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Pathologies respiratoires virales

Docteur WORA Eugénie Chimène


DES II Imagerie Médicale
Plan
I- Généralités
Définition
Sites de l’infection
Symptômes
II- Etiologies
Bronchiolite
Grippe
CMV
IV- Conclusion
Objectifs
1- Reconnaitre une affection virale
2- Citer les étiologies
3- Faire le diagnostic différentiel
Généralités: définition
IRV: désigne les affections des poumons et des voies
respiratoires causées par un virus.
Les virus vont inclure le virus respiratoire syncytial
(VRS), les virus influenza (la grippe), les virus
parainfluenza, les adénovirus et les rhinovirus.
Généralités
se propagent lors d’un contact avec le mucus du nez ou
de la bouche.
peuvent être de véritables urgences sur certains terrains
de bonnes pratiques d'hygiène, y compris le lavage des
mains et se couvrir la bouche et le nez quand on tousse,
peuvent prévenir la propagation des IRV.
Généralités: sites
Généralités:
Pour la plupart des gens, une IRV n'est pas une
maladie grave, ces personnes guérissent presque
toujours entièrement sans séquelles
En revanche, pour certains terrains, une IRV peut être
une maladie grave. Les personnes qui sont le plus à
risque sont :
 Les nouveaux –nés et nourrissons
 les jeunes enfants
 les personnes immuno-déprimées
 les personnes qui ne peuvent prendre soin d'elles-mêmes, comme
les personnes handicapées ou les personnes âgées.
Généralités: Symptômes
toux;
éternuements;
écoulements nasaux;
maux de gorge;
fièvre;
difficulté à respirer.
Etiologies: Bronchiolite
La bronchiolite est une maladie virale très contagieuse
qui touche, des nourrissons avant 2 ans, la moitié des
enfants contaminés ayant moins de 6 mois.
Il s’agit d’une inflammation aiguë des bronchioles, qui
évolue souvent vers une détresse respiratoire.
Bronchiolite
Le virus respiratoire syncitial (VRS) est le principal
agent infectieux de cette maladie.
Le VRS est très contagieux. Sa transmission est
essentiellement respiratoire, interhumaine directe par
le biais de gouttelettes émises lors de la toux et les
éternuements.
Elle est favorisée, entre autre, par la mise en
collectivité précoce des enfants (crèches).
Bronchiolite
La transmission du virus peut également être indirecte
par l’intermédiaire des mains, des surfaces, objets ou
vêtements souillés sur lesquels le virus peut survivre
plusieurs heures.
Le VRS est responsable de la plupart des cas, mais
d’autres virus à savoir l’influenza, le rhinovirus,
l’adénovirus et le parainfluenza, peuvent tous donner
un tableau clinique similaire.
Bronchiolite
L’incubation du virus est de 2 à 8 jours. Le virus se
multiplie au niveau de la muqueuse nasale, puis
l’infection gagne les bronchioles. Il provoque une
inflammation des parois des bronchioles et une
augmentation des sécrétions responsables d’un
phénomène d’obstruction.
Les symptômes de la bronchiolite

Elle peut débuter par un rhume qui s’aggrave


rapidement avec des signes de difficultés respiratoires. 
Une toux sèche s’installe et devient de plus en
plus grasse, ce qui provoque un encombrement et une
gêne respiratoire importants. La toux peut se prolonger
pendant 2 à 3 semaines. 
L'enfant présente une respiration sifflante, une fièvre
modérée, une fatigue, voire un épuisement.
Signes de gravité
Tachypnée
Rétractions intercostales ou sous-costales
Utilisation des muscles accessoires
Battement des ailes du nez
Geignement expiratoire
Changement de coloration ou cyanose
Respiration sifflante ou râles crépitant
Saturations en oxygène basses
Bilan: La radiographie pulmonaire
 Examen de première intention, mais ne doit pas
retarder la prise en charge qui est une urgence.
La RXP n’est pas systématique, mais on devrait
l’envisager:
 lorsque le diagnostic n’est pas clair
que l’état du patient ne s’améliore pas
la gravité de la maladie soulève d’autres possibilités
diagnostiques, telle qu’une pneumonie bactérienne.
Signes radiographiques
 rarement normale
syndrome bronchique
opacité diffuse de la trame pulmonaire
distension thoracique :

 hyperclarté des deux champs pulmonaires,


 élargissement des espaces intercostaux, horizontalisation des côtes,
 abaissement des coupoles diaphragmatiques,
atélectasie ;
foyer de surinfection pulmonaire.
,
,
,
Opacités irrégulières sur les deux plages pulmonaires
,
,

Les différentes bronchiolites ont des traductions


scannographiques communes, classées en atteintes
bronchiolaires directe et indirecte.
L’atteinte directe correspond à des nodules centro
lobulaires : à l’état normal, les bronchioles respiratoires ne
sont pas visible au scanner en raison de leur faible diamètre,
se situant en dessous du seuil de résolution.
C’est à la faveur du processus inflammatoire pariétal que
les bronchioles deviennent visibles. On peut ainsi tout
d’abord distinguer des micronodules centro lobulaires et/ou
un infiltrat en verre dépoli
,
L’atteinte indirecte est marquée par le piégeage gazeux expiratoire induit par
le processus inflammatoire bronchiolaire, avec une perfusion en mosaïque ou
encore des atélectasies sous-segmentaires.
Les traitements
La prise en charge de la bronchiolite aigüe simple est
essentiellement symptomatique :
Une désobstruction nasale avec du sérum physiologique,
essentiellement avant les siestes et les repas,
Une kinésithérapie respiratoire (discutée),
Une hydratation pour faciliter la fluidité des sécrétions,
Le fractionnement des repas,
Le couchage de l’enfant en position proclive à 30°.
Traitement
Si la kinésithérapie respiratoire a montré son
efficacité dans l’amélioration des signes cliniques de la
bronchiolite aiguë du nourrisson, son recours n’est pas
systématique.
La bronchiolite étant d’origine virale, l’antibiothérapie
initiale est inutile.
Un traitement par antibiotique doit être discuté en cas
de persistance d’une fièvre, en cas de surinfection ou
d’otite moyenne aiguë purulente associée.
La grippe
La grippe est une maladie infectieuse due à un virus
(Myxovirus influenzae aussi appelé Influenzavirus).
Le virus se multiplie dans les cellules de la muqueuse
de l'appareil respiratoire.
On recense trois genres d'Influenza virus, appelés A,
B et C.
Le type A est le plus dangereux
Le type B est le plus fréquent, propre à l'homme, il est
responsable d'épidémies.
Le type C provoque des symptômes proches du rhume. 
,

La transmission interhumaine de la maladie est


essentiellement respiratoire, via des gouttelettes riches en
virus provenant de la toux et des éternuements des sujets
infectés.
Dans des cas plus graves, la grippe est grevée de
complications (au premier rang desquelles les pneumonies
bactériennes et la déshydratation) qui peuvent être fatales.
Les symptômes

L'incubation est de 1 à 5 jours.


Le début est brutal associant
Une  fièvre élevée à 40° avec frissons et malaise intense 
Des douleurs diffuses (muscles, maux de tête)
Une perte d'appétit 
De la fatigue 
Une atteinte des voies respiratoires se manifestant sous la
forme d'une rhinite, pharyngite (toux) ou bronchite.
Radiographie
Radiographie
Plages de verre dépoli focale ou diffuse
Foyer de condensation alvéolaire systématisé ou non
+/- un épanchement pleural
,
,
,
,

Les complications sont rares mais parfois mortelles sur


certains terrains (personnes âgées, insuffisants cardiaques ou
respiratoires). Ces complications peuvent être:
Une  surinfection bactérienne 
Une localisations extra-respiratoires du virus : méningites,
troubles digestifs (plus rare) ;
La grippe maligne est rare mais souvent mortelle
par insuffisance respiratoire aiguë.
La surinfection bactérienne
La grippe se complique fréquemment d’infections ORL en
particulier d’otite moyenne aiguë chez l’enfant.
La grippe peut se compliquer d’une pneumopathie
bactérienne.
En effet, la nécrose de l'épithélium respiratoire cilié et
l'hypersécrétion de mucus font de l'arbre respiratoire
l'équivalent d'un tube de culture pour bactéries.
La pneumonie à Staphylococcus aureus est la surinfection la
plus grave.
,
,
,
La pneumopathie virale maligne
La grippe maligne atteint des sujets qui n’ont jamais
été en contact avec le virus grippal, qui ne sont ni
vaccinés, ni immunisés.
 Associe à la nécrose de la muqueuse respiratoire
ciliée, un œdème hémorragique massif qui remplit
complètement les alvéoles, distend les poumons qui se
retrouvent noyés.
 Les circonstances favorisantes sont les états d'insuffisance
cardiaque ou respiratoire : les bronchites chroniques de
,

l'adulte, la dilatation des bronches ou la mucoviscidose de


l'enfant, les cardiopathies du sujet âgé ou les
malformations cardiaques congénitales.
Ces sujets fragiles situés aux deux extrêmes de la vie
supportent mal l'hypersécrétion bronchique et la surcharge
modérée de la petite circulation qui accompagnent
l'infection grippale.
Alors que la grippe commune n’atteint que
l’arbre bronchique, la forme maligne s’attaque
au parenchyme, aux alvéoles, avec
,

un œdéme parfois hémorragique.
L’hypoxie, la désaturation, le tirage et le
balancement thoraco-abdominal qui signent le syndrome
de détresse respiratoire aiguë (SDRA) sont rapidement au
premier plan.
,
,
L’infection par le cytomégalovirus (CMV)
Le CMV, également appelé le HHV-5 (Human Herpes
Virus-5), est un virus qui appartient à la grande famille des
Herpès virus.
Chez les patients immunosupprimés c’est une
complication grave, pouvant atteindre de multiples
organes.
En absence d’immunosuppression, c’est une infection
bénigne, peu ou pas symptomatique, d’évolution
spontanément favorable et ne nécessitant pas de traitement
spécifique. 
CMV
Il se transmet par les sécrétions biologiques.
Un sujet infecté excrété le virus dans les urines ou la
salive.
Le virus se retrouve également dans :
Les sécrétions vaginales ;
Le sperme ;
Les selles ;
Le lait maternel ;
Le sang.
CMV
Le CMV peut ainsi être transmis au cours d’une
transfusion sanguine ou lors d’une transplantation, si le
donneur est infecté par le virus.
Le fœtus peut être infecté, soit au cours de la
grossesse, au moment de l’accouchement
Symptômes

l’infection par le CMV passe le plus souvent



inaperçue.
Elle ne provoque que de légers symptômes non
spécifiques. Parfois, totalement asymptomatique.
Chez certaines personnes, se développe un
syndrome mononucléosique associant fièvre et
fatigue, faisant penser à une mononucléose
infectieuse, mais sans les maux de gorge.
Les symptômes peuvent apparaître dès le contact
avec le virus.
CMV
Lorsqu’une personne contracte le cytomégalovirus au
cours d’une transfusion sanguine, les symptômes de
l’infection apparaissent entre 2 et 4 semaines après la
transfusion et sont :
Une fièvre ;
Une fatigue ;
Une augmentation des enzymes hépatiques.
Ces symptômes peuvent perdurer pendant 2 à 3 semaines.
Conclusion
Les infections respiratoires virales sont le plus souvent
bénignes et régressent spontanément dans la majorité
des cas.
Mais l’évolution peut se faire vers des complications
qui sont de véritables urgences.
La diversité des images radiologiques amènent à une
connaissance des différentes étiologies virales les plus
fréquentes.
?

JE VOUS REMERCIE DE


VOTRE AIMABLE
ATTENTION