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TRANSFERT THERMIQUE II 2017 / 2018

RESPONSABLE DU MODULE : Mme MOKADDEM


M1 G.PH Section A

CHAPITRE IV : LES ECHANGEURS DE CHALEUR

Définition

Un échangeur de chaleur est un système qui permet de transférer un flux de chaleur d’un
fluide chaud à un fluide froid à travers une paroi sans contact direct entre les deux fluides.

Exemples : radiateur d’automobile, évaporateur de climatiseur, ...

Description des principaux types d'échangeurs de chaleur.

1/ Échangeurs double tube.


Ces échangeurs sont constitués par des éléments rectilignes de deux tubes concentriques
raccordés à leurs extrémités par des coudes. Les divers éléments sont tous assemblés par des
raccords à démontage rapide, et un remplacement des tubes est possible. Les problèmes de
dilatation thermique et d'étanchéité entre le tube intérieur et le tube extérieur sont résolus par
l'utilisation de joint torique. Les tubes sont généralement en acier et les longueurs courantes
sont de 3,6 - 4,5 ou 6 m. On utilise également quelquefois des tubes en verre et en graphite.
Ces appareils sont intéressants pour les facilités qu'ils offrent pour le démontage et l'entretien.
Ils peuvent fonctionner en contre courant pur, ce qui permet d'obtenir de bons rendements.

Par contre, ils présentent les inconvénients suivants:


- risque de fuites aux raccords.
- flexion du tube intérieur si la longueur est importante.

2/ Échangeurs à faisceau et calandre

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Ce type d'échangeurs est de loin le plus répandu dans les unités de transformations des
industries chimiques et pétrochimiques. Un faisceau de tubes est situé à l'intérieur d'une
calandre dans laquelle circule le deuxième fluide.
Le faisceau muni de chicanes est logé dans une calandre possédant des tubulures d'entrée et
de sortie pour le deuxième fluide circulant à l'extérieur des tubes selon un chemin imposé par
les chicanes.
La calandre est généralement réalisée en acier au carbone et les brides portant les boîtes de
distribution et le couvercle est soudé. Les tubes du faisceau répondent à des spécifications très
sévères. Le choix du matériau dépend de l'utilisation:

- Acier au carbone pour usage courant.


- Laiton amirauté pour les appareils travaillant avec l'eau de mer.
- Aciers alliés pour les produits corrosifs et les températures élevées.
- Aluminium et cuivre pour les très basses températures.

3/ Échangeurs à plaques

Ils sont constitués d'un empilement de plaques rainurées entre lesquelles circulent
alternativement l'un ou l'autre liquide. Ils présentent l'avantage d'offrir des coefficients de
transfert globaux élevés même avec des vitesses de liquide faibles grâce à une forte
turbulence. Ils complètent donc bien les échangeurs tubulaires dans le cas d'échanges liquide -
liquide. Ils présentent de plus des surfaces d'échange élevées pour un encombrement minimal.
Le démontage des plaques pour le nettoyage est également aisé. Par contre ils sont la cause de
pertes de charges importantes ce qui augmente leur coût de fonctionnement.

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Fonctionnement général d’un échangeur thermique

Il existe de nombreuses technologies d’échangeurs de chaleur, mais tous fonctionnent suivant


les mêmes processus physiques d’échanges, c'est-à-dire :
- la conduction qui représente les échanges à travers les parois (le plus souvent métalliques),
- la convection qui représente les échanges entre les fluides et les parois,
- le rayonnement qui représente les échanges radiatifs entre les fluides et les parois bien que
ce dernier soit souvent négligeable.

On distingue également trois modes d’écoulement différents :

- Celui à co-courants : écoulements parallèles des fluides et dans la même direction ;

- Celui à contre-courants : écoulements parallèles des fluides mais dans des directions
inverses ;

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- et celui à courants croisés : écoulements perpendiculaires entre les deux fluides.

Le mode de circulation influe également sur la qualité et l’efficacité du transfert. Un


échangeur dit anti-méthodique (ou à co-courants) signifie que l’entrée des deux fluides (chaud
et froid) se situe du même coté de l’échangeur. La configuration dite méthodique est celle où
les fluides circulent à contre-courants. On l’appelle méthodique car c’est cette configuration
qui permet d’obtenir les meilleures performances d’échangeurs. En effet, pour une circulation
à co-courant des fluides, la température de sortie du fluide chaud ne pourra pas être plus basse
que la température de sortie du fluide froid tandis qu’à contre courant, il est possible
d’abaisser la température du fluide chaud à une valeur qui tendra vers la température d’entrée
du fluide froid.

Calcul de la puissance thermique d’un échangeur : le bilan thermique

Une première expression du flux de chaleur transféré dans un échangeur peut être déterminée
en écrivant qu’il est égal au flux de chaleur perdu par le fluide chaud et au flux de chaleur
gagné par le fluide froid pendant leur traversée de l’échangeur (en négligeant les pertes vers
l’extérieur):

La puissance échangée (en Watts) entre deux fluides à l’état monophasique, dépend
essentiellement des trois critères suivants :
- Le débit massique des fluides ( en [kg/s]),
- Les propriétés thermophysiques des fluides (masse volumique (ρ en [kg/m 3]) et
chaleur spécifique (Cp en [J/kg-K])).
- L’écart de température que vont subir les fluides (ΔT en [K] ou en [°C])

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Méthode de dimensionnement

Le dimensionnement d’un échangeur consiste à calculer la surface d’échange nécessaire pour


obtenir les performances désirées (puissance, température de sortie).
Pour connaitre la surface d’échange de l’échangeur, il faut dans un premier temps connaitre :

 les Grandeurs dimensionnantes telles que la puissance, les températures, les débits (la
détermination de ces grandeurs par les bilans thermiques).
 Ensuite, il faut calculer, et ce quelle que soit la méthode de dimensionnement utilisée,
les coefficients d’échanges thermiques partiels et le coefficient d’échange thermique
global.

Coefficient d’échange global et partiel

Pour expliquer clairement la notion de coefficient d’échange, on considère une paroi


métallique au travers de laquelle la chaleur est transférée par conduction, cette paroi étant en
contact avec un fluide chaud et sur son autre face avec un fluide froid : cette situation se
traduit par un transfert de chaleur entre les deux fluides. On peut exprimer par l’équation qui
suit la relation entre le flux de chaleur transféré P, l’écart de température ΔT des deux fluides
(le chaud (indice c) et le froid (indice f)) et l’aire S de la paroi d’échange:

Cette équation plus connue sous le nom de loi de Newton caractérise le transfert de chaleur
entre les deux fluides et introduit ainsi de nouvelles grandeurs :

Le facteur U dont l’unité est en [W/m²-K] qui exprime la qualité du transfert de chaleur entre
les deux fluides s’écoulant de part et d’autre de la paroi ; ce facteur est désigné comme le
coefficient d’échange thermique global entre les deux fluides (CETG).

Le facteur Rg, inverse du produit U.S, dont l’unité est en [K/W] appelé résistance thermique
globale (RTG) dont le concept est issu directement de l’analogie avec la résistance électrique
de la loi d’Ohm dans le domaine du génie électrique.

Une grande part du calcul d’un échangeur repose sur l’évaluation de ce coefficient d’échange
global dont la valeur peut être très différente suivant le type de paroi en contact avec les
fluides, les fluides et leurs propriétés, l’état du fluide (simple phase gazeux ou liquide, double
phase), les modes de transfert entre les fluides et la paroi (réchauffement ou refroidissement,
évaporation, condensation…). Bien que le calcul d’un échangeur nécessite l’évaluation
précise du coefficient d’échange global, il est indispensable de connaître les ordres de
grandeur des coefficients d’échanges globaux dans diverses conditions, notamment pour juger
rapidement de la justesse d’un calcul (tableau 1).

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On notera que la valeur de ce coefficient est avant tout gouvernée par la résistance thermique
convective (c’est à dire le transfert entre la paroi et le fluide), la résistance par conduction
étant très faible dans la majorité des cas (car les parois sont de faible épaisseur et de
conductivité thermique élevée). Ce point souligne alors l’importance d’une bonne évaluation
des transferts thermiques par convection.
Le coefficient d’échange global U se calcule à partir des différentes résistances thermiques de
convection (interne et externe), de conduction (paroi solide) et éventuellement des résistances
d’encrassement (dépôt biologique, tartre...etc.) :

1- La résistance de conduction due à la présence d’une paroi solide s’exprime grâce à


l’équation de la chaleur, elle est fonction de la géométrie de la paroi (coordonnées
plan, cylindrique ou sphérique). Elle dépend aussi de la nature du matériau
(conductivité thermique). Si la conduction est monodirectionnelle comme cela est le
cas dans une paroi plane, on utilise l’expression suivante :

𝑅𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 = 𝑒 / k×𝑆

Si la conduction est réalisée dans une paroi cylindrique, on utilise l’expression qui suit
:

2- Les résistances thermiques de convection sont en fait l’inverse du coefficient


d’échange convectif h (interne et externe). Chaque coefficient d’échange convectif est
calculé à partir de la valeur du nombre adimensionnel de Nusselt qui est évalué par des
corrélations empiriques données en fonction de la géométrie (diamètre par exemple),
des régimes d’écoulement (laminaire, transitoire ou turbulent) et de nombres
adimensionnels (Reynolds (Re), Prandtl (Pr)).

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3- Enfin, les valeurs des résistances d’encrassement. En général, l’encrassement des échangeurs
de chaleur est défini comme le dépôt de matériaux ou de substances non désirées sur les
surfaces d’échanges. Ce dépôt peut être constitué de cristaux, de sédiments, de résidus
biologiques, de produits d’une réaction chimique ou bien encore être la combinaison de
plusieurs de ces éléments.

L’encrassement (fouling) est un processus qui est dynamique et qui se déroule de façon
continue ou ponctuelle, généralement jusqu’à atteindre un état d’équilibre (valeur asymptotique) ou
jusqu’à ce qu’il soit nécessaire de nettoyer l’échangeur – la période d’encrassement pouvant varier de
quelques heures à plusieurs mois, voire plusieurs années. La prise en compte des résistances
thermiques d’encrassement dans le calcul du coefficient d’échange global permet de simuler le
fonctionnement de l’échangeur en conditions dégradées.

La résistance globale (et en conséquence U) se déduit de la règle d’additivité des résistances


partielles:

On notera que le coefficient d’échange global doit être défini par rapport à une surface
d’échange de référence. Dans le cas, d’une paroi plane, cette surface de référence est évidente
puisqu’unique : c’est la surface de la paroi. Dans le cas d’une paroi tubulaire (cylindrique),
deux surfaces d’échange de référence peuvent être retenues : la paroi interne ou externe. On
peut alors choisir indistinctement l’une ou l’autre à la condition de maintenir ce choix tout au
long du calcul.

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Ainsi, le coefficient d’échange global U (défini par rapport à la surface d’échange interne –
notée avec un indice int - pour les échangeurs tubulaires) est déterminé par la relation suivante
dans laquelle interviennent la résistance de paroi, les résistances convectives et les résistances
d’encrassement :

𝑅𝑔𝑙𝑜𝑏𝑎𝑙 = 𝑅𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑥𝑡 + 𝑅𝑒𝑛𝑐𝑟𝑎𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑥𝑡 + 𝑅𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 + 𝑅𝑒𝑛𝑐𝑟𝑎𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑖𝑛𝑡


+ 𝑅𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑡

Rencrassement est une résistance thermique due à l’encrassement des surfaces d’échange dont il
faut tenir compte après quelques mois de fonctionnement (entartrage, dépôts, corrosion,…).
Le tableau 6.1 en donne quelques valeurs pour les fluides les plus courants.

Tableau 6.1 : Valeurs de la résistance d’encrassement pour quelques fluides.

L’expression de Rglobal prend différentes formes suivant le type d’échangeur considéré.


en négligeant les résistances d’encrassement, on obtient :

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Méthode de l’écart de température moyenne logarithmique

La différence de température moyenne dépend de la nature, du débit des deux fluides, mais
également du sens d'écoulement des deux fluides. L’expression suivante relie la puissance
échangée, le coefficient d’échange global et la surface d’échange totale :

La différence de température moyenne logarithmique ΔTln est définie de la manière suivante :

Cette expression fait intervenir les paramètres ΔTa et ΔTb qui représentent les écarts de
températures aux deux bornes de l’échangeur. Elle s’applique aussi bien aux échangeurs à co-
courants qu’à contre-courants.

Exemple :

T1e = 90°C T1s = 35°C


T2e = 20°C T2s = 30°C

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Remarque :

Dans le cas où la condition de courant parallèle des fluides n’est pas respectée, c'est-à-dire
pour une configuration à courant croisés, un aménagement de la méthode de la moyenne
logarithmique est réalisé en introduisant un facteur correctif F qui prend en compte la
spécificité de l’échangeur. Ainsi, la différence de température moyenne logarithmique
correspond à la valeur en contre-courants multipliée par le facteur de correction F.

La méthode de dimensionnement par l’écart de température logarithmique se résume donc à


une succession d’opérations simples dont l’organigramme suivant synthétise les principales
étapes.

Cette méthode permet essentiellement la détermination de la surface S de l’échangeur et ne


s’applique que dans des conditions strictes:

 le coefficient d’échange global est supposé constant,


 les échangeurs sont à circulation parallèle (co ou contre-courant) ou corrigé d’un
facteur F si ce n’est pas le cas,
 les capacités thermiques massiques des fluides sont supposées constantes tout au long
du processus.

Remarque :

La méthode de l'écart logarithmique, si elle est commode pour évaluer une surface d'échange
(les quatre températures des fluides étant connues a priori) présente une limite d’utilisation
lorsqu'il s'agit d'évaluer la puissance thermique échangée pour un échangeur de surface
connue. Une méthode - celle de l'efficacité et du Nombre d'Unités de Transfert (NUT) - est
proposée pour éviter cette difficulté. L’objet de cette dernière méthode de dimensionnement
est d’évaluer la puissance thermique transférée dans un échangeur dont la géométrie est
connue.

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Efficacité d’un échangeur

Définition et calcul :

On définit l’efficacité d’un échangeur comme le rapport du flux de chaleur effectivement


transféré dans l’échangeur au flux de chaleur maximal qui serait transféré dans les mêmes
conditions de températures d’entrée des deux fluides dans un échangeur tubulaire de longueur
infinie fonctionnant à contre-courant :

 Cas où qc1 < qc2, le fluide chaud commande le transfert :

Si L alors 1s 2e d’où :

On définit alors une efficacité de refroidissement :

 Cas où qc2 < qc1, le fluide froid commande le transfert :

Si L alors 2s 1e d’où :

On définit alors une efficacité de chauffage :

Nombre d’unités de transfert

On appelle nombre d’unités de transfert, le nombre sans dimension :

𝑼. 𝑺
𝒒𝒄
On distingue le nombre d’unités de transfert du côté chaud :

𝑼. 𝑺
𝑵𝑼𝑻𝟏 =
𝒒𝒄𝟏

Et de même, le nombre d’unités de transfert du côté froid :

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𝑼. 𝑺
𝑵𝑼𝑻𝟐 =
𝒒𝒄𝟐

Dans la pratique, seul le NUTmax correspondant au débit thermique minimum est utile.

𝑼. 𝑺
𝑵𝑼𝑻𝒎𝒂𝒙 =
𝒒𝒄 𝒎𝒊𝒏

Nous allons montrer dans ce qui suit que le nombre d’unités de transfert (NUT) est lié à
l’efficacité de l’échangeur et que son utilisation permet de simplifier les calculs de
dimensionnement des échangeurs.

Relation entre NUT et efficacité

Considérons le cas d’un échangeur tubulaire simple fonctionnant à contre-courant et


supposons que le fluide chaud commande le transfert : qc1 < qc2 donc :

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Calcul d’un échangeur

a/ Températures de sorties connues

Le coefficient global de transfert h ayant été calculé, on connaît : q c1, qc2, 1e, 1s, 2e et 2s.
On peut utiliser l’une des deux méthodes suivantes pour calculer S :

Méthode MLDT :

𝜑
- On en déduit : 𝑆 =
𝑈.∆𝑇𝑚

Méthode du NUT :

- On détermine NUTmax par utilisation des formules ou des abaques.


𝒒𝒄 𝒎𝒊𝒏
- On en déduit : 𝑆 = 𝑁𝑈𝑇𝑚𝑎𝑥 𝑈

b/ Températures de sortie inconnues

Le coefficient global de transfert U ayant été calculé, on connaît : q c1, qc2, 1e, 2e et S. On
peut utiliser l’une des deux méthodes suivantes pour calculer 1s et 2s :

Méthode MLDT :

Son application nécessite la résolution (complexe) par des méthodes numériques du système
de deux équations :

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Méthode du NUT :

c/ Echangeur 1-2

C’est l’échangeur à faisceau le plus simple : le fluide circulant dans l’enveloppe effectue un
seul passage tandis que le fluide circulant dans le tube effectue 2 (ou 2n) passages :

Schéma d’un échangeur 1-2

Comme pour l’échangeur tubulaire simple, il existe une relation reliant le nombre d’unités de
transfert maximal NUTmax et l’efficacité de l’échangeur :

On trouvera également à la fin du chapitre les abaques établis à partir de cette relation. Le
calcul d’un échangeur 1-2 s’effectue en appliquant la méthode du NUT telle qu’elle a été
décrite pour les échangeurs tubulaires simples.

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d/ Echangeur 2-4

Lorsque l’échangeur 1-2 ne permet pas d’obtenir une efficacité supérieure à 0,75, on cherche
à se rapprocher davantage de l’échangeur à contre-courant en effectuant 2 (ou plus) passages
en calandre. L’échangeur 2-4 comporte une chicane longitudinale de sorte que le fluide en
enveloppe effectue 2 passages. Le fluide dans le tube effectue 4 (ou 4n) passages.
Comme pour l’échangeur tubulaire simple, il existe une relation reliant le nombre d’unités de
transfert maximal NUTmax et l’efficacité de l’échangeur :

Où : 12 est le rendement de l’échangeur 1-2 fonctionnant dans les mêmes conditions donné
par la relation précédente.

Schéma d’un échangeur 2-4

On trouvera également à la fin du chapitre les abaques établis à partir de cette relation. Le
calcul d’un échangeur 1-2 s’effectue en appliquant la méthode du NUT telle qu’elle a été
décrite pour les échangeurs tubulaires simples.

e/ Echangeur à courants croisés

Comme pour l’échangeur tubulaire simple, il existe une relation reliant le nombre d’unités de
transfert maximal NUTmax et l’efficacité de l’échangeur :

 Deux fluides non brassés :


 Deux fluides brassés :

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 Un fluide non brassé :

Fluide commandant le transfert (qc min) non brassé :

Fluide commandant le transfert (qc min) brassé :

Le calcul d’un échangeur à courants croisés s’effectue en appliquant la méthode du NUT telle
qu’elle a été décrite pour les échangeurs tubulaires simples. On trouvera à la fin du chapitre
des abaques représentant ces différentes formules.

Le choix technologique : Identification des caractéristiques d’usages nécessaires à une


sélection adaptée d’un échangeur thermique

Différentes caractéristiques sont nécessaires pour amorcer les étapes de choix technologique
d’un échangeur thermique. Ces grandeurs sont en premier lieu les données du procédé dans
lequel l’échangeur doit être intégré, puis des caractéristiques associées aux contraintes
spécifiques.

1/ Les fluides de transfert du procédé

En premier lieu, il faut pouvoir définir le plus précisément possible les différentes données du
process dans lequel l’échangeur est prévu d’être intégré. Cela passe inévitablement par la
définition des fluides utilisés et de leurs conditions d’usage. La définition des fluides du
procédé est bien évidemment d’une importance capitale car il permet de définir les différentes
propriétés thermophysiques des fluides qui seront mis en jeu et qui servent aux calculs des
différentes grandeurs dimensionnelles et adimensionnelles.

2/ L’état des fluides de transfert (monophasique, diphasique)

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3/ Les conditions extrêmes d’usage de l’échangeur

Les températures maximales d’usage de l’échangeur ; la pression maximale de service de


l’échangeur sur l’un ou l’autre des circuits ; le critère de pertes de charge maximales
acceptables (ou de la perte de charge maximale).

4/ L’encrassement des échangeurs thermiques


Ce critère demande une connaissance du potentiel encrassant du fluide qui peut induire
plusieurs effets (Bouchage, Colmatage) et qui se traduisent par des effets sur la performance
globale (Dégradation des performances thermiques, Augmentation des pertes de charge,
Surdimensionnement). Ainsi, la question de l’encrassement est primordiale. Lors du
fonctionnement avec des fluides à potentiel encrassant, il se peut qu’au bout d’un certain
temps de fonctionnement de l’échangeur, celui-ci ne soit plus en mesure de fournir la
puissance nécessaire. Il peut alors être judicieux d’écarter certaines typologies d’échangeurs
qui sont très sensibles à ces phénomènes pour éviter, soit une dégradation trop importante
et/ou rapide des performances de l’échangeur, soit pour préconiser une technologie
d’échangeur qui permette une inspection et un nettoyage aisés pour assurer - et ceci tout au
long de sa vie - les performances escomptées.

5/ Critère sur les exigences d’étanchéité de l’échangeur et les risques de fuite des fluides
La question des risques de fuite de fluides (et incidemment la qualité de l’étanchéité de
l’échangeur) peut être un critère important notamment vis-à-vis de la sécurité de l’installation,
les risques sur l’environnement. Ce critère peut être très contraignant en matière de choix
technologique et peut intervenir dans le dimensionnement de l’échangeur lui-même par la
nécessité d’une épaisseur de paroi importante (prenant en compte par exemple des scenarii de
corrosion annuelle…).

6/ Critère d’encombrement/compacité
La compacité d’un échangeur permet ainsi de juger rapidement de la performance d’un
échangeur thermique. Ce critère peut aussi être déterminant en termes de choix
technologique et de dimensionnement suivant la place (surface et/ou volume) que demande
l’installation de l’échangeur dans le process.

7/ Critère de coût de l’échangeur


Ce critère reste le point sensible des relations fabricants / utilisateurs, surtout pour des
applications bien connues, maitrisées et standardisées. Pour des applications plus spécifiques
ou la réussite du projet est fortement conditionnée par la conception et la fabrication de
l’échangeur, le critère du prix peut prendre moins d’importance.

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Abaques NUT = f() pour les échangeurs

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