Psychologie
Psychologie
Steve Majerus
Docteur en Sciences Psychologiques
Chercheur Qualifié F.R.S. – FNRS
1. Introduction
2. Sentir, percevoir, toucher = La perception
3. Apprendre, connaître, mémoriser = La mémoire
4. Apprendre, connaître, mémoriser
5. Penser
6. Comprendre, parler
7. L’intelligence
8. La conscience
9. L’émotion
10. Le développement cognitif et social
11. Les troubles psychologiques
12. L’homme: un animal social
2. Modalités pratiques
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Chapitre 1 :
Introduction
Dès que l’on parle de psychologie, on pense à Freud et à la psychanalyse. Mais il y a une
évolution.
Etat végétatif (EV): ouverture des yeux, absence de réponses verbales et motrices,
activités motrices de type réflexe possibles => INCONSCIENCE
Il y a un cycle sommeil-éveil mais pas d’autres comportements psychologiques
conscients.
Il y a une distinction entre état végétatif et de conscience minimale. Cette distinction est basée
essentiellement sur des méthodes psychologiques (observation comportementale méthodique
et rigoureuse). La portée du diagnostic est lourde puisqu’il peut décider du maintien ou non
d’une assistance médicale.
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Le cas de Terri Schiavo
Video : On veut montrer que la patiente n’est pas consciente. On ne montre que les moments
où la patiente est consciente ; ce qui n’est pas fréquent.
La question qui se pose est : Peut-on la laisser mourir ? Ces patients bougent tout le temps :
cela laisse place au hasard.
Les psychologues permettent l’observation méthodique et contrôlée de ce genre de cas.
/ ! \ Dans certains cas, le patient est atteint de paralysie et ne peut donc pas manifester de
réactions.
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mêmes régions du cerveau. Il y a une réactivité au
stimulus du langage.
Le patient réagit aux commandes verbales, même si cela n’est pas prouver
comportementalement. Cela exclut l’état végétatif. La personne est consciente.
Que conclure ? Est-ce vraiment un problème affectif ? La fille a-t-elle raison? Difficile à dire
car il y a bien présence de troubles épileptiques. Cela montre bien l’interaction entre le
cerveau, le comportement et l’environnement : le retour de la mère améliore sa vie affective
mais la maladie neurologique est bien présente.
L’exemple de Susan
- montre le poids important de l’environnement sur le comportement humain, et le
fonctionnement cérébral
- Le problème de Susan: interaction complexe entre facteurs environnementaux,
affectifs et cérébraux
- Erik Erikson (1963), «triple orientation du psychologue» vers trois domaines en
interaction complexe les uns avec les autres :
• Considération des événements biologiques (cerveau)
• Considération de l’expérience psychologique (esprit)
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• Considération du contexte culturel et historique (culture)
Ces trois domaines sont en interaction complexe les uns avec les autres.
2. La psychologie
La psychologie est :
- A l’intersection entre le biologique et le culturel
- L’étude scientifique des processus mentaux et du comportement
A) Limites de la psychologie :
B) Déterminisme biologique :
Influence de
l’environnement :
Apprentissage de
mots
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Exemples de déterminisme biologique :
Si on effectue un processus mental, il y a un corrélat psychologique (biologique à
psychologique).
Après plusieurs répétitions d’un mot, les mêmes zones du cerveau ne sont plus activées
(psychologique à biologique).
C) Déterminisme culturel
Est-ce que les processus psychologiques sont les mêmes dans toutes les cultures?
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Anthropologie psychologique : Margaret Mead, Ruth Benedict
Benedict (1964) : «L’histoire de l’individu est d’abord et avant tout un ajustement aux
modèles et aux normes traditionnellement transmis par la communauté»
Regain d’intérêt lié aux événements internationaux récents («choc des civilisations»)
Les différences entre conscience et inconscience ont des racines philosophiques importantes.
Racines philosophiques :
- « Libre arbitre » vs « Déterminisme » de l’action humaine
- René Descartes – rationalisme (1596-1650) vs Démocrite (460 –370 av. J.C)
- Problème du corps et de l’esprit, inné vs acquis
Il y a une tendance à radicaliser
Sans résoudre ces questions, la psychologie apporte un éclairage différent, mettant en relation
le psychologique (pensée et comportement humains), son substrat biologique et l’influence de
l’environnement/culturel
Question de la responsable de nos actes (cf : des criminels). Le rôle des psychiatres est de savoir si la
personne est libre de ses actes ou si elle est irresponsable et réagit sous contrainte d’une maladie.
Quelle est la part biologique ?
Quelle est la part d’apprentissage ?
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B) De la philosophie à la psychologie
Les premiers psychologues ont surtout étudié les sons et la perception (les lois psycho-
physiques).
Il y a eu deux courants :
- Structure de la conscience Structuralisme. Les questions principales de ce
mouvement étaient de savoir ce qu’était notre conscience (pense-t-on en couleurs, en
images, en son). (Titchener, 1867-1927, avait le projet de faire le tableau périodique
des éléments de la conscience.
- Fonction des processus psychologiques Fonctionnalisme (William James, 1842-
1910). A quoi sert notre mémoire ? Ce courant est plus productif (recherches
intéressantes).
William James
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C) Les différents courants théoriques
La théorie est une hypothèse : on change les théories selon les découvertes (« ajuster les
découvertes »).
La perspective psycho-dynamique
Postulats de base:
- Actions déterminées par la façon dont les pensées, sentiments et désirs sont reliés
- Beaucoup des événements mentaux sont inconscients
- Les processus mentaux peuvent entrer en conflit
Exemple : refoulement lié à un désir (énergie mentale). Une fois que la personne devient
consciente de son désir (alors refoulé), les symptômes corporels disparaissent.
Origines : étude de patients avec symptômes sans origine physiologique et sans explication
consciente
Contexte culturel : les gens de la société de l’époque croyaient que tout événement
psychologique est conscient
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Théories :
- Mécanisme du refoulement
- Concept du Moi, du Surmoi et du Ça
- Basée sur l’interprétation de cas cliniques individuels à incertitude d’interprétation.
= il s’agit d’un cadre théorique : il est difficile à l’époque de faire des expériences.
La perspective comportementale
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Il s’agit de recherches sur les animaux. Cela montre une
situation d’apprentissage pour montrer la mémoire.
La perspective cognitive
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- Proche des philosophes rationalistes (Descartes) : rôle de la raison pour créer des
connaissances
- Exemple: les concepts (chien, chat) sont des abstractions mentales; dans la réalité
physique, LE chien ou LE chat n’existent pas
- Idée, concept, représentation : ensemble de neurones qui s’activent ; différents
ensembles pour différentes représentations ; certains concepts peuvent être à cheval
entre deux ensembles prototypiques
La perspective évolutionniste
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- Débat de l’acquis et de l’inné
- Question du déterminisme génétique
- Origine : Charles Darwin (1859)
- Génétique du comportement
- Méthodes : expérimentation + déduction
- Problème : vérifiabilité des déductions à on n’est pas très loin du singe…
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Chapitre 2 :
Sentir, percevoir, toucher
A) Plan
Généralités
La vue
L’ouïe
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Les autres sens
B) Questions
Percevons-nous tous les stimuli douloureux de la même façon?
Est-ce que la perception est innée ou résulte-t-elle d’un apprentissage?
Percevons-nous tous les stimuli sonores et langagiers de la même façon?
Quel est le lien entre percept psychologique et la réalité physique ?
Kant : notre condition humaine -> substrat biologique et psychologique qui limitent notre
vision de la réalité. Cette perception change d’une personne à une autre.
→ Il y a un dalmatien
Notre perception visuelle, puis cérébrale, donne un sens
aux informations qu’on perçoit. Notre système a interprété
cette image selon les infos stockées. On ne voit que ce
qu’on connaît déjà
Ex : on voit des nuages avec des formes alors qu’il y a
rien.
1. Généralités
La sensation et la perception sont des phénomènes très différents :
- Sensation = les organes sensoriels captent les informations et les transmettent au
cerveau
- Perception = sélection et interprétation des informations transmises
- Sensation + perception : portes vers le monde extérieur et intérieur
- Sensation + Perception = processus actifs
- Sensation + Perception = le résultat d’adaptations évolutionnaires
Nous ne pouvons pas tout percevoir (cf. les ultrasons des animaux).
- Sensation + Perception = le résultat d’apprentissages
- Sensation + Perception ≠ photographie fidèle de la réalité physique
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1 : permet d’identifier d’un objet → zones extérieurs
2 : permet d’identifier des mouvements (lobe pariétale) → zones supérieures du cerveau
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- Seuil différentiel = quelle doit être la grandeur entre deux stimuli (sons) pour pouvoir
les différencier ?
Exemple : un film est fait d’images fixes qui se suivent à une vitesse supérieure à
notre seuil différentiel.
- Loi de Weber
- Loi de Fechner
2. La vue
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- Fréquence différente = couleur différente
- Intensité différente = luminosité différente
Les ondes oscillent à différentes vitesses : il y a donc différentes intensités et différentes
couleurs.
A) L’œil
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B) La rétine
Toutes les cellules ne sont pas activatrices. Certaines sont inhibées et cela créée des
illusions optiques.
Des cellules nerveuses photosensibles transmettent un signal électrique :
- Photorécepteurs (= cellules): cônes et bâtonnets
- Bâtonnets: très sensibles; permettent la vue à faible lueur.
- Cônes: réagissent aux couleurs et au noir et blanc; nécessitent plus de lumière
- Disposent de pigments photosensibles modifiant leur structure chimique sous l’effet de la
lumière, et déclenchant un potentiel d’action (signal électrique).
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C) Le potentiel d’action
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Au niveau neuronal
Le fonctionnement du cerveau repose sur des propriétés électriques et chimiques. Le liquide à
l’intérieur du cerveau est chargé positivement alors que l’intérieur de la cellule est chargé
négativement (état de repos)
Quand un neurone est stimulé, il ya différents mécanismes. La membrane des cellules devient
perméable. On a un afflux de charges positives à l’intérieur de la cellule et son potentiel
d’action s’inverse. Elle devient chargée positivement. Mais très vite, la membrane devient
imperméable et on retourne vers l’état de repose. Cela se fait en continu. C’est une inversion
de charges qui se répand progressivement, jusqu’aux terminaisons nerveuses (dendrites).
Quand cela arrive aux dendrites, les terminaisons vont s’ouvrir et répandre leurs
neurotransmetteurs et le neurone qui suit les absorbe. C’est ça qui réenclenche le procédé.
Le potentiel d’action, c’est la migration des informations grâce à l’inversion des charges. Tout
cela se produit via la lumière ou la stimulation acoustique qui stimulaient les cellules.
Dans certaines maladies mentales, l’équilibre des neurotransmetteurs est perturbé (ex : la
dépression)
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D) De la rétine au cerveau
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2 théories :
1) Couleur est perçue via sa décomposition en stimulation d’ondes caractéristiques du
bleu, du rouge et du vert (théorie trichromatique –rétine) la rétine fait tout le
travail
2) Couleur est perçue via trois systèmes de couleurs antagonistes –bleu/jaune, rouge/vert
et noir/blanc (théorie des couleurs complémentaires –cellules cérébrales) le
cerveau a un rôle
3. L’audition
Signal acoustique :
1) L’oreille
2) Les nerfs sensoriels
3) Le cerveau
La vibration de l’air permet la perception auditive du langage.
Le pavillon (OE) recueille les vibrations de l’air ; la pression de l’air exercée sur le tympan
déplace celui-ci vers l’OM. Dans l’OM, un système de leviers, la chaîne des osselets
(marteau, étrier, enclume) transmet le déplacement du tympan à une autre membrane
élastique, la fenêtre ovale, en contact avec le liquide de l’OI (cochlée).
Le nerf auditif dont les extrémités (cellules ciliaires) sont en contact avec le liquide de l’OI est
ainsi stimulé et transmet les informations au cortex auditif qui les traite.
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Il y a des ondes acoustiques, liées à la vibration de l’air contenu dans un volume (différentes
fréquences → différents sons). Les osselets font vibre l’eau contenue dans la cochlée, où des cellules
touchent la membrane et tout se met à vibrer. Les cellules à la base de la cochlée répondent aux
fréquences hautes (=aigus) et celles du milieu aux fréquences basses (=graves)
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B) Structure de l’oreille interne
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C) Transmission de l’onde au niveau de l’OI : principe de la tonotopie
Les différences de sons (aigus et graves) sont liées aux différences de fréquences des ondes.
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E) Structure des ondes sonores :
Cas d’un son «pur» : L’oscillation qui le caractérise peut-être représentée par une
courbe sinusoïdale
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Détermine le timbre d’un son
F) Le champ auditif tonal
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G) Perception du langage
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4. La douleur
Phénomène complexe
Modulé par anxiété, stress, normes sociales et culturelles (nos attentes)
Peut avoir des sources non sensorielles (exemple: douleur fantôme)
Théorie du contrôle des portes (double circuit de la douleur: gros axones qui ferment
la porte à la douleur avant que l’information provenant des petits axones ne puisse
transmettre son message via la moelle épinière)
A) Effet placebo
Effet d’une stimulation nociceptive par laser –comparaison d’une crème à effet analgésique et
d’une crème inactive
On stimule la main avec un laser, après avoir mis une crème ‘anesthésiante’ pour certains et
une ‘non-active’ pour d’autres (sans leur dire). Ces derniers croient avoir le produit et ressent
donc moins de douleur.
→ L’attente à un médicament répond au même effet du médicament.
→ Le placebo a un effet psychologique très puissant
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Chapitre 3 :
Apprendre, connaitre, mémoriser
A) Plan
B) Questions
La mémoire fonctionne par association avec des choses déjà connues. Se poser des questions
et y répondre est une stratégie de mémorisation efficace.
Comment apprenons-nous des informations?
Pourquoi oublions-nous des informations?
Comment améliorer notre mémoire?
Est-ce que toutes les connaissances sont conscientes?
Comment avoir accès à des souvenirs inconscients et quel est leur lien avec l’expérience
vécue?
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Il y a des normes sociales (sur la façon de
s’habiller). Cela implique un choix limité dans
les magasins.
Exemple : Un enfant est seul dans une pièce sans courant lorsqu’il entend une mouche. Il a
peur. La mère revient ensuite, ainsi que le courant. La mouche va alors devenir une phobie
(peur très rapide et difficile à contrôler.
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Cette loi d’apprentissage, très élémentaire, peut néanmoins expliquer beaucoup de
comportements humains :
- Besoin de se soulager qui devient plus pressant à la vue d’un WC
- Réactions émotionnelles pour des objets apparemment neutres (phobies = réactions
émotionnelles apprises). Aussi état de stress post-traumatique : on a été impliqué dans
un accident de voiture et cette situation peut suffire pour que par après on ne veuille
plus mettre un pied dans une voiture avec un moment de stress intense. L’association
de stimulus neutre et de danger de mort est suffisante pour créer une réaction de
panique qui va perdurer si elle n’est pas traitée.
- Réactions immunitaires acquises (?) Exemple : personnes qui subissent un traitement
de type chimiothérapie qui détruisent toutes les cellules qui se multiplient et aussi les
cellules de notre système immunitaire. Des chercheurs ont constaté que des personnes,
au moment d’entrer dans l’hôpital pour avoir une nouvelle chimio, avaient un système
immunitaire déjà déprimé alors qu’ils n’ont pas reçu le traitement. La vue de l’hôpital
est associée au traitement et provoque une réaction immunologique non contrôlée.
Mais un état de stress ou de dépression peut avoir les mêmes effets exemple pas
très convaincant.
( ?) = la situation est possible mais non démontrée
C) Bases neuronales
Les neurosciences l’ont beaucoup étudié pour les mécanismes d’apprentissage déjà vus
(puisque cortex non nécessaire). Ces animaux ont peu de neurones et ils sont bien plus gros et
donc plus facilement observables.
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D) Conditionnement operant
Il s’agit d’une autre forme d’apprentissage (aussi bien dans le monde animal que dans le
monde humain).
• Loi de l’effet: le comportement est fonction de ses conséquences (E. Thorndike, 1898). Ces
conséquences vont déterminer si le comportement sera répété dans le futur ou pas. Si on
étudie et qu’on réussit, ça augmente les chances qu’on étudie à nouveau. Il peut aussi y avoir
renforcement négatif en cas de non-occurrence : on roule en voiture, on se tient aux
limitations de vitesse et on ne reçoit pas de PV et dans le futur on continue. Si on roule trop
vite et qu’un flic nous arrête, en principe la fois d’après on tente de réduire la vitesse =
punition.
• Conditionnement instrumental : le comportement est renforcé ou pas en fonction de si le
but est atteint ou pas. Un comportement est relié aux conséquences.
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= Marc Richelle, Professeur émérite ULg
C’est un spécialiste du comportement operant.
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E) Programmes de renforcement
Proportion variable : on ne sait pas quand on sera récompensé mais on sait qu’on le sera.
Intervalle fixe : en termes de temps : on récompense tout les X temps.
F) Stimuli discriminatifs
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G) Contexte
H) Type de renforçateurs
Les renforcements positifs et négatifs sont des systèmes qui interviennent dans différentes
parties du cerveau et sont liés à des traits de caractère différents.
I) Applications et développements
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• Dépression: « learned helplessness »
La personne se met de plus en plus dans une situation de non-renforcement (cercle vicieux).
Exemple : pourquoi irais-je encore au boulot puisque de toute façon je vais le perdre ?
- Aucun comportement ne pourra changer la situation et apporter des renforcements
positifs ou négatifs ; ça s’est produit dans une situation et la personne généralise cela.
« Peu importe ce qu’on fait, il n’y a pas de changement ».
- Style d’attribution dépressif (interne, global et stable) = attribution causale (interne =
se reproche les fautes ; globale = généralise les choses et se dit que c’est stable et que
quoi qu’elle fasse ça n’aura aucune influence sur le monde extérieur) ; et lieu de
contrôle extérieur -> dépression
Exemple : crise économique, chômage
J) Apprentissage et société
On a montré à des enfants différents films où les modes d’interactions étaient différents :
- résolution du conflit sur le mode agressif
- résolution du conflit par le dialogue
Après qu’ils aient vu les différentes versions, on a vu que ceux qui avaient vu les films agressifs
avaient tendance à reproduire davantage les comportements agressifs même s’ils trouvaient que ce
n’était pas bien. D’autres qui avaient déjà des modèles agressifs (parents) et ont vu des films agressifs
augmentent leurs réactions agressives. Une partie des mécanismes qui peuvent justifier cet
apprentissage sont des amorçages : on a vu ce comportement donc il est plus probable de s’en servir
parce qu’il est dans notre mémoire.
Cf. : débat sur les jeux vidéos : cela rend-t-il les enfants plus violents ? Cela diminue surtout
l’inhibition.
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2. Partie 2 : La mémoire : des systèmes multiples pour acquérir et
traiter des connaissances
Il s’agit d’un cas des années 60 : un soldat de plus ou moins 40 ans. Peu après la guerre, il a
été victime d’une lésion cérébrale. Cela a affecté sa mémoire épisodique (qui permet de se
situer dans le passé).
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Il y a trois types de mémoire :
- mémoire sensorielle = perception (ordre de moins d’une seconde) ;
- mémoire à court terme, aussi mémoire de travail ou mémoire instantanée, elle
détermine la quantité d’éléments qu’onpeut tenir en mémoire de manière simultanée à
un moment donné, elle permet de prendre la bonne décision en s’appuyant sur les
données présentes, c’est pourquoi on parle aussi de mémoire de travail parce qu’on
manipule des informations ;
- mémoire à long terme (tout ce qui est audelà d’une minute).
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La mémoire à long terme se divise aussi en plusieurs parties :
- explicite = recherche active, ce qu’on a fait hier, situation précise dans un moment
précis
Exemple : étudier un cours et répondre à des questions sur ce cours.
Episodique permet de se situer dans le passé et le présent (le souvenir d’un
ballon de son enfance)
Exemple : être exposé devant la classe quand on ne sait pas quelle est la
capitale des USA (on se souvient de la situation).
Sémantique = les connaissances très générales (qu’est-ce qu’un ballon…)
Exemple : connaitre la capitale des USA mais ne plus se souvenir dans quelles
conditions on l’a apprit.
- implicite = mémoire des connaissances que nous avons et qui sont très difficilement
verbalisable : certains aspects du langage, procédures en partie automatiques. Il y a
aussi les conditionnements operant et classique. Il y a aussi les effets d’amorçage
(rêve, sommeil, dodo, couette, plume) beaucoup disent qu’il y a aussi « lit » même s’il
n’a pas été cité.
Exemple : rouler en voiture, lecture de l’écriture
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• MCT verbale impliquée dans
– Compréhension orale (phrases)
– Planification et monitoring d’une réponse verbale
– Calcul mental (utilisé de moins en moins à cause de la culculatrice)
– Raisonnement verbal
– Prise de note
– Mémorisation temporaire d’informations phonologiques non familières
_ Traduction simultanée
_ Apprentissage d’un nouveau vocabulaire
–…
C’est aussi une porte de la conscience : si toutes les infos étaient accessibles de façon
permanente à la conscience, ça serait le chaos.
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Aspect de la boucle phonologique : cette composante peut encore être découpée, mais au
moins deux processus différents : pour retenir une série de chiffres, on la stocke dans une
mémoire à court terme mais il y a aussi le processus de récapitulation subvocale qui permet de
rafraîchir l’information dans la mémoire phonologique. On considère qu’en l’absence de
récapitulation de l’information, elle a disparu en 2 secondes, tandis qu’avec récapitulation elle
reste plus longtemps on peut entraîner une personne qui a une mémoire à court terme
faible en entraînant le processus de récapitulation subvocale.
Quand on présente une liste à retenir, ce sont en général les éléments du milieu qui sont le
moins bien retenus (= effet de primauté, supériorité des informations présentées en début
d’une liste ; = effet de récence, supériorité des informations présentées en dernier).
L’administrateur central permet de réciter et de manipuler. Un processus important est :
- la mise à jour : les consignes changent on doit changer de stratégie car la tâche
n’est plus la même.
- La double tâche : réaliser deux choses en même temps. Bavarder et prendre note en
même temps conflit dans la mémoire de travail.
- La manipulation : traiter l’information qu’on a en mémoire pour la changer : conflit
entre informations de deux cours
Mesure de la MCT
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• Répétition de séries de chiffres à l’envers (mémoire de travail – administrateur central)
Administrateur central: composante très hétérogène
o Mise à jour
o Coordination (doubles tâches)
o Manipulation (rappel alphabétique)
Bases cérébrales :
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Neuroimagerie : IRMf
Neuropsychologie de la MCT
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B) La mémoire à long terme
C) La mémoire épisodique
Elle permet de se souvenir de ce qu’on a fait la veille et de ce qu’on doit faire le lendemain,
importante pour situer les souvenirs dans le temps et l’espace.
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Encodage:
- Profondeur de l’encodage: surface (son des mots pour un poème) vs signification (ne
reste pas s’il ne représente rien ; reste longtemps si il a un rapport personnel).
La profondeur de l’encodage est liée aux représentations les plus riches
(sémantique) : il faut pouvoir donner du sens.
- Spécificité de l’encodage : adéquation entre mode d’encodage et exigences lors du
rappel.
Exemple : quand on apprend une matière. On peut tout apprendre deux jours avant
l’examen mais après l’avoir passé, on oublie. On peut apprendre par petit morceau,
après chaque cours : la matière s’intègre mieux à plus long terme.
- Spécificité du contexte : adéquation entre contexte d’encodage et contexte de
récupération (les visages des gens de commu deviennent familier, on les reconnaît
devant l’amphi mais pas nécessairement en vacances parce que le contexte n’est pas le
même ; par contre si on les a rencontrés aussi au cours de soirées,… on les reconnaîtra
parce que mémorisation dans divers contexte) on se souvient mieux avec
l’encodage multimodal.
- Avantage d’un encodage multimodal, y compris émotionnel (sauf en cas de stress
car il y a production d’une substance chimique qui perturbe le fonctionnement normal
de la mémoire épisodique " Ce qui touche le cœur se grave dans la mémoire "
(Voltaire)
- Espacement : encodage « groupé » permet de disposer de toute l’information à un
moment x
- Espacement : encodage « espacé » permet d’assurer un maintien à long terme
maximal
Consolidation:
Rappel:
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Mesure de la mémoire épisodique
• Reconnaissance à long terme d’objets visuels (visages non familiers, portes non familières)
Bases cérébrales
Patients amnésiques : lésion au niveau des régions hippocampiques = réseau qui permet de
créer des associations entre différentes aires du cerveau.
Problèmes en mémoire épisodique peuvent également apparaître suite à des lésions
préfrontales (encodage et/ou récupération)
Une lésion bilatérale de l'hippocampe empêchera la formation de nouveaux souvenirs à long
terme, mais n'effacera pas ceux qui ont été encodés avant l'accident.
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Neuropsychologie de la mémoire épisodique
Patients amnésiques :
- Difficultés à apprendre et se souvenir de façon explicite de nouvelles informations
vécues
- Désorientation
- Mémoire à court terme est souvent préservée et l’apprentissage de nouvelles
informations verbales (un nouveau vocabulaire) est parfois possible, même si le
patient sera parfaitement incapable de se souvenir du fait qu’il a appris ces
informations
D) La mémoire sémantique
• Réseaux sémantiques
• Effets d’amorçage
• Organisation hiérarchique
• Appariement d’images
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Bases cérébrales :
Exemple de déficit :
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E) La mémoire procédurale
Bases cérébrales :
Considérations générales
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3. Partie 2 : Mémoire, apprentissage et vie quotidienne
B) La mémoire épisodique
Elle permet de se situer dans le passé et de savoir qui on est, elle se développe lentement
• Amnésie développementale
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• Témoignage oculaire: ATTENTION!
- Même un souvenir vécu comme particulièrement précis et marquant peut être erroné
- Façon de poser les questions influence souvenirs récupérés (exemple: Avez-vous vu
le/un phare cassé?)
- Même si la mémoire pour les détails est mauvaise ou inexacte, la mémoire pour faits
centraux peut néanmoins être correcte
- Refoulement de souvenirs traumatiques?
La mémoire épisodique :
• Durée
• Précision
• Flashbulb memories
C) Pourquoi oublie-t-on?
• Détérioration spontanée
• Oubli motivé
D) Mémoire et culture
E) Stratégies mnémoniques
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Chapitre 4 :
Penser
A) Plan
B) Questions
Cela reflète les limites infinies de notre pensée. Il y a un rapport entre les questions
existentialistes et la pensée consciente. Mais les pensées inconscientes sont bien là et
provoque le stress, par exemple.
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1. Pensée : les unités et processus de pensée
B) Catégorisation
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C) Organisation hiérarchique de la pensée
Niveau de base : niveau large, le plus distinctif et le plus riche. C’est le traitement
cognitif le plus rapide.
Niveau subordonné : niveau plus spécifique (exemplaires = exemples concrets). Il est
plus lent mais les constructions sont très riches. C’est ce qui nous distingue de la
machine informatique.
Niveau super-ordonné : niveau le plus large et le plus abstrait, moins distinctif. Il est
moins précis mais très important : il permet la pensée métaphorique (comparer des
choses qui n’ont pas un lien explicite).
Exemple : l’expression « brûler de désir » : brûler est utiliser à un niveau très
métaphorique (pas au sens premier).
D) Catégories et culture
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Tri de riz pour nord-américains et africains du Liberia
E) Les actes de pensée
Raisonnement : processus permettant de créer et d’évaluer des arguments et des
croyances.
Il y a différents types de raisonnements :
Raisonnement inductif : observations spécifiques qui vérifient des propositions plus
générales = Raisonnement basé sur des probabilités et non sur des certitudes
C’est basé sur la croyance naïve : on observe et ensuite on créée des lois.
Les raisonnements déductif et inductif sont difficiles à distinguer dans la réalité car ils sont
étroitement liés.
Pour disposer d’une hypothèse, il faut d’abord l’avoir formulée; formulation d’une hypothèse
dépend souvent d’une induction (à partir de l’observation de certains faits).
F) La résolution de problèmes
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Evaluation du résultat et poursuite de l’application des opérateurs (ou changement),
jusqu’à l’obtention du résultat final désiré
Mais pour certains problèmes qu’on rencontre fréquemment, on développe des stratégies :
Stratégies de résolution (algorithmes) ; fonctionne pour des problèmes simples
Test de l’hypothèse : formuler une ou plusieurs solutions probables et les tester
Simulation mentale
Freins à la résolution de problème : rigidité fonctionnelle ; biais de confirmation
(test d’hypothèses alternatives)
Exemple : il faut formuler des hypothèses pour la suite « 2 4 6 ». On pense à différentes règles
(comme celle des chiffres pairs) alors que le professeur avait en tête une autre hypothèse :
celle des chiffres croissants. Cet exemple nous a permit de constater que l’on reste figé sur
notre hypothèse de départ et qu’on cherche à la confirmer. On a moins tendance à vouloir
falsifier notre hypothèse. On a aussi peur de faire des erreurs.
Autre exemple : test de la NASA
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G) La prise de décision
H) Pensée et conscience
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Chapitre 5:
Parler, comprendre.
A) Plan
B) Questions
1. Le langage oral
Le langage est une succession de sons (agencés de façon régulière) qui transmettent une
signification : au départ simplement une onde acoustique mais qui permet de transformer une
variable psychologique en une variable physique, qui permet de transmettre des idées, des
mots, des émotions d’une personne à une autre
Le langage est très important pour formuler, transmettre et partager nos pensées.
2. Langage et pensée
• Hypothèse de Whorf, linguiste américain qui a proposé que le langage forme la pensée,
donc le langage détermine la façon dont nous pensons.
En même temps, des concepts plus abstraits nécessitent une formulation par le langage.
Exemple : le concept de coopération est abstrait. Pour bien le comprendre ou pour le mettre en
rapport avec le concept d’altruisme, le langage est nécessaire.
63
3. Les éléments du langage (surtout le langage oral)
Le langage oral est quelque chose de très physique. Il y a des vibrations dans l’air. Des
fréquences différentes sont distinguées par l’oreille et le cerveau. L’air des poumons exerce
une pression qui fait vibrer les cordes vocales (vibrations renforcées par la cavité buccale). Le
traitement langagier est l’analyse acoustique qui nous permet de distinguer les différentes
consonnes et les différentes voyelles. Ensuite, on accède à la signification (en moins de 400
millisecondes).
64
Les différents niveaux :
• Niveau phonétique : analyse acoustique = cortex auditif primaire (mini ligne bleue) puis
traite les différences de fréquence (zone rouge). Il s’agit de l’étude des sons du langage.
• Niveau phonologique : filtrage de l’information pour voir ce qui est pertinent dans la
langue (zone rose). Il s’agit d’identifier les phonèmes et leurs fréquences. Par exemple, l + a
est très fréquent. Il permet de distinguer les consonnes et les voyelles.
• Niveau lexical : identifier les sons comme un mot (zones vertes). Il s’agit de l’identification
d’une séquence de sons dont on reconnait la forme (mot).
• Niveau syntaxique : rassembler les mots au niveau grammatical = aire de Broca (zone
noire). Il s’agit des relations des mots les un par rapport aux autres.
• Éléments non-verbaux: gestes, grimaces, vocalisations non-verbales (cf. langage chez les
animaux), pointer, direction du regard
65
4. Le développement du langage
• Le bébé extrait des régularités phonologiques, puis lexicales et syntaxiques à partir du flot
de paroles dans lequel il baigne. Le babillage est très important pour le développement
langagier. Le bébé perçoit les paroles de son entourage. Il entend tout le temps des stimuli
langagiers. Il va essayer d’en découvrir les régularités (son système). Ensuite, il découvre des
règles syntaxiques (pour comprendre/faire des phrases).
A) Exemple :
66
• Procédure :
- Les participants croyaient participer à une expérience portant sur la créativité et
l’influence du bruit sur les performances.
- Les participants devaient colorier des dessins complexes de la façon la plus originale
possible.
• Phase 2 : tâche de MCT : on leur faisait répéter de longs mots dont certains étaient composés
comme la longue séquence de sons qui avait été répétée :
- Répétition de non-mots de structure CVCVCV…
- 2-7 syllabes
- 4 conditions
non-mots légaux
diphones légaux mais séquences syllabiques illégales
diphones illégaux mais séquences syllabiques légales
non-mots illégaux
• Non-mots appariés sur FP du français
67
Ils devaient répéter des mots qui suivaient ou pas les règles de départ.
Sur le schéma, on observe une différence significative. Les sujets ont tendance à savoir
répéter les mots de la même structure phonologique que la séquence.
Cela ressemble au bébé qui va découvrir que pa et pa sont souvent associés : il va ensuite
isoler le mot papa (implicitement).
68
- Langage des jumeaux, d’enfants vivant de façon isolée du monde extérieur. Ceux-ci
ne développent pas la langue maternelle mais ils essayeront quand même de
communiquer.
Conclusion : le langage n’est pas inné. Ce qui est inné, c’est notre capacité à appendre.
• Les bébés sont capables de discriminer tous les sons langagiers, même ceux qui n’existent
pas dans leur langue maternelle (fin vers 10 – 12 mois). Cf. feuille annexe
• Vers 9 mois, ils commencent à se spécialiser pour les sons de leur langue maternelle
• Plus l’enfant est jeune, plus facilement va-t-il apprendre une langue étrangère
• A l’âge adulte, il est rare d’apprendre une nouvelle langue et de la maîtriser jusqu’à
perfection
69
Les dauphins ont également un système de communication évolué : ils utilisent des ultrasons.
Ils ont une capacité d’utilisation de structures syntaxiques.
Chapitre 6 :
L’intelligence
A) Plan
- L’intelligence: un concept fonctionnel. C’est un concept inventé qui reflète une réalité.
- La mesure de l’intelligence
- Les approches théoriques de l’intelligence
- Intelligences extrêmes et formes d’intelligence
B) Questions
- C’est quoi, être « intelligent »?
- Est-ce que le niveau d’intelligence est fixé dès la naissance?
- C’est quoi, être un « génie »?
- Sommes-nous tous intelligents de la même façon? Y a-t-il plusieurs types
d’intelligence ?
1°) L’intelligence
« L’intelligence, c’est ce que mesure mon test. » Alfred Binet (1859-1911)
On lui doit le concept d’intelligence. C’est le premier psychologue à travailler sur la mesure
de prédiction d’échec scolaire. L’origine du concept d’intelligence est donc l’obligation
scolaire.
L’intelligence est :
- Un concept, une description. Il s’agit d’un concept général qui reflète certaines choses
(il n’y a pas de partie dans le cerveau qui s’en occupe)
- Le résultat du bon fonctionnement intégré des différentes fonctions cognitives (et
socio-émotionnelles)
- Intelligence = intelligences
- Intelligence = « capacité à avoir un comportement dirigé vers un but » (Sternberg &
Salter, 1982). On adapte notre comportement pour que le but soit atteint.
L’intelligence, c’est la résolution de problèmes (cf. cours précédant).
Il y a :
- Des bases « héréditaires » (comparaison entre enfants adoptés et enfants de parents
biologiques)
- Des bases culturelles (= influences) :
70
Intelligence d’un occidental sédentaire (équations, jeu d’échecs) <->
Intelligence de peuples chasseurs (connaître les plantes, les modes de chasse,
quels animaux chasser à quel moment et comment s’y prendre) but
différent dans cultures différentes
Habiletés cognitives ↔ Connaissances, compétences, habiletés sociales =
connaissance verbale, incitation à lire par les parents
Un comportement « intelligent » n’est intelligent que par rapport à son
environnement et ses exigences. Ce n’est pas le même dans différentes sociétés
(exemple de la ponctualité : c’est intelligent à notre époque d’arriver à l’heure
à un entretien. Il y a 200 ans, le retard n’était pas important).
Beaucoup de comportements « intelligents » sont le résultat d’un apprentissage
et d’une transmission culturelle (apprendre à lire et à écrire avant d’écrire un
chef d’œuvre)
Conclusion : l’intelligence est la « mise en application d’aptitudes cognitives et de
connaissances pour apprendre à résoudre les problèmes et parvenir à des fins auxquelles un
individu ou une culture attachent de la valeur » (Westen, p. 431)
Exemple : les autistes sont parfois capables de capacités mnésiques incroyables (apprendre
tout l’annuaire). Mais est-ce intelligent ? Ca reflète des capacités surdéveloppées mais ces
connaissances ne sont pas très fonctionnelles.
Les tests d’intelligences sont des mesures pour évaluer le niveau individuel des capacités
cognitives en le comparant à celui des individus d’une population de référence.
Ils évoluent avec l’évolution des populations de référence
= Approche psychométrique
C’est surtout le résultat de mesure de performances pour un individu donné qu’on compare à
un groupe de référence qu’on considère comme étant la norme (résultats différents selon la
norme).
Les performances aux tests ont tendance à augmenter avec le temps.
C’est un érudit qui a laissé des contributions scientifiques dans de nombreux domaines. C’est
un noble anglais qui s’intéressait à la mesure de l’intelligence. C’est l’époque de Darwin et
des théories évolutionnaires.
• Premier à utiliser des mesures d’intelligence (tâches simples) et à les « corréler » avec
d’autres variables
71
• Aussi le premier à voir qu’il n’y avait pas de corrélation entre niveau d’intelligence et classe
sociale il rejette donc l’idée qu’un aristocrate serait plus intelligent que quelqu’un d’une
classe inférieure.
• Etude du potentiel intellectuel des enfants (scolarisation obligatoire ! – Lois Jules Ferry
1881-1882 – enseignement spécialisé 1904) mais certains enfants n’arrivent pas à bien
apprendre, donc il faudrait pouvoir les localiser pour pouvoir leur donner un enseignement
spécialisé besoin d’outils pour identifier ces enfants qui ont une capacité d’intelligence «
moindre » création des tests d’intelligence.
• Concept de l’âge mental : si on prend un test de vocabulaire et 100 enfants de 10, 9, 8 ans
au hasard, qu’on leur présente des images et qu’ils doivent les dénommer : chez les enfants de
10 ans, 80% des images sont correctement dénommées ; 50% pour ceux de six ans. Si un
enfant de dix ans ne dénomme que 50% des images, il a l’âge mental des enfants qui
dénomment en moyenne le même pourcentage d’images âge mental de six ans
72
= performance par rapport à des groupes d’âge ; pas absolu ; ne vaut que pour la tâche testée,
peut être meilleur ou moins bon dans une autre tâche.
• Succès croissant de ces tests pour prédire capacités scolaires, sélection militaire …
• Tests actuellement utilisés : Echelles d’intelligence de Wechsler (1939 -…). La mise à jour
de ces tests est perpétuelle.
Wechsler
• Wechsler: abandon de la formule QI = (AM/AC)*100 (car selon cette formule, les personnes
âgées deviennent de moins en moins intelligentes …). Notre âge mental reste stable à un
certain moment mais l’âge chronologique continue d’avancer.
• Calcul du QI en situant les performances d’un individu par rapport aux performances des
personnes de son groupe d’âge
• Un test valide = un test qui mesure bien ce qu’il est censé mesurer.
• Cependant, la réussite scolaire n’est pas tout. Un test d’intelligence ne mesure pas la
créativité, ni quelle réponse choisir quand il y en a plusieurs or c’est le cas dans la vie, on doit
73
faire le choix entre plusieurs solutions qui ont des conséquences plus ou moins positives ≠
intelligence de la vie de tous les jours
Biais culturels
Approche psychométrique
Exemple :
74
Centre de
l’intelligence
Habilités
spécifiques
Theo
rie Gf – Gc (Cattell, 1957)
Approche psychométrique
– Problématique car purement empirique, non guidée par les découvertes scientifiques
concernant la cognition
75
– Quels sont les processus cognitifs qui permettent un comportement intelligent?
– Mesure de nombreuses capacités cognitives (mémoire à court terme, mémoire à long terme,
résolution de problèmes, etc), puis déterminer quelles capacités prédisent le mieux la réussite
dans une situation « intelligente » » donnée
Rapidité du traitement :
Connaissances de base :
76
– Procédés mnémotechniques: leur application est plus facile chez l’adulte que chez l’enfant
• Etudes sur des familles et des jumeaux monozygotes (mêmes gènes) et dizygotes (partagent
50 % du patrimoine génétique)
- Montrent à la fois l’influence de facteurs génétiques et de facteurs environnementaux
- Les facteurs génétiques semblent néanmoins devenir de plus en plus importants avec
l’âge de l’enfant
77
On a des résultats similaires pour les jumeaux monozygotes (comme s’il s’agissait d’une
même personne). Pour les jumeaux dizygotes, on a une corrélation de 0,6.
Plus le patrimoine génétique est similaire, plus il y a de corrélations aux résultats des tests.
On a également testé des frères et sœurs vivant ensemble et des frères et sœurs vivant
séparément.
Cela montre l’effet de l’environnement (en fonction du niveau social dans lequel on
évolue)
78
6°) Les intelligences extrêmes
• 2 % de la population
Il s’agit d’un concept statistique, et pas psychologique. Il y a parfois un syndrome génétique
mais pas toujours.
Causes
Retard mental :
– Ne signifie pas des « déficits » dans tous les domaines ou de la même manière
– Exemple du Syndrome de Williams
– Exemple de l’autisme
• Déficits sévères des habilités et de la MCT visuo-spatiale (scannent les visages pour tenter
d’identifier)
Aspects lexico-sémantiques
Aspects morpho-syntaxiques
Aspects phonologiques
Langage écrit
Malgré un niveau langagier mieux développé que prédit par le niveau de QI, surtout au niveau
phonologique, l’apprentissage de la lecture est souvent très difficile, voire impossible ; peut-
être lié aux problèmes visuo-spatiaux mais pas sûr. Il faut aussi un bon niveau phonologique,
ce qui est pourtant le cas chez eux.
• Les personnes « surdouées » ne sont pas nécessairement plus créatives (corrélation nulle
entre un QI > 120 et le taux de créativité)
80
Chapitre 7 :
La conscience
A) Plan
• La conscience : définitions
• Approches théoriques et données empiriques
• Etats de conscience modifiés:
- Sommeil
- Hypnose, méditation
- Drogues
- Coma, état végétatif
B) Questions
81
• La conscience: un concept qui peut être étudié d’un point de vue scientifique ?
• A quoi le sommeil sert-il ? (état inconscient mais dont on peut conserver un souvenir ;
souvent pas sans rapport avec ce qu’on vit soit dans le contenu, le thème, les personnes)
• Conscience – inconscience : une dichotomie ou un continuum?
C) Citations
« La conscience n'est dans le chaos du monde qu'une petite lumière, précieuse mais fragile. »
Céline (Louis Ferdinand Destouches, dit Louis-Ferdinand), Semmelweis.
Il s’agit d’une conscience limitée qui permet de structurer notre monde et qui peut être
éliminée facilement.
« Les douleurs de la conscience (1) sont des choses dangereuses. Extirpons la conscience (2)
– il n'y aura plus de douleur. »
Evtouchenko (Ievgueni Aleksandrovitch), Les Affres de la conscience.
(1) Il s’agit de la conscience sous sa facette qualitative : la conscience morale ou la
mauvaise conscience. (2) Si nous ne sommes plus conscient de notre mauvaise conscience,
alors il n’y a plus de conscience.
D’autres disent que la conscience nous distingue des autres mammifères. Bref, il est difficile
de la définir.
1. La Conscience
« Cogito, ergo sum ». Il s’agit de la conscience en tant que propriété cognitive. J’existe en tant
qu’être humain conscient.
Il est difficile de définir la conscience mais il est possible de définir les fonctions de la
conscience.
82
La conscience intervient quand les mécanismes de base, les automatismes, les procédures
échouent ou ne sont pas suffisants.
Exemple : la conduite automobile. On pense à autre chose en conduisant. Soudain, un sanglier
surgit. Notre conscience se dirige alors vers le danger. On met tout en œuvre pour éviter le
danger grâce à la conscience.
2. Conscience et attention
A) Attention
Attention : Alerte
Basique = éveil, inclut des régions
profondes du cerveau (tronc cérébral,
pariétal)
83
Attention : Orientation
Intermédiaire et postérieure
3. Le flux de la conscience
4. Approches théoriques
- Conscience
- Pré-conscience : informations pas très conscientes mais qui risquent de le devenir très
rapidement.
- Inconscience
La perspective cognitive :
84
Exemple : lire : on ne sait pas comment on fait mais on le fait, on ne déchiffre pas
toutes les lettres)
- Mémoire de travail: centration de l’attention sur les percepts, les représentations en
mémoire, les habilités nécessaires pour résoudre un problème à moment donné
5. Données empiriques
Perception subliminale
– Stimuli présentés à une vitesse trop rapide pour être identifiés, mais suffisamment rapide
pour être perçus
– Peuvent influencer processus cognitifs ultérieurs
La perception subliminale est utilisée dans la publicité. Est-ce suffisant pour influencer notre
choix de consommateur ?
Les patients amnésiques vont avoir des réactions émotionnelles pour des événements appris,
même s’ils n’ont aucun souvenir d’avoir vécu l’événement en question
Exemple : un patient amnésique a peur d’une souris dans une certaine pièce. Il va oublier qu’il
a vu la souris mais il ne voudra plus entrer dans la pièce (sans pouvoir l’expliquer). Il s’agit
d’un apprentissage émotionnel.
Processus inconscients :
- Rapides
- Automatiques (ils demandent très peu d’efforts)
- Adaptation aux régularités de l’environnement
- Traitement en parallèle / simultané (traitement d’informations visuelles, tactiles,…
sans pour autant qu’on en ait conscience)
Exemple : on peut rouler en voiture en écoutant de la musique sans efforts.
Processus conscients :
85
- Capacité limitée (difficulté de faire deux traitements d’information conscients à la
fois).
- Demandent de l’effort
- Flexibles, peuvent s’adapter, contrairement aux routines qui ne fonctionnent plus si la
situation est légèrement différente de façon inattendue
- Information intégrée multimodal : odeur de l’eau de mer, couleur de l’eau et du sable
quand on repense à un souvenir agréable de vacances
- Redistribue l’activité dans les différents réseaux de traitement de l’information
8. Conscience et cerveau
Cécité corticale
Les patients qui ont une lésion au niveau des aires occipitales striées ne ‘voient’ plus.
Par contre, ils restent capables (jusqu’à un certain degré) de décrire où se trouve un objet, ou
de décrire sa forme, voire de l’éviter :
- Existence d’une deuxième voie visuelle plus basique (mésencéphalique - thalamique)
Amnésie
86
Localisation de la conscience ?
Le tronc cérébral est important pour être éveillé et des lésions aux niveaux de structures du
tronc cérébral créent le coma, la perte de conscience
La conscience est subjective: réseau fronto-pariétothalamique : boucles de rétroaction entre
processus conscients et inconscients il y a des connexions entre ces trois régions (cf. les
trois différents réseaux : il n’y a pas de régions spécifques mais un réseau).
• Etat végétatif (EV) : ouverture des yeux, absence de réponses verbales et motrices, activités
motrices de type réflexe possibles => INCONSCIENCE
87
• Etat de conscience minimal (ECM) : niveau de conscience minimal, permettant des
interactions élémentaires avec l’environnement => CONSCIENCE
88
10. Le sommeil
= état de conscience altéré
• Durée du sommeil
- Très variable dans le domaine biologique
- Très variable d’une personne à une autre
- En moyenne, varie entre 6.5 et 8.5 heures
Le rythme du sommeil est déterminé par le rythme circadien : les cycles quotidiens de lumière
et d’obscurité.
Ils peuvent être décalés d’une personne à une autre.
Le rôle de l’hypothalamus est relié à la rétine via une voie neuronale spécifique à production
de mélatonine pendant l’obscurité.
89
= Régulation du métabolisme énergétique et de la température corporelle (il permet de se
régénérer).
La durée du sommeil est liée à la mortalité.
= Consolidation des informations en mémoire épisodique ou procédurale :
- Sommeil lent (pour mémoire explicite?) et paradoxal (pour mémoire implicite?)
particulièrement importants
90
14. Les troubles du sommeil
• Insomnie
• Cauchemars (rêves)
• Terreurs nocturnes (apparaissent pendant le sommeil lent), on peut ne pas en avoir
conscience mais on bouge, on hurle, différent des cauchemars
• Apnée du sommeil
• Narcolepsie (génétiquement déterminé)
91
92
15. Hypnose / méditation
A) Méditation
– Modification du flux de la conscience : conscience dirigée vers l’intérieur, sur des stimuli
très simples (respiration); toute pensée en lien avec un but est prohibée
– Apparition d’ondes alpha, voire theta (= ondes caractéristiques du sommeil)
– Utile pour la maîtrise du stress
B) Hypnose
A) Alcool
B) Amphétamines et Cocaïne
93
C) LSD (acide lysergique diéthylamide)
D) Marijuana (cannabis)
17. Conclusions
94
Chapitre 8 : les troubles psychologiques
= anxiété, dépression, troubles psychotiques.
Souvent dans ce type de cours, on finit par croire qu’on est tous un peu malades
psychologiquement. Mais le fait de présenter quelques comportements qui font partie d’un
trouble pathologique ne veut pas dire qu’on l’a.
Exemple 1
Je m'appelle XXXX j‘ai 15 ans. Il y a maintenant un peu plus d'un an j'ai fait une tentative de
suicide. Je n'en connais pas vraiment bien encore les raisons. J'avais juste une très grande
envie de disparaître, de pouvoir arrêter de vivre ma vie, de ne plus penser. Je pensais trop,
beaucoup trop, sur des sujets qui n'en valaient pas forcément la peine ! J'ai toujours eu
beaucoup de mal à m'endormir mais depuis un petit moment je n'y arrivais pratiquement plus,
et lorsque je m'endormais c’était d'épuisement... un très mauvais sommeil! Enfin donc un jour
j'en ai eu marre et j'ai pris de cachets pensant pouvoir flotter et cesser d'exister pendant un
petit moment! Je n'avais pas vraiment l'intention de mourir juste de m‘éclipser de ma vie
pendant quelques temps! Mais je n'ai pas été jusqu'au bout parce qu'il y avait quelque chose
de plus fort que moi qui m'a forcé à le dire à ma mère et tout s’est enchainé très vite, l'hôpital
et tout ce qui suit. J'ai suivi une psychothérapie pendant plusieurs mois qui m'a bien aidé car
à l'époque je n'avais personne à qui parler.
Seulement mon problème est le suivant: depuis un petit moment maintenant je recommence à
avoir des idées noires, j'ai à plusieurs reprises eu envie de recommencer (mais j'y ai renoncé
pour diverses raisons) seulement je pense que si je pouvais comprendre ce qui m'avait poussé
à faire ce geste la première fois je pourrais éviter de recommencer.
= dépression. C’est une émotion cognitive, de pensées qui tournent.
Exemple 2
Cette image de moi vue comme une jeune personne à part entière, unique et prometteuse
commença à s’effondrer pendant l’hiver de mes 17 ans. Encore maintenant, j’ai le vif
souvenir de certains aspects de ma détresse émotionnelle d’alors. Par exemple, pendant
l’entraînement de basket, il m’était de plus en plus difficile de saisir la balle. Ma perception
de la profondeur et ma coordination semblaient étrangement entamées et il m’arrivait d’être
frappée à la tête sur une passe plutôt que d’attraper le ballon. Les objets autour de moi
commencèrent également à paraître différents. Les tablettes, chaises et tables avaient une
physionomie menaçante, funeste. Tout prenait une géométrie aiguë, angulaire et effrayante.
L’idée que les choses avaient une raison d’être m’échappait. Par exemple, une table ne
servait plus à y déposer des objets, mais devenait une série d’angles droits menaçants dirigés
contre moi.
Un glissement similaire dans ma perception et dans mes capacités apparut lors des
conversations. Le langage devint difficile à comprendre. Progressivement, je ne sus plus
comprendre du tout ce que les gens disaient. Plutôt que de porter mon attention sur les mots,
j’observais la mécanique d’une bouche qui articule, et je voyais comme des tournevis à la
place des dents. Il devint difficile de croire que les gens étaient réellement ce qu’ils disaient
être. Ce dont je me souviens le plus était la peur extraordinaire qui me tenait éveillée des
nuits entières et l’effrayante conviction que j’étais mise à mort et devais me défendre.
= schizophrénie, caractérisée par des hallucinations (le système perceptif se déconstruit). Il y a
une déformation de la réalité de plus en plus brutale.
95
Exemple 3
Il est difficile de faire la distinction entre un vrai trouble et une difficulté passagère.
A) Plan
A) La classification actuelle
- DSM-IV: Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (1994) = bible dans
le domaine médicale pour les maladies mentales
- Classification empirique, a-théorique de l’ensemble des troubles psychologiques. =
Description et regroupement des symptômes sous une étiquette.
- Elaboré par l’American Psychiatric Association
- Se base sur une approche médicale de la maladie mentale
96
= les différents troubles
97
B) Schizophrénie et autres troubles psychotiques
Schizophrénie: terme générique pour plusieurs types de maladies mentales ayant des
répercussions graves sur quasi toutes les dimensions psychologiques (cognition et langage,
émotion, communication, relations interpersonnelles) :
- Début : 15-25 ans (entre l’adolescence et le début de l’âge adulte). Parfois, il y a des
dépressions infantiles.
- Maladie le plus souvent chronique, mais pas une fatalité! Elle nécessite un traitement.
- Prévalence: 1% (-> 100.000 personnes en Belgique).
Symptômes
– Délires : fausses croyances (idées de persécution, de grandeur, d’être Jésus Christ)
– Hallucinations : perceptions visuelles, auditives ou tactiles en l’absence de stimulation
réelle extérieure (entendre des voix)
– Désorganisation de la pensée : pensée (et discours) par associations libres (exemple:
J’étais en train de peler des pommes de terre Nicolas, le président est un être fort, la tempête
ne s’est pas déclenchée par l’interrupteur…). La pensée commence à se déstructurer. On
pense par juxtapositions (associations libres). Le lien se fait en dehors de tout contexte de
message significatif.
– Déficits cognitifs: mémoire de travail, attention, fonctions exécutives
- Fonctions essentielles pour contrôler consciemment les processus cognitifs et les
pensées
Types de schizophrénie
98
Les théories explicatives
– Génétique : Héritabilité varie entre 50% et 83% ; les parents naturels (et non
schizophrènes) d’enfants schizophrènes présentent des troubles de la mémoire de travail et de
l’attention, fréquence accrue de pensées incohérentes.
= la génétique est un facteur explicatif majeur de la schizophrénie (en comparant beaucoup de
personnes).
Jumeaux homozygotes, qui partagent 100% du patrimoine génétique : 48% de risques que si
l’un est schizophrène, l’autre le sera.
– Neuroanatomie :
- Atrophie corticale (régions préfrontale et temporale)
- Cependant, cette atrophie n’est pas spécifique à la schizophrénie et peut apparaître
également dans d’autres troubles mentaux
– En résumé :
- Pas de cause simple et unique, même si la vulnérabilité génétique joue un rôle
déterminant
99
C) Les troubles de l’humeur
Dans certains cas, on peut avoir une humeur trop positive (>< dépression). C’est pour cela
qu’on parle de troubles de l’humeur.
Les formes
– Trouble dépressif majeur : humeur dépressive, perte d’intérêt, difficultés à éprouver du
plaisir, trouble de l’appétit, trouble du sommeil, irritabilité, retrait social, troubles de la
concentration, sentiments de culpabilité, idées suicidaires
Prévalence ponctuelle : 12% (25% pour prévalence au cours de la vie); risque accru pour les
femmes
100
Les théories cognitives
I was walking along a path with two friends—the sun was setting—suddenly
the sky turned blood red—I paused, feeling exhausted, and leaned on the
fence—there was blood and tongues of fire above the blue-black fjord and
the city—my friends walked on, and I stood there trembling with anxiety—
and I sensed an infinite scream passing through nature.
Edvard Munch
101
D) Les troubles anxieux
• Différentes formes :
Phobies : peur irrationnelle devant un objet déterminé (arachnophobie, agoraphobie,
claustrophobie, peur des avions, phobie sociale…). La phobie se déclenche dans une
situation précise (pas toute la journée).
Prévalence: 5%
Trouble panique : attaques de peur intense, sentiments de perte ou de terreur
injustifiés ; battements du cœur, sensation d’étouffer, tremblements, vertiges, peur de
mourir ou de devenir fou (pas vraiment d’objet déclencheur précis)
Prévalence: 2 %
Trouble obsessionnel-compulsif (TOC) : comportements compulsionnels et/ou idées
obsessionnelles, causant une grande détresse et interférant avec les activités de la vie
quotidienne (vérificateurs, laveurs, …).
Prévalence: 2.5 %
Etat de stress post-traumatique : symptômes de peur persistants, accompagnés des
reviviscences automatiques d’événements traumatisants réellement vécus à un certain
moment, cauchemars, irritabilité, hypervigilance; troubles du sommeil, dépression,
alcoolisme, suicide. Cela demande beaucoup d’énergie, cela peut être dangereux
(nécessite un traitement rapide).
Prévalence: dépend des régions et de la probabilité d’être exposé à des situations
traumatisantes (très fréquents dans des pays en guerre, jusque 80%)
Une forme de thérapie sera de désapprendre ces peurs. On vous rend conscient de vos pensées
anxiogènes. L’environnement est-il si néfaste qu’on le pense ?
Pour les phobies : Réponse positive par relaxation (se détendre lors d’un contact avec l’objet
phobique). Le niveau d’anxiété va diminuer. On associe une réponse positive à l’objet
phobique >< réponse anxieuse.
102
E) Les troubles liés à une substance
• Alcoolisme, toxicomanie
• Dépendance: développement d’une tolérance à une substance (quantités ++ pour même
effet) et/ou d’un sevrage (symptômes physiques si substance non disponible); désir persistant
pour diminuer ou contrôler l’utilisation de la substance ; beaucoup de temps est passé à se
procurer la substance; ces symptômes doivent être présents pendant au moins 12 mois
• Prévalence: 5% (alcoolisme) ; < 1% (toxicomanie sévère)
• Attention aux étiquettes ! Cette étiquette peut changer les interactions avec les autres
(positivement ou négativement).
Être diagnostiqué de « schizophrène » : cela fait doublement mal!
La représentation que nous avons des maladies mentales va influencer nos interactions
avec des personnes présentant une maladie mentale donnée, car la maladie mentale
inclut des représentations sur les comportements humains.
Exemple :
Remarquez aussi que dans la première illustration il y avait une cohérence entre la façon
dont je suis perçue par moi-même et par les autres. Après diagnostic, il n’y a plus de
cohérence. C’est-à-dire que, bien que j’étais en grande détresse, je me sentais encore
profondément être moi-même – Patricia. Cependant, les thérapeutes et plus tard mes proches
semblaient oublier Patricia et étaient plus intéressés par « la schizophrène ». Cela est
symbolisé par le remplacement de mon nom par le diagnostic dans le cercle central. Après le
diagnostic, la maladie mentale prit un statut majeur quant à la façon dont les autres me
voyaient. Le fait que j’étais une personne unique avec ma propre spiritualité, culture,
sexualité, carrière, valeurs et convictions était secondaire - on pourrait même dire accessoire.
Cela est symbolisé par les pétales détachés, et même manquants. Ce qui importait le plus
pour les psychiatres, assistants sociaux, infirmières, psychologues et thérapeutes était mon
statut de schizophrène. Mon identité avait été réduite à une maladie aux yeux de ceux qui
travaillaient pour moi. Il fallut peu de temps avant que je commence à intérioriser cette
perception flétrie et déshumanisée de moi-même.
103
A gauche : représentation de soi cohérence
A droite : après avoir été reconnue schizophrène, tout commence à s’éloigner d’elle. On la
considère comme une malade, plus comme une personne à part entière.
• Implications juridiques
Un « schizophrène » ou un « dépressif » en état aigu et refusant de se faire hospitaliser
peut être hospitalisé de force par un psychiatre -> = collocation
Au niveau juridique: déchéance (temporaire) de certains de ses droits (comptes
bancaires, garde des enfants…) les personnes internées de force ne sont plus
reconnues comme responsables de ses actes mais elles perdent leurs droits.
104
Chapitre 9 :
Le développement cognitif et social
A) Plan
B) Questions
105
106
A trois mois, premiers mouvements spontanés des jambes et des bras.
Au 4e mois, les structures se développent de plus en plus et les mouvements réflexes
commencent à apparaître.
Au 5e, début de sensation des mouvements du bébé par sa mère. Ses organes sensoriels
commencent à se développer, surtout les oreilles qui perçoivent des informations via les
vibrations du liquide amniotique, apprentissage de la reconnaissance de la voix de la mère.
Commencer à sucer son pouce et balancer les pieds.
Au 6e, les yeux sont formés.
A 7e, le développement des cellules nerveuses continuent leur développement et migrent.
A) Les réflexes
Le réflexe de Moro (le bébé écarte les bras): disparaît vers 3-6 mois
• Le réflexe d’agrippement (grasping reflex): disparaît vers 3-9 mois -> disparition de ce
réflexe importante pour permettre la préhension volontaire
• Le réflexe de fouissement: orientation de la tête du côté où la joue ou la région péri-buccale
a été stimulée -> favorise la localisation d’une source de nourriture
• Les réflexes labiaux, de succion et de déglutition; automatisme du réflexe de succion
disparaît plus ou moins vers 10 mois
• Le réflexe de la marche automatique: présent à la naissance et disparaît vers 2 mois
107
Les réflexes doivent être présents à la naissance pour prouver que tout est en place
cérébralement parlant puis doivent disparaître progressivement pour pouvoir mettre en place
les mouvements volontaires
B) La vision
Elle n’est pas parfaite au moment de la naissance : champ de vision très réduit, voit flou et ne
distingue pas les couleurs les premiers jours (cônes et bâtonnets pas encore assez développés).
Puis les couleurs sont perçues vers 4 mois, l’image devient plus nette et le champ de vision
s’élargit.
Vers 4 ans, la vision sera optimale (vision en relief, les couleurs, étendues du champ visuel).
Il y a encore des améliorations jusque 15 ans.
108
C) La motricité
Disparition des réflexes afin qu’elle se mette en place. Il doit y avoir développement au
niveau du tonus musculaire pour pouvoir redresser la tête, se tenir assis, se tenir debout avec
ou sans aide, ramper…
D) Le langage
109
E) La croissance
= La plus grande partie des neurones se forment avant la naissance. Certains neurones en
activent d’autres. L’apprentissage = élimination sélective des connexions entre neurones
inutiles.
110
Densité synaptique en pourcentage de la valeur maximale observée (3e couche du gyrus
frontal moyen): Le profil de la densité synaptique illustre l’excès des synapses formées au
début de la vie. Dans le cortex préfrontal, la synaptogenèse s’étend du sixième mois de la
gestation à l’âge de 15 mois.
L’élimination des synapses (pruning) a lieu ensuite pendant l’enfance et l’adolescence, suivi
d’un déclin beaucoup moins marqué à l’âge adulte.
111
B) Les capacités cognitives de bébé
Le transfert intermodal
Les bébés sont très rapidement capables de relier différentes modalités sensorielles :
orientation du regard vers des sons dès la naissance
plus attentifs à un expérimentateur dont les mouvements labiaux sont synchrones avec
ce qu’il dit, dès trois mois ! déplacement du regard d’une personne à une autre lors
d’une conversation à partir de 4-5 mois : imitation de mouvements perçus
visuellement à partir de 42 minutes
112
C) Le courant théorique de Piaget
113
Critique de la théorie piagétienne
- trop centrée sur la pensée formelle et logique (l’être humain n’a pas qu’une pensée logique)
- l’être humain n’est pas parfaitement rationnel !
- existence de biais de la pensée
- le développement cognitif n’est pas aussi régulier et homogène que décrit par les stades
piagétiens. Exemple : pour le calcul mental, certains se servent de leurs doigts très longtemps
tandis que d’autres non.
- conservation de l’objet existe déjà dès 2 mois
- différences culturelles par rapport aux associés aux stades piagétiens
114
- Base des connaissances
- Automatisation (procéduralisation) des traitements nécessaires pour réaliser une tâche
cognitive
- Utilisation de stratégies mentales (exemple : lire un texte)
- Capacités métacognitives (connaissance de soi, de sa façon de réagir, du temps qu’il faut
pour étudier)
- Mémoire explicite (dépend de la maturation des régions hippocampiques)
- Mémoire de travail
- Langage oral et écrit
- Fonctions exécutives
- Fonctions attentionnelles
Figure illustrant l’évolution des performances à une tâche de rappel sériel immédiat de listes de mots
ou de non-mots, pour des enfants âgés de 6 ans jusqu’à l’âge adulte (Majerus & Poncelet, 2009).
115
4°) Le développement affectif et social
A) L’attachement
liens affectifs durables entre enfants et parents qui permettent la survie de l’enfant
dans les premiers mois
origine : biologie, alimentation ?
plutôt : sécurité et réconfort
Expérience de Harlow : les singes orphelins préfèrent une « mère » (poupée) de
substitution à poil doux et chaud à une « mère » de substitution nourricière mais
froide.
L’attachement :
- détermine les représentations que le bébé se construit par rapport aux relations sociales
et donc aussi ses relations futures
- le style sécurisé permet de se sentir plus libre d’explorer son environnement, ce qui
peut se traduire par de meilleures capacités attentionnelles (car moins préoccupé par
des idées relatives à l’attachement)
- Détermine les représentations que le BB se construit par rapport à lui-même et son
rapport avec les autres
116
Styles d’attachement à l’âge adulte :
- les styles d’attachement à l’âge adulte sont en général très similaires à ceux de
l’enfance (études longitudinales)
- les styles d’attachement des parents influencent souvent également les styles
d’attachements de leurs enfants, via la façon dont ils répondent au besoin de leur
enfant
- Style d’attachement sécurisé : parents qui répondent de façon très précise, rapide et
appropriée aux besoins de l’enfant
B) La cognition sociale
Concept de soi (self) : sentiment de soi comme une entité distinctive, avec ses propres
qualités physiques et processus psychologiques (expérience pour voir si c’est le cas chez les
éléphants).
Le self visuel se développe vers l’âge de 15 – 24 mois (expériences du regard dans le miroir
avec un point coloré dessiné sur le front).
Le self est d’abord concret (je vis chez papa et maman, ma chambre est peinte en bleu, …)
puis devient de plus en plus abstrait et complexe (à partir de 8 ans; je suis bon en maths, je
veux devenir médecin comme papa, etc…).
C) La théorie de l’esprit
117
5°) Le développement humain
118
Chapitre 10 :
La psychologie sociale
Cours n°12 : Psychologie sociale
La psychologie sociale s’intéresse aux interactions entre les hommes et les représentations
mentales qui entrent en jeu lors de ces interactions. L’être humain supporte mal la solitude.
A. Contenu
Il y a des étudiants blancs et noirs à l’université de Stanford. On leur fait réalisé un test de
raisonnement verbal :
- Une condition : « ce test n’évalue rien d’important sur vous » résultats équivalents
entre étudiants blancs et noirs
- Autre condition : « ce test mesure votre niveau intellectuel » chute des
performances pour les étudiants noirs.
Cette dernière phrase a déclenché certaines représentations sociales dans le groupe des
personnes de peau noire qui a fait chuter les performances, sans doute liée à l’anxiété.
Ces expériences démontrent l’influence importante que peuvent avoir les représentations
sociales (liées à l’appartenance à un groupe social, par exemple) par rapport aux attitudes
qu’on a sur soi-même et ses performances cognitives, ….
119
2. Les attitudes
L’attitude, c’est :
- L’association entre un acte, objet et une évaluation de cet acte/objet
- Un concept fondamental en psychologie sociale
Il y a trois composantes:
- Composante cognitive (croyance) (par exemple, fumer diminue la nervosité, coupe
l’appétit, est cancérigène…) = tout une série de faits que l’on attribue à l’objet.
- Composante affective (fumer est mauvais)
- Composante comportementale (arrêter de fumer) = conséquence des composantes
cognitive et affective sur notre comportement.
- La dissonance cognitive
o Incohérence entre une attitude et des informations nouvelles, des comportements
Exemple : Comportement = fumer, Attitude = fumer va me tuer
= on continue de fumer malgré les campagnes anti-tabac : c’est un exemple de
dissonance cognitive.
o Si dissonance, état de tension, anxiété que la personne veut diminuer
La personne peut alors soit changer son attitude, soit son comportement (pour
réduire son anxiété).
Exemple : j’arrête de fumer OU je ne tiens pas compte des risques (« les cancers de
poumons sont rare »).
120
3. Les stéréotypes
• Les stéréotypes sont au cœur des attitudes racistes (l’antisémitisme avant la guerre).
• Les stéréotypes seraient liés à son propre estime de soi : si estime de soi menacé (chômage,
dévalorisation), stéréotypes augmentent (on essaye de trouver un coupable à notre problème :
on diminue leur estime pour augmenter notre estime de soi) (par exemple, corrélation positive
entre chômage, prix du coton et nombre de lynchages (liés aux attitudes racistes) aux Etats-
Unis dans les années 30).
• Augmenter l’estime de soi de personnes enclines aux stéréotypes diminue la négativité du
jugement que ces personnes peuvent porter aux personnes ciblées par les stéréotypes
Racisme explicite et racisme implicite.
• Le racisme explicite est en général peu autorisé dans nos sociétés et la plupart des personnes
se croient non racistes, au niveau explicite. Racisme explicite (convaincu) ≠ racisme
explicites (comportements)
• Ces mêmes personnes peuvent avoir des attitudes ou comportements racistes inconscients
(implicites) :
- Patrons français qui préfèrent embaucher une personne d’origine française plutôt
qu’immigrée, à profil de qualification égal. = racisme implicite
- Dans une situation d’urgence, les personnes ‘blanches’ vont avoir tendance à être
davantage solidaire d’une autre personne blanche que d’une personne de couleur noire
(Etats- Unis). = racisme implicite
• Des mesures de centration sur soi et d’autoréflexion permettent de diminuer à la fois le
racisme explicite et le racisme implicite
- Par exemple, porter des jugements sur une personne tout en se regardant dans un
miroir va rendre la personne qui juge consciente qu’elle peut elle-même être jugée, et
elle sera par conséquent plus prudente dans ses jugements
4. L’obéissance sociale
• Est-ce lié à une personnalité particulière ou est-ce une propension commune à tout être
humain?
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• Expériences de Milgram (1963, 1974)
– Personnes participent à une expérience sur les effets de la punition sur les apprentissages
– Personnes reçoivent l’ordre de punir un apprenti par l’administration d’électrochocs
– Sujets (S) étaient instruits de commencer par des doses légères, et d’augmenter la dose à
chaque erreur supplémentaire ; quand ils hésitaient, l’expérimentateur
(E) leur rappelait qu’ils devaient continuer et que c’était lui le responsable de l’étude
– Les apprentis (A = comparses de l’examinateur) faisaient semblant de réagir réellement à
des chocs électriques
– 2/3 des participants sont allés jusqu’à la dose maximale (450 Volts) alors que le comparse
ne criait plus, laissant penser qu’il était devenu inconscient ou mort
– Les êtres humains obéissent, sans limite de conscience, quand ils croient qu’un ordre
provient d’une autorité légitime (qui endosse la responsabilité)
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Explications et exercices pour la préparation de l’examen
Modalités de l’examen :
• Evaluation de la compréhension et de la reconnaissance de la matière vue au cours (= dias).
Raisonnement. Théorie.
• Réponses Vrai/Faux
• Degrés de certitude auto-estimation de son niveau de connaissances (on n’utilisera que
2, 3, 4 et 5)
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