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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO DEPARTEMENT INFORMATION GEOGRAPHIQUE ET FONCIERE FILIERE GEOMETRE TOPOGRAPHE

Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du diplôme d’Ingénieur Géomètre Topographe. Année Universitaire 2002 - 2006

APPORT DE PROPOSITIONS D’AMENAGEMENT POUR LE PROJET PLAN VERT DE LA COMMUNE URBAINE D’ANTANANARIVO

Présenté par M. RAJOELISON N. Laurent. Etudiant Encadré par M. RAMANANTSIZEHENA Pascal Directeur de l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo. M. LI HAN TING Solo Chef de Département Télédétection et SIG du FTM

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Lundi 23 Juillet 2007, 10 h00 Rajoelison N. Laurent
Le quartier d’Anosy, dans le 1er Arrondissement

Apport de Proposition d’aménagements

Titre : APPORT DE PROPOSITIONS  D’AMENAGEMENT POUR LE PROJET  PLAN VERT DE LA COMMUNE  URBAINE D’ANTANANARIVO 

 
   

Résumé : Actuellement, Antananarivo fait partie des villes dont la qualité de l’environnement est classée parmi les mauvaises et elle est pour cela la 3 è ville la plus polluée du monde après Mexico et Grenoble. En outre, les surfaces vertes sont aussi en voie de disparition. On peut constater aussi la malnutrition de certains écoliers des EFPC de la ville, et la souffrance des sportifs du fait de l’insuffisance des terrains de sport. Pour contribuer à la résolution de ces problèmes, on est amené à travers le projet PLAN VERT, et à travers ce mémoire de fin d’études, à trouver des espaces urbains qui sont aménageables en parcs et jardins publics, rizières, terrains de sport et en pépinière. Les jardins, parcs et pépinière sont non seulement pour l’embellissement et la réduction du taux de pollution dans la ville, mais aussi, pour la création d’emploi et le développement touristique. Tandis que les nouvelles rizières sont destinées à produire des aliments pour les écoliers. Pour cela, nous disposons d’une image satellitaire à très haute résolution (1m, IKONOS) pour l’identification des terrains aménageables en utilisant le logiciel de traitement d’image ERDAS Imagine. Pour l’analyse et la cartographie de ces informations, on a utilisé le logiciel Arcview GIS 3.2. Finalement, on a fini à trouver 366.80 Ha de terrains aménageables dans la ville, dont 165.10 Ha pour la rizière, 33.6 Ha pour le terrain de sport, 18.35 Ha pour les jardin et parc publics et 29.88 Ha pour la pépinière. A la 3è partie du présent ouvrage, on estime le coût d’aménagement de chaque espace vert. Cette estimation est basée sur le document de budget de la coopération RIF]

  Client : RIF  23 Juillet 2007   

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Rajoelison N. Laurent

IGF A.REMERCIEMENTS :

Apport de Proposition d’aménagement

Je mesure toute la difficulté de dresser une liste exhaustive de tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, m’ont aidé au cours de mes recherches. Que tous ceux qui ne trouveront pas leurs noms mentionnés ici puisent m’excuser ; ma gratitude envers vous n’en est pas moindre. Ma profonde gratitude va d’abord à Monsieur Jean François HABEAU, représentant permanent de la Région Ile-de-France au sein de la CUA, pour m’avoir initié et proposé ce sujet de mémoire, et puis à Monsieur Frédéric BRONIMANN, Coordonnateur du BDA pour son soutien idéal et technique pour l’élaboration de ce mémoire. J’adresse aussi mes vifs remerciements aux personnels du FTM, en particulier M. LI HAN TING SOLO, Chef de département Bases de données et télédétection au sein du FTM ainsi que son équipe, pour m’avoir accueilli en stage, et pour avoir dirigé le travail en m’ayant communiqué une partie de leur expérience sur la technique de la télédétection et sur le système d’information géographique. Je voudrais aussi remercier Mme Mirana de la CUA pour m’avoir fourni des documents nécessaires à l’élaboration de ce travail, Monsieur RAKOTONDRANALY Natanaela du bureau d’études « SAVAIVO », pour l’aide technique sur l’étude pédologique. Je voudrais aussi exprimer ici ma profonde gratitude aux familles RABARISON, RAKOTONIRINA, qui n’ont pas cessé de me soutenir tant moralement que matériellement pendant toutes mes études, et spécifiquement à mon cousin Patrick F. RABARISON sans qui ce mémoire n’aurait pu arriver à son terme. Je tiens également à remercier les personnels pédagogiques de la filière Information Géographique et Foncière, notamment le Pr. RAMANANTSIZEHENA Pascal, Directeur de l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo, qui est aussi mon rapporteur, Monsieur RABETSIAHINY, Chef de département de la filière

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enseignant d’Urbanisme dans notre filière.IGF Apport de Proposition d’aménagement Information Géographique et Foncière. je voudrais adresser mes plus vifs remerciements à toutes les personnes qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à l’aboutissement de ce mémoire. Monsieur RAMALANJAONA. Vos enseignements ont porté leur fruit. Que DIEU vous bénisse tous ! Page 3 / 159 Rajoelison N. Laurent . Tous ces personnels ont fait de leur mieux pour la réussite de leurs étudiants. Enfin.

les missions suivantes pourraient être exécutées par le FTM : Travaux nécessaires à l’implantation. connu sous le nom de Foiben-taosarintanin’i Madagasikara ou FTM en abrégé. etc. A partir de l’an 2002. mais son administration a été transmise aux Malgaches en 1974. Pour cela. d’un réseau de nivellement. cartes communale. Recherche de coopération avec d’autres organismes dans la promotion des disciplines précitées. Exploitation photogrammétrique et thématique des prises de vue aérienne et des images satellites. Réalisation de la photographie aérienne des terrains se situant dans le territoire de la République de Madagascar. cinq hommes se sont succédés à la tête de l’entreprise. Elaboration et analyse des données géographiques concernant le territoire malgache. c’est un plaisir pour nous de présenter avec quelques mots les différentes particularités de cet Institut. Page 4 / 159 Rajoelison N. PRESENTATION SOMMAIRE DU FTM : Cette étude a été réalisée au sein de l’Institut Géographique et Hydrographique National de Madagascar. Contrôle et coordination des travaux à caractère géographique. Réalisation des levés topographiques. le FTM. Objet : Comme son nom en Malgache l’indique. carte marine. qui est une entreprise publique à caractère industriel et commercial. la direction générale est pilotée par M.IGF Apport de Proposition d’aménagement B. a pour principale mission la cartographie à différentes échelles des informations sur les éléments qui se trouvent sur la surface terrestre et aussi les éléments hydrographiques : cartes d’occupation du sol. à ‘amélioration et à l’entretien d’un réseau géodésique. Depuis. 1. Outre ces attributions. Laurent . Ces cartes (des informations) sont surtout utilisées comme des éléments de documents dans les projections d’aménagement. Le FTM a été créé par les Français en 1895. hydrographique et cartographique dans la nation malgache…. ANDRIAMPANANA Victor. plus précisément dans son département télédétection et SIG. Actuellement. carte des réseaux hydrographiques. ces informations sont connues sous le nom d’Information géographique.

E-mail : ftm@wanadoo. Téléphone : 22 229 35.BP : 323.IGF 2. Organisation : Le FTM est régi par le décret 90-653 du 19 Décembre 1990 selon lequel les décisions sur l’organisation et sur la bonne marche de l’entreprise sont issues d’une réunion du conseil d’administration. Concernant la relation du FTM à l’Etat. Contact : Apport de Proposition d’aménagement Le siège du FTM est situé à la rue DAMA-NTSOHA Razafintsalama Jean Baptiste Ambanidia – 101 Antananarivo. Ce dernier est composé par un représentant des 2 ministères de tutelle et des dirigeants de l’entreprise. Ci après l’organigramme en vigueur établi en septembre 2000 par le Ministère de tutelle : Conseil d’Administration Conseil technique Informatique Conseil – Etude – Formation Assistance Contrôle de gestion Chargé de mission Direction Administrative et Financière Direction Marketing et Commerciale Direction de l’Information de Base Direction de l’Information Géographique et télédétection Direction des travaux d’édition Page 5 / 159 Rajoelison N.ftm. Laurent . le premier est actuellement sous tutelle technique du Ministère de la décentralisation et de l’Aménagement du territoire. des finances et du budget.mg 3.mg Site web : www. et sous tutelle financière du Ministère de l’économie.

Les conseillers régionaux participent ainsi à l’élaboration des programmes et évaluent sur place les réalités du terrain ainsi que les actions réalisées au cours des précédents programmes. La direction de l’Information Géographique et télédétection comprend 2 départements : celui des Bases de données et celui de la télédétection. Ces départements sont subdivisés ensuite en Division. les recherches et développement sont sous la direction marketing. PRESENTATION DE LA COOPERATION CUA/RIF : Formalisé le 20 décembre 1990. Ce partenariat fait aujourd’hui référence dans ce domaine. Le dernier Comité Mixte de 2005 a notamment acté la mise en place d’un Plan Vert. l'hygiène et la salubrité publiques (construction de bornes fontaines. Le département géodésie hydrographique. le partenariat de la Région Ile-de-France avec la Commune urbaine d'Antananarivo est l'une des plus anciennes coopérations décentralisées de la Région Ile-de-France. aujourd’hui programme phare du partenariat. celui du bureau de vente. de reproduction et les traitements analogiques des données fournies par les directions de l’information. que ce soit via des formations sur place organisées avec des responsables de la Région ou par des stages dans des communes d’Ile-de-France. Les actions sont généralement mises en oeuvre directement par la Commune urbaine d’Antananarivo grâce à des fonds mis à disposition par la Région Ile-de-France. Ce partenariat a également permis d’importantes actions de formation des cadres de la Commune. de sanitaires et de lavoirs dans les quartiers populaires de la ville). Par exemple. sur des thèmes spécifiques. géomatique sont sous la Direction de l’information de base. des archives. le département Ressources humaines et la Apport de Proposition d’aménagement gestion des ordres de routes pour chaque étude sont sous la direction administrative et financière.IGF Les autres employés sont subordonnés de chaque direction et sont dans ce qu’on appelle le Département. Tandis que la Direction technique d’édition assume les travaux de PAO. Laurent . A ses débuts. Le Plan Vert est un outil Page 6 / 159 Rajoelison N. il a porté essentiellement fruit sur la réhabilitation et l'équipement des écoles primaires publiques d'Antananarivo. Les opérations entreprises dans le cadre de ce partenariat sont définies sur la base d’un programme d’actions établi et évalué d’un commun accord lors de Comités mixtes composés d’élus et d’agents des deux institutions partenaires. C.

Les principaux objectifs sont de : Contrôler la qualité des effluents émis par les entreprises jouxtant le lac Masay et appuyer l’adoption par ces dernières de mesures adaptées (réduction à la source. chefs de Fokontany). de l’économie solidaire. positionnée maître d’œuvre du projet. Laurent . ce programme a débuté au mois d’octobre pour une durée d’au mois 2 ans. le volet sanitaire & social du Plan Vert a été élaboré avec la participation des services de la commune impliqués (BCQ. Office National pour l’Environnement. etc.). prétraitements. Développer un programme socio sanitaire comportant : la régression des pollutions hydriques. etc. l’Agence Française de Développement ou la Banque Mondiale ont pu être mobilisés pour soutenir et amplifier certaines des actions engagées par la Commune urbaine d’Antananarivo avec la Région Ile-de-France. par exemple. les institutions concernées (ministères. Apport de Proposition d’aménagement Page 7 / 159 Rajoelison N. etc. le développement de stratégies d’assainissement et la promotion de l’hygiène publique grâce à la sensibilisation des populations et la mise à disposition d’équipements sanitaires . Ce programme intervient tant dans le secteur de la préservation.IGF d’accompagnement au développement et à l’aménagement de la ville préservant et valorisant le patrimoine identitaire de la capitale. la Région Ile-de-France et l’ONG East. Grâce à cette coopération. Ainsi.) . avec la venue du volontaire représentant East et chargé des actions entreprises. des partenaires institutionnels nationaux et internationaux comme le Ministère des Affaires étrangères. Appuyé par l’Ambassade de France à Madagascar a hauteur de 93 000 euros. BMH. que dans les secteurs de la santé et de l’hygiène. délégués d’arrondissements. de la réglementation et de l’aménagement de sites urbains.

........ II......................... Leurs sources :..2. 3.................................................. 21 I......64 III..... II............................... 2.......69 III......................................... LES ESPACES VERTS : ............ LES LOGICIELS : ................ I.................................................65 III........... LISTE DE ABREVIATIONS I.................................... II...........................................61 ………………….. 62 III. I.............. I..... 68 III.......................................... Leur mesure :............ Les composantes d’un SIG :........................................................................... Le rayonnement électromagnétique :......... II........ 2........................................2...........20 21 Chapitre I : LE SITE D’ETUDE ET LES ESPACES VERTS I.. I............................................. II.....I. II.... Les projets en cours : .................................. I...........29 I...................... TABLE DES MATIERES : E.......................... Les différents types d’espaces verts :.. BIBLIOGRAPHIE N................ LES IMAGES SATELLITES : .............................................28 I............ Synthèse de définition :... REMERCIEMENTS : B............................ PRESENTATION DE LA COOPERATION CUA/RIF : D.......................4..... II.............. II.... 57 Deuxième partie Chapitre III : ………………………………………………………………….....2.........................2.............. 2............. Définition d’un SIG : .................. 2.......29 I..................................... 1... LISTE DES FIGURES F...... Le spectre électromagnétique : .......IGF Apport de Proposition d’aménagement D............ II................... 3....................3........... LISTE DES ANNEXES H.................... LISTE DES TABLEAUX G......................... I..62 LA TECHNIQUE DE TELEDETECTION III..... 1........................ Généralités :.. Les fonctions d’un SIG : .......................................... 1............... ANNEXE M......................... Laurent ..... 28 I........... PRESENTATION SOMMAIRE DU FTM : C................................ TABLE DES MATIERES : A.......................................... III.................... EXPOSEE DETAILLEE DU SITE D’ETUDE : la C...........................................1............ 1........2.......................................69 III. SITES INTERNET : Première partie 2 4 6 8 10 11 13 14 15 145 147 148 156 158 …………………………………………………………………................................................. Notion de cartographie : .... 1.....63 III....................U..................63 III.................. . 2.........A... Selon les ouvrages : .......................................70 Page 8 / 159 Rajoelison N............ INTRODUCTION J........................ CONCLUSION K.. 42 Chapitre II : PRESENTATION DES OUTILS UTILISES : 43 II........ 43 II............. PERSPECTIVE : L..............................

..................... II.................................................................................... PARC ET JEUX POUR ENFANTS ........................................ CORRECTION DES IMAGES SPOT :............................. RESULTAT 2 : ...................................... 121 V.............................................. 6......................71 Chapitre IV : APPLICATION DE L’IMAGERIE SATELLITE DANS LA MISE EN PLACE DES ESPACES VERTS 74 IV.................96 b) Les rizières : ........ 139 Chapitre VII : Coût des investissements pour l’aménagement d’espaces verts ….... 122 V.........109 IV............................. 2...... 135 Troisième partie …………………………………………………………………138 …………………………................................. POUR LA RIZICULTURE :......... 3.................. Les cartes topographiques : ..................... IV............................................... 1........................ 2........................................................................................................................... 118 V................................................ Étude multi date de l’occupation urbaine :.................................................. 7....................................................................................................... 3.......... IV..............................IGF Apport de Proposition d’aménagement III...... Les cartes thématiques : ....................................................... RIZIERE...................................... 123 V. 144 Page 9 / 159 Rajoelison N... 125 V.......................................112 IV...................................................................141 I....... Laurent .............................................. 2.........................................71 III..... PEPINIERE....... 4.......................105 IV............. II...................................................................113 Chapitre V : APPORT DE PROJET D’AMENAGEMENT 115 V........................................... 77 IV......................... 122 V........................................... 5............................. DECOUPAGE DE L’IMAGE MOSAIQUEE SUIVANT LA LIMITE DE LA CUA :.............................................................................................................106 IV..... I................................... 139 b) Outils : ... 3................................................................................................ 143 V................... POUR LES TERRAINS DE SPORT : ........ TRAITEMENT DES IMAGES EN VUE DU REPERAGE et RECENSEMENT DES ESPACES VERTS : ............................... 3.................................. Présentation du modèle ou équation de Wischmeier :............................. 78 IV.......................................................... Application du modèle de Wischmeier pour l’estimation des pertes en terre : ....... 8 Analyse de l’existant social : tandis .. 95 a) Les jardins et parcs : ......... 5............... IV.............................. 2.................................................................................. IV............ MOSAIQUE DES IMAGES IKONOS : ......... POUR LES PARCS : ............ Résultat 1:............139 Chapitre VI : Coût d’acquisition d’images satellites : a) Images satellites : ....................... JARDIN PUBLIC ........... Définition de l’érosion en nappe : .............................................. III.. POUR LES ZPPAUP : ............................. IV.................. 2.............................. IV...... 143 IV....................................................... TERRAIN DE SPORT ............ 2............ POUR LES JARDINS PUBLICS ET ARBRE D’ALIGNEMENT : ....................................................... 4................. Les problèmes causés par l’érosion :... II.................... 1.................................... 132 V............ 2.. 2..................................... 74 IV..................... 142 III........................................................99 IV.... 1.... 142 II...

Tableau 6 : Comparaison de l’image satellitaire et de la photoaérienne Tableau 7 : Caractéristiques de l’image IKONOS Tableau 8 : Prix de 1 km² de l’image ikonos (carterra) Tableau 9 : Caractéristiques de l’image multispectrale SPOT(page précédente) Tableau 10 : Caractéristiques de l’image panchromatique SPOT Tableau 11 : Les différentes échelles de cartes et de plans.IGF Apport de Proposition d’aménagement E. LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : saisonnabilité des produits maraichers Tableau 2 : Inventaire des espaces verts potentiels Tableau 3 : Les types d’espaces verts Tableau 4 : Liste des terrains de sport Tableau5 : Les primitives géométriques. Laurent . 2005 136 Tableau 19 : Coût de l’image IKONOS 139 Tableau 20 : Coût des outils pour la mise en place d’un service traitement d’image 139 Tableau 21 : Frais des personnels 140 Tableau 22 : Budget estimatif pour l’aménagement d’espaces verts : terrains de sport. 1998 136 Tableau 18 : Répartition des équipements publics par arrondissement dans la ville d’Antananarivo. rizière 142 Tableau 23 : Budget estimatif pour l’aménagement de jardin public Tableau 24 : Budget estimatif pour l’aménagement d’une pépinière 143 143 Tableau 25 : Budget estimatif pour l’aménagement de parc et d’espace pour jeu d’enfants 144 Page 10 / 159 Rajoelison N. Tableau 12 : Localisation des espaces verts Tableau 13 : Liste des terrains de sport pour le 1er Arrondissement Tableau 14 : Les terrains de sport du 5e Arrondissement Tableau 15 : Abaque ou nomographe pour la détermination du facteur K Tableau 16 : Critères de mise en place des espaces verts 32 35 36 38 47 49 53 54 56 56 69 98 104 104 107 117 Tableau 17 : Répartition des équipements publics par arrondissement dans la ville d’Antananarivo.

IGF F. Figure 17 : boîte de dialogue mosaïque Figure 18 : Image de la CUA Figure 19 : Effet de l’inclinaison du capteur. 85 Figure 27 : Liste des modes de correction géométrique. LISTE DES FIGURES Figure 1 : Analakely du 1800 Apport de Proposition d’aménagement 22 26 27 38 39 Figure 2 : Organisation du Grand Antananarivo Figure 3 : Carte d’urbanisation en 2000 Figure 4 : Le terrain d’Andohalo Figures 5 : Les espaces verts des 6 Arrondissements Figure 6 : Synthèse additive des lumières colorée (R. 64 Figure 20: Les différentes causes de déformations rencontrées sur des images brutes. 86 87 87 Page 11 / 159 Rajoelison N.6 Figure 11 : Principe de luminance Figure 12 : Les chemins des rayons venant du soleil Figure 13 : Principe de la télédétection Figure 14 : Schéma de la production des cartes à partir des images spatiales. Magenta et jaune). 46 54 57 65 66 67 72 74 75 76 78 79 Figure 10 : Les différents rayonnements électromagnétiques avec leur fréquence. B) et synthèse soustractive (Cyan. Figure 28 : Caractéristiques de la projection Laborde (page 75) Figure 29 : Boîte de dialogue invitant à choisir le type de l’image référence. 80 Figure 20 : Boîte de dialogue Import/Export de ERDAS.tif Figure 25 : Information concernant cua. V.tif 82 83 83 84 84 85 Figure 26 : Préparation à la correction géométrique de l’image panchromatique (noir et blanc). Figure 16 : Image à très haute résolution du Grand Antananarivo. Figure 9 : Page d’accueil de ERDAS 8. Laurent .img Figure 22 : Image p. Figure 21 : Histogramme des valeurs radiométriques de p. 45 Figure 7 : représentation binaire des images Figure 8 : Variation de la résolution de l’image selon l’angle de vue.img Figure 24 : Image référence : cua. Figure 15 : boîte de dialogue « Add layer ».img non corrigée Figure 23 : Information concernant p.

Laurent . Figure 36: Repérage des espaces verts. Figure 48c : Résultat 2 Figure 52 : Proposition pour le 1er Arrondissement Figure 53 : Proposition pour le 2e Arrondissement (page 108) Figure 54 : Proposition pour le 3e Arrondissement Figure 55 : Proposition pour le 4e Arrondissement Figure 56 : Proposition pour le 5e Arrondissement Figure 57 : Proposition pour le 6e Arrondissement Figure 48d : Résultat final Figure 58 : Evolution de l’occupation urbaine 115 118 122 125 126 126 127 128 129 130 131 132 Page 12 / 159 Rajoelison N. 101 Figure 42 (à la page suivante) : Repérage des terrains de sport. Figure 39 : Le préjudice à des rizières Figure 40: Cressonnière 88 91 92 94 94 96 99 99 100 100 101 IGF Figure 41 : Repérage des zones industrielles dans l’agglomération d’Antananarivo. 88 Figure 31: Commencement de l’opération « correction géométrique » Figure 32 : Fin de l’opération « correction géométrique ». Figure 35 : Image xs corrigée. Figure 43 : Valeur de R Figure 44 : Carte géologique Figure 45 : Valeur de K Figure 46 : Valeur de LS Figure 47 : Valeur de C Figure 48a : Valeur de la perte en terre 102 109 110 110 111 111 112 Figure 48b :Etape de l’application du modèle de Wischmeier pour l’estimation de la perte en terre 114 Figure 49 : Carte d’occupation du sol. Figure 37 a: Carte de la rizière du 1996 (plus haut) Figure 37 b : Carte de la rizière du 2006. Figure 33: Image panchromatique géométriquement corrigée Figure 34: Fin de la correction géométrique pour l’image xs. Figure 38 : Calendrier Agricole de Madagascar. Figure 51 : Dimensionnement des arbres d’alignement. Figure 50 : Carte de répartition des écoliers des EPP dans la CUA.Apport de Proposition d’aménagement Figure 30: Boîte de dialogue invitant à changer le type de projection de l’image à corriger (page précédente).

149 151 152 153 154 ANNEXE 7 : les différentes sortes de pelouses adaptées à une certaine utilisation : 155 Page 13 / 159 Rajoelison N. ANNEXE 6 : exemple conséquence de l’insuffisance de terrain de sport.IGF Figure 59 : Carte de densité de la population Apport de Proposition d’aménagement 135 G. LISTE DES ANNEXES ANNEXE 1 : Norme sur la pollution de l’air selon l’Organisation Mondiale de la santé : 148 ANNEXE 2 : Historique de l’imagerie et de la télédétection. Laurent . ANNEXE 3 : Mise à prix des produits de Space Imaging : ANNEXE 4 : Les satellites à capteur très haute résolution : ANNEXE 5 : Les principales opérations topographiques.

IGF

Apport de Proposition d’aménagement

H. LISTE DE ABREVIATIONS
ADURAA : Analyse de la durabilité de l'agriculture dans l'agglomération d'Antananarivo. AOI: Area of interest. ASCII: American Standard code for information interchange. BDA : Bureau de développement d’Antananarivo. BCQ : Bureau de contrôle de la qualité. BMH : Bureau mutuelle d’hygiène. CDA : Centre de développement d’Andohatapenaka. CIRAD : Centre internationale de recherche agronomique pour le développement. CUA : Commune Urbaine d’Antananarivo. EPP : Ecole primaire publique. ESRI: Environmental systems research institute. FAO: Foods and agriculture organization. FTM: Foiben-taosarintanin’i Madagasikara. GCP: Ground control point. GPS : General positioning system. ONG : Organisation non gouvernementale. RIF : Région île-de-France. RMS : Root mean square. SIG : Système d’Information Géographique (GIS en anglais) SPOT : Satellite Pour l’Observation de la Terre. THRV : Très haute résolution visible. TIF: Tagged image file. TM : Thematic mapper. XS: Multispectral. ZAC : Zone d’activité commerciale.

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IGF I. INTRODUCTION

Apport de Proposition d’aménagement

Le développement durable de Madagascar a toujours été le principal but de tous ses dirigeants qui se sont alternés depuis son indépendance il y a 47 ans. Pour atteindre ce but, ces dirigeants ont adopté la politique de décentralisation du pouvoir administratif de l’Etat en Provinces, en Régions, en Districts, en Commune, et en Fokontany. C’est au niveau des Communes que la majorité des projets et programmes de développement prennent départ. Il y a parmi ces projets l’aménagement de ces Communes, la mise en place et la modernisation des infrastructures comme les centres de santé, les écoles, les marchés publics, les routes, la télécommunication, les bâtiments d’usage administratif et publics, etc. La Commune est en étroite coopération avec les bureaux d’études, entreprises et ONG nationaux et internationaux, comme, le FTM, etc. pour la mise en marche de ces projets. La CUA, s’étendant sur environ 8500 ha et présentant actuellement un espace libre de 42 % de sa surface totale, fait l’objet de notre étude. Elle est délimitée au Nord par la rivière MAMBA, au Sud et à l’Ouest par les berges de l’IKOPA, et par le bas de la crête d’Ankatso à l’Est. On constate actuellement qu’elle est très pauvre en espaces verts, en végétation, alors que personne ne peut nier leurs importances pour la Commune. Seuls les anciens lieux coloniaux présentent des parcs, et jardins publics. Cependant, leur état est souvent mauvais, et ces quelques espaces sont souvent éloignés les uns des autres pour avoir un réel impact dans la ville. On ne peut pas ignorer aussi la forte croissance en nombre de la population tananarivienne qui se prolifère de façon « illicite » sur les routes et dans la plaine : des îlots bâtis à coup de remblais qui sont détachés des centres villageois ; et il y a rarement continuité entre les quartiers d’origine et les zones d’extension périphériques. En 2001, année du plus récent recensement, on dénombre la population de la CUA à plus de 1 000 000 habitants, Ce qui pose un problème d’urbanisation de la Commune du fait de la densité très élevée de la population au km² (soit environ 11764.70hab. /Km). En outre, la Commune est ceinturée par deux cours d’eau, qui sont le MAMBA et l’IKOPA, qui l’arrosent. Preuve que l’eau est omniprésente dans

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Apport de Proposition d’aménagement les paysages d’Antananarivo. Cette eau est drainée par un système de
canaux que comprend principalement le canal Andriantany. Mais malgré la diversité de formes et d’espaces produits comme les plaines marécageuse ou cultivée, les lacs, les bassins de retenue, les cours d’eau, etc., la complication se situe sur le fait que ces cours d’eau et canaux accueillent des rejets industriels et transportent les immondices que la population, peu consciente des problèmes écologiques, déverse en pleine nature. En outre, le sol de la haute ville de la CUA, par exemple celui des quartiers de Faravohitra et celui d’Ambohipotsy, est essentiellement composé d’un massif rocheux de gneiss et de granite. Toutefois ces deux se décomposent sur leur partie supérieure en argile. C’est cette argile en plus de celle des sols nus, qui va être charriée par les eaux de ruissellement pendant la saison des pluies vers la plaine de la Commune. Et elle constitue principalement le sol de la CUA. Or, on le sait, le sol argileux constitue un obstacle pour l’infiltration de l’eau dans le sol ; Il en résulte un sol sensible au tassement lorsque la couverture végétale disparaît, et au lessivage pour les constructions et aménagements. Cette imperméabilisation est également amplifiée par la coulée des sols des collines, des hautes villes en flux latéritiques rougeoyants vers les talwegs et vers la plaine où est implantée la « mer » de rizières de la Commune. Cette érosion est expliquée par la saturation en habitations des terrains constructibles dans les collines du centre ville comme celles d’Analamanga, d’Ambohimanarina, et dans la plupart des autres quartiers périphériques. Ce qui imperméabilise toujours plus de surfaces sur les collines et implique la non absorption du sol des eaux. Ces dernières, qui ne sont pas infiltrées à cause de la diminution de l’espace de sol absorbant, emportent les sols en un très peu de temps en bas des pentes et vers la plaine. La destruction « naturelle ou artificielle » des végétaux aggrave le phénomène. Des maisons se retrouvent ainsi en situation précaire et finissent par s’effondrer. En outre, les rizières risquent de disparaître sous les effets non seulement de l’urbanisation irrégulière et non continue avec la haute ville qui est anciennement urbanisée, mais également, sous les effets des débris

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pendant son règne. mais également l’économie. par le fait de l’urbanisation anarchique de la ville. La Commune possède de remarquables vues sur toute la plaine de par la colline. présentent encore de végétations résiduelles comme les jacinthes d’eau. Ensuite. Enfin. à cause d’une route implantée sur elle. élément fondateur et fondamental de ce paysage. surtout pour le Roi Radama. cette progression désordonnée de la ville imperméabilise et remblaie toujours plus de surface. Pourtant. Ces vues étaient si importantes. et permettant une circulation de manière périphérique. marquent le début de la disparition des espaces aménageables dans la fin d’accroître l’essor économique de la ville. Ces panoramas en vestige. sur lesquelles la végétation manque à cause de l’exploitation de la glaise sur les îles du fleuve et de la pente trop forte de ses berges. car ils sont formés de sable et d’argile. Mais elles n’ont pas été mises en valeur ou plutôt n’ont pas été prises comme une source de croissance pour l’économie locale. néfastes pour la culture. forment un édifice protégeant la ville contre l’éventuel débordement du fleuve. Cette urbanisation du centre de la Commune isole les rizières de la partie Sud de celles de la partie Nord. Puis. surtout dans la partie Sud.Apport de Proposition d’aménagement transportés par des eaux de ruissellement. Lesquelles sont polluées par les groupes d’oiseaux qui y viennent en groupe. sert de point de départ d’un urbanisme diffus que l’on va détailler plus tard. dans la circonstance que les espaces où ils peuvent se reposer sont rares. reste caché derrière les hautes digues. Ces conjonctures n’affectent pas uniquement les vues paysagères. et de donner à Antananarivo une IGF Page 17 / 159 Rajoelison N. et « tuant » ainsi le panorama. d’Analamanga et la haute ville. et se transforment pour cela en des prairies humides « inutiles ». le paysage vu de par ces collines reste « déboîté » étant donné que d’abord. qui n’ont pas été assez pris en compte. comme autrefois. qu’il avait fait « ôter » tout ce qui lui gênait de contempler depuis le château du ROVA l’immense plaine de Betsimitatatra. la plaine de la Commune disparaîtrait peu à peu. qui sont le plus souvent. entraînant la pollution et le dépérissement de celles-ci. la société et l’environnement de la ville. bien que certains d’entre eux soient déjà entretenus au profit de la culture de riz. Aujourd’hui. le fleuve IKOPA. principalement pour le tourisme. Ces dernières. Laurent . les lacs et marais. ces vues constituent un beau paysage et l’une des richesses pour la Commune.

sociales. met en place le projet « Plan Vert » de la Commune Urbaine d’Antananarivo depuis le mois de Mars 2006. phase de réalisation . Ce projet fait partie des composantes de l’aménagement de la ville. historiques. Phase 3 : Assistance au maître d’ouvrage en phase de consultation et en phase réalisation. Il prend en compte les données environnementales. IGF Page 18 / 159 Rajoelison N. Les terres vont être remblayées peu à peu par la population et par les débris de l’érosion. en collaboration avec la RIF. A cause de l’absence d’espaces convenables. et la sauvegarde de l’identité de la CUA que sont les anciens patrimoines coloniaux et les grandes rizières se trouvant dans la CUA. Laurent . Celui-ci vient accompagner le PUDi de la CUA dans le but de donner à la ville sa structure verte. Il se décompose en 3 phases : Phase 1 : Diagnostic de l’existant. comme il s’agit d’une réflexion à l’échelle d’une ville. la ville d’Antananarivo souffre de pollution de son environnement. les jeunes des quartiers pratiquent des sports sur les jardins publics et parcs. Par le manque d’espace vert. Le projet « PLAN VERT » est un projet de la CUA/RIF ayant pour volets la dynamisation de l’agriculture urbaine. la mise en place des espaces verts. La FAO participe aussi au financement du projet. cette ville est classée parmi celles qui sont les plus polluées du monde. Phase 2 : Le plan vert outil de développement culturel et économique. Le PLAN VERT propose une vision et des méthodologies à la Commune dans le cadre de sa croissance et son développement de manière durable dans les prochaines années. apport de propositions . la CUA. Lequel est compris parmi les domaines d’intervention de la RIF pour le développement durable de la ville. élaboration du cahier de charges. Pour faire face à ces conjonctures et sous les hypothèses précitées.Apport de Proposition d’aménagement nouvelle respiration. plus la production rizicole s’affaiblit. et économiques. et en plus. Plus les espaces « verts » agricoles diminuent.

Page 19 / 159 Rajoelison N. Laurent . la grande plaine de Betsimitatatra. avant de proposer à la CUA de nouveaux espaces aménageables. agricoles ou infrastructurels.IGF Apport de Proposition d’aménagement Parmi ses objectifs figurent aussi le complément du PUDi de la CUA en matière de verdure. la favorisation des liens entre le PUDi et le territoire naturel. la protection des sols des collines de la ville. encore plus. tels que le Rova. des assainissements et par des luttes contre les pollutions. et ceci en créant un système de parcs et de mesures de protection du patrimoine. Troisième partie : Etude marketing du projet. les raisons et l’opportunité pour lesquelles la ville a besoin d’être améliorée tant sur le plan environnemental que sur le plan social et économique. Il y a aussi l’intégration et la valorisation de l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie des habitants par des microprojets. on se propose de se placer dans la première phase du projet et d’étudier en détails. Dans ce mémoire. Cet ouvrage comprend trois (3) grandes parties dans son ensemble : Première partie : Diagnostic des existants . les bâtiments coloniaux d’Analakely et dans d’autres quartiers comme Andohalo. d’autre part . entre le PUDi et le patrimoine bâti. Deuxième partie : Application des techniques . Ce projet prend en charge aussi la mise en garde des patrimoines urbains. d’une part. Le projet influera également sur la préservation de l'environnement et sur le développement économique et du tourisme pour qu'Antananarivo ne soit pas juste un « dortoir » pour les touristes pressés de rejoindre d'autres sites.

Laurent .IGF Apport de Proposition d’aménagement Première partie DIAGNOSTIC DES EXISTANTS Page 20 / 159 Rajoelison N.

1840. Selon l’histoire. C’est à lui qu’a été due la construction de premières digues qui ont servi aussi de chemins traversant les vastes étendus de rizières sur la grande plaine. en l’honneur de ses mille soldats Jusqu’aujourd’hui. qui sont celles qui affectent plusieurs grandes villes des pays en développement et même celles des pays industrialisés. l’enceinte a été fondée comme forteresse. I. à la fin du XVIIè siècle. I. sur la plus haute de ses environs.i est éloigné dans ses choix de l’environnement naturel de la ville Les espaces libres d’une grande ville doivent être pris en compte dans le cadre de son développement. Le P. Il est également l’ « auteur » de la place d’Andohalo. la résidence principale des Rois qui se sont succédés. Page 21 / 159 Rajoelison N. EXPOSEE DETAILLEE DU SITE D’ETUDE : la C. C’est là que le ROVA ou « enceinte royale » serait construit 1839 . Dans ce paragraphe.I. afin d’en dégager par la suite une série d’informations utiles pour l’amélioration de la mise en place d’une démarche d’aménagements de la ville par rapport aux domaines susdits. géographique. trois villes se juxtaposent : la ville haute. culturel. non seulement pour satisfaire aux besoins en infrastructures. Le territoire de la ville d’Antananarivo commençait. la place servait de marché pour Antananarivo. Comme autrefois. routes. I. mais aussi pour mettre sa population en relation avec son environnement naturel. En 1750. Vision historique : La ville d’Antananarivo a été fondée vers l’an 1625 par le Roi Andrianjaka. les premiers remarquables aménagements hydrauliques de la plaine de Betsimitatatra remontent au temps du Roi de la ville ANDRIAMASINAVALONA. Laurent . on convient de présenter la CUA sur les plans historique. amènent à penser aux possibilités d’aménager certaines zones du territoire de façon contrôlée en des espaces valorisant la préservation de l’environnement des quartiers et d’adopter une croissance urbanistique plus que continue. géologique.1.U. la ville moyenne et la ville basse. l’un des espaces historiques de la ville.IGF Apport de Proposition d’aménagement Chapitre I : LE SITE D’ETUDE ET LES ESPACES VERTS Les situations précitées. la ville d’Antananarivo ne se change pas de sa structure foncière. Et ceci dans le fait que la CUA a ses atouts pour y arriver.A.U. logements. En 1790. économique et social. au XVII è siècle dans la colline d’Analamanga.D.

Dès l’an 1832. Elle a continué d’exister en tant que capitale quand le pays a réalisé son indépendance en 1960. de la chimie et de l’architecture. le Français Jean Laborde arrive à Madagascar. les Français. sur un grand nombre de domaines tels que l’administration (la mise en place du système colonial). C’est lui qui a édifié le somptueux palais de bois (matériau noble pour les Malgaches de l’époque) au cœur du Rova en l’honneur de la Reine Ranavalona Ière. En 1894. Ces colons français apportent beaucoup de changement pour le territoire d’Antananarivo. car il est parmi ceux qui ont contribué aux innovations de la ville en apportant plusieurs nouveautés dans les domaines de la mécanique. mise en place d’un plan d’urbanisme (cas de la structure coloniale de la plupart des Page 22 / 159 Rajoelison N. Il est considéré comme le bienfaiteur du pays. commence déjà sa recrudescence hors de son enceinte originelle limitée par les escarpements rocheux d’Ampamarinana à l’Ouest et par les vallons de la colline à l’Est. par le Général Gallieni. la ville « primitive ». ont fait d’Antananarivo la capitale de la colonie française de Madagascar. centrée sur le Rova. Laurent . après avoir capturé Antananarivo et exilé la Reine Ranavalona III en Alger. et puis pour Madagascar.IGF Apport de Proposition d’aménagement Figure 1 : Analakely du 1800 Analakely du 1800 Et dès le début XIX è. sous le règne de RADAMA 1er.

la ville continue ensuite à s’implanter dans la plus basse altitude que la colline d’Analamanga. Sur les côtés les plus longs de la ville. Suite à cette extension progressive.916667. prolongements naturels vers le Nord (Faravohitra) et l’ouest (Isoraka). et à la longitude 47°31' Est (-18. Cet ensemble. La ville occupe une place dominante. Page 23 / 159 Rajoelison N. Apport de Proposition d’aménagement infrastructures.). principalement dans la plaine. Cette dernière a connu un remblaiement. constitue de nos jours un paysage urbain particulier et pittoresque par les implantations parfois vertigineuse de maisons en terrasses. du Nord au Sud. C’est à partir de là. vers les autres périphériques environnants. Elle est administrativement divisée en six arrondissements et est limitée à l’Est et au Nord par le district d'ANTANANARIVO-AVARADRANO. Laurent . qui a saturé la colline d’Analamanga. Elle se trouve entre 1 237. style des bâtiments. I. elle a pour largeur 12.IGF leur construction : briques. 2. elle se longe sur 20. appelé "Ville Haute".516667) dans le système de coordonnées géographiques. en portant le nom de « ville basse » en raison de son altitude qui est inférieure à celle de la colline d’Analamanga. utilisation de types de matériaux européens pour La ville s’est par la suite étendue sur les crêtes et les flancs des collines avoisinantes. pierres. la plaine reste la zone de développement privilégiée de la ville d'ANTANANARIVO. I. sur les pentes d'une arête rocheuse qui s’étend approximativement du nord au sud pour 4 km. que recommence un nouvel accroissement de la ville. pour le cas de l’actuel quartier d’Analakely (qui a été encore une rizière au début du XIXème siècle) et des 67 Ha. Actuellement. Vision géographique : Antananarivo est situé dans le centre de l'île. à l'Ouest par le district d'AMBOHIDRATRIMO et au Sud par celui d'ANTANANARIVO ATSIMONDRANO. La ville est localisée à la latitude 18°55' Sud. et d’Est à l’ouest. etc. palliant le faible développement des voies carrossables sur ces terrains ardus.85 km.49 et 1 435 mètres au-dessus du niveau de la mer. où s’implante la ville « coloniale ». des travaux d’assèchements importants. ses hauts murs de soutènement. formant ainsi un Y. ses escaliers et son dédale de venelles de dessertes piétonnières.29 km. 47.

Et. Mandroseza et le bas d’Ankatso. dans le fleuve Mamba. et finalement.IGF Apport de Proposition d’aménagement C'est la plus grande ville de Madagascar vu qu’elle est le centre administratif. Sur le plan climatique. les quartiers d’extension récente d’Analamahitsy et d’Ivandry. culturel. Ce qui explique que la Commune est sensible à tout débordement sur sa surface de plaine. Analakely et le marais Masay. tandis que le reste tombe en saison fraîche. Entre son altitude minimale dans la grande plaine et maximale au sommet du ROVA. on peut constater qu’elle prend la forme d’un Y. d’Ankatso et d’Ambatobe caractérisent également le territoire du site. au Nord. Les deux ensembles séparés par le marais Masay qui sont : d’une part. au Sud. La plus remarquable d’entre elles est celle d’Analamanga. là où a commencé l’existence de la ville autour du ROVA. la CUA subit une saison humide et chaude pendant les 6 mois de l’année. la CUA est principalement formée d’une succession de collines. du Fort Duchesne. Laurent . les bassins versants se drainent vers le Nord. où. de novembre à avril . celle-ci est alternée par une saison sèche et humide. séparant les vallées en bassins versants opposés entre eux se drainant soit vers le centre. Elle domine la plaine de Betsimitatatra. Il importe de noter que chaque crête est reliée à la suivante par une sorte de col. économique. Par conséquent. enserrant le vallon d’Analakely. le quartier d’Analakely et les hauteurs de Fort Duchesne. c’est la colline la plus anciennement urbanisée. En outre. d’autre part. Et de plus. Sur la figure. autrefois. les 80 à 97 % des pluies annuelles tombent durant la saison chaude. Mais trois (3) autres caractéristiques sont à remarquer pour expliquer le site : • • La plaine qui est en voie d’urbanisation rapide. arrivant dans l’Ikopa . Page 24 / 159 Rajoelison N. il n’y avait que des rizières. trois crêtes parallèles orientées du Nord au Sud qui sont celles du ROVA. soit vers le Sud. la ville « ancienne » constituée particulièrement par le ROVA. de communication. du pays.

et la surface. c’est-à-dire que c’est uniquement la riziculture qui pourrait supporter l’eau omniprésente dans la plaine. Sabotsy Namehana. ou précaires. surtout en périphérie. la CUA attire beaucoup plus de populations venant plus des communes environnantes que lointaines. industries. La qualité des sols argileux et l’humidité de la plaine convient bien à la riziculture. Actuellement. Aussi. l’urbanisation procède par densification et surtout par étalement consomme chaque année de grande quantité de foncier. 3. la continuité du paysage précédemment structuré disparaît. etc. Laurent . à cause de la croissance du taux d’urbanisation. A titre indicatif. ce qui est le cas actuellement. bureaux. explique les profondes mutations que connaissent certains espaces. résidences. L’étalement urbain se fait surtout en direction des communes périphériques : Ivato. d’Ambanidia. et l’urbanisation entre en concurrence directe avec des espaces cultivés. I. de Tsimbazaza. I. Mais actuellement. Cette riziculture. Ceci est également amélioré par la sensibilité de la plaine aux inondations. pour des utilisations diverses : commerces. elle aussi. Ambohimanambola et Page 25 / 159 Rajoelison N. Vision sociale : A cause de ses réputations comme étant la capitale de Madagascar. va régresser sur le plan productif et dimensionnel. La croissance urbaine liée à la croissance démographique. 4.. de larges espaces rizicoles disparaissent et sont terrassés. d’équipements. il convient d’ajouter les cohortes de « migrants » originaires de ces autres communes en quête d’une activité et de conditions de vie meilleures. C’est beaucoup remarqué dans le Sud de la CUA. puis affectés à des constructions modernes. et ont perdu le lien avec celles du Nord. Ces nouveaux arrivants se « logent » là où ils peuvent avec des conditions misérables. et de beauté. formant et structurant le paysage da la plaine. Par conséquent. où les rizières restent bloquées entre les maisons qui ne cessent pas de « croître » rapidement sans suivre aucun schéma d’urbanisme. et malgré ses « points faibles » que l’on vient de mentionner. le noble panorama diminue d’envergure. d’infrastructures et d’activités économiques. Vision paysagère : Apport de Proposition d’aménagement L’agriculture occupe une grande surface de la CUA. sous la pression urbaine due à la croissance du nombre de la population. c’est-à-dire dans les quartiers de Manakambahiny. A l’intérieur de l’agglomération dominent des habitats pauvres. ceinturait la ville. délabrés et insalubres .IGF I. aux importants besoins de logements. I.

composante principale de l’activité économique. Parmi ces problèmes. Ankadimbahoaka. compliquent la circulation. Page 26 / 159 Rajoelison N. et diminue les surfaces aménageables pour d’autres activités comme les jardins publics.IGF Apport de Proposition d’aménagement Tanjombato. Comme c’est le cas de certains quartiers se rattachant de près à des routes principales (routes nationales et provinciales) : Besarety. la pépinière. Des cordons d’urbanisation plus ou moins denses et discontinus. les nouveaux « petits » trajets. • Les difficultés de déplacement : la multiplication des flux. Laurent . Analamahitsy. qui constituent des obstacles et qu’il faut maîtriser. dans lesquels s’intercalent des zones d’activités. Figure 2 : Organisation du Grand Antananarivo Ce qui engendre les problèmes suivants. on peut citer : • La consommation excessive de foncier agricole. les terrains de sport. souvent plus longs en temps et en distance. les relient à la capitale. due à la rapide croissance urbaine. etc. menace l’agriculture urbaine.

Espaces urbanisés Espaces non urbanisés Echelle : 1 : 100000 Figure 3 : Carte d’urbanisation en 2000 L’un des objectifs du projet PLAN VERT est de diminuer la sous alimentation de ces écoliers en cherchant des marais. espaces aménageables susceptibles d’une riziculture intensifiée. ne sont plus motivés. On propose ces espaces dans le chapitre 5 de la 2ème partie. si on ne parle que d’eux. alors que les écoliers. des écoles primaires publiques sont sous alimentés. aliment de base . Page 27 / 159 Rajoelison N. tassés à aider leurs parents pour trouver de quoi se nourrir. Laurent .IGF Apport de Proposition d’aménagement Ceci engendre l’insuffisance de production du riz. Alors. le taux de fréquentation des écoles suit un rythme décroissant car les élèves.

Au terme des architectes. 1. tout espace d'agrément planté de fleurs. I. les espaces verts désignent les espaces libres. Du fait que les espaces verts exercent une influence profonde sur les développements physique et psychique des citadins. Le terme d’espaces verts est apparu avec l’urbanisation et l’augmentation des surfaces destinées aux infrastructures : bâtiments. Page 28 / 159 Rajoelison N.IGF I. il doit être assez grand. Un espace vert doit répondre à plusieurs critères précis. activités culturelles et sportives. Ces dernières ont fait ressortir la nécessité de disposer d’espaces destinés à la détente. jardins. en tout cas en milieu construit. II. d'arbres ou engazonné. ce qui se fait de plus en plus. Le mot sous-entend que l'espace se trouve en milieu urbain ou périurbain. facilement accessible par les usagers (un rond-point fleuri n'est pas un espace vert) aussi bien à pied qu'en vélo. et peut être décidée autant par les pouvoirs publics (mairie ou communauté de communes le plus souvent) ou par un promoteur immobilier a des fins écologiques et promotionnelles. il peut se trouver au milieu d'une ZAC (zone d'activités commerciales) ou d'une zone industrielle jugée pas assez verte. loisirs. en urbanisme. être bien entretenu et ne pas présenter de danger pour les usagers. Ce terme est relativement récent et englobe les parcs. parkings. LES ESPACES VERTS : Apport de Proposition d’aménagement Ce paragraphe est consacré à la définition plus claire d’un espace vert. ce terme d’espaces verts est assimilé aux espaces urbains tout court. Par exemple. Laurent . assurant un rôle biologique et destiné au repos. et en outre. Tandis que pour les urbanistes. II. et voies plantées. 1. espaces extérieures aux constructions. Définition : I. routes. II. Selon les ouvrages : Le terme d'espace vert désigne. L'installation d'un espace vert se fait dans un milieu qui en manque pour des raisons écologiques et d'agrément. 1. ils doivent occuper une place importante parmi les équipements urbains. On peut le définir comme étant un terrain de surfaces variables. boisé ou planté. ils contribuent à l’esthétique des cités.

gazon. 3. les jardins publics . destiné à des fins socio-économiques. sans construction mais aménagé. Ils font l’objet de gestion de leur propriétaire. Parmi les espaces verts qui peuvent se trouver dans la CUA. a) Les rizières : Ce sont des terres le plus souvent argileuses qui. on va se concentrer plutôt sur les deux derniers types d’espaces verts car le premier étant compris dans un intervalle de surfaces plus restreint. culturelles et environnementales. pépinière.IGF I. II. financières. 2. Les espaces verts tiennent une place importante dans les équipements urbains que dans le code d’urbanisme malgache. Les espaces verts liés à un équipement : place historique. Dans cette étude. sportif. pendant le développement du plant de riz. les parcs urbains et les terrains de sport. industriel. hospitalier et scolaire. esplanade. Synthèse de définition : Apport de Proposition d’aménagement Un espace vert est un lieu historique ou non. Or ceci reste juste comme un simple code car il est peu appliqué dû à diverses causes : insuffisances spatiales. Pour la bonne évolution des « riz ». II. et aussi elle doit être irriguée avec de l’eau plus ou moins filtrée de ses matières « lourdes ». lotissement . Les espaces verts « libres » ou indépendants : les rizières urbaines. Les différents types d’espaces verts : On peut classer les espaces verts de la façon suivante : Les espaces verts des zones d’habitation : habitat collectif. 1. square. etc. ce n’est pas le cas Page 29 / 159 Rajoelison N. I. parc urbain. sont toujours couvertes d’eau. on voit quelques articles stipulant leur mise en place dans les constructions : Selon l’article 137 de cet code : « Le permis de construire peut être subordonné au maintien ou à la création d’espaces verts correspondant à l’importance de l’immeuble à construire ». jardins publics. planté en partie ou en totalité de végétation (arbre. on peut citer : les rizières . 1. riz). la rizière doit avoir un système de drainage régulier. ensemble routier (arbres d’alignement). Laurent . A Antananarivo (CUA). de surface et de pente variables. à ciel ouvert ou non.

les parcs urbains sont équipés de matériels de jeu pour enfants et des lieux de détente. le tennis. les arts martiaux et la natation. on va prendre en compte toutes les rizières en général. Mais actuellement. Ils sont destinés à des promenades et à de petites aventures. Apport de Proposition d’aménagement car certaines rizières souffrent d’irrigation d’eaux usées. e) Les arbres d’alignement : Ce sont des arbres plantés dont la distance entre eux est régulière. d) Parcs publics : Les parcs sont des jardins publics de grande envergure et à frontières closes. Les sports de ballon les plus pratiqués par les habitants sont le football. On peut trouver dans un parc la diversité végétale et animale (optionnelle) d’une région. de repos surtout pendant le « shift » pour les travailleurs et de tous. Et même si elles en sont ainsi. Ce qui constitue un des Leurs dimensions sont variables.IGF majeurs problèmes de la riziculture urbaine. peu de routes sont équipés de ces arbres. Ils constituent un embellissement pour les rues et contribuent dans la purification de l’air dans la ville. Il est doc nécessaire d’équiper ces jardins. de façon à produire un effet d’embellissement de leur milieu. Le plus souvent. Ils sont aussi destinés à permettre d’avoir de l’ombre. à Antananarivo. de bancs pour s’asseoir. le rugby. b) Jardins publics : Ce sont des terrains plantés artificiellement de végétations. ces arbres sont précaires. essentiellement de gazons. mais dans cette étude. sur les bords des rues et des routes. arbres et fleurs. quand l’espace le permet. le basket-ball. Page 30 / 159 Rajoelison N. Mais il y a aussi la pétanque. c) Terrains de sport : Ce sont des terrains plats plus ou moins équipés où l’on pratique les sports comme les jeux de ballons et les athlétismes. Laurent .

II. du Lac Page 31 / 159 Rajoelison N. périurbaine et rurale proche. consommation par habitant. Rôles et valorisations des espaces verts de la CUA. Elle représente entre 15 et 25 % des besoins de la ville selon les années. la production locale (urbain. provenant notamment des Hauts Plateaux. les besoins annuels en riz de l’agglomération s’élèvent à 174 000 t. En plus de l’autoconsommation des ménages agricoles voire de la famille élargie. sont rares dans la CUA. Les paragraphes suivants montrent les rôles des espaces verts existants : a) Les rizières et espaces agricoles : i). grossistes. rendements). On note une forte complémentarité des zones et des périodes de production : en effet. Avec une consommation de l’ordre de 120-130 kg par habitant par an. dépenses alimentaires. à part les rizières. Au total. satisfaits à hauteur de 24 000 t hors marché à partir des productions urbaine. 2. Laurent . Le riz non acheté sur un marché constitue environ 12 % de la consommation de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) et 18 % de la consommation de la population des communes voisines. transformateurs. La fonction alimentaire de cette agriculture se situe à plusieurs niveaux : approvisionnement des ménages. détaillants).IGF f) Les pépinières : Apport de Proposition d’aménagement Les pépinières sont des terrains utilisés pour la culture de jeunes plants d'arbres destinés à être repiqués ou transplantés dans les espaces verts. soit un peu moins que les flux en provenance de l’extérieur de Madagascar et du Lac Alaotra. I. étalement de la disponibilité des produits et diversification alimentaire. dans son sens strict. : Les espaces verts.Rôle d’approvisionnement pour la ville surtout en produit frais : L’analyse de la contribution de l'agriculture intra et périurbaine à l’approvisionnement alimentaire d’Antananarivo repose sur des enquêtes auprès des acteurs des filières (agriculteurs. principale zone d’approvisionnement intérieur. la production locale approvisionnant le marché peut dépasser 15 000 t les années de bonnes récoltes. Elles sont le plus souvent visitables par le public pour de but pédagogique et informationnel. périurbain et environs proches) est la troisième source d’approvisionnement d’Antananarivo. collecteurs. auprès des consommateurs et sur la mise en cohérence de leurs résultats avec les données existantes (population. le riz de l'agglomération permet de réguler la consommation et le marché à des périodes où les autres sources d’approvisionnement.

longtemps anarchiques pour cause d’industrialisation rapide : ils ont entraîné. Ainsi. Tableau 1 : saisonnabilité des produits maraichers ii).IGF Apport de Proposition d’aménagement Alaotra. L’analyse de l’origine géographique des produits maraîchers commercialisés sur les marchés de la capitale montre également une complémentarité saisonnière et une spécialisation des lieux de production (tableau). récupération d’eaux usées. Les inondations croissantes des bas quartiers nouvellement urbanisés et les risques récemment constatés de rupture de la digue sont mises en relation avec les remblais dans la plaine. une perturbation forte de l’ensemble du régime Page 32 / 159 Rajoelison N. complète les autres sources tout au long de l’année.Rôles environnementaux de l’agriculture intra et périurbains : Ces fonctions environnementales se déclinent localement sous trois aspects majeurs : protection contre les inondations. Chaque année à la saison des pluies (décembre à mars). valorisation des déchets solides. La seconde est le fait d’externalités positive (utilisation des eaux usées) et négative (pollution des produits) et joue dans ce dernier cas plutôt un rôle de contrainte pour l’agriculture. la plaine rizicole est inondée. Laurent . sont défaillantes. La première et la troisième sont en voie de reconnaissance par les autorités. janvier) et contribue à diminuer les importations d’avril à juin avant l’arrivée massive du riz du lac Alaotra sur le marché d’Antananarivo. outre la disparition directe de nombreuses rizières et la multiplication de friches envahies de jacinthes d’eau. assurant une plus grande disponibilité dans le temps de ces produits. le riz urbain. et particulièrement en début de période de soudure (décembre.

Page 33 / 159 Rajoelison N. Plusieurs mesures ont donc récemment été prises : l’inscription d’une zone tampon agricole d’au moins 2000 ha de plaine. et un moratoire lancé en 2003 sur les remblais. assurer cette fonction de bassin tampon suppose cependant de pouvoir faire du riz de première saison dit « vary aloha ». comm. Les services spécialisés de l’agglomération (BPPAR. pers. repiqué début septembre et récolté au plus tard en janvier. Les rizières urbaines contribuent aussi à plusieurs titres à la gestion de la ville : – en améliorant l’environnement par une gestion spécifique des déchets . Les citadins ont la joie de regarder les arbres. donc avant la période des grands risques cycloniques.) et la relance d’une riziculture performante est même un mot d’ordre des autorités locales et nationales. dans le schéma directeur en cours d’élaboration . Actuellement. Avec la structuration des organisations paysannes et des modes de production rizicole. permettant de préparer les terres et de réaliser les pépinières dans de bonnes conditions.IGF Apport de Proposition d’aménagement hydraulique de la plaine. Pour les riziculteurs. de reposer leurs yeux et leur esprit dans de belles pelouses vertes. susceptible d’absorber des inondations de fréquence décennale. Laurent . 2004 . – en occupant des terrains qui font office de coupures vertes dans le tissu urbain et en participant ainsi à l’aménagement des espaces verts et à l’amélioration de la qualité de l’air. ces gens pourront y avoir leur responsabilité convenable. Il leur faut donc être assuré à la fois d’une mise en eau des rizières précoce (mi-août) mais aussi d’un drainage amélioré entre avril et août. b) Les jardins publics et les parcs : Avoir de beaux jardins publics bien ombragés est une chance incomparable pour les habitants de la ville. Bureau de développement d’Antananarivo. on voit des gens venant des communes environnantes viennent errer dans la CUA pour vendre des petites marchandises. APIPA) ont alerté les autorités sur les dangers considérables d’inondations catastrophiques si cette urbanisation de la plaine se poursuivait. La riziculture est aujourd’hui considérée comme un moyen efficace et peu coûteux d’assurer un rôle de protection de la ville contre les inondations (voir la synthèse de travaux existants dans Cities Alliance. d’admirer les fleurs.

Le parc zoologique de Tsimbazaza. fixe environ 5 tonnes de carbones par an. dans les environs des immeubles de bureau qui sont beaucoup concentrés. II. participe au développement touristique de la ville. les espaces verts potentiels que l’on va inventorier sont issus des études menées par un expert paysagiste (Agence Interscène) mandaté par la RIF/CUA. a). I. empoisonnerait l’atmosphère et ils le séparent en 2 éléments : le carbone dont ils se nourrissent et l’oxygène qu’ils rejettent dans l’air où nous le respirons. donc hypothétiques. Laurent . Ils ont été choisis en tenant compte des critères suivants : la position des espaces dans la ville (potentialité d’offrir des effets admirables pour la paysage). se trouvent dans les périphéries du centre. 3. l’environnement immédiat de ces espaces. on estime que 1 ha d’arbres (à l’âge jeune). Page 34 / 159 Rajoelison N. Inventaire des espaces verts potentiels et existant dans la CUA : Les espaces verts se rencontrent surtout en centre ville. la diversité de leur végétation. qui est le plus connu. Ces arbres font ce dont aucun homme n’est capable : ils absorbent le gaz carbonique qui.IGF Apport de Proposition d’aménagement Les arbres jouent un rôle essentiel de purification d’une atmosphère de pus en plus polluée tout en constituant un facteur d’agrément. A titre d’information. leur qualité paysagère (spacieux). leur historique (valeur patrimoniale).Les jardins et parcs de la ville : A part les rizières. sans eux. Les espaces verts qui ne sont pas aménagés. qui font partie aussi des espaces verts.

633 5_06 201806.572 5_26 Jardin botanique de Tsimbazaza 225509.227 5_25 1_20 1_37 Faravohitra-Mandrosoa-Ambatonakanga Ambanin'Ampamarinana Andrefana Ambohijanahary III G III M Antohomadinika-FAAMI Ankaditapaka Avaratra Behoririka-Ankaditapaka Ambatomitsangana-Androhibe Cité 67 ha Atsimo Analamahitsy Tanana Ambodihady Manjakaray II C Ambidivoanjo-Farango-Ambohijatovo Andohan'i-Mandroseza Antanimora-Ampasanimalo Ambatomitsangana-Androhibe Ambidivoanjo-Farango-Ambohijatovo Amboniloha Soavimasoandro Tsarafaritra-Anjahana-Ambodifiakarana 128780.614 4_05 1_26 3_15 3_26 102985.225 17736.329 10653. Page 35 / 159 Rajoelison N.672 2_25 Bois de Fort Voyron Institut catholique malgache Université du millénaire Monastère de Soavimbahoaka Avenue de l'indépendance Jardin d'Ambohijatovo Stade de Mahamasina Abord du lac Anosy Pépinière ylang-ylang Jardin de l'ancienne piscine Allée des roses de Behoririka Grand amphithéâtre Jardin de la cité des 67 Ha Amphithéâtre de quartier Remblai face à Anosipatrana Lac Masay Abord du lac Masay Lac Mandroseza Vallon de l'Est Nouvelle pépinière Pépinière municipale Parc de Tsarasaotra Lac Tsarasaotra 127898.130 8852.928 5_06 427416.090 32153.674 5_14 119881.322 2_19 418345.798 5_14 2171.585 4_25 84243.Apport de Proposition d’aménagements Tableau 2 : Inventaire des espaces verts potentiels NUMÉRO 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 23 24 25 26 27 28 28 29 ID La court du Rova Jardin d'Andohalo Belvédère d'Ambohipotsy Jardin d'Antaninarenina Tombeau du Premier Ministre Jardin du palais présidentiel SURF (m²) CODE 23046.419 2_17 2_16 2_25 1_02 1_39 1_02 NOM Manjakamiadana-Ankadinandriana Andafiavaratra-Ambavahadimitafo Andohamandry Ambatonakanga-Ambohitsorohitra Tsaralalana-Isotry FIATA Ambatonakanga-Ambohitsorohitra Andohamandry Mananjara Faliarivo-Ambanidia Andraisoro Nanisana-Iadiambola Antanimalalaka-Analakely POP_2005 4677 4112 4383 1749 6516 1749 4383 4885 6153 19958 17031 1192 3876 3930 4726 8889 1887 2596 7000 5720 20558 10260 12100 9236 4708 3422 7000 9236 7743 23378 4808 Falaises végétales Analamanga 438241.586 5_09 49715.001 1_32 5_12 6_28 903435.782 5_22 847948.669 4586.861 9580.812 5808.339 5357.025 12519.454 2_09 128312.682 4_31 La colonne ID contient la désignation des espaces verts potentiels.204 4_01 14604. Laurent .052 67380.008 5_13 60428.216 6652.387 81571.404 2_07 406875.

Espaces aménagés Espaces boisés Falaises végétales Analamanga Jardin de la cité des 67 Ha Lac et marais Jardin du palais présidentiel Lac Anosy Jardin d'Antaninarenina Abord du lac Anosy Jardin d'Andohalo Avenue de l'indépendance Lac Masay Pépinière ylang-ylang Jardin d'Ambohijatovo Tombeau du Premier Ministre Abord du lac Anosy Tableau 3 : Les types d’espaces verts Page 36 / 159 Rajoelison N. Laurent .Apport de Proposition d’aménagements SURF contient la valeur respective de leur superficie en m². NOM contient le nom du Fokontany où l’espace vert est situé. 25ème Fokontany). POP 2005 contient le nombre de population de chaque Fokontany où l’espace vert est situé. CODE contient l’arrondissement où l’espace vert est localisé (exemple : 4_25 veut dire 4ème arrondissement.

support de cerceau. Page 37 / 159 Rajoelison N. dans l’épuration de l’air en milieu urbain que dans le développement économique et social de la CUA. d’Alarobia. Le seul lieu sportif de norme internationale mentionné dans l’inventaire ci-dessus est le stade municipal de Mahamasina. sont les seuls qui aient les minimums éléments nécessaires pour pouvoir être dits terrains de sport : forme de terrain à peine rectangulaire. cadre de but. le basket-ball. les rizières font partie aussi du volet du PLAN VERT du fait qu’elles détiennent un caractère vert c’est-à-dire qu’elles contribuent tant dans l’embellissement du paysage urbain. Laurent . de Lalamby.1116 m² soit quelques 22 ha. dont la superficie totale est de 222878. et d’Ambohidahy pour le tennis uniquement. le tennis. si la norme internationale est la première. sont ceux de Betongolo. ceux d’Ankatso pour le tennis et le basketball. Les terrains de sport de normes « secondaires ». le rugby et la pétanque. et ceci malgré l’insuffisance et la diminution de la production rizicole et de la surface cultivable par rapport au nombre d’habitants. d’Ankatso.IGF b). d’Ampefiloha et d’Antanimena pour le football et le rugby . c) Les terrains de sport : Les sports les plus pratiqués par la plupart des habitants de la CUA sont le football. Ces derniers types de terrains.Les rizières : Apport de Proposition d’aménagement A part les jardins et parc urbain.

Laurent . comme à Andohalo. les jeunes jouent au football et autres sports dans des terrains qui n’en sont pas destinés : terre battue. pelouse publique. Figure 4 : Le terrain d’Andohalo Tableau 4 : Liste des terrains de sport Page 38 / 159 Rajoelison N.IGF Apport de proposition d’aménagement Dans les autres lieux. rizière non plantée et non inondée.

Pour le 2e arrondissement Page 39 / 159 Rajoelison N. Laurent .IGF Apport de proposition d’aménagement er ème On peut constater que les arrondissements les plus équipés de terrains sportifs sont le 1 . le 2 Figures 5 : Les espaces verts des 6 Arrondissements Pour le 1e arrondissement : et le 3ème.

Laurent .IGF Apport de proposition d’aménagement Pour le 4e arrondissement Pour le 3e arrondissement Page 40 / 159 Rajoelison N.

Tandis que le moins couvert de rizière est le 3ème : elles représente environ 1 % de sa surface totale.IGF Apport de proposition d’aménagement Pour le 6e arrondissement : Pour le 5e arrondissement : Ces figures rassemblent les rizières par arrondissement.16 ha) de sa surface. les terrains de sport et les espaces verts existants. Le 6ème arrondissement a le plus de rizières : elles constituent 64. Page 41 / 159 Rajoelison N.27 % (c'est-à-dire 1072. Laurent .

arbustes. fleurs. promenade et pépinière autour du lac Masay. REAMENAGEMENT DES JARDINS D’ANALAKELY ET D’ANKORONDRANO. Les projets en cours : Les projets en cours. Laurent . III. Page 42 / 159 Rajoelison N. qui sont dits ceux de la première intervention pour la structuration des espaces verts sont le/la : DESENCLAVEMENT DU CŒUR HISTORIQUE : restructuration des quartiers autour du quartier des 67 ha. REAMENAGEMENT DES ABORDS DU MARAIS MASAY : la mise en place des terrains de sport. ….IGF Apport de proposition d’aménagement I. CREATION DU MUSEE VIVANT DE LA PLANTE : mise en place d’un centre artisanal sur la route digue. CREATION D’UNE PEPINIERE DE PRODUCTION A VOCATION TOURISTIQUE ET PEDAGOGIQUE : cette pépinière se trouvera aussi aux abords du lac Masay et servira à ravitailler les espaces verts de la ville en matière de végétation : arbres. maraîchage urbain. Il est utilisé pour la gestion des productions rizicoles sur la plaine de Betsimitatatra.

Laurent . est constituée d’une feuille de matière souple. l’halogénure d’argent subit une transformation chimique. Page 43 / 159 Rajoelison N. on répète les deux opérations d’exposition et de développement afin d’obtenir une image positive reflétant la réalité (phase de tirage). on s’est disposé des outils suivants : II. habituellement en acétate de cellulose ou en polyester transparent. En effet. I. intégrée dans un appareil photographique. LES IMAGES SATELLITES : Il existe beaucoup de types d’images. I. II. 1 Définition de l’image : L’image est le produit de la technique de la photographie.IGF Apport de proposition d’aménagement Chapitre II : PRESENTATION DES OUTILS UTILISES : Pour mieux réaliser notre étude. chlore ou iode) se plaçant sur un support plastique (pellicule). brome. recouverte d’une couche sensible d’halogénure d’argent en suspension dans une émulsion de gélatine. La qualité de l’image dépend grandement sur la durée d’exposition du film à la lumière. car les tonalités du sujet photographié sont inversées : les zones sombres de la scène apparaissent claires et réciproquement. des particules d’argent métallique se forment alors dans les zones exposées à la lumière (phase de développement). la quasitotalité de la technique de la photographie classique repose sur le principe de la sensibilité aux radiations lumineuses des cristaux d’halogénures d’argent. Lorsque cette pellicule se trouve exposée à la lumière. Le négatif peut être tiré sur un support en papier (photographie classique) ou sur un support transparent (diapositive). composés chimiques combinant l’argent à un halogène (en général. Principe : Une pellicule ou un film photographique noir et blanc. Les parties claires du sujet photographié émettant plus de radiations lumineuses que les parties sombres. C’est pourquoi l’image ainsi obtenue est appelée négatif ou image négative. Pour restituer l’aspect initial du sujet. et afin d’appuyer notre gestion des espaces verts du milieu urbain. En plongeant la pellicule dans un agent chimique appelé révélateur. formant sur le film une image latente (phase d’exposition). provoquant un noircissement plus fort que ne le font ces dernières. mais celle qui nous intéresse est l’image obtenue à partir des capteurs (sorte d’appareil photographique) équipant les satellites d’imagerie.

Sur ce type de produits. et la détection de l’humidité (L’eau absorbe fortement le rayonnement infrarouge). et par le procédé (une seule couche ou multicouche. L’image couleur offre une beaucoup plus grande richesse d’interprétation que l’image noir et blanc.95 μm. la végétation active se distingue en rouge et les surfaces en eau en noir. Au développement. du vert et du rouge Ces couches sont donc sensibles successivement aux Intervalle spectral courtes (bleu). Un filtre permet de sélectionner les grandes Intervalle spectral audelà de 0. On l’utilise généralement avec un filtre. qui élimine le rayonnement ultraviolet et les courtes Intervalle spectral trop sensibles à la diffusion atmosphérique. vert et rouge) à partir des complémentaires (jaune. magenta. magenta et cyan. soit pour sélectionner plus précisément un domaine du spectre électromagnétique. qui réfléchit fortement l’infrarouge en période d’activité chlorophyllienne. du rouge et de l’infrarouge. Un filtre complet généralement l’utilisation d’une émulsion. C’est par analogie avec la photographie IGF Page 44 / 159 Rajoelison N. par synthèse soustractive des trois couleurs primaires (bleu.6 μm. colorées respectivement en jaune. avec une plus grande richesse dans l’interprétation. La sensibilité des trois couches jaune. gris ou blancs selon leur réflectance dans le domaine visible. Laurent .7 μm (ou 700 nm) et couvre donc l’ensemble du spectre visible. cyan). qui sont les couleurs complémentaires du bleu. soit pour éliminer les courtes Intervalle spectral plus sensibles à la diffusion qui limite la qualité des images : L’émulsion panchromatique est sensible aux rayonnements de longueur d’onde inférieure à 0. magenta et cyan est décalée dans le spectre vers les Intervalle spectral du vert. Les émulsions utilisant trois couches superposées permettent la restitution en couleur L’émulsion couleur est constituée de trois couches superposées.l’émulsion infrarouge noir et blanc a une sensibilité étendue dans l’infrarouge proche jusqu’à 0.Apport de proposition d’aménagement Il existe quatre grands types d’émulsions qui sont couramment utilisés pour la photographie . Les objets y apparaissent noirs. moyennes (vert) et longues (rouge) du spectre visible. elles se distinguent par leur sensibilité à une bande spectrale particulière. . Les utilisations sont semblables à celles de l’infrarouge noir et blanc. Cette émulsion offre la possibilité d’une étude fine de la végétation. on reconstitue la couleur naturelle des objets et des surfaces. L’émulsion infrarouge couleur (dite aussi fausse couleur) repose sur le même principe que la couleur.

dont l’intensité varie avec celle du rayonnement. la nature des émulsions et la qualité des optiques (les lentilles. miroirs. Lorsque le détecteur opère dans l’infrarouge thermique. et les bandes multispectrales dont les capteurs utilisent).les détecteurs proprement dits sont des cellules photosensibles (photodiodes) qui convertissent l’énergie radiative -luminance. V. lentilles et filtres qui focalisent le rayonnement et séparent les bandes spectrales à mesurer. Seules varient les dimensions des films utilisés. Un radiomètre à balayage se compose de plusieurs sous-ensembles : . La répétition de l’acquisition au cours du mouvement du satellite (balayage) permet la constitution d’une image : l’image est un ensemble de mesures radiométriques organisées en lignes et colonnes.Apport de proposition d’aménagement infrarouge couleur qu’a été défini le système des restitutions en compositions colorées standard des données des radiomètres multispectraux. Magenta et jaune). IGF Figure 6 : Synthèse additive des lumières colorée (R. B) et synthèse soustractive (Cyan.en un courant électrique faible. Laurent . Page 45 / 159 Rajoelison N. Le principe des capteurs (radiomètre) ou appareils photographiques utilisés par les satellites pour avoir les images de la terre est semblable à celui des appareils classiques. − Le rayonnement parvient au détecteur à travers une série de dispositifs optiques. Les radiomètres imageurs sont des capteurs qui mesurent de façon quantitative le rayonnement. Les appareils photographiques sont remplacés par les radiomètres imageurs et les émulsions par des cellules photosensibles (photodiodes). il doit être placé dans une enceinte cryoscopique (réfrigérée à température constante) qui le protège des rayonnements parasites émis par les objets environnants. La constitution d’une image est obtenue par l’acquisition séquentielle d’informations radiométriques provenant d’une fraction (tache élémentaire ou tachèle ou pixel) de la surface du paysage observé.

Page 46 / 159 Rajoelison N. L’image numérique peut être représentée sous 2 formes : IGF a). Figure 7 : représentation binaire des images Pour représentation en octet. c’est à dire dans l’intervalle 0-255). Les satellites ont généralement la possibilité de transmettre directement les données vers une station équipée d’une antenne parabolique de réception. Laurent . chaque pixel est codé par l’un des valeurs compris entre 0 et 255. parfois sur 10 bits (0-1023). ou de les enregistrer pour une transmission différée. (1 octet = 1 byte = 28 bits).Forme matricielle où chaque valeur radiometrique est définie par le niveau de couleurs : Exemple : En représentation binaire. soit transmis à terre par radio. soit 28 niveaux. Le codage des comptes numériques se fait généralement sur un octet (8 bits. chaque pixel est codé par 0 ou 1. Ces comptes numériques sont soit enregistrés à bord sur bandes magnétiques (c’est toujours le cas sur les avions). codés selon le système binaire informatique. puis numérisé par un décodeur analogique-numérique qui convertit l’intensité du courant en nombres entiers.− Apport de proposition d’aménagement Le signal électrique produit par les détecteurs est amplifié.

On le dit image vectrice. Les caractéristiques et les limites des images satellites : a) Les caractéristiques : Page 47 / 159 Rajoelison N.IGF Apport de proposition d’aménagement On l’appelle aussi image raster. vectorisation.Formes vectorielles : Dans ce cas. Les images raster sont utilisées pour la lecture géographique d’un territoire. 2. b). la localisation. Laurent . et surfaces. I. II. Les vecteurs constituants l’image sont identifiés grâce aux légendes conventionnelles. l’image est représentée avec les types géométriques : points. Ce dernier pourrait être dérivé des images raster à l’aide des traitements convenables sur ordinateur : classification des pixels selon leurs valeurs radiométriques. la mise à jour des bases des données. lignes. Tableau5 : Les primitives géométriques.

1 mm/1 m. ASCII. .la résolution : c’est la mesure d’un pixel au sol . Laurent .Le format du fichier : image. à savoir la qualité du capteur ou du radiomètre (équivalent de l’appareil photographique en terme courant). .dat . par exemple pour le cas du satellite IKONOS. . . ou autres. image. . IGF Page 48 / 159 Rajoelison N.les images brutes sont stockées sous forme numérique dans un CD-ROM.Apport de proposition d’aménagement Une image raster satellitaire brute est caractérisée par : .le nombre de couches composant l’image . alors l’échelle maximale de la carte qu’on pourrait produire à partir de cette image serait donc 0. . soit e = 1 : 10000. B . . .le nom du satellite qui a pris l’image . b) Les limites de l’utilisation de l’image satellite THRV dans la cartographie urbaine : Les informations représentées par les images satellites connaissent des limites. . C . mais celui-ci varie selon les logiciels . il a un format texte ou .tif .les bandes spectrales dans lesquelles l’image a été prise : infra rouge.txt. Généralement.Type de données : binaire. si la résolution spatiale de l’image que le capteur de ce satellite prend est de 1 mètre (la surface d’un pixel vaut donc 1 m²). etc.les nombres de lignes et de colonnes contenant les pixels : Le numéro d’une ligne et d’une colonne détermine les coordonnées pixel d’une valeur radiométrique sur l’image . . La limite de l’utilisation de l’image satellitaire repose aussi sur d’autres facteurs. . c’est pour dire que les informations de dimension inférieure à celle du pixel ne peuvent être extraites. ou autres.Sa taille : t (bytes)= (1000/r)². Théoriquement. B le nombre de bande.le fichier d’en-tête : ce fichier contient les caractéristiques précitées de l’image. avec r la résolution spatiale de l’image en mètre. visible. Les qualités des radiomètres sont exprimées par le terme de résolution qui désigne plusieurs réalités différentes : la résolution spatiale étant définie précédemment. et si l’on adopte que le pouvoir séparatif de l’œil est de 1/10 mm.La date de prise de l’image par le satellite : celle-ci constitue un des paramètres nécessaires au développement des informations que l’image représente . C le nombre de canal du capteur et t la taille de l’image. En effet.

par exemple) de résolution 4 m pour avoir la première en couleur naturelle sans perdre sa résolution initiale (1 m). TYPE RESOLUTION PRECISION AVANTAGES Identification INCONVENIENTS Le traitement (c’està-dire la collecte des informations) de ces deux types d’images ne peut se faire automatiquement en utilisant les techniques de Image satellite IKONOS PMS (couleur naturelle) 1m Moins précise facile des objets (verdure) et peu de vérification sur terrain Photo aérienne (noir et blanc) Cliché à l’échelle de 1 : 20000 50 cm Scannée à 1016 dots per inch. ceci permet donc de faciliter l’extraction d’information. PMS : panchromatique combinée avec multispectrale Tableau 6 : Comparaison de l’image satellitaire et de la photoaérienne L’une des spécificités de l’image IKONOS est que l’image panchromatique noir et blanc de résolution spatiale 1 m peut être combinée avec la multispectrale (RGB. Laurent . les images satellitaires présentent de plus par rapport aux images aériennes. par exemple. elle dépend surtout de la qualité des dispositifs optiques (filtres). Les objets sont plus confondus à cause du niveau de gris. dans une bande spectrale définie. des différences de luminance plus ou moins grandes. IGF • la résolution radiométrique d’un capteur désigne sa capacité à distinguer. Plus précise : celle-ci dépend du matériel avec lequel l’image a été scannée. Page 49 / 159 Rajoelison N.• Apport de proposition d’aménagement la résolution spectrale désigne l’aptitude d’un capteur à discerner des bandes de longueur d’onde différente. On va présenter sous forme de tableau la comparaison de l’utilisation d’une image satellitaire par rapport à celle d’une photo aérienne dans notre étude : identification des espaces verts et des marais aménageables : Toutes les 2 types d’images étant utilisables c’est-à-dire corrigées des différentes erreurs. classification du fait de la grande variation spectrale et de l’hétérogénéité du milieu urbain. Avantage : Malgré ces éventuelles distorsions.

le lancement en 1972 du satellite ERTS (rebaptisé ensuite Landsat 1). Le développement constant des capteurs et des méthodes de traitement des données numériques ouvre de plus en plus le champ des applications de la télédétection et en fait un instrument indispensable de gestion de la planète. pour la première fois. révèle l'intérêt de la télédétection depuis l'espace. ouvre l’époque de la télédétection moderne. et. la photographie aérienne devient un outil opérationnel pour la cartographie. de même que les premiers radars embarqués à bord d'avions. Parallèlement. Laurent . . radars en particulier. marqué notamment par : • • l’augmentation de la résolution spatiale des capteurs. déjà évoquée. Dans le domaine du rayonnement visible et infrarouge. . On assiste à un progrès continu de l'aviation. 3. de plus en plus.IGF Apport de proposition d’aménagement II. la diversification des capteurs qui utilisent des domaines de plus en plus variés et spécialisés du spectre électromagnétique. Historique de l’image : L'histoire des techniques de l’image en télédétection peut être découpée en cinq grandes époques : . date à laquelle. les capteurs Page 50 / 159 Rajoelison N. se déroule l'époque des pionniers. un appareil photographique a été installé de façon fixe à bord d'un ballon. infrarouge fausse couleur). on assiste ainsi à la multiplication des satellites équipés de capteurs actifs.la période qui commence en 1957 et s'achève en 1972 marque les débuts de l’exploration de l’Espace et prépare l'avènement de la télédétection actuelle. des appareils photographiques et des émulsions (couleur.Depuis les années 70. infrarouge noir et blanc. premier satellite de télédétection des ressources terrestres. les lois fondamentales de la stéréoscopie et de la photogrammétrie sont découvertes à la fin du XIXe siècle.de la première guerre mondiale à la fin des années 50. à la première guerre mondiale. . un outil économique. la recherche pétrolière. Le lancement des premiers satellites. les radiomètres imageurs sont mis au point et perfectionnés. I. Les méthodes de la photo-interprétation sont précisées et codifiées. pendant laquelle sont explorées les possibilités de la photographie aérienne verticale pour la cartographie . Dans les années 90. puis de vaisseaux spatiaux habités à bord desquels sont embarqués des caméras.de 1856. la surveillance de la végétation. on assiste à un développement continu de la télédétection. La première application opérationnelle de la télédétection spatiale apparaît dans les années 60 avec les satellites météorologiques de la série ESSA. .

sont. du satellite IKONOS. .Apport de proposition d’aménagement à très haute résolution spectrale sont aujourd’hui d’utilisation courante dans leur version aéroportée et font leur apparition à bord de satellites.la diffusion des données sur une base commerciale. envisagée dès le lancement du programme SPOT en 1986. offrant des images à très haute résolution spatiale (1 m). IGF Page 51 / 159 Rajoelison N. La diffusion accélérée et l’augmentation de la puissance des ordinateurs contribuent de façon continue à promouvoir de nouvelles méthodes d’utilisation des données toujours plus abondantes que fournit la télédétection spatiale.1991 : Mise en orbite et début de l'exploitation du satellite européen ERS-1. Les données des satellites météorologiques et océanographique sont aujourd’hui un auxiliaire indispensable de la prévision numérique du temps et du climat et font l’objet d’une assimilation directe par les modèles numériques. y compris les photographies aériennes traditionnelles. équipé de plusieurs capteurs passifs et captifs pour l'étude de l'environnement global de la planète. intégrées aux Systèmes d’Information Géographique. Laurent . sous forme numérique. Les images de télédétection destinées à l’observation fine de la surface terrestre. se traduit aujourd’hui par le lancement de satellites de télédétection par des sociétés privées.1999 : Lancement par la société privée Space Imaging Corp. . Les données de télédétection deviennent l’objet d’un marché concurrentiel. .

La date de prise de l’image par le satellite : Janvier 2006 . et puis de découper l’image mosaïquée suivant la limite de notre zone d’étude : la CUA.Type de données : ASCII. LES IMAGES UTILISEES : i) L’image thrv du satellite ikonos : Nous obtenons de la part du Bureau de Développement d’Antananarivo (BDA) les 5 fichiers ou scènes d’ images numériques couvrant la CUA et quelques parties des communes environnantes avec une superficie de 432 km².les nombres de lignes et de colonnes contenant les pixels : 13451x17427 pour la première. C’est dans le cadre de la mise en œuvre des différents projets de développement d’Antananarivo. que le BDA a acquis ces images.9° Coordonnées de l’origine : 1113136. .000 m Demi petit axe = 6356911.3146 m . 11471x15163 pour la deuxième. I. 2882900.IGF Apport de proposition d’aménagement II. . 7052x10602 pour la quatrième et 12555x13853 pour la cinquième . 13555x17273 pour la troisième. Cette projection est exclusive pour Madagascar. Rotation = 21 gon K0 (coefficient de réduction d’échelle) = 0. 4.Les bandes spectrales dans lesquelles l’image a été prise : Page 52 / 159 Rajoelison N. Les caractéristiques de cette projection sont les suivantes : Ellipsoïde : Hayford 1909 : Demi grand axe = 6378388.tif. i) -1 Caractéristiques communes des 5 scènes : .9° Sud Azimut de la ligne centrale = 18. Elles ont été achetées par l’Agence de la Région Ile-deFrance auprès du distributeur européen de Space Imaging.Satellite : IKONOS . Ces images sont sur support DVD et ont été déjà géométriquement corrigées et ont été projetées en projection Laborde Gauss.946 m Longitude du point d’origine = 18. Laurent . à savoir le PLAN VERT. l = 49 gon est Paris.Le format du fichier : .9995.7279 m Centre de projection : f = 21 gon sud . Il ne nous reste que de « mosaïquer » ces 5 fichiers.

445 . et sont disponibles en couleur naturelle (RGB) ou en couleur infra rouge (PIR. G).0. qui a été lancé à partir de la base des forces armées à Vandenberg.632 . une autre société d’imagerie satellitaire américaine. elles ont une résolution de 1 m.la résolution : 1 mètre . California.0. Les résolutions des produits d’imagerie du satellite IKONOS varient selon les canaux de prise : a. c. Les images résultantes de la combinaison de la contenue spatiale de l’image panchromatique et de la couleur de l’image multispectrale .le fichier d’en-tête : cua.0. Space Imaging a été acheté par Orbimage. une nouvelle époque dans télédétection du satellite commerciale a commencé avec le lancement prospère du satellite IKONOS de la société privée américaine Space Imaging. Les satellites IKONOS sont héliosynchrones Page 53 / 159 Rajoelison N.506 . est le premier satellite qui photographie la terre de l’espace avec de très haute résolution visible.698 µm 0.516 µm Tableau 7 : Caractéristiques de l’image IKONOS .nombre de couches ou bandes : 3 .595 µm 0. b. pour former une société dénommée Geoeye. Les images panchromatiques noir et blanc de résolution spatiale 1 m .aux i) -2) Les autres produits de Space Imaging : Le 24 septembre 1999. Depuis Janvier 2006. Ces résolutions sont obtenues si l’angle de prise de l’image par le satellite est strictement inférieur à 26 degré par rapport à la verticale (nadir). R. Les images multispectrales couleur de résolution spatiale 4 m . Ce satellite.IGF Apport de proposition d’aménagement Désignations Rouge Vert Bleu Résolution 1m 1m 1m Bande 3 2 1 Intervalle spectral 0. Laurent . Il pèse 640 kg et évolue à une altitude de 680 km avec une vitesse moyenne de 7 km / s.

Si ce n’est pas le cas. les prix varient de $ 16. leur prix est diminué à 80% du prix normal (dans l’annexe 2).00 à $107. le prix varie de $ 27. i) -3) La mise en vente : Les images sont mises en vente par les agences de distributeur de Space Imaging sous le nom de CARTERRA.9 m). Laurent .50 à $ 27. Si l’image à acheter est destinée à des fins pédagogiques. Ces prix diminuent selon que le client fournisse des points de contrôle. modèle numérique de terrain nécessaire aux corrections de l’image qu’il commande.00 à $ 21. Page 54 / 159 Rajoelison N.00 pour les noirs et blancs ou multispectraux.00. le prix est de $ 20.00 (11. l’agence fournit ces éléments à condition d’être payée par le client.8 m) et de $95. Les détails de ces prix peuvent être consultés dans l’annexe 2.50 pour les images de couleurs naturelles. Tableau 8 : Prix de 1 km² de l’image ikonos (carterra) Si l’image est âgée de plus de 2 mois. et une edp de 23 m. les prix varient de $ 80. Le prix diminue de $ 2. Les prix d’une image représentant une surface de 1 km² sur le terrain varient selon les caractéristiques de l’image et les traitements qu’on l’a faits subis : Pour une image géo référencée* prise dans les 2 mois avant la commande.IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 8 : Variation de la résolution de l’image selon l’angle de vue.00 pour un angle de prise supérieur ou égal à 72 degré.Pour les paires d’images nécessaires dans la fabrication des modèles numériques de terrain.00 à $ 36. avec une erreur de positionnement (edp) de 7 m. Pour une image ortho rectifiée**.00 à $ 90.00.00 (1. et de $ 21.

9 µm Xs 3 (proche infrarouge) Rouge 20 m Page 55 / 159 Rajoelison N. sa mise à prix est de 85 x 98 $ = 8330 US$. qui couvre 85 km².Apport de proposition d’aménagement Pour l’image de la CUA. Pour la licence. pour un utilisateur final comme une entreprise ou une compagnie.tif.0. Elle devient 49 km² pour l’image archive.Le format du fichier : . Laurent .Satellite : SPOT . L’autre qui stipule l’usage interne du produit par une entité commerciale légale (utilisateur final) qui se localise dans plusieurs lieux et qui se sont identifiés lors du temps d’achat.Les bandes spectrales dans lesquelles l’image a été prise : Bande Intervalle spectral Désignations Résolution IGF 0. qui est définie comme le terme de contrat de l’utilisateur final de l’image et Space Imaging. Image multispectrale xs : Caractéristiques : .8 . L’utilisateur final ne doit pas revendre ni utiliser le produit avec d’autres entités spécifiées dans le contrat. i) -4) Termes et conditions : La dimension minimum d’image de moins de 2 mois (inclus) que l’on peut commander au distributeur est de 100 km².La date de prise de l’image par le satellite : Avril 1996 . il en existe 2 types : L’une. ii) Les images SPOT : Elles sont la propriété de l’Institut Géographique National FTM. autorise l’usage d’au maximum 3 copies du produit dans une entité commerciale légale ou dans un agent gouvernemental . d’après le système de prix du tableau ci-dessus (price for international.les nombres de lignes et de colonnes contenant les pixels : 1357 .Type de données : ASCII. map ortho without control). et ont été travaillées au sein même de cet institut. . . 1235 .

les coordonnées des 2 points coins extrêmes gauche haut.aux Image panchromatique : Caractéristiques : .0.0.494 m LRx = 520461.494 m . et droite bas de l’image : ULx = 508120.5 . .68 µm Xs 2 (visible orange rouge) Vert Apport de proposition d’aménagement 20 m Xs 1 0.Satellite : SPOT .0.Type de données : ASCII.61 .la résolution : 20 mètres .tif.Le format du fichier : .les nombres de lignes et de colonnes contenant les pixels : 1358 .IGF 0.59 µm (visible vert jaune) Bleu 20 m Tableau 9 : Caractéristiques de l’image multispectrale SPOT(page précédente) .nombre de couches ou bandes : 3 .Les bandes spectrales dans lesquelles l’image a été prise : Bande 1 Intervalle spectral 0. 1236 .La date de prise de l’image par le satellite : Mars 1988 . .400 m LRy = 793414.le fichier d’en-tête : cua.400 m ULy = 807025.52 . Laurent .7 µm Désignations Panchromatique Résolution 10 m Tableau 10 : Caractéristiques de l’image panchromatique SPOT Page 56 / 159 Rajoelison N.

Kai Wang. Miles Duke. Brian Kloer. Il est programmé au nom de la société américaine LEICA GEOSYSTEMS par : Lennox Antoine. d’acquérir.aux II. Pour le SIG : ARCVIEW 3.IGF Apport de proposition d’aménagement . Steven Hao. Vadim Stareev. et droite bas de l’image : ULx = 508068 m ULy = 807081 m LRx = 520418 m LRy = 793511 m . Wade Hundley. Gena Skelton. Zaiyong Gou. LE LOGICIEL ERDAS 8. John Woehler. LES LOGICIELS : Ce sont des ensembles de programmes informatiques destinés à automatiser le travail. Jeffrey Crider. Jason Hanley. Ambar Kulkarni.nombre de couches ou bandes : 1 .6 : Figure 9 : Page d’accueil de ERDAS 8. Joel Skelton.6 de LEICA GEOSYSTEMS . Andrew Leason. Brad Skelton.la résolution : 10 mètres . Laurent . Vamsi Thattikota. d’analyser et de stocker les informations géographique. topographique à partir des imageries spatiales. Keith Blanton. Madhav Desetty.2 de ESRI. Bill Shelley. Xinghe Yang.le fichier d’en-tête : p10c. Ruth Lutz.6 ERDAS 8. II. Timothy Donlan. Jerry Del Gaudio.les coordonnées des 2 points coins extrêmes gauche haut.6 est un logiciel puissant de visualisation. Max Martinez. Tracy Sweat. YingMing Zhou. Les logiciels qu’on utilise sont : Pour le traitement d’image : ERDAS IMAGINE 8. Matt Boetger. Ces opérations sont regroupées sous le nom de traitement d’images. Larry Brantley. Page 57 / 159 Rajoelison N.

Free Software Foundation. outils de mesure. …) . en décochant le bouton Clear display dans file > open > raster layer > raster options. The Independent JPEG Group. IMAGINE advantage. Fortner Software. Page 58 / 159 Rajoelison N. On refait la même opération et on sélectionne la deuxième.6 possède de multitude fonctions fondamentales IMAGINE essentials. Inc. on choisit classic viewer. on clique sur Viewer > File > Open. L’affichage d’une image dans un « viewer » : La requête d’information sur des pixels : Superposition des couches d’images : Session > Preferences > User Interface & Session Viewer > File > Open Dans viewer. National Center for Supercomputing Applications (NCSA) at the University of Illinois. Unidata Program Center (netCDF). IMAGINE professionnelles et avancées (IMAGINE radar interpreter. Les commandes pour les images : accentuation des différences existant entre deux images. on sélectionne la première image. Laurent . IMAGINE Essentials comprend les fonctions classiques d’un logiciel de traitement d’image : Le changement des répertoires de travail .Apport de proposition d’aménagement C’est le fruit de plusieurs partenariats entre LEICA GEOSYSTEMS et d’autres éditeur de logiciels de traitement d’image comme : DATA+. Mis sur le marché à partir du 12 Novembre 2002. On clique - > AOI L’utilisation du menu Raster (édition de l’image raster. vector). ERDAS 8. etc. On clique Viewer > vector > Raster L’édition des données vecteurs et la requête qui y concernent . puis OK. La classification non supervisée : IGF On clique sur - puis sur unsupervised classification L’utilisation du AOI (Area Of Interest) .

On clique sur - .G) intégré sur le logiciel. Page 59 / 159 Rajoelison N.IGF Apport de proposition d’aménagement On clique sur - .I. la classification supervisée . puis Fourier Analysis > Fourier Analysis Le découpage des images : L’amélioration spatiale : L’amélioration radiométrique : L’amélioration spectrale : L’ortho rectification des images : L’interpolation de surface de terrain : La mosaïque : L’analyse des reliefs : L’édition de script graphique : spatial modeler . IMAGINE Professionnelle : IMAGINE Radar : des fonctions pour les traitements des images radars . Laurent . IMAGINE Vector : c’est le système d’information géographique (S. puis sur topographic analysis > Change detection IMAGINE advantage comprend : La transformation de Fourier . La classification avancée : gestion des classes obtenues à partir d’une classification non superposée : grouping tool .

(CHART)) Améliorer la présentation de la carte à imprimer (LAYOUT).IGF Apport de proposition d’aménagement LE LOGICIEL ARCVIEW 3. Manipuler et analyser les données tabulaires (TABLE). Il est fabriqué par ESRI. …. Visualiser les données sous forme graphique (histogramme. BIP.2 est un outil performant pour pouvoir visualiser. …. BIL. Les types de fichier que le logiciel peut travailler sont surtout les fichiers image comme TIF. Description : ARCVIEW 3. Laurent . …). 1.2 : B. Page 60 / 159 Rajoelison N. BMP. Mais aussi les fichiers de base de données comme MDB. explorer. (PROJET). 2. Analyser les données par une succession de requêtes (QUERY) B. IMG. questionner et analyser les données spatiales ou informations géographiques. Spécificités : Les principaux types de fichier du logiciel sont SHP et TIF. Editer des macros en langage Avenue (SCRIPT) . le leader mondial dans la fabrication de logiciels d’informations géographiques. TAB. pyramide. JPEG. Sauvegarder les séances de travail (la combinaison des opérations sus citées appliquées à plusieurs thèmes de données). L’utilité du logiciel peut être résumée comme suit : Visualiser des informations géographiques sous forme de carte et de l’interaction de ces dernières avec leurs attributs (VIEW). DAT.

Laurent .IGF Apport de proposition d’aménagement Deuxième partie APPLICATIONS DES TECHNIQUES Page 61 / 159 Rajoelison N.

agriculture urbaine. Mais on va se concentrer plutôt dans le 2ème type : la télédétection aérospatiale qui étudie la surface terrestre en utilisant les propriétés du rayonnement électromagnétique émis. d’obtenir de l’information sur la surface de la Terre (y compris l’atmosphère et les océans). Cette dernière a pour but l’étude de la surface terrestre. Définition : LA TECHNIQUE DE TELEDETECTION Le mot télédétection (en anglais « remote sensing ») désigne l'ensemble des techniques qui permettent d'étudier à distance des objets ou des phénomènes.IGF Apport de proposition d’aménagement Chapitre III : III. I. par l’acquisition d’images. qui peuvent faire l'objet d'une restitution pour fournir des documents à interpréter selon les méthodes de la photo-interprétation. La télédétection englobe tout le processus qui consiste à capter et enregistrer l’énergie d’un rayonnement électromagnétique émis ou réfléchi. réfléchi ou diffusé par les corps ou surfaces que l’on étudie. mais sont de plus en plus l’objet d'un traitement informatique aboutissant à la cartographie automatique des surfaces. urbanisme. etc. Ces images de très haute résolution sont surtout utilisées dans les études des milieux urbaines : planification. On distingue la télédétection astronomique. la caractéristique de ces capteurs qui a connu l'amélioration la plus spectaculaire est la résolution spatiale. On le définit aussi comme l’ensemble des techniques qui permettent.1. Généralités : III. I. Laurent . Les capteurs actuels produisent des données numériques. Page 62 / 159 Rajoelison N. sans contact direct avec celle-ci. à traiter et analyser l’information qu’il représente. c'est à dire leur capacité à discerner des portions de la surface terrestre de plus en plus petites (voir liste des satellite d’imagerie de la terre de résolution métrique et sub métrique dans l’annexe 3). Ces nouveaux capteurs sont en constant développement depuis leur apparition . pour ensuite mettre en application cette information. et aérospatiale.

2. Le rayonnement électromagnétique : En effet. qui constitue le spectre électromagnétique. Ces quantum d’énergie peuvent être assimilés à des particules. I. Les principes de la télédétection : Les principes de cette technique repose sur celle de la photographie aérienne.s. par entités élémentaires ou quanta d’énergie. lumière visible) transportent ainsi beaucoup plus d’énergie que les rayonnements de grande longueur d’onde (infrarouge. bleu (450 à 490 nm). C’est l’énergie transportée par le rayonnement électromagnétique qui est détectée par les capteurs utilisés en télédétection. Une partie très limitée de ce spectre.10-34 J. Le rayonnement électromagnétique est une forme de transport d’énergie.390 μm 390 nm) et 0. micro-ondes). Page 63 / 159 Rajoelison N. les longueurs d’onde supérieures à 700 nm. I. vert (490 à 580 nm). Les rayonnements de fréquence élevée ou de courte longueur d’onde (ultraviolet.2.1. Une onde électromagnétique transporte l’énergie non pas de façon continue.63. Une décomposition en fonctions des longueurs d’onde de la lumière visible (lumière blanche) aboutit à distinguer les lumières colorées : violet (390 à 450 nm). III. Laurent .7 μm (700 nm). également non perçues par l’oeil humain. d’origine naturelle ou artificielle. Les longueurs d’onde inférieures à 390 nm (ou les fréquences supérieures à celle du violet) ne sont pas perçues par l’oeil humain . De même. III.n où E est la quantité d’énergie. jaune (580 à 600 nm). constituent le domaine infrarouge. n la fréquence et h la constante de Planck : h = 6. il s’agit du rayonnement ultraviolet.IGF Apport de proposition d’aménagement III. existe pour une gamme très étendue de fréquences ou de longueurs d’onde (de 10-9m à 105m).2. I. La quantité d’énergie associée à un photon dépend de la fréquence : E = h.2. orange (600 à 620 nm) et rouge (620 à 700 nm). et sont parfois appelés des photons. constitue la lumière visible à laquelle est sensible l’oeil humain. Le spectre électromagnétique : Le rayonnement électromagnétique. mais de façon discrète (au sens mathématique du terme). entre 0.

.V.les rayonnements de grande longueur d’onde sont produits par des oscillations électroniques (antennes).2. infrarouge ou micro-ondes peuvent être produits artificiellement par vibration ou rotation des molécules (fluorescence.les rayonnements de très courte longueur d’onde (rayons gamma. four à micro-ondes).3.le rayonnement ultraviolet. I. III. Leurs sources : Les sources du rayonnement varient également selon le domaine du spectre : .IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 10 : Les différents rayonnements électromagnétiques avec leur fréquence. .les rayonnements visibles. objets ou surfaces en fonction de leur température : rayonnement solaire (U.. visible et proche infrarouge). visible ou infrarouge est émis par les corps. . Laurent . rayonnement terrestre (infrarouge thermique). Page 64 / 159 Rajoelison N. lasers. rayons X) sont produits par les restructurations des noyaux des atomes (radioactivité).

L’intensité de ce flux d’énergie dépend de : . Leur mesure : La mesure du rayonnement se fait essentiellement à partir de l’énergie transportée par ce rayonnement.l’étendue de la surface terrestre qui émet ou réfléchit (unité de surface : m2).l’étendue de la gamme des longueurs d’onde à laquelle est sensible le capteur (bande spectrale). c’est à dire des quantités d’énergie (mesurées en Joule) émises. les capteurs les plus fréquemment utilisés sont des radiomètres qui enregistrent ou mesurent donc un flux d’énergie en provenance de la surface de la Terre. est une luminance. qu’il ait été émis ou qu’il ait été réfléchi par celle-ci. En télédétection. transportées ou reçues par unité de temps. L’unité de flux radiatif est le Watt (W). . qui se mesure en W. La luminance émise par une unité de surface ds et dans une portion d’angle solide (dans l’espace) dW est sous la dépendance des angles de visée dans plan (angle azimutal phi) et par rappo la verticale (angle zénithal thêta). Laurent . I. Les grandeurs radiométriques sont donc des flux d’énergie ou flux radiatifs. cette ouverture est un angle solide (dans l’espace).sr1.4._m-1 (watt par mètre carré par stéradian et par micron). Figure 11 : Principe de luminance Page 65 / 159 Rajoelison N. dont l’unité de mesure est le stéradian (sr).l’ouverture du champ de vision du capteur par rapport à l’émission ou à la réflexion de la surface qui s’effectue dans toute les directions . L’intensité du flux radiatif émis ou réfléchi par une portion de la surface de la Terre.2.m-2. qui se mesure en microns (mm). .IGF Apport de proposition d’aménagement III. tel qu’elle est mesurée par un capteur.

l’émissivité se définit donc comme le rapport de l’émittance du corps à la température T à l’émittance du corps noir à la même température. t: coefficient de transmissivité. Pour un corps quelconque. r: coefficient de réflectivité. Un corps noir un corps « parfaitement absorbant » . il est donc aussi « parfaitement émissif ». Pour un corps quelconque (« corps gris »). Elles permettent de calculer l’émittance et la luminance émises par le corps noir. réfléchie ou transmise. Connaissant l’émissivité d’un corps non noir. en fonction du principe de conservation de l’énergie. Laurent . Selon le principe de conservation de l’énergie. Les lois physiques concernant l’émission du rayonnement par les corps sont donc définies pour un corps noir. Selon ce dernier. constitué de matière. un corps quelconque en équilibre thermique (température constante) réémet. on définit donc une émissivité e : IGF a : coefficient d’absorption .Apport de proposition d’aménagement Les émissions de rayonnement électromagnétique par des objets sont caractérisées par de nombreuses théories et lois. l’énergie qu’il absorbe. la somme des coefficients est égale à 1 : Un corps noir est donc un corps d’émissivité égale à 1. à savoir celles de Kirchhoff. Figure 12 : Les chemins des rayons venant du soleil Page 66 / 159 Rajoelison N. il est possible de calculer son émittance ou sa luminance à partir de celle d’un corps noir. Ces coefficients expriment la part de l’énergie radiative absorbée.

etc. Ces pixels constituent ensuite l’image de la surface photographiée que le capteur renvoie vers les récepteurs terrestres pour être traitée.. Il existe 2 techniques d’acquisition d’information à partir d’une image : La classification . La photo-interprétation. Le traitement consiste à améliorer les contrastes de l’image en rendant brillantes ses parties floues dues à de nombreuses causes : effet de l’atmosphère. Les techniques d’acquisition d’information à partir de l’image : Elles se font surtout avec l’utilisation d’ordinateur et de logiciels convenables comme ERDAS IMAGINE 8.6 pour l’automatisation du traitement. puis à géo référencer et à projeter cette image sur un type de projection : le plus souvent en coordonnées géographiques latitude/ longitude. Page 67 / 159 Rajoelison N.IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 13 : Principe de la télédétection Les capteurs à bord des satellite ou des avions enregistrent ces rayonnements électromagnétiques réfléchis par la surface terrestre vers l’espace sous forme de taches élémentaires (pixels) caractérisées par les valeurs radiométriques. Laurent .

Dans la plupart des cas. La nomination des classes correspondant à la réalité se fait après la classification. Définition : La cartographie est la technique et l’art de l'établissement et de la fabrication des cartes. a). Puis la classification non supervisée dans l’étude des évolutions (utilisant les images SPOT). Dans le chapitre suivant.La classification supervisée consiste à décrire les différents types d’objets présents sur l’image par des « zones d’entraînement ». Ces zones constituent de « références ou exemples » pour l’ordinateur dans la procédure de classification. La 2è qui est la photo-interprétation consiste à traduire objet par objet les détails que l’on voit sur l’image selon la réalité. On distingue la classification non supervisée et la classification supervisée. III. Nous parlons d’image de très grande échelle lorsque sa résolution spatiale est inférieure ou égale à 5 m. elle contient habituellement différents symboles communément admis. c’est la photo-interprétation qui est utilisée pour pouvoir acquérir de l’information de l’image IKONOS. II. qui Page 68 / 159 Rajoelison N.La classification non supervisée consiste à définir au préalable un certain nombre de classes à partir d’une simple constatation de l’image. Puis à lancer l’ordinateur pour regrouper les pixels qui sont identiques (mêmes valeurs radiométriques). Celle-ci a pour but surtout de mettre à jour la carte d’occupation du sol de la CUA. Notion de cartographie : III. une carte est une représentation schématique plutôt qu'illustrée d'une zone donnée . Tous ce qui est flou et ce qui est difficilement identifiable (objet non connu) sur l’image fait l’objet d’une descente sur le terrain pour en dégager l’information. Laurent . Ces zones d’entraînement déterminent les classes des pixels. Elle se pratique quand la résolution de l’image est assez grande (lpixel ≤ 5 m) et les détails sur celle-ci sont facilement identifiables.La 1 ere Apport de proposition d’aménagement consiste à grouper les pixels de l’image selon les informations qu’ils IGF représentent. b).1. On définit les cartes comme la représentation dessinée ou imprimée sur une surface plate (le plus souvent papier) des détails d'une zone géographique correspondant généralement à une portion de la surface de la Terre. II.

au dessus de cette échelle. Définition d’un SIG : Le SIG est un système informatisé comprenant plusieurs bases de données géographiques et un logiciel de gestion et d’accès aux informations dont le but est de centraliser. Page 69 / 159 Rajoelison N. d’analyser. les localisations. Notons que dans un SIG. II. station totale. artificielles ou culturelles de la région représentée. II. ou bien par l’association de ces 2 moyens. de gérer. d’organiser. soit par levés (mesure et description) directs des détails géographiques sur le terrain en utilisant des appareils appropriés (théodolite. 2.Apport de proposition d’aménagement indiquent les caractéristiques naturelles. la forme des objets (points. lignes. GPS bi fréquence. III. II. La plus grande échelle d’une carte est 1 : 10000 . photo-interprétation). Laurent . de mettre à jour. 2. 2. et de représenter ces données sous forme de cartes.) . Mais on peut représenter sous forme de cartes aussi les résultats d’analyses des données liées à la localisation (informations géographiques). Les cartes se diffèrent des plans par leur échelle de représentation. le matériel. 1. Les composantes d’un SIG : Un SIG est constitué de 3 composantes : les données. Les différentes sortes d’échelles de cartes et des plans sont les suivants : IGF Tableau 11 : Les différentes échelles de cartes et de plans. alidade. 2. Les données : elles sont acquises soit par voie de traitement d’images (classifications. tableaux et graphiques. etc. III. on dit plutôt plan. Le SIG : III. l’utilisateur. niveau.

et la seule façon de relier ces informations à celles qui ont été obtenues par d'autres organismes passe par la géographie. 4) Qu'est-ce qui a changé depuis … ? (Par exemple.Apport de proposition d’aménagement polygones. 2) Comment me rendre de … à … ? 3) Où est … vrai / faux ? (Par exemple. IGF III. la gestion des informations). 5) Quelle est la répartition spatiale de … ? (Par exemple. ou par importation de fichiers. et le logiciel (pour l’analyse. la défense nationale. que se passerait-il si une nouvelle route d'accès était ajoutée au périphérique ? Quelle serait l'augmentation du trafic et où se produiraient les changements ?). Plusieurs domaine d’études utilise le SIG comme un outil très performant dans l’analyse des données : la météorologie. les groupements géographiques de décès chez les enfants dus à un certain type de cancer ?) . II. L’utilisateur : c’est celui qui puisse accéder et manipuler les données. éventuellement. Laurent . Le matériel : il comprend les moyens de stockage préférentiellement numérique (comme les CD-ROM. la médecine. L’entrée des données dans un SIG se fait par saisie. Page 70 / 159 Rajoelison N. et les données thématiques ou attributaires. la géologie. 6) Que se passerait-il si … ? (Par exemple. où dans le pays (ou dans le monde) puis-je trouver la culture de type A cultivée sur le sol de type X ?) . scanning (numérisation). 2. Les SIG sont les seuls outils qui peuvent intégrer des informations géographiques obtenues séparément par des organismes différents. longitude Y ? ou quelle est la répartition de l'électorat du parti Z ?) . les disques durs). Les fonctions d’un SIG : La gamme de tâches auxquelles doit faire face un SIG est infinie. La combinaison du « moteur de tri et d'exploration de l'information » d'un SIG et de la cartographie informatisée assure déjà une expansion rapide du rôle de la cartographie. On distingue les données de référence qui servent de bases pour la localisation. Un SIG est un système capable de répondre aux questions générales suivantes : 1) Qu'y a-t-il à … ? (Par exemple. Tandis que la sortie se fait par affichage à l’écran ou par impression à l’aide des traceurs sur du papier (analogique). où se trouvent. ou surfaces à 3 dimensions) sont interactivement liés à leurs descriptions (attributs). etc. l’ordinateur qui constitue le moyen d’entrée et la sortie des données. Ces dernières sont le plus souvent représentées sous forme de tableau. quel type de sol existe à latitude X. 3. Chaque organisme rassemble les informations qui l'intéressent. quel changement s'est-il produit dans l'étendue de la forêt tropicale dans les vingt dernières années ?) .

météorologiques. En raison de la grande diversité des informations qu’elles comportent. une représentation des objets ou phénomènes localisables de toute nature et de leur corrélation.IGF Apport de proposition d’aménagement III.L’orographie qui décrit le relief de la région. peut se résumer dans le schéma suivant : Page 71 / 159 Rajoelison N. Elaboration des cartes : Le fond image d’une carte est une image ortho rectifiée. les routes. … .Les données sur l’hydrographie : qui sont les eaux courantes. Leur objet est de donner. II.Les données sur la végétation et culture : qui sont l’ensemble des plantations : forêt. 1. 3. les limites administratives. 3. D’après cette définition. Les types de cartes : Il existe 2 types différents types de cartes : topographique et thématiques. L’élaboration d’une carte. les rivières. d’occupation du sol et les cartes économiques sont des exemples de cartes thématiques. géologique.Les données planimétriques : qui sont la représentation plane des différents détails artificiels ou naturels du terrain : les bâtiments. les cartes topographiques servent habituellement de référence pour la représentation des données thématiques (cartes thématiques). 2. de la prise de photo à l’impression ou traçage. 3. sur un fond repère et à l’aide des symboles qualitatifs ou quantitatifs conventionnels.II. Elle sont constituées par : . rizières. Les cartes thématiques : Ce sont des cartes rattachées à un ou plusieurs thèmes qui sont autres que topographiques. 4. voies ferrées. sociologique. Les cartes touristiques. on peut dire que toute carte est donc thématique. d’évolution. les canaux. … . Laurent . les haies. III. c’est-à-dire une image (obtenue par satellite ou PVA) dont l’échelle sur tous ses points a été rendu uniforme. III. II. II. politique. d’aménagement. III. Les cartes topographiques : Elles sont utilisées pour indiquer les caractéristiques naturelles et artificielles d’une région terrestre. les lacs. … . les cartes de végétation.

Habillage . Carte sur papier . Acquisition Points de correction IGF Images numériques brutes . Laurent . MNT Ortho rectification. Impression. carte numérique Page 72 / 159 Rajoelison N.Apport de proposition d’aménagement Figure 14 : Schéma de la production des cartes à partir des images spatiales. Contrôle ou vérification . SIG . traitement. et différentes corrections. Images rectifiées. Organisation des données. corrigées Mosaïque Images ortho rectifiées Modélisation de la carte selon ses fonctions . Elaboration des spécifications . correction Paramètres pour les orientations. Archivage . Numérisations .

et l’échelle d’élaboration. et un plan d’une ville a pour échelle 1/1000. mais les plus importants en sont le pouvoir séparatif de l’œil humain.2 x 1/e. il est fonction de l’utilisation de la carte. et vice versa.II. Et un plan d’une ville à l’échelle de 1/1000 a pour précision σ = 500000 x 0.2 = = 1000 x 0. La précision d’une carte est donc donnée par la relation σcarte = 0. Par exemple.IGF Apport de proposition d’aménagement III. Précision d’une carte : La précision d’une carte dépend de beaucoup de paramètres. Plus la valeur de σ est grande moins la carte est précise. une carte d’occupation du sol d’une région a pour échelle 1/500000. Pour la 2ème. Celui-ci correspond à l’erreur graphique maximale tolérée lorsqu’on élabore une carte. il est estimé à 1/5 mm. Page 73 / 159 Rajoelison N. Concernant le 1er paramètre.2 = 200 m. Laurent . Ainsi. avec e est l’échelle de la carte. 5. une carte d’occupation du sol régionale a pour précision σ 100000 mm = 100 m.

tif et ivato. on désactive Clear Display pour ne pas effacer l’image déjà affichée. amboh.tif. Dans ce boite de dialogue. anal. Ces derniers se trouvent dans notre répertoire de travail : C:\Documents and Settings\client\Bureau On affiche d’abord la 1ère image dans un viewer suivant la procédure suivante : On clique sur . I. File > Open > Raster Layer ou on clique sur . IV. en vue de produire les cartographies des espaces verts existants et projetés.tif. on choisit le fichier 67ha. la boite de dialogue Select Layer to add s’ouvre : Figure 15 : boîte de dialogue « Add layer ».IGF Apport de proposition d’aménagement Chapitre IV : APPLICATION DE L’IMAGERIE SATELLITE DANS LA MISE EN PLACE DES ESPACES VERTS Ce chapitre concerne l’application des techniques énoncées dans les chapitres précédents.tif. MOSAIQUE DES IMAGES IKONOS : Les 5 fichiers images à mosaïquer sont : 67ha. Laurent .tif. anosy.tif On clique ensuite Raster Options. Page 74 / 159 Rajoelison N. On active Background Transparent pour que l’image qui est au dessous de l’autre ne soit pas dissimulée.

On répète cette procédure pour l’affichage des 4 autres fichiers dans ce même viewer de façon à ce que les 4 images forment une mosaïque. L’image 67ha. On clique ensuite sur Raster > Mosaïc Image.tif s’affiche alors dans le viewer. Laurent .Apport de proposition d’aménagement On active Fit to frame pour que l’intégralité de l’image soit automatiquement contenue dans le viewer. On clique OK. On a alors les 5 images affichées dans un même viewer : IGF Figure 16 : Image à très haute résolution du Grand Antananarivo. On peut agir sur les icônes voulues des images. Les 5 scènes se superposent une à une dans le Mosaïc Tool. pour avoir l’ordre de superposition Page 75 / 159 Rajoelison N.

à exclure les valeurs 0 et à donner la valeur radiométrique du fond.IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 17 : boîte de dialogue mosaïque On clique sur . Le résultat est le fait d’avoir les 5 fichiers unis dans un seul fichier. dans la boite de dialogue qui apparaît. On peut maintenant lancer le « mosaïquage » en cliquant sur l’icône de lancement de celui-ci : Une boite de dialogue apparaît invitant à entrer le nom du fichier de sortie. Page 76 / 159 Rajoelison N. on choisit Overlap areas pour la méthode de correspondance : la répartition des pixels de l’image résultantes est calculée à partir de l’histogramme des pixels de l’image qui recouvre l’autre. Laurent . La procédure se termine en cliquant sur OK.

DECOUPAGE DE L’IMAGE MOSAIQUEE SUIVANT LA LIMITE DE LA CUA : a) Le 1er type de découpage consiste à extraire une partie de l’image mosaïquée suivant une limite rectangulaire. On clique sur AOI > Copy selection to AOI. on entre le nom du fichier que l’on veut découper. une boîte de dialogue apparaît avec la limite rectangulaire. On superpose sur l’image mosaïquée la limite de la CUA.aoi défini précédemment. On pointe sur la limite de la CUA pour la sélectionner. on a exporté le fichier cua2. On clique alors sur Apply. On agrandit cette limite rectangulaire qui s’affiche dans le viewer contenant l’image à découper.img On sélectionne AOI pour entrer le fichier aoi.tif Cette image nous sert de référence pour les corrections géométriques des images SPOT. puis OK. II. puis Vector > tool. On clique sur Form Inquire Box pour définir le découpage suivant la limite rectangulaire. OK. On sauvegarde cette AOI sur File > Save > AOI Layer as… et puis on entre son nom : aoi. on entre dans Data Prep (situé dans la barre des menus de ERDAS) > Subset Image Dans la boîte de dialogue qui apparaît. Page 77 / 159 Rajoelison N. par exemple. et aussi celui du fichier de sortie.tif. Après ce processus. Dans la barre des menus de ERDAS. L’image mosaïquée étant affichée dans un viewer. On a comme résultat l’image : cua. on clique Data Prep > Subset Image.IGF Apport de proposition d’aménagement IV. On entre le fichier d’entrée qui n’est autre que celui de l’image dont on veut « couper ».aoi. Et ceci jusqu’à ce que cette limite récupère l’image à extraire.img pour son extension devienne . on clique sur Utility > Inquire Box.tif. On entre aussi le nom du fichier de sortie ou de résultat : cua2. On clique sur Vector > Enable editing. Puis. il est nécessaire de découper ce dernier afin de ne s’intéresser qu’à l’intérieur de la limite de la CUA. et on a l’image de la CUA : cua2. b) Puisque notre zone d’étude est l’union des petites parties de chaque fichier image. Laurent . On clique sur OK pour lancer le découpage.

ou pour les superposer entre elles.la correction atmosphérique : Cette correction est surtout nécessaire quand les bandes spectrales de prise de l’image se situent dans le visible et le proche infrarouge. la diffusion à proximité de la surface aboutit à effacer en partie les contrastes de réflectance entre surfaces sombres et claires Ce sont les effets d’environnement qui limitent les possibilités de détecter certains détails de la surface. En effet. l’amélioration de contraste et la correction géométrique. la luminance propre de l’atmosphère. III. En plus.IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 18 : Image de la CUA IV. les plus importantes en sont : la correction atmosphérique. Page 78 / 159 Rajoelison N. a). Le capteur à bord d’un satellite reçoit donc un rayonnement. Laurent . Le capteur obtient donc une image qui diffère de la réalité. les rayonnements du soleil descendant vers la surface terrestre sont perturbés par les effets de l’atmosphère : certains rayonnements diffusés au cours du trajet reviennent vers l’espace sans avoir atteint la surface terrestre. qui s’ajoute au rayonnement réfléchi par la surface du sol. en particulier pour pouvoir les rendre superposables à une carte. les images doivent faire l’objet de nombreuses corrections . dans le cas d’une surface hétérogène. CORRECTION DES IMAGES SPOT : Pour être conformément exploitables.

les images spatiales sont déjà filtrées des effets de l’atmosphère. Conséquences : Les images sont déformées selon les géométries suivantes : 1.Apport de proposition d’aménagement La correction des effets de l’atmosphère est faite à l’aide de modèles établis par les physiciens de l’atmosphère. Avant leurs mises en vente. La création de néo-canaux par combinaison de canaux bruts (l’indice de végétation par exemple) permet de synthétiser l’information multi spectrale en vue de faciliter son interprétation pour les végétations. Ces variations sont causées par plusieurs facteurs : La pression élevée exercée par le rayonnement solaire sur le satellite . Laurent . La baisse de la vitesse et la perte d’altitude causées par les frottements atmosphériques. c).amélioration de contraste : Ce procédé permet d’atténuer. IGF Figure 19 : Effet de l’inclinaison du capteur.la correction géométrique : Les images satellitaires brutes sont « fausses » sur le plan géométrique. C’est dû aux variations de l’orbite du satellite portant le capteur. b). La non homogénéité de la terre et la variation de la force de gravité . roulis du satellite Page 79 / 159 Rajoelison N. et disponibles sous forme de logiciels spécialisés. de rehausser. ou d’extraire certains aspects de l’information contenue dans l’image .

vitesse trop rapide du satellite 6. augmentation de la vitesse du satellite Figure 20: Les différentes causes de déformations rencontrées sur des images brutes. Laurent . elle est fausse. Ces déformations entraînent la différence d’échelle sur une image. Légende : Image faussée ou tordue Image correcte Sens de déplacement du satellite Mais il y a aussi les effets du relief du terrain. altitude trop élevée du satellite 5. mais en réalité.IGF Apport de proposition d’aménagement 2. les erreurs de mesures. tangage du satellite 3. Page 80 / 159 Rajoelison N. qui est aggravée aussi par la forme ellipsoïdale de la terre. l’image prise par le satellite parait correcte (sans déformations). En apparence. mouvement de lacet du satellite 4.

l’on identifie 9 points de calage tant sur le terrain que sur l’image . Z) de la projection Laborde de Madagascar.9° Coordonnées de l’origine : Xo = 1113136.0 m Le demi-petit axe : 6356911. les caractéristiques de cette projection sont les suivants : Surface de référence l’ellipsoïde International Hayford 1909 dont : Le demi-grand axe est égal à 6378388.9995 Pour la transformation de coordonnées géographiques (longitude.7279 m Les paramètres de projection Laborde sont : Ellipsoïde : Hayford International 1909 Centre de projection : φ = . c’est la projection Laborde qui est utilisée car c’est celle ci qui présente la petite déformation de l’image . Pour avoir une bonne rectification. latitude) de la projection WGS 84 aux coordonnées cartographiques (X. il est impératif que : • • • • le satellite soit incliné de 0 à 5° lors de la prise de l’image .correction topographique : Elle consiste à rendre l’échelle de toute l’image uniforme pour minimiser les défauts dus à l’élévation du capteur. on a utilisé le logiciel COMAD d). Page 81 / 159 Rajoelison N.21 gr Sud et λ = 49 gr Est Paris IGF Rotation : 21 gr Ko (coefficient de réduction à l’échelle) = 0. Y. la couverture nuageuse de la cible soit inférieure ou égale à 20 % .Apport de proposition d’aménagement La correction géométrique consiste à éliminer ces distorsions de l’image en lui affectant une projection convenable pour chaque pays.3146 m et Yo = 2882900. le pas du MNT soit inférieur à 30 m.946 m Longitude de point d’origine : -18. Laurent .9° Azimute de la ligne centrale : 18. Pour Madagascar.

il est nécessaire d’importer l’image pour qu’elle ait l’extension (type) propre à ce logiciel : . Sur la barre des menus de viewer. Page 82 / 159 Rajoelison N. a). on clique sur raster > contrast > breakpoints. L’IMAGE PANCHROMATIQUE DE LA CUA DU MARS 1988 : Avant d’être utilisée dans ERDAS IMAGINE 8. III. puis OK.Les corrections atmosphériques des images qu’on utilise sont déjà réalisées par les centres de réception des données satellites. Puis on choisit import. L’importation se fait en cliquant dans l’icône . Le fichier image est : p. Figure 20 : Boîte de dialogue Import/Export de ERDAS. 1. c’est .img.TIFF). Les caractéristiques des images étant déjà données au chapitre précédent.6.IGF Apport de proposition d’aménagement IV. l’extension du fichier à importer (ici. c’est file.Les corrections des contrastes de l’image sont comme suit : On affiche l’image brute sur un viewer : Viewer > File > open > raster layer. Laurent . Le répertoire de travail est : D:\FTM.img. on choisit p. Il s’agit de répartir le « pic » du nombre de pixels de l’histogramme des valeurs radiométriques. et le nom du fichier importé. b). le type de média : ici.

Correction géométrique : Figure 22 : Image p. Laurent .1333 : d’où l’apparence de l’image est flou.IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 21 : Histogramme des valeurs radiométriques de p. L’amélioration du contraste consiste à étendre cette restriction vers la courbe jaune.img non corrigée Page 83 / 159 Rajoelison N.img La courbe grise représente le nombre de pixels sur l’image en fonction de la valeur radiométrique. On constate que celle-ci est restreinte autour de la valeur radiométrique 34. c).

tif Page 84 / 159 Rajoelison N. Cette correction est de niveau S du fait que l’on prend les points de référence directement sur une image déjà corrigée géométriquement. On a procédé à la correction géométrique de p. Figure 24 : Image référence : cua.img par rapport à l’image cua. Ces points sont bien identifiables sur toutes les deux images. Laurent .IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 23 : Information concernant p.img Cette info est obtenue en cliquant sur l’icône de la fenêtre Viewer.tif du satellite IKONOS (celle-ci sert de référence).

puis image geometric correction > from viewer. on clique à la suite : .IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 25 : Information concernant cua.tif Les images à corriger et celle de référence étant toutes affichées sur deux viewers différents. Laurent . Page 85 / 159 Rajoelison N. select viewer > Figure 26 : Préparation à la correction géométrique de l’image panchromatique (noir et blanc). pour accéder à la fonction correction géométrique.

on règle le type de projection en cliquant sur Add/Change Projection … du menu Projection : On a entré les paramètres de la projection Laborde de Madagascar dans la liste des projections utilisées dans différents pays. On choisit polynomial et OK. c’est dans le viewer #1. La boîte suivante apparaît Figure 27 : Liste des modes de correction géométrique. IGF Ici. et dans projection. invitant à cliquer à l’intérieur du viewer contenant l’image à corriger.Apport de proposition d’aménagement La boîte suivante apparaît. La boîte suivante apparaît On entre 2 dans polynomial ordre . Laurent . Page 86 / 159 Rajoelison N.

IGF Apport de proposition d’aménagement Ils sont dans la figure suivante : Figure 28 : Caractéristiques de la projection Laborde (page 75) Puis on clique OK sur la fenêtre Projection chooser. La boîte suivante s’affiche : Figure 29 : Boîte de dialogue invitant à choisir le type de l’image référence. Laurent . Page 87 / 159 Rajoelison N. Puis sur Set Projection from GCP Tool.

Apport de proposition d’aménagement Laissant à faire choisir où les points de référence seront extraits. L’information sur l’image référence apparaît automatiquement : IGF Figure 30: Boîte de dialogue invitant à changer le type de projection de l’image à corriger (page précédente). On clique OK Puis sur Apply sur Polynomial model properties et OK. Ici. et à l’intérieur du viewer contenant l’image référence (Viewer #2). c’est sur existing viewer. On clique OK. Les fenêtres suivantes apparaissent : Figure 31: Commencement de l’opération « correction géométrique » Page 88 / 159 Rajoelison N. Laurent .

Puis on clique sur le point de détail qui se trouve dans toutes les deux images. On procède ainsi de suite jusqu’à atteindre le nombre de points nécessaires pour la correction (minimum de 30 points pour une correction polynomiale de niveau 2).IGF Apport de proposition d’aménagement Viewer #1 : image à corriger . on a pu collecter 39 points. Les points qu’on collecte sont des points situés sur des endroits nets et non susceptibles d’un éventuel déformation ou déplacement. Gcp tool : fenêtre contenant les coordonnées des points de référence et celles des points correspondants à ces derniers dans l’image à corriger (coordonnées pixel et non géographique). Les valeurs de ces erreurs sont dans la colonne RMS Error. Et on obtient le premier point. On veille à ce que l’erreur moyenne de correspondance entre les points des deux images soit inférieure à 1. On zoome grandement sur les deux images jusqu’à ce que les détails passent au pixel. On clique sur l’icône dans la barre des menus de GCP Tool ou sur dans geo correction tools. Viewer #3 : zoom avec le curseur carré sur Viewer #1 Viewer #4 : zoom avec le curseur carré sur Viewer #2 Geo correction tools : cette fenêtre marque qu’on procède à la collecte des points de contrôle : l’icône de lancement du traitement n’est pas activé que lorsque le nombre de points excède 40. Laurent . Page 89 / 159 Rajoelison N. Viewer #2 : image référence . Ainsi.

Laurent .IGF Apport de proposition d’aménagement Page 90 / 159 Rajoelison N.

Page 91 / 159 Rajoelison N.img .IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 32 : Fin de l’opération « correction géométrique ». Laurent . On lance ensuite le traitement en cliquant sur On a l’image corrigée : p10c.

IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 33: Image panchromatique géométriquement corrigée Page 92 / 159 Rajoelison N. Laurent .

La référence étant toujours l’image IKONOS 321. L’IMAGE MULTISPECTRALE DE LA CUA DU AVRIL 1996 : Le même procédé que celui appliqué à l’image panchromatique précédent a été appliqué pour la correction géométrique de l’image spot multi spectrale xs (CUA) datée d’Avril 1996. 2. Page 93 / 159 Rajoelison N. III. Laurent .IGF Apport de proposition d’aménagement IV.

Avec 35 points de contrôle.IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 34: Fin de la correction géométrique pour l’image xs. on a l’image corrigée suivante : Figure 35 : Image xs corrigée. et avec une erreur résiduelle moyenne de 0. Laurent . Page 94 / 159 Rajoelison N.8989 pixels.

deux d’entre eux peuvent présenter les mêmes valeurs radiométriques. Ce qui rend très difficile l’automatisation du traitement (classifications) de l’image. Page 95 / 159 Rajoelison N. TRAITEMENT DES IMAGES EN VUE DU REPERAGE et RECENSEMENT DES ESPACES VERTS : Dans cette section. d’une part. La technique utilisée pour les repérages des espaces verts est la numérisation des limites des différentes zones. Dû à la dimension d’un pixel (1 m). alors qu’en réalité. les rayonnements émis par les toits de maison peuvent se traduire par les mêmes valeurs radiométriques que ceux émis par les sols nus. dans le deuxième temps. on va repérer les espaces verts existant dans la ville en vue de les recenser. Laurent .IGF Apport de proposition d’aménagement IV. et 1996 et 2006. 2. et celle de l’occupation urbaine entre 1988 et 1996. En effet. Mais il y a aussi les ombres de nombreux bâtiments (spécificité urbaine) qui cachent certains détails sur l’image. les voitures. IV. ils désignent deux objets différents sur le terrain. d’étudier l’évolution des surfaces rizicoles entre 1996 et 2006. Seuls les classes qui ont de valeurs radiométriques « dominantes » peuvent être observées avec moins d’erreur. d’autre part. dans le premier temps. Puis. quelle que soit la bande spectrale d’observation (seules les bandes 1. 3 sont à notre disposition).

Laurent . Page 96 / 159 Rajoelison N.IGF Apport de proposition d’aménagement IV. Figure 36: Repérage des espaces verts. leurs effectifs ainsi que leurs positions dans la ville. 1. Repérage et recensement : a) Les jardins et parcs : La figure suivante représente les espaces verts potentiels. IV.

12 22 67380.17 Page 97 / 159 Rajoelison N. Laurent .08 15 14604.IGF Apport de proposition d’aménagement NUMÉRO 1 ID Rova SURFACE EV (m²) 23046.20 3 5808.12 8 9 127898.22 7 438241.669 1_32 5720 0.025 5_25 Nanisana-Iadiambola 17031 1.672 2_25 4383 0.27 2 Jardin d'Andohalo Belvédère d'Ambohipotsy Jardin d'Antaninarenina Tombeau du Premier Ministre Jardin du palais présidentiel Falaises végétales Analamanga Bois de Fort Voyron Institut catholique malgache Université du millénaire Monastère de Soavimbahoaka Avenue de l'indépendance Jardin d'Ambohijatovo Stade de Mahamasina Abord du lac Anosy Pépinière ylangylang Jardin de l'ancienne piscine Allée des roses de Behoririka Grand amphithéâtre Jardin de la cité des 67 Ha Amphithéâtre de quartier Remblai à Anosipatrana 9580.21 13 32153.001 6_28 Ambodihady 10260 2.22 5 8852.329 2_25 4383 0.052 5_12 Analamahitsy Tanana 20558 1.404 4_25 2_07 Mananjara Faliarivo-Ambanidia 4885 6153 0.33 16 17736.387 1_39 6516 0.798 5_14 AmbatomitsanganaAndrohibe Cité 67 ha Atsimo 7000 1.204 4_01 Ambanin'Ampamarinana 3930 0.130 1_02 AmbatonakangaAmbohitsorohitra Tsaralalana-Isotry FIATA 1749 0.10 18 6652.74 20 2171.26 0.614 3_26 Behoririka-Ankaditapaka 2596 0.15 14 128780.12 4 10653.008 5_13 Andraisoro 19958 1.14 21 4586.17 12 12519.37 11 60428.861 CODE 2_17 NOM (Fokontany) ManjakamiadanaAnkadinandriana AndafiavaratraAmbavahadimitafo Andohamandry POP_2005 4677 SURF_Fkt (km²) 0.339 1_26 8889 0.227 1_37 FaravohitraAmbatonakanga 3876 0.23 17 5357.27 6 81571.05 19 102985.090 1_20 Antanimalalaka-Analakely 1192 0.812 2_16 4112 0.225 4_05 Andrefana Ambohijanahary III G III M Antohomadinika-FAAMI 4726 0.22 10 406875.585 84243.419 1_02 AmbatonakangaAmbohitsorohitra Andohamandry 1749 0.216 3_15 Ankaditapaka Avaratra 1887 0.

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5_22 5_06 2_19 2_09 5_14 5_06 Manjakaray II C AmbidivoanjoAmbohijatovo Andohan'i-Mandroseza Antanimora-Ampasanimalo AmbatomitsanganaAndrohibe Ambidivoanjo-FarangoAmbohijatovo Amboniloha Soavimasoandro Tsarafaritra-AnjahanaAmbodifiakarana 12100 9236 4708 3422 7000 9236 0.24 1.67 0.81 0.36 1.74 1.67

23 23 24 25 26 27

Lac Masay Abord du lac Masay Lac Mandroseza Vallon de l'Est Nouvelle pépinière Pépinière municipale Parc de Tsarasaotra Lac Tsarasaotra Jardin botanique de Tsimbazaza

903435.782 847948.928 427416.322 418345.454 128312.674 119881.633

28 28 29

201806.586 49715.572 225509.682

5_09 5_26 4_31

7743 23378 4808

0.98 4.55 0.28

Tableau 12 : Localisation des espaces verts La colonne ID contient la désignation des espaces verts potentiels, SURF contient la valeur respective de leur superficie en m². CODE contient l’arrondissement où l’espace vert est localisé (exemple : 4_25 veut dire 4ème arrondissement, 25ème Fokontany). NOM contient le nom du Fokontany où l’espace vert est situé. POP 2005 contient le nombre de population de chaque Fokontany où l’espace vert est situé. SURFACE inclut la valeur de la surface de chaque Fokontany précédent. D’après les données ci-dessus, les surfaces des espaces verts se répartissent comme suit : Pour le 1er arrondissement elle est de : 189842.298 m² soit environ 19 ha ; Pour le 2ème arrondissement, c’est 1418192.825 m² soit 142 ha environ ; Pour le 3ème arrondissement, c’est 430355.284 m², soit 43 ha environ ; Pour le 4ème arrondissement, c’est 920430.143 m² ou 92 ha environ ; Pour le 5ème arrondissement, c’est 1515665.268 m² ou 152 ha environ ; Pour le 6ème arrondissement, c’est 67380.001 m² ou 7 ha environ. Au total, la CUA dispose de 4541865.82 m² ou 454 ha d’espaces verts potentiels. Alors que la CUA, d’après le recensement en 2005, compte 1 114 346 habitants, soit une densité de 0.00041 ha ou 4 m² d’espace vert par habitant. Cette densité est très loin de la norme que l’on a indiquée pour une ville comme la CUA. De plus, les espaces verts potentiels que l’on vient de mentionner n’incluent pas les terrains de sport.

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b) Les rizières :

Figure 37 a: Carte de la rizière du 1996 (plus haut) Figure 37 b : Carte de la rizière du 2006.

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Apport de proposition d’aménagement

En 1996, sur la carte plus haute de cette page, les rizières couvrent 39085094.3531 m² soit 39 km² dans la CUA (47 % de la CUA). Cette surface est représentée sur les 2 cartes par des trames vertes. La trame blanche représente les agglomérations, les routes, les boisements, marais. Le cyan y représente les plans d’eau. En 2006, sur la carte plus basse, elles couvrent au total 24581058.0471 m² soit près de 24,6 km² dans la CUA (30 % de la CUA).

Figure 38 : Calendrier Agricole de Madagascar. En l’espace de 10 ans, la surface rizicole s’est réduite de 17 %. Cette diminution de la superficie des rizières est surtout expliquée par l’extension progressive de la ville sur les plaines. Ces rizières « restantes » sont de propriétés privées. Une partie des productions de chaque rizière sont le plus souvent destinées à la consommation par leurs propriétaires et une autre pour l’approvisionnement de la ville. Il est donc nécessaire de trouver des anciennes rizières (marais ou rizières non mises en valeur) dans la CUA même afin d’aider les populations nécessiteuses, surtout les écoliers, dans leur nutrition. Cette proposition sera détaillée dans le chapitre V.

Figure 39 : Le préjudice à des rizières

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Rajoelison N. Laurent

IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 40: Cressonnière Figure 41 : Repérage des zones industrielles dans l’agglomération d’Antananarivo. Laurent . Page 101 / 159 Rajoelison N.

Page 102 / 159 Rajoelison N. Laurent .IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 42 (à la page suivante) : Repérage des terrains de sport.

IGF Apport de proposition d’aménagement d) Les terrains de sport : Pour le 1er arrondissement Pour le 2e arrondissement Pour le 4e arrondissement Pour le 3eme arrondissement : Page 103 / 159 Rajoelison N. Laurent .

réparties dans 4 Fokontany. Code : n° arrondissement Nom : nom du Fokontany . Cette inventaire ne tient pas compte les Page 104 / 159 Rajoelison N. % 10 40 : pourcentage des jeunes parmi la population totale (Pop_2005). Area_m² : surface du terrain en m² .IGF Apport de proposition d’aménagement Utilisation : discipline de sport pratiqué . Laurent . dont 4 pour le football qui est le plus pratiqué. Tableau 13 : Liste des terrains de sport pour le 1er Arrondissement Pour le 5e arrondissement Tableau 14 : Les terrains de sport du 5e Arrondissement Le 1er arrondissement dispose de 7 zones sportives.

lesquelles sont caractérisées par une vitesse de chute (fonction de leur hauteur de chute et de la vitesse du vent) et par un certain poids. IV. théoriquement. Cette énergie de battance est dissipée par quatre actions : Page 105 / 159 Rajoelison N. L'arrachement des particules de terre vient de l'énergie des gouttes de pluie. et d’en conclure les mesures que l’on doit entreprendre. 1940. déterminée par l'équilibre entre l'attraction universelle et la résistance à l'air de la surface portante de la goutte (Lawson. 1983). on va estimer les valeurs de la perte en terre sur les sols des environs du centre ville pour les érosions en nappe . en ne laissant pas ces enfants se livrer à la délinquance. Et donc. se plaint de l’insuffisance des terrains de sport où il pourrait pratiquer des activités sportives avec leurs adhérents.IGF Apport de proposition d’aménagement terrains de sport privés ni ceux des écoles. On peut citer aussi l’existence d’une école de rugby et école de la vie (EREV) qui prend en charge certains enfants de la rue. Au bout de 10 m de chute. 1975) mais les turbulences réduisent la taille des gouttes de pluie à 3-5 mm de diamètre. IV. Or l’un des objectifs de ces deux organismes est de préserver la sécurité du bas quartier. Mais cette supposition de 47 % reste probable si l’on apprend que le CDA. Notons que si on suppose que seuls les 50 % pratiquent régulièrement le sport. un organisme situé dans le quartier Andohatapenaka. Laurent . Ces derniers résident dans le 1er arrondissement. fonction de leurs diamètres. la vitesse des gouttes de pluie atteint 90 % de la vitesse finale. Ceci pourrait aider à la protection de la plaine d’Antananarivo et donc des espaces verts. elles sont destinées pour la totalité des jeunes de 10 à 40 ans dont l’effectif est 109188 (47 %) personnes. soit 54594 personnes. 2. Le vent peut augmenter l'énergie des gouttes de pluie de 20 à 50 % (Lal. 2. IV. et oeuvrant dans le développement social du quartier dont l’accueil et l’éducation des jeunes errants et délaissés. ces terrains se révèlent insuffisants. IV. Bradford. Etude de l’érosion d’une partie du bassin versant de l’Ikopa : Dans cette étude. 1. car ils sont destinés à l’éducation physique et sportive des écoliers. 1944). et de la ville de la CUA. et les ex-détenus mineurs. Cette école connaît maintenant un problème concernant le lieu d’entraînement. Définition de l’érosion en nappe : La cause de l'érosion en nappe est l'énergie de la battance des pluies sur les sols dénudés (Ellison.

de la présence de gypse ou de calcaire. on va appliquer l’équation universelle de perte en terre des statisticiens Wischmeier et Smith.écrasement et force tangentielle d'arrachement (shearing stress): séparation des particules agrégées. Arnoldus 1980. Page 106 / 159 Rajoelison N. R est l’indice d’érosivité de la pluie : Cet indice est défini comme le produit logique de l’énergie cinétique des pluies et l’intensité maximale de ces pluies durant 30 minutes.24 x R x K x LS x C x P Où A est l’estimation de la valeur de la perte en terre en t/ha/an . Des recherches ont abouti à la mise en relation de cette définition avec les données sur la précipitation recueillies au sein des stations météorologiques.tassement du sol sous l'impact des pluies après humectation rapide de la surface du sol. et Rango & Arnoldus 1987) ont développé des formules alternatives qui n’impliquent que les précipitations mensuelles et annuelles pour déterminer le facteur R. 2. en fonction également de la stabilité structurale et de la perméabilité du profil. A cette énergie des pluies est opposée la cohésion ou la résistance d'un matériau terreux. • Par humectation suivie de dessiccation qui donne des petites mottes fissurées. Celui-ci peut être déjà plus ou moins dégradé : • Par éclatement au contact des gouttes sur les mottes desséchées. IV. . Laurent . . Cette équation permet de constater les zones les plus érodées et qui nécessitent des mesures de protections convenables. de matières organiques et d'argile.projection des particules élémentaires selon une couronne sur sol plat et transport dans toutes les directions mais plus efficacement vers l'aval sur les pentes. Cette équation est de la forme suivante : A = 2. • Par tassement par les pneus ou par les rouleaux qui donnent des petites mottes éclatées.bruit du choc des gouttes sur les matériaux résistants. IV. Par exemple Kalman 1967. Et ceci dans le but de protéger la plaine rizicole de la CUA. 2. Le matériau sol peut être plus ou moins résistant du fait de la présence de cailloux ou bien en fonction du pourcentage de limon et sable fin (10 à 100 microns). d'hydroxydes de fer et d'alumine libre.IGF Apport de proposition d’aménagement . . Présentation du modèle ou équation de Wischmeier : Pour cela.

Laurent .29 avec Pi désigne les précipitations mensuelles et P la précipitation moyenne annuelle. est fonction des matières organiques et de la texture des sols. L’abaque suivant permet d’avoir les valeurs de cet indice selon les critères de texture et de constituants organiques des sols : Tableau 15 : Abaque ou nomographe pour la détermination du facteur K Page 107 / 159 Rajoelison N. Log10 Σ (Pi²/ P) +1. l’indice d’érodabilité du sol considéré. de la perméabilité et de la structure du profil. K.74.IGF Apport de proposition d’aménagement Il s’exprime par : Log10 R = log R=1.

Il est égal à 1 sur un sol nu sans aucun aménagement antiérosif. qui ne tient plus compte de l'érosivité de la pluie mais du volume ruisselé (Williams. Limite du modèle : Puisque ce modèle est issu d’une expérimentation réalisée par Wischmeier. 2. en particulier des pentes supérieures à 40 % où le ruissellement est une source d'énergie plus grande que les pluies et où les mouvements de masse sont importants. de 1 à 9/10 sous cultures sarclées. Page 108 / 159 Rajoelison N. la structure. par exemple. et égal à 1/10 environ lorsque sur une pente faible où on pratique le billonnage cloisonné. facteur topographique dépendant de la longueur et de l’inclinaison (en %) des pentes. Laurent . ni de l'effet du type de sol sur l'effet de la pente La partie que nous considérons concerne celle qui recouvre la limite administrative de la CUA. Un modèle MUSLE a été mis au point pour estimer les transports solides de chaque averse. C’est un simple rapport entre l’érosion sur sol nu et l’érosion observée sous un système de production. On confond dans le même facteur C à la fois le couvert végétal. Ce facteur tient compte des pratiques de cultures antiérosives comme le labour en courbe de niveau ou le buttage. Il varie de 0. 3. Il est calculé selon l’assolement et les méthodes de culture. 1975). Enfin une limite importante de ce modèle. il connaît 4 niveaux de limites : 1.1 à 5 sur des pentes faibles et peut atteindre 20 en montagnes. Ce modèle ne s'applique qu'à l'érosion en nappe puisque la source d'énergie est la pluie : il ne s'applique donc jamais à l'érosion linéaire.IGF Apport de proposition d’aménagement La valeur de K peut être estimée à partir des paramètres suivants : le pourcentage de matières organiques. Elles ne sont donc pas valables à l'échelle de l'averse. C est l’indice d’utilisation du sol. Le type de paysage : ce modèle a été testé et vérifié dans des paysages de pénéplaines et de collines sur des pentes de 1 à 20 % à l'exclusion des montagnes jeunes. 4. ni à l'érosion en masse. Ce modèle ne s'applique que pour des données moyennes sur 20 ans. le pourcentage de sables très fins. il n'est pas tenu compte de l'effet de la pente combiné au couvert végétal sur l'érosion. et la perméabilité du sol à considérer. c'est qu'il néglige certaines interactions entre les facteurs pour pouvoir distinguer plus facilement l'effet de chacun des facteurs. LS. Ce facteur est de 1 sur sol nu sans aucun aménagement antiérosif. Par exemple. son niveau de production et les techniques culturales qui y sont associées. 1/1000 sous forêt et 1/100 sous prairies et plantes de couverture P est l’indice de protection du sol.

3. Puis d’interpoler le résultat sur toute la CUA. 2. on va déterminer les 5 facteurs composant le modèle IV. IV.IGF Apport de proposition d’aménagement IV. Figure 43 : Valeur de R Page 109 / 159 Rajoelison N.2. Application du modèle de Wischmeier pour l’estimation des pertes en terre : Dans ce paragraphe. Pour pouvoir calculer la valeur de R selon la formule précédente. 3. il nous faut faire la moyenne mensuelle des précipitations pour chaque station. Toutes les procédures de cartographie de ces facteurs ont été faites sur le logiciel Arcview GIS 3. Laurent . 1. IV. 2. L’indice d’érosivité de la pluie R: Pour ce faire. Même si le modèle requiert des données pluviométriques en l’espace de 20ans. on a recueilli des données sur les précipitations sur 2 stations situant respectivement à Ivato aéroport et à Ampandrianomby. on n’a pas pu obtenir que celles qui sont dans les 5 dernieres années.

IV. 3.065) Où L est la longueur de pente en mètre. IV.56 sina + 0. Figure 44 : Carte géologique Figure 45 : Valeur de K IV. et m = 0.1)m (65. Laurent .3 si S<25. 3. 2. l’angle de la pente en radian. La valeur de LS : Le Calcul de ce facteur se fait à l’aide de la formule de Wischmeier et Smith : LS = (Lhill/22. S est le pourcentage de l’angle de la pente.IGF Apport de proposition d’aménagement IV. m est un coefficient dépendant du pourcentage de la pente. Page 110 / 159 Rajoelison N. La valeur de K : Ce facteur a été recueilli sur l’abaque. ci-dessus. en connaissant les pourcentages de limons et de sables très fins des sols de la CUA.5 si S>50. 2. 3.4 si 25<S<50.41 sin² a + 4. m = 0. 2. m = 0. a.

Figure 47 : Valeur de C Page 111 / 159 Rajoelison N. 2. Laurent . 4. La valeur de C : Cette valeur a été obtenue à partir des résultats de recherches de différents bureaux d’études et des entreprises.IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 46 : Valeur de LS IV. IV. 3.

La plantation de végétations antiérosives comme le vétiver. IV. on va prendre la valeur de P égale à 1. 4. Page 112 / 159 Rajoelison N.IGF Apport de proposition d’aménagement IV. IV. Résultat 1: Figure 48a : Valeur de la perte en terre En faisant le produit de tous ces facteurs. Ce sont surtout des terrains nus qui se trouvent sur les pentes moyennes et fortes. 2. 3. La valeur de P : Puisqu’il n’y a pas de pratique antiérosive sur tous les sols de la CUA. et qui subissent de l’érosion moins faible. On invite donc ici les responsables et la population à mettre sur ces zones des mesures de protection du sol contre l’érosion en nappe qui les frappent chaque année. Ce dernier contribue dans l’ensablement et dans le recouvrement des différents canaux et des rizières de la ville. Sur la carte ci dessus.55 t/ha/an. 5. pourrait réduire le taux de perte de sol. Laurent . Les zones colorées en noire sont des terrains plus ou moins plats. les gazons. Il est important de souligner que ces valeurs de perte en terre sont des valeurs estimatives. les zones potentiellement érodées sont colorées en cyan. Les valeurs varient en moyenne entre 0 et 20. on obtient la carte représentant les valeurs estimatives des pertes en terre dans la CUA. IV. 2. par exemple.

IGF Apport de proposition d’aménagement IV. Laurent . IV. Il est susceptible de s’accroître avec une augmentation des débits solides et d’affecter à terme ces zones drainées et aménagées en rizières. Page 113 / 159 Rajoelison N. Ce phénomène explique la formation de certains marais et les difficultés auxquelles on doit s’attendre lorsque l’on désire convertir ces marais en rizières. 5. L’érosion entraîne la perturbation des conditions de drainage par l’excès de sédimentation au niveau des berges et du lit majeur. L’ensemble favorise en outre l’apport de sédiments grossiers dans les rizières. Les problèmes causés par l’érosion : Elle entraîne une déstabilisation du versant de tanety engendrant souvent le démarrage des petits lavakas. 2. Elle entraîne l’ensablement des rizières à partir de l’apport de sédiments grossiers en provenance des lavakas actifs.

Laurent .29 ⎜ P ⎟ ⎝ ⎠ TRAITEMENT SUR LE LOGICIEL SIG ARCVIEW 3.065 ) LS Carte pédologique 1/500000 Analyse des sols Abaque K Map calculator : A = 2.1 ⎠ m (65 .56 sin a + 0.41 sin 2 a + 4.2 R2 stations Interpolation R HYPOTHESES Sans pratiques anti érosives P=1 Figure 48b :Etape de l’application du modèle de Wischmeier pour l’estimation de la perte en terre Page 114 / 159 Rajoelison N.74 log⎜ ∑ i ⎟ + 1.IGF Apport de proposition d’aménagement Hydrologic modeling Analysis Reclass m Longueur grande pente Courbe de niveau : LHill LS = Map calculator : Modèle numérique de terrain Pentes en ° : a = pente [rad] S = pente [%] ⎛ L hill ⎞ ⎟ ⎜ ⎝ 22 .24 x R x LS x K x C x P Perte en terre Carte d’occupation du sol (COS) 1/10000 Vérification sur terrain Tableau des valeurs de C Attribution des valeurs de C à chaque classe de la COS C RESULTATS Données pluviométriques sur 2 stations : Ampandrianomby et Ivato aéroport Map calculator : ⎛ P2 ⎞ log R = 1.

Cimetière : zone contenant les tombeaux de différentes familles . En fait. Page 115 / 159 Rajoelison N. Plan d’eau : lac et eau de moyenne profondeur . qui sont proposés à être aménagés.IGF Apport de proposition d’aménagement Chapitre V : APPORT DE PROJET D’AMENAGEMENT Les terrains résultant de cette étude. Champ : lieu où il y a des cultures le plus souvent maraîchères . Forêt : étendue de terrain occupée par des grands arbres . Laurent . Figure 49 : Carte d’occupation du sol. sont issus d’une évaluation (analyse) multicritères sur la carte d’occupation du sol (COS) au 1 : 10000. Carrière : lieu d’extraction de pierres essentiellement de granite . Plantations : terrain contenant surtout des buissons et de petites savanes . cette COS a été mise à jour en numérisant à partir de l’image géométriquement corrigée IKONOS du Janvier 2006. Prairies : terrains couverts en partie ou en totalité de plantes herbacées. Marais : zone de terrain plus ou moins inondée d'eaux stagnantes dont la flore se compose de plantes adventices. Les spécifications de chaque classe sont les suivantes : Lim_cua : limite administrative de la CUA .

Ils sont regroupés dans le tableau suivant : Page 116 / 159 Rajoelison N. Rizière : terrain où l’on cultive le riz .IGF Apport de proposition d’aménagement Reboisement : terrain occupé par des arbres de taille moyenne. Terrains vagues/terrains nus : sol aménagé ou non ne contenant ni plantation. tous objets sur l’image dont la surface est d’au plus 100 m² se comportent comme l’objet qui détiennent la plus grande valeur de surface. et moins dense que la forêt . En d’autres termes. La généralisation lors de la numérisation de ces classes repose sur le principe suivant : Le plus petit élément d’une carte a pour dimension 1 mm². ni construction . Terrains aménagés artificiels : grande zone de terrain rendue habitable par une communauté de personnes . Verger : espace de terrain cultivé d’arbres fruitiers . on a conçu des critères nécessaires pour la mise en place de chaque type d’espaces verts à partir des documents et en réfléchissant sur les circonstances actuelle à Antananarivo ville. équivalent à un carré de 1 mm de côté. Et en tenant compte du pouvoir distinctif de l’œil d’un objet dans le visible. Ville/agglomérations : zone où il existe des bâtiments. ceci représente une surface de 100 m². l’erreur admise est donc estimée à 1000 mm. Laurent . qui peut représenter le côté d’un carré (pixel) de 1 m² de surface. Pour une numérisation à 1 : 10000. estimé à 1/10 mm. En effet.

Laurent .Ombre LIAISON VERTE ––––––––––––– 1. Terrain nu / vague . Prairies Reboisement .5 ≤ lt ≤ 4 10 ≤ Lt Alt > 1245 p ≤ 80 Bord de route Alt ≤ 1450 d≥1 Tous Embellissement . Réduction du taux de pollution Fourniture de végétaux pour les espaces verts de la CUA Attraction des touristes et du public . Reboisement . Vergers . Prairies Alt > 1245 ––––––––––– Espaces verts Alt > 1245 PARCS PUBLICS – TERRAINS DE JEUX 0≤ p ≤60 10 000≤ S ≤ 50 000 ––––––––––– Foret .IGF Apport de proposition d’aménagement Tableau 16 : Critères de mise en place des espaces verts CRITERES LARGEUR (m) LONGUEUR (m) DISTANCES (bords) PAR RAPPORT À UNE ROUTE PRINCIPALE d (m) –––––––––––– Personnes 10 ≤ Age ≤ 40 SURFACE (m²) ESPACES VERTS PENTE p (%) TYPE DE SOL ALTITUDE (m) CIBLE UTILISATIONS DES ESPACES Ecoliers 4 – 15 ans RIZIERES TERRAIN DE SPORTS S > 500 2500 ≤ S ≤ 14400 ––––––––––– ––––––––––– 0≤p≤5 0≤p≤3 Marais . Loisirs . Promenade 0≤ p ≤15 PEPINIERE S > 1 ha ––––––––––– Champs . Terrain nu Alt ≤ 1275 Alt > 1245 Production de riz pour nourrir les écoliers Education des jeunes Alt ≤ 1450 Alt > 1245 d < 500 JARDINS PUBLICS 1000≤ S ≤ 10000 ––––––––––– 0 ≤ p≤30 Alt < 1450 d < 50 Tous Repos – Calme . Prairies Alt < 1450 d < 500 Tous Page 117 / 159 Rajoelison N.

une fois aménagés en rizières. : V.75 t/ha). avec un rendement minimal de 3 t/ha. ces élèves doivent être nourris au moins une fois par jour. 1.50 t/ha) et pour une culture sans fertilisant (r = 3. Page 118 / 159 Rajoelison N.) effectuées par des spécialistes en agronomie oeuvrant dans la dynamisation de l’agriculture urbaine. la CUA ne possède que 1. on peut s’attendre à un rendement plus satisfaisant (> 3 t/ha). Mais en appliquant les nombreuses techniques de culture (mise en valeur des déchets organiques d’Andralanitra. Selon l’objectif de la CUA/RIF. le rendement moyen minimum observé est pour une culture faiblement arrosée (r = 3. D’après l’analyse des données. Ceci a été inclus dans le projet PLAN VERT. 1. POUR LA RIZICULTURE : a. Figure 50 : Carte de répartition des écoliers des EPP dans la CUA. etc. 576 tonnes de paddy. la CUA comprend 57980 élèves (en 2005) répartis dans 90 EPP. filtration physique et chimique des eaux usées utilisées pour l’irrigation des rizières. Ces marais. comme le CIRAD à travers le projet ADURAA par exemple.IGF Apport de proposition d’aménagement C’est en tenant en compte de tous ces paramètres pour un type d’espace vert que l’on a obtenu les résultats qui sont développés à partir du paragraphe V. Selon les données concernant le rendement de la riziculture dans la plaine de Betsimitatatra (MAEP). produiront. D’après notre SIG. Mais la CUA ne dispose pas assez de ressources surtout matérielles pour aboutir à 100 % à cet objectif.92 km² (192 ha environ) de marais aménageable dans sa limite administrative. Pour cela. leur première démarche est donc de trouver tous les marais aménageables en rizière. Laurent .

Comme exemples d’agriculture urbaine dans la période qui a suivi la deuxième guerre mondiale. les jardins-écoles en Mongolie. on peut citer les réformes de Gorbatchev en Russie. Ambohimanambola. les “zonas verdes” au Mozambique. de décrets et de communiqués qui peuvent être interprétés de façon différente par les planificateurs et les responsables politiques. pendant une période courte. et la période pendant laquelle l’aide est disponible (cette période sera plus longue que celle dans la première variante). c. l’accès et le potentiel d’utilisation des terres : Historiquement. Soit on choisit.445 kg par élèves) pendant une certaine période de l’année scolaire.IGF Apport de proposition d’aménagement Sur le plan distribution. et aussi pour accroître la production. la part de chaque écolier sera supérieure à celle sus mentionnée. on invite la CUA à étendre leur zone de culture au-delà de sa limite administrative. les petites Page 119 / 159 Rajoelison N. si ces 576 tonnes de paddy fourniront 432 tonnes (le ¾) de riz décortiqués. la CUA peut faire l’objet d’une planification selon un mélange de politiques. Pour faire face à cette situation. Laurent . On propose donc l’idée que l’agriculture urbaine ainsi que les organisations paysannes urbaines soient prise en compte dans la planification de la ville. Alasora. le soutien public favorisant l’accès aux terres urbaines des populations défavorisées à des fins de production alimentaire est intervenu pour des raisons économiques et culturelles (jardins “schreber” et jardins par assignation). Par conséquent. aux écoliers peut être la diminution du taux de leur fréquentation de l’école lorsque la distribution n’aura plus lieu. Dans ce cas. Ces dernières possèdent dans leur communauté de grande superficie de marais qui ne sont plus pendant longtemps mises en valeur par leur propriétaire. L’intégration de l’agriculture urbaine dans la planification urbaine : On peut penser que pour le développement de l’agriculture urbaine. les écoles qui puissent bénéficier de cette aide alimentaire. les “hidropónicos” cubains. Et ce en coopérant avec les communes environnantes : Ampitatafika. il est rare de trouver une démarche cohérente à l’égard de l’agriculture urbaine et périurbaine. Ambohimangakely. La disponibilité. suivants des critères préalablement définis (étude sur des écoliers les plus mal nourris). Ceux-ci attachent généralement peu d’importance et accordent peu d’intérêt à l’égard de la production agricole urbaine et périurbaine. b. 2 variantes pourront être avancées : Soit toutes ces 432 tonnes de riz seront réparties régulièrement à chaque écolier (7. Les conséquences non souhaitées concernant la distribution d’aliments.

des installations d’épuration). les jardins d’école.IGF Apport de proposition d’aménagement exploitations urbaines en Afrique du Sud et les “jardins communautaires” en France et aux Etats-Unis. des entreprises d’état et des exploitants agricoles urbains et périurbains pourraient servir de lien pour établir des activités agricoles stables dans les villes et à proximité de celles-ci. etc. en encourageant le développement des infrastructures nécessaires aux agriculteurs et en mettant en oeuvre des mesures de protection visant à la sécurité des terres. des exploitations permettant la conservation des ressources naturelles (par exemple sur des taillis a forte pente. à proximité des terrains de sport et des aéroports). Les planificateurs peuvent aider les familles démunies à accéder à l’agriculture urbaine par : des structures de recyclage dans les exploitations agricoles (au niveau des sites de décharge et. balcons. De nombreuses façons d’aborder ces mesures sont possibles.fer. dans les parcs. les bases militaires. des municipalités. l’utilisation de bâtiments (toitures. des partenariats publics/privés entre des sociétés. murs. y compris les échanges de terres. en aval. cours. les baux à long terme et les propriétés communautaires. des plaines humides et sur des couches aquifères). à des fins de production alimentaire et esthétiques (paysages “comestibles”) l’utilisation secondaire de terrains publics et institutionnels (cultures situées le long des chemins de. Laurent . Les planificateurs urbains pourraient apporter leur contribution au développement de ces opportunités en identifiant des zones se prêtant à des activités agricoles. chambres) à des fins de production alimentaire (bâtiments “comestibles”). Page 120 / 159 Rajoelison N. l’utilisation intégrée de jardins.

outre les travaux d’aménagement qui sont actuellement en cours. surtout si l’environnement de verdure existait. Ces alignement d’arbres peuvent s’agir d’axe touristique entrant dans la ville (RN 4). Un personnel municipal est chargé de l’entretenir et de tenir à la disposition des usagers. dans les grandes villes de Finlande. et 7. de mettre d’autres jardins publics près des zones industrielles. l’action du corps enseignant. les dimensions occupées par des arbres d’alignements devront être conforme à celles montrées dans le schéma suivant : Page 121 / 159 Rajoelison N.IGF Apport de proposition d’aménagement V. 1 (Anosy-Anosibe). et sortant vers les provinces : RN1. Selon l’ouvrage de Claude DESCHAMPS. il y aura intérêt à faire comprendre aux habitants environnant l’utilité d’un tel cadre. 7 (AnosyAnkadimbahoaka). POUR LES JARDINS PUBLICS ET ARBRE D’ALIGNEMENT : Créer un espace vert bien conçu au centre d’un ensemble immobilier permet de contribuer à la naissance d’une vie sociale. Des réunions publiques. De tels espaces verts permettent « aux immeubles d’avoir un aspect plus considérable. et également autour du Fokontany d’Andraharo. comme c’est le cas de la zone environnant le Fokontany d’Ankorondrano : des arbres d’alignement et des jardins équipés de bancs peuvent être plantés sur les bords des trottoirs de la route partant d’Antanimena en destination d’Anosivavaka. d’Analamahitsy en traversant le lac Masay . des groupements de jeunes permettra de diffuser l’information indispensable. On propose à la CUA. ou. mieux. Dès le départ. On peut planter aussi des arbres d’alignement sur d’autres routes : sur les bords du Boulevard de l’Europe. 2. sur ceux des routes nationales 4 (Ambohibao-Anosizato). 2 (Ampasampito-Mahazo). Par exemple. Laurent . 2. il peut s’insérer autour des installations sportives et des terrains de jeux. la ceinturant. en même temps que le commencement de l’aménagement d’un espace vert. chaque quartier possède son « centre vert » d’animation physique. des associations d’habitants.

3. Les terrains de sport que l’on propose ici seront d’usage commun. V. Cette décision découle de l’observation et l’analyse de la situation actuelle : la disponibilité de terrains. de petite aventure. le nombre de clubs de sport. Des droits d’utilisation du Page 122 / 159 Rajoelison N. l’objectif peut être difficilement atteint (à long terme). un organe ou un comité doit être placé au sein de chaque arrondissement chargé pour la gestion et l’entretien de ces terrains. POUR LES TERRAINS DE SPORT : Notre objectif pour les terrains de sport est d’en aménager 1 pour 6 Fokontany. V. La mise en place d’un parc public (de promenade. 4. Elles seront données dans le tableau récapitulant les critères de mise en place des espaces verts. Par contre. ces dimensions ont été calculées afin de s’accorder avec la réalité. Ce qui a été défini en tenant compte des circonstances existantes. de jeux d’enfants. Laurent . …) peut être initialisée par la création de pépinières de végétation. Mais comme l’insuffisance de terrain disponible sur les bords de nos routes. c'est-à-dire tout le monde peut utiliser le terrain sous réserve d’une autorisation émanant de l’organe responsable. Outre la rareté d’espaces disponibles dans la CUA et l’insuffisance de financement. POUR LES PARCS : Notre objectif est de mettre en place 1 parc pour chaque arrondissement. …. Seules les valeurs de surfaces occupées par chaque arbre pourront être retenues : 2 m x 2 m.IGF Apport de proposition d’aménagement Figure 51 : Dimensionnement des arbres d’alignement.

La servitude des abords est comprise dans un rayon de 500 m dont le centre se situe sur l’ensemble du monument inscrit ou classé. Renforcer la protection du patrimoine urbain et rural. On tient à ajouter que les arbres rescapés des défrichements illégaux. Et ce surtout pendant les jours ferriés. familiarisant les sportifs (ou les jeunes). 5. la création d’une ZPPAUP répond à trois objectifs : 1. par exemple. On peut citer des exemples de patrimoine dans la CUA : le parc Tsarasaotra. L’existence de terrains de sport construits en tenant compte d’une certaine marge d’erreur par rapport aux normes. 2. le Rova. les anciens bâtiments coloniaux) et des patrimoines agricoles (on peut souligner les rizières de la plaine de Betsimitatatra) font partie des volets du PLAN VERT. Tous les travaux effectués dans ce périmètre doivent être examinés. Les dimensions des terrains proposés sont issues des normes sportives dans les épreuves d’examen du baccalauréat. les rizières de Betsimitatatra. les anciens bâtiments coloniaux. V. Laurent . POUR LES ZPPAUP : La protection et la mise en valeur des patrimoines bâtis (le Rova. Il y a aussi les Page 123 / 159 Rajoelison N. mais aussi elle (l’existence des terrains) permet une animation sociale intéressante. constitue non seulement un grand atout pour notre équipe nationale (de toute sorte de discipline). Selon la loi du 8 Janvier 1993 art. Ceci peut être versé dans la caisse pour l’entretien du terrain. Adapter la servitude des abords des monuments historique aux circonstances de lieux et lui donner un corps de règle. de mieux s’entraîner avec de moindre contrainte (non obligation de négocier fastidieusement avec la mairie pour l’acquisition des terrains de Mahamasina ou de celui d’Alarobia pour des entraînements réguliers). définies par le Ministère de l’éducation nationale. 3. Donner aux communes un rôle actif et responsable dans la gestion et mise en valeur de leur ZPPAUP La première action à entreprendre.IGF Apport de proposition d’aménagement terrain (à fixer par les dirigeants de ces terrains) pourront être perçus des utilisateurs par un organe responsable. et qui sont les « poumons verts » de la ville pourrait faire objet d’une protection par les collectivités locales et aussi par tout en chacun. c’est d’inviter les responsables des arrondissements à gérer et à mettre en valeur les patrimoines qui se trouvent dans leur domaine administratif en les faisant connaître à tout le monde les valeurs dont détiennent ces patrimoines. 6.

Ces dernières sont localisées dans les Fokontany d’Androhibe. La pergola d’Antaninarenina . d’Ambohimirary. Bureau de la contribution . Salle de cinéma ROXY Ampasamadinika Amboasarikely . René Depuis Analakely (Espace Rarihasina) . de Nanisana. Maison du Général Isoraka . Les éléments urbains : Les deux escaliers : Escalier Ranavalona I et celui d’Ambondrona . Cité jardin de Mahamasina . d’Ankatso. villas des chemins de fer . En sus de ces zones boisées. Ecole Gilpin Ankadivato . d’Ambatomaro-Antsobolo. Avenue de l’Indépendance Analakely . Laurent . Page 124 / 159 Rajoelison N. de Mahazoarivo et d’Ivandry. d’Ambatoroka. Les deux tunnels : tunnel d’Ambohidahy et d’Ambanidia . Les rues en pavés.IGF Apport de proposition d’aménagement zones de boisements que l’on vient de mentionner. d’Andrefan’Ambohijanahary. Cité Gaillard (ACSA) Ambohidahy . on peut énumérer : Les monuments : Ecole de Médecine de Befelatanana dans le 4eme arrondissement . Même si la plupart de ces zones boisées font partie des propriétés privées. il est conseillé de persuader les propriétaires sur l’importance de l’existence de ces arbres tant sur l’esthétique que sur l’environnement de la cité. Les édifices : Tranompokolona Isotry (édifice culturel) . Tombeau des Premiers Ministres Isoraka . d’Ambohitrakely. Les zones : Malacam Antanimena : les magasins généraux et douanes et château d’eau . Esplanade d’Analakely (ancien Zoma) .

IGF Apport de proposition d’aménagement V. Laurent . 6. Figure 48c : Résultat 2 Mais nous définissons comme priorité l’aménagement des terrains que l’on va présenter pour chaque arrondissement ci-après : Page 125 / 159 Rajoelison N. RESULTAT 2 : Globalement. on obtient la carte des espaces aménageables suivante.

et la prairie d’Antohomadinika en terrain de sport (4 Ha). • Pour le 2e arrondissement : 5 6 8 7 9 10 4 3 1 2 Figure 53 : Proposition pour le 2e Arrondissement (page 108) Page 126 / 159 Rajoelison N. Laurent .IGF Apport de proposition d’aménagement • Pour le 1e arrondissement : Prairie d’Antohomadinika Marais d’Andohatapenaka Figure 52 : Proposition pour le 1er Arrondissement Les 2 cercles sur la carte ci dessus montrent la potentialité d’aménagement de 2 zones qui sont respectivement le marais d’Andohatapenaka I en rizière (plus de 26 Ha).

1.2 ha).56 Ha. cette zone pourra regagner sa forme naturelle si on l’aménage en parc public. situé au devant du gymnase couvert d’Ankorondrano.6 Ha et 6434 m². et d’Ambohipo. d’Ambohitsoa. 2. Du fait que la zone numéro 2 se rapproche d’un « petit » espace vert (celui de Tana Water Front). Elles couvrent au total 41. 5. pourrait être aménagée en rizière avec les rizières qui sont adjacentes à elle. Le numéro 9 (5. de Morarano-Ambatolava. pour une de sa partie. Page 127 / 159 Rajoelison N. sont les suivants : La zone numéro 1 (6.6 Ha. Elle mesure environ 12 Ha. 3. Tandis que les numéros 4. Ils couvrent respectivement 4400 m². 6. 10 sont des espaces susceptibles d’être rénovés en rizières.6 Ha) se trouvant dans le quartier d’Andohan’i Mandroseza. pour la partie Est. et en un petit lac pour une partie. Cette zone fait actuellement d’habitation précaire et est constituée de culture cressonnière. mais ce qui présente un fort potentiel d’aménagement. et d’un lac pour la partie Ouest. doit être aménagé en une pépinière et parc public. • Pour le 3e arrondissement 1 4 5 2 3 Figure 54 : Proposition pour le 3e Arrondissement Plusieurs espaces libres ont été identifiés lors de notre étude. Laurent . du fait de leur importante surface et de leur faible mis en valeur.7 Ha. 7 et 8 conviennent pour complexes sportifs. Mais un système d’irrigation est à mettre en place pour que la culture soit optimisée. 1. 5. Elles se trouvent respectivement dans les quartiers d’Androndrakely-Saropody. vue qu’il est proche d’un lac.IGF Apport de proposition d’aménagement Les zones encerclées (violet) numérotées 1.

encerclée en vert.IGF Apport de proposition d’aménagement Pour la zone numéro 3. située en face de la zone 4. et aussi de la zone sportive pour la partie méridionale de cet arrondissement (zone 2). Mais avant sa réalisation. 2. Cette zone mesure 7250 m². sol nu. on tient à proposer à la commune de prendre en compte la mise en place de parc de promenade et d’aventure. elle pourra accueillir les nombreux marchands qui « traînent » tous les jours sur les bords du trottoir des rues environnant le marché d’Andravoahangy. un nouveau projet d’urbanisme aura lieu selon l’actuel plan d’urbanisme directeur de la CUA. bord de rue (Boulevard de l’Europe). La zone numéro 4. Pour la zone numéro 5. pour ce 3ème arrondissement. Le seul inconvénient pour ce dernier est que la zone n’est plantée d’aucun arbre. d’une superficie de 120 Ha. 3). elle convient pour la mise en place d’une pépinière ou d’un jardin public. On réalise dans la zone 1 les Page 128 / 159 Rajoelison N. situé à 250 m Nord-Nord-Ouest du marché d’Andravoahangy. encerclée en rose (sol nu) admet un potentiel d’être transformée en un complexe sportif du fait du caractéristique du terrain : sa surface est de 4 Ha. • Pour le 4e arrondissement : 6 5 7 4 1 2 3 Figure 55 : Proposition pour le 4e Arrondissement Dans le grand marais d’Anosimahavelona (zone 1. Laurent .

5 Ha est à transformer en rizière. Laurent . lieu de repos et de détente pour les travailleurs et les habitants. des voiries et des infrastructures.6 Ha). Cette dernière se trouve à Analamahitsy Tanana. 8 (2. Concernant la zone 4 (2. La zone 6. Les jeunes des Page 129 / 159 Rajoelison N.79 Ha.34 ha). 5 (6. qui est une prairie de 5. elle convient pour un jardin public.87 ha). Cette zone couvre 5.89 ha). 3 (11. Cette dernière couvre 29. Tandis que la zone 7 et 4 s’adapte bien en un terrain de sport.35 Ha). De même pour la zone 7. La zone 6 est pour la pépinière. un complexe sportif y convient bien car cette zone se situe à l’intérieur du quartier d’Anosibe Andrefana et comprend une partie du canal d’Andriantany. Tandis que la zone 3 est pour l’extension de la zone industrielle qui se trouve en face. Ces zones se trouvent respectivement dans les quartiers de Morarano. Pour la zone 5.IGF Apport de proposition d’aménagement constructions des bâtiments. Mais d’autres utilisations s’avèrent intéressantes : terrain sportif et / ou pépinière. Cet aménagement pourrait contribuer à la protection de ce canal. d’Ivandry.5 Ha. sol argileux. c’est un grand marais bordé par un canal où l’eau est omni présente. 2 (4. • Pour le 5e arrondissement : 5 6 1 2 3 8 7 4 Figure 56 : Proposition pour le 5e Arrondissement Les zones 1 (26.75 Ha) sont susceptibles d’être aménagées en rizières car elles présentent les mêmes caractéristiques que les terres environnantes : sol omni couvert d’eau. d’Androhibe et d’Ankerana.

qui est un sol nu résultant d’un remblaiement et qui couvre 6. Elle mesure 3. alors que le terrain est très mal entretenu. convient d’être aménagée en un complexe sportif (2 Ha). La zone 2 mérite d’être rénovée en une pépinière du fait qu’elle se trouve dans un lieu qui peut être facilement irrigué et drainé. Elle mesure plus de 1000 m². C’est un sol nu relativement plat.68 ha. La zone 4 d’Anosivavaka mesure plus de 4 ha. • Pour le 6e arrondissement : 1 5 2 4 3 Figure 57 : Proposition pour le 6e Arrondissement On propose la zone 1 pour l’aménagement en rizière. parc (3 Ha). et qui se trouve entouré d’habitations dans le quartier d’Anosisoa.6 Ha environ. Elle se situe au centre de la zone industrielle. Pour cela. Laurent . et se trouve dans les quartiers d’Andranomena et d’Amboavahy. y planter des arbres pourrait mettre plus de valeur à cet espace. l’aménager en un jardin de repos. On propose aux responsables de l’administration de mettre en valeur ces espaces : par Page 130 / 159 Rajoelison N. Pour la zone 3. Cela peut rendre forme aux travailleurs des industries des bureaux du quartier. La zone 5 présente un potentiel d’aménagement en un terrain de sport pour les quartiers. beaucoup d’espaces sont encore disponibles.IGF Apport de proposition d’aménagement quartiers environnant cette zone y pratiquent déjà du football. Pour ces 6 Arrondissements. jardin public et lieu de détente (1 Ha). Cette zone couvre plus de 1 ha.

Page 131 / 159 Rajoelison N. Enfin. tandis que le résultat 2 est obtenu d’une requête SQL sur la carte d’occupation du sol de la CUA à l’aide même du logiciel SIG (arcview 3. etc. Laurent . Pour pouvoir localiser un point sur la carte.2). Il appartient à chaque quartier d’entretenir les espaces restants en les terrassant. on a le résultat final suivant qui est la combinaison du résultat 1 et le résultat 2. Figure 48d : Résultat final Les chiffres bordant la carte désignent les coordonnées des lieux dans le système Gauss Laborde. etc. parkings. la ville d’Antananarivo deviendra une ville plusieurs fois magnifique qu’aujourd’hui.IGF Apport de proposition d’aménagement exemple pour la création de nouveaux marchés publics pour transférer les nombreux marchands de la ville. nouvelle construction. on le rappelle. Si cette nouvelle organisation s’aboutit. Le résultat 1 est. issu de l’application du modèle expérimental de Wischmeier & Smith sur l’estimation de la quantité de perte en sol annuelle à l’aide du SIG. il est nécessaire de transformer ces coordonnées au système international Geographic (latitude / longitude) WGS 84 à l’aide du logiciel ERDAS Imagine ou du logiciel COMAD. en y plantant des gazons et d’arbres.

Étude multi date de l’occupation urbaine : Figure 58 : Evolution de l’occupation urbaine Page 132 / 159 Rajoelison N.IGF Apport de proposition d’aménagement V. 7. Laurent .

Laurent . Ces 3 images ont toutes des résolutions spatiales différentes. Lorsque le centre est devenu très concentré. Elle se fait le plus souvent par des remblais sur des zones rizicoles. l’occupation continue dans les terrains agricoles. Pour la carte du1988.66 ha à 1589. l’image a une résolution spatiale de 1 m et seul son canal « vert » a été traité.IGF Apport de proposition d’aménagement Les 2 premières cartes similaires sont issues d’une classification non supervisée des images panchromatique spot (Mars 1988) et multispectrale spot (avril 1996). Pour la carte du 1996. xs3. alors que la population se multiplie. l’image multispectrale a été décomposée en ses 3 canaux : xs1. elle occupe 11.15 %. l’image utilisée est panchromatique de résolution spatiale 10 m. on tient compte de l’occupation urbaine par des bâtiments et par des remblais. Ceci est surtout remarqué dans le centre (fortement concentré) et le long des routes nationales partant de la ville (RN 1. Et en 1996 ce chiffre s’est accru à 19. xs2.60 ha. soit une augmentation de 8 %. les surfaces cultivables diminuent.6. Cette image a été tellement lourde (476 mb) que seul le logiciel ERDAS peut ouvrir sa version vecteur (738 mb). En conséquence. En espace de 8 ans. Tandis que pour la carte 2006. l’occupation urbaine de la CUA (en rose) a passé de 950. en utilisant le logiciel Erdas imagine 8.47 % de la CUA. En 1988. Toutes ces 3 images ont la même résolution spatiale de 20 m. RN 7). Dans cette étude. RN 4. Le logiciel Arcview n’est capable de travailler avec ce si grand fichier de vecteur. Seule l’image xs1 a été traitée. Page 133 / 159 Rajoelison N. RN 2.

85 % 19.47 % 80.76 % Page 134 / 159 Rajoelison N. Laurent .IGF Apport de proposition d’aménagement 88.15 % 21.23 % 21.47 % 19.76 % 100 % 11.15 % 78.53 % 11.

et aussi par la saturation de la zone urbaine.IGF Apport de proposition d’aménagement La 3ème carte qui est située en dessus de cette page. par exemple. /ha) et Andohatapenaka III (1790 hab. /ha). mais aussi sur celle concernant l’organisation. les pelouses font l’objet de « dortoir » pour certaines personnes. Cette circonstance peut être expliquée par l’application des textes réglementaires en vigueur concernant l’interdiction des remblais illégaux. Une organisation de ces espaces doit être mise en place afin de les protéger contre le dommage. Laurent . Andranomanalina Isotry (1332 hab. Mais les quartiers les plus habités sont Andranomanalina I (1007 hab. On peut observer. 8 Analyse de l’existant social : tandis Figure 59 : Carte de densité de la population La plus grande partie de la population se concentre surtout au centre. Malgré cette légère diminution. V. /ha).63 ha (21. Andranomanalina Afovoany (1118 hab. Ces dernières y reposent presque pendant au moins une demi-journée. et surtout la mise en compatibilité de ces jardins (projetés ou existants) avec la population tananarivienne. L’occupation urbaine de la période 1996-2006 a connu une légère diminution (–6 %) par rapport à celle de 1988-1996.80 %). montre l’occupation urbaine à 1809. Le projet PLAN VERT n’opte pas seulement sur la question d’embellissement de la cité. la population commence actuellement à s’implanter dans certains terrains agricoles qui sont le plus souvent les leurs. Page 135 / 159 Rajoelison N. /ha). le fait que sur l’espace vert du bord du lac Anosy.

Les grands bacs à ordures ne se trouvent que dans une distance de plus de 100 m. A cause de cette distance et du nombre insuffisant. La raison peut être l’insuffisance d’éducation et aussi la non régularité de la mise en place des petits bacs à ordures. 1998 Arrondissement Bornes fontaines I II III IV V VI TOTAL 148 134 100 144 166 117 809 21 33 24 24 29 24 155 Lavoirs Bac à ordures 83 53 83 41 50 31 341 Douches et WC publics 23 12 12 17 43 7 114 Nombre de Population 230 994 145 108 134 109 190 552 302 048 111 535 1 114 346 Tableau 18 : Répartition des équipements publics par arrondissement dans la ville d’Antananarivo. De telles pelouses ne supportent pas les piétinages qu’on leur fait subir. on constate l’augmentation en nombre des équipements nécessaires pour garder la propreté de la ville. Laurent . Dans l’annexe 7. Certaines personnes rejettent leurs immondices partout. Tableau 17 : Répartition des équipements publics par arrondissement dans la ville d’Antananarivo. Concernant l’hygiène publique à Antananarivo. 2005 Page 136 / 159 Rajoelison N.IGF Apport de proposition d’aménagement Il y a aussi d’autres pelouses jardinières victimes de matchs de foot et d’autres activités sportives non autorisés.elle rendre ces ordures (déchets d’alimentation) à plus de 100 m de son circuit ? La question sur le fait qu’une personne emporte dans sa poche ou dans son sac ses propres ordures reste une bonne idée mais seule la minorité peut l’exécuter. Mais malgré cette amélioration. il existe encore des coins qui sont victimes d’acte de vandalisme. comment une personne pressée d’assister à un rendez-vous (travail ou autres) puisse-t. on propose des listes de différentes sortes de pelouses ajustées à une telle ou telle utilisation. puisque ces « joueurs ne savent pas où jouer.

Ambohimanarina) : retravailler les canaux souterrains existants. Actuellement. Laurent . Relatif à l’étalement urbain. On espère que ce projet se réalisera avec succès afin d’espérer la diminution de l’occupation des terres agricoles urbaines. 2 idées sont avancées : i. et de réprimander tous ce qui jettent leurs ordures partout. Ainsi. La création d’activités professionnelles. ii. un projet d’urbanisation de la partie Sud de la CUA est en cours. Cette étude fait l’objet d’un SIG et ouvre dans un autre nouvel domaine d’études. du nombre de population et du taux de fréquentation des personnes dans chaque lieu. etc. surtout dans ceux des collines (Analamanga. l’amélioration du quartier tant dans la propreté que dans l’embellissement. définis préalablement par la planification de la nouvelle ville. sportives et des zones à taux de circulation forte. des infrastructures sanitaires et éducatives dans la proximité ou dans l’enceinte de cette nouvelle ville : ceci afin de rendre les habitants savoir tirer profits de leurs déménagements dans ce lieu. construction de nouveaux canaux. école. des lieux de détente. La quatrième proposition est donc d’inviter la CUA à entreprendre avec d’autres organismes ou communautés pour le réaménagement de ces systèmes d’évacuation dans les différents quartiers. les terrains restants servent à d’autres fins : voirie. La troisième consiste à inciter chaque quartier à renforcer l’animation sociale pour le nettoyage. Page 137 / 159 Rajoelison N.IGF Apport de proposition d’aménagement La première action que nous avançons c’est donc d’étudier la répartition des bacs à ordures en fonction du lieu (quartier). Mais il est à rappeler que les systèmes d’évacuation des eaux usées dans la CUA datent du plan d’urbanisme de la 1ère République (1960). La densification : elle consiste à déterminer le nombre fini de constructions autorisées dans une certaine surface de terrain (par exemple par hectare) lors d’un nouveau projet d’urbanisation. Fort Duchesne. Ainsi un « DINA » plus strict est à mettre en vigueur. agriculture. La deuxième concerne l’ajout de WC et douches publics près des zones d’espaces verts. …. de marché public. période pendant laquelle la population tananarivienne n’excédait pas les 300 000 personnes.

Laurent .IGF Apport de proposition d’aménagement Troisième partie ETUDES MARKETING DU PROJET PLAN VERT Page 138 / 159 Rajoelison N.

Le tableau suivant résume le coût d’exploitation de l’image satellitaire à très haute résolution (image archive de moins de 2 mois). l’image satellite THR peut être remplacée par une autre. Il est à noter que l’étude des prix ici est réservée à des communes urbaines comme celle d’Antananarivo. Mais pour les communes rurales. ciseau.3m – Panchromatique améliorée – 83 km² 1 728 000 5 976 000 Coût (Ariary) Pas = 10 m MNT TOTAL Tableau 19 : Coût de l’image IKONOS 7 704 000 b) Outils : Désignation Ordinateur Traceur Fournitures (encre. ordinateurs. source véritable d’information. de l’acquisition de l’image jusqu’à la cartographie d’un projet. Laurent . …) Logiciels (Erdas. Cette image. traceurs et appareils photos) et sans personnels compétents. …) TOTAL 8 18 200 000 1 1 200 000 10 000 000 Nombre 5 1 Coût (Ariary) 5 000 000 3 000 000 Tableau 20 : Coût des outils pour la mise en place d’un service traitement d’image Page 139 / 159 Rajoelison N.IGF Apport de proposition d’aménagement Chapitre VI : Coût d’acquisition d’images satellites : L’image satellitaire acquis par la CUA au niveau de son bureau de développement (BDA) lui permet de planifier et de projeter les aménagements urbains. a) Images satellites : Désignation Image satellite IKONOS standard Caractéristiques Ortho rectifié – emq 23. papier. les prix sont différents car par exemple. Arcview. de résolution plus basse. ne peut pas être travaillée sans d’autres équipements informatiques (GPS.

Personnels : Désignation Ingénieurs opérateurs TOTAL Tableau 21 : Frais des personnels Nombre 2 4 6 Coût (Ariary) 800 000 720 000 1 520 000 Page 140 / 159 Rajoelison N. Laurent .IGF Apport de proposition d’aménagement a.

Il est à noter que cette étude qui est plus ou moins complexe. Les tableaux suivants montrent les différentes estimations de prix pour l’aménagement d’espaces verts. Etudes hydrologiques.IGF Apport de proposition d’aménagement Chapitre VII : Coût des investissements pour l’aménagement d’espaces verts Le budget à affecter à l’aménagement est appréhendé dès les études préalables (études de faisabilité. Evaluation sommaire des dépenses d’investissement . L’étude de faisabilité réglementaire et technique permet au maître d’ouvrage de préciser les éléments du programme de l’opération et de vérifier que le programme est adapté aux possibilités d’investissement. La définition des caractéristiques du projet et des variantes possibles : plans et croquis sommaires traduisant les grandes options. comporte entre autres : a. Cette étude. climatiques. est inclus dans une étude d’avant projet sommaire. végétation existante. Levés topographiques (nombre de points. ils varient surtout selon les caractéristiques du site et la destination de ce dernier. étude d’impact. etc. nature et caractéristiques du sous-sol. Les calculs sont basés sur le document de budget de la coopération RIF/CUA : Page 141 / 159 Rajoelison N. Estimation des coûts annexes (frais du géomètre. Laurent . courbes de niveaux. b. Concernant les prix d’aménagement. honoraire de maîtrise d’œuvre. …). c.). Sondages du sous-sol (reconnaissance de l’épaisseur de la terre végétale. La préparation du cadre financier de l’opération : • • • Coût moyen d’acquisition des terrains et les frais correspondants .…). qui doit respecter le règlement d’urbanisme du site à aménager. les points forts ou particuliers à développer par le concepteur (consultant paysagiste ou urbaniste) . Le recensement des actions à mener en vue d’optimiser l’étude d’avant projet : • • • • Relevé des limites cadastrales . …) .

6 2 250 2 6 200 400 50 SOUS TOTAL 2 000 000 1 575 000 80 000 120 000 2 000 000 12 000 000 250 000 18 025 000 901 250 18 926 250 Imprévus 5% TOTAL II. Laurent . situé à 100 m d’une source (rivière. rizière TERRAIN DE SPORT (2500 m²) Désignations Unité Prix unitaire (Ariary) 800 700 40 000 20 000 10 000 30 000 5 000 Quantité Coût (Ariary) Terrassement Engazonnement Equipements : Filets Barres Grille pare ballon Gradin Plantation d'arbre m² m² U U m m² U 33. RIZIERE (1 ha = 10000 m²) Désignations Unité Prix unitaire (Ariary) 150 500 5 000 5 000 5% TOTAL Quantité Coût (Ariary) Décapage .IGF Apport de proposition d’aménagement I. RIZIERE Les travaux de décapage et de terrassement sont réalisés avec le système HIMO. TERRAIN DE SPORT Tableau 22 : Budget estimatif pour l’aménagement d’espaces verts : terrains de sport. Pour un marais de 1 ha. Les coûts des canaux d’irrigation et de drainage dépendent de l’éloignement du marais à aménager par rapport à la source. l’estimation des coûts est figurée dans le tableau suivant.terrassement Bassin de rétention d'eau Irrigation Drainage Imprévus m² m3 m m 10 000 150 100 100 SOUS TOTAL 1 500 000 75 000 500 000 500 000 2 575 000 128 750 2 703 750 Page 142 / 159 Rajoelison N. canal. …).

IGF

Apport de proposition d’aménagement

III. JARDIN PUBLIC
JARDINS PUBLICS (1000 m²)
Désignations Unité Prix unitaire (Ariary) 800 3 500 16 000 20 000 25 000 160 000 Quantité Coût (Ariary) 800 000 3 150 000 800 000 4 000 000 7 500 000 1 600 000 17 850 000 892 500 TOTAL 18 742 500

Terrassement Engazonnement Plantation d'arbre Végétalisation Pavé et asphalte Bancs

m² m² U m² m² U

1 000 900 50 200 300 10 SOUS TOTAL

Imprévus

5%

Tableau 23 : Budget estimatif pour l’aménagement de jardin public

IV. PEPINIERE
PEPINIERE (10000 m²), taux de boisement < 1% de la surface
Désignations Unité Prix unitaire (Ariary) 16 000 3 500 800 10 000 8 000 5 000 6 000 000 10 000 000 120 000 20 000 Quantité Coût (Ariary) 960 000 28 000 000 640 000 10 000 000 3 200 000 500 000 6 000 000 10 000 000 240 000 14 000 000 73 540 000 3 677 000 77 217 000

Plantation d'arbres Engazonnement Arbuste Fleur Clôture Système de drainage Equipement : Serre Administratif Corbeille circuit de visite

U m² m² U m m U U U m

60 8 000 800 1 000 400 100 1 1 2 700 SOUS TOTAL

Imprévus

5% TOTAL

Tableau 24 : Budget estimatif pour l’aménagement d’une pépinière

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V. PARC ET JEUX POUR ENFANTS
PARCS ET JEUX POUR ENFANTS (10000 m²) Désignations Unité Prix Quantité unitaire (Ariary) Plantation d'arbres Engazonnement Arbuste Fleur Clôture Système de drainage Equipement : Toboggan Balançoires Tourniquet Clôtures U m² m² U m m U U U m 16 000 3 500 800 10 000 8 000 5 000 200 000 250 000 300 000 8 000 60 8 000 800 1 000 400 100 3 3 3 400 SOUS TOTAL Imprévus 5% TOTAL Coût (Ariary) 960 000 28 000 000 640 000 10 000 000 3 200 000 500 000 600 000 750 000 900 000 3 200 000 48 750 000 2 437 500 51 187 500

Tableau 25 : Budget estimatif pour l’aménagement de parc et d’espace pour jeu d’enfants On admet que les terrains prévus pour les aménagements de ces espaces verts sont soit des terrains domaniaux, soit des espaces non mis en valeur par leurs propriétaires pendant plus de 5 ans après constatation et reconnaissance (article 5 de l’ordonnance n°74-021 du 20 juin 1974 sanctionnant l’abus de droit de propriété et prononçant le transfert à l’Etat des propriétés non exploitées), soit des propriétés privées. Dans ce dernier cas, la CUA pourra coopérer avec les propriétaires des terrains sur leur gestion. Pour un projet de production rizicole, par exemple, le propriétaire pourra apporter son terrain, et la CUA assume les travaux techniques (amendement, apport de terre végétale, irrigation, drainage, …). Le pourcentage des produits se fera par négociation préalable. Mais cette solution pourra être difficile à réaliser sauf pour les parcelles de très grandes dimensions. Un recours vers l’acquisition de terrains périphérique à la ville s’avère nécessaire.

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J. CONCLUSION
Dans ce travail, on a pu identifier et cartographier les terrains libres et non mis en valeur dans la ville. Par la suite, on propose d’aménager ces espaces libres en espaces verts. Ces terrains que nous proposons à être aménagés en espaces verts couvrent au total 360.56 ha dont 30 ha pour le 1er arrondissement, 57.14 ha pour le 2ème arrondissement, 19 ha pour le 3ème arrondissement, 163.14 ha pour le 4ème arrondissement, 75.99 ha pour le 5ème arrondissement et 14.6 ha pour le 6ème arrondissement. Certains espaces sont délaissés faute d’investissement et d’utilisation. Ces terrains satisfont aux caractéristiques définis dans le tableau 16 à la page 100 du présent ouvrage, d’une part, et présentent des taux d’érosion moyen (6.85 t/ha/an≤perte de terre≤13.7 t/ha/an), et fort (perte de terre > 13.7 t/ha/an). Parmi ces terrains, 72.6 % sont des marais à transformer en rizières. Ces rizières serviront à produire de quoi à nourrir les enfants des EPP de la ville pendant leur année scolaire. Sur cet ouvrage, on souligne la grande importance de l’imagerie satellitaire à très haute résolution spatiale, car a vraiment contribué dans l’identification des terrains libres, et aussi dans l’extraction d’information sur ces terrains. L’outil SIG nous a permis d’analyser et de cartographier les informations sur ces terrains. Ceci nous a aidé, après vérification sur le lieu, à décider quels terrains parmi les libres sont intéressants pour l’aménagement en espaces verts. Du côté marketing, on estime le coût d’aménagement d’espaces verts de 22500 m² à 834 000 000 d’ariary. Ce sont des rizières, jardins et parcs publics, terrains de sport et pépinière. Actuellement, des efforts de travaux d’aménagement d’espaces verts sont en cours pour valoriser ces espaces libres restants. L’exorbitance des financements destinés à ces travaux souligne l’importance de l’aménagement des espaces non mis en valeur. Les efforts d’aménagements d’espaces verts qui sont en cours actuellement concernent des aménagements pilotes permettant d’accélérer le développement de la ville en agissant sur la distribution de nourritures aux enfants mal nourris, la

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Mais comme on l’a déjà vu dans la proposition que pour que la ville soit vraiment « verte ». Il est de ce fait important de tenir compte de la préservation de ces éléments paysagers : planification technique. sans tenir compte des règlements en vigueur . Mais pour que ces efforts puissent avoir des impacts positifs dans la vie quotidienne de chaque habitant. offrant ainsi des espaces pour le sport et pour la protection de l’environnement. en créant des jardins. application des lois en Page 146 / 159 Rajoelison N.IGF Apport de proposition d’aménagement gestion des espaces urbains. A l’intermédiaire de ces canaux doivent exister des bassins de filtration des eaux avant d’être écoulées dans les rizières. mettre ce qu’on veut là où l’on le veut. des places ombrées autour de son habitation. augmentation du nombre des bacs à ordures et leurs enlèvements. Ankatso et Ambohipo) en direction des 2 fleuves (Ikopa et Mamba). des bacs à ordures doivent être mis régulièrement à la disposition de la population …. il appartient à ce dernier de prendre part sur la gestion des espaces. Laurent . en passant par la grande plaine de Betsimitatatra. 6e Arrondissement. Cette planification part des responsables autoritaires vers tout en chacun : mise en place des mesures de protection des dernières végétations et arbres de la ville. un changement de mentalité au sein de chaque individu est requis pour chaque habitant : abandon des routines de jeter n’importe quoi dans ou vers n’importe où. en rénovant les paysages urbains et. en participant à la sauvegarde des patrimoines municipaux et nationaux. Ce changement pourrait résulter à la diminution de l’engorgement des canaux d’évacuation des eaux usées. un grand projet de révision de tous les réseaux de canaux d’évacuation des eaux usées et des eaux de ruissellement partant des collines (Analamanga. Ceci a pour but d’empêcher les matériaux lourds transportés par les eaux de ruissellement d’être déposés dans les zones basses. planification des aménagements divers : remblaiement. en sus des patrimoines bâtis et agricoles. plantation. voirie. création de nouvelles toilettes publiques. humaine et paysagère des constructions infra structurelles. mais en contrepartie. A propos du paysage de la ville. Ainsi. Fort Voyron. c’est l’une des composantes de son identité. enfin.

Ce mémoire a. on souhaite que la coopération CUA / RIF dure d’autant plus longtemps que son fruit ait abondamment un impact accroissant le développement des habitants de la ville. c’est l’étude technique détaillée tant sur le plan construction que sur le plan paysage. une comité se chargeant de cette gestion d’espaces urbains est à mettre en place au niveau de l’administration de la ville (Mairie) . et enfin. Et enfin.IGF Apport de proposition d’aménagement vigueur comme le code d’urbanisme. Du fait de notre temps plus restreint pour préparer ce travail. ainsi que les coûts d’aménagement des espaces verts. PERSPECTIVE : Depuis longtemps. Mais le travail qui reste pour la continuité de ce mémoire. On espère que ce travail sert de référence pour les autres villes et communes désirant aménager des nouveaux espaces verts. intitulé « Proposition d’aménagement d’espaces verts dans la CUA ». Ce travail de mémoire de fin d’études. fait partie de ces études. et par la suite. l’étude des coûts de mise en place d’un service de traitement d’image satellitaire pour la planification urbaine. la ville d’Antananarivo fait l’objet de nombreuses études dans le but de son développement sur tous les plans. Page 147 / 159 Rajoelison N. K. nous nous arrêtons ici dans la proposition de terrains libres aménageables en espaces verts. l’organisation de la mise en valeur des terrains urbains et de leur utilisation en matière d’espaces verts. construction de petits jardins autour de son habitation. puis la représentation de cette organisation à l’aide d’outils de système d’Information Géographique (SIG) et d’interprétation numérique d’image satellitaire récente. pour objet. d’abord. …. Ainsi. de tout Madagascar. Laurent .

Laurent .IGF Apport de proposition d’aménagement L. de céphalées et de vertiges. les infections bronchiques et pulmonaires. En certains endroits d’Antananarivo. ANNEXE ANNEXE 1 : Norme sur la pollution de l’air selon l’Organisation Mondiale de la santé : • La norme fixée par l’OMS est de 30 mg/m3 pour une exposition de une heure. Ce qui pourrait être lié avec la forte proportion de maladies respiratoires. Page 148 / 159 Rajoelison N. l’irritation des yeux et de la peau. C’est une des principales sources de maladies respiratoires. comme l’asthme.2 mg/m3 pour une exposition de une heure. celle du cas d ’Antananarivo ville est ainsi largement dépassée sur les principales artères. • La norme fixée par l’OMS est de 0. cette valeur limite est largement dépassée sinon sensiblement égale à la norme.

-1858-1898 : LAUSSEDAT expérimente systématiquement l'utilisation de la photographie aérienne (ballon) en cartographie et met au point les méthodes de la photogrammétrie. Laurent .F. -1909: Premières photographies depuis un avion (WRIGHT). -1960-1972 : Développement parallèle de la technique des satellites et des capteurs (mise au point des radiomètres et radars imageurs). Perfectionnement des appareils et des émulsions (infrarouge). -1957 : Lancement de Spoutnik 1. sous l'égide de l'Organisation Météorologique Mondiale. -1839 : Mise au point de la photographie (NIEPCE. -1940 : Apparition des premiers radars opérationnels en Grande-Bretagne (bataille d'Angleterre). premier satellite météorologique équipé de caméras de télévision pour le suivi des masses nuageuses. -1972 : Lancement d'ERTS. -Depuis 1945 : Développement continu de la photographie aérienne comme méthode opérationnelle de cartographie et de surveillance de l'environnement. premier satellite spécialisé de télédétection des ressources terrestres. -1919-1939 : Essor de la photographie aérienne pour la cartographie et la prospection pétrolière (Moyen-Orient). -1919 : Mise au point du premier restituteur stéréoscopique moderne (appareil de POIVILLIERS) pour l’utilisation des photographies aériennes en cartographie topographique. -1978 : Lancement de Seasat. -1856 : Le même NADAR fait breveter l’installation d’une chambre photographique à bord de la nacelle d’un ballon pour la prise de photographies aériennes verticales. -1964-69 : Embarquement d'appareils photographiques à bord d'engins spatiaux habités. -1960 : Lancement de Tiros. équipé. d'un radar. -1914-1918 : Utilisation intensive de la photographie aérienne comme moyen de reconnaissance pendant la 1ère guerre mondiale. Page 149 / 159 Rajoelison N. du réseau des satellites météorologiques géostationnaires. entre autres capteurs. -1974 -78 : Mise en place. premier satellite spécialisé dans la télédétection de l'océan. premier satellite artificiel. -1844 : Premières photographies aériennes réalisées depuis un ballon par G. rebaptisé Landsat 1.IGF Apport de proposition d’aménagement ANNEXE 2 : Historique de l’imagerie et de la télédétection. DAGUERRE). Tournachon dit NADAR.

satellite français de télédétection. -1991 : Mise en orbite et début de l'exploitation du satellite européen ERS-1. -1999 : Lancement par la société privée Space Imaging Corp.IGF Apport de proposition d’aménagement -1982 : Apparition de la haute résolution spatiale pour l’observation de la Terre : lancement de Landsat 4. Début de l’exploitation commerciale des images (Société Spot image). équipé de plusieurs capteurs passifs et captifs pour l'étude de l'environnement global de la planète. équipé du radiomètre « Thematic Mapper ». offrant des images à très haute résolution spatiale (1 m). Page 150 / 159 Rajoelison N. -1986 : Lancement de SPOT 1 (Système Probatoire d'Observation de la Terre). Laurent . du satellite IKONOS.

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ANNEXE 3 : Mise à prix des produits de Space Imaging :

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ANNEXE 4 : Les satellites à capteur très haute résolution :

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ANNEXE 5 : Les principales opérations topographiques.

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pour poursuivre leur regroupement. pour le compte des Barea de Madagascar. président de la Délégation spéciale de la commune d'Antananarivo. De ce fait. Pas plus tard qu'hier. au Mozambique. pour sa part. la commune urbaine s'organisera pour satisfaire les demandes de terrain formulées par les différentes disciplines sportives. informé que “la pelouse de Mahamasina a besoin d'entretien et c'est la raison de cette fermeture passagère. l'Equipe nationale malgache s'est heurtée à un problème de terrain. La Commune urbaine d'Antananarivo est sur le point de répondre favorablement à la demande de terrain. ‘Les Barea de Madagascar devraient encore s'armer de patience en attendant l'ouverture du Centre de football de Carion pour s'entraîner tranquillement. Suite à la décision de la commune urbaine. au Centre de loisir de la compagnie Air Madagascar. Une situation qui n'arrange pas du tout l'équipe. formulée par le staff technique de la Fédération malgache de football. le 29 avril. Hery Rafalimanana. à cor et à cri. qui n'a qu'une semaine pour préparer le match contre les Zimbabwéens. un haut responsable du terrain de Mahamasina a. samedi et dimanche. dans le cadre de la Cosafa Castle Cup.”’ Source : Andry Ratovo du quotidien l’Express de Madagascar du : 20-04-2007 Page 154 / 159 Rajoelison N.IGF Apport de proposition d’aménagement ANNEXE 6 : exemple conséquence de l’insuffisance de terrain de sport. Laurent . qu'en guise de contribution au développement du sport. Hier même. lors d'une conférence de presse de la Fédération malgache de rugby a annoncé. Pour éviter tout imbroglio (confusion). les deux terrains disponibles en ville ont été fermés pour cause d'entretien. les Barea ont dû louer un terrain.

IGF Apport de proposition d’aménagement ANNEXE 7 : les différentes sortes de pelouses adaptées à une certaine utilisation : Page 155 / 159 Rajoelison N. Laurent .

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2005. architecte. Rapport d’enquêtes sur les systèmes d’activité et les systèmes de production dans deux sites de la plaine : Betsimitatatra et Ambohitrimanjaka.IGF Apport de proposition d’aménagement 16. M. 25. 20 p. ESS Agro. hautes terres centrales. 2004. Mémoire de DEA de Géographie. Année 1996. moyen Ouest et cote Ouest . Page 157 / 159 Rajoelison N. 20. Paysagiste Urbaniste. Plan d’urbanisme directeur 2004 horizons 2045.* 22. Editions ouvrières. del’élevage et de la pêche. Emile GUILLEN. Antananarivo.* Multifonctionnalités de l’agriculture dans l’agglomération d’Antananarivo : sites intra muros. RANDRIAMBOAVONJY Jean Chrysostome.* 17. Thierry Huau. 2004* Plan Vert De La Commune Urbaine d’Antananarivo. Midi Madagasikara. Rendement Riz Première Saison 2005-2006 Région Analamanga Antananarivo Ministère de l’Agriculture. 2002. Département Eaux et Forêts. 26. Université d’Antananarivo. Rakotomanga S. Rubrique Société. Rakotonirina Bruno. 2002. Les principaux pédopaysages de Madagascar dans 4 zones tests de Madagascar : cote Est.* 19. Coordination : André Fleury. 179 p. Jeanne I. Paris 1973. sommaire sur l’aménagement de la Plaine d’Antananarivo. Thèse de Troisième cycle .* 18.. 2005. Les Communes et l’environnement.* Système d’Information Géographique et Santé : application à la ville d’Antananarivo Randremanana RV1. Migliani R.* 21. Archive de l’institut Pasteur de Madagascar 2001. Les Cahiers de la multifonctionnalité Numéro 8.Rabariharivelo. 17-01-2004. 24. 94 p* 23.. Projet MAA/Aduraa. Laurent . 65 p. l’agriculture périurbaine. Cadres physiques et équipements. Andriarimalala M.* Utilisation d’un SIG pour l’évaluation et la cartographie des risques d’érosion par l’Equation universelle des pertes en sol dans le Rif oriental (Maroc) : cas du bassin versant de l’oued Boussouab.

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