Vous êtes sur la page 1sur 1

ISTIA, El 1

10 Janvier 2013
Algèbre linéaire
Contrôle continu 3
Tous les documents sont interdits, ainsi que les calculatrices et autres téléphones

portables. . . . Le barème est donné à titre indicatif. Les exercices ne sont pas indépendants
les uns des autres.
Exercice 1. [Diagonalisation, 12 pts] Dans chacun des trois cas suivants, dire si la matrice
est diagonalisable. Si oui, expliciter une matrice diagonale D et une matrice inversible P telles
que qu'elle soit égale à P DP −1 (on pourra calculer leur polynôme caractéristique, en déduire
les valeurs propres et chercher des bases des sous-espaces propres ; pour B on doit trouver 1
et −2 comme valeurs propres.).
   
  2 −8 6 1 0 0
0 1
A= , B =  2 −6 3  , C =  0 2 0 .
2 1
3 −6 1 0 0 3
Exercice 2. [une variante de la suite de Fibonacci, 4 pts] Soit (un )n la suite réelle dénie
par la relation de récurrence suivante : un+2 = 2un + un+1 et les termes initiaux u0 = u1 = 1.
Le but de l'exercice est de trouver une formule  fermée  pour un .
1. Donner les valeurs de u ,u ,u ,u .
 2 3 4 5
un+1 = un+1
2. A l'aide du système , trouver une matrice carrée A telle que pour
un+2 = 2un + un+1
   
un+1 un
tout n ∈ N on ait =A .
un+2 un+1
   
un u0
3. Etablir la relation =A n pour tout n ≥ 1 (on pourra commencer par
un+1 u1
des petites valeurs de n).
4. En diagonalisant A (on pourra penser à l'exercice 1) calculer An . En déduire un =
(−1)n + 2n+1
pour tout n ≥ 0. Retrouver la valeur de u5 par cette formule.
3

−X 1
Exercice 3. [Un determinant classique, 4 pts] Etablir
b a − X = X − aX − b. Calculer
2

les déterminants suivants en développant suivant la première colonne :




−X 1 0



−X 1 0 0


0 −X 1

,

0 −X 1 0
.
0 0 −X 1
c b a−X
d c b a−X
Conjecturer (et prouver cette conjecture) à propos du déterminant p × p suivant :

−X 1 0 ... 0
... ..

.

0 −X 1
.. ... ... ...

.
.


0


0 ... 0 −X 1

a0 a1 ... ap−2 ap−1 − X
(question bonus) En déduire (en s'inspirant de l'exercice 2) que si une suite (un )n vérie la
relation de récurrence
un+p = a0 un + a1 un+1 + · · · + ap−1 un+p−1
et que le polynôme Xp − ap−1 Xp−1 − ap−2 Xp−2 − · · · − a0 est à racines simples λ1 , . . . , λp alors
p
il existe des coecients c1 , . . . , cp tels que un = ci λni pour tout n ∈ N.
X

i=1