacuation ......................................................................................... 6


5.1 Généralités .......................................................................................................................................... 6
5.2 Données de base ................................................................................................................................ 6
5.2.1 Unités de raccordement ...................................................................................................................... 6
5.2.2 Diamètres intérieurs ............................................................................................................................ 7
5.3 Raccordement des appareils .............................................................................................................. 8
5.3.1 Raccordement individuel des appareils .............................................................................................. 8
5.3.2 Raccordement de plusieurs appareils ................................................................................................. 8
5.3.2.1 Cas général ......................................................................................................................................... 8
5.3.2.2 Exemple de regroupement de quelques appareils ............................................................................ 10
5.4 Colonnes de chute ............................................................................................................................ 10
5.5 Collecteurs ........................................................................................................................................ 10

6 Règles particulières de conception .............................................................................................. 12


6.1 Conduites de raccordement .............................................................................................................. 12
6.2 Colonne de chute et ventilation ......................................................................................................... 12
6.3 Collecteur .......................................................................................................................................... 12

Annexe A (informative) Exemple de calcul ................................................................................................. 13


—5— NF DTU 60.11 P2

1 Domaine d'application
Le présent document s'applique aux installations d'évacuation gravitaire des eaux usées et des eaux vannes dans
les bâtiments.
Le présent document définit les exigences principales valables pour la conception et le calcul des réseaux
d’évacuation.
Le présent document est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en
climat tropical humide. Le domaine d'application couvre ainsi les départements de la Guadeloupe, de la
Martinique, de la Guyane, de la Réunion et de Mayotte.
NOTE Toutes les figures représentées dans ce document sont données à titre d'exemple et n'excluent pas d'autres
configurations.

Ce document ne traite pas des travaux d’assainissement.

2 Références normatives
Les documents de référence suivants sont indispensables pour l'application du présent document. Pour les
références datées, seule l'édition citée s'applique. Pour les références non datées, la dernière édition du
document de référence s'applique (y compris les éventuels amendements).

NF DTU 60.1 P1-1-2, Travaux de bâtiment – Plomberie sanitaire pour bâtiments – Partie 1-1-2 : Réseaux
d’évacuation – Cahier des clauses techniques types (indice de classement : P 40-201-1-1-2)

NF EN 12056-2, Réseaux d’évacuation gravitaire à l’intérieur des bâtiments – Partie 2 : Systèmes pour les eaux
usées, conception et calculs (indice de classement : P 16 250-2)

3 Termes et définitions
Pour les besoins du présent document, les termes et définitions suivants s'appliquent.

3.1
eaux usées
on entend par eaux usées toutes combinaisons d’eaux en provenance d’activités domestiques, industrielles ou
commerciales, d’eaux de ruissellement, et accidentellement d’eaux d’infiltration

3.2
eaux vannes
on entend par eaux vannes des eaux usées contenant exclusivement les matières fécales, l’urine et le
papier toilette

3.3
diamètre intérieur (di)
le diamètre intérieur di est le diamètre intérieur moyen du tuyau en chaque section transversale

4 Principes généraux de conception


Les principes de conception des réseaux d’évacuation des eaux usées et des eaux vannes sont décrits dans le
NF DTU 60.1 P1-1-2.
NF DTU 60.11 P2 —6—

5 Calculs des canalisations d’évacuation

5.1 Généralités
Les règles de calcul et les données de bases qui suivent s'appliquent uniquement aux systèmes d'évacuation
gravitaire à colonnes de chute séparées (système IV de la norme NF EN 12056-2).

5.2 Données de base


5.2.1 Unités de raccordement
Les valeurs des unités de raccordement de divers appareils sanitaires sont données dans le Tableau 1.
Les données ci-dessous ne s'appliquent que pour le calcul et ne se réfèrent pas aux unités de raccordement des
appareils sanitaires des normes de produits.

Tableau 1 — Unités de raccordement

Unités de raccordement
Appareils sanitaires
DU (l/s)

Lavabo, bidet, lave-main 0,3

Douche à grille fixe 0,4

Douche avec bouchon 0,5

Urinoir avec chasse d’eau 0,5

Urinoir avec vanne de rinçage 0,3

Urinoir rigole 0,2 par personne

Baignoire 0,5

Évier 0,5

Lave-vaisselle 0,5

Lave-linge jusqu’à 6 kg 0,5

Lave-linge jusqu’à 12 kg 1,0

Bac à laver 0.8

WC 6,0 l ou 7,5 l avec chasse d’eau 2,0

WC 9,0 l avec chasse d’eau 2,5

Grille de sol DN 50 0,6

Grille de sol DN 70 1,0

Grille de sol DN 100 1,3


—7— NF DTU 60.11 P2

5.2.2 Diamètres intérieurs


Le Tableau 2 indique pour différents matériaux de canalisations les diamètres intérieurs minimaux en fonction de
la nature des canalisations.

Tableau 2 — Diamètres intérieurs minimaux en fonction de la nature des canalisations

Diamètre intérieur minimum


DN (mm)
(mm)
Fonte PVC Cuivre

28 — — 26

32 — 26 —

35 — — 33 a

40 — 34 38

42 — — 40 a

50 50 44 —

54 — — 52 a

63 — 57 —

64 — — 60

75 75 69 —

76,1 — — 72,1

80 — 74 -

88,9 — — 84,9

90 — 84 —

100 100 94 —

108 — — 103

110 — 103,6 —

a Diamètre intérieur pour une épaisseur de tube de 1 mm.


NF DTU 60.11 P2 —8—

5.3 Raccordement des appareils


5.3.1 Raccordement individuel des appareils
Les diamètres de raccordement minimum des appareils sont donnés dans le Tableau 3.

Tableau 3 — Diamètres intérieurs minimaux pour l’évacuation des appareils

Diamètre intérieur DN
minimal
(mm) PVC Fonte Cuivre

Groupe de sécurité 25 32 — 28  1

Lavabo, lave-mains, bidet 25 32 — 28  1

Évier 33 40 50 35  1

Douche (receveur + siphon) 33 40 50 35  1

Baignoire (avec conduite de raccordement  1m) 33 40 50 35  1

Baignoire (avec conduite de raccordement > 1 m) 38 50 50 40  1

Urinoir avec chasse d’eau 33 40 50 35  1

Urinoir simple 25 32 — 28  1

Lave-vaisselle domestique 33 40 50 35  1

Lave-linge 6 kg 33 40 50 35  1

Lave-linge 12 kg 43 50 50 54  1

WC  6 litres 73 80 75 —

WC  9 litres 83 90 100 —

Siphon de sol ou grille de sol Selon DN du siphon

Le diamètre intérieur des branchements de vidange doit être au moins égal à celui des siphons qu’il reçoit.

5.3.2 Raccordement de plusieurs appareils

5.3.2.1 Cas général


La charge hydraulique maximale admissible (Qmax) correspond à la charge la plus grande entre :
— le débit probable d'eaux usées (Qww) ;
— le débit d'eaux usées de l'appareil sanitaire ayant l'unité de raccordement le plus grand (voir Tableau 1).
NOTE L’Annexe B de la NF EN 12056-2 définit certaines valeurs Qww calculées pour divers coefficients de
simultanéité (K) et sommes d'unités de raccordement (DU).
—9— NF DTU 60.11 P2

QWW est le débit probable des eaux usées d'une installation d'évacuation ou d'une partie d'installation, sur laquelle
seuls des appareils sanitaires domestiques sont raccordés (voir Tableau 1) :

Q ww = K  DU
où :
Qww est le débit probable des eaux usées (l/s) ;

 DU est la somme des unités de raccordement ;


K est le coefficient de simultanéité.
Le coefficient de simultanéité pour les divers types d'utilisation figure dans le Tableau 4.

Tableau 4 — Coefficient de simultanéité (K)

Type d’utilisation Coefficient K

Utilisation irrégulière : maison individuelle, bureau 0,5

Utilisation régulière : immeuble collectif d’habitation, 0,7


hôpital, école, restaurant, hôtel

Utilisation fréquente : toilettes et/ou douches publiques 1,0

Utilisation spéciale : laboratoire 1,2

NOTE Les documents particuliers du marché peuvent préciser un type d’utilisation.

Le Tableau 5 donne les diamètres intérieurs minimaux des conduites de raccordement en fonction de la charge
hydraulique Qmax.

Tableau 5 — Charge hydraulique maximale Qmax


et diamètre intérieur des conduites de raccordement

Diamètre intérieur des conduites


Qmax
de raccordement
(l/s)
en mm

0,40 25

0,50 33

1,00 43

1,50 56

2,00 48a

2,25 73b

2,50 83

a Sans toilette.
b
Sans toilette à chasse directe.
NF DTU 60.11 P2 — 10 —

5.3.2.2 Exemple de regroupement de quelques appareils


Les diamètres intérieurs des conduites de raccordement pour des groupes d’appareils sont précisés dans
le Tableau 6.

Tableau 6 — Diamètres intérieurs minimaux


pour l’évacuation d’appareils groupés

Diamètre intérieur minimal


Groupe d'appareils
en mm

Lavabo + Bidet 25

Double lavabo 25

Lavabo + douche 43

Lavabo + bidet + douche 43

Machine à laver linge + lavabo 43

Lave-vaisselle + évier 43

5.4 Colonnes de chute


Le Tableau 7 donne les indications sur les diamètres intérieurs minimaux des colonnes de chute en fonction
de la charge hydraulique maximale.

Tableau 7 — Diamètre intérieur minimal de la colonne de chute


et charge hydraulique maximale (Qmax)

Diamètre intérieur Qmax en l/s


de la colonne de chute
en mm Embranchement > 45° Embranchement  45°

56 0,5 0,7

68 1,5 2,0

73 2,0 2,6

83 2,7 3,5

93 4,0 5,2

117 5,8 7,6

150 9,5 12,4

191 16,0 21,0

Les colonnes de chute d’eaux vannes ont un diamètre nominal minimal de 100 mm.
Au-delà de 11 appareils raccordés à la colonne de chute, son diamètre nominal minimal doit être de 100 (soit un
diamètre intérieur minimal de 90 mm).

5.5 Collecteurs
Le débit probable est calculé selon la méthode du 5.3.2 (avec K = 0 ,7 pour le logement collectif).
Les charges hydrauliques admissibles des collecteurs sont précisées :
— dans le Tableau 8 pour les collecteurs séparatifs EU/EV (taux de remplissage de 50 %) ;
— dans le Tableau 9 pour les collecteurs unitaires EU+EV (taux de remplissage de 70 %).
— 11 — NF DTU 60.11 P2

Tableau 8 — Charge hydraulique avec un taux de remplissage de 50 %

DN 100 DN 125 DN 150 DN 200 DN 225 DN 250 DN 300

i Qmax V Qmax V Qmax V Qmax V Qmax V Qmax V Qmax V

cm/m l/s m/s l/s m/s l/s m/s l/s m/s l/s m/s l/s m/s l/s m/s

1 2,5 0,7 4,1 0,8 7,7 0,9 14,2 1,1 22,5 1,2 26,9 1,2 48,3 1,4

1,5 3,1 0,8 5,0 1,0 9,4 1,1 17,4 1,3 27,6 1,5 32,9 1,5 59,2 1,8

2 3,5 1,0 5,7 1,1 10,9 1,3 20,1 1,5 31,9 1,7 38,1 1,8 68,4 2,0

2,5 4,0 1,1 6,4 1,2 12,2 1,5 22,5 1,7 35,7 1,9 42,6 2,0 76,6 2,3

3 4,4 1,2 7,1 1,4 13,3 1,6 24,7 1,9 39,2 2,1 46,7 2,2 83,9 2,5

3,5 4,7 1,3 7,6 1,5 14,4 1,7 26,6 2,0 42,3 2,2 50,4 2,3 90,7 2,7

4 5,0 1,4 8,2 1,6 15,4 1,8 28,5 2,1 45,2 2,4 53,9 2,5 96,9 2,9

4,5 5,3 1,5 8,7 1,7 16,3 2,0 30,2 2,3 48,0 2,5 57,2 2,7 102,8 3,1

5 5,6 1,6 9,1 1,8 17,2 2,1 31,9 2,4 50,6 2,7 60,3 2,8 108,4 3,2

Les valeurs soulignées correspondent aux vitesses d’écoulement comprises entre 1 et 2 m/s.

Tableau 9 — Charge hydraulique avec un taux de remplissage de 70 %

DN 100 DN 125 DN 150 DN 200 DN 225 DN 250 DN 300

i Qmax V Qmax V Qmax V Qmax V Qmax V Qmax V Qmax V

cm/m l/s m/s l/s m/s l/s m/s l/s m/s l/s m/s l/s m/s l/s m/s

1 4,2 0,8 6,8 0,9 12,8 1,0 23,7 1,2 37,6 1,3 44,9 1,4 80,6 1,6

1,5 5,1 1,0 8,3 1,1 15,7 1,3 29,1 1,5 46,2 1,6 55,0 1,7 98,8 2,0

2 5,9 1,1 9,6 1,2 18,2 1,5 33,6 1,7 53,3 1,9 63,6 2,0 114,2 2,3

2,5 6,7 1,2 10,8 1,4 20,3 1,6 37,6 1,9 59,7 2,1 71,1 2,2 127,7 2,6

3 7,3 1,3 11,8 1,5 22,3 1,8 41,2 2,1 65,4 2,3 77,9 2,4 140,0 2,8

3,5 7,9 1,5 12,8 1,6 24,1 1,9 44,5 2,2 70,6 2,5 84,2 2,6 151,2 3,0

4 8,4 1,6 13,7 1,8 25,8 2,1 47,6 2,4 75,5 2,7 90,0 2,8 161,7 3,2

4,5 8,9 1,7 14,5 1,9 27,3 2,2 50,5 2,5 80,1 2,8 95,5 3,0 171,5 3,4

5 9,4 1,7 15,3 2,0 28,8 2,3 53,3 2,7 84,5 3,0 100,7 3,1 180,8 3,6

Les valeurs soulignées correspondent aux vitesses d’écoulement comprises entre 1 et 2 m/s.

NOTE Les charges hydrauliques sont calculées au moyen de la méthode définies dans la NF EN 12056-2.

Lorsque le calcul donne pour les collecteurs un diamètre inférieur au diamètre de la chute, le diamètre à prendre
en considération est celui de la chute.
NF DTU 60.11 P2 — 12 —

6 Règles particulières de conception

6.1 Conduites de raccordement


Le diamètre intérieur des branchements de vidange doit être au moins égal à celui des siphons qu’il reçoit.
Les conduites de raccordement sont limitées à 10 m de longueur avec un maximum de 3 coudes à 90° (sans le
coude de raccordement). La dénivellation maximale (H) (inclinaison 45° ou supérieure) est de 1,0 m.
La pente minimale des conduites de raccordement est de 1 %.

Légende
1 tubulure
2 colonne de chute
3 conduite de raccordement

Figure 1 — Conduite de raccordement sans ventilation

6.2 Colonne de chute et ventilation


Les diamètres intérieurs des colonnes de chute des eaux usées doivent être constants sur toute la hauteur des
colonnes. Les colonnes de chute des eaux usées doivent être prolongées en ventilation dans leur diamètre,
jusqu'à l'air libre et au-dessus des locaux habités.
Les ventilations de plusieurs chutes peuvent être regroupées en une seule immédiatement au-dessus du dernier
branchement. Le diamètre de cette sortie est le diamètre immédiatement supérieur au diamètre de la plus grande
des ventilations avant regroupement.
Les parcours d'allure horizontale des ventilations devront comporter une pente pour assurer l'évacuation vers une
chute des eaux de condensation.

6.3 Collecteur
La pente minimale des collecteurs est de 1 %.
— 13 — NF DTU 60.11 P2

Annexe A
(informative)
Exemple de calcul

Init numérotation des tableaux d’annexe [A]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [A]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [A]!!!

Immeuble 3 étages, 1 sous-sol


12 appartements (4 par étage, 6 sur chaque colonne de chute)

Appartement type
• 2 toilettes (7,5 l)
• 3 lavabos
• 1 baignoire
• 1 douche
• 1 évier
• 1 lave-vaisselle
Buanderie
• 2 lave-linge (6 kg)
• 2 bacs à laver
Calcul de la colonne de chute EU

Figure A.1 — Appartement type


NF DTU 60.11 P2 — 14 —

Tableau A.1 — Unité de raccordement d’un appartement

DU
Appareils Nb DU
l/s

Lavabo 3 0.3 0.9

Baignoire 1 0.5 0.5

Douche 1 0.4 0.4

Évier 1 0.5 0.5

Lave-vaisselle 1 0.5 0.5

Total 7 2.8

6 appartements : Q ww = 0,7  6  2,8 = 2,87 l/s


soit un diamètre intérieur de 93 (DN 100) avec un embranchement > 45°
soit un diamètre intérieur de 83 (DN 90) avec un embranchement  45°
Calcul de la colonne de chute EV :

Tableau A.2 — Unité de raccordement d’un appartement

DU
Appareils Nb DU
l/s

Toilette 2 2.0 4.0

6 appartements : Q ww = 0,7  6  4 = 3,43 l/s


soit un diamètre intérieur de 93 avec un embranchement > 45°
soit un diamètre intérieur de 83 avec un embranchement  45°
Dans les 2 cas on retiendra un DN 100 (selon les dispositions du 5.4).
Calcul des collecteurs :
Buanderie

DU
Appareils Nb DU
l/s

Lave-linge 2 0.5 1.0

Bac à laver 2 0.8 1.6

Total 4 2.6

Collecteur unitaire avec un taux de remplissage de 70 %

Collecteur A : débit Q ww = 0,7  6  2,8 + 6  4 = 4,47 l/s soit DN 100 avec une pente de 1,5 cm/m

Collecteur B : débit Q ww = 0,7  6  2,8 + 6  4 + 2,6 = 4,61 l/s soit DN 100 avec une pente de 1,5 cm/m

Collecteur C : débit Q ww = 0,7  6  2,8 + 6  4 + 2,6 + 6  2,8 + 6  4 = 6,42 l/s soit DN 125 avec une pente
de 1,5 cm/m
Si la pente est de 3 cm/m, les collecteurs A, B et C sont en DN 100.
FA175664 ISSN 0335-3931

NF DTU 60.11 P3
10 Août 2013

Indice de classement : P 40-202-3

ICS : 91.060.20 ; 91.140.70 ; 91.140.80

Travaux de bâtiment — Règles de calcul


des installations de plomberie sanitaire
et d'eaux pluviales — Partie 3 : Évacuation
des eaux pluviales

E : Building works — Calculation rules for sanitary installations and rainwater


draining off — Part 3: Rainwater draining off
D : Bauarbeiten — Berechnungregeln für die Sanitär-und Regenwasser Anlagen —
Teil 3: Regenwasserableitung

Norme française homologuée


— Tous droits réservés

par décision du Directeur Général d'AFNOR.


Avec les parties P1-1, P1-2 et P2 de la norme homologuée NF DTU 60.11,
d’août 2013, remplace le DTU 60.11 (P 40-202), d’octobre 1988.

Correspondance
© AFNOR

À la date de publication du présent document, il n'existe pas de travaux de


normalisation internationaux ou européens traitant du même sujet.

Résumé Le présent document a pour objet de définir des règles minimales de conception et
de dimensionnement applicables pour la réalisation d'installations d'évacuation des
eaux pluviales des bâtiments.

Descripteurs Thésaurus International Technique : bâtiment, bâtiment à usage individuel,


bâtiment à usage collectif, installation sanitaire, plomberie, distribution d'eau, eau
chaude, eau froide, évacuation d'eau, eaux usées, eau pluviale, tuyau d'eau, débit,
diamètre, trop-plein, gouttière, collecteur de drainage, pente, règle de calcul.

Modifications Par rapport au document remplacé, refonte complète du document et changement


de statut.

Corrections Par rapport au 1er tirage, correction au Tableau 7, des renvois aux Figures.

Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, rue Francis de Pressensé — 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — www.afnor.org

© AFNOR — Tous droits réservés Version corrigée 1 de 2013-10-F


NF DTU 60.11 P3 —2—

La norme

La norme est destinée à servir de base dans les relations entre partenaires économiques, scientifiques,
techniques et sociaux.

La norme par nature est d’application volontaire. Référencée dans un contrat, elle s’impose aux parties.
Une réglementation peut rendre d’application obligatoire tout ou partie d’une norme.

La norme est un document élaboré par consensus au sein d’un organisme de normalisation par
sollicitation des représentants de toutes les parties intéressées. Son adoption est précédée d’une enquête
publique.

La norme fait l’objet d’un examen régulier pour évaluer sa pertinence dans le temps.

Toute norme est réputée en vigueur à partir de la date présente sur la première page.

Pour comprendre les normes

L’attention du lecteur est attirée sur les points suivants :

Seules les formes verbales doit et doivent sont utilisées pour exprimer une ou des exigences qui doivent être
respectées pour se conformer au présent document. Ces exigences peuvent se trouver dans le corps de la
norme ou en annexe qualifiée de «normative». Pour les méthodes d’essai, l’utilisation de l’infinitif correspond
à une exigence.

Les expressions telles que, il convient et il est recommandé sont utilisées pour exprimer une possibilité
préférée mais non exigée pour se conformer au présent document. Les formes verbales peut et peuvent
sont utilisées pour exprimer une suggestion ou un conseil utiles mais non obligatoires, ou une autorisation.

En outre, le présent document peut fournir des renseignements supplémentaires destinés à faciliter la
compréhension ou l'utilisation de certains éléments ou à en clarifier l'application, sans énoncer d'exigence
à respecter. Ces éléments sont présentés sous forme de notes ou d'annexes informatives.

Commission de normalisation

Une commission de normalisation réunit, dans un domaine d’activité donné, les expertises nécessaires
à l’élaboration des normes françaises et des positions françaises sur les projets de norme européenne ou
internationale. Elle peut également préparer des normes expérimentales et des fascicules de documentation.

Si vous souhaitez commenter ce texte, faire des propositions d’évolution ou participer à sa révision,
adressez-vous à <norminfo@afnor.org>.

La composition de la commission de normalisation qui a élaboré le présent document est donnée ci-après.
Lorsqu’un expert représente un organisme différent de son organisme d’appartenance, cette information
apparaît sous la forme : organisme d’appartenance (organisme représenté).
—3— NF DTU 60.11 P3

Plomberie sanitaire BNTEC P40A

Composition de la commission de normalisation


Président : M SANCHEZ – Entreprise BLANCHE
Secrétariat : M GIRON – UNCP/BNTEC

M AVONDO SOCOTEC
M BARION SETEC Bâtiment
MME BOUSSERT CSFE
M BUTET UNCP-FFB
M CAROFF BUREAU VERITAS
M CHATELAIN COCHEBAT
M CHOUBRY CENTRE D’INFORMATION DU CUIVRE
M CONRARD REHAU
M DEBEVER KOHLER France
M DESLANDES TA Hydronics
M DIVANACH ALIAXIS R&D
M DUBREUIL JACOBS
M EGLINE SAINT GOBAIN PAM
M FLIPO FNAS
M GILLIOT CSTB
M GIRON UNCP/BNTEC
MME HELARD PROFLUID
MME LAGOGUÉ COSTIC
MME LARRIBET MINEIE — DGCIS — SCDPME
M LAULIAC COTENO / GESSEC
M LAURENT BNTEC
M LEDEVEHAT GIFAM
M LENOIR AXIMA CONCEPT
M MAITRE AFISB
M MESKEL CALEFFI
M MICHEL BUREAU VERITAS
M NAITYCHIA ISAGUA CONCEPT
M NAVES CAPEB UNA CPC
M PARIS ANTAGUA CAPRIS
M PAVAGEAU MINISTERE DE LA SANTE — DGS
M POTIER CSTB
M POTIN
M PREVOTAUX AFISB
M ROYER SMAC
M SABE CHAMBRE SYNDICALE DU ZINC
M SANCHEZ BLANCHE
MME THARREAU BWT France
M WILLIG CETEN/APAVE INTERNATIONAL
NF DTU 60.11 P3 —4—

Sommaire
Page

Avant-propos ...................................................................................................................................................... 5

1 Domaine d'application ...................................................................................................................... 5

2 Références normatives .................................................................................................................... 5

3 Termes et définitions ........................................................................................................................ 6

4 Principes généraux ........................................................................................................................... 8


4.1 Types de toitures ................................................................................................................................. 8
4.2 Descentes d’eaux pluviales ................................................................................................................. 8

5 Dimensionnement des ouvrages ..................................................................................................... 9


5.1 Hypothèses de base ........................................................................................................................... 9
5.2 Gouttières et chéneaux extérieurs ...................................................................................................... 9
5.2.1 Gouttières et chéneaux avec pente .................................................................................................... 9
5.2.2 Gouttières et chéneaux sans pente .................................................................................................. 11
5.3 Chéneaux intérieurs ou encaissés .................................................................................................... 12
5.4 Descentes, naissances et moignons pour couverture ..................................................................... 13
5.4.1 Descentes ........................................................................................................................................ 13
5.4.2 Naissances ....................................................................................................................................... 14
5.4.3 Moignons pour chéneau .................................................................................................................... 16
5.5 Entrées et descentes d’eaux pluviales pour toitures avec revêtement d’étanchéité
(NF DTU série 43) ............................................................................................................................. 17
5.6 Trop-pleins ........................................................................................................................................ 20
5.7 Collecteurs ........................................................................................................................................ 20

Annexe A (informative) Coefficient d’évacuation FL ................................................................................... 21

Annexe B (informative) Exemples de sections de chéneaux intérieurs ou encaissés


en France métropolitaine ............................................................................................................ 24
—5— NF DTU 60.11 P3

Avant-propos

Par rapport à la précédente version du DTU 60.11, l’intégration de la norme européenne NF EN 12056-3 a conduit
à proposer pour certains ouvrages de collecte le recours aux formules proposées par cette norme en lieu et place
de la nouvelle formule de Bazin. Cette dernière est toutefois conservée pour le dimensionnement des gouttières
et chéneaux avec pente, des naissances et des descentes mises en œuvre pour une toiture avec revêtement
d'étanchéité.
Par ailleurs, l’intensité pluviométrique existant dans la précédente version du DTU (0,05 l/m2/s) a été maintenue
et il a été ajouté une intensité pluviométrie pour les DOM (0,075 l/m2/s).
Enfin il convient de noter que la conception et la réalisation d'ouvrage d'évacuation des eaux pluviales font l'objet
de NF DTU spécifiques (NF DTU série 40, NF DTU série 43 et NF DTU série 60.3).

1 Domaine d'application
Le présent document a pour objet de définir les règles minimales de dimensionnement applicables pour la
réalisation d'installations d'évacuation des eaux pluviales des bâtiments.
Le présent document est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en
climat tropical humide. Le domaine d'application couvre ainsi les départements de la Guadeloupe, de la
Martinique, de la Guyane, de la Réunion et de Mayotte.
Les systèmes à action siphoïde ne sont pas visés par le présent document.

2 Références normatives
Les documents de référence suivants sont indispensables pour l'application du présent document. Pour les
références datées, seule l'édition citée s'applique. Pour les références non datées, la dernière édition du
document de référence s'applique (y compris les éventuels amendements).

DTU 20.12, Maçonnerie des toitures et d'étanchéité — Gros œuvre en maçonnerie des toitures destinées
à recevoir un revêtement d'étanchéité (indice de classement : P 10-203).

DTU 40.5, Couverture — Travaux d'évacuation des eaux pluviales — Cahier des clauses techniques (indice de
classement : P 36-201).

DTU 43.1, Travaux de Bâtiment — Étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs
en maçonnerie en climat de plaine (indice de classement : P 84-204).

NF DTU 43.3, Travaux de Bâtiment — Mise en œuvre des toitures en tôles d'acier nervurées avec revêtement
d'étanchéité (indice de classement : P 84-206).

NF DTU 43.4, Travaux de Bâtiment — Toitures en éléments porteurs en bois et panneaux dérivés du bois avec
revêtements d'étanchéité (Indice de classement : P 84-207).

DTU 43.5, Réfection des ouvrages d’étanchéité des toitures terrasses ou inclinées (indice de classement :
P 84-208).

NF DTU 60.1 P1-1-2, Travaux de Bâtiment — Plomberie sanitaire pour bâtiments à usage d'habitation – Réseaux
d’évacuation (indice de classement : P 40-201-1-1-2).

NF EN 612, Gouttières pendantes à ourlet et descentes d'eaux pluviales en métal laminé (indice de classement :
P 36-301).

NF EN 1253-1, Avaloirs et siphons pour le bâtiment – Partie 1 : Spécifications (indice de classement : P 16-330-1).

NF EN 12056-3:2000, Réseaux d'évacuation gravitaire à l'intérieur des bâtiments — Partie 3 : Systèmes


d’évacuation des eaux pluviales, conception et calcul (indice de classement : P 16-250-3).
NF DTU 60.11 P3 —6—

3 Termes et définitions
Pour les besoins du présent document, les termes et définitions suivants s'appliquent :

3.1
gouttières

3.1.1
gouttières pendantes

3.1.1.1
gouttières semi circulaires (Figures 1 et 2)

Légende
1 sans pince
2 avec pince

Figure 1 — Gouttières ½ ronde Figure 2 — Gouttières lyonnaises ou flamandes

3.1.1.2
gouttières carrées ou rectangulaires (Figures 3 et 4)

Légende
1 développée 333 mm
2 développée 400 mm

Figure 3 — Gouttières carrées Figure 4 — Gouttières moulurées

3.1.2
gouttières triangulaires sur rampant (Figures 5 et 6)

Figure 5 — Gouttières nantaises ou Laval Figure 6 — Gouttières havraises ou ardennaises


—7— NF DTU 60.11 P3

3.1.3
gouttières semi-circulaires sur entablement (Figure 7)

Figure 7 — Gouttières sur entablement

3.2
chéneaux (Figures 8 à 11)

Figure 8 — Chéneaux rectangulaires Figure 9 — Chéneaux triangulaires sur versant


sur entablement ou à l’anglaise
NF DTU 60.11 P3 —8—

Figure 10 — Chéneaux contre mur Figure 11 — Chéneaux entre deux versants

3.3
entrée d’eaux pluviales (EEP)
une entrée d’eaux pluviales (EEP) est un terme générique pouvant désigner :
— une naissance ;
— un avaloir ;
— une boite à eau ;
— une cuvette de branchement.

3.4
descente d’eaux pluviales (DEP)
une descente d’eau pluviale (DEP) désigne l’ensemble des éléments constitutifs suivants : tuyaux et accessoires
(manchons, coudes, bagues)

4 Principes généraux

4.1 Types de toitures


La conception et l’implantation ainsi que le nombre des dispositifs d’évacuation des eaux pluviales selon le type
de toiture sont traités dans les documents suivants :
— NF DTU 40.5 pour l’évacuation par gouttières et chéneaux métalliques ;
— NF DTU 43.1 pour les toitures terrasses avec éléments porteurs en maçonnerie ;
— NF DTU 43.3 pour les toitures en tôles d'acier nervurées avec revêtement d'étanchéité ;
— NF DTU 43.4 pour les toitures en éléments porteurs en bois et panneaux dérivés du bois ;
— NF DTU 43.5 pour la réfection des ouvrages d’étanchéité des toitures terrasses ou inclinées.
Le document suivant est également applicable :
— DTU 20.12 Gros œuvre en maçonnerie des toitures destinées à recevoir un revêtement d’étanchéité.

4.2 Descentes d’eaux pluviales


Le diamètre des descentes ne doit pas présenter de diminution dans le sens de l’écoulement.
Les descentes d’eaux pluviales extérieures sont traitées dans le NF DTU 40.5.
Les descentes d’eaux pluviales intérieures sont traitées dans le NF DTU 60.1 P1-1-2.
—9— NF DTU 60.11 P3

5 Dimensionnement des ouvrages

5.1 Hypothèses de base


Le dimensionnement des installations est effectué en tenant compte des intensités pluviométriques minimales
suivantes :
— pour la France européenne, la valeur à considérer est 0,05 l/m2/s soit 3 l/m2/min ;
— pour les DOM, la valeur à considérer est 0,075 l/m2/s soit 4,5 l/m2/min.
NOTE 1 L’intensité pluviométrique est affectée d’un coefficient de sécurité pour le cas des chéneaux intérieurs
et encaissés selon les modalités du paragraphe 5.3.

NOTE 2 Les documents particuliers du marché indiquent s’il y a lieu de tenir compte du vent dans le calcul du débit.

Les dimensionnements sont menés suivant les modalités suivantes :


— dans le cas des gouttières et chéneaux extérieurs avec pente, le paragraphe 5.2.1 précise directement les
sections selon la surface en plan des toitures desservies et donne, pour les types de gouttières courantes,
les surfaces admissibles de récolte en France métropolitaine ;
— dans le cas des gouttières et chéneaux extérieur sans pente, le paragraphe 5.2.2 précise les modalités
d’application de la norme NF EN 12056-3 ;
— dans le cas des chéneaux intérieurs ou encaissés, le paragraphe 5.3 précise les modalités d’application de la
norme NF EN 12056-3 et en particulier le coefficient de sécurité applicable à l’intensité pluviométrique ;
— dans le cas des descentes, naissances et moignons associés à des couvertures en pente, le paragraphe 5.4
précise les modalités de dimensionnement ;
— dans le cas des entrées et descentes d’eaux pluviales pour toitures avec revêtement d’étanchéité,
le paragraphe 5.5 précise les modalités de dimensionnement.

5.2 Gouttières et chéneaux extérieurs


Le débit admissible dans une gouttière ou un chéneau extérieur dépend :
— de la pente ;
— de la section ;
— de la forme ;
— de la longueur.

5.2.1 Gouttières et chéneaux avec pente


Les gouttières et les chéneaux posés avec une pente inférieure ou égale à 3 mm/m sont considérés comme étant
des gouttières et des chéneaux sans pente et doivent donc être calculés comme tels (voir 5.2.2).
Pour les gouttières et les chéneaux de section semi-circulaire, le Tableau 1 donne un exemple de calcul de section
avec une pente de 5 mm/m.
NF DTU 60.11 P3 — 10 —

Tableau 1 — Section de la gouttière ou du chéneau en cm2

Section Section Section


Surface en plan de la gouttière Surface en plan de la gouttière Surface en plan de la gouttière
des toitures ou du chéneau des toitures ou du chéneau des toitures ou du chéneau
desservies desservies desservies
(m2) (Pente de la (m2) (Pente de la (m2) (Pente de la
gouttière : 5 mm/m) gouttière : 5 mm/m) gouttière : 5 mm/m)

20 35 120 130 350 275

30 50 130 135 400 305

40 60 140 145 450 330

50 70 150 150 500 355

60 80 160 160 600 405

70 90 170 165 700 450

80 95 180 170 800 495

90 100 200 185 900 540

100 115 250 215 1 000 585

110 120 300 245 — —

Ce tableau a été établi d’après la formule de Bazin relative à l’écoulement de l’eau dans les canaux, en supposant
un coefficient de frottement pris égal à 0,38 et en prenant un débit maximal de 3 l/m2/min.

87 RH i
Q = ----------------------  SM
 + RH
Q représente le débit (m3/s) calculé selon la formule :
Q=rA
r est l’intensité pluviométrique ;
A est la surface réceptrice (m2) de la toiture elle-même calculée selon la formule :
A = LR  BR
LR est la longueur de la surface réceptrice en mètres ;
BR est la projection horizontale de la largeur du toit entre l’ouvrage de collecte et le faîte en mètres.
NOTE 1 A ne tient pas compte des effets du vent.

SM surface mouillée (m2). Elle est fonction du type de l’ouvrage de collecte.


RH rayon hydraulique (m)
NOTE 2 RH est le rapport entre la surface mouillée et le périmètre mouillé. Le périmètre mouillé est la partie du périmètre
de la section mouillée qui est en contact avec les parois du conduit.

i pente (mm/m)
 coefficient de frottement (m1/2) pris égal à 0,38
Les valeurs de sections qui figurent dans le Tableau 1 sont également valables pour des pentes supérieures
à 5 mm/m.
— 11 — NF DTU 60.11 P3

Pour les gouttières et chéneaux de section carrée ou rectangulaire, les sections doivent être augmentées de 10 %
par rapport aux valeurs indiquées dans le Tableau 1.
Pour les gouttières et chéneaux de profil triangulaire, les sections doivent être augmentées de 20 % par rapport
aux valeurs indiquées dans le Tableau 1.
Le Tableau 2 donne pour les gouttières courantes les surfaces en plan maximales des toitures desservies.

Tableau 2 — Gouttières courantes et surface maximale


des toitures desservies

Surface en plan
Section des toitures
Type de gouttière ou de chéneau
(cm2) desservies
(m2)

Gouttière demi ronde de 25 57 35

Gouttière demi ronde de 33 113 95

Gouttière demi ronde de 40 174 180

Gouttière lyonnaise ou flamande de 25 43 25

Gouttière lyonnaise ou flamande de 33 100 85

Gouttière à l’anglaise de 65 357 505

Gouttière carrée de 33 104 80

Gouttière carrée de 40 157 140

Ce tableau s’applique pour un débit en France métropolitaine de 3 l/m2/min et une pente au moins égale à 5 mm/m
(voir NF DTU 40.5).

5.2.2 Gouttières et chéneaux sans pente

5.2.2.1 Gouttières et chéneaux semi circulaires sans pente


Pour les gouttières et les chéneaux de forme semi-circulaire ou équivalente conçus sans pente et équipés
d'exutoires garantissant un écoulement libre, le débit d'eaux pluviales doit être calculé au moyen de la formule
suivante en tenant compte de la section et de la forme de la gouttière ou du chéneau :
QL = 0,9 QN
où :
QL est le débit d'eaux pluviales de la gouttière ou du chéneau sans pente, en litres par seconde (l/s) ;
–5 1,25
QN est le débit admissible (en l/s) de la gouttière ou du chéneau calculé par la formule 2,78  10  AE ;
2
avec AE surface totale de la section transversale de la gouttière ou du chéneau, en millimètres carrés (mm ).
Cette formule s’applique aux gouttières et chéneaux dont la longueur est inférieure ou égale à 50 fois leur hauteur
d’eau calculée au sens de la norme NF EN 12056-3. Au-delà, le débit d’eau pluviale QL est multiplié par un
coefficient d’évacuation FL défini en Annexe A.
Dans tous les cas le coefficient de retardement C est pris égal à 1.
NF DTU 60.11 P3 — 12 —

5.2.2.2 Autres gouttières et chéneaux sans pente


Pour les autres gouttières et chéneaux (carrés, rectangulaires et triangulaires), le débit d'eaux pluviales doit être
calculé au moyen de la formule suivante qui tient compte de la section et de la forme de la gouttière ou du
chéneau :
QL= 0,9 QN
où :
QL est le débit d'eaux pluviales de la gouttière ou du chéneau sans pente, en litres par seconde (l/s) ;
–5 1,25
QN est le débit admissible (en l/s) de la gouttière ou du chéneau calculé par la formule 3,48  10  AE ;
avec AE : surface totale de la section transversale de la gouttière ou du chéneau, en millimètres carrés (mm2).
Cette formule s’applique aux gouttières et chéneaux dont la longueur est inférieure ou égale à 50 fois leur hauteur
d’eau calculée au sens de la norme NF EN 12056-3. Au-delà, le débit d’eau pluviale QL est multiplié par un
coefficient d’évacuation FL défini en Annexe A.

5.3 Chéneaux intérieurs ou encaissés


Le dimensionnement s’effectue selon la norme NF EN 12056-3 complété par les hypothèses suivantes :
— Le débit d’eaux pluviales est calculé au moyen de la formule :
QL = 0,9 QN
où :
QL est le débit d'eaux pluviales de la gouttière ou du chéneau sans pente, en litres par seconde (l/s) ;
QN est le débit admissible (en l/s) de la gouttière ou du chéneau calculé par la formule :
–5 1,25
QN = 3,89  10  AW ;
avec AW : surface utile totale de la section transversale de la gouttière ou du chéneau, en millimètres carrés
(mm2).
— le coefficient de retardement C est pris égal à 1 ;
— le coefficient de sécurité à appliquer sur la pluviométrie définie au paragraphe 5.1 dépend du coefficient
d’évacuation FL donné par le Tableau A.1 ;
NOTE 1 Il s’agit du Tableau 6 de la NF EN 12056-3.

- lorsque le chéneau possède une pente comprise entre 0 et 3 mm/m, le Tableau A.2 donne, selon la surface
réceptrice de la toiture AR, le coefficient de sécurité à retenir en fonction du coefficient d’évacuation FL ;
- lorsque le chéneau possède une pente > 4 mm/m, le coefficient de sécurité est pris égal à 1 quelle que soit
la valeur de FL.
— les coefficients de profondeur Fd et de forme Fs mentionnés au paragraphe 5.2.3 de la NF EN 12056-3
sont pris tous deux égaux à 1.
Le tableau B.1 donne, à titre d’exemple, pour la France métropolitaine, des sections de chéneau intérieur ou
encaissé (en cm2) en fonction :
— de la surface réceptrice AR de la toiture en m2 ;
— du coefficient d’évacuation FL.
NOTE 2 Les NF DTU de la série 40 peuvent imposer une pente minimum aux chéneaux et des largeurs minimales
de fond de chéneau.
— 13 — NF DTU 60.11 P3

5.4 Descentes, naissances et moignons pour couverture


5.4.1 Descentes
En général, le débit du système d’évacuation des eaux pluviales dépend plus du débit de la naissance ou de
l’avaloir que de celui de la descente.
Le Tableau 3 donne le débit admissible en fonction du diamètre de la descente pour un taux de remplissage
de 0,20.

Tableau 3 — Débit d'évacuation

Diamètre intérieur Diamètre intérieur


Débit d’évacuation Débit d’évacuation
de la descente de la descente
QRWP QRWP
di di
(en l/s) (en l/s)
(en mm) (en mm)

60 1,2 140 11,4

65 1,5 150 13,7

70 1,8 160 16,3

75 2,2 170 19,1

80 2,6 180 22,3

85 3,0 190 25,7

90 3,5 200 29,5

95 4,0 220 38,1

100 4,6 240 48,0

110 6,0 260 59,4

120 7,6 280 72,4

130 9,4 300 87,1

Qrwp s’entend au sens de la norme NF EN 12056-3 (débit d’évacuation d’une conduite d’eaux pluviales en l/s)
avec un coefficient de retardement C pris égal à 1.
Le débit d'évacuation maximum d'une descente de section non circulaire (a  b) peut être considéré comme égal
au débit maximum d'une descente circulaire de section équivalente de diamètre d = 2ab/(a+b).
Lorsqu'une descente est munie d'un contre-coude incliné de 10° au minimum (180 mm/m à l'horizontale),
voir Figure 12, le désaxement est ignoré pour le calcul du débit. Dans l’autre cas le débit d'évacuation doit être
calculé comme celui d'un collecteur horizontal et enterré ayant un taux de remplissage ne dépassant pas 70 %.
NF DTU 60.11 P3 — 14 —

Contre coude incliné de 10° minimum Contre coude inférieur à 10°

Figure 12 — Type de contre coude

Lors du regroupement de descentes, le diamètre du tuyau commun doit être calculé en additionnant les débits
de chaque descente et en utilisant le Tableau 3.

5.4.2 Naissances
Jusqu’à un diamètre de 160 mm, la forme de la naissance n’a pas d’importance. Le Tableau 4 donne les valeurs
à prendre en compte.

Tableau 4 — Surfaces pour des diamètres


jusqu’à 160 mm

Diamètre intérieur Surface en plan


de la descente des toitures desservies
(mm) (m2)

60 40

70 55

80 70

90 91

100 113

110 136

120 161

130 190

140 220

150 253

160 287
— 15 — NF DTU 60.11 P3

Au-delà d’un diamètre de 160 mm, le Tableau 5 donne les valeurs à prendre en compte en fonction de la forme
de la naissance.

Tableau 5 — Surfaces pour les diamètres supérieurs à 160 mm

Surface en plan Surface en plan


Diamètre intérieur des toitures desservies des toitures desservies
de la descente (m2) (m2)
(mm)
Naissance cylindrique Naissance tronconique

170 287 324

180 287 363

190 287 406

200 314 449

210 346 494

220 380 543

230 415 593

240 452 646

250 490 700

260 530 758

270 570 815

280 615 880

290 660 945

300 700 1 000

310 755 —

320 805 —

330 855 —

340 908 —

350 960 —

360 1000 —
NF DTU 60.11 P3 — 16 —

5.4.3 Moignons pour chéneau


L’embase du moignon doit dépasser d’au moins 0,08 m de la sous-face des planchers et des toitures pour
permettre l’intervention de l’installateur des descentes d’eaux pluviales et d’au moins 0,15 m dans le cas de
travaux d’étanchéité.
Le diamètre effectif à prendre en compte pour le calcul dépend de la forme de l’exutoire.
Dans le cas d’un moignon tronconique (Figure 13) le diamètre effectif est égal à D0 avec les conditions suivantes :
— D0  1,5  di
— L t  D0

Légende
1 15 cm en étanchéité
8 cm en couverture

Figure 13 — Moignon tronconique

Dans le cas d’un moignon à angles vifs (Figure 14), le diamètre effectif est égal à D0 qui est égal à di.

Figure 14 — Moignon à angles vifs

NOTE La norme NF EN 1253-1 indique, pour les avaloirs fabriqués en usine, les débits minimaux que doivent pouvoir
évacuer ces produits.
— 17 — NF DTU 60.11 P3

5.5 Entrées et descentes d’eaux pluviales pour toitures avec revêtement d’étanchéité
(NF DTU série 43)
Les EEP sont constituées de 2 parties soudées entre elles :
— la platine (raccordée à l’étanchéité) ;
— le moignon (cylindrique ou tronconique) raccordé à une DEP ou à un collecteur.
Le Tableau 7 indique les diamètres des EEP et DEP en fonction :
— de la surface collectée par EEP ;
— de la forme et des dimensions de l’EEP (cylindrique ou tronconique) ;
— de la nécessité ou non de retenir des diamètres majorés (selon NF DTU série 43).
Lorsque les EEP se raccordent directement aux DEP, les DEP sont de même diamètre que les EEP ; le moignon
de l’EEP peut être légèrement inférieur pour permettre l’emboîtement dans la DEP.
Lorsque les EEP se raccordent à un collecteur, ce dernier est dimensionné selon les dispositions du 5.7.
Pour les EEP cylindriques (voir Figure 15), le diamètre intérieur du moignon est égal au diamètre intérieur
de la DEP.
Pour les EEP tronconiques (voir Figure 16) :
— le diamètre intérieur du moignon est égal au diamètre intérieur de la DEP ;
— le diamètre supérieur du tronc de cône est égal à environ 2 fois le diamètre du moignon ;
— la hauteur du tronc de cône est égale à environ 1,5 fois le diamètre du moignon.
La présence de crapaudines ou garde-grève sur les EEP n’apporte pas de limitation à la surface collectée par EEP
ou DEP.
Le dimensionnement des EEP et DEP selon les tableaux ci-après conduit à une hauteur d’eau de 60 mm au droit
de l’EEP.

Légende
1 EEP cylindrique
2 DEP
3 emprise de la toiture
4 dépassement du moignon sous toiture : 15 cm minimum

Figure 15 — EEP cylindrique


NF DTU 60.11 P3 — 18 —

Légende
1 EEP tronconique
2 DEP
3 emprise de la toiture
4 dépassement du moignon sous toiture : 15 cm minimum
5 d : diamètre intérieur moignon EEP et DEP
6 D : environ 2  d
7 h : environ 1,5  d

Figure 16 — EEP tronconique

Dans le cas de toitures inaccessibles sur élément porteur en maçonnerie conforme au NF DTU 20.12, dont les
DEP collectent une surface inférieure ou égale à 287 m2, la valeur des sections minimales des DEP est donnée
dans le Tableau 6.

Tableau 6 — Surfaces pour des diamètres jusqu’à 160 mm

Diamètre intérieur Surface en plan


de la DEP des toitures desservies
(mm) (m2)

80 70

90 91

100 113

110 136

120 161

130 190

140 220

150 253

160 287
— 19 — NF DTU 60.11 P3

Tableau 7 — Surfaces collectées par EEP et DEP

EEP cylindrique EEP tronconique


(conforme à la Figure 15) (conforme à la Figure 16)

Surface en plan Surface en plan


Diamètre du moignon Diamètre du moignon
collectée par une EEP collectée par une EEP
de l’EEP et de la DEP de l’EEP et de la DEP
(m2) (m2)
d (3) d (3)
(cm) (cm)
A diamètre A diamètre A diamètre A diamètre
normal (1) majoré (4) normal (2) majoré (4)

50 33 8 71 47 8
64 43 9 91 61 9
79 53 10 113 75 10
95 63 11 136 91 11
113 75 12 161 107 12
133 88 13 190 127 13
154 103 14 220 147 14
177 118 15 253 168 15
201 134 16 287 191 16
227 151 17 324 216 17
254 169 18 363 242 18
284 189 19 406 270 19
314 209 20 449 300 20
346 230 21 494 329 21
380 253 22 543 362 22
415 277 23 593 394 23
452 302 24 646 430 24
490 327 25 700 466 25
530 400 26 — 570 26
570 472 27 — 680 27
615 550 27 — — —
660 625 29 — — —
700 700 30 —- — —

(1) 1 cm2 de section de moignon ou DEP évacue 1 m2 de surface en plan.


(2) 0,70 cm2 de section de moignon ou DEP évacue 1 m2 de surface en plan.
(3) Pour les EEP ou DEP de diamètre supérieur à 15 cm, on peut négliger l’épaisseur des matériaux constitutifs s’ils
n’excèdent pas 2,5 mm.
(4) Les NF DTU de la série 43 imposent dans certains cas une minoration de la surface collectée par EEP, traduite par cette
notion de « diamètre majoré ».

Le débit d'évacuation maximum d'une descente de section non circulaire (a  b) peut être considéré comme égal
au débit maximum d'une descente circulaire de section équivalente de diamètre d = 2 a  b/(a+b).
Pour les DEP de section carrée ou rectangulaire, les valeurs de surface collectée indiquées dans le Tableau 7
doivent être minorées de 10 %.
NF DTU 60.11 P3 — 20 —

5.6 Trop-pleins
Les trop-pleins sont nécessaires dans le cas des chéneaux contre mur ou entre deux versants.
Dans ces cas, la section d’écoulement des orifices de trop-pleins, est au moins égale à celle de la descente
concernée.
NOTE Dans le cas des chéneaux étanchés, les prescriptions des NF DTU série 43 s’appliquent.

5.7 Collecteurs
Le Tableau 8 indique le débit et la vitesse d’écoulement dans les collecteurs calculés selon la formule de
Prandtl-Colebrook en fonction du diamètre intérieur et de la pente. Ces valeurs sont calculées pour un coefficient
de rugosité Kb de 1 mm un degré de remplissage de 70 % (h/d) et une viscosité de 1,31.10-6 m2/s.
Le diamètre du collecteur est au minimum celui de la descente et sans réduction dans le sens de l’écoulement.

Tableau 8 — Débit et la vitesse d’écoulement dans les collecteurs

Pente DN 100 DN 125 DN 150 DN 200 DN 225 DN 250 DN 300

i Qmax v Qmax v Qmax v Qmax v Qmax v Qmax v Qmax v

mm/m l/s m/s l/s m/s l/s m/s l/s m/s l/s m/s l/s m/s l/s m/s

5 2.9 0.5 4.8 0.6 9.0 0.7 16.7 0.8 26.5 0.9 31.6 1.0 56.8 1.1

10 4.2 0.8 6.8 0.9 12.8 1.0 23.7 1.2 37.6 1.3 44.9 1.4 80.6 1.6

15 5.1 1.0 8.3 1.1 15.7 1.3 29.1 1.5 46.2 1.6 55.0 1.7 98.8 2.0

20 5.9 1.1 9.6 1.2 18.2 1.5 33.6 1.7 53.3 1.9 63.6 2.0 114.2 2.3

25 6.7 1.2 10.8 1.4 20.3 1.6 37.6 1.9 59.7 2.1 71.1 2.2 127.7 2.6

30 7.3 1.3 11.8 1.5 22.3 1.8 41.2 2.1 65.4 2.3 77.9 2.4 140.0 2.8

35 7.9 1.5 12.8 1.6 24.1 1.9 44.5 2.2 70.6 2.5 84.2 2.6 151.2 3.0

40 8.4 1.6 13.7 1.8 25.8 2.1 47.6 2.4 75.5 2.7 90.0 2.8 161.7 3.2

45 8.9 1.7 14.5 1.9 27.3 2.2 50.5 2.5 80.1 2.8 95.5 3.0 171.5 3.4

50 9.4 1.7 15.3 2.0 28.8 2.3 53.3 2.7 84.5 3.0 100.7 3.1 180.8 3.6

Avec Qmax : débit d’eau admissible et v : vitesse de l’eau.


— 21 — NF DTU 60.11 P3

Annexe A
(informative)
Coefficient d’évacuation FL

Init numérotation des tableaux d’annexe [A]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [A]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [A]!!!

Cette annexe reproduit le tableau 6 de la NF EN 12056-3 donnant, selon la pente, le coefficient d’évacuation FL
pour le calcul des débits, en fonction du rapport entre la longueur L du chéneau et la hauteur d’eau W calculée
dans le chéneau.

Tableau A.1 — Coefficient d’évacuation FL pour les débits d’évacuation


des chéneaux longs avec ou sans pente

Coefficient d’évacuation FL
L/W
Sans pente Pente Pente Pente Pente
0 – 3 mm/m 4 mm/m 6 mm/m 8 mm/m 10 mm/m

50 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00

75 0,97 1,02 1,04 1,07 1,09

100 0,93 1,03 1,08 1,13 1,18

125 0,90 1,05 1,12 1,20 1,27

150 0,86 1,07 1,17 1,27 1,37

175 0,83 1,08 1,21 1,33 1,46

200 0,80 1,10 1,25 1,40 1,55

225 0,78 1,10 1,25 1,40 1,55

250 0,77 1,10 1,25 1,40 1,55

275 0,75 1,10 1,25 1,40 1,55

300 0,73 1,10 1,25 1,40 1,55

325 0,72 1,10 1,25 1,40 1,55

350 0,70 1,10 1,25 1,40 1,55

375 0,68 1,10 1,25 1,40 1,55

400 0,67 1,10 1,25 1,40 1,55

425 0,65 1,10 1,25 1,40 1,55

450 0,63 1,10 1,25 1,40 1,55

475 0,62 1,10 1,25 1,40 1,55

500 0,60 1,10 1,25 1,40 1,55


NF DTU 60.11 P3
Tableau A.2 — Coefficient de sécurité à appliquer à la pluviométrie pour le dimensionnement des chéneaux en fonction du coefficient
d’évacuation FL donné par la NF EN 12056-3, et de la surface réceptrice de la toiture AR, lorsque la pente est inférieure
ou égale à 3 mm/m en fonction du rapport entre la longueur L du chéneau et la hauteur d’eau W calculée dans le chéneau

L/W 500 475 450 425 400 375 350 325 300 275 250 225 200 175 150 125 100 75 50

Coefficient d’évacuation FL

Surface
réceptrice 0,6 0,62 0,63 0,65 0,67 0,68 0,7 0,72 0,73 0,75 0,77 0,78 0,8 0,83 0,86 0,9 0,93 0,97 1
en m2

20 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2

30 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2 2 2 2 2 2 2

40 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2* 2 2 2 2 2

50 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2* 2 2 2 2

60 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2* 2 2 2 2

— 22 —
70 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2 2 2 2

80 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2* 2 2 2

90 1* 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2* 2 2 2

100 1 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2 2 2

110 1 1,5* 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2* 2 2

120 1 1,5* 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2* 2 2

130 1 1 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5* 2 2

140 1 1 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2 2

150 1 1 1* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2 2

160 1 1 1* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2 2

170 1 1 1 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2 2
Tableau A.2 — Coefficient de sécurité à appliquer à la pluviométrie pour le dimensionnement des chéneaux en fonction du coefficient
d’évacuation FL donné par la NF EN 12056-3, et de la surface réceptrice de la toiture AR, lorsque la pente est inférieure
ou égale à 3 mm/m en fonction du rapport entre la longueur L du chéneau et la hauteur d’eau W calculée dans le chéneau (suite)

L/W 500 475 450 425 400 375 350 325 300 275 250 225 200 175 150 125 100 75 50

Coefficient d’évacuation FL

Surface
réceptrice 0,6 0,62 0,63 0,65 0,67 0,68 0,7 0,72 0,73 0,75 0,77 0,78 0,8 0,83 0,86 0,9 0,93 0,97 1
en m2

180 1 1 1 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2 2

190 1 1 1 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2 2

200 1 1 1 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 2 2

250 1 1 1 1* 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5* 2

300 1 1 1 1 1 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5*

— 23 —
350 1 1 1 1 1 1* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5

400 1 1 1 1 1 1 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5

450 1 1 1 1 1 1 1* 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5

500 1 1 1 1 1 1 1* 1,5* 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5

600 1 1 1 1 1 1 1* 1* 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5

700 1 1 1 1 1 1 1 1 1* 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5

800 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1,5* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5

900 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1* 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5

NF DTU 60.11 P3
1000 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5

* Pour une même valeur du coefficient d’évacuation FL, la section calculée correspondant à une surface réceptrice donnée, peut être supérieure à celle correspondant
à une surface réceptrice plus élevée, du fait du changement de coefficient de sécurité. Il est alors admis de prendre, dans une même colonne, pour une surface
réceptrice donnée, la valeur la plus faible correspondant à une surface réceptrice supérieure.
Annexe B

NF DTU 60.11 P3
(informative)
Exemples de sections de chéneaux intérieurs ou encaissés en France métropolitaine

Init numérotation des tableaux d’annexe [B]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [B]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [B]!!!

La présente annexe donne dans le tableau B1, pour la France métropolitaine, des sections de chéneaux en cm2 lorsque la pente est comprise entre 0 et 3 mm/m,
en fonction du coefficient d’évacuation FL donné dans le tableau A1 et de la surface réceptrice AR de la toiture.

Tableau B.1 — Sections de chéneaux intérieurs et encaissés (en cm2) en France métropolitaine lorsque la pente est comprise entre 0 et 3 mm/m

L/w 500 475 450 425 400 375 350 325 300 275 250 225 200 175 150 125 100 75 50

Coefficient d’évacuation FL

Surface

— 24 —
réceptrice 0,6 0,62 0,63 0,65 0,67 0,68 0,7 0,72 0,73 0,75 0,77 0,78 0,8 0,83 0,86 0,9 0,93 0,97 1
en m2

20 76 74 73 72 70 69 68 66 65 80 79 78 76 74 72 70 68 65 64

30 106 103 102 99 97 96 93 91 90 88 87 86 106 103 100 96 94 91 88

40 133 130 128 125 122 120 118 115 114 111 109 108 106 119 126 121 118 114 111

50 159 155 153 149 146 144 141 137 136 133 130 129 126 123 144 145 141 136 133

60 184 179 177 173 168 166 163 159 157 154 151 149 146 142 152 167 163 158 154

70 186 203 200 195 191 188 184 180 178 174 170 169 165 161 156 189 184 178 174

80 194 226 223 217 212 209 205 200 198 194 190 188 184 179 174 194 205 198 194

90 199 235 245 239 233 230 225 220 217 213 208 206 202 196 191 203 226 218 213

100 200 240 266 260 253 250 245 239 237 232 227 224 220 214 208 200 245 237 232

110 216 243 272 280 273 270 264 258 255 250 245 242 237 230 224 216 249 256 250

120 232 243 275 300 293 290 283 277 274 268 262 260 254 247 240 232 249 275 268
Tableau B.1 — Sections de chéneaux intérieurs et encaissés (en cm2) en France métropolitaine lorsque la pente est comprise entre 0 et 3 mm/m (suite)

L/w 500 475 450 425 400 375 350 325 300 275 250 225 200 175 150 125 100 75 50

Coefficient d’évacuation FL

Surface
réceptrice 0,6 0,62 0,63 0,65 0,67 0,68 0,7 0,72 0,73 0,75 0,77 0,78 0,8 0,83 0,86 0,9 0,93 0,97 1
en m2

130 247 240 293 320 313 309 302 295 292 286 280 277 271 263 256 247 253 293 286

140 262 255 291 340 332 328 320 313 310 303 297 294 288 279 272 262 255 311 303

150 277 270 287 359 351 346 338 331 327 320 314 310 304 295 287 277 270 328 320

160 291 284 291 378 369 365 356 348 345 337 330 327 320 311 302 291 284 346 337

170 306 298 294 397 387 383 374 366 362 354 347 343 336 326 317 306 298 363 354

180 320 312 308 416 406 401 392 383 379 371 363 359 352 342 332 320 312 380 371

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— 25 —
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NF DTU 60.11 P3
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