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Travaux en hauteur: Les

échafaudages
Les travaux en hauteur couvrent
une large gamme d’opérations
réalisées dans diverses
structures industrielles en cours
d’exploitation ou à l’arrêt, dans
les capacités telles que les
colonnes, réservoirs, sphères..,
 ……dans la construction de nouveaux
projets et la réfection d’ouvrages ou
de bâtiments ( peintures,crépissage
de murs...)
Les travaux en hauteur
nécessitent l’utilisation :

- d’échelles,
- escabeaux, marchepieds
- d’échafaudages roulants,
échafaudages de pied ou
échafaudages volants
- de cordes et harnais
- de nacelles
- de plates-formes élévatrices mobiles
de personnes (PEMP )
RISQUES DES TRAVAUX EN
HAUTEUR
- la chute de personnes
- la chute d’objets
- l’effondrement partiel ou complet de
l’échafaudage
- le renversement de l’échafaudage
- l’exposition aux dangers
environnants avant évacuation
- la manutention de matériel et de
matériaux lourds et encombrants
- l’électrisation
 2 000 accidents du travail chaque
année à Oran …dans le secteur
BTP et Hydraulique ( 2015)
Définitions
Un échafaudage est un équipement de
travail, composé d’éléments montés
de manière temporaire en vue de
constituer des postes de travail en
hauteur et permettant l’accès à ces
postes ainsi que l’acheminement des
produits et matériaux nécessaires à la
réalisation des travaux.
TYPES D’ÉCHAFAUDAGES
- les échafaudages de pied avec
planchers métalliques ou planchers
de planches en bois.

- les échafaudages roulants

- les échafaudages volants


Echafaudage
Echafaudage
Echafaudage
Echafaudage
Classes d’échafaudages
Les échafaudages métalliques
préfabriqués comportent 6
classes adaptées aux types de
travaux
- classe 1 : pour contrôles et
travaux avec outils légers et
sans stockage de matériaux sur
les planchers
- classes 2 à 5 : pour situations
intermédiaires.

En règle générale, les planchers de


classe 4 sont prescrits dans les
raffineries et les industries
chimiques et pétrochimiques
 classe 6 : travaux lourds (par
exemple la maçonnerie) et
stockage de matériaux sur les
planchers
Charges de calcul
Appuis et supports
– Il faut accorder une grande attention
aux appuis qui doivent être de
résistance suffisante.
– L’extrémité des montants reposant
sur le sol est soutenue par une
embase.
Les embases reposent sur une cale qui
compense les irrégularités de l’appui
– Certains montants doivent être
pourvus d’un vérin de réglage.
– Les montants (ou poteaux) doivent
être parfaitement verticaux.
– Il faut utiliser des éléments
compatibles de même origine et
dans les conditions où ils ont été
testés.
Planchers
• Planchers métalliques
Il faut prescrire de préférence les
plateaux métalliques préfabriqués.
Un choix judicieux permet :
- de réduire le temps de montage
- de s’assurer que la charge utile est
indiquée de manière visible et
inaltérable sur chaque élément de
plancher
- d’offrir des éléments de planchers avec
adhérence maximale
- les plateaux métalliques préfabriqués du
plancher doivent être bien fixés aux cadres
avec un dispositif anti-soulèvement
- les planchers doivent être horizontaux.
Il faut prévoir une largeur minimum de
0,90 m pour la circulation sur plancher
Attention : certains monteurs
omettent de placer ces dispositifs
pour réduire le temps de montage.
Ils doivent être repérés et mis en
demeure de se conformer à la
réglementation. La vie des
utilisateurs d’échafaudages est en
jeu.
Planchers en planches de bois
– À défaut, l’utilisation ponctuelle de
planchers en planches de bois est
tolérée.
– Les planches jointives doivent avoir un écart
inférieur à 2,5 mm entre planches
immobilisées.
– L’épaisseur des planches doit être de 40 mm
minimum, leur largeur de 20 cm minimum.
– Les extrémités des planches doivent être
gaufrées (ferrage).
– Les planches doivent être en bon état
et exemptes de nœuds
Caractéristiques des planches
d’échafaudage
 Pour les planches se recouvrant
partiellement, il faut prévoir un
recouvrement de 20 cm minimum,
soit 10 cm de part et d’autre du
boulin support.
 Pour les planches installées bout à
bout, il faut prévoir deux boulins à 20
cm l’un de l’autre et à 10 cm du bord
de celles-ci.
 La portée maximum entre 2 boulins
ne peut pas dépasser 1,50 m.

 Les boulins doivent être fixés à leurs


extrémités.
Accès
– Il faut prévoir une distance
maximale de 20 m entre 2 accès.
– Il faut privilégier :
• Les tours d’accès avec palier et
portillon
• Les escaliers
• Les échelles inclinées, trappes auto
rabattables et garde-corps
supplémentaire côté vide
Protections collectives
La prévention des chutes est assurée
par des garde-corps, placés à une
hauteur comprise entre 1 et 1,10 m
et comportant :
 une plinthe de butée de 10 à 15 cm
 une main courante
 une lisse intermédiaire à mi-
hauteur
MONTAGE DES ÉCHAFAUDAGES
DE PIED
• Formation des monteurs
Les échafaudages doivent être montés,
démontés ou modifiés sous la
direction d’un personne compétente
et par des travailleurs ayant reçu
une formation adéquate et
spécifique, conformément à l’annexe
3 de la R408.
• EPI du personnel de montage
Le personnel de montage est équipé
en permanence de ses EPI :
 un harnais de préférence avec
deux longes (le personnel
s’attache à partir de 1 m au
dessus du sol)
 un casque avec mentonnière
- un gilet de sauvetage, si le travail a
lieu au-dessus de l’eau

• Travail isolé interdit


Un monteur ne peut jamais travailler
isolément sur un échafaudage.
• Proximité de lignes électriques
aériennes:

La distance réglementaire à respecter


pour éviter l’électrisation est de :
- 3 m min si tension < 50 kV
- 5 m min si tension = ou > 50 kV
• Vérifications
Avant tout montage, l’entreprise de
montage doit vérifier le bon état
des éléments à la sortie du magasin
et à l’arrivée sur le site de montage.
Le matériel endommagé et/ou
rouillé ne doit pas être réparé, mais
mis au rebut et détruit.
 Tous les éléments de l’échafaudage doivent
être correctement fixés entre eux. Vérifier
que toutes les clavettes de fixation sont
bien montées. Vérifier que les planchers
et les plinthes sont bien immobilisés.
 Tous les éléments doivent être compatibles,
de même origine et utilisés dans des
conditions où ils ont été testés.
• Échafaudage installé contre un ouvrage
 Lorsqu’un échafaudage est installé contre
un ouvrage ou une façade, il est interdit de
laisser un vide supérieur à 20 cm entre le
bord du plancher et l’ouvrage contre lequel
il est établi. Si le vide est supérieur à 20
cm, il faut installer un garde corps.
Échafaudage sur ouvrage
• Signalisation

 Au début du montage d’un échafaudage,


une pancarte “accès interdit” doit être
posée aux pieds de ce dernier en attendant
la vérification et la réception de conformité
technique.
 La zone de montage ou de démontage
doit être balisée par le personnel de
l’entreprise de montage.
• Signalisation
Hauteur de travail
 hauteur de plate-forme
= n mètres.
 hauteur de travail confortable
= n + 1 mètre.
   hauteur de travail maximum
= n + 2 mètres
hauteur de travail
PRÉVENTION DANS LA PRÉPARATION ET
L’EXÉCUTION DE TRAVAUX SUR
ÉCHAFAUDAGES

 Différentes phases dans la


préparation et l’exécution de travaux
sur échafaudages sont à prendre en
compte :
- évaluation préalable
- établissement du cahier des charges
pour l’appel d’offres
- étude, notice du fabricant, plans et
note de calcul
- montage
- vérification avant mise en service
- utilisation, vérification périodique,
maintenance
- modification (à éviter, sauf si
nécessaire) ; elle doit être suivie
d’une vérification après
modification pour renouveler
l’autorisation d’utilisation
- vérification avant remise en service
- démontage
ÉVALUATION PRÉALABLE
la prévention concernant l’utilisation
d’un échafaudage passe par une
évaluation préalable des
techniques d’accès et des moyens les
plus appropriés elle comprend:
- le choix du matériel en conformité
avec les normes européennes de
fabrication
- l’implication de tous les
utilisateurs et une meilleure prise
en compte de leurs besoins
spécifiques lors de la préparation des
travaux lors de l’élaboration du cahier
des charges
- une meilleure prise en compte des
contraintes de site
la disponibilité obligatoire sur chantier
de :
• la notice du fabricant
• des notes de calcul
• des configurations types
d’échafaudages ou des plans de
montage, d’utilisation et de
démontage
- la formation adéquate et
spécifique des travailleurs
montant les échafaudages
- la formation adéquate et
spécifique des travailleurs ayant
accès aux postes de travail sur
échafaudages
- les procédures de réception
- la prise en compte de la co-activité
ÉTABLISSEMENT DU CAHIER DES CHARGES POUR
LE MONTAGE D’ÉCHAFAUDAGES

La recommandation R408 présente en


annexe 8 un modèle de “Notice
descriptive à compléter par les
prescripteurs” d’échafaudages.
S’il est prévu plusieurs utilisateurs de
l’échafaudage, chaque entreprise
concernée doit transmettre ses
besoins spécifiques au donneur
d’ordres
NOTICE DU FABRICANT
 L’annexe 1 de la R408 résume le
contenu de la notice du fabricant.
 Les fabricants vendent ou louent des
systèmes d’éléments d’échafaudage
de leur conception aux entreprises de
montage d’échafaudages.
 La notice du fabricant doit être disponible
sur le chantier pour consultation par toute
personne désirant vérifier de manière
détaillée la conformité du matériel ou du
montage d’un échafaudage lors de sa
vérification avant mise en service, lors de
son utilisation, de sa modification ou à la
suite d’un accident.
 La notice du fabricant doit être imprimée sur papier
plastifié pour augmenter sa longévité et sa facilité
d’utilisation.
RÉCEPTION DES ÉCHAFAUDAGES
En France,L’arrêté du 21/12/2004
définit le contenu, les conditions
d’exécution et la périodicité des
vérifications générales périodiques,
des vérifications lors de la mise en
service et de la remise en service
après toute opération de démontage
et remontage ou modification d’un
échafaudage.
 La réglementation distingue :
- les vérifications avant mise ou
remise en service.
À faire par le donneur d’ordres et le
monteur.
Elles comportent :
un examen d’adéquation (échafaudage
approprié aux travaux, risques
évalués, …)
• un examen de montage (conforme à
la notice de montage, plans de
montage, …)
• un examen de l’état de conservation
(vérification technique, ancrages, …)
- faire un PV de réception et consigner
dans le registre de sécurité (voir
annexes 6-7 R408)
vérifications journalières
- les vérifications journalières se
résument à un examen d’état de
conservation
(A consigner sur le registre de sécurité
si réparation)
- la vérification trimestrielle,
qui se résume à un examen
d’état de conservation avec
consignation sur le registre de
sécurité
la vérification par un
organisme agréé sur demande
de l’inspection du travail avec
consignation sur le registre de
sécurité
• Examen d’adéquation

Cet examen consiste à vérifier que


l’échafaudage est approprié aux :
- travaux que l’utilisateur prévoit
d’effectuer
- risques auxquels les travailleurs
sont exposés
 Cet examen consiste également à
vérifier que les opérations prévues
sont compatibles avec les
conditions d’utilisation définies par
le fabricant.
Examen de montage et
d’installation

Cet examen consiste à vérifier que


l’échafaudage est monté et installé de
façon sûre :
- conformément à la notice
d’instructions du fabricant
- conformément au plan de
montage établi par une
personne compétente, lorsque
la configuration de montage ne
correspond pas à un montage
prévu par la notice du fabricant
Examen de l’état de
conservation
Cet examen consiste à vérifier que les
éléments constitutifs sont en bon état
de conservation pendant toute la
durée de l’installation :
- présence et bonne installation des
dispositifs de protection collective et
des moyens d’accès
- absence de déformation permanente
ou de corrosion
- présence des éléments de fixation ou
de liaison, absence de jeu décelable
- bonne tenue des éléments d’amarrage
(ancrage, vérinage), absence de
désordre au niveau des appuis et des
surfaces portantes
- présence de tous les éléments de
calage et de stabilisation
 - bonne fixation des filets et des bâches,
continuité du bâchage
 - continuité, planéité, horizontalité et bonne
tenue des planchers
 - visibilité des indications relatives aux
charges admissibles
 - absence de charges dépassant ces limites
admissibles
 - absence d’encombrement des planchers
Permis travail en hauteur
Exemples à éviter
Commenter les images suivantes en
indiquant les dangers et les
protections manquantes
Exemple à éviter- 1 ?
Exemple à éviter- 1 ?
 Un échafaudage
doit être
obligatoirement
installé à partir
d'une hauteur de
chute de 3 m. Ici,
cela n'a pas été
fait.
Exemple à éviter:-2
Exemple à éviter:-2
Risque de chute dans le
vide!
Le passage de l'escalier à
l'échafaudage n'est pas
correctement aménagé.

Le sommet de l'escalier est


dépourvu d'une protection
terminale et il manque une
ouverture d'accès dans la
protection latérale sur le
côté gauche.
Exemple à éviter:-3
Exemple à éviter:-3

 Entre autres
défauts, il manque
notamment des
protections au bord
du toit du côté des
pignons et du
chéneau.
Exemple à éviter-4
Exemple à éviter-4
 La distance entre
les garde-corps
supérieurs est trop
grande (distance
max.: 50 cm) et
l'une des filières
intermédiaires est
défectueuse.
Exemple à éviter-5
 La distance par
rapport à la
façade excède les
30 cm autorisés.
Exemple à éviter-5
 La distance par
rapport à la
façade excède les
30 cm autorisés.
Exemple à éviter-6 Diverses lacunes
Exemple à éviter-6 Diverses lacunes
Il est interdit de remplacer
les platelages par des
plateaux de coffrage. La
largeur des platelages est
insuffisante, toute la
largeur du cadre doit être
recouverte.
La protection latérale n'est
pas complète, il manque
des filières intermédiaires
et des plinthes.
Exemple à éviter-7
 la protection
latérale manque
ou n'est pas
complète et les
ouvertures
d'accès ne sont
pas fermées
Exemple à éviter-8
 
Exemple à éviter-8
 
 l'échafaudage a été
modifié par les
utilisateurs. Le
matériel
excédentaire ne
doit pas être
déposé sur les
platelages: risque
de trébucher!
Exemple à suivre-1

Excellent signe des


temps modernes,

l'échafaudage de ce
clocher est monté dans
les règles de l'art.
Exemple à suivre-2
Tout est fait
correctement,
tant les
platelages que
les protections
latérales et le
pont de
ferblantier
Exemple à suivre-3
platelages,
protections
latérales, pont
de ferblantier
et filet dans la
zone des
entrées et
sorties, tout
est correct.
Exemple à suivre-4
goujons de
sécurité pour la
liaisons entre
les cadres
supérieurs et
inférieurs.
Exemple à suivre-5
l'accès de
l'escalier est
équipé d'une
sécurité
interdisant
l'accès aux
personnes non
autorisées
Exemple à suivre-6
cet ouvrier
adopte un
comportement
exemplaire, il
porte un
casque, un
masque de
protection et
des gants.
L'échafaudage
est lui aussi
parfaitement
installé.
Pose des panneaux
 Pose des panneaux d’autorisation
d’accès réglementé
 Une fois l’échafaudage réceptionné, il
faut enlever les panneaux “accès
interdit” et les remplacer par les
panneaux d’autorisation “accès
réglementé” à proximité de chaque
accès à l’échafaudage
Les panneaux mentionnent :

- le numéro repère de l’échafaudage


ou le numéro de procès verbal
- le nom de l’entreprise de montage
- le nom du donneur d’ordres
- la date de réception par le
monteur et le donneur d’ordres
- les conditions d’utilisation (limites
de charges autorisées)………
- le nom des entreprises autorisées
à utiliser l’échafaudage
- le nom du responsable à contacter
en cas de constat d’anomalies
- le nom et la signature des
vérificateurs du monteur et du
donneur d’ordres
Réception des échafaudages par les
entreprises qui les utilisent.
Lorsqu’un échafaudage est utilisé par
plusieurs entreprises, il n’est pas
nécessaire que ces entreprises
réalisent les vérifications avant
utilisation et les vérifications
trimestrielles à condition que :
- les vérifications aient été réalisées en tenant
compte de leurs besoins et de leurs
conditions d’utilisation
- ces conditions ne mettent pas en cause les
résultats des vérifications
Le responsable de chaque entreprise
utilisatrice doit s’en assurer. Il s’assure que
l’échafaudage est conforme pour répondre
à son besoin et il s’engage à ne pas le
modifier.
 Dans le cas où une ou plusieurs
entreprises n’ont pas communiqué
leurs besoins spécifiques au donneur
d’ordres lors de l’élaboration du
cahier des charges, le responsable de
chacune de ces entreprises doit
réaliser les vérifications nécessaires
telles que décrites ci-dessus et
demander l’autorisation d’utiliser
l’échafaudage au maître d’œuvre.
 Par ailleurs, chaque chef d’entreprise
doit toujours être en mesure de
présenter les documents faisant état
des conditions de réalisation des
vérifications ainsi que de leurs
résultats.
Formation du personnel
travaillant sur échafaudage

Les travailleurs accédant à un


échafaudage et l’utilisant comme
poste de travail doivent être formés
à cet effet.
Par conséquent, les chefs d’entreprise
devraient délivrer une attestation
de formation à leurs employés
appelés à utiliser un échafaudage
comme poste de travail.
 Le référentiel de compétences des
personnels travaillant sur
échafaudages est défini à l’annexe 5
de la recommandation R408.
UTILISATION DES ÉCHAFAUDAGES ET
CONTRÔLE JOURNALIER

Tout utilisateur effectue un contrôle


journalier de l’échafaudage. Les points
suivants sont examinés :
- s’assurer que les limites de charges ne sont
pas dépassées
- maintenir l’échafaudage en sécurité et
prendre les mesures compensatoires
lorsque certaines protections collectives ont
été déposées pour les besoins d’une
intervention
- tenir compte de la co-activité en ne créant
pas de risque pour les travailleurs
avoisinant
- signaler toutes les anomalies et les faire
rectifier par le monteur
Pour toute anomalie constatée lors d’une
utilisation d’un échafaudage, le vérificateur
(qui peut être l’utilisateur ou le donneur
d’ordres) contacte le responsable désigné
de l’entreprise de montage.
Interdictions
Il est interdit de :
- déverser du matériel contre les poteaux
- laisser tomber du matériel sur le plancher
- courir et sauter sur le plancher
- encombrer les planchers
- laisser tomber du matériel du haut d’un
plancher
- monter sur les garde-corps ou les plinthes
- grimper sur l’échafaudage pour
accéder au plancher
- travailler à partir des moyens d’accès
- disposer des planches sur les lisses ou
les sous-lisses pour rehausser le
niveau du poste de travail
- se pencher à l’extérieur des garde-
corps
- utiliser l’échafaudage pour des travaux
différents de ceux pour lequel il a été conçu
- accéder à l’échafaudage sans autorisation
- enlever ou changer de place les panneaux
d’interdiction ou d’autorisation d’accès
- prolonger un échafaudage ou réunir 2
échafaudages par un plateau
- enlever les protections collectives sans
compensation
Situations à risques-1
Situations à risques-2
Situations à risques-3
Situations à risques-4
MODIFICATIONS D’ÉCHAFAUDAGES

Les échafaudages ne peuvent être


montés, démontés ou sensiblement
modifiés que sous la direction d’une
personne compétente et par des
travailleurs qui ont reçu une
formation adéquate et spécifiques
aux opérations envisagées (articles
R231-36 et R231-37 du Code du
Travail).
 Pour toute modification
d’échafaudages, il faut :
- évacuer le personnel utilisant
l’échafaudage
- remplacer le panneau “accès
réglementé” par un panneau “accès
interdit” apposé de manière très
visible
- bloquer les accès avec du ruban de
balisage
- exécuter la modification par le
personnel habilité de l’entreprise de
montage
Après modification, il faut procéder à
une nouvelle réception de
l’échafaudage (vérification avant
remise en service).
Capacité de charge et largeur de platelage
4.2 Dimension du bâtiment
4.3 Fondation et déroulement des travaux
4.4 Structure de la façade
4.5 Accès à l’échafaudage
4.6 Pont d’échafaudage
4.7 Ancrages
4.8 Bord du toit
4.9 Plateformes et élévateurs
4.10 Evaluation des éléments d’échafaudage (en
annexe)
4.2 Dimension du bâtiment

Disposition horizontale
4.2 Dimension
Disposition du bâtiment
verticale
4.2 Dimension du bâtiment
Nombre d’accès à l’échafaudage
4.3 Fondation et déroulement des travaux
4.3 Fondation et déroulement des travaux

Console, porte-à-faux
4.3 Fondation (base)
4.3 Fondation (transfert de la
charge)
Positionnement (fil à plomb, niveau à
bulle)
4.4 Structure de la façade
Distance par rapport Variante: garde-
corps
à la façade intérieur
4.4 Structure de la façade
Variante: tubes intérieurs
Variante: consoles
4.4 Structure de la façade
Echafaudage pour
travaux de
maçonnerie installé
(p.ex. pour construction
ultérieure d’un mur en
briques apparentes)
4.4 Structure de la façade

Echafaudage pour travaux de


maçonnerie installé(construction
ultérieure d’un mur en briques à crépir)

1. D’abord, des consoles intérieures de


60 cm doivent être montées sur
toute la hauteur
2. Exécuter les travaux d’isolation à
partir de la console de 60 cm
3. Au fur et à mesure de la
construction, remplacer les consoles
de 60 cm par des consoles de 30
cm
4.5 Accès à l’échafaudage (types)
4.5 Accès à l’échafaudage
Panneau indicateur et signalisation
4.6 Accès à l’échafaudage
Jointure de cadre/chevilles
4.6 Accès à l’échafaudage et
platelages
Ouvertures
4.6 Accès à l’échafaudage
Distance entre les appuis
4.6 Accès à l’échafaudage et
protection latérale
4.7 Ancrages
Ancrages sans filet
4.7 Ancrages
Ancrages avec filet
4.7 Ancrages
Ancrages avec filet, façade
4.7 Ancrages et appuis extérieurs
Appuis extérieurs
4.8 Bord du toit et platelage
de pont de ferblantier
Platelage de pont de ferblantier pour
une charge dynamique (toits pentus
et plats)
4.8 Bord du toit
Inclinaison de toiture jusqu’à 25°
4.8 Bord du toit
Inclinaison de toiture de 25° à 60°
4.8 Bord du toit
Remplacement du chéneau
4.8 Bord du toit
Toit plat jusqu’à 10°
4.8 Bord du toit
Pignon
4.8 Bord du toit
Ouvrages à ossature
4.9 Plateformes de réception
4.9 Elévateur pour matériel
4.9 Elévateur combiné
(matériel + personnes)
Monte-charges de chantier pour le transport de
matériel (sans transport de personnes)
Exigences minimales relatives à l’installation du 1.6.2005 au 31.12.2009
De manière générale, les instructions du fabricant s’appliquent
• Maniement à partir du sol pour les commandes nécessitant une action maintenue
• Points de chargement avec portes coulissantes ou barrières
• Auto-verrouillage des portes coulissantes ou des barrières aux emplacements fermés
• Station au sol grillagée, accès fermé en dessous des points de chargement
5. Contrôle
A Contrôle par le monteur
B Contrôle par la personne
ayant effectué la commande
C Contrôle par l’utilisateur
D Approbation de l’ouvrage
A Contrôle par le monteur
Ordonnance sur la prévention des accidents
(OPA), art. 32a
Utilisation des équipements de travail
1 Les équipements de travail (dont font notamment partie les
échafaudages de chantier, les échafaudages roulants, les
élévateurs temporaires) doivent être employés
conformément à leur destination. Les instructions du
fabricant concernant leur utilisation doivent être prises en
considération.
3 Les équipements de travail utilisés sur différents sites

doivent être soumis après chaque montage à un contrôle en


vue de s’assurer de leur installation correcte, de leur
parfait fonctionnement et du fait qu’ils peuvent être
utilisés conformément à leur destination. Les résultats
des contrôles doivent être consignés.
B Contrôle par la personne
ayant effectué la commande
Norme SIA 222, art. 7.22
Devoir particuliers des parties
Le devoir de surveillance incombe à
l’entrepreneur qui a commandé
l’échafaudage, dès le moment où
il en prend possession pour l’utiliser.
Norme SIA 222, art. 7.24
Devoirs particuliers des parties
L’échafaudage ne peut être modifié que par le
constructeur (ou le propriétaire de
l’échafaudage) et avec l’accord de la
direction des travaux.
C Contrôle par l’utilisateur

Ordonnance sur les travaux de construction


(OTConst), art. 49
Utilisation et entretien
1 L’échafaudage doit être contrôlé visuellement

chaque jour par tout utilisateur. S’il présente des


défauts, il ne peut être utilisé.
2 Les matériaux superflus doivent être enlevés des

platelages et des accès.


D Approbation de l’ouvrage

Code des obligations (CO), art. 370


Acceptation de l’ouvrage
1 Dès l’acceptation expresse ou tacite de
l’ouvrage par le maître, l’entrepreneur est
déchargé de toute responsabilité, à moins qu’il ne
s’agisse de défauts qui ne pouvaient être
constatés lors de la vérification régulière et de la
réception de l’ouvrage ou que l’entrepreneur a
intentionnellement dissimulés.
Annexe:
Evaluation des éléments
d’échafaudage

Procédure de vérification des platelages


Procédure de vérification des platelages de ponts
de ferblantier
Procédure de vérification de la paroi de protection
de couvreur
Evaluation des parties de protection latérale
Hauteurs admissibles pour les échafaudages
Il faut partir du principe que les platelages pour échafaudages soumis aux mesures des sollicitations
Procédure de vérification des platelages
mentionnées ci-après correspondent aux exigences selon l’art. 35 al. 2 de l’ordonnance sur les travaux
de construction:

q1 (kN/m²) F1 (kN) F2 (kN)


répartition charge charge
régulière de la concentrée, concentrée,
charge répartie sur 50 x répartie sur 20 x
50 cm 20 cm
Echafaudage
de service 2,0 1,5 1,0
léger
Echafaudage
de service 3,0 3,0 1,0
lourd
Les charges F1 et F2 doivent être appliquées aux emplacements les plus défavorables du platelage.
Echafaudage
Sous la charge nominale F1, la déformation élastique du platelage ne doit pas dépasser 1% de la
de service
portée, très 25 mm (aptitude
au maximum 4,5 à l’emploi). 3,0 1,0
lourd
Les platelages pour échafaudages en bois doivent remplir les exigences fixées dans la directive EMPA
relative à la qualité des plateaux en bois.
Procédure de vérification des
platelages de ponts de ferblantier
100kg
Le fabricant de platelages d’échafaudages doit soumettre les platelages de
ponts de ferblantier à un test de chute.

2.50m
• Un corps de chute (boule en acier, rayon 50 cm) d’une masse de 100kg est
lâché d’une hauteur de 2,50 m au moyen d’un dispositif à rivet. A l’emplacement
du choc, un élément d’amortissement clairement défini est placé sur le platelage
(= simulation de la rigidité du corps humain).
• Le corps de chute n’est lâché qu’une seule fois sur chaque platelage. Le test est
réussi si le platelage présente une capacité de charge restante de 150 kg (= Norme déterminante:
SN-EN12811-1:2003
sauvetage assuré).
• Le test est effectué au centre de trois platelage ainsi qu’au bord de trois
platelages (à 35 cm de l’axe du système).
• Les déformations permanentes ou les détériorations locales sont admises.
• La capacité de charge est prouvée si la boule ne rompt aucun élément test et si
le platelage présente encore une capacité de 150 kg après le test.
• Chaque platelage n’est exposé qu’à un seul choc! Le platelage ayant servi au
test de chute doit être détruit et ne doit plus être utilisé.

Important: toujours considérer le platelage supérieur comme


un pont de ferblantier! (Aussi pour les toits plats.)
Procédure de vérification de la paroi de protection de
couvreur (pont de ferblantier)

Pour les parois de protection de couvreur en tant qu’équipement de protection selon


art. 46 al. 1 de l’ordonnance sur les travaux de construction, la capacité de charge
doit être prouvée par des tests effectués au moyen de corps roulants.

Les tests au moyen de corps roulants sont effectués sur un élément de 2,0 m de
long au minimum (distance entre les montants de fixation) de la paroi de protection
de couvreur selon schéma 2.

Le corps roulant doit peser 75 kg, avoir une longueur de 1,0 m et un diamètre
extérieur de 30 cm.

Les tests doivent être effectués trois fois sur un montant et trois fois au milieu du
champ.

La capacité de charge est prouvée si le corps roulant ne rompt aucun élément test.

La norme SN-EN13374 est déterminante


Evaluation des parties de protection latérale
Il faut partir du principe que les parties de protection latérales soumises aux
mesures des sollicitations mentionnées ci-après correspondent aux exigences
relatives à la sécurité au travail et à la protection de la santé.
Légende
FD = 1,25 kN
FT1 = 0,3 kN (déformation maximale 55 mm)
FT2 = 0,2 kN (déformation maximale 55 mm)
FH1 = 0,3 kN
FH2 = 0,3 kN
FT1 Charge appliquée pour répondre à l’exigence en matière de déformation
(sur le garde-corps et le montant, normalement au niveau des éléments
de protection latérale).
FT2 Charge appliquée pour répondre à l’exigence en matière de déformation
(sur la plinthe).
FH1 Charge appliquée pour répondre à l’exigence en matière de résistance
(à n’importe quel emplacement à l’exception des plinthes, normalement
au niveau des éléments de protection latérale).
FH2 Charge appliquée pour répondre à l’exigence en matière de résistance
(sur la plinthe).
FD Charge extraordinaire.
En outre, toutes les parties doivent résister à une charge verticale de 0,3 kN
(30 kg) de bas en haut. Les charges doivent être appliquées à
l’emplacement le plus défavorable.
Hauteurs admissibles

Montants de cadre de 48,3 Hauteur de construction maximale en m


mm de diamètre extérieur
E = épaisseur en mm Charge utile - 2,0 kN/m2 Charge utile - 3,00 Charge utile - 4,50
kN/m2 kN/m2

Consoles de 60 cm 30 1 console 30 cm 1 console 30 cm 1 console


cm au au au
maximum maximu maximum
m

Acier, E = 3,2 20 30 50 20 30 15 25

Aluminium, E = 4,0 14 20 30 12 20 10 15

La notice de montage et d’utilisation du fabricant de


l’échafaudage indique si des hauteurs supérieures sont
admissibles. Si tel n’est pas le cas, l’échafaudage (en règle
générale au milieu) doit être renforcé au moyen de consoles
ou de plateaux en porte-à-faux.