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Etude et analyse financier d’un Tokantrano

Le premier impératif pour tout être humain est de continuer à vivre, et chacun dépense
de l’énergie à trouver un moyen de satisfaire les exigences de la vie, dans quelque situation
qu’il se trouve. Sans aucun droit à la terre, et dépourvus d’autres ressources, les gens n’ont
pas d’autre choix que d’offrir simplement leur travail en échange des biens de consommation
dont ils ont besoin.
L’analyse de problématique des conditions de réussite de famille sous l’angle financier
tient une place importante. Il permet de soulever l’une des points clés méritant de réflexion
voire de l’éducation. En effet, nul n’ignore que l’OMD mentionne l’objectif de diminuer de
moitié, le nombre de personnes vivant avec moins d'un dollar US par jour à l'horizon 2015.
Alors que tout le monde n’imagine pas l’avènement de la pandémie covid 19 qui touche
plusieurs personnes dans le monde. Sans dépourvu de ce fléau le foyer Malagasy.
Il est constaté que la pauvreté vient habituellement d’une mauvaise gestion du budget
familial. Comment la gestion financière est-elle assurée au sein des ménages? Il s’agit de
classer les besoins par ordre de priorité et de concilier certaines demandes concurrentes.
Pour pouvoir faire l’étude et l’analyse financier d’un tokatrano nous allons voir
successivement les plans suivants :
I.- les ressources et les dépenses
II.- le problème économique
I.- Les ressources et les dépenses
Essayons de voire une image de l’économie d’une famille rurale. Cette famille peut
être composée d’une ou deux personnes ou plus, dont chacune se livre à un ou plusieurs types
d’activité. Certaines personnes peuvent faire le même travail, jour après jour, tandis que
d’autres peuvent s’adonner chaque jour à différents types d’activité. Beaucoup de ces activités
n’impliquent pas l’utilisation ou la création de revenu. D’autres consomment ou rapportent de
l’argent. La façon dont les ressources des ménages sont gérées diffère d’un groupe social à un
autre. Le marché est local. En fait, ils se font mutuellement concurrence pour la vente de
produits alimentaires ou de vêtements, les soins de santé, le logement et certains produits
accessoires tels que l’alcool. Autrement dit, ils opèrent sur des marchés à faible valeur
monétaire et saturés. La plupart de leurs activités sont financées sur l’épargne familiale et au
moyens de prêts informels. L’argent circule rapidement dans les familles, et celles-ci tendent
à faire leurs achats par petites quantités, au fur et à mesure de leurs besoins.
Pour les dépenses reviennent régulièrement, elles ont un caractère obligatoire, du fait
de la loi comme l’impôt, assurance ou d’engagement contractuel ce sont le loyer, facture
d’eau et électricité, remboursements d’emprunt, divers abonnement. Vous pouvez également
intégrer les dépenses relatives aux transports pour vous rendre sur votre lieu de travail.
Identifier ce type de dépense nous permet de vérifier à l’avance qu’on a les moyens de les
régler, car vous vous exposerez sinon à des pénalités ou à des ruptures de services. Ces
dernières années, ce type de dépenses a eu tendance à s’accroître (tout particulièrement à
cause du prix des loyers), ce qui alimente le sentiment de « perte de pouvoir d’achat » : en
effet on n’a réellement l’impression de disposer d’argent qu’une fois ces dépenses réglées.
La situation budgétaire de ceux qui considèrent leurs fins de mois comme assez
difficiles permet d’évaluer la situation matérielle du ménage, comme le fait de ne pas pouvoir
mettre de l’argent de côté, se permettre certaines dépenses ou régler certaines dépenses
contraintes, et le fait de devoir se priver d’équipement pour raison financière.
Pourtant il y a des ménages n’ayant aucune impossibilité à épargner, payer son loyer,
etc.
II.- Problèmes économiques
D’abord, l’une des points clés causant la pauvreté des familles malgaches est l’accès à
l’information. Comme on a déjà cité précédemment, le ménage malgache souffre de manque
de conseil en gestion financière ou de l’économie familiale. Les mass médias eux-aussi
opèrent rarement à un article ou programme régulier en la matière. Autrement dit, l’économie
des foyers malgaches est en position d’insécurité financière suite à une lacune dans la
communication. Elle peut être fragilisée par un simple changement de vie ou évènement
quelconque : la maladie d’un membre dans la famille, le passage d’un enfant à l’université, le
passage de la vie active à la retraite, les cataclysmes naturels (inondation, cyclone,…),
sécheresse, etc.
En suite les moyens financiers que les enquêtes menées par l’INSTAT montrent que
les consommateurs ont un faible niveau de connaissances financières et sont peu sensibilisés à
la nécessité d’être formés à la finance. D’autant plus que les moyens financiers disponibles au
sein de la famille restent très limités, et sans parler de l’absence de contrôle au niveau de la
gestion des revenus et surtout des dépenses.
En fin au niveau de l’enseignement primaire, le taux de décrochage scolaire est de
6,3% et celui de redoublement, de 14,9%. Le premier taux suscité augmente au fur et à
mesure que l’on avance dans le cycle d’études. Les filles réussissent légèrement mieux que les
garçons en termes de rendement jusqu’au niveau secondaire premier cycle. Il n’en est pas
ainsi à partir du lycée.
En guise de conclusion le ménage est exposé à une insécurité financière et familiale. Il
peut s’agir de l’incapacité de prévoir une épargne à moyen ou long termes, de dépenser au-
dessus des moyens financiers, de dialoguer voire refuser une dépense pouvant souffrir la
satisfaction des besoins fondamentaux de tous les membres de la famille.
L’important est de conférer aux gestionnaires familiaux le plus de compétences en
apprentissage de la prévision budgétaire, en comptabilité simplifiée, en économie familiale,
en activité génératrice de revenu et enfin en maitrise des dépenses. Tout ceci devrait aboutir à
un changement de comportement réel et observable.
La principale préoccupation est de répondre aux besoins quotidiens dont dépend la
survie du ménage. Cela comprend la consommation alimentaire de base, mais aussi certains
intrants essentiels au maintien des activités productives.