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REMERCIEMENTS

Je tiens humblement à exprimer mes vifs remerciements à tous ceux et celles qui ont
participé et soutenu lors de l’élaboration et de la réalisation de ce mémoire. J’adresse
sincèrement mes vifs remerciements à :

 Professeur RAFAMANTANANTSOA Fontaine, Président de l’Université de


Fianarantsoa, premier responsable qui assure le bon fonctionnement de notre
Université ;
 Professeur RUPHIN Solange Marie, Doyen de la Faculté DEGS, qui assure le bon
fonctionnement des études au sein de la faculté ;
 Docteur RABEMANANJARA Vololonirina Alisambatra, Maitre de conférences et
Responsable de Mention de l’ECONOMIE-GESTION, d’avoir autorisé la réalisation de
ce travail de mémoire.
 Docteur RAKOTONIRINA Jean Michel Marius, mon président du jury et directeur de
recherche, d’avoir supervisé la forme et le contenu de ce mémoire, et aussi d’avoir
consacré son temps et partager son savoir faire ;
 Madame RASOALINY Denise, mon examinateur, d’avoir examiné mon devoir durant
notre soutenance.
 Madame RATALATA Fanilo, joue le rôle de mon encadreur pédagogique, d’avoir
encadré, supervisé la qualité de mon devoir.
 Toutes les personnes enquêtées pour leurs disponibilités et leurs compréhensions.

Enfin, j’adresse mes plus vifs remerciements à mes parents pour leurs encouragements,
leurs soutiens morals et financiers, ainsi que mes amis, mes collègues et toutes les personnes
ayant contribuées de près ou de loin à la réalisation de ce présent travail.

I
RESUME

A Madagascar, le riz est hautement stratégique. Il occupe la majorité des terres cultivées
environs 55% et 87% des exploitations agricoles produisent du riz, ce qui en fait un pilier du
secteur agricole et un déterminant majeur du revenu des ménages ruraux. Il constitue la base
de l’alimentation Malgache. Du point de vue Mondiale, le riz est la troisième céréale produite
à l’échelle mondiale, après le blé et le maïs (FAO, 2008). Sa production ne cesse de s’accroître
pour répondre à l’augmentation de la population mondiale. Les prix ont un rôle dans la
régulation des économies marchandes. Ils ne peuvent cependant être seulement définit comme
modes d’ajustement de grandeurs ou d’opérations économiques (l’offre et la demande, la
production et la consommation, l’épargne et l’investissement). A Fianarantsoa, le prix du riz
varie dû au différent problème du supporte par les différents maillons de la production (paysans
producteurs, les collecteurs, les transformateurs et les distributeurs ou les commerçants) et aussi
des aléas climatiques, la saisonnalité de l’offre ainsi de suite.

Mots-clés: prix, riz, offre, demande, production, consommation, investissement, changement


climatique.

ABSTRACT

In Madagascar, rice is highly strategic. It occupies the majority of the earths cultivated
vicinity 55% and 87% of the agricultural exploitations produce rice, what makes a pillar of the
agricultural sector and a major determinant of the income of the farming households of it. It
constitutes the basis of the food Madagascar. Of the point of view world, the rice is the third
cereal produced on a world scale, after wheat and the corn (FAO, 2008). His production doesn't
stop increasing to answer the increase of the population world. The price have a function in the
regulation of the savings shopkeepers. They can be however only defines like fashions of
adjustment of sizes or economic operation (the offer and the demand, the production and the
consumption, the saving and the investment). In Fianarantsoa, the price of rice change because
of to the different problem of supports it by the different links of the and also of the climatic
risks, the season of the offer and so on.

Keywords: price, rice, offer, demand, production, consumption, investment, climatic change.

II
SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE

PARTIE I : MATERIELS ET METHODES

 CHAPITRE1 : CADRE GENERALE DE L’ETUDE


 CHAPITRE2 : METHODOLOGIE DE RECHERCHES

PARTIE II : RESULTATS ET INTERPRETATIONS

 CHAPITRE3 : CAUSES DE VARIATION DU PRIX DU RIZ


 CHAPITRE4 : MODELISATION ECONOMETRIQUE

PARTIE III : DISCUSSIONS ET RECOMMENDATIONS

 CHAPITRE5 : DISCUSSION DES RESULTATS


 CHAPITRE6: RECOMMANDATIONS

CONCLUSION GENERALE

III
LISTES DES ABREVIATIONS

INSTAT : Institut Nationale de Statistique

BIANCO : Bureau Internationale de l’Anti-Corruption

BNGRC : Bureau National de la Gestion des Risques et Catastrophes.

CNUCC : Convention cadre des Nations Unies sur le Changements climatiques

GIIEC : Groupe Intergouvernemental sur l’évolution du Climat

GES : Gaz à Effet de Serre

INSTAT : Institut National de la Statistique

IPC : Indice des Prix à la Consommation

Météo : Météorologie

MCO : Moindre Carrée Ordinateur

MINAGRI : Ministère de l’Agriculture

NER : New Energy Finance

Odr : Observateur du riz

ONU : Organisation des Nations Unies

PND : Programme National de Développement

PNU : Programmes des Nations Unies pour le Développement

PMA : Pays les Moins Avancés

SRA : Système de Riziculture Amélioré

SRI : Système de Riziculture Intensif

VA : Valeur Ajouté

IV
LISTE DES FIGURES

Figure 1: carte de localisation .................................................................................................. 14


Figure 2: Evolution de la population Fianarantsoa de 2010 à 2016 ......................................... 19
Figure 3: le diagramme d'Ishikawa .......................................................................................... 31
Figure 4 : L'évolution de prix du riz sur le marché .................................................................. 33
Figure 5 : L'évolution de prix du riz par mois de janvier 2008 à mois de mars 2017 .............. 33
Figure 6 : Cause de variation de prix du riz ............................................................................. 35
Figure 7 : Schéma des contraintes de prix ................................................................................ 36
Figure 8 : Evolution de la population Fianarantsoa de 2010 à 2016 ........................................ 38
Figure 9 : Evolution de la production de riz ............................................................................. 39
Figure 10 : Evolution de la superficie rizicole ......................................................................... 39
Figure 11 : Le Gaz à effet de Serre .......................................................................................... 48
Figure 12 : le modèle économétrique ....................................................................................... 52
Figure 13 : l’évolution mensuelle de prix ................................................................................ 62
Figure 14 : pépinière immergée et la transformation ............................................................... 72
Figure 15 : repiquage et fréquents sarclages ............................................................................ 72
Figure 16 : production en SRI .................................................................................................. 73
Figure 17 : Température moyenne de surface de la Terre .......................................................XII
Figure 18 : Variations de la température de surface de la terre ...............................................XII
Figure 19 : Education et sensibilisation (la construction de barrage) ................................... XIII

V
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: biens privés ............................................................................................................... 7


Tableau 2 : Biens collectifs ........................................................................................................ 8
Tableau 3: calendrier et chronogramme des activités ................................................................ 9
Tableau 4 : l’Arrondissement et le 50 Fokontany .................................................................... 11
Tableau 5 : Caractéristiques de chaque S/BV .......................................................................... 15
Tableau 6 : Température moyenne au cours de l'année 2011 à 2017 ....................................... 16
Tableau 7 : Pluviométrie moyenne ........................................................................................... 16
Tableau 8 : l'humidité en pourcent (%) ................................................................................... 17
Tableau 9 : La direction et la vitesse du vent ........................................................................... 18
Tableau 10 : Evolution de la population Fianarantsoa ............................................................. 19
Tableau 11 : structure par âge et par sexe de la population ..................................................... 20
Tableau 12 : Ressources des activités économiques ............................................................... 21
Tableau 13 : Prix du riz sur le marché du janvier 2008 à Mars 2017 ..................................... 32
Tableau 14: effectif de la population Fianarantsoa de 2010-2016 ........................................... 37
Tableau 15 : Surface, Production, Rendement ......................................................................... 39
Tableau 16 : Répartition des ménages par catégorie ................................................................ 51
Tableau 17 : le rôle concernant la statistique et l'économétrie ................................................. 52
Tableau 18 : différence entre modèle additif et multiplicatif ................................................... 54
Tableau 19: Les valeurs mensuelles de précipitations et des températures sous-abri de
Fianarantsoa de 2011 à 2017 comparées avec les normales. ................................................... 65
Tableau 20: les surfaces cultives et la nature des cultures ....................................................... 66

VI
GLOSSAIRE
 Consommation : biens et services achetés par les consommateurs.
 Effet de snobisme : Effet caractérisé par le refus d’acheter un bien ou son abandon
parce que son prix est jugé trop bas
 Effet revenu : variation de la consommation d’un bien résultant du passage sur une
nouvelle courbe d’indifférence, le prix relatif étant constant.
 Facteur de production : facteur utilisé pour produire des biens et des services.
 Indice des prix à la consommation (IPC) : mesure du niveau général des prix
traduisant le coût d’un panier donné de biens de consommation par rapport au cout de
ce même panier au cours d’une année choisie comme année de base.
 Inflation : accroissement du niveau général des prix.
 La météorologie (familièrement appelée météo) est l’étude de l’atmosphère, c’est-à-
dire de ses mouvements (direction et vitesse des vents) et de ses propriétés
(température, pression), ainsi que des précipitations qu’elle produit (pluie, neige). La
météorologie permet donc de comprendre le temps qu’il fait, mais aussi de connaître
le temps qu’il fera quelques jours plus tard.
 Microéconomie : étude des marches et des agents économiques individuels.
 Prix des facteurs : Rémunération d’une unité d’un facteur de production.
 Stagflation : situation de baisse de la production et de hausse des prix (combinaison de
la stagnation et de l’inflation)
 Stabilisateur automatique : politique qui réduit l’amplitude des fluctuations
économiques sana aucune modification délibérée des politiques économiques.
 Politique de stabilisation : politique économique visant à limiter l’ampleur des
fluctuations économiques de court terme.
 Rigidité des prix : absence d’ajustement des prix pour équilibrer l’offre et la demande
de biens et services.

VII
INTRODUCTION GENERALE

A Madagascar, l’agriculture et l’élevage occupent la majorité de place centrale dans le


secteur primaire. La production du riz est très attirée par le peuple malgache. Cette production
dépend de plusieurs facteurs comme le Travail, la Capitale et les Ressources Naturelles (terre,
eau, air, etc.). L’augmentation de la production fait partie de la taille de la surface de la terre a
cultivé, si les paysans ont des surfaces larges cultivé, cela signifie qu’il est possible de produire
plus du riz par rapport aux autres paysans au contraire de ce cas.

En tant que paysans producteur, il pense toujours à la maximisation des profits pour
assurer leurs subsistances et pour améliorer leur vie sociale à moindre coût de production.

Les prix jouent des rôles dans la régulation des économies marchandes. Ils ne peuvent
cependant être seulement définit comme modes d’ajustement de grandeurs ou d’opérations
économique (l’offre et la demande, la production et la consommation, l’épargne et
l’investissement, …). Il est aussi un indicateur qui mesure le marché. Comme cas de la ville
Fianarantsoa, le prix du riz sur le marché n’est pas stable à différentes raisons explicatives que
nous expliquerons dans la partie y concernant. Cette situation ma toucher à étudier les sources
du problème de variation de prix du riz. Par conséquent, mon thème est tourné vers l’étude de
variation du prix du riz : cas de la ville Fianarantsoa.

A nos jours, le prix du riz est à l’avantage des collecteurs, des transformateurs et des
distributeurs mais au détriment des paysans producteurs. Le problème se pose : « Pourquoi tout
cela ? Et Pourquoi les paysans n’arrivent il à maîtriser ou à fixer le prix du riz à la base ? ».
L’intérêt de cette étude est de maîtriser et fixer le prix du riz à la base. L’objectif global(OG)
est de réaliser une étude de variation du prix du riz.

Pour donner plus de précisions et de clarté à notre étude, nous pouvons diviser notre
objectif global(OG) en deux objectifs spécifiques (OS1 et OS2). Le premier (OS1) consiste à
évaluer le prix actuel du riz et le second (OS2) consiste à proposer des pistes de réflexion pour
une fourchette de prix répondant à la loi de l’offre et de la demande.

Pour atteindre les deux objectifs spécifiques, voici les deux hypothèses (H1 et H2) à vérifier :

-la première(H1) est que l’enquête auprès du producteur et du consommateur est menée,

-et la deuxième(H2), qu’un atelier de mise en commun sur le riz est organisé.

1
Les résultats attendus(RA) associent à l’objectif spécifique sont :

Première Résultat ou RA1 : le prix actuel du riz a été évalué et la deuxième Résultat ou RA2,
les pistes de réflexion pour une fourchette de prix répondant à la loi de l’offre et de la demande
sont été proposés.

Afin de vérifier ces hypothèses, l’étude sera menée en trois parties successives et dépendantes.

Tout d’abord, la première partie porte sur les Matériels et Méthodes qui nous ont servi de
démarche pour mener à bien notre recherche. Elle regroupe deux grands chapitres d’une part la
cadre générale de l’étude et d’autre part la méthodologie de recherche ou la démarche
méthodologique.

Ensuite la deuxième partie sera consacrée aux résultats et interprétations dans lesquels nous
allons vérifier les deux hypothèses. Elle comprendra deux chapitres dont le premier concerne
les causes de variation de prix du riz dans la ville centrale Fianarantsoa, et la deuxième vise à
la modélisation Econométrique. Enfin la troisième partie apportera des discussions et des
recommandations subdivisées en deux chapitres. Le premier chapitre apportera des discussions
des résultats. Le second chapitre tiendra à apporter des Recommandations et des solutions
concernant l’étude.

2
PARTIE I : MATERIELS ET METHODES

3
INTRODUCTION PARTIELLE
L’élaboration de ce travail nécessite l’utilisation de divers outils qui sont appelés matériels et
leur moyen d’utilisation appelé les méthodes.

L’objet de cette première partie est donc de parler sur la cadre générale de l’étude du premier
chapitre, puis les méthodologies de recherche du deuxième chapitre.

CHAPITRE 1 : CADRE GENERALE DE L’ETUDE


Dans ce cas le premier chapitre subdivise en 3 sections suivantes : généralités autour du thème,
choix et intérêt du sujet, calendrier et chronogramme des activités.

Section 1 : Généralité autour du thème

1.1 Le Riz à Madagascar


A Madagascar, le riz est la culture principale : 40% des terres agricoles sont utilisées
pour cette culture. En 2008, Madagascar était le 17ème producteur de riz au niveau mondial
avec trois millions de Tonnes ; à l’échelle mondiale, le riz est la première culture (FAOSTAT,
2008). Il constitue principalement un produit ‘‘stratégique’’, étant donné sa valeur économique,
en tant que source de revenus de 86% des ménages ruraux (Minten et al, p.42, 2006) ; sa valeur
sociale, en tant qu’aliment de base de la population malgache et sa valeur culturelle, puisqu’il
est fortement inclus dans la culture malgache (Dabat et al, 2008). C’est la raison pour laquelle,
la politique rizicole constitue l’une des priorités des politiques agricoles. Malgré l’importance
socio-économique de la culture de riz à Madagascar, les politiques agricoles depuis 1960 sont
des facteurs de contraintes du développement de la filière.

1.1.1 Conception
Le riz est un des piliers de l’agriculture malgache, il couvre 1,4 millions d’hectares sur la grande
île, représente 12% du PIB de Madagascar et 43% du PIB agricole du pays. La valeur ajoutée
constituée totalise plus de 500 milliards d’Ariary (290 millions USD), le secteur emploie
directement 970 000 personnes et indirectement, dans les filières en aval, 70 000 malgaches.

Il est aussi l’un des espèces la plus cultivée dans la région Haute Matsiatra et fait partie du
quotidien des malgaches. Les conditions pédoclimatiques de la côte Est se prêtent très bien à sa
culture. Néanmoins la production suffit à peine à satisfaire la consommation locale.

4
1.1.2 Contexte
Le riz est une culture incontournable à Madagascar. Cette céréale est la base de l’alimentation
des malgaches. Ils sont d’ailleurs les plus grands consommateurs au monde avec 180 Kg de
paddy (120 de riz blanc) /pers /an.

1.1.3 Pratique traditionnelle

Le riz est produit dans les zones à potentiel rizicole (présence d’eau en abondance). Presque
tous les agriculteurs cultivent le riz et constitue généralement la principale source de revenus et
d’alimentation.
D’après les derniers recensements, seuls 28% des agriculteurs, en grande partie des hautes
terres, usent de techniques modernes. La politique de taxation des engrais limite de plus leur
emploi essentiel dans ces systèmes de culture.
1.2 Le prix du riz à Madagascar
Le riz occupe à Madagascar une place centrale dans le secteur agricole comme dans le
régime alimentaire. Aussi le prix du riz est-il un déterminant majeur du revenu des ménages
ruraux et du budget de consommation des ménages urbains. De ce fait, il représente un fort
enjeu politique, particulièrement en périodes de troubles.
La conjoncture récente a été en ce sens particulièrement agitée.
En 2008, les marchés internationaux de matières premières sont secoués par une spectaculaire
flambée des prix. Le marché du riz est particulièrement touché : les prix du riz triplent sur le
marché international en l’espace de quelques mois. De violents soulèvements populaires
éclatent début 2008 dans plusieurs capitales de pays du Sud, face à la cherté de la vie. Dans ce
contexte international tendu, relayé par une presse rapidement alarmiste, l’inquiétude monte à
Madagascar au cours du premier semestre 2008, quand à l’incidence de cette crise sur la sécurité
alimentaire nationale.
L’année 2009 est marquée par la crise politique. Comme souvent dans de telles circonstances,
les nouveaux responsables nationaux tentent de satisfaire les attentes de la population urbaine
en abaissant le prix de produits alimentaires de base.
Ensuite, le prix du riz peut être considéré comme un « baromètre » de la situation économique
nationale. Il constitue un fort enjeu social et une priorité politique. De ce fait, intervenir sur le
marché demeure une tentation récurrente pour l’Etat, même dans un contexte libéralisé.
1.3 Consommation des ménages
La consommation des ménages se répartit entre une consommation de biens privés et
une consommation de biens collectifs.

5
1.3.1 La consommation privée ou consommation finale des ménages

Définition de la consommation finale des ménages1

Lorsque les sociétés étaient encore essentiellement rurales, une large partie de la production de
produits alimentaires, de vêtements ou de produits artisanaux était réalisée par les ménages pour
leur propre usage. Ce que l’on appelait l’autoconsommation était donc la forme principale de
consommation. Par la suite, l’industrialisation et l’urbanisation se sont accompagnées de
l’augmentation du revenu réel des ménages et de la diversification de leurs besoins. La société
est entrée dans l’ère de la consommation de masse caractérisée par l’accroissement simultané
de l’offre et la demande de biens et services destinés à la consommation individuelle. Ceci s’est
concrétisé par une extension de l’économie de marché et un recul de l’autoconsommation.
On désigne sous le nom de consommation finale des ménages cette consommation individuelle
composée des achats de biens et services destinés à la satisfaction directe de leurs besoins ainsi
que de l’autoconsommation (produits des jardins familiaux, utilisation de logements dont les
consommateurs sont propriétaires).

Les caractéristiques de la consommation finale


La consommation finale des ménages introduit deux caractéristiques. D’une part, elle repose
sur la notion de biens privés. Le bien privé est un bien ou un service dont la consommation par
une personne exclut nécessairement toute consommation par une autre personne (ainsi la
consommation d’une boisson à la terrasse d’un café est un bien privé, toute personne qui la
consomme, en prive le reste de la population). D’autre part, elle porte sur un nombre très
important de biens et de services destinés à satisfaire une grande variété de besoins. C’est
pourquoi il est utile de procéder à une classification des consommations. Celle-ci pourra prendre
en compte soit la nature des besoins, soit la nature des produits.

On va présenter les différents biens privés dans le Tableau 1.

1
Cours de macro-économie deuxième année ECONOMIE-GESTION, « consommation des ménages”,
présenter par Monsieur RAFALIMANANA Victor, Enseignant chercheur de l’Université Fianarantsoa.

6
Tableau 1: biens privés

NATURE DES BESOINS NATURE DES PRODUITS


-Alimentation -Biens fongibles (détruits au 1er usage)
- Habillement . Energie
- Logement, Chauffage . Produits Alimentaires
- Ameublement - Biens durables ou semi-durables
- Equipement Ménager . Habillement
- Santé . Automobiles
- Transports et Communication . Meubles, Electroménager...
- Loisirs, Spectacles, Enseignement - Services de santé, de transport, de loisirs

Source : cours macro-économie présenté par Mr DIEMER dans la partie : « le moteur


de la croissance/chapitre9, la consommation des ménages. »

1.3.2 La consommation collective des ménages


Les ménages utilisent non seulement des biens et services marchands, mais également des
services non marchands produits par les administrations. Cette consommation de services non
marchands est appelée aussi consommation collective. Un phénomène caractéristique des
sociétés modernes est la croissance de ces consommations collectives qui contribuent à
améliorer le bien-être de la population.
Définition du bien collectif
Le bien collectif est un bien ou un service que tous les individus peuvent consommer
conjointement. Il présente généralement deux caractéristiques : la non rivalité des
consommateurs (tout le monde peut consommer le même bien) et la non exclusion des
consommateurs (le bien est mis à la disposition de tous). Par biens collectifs, on pense aux
services rendus par différentes infrastructures (routes, ponts, ...), aux émissions de télévision et
de radio ainsi qu’aux grandes fonctions de l’Etat (Santé, Défense, Police, Education, Justice...).
En fait, on désigne par consommation collective, la consommation de biens et de services mis
à la disposition de tous de manière indivisible. Celle-ci représente environ 20% de la
consommation totale des ménages.
Les caractéristiques des biens collectifs
La nature particulière des biens collectifs entraîne deux conséquences importantes. L’une
concerne le financement de ces biens. Les biens collectifs sont mis à la disposition des agents
économiques à titre gratuit ou quasi-gratuit, et de ce fait, sont financés par les prélèvements.

7
L’autre renvoie à la fourniture de ces biens. Des services comme l’Education, la Santé, qui ne
sont pas caractérisés par la possibilité d’exclusion, ne peuvent être fournis par l’initiative privée,
car aucun individu n’accepterait de payer ce qu’il peut obtenir gratuitement. C’est donc à l’Etat
et aux collectivités locales que revient la charge de fournir ces biens collectifs. C’est pourquoi
les biens collectifs sont financés principalement par le Budget de l’Etat. La consommation
collective sera égale aux dépenses engagées par l’Etat pour la production de ces biens. Le
tableau ci-dessous montre la contribution de l’Etat et des collectivités locales (régions,
départements, communes) dans certains postes de la consommation totale des ménages.
On va montrer les différents biens collectifs dans le Tableau 2.
Tableau 2 : Biens collectifs
Catégories de consommation Ménages Etat
Alimentation 99 1
Logement 84 16
Santé 30 70
Hygiène 95 5
Education 10 90
Loisirs 85 15
Transports et Télécommunication 7 30
Source : cours macro-économie présenté par Mr DIEMER dans la partie : « le moteur
de la croissance/chapitre9, la consommation des ménages. »

Section 2 : Intérêts du sujet et Objectifs

1. But et intérêts
Ce projet apporte beaucoup d’avantages spécifiques vis-à-vis des populations
Fianarantsoa, car il va contribuer au développement non seulement sur le plan social pour les
ménages et pour la population, mais également, sur le plan économique de la région et surtout
de la commune. Entre autres, ce créneau permet aux paysans producteur d’avoir la satisfaction
provenant des prestations y offertes.

2. Objectif d’étude
L’objectif vise à réaliser une étude de variation du prix du riz local.
En outre, il permet d’améliorer le prix à la consommation suivant le coût de production
et évaluer le prix du riz à la base.

8
Les promoteurs de cette étude apporteront des bénéfices au moyen des résultats procurés en
justifiant leurs outils d’évaluation.
Section 3 : Calendrier et chronogramme des activités
Le Tableau 3 récapitule le calendrier et chronogramme des activités.

Tableau 3: calendrier et chronogramme des activités


Mois
Activités Août Sept. Oct. Nov. Déc. Janv. Févr. Mars Avril
Préparations à la X
recherche
Documentation via X X
internet et X X X
ouvrages
Traitement des
données X X X
secondaires
Dépouillement des
résultats X X X
Traitement des
données primaires X X X X X

Rédaction de la
mémoire X X X
Vérification avant
de soutenir X
Source : investigation personnel

Les cases marquées par une croix dans le chronogramme des activités signifient
qu’il y a eu des activités pendant la période correspondante.

9
CHAPITRE 2 : METHODOLOGIE DE RECHERCHE

La méthodologie est l’étude des méthodes utilisées pour entreprendre une étude, une
recherche, un travail ou une activité. Elle regroupe les techniques et les démarches que nous
avons adoptées. Son utilisation conduit à concrétiser un meilleur résultat.

Ce chapitre nous permet de décrire les méthodes de collecte des données utilisées. Ces
méthodes sont spécifiques selon les types de données à collecter. Nous allons d’abord décrire
le terrain dont lequel nous avons choisi comme zone d’étude. Ensuite, nous allons voir la
méthodologie de collecte de données. La dernière exposera les limites de l’étude et les
difficultés rencontrées lors de l’élaboration de cet ouvrage.

Section 1 : Présentation de la ville Fianarantsoa

1.1 Historique
La vieille ville [Ville haute ou Tanàna Ambony Rova] Fianarantsoa était construite à
Tanàna Ambony ou Ivonea avec des structures hiérarchiques à partir du Rova d’Amboara, le
1er Juin 1830, sous la règne de Ranavalona I. Elle occupe une des collines des plus hautes de
la ville [1260m].
La période florissante date de 1868 quand l’interdiction de la construction en dur par le
peuple était levée par la Reine Ranavalona II.
Vers 1873, deuxième capitale du Royaume après Antananarivo, Fianarantsoa devient
avec les missionnaires un centre chrétien et intellectuel.
Au début de l’époque coloniale (vers 1896) la ville s’est mue vers la plaine avec la
résidence du chef district, les grands équipements (hôpital, école…) et l’installation des
compagnies françaises (Compagnies Lyonnaise, Marseillaise …). Les techniques modernes de
construction torchis, briques, tuiles… étaient vite vulgarisées et l’ensemble du site étaient déjà
développe en 1900. Aujourd’hui, c’est le seul site du pays ou on trouve une architecture plus
ou moins uniforme datant du 1900. La réalisation de la RN7 entre 1935 et 1945 a attiré
également de nouvelles implantations près de l’agglomération.
Depuis l’indépendance, la cité est répartie à la conquête des flancs de colline et des
reliefs environnants :
-dès les années 60, au Nord (Ankofafa, Antsororokavo, Amboaloboka, Antanifotsy) ;
-depuis 1970, à l’est, l’interfluve de Tsaramandroso, Ampitakely, Tanambao, Ivory ;
-en 1980, Andrainjato, Beravina et les flancs d’ivonea, Kianjasoa et Tambohomandrevo;
-Actuellement, les zones d’extension se situent dans le Nord et l’Est.
10
-En 1995, les dernières réorganisations administratives ont délimité la ville en 07 Firaisam-
pokontany et 50 Fokontany.
-Chef-lieu de province de Fianarantsoa pendant la première, deuxième, et à la première
période de la Troisième république
-Actuellement, Fianarantsoa est le chef-lieu de la région de Haute Matsiatra.
1.2 Situation Géographique et Délimitation administrative
La commune urbaine de fianarantsoa est rattachée administrative par : la Région Haute
Matsiatra, district de fianarantsoa. Au nord, on trouve la CR Ivoamba et la CR Ialananindro ;
au sud : CR Soaindrana et CR TalataAmpano ; A l'Est : CR Andrainjato Centre et CR
Taindambo et A l'Ouest : CR Andoharanomaintso et Ankarinarivo Manirisoa. Sa superficie est
138,69 km2.
Dans cette commune, le nombre de Fonkotany est 50.
Le Tableau 4 nous présente le nombre de Fokontany dans la commune urbaine Fianarantsoa.

Tableau 4 : l’Arrondissement et le 50 Fokontany


Arrondissements Fokontany
Anjaninoro
Andrainjato Nord
Tsimanarirazana

Beravina

Idanda

Ambatolahy V

Ambalabe

Antanifotsy V

Ambodikavola
Andrainjato Sud
Ambatoharanana

Igaga

Soatsihadino

Ambatomainty

11
Ambatofolaka
Lalazana
Ambatolahy II

Ambodiharana

Amontana

Mahazengy

Mandrriandalana

Sahamavo

Ambahisamotra
Manolafaka
Ambalavato

Andremboasary

Ankofafalahy

Maromby

AmbalamarinaIkianjasoa
Vatosola
Ambalambositra

Anasana

Ankazobe

Antsaharoa

Ambatomena
Ville Basse
Antsororokavo

AnkofafaAmbony

Antarandolo

Sahalava

12
Ivory

Talatamaty

Isada

Tanambao

Mokana

Tambohobe

Ambalandapa
Ville Haute
Ambalapaiso

Ambatolahikosoa

Ambodiharana

Ambatovory

Ampitankely

Andohanatady

Isaha

Rova

Tsaramandoso

Source : commune urbaine Fianarantsoa, 2017

13
 Carte de localisation

Figure 1: carte de localisation

Source : Commune urbaine Fianarantsoa, 2017

14
1.3 Ressources Naturelles
Dans cette ville contient des bassins versants porte son numéro de 1 à 5.
 Bassins versants (BV) :
Six (6) S/BV intérieurs, dont 2 avalants directement sur le quartier d’Ampasambazaha, (n°2 et
n°3) du centre-ville.
Le S/BV n°1 : la partie aval vers l’émissaire principal ceinturant la ville du côté Est.
Le S/BV n°4 au Sud de la ville, zones périphériques et zone d’extension.
Le S/BV n°5 et n°6 assurant la fermeture Nord, Nord-est de la ville, également zone
périphérique et zone d’extension, plongeant directement mais interceptés par le cours d’eau.
Le tableau ci-après récapitule les caractéristiques de chaque S/BV. L’utilisation de cartes
adéquates ou de levés topographiques permettra d’affiner les valeurs.
Le Tableau 5 nous présente les caractéristiques de chaque S/BV.
Tableau 5 : Caractéristiques de chaque S/BV
N° S Plus long Im (10-4) Coefficient moyen Débit
S/BV (ha) parcours des de ruissellement m3/s
eaux (m)
1 114 2135 655,74 0,28 9,95
2 116 2100 1039,52 0;47 21,50
3 216 2939 884,65 0,31 20,30
4 150 2000 575,00 0,12 5,10
5 51 1030 689,32 0,25 5,30
6 58 1336 598,80 0,22 4,50
Source : commune urbaine Fianarantsoa, 2017
 Cours d'eau
Dans cette grande ville, il y en a que deux cours d’eau :

- Tsiandanitra à l’Est, et
- Mandranofotsy au sud et à l’ouest.

Tous deux sont affluents de la Matsiatra. Cette dernière sépare la partie nord de la ville de
Fianarantsoa et les communes voisines nord.
 Climat
Les données météorologiques disponibles présentées ci-dessous ont été relevées de la station
synoptique de Fianarantsoa.

15
 Température
Le Tableau 6 nous donne la température moyenne de l’année 2011-2012.

Tableau 6 : Température moyenne au cours de l'année 2011 à 2017

Température moyenne sous-abri


Altitude
Station Période Température Température
(m) annuelle
plus chaud plus froid

Beravina 1.106 2011- 2014 19.15 25.35 14.8

2015 - 2017 19.07 25.2 14.93

Source : calcul personnel à partir des données du Météo de l’année 1958 à 2017.

 Pluviométrie
Le Tableau 7 nous indique la pluviométrie moyenne.

Tableau 7 : Pluviométrie moyenne

Altitude Pluviométrie Nombre de mois


Station Période
(m) annuelle (mm) secs

2011-2014 1.019 5
Beravina 1.106
2015-2017 1.061,27 5

Source : calcul personnel à partir des données du Météo de l’année 1958 à 2017.

 Humidité relative (%)


Le Tableau 8 nous montre l’humidité relative en pourcentage au cours de l’année 2014 à 2015.

16
Tableau 8 : l'humidité en pourcent (%)

Mois 2014 2015


Janvier 87 87
Février 87 86
Mars 88 84
Avril 80 87
Mai 84 87
Juin 85 83
Juillet 85 84
Août 80 82
Septembre 78 79
Octobre 84 72
Novembre 75 76
Décembre 84 82
Source : commune urbaine Fianarantsoa
 Vents :
Les vents dominants soufflent d’Est en Ouest avec une vitesse en moyenne très faible qui varie
entre 1 à 4 m/s.
Le Tableau 9 marque les directions et les vitesses moyennes du vent au cours de l’année 2014
à 2015.

17
Tableau 9 : La direction et la vitesse du vent

Année 2014 Année 2015


Directions Vitesses moyennes Directions Vitesses moyennes
En degré en degré
Janvier 060 1m/s 080 1m/s
Février 080 4m/s 080 1m/s
Mars 080 1m/s 080 1m/s
Avril 080 1m/s 080 1m/s
Mai 080 1m/s 080 1m/s
Juin 080 1m/s 080 1m/s
Juillet 060 1m/s 080 1m/s
Août 060 1m/s 080 1m/s
Septembre 080 1m/s 080 1m/s
Octobre 100 1m/s 100 1m/s
Novembre 120 1m/s 100 1m/s
Décembre 100 1m/s 100 1m/s
Source : commune urbaine Fianarantsoa.

1.4 Données démographiques (ou Situation démographique)


1.4.1 Nombre d’habitants
Il est difficile d’estimer le nombre réel des habitants de la Commune urbaine
d’aujourd’hui. Toutefois, grâce à l’Institut Nationale de la Statistique (INSTAT), Le nombre de
la population entre 2010 et 2016 ont été enregistré.
Le Tableau 10 donne l’effectif de la population du 2010 à 2016

18
Tableau 10 : Evolution de la population Fianarantsoa

ANNEE NOMBRE DE POPULATION


2010 175 504
2011 180 331
2012 185 381
2013 190 571
2014 213 943
2015 219 934
2016 226 093
Source : INSTAT Fianarantsoa. Donnée obtenu du 04 Août 2017

En vue de voir claire cette évolution, la solution est la représentation graphique.

250 000 219 934 226 093


213 943
185 381 190 571
200 000 175 504 180 331

150 000

100 000

50 000

0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016

Figure 2: Evolution de la population Fianarantsoa de 2010 à 2016

Source : investigation personnel

L’axe des abscisses représente l’année ou la période ensuite l’axe des ordonnées représente le
nombre de la population.

1.4.2 Structure par âge et sexe de la population, de l’année 2014


Le Tableau 11 présente la structure par âge et par sexe de la population pendant l’année 2014.

19
Tableau 11 : structure par âge et par sexe de la population

GRA Total Homme Femme


0-4 27 930 14 153 13 777
5-9 26 238 13 154 13 084
10-14 27 779 13 423 14 357
15-19 26 450 12 404 14 046
20-24 20 087 9 555 10 532
25-29 15 151 7 163 7 988
30-34 13 121 6 238 6 883
35-39 11 665 5 414 6 251
40-44 9 945 4 721 5 224
45-49 6 034 2 918 3 115
50-54 4 870 2 457 2 413
55-59 4 090 1 981 2 109
60-64 2 955 1 398 1 558
65-69 1 997 901 1 096
70-74 1 353 631 723
75-79 719 303 416
80 & + 541 206 335
Source: INSTAT Fianarantsoa
Le recensement a indiqué que l’origine des immigrants est diverse. On n’a pas pu
mentionner l’effectif des immigrants. Quelques immigrants partent du district de Fianarantsoa
pour Ikalamavony. Les nouveaux venus proviennent de la province d’Antananarivo, de Toliara
et de Mahajanga, à raison respectivement de 27 %, 11 % et 2 %.
1.5 Données économiques (ou Ressources des activités économiques)

1.5.1 Agriculture

Le Tableau 12 nous donne les ressources des activités économiques, sa nature culturels,
surfaces cultivés et leur niveau de production en tonne.

20
Tableau 12 : Ressources des activités économiques

Nature des Surfaces Tonnage de production


cultures cultivées (Tonne)
(Ha)
Riziculture 1586,04 4445,782
Mais 140,20 234,33
Haricot 226,00 323,63
Patate douce 226,00 2.052,966
Manioc 380,00 8.550,00
Arachide 125,20 320,51
Source : Direction interrégionale de l’agriculture de Fianarantsoa ,2013

1.5.2 Elevage
A Fianarantsoa, il y a plusieurs désignations d’élevage dont les suivantes : les Bœufs, les
Chevaux, les Porcs, les Caprins et les Volailles.

1.5.3 Industries
Dans cette région, il y a une entreprise responsable de la production d’automobile type
Malagasy nommé : « Le Relais de Madagascar – Karenjy ».

1.5.3 Artisanat
Le secteur artisanal regroupe 6 filières dans la ville de Fianarantsoa :

- les vanneries, broderie, couture, capitonnage ...


- les bois et dérivés : menuiserie, marqueterie, sculpture, charpenterie ;
- les métaux : forges, zinguerie, garages, ouvrages métalliques ... ;
- les fibres végétales : tissage rabane ;
- l’habitat : briqueterie, poterie, peinture ... ;
- les pierres précieuses et semi-précieuses : lapidaireries.

Les artisans sont focalisés là où les matières premières sont disponibles, c’est à dire dans les
périphéries de la ville. On peut distinguer deux catégories d’artisans : les permanents c’est
l’artisan professionnel et les temporaires ce sont des paysans qui cherchent un revenu
complémentaire à la fin de la saison agricole.

21
1.5.4 Commerce
L’activité commerciale ne cesse de s’accroître. La plupart des cas, ce sont les
adolescents et les femmes qui pratiquent cette profession appartenant visiblement au secteur
informel. Tant de ménages tirent leurs revenus de cette activité notamment les couches les plus
défavorisées.
Ce commerce illicite est également un des principaux vecteurs de diffusion des produits
étrangers et les petits commerçants sont en général installés dans des boutiques précaires, dans
les lieux publics du centre-ville.

1.5.5 Tourisme et hôtellerie


1.5.6 Transport
Il y a plusieurs moyens des transports existant dans la ville Fianarantsoa : le taxi ville, le
transport en commun (Bus), le transport suburbain (coopérative), le transport régional et
national. Il y a aussi 2 autres transports : le transport ferroviaire nommé FCE (Fianarantsoa –
Cote - Est) a 17 gares, les Transports aériens prévu pour 03 vols par semaine et le FMV
(Fikambanan’ny MpitarikaVaramba).

1.5.7 Infrastructures physiques


1.5.8 Infrastructures de base
La ville Fianarantsoa contient des différentes infrastructures suivantes:
 Gares routières : Ankazondrano (Nord) : suburbain vers les districts de Lalangina
(Nord), Vohibato(Est) ; Ankazondrano (Sud) : national et régional et
AnkofafaAndrefana (au bord de la RN42) : Suburbain vers les districts de l’ouest
(Isandra et Ikalamavony).
 Routes et pistes : RN7 : Tananarivo – Antsirabe – Ambositra –Fianarantsoa – Ihosy -
Tuléar [05 régions], RN42: Fianarantsoa – Ikalamavony.
 Réseau ferroviaire, reliant Fianarantsoa et Manakara: 163 000 ml de long, avec 17 gares
(fonctionnels restants).
 Aéroport : Aéroport de Beravina, placé en milieu urbain : problème de sécurité.

1.5.9 Eau potable / assainissements d’eau usée


Ce type-là identifie les ressources et le lieu des stockages d’eau potable.
Ressources d’eau potable située premièrement à Antarambiby : Barrage d’Antarambiby d’une
capacité de 135 000 m3 et des ouvrages de traitement suivants à Tombana (1 décanteur statique
horizontal, 1 filtre rapide ouvert et 2 bâches de reprise). Deuxièmement situé à Vatosola : 6

22
barrages de capacité totale de 60 000m3 et des ouvrages de traitement suivants (2 décanteurs
statiques horizontaux, 3 filtres rapides ouverts et 1 bâche de reprise). Troisièmement placé à
Ankidona : 1 station de pompage équipée d’un groupe électropompe, 1 station de traitement
située à Ambanimaso et comportant les éléments suivants (1 décanteur statique vertical, 3 filtres
métalliques sous pression, 1 bâche de reprise et 1 station de refoulement équipée d’un groupe
électropompe

Stockage d’eau potable


Le Stockage d’eau potable est assuré par 2 réservoirs de têtes : Rova 150m3 ;
Ampanenjahana500 m3 et 5 autres réservoirs d’équilibre de capacité respective : Mort homme
(500m3), Besorohitra (200m3), Ilaindasitra (500m3), Mahamanina (500m3) et Ivory (60m3).
La Capacité totale est de 2410m3, représentant 37% de la production moyenne journalière
(6450m3) confortable du point de vue réserve de sécurité.

1.5.10 Electricité
Les sources de production d’électricité dans la ville Fianarantsoa sont : Centrale
hydraulique de la Namorona (puissance disponible Pd = 5600kw pour Fianarantsoa et
AmbalavaoTsienimparihy) et Centrale thermique servant d’appoint, (puissance disponible
Pd=3200kw, à Ankidona. Puissance de pointe de 5250kw).

Des transformateurs de puissance de 5,5 à 20kv pour les lignes moyenne tension de transport
et de distribution.

1.5.11 Télécommunications et communication


Suite à l’évolution de la technologie face à l’évolution de l’homme, les gens du Fianarantsoa
utilises les différents réseaux de communication pour se communiquer entre elles : le réseau
TELMA (Fixe /Pack / mobile /Internet), le réseau Orange (mobile et Internet), le réseau Airtel
(mobile et internet) et le nouveau réseau BIP (mobile et internet).
Ensuite, pour diffuser les informations internes ou externes de la ville, elle a des stations Radio
et des stations Télévisions.

Stations Radio : RNM FM 99.20, SOAFIA, FM 103, VIVA FM 95.4,


FANAMBARANA, RF ONE FM 90, Tsiry FM 105, JiroSyFanasina, FM 106.2, RVM 106.8,
Mampita FM 94, RFI FM 96, Radio Vaovao Mahasoa FM 108 et RUFI 99.2.
Stations de Télévision : GIDEONA, TV Soafia, TVM, VIVA, TV News et TV plus

23
1.6 Données Sociales
1.6.1 Enseignement et éducation

A Fianarantsoa, il y a : 95 établissements d’enseignement primaire, 39 d’enseignement


secondaire du 1e cycle et 26 d’enseignement secondaire du 2e cycle (établissements privés et
publics confondus).

1.6.2 Enseignements supérieurs et formation professionnelle


Enseignements supérieurs à fianarantsoa : Université de Fianarantsoa à Andrainjato, EMIT à
Andrainjato, ENI à Tanambao, IFT à Ambalapaiso, IFPE à Ambalapaiso, ISSEG à
Antarandolo, ISFGI, FFF Malagasy Mahomby à Ankofafa, CNTEMAD.
Et aussi plusieurs Centres de formation professionnelle : Laura Vicauna, Coupes et Couture,
Informatiques, Comptabilité, Guide touristique, Langues étrangères, Electricien et menuiserie,
etc.
1.6.3 Santé
Il existe 13 Centres Hospitaliers existants à Fianarantsoa : 01 Centre Hospitalier à vocation
Universitaire [CHU] d’Andrainjato, 01 Centre Hospitalier à vocation Universitaire [CHU] de
Tambohobe et 11 Centres de Santé de Base (CSB).
Dans cette ville, il y a aussi de nombreuse de pharmacie : Centrale du Sud, EZAKA, Soava,
LamSeck, Plateau, Antarandolo, Sandratra, Mamisoa.
Pour bien gerer la vie du peuple et leur santé, c’est pour cela que l’école de Formation des
paramédicaux existe.
Et aussi il y a : des Dentisteries, de Centre de santé pour la reproduction des adolescents CSRA,
de Centre des soins pratiquant la Médecine traditionnelle (RIRA, HOMEOPHARMA, PHY
AINA) et la Léproserie : ILENA, MARANA.
1.6.4 Sport et loisirs

Dans la ville fianarantsoa, la majorité de jeune pratique le sport.

Sport pratiqué en plein d’air (Football et Basketball)

Et on se trouve les terrains de sport en plein air : au stade municipal d’Ampasambazaha, à


Ikianjasoa, à Beravina, au Collège Saint François Xavier, à Andrainjato et au sein des quelques
établissements scolaires.

Les gymnases : est située à Ambatomena (Gymnase couvert d’Ambatomena).

Les piscines : à l’ HotelTombotsoa, à l’ Hotel SOAFIA et à l’Isaha (en ruine).

24
1.6.5 Bâtiment administratif
La Commune urbaine de Fianarantsoa dispose 39 bâtiments administratifs qui sont situés
dans le centre-ville. Parmi les 39 établissements administratifs, douze (12) d’entre eux sont en
dégradation totale.
1.6.6 Infrastructures socioculturelles
Dans la commune urbaine Fianarantsoa Il y a plusieurs infrastructures de type socioculturelles :
Salle de fêtes à Tsianolondroa, Bibliothèques des établissements scolaires, Bibliothèque
Municipale à Tsianolondroa, CEDII à Tsianolondroa, Alliance française à Tsianolondroa
1.6.7 Abattoirs : SOFIRAC au sein du FokontanyAmbodiharana à une capacité de
200 abattages/jour
1.7 Données institutionnelles
On a 2 Acteurs locaux de développement : les collectivités territoriales décentralisées à multi
-niveau (Fokontany / Commune / région) et les services techniques déconcentrés STD multi -
sectoriel.
En tant que grand ville, Fianarantsoa contient des plusieurs secteurs d’activité (publique ou
privé).
Voici quelques éléments vivent dans les secteurs privés (partenariat avec le CCIA) : les
opérateurs économiques, les commerçants, les entrepreneurs, la société privée et les
transporteurs.
Dans la Société Civile (partenariat à large ouverture), on a : des associations cultuelles
(religieuses), des organisations de la Société Civile (Associations / ONG / Plateforme des
organisations de la Société Civile), de Fondation et des autres acteurs non étatiques.

En tant que organisme, le responsable vise au developpement de la ville grace au plusieurs


organismes de développement qui résident au sein de la ville de Fianarantsoa : ONN à
Mahamanina, FID à Antarandolo, FRDA, AROPA, etc.

Voici les différents Agences de financement ou institutions financières existant à Fianarantsoa :


les Partenaires techniques et financiers, la Banque Centrale, la Banque primaire (BFV-SG,
BOA, BNI-CL), Tsinjolavitra, Caisse d’épargne, Micro crédit (Tiavo, Sipem, Accès banque),
ADEFI et les assurances ( Aro , NyHavana, MAMA,etc.)

1.8 Ordre et Sécurité

La sécurité de la ville est gérer par :

25
-la Police Municipale. -Une direction régionale siège à Ambatolahikisoa. Fianarantsoa (sous
l’autorité d’un Commissaire Principal de police). Dans Fianarantsoa ville, on compte : 01
commissariat centre de police (à Ampasambazaha), 01 commissariat d’arrondissement (à
Ankofafa), 06 postes de police : Ankalavato, Marché du Zoma, Talatamaty, Ampitankely,
Tanana-Ambony, Ankidona.

-Circonscription Régionale de la Gendarmerie à Tsaramandroso-Fianarantsoa (Protéger les


institutions, les personnes et biens).

-région militaire N°2 (veille sur la Sécurisation et le développement de la ville)

-la portion Centrale (PC),

-l’Etat-Major de région ;

-les 2 Corps : la SEMIPI, école de formation militaire de la classe de seconde au terminale, puis
la formation préparatoire (grandes écoles militaires) ; le 1/RM2, premier régiment de la Région
Militaire n°2 qui commande les compagnies,

-les autres services : le service régional du matériel technique et le service socio-médical n°2,

-la Compagnie de Commandement Régimentaire (CCR) qui s’occupe de l’Administration


Générale.

1.9 Gestion de Municipalité


Pour bien gérer la commune, il y a ce qu’on appelle :
 Conseil communal est à l’effectif de 15. Il est présidé par Monsieur RAELISAONA
Modeste Alexandre.
 Membres du bureau exécutif : Maire (Madame Irma Juliandres HARILALAINA) ,
Premier adjoint au maire (Monsieur Jean Honoré ANDRIAMANJATOHASA), Deuxième
adjoint au Maire (Monsieur Armand RATSIMAZAFY), Troisième adjoint au
Maire (Monsieur Georges RAKOTOSON), Directeur Suivi Evaluation (Monsieur
Rivonirina Harilala RAKOTO RAMANIRAKA) et le Conseiller Juridique (Maitre
HajaJohanesa RASOLO).
 Les dirigeants successifs de la commune urbaine de Fianarantsoa (de 1959 à ce jour).

1959-1964 : RANDRIA Michel Joseph (Maire élu issu de MANJAKAVAHOAKA),

26
1964-1966 : RAKOTOZAFY Alphonse (Maire élu issu de PSD),

1966-1971 : RALAIVELO Daniel (Député - Maire élu issu de PSD),

1971- 1972 : RATAFIKA (PDS Administrateur civil),

1972-1976: -RALAMBO Germain (Administrateur civil),

-HARISON Philibert (Administrateur civil),

1976-1988 : RATSIZAFY Joseph Léon (PRESICOMEX issu de l’AREMA),

1989-1992 : RANDRIANANJANAKA Georges (PRESICOMEX issu de l’AREMA),

1992-1998 : RAFALIMANANTSOA Jean Claude (PDS Administrateur civil),

1998-2003 : ANDRIANTSOA Guy Georges Ho Lam (Maire élu issu de UNDD),

2003 - 2006 : -RAKOTONIAINA Pety (Maire élu issu de TAMBATRA),

-RAHARISON Benjamin (PDS Enseignant),

Mars 2007 : RABEARISON Andrianomenjanahary (PDS Administrateur civil),

2008 – 2009 : RABEARISON Andrianomenjanahary (Maire élu issu du TIM),

Du 1èr Avril 2009 au 07 Juillet 2014: RAKOTONIAINA Pety (PDS désigné par HAT),

Du 08 Juillet 2014 au mois d’avril 2015 : Irma Juliandres HARILALAINA (PDS


Administrateur civil désigné par MID),

Mois Avril 2015 au 14 Octobre 2015 : Jean Honoré ANDRIAMANJATOHASA (PDS


désigné par MID),

14 Octobre 2015 à ce jour : Irma Juliandres HARILALAINA (Maire élu issu du HVM).

Section 2 : Méthodes des collectes et des traitements des données

Nous allons parler ici des outils qui ont été utilisés dans l’élaboration de ce document afin
d’obtenir un meilleur résultat ainsi que les différents matériels crédibles que nous avons utilisés
durant l’élaboration de ce travail en évoquant les différents collectes des données, les moyens
de collecte de données ainsi que les démarches suivies durant l’étude.

27
1. Collectes des données
Dans le cadre de cette étude, les données obtenues proviennent de deux sources : les sources
primaires et les sources secondaires.
1.1. Sources primaires
Les données primaires sont spécifiques à l’étude et permettent de donner des réponses aux
questions posées. Elles sont de type qualitatif et quantitatif.
Enquêtes
L’enquête permet d’obtenir des données fiables. Le but de cette enquête est de connaitre la
situation du marché locale et l’évolution de la production. Pour mieux connaître cette évolution
et la variation du prix du riz, trois cibles dont les paysans producteurs, les collecteurs et les
distributeurs.
Cette enquête a été effectuée dans la zone Fianarantsoa en fonction du temps limité pour son
accomplissement.
Pour accomplir le tâche à faire, Il existe deux types de questions : questions ouvertes qui laissent
l’individu interrogé totalement libre du choix de sa réponse dans sa forme et sa longueur, et
questions fermées qui précisent la série de réponses possibles et facilitent le traitement.
Le questionnaire
Le questionnaire est la série des questions formalisées destinées à obtenir des
informations auprès de répondant. Il a pour but de : traduire les informations requises en une
série de questions ; motiver, encourager, intéresser le répondant ; minimiser les erreurs de
réponses.

 Types de questions
Les questions qui constituent un questionnaire peuvent varier de plusieurs formes. Cela
dépend de la précision et de la fiabilité des réponses que nous voulons obtenir. Chaque forme
de questions peut avoir ses avantages et ses inconvénients. Il faudrait alors bien définir la nature
d’une question dépendant des réponses attendues. Les questions peuvent être de trois types :

- Questions ouverte (non structurées) question qui laisse l’interlocuteur totalement libre
du choix de sa réponse afin qu’il puisse émettre son propre avis sur le sujet ;
- Questions fermées (structurées) question précisant la série de réponses possibles ;
- Questions numérique dont l’interlocuteur doit répondre sous forme d’un nombre.
 Etape de la conception de questionnaire
La conception de questionnaire constituée en 6 étapes suivantes :
 Lister les informations requises

28
 Définir le contenu des questions
 Choisir la structure des questions
 Formuler les questions
 Ordonner le questionnaire
 Pré-test du questionnaire.
 Organisation du questionnaire
Un questionnaire est normalement constitué de cinq parties :

- Présentation du questionnaire et de l’étude ;


- Questions introductives et qualifiantes ;
- Questions spécifiques
- Questions d’identification
- Remerciement.
Ensuite la partie principale d’un questionnaire aborde successivement en quatre thèmes qui
sont :
- Comportement ;
- Opinions ;
- Motivations ;
- Attentes.
Nous avons présenté notre questionnaire sous forme de tableau. Nous avons regroupé les
questions par thème. Nous avons ensuite mentionné dans le tableau les réponses attendues pour
chaque question.
Entretien
Durant notre recherche, les informations nécessaires correspondant au thème du
mémoire n’auraient pas été disponibles sur des archives ou dossiers comme dans la
bibliothèque, dans le site internet, etc. Dans ce cas-là, le passage en entretient est l’une dans des
solutions.

Pour préparer à un entretien individuel, nous avons pris le soin de préparer des séries de
questions. L’entretien se focalisait surtout sur les données essentielles concernant les
hypothèses à vérifier ou sur la problématique du devoir.

D’ailleurs, toutes leurs réponses ont été presque les mêmes.

1.2 Sources secondaire

29
Les données secondaires sont utilisées pour identifier et mieux définir le problème, élaborer
une méthodologie de résolution, répondre à certaines questions de recherche, émettre des
hypothèses et interpréter les données primaires. Elles proviennent des recherches
documentaires qui jouent un rôle essentiel pour faciliter ces théories analysées. Cela consiste à
lire certains ouvrages qui a permis de compléter les connaissances acquises durant le cursus
universitaire, d’aider à comprendre les données recueillies sur terrain et d’expliquer et de
soutenir les idées. Cela consiste aussi à visiter certains sites d’internet qui font parties des
supports fondamentaux de travaux de recherche actuels pour mettre à jour la connaissance.

2. Traitements des données


Il y a deux types de traitements qui sont favorables : le traitement manuel et informatique.

2.1. Le traitement manuel

Il est nécessaire afin de confirmer les informations obtenues en retenant celles qui sont utiles.
Pour que les données recueilles soient adaptées dans la partie qu’elles conviennent selon le plan
établi, ce traitement a été rédigé manuellement sur papier.

2.2. Le traitement informatique

Ce traitement est indispensable parce qu’il simplifie les données obtenues, par exemple de
traitement de texte. Il consiste à rédiger sur machine, à travers l’utilisation des logiciels usuels
tels que le Microsoft Word 2016, Microsoft Excel 2016, et SPSS, et le Microsoft Power Point
qui permettent d’extraire des informations à partir des données brutes.

Section 3 : Limites de l’étude et les difficultés rencontrées

Certainement, comme toute œuvre, l’élaboration de ce devoir n’a pas été une chose facile à
faire surtout à la construction du diagramme d’Ishikawa2, mais comme toute investigation, elle
a trouvé ses limites et difficultés auxquelles elle n’échappe pas. Ces limites sont objectives et
comporte quelques erreurs, des insuffisances et des incohérences.

Dès le début du travail, des limites se sont fut sentir quant à des limites dans le temps ainsi
qu’aux informations concernant le thème. En effet, comme c’est un travail de recherche, toutes
les données ne peuvent être fournies sur un plateau d’argent. Les difficultés sur l’insuffisance
du temps et les moyens financiers dans le travail de recherche ont été présentes. En ce qui

2
Diagramme d’Ishikawa est aussi appelé diagramme des causes à effets.

30
concerne l’enquête particulièrement, certaines personnes enquêtées ne voulaient pas donner
toutes les informations complètes. Par conséquent, elles sont insuffisantes.

De plus, d’autres n’ont pas pu être enquêtées à cause du temps limité. Des ouvrages et des
documents jugés utiles pour notre étude, n’ont pas pu être consultés par manque de temps. Tout
cela a causé un contretemps sur la durée prévue pour la collecte d’informations, puis pour leur
traitement, et a engendré un retard dans l’élaboration de cet ouvrage.

Le diagramme d’Ishikawa

Il sert à représenter la relation qui existe entre un effet et toutes les causes d'un problème. Il est
utile pour faire la liste des causes potentielles de variabilité ou pour faire la liste des facteurs X
reliés à une variable de réponse Y dans la planification d’ une expérience.

Méthode

1. Énoncer le problème, effet (variable de réponse).


2. Faire la liste des causes associées à cet effet dans une session de brainstorming.
3. Penser aux grandes catégories : matériaux, machines, méthodes, procédures, main-d’
œuvre, environnement, système de mesures.
4. Tracer le diagramme d’Ishikawa

M1 M3

Effet

M4 M5
M3

Figure 3: le diagramme d'Ishikawa

Source : investigation personnel

31
Significations :

M1 (Matière) : Recense les causes ayant pour origine les supports techniques et les produits
utilisés.

M2 (Main d’œuvre) : Problème de compétence, d’organisation, de Management.

M3 (Matériels) : Causes relatives aux Machines, aux équipements et Moyens concernés.

M4 (Méthodes) : Procédures ou modes opératoires utilisés.

M5 (Milieu) : Environnement physique : lumière, bruit, poussière, localisation, signalétique etc.

Section 4 : Présentation de prix du riz et son évolution


4.1 Prix du riz sur le marché
Le Tableau 13 nous présente le prix du riz sur le marché du janvier 2008- mars 2017

Tableau 13 : Prix du riz sur le marché du janvier 2008 à Mars 2017

ANNEE 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
MOIS
Janvier 226.8 248.2 217.3 298.7 288.4 290.9 315.7 336.2 358.8 372.5
Fevrier 235.9 248.2 216.4 311.1 284.5 291.5 316.1 339 360.7 389.1
Mars 228 245.2 212.5 298.2 283.2 289.8 316.1 349.3 360.7 389.1
Avril 216.5 234.5 209 285.6 280.9 289.6 316.1 349.3 360.7 389.1
Mai 206.2 226.5 204.3 275.9 276.1 289.6 316.1 349.3 360.7
Juin 199.2 212.3 195 271.2 272.3 294.1 316.1 351.9 362.5
Juillet 224.2 204.2 205.5 266.6 268.4 296 316.1 351.9 362.5
Août 234.5 201.6 215.7 271.2 268.4 300.8 316.1 351.9 362.5
Septembre 234.5 203.3 226.3 269.7 271.5 300 319.5 351.9 364.9
Octobre 237.8 214.4 237.5 269.7 273.3 300.1 319.5 351.9 364.9
Novembre 236.5 216.9 260 275.3 282.8 307.5 319.5 358.8 365.8
Décembre 247 217.3 272.9 288.9 291.1 310.3 330.6 358.8 372.5

Source : INSTAT Fianarantsoa, 2017

4.2 Evolution du prix du riz


4.2.1Evolution en générale

La figure suivante nous donne l’évolution du prix du riz en générale.

32
Figure 4 : L'évolution de prix du riz sur le marché

Source : Auteur 2017

4.2.2 Evolution de prix par mois de janvier 2008 à mois de Mars 2017

La figure suivante nous montre l’évolution de prix du riz par mois de janvier 2008 à Mars
2017.

Figure 5 : L'évolution de prix du riz par mois de janvier 2008 à mois de mars 2017
Source : Auteur 2017

CONCLUSION PARTIELLE
Dans le cadre de la méthodologie de recherche, il est nécessaire de déterminer avant les
techniques pour rédiger un mémoire afin que les informations recueillies soient pertinentes, et
pour collecter et traiter des données afin que ces dernières soient fiables et adaptées à ce qu’on
attend.

33
PARTIE II : RESULTATS ET INTERPRETATIONS

34
INTRODUCTION PARTIELLE
Cette deuxième partie est donc consacrée au résultat d’étude sur les causes de variation de prix
du riz expliquer dans le chapitre 3 et les conséquences économiques des variations de prix du
riz sur les ménages dans le chapitre 4.

Le chapitre 3 contient : la représentation graphique des problèmes par le Diagramme d’Ishikawa


et ensuite, l’explication des différentes causes de variation de prix du riz.

Le chapitre 4 contient : l’effet sur la consommation, puis l’effet sur le revenu et enfin l’effet sur
la valeur ajoutée.

CHAPITRE 3 : CAUSES DE VARIATIONS DE PRIX DU RIZ

Section1 : Représentation graphique via le diagramme d’Ishikawa

Ce schéma représente les causes de variation de prix du riz dans la ville Fianarantsoa.

Déséquilibre entre l’Offre et L’arrivée du période de récolte


la Demande et du période de soudure

Période de soudure
O>D Période de
récolte Situation
O<D Monopsone
(Effet)

Activités Naturelles Variation du prix du riz


P. Economique
Eau pas bien
Maitriser Spéculations
Education Activités Humaines
faible

Variation de la Actes des commerçants Changement climatique


Production
Figure 6 : Cause de variation de prix du riz
Source : auteur 2017

35
Significations :

- O : Offre

- D : Demande

- P. Economique : Problème Economique

Représentation schématique selon l’analyse des contraintes de prix du riz.

Contraintes Physiques Contraintes Techniques

Faible niveau d’éducation


Météorologie
Maitrise de l’eau médiocre
défavorable Faible taux
d’équipement
(Effet)
Variation du prix du riz
Insécurités Rareté des terres
foncières
Coût de la main Lente de démarche vers la
d’œuvre élevé décentralisation et la déconcentration

Contraintes Economiques Contraintes institutionnelles

Figure 7 : Schéma des contraintes de prix


Source : auteur 2017

Voici les éléments dans chaque contrainte.

Contraintes physiques :

- météorologie défavorable, cyclones et variations importante de l’intensité des pluies, -


enclavement des zones de production - détérioration de l’environnement naturel et baisse de la
fertilité des sols - état défaillant des réseaux d’irrigation - maîtrise de l’eau médiocre

Contraintes techniques :

- faible taux d’équipement,- faible application d’itinéraires techniques améliorés dus aux
problèmes de communication et aux problèmes techniques,- faible niveau d’éducation.

Contraintes économiques :

36
- coût élevé de la main d’œuvre,- rareté et cherté du crédit, faible diversité des instruments
financiers, - rareté des terres et insécurité foncière : complexité de la procédure d’acquisition
des terres, coût élevé d’acquisition des titres, éloignement du service des Domaines, traitement
des dossiers lourd), - déficience des marchés ruraux du riz et compartimentation du marché, -
stratégie d’autoconsommation et peur du risque financier

Contraintes institutionnelles :

- concentration des moyens sur l’irrigation et la vulgarisation, - lente démarche vers la


décentralisation et la déconcentration, - une politique fiscale longtemps pénalisante (mesures
fiscales, exemption des droits de douane et taxes d’importation et modification de taux pour les
intrants et matériels et équipements agricoles)

Depuis quelques année, une grande insécurité d’exploitation agricole (vols, contrainte socio-
religieuses) a été ressentie depuis quelques années.

Section2 : Explication des différentes causes de variations

Cette section représente les Résultats d’analyse et de l’enquêtés pour détecter l’origine de
variation de prix du riz sur le marché.

1.1 Déséquilibre entre l’offre et la demande


1) Demande supérieur à l’offre
o Croissance démographique
Il apparaît évident que la hausse de la population constitue un élément de taille pesant sur la
hausse de la demande alimentaire, l’offre étant incapable de suivre, cela crée une tension sur
les prix.

Loi de Thomas Robert Malthus3 ou la loi de la population (loi Malthusienne)

Son œuvre: « Essaie sur le principe de la population » Publie en 1798.

D’après lui, la population a tendance à augmenter en progression géométrique par rapport à la


subsistance en progression arithmétique.

Le Tableau 14 représente le nombre de la population Fianarantsoa de l’année 2010 à 2016.

Tableau 14: effectif de la population Fianarantsoa de 2010-2016

3
Pasteur britannique Thomas Robert Malthus publie son “Essai sur le principe de la population” en 1798

37
ANNEE NOMBRE DE POPULATION
2010 175 504
2011 180 331
2012 185 381
2013 190 571
2014 213 943
2015 219 934
2016 226 093
Source : INSTAT Fianarantsoa. Donnée obtenu du 04 Août 2017
En vue de voir claire cette évolution, la solution est la représentation graphique.

250 000

200 000

150 000

100 000

50 000

0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
NOMBRE DE POPULATION 175 504 180 331 185 381 190 571 213 943 219 934 226 093

Figure 8 : Evolution de la population Fianarantsoa de 2010 à 2016

Source : investigation personnel

D’après ce qu’on a vu ici sur la figure 1, la population ne cesse de s’accroitre temps à temps,
surtout de l’année 2013 à 2014, il y a de forte croissance démographique par rapport à l’année
2010 à 2011. A Quoi se sert la production face à cette augmentation aggravée ?

Evolution de la situation de production rizicole 2005 à 2015


Le Tableau 15 nous donne la surface, la production et le rendement concernant la production
du riz.

38
Tableau 15 : Surface, Production, Rendement

Riz
Spéculation
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Surface (ha) 68 450 65 350 68 730 84 200 89 500 112 655 103 340 109 775 104 600 104 540 104 600
Production (t) 225 935 196 530 284 220 275 050 441 900 444 680 331 300 366 500 400 280 400 360 402 620
Rendement (t/ha) 3,30 3,01 4,14 3,27 4,94 3,95 3,21 3,34 3,83 3,83 3,85

Source : Direction Régionale de l’Agriculture et l’Elevage.

Les figures suivantes montrent l’évolution de la production de riz et la superficie rizicole.

Evolution de la Production de riz


500000
Production (tonne)

400000
300000
200000 Riz

100000
0
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015

Figure 9 : Evolution de la production de riz

Source : Direction Régionale de l’Agriculture et l’Elevage

Evolution de la superficie rizicole


120000

100000
Surface en ha

80000

60000

40000 Riz

20000

0
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Année

Figure 10 : Evolution de la superficie rizicole

Source : Direction Régionale de l’Agriculture et l’Elevage

39
Interprétations

La figure 3 donne l’évolution de la croissance démographique. Cette figure explique que le


nombre de la population ne cesse de s’accroitre, surtout de l’année 2013 à 2014, cela veut dire
que les bouches à manger augmentent ou les demandes en besoin alimentaire augmentent.

La figure 4 représente la production du riz de l’année 2005 à 2015. D’après cette figure, la
production augmente de l’année 2008-2009 grâce à la politique de l’ancien président de
Madagascar Marc Ravalomanana. Mais au contraire, la production fait une chute descendant
de l’année 2010 a 2011. De l’année 2013 a 2015, la production est reste constante.

De l’année 2005 à 2010, la superficie rizicole est élargie, mais le taux de production ne le
correspond pas (La production fait un zig zag). Ensuite, de l’année 2013 jusqu’à 2015, la
superficie rizicole reste constante, par conséquent le résultat de la production est faible.

La population ne cesse d’augmenter, la superficie rizicole reste constante, le taux de la


production constante, d’où la variation de prix du riz sur le marché (le prix du riz augmente).

2) Offre supérieur à la Demande


Abondante de produit sur le marché, ce cas-là mène à la diminution de prix.

2.1 L’arrivée du période de récolte et du période de soudure


2.1.1 L’arrivée du période de récolte

 Prix diminue
Les prix du riz sont plus bas durant les périodes de récolte. Les différences spatiales s'expliquent
partiellement par le fait que les récoltes interviennent à différents moments de l'année d'une
région à une autre.

Généralement, il y a une seule saison de culture de riz à Madagascar. Ainsi la part la plus
importante de la récolte de riz est obtenue d’avril à juin dans 70% des communes. A
Fianarantsoa, la période de récolte de riz est obtenue du mois d’avril au mois de juin aussi. De
ce fait, des différences spatiales existent.

L’impact de ces différences de période de récolte se reflète au niveau des prix du riz qui s’avère
être plus bas en période de récolte.

Toutefois, l’ampleur des variations saisonnières de prix est atténuée par le fait que ces
communes profitent des prix plus bas engendrés par la récolte dans les autres localités alors
qu’elles entrent dans leur période de soudure.

40
 Prix augmente
En période de récolte, les prix augmentent à mesure qu’on s’approche des centres urbains.

La théorie économique suggère que les prix des produits agricoles augmentent à mesure qu’on
s’approche des villes (Von Thünen, 1826 ; Ravallion, 1986).

Les différences de prix découlent des frais engendrés par le transport des produits des centres
de production vers les centres de consommation.

Les résultats issus de l’enquête au niveau des communes ne se démarquent pas de ce circuit de
commercialisation. Les prix sont plus élevés dans les villes en période de récolte quand les
produits arrivent des zones rurales, mais sont plus bas en période de soudure, quand le flux est
inversé. Plusieurs raisons peuvent être avancées pour expliquer ce phénomène. D'une part, les
agriculteurs n’ont ni les liquidités nécessaires ni les capacités infrastructurelles pour stocker les
produits. Parfois aussi, l’insécurité ambiante dans les zones les plus éloignées dissuade toute
initiative de stockage dans ces endroits.

2.1.2 L’arrivée du période de soudure

Le prix du riz est très variable dans l’espace et dans le temps à Madagascar surtout dans la
région Haute Matsiatra. En réalité, le riz est moins chère en période de récolte et plus chère en
période de soudure.
L’arrivée de cette période va augmenter la demande en produit alimentaire mais la production
ne suffit pas, elle ne couvre pas la demande, faible taux de production, insuffisance de produit
alimentaire. D’où l’augmentation du prix du riz.
Les différences spatiales et temporelles sont clairement marquées. Le mois d’octobre à janvier,
période de soudure dans presque toute île, le prix du riz est de 41 % plus élevée que dans le
période de récolte.

Les variations spatiales sont plus prononcées en période de soudure en raison probablement de
la réduction de la taille des marchées en cette saison.

Durant cette période, le riz importé est présent dans la moitié de la commune. Par contre, le
riz importé est moins présent dans la ville Fianarantsoa. La présence de ce produit est
conditionnée par la distance de la commune à une route.

Le prix du riz à Fianarantsoa est très marqué plus élevé en période de soudure suite aux frais de
stockage, et plus particulièrement aux coûts d’opportunité du capital. Les communes où
l’insécurité règne affichent aussi des variations saisonnières de prix plus grandes.
41
Le prix du riz est plus élevé durant la période de soudure qui s’étend principalement d’octobre
à janvier dans la Région Haute Matsiatra.
Ce prix résulte des frais de stockage : pertes de stockage, évaporation de l’eau qui entraîne une
hausse des composants nutritionnels par unité pondérale de riz, et surtout coût d’opportunité du
capital. Etant donné que les agents économiques concernés ou intéressés doivent faire un choix
entre un investissement dans le stockage de riz et d’autres activités, la hausse continue du prix
du riz après la période de récolte suit ainsi l'évolution du coût d'opportunité du capital dans
l’économie rurale.

2.1.3 Situation monopsone

Des situations de monopsone dans certains endroits conduisent à des prix plus bas à la récolte
et des prix plus élevés à la soudure. Ces situations perdurent parfois, suite aux abus de certaines
autorités locales.

Le monopsone trouve souvent sa source dans le mauvais état des infrastructures routières et le
faible développement des marchés dans certaines zones. Il est difficile d’estimer l’importance
du rôle joué par ce type de marché dans l’espace et sur la formation des prix avec les données
disponibles. Toutefois, nous pouvons avancer qu’il est peu probable d’arriver à une évolution
de situation dans ce domaine sans une amélioration de l’infrastructure routière.

D’un côté, le développement des monopsones avec l’aval des autorités locales apparaît comme
un phénomène inquiétant dans certaines régions dans la mesure où les producteurs en sortent
perdants.

Les autorités locales sont en effet souvent aussi établies en tant que collecteurs et commerçants
de riz, et elles voient à travers ces mesures un moyen de protection de leurs activités.

D’autres importants négociants qui se sont diversifiés dans plusieurs activités commerciales
adoptent aussi la même stratégie en essayant de maintenir les prix du riz à un niveau plus bas
qu’ailleurs en période de soudure, ceci afin d’acquérir une clientèle auprès de la population
locale comme ils tirent le maximum de revenus d’autres segments plus rémunérateurs du
marché.

2.2 Variation de la production


 L’absence de maitrise d’eau :

42
L’absence de maîtrise d’eau constitue la principale contrainte des différentes régions rizicoles
de l’ensemble du pays. Sur une superficie de riz irrigué de 800.000 ha, par exemple, 500.000
ha sont en mauvaise maîtrise d’eau.
 La pauvreté naturelle des sols
 Les problèmes économiques :
Ces problèmes concernent principalement les problèmes d’équipement des producteurs et
l’accès à ces équipements. En effet, la faible production rizicole malgache est en majeure partie
issue d’une faible utilisation de la mécanisation de la part des riziculteurs, des intrants majeurs
(engrais minéraux, semences sélectionnées à haut rendement, produits phytosanitaires) à cause
de leur prix. Les producteurs continuent de pratiquer les méthodes et techniques traditionnelles
telles que la bêche traditionnelle, la faucille, la charrue à bœufs. D’où, les problèmes
économiques. Ce comme cas de la Région Haute Matsiatra.

 Niveau d’éducation faible :


Dans ce cas, la faible accumulation du capital à cause du manque d’investissement réduit la
production alors que le producteur doit subvenir aux besoins de sa famille (autosubsistance).
En 2004, par exemple, sur 2 millions de petits producteurs de riz, plus de 60 % disposent moins
de 60 ares de rizière.
 Comportement des producteurs différents :
Dans cette ville contient 2 types des paysans à deux comportements différents. Pour l’un, le
paysans produire du riz et après il vend les produits en période de récolte pour en racheter
ensuite en période de soudure ; pour d’autres, les récoltes ne sont pas commercialisées mais
utilisées pour nourrir la famille. Ainsi, ces facteurs limitant la production et ces comportements
spéculatifs sont des éléments déclencheurs de l’instabilité des prix.
 Régression des superficies cultivées
2.3 Acte des commerçants
2.3.1 Définition Légales des commerçants

La loi No 1999-018 du 02 Aout 1999 article 1-1 du code de commerce, donne une
définition « sont commerçants ceux qui accomplissent des actes de commerce a titre
indépendant et dans un but lucratif et en font comme leur profession».

2.3.2 Acte fait par les commerçants


Les Distributeurs ou les commerçants assurent l’achat de riz blanchi auprès des transformateurs
et de la vente en gros ou demi-gros aux détaillants, soit l’usinageet la vente de riz blanc auprès
des détaillants, soit l’achat direct auprès des importateurs. Ils disposent généralement d’une

43
grande capacité de stockage leur permettant parfois de stocker et de spéculer le prix en période
de soudure. Quant aux détaillants, le riz se vend au kilo ou non (vente par kapoaka).
Spéculation de prix
Les commerçants achètent le riz pendant la période de récolte et le vendent en période de
soudure. Pour ceux dotés de capacité de stockage, ils entreposent le riz dans des infrastructures
situées le plus souvent dans leur ville de résidence. Ceci conduit à de plus fortes variations de
prix dans la zone Fianarantsoa. A cela s’ajoute la recherche de l’intérêt individuel au détriment
de l’intérêt collectif.

Ensuite, les prix du riz dans les zones les plus éloignées des villes sont plus élevés car les coûts
de transport sont doublement inclus dans le prix du riz.

Barrett(1996) a démontré la plus grande variabilité des prix pour les localités les plus éloignées
des centres urbains.Il décrit un phénomène de changement des flux : les commerçants qui
stockent le riz se trouvent habituellement dans les villes ; ils y stockent le riz qu’ils ont acheté
dans les zones productrices (en dehors des villes) à la récolte et qu’ils y revendent en période
de soudure. Le riz est parfois ainsi transporté deux fois sur la même distance et les coûts ainsi
encourus doivent être inclus dans le prix du riz au consommateur.

Pour les communes les plus éloignées, la variation des prix est plus prononcée (des prix plus
élevés par rapport aux communes les plus accessibles en période de soudure et des prix
nettement plus bas en période de récolte).

2.4 Changement climatique


2.4.1 Causes du Changement climatique

Le climat est l'ensemble des phénomènes météorologiques qui caractérisent l'état moyen de
l'atmosphère en un point quelconque de la terre.

Le climat peut être influencé par des perturbations soit naturelles soit dues aux activités
humaines.

 Activités naturelles :

Les variations de la quantité d’énergie solaire reçue à la surface de la Terre et les variations de
la trajectoire (orbite) de la Terre autour du Soleil.

44
a) Les changements relatifs de la position de la terre et du soleil modifient l’énergie solaire
reçue par la terre.
b) Les changements de l’activité solaire modifient la puissance du rayonnement émis par
le soleil.
c) Les poussières volcaniques réfléchissent le rayonnement solaire.

 Activités humaines :

Le climat est de plus en plus influencé par les activités polluantes des hommes.

Comment les hommes influent-ils sur le climat ?

Les hommes influencent le climat par leurs activités polluantes : pollution atmosphérique due
aux industries et aux transports (surtout les voitures).

a) La consommation de combustible (pétrole, charbon, gaz…) augmente la concentration des


gaz à effet de serre
b) L’émission de très fines particules modifie les échanges par rayonnement, la formation des
nuages et de la pluie
c) Certaines productions (mousses, plastiques…) ou installations (climatisations…) émettent
des composés chimiques qui augmentent l’effet de serre
d) Les pratiques d’utilisation des sols (agriculture intensive, déforestation…) modifient les
échanges d’eau et de chaleur avec la surface, et augmentent la concentration des gaz à effet
de serre.

Ces activités rejettent dans l’atmosphère des gaz appelés gaz à effet de serre. Ces gaz
provoquent un effet de serre sur l’ensemble de la planète, ce qui fait augmenter la température
moyenne de la Terre. Cette influence des hommes a commencé au début du XXe siècle (début
de la période industrielle) et ne cesse d’augmenter.

2.4.2 Effet du changement climatique


2.4.2.1 L’augmentation du Gaz à Effet de Serre (GES)

Au cours du XXe siècle, les observations des scientifiques ont indiqué une augmentation de
0,6 °C de la température moyenne de la planète. Ces évolutions sont si rapides et si

45
importantes qu’elles n’ont pu être causées que par les gaz à effet de serre rejetés par les
industries et les véhicules.

Les années 1990 ont été les plus chaudes du XXe siècle. Et c’est l’année 1998 qui a été l’année
la plus chaude de toutes.

 Le GES

Les gaz à effet de serre sont les gaz qui participent à l'effet de serre. L'augmentation de leur
concentration dans l'atmosphère terrestre est à l'origine du réchauffement climatique.

L’azote (N2) et l’oxygène (O2) sont des molécules diatomiques très stables, constituant la
majeure partie de l’atmosphère terrestre (près de 99%). Ils sont quasiment transparents au
rayonnement infrarouge. Ces deux composants ne jouent donc qu’un rôle très limité dans le
phénomène d’effet de serre. En revanche, certains des composants quantitativement
minoritaires interviennent de façon prépondérante dans ce processus. Il s’agit des molécules
triatomiques, principalement la vapeur d’eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2) aussi appelé
gaz carbonique, le méthane (CH4), l’ozone troposphérique (O3), l’oxyde nitreux (N2O), ainsi
que les chlorofluorocarbures (CFC). À l’exception des CFC, tous ces gaz sont présents
naturellement dans l’atmosphère, même s’ils représentent moins de 1% de sa composition
totale.

 le gaz carbonique ou dioxyde de carbone(CO2), produit lorsque des composés


carbonés sont brûlés et en présence d'oxygène (combustion d’énergies fossiles,
éruptions volcaniques, respiration des plantes, des animaux et des hommes, incendies
naturels de forêts, etc.) ;
 le méthane (CH4), dû aux fuites dans la gestion des gisements d’énergies fossiles
(émissions des mines de charbon, fuites lors de l’exploitation du gaz naturel ,méthane,
et torchage incomplet du méthane relâché par l’industrie pétrolière) - à la
décomposition de la cellulose par les bactéries (fermentation anaérobie de la biomasse
dans les zones humides (marais, tourbières, rizières…), dans les décharges, dans la
panse des bovins) - à la combustion incomplète de la biomasse notamment lors des feux
de forêts ;

 deux halocarbures (HFC et PFC) : les gaz réfrigérants utilisés pour la climatisation et
les gaz propulseurs des aérosols ;

46
 le protoxyde d'azote ou oxyde nitreux (N2O) issu d’engrais azotés et de certains
procédés chimiques ;
 l'hexafluorure de soufre (SF6), utilisé dans des transformateurs électriques.

Un gaz à effet de serre regroupe des composés gazeux atmosphériques capables d'absorber le
rayonnement infrarouge tellurique et thermique. La concentration des principaux gaz à effet de
serre, CO2, CH4 et N2O, continuent d'augmenter dans l'atmosphère pour atteindre un record à
fin 2012.

Le rôle d'un gaz à effet de serre (GES) en schéma

Dans l'effet de serre, par définition, le rôle de chaque gaz à effet de serre est indiqué sur ce
schéma et donne un aperçu du rôle de l'effet enserrant et de la contribution des gaz dont
quelques sources sont entourées en rouge.
Les gaz à effet de serre, par définition constitués de vapeur d'eau H2O pour 54%, dioxyde de
carbone CO2 pour 39%, l'ozone O3 pour 2%, le protoxyde d'azote N2O pour 2%, le méthane
CH4 pour 2%, CFC, etc., contribuent à la régulation du climat à la surface de la Terre.

En effet, les principaux gaz à effet qui entrent dans l'atmosphère du fait des activités humaines
sont les suivants :

 Le dioxyde de carbone est émis principalement par la combustion de combustibles


fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon), les déchets solides, les arbres et les produits
du bois. Les changements dans l'utilisation des terres, tels que la croissance de nouvelles
forêts ou les sols inquiétants, peut conduire à l'ajout ou la suppression de dioxyde de
carbone de / vers l'atmosphère.
 Le méthane est émis lors de la production et du transport du charbon, du gaz naturel et
du pétrole. Les émissions de méthane aussi résulté de l'élevage et des pratiques agricoles
et de la décomposition de matières organiques dans les décharges municipales de
déchets solides.
 L'oxyde nitreux est émis au cours des activités agricoles et industrielles, ainsi que lors
de la combustion des combustibles fossiles et des déchets solides.
 Les gaz Fluorés, tels que les hydrofluorocarbones, les hydrocarbures sperfluorés et
hexafluorure de soufre, sont émis à partir d'une variété de procédés industriels et les
utilisations commerciales et domestiques. Les gaz fluorés sont parfois utilisés comme

47
substituts de substances appauvrissant la couche d'ozone telles que les
chlorofluorocarbones(CFC).

Certains gaz à effet de serre à court terme, tels que l'ozone troposphérique et les aérosols
(ou particules dans l'atmosphère), tels que le noir de carbone et les sulfates, sont pertinentes au
changement climatique. Toutefois, chaque rapport se concentre uniquement sur les principaux
gaz à effet de serre, à long terme, mais les substances à courte durée de vie pourraient être
incluses dans les prochaines éditions de certains rapports.

La figure suivante représente l’émission de GES.

Figure 11 : Le Gaz à effet de Serre


Source : Météo Beravina Fianarantsoa

2.4.2.2 Destruction de la couche d’Ozone

La couche d’ozone est une couche de gaz qui est présente naturellement dans l’atmosphère de
la Terre.

Où se trouve vraiment la couche d’ozone ?

La couche d’ozone se situe dans la stratosphère, une couche de l’atmosphère située entre 20 et
50 km d’altitude. Mais plus de 90 % de la quantité d’ozone se situe entre 20 et 30 km d’altitude.

48
La concentration totale en ozone est très faible, en dessous de dix molécules d’ozone pour un
million de molécules d’air. La couche d’ozone est donc très fragile, du fait de sa très faible
concentration.

Comment se forme la couche d’ozone ?

La couche d’ozone est créée par l’action de certains rayons du Soleil appelés ultraviolets (UV).
Ces rayons cassent les molécules d’oxygène (O2) présentes dans l’atmosphère. Ces molécules
d’oxygène cassées s’associent alors entre elles pour former de l’ozone (O3).

L’ozone se forme donc plus facilement au niveau des régions tropicales où l’intensité du
rayonnement solaire est plus forte, mais les vents de l’atmosphère transportent l’ozone tout
autour du globe. Certains composés naturels de l’atmosphère (comme l’azote, le dioxyde de
carbone, le méthane ou le chlore) détruisent les molécules d’ozone.

Au final, le phénomène naturel de formation et de destruction de la couche d’ozone permet


d’avoir un taux d’ozone relativement constant dans le temps. C’est le cas depuis plusieurs
millions d’années.

Quel est le rôle de la couche d’ozone ?

La couche d’ozone est indispensable à la vie des êtres vivants sur Terre, car elle stoppe les
rayons ultraviolets(UV) que nous envoie le Soleil. Ces UV sont extrêmement dangereux pour
les hommes car ils provoquent notamment des cancers de la peau.

L’absence de couche d’ozone serait donc catastrophique pour l’ensemble des êtres vivants de
la Terre. D’ailleurs, la vie sur Terre n’a pu sortir des océans que lorsque cette couche d’ozone
est apparue (il y a environ 350 millions d’années).

Qu’appelle-t-on le trou de la couche d’ozone ?

Le trou de la couche d’ozone est une partie de la couche d’ozone où la concentration en ozone
est plus faible que la normale. L’ozone y est donc toujours présent, mais avec un taux bien plus
faible. Le trou de la couche d’ozone a été découvert en 1980 au-dessus de l’Antarctique (au-
dessus du pôle Sud).

49
Le trou de la couche d’ozone apparaît durant l’hiver austral (l’été dans l’hémisphère Nord), puis
il disparaît durant l’été austral (l’hiver dans l’hémisphère Nord). La concentration minimale
d’ozone (c’est-à-dire le « trou maximum ») est observée en octobre, car le chlore présent dans
l’air est soumis à un fort rayonnement solaire. Il existe également une faible diminution de la
couche d’ozone au-dessus de l’océan Arctique (au-dessus du pôle Nord).

Quelles sont les causes du trou de la couche d’ozone ?

Le trou de la couche d’ozone se forme lorsque du chlore détruit l’ozone. Les hommes envoient
du chlore dans l’atmosphère sous forme de chlorofluorocarbures (CFC). Ces composés
chimiques sont utilisés dans les bombes aérosols et les réfrigérateurs.

Par ailleurs, d’autres produits chimiques (les halocarbones bromés et les oxydes d’azote)
contenus dans les engrais peuvent aussi attaquer la couche d’ozone.

2.4.2.3 Effets du Changement Climatique(CC) sur la production et sur le prix

 Effet du CC sur la production

-Destruction de la production

-insuffisance de la production suite : à des températures plus haute degrés et au changement


néfaste dans le cycle hydrologique. Puis, La hausse des températures est déjà en train de
provoquer une accélération du cycle hydrologique. Si l'atmosphère se réchauffe, elle retient
l'humidité, devient moins stable et entraîne une plus grande pluviométrie, en particulier sous
forme de fortes précipitations. Le réchauffement accélère aussi l'évaporation. Ces changements
dans le cycle de l'eau aura pour effet net une diminution de la quantité et de la qualité de
l'alimentation en eau douce dans toutes les grandes régions. En même temps, la direction des
vents et la trajectoire des tempêtes risquent, elles aussi, de changer. L'intensité (mais non la
fréquence) des cyclones tropicaux devraient augmenter, avec des pointes de vent et des
précipitations plus importantes.)

-réduction de terre a cultivé suite au cas de l’inondation.


-Rendement faible.
-Perte de produit après la récolte causé par des risques climatique, risques des
qualités/stockages.

50
 Effet sur le prix du riz

Les problèmes de production conduisent à la variation fortement de prix sur le marché. Le cas
ici implique l’augmentation des prix car d’après la loi de l’offre et la demande, si la demande
est supérieur à l’offre (D>O) d’où l’augmentation des prix.

Effet des catastrophes naturelles sur le prix


Les catastrophes naturelles font monter les prix. Ce tableau démontre l’influence que les
catastrophes naturelles et climatiques exercent sur le niveau des prix du riz. Ainsi pour les
communes touchées par un cyclone, les prix sont de 8% plus élevés que pour celles épargnées.
Les poux de riz engendrent des prix plus élevés de 12%, et ainsi de suite. Comme les
catastrophes naturelles font monter les prix, une bonne récolte les fait baisser. Ainsi les revenus
agricoles des exploitants n’augmentent pas proportionnellement à la hausse de la production
lors d’une bonne année agricole comme les prix locaux sont à la baisse.

Section3 : Ménages enquêtés


Le tableau 16 représente la répartition des ménages par catégorie.
Tableau 16 : Répartition des ménages par catégorie
Zone d’enquête Catégories Nombre de ménages
Paysans producteurs 25
FIANARANTSOA Commerçants 15
Collecteurs 10
TOTAL 50
Source : Enquête personnelle 2017

CONCLUSION PARTIELLE

Ce chapitre a donné un aperçu des facteurs qui ont une influence sur la formation des prix du
riz à Fianarantsoa. Les facteurs déterminants comprennent les déséquilibres entre l’offre et la
demande,

L’arrivée du période de récolte et du période de soudure, variation de la production, Acte des


commerçants et les changements climatiques.

51
CHAPITRE 4 : ETUDE ECONOMETRIQUE

Section 1 : RAPPEL
1- Définition et objectif d’économétrie
Il est délicat de fournir une définition unique de la notion de modèle. Dans le cadre de
l’économétrie, nous pouvons considérer qu’un modèle consiste en une présentation formalisée
d’un phénomène sous forme d’équations dont les variables sont des grandeurs économiques.

L’objectif du modèle est de représenter les traits les plus marquants d’une réalité qu’il cherche
à styliser. Le modèle est donc l’outil que le modélisateur utilise lorsqu’il cherche à comprendre
et à expliquer des phénomènes. Pour ce faire, il émet des hypothèses et explicite des relations.

Le modèle est donc une présentation schématique et partielle d’une réalité naturellement plus
complexe. Toute la difficulté de la modélisation consiste à ne retenir que la ou les
représentations intéressantes pour le problème que le modélisateur cherche à expliciter. Ce
choix dépend de la nature du problème, du type de décision ou de l’étude à effectuer.

L’économétrie a pour but de chercher le bon modèle et enfin de faire la prévision du modèle.

2- La statistique et économétrie
Le tableau 17 représente l’information concernant la statistique et l’économétrie.

Tableau 17 : le rôle concernant la statistique et l'économétrie

Statistique Econométrie
-modélisation -modélisation
-estimation -estimation
-validation du modèle
-prévision
Source : investigation personnel

En économétrie, afin d’atteindre le but, il faut suivre cette étape :

-Modélisation Validation Prévision

-Estimation
Figure 12 : le modèle économétrique

Source : auteur 2017

52
3- Construction des modèles
L’objectif du modélisateur est de permettre aux agents économiques (ménages, entreprises,
État, institution financière et l’Extérieur.) d’intervenir de manière plus efficace.

La construction d’un modèle comporte un certain nombre d’étapes qui sont toutes importantes.
En effet, en cas de faiblesse d’un des « maillons », le modèle peut se trouver invalidé pour cause
d’hypothèses manquantes, de données non représentatives ou observées avec des erreurs, etc.
Examinons les différentes étapes à suivre lors de la construction d’un modèle, ceci à partir de
l’exemple du modèle keynésien simplifié.

3.1 Relation économique

Y = f (ao, dOD, VS, VP, AC, CC)

Significations:

 ao : partie imprévisible ou indépendant du variable.


 Y: le prix du riz varié.
 dOD : déséquilibre entre l’Offre et la Demande.
 VS : l’arrivée du période de récolte et de période de soudure ou la Variation Saisonnière.
 VP : Variation de la Production.
 AC : Actes des Commerçants.
 CC : les Changements Climatiques.
Y = f (ao, dOD, VS, VP, AC, CC) représente les relations causales de variation de
prix dû au déséquilibre entre l’Offre et la Demande, l’arrivée du période de récolte et de
période de soudure ou la Variation Saisonnière, Variation de la Production, Actes des
Commerçants et les Changements Climatiques.

Le prix du riz peut varier en fonction de 5 variables explicatifs.

Y est nommée variable dépendent ou variable à expliquer.

dOD, VS, VP, AC, CC sont des variables explicatifs.

3.2 Choix du modèle utilisé

Pour modéliser, on a 2 choix possibles, modèle additif ou modèle multiplicatif.

Le tableau suivant indique les différences entre les 2 modèles.

53
Tableau 18 : différence entre modèle additif et multiplicatif

MODELE ADDITIF MODELE MULTIPLICATIF


-Tous les variables sont indépendantes les -Il existe au moins une dependance entre les
unes les autres composantes.
Forme : Yt = dODt + VSt + VPt + ACt + CCt Forme : Yt = CCt *VSt*VPt *dODt*ACt* εt

+ εt

- εt: l’erreur ou la reste de la décision.


Pour détecter l’indépendance des variables, Pour détecter l’indépendance des variables,
on va lire le schéma si présent. on va lire le schéma si présent.
Si les 2 enveloppes (max, min) sont Si les 2 enveloppes (max, min) ne sont pas en
parallèles alors, composante indépendant. parallèles alors, il existe de composante
dépendant.
Pour prouver que le modèle est additif ou
non,
On fait la méthode de Buys-Ballot4
(l’Ecart type σ = f(Moyenne)). Identique

La question se pose : Est-ce que l’ σ est

dépendant de la moyenne ou non ?

Buys-Ballot : Buys-Ballot :

-Si σ est indépendant de la moyenne alors le -Si σ est dépendant de la moyenne alors le

modèle est additive (le coefficient associée à modèle est multiplicatif (le coefficient
la moyenne égale à zéro) associée à la moyenne est différent de zéro)

-- σ = a*moyenne + constante

Exemple :

Si a = 0 alors σ =constante.

4
1- calcul pour chaque année la moyenne et l’écart type.
2-tracage de point de point d’abscisse la moyenne et l’ordonnée l’écart type.
3-tracage de la droite de moindre carrée ordinaire de ces points. (Ce qui veut dire, on fait la régression
moyenne-écart type)

54
4- Etude de corrélation
(Etude de liaison entre le variable à expliquer et le variable explicatif)
On fait l’étude via a cette formule : (Comme référence)

R = (Cov(x,y) / σx.σy)

Cov(x,y) : c’est la covariance entre deux variables x et y.

σx: c’est l’écart type de x

σy : c’est l’écart type de y

 Fiable ou pas ?
La Régression est dit fiable si :

- | R | ≈ 1 (corrélation positive)

-Coefficient de détermination | R2 | ≥ 0.6

Sinon au contraire.

 Valide ou non ?
Si R n’est pas fiable alors la régression n’est pas valide automatiquement (on ne peut
pas prendre le modèle). Sinon, elle est valide si à la fois modèle fiable de corrélation
positive et de coefficient de détermination supérieur à 0.6.

 Calcul de modèle linéaire :


Comme référence, on explique Y en fonction de X, Y=f(X).
Y = f (ao, dOD, VS, VP, AC, CC)

Chaque variable contient de paramètre ou de coefficient. Dans ce cas, on va passer à


l’estimation de chaque paramètre associe à chaque variable.

Pour ce faire, on fait le lissage correspondant à la méthode.

 Si la méthode est paramétrique, alors on fait le lissage exponentiel ou lissage par MCO.
 Si la méthode est non paramétrique, alors on fait le lissage par Moyenne Mobile.
Remarque :
L’objectif de Lissage est de transformer la courbe en droite par exemple.

55
Avec :
ε= y – y^ avec y^ = ^ax + ^b

On va minimiser l’erreur, puis la dérivée partiel et après l’estimation du paramètre.

Section 2 : VALIDATION DE LA REGRESSION

La validation de la régression est en plusieurs étapes :

1- Formulation des hypothèses


Ho c’est l’hypothèse nulle et H1 est l’hypothèse alternative.

Voici les 2 hypothèses :

Ho : Régression n’est pas valide.

H1 : Régression valide.

2- Test de coefficient de corrélation en générale


Sous Ho:
Ho: R=0
H1: R différent de zéro
Pour tester le R, voici la formule utilisée :

R / [(1-R2) / n-2]1/2

Il suit la loi de student a n-2 degré de liberté. Donc on fait le calcul de statistique t nommé
tcalculé.
tcalculé= | R | / [(1-R ) / n-2]
2 1/2

t
Comme remarque, le calculé = empirique.t
t t t
Et après, on fait la comparaison entre le calculé et le théorique ( dans la table statistique.)

au seuil α de 5% à n-2 degré de liberté.

3- Validation
Pour valider le modèle, voici la règle de décision.

56
 Règle de décision :

 t t
Si calculé> théorique => on rejette Ho

 Sinon on accepte Ho
 Interprétation :

 Si tcalculé>tthéorique => on rejette Ho puis le coefficient de corrélation est

significativement différent de zéro, d’où la régression est valide.

Section 3 : TEST DE COEFFICIENT


Cette section est important pour avoir le bon modèle afin de faire la prévision:

1. Formulation des hypothèses


-Ho : tous les coefficients sont nuls.
-H1 : au moins un coefficient est différent de zéro
2. Test des hypothèses
 Formulation des Hypothèses :
-Ho : β1=β2=…=βn =0
-H1 : il existe βi différent de zéro. Avec i= 0, 1,2…..,n
Pour tester le coefficient, on utilise le test de Fisher (ANOVA de Fisher)
 Significativité
Si P-value = P(Ho)>α avec P-value est la valeur critique de Fisher alors, on accepte
l’Hypothèse nulle(Ho).
Par exemple :
-P(Ho)= 0.50 et α = 5%=0.05 alors P-value>α, d’où le résultat est l’acceptation d’Ho.
Sinon P-value = P(Ho) < α, alors, on rejette Ho ou on accepte H1.
Par exemple :
P(Ho)=0.0005 et α=5%= 0.05 alors, P(Ho) < α, d’où le résultat est l’acceptation d’H1
ou le rejet d’Ho.

3. Significations
-P-value < α => le test est significatif (on rejette Ho que tous les coefficients sont nulles
donc, il existe au moins un coefficient différent de zéro)
-P-value > α => le test n’est pas significatif alors, tous les coefficients sont nulles.

57
4. Test partiel dans l’ANOVA5 de Fisher

Ici on a 2 facteurs A et B.
-HOA : a =0
-H1A : à différent de zéro (a≠0)
Et
-HOB : b =0
-H1B : b différent de zéro (b≠0)
Avec a et b sont des coefficients (comme référence)
Par exemple : cas du premier facteur (facteur A)
P-value= 0.81 >α = 0.05 => on accèpte HOAa=0. Valable pour le deuxième facteur
(facteur B).
Pour le facteur B, voici un exemple correspond au rejet d’HOB.

-Si P-value=0.0008 < α = 0.05 => on rejette HOB b≠0

Section 4 : REGRESSION MULTIPLE


Sens : une seule variable à expliquer mais plusieurs variables explicatives.

De la forme :

Yt =αo + α1X1 + α2X2 +α3X3+…+αnXn+εt

Avec Yt c’est la variable dépendante et X1, X2, X3,…,Xn sont des variables explicatifs ;

αo,α1,α2,α3,…,αnsont des coefficients indiquent le taux des variations en pourcentage. εt c’est


l’erreur.

Comme notre cas ici : Y = f (dOD, VS, VP, AC, CC)

L’objectif ici est de chercher les coefficients qui minimisent l’erreur via la formule6 :

A=(X’X)-1.X ’Y

Dans ce cas, le graphe ne pas intéresser mais on s’intéresse au coefficient de


détermination Ajusté noté R- Ajusté.

5
ANOVA: C’est l’Analyse de la Variance. Ce qui étudie les liens entre la variable à caractère qualitatif-quantitatif.
6
Cette formule vient de calcul matriciel

58
1- Le R- ajusté
Formule :
- 1/2
R- Ajusté = [1-(SCR/∑(yi-y))]
 L’intérêt du R- Ajusté
-Est-ce que l’Ajout ou la suppression de variables explicative produite une Bénéfice ?
-Est-ce que l’Ajout ou la suppression de variable explicative influence le modèle ?
Si R diminue mais R- Ajusté augmente alors, la suppression de partie des variables
explicative est intéressante.
2- La Colinéarité
Pour résoudre les problèmes de redondances dans la Régression multiple, on fait l’étude
de colinéarité.
La colinéarité est mesurée par la corrélation.
La présence de cette colinéarité entraine les problèmes dans la prévision, donc on va
supprimer les variables en colinéaire après la reconnaissance à l’aide de teste de
significative (sig).
Test de significative :
 Si sig> α => on accepte Ho (Hypothèse nul).
 Sinon sig< α => on rejette Ho.
A Quel moment que nous pouvons dire que le variable est en colinéaire ?

3- La Tolérance
Elle est utilisée pour détecter aussi la colinéarité.

Formule :

TX1, X2= 1 - P2X1,X2 .

Dans ce cas, si P2X1,X2augmente => la Tolérance (TX1, X2) démunie sinon, au contraire.

Si T=1 => sans colinéarité.

Si T=0 => Existence de colinéarité

Où est la limite de cette Tolérance ?

4- Le VIF
VIF veut dire Vecteur d’Inflation de la Variance. Il est en réalité l’inverse de la Tolérance.

Formule :
59
VIF = 1 / Tolérance

 Si VIF = 1  T = 1 (VIF=1/1=1), la conclusion est l’absence de colinéarité.


 Décision de colinéarité :
-La décision de colinéarité est arbitraire, dépend du décideur.
-Certains auteurs indiquent :
 Si le VIF est supérieur à 4 (VIF>4) alors, il existe de colinéarité.
 Si le VIF<4, pas de colinéarité.

60
PARTIE III : DISCUSSIONS ET RECOMMENDATIONS

61
CHAPITRE 5 : DISCUSSION DES RESULTATS

Après avoir interprété tous les résultats obtenus, il est indispensable de vérifier les hypothèses
si elles sont confirmées ou non. Rappelons que nous avons posé comme hypothèse :
- la première(H1) est la réalisation de l’enquête auprès du producteur et du consommateur
- la deuxième(H2), est l’organisation d’un atelier de mise en commun sur le riz.

Section 1 : Vérification des Hypothèses


1.1 Vérification de l’hypothèse H1
Les résultats obtenus dans la partie II ont démontré que l’hypothèse H1 est confirmée.

1.1.1 L’augmentation de prix du riz


D’après les résultats de l’enquête, le prix du riz augmente dû au changement climatique, de
quantité offrir faible par rapport à la demande demander, l’externalisation comme l’acte des
commerçants, des collecteurs, des transformateurs, puis l’insuffisance de produit sur le marché,
etc.
La figure suivante représente l’évolution mensuelle de prix depuis les débuts de l’année janvier
2016 – Mars 2017.

8,6 1,6
Evolution des prix1,4depuis le
8,4 Glissements annuels 1,4
début de l'année
8,2
des prix Mois de 1,2
1,0
Janvier -Février - 1,0
8,0
Mars 0,8
7,8
0,6
7,6
0,4

7,4 0,2
0,0
7,2 0,0
Janv.16 - Fév.16 - Mars 16 - Janv.17 - Janv.17 - Fév. Janv.17 -
Janv.17 Fév. 17 Mars 17 Janv.17 17 Mars 17

Figure 13 : l’évolution mensuelle de prix

Source : INSTAT Fianarantsoa.

Le prix ne cesse d’évoluer jusqu’aujourd’hui. Du janvier 2017, le prix du riz est faible par
contre, mars 2017 jusque à ce moment, le prix augmente plus fort.

62
1.1.2 Effet de Snobisme

Malgré les causes des variations de prix du riz qu’on a expliqué ci-dessus, il y a aussi un cas
exceptionnel peut changer le prix, l’effet de Snobisme.

Cet effet caractérisé par le refus d’acheter un bien ou son abandon parce que son prix est jugé
trop bas. Le bien n’est alors pas ou plus considéré comme bénéficiant des valeurs sociales et
statutaires recherchées par le consommateur. Cet effet traduit la volonté de l’individu à
satisfaire un besoin d’individualisation. Cet effet évoqué par Thorstein Veblen, alors l’effet de
Snobisme appelé aussi effet Veblen.

Ensuite, L’effet Veblen (ou effet de snobisme), est bien connu en marketing : il consiste à
préférer des biens dont le prix élevé fait toute la valeur et non leur valeur pratique. La baisse du
prix de ces produits induit une baisse de l'intérêt des acheteurs et donc de la demande.

Cet effet-là va toucher le prix du riz à Fianarantsoa parce qu’il y a quelques gens riches refus
d’acheter un bien à bas prix à cause de son argent. C’est tous cela conduit à la variation de prix
du riz dans cette ville.

1.1.3 Indice de prix à la consommation

L’idéal serait de suivre l’évolution d’un panier de consommation pour un ménage


représentatif de l’ensemble des ménages par l’indice général des prix qui est donné par la

P Q it it
formule : IPC t  i
, où i représente un produit appartenant au panier de consommation
P Q
i
i0 i0

La difficulté est que le suivi des quantités consommées ne se fait que tous les deux ans (EPM),
d’où l’approximation par l’indice de Laspeyres.

P Q it i0
Pit P Q
IPC t  i
  wi avec wt  t 0 t 0 est la part de la dépense de la variété dans la
P Q
i
i0 i0 i Pi 0  Pi 0 Qi 0
i

dépense globale des ménages à la période de base.

Cette formule se fonde sur l’hypothèse de substitution des biens qui présentent des
caractéristiques assez proches. De ce fait, les pondérations ne sont pas trop modifiées pour ces
types de produits.

63
Cependant, si les pondérations ne sont pas révisées régulièrement, elles risquent de ne
plus représenter le panier de consommation des ménages. Mais la révision des pondérations
risque également de porter confusion sur l’évolution réelle des prix et les effets de structure.

Les indices sont établis chaque mois. Par contre, le relevé des prix se fait à des dates régulières
selon le type de produit. Pour les points de vente de type marché, mensuellement, on effectue
1 à 3 passages selon le marché. A chaque passage, il y a trois relevés, portant soit sur les prix
et les poids, soit sur les prix uniquement (pour les autres variétés). En ce qui concerne les points
de vente de type boutique, on effectue un seul passage par mois.

Indice des variétés (agrégation élémentaires)


Actuellement

P st
Pour une variété homogène (O) : I o  s
*100 ; il s’agit du rapport de deux moyennes de
Ps
s0

séries, le prix de base est le même pour toutes les séries relatives à une variété.

Pst
Pour une variété hétérogène (E) représentée par h séries: I bt  *100 est l’indice de la série
Ps 0
s à la période t (chaque série a son prix de base);

1
Ie   I st : L’indice de la variété hétérogène est la moyenne des indices des séries
h s
appartenant à la variété.

Méthode : les prix sont estimés à partir des évolutions des prix (des biens présents) de la même
variété, poste, sous-groupe ou groupe (selon le niveau où cela est possible) jusqu’à ce que le
bien réapparaisse de nouveau.

- les prix sont remplacés par les prix du mois précédent (même produits)
La variation du climat est l’un de facteur de la perturbation au niveau de la production et aussi
au prix.

Le Tableau 19 nous compare les températures, pluviométrie, sous-abri de Fianarantsoa de


2011 à 2017 comparées avec les normales.

64
Tableau 19: Les valeurs mensuelles de précipitations et des températures sous-abri de
Fianarantsoa de 2011 à 2017 comparées avec les normales.

PARAMET Moyenne
JANV FEV MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPT. OCT. NOV. DEC.
RES annuelle
Normale 58-
221,8 218,4 146,8 42,4 24,9 16,6 27,4 21,1 16,6 61,4 122,8 230,5 1150,7
87
Normale 61-
227,8 220,8 137,6 46,4 27,3 16,5 24,6 21,4 18 61,5 124,9 241,4 1168,2
90
Normal 71-
224,4 219,2 134,5 40,8 27,3 13,0 22,9 13,8 13,5 62,6 116,6 217,4 1106,0
00
2011 196,0 250,5 151,0 70,8 18,1 0,8 0,8 45,0 2,6 10,2 137,8 135,9 1019,5
2012 271,0 209,1 201,2 62,6 42,1 24,5 1,6 12,0 6,4 37,5 81,3 97,2 1046,5
2013 116,8 295,6 110,9 11,8 15,0 7,3 6,7 9,6 1,8 100,7 171,2 166,2 1013,6
Pluviométrie
2014 330,6 173,9 88,0 16,0 24,2 4,8 22,1 16,3 17,1 9,5 98,0 195,9 996,4
mensuelle
2015 418,3 195,6 96,0 27,0 28,4 15,2 7,0 4,9 4,8 92,1 141,3 208,9 1229,5
2016 106,8 113,6 235,6 4,3 64,9 31,8 17,5 7,8 4,3 49,2 102,7 66,3 804,8
2017 106,5 221,6 202,2 54,0 15,8 58,9 12,2 9,2 1,3 11,7 229,7 224,0 1149,5

Source : Météo beravina Fianarantsoa.


Ici l’intensité de pluie est très variée par rapport à la normale.
C’est tout cela permet de me dire que l’Hypothèse H1 est vérifiée.
1.2 Vérification de l’Hypothèse H2
Les résultats obtenus dans la partie II ont démontré que l’hypothèse H2 est infirmée.
1.2.1 Insuffisance de moyen financière
L’insuffisance de revenus bloque aussi apparemment le développement de secteur Agricole.
Car la majorité de pouvoir d’achat du peuple Malgache est faible par rapport au pays développé.
La majorité des ménages n’ont pas des moyens financiers pour assurer leur vie notamment leurs
activités. Lorsque le revenu des ménages s’améliore le pouvoir d’achat de cette dernière
augmente.
1.2.2 Absence de volonté politique
L’absence de volonté politique conduit à la pauvreté extrême, si le peuple Fianarantsoa valorise
des ressources naturelles avec l’aide de l’Etat, il devient s’améliorer.
1.2.3 Instabilité politique
1.2.4 Manque des confiances
La création de l’atelier de mise en commun sur le riz a besoin de confiance de partenaire pour
assurer les objectifs de développement du secteur agricole.
Mais à nos jours face à la pauvreté, la corruption et le mensonge va Reigner. Exemple : sur le
rapport d’activité. Mais cette situation pourrait démoraliser les assurés à continuer son contrat
au prochain exercice.

65
Section 2 : analyse FFOM
Forces et Faiblesses
Cette section est une partie inégligeable à la construction du mémoire afin de connaitre le point
fort et le point faible pour aider à la recommander.
2.1 Forces
En filière riz, il existe de plusieurs potentialités de la ville Fianarantsoa en Ressources et moyen
de la publication et de la diffusion des informations.
2.4.3 Potentialité en Ressource Naturelle
 Cours d’eau
A Matsiatra Ambony(Haute Matsiatra), il y a de 2 cours d’eau :
 Tsiandanitra à l’Est
 Mandranofotsy au sud et à l’ouest.
Tous les deux sont affluents de la Matsiatra. Cette dernière sépare la partie nord de la ville
de Fianarantsoa et les communes voisines nord.
 Surface cultivé
Le riz est un des piliers de l’agriculture malgache, il couvre 1,4 millions d’hectares sur la grande
île, représente 12% du PIB de Madagascar et 43% du PIB agricole du pays. La valeur ajoutée
constituée totalise plus de 500 milliards d’Ariary.
Le cas de Fianarantsoa, pour la production rizicole, son superficie spécial à cultivé est plus large
par rapport : Maïs, haricot, Patate douce, Manioc, Archide.
Le Tableau 20 représente les surfaces cultives et la nature des cultures.
Tableau 20: les surfaces cultives et la nature des cultures

Nature des cultures Surfaces cultivées (Ha)


Riziculture 1586,04
Mais 140,20
Haricot 226,00
Patate douce 226,00
Manioc 380,00
Arachide 125,20

Source : Direction interrégionale de l’agriculture de Fianarantsoa.

66
2.4.4 Plusieurs Infrastructures
La ville Fianarantsoa contient des différentes infrastructures suivantes:
Gares routières, routes et pistes, réseau ferroviaire (reliant Fianarantsoa et Manakara: 163 000
ml de long, avec 17 gares), et l’Aéroport (Aéroport de Beravina,…).

2.4.4.1 Existence de Barrage

La production du riz a besoin de la surface cultivé et d’eau (riz irrigué). A Fianarantsoa, il y a


des plusieurs Ressources.

-Antarambiby : Barrage d’Antarambiby d’une capacité de 135 000 m3 et des ouvrages de


traitement suivants à Tombana : 1 décanteur statique horizontal, 1 filtre rapide ouvert, 2 bâches
de reprise.

-Vatosola : 6 barrages de capacité totale de 60 000m3 et des ouvrages de traitement suivants :


2 décanteurs statiques horizontaux, 3 filtres rapides ouverts, 1 bâche de reprise.

-Ankidona : 1 station de pompage équipée d’un groupe électropompe, 1 station de traitement


située à Ambanimaso et comportant les éléments suivants : 1 décanteur statique vertical, 3
filtres métalliques sous pression, 1 bâche de reprise, 1 station de refoulement équipée d’un
groupe électropompe.

2.4.4.2 L’existence de réservoir d’eau :


Le Stockage d’eau potable est assuré par 2 réservoirs de têtes : Rova 150m3 ;
Ampanenjahana500 m3 et 5 autres réservoirs d’équilibre de capacité respective :Mort homme:
500m3, Besorohitra: 200m3, Ilaindasitra: 500m3, Mahamanina: 500m3, Ivory : 60m3.

2.2 Faiblesses

-La pauvreté du sol :

La terre devient non fertile à cause de variation de chose a cultivé dans un période (culture du
riz, après manioc,…). Et aussi, la terre devient fatigue.

Suite à l’utilisation des produits chimiques, la terre devient pauvre.

-La loi de plus fort en ressources et foncières :

Qui détient le pouvoir financière détient le pouvoir politique (abus du pouvoir).

67
-La corruption :

Malgré que le BIANCO existe ou le Bureau International de l’Anti-Corruption, la corruption


ne cesse de s’élargit.

Section 3 : Opportunités et Menaces


3.1 Opportunités

 L’accroissement de la demande en production du riz: Cela veut dire que le riz a des
grandes valeurs au niveau de la population et aussi sur le marché local et international.
 Potentialité en moyen des diffusions des informations (Pour diffuser les informations
concernant la production, le prix, la variation ici on a des plusieurs moyens de
communication.

Réseaux accessibles : Le reseau Telma, Orange, Airtel, BIP.

-Moyen de communication sonore (radio) : RNM, SOAFIA, VIVA, FANAMBARANA, RF


ONE, Tsiry FM, JiroSyFanasina, RVM 106.8, Mampita , RFI, Radio VaovaoMahasoa, RUFIA.

-Moyen de communication visuel (télévision) : GIDEONA,TV Soafia, TVM, VIVA, TV News,


TV plus.

3.2 Menaces
- météorologie défavorable, sous l’effet naturel et l’effet humain.

-cyclones et variations importante de l’intensité des pluies,

-enclavement des zones de production,

-détérioration de l’environnement naturel et baisse de la fertilité des sols,

-état défaillant des réseaux d’irrigation,

-maîtrise de l’eau médiocre (Manque de Gestion des Ressources en eau)

La maîtrise de l’eau autorise la pratique de la culture irriguée. Les aménagements nécessaires


(canaux, rétentions d’eau) sont réalisés efficacement par les riziculteurs. La création de
pépinières de plants, préalable à la plantation, est généralisée. L’emploi de semences améliorées
reste marginal, les semences sont fermières essentiellement, issues des récoltes précédentes.
Mais le gens producteur ne maitrise pas de l’eau.

68
- La non répartition de pluie (arrivé trop tôt ou arrive plus long).

- faible taux d’équipement,

-insuffisance des moyens financiers,

-faible application d’itinéraires techniques améliorés dus aux problèmes de communication et


aux problèmes techniques,

-faible niveau d’éducation.

- coût élevé de la main d’œuvre,

- rareté et cherté du crédit,

- faible diversité des instruments financiers,

- rareté des terres et insécurité foncière : complexité de la procédure d’acquisition des terres,
coût élevé d’acquisition des titres, éloignement du service des Domaines, traitement des
dossiers lourd,

- déficience des marchés ruraux du riz et compartimentation du marché,

- stratégie d’autoconsommation et peur du risque financier

- concentration des moyens sur l’irrigation et la vulgarisation,

- lente démarche vers la décentralisation et la déconcentration.

CONCLUSION PARTIELLE
L’hypothèse H1 est confirmée, mais l’hypothèse H2 est infirmée, d’après les vérifications à la
partie II de travail. Malgré que le secteur agricole rencontre beaucoup de problème, il tient la
place primordiale au secteur du développement surtout la filière riz.

69
CHAPITRE 6 : RECOMMENDATIONS

Ce dernier chapitre de la dernière partie sera consacré à la proposition de quelques ajustements


pour améliorer et stabiliser le prix du riz.

SECTION 1 : FACE A LA VARIATION DE LA PRODUCTION

1.1 Amélioration et Application du système riziculture : SRI


 Le SRI

Historique
Le Système de Riziculture Intensive a été découvert à Manantenasoa à Antsirabe en
1983-1984 par le Révérend Père Henri de LAULANIE7 avec des jeunes adultes ruraux qui
étaient en formation chez lui. Il lui a fallu 5 ans pour comprendre en 1988 le mécanisme de la
nouvelle riziculture grâce à la lecture d’une étude sur l’analyse des composantes des
rendements du riz réalisé par Didier MOREAU pour le compte du GRET. Cette étude a cité
les travaux du chercheur Japonais KATAYAMA sur le développement du tallage du riz. Pour
expliquer sa nouvelle riziculture, le Père de LAULANIE a transformé le modèle théorique
de KATAYAMA, qui est un modèle généalogique, en modèle démographique plus pratique
pour les moniteurs agricoles et les paysans.
Intérêt du système
Le SRI permet, sans investissement financier onéreux excessif, de multiplier au moins
par deux les rendements actuels et parfois bien davantage. Au cours du Séminaire National sur
le SRI, le Père de LAULANIE affirmait qu’avec le SRI, le record mondial en riziculture de 30
t/ha peut être atteint et qu’il espérait que ce seraient des paysans malgaches qui le réaliseraient
les premiers, si le monde se mettait au SRI, des rendements de 20t/ha n’étonneraient personne
en 2020-2030. Des rendements supérieurs à 15t/ha ont été enregistrés entre 1993 et 1999
à Bezaha, Ambalavao, Fianarantsoa,

Antsirabe, Manandona, Betafo, Morondava, Antsiranana pour ne citer que ceux-là et que plus
de 20t/ha ont été déjà signalés à Fianarantsoa des 1996.
Diffusion du SRI
La diffusion du SRI à l’extérieur a été rendue possible depuis l’an 2000 grâce à
l’Internet. Sous l’impulsion du CIIFAD/Cornell University qui a travaillé de 1994 à 1998

7
Henri De Laulanié est le premier agronome qui a découvert le Système de Riziculture Intensive
(S.R.I.). Antsirabe est le berceau de cette découverte durant la campagne rizicole de 1983-1984.

70
avec l’Association TEFY SAINA, une ONG fondée par le Père de LAULANIE. Presque tous
les pays de l’Asie du Sud et du Sud-Est, y compris la Chine, connaissent, l’expérimentent et
le développent le SRI. Il est aussi connu à Cuba, au Perou, en Honduras, en Sierra-Leone, en
Gambie et bien sûr aux Etats-Unis (CIIFAD). La Conférence Internationale sur le SRI eut
lieu en Avril 2002 en Chine, à Sanya dans l’Ile de Hai-nan avec la participation de 19 pays
dont Madagascar représenté par 6 participants venant de l’ESSA, de FOFIFA, de CRS-
Madagascar et de TEFY SAINA. La Chine a organisé au début du mois de Mars
2003 un Atelier National sur le SRI à Hangzhou. Il faut rappeler en effet que le SRI a été
déclaré par le Père de LAULANIE "Patrimoine de l’humanité tout entière". Cet dans cet esprit
qu'a été réalisé le présent site avec la collaboration de l’UFR de journalisme de l’Université
d’Antananarivo et le ROTARY-Club de Lille-Est.
Les paysans baptisent le SRI de divers noms "Plants de 8 jours", "Plants de 2 feuilles".
Mais V o l y vary maro anaka (riziculture qui enfante beaucoup) est devenu l'appellation
imagée courante.
Durant des siècles, on a cultivé le riz dans beaucoup d'eau comme s'il s'agissait d'une
plante aquatique. C'était un moyen pour lutter contre les mauvaises herbes. On repiquait
couramment des plants vieux de 1 mois, voire de 3 mois.
Depuis 30 ans, il est vrai, on préconisait à Madagascar le repiquage de plants de 21
jours, en lignes pour le sarclage à l'outil. Ainsi améliorait-on nettement la production. Mais,
alors que dans certains pays la moyenne nationale est de 5 à 7 tonnes de riz à l'hectare, les
Malgaches arrivent à peine à dépasser les 2 tonnes.

On utilise beaucoup moins de semence qu'en culture traditionnelle. On ne pratique plus la


pépinière immergée. On repique de plants très jeunes (de 6 à 15 jours seulement) : à un seul
brin (un par un) et largement espacés (de 25 cm en tous sens au minimum) Ce repiquage
favorise le développement de nombreuses panicules par plant : 20, 40, 80 et même plus selon
la fertilité de la rizière.

71
Figure 14 : pépinière immergée et la transformation
Source : Direction Regionale de L’Agriculture et l’Elevage

II est impératif d'éliminer les herbes concurrentes par de fréquents sarclages soignés.
Le riz, comme la plupart des plantes, respire par ses racines avec profit si le sol est aéré. Il
convient donc de ne pas inonder les rizières sans raison. Leur mise en eau n'est nécessaire que
pour faciliter le repiquage dans une mince couche de boue et en fin de végétation. Le sol doit
rester humide habituellement, sans eau stagnante.

Toute variété locale, bien adaptée aux conditions climatiques, améliore sa production
en SRI. Toute culture sur rizière à contre saison prépare directement la production de riz qui
suit. En effet, de bonnes cultures bien fumées au compost telles pomme de terre, chou, pois,
blé, avoine, haricot, carotte, aèrent le sol, améliorent sa structure, concourent à sa propreté
et assurent son ombrage et sa fertilité. Le reliquat d'une bonne fumure parfaitement digéré
par le sol profite particulièrement bien au riz et peut suffire à la campagne rizicole suivante :

Figure 15 : repiquage et fréquents sarclages

Source : Direction Régionale de L’Agriculture et l’Elevage

72
Figure 16 : production en SRI

Source : Direction Régionale de L’Agriculture et l’Elevage

1.2 Aide financières et Matériels par l’Etat


L’Etat est la responsable de développement du pays. Pour atteindre les objectifs, l’Etat doit
financier les secteurs contribuent au développement du pays comme ici, le secteur agricole ou
le secteur de base (secteur primaire).
1.3 Educations et formations
1.3.1 Formations au développement
Le père de Laulanié pense que la formation doit aboutir à un changement de mentalité
et de comportement chez l’homme paysan. Pour être efficace, elle doit se faire dans le cadre
d’une pédagogie adaptée aux réalités locales. Son contenu, sa forme, son organisation doivent
correspondre aux attentes, aux besoins, aux potentialités et aux structures sociales des
bénéficiaires

La formation au développement est d’abord technique. Elle concerne trois secteurs


économiques de base, complémentaires et interdépendants : les ménages, l’artisanat et
l’agriculture.
Les ménages adaptent leur régime alimentaire selon les productions d u secteur agricole. Le
secteur agricole répond aux besoins nutritionnels des ménages. Le secteur artisanal améliore
les savoir-faire et diversifie les outils destinés à l’agriculture et l’élevage. La finalité du savoir-
faire en milieu rural est de mettre à la disposition des hommes des produits et des services
qui sont utiles à l'amélioration de leur vie quotidienne.
C’est pourquoi la formation, selon de Laulanié, doit aider l’homme à modifier sa mentalité et
ses pratiques dans une optique de développement personnel et collectif. Il faut qu’elle
s’intéresse à l’homme paysan : qui est-il? que fait-il? comment pense-t-il?

73
1.3.2 Formation spécifique :
Il y a beaucoup de formations possibles à faire pour diminuer les problèmes des variations de
prix du riz.
 Formation à l’utilisation des nouveaux matériels.
 Formation à l’utilisation des produits agricoles ou des semences.
 Formation sur la production excellent sana augmenter la surface de la terre.
 Formatons sur l’amélioration des techniques de production du riz.
 Formation sur l’utilisation rationnelle des intrants agricoles.
 Formation sur la conservation et de stockage de produit.

SECTION 2 : FACE AUX PROBLEMES ENTRE L’OFFRE ET LA DEMANDE

2.1 Régulation du prix du riz sur le marché (régulation des prix)


Dans une économie de marché, les prix sont censés se former d’après le marché, c’est-à-dire
selon l’Offre et la Demande de tel ou tel produit. C’est par un tel mécanisme de formation des
prix que le marché se régule, s’informe, sur l’état de santé de l’économie. Pour évaluer
l’évolution du marché du riz, on organise un atelier de mise en commun sur le riz.
2.1.1 Organisation d’un atelier de mise en commun sur le riz
Le marché en tant que le lieu de rencontre entre l’offreur et le demandeur des biens (marché
des biens de production et des consommations), a besoin de régulateur afin d’équilibrer l’Offre
et la Demande.
2.1.1.1 Création d’une association dans le cadre de « Tranoben’nyTantsaha8 »
La Tranoben’nyTantsaha a pour objectifs : d’améliorer les niveaux de vie du paysans
producteur, de développer les secteurs Agricoles et de renforcer les organisations de des
producteurs existantes.
Rôle de l’association :
En réalité, le prix a besoin de contrôle sur le marché sinon, il fait l’acte des perturbateurs.
Cette association contrôle des évolutions de prix en générale, elle fixe de prix du riz sur le
marché et donne l’ordre de vende le produit en un prix associé au coût de la production. Les
autres fonctions de l’Association :
-Régulateur du marché
-Sécurisation des prix

8
Définition: elle est un établissement Public à caractère Administratif compose de personnes physique et
morales de droit malgache exerçant une activité effective dans le secteur du développement rural à
Madagascar.

74
-Stabiliser le prix (fixer le prix du riz)
-améliorer la production des paysans producteurs
-Evaluer les résultats
-Prendre des décisions
-Bloquer l’arrivé de l’inflation.
Dans ce cas, toutes les dépenses à la production doit être comptabilisé et diviser par quelque
chose pour avoir le nouveau prix.
Par exemple : -la préparation du sol, repiquage (personne /jours), sarclage (personne/jour), frais
de récolte, nourriture, frais de transport,…
2.1.1.2 Création de l’observatoire du riz (OdR)
 Rôle et objectifs de l’OdR
Créé pour assurer le suivi de l’évolution des prix du riz sur le marché, l’OdR se base sur les
informations et les données communale et régionale.

L’objectif de l’OdR consiste à : étudier, évaluer et suivre l’évolution des prix sur le marché et
de faire partager les informations obtenues aux différents usagers (les bailleurs de fonds, les
différents autorités régionale et nationale, les acteurs sur le terrain).

Ces analyses des prix sur le marché permettront de réduire les asymétries de connaissance sur
tout un panel de prix de vente de différents produits, d’orienter les stratégies des acteurs de la
filière (producteurs, collecteurs, transformateurs, importateurs).

 Le mode de fonctionnement de ce système d’information


La description du fonctionnement de l’OdR présente trois phases :

Premièrement, une phase de collecte d’informations, deuxièmement une phase d’analyse des
données recueillies et troisièmement une phase de diffusion des analyses. A chaque étape, le
mode d’acquisition et de transmission des informations sont différents.

Prémier phase : la phase de collecte

l’OdR se base sur leurs données primaires issues des agents de terrain et sur les données
secondaires (internet, Douanes, Ministères du Commerce, des Finances, de l’Agriculture).

Deuxième phase : la phase de traitement des données

De nombreux indicateurs et variables (externe et interne) sont pris en compte, tels que les cours
mondiaux, le prix du pétrole, le climat, le taux de change, les importations, le prix du riz
domestique…
75
Et Troisième phase : les formes et les moyens de diffusion des analyses

Les formes et les moyens de diffusion des analyses diffèrent selon le public cible. D’une part,
l’OdR diffuse des Notes sur les résultats d’analyse. Ceux-ci serviront de piste de réflexion et de
recommandation pour les responsables, les Ministères. D’une autre part, les résultats généraux
seront diffusés à un large public institutionnel par des supports, via Horizon, l’Internet, Info
hebdo, les journaux ou par e-mail. Et enfin, l’OdR transmet les informations sur le prix du riz
aux acteurs du marché via la Radio ou message téléphonique.

2.2 Analyse du comportement des consommateurs


2.2.1 Utilité et besoin du consommateur
En économie, avant de produire un bien de production, la première pas est l’étude de
comportement des consommateurs (ses besoins, son utilité, sa demande,…) afin de répondre le
problème de l’Offre et la Demande surtout dans le marché du riz.

SECTION 3 : FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUE

Tandis que les politiques d'atténuation s'attaquent aux causes des changements climatiques, les
mesures d'adaptation sont destinées à aider les populations à surmonter les conséquences de ces
changements. L'adaptation consiste à adopter des politiques et des pratiques pour préparer les
populations aux effets des changements climatiques, en acceptant le fait qu'il est désormais
impossible de les éviter complètement.

Davantage d'informations sur les diverses manières de vivre avec les changements climatiques
et sur l’adaptation.

-Méthode d’adaptation au changement climatique

 Eau : augmenter la récupération de l'eau de pluie, stockage et protection de l'eau.


 Agriculture : ajuster les dates de plantations et les variétés de cultures, déplacer des
cultures, utiliser le produit adapter à la situation climatique.
 Infrastructures (y compris les zones côtières) : création de marécages comme barrières
les inondations.
 Énergie : utilisation de sources d'énergie renouvelables, amélioration du rendement de
l'énergie.

76
-Amélioration des capacités de résistance

Les capacités d'adaptation doivent être améliorées partout dans le monde, y compris dans les
pays à haut revenu. Le Protocole de Kyoto, tout comme la Convention-cadre des Nations Unies
sur les changements climatiques, est destiné à aider les pays à s'adapter aux effets négatifs des
changements climatiques, notamment en facilitant la conception et la mise en place de
techniques permettant d'accroître la capacité de résistance à ces changements. Davantage
d'informations sur le travail des agences de l'ONU sur l'adaptation.

-Renforcement du Financement de l'adaptation

Les gouvernements membres de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques (CNUCC) ont créé un certain nombre de mécanismes de financement pour des
projets d'adaptation, notamment le Fonds pour l'environnement mondial et trois fonds spéciaux:
le Fonds pour les pays les moins avancés, le Fonds spécial pour les changements climatiques et
le Fonds pour l'adaptation prévu par le Protocole de Kyoto. En savoir davantage sur les
mécanismes de financement.

3.1 Adaptation aux changements climatiques

Il n'y a pas une solution unique aux changements climatiques. Il n'existe pas de solution
technique ou économique qui, à elle seule, permettrait d’arrêter total le changement climatique
mais on doit s’adapter à ce changement.

3.1.1 Diminution de l’émission de Gaz à Effet de Serre (GES)

Pour lutter contre les changements climatiques, il faudra cependant procéder à des
améliorations constantes grâce à l'innovation et au développement de nouvelles technologies.

 Des technologies plus propres

Des technologies plus propres et un meilleur rendement énergétique peuvent offrir des solutions
bénéfiques pour tous et qui permettront à la fois la croissance économique et la lutte contre les
changements climatiques. Vu la place dominante que les combustibles fossiles tiennent
toujours dans le mix énergétique, un meilleur rendement énergétique, des combustibles fossiles
plus propres et le piégeage et le stockage du dioxyde de carbone seront nécessaires pour qu'on

77
puisse continuer à les utiliser sans remettre en cause les objectifs relatifs au changement du
climat.

 L’Utilisation des énergies renouvelables

D'après New Energy Finance (NEF), les investissements dans les énergies durables – éolien,
solaire et biocarburants en tête ont augmenté de façon marquée ces dernières années. Cela
reflète l'arrivée à maturité des technologies, les politiques d'incitation et l'appétit des
investisseurs. Ce dernier suggère qu'il est à présent possible d'utiliser les technologies existantes
à plus grande échelle et que les énergies renouvelables peuvent occuper une place plus large
dans le mix énergétique sans attendre de nouvelles innovations technologiques.

Pour répondre pleinement à la nécessité d'adopter des mesures d'atténuation partout dans le
monde, cette mise à échelle doit être encouragée, de même que la diffusion des technologies,
notamment en améliorant la coopération entre nations industrialisées et pays en développement.
Pour cela, les pouvoirs publics doivent concrétiser davantage et encourager un climat favorable
aux marchés, qui soit clair et prévisible aux yeux des investisseurs privés.

Les pouvoirs publics

Ils doivent promouvoir un éventail d'options énergétiques.

Par exemple : encourager la consommation de gaz naturel plutôt que de combustibles fossiles
à forte teneur en carbone et faire appel à des technologies matures liées aux énergies
renouvelables telles l'hydro combustion, la biomasse et l'énergie géothermique.

 Agriculture

Amélioration de la Gestion des cultures

La rétention du CO2 dans le sol représente environ 89 % du potentiel d'atténuation dans ce


domaine. Il y a d'autres options : améliorer la gestion des cultures et des pâturages (par ex.
meilleures pratiques agronomiques, recours à des éléments fertilisants, gestion des labours et
des résidus), restauration organique des terres dégradées et des sols asséchés pour permettre
l'ensemencement de récoltes. Des réductions moindres mais non-négligeables sont aussi
possibles grâce à une meilleure gestion de l'eau et du riz, à la mise en jachère, à des changements

78
dans l'affectation des sols (par ex. la conversion de terres de culture en herbages) et à
l'agroforesterie, ainsi qu'à une meilleure gestion du bétail et de ses effluents.

 Bâtiments

Réduction de la consommation d’énergie

Il est possible de réduire d'environ 30 % les émissions de référence dans les secteurs résidentiel
et commercial (le taux le plus élevé de tous les secteurs étudiés par le GIEC) d'ici 2030 tout en
réalisant un bénéfice économique net. On peut réduire la consommation d'énergie et l'énergie
présente dans les immeubles en recourant à des technologies existantes : architecture solaire
passive, éclairage et appareils électroménagers haute performance, systèmes de ventilation et
de refroidissement à haut rendement, chauffe-eau solaires, isolation, matériaux de construction
hautement réfléchissants et multiple vitrage. La politique gouvernementale gouvernant les
normes de l'électroménager et les codes du bâtiment peut également fournir des mesures
incitatives et des informations afin d'encourager l'initiative commerciale dans ce domaine.

 Transport

Les technologies qui aident à réduire les émissions sont nombreuses : moteurs diesel à injection
directe et turbocompresseur et batteries améliorées pour les véhicules routiers, freinage
rétroactif et système de propulsion à haut rendement pour les trains, ailes volantes « Blended
Wing Body » et systèmes de propulsion turbofan UDF pour les avions.

Les biocarburants pourraient remplacer un large pourcentage du pétrole utilisé aujourd'hui dans
les transports.

Les transports en commun et la promotion des transports non-motorisés peuvent également


réduire les émissions. Des stratégies de gestion des encombrements de la circulation et de
réduction de la pollution peuvent également se révéler efficaces dans la diminution de
l'utilisation de véhicules privés pour les trajets.

 Forêts

Mettre un terme au niveau actuel élevé de déboisement et planter de nouvelles forêts pourrait
entraîner une réduction considérable des émissions de gaz à effet de serre et ce à bas coût. Les

79
tropiques représentent environ 65 % du potentiel total d'atténuation pour les forêts, et rien qu'en
évitant le déboisement, on pourrait atteindre 50 % d'atténuation. A plus long terme, la meilleure
manière de maintenir ou accroître la capacité des forêts à séquestrer le carbone réside dans leur
gestion durable, qui a également beaucoup d'avantages sociaux et environnementaux. Une
approche intégrée de la gestion forestière garantirait une production annuelle viable de bois, de
fibres et d'énergie compatible avec l'adaptation aux changements climatiques, le maintien de la
biodiversité et la promotion du développement durable.

 Industrie

C'est dans les industries à forte intensité énergétique comme l'acier, le ciment, la pulpe et le
papier ainsi que dans le contrôle de gaz autres que le CO2 (HFC-23 résultant de la fabrication
de HFC-22, PFC provenant de la fusion de l'aluminium et du traitement des semi-conducteurs,
hexafluorure de soufre résultant de l'utilisation d'appareillages de connexion électriques et du
traitement du magnésium et méthane et oxyde nitreux produits par les secteurs de l'alimentation
et de l'industrie chimique) que réside le plus grand potentiel de réduction des émissions
industrielles.

 Déchets

Les déchets de post-consommation représentent presque cinq pour cent du total mondial des
émissions de gaz à effet de serre. La technologie peut directement réduire celles-ci en
récupérant les gaz s'échappant des décharges mais aussi en adoptant de meilleures pratiques
pour celles-ci ainsi qu'une gestion aménagée des eaux usées. Le compostage contrôlé des
déchets organiques, le recours à des techniques de pointe pour l'incinération et une couverture
sanitaire accrue permettraient même d'éviter l'émission de gaz à effet de serre. On estime qu'il
est possible de réduire 20 à 30 % des émissions qui seront libérées par les déchets en 2030 à un
coût négatif et de réduire 30 à 50 % d'entre elles à bas prix.

3.1.2 Protection de la couche d’ozone

Comment peut-on protéger la couche d’ozone ?

Peu à peu, la communauté internationale a pris conscience des dangers liés au trou dans la
couche d’ozone. En 1987 a ainsi été signé un protocole prévoyant la réduction de la production
et l’utilisation de toutes les substances appauvrissant la couche d’ozone.

80
Les réunions de Londres (Angleterre) en 1990, puis de Copenhague (Pays-Bas) en 1992 ont
permis de presque stopper l’utilisation des CFC à partir de fin 1995. L’interdiction d’utiliser
des produits détruisant la couche d’ozone a été facilitée par la création de gaz de remplacement.

Cependant, dans les pays en voie de développement, les CFC (et autres produits attaquant
l’ozone) sont toujours utilisés ; ces pays doivent arrêter de les utiliser avant 2010.

Est-ce que le trou de la couche d’ozone va rapidement rétrécir ?

L’arrêt de l’utilisation de produits détruisant l’ozone ne signifie pas que le trou de la couche
d’ozone va disparaître tout de suite. Il existe en effet un délai d’environ 50 à 100 ans entre
l’émission de gaz par les hommes et la destruction effective de la couche d’ozone. D’après les
scientifiques, le retour à la normale devrait donc se faire avant la fin du XXIe siècle.

3.1.3 L’Ajout des Constructions des bassins artificiels qui stock l’eau pour éviter les eaux
perdus.

3.1.4 Rétablissement milieu (reboisement plante, création de l’espace verte,…)

3.1.5 Limiter le changement du climat

Quelles lois ont été adoptées pour limiter ce changement du climat ?

La conférence de Kyoto, qui s’est déroulée au Japon en 1997, a fixé une loi pour lutter contre
le réchauffement climatique en cours. Cette loi impose une réduction des émissions des gaz à
effet de serre dans l’atmosphère.

Grâce à la signature de 141 pays, le texte de loi du traité de Kyoto est applicable depuis le
16 février 2005. Toutefois, les États-Unis n’ont toujours pas voté cette loi, alors qu’ils sont les
premiers pollueurs de la planète.

81
SECTION 4 : FACE A L’ACTE DES COMMERCANTS

4.1 Renforcement des contrôles des stocks pour éviter les spéculations
Les commerçants achètent le riz pendant la période de récolte et le vendent en période de
soudure. Pour ceux dotés de capacité de stockage, ils entreposent le riz dans des infrastructures
situées le plus souvent dans leur ville de résidence. Ceci conduit à de plus fortes variations de
prix dans la zone Fianarantsoa. A cela s’ajoute la recherche de l’intérêt individuel au détriment
de l’intérêt collectif.

Dans ce cas-là, l’Etat doit superviser et contrôler l’existence des stocks à l’aide de Direction
commerciale.

4.2 Application de la loi en cas des commerçants déloyaux


L’application de la loi à la personne qui bloque le développement du pays est nécessaire. S’il
existe d’une personne sauté la loi, il faut punir.

82
CONCLUSION GENERALE
Pour conclure, le riz prend la place les plus importantes dans le secteur du
développement agricole à Madagascar. Il occupe la surface a cultivé autour de 55% de terre,
après du maïs et blé depuis le 4ème siècle jusqu’à nos jours. Il est un élément indissociable de
la culture malgache. En terme de la croissance économique, l’augmentation de la production
conduise à l’augmentation de la VA et de la croissance économique. Le riz participe à
l’amélioration de niveau de vie du paysan Malgache surtout le paysan du Fianarantsoa. Par
contre, la filière riz supporte des problèmes comme dans tous les secteurs existants (la pêche,
l’élevage,…). A ce moment, le prix du riz est très varié et ce pour cela que ce mémoire est axé
à l’étude de variation de prix.

Les filières riz supportent des contraintes qui empêchent l’évolution du secteur (secteur
agricole) à Madagascar : la variation de la production, l’instabilité de la quantité offrir et la
quantité demandé(ou la Déséquilibre entre l’offre et la Demande), la variation de l’Etat du
climat (ou le changement climatique), les actes font par les distributeurs ou les commerçants et
collecteurs et les variations de la période de récolte et la période de soudure. Et aussi on a des
contraintes physiques comme la météorologie défavorable, cyclones et variations importante
de l’intensité des pluies, enclavement des zones de production détérioration de l’environnement
naturel et baisse de la fertilité des sols, état défaillant des réseaux d’irrigation, maîtrise de l’eau
médiocre ; les contraintes techniques : faible taux d’équipement, faible application d’itinéraires
techniques améliorés dus aux problèmes de communication et aux problèmes techniques, faible
niveau d’éducation ; les contraintes économiques : coût élevé de la main d’œuvre, rareté et
cherté du crédit, faible diversité des instruments financiers, rareté des terres et insécurité
foncière : complexité de la procédure d’acquisition des terres, coût élevé d’acquisition des titres,
éloignement du service des Domaines, traitement des dossiers lourd), déficience des marchés
ruraux du riz et compartimentation du marché, stratégie d’autoconsommation et peur du risque
financier; les contraintes institutionnelles: concentration des moyens sur l’irrigation et la
vulgarisation, lente démarche vers la décentralisation et la déconcentration, une politique fiscale
longtemps pénalisante (mesures fiscales, exemption des droits de douane et taxes d’importation
et modification de taux pour les intrants et matériels et équipements agricoles).

Face à ces problèmes aggravés et a ces différentes contraintes, on a quelques solutions


à proposer et à donner comme : l’adaptation aux changements climatiques, le SRI, la régulation
de marché et de prix, le renforcement de contrôle des spéculations, ainsi le développement de

83
la culture de riz de contre saison : il faut augmenter significativement la part de la riziculture
irriguée à haut rendement dans la production. Les superficies irriguées, actuellement,
représentent moins de 10% alors qu’il existe des terres potentiellement irrigables. Il est donc
possible d’augmenter la production de riz en exploitant le potentiel d’intensification et de
développement de cette culture. Pour réaliser cela, l’Etat doit allouer davantage de fonds dans
les infrastructures de maîtrise de l’eau Et aider les producteurs à avoir accès aux intrants
modernes. L’amélioration des pratiques culturales : Il faut vulgariser les pratiques culturales
mises en évidences par les institutions de recherche et qui offrent la possibilité d’augmenter les
rendements en milieu paysan à travers une gestion intégrée de la campagne rizicole, en
proposant des alternatives allant de la préparation du terrain jusqu’à la récolte. Des gains de
rendement d’une à deux tonnes par hectare ont été obtenu en système irrigué et en bas-fonds,
sans augmentation significative des coûts de production par ces pratiques. Protéger les
producteurs : Pour réussir la promotion de la production locale de riz, il faut certes réduire les
droits de douane et les taxes sur le riz importé et mettre en place des mécanismes visant à éviter
la spéculation sur le marché de riz. Toutefois, il faut à la fois faire preuve de prudence pour ne
pas fragiliser les mesures incitatives à la production nationale du riz. Ensuite, la formation à
l’utilisation des nouveaux matériels, formation à l’utilisation des produits agricoles ou des
semences, formation sur la production excellent sans augmenter la surface de la terre, formatons
sur l’amélioration des techniques de production du riz, formation sur l’utilisation rationnelle
des intrants agricoles, formation sur la conservation et de stockage de produit.

Le riz est une culture incontournable dans la région Haute Matsiatra malgré l’existence des
différents facteurs de variation. Cette céréale est la base de l’alimentation des malgaches.

84
BIBLIOGRAPHIE
-AFDI Tanà, Mars 2004, Analyse de l’aval de la filière riz.

-BOUTEAU, B., 2002, « Approvisionnement en riz d’Antananarivo à Madagascar. Stratégies


d’acteurs et compétitivité des filières », PCP Systèmes de Culture et Riziculture Durable
(SCRID), FOFIFA/ Université d’Antananarivo / CIRAD, Mémoire DESS Economie Rurale et
Gestion des Entreprises Agro-alimentaires, Université Montpellier I / Faculté de Sciences
économiques Novembre 2002, 94p.

-DABAT, M-H., JENN-TREYER, O., MAGNAY, J., MINTEN, B., 2006, « The 2004 rice
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series n°101, September, p. 10-15.

-DABAT, M.-H., JENN-TREYER, O., BOCKEL, L., RAZAFIMANDIMBY, S., 2008, «


L’histoire inachevée de la régulation du marché du riz à Madagascar », Economie Rurale,
Numéro 303- 304-305, Janvier-Juin 2008.

DAVID-BENZ, H., JENN-TREYER, O., DABAT, M-H., 2008, « La hausse des prix du riz sur
le marché international : une opportunité à saisir pour Madagascar ? », document de travail,
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-DAVID-BENZ, H., RASOLOFO, P., TSISALOVANINA, L., 2009, « Les prix du riz à
Madagascar : crise et résilience du marché », in Actes de l’Atelier National sur la Recherche
et le développement du riz pluvial à Madagascar, FOFIFA, CIRAD, Université d’Antananarivo.

-GALTIER, F., 2009, « Comment gérer l’instabilité des prix alimentaires dans les pays en
développement », WorkingPaper Moisa N°4/2009.

-GALITER, F., 2009, « Quels instruments mobiliser face à l’instabilité des prix alimentaires ?
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-HIRSCH, R., 2000, « La riziculture Malgache revisitée : diagnostics et perspectives (1993-


1999) », Agence Française de Développement, Département des Politiques et des Etudes,
division de la Macro-économie et des Etudes.

VIII
-MAGNAY, J., JENN-TREYER, O., 2005, « Mise en place d’un système de régulation sur le
marché du riz à Madagascar », rapport de mission, version définitive 30 mai 2005. PAM,
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-MINTEN, B., RANDRIANARISOA, J.-C., RANDRIANARISON, L., 2003, « Agriculture,


pauvreté rurale et politiques publiques à Madagascar », USAID, Cornell, INSTAT, FOFIFA,
107 p.

-MINTEN, B., BARRETT, C., RANDRIANARISOA, J.-C., RANDRIAMIARANA, Z.,


RAZAFIMANANTENA, T., 2006, « Riz et pauvreté à Madagascar », in
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-RAZAFIMANDIMBY, L., 1998, « L’ajustement structurel dans le secteur agricole de


Madagascar : insuffisance des réformes de prix et faiblesse de la compétitivité », Centre
d’Economie du Développement, Université Montesquieu-Bordeaux IV – France, 14 p.

-REVUE GRAIN DE SEL n°43, 2008, « Hausse des prix agricoles », extrait de l’Inter-réseaux,
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-UPDR/FAO/CIRAD, 2000, « Diagnostic et perspectives de la filière riz à Madagascar »,


Antananarivo, 89 p.

-WADE, I., 2009, « Système d’Information de Marché, coordination et gestion des risqué dans
les filières agricoles: cas des produits maraîchers au Sénégal », Thèse pour l’obtention du
Diplôme de Doctorat.

IX
WEBOGRAPHIE

1-http://www.esoko.com , consulté le 12 octobre 2017

2-http://www.farmradio.org , consulté le 15 novembre 2017

3-http://infomarches.wikispaces.com

4-http://www.inter-reseaux.org/groupes-de-travail/organisations/article/regulation-des-
marches-agricoles, consulté le 28 janvier 2017

5-http://www.ilo.cornell.edu/ilo/bookfr.html , consulté le 29 janvier 2017

6-http://www.google.com , consulté le 04 mars 2018

X
ANNEXES
Annexe 1 : objectif de climatologie du climat

La climatologie a essentiellement pour but :

 d’analyser des éléments météorologiques qui constituent le climat.


 de rechercher des causes qui expliquent les différents climats et les fluctuations qui les
accompagnent.
 d’étudier de l’interaction du climat et des sols, des matériaux, des êtres vivants, des
techniques et de l’activité économique et même sociale.

Annexe 2 : Connaissance des faits dans le futur

Le Changement climatique dans le futur

Quels seront les changements climatiques dans le futur ?

Les scientifiques pensent que la température moyenne de la planète va augmenter de 1,8 à 4 °C


d’ici la fin du XXIe siècle (données les plus optimistes, issues d’un rapport réalisé en 2007 par
le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat ou GIEC).

Les phénomènes extrêmes (inondations, sécheresses, tornades) seront plus nombreux et plus
puissants.

Même si les pollutions industrielles s’arrêtaient rapidement, le changement climatique en cours


continuerait encore plusieurs dizaines d’années.

Température moyenne de surface de la Terre

Cette figure représente la Température moyenne de surface de la terre de l’année 2000 à 2100.

XI
Figure 17 : Température moyenne de surface de la Terre
Source : Météo Beravina Fianarantsoa

Variations de la température de surface de la terre

Suite à l’évolution de l’homme, dans le temps et dans l’espace, et le changement climatique, la


température de surface de la terre varie. Le tableau suivant indique les variations de la
température de surface de la terre de l’année 1000 à 2100.

Figure 18 : Variations de la température de surface de la terre


Source : Météo Beravina Fianarantsoa

XII
Annexe 3 : L’éducation sur terrain

Figure 19 : Education et sensibilisation (la construction de barrage)

Source : Direction Régionale de l’Agriculture et l’Elevage

Annexe 4 : QUESTIONNAIRE D’ENQUETE

 Paysan producteur
-Est-ce que votre production du riz varie ou non ?

 Si OUI Pourquoi ? (Quels sont les facteurs de variation ?)


 Si NON Pourquoi ?
-Selon vous, Quelles solutions pouvez-vous donner ?

 Commerçant
- Pourquoi ton prix du riz varie ?

-Depuis Quand cette variation ?

-Pour Quelles raisons que vous faite des spéculations ?

 Collecteur
- Pourquoi ton prix du riz varie ?

-De quel période ?

 Autres
- Directeur de la Commune urbaine Fianarantsoa
- Le chef dans la Direction Régionale de la Météorologie
- Responsable dans la Direction Régionale de l’Agriculture et Elevage
XIII
- Le Directeur qui prend en main le BNGRC
- Les étudiants de l’Université de Fianarantsoa.

XIV
TABLES DES MATIERES
REMERCIEMENTS ................................................................................................................... I
RESUME ....................................................................................................................................II
ABSTRACT ............................................................................................................................... II
SOMMAIRE ............................................................................................................................ III
LISTES DES ABREVIATIONS .............................................................................................. IV
LISTE DES FIGURES .............................................................................................................. V
LISTE DES TABLEAUX ........................................................................................................ VI
GLOSSAIRE ........................................................................................................................... VII
INTRODUCTION GENERALE ................................................................................................ 1
PARTIE I : MATERIELS ET METHODES ............................................................................. 3
CHAPITRE 1 : CADRE GENERALE DE L’ETUDE .............................................................. 4
Section 1 : Généralité autour du thème .................................................................................. 4
1.1 Le Riz à Madagascar ................................................................................................ 4
1.1.1 Conception ................................................................................................................. 4
1.1.2 Contexte ..................................................................................................................... 5
1.1.3 Pratique traditionnelle ................................................................................................ 5
1.2 Le prix du riz à Madagascar ..................................................................................... 5
1.3 Consommation des ménages .................................................................................... 5
1.3.1 La consommation privée ou consommation finale des ménages ............................... 6
1.3.2 La consommation collective des ménages ................................................................. 7
Section 2 : Intérêts du sujet et Objectifs ................................................................................. 8
Section 3 : Calendrier et chronogramme des activités ........................................................... 9
CHAPITRE 2 : METHODOLOGIE DE RECHERCHE ......................................................... 10
Section 1 : Présentation de la ville Fianarantsoa .................................................................. 10
1.1 Historique ............................................................................................................... 10
1.2 Situation Géographique et Délimitation administrative......................................... 11
1.3 Ressources Naturelles ............................................................................................ 15
1.4 Données démographiques (ou Situation démographique) ..................................... 18
1.4.1 Nombre d’habitants .................................................................................................. 18
1.4.2 Structure par âge et sexe de la population, de l’année 2014 .................................... 19
1.5 Données économiques (ou Ressources des activités économiques) ...................... 20
1.5.1 Agriculture ............................................................................................................... 20
1.5.2 Elevage ............................................................................................................... 21

85
1.5.3 Industries .................................................................................................................. 21
1.5.3 Artisanat ................................................................................................................... 21
1.5.4 Commerce ................................................................................................................ 22
1.5.5 Tourisme et hôtellerie .............................................................................................. 22
1.5.6 Transport .................................................................................................................. 22
1.5.7 Infrastructures physiques ......................................................................................... 22
1.5.8 Infrastructures de base ............................................................................................. 22
1.5.9 Eau potable / assainissements d’eau usée ................................................................ 22
1.5.10 Electricité ............................................................................................................... 23
1.5.11 Télécommunications et communication ................................................................ 23
1.6 Données Sociales ................................................................................................... 24
1.6.1 Enseignement et éducation ................................................................................. 24
1.6.2 Enseignements supérieurs et formation professionnelle .................................... 24
1.6.3 Santé ................................................................................................................... 24
1.6.4 Sport et loisirs..................................................................................................... 24
1.6.5 Bâtiment administratif ........................................................................................ 25
1.6.6 Infrastructures socioculturelles .......................................................................... 25
1.6.7 Abattoirs : SOFIRAC au sein du FokontanyAmbodiharana à une capacité de
200 abattages/jour ............................................................................................................. 25
1.7 Données institutionnelles ....................................................................................... 25
1.8 Ordre et Sécurité .................................................................................................... 25
1.9 Gestion de Municipalité ......................................................................................... 26
Section 2 : Méthodes des collectes et des traitements des données ...................................... 27
1. Collectes des données ................................................................................................ 28
2. Traitements des données ............................................................................................ 30
Section 3 : Limites de l’étude et les difficultés rencontrées ................................................. 30
Section 4 : Présentation de prix du riz et son évolution ....................................................... 32
4.1 Prix du riz sur le marché ............................................................................................. 32
4.2 Evolution du prix du riz ......................................................................................... 32
PARTIE II : RESULTATS ET INTERPRETATIONS ........................................................... 34
CHAPITRE 3 : CAUSES DE VARIATIONS DE PRIX DU RIZ .......................................... 35
Section1 : Représentation graphique via le diagramme d’Ishikawa .................................... 35
Section2 : Explication des différentes causes de variations ................................................. 37
1.1 Déséquilibre entre l’offre et la demande ................................................................ 37
2.1 L’arrivée du période de récolte et du période de soudure ..................................... 40

86
2.2 Variation de la production ..................................................................................... 42
2.3 Acte des commerçants ........................................................................................... 43
2.4 Changement climatique ......................................................................................... 44
Section3 : Ménages enquêtés ................................................................................................ 51
CHAPITRE 4 : ETUDE ECONOMETRIQUE ........................................................................ 52
Section 1 : RAPPEL ............................................................................................................. 52
1- Définition et objectif d’économétrie .......................................................................... 52
2- La statistique et économétrie ..................................................................................... 52
3- Construction des modèles .......................................................................................... 53
4- Etude de corrélation ................................................................................................... 55
Section 2 : VALIDATION DE LA REGRESSION ............................................................. 56
1- Formulation des hypothèses ...................................................................................... 56
2- Test de coefficient de corrélation en générale ........................................................... 56
3- Validation .................................................................................................................. 56
Section 3 : TEST DE COEFFICIENT .................................................................................. 57
1. Formulation des hypothèses ...................................................................................... 57
2. Test des hypothèses ................................................................................................... 57
3. Significations ............................................................................................................. 57
4. Test partiel dans l’ANOVA de Fisher........................................................................... 58
Section 4 : REGRESSION MULTIPLE ............................................................................... 58
1- Le R- ajusté ................................................................................................................ 59
2- La Colinéarité ............................................................................................................ 59
3- La Tolérance .............................................................................................................. 59
4- Le VIF....................................................................................................................... 59
PARTIE III : DISCUSSIONS ET RECOMMENDATIONS .................................................. 61
CHAPITRE 5 : DISCUSSION DES RESULTATS ................................................................ 62
Section 1 : Vérification des Hypothèses ............................................................................... 62
1.1 Vérification de l’hypothèse H1 ................................................................................... 62
1.1.1 L’augmentation de prix du riz................................................................................. 62
1.1.2 Effet de Snobisme .............................................................................................. 63
1.1.3 Indice de prix à la consommation ............................................................................ 63
1.2 Vérification de l’Hypothèse H2 .................................................................................. 65
Section 2 : analyse FFOM .................................................................................................... 66
Forces et Faiblesses .............................................................................................................. 66
2.1 Forces ........................................................................................................................ 66

87
2.2 Faiblesses .................................................................................................................... 67
Section 3 : Opportunités et Menaces .................................................................................... 68
3.1 Opportunités ................................................................................................................ 68
3.2 Menaces ...................................................................................................................... 68
CHAPITRE 6 : RECOMMENDATIONS................................................................................ 70
SECTION 1 : FACE A LA VARIATION DE LA PRODUCTION .................................... 70
1.1 Amélioration et Application du système riziculture : SRI ..................................... 70
1.2 Aide financières et Matériels par l’Etat ................................................................. 73
1.3 Educations et formations ........................................................................................ 73
1.3.1 Formations au développement ................................................................................. 73
1.3.2 Formation spécifique : ............................................................................................. 74
SECTION 2 : FACE AUX PROBLEMES ENTRE L’OFFRE ET LA DEMANDE .......... 74
2.1 Régulation du prix du riz sur le marché (régulation des prix) ............................... 74
2.1.1 Organisation d’un atelier de mise en commun sur le riz .................................... 74
2.1.1.1 Création d’une association dans le cadre de « Tranoben’nyTantsaha »............. 74
2.1.1.2 Création de l’observatoire du riz (OdR) ............................................................. 75
2.2 Analyse du comportement des consommateurs .......................................................... 76
2.2.1 Utilité et besoin du consommateur ..................................................................... 76
SECTION 3 : FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUE .......................................... 76
3.1 Adaptation aux changements climatiques ................................................................... 77
3.1.1 Diminution de l’émission de Gaz à Effet de Serre (GES) ....................................... 77
3.1.2 Protection de la couche d’ozone .............................................................................. 80
3.1.3 L’Ajout des Constructions des bassins artificiels qui stock l’eau pour éviter les eaux
perdus. ............................................................................................................................... 81
3.1.4 Rétablissement milieu (reboisement plante, création de l’espace verte,…) ........... 81
3.1.5 Limiter le changement du climat ............................................................................. 81
SECTION 4 : FACE A L’ACTE DES COMMERCANTS ................................................. 82
4.1 Renforcement des contrôles des stocks pour éviter les spéculations .......................... 82
4.2 Application de la loi en cas des commerçants déloyaux ............................................. 82
CONCLUSION GENERALE .................................................................................................. 83
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................ VIII
WEBOGRAPHIE ...................................................................................................................... X
ANNEXES ............................................................................................................................... XI
Annexe 1 : objectif de climatologie du climat ...................................................................... XI
Annexe 2 : Connaissance des faits dans le futur .................................................................. XI

88
Annexe 3 : L’éducation sur terrain .................................................................................... XIII
Annexe 4 : QUESTIONNAIRE D’ENQUETE ................................................................. XIII
TABLES DES MATIERES ..................................................................................................... 85

89