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 Les bases de

l’analyse
financière
Séminaire DBA- Bruxelles- 10 juillet 2008
Organisé avec le soutien de la Commission Européenne

1
I

 Quelles données ?

2
 Documentation et information de base
 Documentation et information de base
 Contextualisation des données

 Soyez attentif aux éléments suivants :

 Distorsions des devises


 Impact du champ d’application
 Changements des règles de consolidation
 Amortissement et provisions
 Echanges et prix de cession interne
 Caractère comparable dans le temps
 ….
Principaux centres d’intérêt et accent

Rentabilité
Endettement
Liquidités
Productivité du travail
Gestion du cash-flow
II

 Concepts de base

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EBIT et EBITDA

 EBIT – Résultat d’exploitation

EBIT = Recettes d’exploitation – Dépenses d’exploitation + Bénéfice non d’exploitation

 EBITDA – Résultat d’exploitation avant dotation aux amortissements

 L’EBITDA est utilisé en tant que comparaison dans le temps et avec d’autres sociétés de la
rentabilité des opérations d’une société sans les effets de distorsion potentiels déformant des
changements au niveau de la dépréciation, de l’amortissement, des intérêts et des impôts. Il
mesure le rendement du niveau d’exploitation de l’activité.

 Les intérêts et les impôts sont exclus étant donné qu’ils comprennent les effets de facteurs différents
de la rentabilité des opérations.
 Les intérêts résultent de la structure financière de la société.
 La dépréciation et l’amortissement reflètent le traitement comptable des achats antérieurs et ne sont
pas liés aux cash-flows futurs.
Cash-flow : Indicateur primaire de la santé
d’une société
La trésorerie est l’oxygène qui permet à une activité de survivre et de
prospérer et est le premier indicateur de la santé d’une activité. Alors qu’une
activité peut survivre brièvement sans ventes ni bénéfices, elle périclitera en
l’absence de trésorerie.
Les cash-flows peuvent être classés selon les critères suivants

 Cash-flows d’exploitation : Fonds reçus ou dépensés en tant que


résultant des activités commerciales de la société (coûts de production,
ventes)
 Cash-flows d’investissement : Fonds reçus ou dépensés par le biais de
dépenses d’équipement, d’investissements ou d’acquisitions.
 Cash-flows de financement : Fonds reçus ou dépensés en tant que
résultant d’activités financières, comme les paiements d’intérêts, de
principal et de dividendes.
Cash-flow

ACTIVITES D’EXPLOITATION  
fonds reçus de clients 1000
fonds payés pour des achats et pour le personnel -600
= fonds générés par des opérations 400
intérêts payés -40
impôt sur le revenu payé -10
= Cash-flow net provenant d’activités d’exploitation 350
ACTIVITES D’INVESTISSEMENT  
produit de la vente de matériel 20
dépenses d’équipement -400
dividendes reçus 0
= Cash-flow net provenant d’activités d’investissement -380
ACTIVITES FINANCIERES  
dividendes payés -10
paiement d’intérêts et de principal -100
nouveaux emprunts tirés 200
= Cash-flow net provenant d’activités financières 90
Augmentation (diminution) nette de trésorerie et
d’équivalents de trésorerie 60
 Fonds de roulement

 Le fonds de roulement mesure les fonds nécessaires pour exercer l’activité.


Fonds de roulement brut = tous les actifs circulants
Fonds de roulement net = actifs circulants moins dettes à un an au plus
 Les actifs circulants comprennent la trésorerie, les équivalents de trésorerie, les créances, le stock
 La trésorerie sous la forme de fonds de roulement est liée à trois domaines fondamentaux :
 Créances (plus le délai qui sépare les ventes de l’encaissement est court et mieux cela
vaut),
 Comptes fournisseurs (plus le temps qui sépare l’achat du paiement est long et mieux
cela vaut),
 Stock (le plus réduit possible, tout en permettant des activités d’exploitation
ininterrompues).
 Une société peut être dotée d’actifs et de rentabilité, mais être à court de trésorerie si ces éléments d’actif
ne peuvent pas être convertis rapidement en éléments de trésorerie.
 Le but de la gestion du fonds de roulement est de faire en sorte que la société puisse poursuivre ses
opérations et disposer d’un cash-flow suffisant pour répondre à la fois aux échéances de ses dettes à
court terme et aux dépenses d’exploitation imminentes.
 Un fonds de roulement positif signifie que la société est capable de payer son endettement à court terme.
III

 Quelques ratios

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 RENTABILITE : ROA et ROE

 Rentabilité des actifs (ROA)

ROA = Revenu net (ou EBIT) / Actifs moyens pour la période


Mesure l’efficacité dont l’activité a fait preuve lors de l’exploitation de ses actifs.

Le ROA est un test de l’efficacité d’utilisation du capital : le bénéfice généré par une société par
EUR d’actifs).
Ce ratio (qui utilise l’EBIT) est logique si on le compare au taux d’intérêt payé sur l’endettement de
la société et au volume de l’endettement (coût du capital)

 Rendement des capitaux investis (ROE)


ROE = Revenu net (ou EBIT) / Fonds propres moyens pour la période
Les actifs sont financés par les fonds propres et par l’endettement. Il s’ensuit que le ROE est
fonction du rendement de l’utilisation des éléments d’actif, mais aussi de la structure du capital.
 RENTABILITE : l’impact de l’effet de levier
 RENTABILITE : Marge bénéficiaire

Marge bénéficiaire nette = Bénéfice net / Recettes


Marge bénéficiaire brute = Bénéfice brut / Recettes

 La marge bénéficiaire nous dit ce qu’une société dégage comme bénéfice par EUR de
recettes qu’elle génère.
 Les marges bénéficiaires varient en fonction du secteur, mais toutes choses étant égales par
ailleurs, plus la marge bénéficiaire d’une société est élevée par rapport à ses concurrents et
mieux cela vaut.
 Dans certains cas, des marges bénéficiaires inférieures représentent une stratégie en matière
de prix. Certaines activités, en particulier les sociétés de vente au détail, peuvent être
connues pour leur approche à bas coûts et à volume élevé. Dans d’autres cas, une marge
bénéficiaire nette peu élevé peut représenter une guerre des prix.
 Ratios d’endettement et de risque

Ratio d’endettement = Endettement total / Total de l’actif


 Un ratio d’endettement supérieur à 1 indique qu’une société a plus de dettes que
d’éléments d’actif, alors qu’un ratio d’endettement inférieur à 1 indique qu’une société a
plus d’éléments d’actif que de dettes. Utilisé en conjonction avec d’autres mesures de
santé financière, le ratio d’endettement peut contribuer à déterminer le niveau de risque
d’une société. Toutefois, lorsqu’une société choisit de renoncer à l’endettement et de
compter largement sur ses fonds propres, elle abandonne également l’effet réducteur
de taxation des paiements d’intérêts et, surtout, l’incidence de l’effet de levier.
Ratio endettement : fonds propres = Endettement / Fonds propres
Ce ratio est nécessaire pour mesurer le ROE et apprécier ainsi les attentes des
actionnaires (règle 15 à 20).
Taux de couverture EBITDA = (EBITDA+Loyer payé) / (Intérêts+Principal
payés+Loyer payé)
Ce ratio indique si les revenus peuvent faire face à toutes les obligations financières. Il
doit être absolument supérieur à 1
 Il est également nécessaire d’analyser la structure de l’endettement et les obligations
contractuelles.
 Ratio de liquidité ou de trésorerie

Ratio de liquidité actuel = Actifs circulants / Passif exigible à court terme

Indique la capacité d’une société à faire face à ses dettes à court terme
avec ses éléments d’actif les plus liquides. On pense que le niveau de
sécurité se situe entre 1,5 et 2. Un ratio inférieur peut représenter un plus
grand risque de perte de liquidité. Un niveau supérieur peut indiquer une
utilisation inefficace des actifs d’une société. Il est bon de vérifier la
liquidité des actifs circulants (notamment des stocks), avant de tirer des
conclusions sur la base de ce ratio.

Ratio du cash-flow d’exploitation = CFE / Passif exigible à court terme

Une mesure de la manière dont le passif exigible à court terme est


couvert par le cash-flow généré par les opérations d’une société.
Ratio de productivité de la main-d’oeuvre

Production annuelle (en volume) / Emploi annuel moyen ou

Recettes / Emploi annuel moyen

Bien que cette mesure lie la production aux effectifs, elle ne


mesure pas la contribution spécifique de la main-d’œuvre en tant
que facteur unique de production. Au contraire, elle reflète les
effets conjoints de nombreuses influences, y compris les
nouvelles technologies, l’investissement en capital, l’utilisation
des capacités, l’utilisation de l’énergie et les compétences de la
direction, de même que les efforts de la force de travail.

NB : L’écart principal pour une comparaison de la productivité de


la main-d’œuvre est l’impact des activités sous-traitées et de la
main-d’œuvre temporaire.
IV

 Cash-flow libre et fonds


propres privés

19
Comment conserver un haut niveau de CFL

Le CFL peut monter Les sociétés peuvent aussi


soudainement par : augmenter temporairement le CFL
L’amélioration de l’activité par :

croissance des recettes, La diminution du fonds de


roulement
améliorations d’efficacité allongement des délais de
réductions de coûts paiement des achats
resserrement des politiques
changement dans les d’encaissement
distributions de dividendes
 diminution des stocks
 Conserver un haut niveau de cash-flow libre (CFL) :
une règle d’or pour les investisseurs et les fonds
propres privés

 Le cash-flow libre est le montant de trésorerie "excédentaire" qui peut être


retiré d’une entreprise tout en garantissant que les réserves de trésorerie
suffisantes restent pour les niveaux actuels de production.

Cash-flow d’exploitation –Dépenses d’équipement (Capex) = Cash-flow libre

Ou

Résultat net + Dépréciation/Amortissement – Changement du fonds de


roulement – Dépenses d’équipement = Cash-flow libre
 Que recherchent les sociétés à fonds propres privés dans une
acquisition potentielle ?

 Une équipe de direction forte.


 La capacité de générer des fonds.
 Un potentiel de croissance significatif.
 La capacité de créer de la valeur.
 Une stratégie de sortie clairement définie.
Pourquoi les fonds propres privés soignent-ils le
cash-flow ?
 Les groupes à fonds propres privés utilisent généralement l’effet de levier (endettement) pour
augmenter le retour sur le capital investi par la société.
 L’effet de levier utilisé est normalement déterminé par la capacité de la cible à assurer le
service de la dette avec les fonds générés par les opérations.
 La capacité à générer des fonds permet à l’investisseur de fonds propres privés d’apporter un
plus grand endettement dans la transaction. En raison de l’utililsation agressive de l’effet de
levier, il arrive souvent que le cash-flow généré par une activité au cours des premières
années qui suivent l’acquisition est presque totalement consommé par le service de la dette.
 En outre, si la stratégie est de développer l’activité, et c’est généralement ce qu’elle fait
(plateforme en tant que DBA et stratégie supplémentaire), la croissance consomme
également des liquidités. C’est pourquoi les investisseurs de fonds propres privés se
concentrent surtout sur le cash-flow de l’activité.
 Etant donné que le cash-flow est la base de l’évaluation, la capacité d’améliorer les
opérations pour générer un cash-flow augmenté va également fournir un plus grand retour
sur l’investissement à la sortie pour les fonds propres privés.