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Comité de Soutien à L’Association Marocaine des Droits Humains au Québec

CSAMDHQ

Marocaine des Droits Humains au Québec CSAMDHQ Le détenu Mustapha Ouchtoubane de la lutte de village

Le détenu Mustapha Ouchtoubane de la lutte de village d’Imider au Sud-Est du Maroc contre la compagnie minière SMI (ONA)

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TABLES DES MATIÈRES

Mustapha Ouchtoubane et le vilage d’Imider au Maroc en bref……………………3

La lutte de Mustapha Ouctoubane et d’Imider détaillé :………………………… 4

2011 : L’occupation et l’arrestation de Mustapha Ouctoubane……………………4

2012 : La lutte de Mustupha et d’Imider continuent…………………………….5

Le comité de soutien d’Imider et de Mustapha au Canada……………………….5

La Lutte de Mustapha et d’Imider dans les médias……………………………

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Article du Journal Telquel…………………………………………………7

Article du web journal Afafa……………………………………………….9

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Mustapha Ouchtoubane le détenu de la lutte d’Imider au Maroc, Victime de la lutte contre La société Métalogique d’Imider SMI :

la lutte contre La société Métalogique d’Imider SMI : L’HISTOIRE EN BREF : Le 5 octobre
la lutte contre La société Métalogique d’Imider SMI : L’HISTOIRE EN BREF : Le 5 octobre

L’HISTOIRE EN BREF :

Le 5 octobre 2011, Mustapha Oushtoubane, a été arrêté et accusé injustement au Maroc.

Son crime : être un acteur politique important dans la lutte de son village, Imider, contre une Compagnie minière qui épuise l’eau de la région, pollue les terres agricoles, exploite les habitants et corrompre les autorités locales.

Imider un village en lutte!

La compagnie Société Métallurgique d’Imiter (SMI) appartenant au Holding Royal ONA, par son exploitation excessive de la nappe phréatique situant sur la terre de village d’Imider, a privé les habitants du village d’Imider de à boire et pour irriguer leurs terres agricoles. En début Août 2011 les habitants d’Imider ont commencé la lutte de leur survie contre la SMI: suite à l’échec de pourparler avec la mine, les habitants se voient obligés d’occuper le point de pompage et le réservoir d’eau qui alimentent la compagnie minière en grandes quantités industrielles d’eau qui se situe sur les terres communales du village d’Imider.

Comme que Mustapha Ouchtoubane et sa famille se sont impliqués dans cette lutte, la société minière SMI en complicité avec les autorités l’ont ciblé en lui ont tendant un piège comme quoi il vole de la mine pour financer la lutte de son village, on le met sous état d’arrestation en montant des fausses preuves ensuite en produisant des fausses déclarations pour enfin l’expédier devant un tribunal corrompu et complice qui le condamne d’une lourde peine de 4 ans de prison!

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La lutte de Mustapha Ouchtoubane et d’Imider :

2011 : L’occupation et l’arrestation de Mustapha Ouchtoubane

Le 5 octobre 2011, Mustapha Oushtoubane, a été arrêté et accusé injustement au Maroc. Son crime : être un acteur politique important dans la lutte de son village, Imider, contre une compagnie minière qui épuise l’eau de la région, pollue les terres agricoles, exploite les habitants et utilise leur pouvoir pour corrompre les autorités locales.

C’est un combat de longue haleine qui date de 1996 et qui a pris de l’ampleur en 2011 lorsque, suite à des pompages excessifs de la nappe phréatique, la compagnie Société Métallurgique d’Imiter (SMI), appartenu en grande partie par le holding royale ONA de la Monarchie marocaine, a privé les habitants du village d’Imider de l’eau pour boire et pour irriguer leurs terres agricoles. En réponse à cet abus, les habitants ont pris le chemin de la résistance et la lutte pour leur survie : ils se sont organisés pour manifester et présenter leurs revendications à la mine. Comme que La mine a décidé de faire l’oreille sourde, les habitants d’Imider ont décidé d’occuper pacifiquement le puits et le réservoir d’eau et de couper l’alimentation d’eau de la mine.

La conséquence : le niveau d’eau est retourné à la normale, mais les autorités locales ont commencé une campagne d’intimidation de la population d’Imider. Les personnes organisatrices du mouvement contre la mine, comme Mustapha et sa mère Aisha, sont ciblées pour dissuader le mouvement et donner l’exemple aux autres. Mustapha est alors victime d’un complot monté par la compagnie minière et les autorités locales : on l’accuse de vol et on le met sous état d’arrestation en montant des fausses preuves. Ce qui suit c’est injustice par injustice : interrogation et intimidation sans répit, Mustapha est ensuite drogué et forcé à signer une fausse déclaration et enfin, on l’incarcère pour ensuite l’expédier devant un tribunal corrompu qui le condamne d’une lourde peine de 4 ans de prison pour un crime qui n’a pas commis.

Dans un premier temps, la famille et les amis proches ont lancé une campagne de lever de fond en décembre 2011 pour soutenir Mustapha et sa famille immédiate. Mustapha été le seul à travailler dans sa famille et à subvenir aux besoins de ces 5 frères et sœurs, dont 3 encore au primaire. De plus, l’incarcération impose des nouvelles charges financières : avocats, déplacement pour visites familiales en détention (400km aller- retour), couverture des besoins de base et plusieurs autres dépenses importantes. On a réussi à amasser environ 700$ que nous avons envoyés à la famille de Mustapha en janvier 2012.

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2012 : La lutte d’Imider et de Mustapha continuent

Aux dernières nouvelles (avril 2012), Moustapha est détenu dans une prison à la ville de Ouarzazate loin de sa famille de 200 km: il partage une cellule avec 5 autres personnes, il a le droit à une période de visite par semaine, , mais il est toujours considéré comme détenu de droit commun et non un détenu politique d’opinion.

Mustapha Ouctoubane a passé en rappel en février 2012 au tribunal régional en espérance de réduire la peine de 4 ans qui lui a été injustement attribué. Malheureusement, la corruption des tribunaux et la pression des autorités et de la mine SMI ont fait en sorte que Mustapha n'a pas eu droit à un jugement impartial, le résultat:

la peine de 4 ans a été validée par le tribunal régional.

Face à cette injustice, le seul et ultime recours judiciaire est de poursuivre au niveau de la cour suprême pour revoir son cas. Malheureusement, ceci risque de prendre plusieurs années alors Mustapha est obligé de continuer à purger une peine malgré son innocence.

Pendant ce temps, pour ce qui est de la lutte des habitants d’Imider, l’occupation du réservoir d’eau est encore en vigueur et les habitants continuent à camper sur les lieux. De plus, un deuxième campement a été mise en place dans un lieu où la compagnie minière SMI à l’habitude de voler du sable. Pour soutenir les campements, les habitants ont été forcés de suspendre l’envoi à l’école des enfants de primaire. Pour pallier à cette année scolaire perdue, les jeunes diplômés chômeurs donnent des cours aux enfants bénévolement. Les autorités locales ainsi que les responsables de la mine continuent à faire l’oreille sourde et n’offrent aucune solution.

Le comité de soutien pour Mustapha et Imider au Canada :

Un comité de soutien à Mustapha et les villageois est constitué dans le cadre de lCSAMDH au Québec au Canada , On poursuit le soutient par la compilation d’un dossier détaillé du combat des habitants d’Imider et la recherche de soutien auprès des organismes de défense de droits humains, de défense du droit à l’eau et de défense contre l’exploitation minière. Nous sommes en lien avec les habitants d’Imider et nous continuons à défendre les droits de Moustapha et les habitants d’Imider.

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La lutte de Mustapha et les villageois d’Imider dans les médias et sur Internet :

Vous trouverez ici-bas un lien vers un article du magazine marocain Tel Quel et vers des vidéos de la lutte des habitants d’Imider. Nous incluons aussi des liens vers quelques photos pour vous mettre en contexte et les liens pour les pages Facebook de la lutte des habitants d’Imider ainsi que celle de Moustapha.

Voir aussi le blogue du notre campagne de levée de fonds Noel 2011:

Lien article Tel Quel et autre journaux :

Tel quel: Voyage chez les révoltés d'Imider

Maroc Amazigh: Imiter: Des villageois déminus tiennent toujours tête à l'ONA

Photos du combats d'Imider sur Facebook

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Liens Facebook de Imider :

Liens sur youtube :

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r%C3%A9volt%C3%A9s-d%E2%80%99imiter Reportage. Voyage chez les révoltés d’Imiter Par Omar

Reportage. Voyage chez les révoltés d’Imiter

Par Omar Radi, 24 Nov 2011

Sous les terres de la région se trouve l’un des plus gros gisements d’argent en Afrique. Mais en surface, c’est la misère dans toute sa splendeur. Zoom sur un village qui dit non.

A 200 km au nord-est de Ouarzazate, en s’approchant de Tinghir, la route et le décor

prennent un coup de gris, les reliefs noircissent au fur et à mesure qu’on s’approche du village d’Imiter. Les montagnes noires indiquent qu’un gisement d’argent n’est pas loin. Dans le principal village de la commune rurale d’Imiter, on dirait que le temps s’est

arrêté : pas de kiosques à journaux, pas d’accès à Internet, pas de lycée

campagne électorale qui bat son plein dans tout le pays ne semble pas avoir trouvé son chemin jusqu’ici. Aucune affiche n’est collée sur les murs et pas un seul candidat n’ose faire du porte-à-porte pour séduire ses électeurs. “Les élections, on s’en fout. Ce n’est pas cela qui va changer notre quotidien”, explique Brahim, un chômeur du bourg. C’est que les habitants d’Imiter sont en colère. Les 8000 damnés de la région sont en soulèvement depuis cinq mois. Ils dénoncent la pauvreté et l’indigence dans lesquelles ils

vivent, mais aussi la surexploitation de leurs richesses naturelles. Leurs maux, ils les résument en un seul mot : l’ONA, le holding royal (devenue SNI) qui détient une mine d’argent, l’une des plus importantes d’Afrique, à travers sa filiale la Société minière d’Imiter (SMI).

Même la

La marche de la soif Tout a commencé au début des vacances d’été. Les étudiants du village, de retour de leurs universités d’Errachidia ou de Marrakech, demandent, comme à chaque été, un travail saisonnier dans la mine. Et comme chaque année, la SMI en embauche une quinzaine. Les recalés ne sont alors pas contents : “Comment une société qui brasse des centaines de millions de dirhams en extrayant du minerai de nos terres prétend ne pas avoir les moyens de nous assurer un emploi, ne serait-ce que saisonnier ?”, s’interroge notre chômeur. Mais la goutte qui va faire déborder le vase viendra plus tard, quand les villageois verront le débit d’eau de leurs robinets faiblir, jusqu’à l’interruption. “A quelques semaines du ramadan, l’eau ne coulait du robinet que 30 minutes par jour”, raconte Brahim. S’enclenche alors un large mouvement de protestation sociale et de désobéissance civile. Au début, ce sont les étudiants et les chômeurs de la ville qui mènent le mouvement. Ils sont vite rejoints par les autres habitants et décident de mener quotidiennement “une marche de la soif” du centre du village jusqu’à l’entrée de la mine. Pourtant, aucun

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interlocuteur ne daigne se présenter à eux. Ils décident alors de radicaliser leur mode d’action en coupant l’alimentation de la mine en eau. “Ils nous prennent toute l’eau et personne ne nous rend justice, nous avons décidé de faire de même”, explique l’étudiant Omar Moujani. En plein ramadan, au mois d’août, plus de 1000 personnes s’installent alors à côté du plus important château d’eau fournissant la mine, au sommet du mont Alebban, à 1 400m d’altitude. Quatre mois se sont écoulés depuis et le sit-in se poursuit. Les “gardes du château” ne sont pas encore descendus du sommet de la montagne.

Le forage de la colère D’après les habitants de la région, les ressources en eau ont commencé à se raréfier depuis la dernière décennie, quand la SMI a foré, en 2004, un nouveau puits d’une profondeur de 40 mètres, devenu la principale ressource hydraulique pour la mine d’argent. Plusieurs petits agriculteurs ont vu leurs puits se tarir et leurs plantations mourir. “Dès que nous leur avons coupé l’eau, le village a été normalement fourni et sans interruption”, explique Omar Moujani. De son côté, la SMI nie tout lien entre le nouveau forage et la raréfaction de l’eau. “Il y a 3 khettarat (système d’irrigation souterrain) dans la région et nos études confirment qu’elles sont indépendantes de notre forage”, précise Youssef El Hajjam, directeur général de la société. Et d’ajouter : “Nous avons toutes les autorisations depuis 2004 et, d’ailleurs, elles ont été renouvelées en 2009". Pour lui, tout dépend de la pluviométrie : “Il n’a pas tellement plu sur ce plateau ces dernières années, c’est donc normal que la région en souffre”.

La lutte continue Des négociations ont été menées entre la société minière et les villageois, mais se sont vite retrouvées dans une impasse. “La SMI a proposé d’apporter quelques financements pour régler certains problèmes sociaux mais jamais une solution globale”, explique Brahim. “Cette société exploite les richesses qui sont sous nos terres, c’est son devoir de participer au développement de la région. C’est inadmissible qu’avec la croissance de son chiffre d’affaires, elle continue d’ignorer nos revendications, pourtant pas si impossibles à satisfaire totalement”, souligne-t-il. Car au-delà des revendications d’emploi et d’accès à l’eau, les habitants de la région réclament plus d’infrastructures de service public. “Le lycée le plus proche est à 30 km d’ici, l’infirmerie du coin ferme à 15h et n’est pas ouverte du vendredi au dimanche et ne possède même pas de paracétamol”, dénonce Brahim. Après avoir bloqué le siège de la commune rurale, “qui ne sert à rien” selon eux, les élèves et étudiants de la ville menacent de faire année blanche. “A l’unanimité, nous avons décidé qu’aucun jeune ne se rendra à l’école ou à l’université cette année”, explique l’étudiant Moujani. Le ton ne cesse donc de monter. Et les villageois révoltés d’Imiter sont déterminés à poursuivre leur combat jusqu’au bout. Une détermination que ne semble ébranler ni les rudes conditions climatiques de la région ni les intimidations des forces de l’ordre, qui procèdent de temps à autre à des arrestations. “Nos revendications restent les mêmes et notre lutte restera pacifique”, promet Brahim. Jusqu’à quand ?

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9 Imiter : Des villageois démunis tiennent toujours tête à l’ONA* Mustapha Ouchtouban, militant du Mouvement

Imiter : Des villageois démunis tiennent toujours tête à l’ONA*

Des villageois démunis tiennent toujours tête à l’ONA* Mustapha Ouchtouban, militant du Mouvement « Sur le

Mustapha Ouchtouban, militant du Mouvement « Sur le chemin de 96″ a été arrêté le 5 octobre à Imiter, près de Tinghir au sud-Est du Maroc. Poursuivi pour «désobéissance civile», il a été transféré à la prison de Ouarzazat. Des gendarmes ne cessent depuis, d’intimider et de menacer sa famille.

Ouchtouban défend les intérêts des habitants d’Imiter. Ces derniers organisent un sit-in depuis début août dernier pour exiger de la société métallurgique d’Imiter (SMI), qui gère la mine d’argent et faisant partie de l’ONA, d’accorder des emplois, en priorité, aux chômeurs de la région.

Les habitants protestent également contre la pollution provoquée par la SMI, accusée de ne pas respecter l’environnement et d’avoir contribué à la dégradation des conditions de vie de la population. La forte utilisation de l’eau par l’entreprise a, en effet, asséché les puits de la région et condamné les cultures, ce qui a poussé beaucoup de familles à quitter leurs villages.

La SMI exploite les terres d’Imiter et génère des profits énormes, alors que la région souffre d’un manque flagrant des infrastructures de base comme les routes et les hôpitaux. Les habitants exigent qu’une partie de ces profits soit investie sur place pour leur permettre de vivre dignement sur leur propre terre.

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Face au silence des responsables, les habitants ont interrompu l’alimentation en eau du gisement argentifère et suspendu le fonctionnement du château d’eau situé à quelques kilomètres de la mine. En réaction à la détermination des habitants, les autorités ont d’abord tenté d’intimider les militants. Cinq activistes ont été arrêtés le 20 septembre par les gendarmes, avant d’être libérés sous la pression des manifestants. Les tentatives d’intimidation se sont multipliées par la suite. Selon un manifestant, sur place, joint lundi par téléphone, le gouverneur de Tinghir a menacé récemment de « mettre le feu» aux manifestants s’ils ne rentrent pas dans leurs villages. Les habitants campent toujours sur place et ne comptent pas baisser les bras devant l’arrogance du pouvoir et de ses relais dans la région. Affaire à suivre …

Par : Aït Isful (Tamesna/Rabat) * Omnium Nord-Africain, ce holding appartient à la famille royale. Il est aussi appelé «Maroc SA »

Contacts :

CSAMDH au Québec: lassen7519@yahoo.fr

Mouvement Amussu xf ubrid n 96, imider,Maroc: amussu.96imider@gmail.com

M.Agrawli:

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