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Projet synthèse

Étude des coûts et des options disponibles pour faciliter l’implantation de feux sonores pour handicapés visuels

Cours :

ELE-790

Présenté à :

Véronique François

Présenté par :

Frédéric Boucher

BOUF21087902

Le 18 décembre 2005 École de Technologie Supérieure

Table des matières

1.0

INTRODUCTION

4

1.1 MISE EN CONTEXTE DE LA NÉCESSITÉ DE FEUX SONORES

4

1.2 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DES FEUX SONORES

5

1.3 DESCRIPTION DES INTERVENANTS ET REVENDICATIONS DE CEUX-CI

6

2.0

IDENTIFICATION DES PROBLÈMES ET OBJECTIFS

8

2.1

DESCRIPTION DES PROBLÈMES RELIÉS À LA CIRCULATION DES HANDICAPÉS VISUELS

8

 

2.1.1Problèmes incorrigibles

8

2.1.2 Problèmes de logistique

9

2.1.3 Problèmes corrigibles nécessitant un investissement

10

2.1.4 Problèmes dont le coût dépendra de l’investissement technologique

13

2.1.5 Problèmes exclusifs à la Ville de Montréal

15

3.0

ANALYSE DES SOLUTIONS EXISTANTES ET DES OPPORTUNITÉS TECHNOLOGIQUES

 

16

3.1 SOLUTIONS EXISTANTES SANS IMPLANTATION DE FEUX SONORES

16

3.2 SOLUTIONS EXISTANTES AVEC LIMPLANTATION DE FEUX SONORES

18

3.3 SOLUTIONS DONT LE COÛT DÉPENDRA DE LINVESTISSEMENT TECHNOLOGIQUE

19

 

3.3.1

Solutions possibles pour un bouton d’appel trop éloigné

19

4.0

ANALYSE DES BESOINS DE LA VILLE DE MONTRÉAL EN MATIÈRE DE FEUX

SONORES

 

25

4.1 STATISTIQUES SUR LE NOMBRE DINTERSECTIONS OÙ UN FEU SONORE EST

25

4.2 STATISTIQUES SUR LE NOMBRE DINTERSECTIONS OÙ UNE POTENCE POUR FEU SERAIT

26

4.3 STATISTIQUES SUR LE NOMBRE DINTERSECTIONS OÙ UN REPOSITIONNEMENT DE FÛT SERAIT

NÉCESSAIRE SELON CHAQUE POSSIBILITÉ

27

4.4 STATISTIQUES SUR LES BESOINS DES USAGERS

28

4.5 PROBLÉMATIQUES DES INTERSECTIONS

31

4.6 NOMBRES DACCIDENTS IMPLIQUANT DES PIÉTONS AUX INTERSECTIONS

33

5.0

ÉVALUATION DES COÛTS GLOBAUX

34

5.1 ÉVALUATION DES COÛTS DE DÉVELOPPEMENT DE CHAQUE TECHNOLOGIE

34

5.2 COÛTS RELATIFS À LIMPLANTATION DE CHAQUE SOLUTION

35

 

5.2.1

Coûts pour l’implantation des bollards

36

5.2.2

Coûts pour l’implantation des poteaux

37

5.2.2

Coûts pour l’implantation des systèmes RF

38

6.0

RECOMMANDATIONS SUR LA GESTION DE LA POLITIQUE D’IMPLANTATION DES

FEUX SONORES À LA VILLE DE MONTRÉAL

39

6.1 TABLEAU COMPARATIF DES AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES SOLUTIONS EXAMINÉES

39

6.2 RECOMMANDATIONS DIMPLANTATION

41

Table des illustrations

9

Figure 2: Exemple de problématique que peut représenter une signal sonore mal aligné 12

13

Figure 1: Exemple d'une intersection décentrée

Figure 3: Zone où devrait se situer le bouton d’appel selon la norme actuelle

Figure 4: Exemple d'une problématique exclusive à la Ville de Montréal (intersection De

Lorimier et Ste-Catherine)

14

Figure 5: Exemples de dispositions de fûts

15

Figure 6: Exemple d'une disposition de bollards en fin de rayons

21

Figure 7: Dessin sommaire d'un bollard pour bouton d’appel

21

Figure 8: Analyse des besoins des handicapés visuels justifiant l'installation de feux sonores

29

Figure 9: Nombre de besoins par intersections

30

Figure 10: Principaux problèmes des intersections nécéssitant des feux sonores

31

Figure 11: Tableau comparatif des avantages et des inconvénients

39

Figure 12: Tableau comparatif des coûts de chaque solutions

40

Table des Annexes

Annexe I : Norme des feux piétons

Annexe II : Plan des potences des embouts pour feux sonore

Annexe III : Plan de base du poteau

Annexe IV : Exemple de comparaison pour obtenir les données des potences et des travaux

Annexe V : Soumissions présentées à la Ville de Montréal

Annexe VI : Documentation technique du système Novax DS2000

Annexe VII : Liste des intersections qui requièrent des feux sonores

Annexe VIII : Exemple de notes explicative fournie par l’institut Nazareth Louis- Braille

1.0 Introduction

1.1 Mise en contexte de la nécessité de feux sonores

Une part de plus en plus importante de la population perds ses facultés visuelles du à la vieillesse. C’est pourquoi, je propose d’étudier les options disponibles pour garantir la sécurité des gens qui ne disposent pas d’une vision adéquate. En effet, le nombre de personnes qui ne pourront plus fonctionner normalement dans un environnement urbain est enclin à augmenter considérablement dans les prochaines années.

Les personnes ayant une déficience visuelle peuvent se déplacer de plusieurs façons. Elles peuvent faire appel à l’aide humaine en les prenant par le bras, utiliser une canne pour détecter les obstacles, avoir recours à un chien guide ou utiliser ce qu’il leur reste de vision et leur ouie. Pour ces personnes, il est important d’être indépendants, elles ont donc recours à leurs connaissances de l’environnement et aux bruits ambiants pour y arriver.

Au cours des années, nous avons donc développé plusieurs techniques pour assister les handicapés visuels dans leurs déplacements. Une des techniques qui s’est avérée la plus prometteuse est l’installation de feux sonores aux intersections de rues. En effet, ceux-ci émettent un signal sonore qui permet aux handicapés visuels de se diriger correctement en traversant l’intersection.

Cette étude a pour but d’analyser les facteurs importants dans l’implantation des feux sonores, de prévoir les coûts relatifs à l’implantation de ces dispositifs sur le territoire de la Ville de Montréal, de discuter des avenues technologiques possibles ainsi que leurs coûts de développement. De plus, je survolerai l’ensemble des problèmes et de solutions des problèmes de déplacement des handicapés visuel.

1.2 Principe de fonctionnement des feux sonores

Les feux sonores sont des dispositifs sonores que l’on installe sur certaines traverses piétonnes afin d’aider les handicapés visuels à se diriger lors de leur traversée. Ceux-ci, quand ils sont activés, émettent une série de tonalités appelées « Mélodie de Montréal ». Présentement, la Ville de Montréal installe un modèle de feu sonore, le Novax DS2000 1 .

Ce produit fonctionne de façon indépendante au contrôleur électronique de l’intersection. C'est-à-dire, qu’aucune modification à la programmation n’est nécessaire afin de le faire fonctionner.

En fait le Novax DS2000 se branche directement sur le câblage existant. Comme source d’énergie, le système utilise la tension fournie sur les câbles servant à alimenter les lanternes piétonnes « silhouette/main ».

Pour éviter que le système ne soit appelé à tous les cycles de circulation alors qu’aucun handicapé visuel n’est présent, le système Novax se branche également sur les boutons poussoirs de l’intersection. Pour activer le signal sonore de l’intersection, l’utilisateur doit peser sur ce bouton pendant une période prolongée (environ 6 secondes).

Il est évident que l’handicapé visuel ne pourra trouver facilement le bouton d’appel sans aide. C’est pour quoi, près de chaque bouton d’appel on insère un localisateur de fût. Ce localisateur émet un léger bruit ce qui permet à l’utilisateur de facilement trouver le bouton d’appel. Il permet aussi d’indiquer aux piétons que cette intersection est munie d’un dispositif de feux sonores Ce localisateur de fût se branche directement sur le

côté de l’intersection.

module

Novax

de

chaque

1.3 Description des intervenants et revendications de ceux-ci

Cette partie vise à décrire les différents intervenants dans l’implantation de feux sonores. Elle décrira aussi les enjeux pour chacun de ceux-ci ainsi que leurs politiques actuelles.

Transport Québec

« Le ministère des Transports du Québec a pour mission d'assurer, sur tout le territoire, la mobilité des personnes et des marchandises par des systèmes de transport efficaces et sécuritaires qui contribuent au développement durable du Québec. » 2

En fait, le ministère des transports du Québec fournit les normes à respecter aux municipalités. Dans le cas des feux sonores, c’est à cet organisme que revient la tâche d’établir une norme 3 . Pour l’établissement de cette norme, il crée un comité consultatif afin d’établir une législation efficace et sécuritaire.

Ville de Montréal

La municipalité de la Ville de Montréal est responsable de la sécurité routière de ses citoyens. Signataire de la « Convention de Montréal » elle doit fournir les moyens a tout les individus de se déplacer sur son territoire. De plus, elle doit assurer la sécurité routière sur toute son étendue. À la demande de ses citoyens ou d’organismes, elle doit évaluer la pertinence et les moyens de rendre des intersections plus sécuritaires.

C’est dans cette optique que la Ville de Montréal a entrepris un programme de mise aux normes visant l’amélioration de ses infrastructures routières reliées à la circulation. Ce projet est effectué dans le cadre de l’entente intergouvernementale : Programme d’Infrastructures Canada Québec » (PICQ).

La norme actuelle sur les feux sonores est fournie par le MTQ (ministère du transport du Québec) ne convient pas aux besoins de la Ville de Montréal dû à ses infrastructures particulières. C’est pourquoi celle-ci demande une mise à jour des règlements afin de réduire considérablement les coûts d’implantation de signaux sonores.

Dans le cas des feux sonores, la Ville de Montréal sert d’exécutant et de conseiller. En effet, l’institut Nazareth & Louis-Braille est en charge de déterminer les endroits où les besoins de ces dispositifs sont le plus nécessaires. Elle soumet ensuite une recommandation à l’administration montréalaise que celle-ci exécute.

2 Extrait du site officiel du ministère des transports du Québec, voir référence 3 La norme présentement en vigueur est figure à l’Annexe I

Service d’entretien de la Ville de Montréal

Le service d’entretien a pour but de maintenir et de mettre à jour les infrastructures reliées à la circulation de la Ville de Montréal. Ce service demande donc que les équipements utilisés demandent un minimum de manipulations et d’entretien. Cette position force donc le service de l’ingénierie et les consultants à utiliser des équipements durables. Souvent le service d’entretien va refuser ou accepter des solutions proposées pour des raisons de complexité. L’ingénieur qui développe de nouveau outils doit donc s’assurer de leur soutien avant toute démarche d’implantation. C’est d’ailleurs la démarche que j’ai du suivre au moment où j’ai été mis en charge de développer la potence présentement utilisée pour les feux sonores.

Handicapés visuels et piétons

Les piétons et les handicapés visuels sont les utilisateurs principalement concernés par la sécurité des intersections puisqu’ils sont les victimes des installations déficientes ou insuffisantes.

La quantité croissante de personnes à visibilité réduite accroît l’importance de posséder des infrastructures adéquates. Les handicapés visuels peuvent faire la demande de sécuriser une intersection auprès de la municipalité.

Organismes de support aux handicapés visuels

Plusieurs organismes qui viennent en aide aux handicapés visuels sont présents sur le territoire de la Ville de Montréal. De plus, plusieurs autres organisations font aussi affaire avec des personnes dont la faculté visuelle est affaiblie.

Les principaux organismes qui viennent en aide aux handicapés visuels sur le territoire de la Ville de Montréal sont l’Institut Nazareth & Louis-Braille et l’Association montréalaise pour les aveugles. Ces organismes font pressions aux différents paliers de gouvernements afin de promouvoir la sécurité de leurs membres.

Présentement, c’est à l’Institut Nazareth & Louis-Braille que revient la responsabilité de déterminer l’emplacement des feux sonores. Celui-ci doit par contre fournir une note explicative 4 à la Ville de Montréal avec certaines recommandations. L’administration municipale décide ensuite si ces recommandations sont applicables ou souhaitables.

Résidents à proximité

Les résidents à proximité peuvent être agacés par les feux sonores. En effet, comme les feux sonores émettent un signal sonore, ils peuvent devenir irritant à la longue. Par contre, les citoyens peuvent aussi y trouver leur compte puisque, généralement, une installation de feux sonores signifie une sécurisation de l’intersection pour le piéton.

2.0 Identification des problèmes et objectifs

2.1

handicapés visuels

Description

des

problèmes

reliés

à

la

2.1.1Problèmes incorrigibles

Bruits environnants de type externe

circulation

des

Les bruits environnants externes sont des bruits reliés aux activités près de l’intersection. Ces bruits peuvent provenir d’une voix rapide de circulation à proximité, de travaux de construction ou d’une industrie manufacturière. Cette pollution sonore est problématique puisqu’elle empêche l’handicapé visuel de bien cerner le son provenant des hauts parleurs ou des véhicules (dans le cas ou l’handicapé visuel utilise la circulation pour se diriger).

Nombreux virages à l’intersection

L’handicapé visuel utilise habituellement le trafic des véhicules pour se diriger. Par contre, dans le cas ou plusieurs véhicules tournent, il devient problématique pour une personne ayant une vue affaiblie de se diriger. De plus, le fait que plusieurs voitures tournent augmente les risques d’un accident.

Intersection décentrée

Dans le cas d’une intersection décentrée, l’handicapé visuel se voit sans repères quant au sens de la circulation. De plus, une intersection décentrée présente plus de risque q’une intersection conventionnelle puisque les véhicules qui tournent voient moins bien la traverse piétonnière. Il est aussi important de noter que la norme actuelle est déficiente puisqu’elle ne donne aucune indication sur la marche à suivre dans le cas d’une intersection décentrée.

à suivre dans le cas d’une intersection décentrée. Figure 1: Exemple d'une intersection décentrée

Figure 1: Exemple d'une intersection décentrée

Intersection large

Dans le cas des intersections à plusieurs voies, il peut être difficile de traverser pour une personne ayant une mauvaise visibilité. En effet, le temps de traversée peut être limité en plus d’offrir des obstacles comme des terre-pleins.

Trafic de véhicules intense

Dans le cas où il y a un trafic de véhicules élevé à une intersection il peut être difficile, voire dangereux, de traverser pour un piéton puisque celui-ci est souvent moins visible du au surplus d’informations que doit repérer le conducteur.

2.1.2 Problèmes de logistique

Lignes peu visibles

Dans plusieurs cas, l’handicapé visuel possède encore une certaine qualité de vision, donc, ceux-ci peuvent se diriger à l’aide des lignes de traverses normalement visibles aux intersections. Par contre, si l’entretien de ces lignes n’est pas fait convenablement, l’handicapé visuel ne peut se diriger à l’aide de ce moyen.

Bateaux pavés mal dirigés

Les bateaux pavés sont les rainures présentes à chaque intersection. Ces rainures indiquent aux personnes ayant une mauvaise vison la direction où se diriger afin de traverser l’intersection. Par contre, dans certain cas, ces rainures indiquent une mauvaise direction et peuvent donc représenter un danger pour le piéton qui s’y fie.

2.1.3 Problèmes corrigibles nécessitant un investissement

Intersection en T

Pour se diriger sans feux sonores, l’handicapé visuel utilise habituellement le sens de la circulation. C'est-à-dire, qu’il évalue la direction à prendre à l’aide du bruit des véhicules. Dans les intersections habituelles, cette technique s’avère efficace et sécuritaire. Par contre, dans le cas où les intersections sont en forme de T, la totalité des véhicules tournent ce qui ne fournit aucune information valide pour l’handicapé visuel.

Bruits environnants de type interne

Le bruit de type interne est le bruit relié à la circulation même de l’intersection. Ce bruit est souvent dû à une circulation dense et il empêche souvent l’handicapé visuel de bien discerner les sons nécessaires pour bien se diriger.

Temps de traversée trop court

Sur le territoire de la Ville de Montréal, le temps de traversée alloué au piéton est calculé à partir d’une vitesse de marche de 1,1 mètre/seconde. Par contre, il arrive quelque fois que ce temps soit insuffisant pour que le piéton complète sa course ce qui pose un danger pour le passant, surtout si celui-ci possède une vision affaiblie. Ce temps est rarement remis en question puisque celui-ci est le résultat d’un calcul rigoureux et imposé par les normes actuelles.

Visibilité du piéton

Comme l’environnement urbain de la Ville de Montréal est assez dense, il peut s’avérer difficile pour le conducteur de bien voir les piétons qui désirent s’engager dans l’intersection. Il peut donc être dangereux de s’avancer dans l’intersection sans avoir été préalablement vu par l’automobiliste.

Absence de trafic parallèle

Habituellement, l’handicapé visuel utilise le trafic parallèle à sa direction pour s’orienter. Par contre, dans le cas où aucun trafic n’est présent, celui-ci se retrouve sans points de repère valables.

Feux piétons peu visibles

Il arrive que l’handicapé visuel utilise ce qui lui reste de vision pour savoir quand traverser en se fiant aux feux piétons. Par contre, il peut advenir que ces lanternes soient peu visibles ce qui représente un problème majeur.

Feux piétons sur appel

Les feux piétons peuvent être activés de deux façons différentes : sur appel et sur rappel. Le mode de fonctionnent sur appel demande à ce qu’un bouton d’appel soit utilisé pour activer les feux piétons. Le mode sur rappel ne demande aucune intervention de la part des usagers, les feux piétons sont donc fonctionnels à chaque cycle de l’intersection. Dans le cas d’un feu piéton sur appel, il peut être difficile pour l’handicapé visuel de localiser le bouton ou même d’y avoir accès ce qui l’empêche d’activer les feux piétons nécessaires à sa traversée.

Absence de feux piétons

À certaines intersections les feux piétons sont absents. Comme ceux-ci sont souvent utilisés par les handicapés visuels, ils se retrouvent sans ressources pour traverser l’intersection de façon sécuritaire. Par contre, une norme gouvernementale donne certains critères qui permettent de déterminer la nécessité de feux piétons.

Absence de détecteur de fût

Il arrive que certaines intersections possèdent un système de signaux sonores vétuste qui ne possède pas de localisateur de fût. Cela pose un problème à l’handicapé visuel pour trouver l’emplacement du bouton d’appel. De plus, comme le localisateur de fût indique aussi aux usagers qu’un feu sonore est présent, ceux-ci ne peuvent savoir qu’un dispositif est en place.

Signal sonore mal aligné

Il arrive que certaines installations de signaux sonores ne soient pas optimales. En effet, comme l’handicapé visuel utilisera un signal sonore pour aider sa traversée, il est important que la mélodie le dirige convenablement. À noter, cette problématique est le principal obstacle à l’implantation de feux sonores sur le territoire de la Ville de Montréal, puisque la disposition des fûts n’est pas équivalente à celle retrouvée en banlieue.

n’est pas équivalente à celle retrouvée en banlieue. Figure 2: Exemple de problématique que peut représenter

Figure 2: Exemple de problématique que peut représenter une signal sonore mal aligné

Signal sonore trop haut

Pour qu’un feu sonore soit utilisé de façon efficace, il faut que les hauts-parleurs qui émettent les mélodies soient installés à une hauteur entre 3 et 4 mètres. En effet, il sera plus facile pour l’handicapé visuel de se diriger à l’aide des feux sonores si ceux-ci sont le plus bas possible. Par contre, il n’est pas recommandé de les installer en deçà de 3 mètres puisque le bruit des véhicules entravera la propagation du son.

Obstacle à la traversée du piéton

Il peut arriver qu’il y ait un obstacle à la traversée du piéton. Bien évidemment, pour un handicapé visuel cet objet peut représenter un problème majeur lors de sa traversée. Les obstructions peuvent aussi bien être des terre-pleins, des poubelles ou même des contrôleurs de feux de circulation.

2.1.4

technologique

Problèmes

dont

le

coût

dépendra

de

Bouton d’appel trop éloigné du la traverse

l’investissement

Il peut arriver que les boutons nécessaires pour activer les feux piétons (ou sonores) soient éloignés de la traverse. Il peut donc être difficile pour un handicapé visuel de pouvoir trouver celui-ci. De plus, il arrive que les boutons poussoirs soient difficilement accessibles (banc de neige autour du poteau, clôture à proximité, obstacle sur le pavé etc.…). En fait, étant donné la disposition habituelle des fûts à la Ville de Montréal, il est difficile de positionner le fût selon la norme gouvernementale. Un exemple est fourni ci- dessous afin de bien comprendre la problématique.

ci- dessous afin de bien co mprendre la problématique. Figure 3: Zone où devrait se situer

Figure 3: Zone où devrait se situer le bouton d’appel selon la norme actuelle

Figure 4: Exemple d'une problématique exclusive à la Ville de Montréal (intersection De Lorimier et

Figure 4: Exemple d'une problématique exclusive à la Ville de Montréal (intersection De Lorimier et Ste-Catherine)

Comme on peut le constater sur les deux figures précédentes, la norme actuelle du ministère du transport ne répond vraiment pas aux besoins de la Ville de Montréal. En effet, la plupart des fûts installés sur son territoire sont trop loin du bord de la rue selon la législation. À noter, cette intersection est une des plus près des indications de la norme actuelle de toutes celles analysées.

2.1.5 Problèmes exclusifs à la Ville de Montréal

Disposition des fûts en fin de rayon

Sur le territoire de la Ville de Montréal, la disposition des fûts est différente de celle normalement utilisée en banlieue ou en région. En effet, comme l’environnement urbain de la métropole est dense, il est difficile d’installer 4 fûts doubles en fin de rayon. L’administration municipale a donc opté pour un agencement à 8 fûts, chacun situés en fin de rayon. Cette situation entraîne des problèmes particuliers quant au respect de la norme en vigueur puisqu’il devient difficile de respecter le positionnement des boutons poussoirs et d’alignement des feux sonores.

des boutons poussoirs et d’alignement des feux sonores. Figure 5: Exemples de dispositions de fûts Visibilité

Figure 5: Exemples de dispositions de fûts

Visibilité réduite des piétons

Encore une fois, puisque l’environnement urbain est très dense sur le territoire de la municipalité de Montréal, les piétons sont peu visibles. De plus, une quantité élevée d’immeubles en bordure de trottoirs rend la circulation des piétons encore plus dangereuse.

3.0 Analyse des solutions existantes et des opportunités technologiques

3.1 Solutions existantes sans implantation de feux sonores

Établir une liste d’intersections prioritaires pour le repeinturage

Tel qu’expliqué dans la section 2.1, il arrive souvent que les lignes de traverse soient peu visibles dû à un mauvais entretien de celles-ci. Ce problème n’est en fait qu’un problème de logistique puisque la municipalité possède les ressources nécessaires au marquage des intersections. De plus, après avoir consulté Alain Miville Deschèsnes, technicien responsable du marquage, celui-ci m’a confirmé que le marquage de certaines voies est prioritaire. Par contre, il semble que le département de la circulation de la Ville de Montréal, ne fasse pas suivre les demandes d’entretien prioritaire à Mr. Deschèsnes. Ce problème de logistique pourrait être aisément réglé à l’aide d’une personne responsable de lui transmettre les intersections concernées.

Bateaux pavés permettant d’indique l’endroit où se diriger

Il arrive que les bateaux pavés permettent aux handicapés visuels de prendre une bonne direction. Ces bateaux pavés sont un des moyens les plus simples et économiques pour faciliter la traversée des personnes visuellement affaiblies. Il est donc important que les équipes qui construisent les trottoirs soient bien sensibilisées à l’importance de ces lignes. De plus, habituellement, les surveillants de travaux devraient vérifier que ceux-ci soient faits convenablement.

Instaurer un feu « tout rouge »

Les feux « tout rouge » sont une période de temps entre chaque changement de phase où tous les feux de circulation de l’intersection sont rouges. Durant cette période, la silhouette des feux piétons apparaît pour indiquer aux piétons qu’il est sécuritaire d’entamer la traversée.

Les périodes où les feux sont « tout rouge » permettent d’augmenter grandement la visibilité des piétons en leur permettant d’être bien plus apparents qu’au moment où ils étaient sur le trottoir. De plus, dans le cas où des feux sonores sont installés, ils permettent d’éliminer une grande majorité des bruits externes.

Avance piéton

L’avance piéton est une période tampon ou les automobilistes ne peuvent tourner. Seule

la flèche avant leur est présentée ce qui permet au piéton de s’engager dans l’intersection

sans avoir de véhicules qui interfèrent avec sa démarche. Cette flèche avant permet ainsi aux piétons d’être plus visibles pour les automobilistes.

Allonger le temps de traversée

Il

est évident que si le piéton ne peut traverser l’intersection dans le temps fournie, celui-

ci

se retrouve dans une situation dangereuse. Allonger le temps de traversée semble donc

la

solution idéale. Par contre, modifier le temps alloué pour un piéton peut avoir des

impacts majeurs sur la circulation et demande donc une étude approfondie de la part des experts municipaux.

Installer des feux piétons sur montages différents

Il arrive souvent que les feux piétons soient peu visibles du à la position du fût ou à des

objets qui cachent ceux-ci. Dans certains cas, il peut être avantageux de changer la disposition de ceux-ci. Cette tâche peut être accomplie en modifiant la configuration du montage existant ou en le remplaçant par un autre type de montage. Des montages allongés qui permettent d’approcher les têtes de feux du bord de la rue sont, entre autre, des équipements qui augmentent la visibilité.

Installer des feux piétons sur rappel

Tel qu’expliqué dans la section 2.1, il peut être difficile pour un handicapé visuel de trouver le bouton d’appel lui permettant d’activer les feux piétons. Une solution simple à ce problème est de changer la programmation du contrôleur afin que les feux piétons soient activés systématiquement à chaque cycle.

Installer des feux piétons

Un handicapé visuel léger se fie habituellement sur les feux piétons pour juger du moment opportun pour traverser l’intersection. Par contre, en cas d’absence de feux piétons, la traversée devient périlleuse. Il est donc recommandé d’implanter des feux sonores aux endroits où les citoyens en font la demande.

Éliminer ou déplacer un obstacle

Souvent, un obstacle peut nuire à la traversée de l’handicapé visuel. Ces obstacles peuvent être des terre-plein ou n’importe quel objet de l’environnement urbain. Il est donc important de s’assurer d’éliminer tout obstacle qui peut gêner le piéton.

3.2 Solutions existantes avec l’implantation de feux sonores

Offrir une traverse piéton sur un emplacement peu éloigné

Il peut souvent être avantageux de proposer aux handicapés visuels une route alternative afin de faciliter l’implantation des feux sonores. En effet, il peut arriver qu’un côté de l’intersection ne respecte pas les besoins pour une implantation sécuritaire mais que la traverse opposée soit mieux appropriée.

Cette solution peut régler le problème d’une traverse mal alignée en fournissant une alternative au service de la circulation dans le cas où la traverse opposée serait plus propice à l’installation de feux sonores. De plus, elle peut éviter de coûteux travaux dans le cas où un obstacle était présent. Elle peut aussi représenter une opportunité dans le cas ou plusieurs automobiles entament des virages d’un seul côté.

Repositionnement de fûts

Mis à part les coûts très élevés, un repositionnement de fûts représente la solution la plus facile pour un signal sonore mal aligné, un bouton d’appel trop éloigné et pour augmenter la visibilité des feux piétons. En effet, il est évident que le fait de repositionner un fût au centre d’une traverse piétonne permettrait d’aisément régler des problèmes dûs à l’infrastructure existante. Par contre, une telle entreprise représenterait des investissements extrêmement élevés de la part de la Ville de Montréal.

Utiliser une potence pour feux sonores

Une potence pour feux sonores est un nouvel outil que la Ville de Montréal vient d’ajouter à son répertoire pour faciliter l’implantation de feux sonores. Ces potences, sont capables d’être installées sur des fûts de 4 mètres et permettent donc d’aligner les feux sonores au centre des traverses dans plusieurs cas. Pour plus de souplesse, la Ville de Montréal a crée 3 potences de longueur différente soit 1 mètre, 2 mètreset 3 mètres Voir l’annexe I pour le plan des potences.

Installer des feux sonores conforme aux normes

Certain feux sonores déjà existant sont des systèmes vétustes qui demandent à être changé. Une mise à jour de ces systèmes permettrait de réduire la pollution sonore crée par les systèmes toujours actifs (à chaque cycle les feux sonores s’activent ce qui représente une irritation pour le citoyens avoisinants). De plus, les vieux système n’étaient pas équipés de localisateur de fûts ce qui pose encore plus de problème pour l’handicapé visuel.

Installer des feux sonores pour HV

Les feux sonores sont les principaux outils présentement à la disponibilité des municipalités pour faciliter le déplacement des handicapés visuels. Ils permettent de combler les lacunes de certaines intersections. En effet, l’implantation de ceux-ci sur le site de certaines intersections permet tout d’abord de diriger l’handicapé visuel dans le cas d’absence de trafic véhiculaire parallèle et d’une faible circulation locale. Ils peuvent aussi compenser pour des feux piétons peu visibles. De plus, ils permettent d’orienter l’handicapé visuel quand les intersections sont en T ou décentrées et que le trafic des véhicules ne peut aider les personnes ayant une vision affaiblie.

Les feux sonores jumelés avec une « avance piéton » permettent aussi de sécuriser la traversée des handicapés visuels aux intersections ou les véhicules tournent en grand nombre.

3.3

technologique

Solutions

dont

le

coût

dépendra

de

l’investissement

3.3.1 Solutions possibles pour un bouton d’appel trop éloigné

De tous les problèmes que représente l’installation des feux sonores un seul pourrait être réglé par de nouvelles avenues technologiques. En effet, les moyens dont dispose présentement la Ville de Montréal pour faciliter l’implantation des feux sonores sont presque complets.

Par contre, l’accès aux boutons poussoirs, souvent peu accessible ou trop loin de l’intersection représente un problème particulièrement pointu pour celle-ci. C’est pour quoi je propose d’étudier les différentes avenues que pourrait développer la Ville de Montréal afin d’optimiser ses installations pour la sécurité des piétons.

Déplacement du fût par la méthode conventionnelle

Habituellement, si un équipement n’est pas situé de façon convenable le service d’ingénierie de la Ville de Montréal fait déplacer un fût à l’endroit le plus approprié. Par contre, cette solution rencontre plusieurs problématiques, premièrement, l’étendue des travaux d’une telle opération est au minimum 5000$ 5 . Ce coût si élevé est dû aux actions suivantes; la création d’une base de béton, la construction de conduits électriques, le déplacement du fût et le rétablissement des branchements électriques.

De plus, habituellement les puits d’accès électriques sont situés sur le trottoir en centre de rayon. La création d’une base régulière est donc impossible et nécessite donc l’installation d’une base spéciale ce qui en augmente les coûts. C’est donc pour ces raisons que la Ville de Montréal est à la recherche de solutions alternatives moins

5 Évaluation fourni par l’ingénieur en circulation Sylvain Lavallée

dispendieuses et plus pratiques. Cette option est donc rejetée et ne sera pas traitée dans les prochaines discussions.

Utilisation d’un dispositif utilisant une technologie infrarouge et son principe de fonctionnement

Pour activer un bouton d’appel à distance, il pourrait aussi être envisageable d’utiliser une technologie optique du type infrarouge. En fait, un détecteur infrarouge pourrait être intégré au module Novax DS2000 afin de détecter une activation à l’aide d’une télécommande infrarouge. Cette méthode aurait l’avantage d’être très simple et peu dispendieuse. Par contre, puisqu’il s’agit d’un dispositif optique, il serait un peu absurde de demander à un handicapé visuel de pointer sa télécommande vers le fût pour activer le feu sonore. Cette approche est donc peu recommandable pour activer des feux piétons et ne sera pas débattue dans les discussions futures.

Utilisation de bollards pour boutons poussoirs et son principe de fonctionnement

Tel qu’expliqué dans la section 3.2, des bollards ayant pour seule fonction de soutenir les boutons poussoirs et les localisateur de fûts peuvent être utilisés aux endroits les plus accessibles pour les handicapés visuels. L’avantage principal de cet outil est qu’il permette aux boutons poussoirs de toujours être accessibles en centre de rayon.

La méthode d’installation de ces bollards serait la suivante. Une équipe creuserait un trou directement dans le ciment du trottoir. Ensuite, celle-ci effectuerait un trait de scie du bollard au fût de circulation le plus proche tout en ajoutant des conduits de PVC afin de protéger les fils électriques. Un câble serait ensuite tiré entre le fût et le bollard. Le trait de scie et le trou devront être recouverts de béton. Une fois le béton sec, une seconde équipe vient boulonner le bollard à l’endroit où le câble se rend et connecter le bouton d’appel.

Puisque ces bollards seraient installés sur des infrastructures moins rigides on peut s’attendre à ce que leur durée de vie soit réduite de beaucoup. En effet, habituellement, les fûts sont implantés sur des bases de béton et reliés entre eux avec des massifs eux aussi en béton. Cela en fait des installations extrêmement fiables et rigides.

Comme ces bollards seront fixés sur une fondation beaucoup plus faible que les fûts, on peut s’attendre à qu’ils ne résistent pas à la plupart des impacts avec les véhicules, plus précisément avec les déneigeuses à trottoir. De plus, puisque ces bollards seront d’une faible hauteur, ils seront moins visibles en hiver et risquent encore plus d’être heurtés par les équipements de déneigement. Il faut donc que les bollards soient situés à l’intérieur du centre de rayon afin de minimiser les chances d’impact avec les déneigeuses.

Figure 6: Exemple d'une disposition de bollards en fin de rayons Figure 7: Dessin sommaire

Figure 6: Exemple d'une disposition de bollards en fin de rayons

Exemple d'une disposition de bollards en fin de rayons Figure 7: Dessin sommaire d'un bollard pour

Figure 7: Dessin sommaire d'un bollard pour bouton d’appel

Utilisation d’un petit poteau sur une base de béton et son principe de fonctionnement

Une seconde option pour faciliter l’accès aux boutons poussoirs serait d’utiliser un poteau d’acier inoxydable d’environ 6,5 cm de diamètre encastré sur une petite base de béton préfabriquée. Cette solution a pour avantage une meilleure résistance aux cycles de gel/dégel puisque la structure est beaucoup plus dense. De plus, comme le poteau serait situé sur une base de béton, celui-ci aurait une bien meilleure résistance qu’un simple bollard riveté au sol. Ce choix entraînerait aussi des économies substantielles sur l’installation puisqu’elle ne nécessiterait qu’une seule mobilisation d’équipe.

La procédure d’installation de ce dispositif serait la création d’un trou assez profond pour ensevelir la base de béton. Ensuite, un trait de scie serait effectué du fût au poteau pour le bouton d’appel. Ce trait de scie devrait être à la même hauteur que le conduit de la base afin d’éviter des changements brusques de hauteur dans les conduits. Les conduits reliant le fût au poteau seront un tuyau de PVC de diamètre de 1/2 pouces. Ensuite, les câbles pour le bouton d’appel et le détecteur de fût devront être tirés et ensuite reliés à leurs équipements respectifs. Finalement, le poteau sera fixé à l’intérieur du trou prévu à cet effet sur la base et solidifié à l’aide d’un clou 6 .

Comme dans le cas des bollards, chaque poteau devra être situé à l’intérieur du centre de rayon afin de minimiser les chances d’impacts avec les équipements de déneigement. Cette solution offrirait d’ailleurs un avantage marqué sur celle du bollard puisqu’en cas d’impact, il ne suffit que de remplacer le poteau et de réinsérer le clou de solidification alors que le bollard demande que de nouveaux trous soient faits et que les boulons soient remplacés (ceux-ci se tordent avec un impact).

6 Voir l’annexe II pour un exemple de plan de base qui pourrait être utilisé

Utilisation d’un dispositif utilisant une technologie RF et son principe de fonctionnement

Le principe de fonctionnement de ce dispositif est semblable à celui proposé pour la technologie infrarouge. C'est-à-dire, que l’handicapé visuel serait muni d’une télécommande qui fonctionne dans le domaine des radiofréquences et le dispositif Novax d’un récepteur RF. Aussitôt que le dispositif détecterait une émission de signal, celui-ci enclencherait le processus des feux sonores.

Cette technique viendrait combler le principal désavantage de la technologie optique, qui est sa trop grande directivité. En effet, une technologie RF permettrait à l’utilisateur d’activer les feux sonores peu importe la direction vers laquelle il pointe sa télécommande.

Après avoir discuté avec monsieur Claude Poirrier, ingénieur responsable de la compagnie Électromega (fournisseur des produits Novax au Québec), le développement d’une technologie RF pouvant aller sur un dispositif Novax DS2000 serait inclus dans le prix de vente du module RF.

En plus de permettre à l’handicapé visuel de pouvoir facilement activer les feux sonores, elle réduirait la pollution de l’environnement urbain en réduisant le nombre de poteaux ou bollards nécessaires dans le cas où les autres options seraient implantées.

Par contre, nous ne disposons d’aucunes données sur la durée de vie des équipements RF impliqués ce qui peut représenter des investissements d’entretien élevés à moyen terme.

Ce mode de fonctionnement aurait aussi le désavantage de n’être efficace que dans le cas où une vaste distribution serait implantée. En effet, advenant qu’un handicapé visuel ne puisse se procurer de télécommande, celui-ci se verrait dans l’incapacité d’activer les feux sonores de l’intersection. C’est pour quoi il est important de conserver le principe du bouton d’appel, le système RF n’agissant que comme un complément au système en place.

Finalement, pour assurer une distribution efficace des télécommandes, il serait avantageux pour la Ville de Montréal de confier cette tâche aux organismes en place tel que l’institut Nazareth Louis-Braille. Le coût que la Ville de Montréal chargerait à ses

usagers pour acheter la télécommande resterait à déterminer et ferait l’objet d’une entente

intervenants.

entre

les

différents

3.4 Suggestions sur le principe de fonctionnement que la Ville de Montréal devrait adopter

Il est évident que le système RF présente un avantage considérable sur les autres solutions proposées puisqu’il permet de vraiment faciliter l’activation des signaux sonores à distance. Par contre, pour que cette solution aie une valeur il faudra que l’administration de la Ville de Montréal permette de facilement obtenir les télécommandes qui activeraient le feux sonores. De plus, ce système permettrait d’éviter des travaux majeurs et de polluer l’environnement urbain avec l’ajout de poteaux ou de bollards. Cependant, il reste encore à déterminer les coûts que pourrait entraîner cette solution technologique, c’est d’ailleurs ce qui sera étudié à la section 5.

4.0 Analyse des besoins de la Ville de Montréal en matière de feux sonores

4.1 Statistiques sur le nombre d’intersections où un feu sonore est nécessaire.

Présentement, il y a 111 7 demandes de feux sonores formulées par l’institut Nazareth Louis Braille, l’organisme en charge de nous soumettre les demandes de feux sonores. Le nombre de feux sonores déjà installés sur le territoire de la Ville de Montréal est de 24, mais ceux-ci requièrent tous une mise à jour puisqu’ils ne sont pas du type Novax et ne répondent pas aux normes en vigueur.

Bien que l’ensemble des feux sonores doivent être installés, seulement 38 intersections seront traitées directement par le département d’ingénierie de la Ville de Montréal. La balance sera traitée par les consultants qui sont en charge du projet de mise aux normes du PICQ (Programme d’infrastructure Québec Canada). C’est d’ailleurs avec cet échantillon que j’établirai la plupart des statistiques de cette section.

4.2 Statistiques sur le nombre d’intersections où une potence pour feu serait nécessaire.

Pour obtenir ces statistiques j’ai utilisé un échantillon de 28 intersections. Ces intersections ont été analysées à l’aide des plans existants ainsi que leurs photos aériennes. Un exemple de comparaison est fourni en Annexe IV. Il est à notre que seulement 28 intersections des 38 disponibles ont été analysées puisque certaines de celles-ci ne sont pas propices à une étude de ce type.

Table 1: Statistiques sur le nombre de potences nécessaires

de celles-ci ne sont pas propices à une étude de ce type. Table 1: Statistiques sur

4.3

Statistiques

sur

le

nombre

d’intersections

un

repositionnement

de

fût

serait

nécessaire

selon

chaque

possibilité

Pour obtenir ces statistiques, j’ai utilisé la même technique qu’à la section 4.2. C'est-à- dire en analysant les plans existants, et la photo aérienne. Cette photo me permet d’identifier le type de sol (pavé, trottoir, terre), la distance de la traverse, la possibilité d’implantation et les complications éventuelles.

Table 2: Statistiques sur les travaux nécessaires selon les technologies choisies

   

Nombre

de

Nombre de

         

bases

à

bases

à

Nombre

Longueur

Longueur

Longueur

Nombre

 

déplacer si on

déplacer si on implante les poteaux, bollards ou télécommande

de

des traits

des traits

des traits

de

points

n'implante pas

poteaux

de

scie

de

scie

de

scie

il

est

poteaux,

que

l'on

dans

la

dans

le

dans

le

impossible

bollard

ou

devrait

terre

trottoir

pavé

de

poser

Quantité

télécommandes

installer

(mètre)

(mètre)

(mètre)

un poteau

Échantillon observé

28

27

1

26

52.3

49.2

2.6

1

Moyenne

par

               

intersection

1

0.96

0.04

0.93

1.87

1.76

0.09

0.04

 

Extrapolation à l'ensemble du projet

111

107

4

103

207

195

10

4

Comme on peut voir sur le tableau précédent, l’utilisation d’un dispositif à poteau, télécommande ou à bollard permet de réduire significativement la quantité de déplacement de fûts qui serait nécessaire à l’implantation des feux sonores. En effet, on peut s’attendre à ne devoir déplacer que 4 fûts pour l’ensemble du projet des feux sonores, comparativement à 107 si on utilisait la méthode conventionnelle. L’approche de développement de nouvelles techniques est donc totalement justifiable et souhaitable.

4.4 Statistiques sur les besoins des usagers

Pour obtenir ces données, j’ai extrait les données de 42 notes explicatives. Ces notes explicatives sont les demandes fournies par l’institut Nazareth Louis-Braille afin de justifier l’installation de feux sonores.

J’ai regroupé les besoins en plusieurs catégories :

- les besoins d’accéder aux transports en commun

de

réadaptation)

- les besoins d’accès aux services de loisirs

- les besoins reliés à l’éducation

- les besoins reliés à l’accès des services gouvernementaux

- les besoins de type commerciaux (restaurants, détaillants, etc.…)

- les besoins reliés à l’accès aux services publics (pharmacies, bureau de poste, épicerie, etc.…)

- les besoins reliés à l’accès au milieu de travail

- la proximité d’une résidence pour personnes âgées

- les

besoins

d’accès

aux

services

de

santé

(CLSC,

Hôpital,

Centre

Analyse des besoins en pourcentage 90.00 80.00 70.00 60.00 50.00 40.00 30.00 20.00 10.00 0.00
Analyse des besoins en pourcentage
90.00
80.00
70.00
60.00
50.00
40.00
30.00
20.00
10.00
0.00
Résidence
pour personnes agées
Milieu
de
travail
Services
publics
Commercial
Services
gouvernementaux
Éducation
Loisir
Services
de
santé
Transport
en
commun

Figure 8: Analyse des besoins des handicapés visuels justifiant l'installation de feux sonores

On peut remarquer selon les statistiques précédentes que les transports en commun, les services de santé et les services publics sont les principaux besoins des handicapés visuels. De plus, on peut aussi constater que dans 35% des cas, une résidence pour personnes âgées est à proximité ce qui laisse croire à une augmentation de la demande pour les feux sonores dans ces secteurs au cours des prochaines années.

Nombre de besoins ressentis par intersection en %

50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0
50
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0

12345

Figure 9: Nombre de besoins par intersections

On peut voir à l’aide du graphique précédent que l’implantation de feux sonores permettrait de combler plus d’un besoin dans 90% des cas. Cette donnée ne justifie pas qu’on ne devrait pas installer de feux sonores quand seulement un seul besoin se fait sentir mais prouve plutôt que l’impact des feux sonores est encore plus important.

4.5 Problématiques des intersections

Pour cette section, j’ai analysé 36 notes explicatives fournies par l’institut Nazareth Louis-Braille. Cet échantillon varie de celui utilisé précédemment puisque certaines notes ne contenaient pas les informations nécessaires à cette donnée.

Bruits

Intersection en T

Intersection

Largeur

Absence

Conflit

excessifs

piétons/véhicules

de décentrée

de circulation parallèle

l'intersection

importants

Problèmes rencontrés aux intersections en % 90 80 70 60 50 40 30 20 10
Problèmes rencontrés aux intersections en %
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0

Figure 10: Principaux problèmes des intersections nécéssitant des feux sonores

Comme on peut voir sur la figure précédente, très peu des problèmes des intersections sont dues au bruit excessif provoqué par le trafic ou une intersection trop large. Ce qui

représente une bonne nouvelle puisque ces deux problèmes sont difficilement réglables 8 (voir problèmes incorrigibles) sans avoir un impact sur la circulation. En effet, les feux sonores s’avèrent presque inefficaces dans le cas où une intersection génère un niveau de bruit trop élevé. Pour ce qui est du cas d’une intersection trop large, souvent, le temps de traversée pour les piétons est trop court. Par contre, allonger ce temps de traversée a souvent un impact majeur sur la circulation des véhicules.

4.6

intersections

Nombres

d’accidents

impliquant

des

piétons

aux

Dans cette section, je voulais comptabiliser le nombre d’accidents qui impliquent des piétons aux intersections où nous devons installer des feux piétons. Par contre, après une discussion avec les ingénieurs en circulation Daniel Beaulieu et Carl Dufour, les données recueillies par le service de police de la communauté urbaine de Montréal ne sont pas de bons indicateurs quant à la sécurité d’une intersection. En effet, puisque les accidents impliquant des piétons sont très rares (moins de 1 par année par intersection), il devient difficile de déterminer si une intersection est dangereuse pour ceux-ci.

De plus, une intersection où il survient plus d’accidents ne signifie pas nécessairement que la traversée est risquée pour le piéton. En effet, les piétons semblent se comporter plus prudemment aux intersections dangereuses qu’aux intersections sécuritaires, ce qui fausse les données.

5.0 Évaluation des coûts globaux

5.1

technologie

Évaluation

des

coûts

Bollard pour bouton d’appel

de

développement

de

chaque

Les principes mêmes de ce type d’installation sont bien connus. En effet, depuis longtemps, la Ville de Montréal installe ce type de produits. Habituellement, cette technique d’installation est utilisée pour l’implantation de parcomètres. Il faudrait cependant développer un bollard adapté aux besoins de la municipalité. L’élaboration des dessins technique pourrait être accomplie au sein du département d’ingénierie. Par contre, on peut s’attendre à un coût d’environ 1000$ pour le développement d’un prototype.

Poteau pour bouton d’appel

Pour l’élaboration de la base de béton, on prévoit utiliser un modèle de base déjà existant. En effet, les bases présentement utilisées pour soutenir les poteaux d’arrêt seraient très bien adaptées à nos besoins. Par contre, nous devrions y ajouter un conduit de PVC en coude pour faciliter le tirage du câble. Nous pouvons donc nous attendre à des coûts de développement faibles d’environ 1000$ pour la création du prototype.

Système RF activant les feux sonores

Le développement d’un système RF pour activer les feux sonores se ferait à l’aide du fournisseur des produits Novax au Québec, Électroméga. Cette entreprise à une forte expertise dans le domaine des produits de circulation et possède aussi un département de recherche et développement. Après avoir discuté avec les personnes responsables, elles m’ont affirmé que la Ville de Montréal n’aurait pas à payer pour développer ce genre de systèmes mais que les frais de développement seraient inclus dans le coût des modules.

Selon Mr. Poirrier, ingénieur chez Électromega, le module RF intégré devrait coûter environ 600$ par unité. Ce prix relativement peu élevé est dû au fait qu’Électromega utiliserait une technologie déjà existante dans le domaine des stationnements et ne ferait que l’adapter au système DS2000.

5.2 Coûts relatifs à l’implantation de chaque solution

Dans cette section, j’analyse les coûts que chaque solutions entraînerait. J’ai effectué ces évaluations à l’aide d’analyses de plans, de photos aériennes et de données déjà recueillies précédemment. La plupart des prix proviennent des soumissions que je fournis en Annexe V. Par contre, certains coûts ont été évalués approximativement à l’aide de Bruno Villeneuve, ingénieur en circulation spécialisé en infrastructures. Ces approximations sont appelées à changer mais représentent une estimation assez proche de la réalité. De plus puisque les coûts de développement des solutions sont plutôt faibles par rapport aux coûts totaux du projet, j’ai omis d’inclure ceux-ci dans mon analyse finale.

5.2.1 Coûts pour l’implantation des bollards

 

Total du projet

 

6,262.01 $ 695,083.52 $111

 
   

3,600.86 $

2,661.15 $

6,262.01 $

Coûts de travaux par intersection si on implante l'option des poteaux

Coût unitaire Valeur monétaire Sous total

 

12.53 $

245.98 $

209.45 $

380.90 $

17.71 $

235.00 $

276.08 $

234.17 $

371.43 $

50.91 $

1,566.70 $

15.80 $

278.57 $

1,648.00 $

239.00 $

175.00 $

33.86 $

69.64 $

182.29 $

19.00 $

 

134.99 $

134.99 $

108.13 $

130.00 $

4.60 $

117.50 $

138.04 $

345.09 $

 

400.00 $

 

1,425.38 $

783.35 $

2.70 $

300.00 $

1,648.00 $

119.50 $

175.00 $

316.00 $

390.00 $

464.00 $

28.00 $

Quantité

0.09

1.82

1.94

2.93

3.85

2.00

2.00

0.68

0.93

0.04

2.00

5.85

0.93

1.00

2.00

1.00

0.11

0.18

0.39

0.68

Note: Les valeurs surlignées ont été évaluées à l'aide de Bruno Villeneuve, ing.

 

Coûts de main d'œuvre et des travaux

Coût moyen des traits de scie sous le pavage de rue

Coût moyen des traits de scie sous le trottoir

Coût moyen des traits de scie sous la terre

Raccordement du câblage dans les fûts

Coût du tirage du câble dans les conduits

Installation d'un feux sonore sur fût

Coût d'installation des boutons poussoirs

Coût moyen d'installation des potences

Coût d'installation des bollards (comprends main d'œuvre et

matériaux)

Coût moyen par intersection en installations de bases régulières

(comprends main d'œuvre et produit)

Coût de mobilisation des ouvriers

Total des coûts de travaux par intersection

Coûts des matériaux par intersection

Coût moyen de câblage (Câble A)

Coût du bollard

Coût du système Novax DS2000

Coût des boutons poussoirs

Coût de l'interface de bouton poussoirs dans le controleur

Coût moyen des potences de 1 mètre

Coût moyen des potences de 2 mètre

Coût moyen des potences de 3 mètre

Coût des embouts pour potences

Total des coûts d'équipement par intersections

Total des coûts par intersection

Total des coûts pour l'ensemble du projet

5.2.2 Coûts pour l’implantation des poteaux

 

Total du projet

 

5,455.45 $ 605,554.89 $111

 
   

2,724.65 $

2,730.80 $

5,455.45 $

Coûts de travaux par intersection si on implante l'option des poteaux

Quantité Coût unitaire Valeur monétaire Sous total

 

134.99 $ 12.53 $0.09

245.98 $Coût

134.99 $

1.82

moyen des traits de scie sous le trottoir

209.45 $Coût

108.13 $

1.94

moyen des traits de scie sous la terre

380.90 $2.93

130.00 $

276.08 $2.00

138.04 $

17.71 $3.85

4.60 $

235.00 $2.00

117.50 $

234.17 $0.68

345.09 $

 

300.00 $ 278.57 $0.93

50.91 $

783.35 $1.00

783.35 $

 

2.70 $ 15.80 $5.85

116.07 $0.93

1,648.00 $1.00

1,648.00 $

239.00 $2.00

119.50 $

175.00 $1.00

175.00 $

19.00 $Coût

28.00 $

0.68

des embouts pour potences

232.14 $0.93

33.86 $0.11

316.00 $

69.64 $0.18

390.00 $

182.29 $0.39

464.00 $

 
     

1,425.38 $

125.00 $

250.00 $

Note: Les valeurs surlignées ont été évaluées à l'aide de Bruno Villeneuve, ing.

   

0.04

   
 

Coûts de main d'œuvre et des travaux

Coût moyen des traits de scie sous le pavage de rue

Raccordement du câblage dans les fûts

Coût d'installation des boutons poussoirs

Coût du tirage du câble dans les conduits

Installation d'un feux sonore sur fût

Coût moyen d'installation des potences

Coût moyen d'installation de bases réduites (comprends main

d'œuvre et les matériaux)

Coût moyen par intersection en installations de bases régulières

(comprends main d'œuvre et matériaux)

Coût de mobilisation des ouvriers

Total des coûts de travaux par intersection

Coûts des matériaux par intersection

Coût moyen de câblage (Câble A)

Coût du poteau d'acier galvanisé et peinturé

Coût du système Novax DS2000

Coût des boutons poussoirs

Coût de l'interface de bouton poussoirs dans le controleur

Coût moyen des bases réduites par intersections

Coût moyen des potences de 1 mètre

Coût moyen des potences de 2 mètre

Coût moyen des potences de 3 mètre

Total des coûts de matériaux par intersection

Total des coûts par intersection

Total des coûts pour l'ensemble du projet

5.2.2 Coûts pour l’implantation des systèmes RF

 

Total du projet

 

4,806.29 $ 533,498.23 $111

 

Sous total

 

1,839.50 $

2,966.79 $

4,806.29 $

Coûts de travaux par intersection si on implante l'option des poteaux

Valeur monétaire

 

276.08 $

234.17 $

50.91 $

783.35 $

235.00 $

260.00 $

1,648.00 $

239.00 $

175.00 $

600.00 $

33.86 $

69.64 $

182.29 $

19.00 $

Note: Les valeurs surlignées ont été évaluées à l'aide de Claude Poirrier, ingénieur chez Électromega

Coût unitaire

138.04 $

345.09 $

1,425.38 $

783.35 $

117.50 $

130.00 $

1,648.00 $

119.50 $

175.00 $

600.00 $

316.00 $

390.00 $

464.00 $

28.00 $

Quantité

2.00

0.68

0.04

1.00

2.00

2.00

1.00

2.00

1.00

1.00

0.11

0.18

0.39

0.68

 

Coûts de main d'œuvre et des travaux

Coût d'installation des boutons poussoirs

Coût moyen d'installation des potences

Coût moyen par intersection en installations de bases

régulières (comprends main d'œuvre et produit)

Coût de mobilisation des ouvriers

Installation des feux sonores

Raccordement du cablâge dans les fûts

Total des coûts de travaux par intersection

Coûts des matériaux par intersection

Coût du système Novax DS2000

Coût des boutons poussoirs

Coût de l'interface de bouton poussoirs dans le controleur

Coût du détecteur RF

Coût moyen des potences de 1 mètre

Coût moyen des potences de 2 mètre

Coût moyen des potences de 3 mètre

Coût des embouts pour potences

Total des coûts d'équipement par intersections

Total des coûts par intersection

Total des coûts pour l'ensemble du projet

6.0 Recommandations sur la gestion de la politique d’implantation des feux sonores à la Ville de Montréal

6.1 Tableau comparatif des avantages et inconvénients des solutions examinées

 

Comparaison des trois solutions étudiées

 

Avantages

Inconvénients

Système avec bollard

Permet aux bouton poussoir de toujours être accessible près de l'intersection Est accessible à tout les piétons

Coûts d'implantation plus élevés que les autres solutions Durée de vie inférieure aux autres solutions Pollution de l'environnement urbain Nécéssite un encrage dans le béton Demande le déplacement de deux équipes de travail Sensible aux gels/dégels Vulnérable au déneigement

Système avec poteau

Permet aux bouton poussoir de toujours être accessible près de l'intersection Est accessible à tous les piétons Entretien facile Coûts d'implantation moyen

Sensible aux gels/dégels Vulnérable au déneigement Pollution de l'environnement urbain

Système RF

Permet aux handicapés visuels de toujours pouvoir activer les feux sonore où qu'ils soient Ne pollue pas l'environnement urbain N'est pas sensible au gel/dégel N'est pas vulnérable au déneigement Nécéssite peu de travaux d'implantation

Représente un risque technologique Demande une vaste distribution des télécommandes N'est pas accessible à tout les piétons

Figure 11: Tableau comparatif des avantages et des inconvénients

Comparaison des coûts d'implantation des trois solutions

 
 

Coût par intersection

Différence

%

Système avec bollard

6,262.01 $

0

100%

Système avec poteau

5,455.45 $

-806.56 $

87%

Système RF

4,806.29 $

-1,455.72 $

77%

 

Coût pour l'ensemble du projet

Différence

%

Système avec bollard

695,083.52 $

0

100%

Système avec poteau

605,554.89 $

-89,528.64 $

87%

Système RF

533,498.23 $

-161,585.29 $

77%

Figure 12: Tableau comparatif des coûts de chaque solutions

6.2 Recommandations d’implantation

À la lumière des résultats obtenus dans cette étude, je recommande à la Ville de Montréal d’implanter des systèmes de détection de radiofréquences pour activer les feux sonores de ses intersections. En effet, les économies engendrées par l’implantation de ce système sont substantielles (89 000$). Les risques technologiques engendrés par l’implantation d’une telle technologie se voient largement diminués par cette économie. De plus, leur immunité aux gels/dégels, me permet de prévoir une durée de vie plus grande que les deux autres solutions étudiées. Par contre, pour que cette technologie soit efficace il faut que les télécommandes soient accessibles à tous les handicapés visuels. C’est pour cette raison que je recommande qu’avec l’implantation de ces systèmes, on distribue des télécommandes aux organismes en charge des handicapés visuels. Celles-ci devraient être fournies au prix du fournisseur ou même subventionnées par la municipalité.

Dans le cas où la Ville de Montréal ne désirerait pas aller de l’avant avec des systèmes RF, je recommande que celle-ci utilise le système de poteaux sur des petites bases. En, effet, cette solution offre plusieurs avantages sur le principe des bollards tels que les coûts d’implantation ou d’entretien.

Références

Ministère des transports du Québec http://www.mtq.gouv.qc.ca/fr/ministere/index.asp

Annexe I : Norme des feux piétons

Annexe II : Plan des potences des embouts pour feux sonore

Annexe III : Plan de base du poteau

Annexe IV : Exemple de comparaison pour obtenir les données des potences et des travaux

Annexe

V :

Soumissions

présentées

à

la

Ville

de

Montréal

Annexe

Novax DS2000

VI :

Documentation

technique

du

système

Annexe VII : Liste des intersections qui requièrent des feux sonores

Annexe VIII : Exemple de notes explicative fournie par l’institut Nazareth Louis-Braille