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AMBROSIA - l'éveil vers l'immortalité

© Copyright - tous droits réservés à JEAN-PIERRE HERMANS


Toute reproduction, distribution et vente interdites
sans autorisation de l’auteur et de l’éditeur.

Courverture : Liga Lauzuma (Ogres Novads, Latvia)


Correction : Claire Canuel (canuel@reviseurs.ca)
Portrait : Marie-Claire Dubourg (www.photodubourg.com)

Dépôt légal :
Bibliothèque et Archives Canada
Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Un exemplaire de cet ouvrage a été remis


à la Bibliothèque d'Alexandrie, en Égypte

POUR TOUTE COMMUNICATION :

http://www.dedicaces.ca
info@dedicaces.ca

Jean-Pierre Hermans : jeanpierre.hermans@voila.fr

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Jean-Pierre Hermans

Ambrosia
l'éveil vers l'immortalité

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Remerciements

Mon livre n’est pas né de mon mental : j’ai été poussé à l’écrire par mes
guides spirituels. J’espère que le message qu’ils m’ont transmis a été
fidèlement reproduit.

Il est de coutume de remercier toutes les personnes qui ont collaboré à


la réalisation d’un livre mais, avec l’expérience, cet exercice s’avère plus
indispensable qu’il n’y parait. J’en veux pour preuve le sentiment de
reconnaissance reçu par les personnes que j’ai consultées.

Je commence donc ces remerciements pour mes parents qui ont


toujours été présents depuis ma naissance et qui, tout au long du
parcours, n’ont cessé et ne cessent de me témoigner leur amour et leur
confiance.

À ma compagne, Francine Flye, pour sa patience et sa coopération, mais


aussi pour sa disponibilité chaque fois que j’ai réclamé sa présence.

Toute ma gratitude pour Julia Saint-Paul, de Paris (France), pour la


première révision du livre et ses suggestions. Ma totale reconnaissance à
Claire Canuel, de Sherbrooke (Québec), pour sa disponibilité et sa
participation à la correction et à la relecture définitive du livre. Mais
également à sa motivation qui l’a conduite à me présenter les éditions
Dédicaces.

Du respect envers Monsieur Boulianne, de Montréal (Québec), mon


éditeur, pour son engagement et sa passion à exercer son métier avec
noblesse. De la gratitude et des remerciements pour la confiance qu’il
m’accorde.

Enfin, une pensée à tous ceux qui ont apporté leur contribution par leur
écoute, leur patience, et leurs avis.

- JEAN-PIERRE HERMANS

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A propos de l’auteur

Jean-Pierre Hermans est né le 9 février 1961, en France, soit à Orthez,


dans le département des Pyrénées Atlantiques.

Fils de promoteur constructeur, il a intégré la société de promotion


familiale en 1983. Il a appris ce métier de bâtisseur grâce à son père qui
lui a transmis, quelques années plus tard, les rênes de sa société.
Spécialisé dans la vente d’appartements en VÉFA (ventes en l’état futur
d’achèvement), il a accordé à ses clients la possibilité de concevoir leur
future résidence sur mesure, que ce soit les plans, les matériaux ou les
coloris. Cette option lui a valu d’être comparé par certains de ses
acquéreurs à « la haute couture de l’immobilier ». Membre de la Fédéra-
tion des promoteurs constructeurs, il a construit ses réalisations dans la
grande région du sud-ouest de la France.

Parallèlement à son métier, il a accompagné bénévolement des person-


nes en recherche personnelle, mais aussi des personnes cherchant à
comprendre le sens de leur maladie, de leurs problèmes professionnels
et familiaux.

Deux mondes en apparence opposés, mais pourtant assez comparables.


En effet, si l’on part du principe qu’un appartement a pour fonction
d’être habité par son propriétaire, pourquoi le corps ne serait-il pas
habité par l’âme ? Jean-Pierre Hermans s’est basé sur deux définitions
du dictionnaire :

- Âme : principe de vie et de pensée de l’homme animant son


corps ; rendre l’âme, c’est mourir ;
- Incarner : prendre un corps de chair, en parlant d’un être
spirituel.

Mais aussi sur l’analyse des rêves, où souvent la vision d’un immeuble,
d’une habitation correspond au corps du rêveur. Dans les deux cas, il
s’occupe des « occupants ».

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Aujourd’hui, l’auteur s’est lancé dans la réalisation d’un livre qui traite de
ces sujets. Il a compris qu’au travers de son métier de bâtisseur, la
construction de l’homme était certes le projet le plus important qu’il
avait à réaliser. Cette construction se résume à peu près en ces termes :
réactiver l’esprit et contrôler le mental.

Il a décidé d’accorder du temps à la promotion de son livre pour


rencontrer, lors de conférences, des personnes en recherche personnelle.
Il souhaite participer à l’unification de l’homme à sa véritable nature
pour que chaque être retrouve l’amour, la liberté et la vie éternelle qui
résident en lui.

Le projet Ambrosia pourrait alors voir sa construction se réaliser afin de


développer d’une manière plus fonctionnelle la mise en pratique d’une
thérapie d’éveil.

Puissent ses rêves se réaliser.

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PREMIÈRE PARTIE

RETROUVER LA VÉRITABLE NATURE DE CHAQUE ÊTRE

Introduction

Ce livre est avant tout le fruit de recherches, de méditations et


d’expériences personnelles. Il n’a pas la prétention d’enseigner ni d’affir-
mer quoi que ce soit, mais simplement de partager des expériences, des
idées, des avis.
Les sujets abordés sont déjà connus par les philosophes, les
mystiques, et les chercheurs de toute nature. Il est ici simplement ques-
tion d’une vision personnelle dans la présentation de sujets connus dont
l’énigme, l’interprétation et la compréhension restent toujours fasci-
nantes.
En ma qualité de bâtisseur, j’ai compris, qu’au travers de mon
métier, la construction de l’homme était certes le projet le plus impor-
tant que j’avais à réaliser. Cette construction se résume à peu près en ces
termes : réactiver l’esprit et contrôler le mental.
L’originalité de mon parcours réside dans le fait que j’ai toujours
mené une vie double :

 celle de quelqu’un catalogué, pour certains, au rang de mystique,


de guide, de guérisseur ou d’original ;
 celle de quelqu’un reconnu en qualité de promoteur constructeur
et membre de cette Fédération.

Je vous livre l’essentiel du résultat de 20 000 années d’observa-


tions. Je vous remets mon travail avant de quitter cette Terre que j’aime
tant, car il sera temps pour moi de retrouver ma famille spirituelle.

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CHAPITRE 1

Présentation

Je vais vous raconter brièvement une partie de mon chemine-


ment. Je suis né, sous le signe du verseau, par une nuit froide d’hiver,
dans une famille où j'étais chaleureusement attendu.
Je me souviens des moments merveilleux de la toute petite
enfance où le rythme de la vie est basé sur la stricte réalité du moment
présent. Quel bonheur !
Mais, pour moi, vers l’âge de 5 ans, arrive le moment de décou-
vrir l’école et là, comme pour beaucoup d’autres enfants, commencent
les premières étapes de la dispersion.
J’étais comparé aux autres petits de mon âge et je devais suivre le
même enseignement que tout le monde; je devais entrer dans le moule,
quelles que soient mes premières aspirations. Ne serait-ce que le fait
d’être ramené à écrire avec la main droite, alors que ma première inten-
tion était d’être gaucher.
Je reçus une éducation dans un collège dirigé par des religieux et
une scolarité limitée aux diplômes de l'enseignement secondaire. J’ai
quitté la faculté de sciences économiques pour effectuer le service mili-
taire. L’année suivante, j’ai réintégré l’entreprise familiale afin d’appren-
dre le métier de promoteur constructeur.
Vivant dans le contexte d'une famille unie et aimante, entouré
d'une mère souriante et protectrice, d'un père chef d'entreprise mêlant la
dureté du roc et la tendresse d'un bon père, j'ai eu le loisir de m'occuper
de sujets qui me passionnaient. J'ai pu, parallèlement à mon métier,
m'interroger sur des sujets existentiels.
J’ai toujours été convaincu de l’existence d’autres dimensions,
soit que la connaissance ne s’arrêtait pas à ce que je voyais ou à ce que
j’apprenais au cours de mes études.
Je ne me suis jamais senti seul, ressentant en permanence, en
moi, cette présence que je ne pouvais néanmoins, à l’époque, préciser ou
nommer.

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Une démarche d’accompagnement de personnes en recherche se
mit en place relativement tôt suite à un sentiment profond, celui que je
pouvais accompagner des êtres dans leurs recherches personnelles.
J’avais naturellement un sens de l’écoute et un esprit d’analyse.
Cependant, conscient des dangers d’un enseignement faux ou inadapté,
je commençai mon approche par de simples questions en souhaitant que
les réponses de mes interlocuteurs les éclairent dans leur cheminement.
Ainsi, je reçus de nombreuses personnes en quête de spiritualité, ce qui
développa une meilleure compréhension de leurs problèmes de santé,
professionnels ou familiaux.

Parallèlement à mes activités, j’ai toujours recherché dans la


nature des lieux de sérénité, des endroits naturellement beaux et
équilibrés favorables à la contemplation et à la méditation. J’espérais
surtout que l’ambiance particulière du lieu soit favorable à une
introspection mais aussi, comme pour les vases communicants, que
l’atmosphère de quiétude que je ressentais en ces lieux trouve une place
au sein de moi-même. J’espérais qu’une alchimie d’échange de milieu de
paix se réalise. J’avais conscience de pouvoir aider mon prochain, à
condition que je trouve d’abord cet état en moi.

Pendant des années, j’ai mené cette vie double partagée par des
intérêts professionnels et financiers et des aspirations humanitaires
bénévoles.

La Rencontre
Quand mon métier me permettait de souffler un peu, j’en profitais
le weekend pour me ressourcer. Pour cela, je partais souvent en montagne
où j’aimais escalader les pentes abruptes qui me rapprochaient symbolique-
ment du ciel. Je recherchais ce contact avec la nature afin de m’unir à
l’énergie de la Terre. Là, je trouvais les conditions idéales pour établir une
distance avec mon travail, donc de me retrouver.

Au bout de quelques heures de marche, j’arrivai enfin au sommet


d’un col : quel paysage ! L’air semblait pur, les couleurs plus naturelles,
seules les cloches de quelques troupeaux semblaient à peine audibles. Une
légère bise rafraîchissait mon visage, alors qu’un aigle se servait des
courants dans son ascension. Je cherchais la meilleure position pour mon
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confort et je commençais des exercices de respiration. Je me raccordais à la
vibration du lieu et je profitais pleinement du moment présent. La beauté
naturelle du site facilitait la contemplation.
Toutes les conditions étaient atteintes afin de commencer un
exercice de méditation et d’introspection. Je prenais plaisir à chercher le
moyen d’entrer en contact avec le fond de mes pensées. J’y arrivai souvent,
mais j’étais généralement déçu du résultat ; inconsciemment, je recherchais
en moi quelque chose que je ne pouvais nommer, mais qui me semblait
doté d’une qualité de pureté.
C’est pour cette raison que je prospectais des lieux adaptés à ma
recherche. Alors que j’explorais des pistes, mon attention se dirigea vers ma
respiration et je me mis à m’écouter respirer. Ma concentration se fixa sur
le son de ma respiration et, contre toute attente, plus rien : j’eus accès à
mon silence intérieur. Ce silence entraîna en moi un état de plénitude, de
totalité. Je ne faisais aucun effort, je ne maîtrisais plus rien quand j’entendis
au fond de moi un son à peine audible, une voix qui se manifestait, une
voix en apparence très lointaine et très différente dans l’énergie et
l’intensité par rapport à la voix de mes pensées habituelles. Mais elle ne
m’était pas étrangère, je l’avais parfois entendue dans mon enfance face à
des décisions à prendre, me prévenant d’un danger pour ma famille ou moi.
Comme quand tout le monde vous dit qu’il faut aller dans telle direction et
vous ignorez pourquoi, mais vous savez que vous devez aller autrement ;
c’est une certitude en vous qui ne souffre pas du doute.
Après quelques minutes, je tentai de retrouver cet état, de m’iden-
tifier à ce silence qui me procura quelques instants auparavant tant de
quiétude et j’entendis à nouveau cette voix intérieure qui me livra
inopinément un enseignement : « Tous les hommes sont reliés entre eux, ne serait-
ce que par leur nature commune spirituelle. Toute réponse est en soi. On se perd soi-
même à chercher ailleurs. Les hommes doivent toujours chercher la solution à leurs
problèmes en eux-mêmes ».
Puis la petite voix ajouta: « Si tu veux avancer sur le chemin de ta connaissance
personnelle, place-toi devant un miroir et pose toi la question : Qui suis-je? ».
Étonnamment, je n’étais aucunement troublé de converser silen-
cieusement ainsi avec moi-même. J’avais la certitude qu’il n’y avait rien
d’aussi naturel que de me fier à cette voix intérieure. Et puis, plus rien.
Mes pensées courantes reprirent alors leur cycle ininterrompu.
La descente vers la plaine me parut très courte, je ne cessais de
penser à cette expérience qui m’avait apporté tant de joie et de légèreté.

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Tu n’y verras clair qu’en regardant en toi. Qui regarde dehors rêve. Qui
regarde à l’intérieur se réveille. (Dr Carl Gustav Jung)1

Quelques jours passèrent. Je pensais à mon pèlerinage en


montagne. L’ambiance du lieu avait fonctionné en moi comme pour les
vases communicants. La vision de paix et de pureté que je projetais sur
les sommets enneigés m’avait permis de m’identifier à cette paix, à cette
pureté et à la retrouver en moi. Par la vision des sommets, de la plaine,
de cette nature parfaite, j’avais eu accès à ma petite voix. Finalement, je
me dis: «Qu’est-ce que je risque à mettre en œuvre les conseils de cette
petite voix intérieure ?» Ne trouvant aucune réponse qui puisse me
détourner, je me positionnai donc tout droit devant un miroir et je me
posai la question: Qui suis-je ?

La véritable nature de l’homme

Qui suis-je ?
Que reflète ce miroir? En apparence, un corps! C’est ce que je
vois, là, devant moi, dans ce miroir censé me donner des réponses. Je
vois mon corps avec ses détails, ma tête, mes traits, ma morphologie. Un
corps qui bouge, qui s’anime, qui s’exprime, qui entend, qui peut
expérimenter tous les sens. Le miroir me fournit une image extérieure de
ma morphologie. Mais à l’intérieur, que se passe-t-il ? Cela n’apparaît pas
dans le miroir. Je suis donc tenté d’entreprendre une introspection.
Mais ce voyage à l’intérieur de moi-même me semble plus
complexe et nécessite quelques efforts de concentration. En effet, mes
pensées déferlent les unes après les autres dans un certain désordre. En
même temps, un phénomène me surprend, car je me sens capable
d’écouter mes pensées et de conclure que je ne suis pas mes pensées et
que je ne suis pas ce que je pense puisqu’une partie de moi analyse le flot
incessant de ces pensées. Dans ce cas me vint une question: Qui écoute
donc mes pensées? J’en étais un peu troublé et, en même temps, cela me
paraissait normal. Je me posais même la question suivante : Suis-je un ou
deux?

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http//www.dictocitations.com
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L’observation de mes pensées me demandait une très grande
attention que je ne pouvais garder que quelques instants. Cependant,
même si cette observation était de courte durée, je constatais que, d’une
part, mes pensées occupaient tout le temps, elles n’observaient aucun
répit. D’autre part, leur contenu était à la fois surprenant et répétitif. En
d’autres termes, j’étais surpris de ce contenu dont je n’avais absolument
pas conscience.
Cela veut dire que mon cerveau émet des pensées ininterrom-
pues et répétitives dont je ne me rends pas compte si je n’exerce pas une
attention extrême de ces dernières. Leur écoute m’apprit qu’il régnait en
moi, contre toute attente, un état qui me dépassait. En effet, hormis des
pensées que chacun réalise dans sa vie quotidienne, des pensées de
doute, de culpabilité ou de peur apparaissaient de temps à autres.
Quels étaient ces doutes, ces culpabilités, ces peurs? Ils se mani-
festaient sous les formes de : « Je ne vais pas y arriver», «J’ai peur d’échouer»,
«Je suis responsable », etc. Je me posai d’autres questions : Qui est cette
partie à l’intérieur de moi qui écoute mes pensées? Est-ce que c’est cette
partie qui me parlait en montagne?
Là, c’était plus difficile à analyser, c’était comme s’il y avait à
l’intérieur de moi un observateur de tout ce qui se passait. Ce spectateur
se voyait moins facile à atteindre; lui, c’était dans le silence que je le
trouvais, c'est-à-dire quand je fais un effort pour ne penser à rien (et,
croyez- moi, c’est difficile de ne penser à rien) alors, le temps de
quelques secondes, je le ressens. Autant si je suis sûr que mes pensées
sont mentales, je suis convaincu que ce témoin-là ne l’est pas. Quelle est
donc la nature de cet observateur ? Je n’avais pas encore de réponse.

À ce stade de ma propre introspection, je concluais que j’avais


un corps qui représentait ma partie extérieure. À l’intérieur de ce dernier
se déroulaient des pensées dont je n’avais pas conscience et, qu’en plus,
je ne maîtrisais pas avec, pour couronner le système, un spectateur dont
je ne connaissais pas la nature.
Je ne pouvais me contenter de cette analyse, il fallait que
j’entreprenne des recherches pour en savoir plus sur cet aspect de moi
que je découvrais. J’essayais de me rappeler dans quel état d’esprit j’étais
quand je reçus l’information qu’il fallait chercher en soi. Peut-être allais-
je trouver par ce chemin la réponse à ma question ? Je me souviens que
j’étais très concentré sur ce qui se passait à la fois autour de moi et en
même temps en moi. Une sensation de totale présence où l’on ressentait
tout ce qui se passait, même en dehors de sa propre vision, un peu
comme si mes sens percevaient tout ce qui était visible, et même ce qui
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ne l’était pas. L’attention était totale à tel point que le brouhaha de mon
mental s’estompait. Je recherchais un silence total en moi, un peu
comme quand vous voulez entendre un son à peine audible; on en vient
même à respirer moins fort, car le bruit du souffle dérange la parfaite
audition de ce bruit lointain.
Ainsi, je réussis momentanément à faire taire mes pensées
anarchiques et à ressentir cette présence, cet observateur. Il était là, en
moi, présent, serein, tranquille, dans un silence total. J’étais dans un état
de plénitude, moi-même présent, serein, tranquille comme je l’avais été
en montagne. Pour savoir si c’était bien cette présence qui m’avait parlé
en haut du col, je me tentai à lui poser une question: « Qui es-tu? » Sa
réponse se fit attendre quelques secondes et me surprit quelque peu :
« Je suis ».
Je savais que le fait de parler avec moi-même était assimilé en
médecine à la psychiatrie, mais je n’éprouvais aucune gêne quant à cet
aspect. Je poussai donc quelques questions supplémentaires :
« Quelle est ta nature?
- Ma nature est spirituelle, je suis de Lumière.
- Quelle différence y-a t-il entre mes pensées et tes réponses ?
- Tes pensées proviennent de ton mental, c'est-à-dire par tout ce que tu as
appris et enregistré de l’éducation, de l’enseignement. Quant à tes réponses, elles
proviennent de ta véritable nature intemporelle et immatérielle.
- Comment te nommer ?
- Je suis ton Être de Lumière.
- Que fais-tu donc dans ce corps ?
- Je vis l’expérience de la Terre. »

Ainsi, pendant quelques mois, tout comme on s’entraîne pour un


sport ou un art, je pris quotidiennement le temps de m’observer, de
m’écouter et de distinguer ces deux voix afin de mieux les comprendre.
Je prenais même, pour ainsi dire, rendez-vous avec moi-même, en
marquant le temps nécessaire dans mon agenda !
C’est ainsi que je réussis à privilégier la petite voix de mon Être
de Lumière et à entrer régulièrement en contact avec elle. Elle me
surprenait plus que l’autre voix; ma curiosité était vouée à son écoute. Il
fallut, surtout au début, faire la part des choses entre ces deux voix.
Parfois, je n’étais pas sûr si j’entendais la petite voix ou l’autre, si mon
cerveau me trompait. Rapidement, je compris que c’était précisément ce
doute qui était l’action du cerveau. Avec la pratique, je réussis à dissocier
les voix multiples de mon cerveau de la voix unique de mon Être de
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Lumière. Quand je réussissais à me relaxer suffisamment, à vivre le
présent pleinement, mon cerveau se taisait et là, je pouvais recevoir des
messages de cette petite voix très précise.
Ce contact établi, tout un enseignement en découla. Un ensei-
gnement qui m’obligea à remettre en question tous mes a priori, me
força à me séparer, parfois douloureusement, de mes façons de penser,
qui m’étaient devenues si confortables, et me permit enfin d’accéder à
une paix incomparable.
Alors que je découvrais les balbutiements de la méditation et des
états modifiés de conscience qui en découlaient, je fis la connaissance de
mon Être intérieur. Ce dernier me parlait d’un monde beau et juste. Je
lui dis: « Regarde donc autour de toi, on y voit l'inverse de ce que tu
décris! » Sa réponse fut étonnante : « La vie que tu mènes en qualité d’homme
sur Terre est entourée de miroirs. Quand tu regardes le monde, c'est toi et toi seul que
tu vois. Tu vois la cruauté, l'injustice et la guerre? Alors travaille sur toi ! Travaille
l'amour, la justice et la paix, car il y a encore en toi de la colère, de l'injustice et de la
guerre ». La beauté ne se situe-t-elle pas dans l'œil qui la contemple ? pensai-je.
J’étais abasourdi car, d’une part, comment se faisait-il que
régnaient encore en moi de la colère, de l’injustice et la guerre? C’était
des aspects de moi que j’ignorais et qui étaient en parfait décalage avec
mon comportement ou alors je ne me connais pas moi-même, pensais-
je.
Et d’autre part, comment ce qu’il y avait en moi et que j’allais
transmuter pourrait changer ce qu’il y avait dans le monde? Et pourtant,
je sentais que mon Être intérieur me mettait sur la bonne voie. Je
repensais aux vases communicants.

Au cours de mes méditations, la confiance et l’expérience me


permirent d’avancer, quoique lentement. Si je voulais avancer rapide-
ment, je comprenais maintenant qu’il fallait attendre d’être prêt avant de
pouvoir assimiler certaines informations. Dans le travail sur soi, être
pressé ne fait que ralentir les choses.
J’écoutais mon Être intérieur de Lumière me parler de ses
multiples existences, certaines remontant à des époques immémoriales,
mais qui, selon lui, se déroulaient simultanément, c'est-à-dire mainte-
nant, simplement sur une vibration différente. Il me raconta la création
de la Terre, l’arrivée des premiers hommes (des géants) par la mer, des
périodes fastes de bonheurs simples, d'autres conflictuelles, des régions
merveilleuses aux paysages fabuleux, des civilisations évoluées, des
destructions, des cataclysmes, etc. ; ce cycle se renouvelant sans cesse,
comme toute existence sur Terre.
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Il m'indiqua qu'il accédait à d’autres dimensions de par sa nature
spirituelle, qu’il n’était pas limité à la nôtre. « Telle est la nature de tous les
hommes sans exception », me dit-il, me rappelant, qu’en me décri-vant ses
expériences, c’était de moi-même dont il parlait. De mon véri-table
MOI ! Il me mentionnait que j’avais accès aux autres dimensions, que
j’étais de nature spirituelle, que nous n’étions qu’un, lui et moi, et qu’il
en était de même pour tous les hommes.
Seulement, j’avais oublié cette partie de moi-même en donnant
prépondérance au mental et que j’avais ainsi créé cette rupture artificielle
de moi-même en deux parts. Et celle dont j’étais conscient, qui dirigeait
ma vie jusqu’alors, était de loin la moins puissante, la moins proche de
ma véritable nature.
Ce langage était si étranger à l’éducation et aux enseignements
que j’avais reçus, et qui pourtant me semblait si évident, que je voulais
en savoir plus. Je demandai donc à mon Être de Lumière: « Que suis-je
venu faire ici dans ce corps, sur Terre, au 21e siècle? » C’est ainsi que
j’appris l’étonnante vérité :

« Tu portes en toi tout l’univers, la création, et il en est de même


pour chaque homme. Comme les hommes parlent de l’inconscient collectif, tu
portes dans ta mémoire, des réminis-cences de certains de tes ancêtres
humains qui étaient les Amérindiens et, avant eux, les Atlantes. Notam-
ment, tu t’es incarné cette fois chez « l'homme blanc » pour aider à apaiser
les tensions que ton peuple amérindien et toi-même aviez subies et à
transmuter ces énergies lourdes d'un passé amer, en amour, en pardon et en
compréhension… »

Je compris que mon Être intérieur était venu sur Terre pour se
libérer de ses « états d’âmes ». S’il avait choisi de revenir dans un corps,
c'était pour régler les souffrances, les doutes, les peurs, les culpabilités
qu’il avait accumulés durant ses incarnations précédentes.

Ces souffrances ne m’étaient pas apparues de façon évidente;


j’avais bien quelques tensions dans mon corps, mais pas de graves
problèmes physiques, pourtant en abordant certains sujets, en me
concentrant sur ces tensions du corps, je ressentais parfois un vague
souvenir. De temps à autre, il me revenait en mémoire, de façon floue,
des souffrances, de la nostalgie, des bonheurs aussi, sans savoir
pourquoi. Il m’est même arrivé de « revoir » des scènes de vies
« antérieures » et là, je compris de quoi il s’agissait.
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Je vais vous donner un exemple. Un jour, des amis me propo-
sèrent de suivre, pendant un weekend, un séminaire de développement
personnel à Paris. Arrivés à destination, et après avoir fait connaissance
avec les animateurs, le séminaire se mit en place. Il a été question de
beaucoup de sujets intéressants sur l’aura, les corps énergétiques, etc.
Quand l’animateur indiqua qu’il y avait parmi nous des membres d’une
ancienne tribu amérindienne, cela me parut étrange et sans intérêt
personnel, je ne me sentais pas concerné. Je n’avais pas d’avis particulier
sur les Indiens d’Amérique. L’animateur continua sur le sujet et distribua
quelques chants indiens. Il lut une déclaration d’un ancien chef de tribu,
et le stage se termina. J’étais satisfait de mon voyage.
Dès le lendemain, je repris tout naturellement mes activités
professionnelles ; à cette époque, je construisais un petit immeuble de 20
appartements dans une station balnéaire. Au bout de quelques jours,
alors que je rentrais de mon travail, je me mis à raconter mon séminaire
à ma compagne. J’abordais les sujets évoqués sur un ton amusé, je lui
montrais comment ressentir son corps énergétique, voir l’aura, etc. Mais
quand j’en vins à raconter une histoire du peuple indien, je ressentis une
manifestation étrange : un serrement de gorge, mes yeux se mirent à
briller, des larmes coulèrent, une grosse envie de pleurer se manifesta.
La discussion était un peu légère et, tout à coup, cela devenait drama-
tique. Je ne pouvais plus parler, je revoyais cette époque comme si j’étais
assis dans un fauteuil au cinéma. Je revoyais tout avec les ambiances,
l’atmosphère, comme dans un rêve éveillé. Et je revis le massacre des
Indiens. J’étais parmi eux. Une énorme colère grondait en moi, une
sensation d’injustice, une volonté de vengeance.
Ce n’était pas ma propre mort qui me rendait furieux, mais
surtout la manière dont toute la tribu fut abattue. Je réalisai le message
de ma petite voix: « Tes ancêtres étaient les Amérindiens… »

J’ai eu la chance d’avoir une certaine expérience de l’accompa-


gnement que je mis à mon profit. Heureusement, je réussis à me calmer,
à essayer d’analyser, de comprendre ce qui se passait. Pourquoi n’avais-je
rien ressenti pendant le séminaire? Surtout pardonner et transmuter ces
énergies lourdes en amour et compréhension? Je compris alors pourquoi
mon Être intérieur m’avait dit qu’il régnait encore en moi de la colère,
de l’injustice et de la guerre.
Depuis, ces tensions- là ont disparu, d’autres ont pris place afin
que je travaille d’autres points pour les libérer. Ma compagne me fut
d’une grande aide, elle me permit d’avancer sur ces sujets sans me juger.
Depuis que je me consacre à comprendre tous ces phénomènes,
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j’ai appris que plusieurs personnes ressentent des manifestations sembla-
bles. Peut-être vous est-il arrivé qu’un lieu pourtant inconnu vous parais-
se familier, qu’une partie de l’histoire de l’humanité vous interpelle plus
qu’une autre? Au cinéma, ressentez vous toujours les mêmes émotions
pour des scènes similaires? Vous avez la possibilité de ne pas tenir
compte de ces ressentis, de ces réminiscences ou, au contraire, de vous
demander s’il n’y a pas une clé, un enseignement qui se cachent derrière
ces sensations. J’ai aussi appris que parfois le mental « occulte » ces
aspects par simple protection.

J’étais manager d'entreprise, mais cela n’était en fait que ma


raison sociale, ce n’était que mon programme établi par mon mental,
mon éducation. En réalité, j’étais ici présent pour transmuter mes
propres maux en amour, en pardon et en compréhension. Je compris
que dès que je pourrai réaliser cette mutation, mon âme sera en paix.
Je compris que dès que j’aurai retrouvé cette paix, c'est-à-dire dès que
j’aurai pu transmuter mes souffrances en compréhension (car toute
souffrance est due à l’incompréhension au rapport conflictuel entre la
perception et la réalité) avec les outils du pardon et de l'amour, alors
également tout un peuple ressentirait cet état de libération.
Tout ce que je réaliserais à l’intérieur de moi-même se manifeste-
rait naturellement à l’extérieur. Je comprenais que mon Être intemporel,
immatériel, sans forme, est venu dans ce corps, dans cet homme que je
suis, afin que mon âme se libère. Qu’en effectuant ce travail, tous les
hommes, car reliés entre eux par leur nature spirituelle commune,
ressentiraient, eux aussi, cette libération.

Mon histoire, c'est aussi votre histoire, notre histoire à tous, car
mon Être intérieur est aussi, d’une certaine manière, le vôtre.

Je pris conscience que, si je portais d’une manière inconsciente


des énergies lourdes de souffrance, je possédais également toutes les
forces d’amour et de compréhension pour les transmuter en bien être.
Tout est en nous. Tant que nous portons d’une manière inconsciente ces
mémoires, nous avons de la difficulté à retrouver la vraie liberté et, par
là même, notre Être intérieur. Voilà pourquoi je suis favorable à l’étude
personnelle de toute manifestation du corps et des évènements de la vie
qui nous conduisent à cette compréhension, donc à la liberté.

17
Ce qu’on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l’extérieur
comme un destin. (Dr Carl Gustav Jung)2

L’analyse des rêves donne aussi des clés importantes; le docteur


Jung demandait toujours à ses patients de lui raconter leurs rêves. Mais
cette analyse demeure le domaine des professionnels; une consultation
chez un médecin spécialiste demeure à mon sens plus favorable que de
jouer aux apprentis sorciers avec par exemple des revues trop géné-
ralistes. En effet, le langage du rêve n’a rien de commun avec la compré-
hension mentale. Donc, prudence dans l’interprétation de vos rêves. La
vie sur Terre n’est qu’une équation à résoudre, qu’une aventure que l’on
a tous choisie de vivre dont le seul but est l’éveil !
J’apprends peu à peu à me ressouvenir qui je suis vraiment, qui
nous sommes tous, qui nous pouvons redevenir: des Êtres de
Lumière dans un corps de matière venant vivre une forme de vie plus
consciente !
Vous aussi, vous savez qui vous êtes, qui nous sommes tous,
mais vous l’avez peut-être oublié. Dans les chapitres qui suivent, je vais
vous raconter ce que j’appris tout au long de mes conversations avec
mon Être intérieur et la vision nouvelle du monde qui en découla. Il est
toutefois important que vous découvriez vos propres vérités, que vous
n’avaliez pas ce que je vous raconte comme une autre vérité toute faite
que l’on vous sert sur un plateau. C’est le chemin de la découverte lui-
même qui permet d’accéder à l’éveil.
Ce que vous apprendrez de la lecture vous donnera des outils,
vous conduira à réfléchir sur tel ou tel sujet, mais seule l’expérience
personnelle vous donnera des certitudes. Ne vivez pas par procuration,
n’affirmez pas ce que des auteurs importants à vos yeux ont dit,
expérimentez par vous-mêmes, faites-vous une opinion qui sera la vôtre.
Avant d’aborder le second chapitre, je vous propose un moment
de détente et d’amusement avec les Jeux du Je.

Les jeux du Je
Je suis parti du principe que le langage de mon Être intérieur
était léger et joyeux, que notre véritable nature est d’être légère et
joyeuse. Ainsi j’ai commencé à jouer avec les mots et j’ai commencé par
une question simple : Qu'est-ce qu'un Être de Lumière ? Être provient

2
http//www.dicocitations.com
18
bien sûr du verbe être.
Conjuguons le verbe être à la première personne du présent, cela
devient : Je suis.
Maintenant, remplaçons Être dans l’expression « Être de
Lumière » par « Je suis » : « Être de Lumière » devient « Je suis de
Lumière ». Qui est de Lumière? C’est JE. JE correspond à mon Être, à
ma partie éternelle, incorporelle. Je suis correspond à un état, une
permanence, une réalité.
Si nous avons défini qui est JE, mais alors qui est Moi ?
Moi correspond à ma partie corporelle, mentale, assimilée à la forme.
C’est mon corps. En psychanalyse, le moi, c’est l’ego. Quand je pense à
Moi, quand je m’en fais une idée mentale, c’est bien cela que je vois:
mon corps, ma manifestation dans le monde.

Sur Terre, la manifestation de l’Être, c'est la VIE. Prenons le


verbe vivre et conjuguons-le à la première personne du présent, cela
devient: Je vis.
Être de Lumière = Vivre de lumière.
Je suis de Lumière = Je vis de lumière.
C’est donc JE et pas Moi qui vis de Lumière. Je continuai à jouer
avec les mots : Sur Terre, la vie est un jeu / La vie est un JE
Le jeu de la vie / Le JE de la vie
JE = ÊTRE = VIE
Ce qui ressortait de cette approche, c’était que le JE est de
nature spirituelle, par opposition au Moi dont la nature est mentale.

Si les hommes avaient accès à leur véritable nature spirituelle, à


l’Essence, ils comprendraient que cette vie n’est pas étrangère à leurs
désirs. Leurs concepts proviennent simplement d’une éducation qui est
contraire à leur essence, exclusivement mentale. Si les hommes pre-
naient conscience que cette vie a un sens, ils pourraient rechercher la
signification avec la légèreté qu’elle requiert. Au lieu d’être un labeur,
cette vie deviendrait un jeu !

Je vais vous faire part d’une expérience personnelle :


Un soir d’été, alors que je contemplais la belle chaîne des
Pyrénées depuis le boulevard qui porte son nom, je scrutais l’horizon et
j’admirais le majestueux pic d’Ossau, puis mon regard s’est rapproché
vers les premiers coteaux, puis la plaine du Gave, pour revenir sur ce
boulevard qui surplombe une palmeraie. Tout à coup, sans que je fasse
19
quoi que ce soit, le temps s’est pour ainsi dire arrêté et ma vision s’est
élargie. Ce moment occupait tout, j’étais d’une présence insoupçonnable,
cette présence s’élargissait à tout ce qui m’entourait au point de devenir
le décor. Je ressentis un potentiel de réalisation sans limite. À tel point
que c’était complètement irréaliste et difficile à raconter.
Finalement, cette expérience fut très courte. Mais je peux vous
assurer que ma perception de la vie et de ses effets a changé: tout ce que
nous vivons dans notre société m’est apparu comme une illusion. Ce
que je venais de vivre me semblait réel! Ce qui ne l’était pas, c’est ce que
nous vivons mentalement et ce que nous appelons la vie sur Terre. Cette
vie mentale n’est pas la vraie vie. Le potentiel que je ressentis me permit
de comprendre que dès lors je pouvais initier de nouvelles règles de jeu.

Mon désir de connaître l’essentiel me fit m’interroger sur ce


qu’était l'essence. Bien sûr, je connaissais et employais le mot et j’avais
une intuition de son importance dans ce que je cherchais. Souvent, dans
mes propres tentatives de comprendre le monde autrement qu’on m’a
appris à le faire, j’ai douté de tout. J’ai appris à désapprendre et à
remettre tout en question. J’aime me rapporter à la définition du
dictionnaire, ce qui me permet de me débarrasser de toutes sortes d’a
priori. En plus, comme souvent mon Être de Lumière me fait parvenir
des idées comprenant des mots qui ne me sont pas familiers, je me sers
du dictionnaire pour mieux les comprendre! Alors pour comprendre
l’essence, j’ai commencé par interroger Le Petit Larousse illustré:
 Essence : provient du mot latin essentia, de esse, être. L'essence est ce
qui constitue le caractère fondamental, la réalité permanente d'une
chose, d'un état, d'un être, indépendamment de son existence3
 Être : provient du latin populaire essere et du latin classique esse. C'est
exister, avoir une réalité. D'un point de vue philosophique être c'est la
réalité absolue, l'essence, la nature, l'existence, la vie, les êtres vivants.2

Les concepts essence et être sont donc étroitement, intimement liés. Ils
sont presque définis l’un par l’autre. Ils ont en commun la notion de
réalité, ils sont réels ! J’ai remarqué, dans ces définitions qu’elles attri-
buaient à l’Être, une permanence qui concordait parfaitement avec les
messages que je recevais de mon Être intérieur. Elles m’aidèrent à
comprendre que mon essence, c’est mon Être, que c’est lui ma réalité et
qu’il est permanent.

1
. Le Petit Larousse illustré, p.386
2. Ibid., p. 393
20
Toutefois, cette vision de l’Être allait à l’encontre des connais-
sances que j’avais pu acquérir lors de mon éducation. D’où venait et qui
était cet Être qui semblait tout savoir, celui qui était en moi et qui me
parlait ? Était-ce Dieu ? Ces questions sont naturelles et méritent une
analyse sérieuse … ou peut-être plutôt un jeu.
Mon Être intérieur m’avait dit qu’il faisait partie, comme tout
d’ailleurs, d’une totalité qui ne faisait qu’un.
Vous connaissez la phrase: « Dieu créa l'homme à son image »
(Génèse1, 27) ?
Je me suis amusé à remplacer Dieu par le chiffre 1 pour voir où
cette exploration pouvait mener. Si Dieu est l’un, la totalité de tout ce
qui existe, quand on dit qu’il nous « créa à son image », il a dû se diviser,
se fragmenter. Puisqu’il est tout, nous devons en faire partie, nous
devons être des morceaux de Lui. D’un point de vue mathématique, on
a réalisé une division. Cette division, ce don, ce dédoublement n’a rien
d’une réduction puisqu’au contraire cet acte se matérialise par la
multiplication. Alors pour : « Dieu créa l’homme à son image », je
traduis : « Un divisé par un ».
Un divisé par un, combien cela fait t-il ? Cela fait un ! Le résultat
de cette division est donc l’un! Il semblerait que si Dieu est Un, s’il se
divise, il se divise en… Un. Chaque chose que Dieu crée serait alors
forcément Dieu ! Dieu et l’homme ne font qu’un. Dieu égale Homme.
Dieu = un, Homme = un, Je = un, Nous = un, Homme = Dieu

L'homme serait Dieu, tous les hommes seraient Dieu ! Comme


dans cette phrase, dont l’auteur est le chanteur Jacques Brel:
«Je crois que Dieu, ce sont les hommes, mais ils ne le savent pas».

Je me rapporte souvent à mon Dictionnaire des symboles depuis qu’il


m’a été offert. Les hommes ont construit, au fil des années et des
différentes cultures, un système de rapprochement entre des thèmes
différents, mais liés, qui semblent venir d’une compréhension de la vie
moins guidée par la raison et plus par quelque chose de moins mental,
de plus intuitif. Mon Dictionnaire des symboles m’aide à accéder à cette
source commune de rapprochements. D’après lui :

21
Le «1» représente le principe, il est le principe actif, le début, le créateur.
Le «1» est le lieu symbolique de l'être, source et fin de toute chose, centre
cosmique et ontologique. Le «1» représente le symbole de l'être, mais
aussi de la révélation, qui est la médiatrice pour élever l'homme par la
connaissance à un niveau d'être supérieur. Le «1» est aussi le centre
mystique d'où
rayonne l'esprit.4

Alors on pourrait dire que :


Être = 1
Âme = 1
Esprit = 1
Créateur = 1
Dieu = 1
Homme = Dieu = être = esprit = âme = 1

Je me rendis compte que tout l'univers représente un ensemble de


miroirs dans lesquels l'homme/Dieu apparaît sous des formes multiples
et différentes, d'où les états multiples que l'Être peut avoir.

Prenons une goutte d’eau. Quand elle s’évapore, elle disparaît à


nos yeux, cependant elle ne se perd pas. Il n’y a pas de perte malgré
l’évaporation : elle rejoindra d’autres molécules d’eau. L’eau retourne à
l’eau comme la lumière à la lumière. On finit toujours par redevenir son
essence.
Je devins fasciné par ce mot essence. Souvenez-vous: « L'essence
est ce qui constitue le caractère fondamental, la réalité permanente d'une
chose, d'un état, d'un être, indépendamment de son existence ».

L’essence, c’est l’essentiel!

Je ne pouvais me retenir de jouer avec ce mot qui me paraissait


si fondamental. Je m’aperçus que le mot « essence » comprend 7 lettres.
Attribuons à chacune de ces lettres le nombre qui correspond à son
emplacement dans l’alphabet :

1
Le Dictionnaire des symboles, p. 984
22
E:5
S : 19
S : 19
E:5
N : 14
C:3
E:5

Si on les additionne : 5 + 19 + 19 + 5 + 14 + 3 + 5 = 70.


Et 70 devient : 7 + 0 = 7. Encore ce 7… Combien fait 7 à la puissance
7 ? 7 X 7 X 7 X 7 X 7 X 7 X 7 = 823 543. , soit 8 + 2 + 3 + 5 + 4 + 3
= 25. Et 25 devient : 2 + 5 = 7. Toujours 7 !
Ce nom est véritablement marqué par le chiffre 7 ! ESSENCE = 7
Continuons : ESSE, c’est être en latin. ESSE est composé de 4 lettres. Si
on les cumule, on obtient :

E:5
S : 19
S : 19
E:5

5 + 19 + 19 + 5 = 48 ; 4+8 = 12 ; 1 + 2 = 3 (On obtient le même


résultat avec être)
Ainsi esse, la racine du mot essence, comprend 4 lettres qui, ajoutées entre
elles, deviennent le chiffre 3 : 4 + 3 = 7. Essence = 7.
Esse, en quelque sorte l’essence du mot essence, comprend également le
chiffre 7. Sachant que ce chiffre 7 devait signifier quelque chose de
particulier, qu’il avait certainement une portée, je décidai de consulter le
Dictionnaire des symboles :
Le sept correspond aux sept degrés de la perfection et désigne la totalité des
ordres planétaires et angéliques, la totalité des demeures célestes, la totalité de
l’ordre moral, la totalité des énergies et principalement dans l’ordre spirituel.
Il était chez les Égyptiens symbole de vie éternelle. Il symbolise un cycle
complet, une perfection dynamique. Il symbolise la totalité de l’espace et la
totalité du temps. Associant le nombre quatre, qui symbolise la Terre (avec
ses quatre points cardinaux) et le nombre trois, qui symbolise le ciel, sept
représente la totalité de l’univers en mouvement.

L’Essence, c’est la totalité ; je n’étais pas surpris de voir que le 7 aussi. Je


continuai :
23
Les Hébreux voyaient aussi dans le nombre 7, le symbole de la totalité
humaine, mâle et femelle à la fois. Ceci par addition de quatre et de trois, en
effet Adam, dans les heures de sa première journée, reçoit l’âme qui lui
donne complètement existence à l’heure quatre ; c’est à l’heure sept qu’il
reçoit sa compagne, c’est à dire qu’il se dédouble en Adam et Eve. Somme
de 4 et de 3, il est le signe de l’homme complet avec ses deux principes
spirituels de sexe différent.

Donc 7 est la totalité de l’univers, mais aussi la totalité de


l’humanité ! En effet : Sept est à la fois le nombre de l’homme et le principe de
l’univers.
Si l’homme et l’univers partagent le même principe, c’est que nous ne
faisons qu’un. Nous sommes la vague qui apparaît distincte de la mer
pendant un instant, simplement pour s’y refondre, se reconstituer
autrement et réapparaître sous forme d’une autre vague, l’instant d’une
vie. Mais la vague est toujours faite d’eau, de la même eau. Ainsi, nous
sommes Lumière, nous faisons partie du Un, nous sommes tous Dieu. Il
faudrait l’assimiler.
Dans la mesure où nous sommes le tout, l'homme, le 1, Dieu, on
peut voir en toute chose la représentation de l'unité. Si nous pouvions
en prendre conscience et adopter le comportement adapté…

Quand j’en vins à lire des passages d’Hermès Trismégiste, le


fondateur de la doctrine philosophico-religieuse gréco-égyptienne,
nommée l'hermétisme, je m’arrêtai particulièrement sur une phrase qui
est souvent faussement attribuée à Pascal, car citée par lui : «Dieu est une
sphère dont le centre est partout et la circonférence, nulle part.» C’était comme si
j’avais trouvé la phrase qui correspondait à ma pensée profonde et
abstraite. Oui, le centre de Dieu est partout, il est en chacun de nous et il
est infini !
Tout est le tout, indéfiniment dans l'infini, éternellement. Ne
cherchons plus la divinité en dehors de nous, souvenons-nous qu’elle est
en nous ! En tous et en chacun.

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