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PARTIE 2 : LES PRINCIPES DE BASE DE LA

TÉLÉDÉTECTION :
ÉLÉMENTS DE PHYSIQUE DU RAYONNEMENT.
1. le rayonnement électromagnétique
2. le rayonnement et l’atmosphére
3. le rayonnement et la matiére

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Les bases physiques de la télédétection
•La source d'énergie est l'élément qui "éclaire" la
cible en émettant une onde électromagnétique ici,
la source d'énergie est le soleil.

•La cible est la portion de la surface terrestre


observée par le satellite.

•    Le capteur ou plate-forme de télédétection mesure l'énergie solaire (rayonnement


électromagnétique) réfléchie par la cible. Les capteurs embarqués sur le satellite
mesurent le rayonnement électromagnétique réfléchi, puis un émetteur renvoie l'image
sur Terre vers des stations de réception.

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Anatomie du processus de télédétection

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Le rayonnement électromagnétique
•Un rayonnement est une énergie transportée dans l'espace sous forme
d'ondes ou de particules.
•le rayonnement se comporte comme un champ de force dont les variations
affectent les propriétés électriques et magnétiques de la matière

•Le rayonnement électromagnétique est composé d'un champ électrique (E) et d'un
champ magnétique (M)

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Le rayonnement électromagnétique
• Le rayonnement électromagnétique
– Longueur d'onde (λ en m)
• longueur d'un cycle d'une onde, distance entre deux crêtes
successives d'une onde
• mesurée en mètres ou sous-multiples
– Fréquence (v en Hz)
• nombre d'oscillations
par unité de temps
– Inversement
proportionnelles
• C=λv
• C = vitesse de la lumière

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Le spectre électromagnétique 
C’est le résultat de la
décomposition du REM en ses
fréquences constituantes.

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Le spectre électromagnétique 
• La télédétection utilise plusieurs
régions du spectre
électromagnétique.

• Les plus petites longueurs d'onde se


situent dans l'ultraviolet. Ce
rayonnement se situe au-delà du
violet de la partie du spectre visible.

• Certains matériaux de la surface


terrestre, surtout des roches et
minéraux, entrent en fluorescence
ou émettent de la lumière visible
quand ils sont illuminés par un
rayonnement ultraviolet.
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Le spectre électromagnétique 

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Le spectre électromagnétique 
•L'infrarouge s'étend
approximativement de 0,7 à 100 mm,
ce qui est un intervalle environ 100 fois
plus large que le spectre visible.
L'infrarouge se divise en deux
catégories: IR réfléchi et IR émis ou
thermique.
L'infrarouge réfléchi s'étend
approximativement de 0,7 à 3 mm.
L'infrarouge thermique est très
différent du spectre visible et de
l'infrarouge réfléchi. Cette énergie
est essentiellement le rayonnement
qui est émis sous forme de chaleur
par la surface de la Terre et s'étend
approximativement de 3 à 100 mm.

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Le spectre électromagnétique 

•de1 mm à 1 m.

• Les longueurs d'onde les


plus courtes possèdent des
propriétés semblables à
celles de l'infrarouge
thermique.

•les longueurs d'onde les


plus grandes ressemblent
aux ondes radio.

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Interactions avec l'atmosphère

Avant que le rayonnement utilisé pour la télédétection


n'atteigne la surface de la Terre, celui-ci doit traverser une
certaine épaisseur d'atmosphère.
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Interactions avec l'atmosphère
• Le rayonnement doit traverser l'atmosphère
– Les particules et les gaz dans l'atmosphère
peuvent dévier ou bloquer le rayonnement
incident.
– Causés par les mécanismes
d'absorption et de diffusion

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Interactions avec l'atmosphère
ABSORPTION PAR L'OZONE ET DIFFUSION ATMOSPHÉRIQUE
DU RAYONNEMENT ÉLECTROMAGNÉTIQUE, LORS DE SA
TRAVERSÉE DE L'ATMOSPHÈRE.

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Interactions avec l'atmosphère

Absorption et transmission atmosphériques

ABSORPTION D'UN PHOTON PAR UNE MOLÉCULE.


L'énergie du photon est transmise à un électron de la molécule qui passe d'un
niveau d'énergie E1 à un niveau E2 supérieur.
ΔE = E2 - E1 = h ν 
où : 
E : l’énergie de l’onde électromagnétique
ν : la fréquence de l’onde
h : la constante de Planck (6,625.10-34 J.s)
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Interactions avec l'atmosphère
LES DIFFÉRENTES TRANSITIONS ÉLECTRONIQUES SELON LA LONGUEUR D'ONDE
DU RAYONNEMENT ABSORBÉ.

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Interactions avec l'atmosphère

DANS L’ULTRAVIOLET

• L’énergie absorbée est suffisamment importante pour permettre des


transitions énergétiques entre niveaux électroniques.

• Un certain seuil énergétique, l’absorption peut provoquer une


dissociation des molécules par rupture de liaison.

DISSOCIATION DES MOLÉCULES

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Interactions avec l'atmosphère
DANS LE VISIBLE
Le rayonnement n’est pratiquement pas absorbé par l’atmosphère, ou très légèrement par
l’ozone. Les transitions énergétiques se font entre niveaux électroniques.

MOUVEMENT DE VIBRATION (PLIAGE)

MOUVEMENT DE VIBRATION (ÉTIREMENT SYMÉTRIQUE)

MOUVEMENT DE VIBRATION (ÉTIREMENT ASYMÉTRIQUE)

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Interactions avec l'atmosphère
DANS L’INFRAROUGE  
L’absorption du rayonnement est beaucoup moins énergétique que
dans le visible ou les ultraviolets et les transitions d’énergie se font
entre le niveau fondamental et les niveaux vibrationnels des
molécules.

ROTATION DES MOLÉCULES AUTOUR D'UN


AXE PARALLÈLE AU PLAN DE L'ÉCRAN

ROTATION DES MOLÉCULES AUTOUR D'UN


AXE PERPENDICULAIRE AU PLAN DE L'ÉCRAN
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Interactions avec l'atmosphère

DANS LES HYPERFRÉQUENCES :


L’énergie transférée étant encore moins importante,
l’absorption entraîne des transitions énergétiques depuis le
niveau fondamental vers les niveaux rotationnels des
molécules.

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Interactions avec l'atmosphère
LES FENÊTRES ATMOSPHÉRIQUES DE TRANSMISSION

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Interactions avec l'atmosphère

Longueur d’onde utiles

Les régions du spectre qui ne sont pas influencées de façon


importante par l'absorption atmosphérique: une grande partie des
hyperfréquences, une partie de l’énergie solaire et une partie de l’énergie
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thermique de la terre
Interactions avec l'atmosphère
Diffusion atmosphérique

– Le niveau de diffusion dépend de plusieurs facteurs


comme la longueur d'onde, la densité de particules et
de molécules, et l'épaisseur de l'atmosphère que le
rayonnement doit franchir.
– Il existe trois types de diffusion :
• la diffusion de Rayleigh
• la diffusion de Mie
• la diffusion non-sélective.

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Interactions avec l'atmosphère
La diffusion de Rayleigh

• lorsque la taille des particules est


inférieure à la longueur d'onde du
rayonnement
– particules de poussière ou
molécules d'azote ou d'oxygène
• disperse et dévie de façon plus
importante les courtes longueurs
d'onde
• c’est pourquoi le ciel
est bleu

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Interactions avec l'atmosphère
La diffusion de Mie

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Interactions avec l'atmosphère
La diffusion non-selective
• lorsque les particules sont beaucoup plus grosses que la
longueur d'onde
– gouttes d'eau et grosses particules de poussière
• "non-sélective" car toutes les longueurs d'onde sont dispersées
• les gouttes d'eau de l'atmosphère dispersent le bleu, le vert, et
le rouge de façon presque égale, ce qui produit un
rayonnement blanc
• c'est pourquoi le brouillard et les nuages nous paraissent
blancs.

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Interactions avec la matière

INTERACTIONS DU RAYONNEMENT ÉLECTROMAGNÉTIQUE AVEC LA MATIÈRE


- ABSORPTION, RÉFLEXION, TRANSMISSION

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Interactions avec la matière
L'ÉMISSION
•Tout corps dont la température est supérieure au zéro absolu (0° Kelvin
équivaut à - 273°C) émet un rayonnement électromagnétique issu de
l’agitation thermique des molécules, dont la longueur d’onde est
fonction de la température.
•cette loi appelé loi de Planck n’est parfaitement vérifiée que pour le
« corps noir » (parfaitement émissif et parfaitement absorbant), mais
beaucoup de milieux naturels, l’eau en particulier, ont un comportement
très proche de celui du corps noir.
 

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Interactions avec la matière

LA LOI DE PLANCK DÉCRIT LA RÉPARTITION SPECTRALE DE L’ÉNERGIE ÉMISE PAR UN CORPS


NOIR EN FONCTION DE SA TEMPÉRATURE
Un corps dont la température est de l’ordre de 15°C présente un maximum
d’émission pour une longueur d’onde de 10 mm. Ce rayonnement n’est pas visible.
Un corps dont la température est de l’ordre de 1800°C présente un maximum
d’émission pour une longueur d’onde de 1,4 mm, dans le proche infrarouge, mais le
spectre recouvre largement le domaine du visible, notamment dans le rouge-orangé.
La Terre peut être globalement considérée comme un corps noir qui présente un
maximum d’émission spectrale pour une longueur d’onde de l’ordre de 10 mm
(infrarouge qualifié de « thermique »).

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Interactions avec la matière
RÉFLEXION
La réflexion se définit comme un changement de direction du
rayonnement électromagnétique quand celui-ci atteint une surface.
En télédétection, le phénomène de réflexion est primordial, car
l’identification de la nature des objets par les capteurs satellitaires
repose en grande partie sur la manière dont ils renvoient le
rayonnement.
 La direction du rayonnement réfléchi peut varier, elle dépend de la
rugosité des surfaces naturelles.

R é fl e x i o n

R é fl e x i o n
R é fl e x i o n R é fl e x i o n
spéculaire d i ff u s e De volume

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Interactions avec la matière

Réflexion spéculaire 
 le rayonnement réfléchi par la surface l'est dans une seule et même
direction.
 La réflexion spéculaire se produit uniquement sur des surfaces lisses, dont les
aspérités ont une taille inférieure à la longueur d’onde du rayonnement incident.
 sur des surfaces d’eau calme.
 Sur les images, la réflexion spéculaire se traduit par une tâche éblouissante si le
capteur se situe exactement dans la direction du rayonnement réfléchi, ou bien
sombre dans le cas contraire. 

Spéculaire:toute l'énergie est redirigée


dans une même direction (ie un miroir).
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Interactions avec la matière
RÉFLEXION DIFFUSE.
L'INDICATRICE DE LUMINANCE APPARAÎT EN POINTILLÉS.

Diffuse: énergie uniformément dans toutes


les directions.

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Interactions avec la matière
RÉFLEXION DE VOLUME

•la somme de plusieurs réflexions de surface.


•une partie du rayonnement incident est transmis dans un milieu.
•Le rayonnement est alors réfléchi par les différentes discontinuités de la
couche traversée.
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Interactions avec la matière
ABSORPTION TRANSMISSION

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Interactions avec la matière
RÉFRACTION

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Interactions avec la matière
LE BILAN ÉNERGÉTIQUE DU RAYONNEMENT SOLAIRE AU
NIVEAU DU SOL

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Concept de la signature spectrale

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Concept de la signature spectrale

Feuilles: vertes en été et


rouges/jaunes en automne

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Concept de la signature spectrale

Source : tpouchin.club.fr
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Concept de la signature spectrale

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Concept de la signature spectrale

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Concept de la signature spectrale

RÉFLECTANCE DE LA NEIGE SELON LA GRANULOMÉTRIE DES


CRISTAUX 41
Concept de la signature spectrale

42
Concept de la signature spectrale

43
Concept de la signature spectrale

Distinguer les différents objets par leurs signatures

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Concept de la signature spectrale