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LEVEE DE FONDS

En quoi consiste une levée de fonds ?


Pour de nombreux entrepreneurs, financer la croissance de leur entreprise passe nécessairement par une
levée de fonds. À la lecture des avantages et inconvénients de cette opération, peut-on véritablement dire
qu'une levée de fonds soit indispensable pour faire grandir une entreprise ? Si non, à quelles conditions cette
opération est à mettre en œuvre et quelles en sont les alternatives possibles ?

Effectuer une levée de fonds consiste à demander à des personnes extérieures à l'entreprise d'apporter des
fonds nécessaires pour en financer le développement. En contrepartie de leur concours, ces investisseurs
reçoivent des parts sociales ou des titres de participations dans l'entreprise, ce qui leur permet de participer
activement à la prise de décision. Il existe différents types d'investisseurs, qu'on peut classer en 3 grands
groupes : les fonds (fonds de capital-risque ou fonds de développement), les Business Angel et les marchés
financiers.

Levée de fonds : quels objectifs ?

L'impact d'une levée de fonds sur le développement d'une entreprise diffère en fonction du stade où elle a
lieu.

Lorsque la levée de fonds intervient au moment de la phase de démarrage de l'entreprise, elle prend la forme
d'un capital d'amorçage, communément appelé capital-risque. À ce stade, l'entreprise étant encore jeune, elle
ne bénéficie pas généralement de la confiance du système financier classique, notamment des établissements
de crédit. La levée de fonds vient donc donner à l'entreprise à la fois une crédibilité sur le marché ainsi que
les fonds nécessaires pour entrer dans la seconde phase de son développement.

La levée de fonds peut également intervenir lors de la phase de lancement. On parle alors de capital
développement. Les fonds récoltés pendant cette période devraient permettre de porter l'entreprise ou le
produit à maturité, tout en lui donnant les moyens de s'y maintenir le plus longtemps possible. Une levée de
fonds à ce stade aura aussi pour objectif de permettre à l'entreprise de mettre en place des mécanismes
d'autofinancement pérennes pour le reste de son existence.

Avantages et inconvénients de la levée de fonds

Côté avantages, la levée de fonds renforce le capital de l'entreprise de sorte de lui assurer une meilleure
crédibilité et donc une plus grande confiance de la part de ses partenaires. Les fonds sont disponibles
durablement dans l'entreprise, contrairement aux crédits et sont généralement accompagnés d'une certaine
expertise de la part des investisseurs qui mettent la main au pot pour soutenir le projet entrepreneurial.
En ce qui concerne les inconvénients, une levée de fonds entraîne une dilution de pouvoir dans l'entreprise
avec le risque à long terme de voir la vision de celle-ci être changée par le nouveau rapport de force qui
s'installe. Il n'est en effet pas rare que s'oppose la vocation de l’entrepreneur et la recherche de profits des
investisseurs. Si un rapport de force s’installe, cela peut avoir pour conséquence de paralyser le bon
fonctionnement de l'entité.
D’autres alternatives aux levées de fonds

Une levée de fonds n'est pas à choisir systématiquement pour financer son développement. Il existe d'autres
alternatives toutes aussi crédibles, telles que le financement par fonds propres, le love money, le
financement participatif et les aides (crédits d'impôt, fondations, aides publiques).

Et même si la levée de fonds demeure la solution la plus communément choisie par les entrepreneurs en
phase de développement, une levée de fonds nécessite des précautions à prendre de sorte à en limiter
l'impact négatif sur la bonne marche de l'entreprise, mais aussi pour en évaluer correctement le niveau et les
modalités d'exécution.

Les bonnes raisons de ne pas lever des fonds !


Lever des fonds apparaît souvent dans les différents médias comme le symbole de la réussite d’une start-up.
Votre entreprise a atteint un cap de développement et vous souhaitez ouvrir de nouveaux horizons. Pourtant,
vous commencez à entendre que lever des fonds pourraient ne pas se révéler l’eldorado promis. En voici
quelques exemples.

Vous allez perdre en contrôle et liberté

Lever des fonds implique, la plupart du temps, de céder des parts de son entreprise en contrepartie. Vous
annoncez votre vision à ceux qui investissent et que vous essaierez de respecter au maximum. Dans la
majorité des cas, vos choix seront influencés par votre volonté de respecter vos engagements dans les
meilleures conditions pour ceux qui ont cru en vous. Vous pourrez prendre des décisions qui valoriseront
votre rentabilité au détriment de la performance future de l’entreprise. Pire, vous pouvez perdre le contrôle
de l’entreprise en devenant minoritaire ou en ayant des clauses qui vous bloqueront sur certaines décisions.
Vous pourriez même parfois vous voir éjecter de votre chaise de président / gérant. Bien entendu, vos
possibilités de développer plus rapidement votre entreprise ou de vous imposer comme le leader d’un
marché peut vous séduire mais doit-elle se faire au détriment de votre liberté ?

Vous allez devoir rendre des comptes

Avoir des actionnaires implique nécessairement de devoir rendre des comptes. Déjà, vous êtes tenu à un
devoir d’information et votre assemblée générale vous obligera à rendre des comptes autant sur le passé que
sur votre stratégie à venir. Si vous restez libre de vos choix, vous devez les expliquer et mettre en place de
nombreux outils. Ces outils peuvent bien entendu vous aider dans votre gestion mais peuvent également
s’avérer coûteux en temps/ressources/argent pour les tenir à jour et en rendre compte. Il n’est pas toujours
agréable de rendre des comptes surtout quand vous avez pris des décisions qui n’ont pas donné le résultat
escompté car vous prenez des risques comme tous les entrepreneurs.

Le formalisme va augmenter

Il reste facile de se mettre d’accord quand on est tout seul ou peu nombreux. La plupart des entreprises étant
très flexibles quand vous êtes à l’unanimité … avec vous-même. Prenons un exemple : vous souhaitez
convoquer une assemblée générale à la dernière minute mais vous devez prévenir vos actionnaires deux
semaines à l’avance sauf si l’ensemble des actionnaires est présent. Plus facile à faire à deux ou trois qu’à
25. Le formalisme augmente : les pactes d’actionnaires et statuts peuvent changer lors de la réalisation d’une
levée de fonds. Faites donc bien attention aux clauses qui peuvent renforcer de manière trop importante le
formalisme.
Vous pouvez perdre la maîtrise de votre croissance.

Une levée de fonds notamment en série B s’avère souvent signe de croissance rapide. Qui dit croissance
rapide dit également augmentation des dépenses. Vous ne levez d’ailleurs pas de l’argent car vous pouvez
autofinancer les dépenses, mais bien parce qu’en général, votre capacité à gérer cette augmentation de la
production peut nuire à vos finances. Si les acquisitions peuvent être rapidement calculées, que ferez-vous si
ce que vous attendez d’elles ne se réalisent pas. Vous choisissez de recruter rapidement mais que ferez-vous
si les chiffres ne sont pas atteints. Les exemples d’entreprise ayant levé de l’argent puis s’étant retrouvé en
liquidation judiciaire sont légion. Il faut savoir parfois prendre son temps pour grandir et ne pas sauter trop
d’étapes.

L’argent nuit parfois aux bonnes décisions

Il s’agit d’un cas que nous souhaitions particulièrement aborder dans cet article car il s’agit d’un cas
fréquent pour les start-ups. Beaucoup d’entre elles lèvent tôt, très tôt, trop tôt sans avoir vraiment testé les
différentes possibilités. Le business model commence à fonctionner mais l’ensemble de l’activité n’est pas
encore maitrisé et les zones d’investissement restent floues. La vision peut se révéler encore jeune et des
« tests », qui peuvent s’avérer concluants à petites échelles, peuvent rencontrer des obstacles à plus grande
échelle. Une fois la levée de fonds effectuée, l’ensemble des possibilités s’offrant aux créateurs, ils auront
tendance à investir massivement sur ce qui pourrait bien être avec le recul une mauvaise pratique. D’autre
part, il ne faut pas négliger que le fait d’avoir massivement de l’argent et d’un seul coup peut nuire à votre
jugement sur une dépense. Si on est très exigeant quand on n’a peu d’argent à disposition, il est fréquent que
le dirigeant devienne plus dispendieux quand il en a beaucoup et qu’il a été bloqué pendant plusieurs mois
pour faire des investissements. De nombreux dirigeants qui ont réalisé une levée de fonds parlent de cette
situation et regrettent une dépense inutile liée au fait qu’ils ne connaissaient pas assez leur secteur d’activité
ou la performance d’un outil qu’ils n’ont pas encore pu tester.

Vous pouvez éveiller la concurrence

Votre réussite peut ne pas plaire à tout le monde. Certains peuvent entendre parler de vous et tenter un
« copycat » de votre entreprise. Certaines entreprises se sont d’ailleurs spécialisées sur la copie de concept
qui marche. Ils peuvent ainsi dupliquer votre modèle dans votre pays mais aussi à l’étranger et freiner votre
croissance lorsque vous vous lancez à l’international en étant bien mieux implanté que vous. Votre
concurrence directe peut également réaliser que vous serez un compétiteur auquel elle devra faire face et
décider de prendre les contre-mesures pour éviter que votre offre ne s’impose aux yeux des consommateurs.

Si les bonnes raisons s’avèrent nombreuses de lever des fonds, n’oubliez pas de vous poser les bonnes
questions avant de la réaliser. Vous pourriez bien regretter de l’avoir fait.

Comment attirer et convaincre des investisseurs ?


Tout le monde a des idées ou des projets en tête, mais les construire, les commercialiser, les rentabiliser et
les développer dans le but de créer une entreprise est une chose beaucoup plus difficile. L'entrepreneur qui
se lance doit alors récolter un certain nombre de financements pour pouvoir concrétiser son rêve. Reste que
séduire et persuader les investisseurs, qu’ils soient des personnes physiques comme des Business Angels et
des Family office ou encore des fonds d’investissement, n’est pas une sinécure. Voici quelques conseils
essentiels pour mettre toutes les chances de votre côté et captiver votre auditoire.

D'après les données publiées en avril dernier par France Invest (ancienne AFIC, l'association des
investisseurs pour la croissance, ndlr) en partenariat avec Grant Thorntonle (groupe international d'audit et
de conseil en matière financière, ndlr), le capital investissement en France, tant au niveau des levées de
fonds que des opérations effectuées. Les trois cents fonds français de « private equity » ont levé 16,5
milliards d'euros l'an passé, contre 14,7 milliards en 2016. Ils ont investi 14,7 milliards d'euros, soit plus de
15 % par rapport à 2016, dans 2142 entreprises dont 72 % sont des start-up et les PME. Reste que près de 20
% des entreprises à elles seules ont concentré 90 % des investissements. Avec cela, des sociétés ont pu se
développer, investir dans des projets d'envergure et augmenter leur effectif. Les investisseurs sont un levier
essentiel pour votre firme, découvrez comment les convaincre.

Réaliser un business plan clair et concis

Véritable carte de visite de votre projet d'entreprise, le business plan ne doit pas être négligé et s’avère
indispensable. Essentiel à la compréhension du concept par les investisseurs et par d'autres partenaires
comme les banquiers ou associés, celui-ci doit être réalisé avec clarté et concision. Élément de travail et de
communication, il doit renfermer tous les éléments qui démontrent que votre projet est porteur d'un fort
potentiel. Le document doit aussi répondre à des questions primordiales concernant les clients ciblés, la
composition de l'équipe dirigeante, la connaissance de la concurrence ou la période de rentabilité. Avec le
business plan à proprement parler, un executive summary, une sorte de résumé du dossier en une page, doit
être introduit, complété par des tableaux d’états financiers sur les comptes de résultat, les plans de trésoreries
ou encore les frais fixes. Il est important de citer les sources sur les informations que vous avez dévoilé. Il
faudra ainsi insister sur le taux de croissance, sur les coûts d'acquisition, sur votre étude du marché, sur votre
stratégie commerciale ou sur l'inventaire des ressources nécessaires qu'elles soient humaines ou matérielles.
Ils seront plus séduits par une démonstration et une analyse poussée et détaillée de quelques chiffres, plutôt
qu'un amas de données. Afin de répondre le plus rapidement possible aux questionnements, maîtrisez
parfaitement chaque élément de votre business plan, afin de montrer votre sérieux.

Pitcher votre entreprise

Le pitch de présentation est un élément fondamental qui permet d’exposer son projet en face à face mais de
façon très courte. C'est le moment pour vous de convaincre l'interlocuteur ou l'auditoire de votre potentiel,
qui est susceptible de vous donner des ressources complémentaires pour vous lancer dans l'aventure
entrepreneuriale. Il se doit alors d’être préparé avec minutie et ne doit laisser aucune place à l'improvisation.
Avec l'aide de vos proches ou collaborateurs qui joueront le rôle des investisseurs, vous pouvez vous
préparer en exposant votre discours et en leur demandant leurs avis et leurs critiques sur votre prestation
ainsi que des questions en rapport avec votre projet. Un moyen d'anticiper et d'organiser en avance des
réponses appropriées, car de possibles investisseurs essayeront de vous déstabiliser pour vérifier la fiabilité
de votre projet. Fixez-vous plusieurs objectifs pour élaborer votre pitch. D'abord, en faisant preuve de clarté
et simplicité. L'attention d'un public peut facilement se réduire en quelques secondes et l'utilisation de mots
compliqués peut leur empêcher de vous suivre clairement. Il est alors primordial de réaliser une présentation
courte de 30 secondes à 5 minutes maximum, en se servant de mots simples, mais efficaces. Faites
également preuve de passion et soignez votre attitude. Quelqu'un d'enthousiaste, de dynamique et de motivé
aura beaucoup plus de chance d'attirer les investisseurs, car il marquera les esprits plutôt qu'une personne
timide, angoissée à l'idée de parler. Une accroche percutante dès le début de votre pitch qui résume
l'essentiel de votre projet et un storytelling rythmé suscitera la curiosité de votre public.

Partager votre projet auprès du grand public

Tester votre concept de produit ou de service auprès du grand public, à travers les réseaux sociaux ou via des
plateformes de crowdfunding comme Ulule, KissKissBankBank, Kickstarter ou Wiseed peut se montrer
utile. C'est l’occasion de conquérir de potentiels clients et en cas de succès, de susciter le bouche à oreille et
l’intérêt de plusieurs personnalités. En vous créant une sorte de communauté, les investisseurs seront plus
convaincus par votre projet et vous pourrez leur présenter une population ciblée de votre marché. Les
événements et salons en lien avec l'entrepreneuriat sont également des lieux importants pour partager votre
projet et en fonction des remarques, de le modifier ou de le perfectionner. Vous aurez la possibilité de voir
en direct la réaction des gens face à votre service ou produit. C'est également une bonne façon de rencontrer
des investisseurs qui ne sont peut-être pas intéressés par votre entreprise, mais qui ont un réseau et un carnet
d'adresses dans lesquels des personnes seraient susceptibles d'investir.

Avoir des actionnaires, qu'est-ce que cela implique vraiment ?


Les actionnaires font la une des journaux mais souvent leur image est écornée par des articles qui mettent en
exergue les profits qu’ils réalisent au détriment des salariés. Pour certains, ils représentent la bête noire des
entreprises, ceux qui nuisent à leur pérennité et ne pensent qu'à leur propre intérêt ; et pour d'autres, les
actionnaires sont un maillon indispensable de la chaîne productrice de toutes les entreprises en France et
dans le monde entier. Pourtant, dès qu'on se penche davantage sur la réalité de terrain, sur ce qu'il se passe
précisément dans une entreprise ou dans une entité commerciale, on en vient à réfléchir sur la réelle fonction
des actionnaires et sur leur importance.
On en vient à se demander ce qu'implique réellement la présence d'un ou de plusieurs actionnaires au sein
d'une entreprise ? Cette présence est-elle bénéfique, ou non, sur le long terme ?

L'ouverture du capital aux actionnaires : des avantages et des inconvénients à prendre en compte

En tout premier lieu, il est important de souligner le fait que la présence d'actionnaires dans une entreprise
va de pair avec l'ouverture du capital à ces derniers. Le rôle principal d'un actionnaire est d'apporter de
l'argent dans le capital de l'entreprise pour assurer sa gestion sur le long terme et sa pérennité économique.
En contrepartie, l'actionnaire reçoit une ou plusieurs actions, c'est-à-dire des parts de capital. On parle
d'actionnaire majoritaire dès lors qu'un seul et même actionnaire détient plus de 50 % d'une entreprise.
Cependant, un des problèmes majeurs de l'actionnariat : l’ouverture de capital empêche l'entreprise de garder
la main mise sur sa propre gestion. En regardant dans l'actualité récente, on s'aperçoit que beaucoup
d'entreprises entrent dans des conflits sociaux durables dès lors que les choix pris par les actionnaires ne
suivent pas la volonté propre des salariés voire des dirigeants de l'entreprise.
Un conseil à tous les cadres dirigeants et chefs d'entreprise : l'actionnariat est, financièrement, viable pour
votre entreprise sur le long terme. Mais la perte d'indépendance qu'elle entraîne peut vous nuire dans un
temps tout aussi long. À utiliser avec précaution, seulement si les reins de votre entreprise sont assez solides
pour pouvoir vous passer d'actionnariat si besoin est.

Le versement de dividendes

En tant que dirigeant, vous pourrez choisir de verser des dividendes aux actionnaires, c'est-à-dire une partie
des résultats s'ils sont positifs. Tout est une question de taille : si votre entreprise a des résultats
suffisamment satisfaisants et importants, le versement des dividendes ne représente pas un handicap. Le cas
échéant, il vous faudra réfléchir aux avantages réels pour votre entreprise de faire entrer des actionnaires
dans votre capital, tout en sachant que le montant des dividendes (le pourcentage sur les résultats dans la
plupart des cas) est le fruit de négociations souvent virulentes et bataillées tant les deux parties veulent tirer
leur épingle du jeu.

Le profil des actionnaires

Dans la 2ème édition de l’étude, du 9 au 21 mars 2016, « Actionnaires individuels français, cassons les idées
reçues » présente le portrait-robot des actionnaires. Cette étude Havas Paris – OpinionWay a été réalisée
auprès de 871 actionnaires individuels issus d’un échantillon national représentatif des Français âgés de 18
ans et +, interrogé en ligne via CAWI (Computer Assisted Web Interview)

Cette étude dégage 5 profils d’actionnaires

L’actionnaire patrimonial, 29% des actionnaires individuels. Plus âgé que les autres et dont les revenus
ainsi que le patrimoine sont plus élevés que la moyenne des actionnaires. Il se constitue un investissement en
actions dans le but de constituer un capital pour ses enfants.
L’actionnaire de circonstance, 27% des actionnaires individuels. Avec un niveau d’étude plus élevé que la
moyenne, il est davantage CSP+. Ils n’ont qu’un objectif au travers du placement en actions, la constitution
d’un capital en vue de la retraite.

L’actionnaire nouvelle génération, 19% des actionnaires individuels. Actionnaires plus jeunes que les
autres, un peu plus de CSP- avec un niveau de diplômes moins élevé. Ils recherchent une rentabilité plus
rapide.

L’actionnaire amer, 13% des actionnaires individuels. Population un peu plus âgée et plus féminine. Elle
réalise peu d’opérations et la plupart du temps avec l’aide de leur banquier. Ce sont des gestionnaires très
prudents.

L’actionnaire financier, 12% des actionnaires individuels. Population plus CSP+, avec un patrimoine, une
fréquence d’opérations, un nombre d’actions détenu plus important que les autres familles. Ils conservent les
actions moins longtemps que les autres avec une gestion dynamique et une recherche de rentabilité rapide.

Actionnaires dans le capital d'une entreprise : bonne ou mauvaise chose ?

En résumé, et comme il a été dit précédemment, la présence d'actionnaires au capital d'une entreprise peut
être tout à fait bénéfique sur le long terme, tout comme cela peut devenir un véritable fardeau. À vous
d'évaluer les besoins de votre entreprise, les intérêts réels que vous avez à ouvrir votre capital et à mesurer
l'implication possible de ces derniers afin d'être certain qu'ils puissent s'adapter à votre projet.

Fonctionnement et grands principes, la levée de fonds pour les nuls


Vous êtes à la tête d’une startup et vous aimeriez lever des fonds ? Vous vous intéressez à l’entrepreneuriat
et vous êtes complètement perdu quand vous entendez parler de « capital-risque », « Business Angel »,
«Executive Summary » ou encore « Due Diligence » ? Voici quelques éléments pour vous aider à
comprendre ce qu’est la levée de fonds, comment elle fonctionne et pourquoi elle représente une étape quasi
incontournable du développement d’entreprise.

La levée de fonds…c’est quoi en fait ? Et ça concerne qui ?

La levée de fonds est un processus complexe qui consiste à faire appel aux investisseurs extérieurs pour
qu’ils apportent les fonds nécessaires au démarrage, lancement, ou développement de l’entreprise.

Les investisseurs entrent au capital de la société et reçoivent en contrepartie des titres de participation émis
par la société. Ils participent donc par la suite aux assemblées générales de l’entreprise.

Il s’agit en somme d’une augmentation de capital pour l’entreprise. Les investisseurs investissent le plus
souvent dans l’espoir d’une multiplication de leur mise de départ et donc d’un retour sur investissement par
la croissance rapide de la société concernée.

En fonction du stade de développement de l’entreprise, la levée de fonds va prendre différentes formes :

 Capital amorçage (forme du capital-risque) : l’entreprise est dans la première phase de son développement.
Il s’agit de financer le démarrage de l’activité, les premiers besoins, pour des montants souvent peu élevés.
 Capital développement : l’entreprise veut entrer dans la seconde phase de son développement et a besoin
de fonds conséquents pour cela. Cette accélération de la croissance passe généralement par des projets de
grande envergure ou par l’internationalisation.
La levée de fonds s’adresse avant tout aux entreprises à fort potentiel de développement. Les investisseurs
peuvent être intéressés par plusieurs profils d’entreprise, entreprises à très fort potentiel de croissance
(capital-risque), entreprises dégageant déjà une rentabilité conséquente (capital-développement).

Qui sont ces investisseurs ?

Selon la maturité du projet les investisseurs participant à la levée de fonds ne seront pas les mêmes, on
trouvera :

 Les fonds d’amorçage : ils interviennent avant ou conjointement aux Business Angels (mais avant les
investisseurs en capital-risque). Ils participent aux premiers tours de table et financent le démarrage de
l’entreprise. Il s’agit souvent de la première aide financière que reçoivent les jeunes entreprises.
 Les Business Angels : ce sont des personnes physiques qui investissent leur argent personnel sur des
montants souvent peu élevés et interviennent tôt dans le projet d’entreprise, généralement entre l’apport
du fondateur et ses proches (le Love money) et l’arrivée plus massive de fonds. Il s’agit souvent d’anciens
chefs d’entreprise ou cadres qui considèrent cet investissement comme une aventure. Ils ont tendance à se
fonder sur la personnalité du fondateur, sur l’équipe, sur le projet plus que sur des ratios financiers.
 Les investisseurs en capital-risque : ils investissent l’argent des autres par l’intermédiaire d’un fonds, sur des
montants souvent très élevés. Ils interviennent généralement plus tard, quand le projet est à un stade plus
avancé et recherchent un retour sur investissement élevé, au moins 10 fois la mise initiale.
 Les fonds de capital développement : ces fonds financent des entreprises en forte croissance, déjà bien
développées, dégagent une rentabilité intéressante et qui ont besoin de fonds très importants pour
poursuivre leur croissance.

Les avantages de la levée de fonds

La levée de fonds n’est en rien assimilable à un prêt, il n’y a ni remboursement de capital ni paiement
d’intérêts. La principale rémunération des investisseurs est constituée de la plus-value qu’ils réalisent
lorsqu’ils cèdent leurs parts. La levée de fonds ne nécessite pas ailleurs pas de garanties personnelles.

Les fonds propres de l’entreprise sont renforcés mais l’entreprise ne contracte pas de dettes pour autant.
D’un point de vue financier et comptable, la levée de fonds est donc extrêmement positive.

De plus, il serait faux de penser qu’une levée de fonds permet simplement d’apporter de l’argent. Les
investisseurs apportent souvent également un accompagnement, une expertise, un carnet d’adresses, un
conseil en termes de gestion et d’organisation…

En contrepartie, évidemment, vous subissez une dilution de votre part dans l’entreprise.

Les différentes étapes de la levée de fonds

1) Rédaction du business plan et de « l’executive summary » et préparation des présentations

Avant de vous lancer dans la recherche d’investisseurs vous devez impérativement en premier lieu rédiger
un executive summary (résumé du projet tenant sur une seule page) et un business plan (présentation
détaillée du projet illustrée à l’aide de chiffres et d’études poussées).

2) Estimer la valeur de l’entreprise

Les méthodes diffèrent selon la taille de l’entreprise, plus elle est récente et petite plus il est difficile d’avoir
une image précise de ce qu’elle vaut. Les méthodes utilisées pour valoriser les entreprises sont différentes
pour chaque cas, il n’y a pas de règle intangible.
3) Sélectionner les investisseurs

Il existe de nombreux guides sur les sociétés de capital investissement.

4) Envoyer « l’executive summary » aux investisseurs sélectionnés

5) Envoyer le business plan aux investisseurs intéressés

La réponse des investisseurs arrive généralement rapidement, en moins d’un mois. Ce sont les étapes
suivantes qui sont plus longues.

6) Premières recherches de l’investisseur et organisation de réunions avec les investisseurs qui veulent
en savoir plus

Les investisseurs ne vont évidemment pas s’engager au hasard, ils vont faire des recherches poussées dans
diverses domaines (financier, juridique, propriété intellectuelle) pour voir où en est le projet. En somme, ils
veulent évaluer le risque que constitue un investissement dans telle entreprise et les perspectives de
rentabilité. Il n’est pas rare qu’ils demandent à rencontrer des fournisseurs ou des clients. Cette étape prend
souvent plusieurs mois.

7) Négociation des conditions de l’opération

Il s’agit de se mettre d’accord avec les investisseurs potentiels sur les conditions de l’opération. (montant de
l’opération, répartition du capital, modalités du pacte d’actionnaire, gouvernance de l’entreprise…)

8) Les Due Diligence

Lorsqu’un accord préalable est trouvé mais avant l’accord définitif, commencent les Due Diligence.
L’investisseur réalise les dernières vérifications sur les chiffres que vous lui avez donnés, sur la véracité du
Business Plan, sur l’équipe dirigeante. La longueur des Due Diligence dépend bien sûr de la taille et de la
nature de l’entreprise.

9) Finalisation de l’opération

Vous recevez les lettres d’intention. Lors d’une réunion de finalisation le pacte d’actionnaire est signé et les
fonds sont remis à la société.