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Compendium Magicae Angelorum

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08/06/2013

COMPENDIUM MAGICAE ANGELORUM

La Magie Enochienne Du Docteur John Dee.

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Philalethe, 15/05/2009

La Magie Enochienne du Docteur John Dee.
Nota : ce document est en grande partie basé sur la traduction de l’article de Benjamin Rowe « Enochian Magic Reference Document » proposée par Vincent Lauvergne, à laquelle plusieurs modifications et annotations ont été faites. Il reprend les élément contenus dans les différents documents de ce site et est destiné à servir de base pour une étude approfondie de la Magie Enochienne.

- Les origines de la Magie : Les manuscrits de John Dee Le système magique connu à ce jour sous le nom de Magie Enochienne dérive du travail du savant élisabéthain le Dr John Dee (1527-1608) et de son médium Sir Edward Kelly (1555-1595, écrit quelque fois Kelley, quelques fois nommé aussi Edward Talbot, nom sous lequel il est supposé avoir fait ses études à Oxford1). Dee était passionné par la découverte des connaissances perdues et des vérités spirituelles. Il voulait en particulier récupérer la sagesse qu'il croyait se trouver dans les livres perdus des temps passés. Parmi ces derniers il y avait le légendaire Livre d'Enoch, lequel concevait-il apparemment comme étant un livre décrivant le système de magie employé par ce patriarche. Un autre livre auquel Dee attribuait une place importante était le mystérieux « Livre de Soyga »2, à propos duquel l’Archange Uriel3 dira qu’il « se trouvait avec Adam au Paradis ». Dee répondra : « Oh, mon ardent désir est de pouvoir lire ces tables de Soyga ». Après être arrivé à la conclusion que la sagesse qu'il désirait ne pouvait être atteinte par l’étude des livres, il décida de s'appliquer lui-même à contacter les sources divines.4 Le début de la carrière “occulte” de Dee n’est pas claire, faute de traces écrites. On lui attribue généralement une période de « crise », aux environs de 1579, résultant en un relatif « abandon » du savoir universitaire et des sciences humaines pour se tourner vers les sciences occultes.5 Il faut toutefois garder à l’esprit qu’à son époque, il n’y avait pas de frontière nette entre ces différents domaines, et que dès 1557, il possédait déjà une impressionante collection de livres traitant d’Angéologie, divination, cabale, alchimie, etc.6 L’utilisation d’un cristal de voyance est mentionnée dès 1564 dans sa Monas Hieroglyphica. L’étrange manuscrit intitulé « Libellus Veneri Nigro Sacer », attribué à

Susan Bassnett, “Absent Presences, Edward Kelley’s family in the writings of John Dee”, Interdisciplinary Studies in Renaissance Thought, ed. S. Clucas 2006, 285-294 (Springer). 2 British Library MS sloane 8 (exemplaire ayant appartenu à Dee), Bodleian Library MS Bodley 908. Cf. Jim Reeds, “John Dee and the magical tables in the Book of Soyga” Interdisciplinary Studies in Renaissance Thought, ed. S. Clucas 2006, 177-204 (Springer). 3 Liber Mysteriorum Primus, 10 Mars 1582. 4 « [...] moi qui, fidèlement et sincèrement, ai cherché parmi les hommes, sur la terre, et aussi par la prière (souvent, et pieusement) ai cherché recours auprès de Ta Divine Majesté pour l’obtention de quelque fragment du Savoir Véritable et de la compréhension de Tes Lois et ordonnances ». Extrait d’une prière consignée dans le ms sl3191. 5 Voir par exemple Gyorgi E. Szonyi, “John Dee and Early Modern Occult Philosophy”, Literature Compass 2004, 1, 1-12. 6 Deborah Harkness, “The Nexus of Angeology, Eschatology, and Natural Philosophy in John Dee’s Angel Conversations and Library”, Interdisciplinary Studies in Renaissance Thought, ed. S. Clucas 2006, 275-282 (Springer).

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Dee, semble indiquer un intérêt anterieur pour les opérations occultes. L’authenticité de ce manuscrit et de son auteur reste toutefois incertaine.7 A partir de 1581, les manuscrits encore existants révèlent que Dee effectua presque quotidiennement une longue série d'opérations magiques.8 N’étant doté d’aucune faculté de « médium », il eu recours a plusieurs médiums : Barnabas Saul est cité au début du Liber Mysteriorum Primus (22 décembre 1581), mais Dee indique aussi qu’avant lui, il a expérimenté avec deux autres personnes. Un certain Edward Talbot est mentionné dans le journal de Dee le 10 Mars 1582, peu de temps avant que les initiales E.K. (Edward Kelly) n’apparaissent. La collaboration avec Kelly durera jusqu’en 1589, puis Dee tentera diverses expériences avec son propre fils Arthur, et travaillera également avec un certain Bartholomew Hickman jusqu’en 1607 (apparemment une vieille connaissance de Dee puisque celui-ci est mentionné dès 1579 dans son journal privé). La méthode employée était assez standard pour l'époque. Dee agissait en tant qu'orateur, dirigeant les ardentes oraisons préparatoires à Dieu et aux Archanges. Les Anges invoqués se manifestaient alors dans une pierre de voyance posée sur une table spéciale appelée « Table Sainte » ou « Table d’Alliance ». Le medium regardait la pierre et rapportait ce qu'il voyait et entendait, tandis que Dee consignait dans son journal tout ce qui se produisait. Dee fit de multiples copies de ses manuscrits. Certains d'entre eux ont été acquis avec la bibliothèque de Dee par Robert Cotton. Cette partie a été éditée dans "A true and faithful relation of what passed for years between John Dee and some spirits" par Meric Casaubon (1659). Ce livre a jusqu’à présent constitué la réference en la matière, bien que le but de Casaubon ait été de discréditer Dee,9 et que son ouvrage soit rempli d’erreurs typographiques et d’inexactitutes.10 Les autres, connus sous le nom de Libri Mysteriorum (1581-1583), sont restés à l’état de manuscrit jusqu’à récemment.11 Dans les dernières années de sa vie, Dee avait apparemment décidé de cacher les copies de ses manuscrits dans le compartiment secret d'un grand coffre de cèdre qu'il possédait. Après sa mort le coffre fut acheté en l'état et passa par plusieurs propriétaires. Les documents cachés n'ont pas été découverts jusqu'aux environs de 1662, et sont arrivés dans les mains d'Elias Ashmole en 1672. La collection de M. Ashmole est par la suite passée à la British Library.12 Selon Ashmole, environ la
Teresa Burns, The Little book of Black Venus and the three-fold transformation of hermetic astrology, Journal of the Western Mystery Tradition, 2007, 12. 8 1581 marque le début du Liber Mysteriorum Primus. 9 Il écrit par exemple dans sa préface : « Sa seule (mais grande et terrible) erreur a été de prendre des Esprits mauvais et menteurs pour des Anges de Lumière, le Diable de l’Enfer [..] pour le Dieu des Cieux ». Casaubon ne nie pas la bonne volonté de Dee ou la réalité des opérations magiques en elle-mêmes, mais plutôt la nature des entités apparues dans le cristal. 10 Casaubon lui-même a relevé quelques erreurs en préface du livre, dues selon lui à la mauvaise écriture de Dee, et avouant également qu’étant en voyage lors de l’impression du livre, il n’a pu procéder à une relecture. Il a également réalisé une copie manuscrite de ce livre, annotée de corrections (manuscrit conservée à la Bodleian Library, D.8.14.art.). Elias Ashmole a lui aussi fait sa propre copie en ajoutant de nombreux commentaires (Bodleian Library MS 580). 11 Les Libri Mysteriorum ont été édités par Christopher Whitby, Thèse de Doctorat, publié dans “John Dee’s Actions with Spirits” (New York: Garland, 1991), et Joseph H. Peterson, “John Dee’s Five Books of Mystery”. Weiser 2003). 12 Cf. bibliographie à la fin pour la liste de ces manuscrits.
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moitié des copies cachées ont été détruites par erreur par la bonne du découvreur avant que des efforts soient faits pour préserver le reste. En dépit de ceci, les manuscrits originaux des opérations de 1581-1583 apparaissent presque entièrement intacts. Quant au précieux Livre de Soyga, Dee en perd la trace vers Avril 1583 (il est apparemment perdu ou volé de sa bibliothèque), et le retrouve en décembre 1595. Après sa mort, le livre est retrouvé parmi la collection du Duc de Lauderdale, avant de finir à la British Library de Londres après la vente de la bibliothèque du Duc en 1692.6 Dee a méticuleusement consigné ses conversations angéliques, de sorte qu'il faut une étude soigneuse pour séparer le "blé" spirituel des paillettes. Une grande partie des conversations était importante dans le contexte des opérations, mais n'a aucune relation directe sur le système magique présenté. Du reste, il y a de longues périodes de communications qui, rétrospectivement, semblent n'avoir aucun autre but que de tenir l'attention du magicien à continuer les opérations. Pendant ces périodes les Anges présentaient des visons colorés, des présages prophétiques et bavardages angéliques, mais très peu d'informations solides. Aditionnellement, le lecteur doit traiter avec les incursions dans la religion apocalyptique, la politique élisabéthaine, les projets de conquète du nouveau monde, les problèmes personnels de Dee et de Kelly, et les diverses questions non pertinentes que Dee insista à insérer dans le travail. Actuellement, le travail de Dee et Kelly est divisé « en trois périodes fortement productives séparées par des mois où rien de valeur particulière ne fut reçu. Le matériel reçu dans chaque période se suffit généralement à lui-même, et est seulement faiblement lié à celui des autres périodes. Dans l'interprétation la plus stricte, seul le matériel de la troisième période peut être qualifié en tant qu’"Enochien", mais le terme est souvent appliqué à tout le travail ».13 Cette assertion est en grande partie dûe aux travaux de la Golden Dawn qui n’a utilisé qu’une partie du matériel de Dee. Le terme « énochien » est en luimême une invention récente, Dee appelant ce système la « Magie Angélique ». Une étude attentive des manuscrits montre toutefois que ces diverses « parties » sont plus étroitement liées entre elles qu’il n’y paraît. - Première période : L'Heptarchia Mystica Le premier système de magie donné par Dee était l'Heptarchia Mystica, semblable dans le style (mais pas dans le contenu) à divers grimoires "Salomoniques" traditionnels.14 Il existe notamment certaines ressemblances avec l’Heptameron du pseudo Peter de Abano et la Philosophie Occulte de Cornelis Agrippa. L’utilisation d’un cristal de voyance et d’une table de pratique rappelle également la méthode décrite par Trithemius dans l’Art de faire apparaitre les esprits dan le cristal. Joseph Peterson cite aussi des ressemblances avec le MS sl313 (Liber Juratus) dans la manière d’invoquer les esprits et la description d’un pantacle similaire au Sigilum Dei Aemeth. De même, Peterson cite sl3854, « Honorii Magistri Thebarum liber cui titulus ‘Juratus’ » contenant une autre copie du Liber Juratus, et indique que le manuscrit
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Citation de Benjamin Rowe. Pour une étude plus approfondie des relations entre Dee et la tradition Salomonique, voir Stephen Clucas, « John Dee’s Angelic Conversations and the Ars Notoria », Interdisciplinary Studies in Renaissance Thought, ed. S. Clucas 2006, 231-273 (Springer).

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semble contenir quelques annotations de la main de Kelly. On peut également citer sl3826, contenant une copie par Kelly du Liber Salomonis et du Liber Lunae, et également le MS sl3849 article 1, « De la manière de procéder pour faire des découvertes par le cristal », dans lequel les esprits Anchor, Anachor et Anilos (mentionnés par Dee au début du Liber Mysteriorum Primus) occupent une place centrale. Le Discovery of Witchcraft de Reginald Scott (publié en 1584) contient de nombreuses références à l’utilisation d’un cristal pour invoquer les esprits. L’enregistrement complet de cette période peut être trouvé dans les "Mysteriorum Libri Quinti" (MS sl3188).15 La présentation de cette magie était remarquablement séquentielle et ordonnée, comparée aux parties ultérieures du travail. L'équipement nécessaire a été décrit en détail, suivi d'une hiérarchie angélique de 49 "Bons Anges", et d'informations au sujet des Rois et Princes de la hiérarchie, et de leurs ministres. La majeure partie de l'information a été fournie en 1582, des corrections significatives ont été apportées à la conception de l'équipement au printemps de l'année suivante, après un hiatus dans le travail et la présentation du Liber Loagaeth.16 L’Anneau, le Lamen, et la Table Sainte. Les Anges affirmèrent que l'Anneau qu'ils conçurent pour Dee était le même que celui utilisé par Salomon pour contrôler les démons, et que rien ne devait être entrepris sans lui.17 L'Anneau avait une bande pleine, à laquelle était attachée une plaque rectangulaire. Les lettres PELE (venant du latin pour "il fera des miracles"18) étaient inscrites dans les quatre coins. Au centre il y avait un cercle traversé par une ligne horizontale, avec la lettre "V" inscrite au-dessus et la lettre "L" au-dessous. Deux Lamens différents ont été donnés à Dee. Le premier porte une ressemblance générique à divers sigils de goétie, étant un assortiment de lignes de formes libres et des lettres curieusement placées. L’esprit qui a communiqué ce Lamen a L’Anneau de PELE et le Lamen en Or. indiqué qu'il devait être fait en or et porté à chaque fois et dans chaque endroit dans le but d'une protection. L'année suivante, Dee et Kelly apprennent qu'il s'agissait d'un faux Lamen donné par un mauvais esprit.19 Pour remplacer celui-ci, il leur est donné une table 12x7 formée à partir des noms des Rois et des Princes Heptarchiques.20 C’est à partir de cette Table qu’est formé le nouveau Lamen. À la différence du premier, le but de ce nouveau Lamen était seulement de "donner de la dignité" au magicien, pour montrer sa force/son pouvoir à exécuter la magie heptarchique.

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L’Heptarchia Mystica est également décrite dans sl3191 et Add36674 (Compendium Heptarchiae Mysticae). Ces précisions sont contenues dans le Quinti Libri mysteriorum Appendice, sl3188. 17 Liber Mysteriorum Primus, 14 Mars 1582. http://comselha.110mb.com/PELE.html. 18 Cornelis Agrippa, La philosophie Occulte, tome III, chap. 11. 19 Mysteriorum Libri Quinti Appendice, 29 Avril 1583. 20 http://comselha.110mb.com/Le%20Lamen%20de%20John%20Dee.htm.

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Lamen Heptarchique "Véritable" dans des versions anglaise et angélique

La Table Sainte (Tabula Sancta) ou Table d’Alliance21 était la pièce maîtresse de la Magie Heptarchique. Son but était d'être un "instrument de conciliation", c.-à-d., le moyen par lequel les puissances qu'elle symbolise sont introduites en harmonie avec le magicien. La table devait être carrée. Les pieds reposaient sur des récipients creux, dans lesquels de petites copies du Sigilum Dei Aemeth étaient placées. Le plateau de la table avait un rebord d'1 pouce de large dans lequel étaient dessinées 21 lettres par coté. A l'intérieur de cette bordure, une étoile de David était dessinée, et au centre de l'étoile il y avait une grille (3 colonnes x 4 lignes) carrée large de 6 pouces contenant d'autres lettres. Sur la table étaient placés sept talismans planétaires, appelés les "Insignes de la Création". Au centre était posé une grande version du Sigilum Dei Aemeth en cire. En service, la Table, le Sigil, et les talismans devaient être couverts de tissu en soie rouge. La boule de cristal été alors placée sur le tissu, directement au-dessus du Sigil.22 Les lettres autour du bord de la table, et dans la grille centrale, proviennent de la même table 12x7 employée pour former le Lamen. Elles sont sensées donner de la dignité à la Table d’Alliance, pour la consacrer au travail de l'Heptarchie, de la même manière que le Lamen donne de la dignité au magicien. Rien n'indique qu'elles étaient censées représenter des mots ayant une signification, comme Gerald Schueler l'a prétendu.23 Ben Rowe précise que « Beaucoup de magiciens ont supposé que la Table Sainte était également nécessaire pour des opérations impliquant les appels et les tablettes donnés à Dee et Kelly en 1584. Il est vrai qu'ils se sont servis de la table pour les opérations qui ont conduit à l’obtention de ce matériel. Cependant, la table est clairement conçue spécifiquement pour l'usage des puissances Heptarchiques ; il semble peu probable qu'elle convienne à la nature quasi-élémentaire des puissances des tablettes ». Toutefois, cette affirmation n’engage que B. Rowe. Il n’est même pas
http://comselha.110mb.com/tabula%20sancta.html. Cf. http://comselha.110mb.com/invocation%20HM.htm pour une description détaillée. 23 Cette « innovation » a également été répétée par Etienne Morgant, « La Magie Enochienne », ed. Trédaniel, 1995.
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sûr que Dee et Kelly aient effectivement utilisé cette Table par la suite. Voyageant fréquemment, il est peu probable qu’ils l’aient emportée avec eux, et il est plus raisonnable de penser qu’ils utilisaient un simple bureau pour leurs opérations.

La Table Sainte pour la pratique, ou Table d’Alliance.

le Sigilum Dei Aemeth Le Sigillum Dei Aemeth (« Sceau du Dieu Vie », mélange de latin et d’hébreu) est un grand disque de cire, sur lequel sont inscrits les divers Noms de Dieu et des Anges, dans une conception en heptagone et en heptagramme. Ce sigil devait être moulé dans la cire, et placé au centre de la Table Sainte, en-dessous de la boule de cristal. De plus petites versions devaient être placées sous les pieds de la Table.24 Ce Sigil est la seule partie du travail de Dee qui a une correspondance directe avec les systèmes magiques antérieurs. En effet, des versions apparaissent, entre autres volumes, dans le Liber Juratus (qui nomme ce symbole le « Sceau de Dieu [...] qui est le commencement de cet Art »), et dans l'Oedipus Aegyptiacus d’Athanasius Kircher.25 Au commencement Dee était chargé de copier le Sigil à partir d'un livre de sa bibliothèque, mais il trouva des versions contradictoires et ne put se décider à choisir l'un d'entre eux. Quand il questionna les Anges, ceux-ci lui donnèrent la façon d’en créer un nouveau, une version plus détaillée. Le Sigil qui en résulta était substantiellement différent des versions antérieures, ne partageant avec elles que la conception géométrique globale. Alors que la plupart des noms sur le Sigil ne sont pas immédiatement reconnaissables, presque tous sont dérivés de deux ensembles de noms angéliques familiers. Le premier ensemble sont les Anges listés par Agrippa, à savoir les "sept qui se tiennent en présence de Dieu".26 Les noms de Dieu dans l'heptagone extérieur sont constitués à partir de la transposition des lettres de ces noms, suivant une
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http://comselha.110mb.com/Sigillum%20Dei%20Aemeth.htm. La description et l’explication du Sigilum Dei Aemeth sont consignées dans le Liber Mysteriorum Secundus. 25 Voir le site de Joseph Peterson, http://www.esotericarchives.com/ pour d’autres versions du SDA. 26 Zaphkiel, Zadkiel, Cumael (une variation de Samael), Raphael, Haniel Michael et Gabriel.

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méthode élaborée. Le deuxième ensemble sont les Archanges planétaires, dont les noms sont montrés dans le pentagramme au centre du Sigil.27 Ceux-ci sont utilisés pour former les quatre groupes de sept Noms Angéliques dans l'heptagramme, appelés les "Fils de la Lumière", les "Filles de la Lumière", les "Fils des Fils", et les "Filles des Filles". De plus, ils sont employés pour former les noms de Dieu écrits dans l'espace entre l'heptagone et l'heptagramme.

Le Sigilum Dei Aemeth

Les Insignes de la Création Juste après la présentation du Sigil, les Anges ont fourni sept talismans complexes appelés les "Insignes de la Création".28 Ceux-ci devaient être gravés sur des plaques d'étain pur, et être disposés en cercle sur la Table Sainte. En guise d'alternative pour les plaques, les Anges ont permis que les talismans soient peints directement sur la table. Pendant le printemps 1583, il y eut des corrections, les Anges ont indiqué que les lettres sur les insignes devaient être converties en alphabet angélique. Comme avec la Table d’Alliance elle-même, les Insignes ont été prévus comme des instruments de la conciliation entre le magicien et les puissances heptarchiques. Chaque insigne a été associé à un Roi Heptarchique spécifique, et ainsi à une planète et à un jour spécifique de la semaine. Deux versions postérieures des insignes ont circulé dans les publications modernes. La première d'entre elles a été créée par le pseudo "Dr Rudd", un siècle ou plus après l'époque de Dee. La version de Rudd montre les noms de divers démons traditionnels écrits sur les insignes. La notion de Rudd était que les lettres représentaient les noms de ces démons, et le nombre de fois où la lettre apparaissait signifiait le nombre de fois que le démon devait être invoqué.29 Une autre version des
Zabathiel, Zedekiel, Madimiel, Semeliel, Nogahel, Corabiel et Levanael. Ces noms sont constitués des noms des sept planètes en hébreu, augmentés du suffixe divin « El ». 28 Liber Mysteriorum Tertius. http://comselha.110mb.com/les%207%20Insignes.html. 29 Ms Harley 6482, British Library, publié par Adam Mc lean, “A Treatise on Angel Magic”, Weiser 2006. Pour une étude détaillée de ce manuscrit, voir également E. Asprem, « False, Lying Spirits and Angels of Light », Magic, Ritual and Witchcraft 2008, 54-80.
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insignes a été éditée dans le "Golden Dawn Enochian Magick" de Pat Zalewski, lequel montre toutes les lettres B minuscules dans les insignes comme nombre 6. Cette version semble être une invention assez récente, apparaissant d'abord dans les imprimés des années 60.

La Table de Pratique et les 7 Insignes de la Création

Un des 7 Insignes selon Dee, Zalewski et Rudd.

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La Hiérarchie Heptarchique : les 49 Bons Anges Après avoir présenté les 7 Insignes, l'Archange Michael présente les 49 Anges en disant : "Maintenant vous touchez le monde, et les faits sur la terre. Maintenant nous vous montrons le monde inférieur : les gouverneurs qui travaillent et gouvernent sous Dieu".30 Kelly a alors la vision de sept tables de 7x7. Chaque carré de chaque table contient une lettre et un nombre de 1 à 49. En collectant les lettres avec le même nombre dans un certain ordre, les noms des anges sont produits. La liste des noms, divisée en groupes de sept, fut appelée la Tabula Collecta. Dee a arrangé ces noms en une table circulaire appelée la Tabula Bonorum, divisant les anges en groupes de sept, avec un Roi et un Prince dirigeant chaque groupe.31

La Tabula Bonorum

Chacune des sept tables originales a été associée à la présidence d'un aspect particulier de l'existence ; il s'en suit que le nom de chaque Ange commande /contrôle une certaine partie de chacun de ces aspects. Les puissances attribuées à chaque table ou lettre sont : - Esprit et sagesse - L'exaltation et le gouvernement des princes - Dominant dans le conseil, et la noblesse - Le gain et le commerce des marchandises (plus tard changé en eau par Dee, sans aucune raison claire) - Les qualités de la terre, et de l'eau - La connaissance de l'air et ceux qui se déplacent en lui - Le gouvernement du feu.
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Liber Mysteriorum Tertius, 29 Avril 1581. Le Liber Mysteriorum Quartus est une description complète des Rois, Princes et Ministres de l’Heptarchia Mystica. 31 http://comselha.110mb.com/tabula%20collecta.html.

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Dee a rétroactivement assigné un attribut planétaire à chaque groupe de sept Anges, basé sur les connexions entre les Rois et les jours de la semaine.32 La Tabula Collecta (ou, plus précisément l’ensemble des 7 Tables servant à la formation de celle-ci) semble également avoir une autre particularité peu connue, celle de servir à la création d’amulettes de protection. Lorsqu’en Mai 1583,33 Dee interroge l’Ange Murifri sur un moyen d’aider une certaine Isabel Lister, apparemment victime de mauvais esprits, celui-ci commande à Dee d’extraire certaines lettres de ces Tables, formant le Nom SOLGARS et devant être inscrit en caractères angéliques sur une face de l’amulette, tandis que l’autre face doit contenir les chiffres correspondant aux lettres de son nom (Isabel Lister), lesquels sont également extraits des Tables.

L’amulette d’Isabel Lister

Les Rois, les Princes, et leurs ministres Suivant la présentation des 49 Anges, les puissances des Princes sont présentées en premier, suivi de leurs sigils. Après apparaissent en succession les Rois Heptarchiques. Ils décrivent leurs puissances, et chacun présente ses 42 ministres. Les ministres présentent à leur tour leurs noms, sous forme d’une table de six rangées et de sept colonnes, chaque case contenant une lettre. A partir de ces carrés, Dee en a tiré une série de talismans avec leurs noms écrits sur la circonférence.
Roi Sceau du Roi Prince Sceau du Prince

BOBOGEL
Sagesse, Science

BORNOGO
Les métaux

BRALGES BLUMAZA BABALEL
Les eaux, les batailles navales L’air, les esprits invisibles

BEFAFES
Les mers

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Sur l’ambiguité des relations Roi / Prince et leur corrélation avec les jours de la semaine, voir http://comselha.110mb.com/Note%20sur%20les%20invocations.htm. 33 Liber Mysteriorum (& Sancti) parallelus Novalisque.

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BNASPOL
La terre et son contenu

BLISDON
La vie

BYNEPOR
La vie de toutes choses

BUTMONO
La terre

BALIGON
Les puisance de l’Air

BAGENOL

BNAPSEN
La lutte contre les mauvais esprits

BRORGES
Le feu

Les Sceaux des 7 Rois et des 7 Princes et leurs attributions

La corrélation entre les Anges et les planètes ou les jours de la semaine n’est pas claire, ainsi qu’il a déjà été mentionné. Une autre confusion résulte également des noms du Roi Blumaza et du Prince Bagenol.32 Les 42 ministres affectés à chaque Roi sont divisés en six groupes, chacun réglementant une section de quatre heures du jour, commençant à minuit. Le premier groupe est typiquement représenté comme exprimant une forme plus pure de la puissance du Roi que les cinq groupes restants. Comme c'était le cas avec le Lamen et la Table Sainte, les noms des ministres sont dérivés de la table des 49 Anges. En outre comme précédemment, les noms ont été donnés aux magiciens avant que la méthode d'extraction ait été expliquée. Une pièce manquante A plusieurs endroits dans les manuscrits, il est fait référence à un "grand globe",34 qui n'est pas consigné parmi les papiers qui ont été trouvés jusqu'ici. Comme Dee le décrit : "… il y a des lettres majuscules sous les noms et caractères des Rois : et il y a également d'autres lettres avec des nombres : et d'ailleurs de ces lettres, certaines sont opposées et d'autres renversées."35 Les Anges ont affirmé que cette pièce était importante pour l'utilisation de la magie. Le globe devait être utilisé dans la création de talismans pour les invocations des anges Heptarchiques. Un exemple d'un tel talisman, dessiné en marge par Dee avec la mention « peut-être quelque chose comme celà » montre le sceau du Roi Babalel, avec son Nom en cercle autour de lui. Un cercle externe de lettres

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Dee indiquera par la suite que l’Ange Nalvage utilisera ce même Globe pour transmettre la Table qui porte son nom. MS. Add36674 (Compendium Heptarchiae Mysticae) indique également que les Sceaux des Rois sont représentés dans ce globe. 35 Mysteriorum Libri Quinti Appendice, 5 Mai 1583.

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renversées et normales forme la circonférence du talisman. Donald Tyson36 suggère que les lettres du 2ème cercle sont liées à celle du nom du Roi, car BABALEL contient 2 B, 2 A, 2 L et 1 E. Hors, on trouve 2 S (l’un des deux étant à l’envers), 2 R (également à l’envers), 2 6 et 1 P à l’envers. La méthode d'utilisation A partir des manuscrits encore existants et du matériel conservé au British Museum, il est possible d’avoir une idée générale de la façon de pratiquer la magie heptarchique.37 Au sol est posé un tapis carré de soie rouge de 1.80 m, sur lequel repose la Table de Pratique portant les diverses inscriptions et les Insignes de la Création. En outre, la Table possède 4 pieds dont l’extremité cylindrique renferme chacun une réplique en miniature du Sigilum Dei Aemeth (12.5 cm de diamètre et 2 cm d’épaisseur). Un grand Sigilum Dei Aemeth (23 cm de diamètre et 3 cm d’épaisseur) est également posé sur la Table, et le revers de ce sceau porte le symbole d’une grande croix cerclée avec les lettres AGLA. Le Sigilum Dei Aemeth est lui-même recouvert d’un drap de soie irridescent, de sorte que la couleur varie selon l’angle avec lequel on le regarde, et dont les 4 coins pendent presque jusqu’au sol et sur lesquels sont accrochés 4 nœuds. Enfin, la pierre de voyance est posée sur le drap rouge, au centre de la Table. L’opérateur doit porter l’anneau de PELE. A son cou est suspendu le Lamen gravé sur une plaque en or, et au dos duquel son inscrits les noms Zedekiel, Madimiel, Semeliel, Nogahel, Corabiel. Il tient dans sa main un disque de bois tendre sur lequel est gravé le Sceau du Roi de l’Heptarchia Mystica présidant au jour de l’opération, et formé à partir du « Grand Globe ». Enfin, l’opérateur doit poser ses pieds dans la table contenant les 42 Lettres des ministres sous la direction du Roi & Prince du jour.38 Le Sceau d’Hagonel, appelé BAREES et que Dee a

transformé en doit également être placé au sommet de la Table de Pratique, mais il n’y a aucune indication quant à la manière de le dessiner ou le graver. - Seconde période : le Liber Loagaeth et l’Alphabet Angélique Le Liber Loagaeth (le plus souvent écrit Logaeth, du fait d’une erreur de Casaubon qui a ensuite été répétée) est la partie la plus mystérieuse du travail de Dee et Kelly. Il est également connu sous différents noms comme livre d'Enoch et. La révélation de ce Livre a débuté en Mars 1583 et est consignée dans le Liber Mysteriorum Quintus. Elle s’est étendue sur plusieurs mois, et la majeure partie est contenue dans le Liber Mysteriorum Sextus et Sanctus (sl3189). L’Ange Galvah déclare à son propos : « Concernant le Livre, il doit être appelé Logah : ce qui dans votre langue signifie Parole de Dieu. Ecris-le de la sorte : LOAGAETH, il doit être prononcé Logah. Ce mot est d’une grande signification, je veux dire en respect de la profondeur qu’il renferme. La première feuille
36 37

Enochian Magic for beginners, Llewellyn, 1997. Pour plus d’informations sur la méthode, voir http://comselha.110mb.com/invocation%20HM.htm. 38 Dee a transformé ces tables en cercles contenant les 42 Lettres sur la circonférence.

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(comme tu l’appelles) est la dernière du Livre. Et comme la première feuille est un fatras sans ordre, elle signifie donc le désordre du monde, et est la Parole de ce désordre ou prophétie. » 39 Ce livre est censé être, littéralement, les mots par lesquels Dieu a créé toutes les choses. On suppose qu'il s'agit de la langue dans laquelle "les noms vrais" de toutes les choses sont connus, donnant la puissance sur elles. Comme décrit dans le Liber Mysteriorum Quintus, le livre devait se composer de 48 "feuilles", dont chacune contient une grille de 49x49. Benjamin Rowe écrit : « En fait, le livre consigné dans le manuscrit sl3189 est quelque peu différent. Il contient 49 "invocations" dans une langue inconnue, 95 tables de cases remplies par des lettres et des nombres, 2 tables semblables non remplies, et 4 tables dessinées faisant deux fois la largeur des autres ». Cependant, il faut noter que les premières “Tables” sont écrites sous forme de paragraphes (ou « invocations ») pour des raisons pratique. Il est indiqué que chaque case doit contenir une lettre. Or, le début du Liber Loagaeth est formé d’un mot par case. Par manque de place, Dee les a consignés en paragraphes. Les 2 tables blanches ont probablement servi de modèle pour les autres, et l’alphabet angélique est dessiné en-dessous de la première. Enfin, Dee a joint a son manuscrit 4 tables de 36x72 cases qui sont reproduites d’après de Livre de Soyga. Enfin, à noter que le MS sl3189 est incomplet, puisqu’il ne reproduit pas les 49 premiers « paragraphes » (c’est-à-dire la première Table du Liber Loagaeth), consignés dans sl3188. En apparence, les "invocations" du Liber Loagaeth ne semblent pas être une langue comme les humains comprennent ce terme. Il n'y a aucune traduction par laquelle cela pourrait être jugé en détail, mais font défaut dans le texte les répétitions et les placements logiques de mot, ce qui est caractéristique des 48 invocations énochiennes données dans les années suivantes. Il n'y a aucune grammaire apparente au texte. Donald Laycock remarque que la langue est fortement allitérative et répétitivement formée de rimes, alors que Robert Turner l'appelle "glossolalique". Les anges ont indiqué que chaque élément de chaque table pourrait être compris de 49 manières différentes, de sorte qu'il y ait beaucoup de "langues", toutes étant parlés immédiatement. A noter également que, lors des conversations avec Dee, les Anges utilisaient parfois des expressions dans cette langue, mais Dee ne semble pas avoir eu la présence d’esprit d’en demander le sens. On a dit que le but du Loagaeth était le déclenchement/l'introduction d'un nouvel âge sur terre, le dernier âge avant la fin de toutes les choses.40 Les instructions pour un usage à cet effet n'ont jamais été données ; les anges l'ont continuellement remis à plus tard, disant que seul Dieu pourrait décider que le temps est venu. Pendant la présentation des deux feuilles consignées dans le Liber Mysteriorum Quintus, Kelly épelait chaque mot en prononçant le nom du caractère angélique qu’il voyait dans la pierre. Dee en a retranscrit une version en utilisant l'alphabet romain, apparemment avec l'intention de la refaire en caractères angéliques à une date ultérieure. L'enregistrement indique qu'au début de chaque session une lumière volait hors de la pierre de voyance et allait dans la tête de Kelly. Une fois que la lumière était entrée dans la tête de Kelly, sa conscience était transformée de sorte qu'il
39 40

Liber Mysteriorum & Sancti parallelus Novalisque. Ceci est notamment l’opinion de Donald Tyson.

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pouvait comprendre le texte comme il le lisait. On lui a fermement commandé de ne pas fournir de traduction, expliquant que Dieu choisirait le moment pour elle d'être révélée. Il fournit toutefois la traduction de quelques-uns des mots, mais ceci est insuffisant pour recueillir la signification du texte dans son ensemble. Quand la lumière se retirait de la tête de Kelly, il cessait immédiatement de comprendre le texte, et ne pouvait plus le voir dans la pierre. A quelques occasions, la lumière continuait d'agir en lui pendant une courte période après la fin de la session, et à ces moments là Dee nota que Kelly prononçait beaucoup de choses merveilleuses (et non enregistrées) au sujet de la nature des textes. Mais à l'instant où la lumière se retirait, Kelly ne pouvait plus comprendre, ni se rappeler ce qu'il avait dit durant le moment précédent. Rien d'autre n'est indiqué concernant le but de ce livre, hormis cette remarque de Dee, au 26ème « paragraphe » de la première Table, que ce sont des fragments d’invitations aux Anges, alors que les précédents étaient « comme une préface à la Création et une distinction des bons Anges ». Il est bientôt devenu évident que la méthode employée était trop lente. Les Anges étaient sous une certaine contrainte de temps en présentant le livre, et étaient disposés à ce que Kelly puisse voir le livre à tout moment. Il devait écrire directement ce qu'il voyait plutôt que de le lire à Dee. Durant cette dernière partie du travail, Kelly ne compris apparemment pas la signification profonde du livre, mais eut seulement un aperçu visuel de ses lettres. Le MS sl3189 est écrit de la main même de Kelly. La première feuille montrée à Dee et à Kelly contenait l'alphabet "angélique" exposé au-dessus de la grille. Les noms des lettres et leurs équivalents en anglais ont été donnés aux deux hommes, et il leur a été dit de les mémoriser avant de continuer. Quand Dee ne faisait pas ainsi, et se plaignait des autres exigences vis-à-vis de l'époque, les Anges le réprimandait fortement.

l'Alphabet Angélique

Deux versions de l'alphabet ont été données. Le premier, prévu pour être rapidement écrit avec un stylo plume, a été donné avec le Liber Loagaeth. Une version plus formelle (montrée dans le Tableau ci-dessus) a été donnée plus tard. Pour cette version postérieure, les anges ont projeté une image de la lettre en jaune sur une feuille de papier blanc ; Kelly a alors tracé à l'encre noire par-dessus la projection pour fournir un enregistrement permanent.41 Plusieurs personnes ont allégué que l'alphabet angélique avait été recopié à partir de certains livres antérieurs. Laycock a examiné plusieurs possibilités, et bien qu'il identifia certaines similarités de style avec les alphabets magiques antérieurs, il en conclut qu'aucun d'eux n'étaient suffisamment proche pour être considéré comme une version antérieure. Certains ont notamment cité une ressemblance avec le livre
41

Cf. Liber Mysteriorum Quintus, 26 Mars 1583, et Mysteriorum Libri Quinti Appendice, 6 Mai1583 pour une comparaison des 2 versions.

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de Pantheus, Voarchadumia,42 qui contient plusieurs alphabets magiques, notamment le « transitus fluvii » créé par Agrippa (et dérivé de l’hébreu), et un « alphabet d’Enoch ». Il est cetain que Dee possédait une copie de ce livre, qu’il a fortement annotée, et qui a pu servir de source d’inspiration pour sa Monas Hieroglyphica.43 A B C D E F G H I

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

V

X

Y

Z

ch

ph

th

L’Alphabet d’Enoch selon Pantheus comparée à l’écriture Angélique de John Dee.

- Troisième période : Enochienne La troisième section du travail est celle qu'on appelle couramment Enochienne, celle qui a été décrite par Casaubon. Ce nom n'a pas été réellement employé par Dee et Kelly ; ils l'ont appelé le système "angélique". Selon le mythe, cette magie a été donnée au patriarche Enoch par Dieu, et constituait le moyen par lequel Enoch faisait ses miracles. La magie a été préservée, la période de l'ascension d'Enoch passée, mais dans les générations postérieures, des personnes indignes ont commencé à se servir d'elle. Dieu a donc causé la perte des livres, et de mauvais esprits furent envoyés pour répandre de faux systèmes magiques parmi le peuple. Les prières ardentes et prolongées de Dee ont finalement eut pour effet de radoucir Dieu, pour à nouveau révéler la magie. On ne sait pas quand l'étiquette « énochienne » a été appliquée pour la première fois. L'usage moderne commun provient apparemment de son utilisation par la Golden Dawn.

42

Voarchadumia contra alchemiam ars distincta ab Archemia et Sophia, Giovanni Agostino Panteo (Joannes

Anthonius Pantheus), 1530.

H. Norrgren, « Interpretation and the Monas Hieroglyphica : John Dee’s reading of Pantheus’ Voarchadumia », Ambix 2005, 52, 217-245.

43

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Les Anges subissaient une contrainte de temps en fournissant la magie angélique. Le travail a commencé le 10 avril 1584, et devait être accompli avant août de cette même année. Dans tout le travail, il y avait interférence constante des "mauvais" esprits, cherchant à convaincre Dee et Kelly (Kelly la plupart du temps) d'abandonner. À la différence de l'Heptarchia Mystica et du Liber Loagaeth, les morceaux du système Enochien ont apparemment été présentés d'une manière aléatoire. Cependant, l'ordre de présentation sert à confirmer que les anges fonctionnaient à partir d'une connaissance non disponible à Dee et Kelly. Dans l'ordre chronologique, les sections données étaient : - La Table de Dieu, parfois appelé Tablette de Nalvage. - Les quatre premières Invocations, fournies en arrière une lettre à la fois, et leurs traductions. - Les 5 premières des 18 Invocations, fournis en avant, sans traductions. - Les noms des 91 parties de la terre du Liber Scientae, avec le nombre de leurs ministres et le nombre du Roi Zodiacal contrôlant chacun. - La relation des parties aux régions de la terre. - La Grande Table de la Terre. - Les traductions des invocations précédemment données, et les spécifications de l'ordre correct des invocations. - L'invocation des 30 Aethyrs. - Les noms des Aethyrs. Les traductions des 5 premières des 18 invocations n'ont été données que six semaines après les versions angéliques. La consistance de ces traductions – c'est-àdire, les mêmes mots donnaient la même signification dans différentes invocations – sert au moins à établir que les significations n'ont pas été inventées sur place. Les travaux ont été terminés le 13 juillet 1584, avec la livraison de la partie finale de l'invocation des Aethyrs, et des noms des Aethyrs. Ensuite, c'était comme si une lumière s'était éteinte à l'intérieur de Dee et Kelly. Après avoir atteint un certain pinacle de l'accomplissement, ils étaient abattus, épuisés, et tombèrent dans un domaine plus prosaïque. En effet, depuis lors, il semblait presque comme si les événements des trois précédentes années ne s'étaient jamais produits. D'autres soucis occupent toute leur attention ; leur travail visionnaire n'est pas lié avec ce qui est survenu avant, et a une qualité hésitante. Il n'y a aucune indication qu'ils n’aient jamais fait plus avec la magie angélique. La Tablette de Dieu Le premier morceau de la magie angélique présenté était une petite tablette. Elle n'était pas nommée dans les manuscrits, mais sur la base de son contenu, il serait approprié de l'appeler "Tablette de Dieu". Aucune utilisation spécifique de cette tablette n'est donnée, mais sa taille et la description de sa nature suggèrent que ce pourrait être un lamen à utiliser avec la magie qui suit.44
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Certains y ont également vu un rapport avec la 49ème Clé Angélique, celle qui ne doit pas être « ouverte ».

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La Tablette de Dieu

La Table se compose d'une partie intérieure de 6 colonnes x 6 lignes, entourée par quatre noms de quatre lettres chacun écrit dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Chaque coin de la partie intérieure contient les lettres "IAD", un mot angélique signifiant "Dieu". La partie intérieure est divisée en quatre tableaux de 3x3, appelés les "continents" par l'ange Nalvage, chacun de ces derniers contient trois mots angéliques, écrits diagonalement, lesquels décrivent la nature de cette section en une devise. La lecture des lignes horizontales de la section donne les noms de trois groupes d'anges.45 Nalvage dit de cette Table : « Sa substance est attribuée à Dieu le père. Le premier mouvement circulaire, la circonférence, Dieu le fils, le doigt du père, et celui qui fait mouvoir toutes choses. L'ordre et la cohésion de l'ensemble des pièces dans leur proportion due et parfaite, Dieu le Saint Esprit. Vois, dans le commencement et la fin de toutes les choses. »46 Les 48 Appels Les 48 Appels sont une série d'invocations dans un langage inconnu, lequel est appelé "Angélique" dans les écrits de Dee.47 Le langage Angélique a l'apparence d'un vrai langage, bien que les échantillons existants ne soient pas suffisants pour en déduire une grammaire complète. Cette langue est similaire à l'Anglais dans le positionnement des sujets, verbes et objets, mais en diffère par son manque de prépositions, possessifs, et articles. En règle générale, les mots de la langue angélique ne semblent avoir de rapport avec ceux d'aucune langue connue, bien qu'il y ait des ressemblances occasionnelles. Par exemple, "christeos" en langage angélique, qui signifie « que cela soit » contre "christeos" en Grec. Le mot angélique "babalon", qui signifie "mauvais" contre "Babylon". A noter également que ce langage semble différent de celui utilisé pour l’écriture du Liber Loagaeth. Dix-neuf appels ont été donnés à Dee et Kelly. L'appel final a trente variations, faisant un total de 48 appels. Le but des appels est suffisamment décrit par Nalvage : « Cet art même celui-ci, qui est livré à vous comme une doctrine infaillible, contenant en lui les eaux qui sillonnent beaucoup de portes : même au-dessus de la Porte de l'Innocence, où on vous enseigne à découvrir la dignité et la corruption de la nature et aussi à être des
45 46

Voir http://comselha.110mb.com/Nalvage%20intro.htm pour une description de la Table. Mensis Mysticus Saobaticus, 10 Avril 1584. http://comselha.110mb.com/La%20Table%20de%20Nalvage.pdf. 47 http://comselha.110mb.com/Appels1.htm.

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participants dans le Jugement Secret de la Toute-Puissance pour être rendu manifeste et pour être mis en exécution. A cette fin, je dois vous instruire et vous informer, en accord avec la doctrine qui vous a été livrée et qui est contenue dans les 49 Tables. Dans 49 voix, ou appels : qui sont les clefs naturelles pour ouvrir ces, non pas 49 mais 48 (l'une ne devant pas être ouverte) portes de compréhension ; par lesquelles vous devriez acquérir la connaissance pour mouvoir chaque porte, et pour appeler autant que vous voulez, ou que vous pensez qu'il est nécessaire, ce qui peut très bien, véritablement, et sagement ouvrir à vous les secrets de leurs villes, et vous faire comprendre parfaitement ce qui est contenu dans les Tables. » Le 19ème appel, intitulé "l'Appel de l'Aethyrs", est explicitement associé aux 30 Aethyrs du Liber Scientae, ses termes font clairement de lui une invocation pour les 91 "parties de la terre" dans ce livre. Suivant la citation ci-dessus, les Appels restants sont supposés être connectés avec les hiérarchies de la Grande Table de la Terre, mais leur formulation est trop « poétique » et ambiguë pour que des associations spécifiques soit faites avec certitudes. Bien que confirmant l’ordre correct de ces Appels, l'ange Ilemese a déclaré que chaque appel a sa propre Table, mais n'énonce pas ce que sont ces Tables. Une autre alternative a été suggérée, dans laquelle les Appels sont en fait connectés avec les 49 Tables du Liber Loagaeth. Cette vision des choses prétend que la Grande Table ne peut être subdivisée de façon à produire 48 ou 49 tablettes, alors que le Loagaeth est plus clairement connecté avec ces nombres. En effet, Nalvage déclare48 : « Tu as 49 Tables : dans ces Tables sont contenues les Voix mystiques et saintes des Anges, […] le véritable Langage et discours des enfants et des innocents, qui glorifie le Nom de Dieu et sont purs.[…] Ces Tables ne doivent pas être écrites par l’homme, mais par elle qui est la mère de la Vertu 49. En elles le monde entier, toutes les créatures et de tous les genres sont dénombrés, en être et en multitude. […] Je vais ouvrir, enseigner et découvrir les secrets de ce Langage, ce Saint Mystère, afin que la Cabale de la Nature en voix, substance, corps et mesures de toutes parts soit connue. Car rien n’est secret qui ne doit être révélé, et le Fils de Dieu devra être connu en Puissance et établir un Royaume en Vertu sur la Terre. » Cependant, le lien définitif entre le 19ème Appel (celui des Aethyrs) et les 91 Parties régies par 91 Princes dont les Sceaux sont tracés sur la Grande Table de la Terre est un fort argument contre cette position. La Grande Table de la Terre. La Grande Table est une large grille de lettres, de 25 cases en largeur et de 27 en hauteur.50 Deux versions de la Table existent. La première a été produite pendant le travail de Dee en 1584. Trois ans après, Kelly (travaillant seul) a reçu une Table révisée maintenant appelée "Tabula Recensa", dans laquelle les différentes parties sont interchangées.

11 Février 1584. Référence à une action de 1583 dans laquelle une jeune fille appelée Madimi est apparue et a dit que sa Mère écrirait les Tables. 50 Cf. http://comselha.110mb.com/la%20grande%20table%20de%20la%20terre2.htm. La Grande Table de la Terre est décrite dans Libri Septimi Apetorii Cracoviensis Mystici, Sabbatici Pars Quarta (Mai 1584). Cf. http://comselha.110mb.com/La%20Grande%20Table%20de%20la%20%20terre%20v2.pdf.
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La Grande Table présentée en 1584 et la Tabula Recensa, 1587

La Table est divisée intérieurement selon un système ordonné pour produire une hiérarchie de Noms Divins et Angéliques régissant divers aspects de l'existence. La structure de la Table et la hiérarchie angélique ont été symboliquement présentées les jours précédents sous forme de deux visions, la vision des 4 Tours de Guet51 (que Dee a fait graver sur un disque en or maintenant conservé au British Museum52) et la vision des 4 Sceaux de la Table.53 Une méthode indépendante de division, dans laquelle elle est découpée en 91 régions différentes, présente les sigils des "Parties de la Terre" montrée dans le Liber Scientae.

La Vision des 4 Tours de Guet et les 4 Sceaux de la Grande Table.

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http://comselha.110mb.com/La%20vision%20des%204%20Tours%20de%20Guet.pdf. http://comselha.110mb.com/Dee%20british%20museum2.htm. 53 http://comselha.110mb.com/Les%204%20Sceaux%20de%20la%20Table%20de%20la%20Terre.pdf.

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La première division dans la Grande Table la coupe en quatre tablettes « élémentaires » (ainsi désignées d’après la GD qui a attribué chaque quartier de la Grande Table à un des quatre éléments), 12 cases en largeur et 13 en hauteur. Ces tablettes sont séparées par une croix avec des bras d'un carré de large, appelé la Croix de l'Union, ou Croix Noire (appelée ainsi seulement parce qu'elle a été ombragée en encre noire dans la version de Dee). Chaque tablette a une division interne en quatre Angles mineurs, séparés par une "Grande Croix". La grande croix a un bras vertical large de 2 cases, et un bras horizontal large d'une case. L'horizontal de cette croix s'appelle la "Ligne du Saint Esprit" et contient les trois plus grands Noms de Dieu, constitués en divisant ses douze lettres en groupes de trois, quatre, et cinq lettres. Le bras vertical, considéré comme un ensemble, représente Dieu le Père. Lorsqu'il est considéré comme deux colonnes, il représente Dieu comme Père et Fils. Les huit lettres centrales de la grande croix sont prises en spirale interne dans le sens des aiguilles d'une montre pour former les deux noms du Roi Elémentaire qui régissent la tablette. Chacun de ces noms utilise seulement une des deux lettres les plus centrales. Selon Dee, un de ces noms est pour les travaux bienfaisants, l'autre pour des travaux avec intention nuisible. Les lettres de la Grande Croix forment également les noms de six Seniors en sept lettres. Les « Angles mineurs » sont des grilles de cinq colonnes de large et six rangées de haut. La colonne centrale forme un nom de Dieu en six lettres; la deuxième rangée à partir du dessus forme un nom de Dieu en cinq lettres. Les quatre rangées audessous (en ignorant la colonne centrale) forment quatre noms angéliques réglementés par ces noms de Dieu. Aujourd'hui on se réfère habituellement à eux en utilisant l’étiquette de la Golden Dawn, sous le nom des Anges "Servants". Les quatre cases de la rangée supérieure (en ignorant encore la colonne centrale) forment quatre noms angéliques (formés par permutation circulaire des 4 lettres) qui ne sont pas réglementés par les noms de Dieu de 5 et 6 lettres. Au lieu de cela, un nom de Dieu différent est constitué en ajoutant une lettre de la Croix de l'Union au premier nom de l'ange. La Golden Dawn leur mit l'étiquette d'anges "Kerubiques", d'après les quatre Chérubins élémentaires des cartes du Tarot. Les anges des Angles mineurs sont attribués au gouvernement d'un domaine spécifique de connaissances, par exemple médecine, pierres précieuses, arts mécaniques, etc... Ces diverses puissances doivent être considérées comme étant représentatives plutôt qu'inclusives. Le Liber Scientae Liber Scientae, Auxilii, et Victoriae Terrestris,54 le "Livre de la Connaissance, de l'Aide, et de la Victoire Terrestre" représente la troisième portion majeure de la Magie Enochienne. Les détails ont été donnés pendant le travail de l'année 1584, et ont été compilés par Dee en un seul livre au mois de mai de l'année suivante. Pour présenter cette partie, l'Ange Nalvage dit : «il y a 30 Appels encore à venir. Ces 30 sont les Appels des 91 Princes et Gouverneurs Spirituels, par lesquels la Terre est livrée comme une portion. Ceux-ci apportent et disposent les Rois et tous les Gouvernements sur la Terre, et changent la nature des choses avec la variation de chaque moment ; à qui la providence du jugement éternel est déjà ouverte. Ils
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Ce Livre se trouve dans ms sl3191.

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sont généralement gouvernés par les 12 Anges des 12 tribus, qui sont aussi gouvernés par les 7 qui se tiennent avant la présence de Dieu… »

Les 91 Parties de la Terre sur la Grande Table

En addition à sa hiérarchie régulière, la Grande Table contient les noms et sigils des 91 "Parties de la Terres imposées par Dieu" du Liber Scientae. En séquence, les anges ont donné en premier à Dee et Kelly le nombre de « ministres » demeurant dans chaque partie, le nombre d'Aethyrs dans lesquels ils sont contenus, et le nombre de Roi Tribal réglementant la partie. Ensuite les noms des parties ont été donnés, et leurs équivalents terrestres, suivi de leurs sigils sur la Grande Table. Après que les lettres et hiérarchies régulières de la Table aient été remplies, les Anges délivrèrent l'Appel de l'Aethyr et les noms des Aethyrs. L'origine des noms des Rois est obscure, ils ne sont pas indiqués dans les portions éditées des journaux intimes, mais sont placés dans la version finale du livre du Liber Scientiae. Dans la présentation faite à Dee et Kelly, les sigils des 91 Parties ont été présentés avant que la Table ne soit remplie de lettres, ce qui fait que lorsque les lettres ont été ajoutées ils pouvaient les vérifier par rapport aux noms des parties précédemment données. La corrélation entre les deux est remarquablement importante, seuls quelques noms présentent une différence d'orthographe, et aucun d'entre eux n'est complètement dissemblable. Originellement, les Anges ont essayé de donné à Dee et Kelly les équivalents terrestres des parties en étalant leurs régions sur le globe du monde. Dee coupa court à cette méthode, se plaignant qu'ils devaient lui donner la longitude et la latitude des régions, ou se référer à la carte en sa possession. Il n'y a aucune raison évidente pour laquelle Dee devint obstiné sur ce point, certainement qu'il était au courant que sa carte ne couvrait pas le monde entier. Les anges ont réprimandé Dee, disant qu'ils ne voyaient pas le monde en termes de désignations mathématiques arbitraires, ni même dans les projections coniques de la carte de Dee. Mais plutôt que de retourner à leur méthode première, ils ont choisi d'associer les parties avec les régions du monde listées par Ptolémée. Lorsque Kelly, doutant régulièrement de l’authenticité

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de leurs « instructeurs spirituels », se rendit compte que les noms de ces parties étaient identiques à celles listées par Agrippa (d’après Ptolémée), il se mit en colère et refusa pour un temps de continuer son travail avec Dee. On pourrait suspecter que les anges, contrariés dans leur intention, se soient simplement verrouillés sur la première méthode disponible qui satisferait Dee, indépendamment de son exactitude. Après réception de la liste entière, Dee a commencé à voir les difficultés dans le système et questionna les anges. La réponse était moins que satisfaisante, à la fin se réduisant à affirmer que quand il appellera les parties, elles lui montreraient les régions qu'elles réglementent. Les 30 Aethyrs sont à peine mentionnés dans les journaux intimes de Dee ; il ne leur a certainement pas été donné autant d’importance que celle qu’ils ont acquises dans les esprits de quelques magiciens modernes. Leur fonction semble simplement être de contenir les 91 parties. Il n'y a aucune indication selon laquelle elles auraient une fonction séparée des parties. - Utilisation Tandis que les matériaux énochiens donnés à Dee et Kelly forment un noyau solide pour un système magique, ils font défaut dans l'infrastructure nécessaire pour faire un système complet et utilisable. Seules les indications les plus dégarnies sont données quant à la nature des divers anges, la relation de la structure du système et des puissances à ceux d'autres systèmes tels que la cabale, ou les soutiens mythiques pour l'utiliser en tant que système préliminaire. Les instructions pour l'usage de la magie énochienne sont également maigres et tiennent en quelques phrases : "Quatre jours (après que votre livre soit fait, c'est-à-dire, écrit) seulement devez-vous évoquer ces noms de Dieu, [c.-à-d., dans les tablettes] ou sur le Dieu des multitudes. Et 14 jours après vous devrez (ici ou dans un autre endroit convenable) appeler les anges [des tablettes] par pétition, et par le nom de Dieu auquel ils sont obéissants. Le 15ème jour vous devrez vous vêtir, dans des vêtements fait de lin blanc : et avoir ainsi l'apparition, l'utilisation, et la pratique des créatures. Car ce n'est pas un travail de plusieurs années, ni de beaucoup de jours." Le « Livre » mentionné est un livre de supplication ou de prières à Dieu et aux Anges, conçues par le magicien, écrites d’une manière ordonnées et liées ensemble. Le livre doit seulement être employé pour cette unique opération, et être ensuite détruit. Les 48 Appels ne sont pas mentionnés du tout. Histoire de l'utilisation Etant donné la nature du matériel original énochien, les magiciens doivent improviser intensivement pour le transformer en un système magique universel efficace. L'histoire de l'utilisation du système est une histoire d'innovation. Chaque magicien ou groupe qui l'ont employée intensivement lui ont ajouté leur propre caractère distinct, le prenant dans une direction légèrement différente de n'importe qui d'autre. Elle a évolué pendant que les points de vue de ses utilisateurs ont évolué, et semble parfaitement capable de s'adapter à beaucoup de points de vue sans effort. Le point sur lequel tous ces utilisateurs s'entendent est que les appels et les noms des tablettes sont des outils de pouvoir remarquable, probablement inégalés par

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n'importe quel autre système magique connu aujourd'hui. Même un utilisateur complètement inexpérimenté, avec un petit effort, est pratiquement sûr d'obtenir une certaine sorte de réponse. Dee et Kelly Aussi loin qu'il est montré dans les enregistrements survivants, Dee et Kelly n'ont jamais fait une utilisation significative de la magie angélique. Pendant les années suivant la réception de la magie, ils l'ont apparemment entièrement ignoré. S'ils ont fait quoique ce soit pendant cette période, l'enregistrement a été perdu. Elias Ashmole Ashmole a fait des copies de tous les manuscrits de Dee. Par ailleurs, les manuscrits Sloane 3624 à 3628 (journal of magical practices, apparitions, etc. vol 1 à 5) contiennent l'enregistrement de vastes opérations avec la magie Enochienne, commençant dans les années 1670 et continuant pendant plus de dix-sept années. Trois magiciens et un voyant ont appelé pratiquement chaque ange et entité liés au système enochien. Quelques disciples croient qu'Elias Ashmole et William Lilly sont deux des magiciens impliqués. Cependant, Clay Holden croit que ce n'est pas le cas, basé sur l'écriture : l'enregistrement est d’une main très différente et presque illisible, contrairement à l’écriture élégante d’Ashmole : « Ashmole semble avoir été en grande partie content de faire les talismans planétaires destinés à bannir les rats de sa maison, comme je peux le déterminer à partir de ses journaux intimes. J'aimerais chèrement trouver des évidences solides du contraire, mais je crains que ma prétention qu'Ashmole ait été l'une des mains derrière ces journaux intimes spirituels ait été un rêve. » Golden Dawn La société magique Golden Dawn originale a opéré à partir des années 1880 jusque dans les années 1900, quand elle s'est divisée en divers groupes. Les organismes descendants (à des degrés variables de légitimité) continuent encore de fonctionner, en utilisant une grande partie du matériel développé par les fondateurs. Les gens employant le système de la GD constituent probablement le plus grand groupe de magiciens enochiens de ce siècle ; en dépit de certains problèmes théoriques, il s'est avéré dans la pratique être un moyen efficace d'accéder aux forces angéliques. Les adeptes de la GD ont fait des additions substantielles aux matériaux enochiens originaux, basées en partie sur un vieux manuscrit intitulé « un traité sur la magie angélique ».29 Leur système pour relier les appels aux « tablettes élémentaires » est devenu le modèle standard. Le plus significatif est leur système élaboré des attributs pour les carrés des tablettes élémentaires, qui cherche à unir la magie énochienne avec le savoir de la Kabbale et des Rose-croix pour donner une représentation symbolique complète de l'univers magique. Dans ce système, chaque division et rang dans les tablettes sont relié aux types spécifiques de forces magiques : élémentaire, planétaire, zodiacale ou séphirotique. Par exemple, les 36 carrés de la grande croix sont associées aux 36 décans du zodiaque ; les dix carrés des croix de calvaire dans les angles Mineurs sont reliées aux séphiroth de l'arbre de vie, etc. Si la Golden Dawn a eu le mérite de sortir l’énochien de l’oubli et de l’intégrer dans son propre système magique complexe, et sans renier ou sous-estimer http://comselha.110mb.com/ 24 Philalethe, 15/05/2009

l’immense travail réalisé afin d’en faire un tout cohérent, cet Ordre est également responsable de la confusion actuelle quant à savoir ce qui est la matière « primitive » de l’énochien et ce qui a été ajouté, voire modifié par la suite. Voici quelques pistes : Tout d’abord, la Golden Dawn n’a intégré qu’une partie du système décrit par Dee, à savoir celle que l’on retrouve dans le livre de Casaubon : la Grande Table de la Terre (que la GD a divisé en 4 « Tablettes Elémentaires » + 1 tablette d’Union qui forment un tout à l’origine), et la division du monde en 30 Aethyrs ; les Appels en langue Enochienne, avec cependant une méthode de prononciation basée sur une vocalisation « hébraïsante » tout à fait arbitraire, et en contradiction avec les indications laissées par Dee quant à la véritable prononciation des mots. Tout ce qui concerne l’Heptarchia Mystica, avec les 49 Anges de la Tabula Bonorum, les 7 Rois, les 7 Princes et leurs 42 Ministres, les Insignes de la Création, la Tabula Sancta, tout ceci est laissé de côté. Le Sigillum Dei Aemeth est très peu exploité, et la méthode (complexe) de détermination des 4 Rois Elémentaires à partir des lettres de la circonférence du Sigil est une pure invention de la GD. De même, il n’y a pas d’attribution claire des 4 parties de la Grande Table de la Terre avec les Eléments dans les journaux de Dee. Au contraire, certains avancent que la Table serait un système mouvant, pouvant adopter différentes configurations, ainsi que quelques variantes dans l’orthographe de certains noms. Cette idée semble confortée par les propos des Anges eux-mêmes, et résoudrait le mystère de la Tabula Recensa dans laquelle l’ordre des parties est modifiée (et à ce propos, la différence entre la Table « originale » et la version réformée explique pourquoi, dans la version utilisée par la GD, certains carrés comportent 2 voire 3 lettres). Les Noms des 4 Rois trouvés au centre des 4 parties de la Table sont de 8 lettres dans la GD (BATAIVAH, ICZHIHAL, EDLPRNAA, RAAGIOSL). Or, il est clairement stipulé dans les manuscrits que ces Noms ne doivent comporter que 7 lettres, en choisissant une des deux dernières lettres selon le but poursuivi (par exemple, BATAIVA ou BATAIVH). Par ailleurs, s’il est vrai que 4 Noms sont produits à partir des carrés « kérubiques » par permutation des lettres, ceci n’est pas précisé pour les « Angles Mineurs » (les adjectifs entre guillemets sont bien évidemment propres à la GD). Concernant les Appels, il faut admettre que leur utilisation reste inconnue. Les seules indications claires concernent le premier Appel, qui « sert en pratique pour faire mouvoir la deuxième Table, les Rois et Ministres du Gouvernement », et le troisième Appel, à propos duquel Nalvage déclare : « ici commencent les mystères de votre monde ». Aucune correspondance entre les Appels et les Eléments ou leurs habitants n’existe, pas plus qu’entre les Appels et les différentes parties de la table de la Terre. Aleister Crowley Le travail d’Aleister Crowley avec la magie Enochienne suit généralement le système de la GD. Il est connu principalement pour ses explorations des 30 Aethyrs, éditées dans "la vision et la voix". Ce travail a établi l'idée que l'Aethyr pourrait représenter un moyen d’initiation, et a fixé une norme pour l'exploration méthodique, que peu ont égalé. Il a également fixé la perspective particulière de Crowley sur le processus de transcendance dans les esprits de beaucoup d'étudiants de l'occulte.

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Crowley a envisagé l'Aethyr comme étant relié au sephiroth de l'arbre de vie par groupes de trois. Il mentionne également que chaque Aethyr « se plie » dans l'Aethyr suivant au dessus, d’une certaine manière, de sorte qu'en progressant à travers l'Aethyr à partir du dernier jusqu'au premier, on retire également son être des niveaux plus bas et déjà expérimentés (ceci est parallèle à la technique qu'il décrit dans le Liber Yod, dans lequel le magicien réalise l'union avec la Divinité en bannissant progressivement tous les autres niveaux et puissances). L'autre contribution de Crowley à la magie enochienne était l'adaptation du système de pyramide de la GD pour l'utiliser avec la magie sexuelle de l'O.T.O. Dans cette technique, des représentations physiques des pyramides sont faites pour le nom d'un ange, mais inversées pour former les « coupes » carrées. Celles-ci servent de talismans, qui sont chargés en utilisant le produit final de l'opération de la magie sexuelle. Aurum Solis Les documents édités de l'ordre magique d'Aurum Solis montrent une méthode unique d'employer le Liber Scientiae. Leur recherche s'est concentrée sur la découverte de la nature et les utilisations des « ministres » numérotés mais anonymes résidant dans chacune des 91 pièces. Ils utilisent le deuxième appel angélique avec l'appel de l'Aethyrs, afin de faire manifester les forces invoquées au pole matériel de leur gamme ; ceci introduit les ministres, qui sont les plus bas membres de la hiérarchie d'une partie, dans le plus grand état d'activité. Pour chaque groupe de ministres ils ont compilé un nom, une image de leur aspect, et une liste de leurs puissances et des aspects de l'existence sur lesquels ils peuvent agir. Etant donné le grand nombre de parties, ils ont une encyclopédie virtuelle des effets magiques utiles. Puisqu'ils n'ont édité aucun enregistrement magique en utilisant leurs méthodes, il n'y a aucune manière de déterminer à quel point fonctionnait leur système dans la pratique. En revanche, leur utilisation des hiérarchies régulières des tablettes semble être assez conventionnelle, en conformité avec les méthodes de la GD, mais n'utilisant pas le système élaboré des attributs de la GD. L'Eglise de Satan et le Temple de Set Citant Israel Regardie, à partir de son introduction sur « la vision et la voix » d'Aleister Crowley. « Un conseiller... avait suggéré la discontinuation du projet entier. Son motif était qu'un groupe Californien sensationnellement engagé dans la pratique du Satanisme s'était approprié et avait édité les rituels ou les invocations Enochiennes dans une prétendue bible satanique. Pour cette raison, on a estimé qu'il y avait maintenant les contacts indésirable liés aux rituels qui pourraient seulement mener au chaos et à la confusion. L'auteur de ce volume déprécié avait fait assez de changements des divers appels pour éliminer toute probabilité de confusion avec ceux présentés ici sous leur forme originale. Partout où le mot Dieu était employé, l'auteur avait substitué le nom de Satan ou un terme équivalent. Le même tenait pour vrais plusieurs autres morceaux de stupidité semblable. » En tant qu'organisation principalement religieuse, l’EdS a employé les invocations comme « outil psychodramatique pour le rituel » ; c.-à-d., comme quelque chose de mystérieux pour ajouter de la fascination à leurs services. Il n'y a aucune indication selon laquelle le fondateur aurait déjà pris sérieusement les

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invocations comme des outils, ou qu'elles aient déjà été employées systématiquement par l’EdS pour des buts explicitement magiques. La ramification schismatique de l’église de Satan, le temple de Set, a abandonné les versions de l’EdS des invocations. Plutôt que réécrire la langue angélique des appels, Michael Aquino (fondateur du temple de Set) a sensiblement mis à jour les traductions des appels pour se conformer à sa propre philosophie. Les invocations et les traductions de M. Aquino sont présentées comme le « mot de Set » dans le manuel du TdS « la tablette en cristal de Set ». Parfois, la version d'Aquino s'écarte sensiblement des traductions originales ; dans d'autres, les différences sont assez petites qu'on pourrait les appeler licence poétique justifiable. Mais le sens global donné est nettement différent de l'original. Citons M. Aquino : « Un puriste enochien pourrait remettre en cause la traduction fournie par le mot de Set parce que ce n'est pas la version anglaise enregistrée par John Dee en ses journaux intimes. Ma réponse est simplement que j'ai approché les clefs, pas en tant qu'historien cherchant à réimprimer ce que Dee a fait, mais en tant que magicien cherchant à actionner les mêmes « machines magiques » que Dee a fait, et à les actionner avec un plus grand soin et précision que lui. Par conséquent ce n'est pas un cas de ma « corruption de Dee », mais plutôt de mon « incorruption » de quelque chose qui a précédé la propre existence de Dee, et qui n’était, après tout, pas de sa compétence (ou celle de Kelly) ». M. Aquino ne fournit aucune explication sur la façon dont le mot « Set » est venu à être fourni par des anges embrassant une vision du monde catégoriquement chrétienne. L'Ordre de la pierre cubique De Robin Cousins : « Le groupe occulte britannique gradé, basé à Wolverhampton, l'Ordre de la pierre cubique, (éveillé de 1965 à 91, maintenant en sommeil) a enseigné le système enochien, strictement selon John Dee. Le système énochien de la GD a été considéré comme inexact et les membres n'ont pas été encouragés à utiliser ses correspondances ». Puisque l'adhésion était nationale, la plupart du travail a été effectué individuellement ou dans les petits groupes locaux (c'est à dire, si les membres vivaient près les uns des autres), mais pratiquement aucun enregistrement de ce travail n'a été tenu centralement. Quelques membres restants pratiquent toujours aujourd'hui, mais il n'y a aucune coordination globale. Benjamin Rowe Benjamin Rowe (1951-2002) était un magicien actif travaillant exclusivement avec la magie Enochienne, connu pour ses travaux méthodiques et complets, et pour développer des techniques et des points de vue peu communs et non traditionnels. Il a fait l'effort d'exposer son travail à l'examen minutieux du public et à la critique, croyant que la situation actuelle de l'art peut évoluer seulement au travers de l'ouverture des communications. « Au fil des ans, j’ai souvent souhaité l’existence de quelque rival dont le travail soit en relation avec le mien comme la relation entre Horus et Set. C’est à dire, suffisamment ressemblant pour s’accorder sur les termes, et suffisamment différent pour le rendre intéressant. Du moment que la rivalité reste amicale (contrairement à celle entre Achad et Crowley), une telle situation crée une ébnergie dynamique qui bénéficie

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aux deux protagonistes. Il y eut de nombresues périodes creuses dans mon propre travail où une telle personne aurait été la bienvenue ». La plus remarquable des innovations techniques de Rowe est une méthode par laquelle une tablette élémentaire peut être transformée en structure astrale tridimensionnelle, un « temple enochien ». Correctement construit, le temple agit pour produire des concentrations intenses des puissances de la tablette entière sous une forme équilibrée. La puissance crée une « porte » qui peut être utilisée pour explorer des symboles de n'importe quel système magique, pour produire des changements permanents dans la conscience du magicien, ou pour traverser des royaumes magiques extraterrestres. Il croit que d'autres utilisations sont possibles, mais ne les a pas encore explorés.

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- Bibliographie Manuscrits. • British Library, Sloane 3188. Manuscrit original de Dee. Divisé en 6 livres : Liber Mysteriorum Primus, 22 Dec. 1581 - 15 Mars 1582. Liber Mysteriorum Secundus. La première page du manuscrit est manquante, la fin est datée du 21 Mars 1582. Liber Mysteriorum Tertius 28 Avril 1582 – 4 Mai 1582. Liber Mysteriorum Quartus 15 Novembre 1582- 21 Novembre 1582. Liber Mysteriorum Quintus 23 Mars 1583 – 23 Mai. Quinti Libri Mysteriorum Appendice 20 Avril 1583 – 23 Mai 1583. Contient également une préface d’Elias Ashmole. British Library, Sloane 3677 : une copie de sl3188 de la main d’Elias Ashmole. Contient également « various Spirit actions by persons unknown », écrit par Ashmole. Bodleian Library, Ashmole 422, art. 2. Copie par Elias Ashmole des notes de Dee contenues dans les 5 Libri Mysteriorum. British Library, Sloane 3189 : Liber Mysteriorum Sextus et Sanctus. British Library, Sloane 2599, art. 1. Une transcription partielle du « Liber mysteriorum sextus et sanctus » par deux auteurs différents (au moins), l’un deux pouvant être Elias Ashmole. British Library, Sloane 78, art. 11. Apparemment une copie du Liber mysteriorum sextus et sanctus identique à sl.3188 (donc uniquement les premières pages, pas les tables). British Library, Sloane 3191 : 48 Claves Angelicae (Cracow, 13 April - 13 July 1584), Liber scientiae auxilii et victoria terrestis, De heptarchia mystica, Tabula bonorum angelorum invocationes. British Library, Sloane 3678, art. 1. Copie de Sloane 3191 par Elias Ashmole. British Library, Additional MS. 36674. Plusieurs traités de magie par Caius, Forman, john Dee. Contient entre autre Compendium Heptarchiae Mysticae, une version antérieure de l’Heptarchia Mystica. British Library, MS Cotton Appendix XVLI. Contient les portions des journaux édités par Casaubon. Mensis Mysticus Saobaticus, pars prima ejusdem. 10-30 Avril 1584. Libri Mystici Apertorii Cracoviensis Sabbatici, 722 Mai 1584, Libri Septimi Apertorij Cracoviensis Mystici Sabbatici pars quarta, 23 Mai 1584-12 Juillet 1584. Libri Cracoviensis Mysticus Apertorius, 12 Juillet 1584 – 15 Aout 1584. Mysteriorum Pragensium liber primus Caesareusque. 15 Aout 1584-7 Oct. Mysteriorum Pragensium Confirmatio. 4 Jan. 1585-20 Mars 1585. Mysteriorum Pagensium Confirmatorum liber. 20 Mars1585- 6 Juin 1585. Unica Actio; quae Pacciaena vocatur. Ao 1585, Aug. 6. Liber Resurectionis 30 Avril 1586-21 Janv. 1587.Actio tertia. Mysteriorum divinorum memorabilia, ab actionis (ex septem) tertiae, descriptae exordio, cui diea 4o Aprilis, Ao 1587, dicata fuit. 4 Avril 1587-23 Mai 1587. La fin de ce manuscrit contient une série de lettres et de notes rédigées entre 1587 et 1607. Bodleian Library, Ashmole MS. 580. Copie du livre de Casaubon par Ashmole avec de nombreuses annotations.

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Bodleian Library, D.8.14.art. Copie manuscrite du livre de Casaubon par luimême avec annotations. Bodleian Library, Ashmole MS. 487-8. Contient entre autres le journal privé de John Dee pour les périodes 1577-1600 et 1586-1601. Bodleian Library, MS. Ashmole 1790, fols. 1-19v. Copie en latin de quelques actions de Dee manquant à cotton Appendix XVLI. Bodleian Library, MS. Ashmole 1788, fols. 37-64. Copie du MS Ash. 1790 par Elias Ashmole. British Library, Sloane 307 : une copie tardive de plusieurs fragments, et qui a servi de source d’inspiration à la Golden Dawn.

Versions éditées des journaux intimes de Dee. • • • Christopher Whitby, John Dee's Actions with Spirits: 22 December 1581 to 23 May 1583, New York & London: Garland Publishing Co. 1988, Fac-simile de la thèse de l’auteur (Birmingham, 1981). Transcription de sl3188. Joseph Peterson, Five Books of Mystery. Original Sourcebook of Enochian Magic. Weiser 2003. transcription complète de sl3188. Meric Casaubon, A true and faithful relation of what passed for many years between Dr John Dee and some spirits. Magickal Childe, 1992, New York, NY. Un fac-similé de l'édition 1659 originale, produit par Clay Holden. Contient la majeure partie du matériel de l'Appendice XLVI de Cotton. Geoffrey James, The Enochian Evocation of Dr John Dee, Heptangle Books, 1989, Gillette, NJ. Réimprimé par Llewellyn, 1994. En grande partie une version de Sloane 3191 en manuscrit dactylographié moderne. Les traductions de James du latin ont été critiquées, comme l'ont été certains passages en anglais de son édition. Robert Turner : The Heptarchia Mystica of John Dee, Magnum Opus Hermetic Sourceworks n° 17: Edinburgh 1983. compilation de Sl3191 et. Add. MS 36674. C. H. Josten, an unknown chapter in the life of John Dee. Journal of the Warburg and Courtauld Institutes, 1965, 28, 223-257. Contient la portion manquante dans Cotton Appendix XLVI, retrouvée dans MS Ash. 1790.

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Autres Documents sur John Dee et la Magie Enochienne : • • • • Asprem, Egil. False, Lying Spirits and Angels of Light. Magic, Ritual and Witchcraft, 2008, 54-80. Bassnett, Susan. Absent Presences, Edward Kelley’s family in the writings of John Dee, Interdisciplinary Studies in Renaissance Thought, ed. S. Clucas 2006, 285-294 (Springer). Burns, Teresa. The Little book of Black Venus and the three-fold transformation of hermetic astrology, Journal of the Western Mystery Tradition, 2007, 12. Calder, I. R. F. John Dee studied as an English Neoplatonist. Dissertation, University of London, 1952.

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Clucas, Stephen. John Dee’s Angelic Conversation and the Ars Notoria, Interdisciplinary Studies in Renaissance Thought, ed. S. Clucas 2006, 231-273 (Springer). Intellectual History and the Identity of John Dee. Interdisciplinary Studies in Renaissance Thought, ed. S. Clucas 2006, 1-22. Cavallaro, Frederico. The Alchemical Significance of John Dee’s Monas Hieroglyphica. Interdisciplinary Studies in Renaissance Thought, ed. S. Clucas 2006, 159-176 (Springer). Clulee, Nicholas. John Dee’s Natural Philosophy : between Science and Religion. Routledge, 1989. At the crossroads of Magic and Science : John Dee’s Archemastrie. Occult And Scientific Mentalities in the Renaissance, 1984, p57-71. Astrology, Magic, and Optics: Facets of John Dee's Early Natural Philosophy. Renaisance Quaterly, 1977, 30, 632-680. The Monas Hieroglyphica and the alchemical thread of John Dee’s career. Ambix 2005, 52, 197-215. de Leon-Jones, Karen. John Dee and the Kabbalah. Interdisciplinary Studies in Renaissance Thought, ed. S. Clucas 2006, 143-158 (Springer). Dunn, Richard. John Dee and Astrology in Elizabethan England. Interdisciplinary Studies in Renaissance Thought, ed. S. Clucas 2006, 85-94 (Springer). Feingold, M. A conjurer and a quack ? the lives of John Dee and Simon Forman. Huntington Library Quaterly, 2005, 68, 545-559. French, Peter. John Dee : the world of and Elizabethan Magus. Dorset Press, 1989. Forshaw, Peter J. The Early Alchemical Reception of John Dee’s Monas Hieroglyphica. Ambix, 2005, 52, 247-269. Halliwell, J. O. The Private Diary of Dr John Dee and a Catalogue of his library of manuscripts. Kessinger, 1997. Harkness, Deborah. Shows in the Shewstone : A theater of Alchemy and Apocalypse in the Angel Conversations of John Dee. Renaissance Quaterly, 1996, 49, 707-737. The nexus of angeology, eschatology and natural philosophy in John Dee’s angel conversations and library. Interdisciplinary Studies in Renaissance Thought, ed. S. Clucas 2006, 275-282 (Springer). Laycock, Donald. The Complete Enochian Dictionary. Weiser, 1994. Norrgren, H. Interpretation and the Monas Hieroglyphica : John Dee’s Reading of Pantheus’ Voarchadumia , Ambix 2005, 52, 217-245. Reeds, Jim. John Dee and the magical tables in the Book of Soyga. Interdisciplinary Studies in Renaissance Thought, ed. S. Clucas 2006, 177-204 (Springer). Smith, Charlotte Fell. John Dee. Banton Press, 1993. Szönyi, G. E. Paracelsus, Scrying and the Lingua Adamica. Contexts for John Dee’s Angel Magic. Interdisciplinary Studies in Renaissance Thought, ed. S. Clucas 2006, 207-229 (Springer). John Dee and early modern occult philosophy. Literature Compass, 2004, 1, 1-12. Tyson, Donald. Enochian Magic for Beginners. Llewellyn, 2005 (4ème édition). Yates, Frances A. The Occult Philosophy in the Elizabethan Age. Routledge, 1972.

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