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1er AVRIL 2012

I LeMatinDimanche

CHEZ ELLE 81

L’humoriste a aménagé son studio d’enregistrement dans l’ancien magasin.

Le coin salle à manger, orné d’un tableau qui représente un couple, peint par une Valaisanne.

Au premier étage, elle partage les bureaux avec l’agent de Yann Lambiel, copropriétaire de la maison.

Elle aime déguster un bon whisky dans le coin relaxation, assise dans son fauteuil en cuir bleu.

Sandrine Viglino vient d’emménager dans l’ancienne Coop du village
Photos Sabine Papilloud

BAZAR Dans son nouveau

refuge, une maison jaune calée dans les vignes, l’humoriste de «La soupe» a tout sous la main: au rez-de-chaussée un studio d’enregistrement, au premier le bureau et, tout en haut, son nid.
Anne-Catherine Renaud

ACCUEILLANTE

«

J’ai enfin une grande terrasse, mon rêve pour recevoir des amis au clair de lune!»
il vient de mon tout premier appartement, confie-t-elle. J’aime ce coin cosy à côté de la stéréo. Mon ami, qui habite Martigny, est un passionné de vin et il me fait découvrir de nouvelles saveurs. On s’arrête, on prend le temps de déguster, pour moi, c’est cela l’ivresse!» Cela fait plus de dix ans que Sandrine est en couple. Estelle à l’aise aux casseroles? «Oui pour faire la vaisselle. Mais je laisse mon copain s’occuper de la cuisine, il adore.» Dans le coin salle à manger, un tableau représente un couple stylisé: «C’est la première toile qu’on m’a offerte. Elle a été peinte par une artiste valaisanne.» A droite, un escalier en bois monte jusqu’à une petite pièce envahie par les BD: «Cela me divertit. Quand j’étais petite, à Noël, c’était toujours le même rituel: mon frère et moi recevions le nouveau Picsou.» De la terrasse, on voit les toits en tuile rouge de Fully. «J’imagine bientôt un coin avec un teppanyaki (une plancha japonaise, ndlr), des guirlandes de lumière comme dans une fête foraine et mes amis seront là pour boire une coupe à la tombée de la nuit», rêve-t-elle en toisant le soleil. Elle invitera sans doute ses copains de «La soupe»: «Oui, car notre équipe ne va pas se dissoudre avec la fin de cette émission. Le 24 juin, j’aurai une poussée d’émotion… Pendant douze ans, on a vécu au rythme de la politique. Avec Yann Lambiel, je suis de l’équipe de base. C’était un labo de création. Et puis cela se passe le dimanche, un jour à part.» Au fait, la soupe, elle l’apprécie comment? «A la courge ou aux légumes, avec du fromage.» Gratinée, donc! x
* Son nouveau spectacle humoristique, du 24 mai au 27 juin au Théâtre Interface à Sion et au Café-Théâtre de Beausobre, le 8 juin, à 21 h 30 - «La soupe»: le dimanche sur La Première à 11 h.

anne-catherine.renaud@edipresse.ch Elle habitait un petit mazot noir, sa «maison de Barbie», comme elle disait, sur les hauts de Fully (VS). Or Sandrine Viglino, 36 ans, a déménagé il y a un mois, quelques mètres plus loin, dans le même village. «J’ai enfin une grande terrasse, mon rêve pour recevoir des amis au clair de lune!» dit l’humoriste de «La soupe». La nouvelle demeure s’élève en bordure des vignes, prise en sandwich entre deux maisons. «Vous allez être surpris par l’ascenseur, qui est plutôt un montecharge pour des marchandises, souritelle. J’habite en fait dans l’ancienne Coop du village.» Voilà bien un lieu qui a vu défiler des hordes de Fuillerains. «Avant, il y avait un tilleul juste devant l’ouverture du magasin, là où je gare ma voiture. C’était la Coop de la rue du Tilleul.» Pour disposer de tant d’espace, la comédienne a acheté le bâtiment avec un vieil ami, l’agent de Yann Lambiel, qui profite aussi du studio et du bureau au premier étage. «Mais l’appart tout en haut, c’est le mien.» Cette ancienne Coop est donc devenue un repaire d’artistes! Mais alors, où fait-elle ses courses? «Je les fais à la dernière minute et je vais juste en face, à l’épicerie du coin.»

«Mon studio est totalement insonorisé, mais j’aime voir les gens marcher dans la rue, juste devant les baies vitrées», confie Sandrine Viglino, 36 ans, l’un des piliers de «La soupe» et des «Dicodeurs», sur La Première.

Un studio a remplacé les étals
Au rez-de-chaussée de la maison, la partie magasin a été transformée en studiod’enregistrementavecdesguitares, un piano électrique et même un accordéon. «C’est génial, car le lieu est totalement insonorisé, mais depuis mes claviers, je peux voir tout ce qui se passe dans la rue grâce aux deux grandes baies vitrées. Et comme je prépare un onewoman-show pour mai*, j’y passe beaucoup de temps.» La tête dans les notes tout en étant intégrée à la vie du village, c’est l’idéal pour cette femme orchestre, auteur, compositeur et interprète. «La musique a toujours tenu une place importante dans ma famille. Mon frère est percussionniste professionnel.Quantàmamère,elles’estmise au piano et à l’accordéon à 50 ans.» De son côté, Sandrine a fait ses premières gammes à l’âge de 4 ans. «J’ai commencé par le classique pour mieux me diriger vers la variété. Puis j’ai passé six mois à Hollywood dans une école de funk. Là, j’ai eu le déclic: je voulais devenir artiste. Je suis issue de la culture des bals de villages, bien
Contrôle qualité

rock, bien «bougeants». On était douze potes, on chantait du Fugain et du Nougaro et les gens montaient sur les tables, on faisait le show», dit-elle avec un sourire et une pointe de fierté. «Aujourd’hui, je me sens plus humoriste que musicienne. D’ailleurs, dans mon prochain one-woman-show, la musique est un clin d’œil qui accompagne mes sketches où je fais quelques observations sur la vie. Par exemple, savez-vous pourquoi les coiffeuses doivent faire un jeu de mots pour baptiser leur salon? J’aime surprendre les gens et je ne me prends pas au sé-

rieux.» Mais elle n’a pas toujours fait de la scène: «J’ai été instit à MartignyCroix pendant sept ans. J’adorais enseigner. Mes élèves ont aujourd’hui 23 ans et ils débarquent parfois à mes spectacles.» Elle monte à toute vitesse un escalier de pierre qui donne face à un poulailler. Au premier étage se trouve une vaste pièce au carrelage brun et blanc. «Nous avons installé nos bureaux là où étaient entreposées les réserves de marchandises autrefois. Cette pièce voit désormais passer les artistes de demain! Mais venez sur ma terrasse.»

On prend le monte-charge jusqu’à son appartement de trois pièces. «Une famille a vécu dix-sept ans ici à quatre. Ils ont dû quand même se serrer un peu… Je vais tout refaire.» Par la fenêtre de la cuisine, on aperçoit les vignes qui grimpent sur la montagne en direction de Sorniot. «Je n’ai pas beaucoup de meubles, il faut que je m’installe. Pour moi, 2012 est une année de transition avec une nouvelle énergie.»

Succession de coins cosy
Elle s’assied un instant dans un fauteuil en cuir bleu. «C’est une relique,

SESOBJETS PREFERES

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c Le CD de ses élèves «Quand j’étais instit à Martigny-Croix, j’ai organisé une sortie avec ma première volée, des élèves de 9 et 10 ans. Puis, pour une autre excursion, j’ai enregistré ce CD avec ma deuxième volée, et ils me l’ont tous signé.» c La maquette de «La soupe» «Il s’agit de l’émission zéro, enregistrée le 6 décembre 1999. On se rencontrait avec les copains et on ne se connaissait pas encore tous. Il y avait Ivan Frésard, Thierry Meury, Yann Lambiel…» c Sa luge «Les parents de mon ami me l’ont donnée l’an dernier. D’où je viens, à Martigny-Combe, on faisait beaucoup de luge à Noël, après la messe de minuit. Mon père, 64 ans, l’a testée: elle fonce!»

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